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Coup de coeur du Brüsel
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Coup de coeur du Brüsel

Ce one-shot ne fera pas scandale comme ce fut le cas pour l'histoire dont il s'inspire et qu'avait écrite Eugène Sue en 1831, mais gageons qu'elle fera beaucoup parler d'elle.
La première chose qui frappe, c'est le dessin. Quand on n'arrive pas à en imaginer un autre pour mettre en scène un récit et porter des personnages, c'est qu'il est vraiment costaud.
Atar Gull, l'esclave arraché à sa terre pour être vendu en Jamaïque, crève littéralement la page. Comme un acteur, l'écran. Il a une de ses présences, waouh!! Mais il n'est pas le seul. Le pirate Brulart est terrifiant. La rencontre entre ces deux là, dans la cale du Brick la Catherine, est un grand moment. Une autre scène se révélera, elle aussi, fondatrice et déterminera la suite: celle de la découverte du cadavre du père, le chef de la tribu des Petits Namaquas, pendu à un arbre sur ordre de son propriétaire: Tom Will.
A partir de ce terrible moment, Atar Gull le devient, acteur. Dans le sens où il va faire semblant et, peu à peu, d'une façon qui fait froid dans le dos, gagner la confiance du planteur et de sa famille.
Mais Atar Gull n'a qu'un maître: la vengeance, à qui il sacrifiera tout, devenant davantage son esclave que celui de l'homme blanc. Il n'y a évidement pas que le dessin, la couleur et les cadrages. La tension, tout au long de ce récit, est palpable. Le rythme soutenu et les dialogues, impeccables. A la fin, la gorge se sert. On a dû mal à avaler. On se surprend même à essuyer la larme qu'Atar Gull, enfant, s'était interdit de verser.

Corine Jamar

Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
par Brüno et Nury
Editions Dargaud



Publié le 14/10/2011.


Source : Graphivore

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