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Le diable serait-il dans les détails des oeuvres de Michel Ange ?
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Le diable serait-il dans les détails des oeuvres de Michel Ange ?

C’est fou comme les grandes figures historiques de la culture, des arts et des sciences se révèlent de plus en plus être de formidables rivaux pour les Sherlock Holmes et autres héros dont la profession est l’enquête. Ringards, vous avez dit ? Allons, allons, peut-être pas à ce point mais force est de constater que les Nostradamus, Léonard De Vinci, Copernic, Galilée et autres Kepler ont pris l’ascendant au travers d’enquête sachant être le reflet de leurs époques respectives et de leurs talents. Dernier en date ? Michel Ange, au coeur du banquet des damnés célébrés par Didier Convard, Éric Adam, Thibaud de la Rochebrune et Delf.

 

 

 

 

 

 

 

© Convard/Adam/De Rochebrune/Delf chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : Milan, 1508. Un matin d’avril, la tête d’un architecte récemment installé en ville est retrouvée dans le baptistère de Saint-Ambroise. Chargé d’enquêter sur cette affaire, le prévôt Vittore, pourtant connu dans toute l’Italie pour sa brillante intelligence, est bien en peine d’en démêler les fils. Rien dans ce meurtre n’est ordinaire. Ni l’attitude de l’évêque de Milan, qui semble redouter le pire des cataclysmes, ni l’arrivée subite du célèbre Michelangelo, qui a dû pour cela abandonner la fresque qu’il est en train de peindre à Rome, dans la chapelle de Sixte. Mais le plus troublant demeure ce plat d’argent où reposait la tête tranchée, et sur lequel sont grossièrement gravés ces trois mots : VENIT IUSTITIAE SOL – Le Soleil de Justice a brillé.

 

 

 

 

© De Rochebrune

 

Michel Ange, un nom qui, plus de 550 ans après sa naissance, évoque encore bien des choses d’une ère faste au niveau des arts et d’autres : La Renaissance italienne. Pourtant même les siècles lumineux ont leur part d’ombre et de… sang. Les scènes d’horreur meurtrière sont précises, chirurgicales (pas dans le même genre que le père de La Pieta et de David mais quand même) et l’artiste-architecte pourrait bien avoir un rôle à jouer dans cette histoire sordide, semblant liée à un acte barbare datant de plus d’un millénaire et demi auparavant : l’exécution de Jean-Baptiste et le triste spectacle que réserva la Princesse Salomé à sa… tête.

 

 

 

 

© Convard/Adam/De Rochebrune/Delf chez Glénat

 

Avec un personnage comme Michel Ange, comme on peut en attendre d’un Nostradamus ou d’un Léonard de Vinci (précédemment incarné dans un diptyque, par Didier Convard et le regretté Gilles Chaillet, dont Michel Ange est la suite indirecte), on s’attend forcément à un package de lignes biographiques, de faits d’armes… comme on visiterait un musée avec un guide bien informé suivant un chemin bien balisé. Jusqu’ici, après 46 planches, il n’en est rien. Pour tout dire, Michel Ange apparaît dans… quatre planches ! C’est surprenant et ça n’en brouille pas moins les pistes suivies par le vrai héros, le prévot Vittore, célibataire endurci qui doit une nouvelle fois reporter la recherche de sa dulcinée pour affronter son destin face à un monstre recouvert de bandages (une momie ?), sans coeur mais avec une hache bien aiguisée. La Camarde en personne ?

 

 

 

 

© Convard/Adam/De Rochebrune


Dans ce premier tome, on guette l’apparition de Michel Ange à tout instant. Mais s’il ne vient pas, on apprend, du coup, à se lier aux personnages mis à l’avant-plan par Éric Adam (adaptant le roman de Conrad) avec la complicité de Thibaud De Rochebrune qui s’avère être dans son élément dans cette Renaissance ensanglantée et ésotérique. Encore plus efficace quand il s’agit d’inviter la peur et le suspense si important pour porter ce slasher post-féodal. Les couleurs de Delf y sont également primordiales pour jouer entre ombres et lumières et souligner les ambiances. Preuve que la réalisation tient la route ? L’ultime planche de cette première partie, une vision d’horreur, glaçante, qui reste en tête. On espère en être débarrassé avant la sortie du deuxième tome (le 13 septembre). Mais que vient donc faire Michel Ange dans cette galère ?

 

Alexis Seny

 

Titre : Michel Ange

Tome : 1/2 – Le Banque des Damnés

D’après le roman de Didier Convard, Michelangelo et le banquet des damnés

Scénario : Éric Adam

Dessin : Thibaud De Rochebrune

Couleurs : Delf

Genre : Thriller, Ésotérisme, Histoire

Éditeur : Glénat

Collection : Les enquêtes du prévôt Vittore

Nbre de pages : 48

Prix : 13,90 €



Publié le 02/08/2017.


Source : Bd-best

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