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Information générale concernant le monde de la BD
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Neuvième Festival Bulles en Seyne

L'association « Au Tour de la BD » a pour objectif d’organiser et promouvoir des manifestations à caractère culturel sur le thème de l’image et de la bande dessinée.
Depuis 2009, elle s'efforce d’animer un festival de bandes dessinées et de la jeunesse qui se tient le deuxième week-end du mois de juin au Parc de la Navale à La Seyne-sur-Mer, deuxième ville varoise.
Dans un cadre verdoyant, elle fait rimer le festival BULLES EN SEYNE avec convivialité, famille, partage et joie de vivre. C’est sans doute pour cela que nous faisons désormais parti des vingt meilleures manifestations littéraires varoises.


Cet événement permet aux quelques 8 000 visiteurs, présents sur deux journées, de découvrir les différents métiers de la bande dessinée et de l’illustration à travers de nombreuses animations : dédicaces, expositions, animations en milieu scolaire et hospitalier, speed-booking, tables rondes, quizz…

Auteurs présents : A'dn, Arnoux,Behem, Bessadi, Blier, Boudjellal, Briones, Chanouga, Christopher, Crochet, Dupont, Galandon, Giroud, Greiner, Guarino, Mermoux, Mezzomo, Puchol, Ricossé, Vaccaro, Vidal, Volante.

 

2 stands de Bouquinistes,2 à 3 Librairies,un stand de tee shirt et objet divers geek,animations,ect....
L’accès au festival et à toutes ses animations se fait de manière totalement gratuite.

 

Lieu : Parc de la Navale

Contact : autourdelabd@orange.fr

Web : bullesenseyne.fr/


Pays : France

Date de l'événement : du 10/06/2017 au 11/06/2017.

Publié le 26/04/2017.


Source : Bd-best


En revisitant Antigone, Régis Penet frappe bien plus fort que n’importe quel éclair de Zeus

La mythologie, elle tient en dix lignes ou dans un livre-fleuve, c’est sans doute ce qui lui a permis de traverser les âges et d’exercer, encore aujourd’hui, une fascination sans nom, intemporelle et à la fois moderne. La preuve, depuis quelques temps, le monde de la BD a renoué avec ce patrimoine légendaire gréco-romain, alignant les albums mythologiques, en veux-tu en voilà. Avec des oeuvres remarquables et d’autres moins enthousiasmant. Dans la première catégorie, l’un des derniers en date est la révision spectaculaire et crépusculaire de l’Antigone de Sophocle que nous a offerte (en sacrifice ?) le formidable Régis Penet.

 

 

 

 

 

 

 

© Régis Penet

 

Résumé de l’éditeur : Antigone, fille d’Œdipe, s’apprête à braver l’interdit du roi de Thèbes en accomplissant les rites funéraires destinés à son frère, le paria Polynice. Pour ce geste, elle risque la mort. Mais c’est le prix à payer pour ce qu’elle estime être son devoir : envers l’amour qu’elle porte à son frère, envers les dieux. Son propre oncle, le roi Créon, ira-t-il jusqu’à la condamner en dépit des lois divines, non écrites et éternelles ? Antigone, son fiancé Hémon et le devin Tirésias parviendront-ils à le faire changer d’avis ?

 

 

 

 

© Régis Penet chez Glénat

 

On parle toujours d’Oedipe mais il n’y a pas de raison que sa fille, Antigone, ne lui vole pas la vedette de temps en temps. D’autant plus que si l’on connaît son nom, peut-être a-t-on eu tendance a oublié son histoire qui revêt tous les apparats de la tragédie grecque intense et immortelle. C’est donc une excellente idée qu’a eue Régis Penet en nous la remémorant en pleine face au terme d’une fresque graphique à tomber… de haut. Comme son héroïne qui n’avait pour garantir sa survie qu’à la mettre en veilleuse et à se tenir tranquille. Mais ce n’est pas de ce bois-là que se forgent les héros, les engagés.

 

 

 

 

© Régis Penet chez Glénat

 

On entre dans cet album comme on entre dans une époustouflante exposition, dans le sens où chaque page est un tableau et se vit intensément. L’Antigone de Penet, c’est une fresque peinte par l’huile et sur le bois, qui va chercher toute la puissance de ses espoirs et de son désespoir dans la gravité graphique que l’auteur complet y instaure entre la fureur et le poids des attentes d’un peuple qui veut que le Créon tienne son rôle. Antigone, c’est plus qu’un album, c’est un objet d’art dans lequel Régis Penet a tout donné, repoussant les limites de son art, faisant corps avec son récit comme si celui-ci s’était passé hier.

 

 

 

 

 

© Régis Penet chez Glénat

 

Il n’y a pas de grain de sable dans la mécanique (même si les planches semblent sablées et patinées) et la poussière de cette oeuvre millénaire est tombée. L’antiquité perd de sa splendeur et ne reste que le dilemme, celui auquel s’enjoignent des dizaines de visages défaits et d’où l’humanité ne sortira pas forcément gagnante. En choisissant Antigone comme messagère venue de loin pour nous servir un message universel, Régis Penet frappe fort, bien plus que n’importe quel éclair de Zeus. C’est prodigieux.

 

Alexis Seny



Publié le 26/04/2017.


Source : Bd-best


Vente aux enchères, la collection de monsieur H

La Collection de Monsieur H. présente une centaine de dessins, illustrations et planches originales toutes avec un thème commun : les femmes. Cette sélection proposée aux enchères offre une vision propre, issue de la passion d’un collectionneur, d’héroïnes de bande dessinée, allant du début du XXe siècle à aujourd’hui.

La Collection de Monsieur L. quant à elle dresse un panorama de la production en Bande Dessinée de ces 30 dernières années. La sélection de 100 de planches originales et d’illustrations en couleurs directes acquises par cet amateur éclairé met en exergue l’évolution du médium et la diversité des genres abordés par le 9e Art entre 1980 et 2010.


Lieu : Huberty-Breyne Gallery - 8A rue Bodenbroeck - 1000 Bruxelles

Contact : par Téléphone +32 (0)2 513 46 70  par mail contact@petitspapiers.be

 


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 13/05/2017 au 13/05/2017.

Publié le 26/04/2017.


Source : Bd-best


Raphaël Drommelschlager tient la craie des étoiles :  Être auteur de bd, c’est un peu raconter ce qu’on ne vit pas

Une craie et quelques boucles blondes, et c’est parti pour un grand voyage à la découverte de notre belle planète, à travers ses habitants, humains ou animaux. C’est l’invitation (à l’émerveillement) que nous envoie Raphaël Drommelschlager avec son diptyque La craie des étoiles dont les pouvoirs magiques nous mettent au coeur de notre rapport à la Terre et à ses vivants.

Bonjour Raphaël, dans ma chronique du premier tome de la Craie des étoiles, je ne pouvais m’empêcher de penser au Petit Prince. Ça vous parle ?

En effet. J’ai voulu une approche poétique de la connaissance. Dans la Craie des étoiles, on apprend en suivant un petit garçon qui est en émerveillement du monde qui l’entoure. J’ai cherché à ce que son étonnement soit communicatif.

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

La craie des étoiles, c’est un pas de plus vers les enfants, les plus petits même, non ?

Oui. Je pense que les couleurs, les ambiances et les situations peuvent intéresser tous les âges de l’enfance. Chacun peut y trouver son compte, selon son degré de compréhension et son avancé.

Votre trait a du coup changé, plus doux, plus accessible. Comment vous y êtes-vous pris ?

Je me suis naturellement pris au jeu. J’ai imaginé être ce héros de 10 ans qui parcourait le monde. J’ai voulu représenter les pays qu’il découvrait avec positivisme. Le trait a suivi.

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

Mine de rien, cette aventure vous emmène le temps de quelques planches d’un bout à l’autre du monde. Du désert de sable au désert de glace, en passant par les rizières ou la jungle. Votre documentation était solide ? N’est-ce pas difficile de changer si vite d’ambiance ?

Le changement de pays n’est pas évident, c’est vrai. Il m’a fallu à chaque fois un petit temps d’adaptation. Je me suis sans cesse appuyé sur le mélange d’une documentation précise et de mes fantasmes sur ces terres au bout du monde.

Puis, il y a le risque de l’éparpillement, comment avez-vous dosé votre histoire ?

En restant concentré pour ne pas se disperser ! J’avais fait un plan préalable avec les pays qui pouvaient s’accorder entre eux en listant soigneusement les contrées enneigées et les terres plus ensoleillées pour éviter les répétitions.

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

D’ailleurs, comment est-elle née, cette histoire ? Quel a été le déclic ?

Mon fils me posait des questions sur le monde et ses richesses. J’ai répondu en bd !

Beaucoup d’animaux y apparaissent. C’est d’eux qu’est partie l’idée de ce zoo de papier ?

Dessiner des animaux est une motivation graphique qui m’habite depuis toujours. Même dans mes albums où il n’en est pas question, je m’efforce d’en glisser malgré tout.

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

Était-ce un challenge d’en représenter ainsi de toutes tailles et de tous poils ? Lequel a le plus posé problème ? Duquel êtes-vous le plus fier ?

Avec une documentation solide, rien ne pose vraiment problème. J’ai pris beaucoup de plaisir à dessiner l’ours et la girafe. Les singes macaques m’ont donné un peu de fil à retordre. Il y avait beaucoup en même temps dans certaines cases…

Comment vous y êtes-vous pris pour les représenter ? Plutôt livres ou zoo ?

Surtout des livres et des vidéos pour comprendre comment ils bougent.

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

Des animaux en BD, il y en a depuis la nuit des temps, quels sont les auteurs « animaliers » qui vous ont touché, ému, qui sont des maîtres pour vous ? Pourquoi ?

Hermann et Franck Pé. Le premier pour l’expressivité de son trait. Le second pour l’élégance et le naturel des postures.

Vous avez eu, dans votre entourage, des animaux qui ont marqué votre vie/votre enfance ? Plutôt ami ou défenseur des animaux ?

Je ne suis pas militant et je ne veux donner de leçon à personne sur rien. Je connais trop le prix de la liberté. J’ai eu de nombreux chiens, tous des Saint Bernard.

Naturellement, cet album cosmopolite, remet l’homme, et particulièrement ce petit garçon, Max, au centre de la nature. À la découverte de l’autre, aussi. On a perdu ce lien, vous trouvez ?  

Je cherche essentiellement l’émerveillement. La stimulation du fantasme de l’ailleurs. Rêver, toujours rêver et puis partir pour revenir et raconter pour faire rêver et inciter certains à partir vraiment.

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

Max est-il inspiré de votre fils ? Qu’est-ce que ça lui a fait d’apparaître dans votre album ? Il est aussi question d’un grand-père aventurier, lui avez-vous donné un peu du caractère du vôtre ?

Le grand-père n’était pas le mien. Mon fils est fier d’être un héro de bd ! Bien qu’il sait que celui qui est représenté n’est pas totalement lui.

Vous évitez le ton moralisateur pour un ton plus conscientisateur, non ? Documentaire aussi tout en évitant l’aspect encyclopédique rébarbatif.

C’est un piège d’être trop scolaire. On risque l’ennui et on délivre mal son message.

Si vous aviez la craie de votre héros, où iriez-vous ? Qu’y feriez-vous ?

Je ferais comme Max. J’irais à la rencontre de ce que j’ignore. Ma vie serait une perpétuelle découverte. Être auteur de bd, c’est un peu raconter ce qu’on ne vit pas. J’essaie pour le moment de réaliser ce phénomène de compensation.

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

Récurrent, il y a ce juron que Max prononce très souvent : Frut de frutss. Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

C’est née de nulle part. Je voulais humaniser le personnage, lui donner une singularité verbale comme peut l’avoir le capitaine Haddock. J’ai gardé le mot qui m’est spontanément venu.

Cela fait bientôt quinze ans que vous faites de la BD (ou, du moins, que vous êtes publié), quel regard portez-vous sur cette période ? La BD, un monde cruel ?

VaaaAaaaste sujet ! Beaucoup d’appelés, peu de reçus. Je déplore la surpublication des parutions. Beaucoup de gens pourraient apprécier mon travail mais certains ne savent même pas que mon album existe…

 

 

 

 

© Raphaël Drommelschlager chez Bamboo

 

Des coups de coeur récents ?

    Idéal Standard de Aude Picault.
    Nam-Boc de Thierry Martin.
    Groenland Vertigo de Tanquerelle

Quelle est la suite pour vous ? Sera-t-elle faite encore d’un peu de poussière de craie ? D’autres projets ?

Je commence une histoire complète pour tous public chez Bamboo/Grand Angle qui parle d’un homme qui veut fuir la morosité urbaine pour tenter de trouver un endroit que la société de consommation n’a pas encore envahie.

 

Propos recueillis par Alexis Seny



Publié le 26/04/2017.


Source : Bd-best


Exposition – Vente : R.M. Guera – Scalped

La galerie Comic Art Factory vous présente une exposition-vente des planches originales de "Scalped".

Traduite chez Urban Comics, la série « Scalped » est l’un des meilleurs polars américains des années 2000.

Le scénario de James Aaron reste d’une rare cohérence tout au long des soixante épisodes, tandis que le graphisme acéré de R.M. Guera est dopé par un encrage énergique.

L’occasion de (re)découvrir cette saga au travers d’une exposition-vente d’une cinquantaine de planches. La majorité d’entre elles n’avaient encore jamais été proposées à la vente.

 

Lieu : www.comicartfactory.com

Renseignements : comicartfactory@gmail.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 11/05/2017 au 15/08/2017.

Publié le 24/04/2017.


Source : Bd-best


Exposition – Vente : des classiques de la littérature adaptés en bande dessinée

La galerie Comic Art Factory vous propose une exposition-vente de planches originales de : l’homme invisible, les trois mousquetaires, le dernier des Mohicans, la nourriture des dieux.

Publiés aux USA dans les années soixante-dix, dans les collections "DC Special" et "Marvel Classics", ces récits adaptaient les plus grands classiques de la littérature.

 

Lieu : www.comicartfactory.com

Renseignements : comicartfactory@gmail.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 04/05/2017 au 05/08/2017.

Publié le 24/04/2017.


Source : Bd-best


Hey Jude de Sandrine Revel, une bd qui a du chien et de la tendresse à revendre !

Un chien, ça change la vie, ça y met de la lumière, de l’enthousiasme, de la… vie, quoi ! Alors quand on a appris que la fantastique Sandrine Revel (j’ai toujours en tête le coup de foudre que j’avais eu pour son album sur Glenn Gould) consacrait un album à une amitié qui joint la main à la patte, on n’a pas résisté. On a bien fait. Un voyage tout en tendresse et en spontanéité, mais pas avare d’exubérance, entre une fille et un chien, les meilleurs amis du monde.

 

 

 

 

 

 

 

© Sandrine Revel chez Casterman

 

Résumé de l’éditeur : Julie a tout pour être heureuse. Un papa qui l’aime fort, des copains extras et Nours, l’ours-robot qui la protège et lui cuisine des cookies. Enfin, quand même, elle aimerait bien avoir un vrai chien aussi ! Un chien qui joue avec elle, un chien avec un cœur qui bat au même rythme que le sien, un chien qui mange les chaussettes et qui peut faire de sacrées bêtises si on ne le surveille pas… Mais voilà Jude qui pointe le bout de son museau. Hey Jude, Julie, Nours ! C’est parti pour l’aventure !

 

 

 

 

© Sandrine Revel chez Casterman

 

Meilleur ami de l’homme, le chien ? Pas sûr. Mais d’une petite fille plutôt. Car c’est peu dire qu’en dépit de Julie qui le tanne, son papa n’entend pas céder. Elle a déjà un ours-à-tout-faire et robotisé, que lui faudrait-il de plus? C’est sans compter la force de persuasion de sa gamine, d’autant plus que c’est son anniversaire. Alors, très vite, sur un air des Beatles, voilà que la maison accueille un nouveau petit habitant. Au poil mais pas forcément conciliant avec l’ordre qui régnait jusque-là. De visites précipitées chez le vétérinaire en passant par la jalousie de ceux « qui étaient là avant » et par de grands moments d’amitié et de générosité passés avec ce petit bouledogue français qui tient plus de la tête brûlée que du molosse.

 

 

 

 

© Sandrine Revel

 

Quelque part entre le Petit Nicolas de Sempé et les héros de Nob, Sandrine Revel livre un album hautement coloré dans lequel étincelle la frénésie des personnages tous chamboulés par l’arrivée de ce petit être pour le pire comme le meilleur. Inspirée par son propre compagnon à quatre pattes, la talentueuse autrice n’a pas son pareil pour nous emmener dans son univers touchant et délirant. Si bien que Sandrine évite l’écueil du « guide d’éducation canine amélioré » pour forcément livrer quelques conseils sans pour autant que ceux-ci parasitent cette grande et belle aventure.

 

 

 

 

Portrait réaliste © Sandrine Revel

 

Tous les amis de près ou de loin des chiens de tous bords (on sent d’ailleurs tout l’amour que Revel a dépensé pour représenter, ne fut-ce que le temps de quelques cases, une multitude de races) se reconnaîtront. On est séduit par cet élan de tendresse, cette histoire d’amitié entre l’homme et l’animal qui se vit à 200%. Sur ce, ça m’a donné envie de jouer avec le mien, un boxer, et d’en prendre soin. Par-dessus tout, d’en prendre soin. En bonus, il y a même des recettes de biscuits pour chiens.

 

Alexis Seny

 

Titre : Hey Jude

Histoire complète

Scénario, dessin et couleurs : Sandrine Revel (Facebook)

Genre : Familial, Jeunesse

Éditeur : Casterman

Nbre de pages : 64

Prix : 14€



Publié le 24/04/2017.


Source : Bd-best


Exposition – Vente : R.M. Guera – Django Unchained & Le jour J

Première d’une série de trois expositions-vente consacrées aux planches originales de R.M. Guera (Scalped) par la galerie Comic Art Factory. Au programme : des originaux de « Django Unchained », du Jour J (Tome 22, l’empire des steppes), de Thor et de Batman Eternal.


Une adaptation réussie du scénario originel de Quentin Tarantino pour son western « Django Unchained ». Des affrontements épiques entre les chevaliers européens et les armées mongoles de Gengis Khan (Le Jour J, tome 22). Comics US ou franco-belge, R.M. Guera se révèle un narrateur redoutable, et son encrage d’une énergie incroyable.


Lieu : www.comicartfactory.com

Renseignements : comicartfactory@gmail.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 27/04/2017 au 31/07/2017.

Publié le 24/04/2017.


Source : Bd-best


Olivier Bocquet et Brice Cossu : Avec Frnck, nous faisons notre Retour vers le futur au début de l’humanité, quand l’Homme n’a encore rien inventé, même pas… les voyelles.

FRNCK ! Kézako ? Vous n’êtes pas les premiers ni les derniers à vous demander comment prononcer le titre imprononçable de cette nouvelle série d’Olivier Bocquet, Brice Cossu et Yoann Guillo, qui a fait sensation dans les pages de Spirou. Certains essaient Frequeque tandis que d’autres s’abstiennent. De quoi asseoir un peu plus le mythe naissant, l’histoire d’un garçon hyperconnecté qui, du jour au lendemain, se retrouve à devoir survivre dans un monde hostile et préhistorique qui n’a pas encore appris les voyelles. Heureusement, Olivier et Brice n’y ont pas perdu leur Français. Interview plus que sympathique de ce tandem délirant autour d’une série ambitieuse et généreuse.

Bonjour à tous les deux, jamais auparavant vous n’aviez collaboré, comment vous êtes-vous connus ?

Brice : En fait Olivier m’a contacté via F…..ahem, une célèbre plateforme de réseaux sociaux, ayant vu une de mes séries en cours chez Soleil et pensant que mon dessin pour faire l’affaire pour FRNCK , et j’avoue être immédiatement tombé sous le charme du projet.

Comment définiriez-vous l’autre ? Qu’est-ce qui fait qu’à vous deux, vous faites la paire ?

Brice : Pour résumer, je dirais que coup du hasard ou du destin, en tout cas ça a matché immédiatement, et on est toujours aujourd’hui surpris de cette «complicité » qui s’est nouée finalement.

Olivier : Voilà. On est très exactement sur la même longueur d’ondes. À tel point que plus on avance dans les albums, plus mes descriptions dans les scénarios sont succinctes. Je sais qu’il sait.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo

 

À vous trois, même, puisque Yoann est arrivé dans l’aventure. Assez vite ?

Brice : Quasi immédiatement même ! Dès l’essai de pages pour Dupuis, j’ai pensé à Yoann, avec qui j’ai travaillé à plusieurs reprises et avec qui j’ai un vrai feeling. Et encore une fois ça a matché à tous les 3, a tel point que je n’ai aucune hésitation à dire que je pense qu’on a constitué la Dream Team pour ce projet.

Que vous êtes-vous apportés mutuellement ?

Brice : Beaucoup de choses ! En ce qui me concerne, FRNCK, c’est l’essence même du type de récit qui me touche et que je voulais faire depuis longtemps… Disons, pour résumer, que scénario, dessin et couleur se complètent et s’influencent.

Olivier : Brice est tellement impliqué dans l’histoire qu’il peut me donner des idées de scénario très importantes. Pas juste « oh tiens, à ce moment-là il pourrait se mettre le doigt dans le nez », mais des éléments qui peuvent redéfinir l’axe dramatique d’un album entier. Pour un scénariste, c’est très « challenging », et très motivant. Quant à Yoann, sur certaines planches, c’est lui qui apporte la note juste. Il révèle l’émotion contenue dans le dessin de Brice.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu


FRNCK, une série dans laquelle la moitié des dialogues (au moins) sont amputés de leurs voyelles. L’idée est folle, non ?

Olivier :  Folle ? Non non, nous sommes des gens très rsnnbls. Et puis ça donne un petit quelque chose d’immédiatement séduisant, quand on résume l’histoire : « Franck arrive au début de l’humanité. Mais vraiment au début : l’Homme n’a encore rien inventé, même pas les voyelles. »  Tout de suite vous faites sourire les gens.

Brice : On a essayé en amputant des consonnes mais une BD qui s’appelle A , c’est beaucoup plus obscur.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

C’est ce concept qui a guidé l’aventure ou est-il arrivé plus tard dans la conception de l’histoire ?

Olivier : C’est venu pendant l’élaboration. J’ai avant tout cherché à faire ce que je ne trouvais plus en BD, et qui personnellement me manquait : une série d’aventure humoristique tous publics. Qui s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes. Comme les Astérix, les Lucky Luke, les Tintin, ou les Spirou que je lisais dans mon enfance. Qui fait ça aujourd’hui ? Les mangas, certes. Mais en BD belgo-française, je pense que la dernière nouveauté marquante du genre, c’est Lanfeust de Troy. C’était donc il y a presque 25 ans…


Ce langage tronqué se base donc sur la capacité du cerveau à reformuler des mots même incomplets. Vous nous expliquez ?

Olivier : J’ai entendu dire que si on garde la première et la dernière lettre des mots à leur place, on peut mélanger toutes les autres, ça ne gêne pas la lecture. Je pense cependant que les exemples que j’ai vus sont très orientés pour être faciles à déchiffrer, mais je ne suis pas un expert. Sur Frnck, l’exercice consistait surtout pour moi à essayer de ne pas faire de phrases qui pouvaient générer des contresens si on plaçait d’autres voyelles que celles que j’avais prévues.

Cela ne risquait-il pas de heurter, décontenancer les lecteurs ? Avez-vous fait des tests avec un échantillon pour voir si ça « marchait » ?

Olivier : Non, aucun test. J’avais suggéré qu’on mette une traduction en dernière page, mais Benoît Fripiat, notre éditeur chez Dupuis, m’a dit « Si le lecteur ne comprend pas, il sera aussi perdu que Franck, ce sera très bien ». La seule chose que j’ai « testée », même si j’en avais l’intuition très forte, c’est le côté ludique de la chose. Expliquez à des enfants le concept, ils commencent tout de suite à imaginer leurs noms sans voyelles et à parler sans voyelles. Juste parce que c’est marrant !

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

Cela dit, les plus petits peuvent totalement faire l’impasse sur la compréhension du langage de ces hommes préhisto, non ?

Olivier : Oui, rien de ce qu’ils disent n’est vital à la compréhension globale de l’album. Ce sont juste des subtilités en plus. C’est l’avantage de travailler avec l’image : beaucoup de choses peuvent se passer de mots. D’ailleurs – petit hors-sujet, pardon – c’est un des grands plaisirs de la BD, de pouvoir montrer une chose dans l’image et dire autre chose par le texte.

À l’origine de cette aventure, un personnage trop accaparé par son GPS. Une invitation à se déconnecter, FRNCK ?

Olivier : Beaucoup d’adultes qu’on a vus en dédicace achètent l’album pour leur fils ou filles qui sont à leur goût trop scotchés sur leurs portables. Tant mieux si ça permet aux parents d’en parler avec eux sans en faire un drame ! Personnellement, je n’ai de leçon à donner à personne. J’ai pu constater que, le plus souvent, les ados ne font pas n’importe quoi avec leurs téléphones. En général, ils communiquent avec leurs amis. Qu’y a-t-il de mal à ça ? Frnck est plutôt une façon marrante de se rappeler que, si on sait très bien se servir des outils qui sont à notre disposition, on ne saurait pas les recréer. On est en fait très ignorants des bases mêmes de la survie. Essayez de faire un feu sans briquet ni allumettes. Essayez de chasser. Essayez juste de trouver quelque chose de comestible dans la nature. Je ne parle même pas de trucs extrêmes à la Bear Grylls : la plupart d’entre nous serions incapables de survivre dans la forêt de Fontainebleau.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

La préhistoire, faut savoir, c’est bien ou c’est nul (comme le dit votre héros)?

Brice : C’est très plaisant à dessiner. À vivre, je demande à voir… ou pas !

Olivier : Moi je suis « Team Ou Pas » ! À mon avis c’est assez atroce. C’est une des raisons pour lesquelles Frnck existe, d’ailleurs : c’est intéressant de placer un héros dans un monde hostile. Mais je pense que c’était bien pire que ce que raconte la série : rien que les moustiques, tu tiens deux heures avant de devenir fou.

Un univers dans lequel vous vous sentez bien ?

Brice : Hooo oui !! Étant plutôt habitué aux univers urbains un peu sombres sur mes précédents titres, c’est une vraie bouffée d’air frais de dessiner la nature !!! Ensuite, comme nous ne nous plaçons pas forcément dans une préhistoire « historique », on peut se permettre quelques libertés quant à la faune et la flore.

Olivier : L’univers de cette BD est un univers dans lequel je me sens merveilleusement bien. Si je peux m’y promener encore pendant quelques années avec Brice, je pense que je serai très heureux.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

Si vous pouviez voyager dans le temps, où voudriez-vous vous retrouver ? Et pourquoi ?

Brice : Houlà , question difficile. Pour ma part il n’y a pas qu’une époque. À vrai dire, j’aimerais remonter le temps pour voir de mes propres yeux ce qu’on a dû mal à expliquer de nos jours (comment les dinosaures ont disparu, l’érection des pyramides de Gizeh, les statues de l’Île de Pâques etc ).

Olivier : Moi, je n’ai pas besoin de remonter le temps pour voir des érections, mais c’est un autre sujet. Je choisirais probablement de voyager dans le futur. Faire des bonds de siècle en siècle, pour voir ce qu’on va devenir, et surtout à quel moment on va rencontrer des extra-terrestres.

Après, ce genre de voyage dans le temps et dans la préhistoire a déjà été maintes fois exploité dans la littérature populaire. Par quel angle attaque-t-on un tel projet ? On se désinhibe ou au contraire on tourne ces références à son avantage ?

Olivier : Depuis mon adolescence j’ai lu plein d’histoires de ce type. Il y a un potentiel énorme à la fois de fun, d’émotion, d’action, de réflexion… Il y mille manières de l’aborder. Mais franchement, je ne pensais que je trouverais un angle original pour investir ce genre. Et puis voilà, Frnck est arrivé, et j’ai tout de suite su que c’était une bonne histoire. Mais curieusement, il m’a fallu des années pour découvrir ce qu’elle était vraiment. Je n’étais pas écrasé par mes références, j’étais juste… éparpillé. Au début, je ne me suis pas rendu compte que la partie « voyage dans le temps » était importante. J’ai failli la gâcher, cette histoire, en en faisant juste une série de gags courts sur des anachronismes. Mais aujourd’hui, je pense qu’avec Brice on a l’occasion de faire notre Retour vers le futur. Peut-il y avoir un métier plus cool que ça ?

Brice : Pour moi, l’essentiel ici a été de se faire plaisir, et si on arrive à faire ressentir ça au lecteur par la suite , c’est gagné .

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu

 

Quelles sont vos références ? Vos histoires (romans, films, bd…) se passant dans la préhistoire (ou faisant des ponts avec notre époque) préférées ?

Olivier : Sur la préhistoire, j’ai beaucoup aimé une série de gags courts pour la télé. Ça s’appelle Fred des Cavernes, je vous la conseille !

Il y a aussi une nouvelle de Rosny Ainé, l’auteur de La guerre du feu, où il imagine que les hommes préhistoriques rencontrent les extra-terrestres. Dans mon souvenir, c’est très puissant. Et bien sûr, enfant j’étais un grand fan de Rahan ! J’avais même son coutelas d’ivoire… enfin, de plastique, mais bon, que ça reste entre nous.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

Dans FRNCK, on est quelque part entre Voyage au centre de la terre, RRRrrrr!!! et Le monde perdu. Ça vous parle ?

Olivier : Jules Vernes, je suis fan. Il a vraiment le sens de l’émerveillement. J’espère qu’on arrivera à faire écarquiller les yeux au lecteur comme Verne nous fait écarquiller le cerveau. Le monde perdu, je suis sûr de l’avoir lu quand j’avais une dizaine d’années, mais tout ce dont je me souviens, c’est la couverture du livre. Quant à RRRrrrr!!!… il y a quelques très bons gags, mais c’est dommage qu’ils se soient contentés de ça. Il y avait vraiment le potentiel d’aller plus loin tout en restant drôles. En revanche, un des personnages de Frnck est directement inspiré du look de Marina Foïs dans ce film !

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu

 

Brice, vous, vous avez totalement réadapté votre graphisme, plus « jeunesse », plus « manga », plus speedé aussi. Vous avez mis du temps à trouver le bon calibre ?

Brice : Holàlà non, ça a même plutôt été immédiat ! Mon dessin dans FRNCK est en fait bien plus « naturel » pour moi, car bien plus proche de mes sources profondes d’inspiration et des pistes de dessin que j’explorais quand j’étais un ado qui dessinait dans les marges de ses cours de maths. (rires)

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

Olivier : Moi aussi je dessinais sur mes cours de maths. Surtout des b… non rien. (re-rires)

Qu’est qui vous plaisait dans l’histoire d’Olivier ?

Brice : Le premier réflexe a été un franc fou rire sur le titre de présentation du dossier, ce qui est un très bon point. Ensuite, c’est réellement l’aspect aventure humaine du récit qui m’a touché, car même si l’humour est omniprésent, on parle d’un petit gars qui cherche d’où il vient, ce qui est une problématique très sérieuse. Et par la suite on verra qu’il ne sera pas confronté qu’à des situations qui vous feront rire mais CHHHHT.

 

 

 

 

Trombinoscope © Bocquet/Cossu

 

Y’a-t-il eu des défis sur cet album ?

Brice : Olivier essaie à chaque fois de me donner les situations les plus abracadabrantesques à dessiner mais j’aime le défi 😀

Comment avez-vous « designé » les personnages centraux ?

Brice : À la base, J’avais simplement un descriptif pour Franck et les trois premiers antagonistes du tome 1. En ce qui concerne la tribu dans laquelle Franck arrive , je me suis juste dit « tiens il faudrait un gars qui ait l’air un peu fou, et puis tiens des jumeaux frère et sœur un peu balourds avec des gros sourcils, etc. etc. J’ai eu pas mal de liberté finalement et ça a été aussi ma façon de m’approprier le récit.

Olivier : J’étais insistant sur le fait que tout le monde en dehors de Franck devait avoir la peau foncée. Mais en dehors de ça, Brice a vraiment inventé tous les personnages. C’est même lui qui a déterminé combien il y en aurait !

 

 

 

 

Recherches initiales pour le personnage de FRNCK © Bocquet/Cossu



Tous les deux, vous lancez avec FRNCK une perche à un public que vous ne touchiez pas encore vraiment, les pré-ados sans laisser sur le côté les autres. Exercice périlleux ? À quoi avez-vous dû veiller ?

Olivier : En matière d’exercice périlleux, j’ai fait bien plus risqué en reprenant le Transperceneige avec Jean-Marc Rochette. Là, c’est beaucoup plus simple. Pour Frnck, je veille surtout à garder un niveau de langage correct, sans vulgarité et sans tics de l’époque. Pour le reste, je ne m’interdis rien, car le ton de la série impose lui-même des limites à ne pas dépasser. Dans le gore, par exemple, ou le sexe. Et très franchement, ça ne demande aucun sacrifice. Avec Brice, il y a aussi des thèmes qui nous sont chers et qu’on fera passer dans les albums. Avec légèreté, bien sûr, sans faire de pensum. Mais par exemple la tolérance, le respect de la différence, le féminisme, l’écologie, l’honnêteté… Des trucs de base, hein, mais qui semblent parfois complètement relégués au second plan quand on regarde l’actualité. Si on a des lecteurs jeunes, autant leur montrer des exemples à suivre !

Frnck fait partie de ces quelques séries qui voient à long terme. Vous planchez déjà sur le quatrième tome ? Un rythme soutenu ? Cela ne vous déconnecte-t-il finalement pas de la parution du premier tome ?

Brice : Olivier vient de finir d’écrire le quatrième tome et pour ma part j’en ai dessiné un peu plus de la moitié ! Disons qu’on a décidé de geler la sortie du tome 1 pour pouvoir enchaîner les tomes et proposer le 1er cycle dans un délai plus court que d’habitude

Olivier : C’est un rythme soutenu, mais on est portés par notre enthousiasme, et par le soutien de notre éditeur, Benoît Fripiat, car c’est lui qui prend le risque de nous faire confiance, et c’est lui qui a allumé l’étincelle qui a mené Dupuis à faire de Frnck son projet numéro 1. On ne va pas commencer à se plaindre !  La seule frustration quand on parle aux lecteurs du tome 1, c’est que parfois on a envie de leur dire « et tu verras, après il se passe ça, et ça, et là il va y avoir tel coup de théâtre… »
Un selfie dans le tome 4 © Bocquet/Cossu

Avant ça, il y a eu la prépublication dans Spirou, un petit événement pour vous ? Ça permet de prendre la température ?

Brice : Un immense honneur même ! On a été très touchés !!

Olivier : La prépublication permet de recevoir en dédicace des gens qui ont déjà lu l’histoire, et c’est très plaisant. Les enfants en particulier ont souvent des questions très précises sur tel ou tel aspect de l’album, des théories sur ce qui va se passer ensuite. J’adore ce public !

Puis il y a eu cette série de strips annonçant la série. Chouette à faire ?

Brice : On a dû trouver l’idée assez rapidement mais au final c’était un exercice super rigolo.

Olivier : C’était totalement imprévu ! On a eu une semaine pour trouver le concept puis écrire, dessiner et mettre en couleurs les 8 strips. J’avais toujours voulu m’essayer au strip, donc j’étais content du challenge, mais c’est quand même un exercice très particulier. J’ai bien transpiré pour faire des histoires en 3 cases !

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

Passer dans le journal, un rêve de gosse ?

Olivier : Pour moi, c’était un rêve d’adulte, plutôt. Mais voir Frnck en couverture de Spirou a été le moment le plus émouvant de ma carrière de BD. J’en ai eu les larmes aux yeux.

Y’aura-t-il des allers-retours avec notre époque contemporaine ? Je vois que vous allez notamment expliquer l’origine du… Selfie !

Brice : Clairement, le voyage dans le temps est une piste qu’on songe à explorer dans les cycles suivants.

Olivier : L’origine du selfie se situe à la préhistoire, donc pas besoin de revenir de nos jours… Mais disons qu’on a évoqué l’idée de revenir au XXIème siècle (Brice a même déjà dessiné les personnages dans leurs costumes contemporains). Cependant on sait déjà que ça n’arrivera pas avant… longtemps ! Si les dieux de la BD nous prêtent vie, on a déjà un arc dramaturgique qui est prévu sur 3 cycles de 4 albums… et ce n’est qu’après qu’on envisagera le débarquement de toute notre petite tribu de nos jours. Vu d’ici, ça semble extrêmement lointain comme perspective, mais on va probablement garder un rythme de parution assez soutenu, histoire de ne pas devenir vieux avant nos personnages !
Le retour du tigre à dents de sabre dans le tome 2 © Bocquet/Cossu

Quels sont vos (autres) projets

Brice : Un One Shot chez Glénat avec mon compère d’atelier et ami Alexis Sentenac, pour les éditions Glénat ; plus deux autres projets de one shot encore secrets… et SURTOUT plein de futurs FRNCK, espérons !!!

Olivier : On a aussi un projet commun hors Frnck, qui sortira en 2018 et ne devrait pas passer inaperçu, mais c’est un peu tôt pour communiquer dessus. Et de mon côté j’ai Le Tailleur de Pierre ma troisième et dernière adaptation de Camilla Läckberg avec Léonie Bischoff, qui devait sortir en février chez Casterman mais a été retardé.

Et Jean-Marc Rochette, qui est en train de travailler sur son magnum opus, Ailefroide, un album autobiographique de 280 pages que je l’ai aidé à écrire et qui sortira en avril 2018, toujours chez Casterman. Quant à Frnck, on va faire une petite pause, mais sauf catastrophe industrielle, à la rentrée on va attaquer le deuxième cycle !

 

Propos recueuillis par Alexis Seny



Publié le 24/04/2017.


Source : Bd-best


Workshop avec Edmond Baudoin

Cet atelier de 2 jours, encadré par E.Baudoin, s’adresse aux adultes ayant une appétence pour les arts narratifs. Le goût du voyage, l’esthétique du trait et sa traduction graphique du mouvement, font de lui, l'un des maîtres de la BD contemporaine.

Le nombre de place pour ce workshop est limité. Le tarif est de 95 € par stagiaire (deux déjeuners compris).

Il est né en 1942 à Nice. Il travaille comme comptable jusqu'à l'âge de 33 ans puis il quitte cet emploi pour se consacrer au dessin. Il œuvre d'abord pour les magazines «Circus», «Pilote» et «L'Écho des Savanes». Il publie son premier ouvrage en 1981. Il signe par la suite plus de quarante bandes dessinées et travaille avec Le Clézio, Fred Vargas, Frank, Jacques Lob, L'abbé Pierre, Céline Wagner, Tahar Ben Jelloun, Philippe Charton, Carol Vanni, Cédric Villani…
       
Lieu : Maison de la BD

Contact : Téléphone +33(0)2 54 42 49 22 e-mai


web :  www.maisondelabd.com


Pays : France

Date de l'événement : du 11/05/2017 au 13/05/2017.

Publié le 24/04/2017.


Source : Bd-best


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