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Information générale concernant le monde de la BD
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Le Cauchemar argenté tome 1 de Grégoire Bouchard chez Mosquito

Les martiens ont décidé de changer de planète pour survivre, ils jettent leur dévolu sur la Terre, mais pour arriver à leur fin, il leur faudra se débarrasser des terriens.

Heureusement, Bob Leclerc, vétéran dur à cuire, veille... Les martiens vont dérouiller !

L'histoire se déroule dans un Canada des années cinquante reconstitué dans ses moindres détails. Les humains sortis à peine de la guerre se livrent en toute innocence aux plaisirs de la consommation...

Poussés à fuir leur planète épuisée, les martiens infiltrent les terriens et se préparent pour l'invasion.

Bob Leclerc, un vétéran des guerres asiatiques, est contacté par une équipe secrète qui veut frapper Mars en premier...

 

 

 

 

A travers la préparation minutieuse de la mission, le recrutement des pilotes, Grégoire Bouchard nous livre une œuvre de science-fiction qui est aussi un miroir de notre société.

Multipliant les références à Jacobs, Wally Wood et aux classiques de la SF américaine, Bouchard peaufine les détails et expédie son héros vers l'infini... et au-delà.

 

Le Cauchemar argenté
de Grégoire Bouchard

Aventure, Science-fiction.

24 x 30 cm, cartonné. Couleur.
208 pages

ISBN : 978-2-35283-436-6

25 euros

Disponible en librairie
et sur le site Mosquito.



Publié le 22/03/2017.


Source : Bd-best


Programme des dédicaces du prochain trimestre 2017 chez Paradise BD
Vendredi 14 avril (sous réserve de confirmation): Gilles Mezzomo pour son nouvel album "Le vétéran" paru chez Glénat
Samedi 15 avril: Marc Wasterlain. Si vous êtes intéressé(e)s, merci de nous communiquer l'album que vous aimeriez faire dédicacer. Nous proposons l'album le plus récent: Docteur Poche. Retour sur la planète des chats. 
Samedi 29 avril: Michel Weyland pour le 38ème tome d'Aria.
Samedi 20 mai: Hermann et Yves H. pour le dernier album: Duke.
Samedi 27 mai (sous réserve de confirmation de la parution de l'album): Christian Papazoglakis pour les 24 heures du Mans 1972-1974
Samedi 17 juin: Alessia De Vincenzi pour l'intégrale de Frédégonde (Coll.Reines de sang) en tirage de luxe aux éditions Sculpteurs de bulles (pas encore de visuel disponible, prix encore indéterminé, peut être entre 165 et 175 euros)
Réservations par mail bdparadise@yahoo.fr  ou par téléphone au +32 (0) 2.420.28.14 (de 10:00 à 12:00 et de 14:00 à 18:00)
Paradise BD
Avenue de Jette 316, 1090 Jette

Pays : Belgique

Date de l'événement : du 14/04/2017 au 17/04/2017.

Publié le 22/03/2017.


Source : Bd-best


Le long chemin du deuil dans Rosalie Lightning de Tom Hart : de battre mon coeur s’est… ébranlé

Lightning, ça veut dire la foudre, l’éclair mais aussi la chance. Aussi éphémère soit-elle. L’auteur de bande dessinée, Tom Hart et sa femme Leela Corman vont malheureusement s’en rendre compte à travers ce qui est sans doute l’une des épreuves les plus rudes sur cette Terre : la perte de leur petite fille, Rosalie, âgée de même pas deux ans. Une mort subite, sans aucun signe avant-coureur… à moins que ? Dans un passionnant essai sur la douleur, sur sa douleur, Tom Hart tente de remonter le fil d’Ariane de son labyrinthe et de se raccrocher au fil de sa vie. Bouleversant.

Résumé de l’éditeur : « Nous avons perdu Rosalie il y a quelques jours. » Elle est décédée soudainement une nuit de novembre 2011, sans aucun symptôme avant-coureur. Rosalie avait deux ans, elle était en parfaite santé. Son père, Tom Hart, décide alors de mettre en texte et en image le long processus que lui et sa femme Leela ont éprouvé au lendemain de cet événement tragique. Que fait-on quand on perd un enfant ? – On tombe dans un trou.

 

 

 

 

© Tom Hart chez St. Martin’s Press

 

« Mon corps est plus triste à l’horizontale qu’à la verticale », comment glisser vers la lumière quand toutes les lumières se sont éteintes et que la vie semble bien infime ? Comment dormir quand le cauchemar se vit déjà éveillé, quand le futur coïncide déjà avec le passé, les remords, l’incapacité à ranimer les morts et à se sentir à nouveau vivants. Comment Tom et Leela ont-ils pu en arriver là ? Ce n’était pas la grande vie, plus proche de la banqueroute que du gros lot, mais Rosalie Lightning illuminait tout ça à la faveur de son apprentissage, ses premiers pas. Les premiers mots, aussi, maltraités mais tellement mignons : l’agnégné, la gande lune, oh gad agan didodo… Des codes secrets auxquels seuls les parents sont initiés, et c’est ce qui fait le sel de cette relation privilégiée, de parents à enfant. Et puis, le drame.

 

 

 

 

© Tom Hart

 

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé » écrivait Lamartine comme synthèse d’une douleur à vif. Sans doute la douleur est-elle immensément plus forte, plus dure, quand cet être est votre propre petite fille si malicieuse, si rayonnante. Un sourire avant le gros dodo et le lendemain matin, plus rien, un corps inerte, bleu. Rosalie est partie comme une éclipse de bonheur. Ne reste que les tourments, les torrents, et ce sentiment d’injustice : « Qu’a-t-on fait pour en arriver là ? »

 

 

 

 

© Tom Hart

 

Probablement rien mais rien n’y fera : quand un bâtiment s’éboule, il faut du temps pour le reconstruire, pour ôter l’amertume, pour que la vie soit plus forte que la mort. Pour preuve, on en veut le pavé de Tom, aujourd’hui édité par l’Association. Un pavé comme premier pas vers la rédemption et l’épreuve enfin surmontée, vers la reconstruction. « Il y a trois semaines, n’étais-je pas un père ? » Une reconstruction guère facile puisque si de battre le coeur de Rosalie s’est arrêté, l’environnement du couple en deuil ne leur a pas laissé de répit. Un appartement qui ne se vend pas, un bouquin à terminer et le ramdam banal d’un quotidien devenu extraordinaire tant toute charge est désormais un effort surhumain. Et avancer quand on a de cesse de vouloir reculer et métamorphoser le passé, ça n’aide pas à se hisser au-delà du ravin, du trou béant qui ne demande qu’à vous dévorer. "Pourrions-nous installer ici nos vies dénuées de sens ?"

 

 

 

 

© Tom Hart

 

Pour retrouver ce sens qu’il pense à jamais perdu, Tom et Leela vont devoir accomplir un chemin initiatique, de déménagement en déménagement provisoire, de la Floride (dont le ciel semble n’avoir jamais été aussi triste) jusqu’au Nouveau-Mexique. Mais aussi un chemin spirituel pour lequel Tom va faire feu de tout bois de Ponyo sur la falaise à Totoro en passant par Roland Barthes, Werner Herzog et Oum Kalsoum et Paul McCartney. Sans oublier les contes de la crypte et d’autres revenants et l’exploration consciente de toutes ces histoires où un enfant disparaît. Un bagage culturel mis à pied d’oeuvre pour retrouver son chemin et reprendre sa vie par le bon bout.

 

 

 

 

© Tom Hart chez St. Martin’s Press

 

Rosalie Lightning fait partie de ces livres réalisés dans la fureur (de vie mais aussi de mort) et l’incompréhension. Grand maelstrom d’émotions et de réflexions, le livre de Tom Hart est déstructuré. Comme ses héros de la vie de tous les jours, il ne sait sur quel pied dansé, entre rêve et réalité, entre demain et hier.

 

 

 

 

© Tom Hart chez St. Martin’s Press

 

D’un symbolisme fort et jamais pathétique, voilà un ouvrage labyrinthique (comme ce parc de loisir que Rosalie ne verra finalement jamais) dont la force du propos et de l’expérience émerge pour faire un tout cohérent et émotionnellement intense. Car du « Non » au « Oui », quand il s’agit de répondre « stop ou encore » à la vie, le pas est parfois beaucoup plus grand qu’on ne croit. Une colossale leçon de vie.

 

Alexis Seny

 

Titre : Rosalie Lightning (Tumblr)

Scénario et dessin : Tom Hart

Noir et blanc

Traduction : Fanny Soubiran

Genre : Autobiographique

Éditeur : L’association

Collection : Ciboulette

Nbre de pages : 272

Prix : 25€



Publié le 22/03/2017.


Source : Bd-best


Serge Carrère et Achille Talon à l'honneur au Festival BD d'ALes

Festival BD d'ALes organisé par l'Association Bulles Cévenoles.

Serge Carrère est le président et créateur de l'Affiche. Il y présente le nouvel album d'Achille Talon Tome 3 en vente en avant-première sur le festival.

Au programme : ateliers BD pour enfants et ados - animés par "Atelier Découverte & Initiation à la BD"

Espace jeux animé par la boutique Casa'Jeux

Bouquiniste : "La Bouquinerie"

Animations par la Médiathèque d'Alès - La Médiathèque "Hors-les-Murs"

Exposition " Pouss' de Bamboo", en présence de Domas, directeur de collection

Défilé Cosplay - concours

2 tombolas avec deux gros lots.

Auteurs présents : Alessandra, Aurel, Bascour, Blasco, Brigitte Carrère, Serge Carrère, Cartier, Cartier Lange, Corcal, Domas-Malinas, Eudeline, Faucon, Le Faou, Leen-Latour, Michalak, Morellon, Pastor, Roman, Rudy, Scotto, Sieurac, Stoffel, Vanhouteghem, Garnier.

Entrée gratuite

Horaires : Samedi de 10h à 18h et dimanche de 10h à 17h.

Lieu : Espace Cazot, 14 Rue Jules Cazot - Ales

Contact : Raphael Benrat par mail bullescevenoles@gmail.com

Web : www.facebook.com/festival.bd.ales


Pays : France

Date de l'événement : du 08/04/2017 au 09/04/2017.

Publié le 20/03/2017.


Source : Bd-best


Rencontre à Paris avec le mangaka J.-P. Nishi

Né en 1972, cet auteur japonais a fait de Paris et des Français un de ses thèmes de prédilection. Trois bandes dessinées, « À nous deux, Paris » « Paris le retour » « Paris, toujours » font le récit de ses expériences françaises.

En mars 2017, son nouvel opus est publié par Kana dans la collection Made In. A nos amours dépeint avec beaucoup d’autodérision sa rencontre avec Karyn, une journaliste française, leur vie de couple et de jeunes parents.

Il met aussi en lumière les nombreuses et étonnantes différences culturelles entre la France et le Japon auxquelles sont confrontés l’auteur et son épouse.

Venez lui poser vos questions vendredi 31 mars à 19h ! La rencontre sera suivie d'une séance de dédicaces.

Lieu : Médiathèque Marguerite Yourcenar
Contact :  +33 (0)1 45 30 71 41

 


Pays : France

Publié le 20/03/2017.


Source : Bd-best


Udama chez ces gens-là, quand penser à soi tient moins de l’égoïsme que du besoin de se sentir en vie

On connaissait Zelda, Zebda, mais jamais nous n’étions tombés sur une BD signée par Zelba (alias Wiebke Petersen, un nom qui met la puce à l’oreille sur ses origines allemandes). Il faut un début à tout. En l’occurrence, Udama chez ces gens-là. L’exotisme d’un nom qui côtoie la formule tant répétée de Brel et voilà une histoire singulière qui tranche par rapport aux grands héros et à leurs qualités enviables. Car ça se passe ici et aujourd’hui et qu’il faut parfois penser à soi.

 

 

 

 

 

 

© Zelba

 

© Zelba

 

Résumé de l’éditeur : Claire et Hervé sont parisiens et habitent un appartement cossu, au pied de la Tour Eiffel. Ensemble, ils viennent d’avoir une petite fille, Rose, mais pour Claire, pas question de délaisser sa carrière : il faut engager au plus vite une nounou. Udama, elle, est malienne. Elle vit en périphérie de la capitale, dans une mansarde minuscule et insalubre, avec sa cousine et ses enfants. Répondant à leur annonce, la jeune femme sonne à la porte de Claire et Hervé. C’est elle qui s’occupera de Rose, quitte à tout accepter et à négliger ses propres enfants.

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

Il y a « New York, New York » mais Paris, Paris, comme rêve un peu plus accessible, c’est pas mal non plus. Enfin, bon, n’allez pas dire ça à Udama que la Ville-Lumière n’a pas mis longtemps à recracher dans l’ombre de la miséreuse piaule qu’elle occupe avec sa cousine et leurs quatre enfants. Udama pouvait rêver mieux mais, dans son malheur, elle a la chance d’être plutôt bien intégrée et d’avoir un caractère sociable et maternel qui va plaire à Claire et Hervé. Claire qui, sous la pression de son emploi d’agente immobilière, ne compte pas user et abuser de toute la durée de son congé de maternité.

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

Pourtant dieu sait qu’elle en aurait bien besoin au vu de sa fatigue, de la mélancolie qui semble l’avoir agrippée et de la tragédie dont les plaies du couple sont loin d’être refermées. Et même si Hervé tente de la raisonner, rien n’y fera, Claire veut se réfugier dans le boulot. Remarquez, ça fait les affaires d’Udama même si elle va vite se rendre compte que son confort personnel et sa vie familiale vont être remis en jeu, d’horaires tardifs en avances malsaines mais peut-être rentable.

 

 

© Zelba

 

 

© Zelba

 

La boîte à bulles n’a pas tort en présentant son mois de février comme social et sociétal. Avec les aventures d’Udama, c’est exactement ça, mais peut-être pas forcément dans le sens où on l’entend habituellement. S’offrant une plongée sans pathos dans le monde des nounous mais aussi dans les failles d’un couple qui tente de tenir bon et dans le revers du rêve européen, Zelba réussit à brasser une multitude de thèmes sans en faire de trop et avec une simplicité redoutable. Redoutable comme cette héroïne qui, à force de ne plus penser à elle, va revenir au « chacun sa pomme » pour ne plus jamais transiger sur son bonheur et celui des siens, et profiter des opportunités qui se profilent devant elle sans, pour cela, avoir peur de passer pour une égoïste.

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

Égoïste, elle ? Plutôt mue par le besoin de mener sa vie du mieux qu’elle peut, et tant pis si cela fait des déçus. Ainsi, Zelba s’amuse à esquisser un triangle amoureux et à faire quelques mauvais coups derrière le dos des seconds-rôles. Un bien, un mal ? Moins que ça et plus que ça à la fois, tant on a dépassé depuis bien longtemps le manichéisme simpliste et tronqué. Car si la vie est faite de hauts et de bas, elle compile aussi des moments où l’on peut être fier ou pas de soi, des moments où l’on tend la main et d’autres où on la replie sur soi.

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

 

© Zelba chez La boîte à bulles

 

Et Zelba réussit, à l’heure des beaux discours et des (trop) belles valeurs utopiques, à livrer un récit fait de nuances, de réalisme, qui remet les choses à leur place, dans leur juste valeur et joue aux jeux des sept (mais il y en a bien plus) différences. Dans la forme et dans le fond, Zelba manie gracieusement de bonnes idées de composition. Dans les pas d’une femme qui tente juste de vivre un peu plus fort. Car, chez ces gens-là, Monsieur, avant tout, on vit !

Alexis Seny

Titre : Udama chez ces gens-là

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs : Zelba

Genre : Chronique sociale

Éditions : La boîte à bulles

Collection : Hors champ

Nbre de pages : 104

Prix : 20€



Publié le 20/03/2017.


Source : Bd-best


Fête du livre jeunesse de Villeurbanne

Inutile de hurler pour se faire entendre ! Dans le cadre de la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne, qui rassemble chaque année plus de 30 000 visiteurs, enfants et adolescents auront voix au chapitre à travers la littérature qu’ils plébiscitent. Du 5 au 9 avril 2017, ils pourront dénicher quelques pépites et rencontrer une quarantaine d’auteurs et illustrateurs ainsi que Gaëtan Doremus, invité d’honneur.

Au programme de cette 18e édition : séances de dédicaces, spectacles, ateliers, créations, concerts, performances, animations multimédia, poèmaton pour susciter la curiosité, donner envie de lire et développer un sens critique autour d’une thématique vibrante et retentissante : « On va se faire entendre ».

Lieu : Maison du livre, de l'image et du son

Pays : France

Date de l'événement : du 05/04/2017 au 09/04/2017.

Publié le 20/03/2017.


Source : Bd-best


Erased 8 , Kei Sanbe répond à toutes les questions laissées en suspens

« J’ai un avantage sur lui ! Je sais ce qu’il manigance ! Je peux anticiper ses actions…pour avoir un coup d’avance ! On finira…par le faire tomber ! »

 

L’heure de l’ultime face-à-face entre Satoru et Monsieur Yashiro va bientôt sonner. Dans un jeu du chat et de la souris, les chemins du bourreau et de son poursuivant vont se croiser. Le piège va-t-il se refermer sur l’instituteur assassin ? Où les failles temporelles dans la vie du jeune japonais vont-elles le laisser ?

 

Dans ce huitième et dernier volume d’Erased, Kei Sanbe répond à toutes les questions laissées en suspens. Un tome complémentaire réunissant des scènes auxquelles le mangaka a dû renoncer devrait clore complétement l’aventure.

 

 

 

 

 

 

Loin des séries fleuves qui semblent ne jamais connaître de fin, Sanbe propose des récits qui se closent rapidement : entre autres, 4 tomes pour l’excellente Île de Hozuki, 6 tomes pour le terrifiant Berceau des esprits, 8 tomes pour l’énigmatique et original Erased.

 

Graphiquement, même si certaines représentations de visages de ¾ laissent anormalement un œil absent (c’est récurrent chez l’auteur), le mangaka fait de nets progrès. Il ose des scènes complexes, comme le face-à-face sur un pont suspendu avec un arrière-plan de feu d’artifice. Certes, il n’est pas au niveau des plus grands et loin d’une délicatesse à la Hoshino (D-Gray-Man), mais son travail plus que correct sert honorablement le récit.

En outre, il se sort avec brio d’une construction scénaristique avec flash-backs, ellipses et imbroglios temporels  qui aurait vite pu se transformer en labyrinthe inextricable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Erased

Tome : 8

Genre : Fantastique

Scénario & Dessins : Sanbé

Éditeur : Ki-Oon

Nombre de pages : 210

Prix : 7,65 €

ISBN : 979-1032700570



Publié le 20/03/2017.


Source : Bd-best


Renaud Dillies met en musique un loup amnésique : « Mes récits animaliers sont paradoxaux, je n’y parle finalement que de l’…Homme »

Après avoir fréquenté le bayou avec Alvin et Régis Hautière, Renaud Dillies a suivi les notes et la musique qui l’ont amené à errer et aider une autre âme en peine: Loup. Ou comment un amnésique anonyme va trouver sa voie en posant ses mains et sa voix sur une guitare. Mais le succès fait-il oublié qui l’on est et qui l’on est pas ? Interview avec Renaud Dillies qui met de bien belle façon des dessins sur la musique, avec la complicité de Christophe Bouchard aux couleurs.

 

 

 

 

 

© Cécile Gabriel



Bonjour Renaud, vous nous revenez avec Loup, que vous avez, écrit, dessiné, colorisé et, j’allais dire… « composé » tellement la musique y a encore une place primordiale. Seriez-vous aussi musicien ?

Oui, et guitariste, notamment. C’est vrai que la musique tient une place particulière dans mes albums. J’ai du un peu délaissé ma guitare pour m’investir dans le dessin. Elles sont chronophages, ces choses-là.

 

 

 

 

© Dillies/Bouchard chez Dargaud

 

Cela dit, votre album donne l’impression d’avoir été mis en musique. Vous en écoutez durant votre phase de création ?

Énormément. Je me fais des playlists et, pour chaque album, je pense pouvoir dire ce que j’écoutais comme musique. Pour Loup, c’était une bande-son plutôt jazzy, plus ou moins rock. Il y avait énormément de Charlie Haden, ce grand contrebassiste de jazz, mais aussi du Pink Floyd. Comme quoi… Je cultive et écoute de toutes les musiques. Rien que dans les guitaristes, il y en a plein qui m’inspirent. Comme Pat Metheny, encore plus en acoustique, Django Reinhardt ou Eric Clapton. Je n’en cite que trois, c’est déjà pas mal, mais il y en a tellement pour qui l’amour que je porte à leur égard n’a d’égal que mon admiration. Ils me captivent, ils m’envoient tellement d’images.

Quand j’écoute de la musique, j’ai très vite des images qui me viennent en tête. Je pense même pouvoir dire qu’en général, le personnage s’impose à moi.

Votre héros, c’est ce loup musicien, amnésique, dans une posture dont on n’a pas l’habitude pour ce genre d’animal, fragile et perdu. Pourquoi ?

Prendre ce loup, c’était prendre un contrepoint marquant. Un loup solitaire, sans mémoire, qui ne sait plus où il est ni qui il est. C’était aller au-delà des apparences.

 

 

 

 

© Dillies/Bouchard chez Dargaud

 

Quels sont les loups de fiction qui vous ont marqué ?

Il y a celui de Dancette et Calvo dans la Bête est morte qui est sorti en 1944 et qui relatait de manière animalière et satirique la deuxième guerre mondiale. Ce n’est pas vraiment une BD, plus un livre d’illustration.

 

 

 

 

© Dancette/Calvo chez Gallimard

 

Puis, comment ne pas penser au loup de Tex Avery. Celui-là, je l’ai apprivoisé durant mon enfance et il m’a marqué à vie !


Encore un album de BD avec animaux. Vous êtes devenu un spécialiste dans ce domaine !

Disons que j’aime faire intervenir des animaux, c’est très ludique et ça me permet de faire passer pas mal de choses tout en bénéficiant du recul tel qu’on peut en avoir face à un conte ou une fable. Si dans Loup, j’avais choisi de faire évoluer des hommes dans cette histoire, je pense que celle-ci aurait été plus lourdingue et aurait procuré moins de détachement au lecteur. C’est pourtant paradoxal car, finalement, je ne parle que de l’Homme et mon propos essaie d’être sincère et profond, tout en ayant du recul sur les sentiments humains. C’est une sorte mise en abîme sans ôter les sensations ou les ressentis. Les animaux me permettent d’aller plus loin. Puis, leur grand avantage, c’est que physiquement, il symbolise très vite quelque chose. Un renard futé, par exemple.

 

 

 

 

Recherches pour le personnage de Miss Ti ©Renaud Dillies

 

 

Quelle est la genèse de cette histoire, alors ? Un encrage bien humain ?

Oui, un fait divers, il y a quelques années. Je ne sais plus dans quoi je l’avais lu mais il m’avait marqué. L’histoire d’une personne qu’on avait retrouvée totalement amnésique : Andreas Grassl. Sauf qu’en la mettant devant un piano, cette personne sans mémoire apparente avait commencé à jouer de manière virtuose. Tout en ignorant qu’elle avait appris à en jouer.

Cette histoire véridique, je l’ai laissée trotter dans ma tête pendant longtemps. Il fallait que je la sente. Une fois que ce fut le cas, tout le teste est venu rapidement, de manière évidente. Je mets beaucoup de notes de côté et si, une fois le stade de décantation arrivé, il en reste quelque chose, ça peut faire une histoire. C’est très bête mais juste une impression peut nourrir une réflexion menant à une histoire.

Un personnage amnésique, ça alimente l’imagination, non ?

C’est forcément intéressant à exploiter. Comment peut-on bien voir le monde sans souvenir ? Qu’est-ce que ça fait ? Si chaque jour était le premier jour ? Puis, cela questionne l’art aussi. Comment assisteriez-vous à un vernissage de peinture absurde sans aucun bagage concernant l’histoire de l’art ? Comment réfléchiriez-vous ?

 

 

 

 

© Dillies/Bouchard chez Dargaud

 

Puis, vous mettez en valeur l’importance du masque.

Oui, être amnésique a à voir avec l’anonymat. Et ce masque, quand Loup va devenir célèbre et remplir des salles de concerts, ses fans vont lui faire ce qu’ils pensent être une bonne surprise : accueillir Loup en portant tous un… loup. Ce qui va faire office de choc identitaire à notre héros qui va recevoir en pleine figure cette image de ce qu’il est lui, de ce qui l’isole.

Notre rapport à nos idoles est fascinant. Eux qui sont si connus, on pense qu’ils n’ont aucun secret pour nous, alors qu’en réalité ils sont isolés. On les voit de manière tronquée. C’est valable pour les musiciens mais aussi pour les acteurs et les artistes en tous genres. Ils sont si connus qu’on ne peut plus discuter avec eux normalement, alors qu’au final on ne les connaît pas du tout. Ça part de beaucoup d’amour, mais certains n’ont pas tenu la barre, c’est ainsi qu’on en arrive à des destins très rock’n’roll.

 

 

 

 

© Renaud Dillies

 

 

Il y a rupture, en quelque sorte. Et ça tombe bien, entre des cases épurées et d’autres surchargées (de notes de musique, notamment), Loup fait oeuvre de rupture.

En effet, et si le procédé est très simple, je ne pense pas que ce soit si classique que ça. J’adore m’amuser avec les espaces et entre eux, entre la retenue et la surcharge. Mais toujours en gardant en vue que c’est la sensation, la mienne et celle du lecteur, qui prime plus que le dessin. Et par-dessus tout, je veux garder la pleine capacité de ma liberté d’expression. J’essaie de me détacher, de casser le dessin. Plus par souci d’expression que par velléité artistique.

 

 

 

 

© Dillies/Bouchard chez Dargaud

 

Sans oublier, que le silence est aussi important. Et si j’écoute pas mal de musique en travaillant, elle agit comme un réel moteur et me fait parvenir des images, j’ai de temps à autre besoin de la couper pour me concentrer sur ce que je fais. Mais c’est vrai qu’en faisant de la BD en musique, ça donne des envies d’aller plus loin dans la démarche.

Comme certains artistes qui, comme Romain Renard ou The Hyènes avec Au vent mauvais de Thierry Murat, montent sur scène et transpose l’art graphique en art musical ?

C’est un peu ce que j’ai fait en clôture de la Foire du Livre en compagnie de Michel Castillano. Un concert autour de Loup et son univers graphique. On renouvellera certainement ça, en essayant de jumeler les deux, de créer un objet double, sans reprise mais avec une bande originale propre pour un concept total, hors-format.

Quels sont vos projets ?

J’ai écrit la suite de Saveur Coco, le découpage est fini, il me faut trouver le temps de le dessiner. Sinon, j’ai un scénario sous le coude mais je ne le dessinerai pas car il ne s’agira pas de dessin animalier ! Puis, on va remettre le couvert avec Régis Hautière. On s’est tellement amusés avec Abélard et Alvin, puis les retours nous ont tellement touchés. Mais on ne jouera pas les prolongations de cette histoire : on va faire tout autre chose.

Merci beaucoup Renaud et pourvu que ce beau mariage entre les mots, la musique et le dessin soit long.

 

Propos recueillis par Alexis Seny



Publié le 20/03/2017.


Source : Bd-best


Dream bulles, un premier festival BD à Pornichet

Bonne nouvelle dans le monde merveilleux des festivals BD, la première édition d’un nouveau festival BD à Pornichet les 7, 8 et 9 avril 2017 . Avec comme invité d’honneur François Bourgeon, excusez du peu (rappelons pour les néophytes que François Bourgeon, c’est « les passagers du vent », « les compagnons du crépuscule » ou « le cycle de Cyann »en BD).

En voilà un festival enthousiasmant avec une trentaine d’auteurs attendus , expositions, déambulations à travers Pornichet, des jeux de pistes BD pour les enfants…bref, du bon, du beau et du vrai, du 9ème art quoi.

Liste des auteurs : Allier Guépin, Baloup, Beno, Ivars, Chanouga, Royer, Dalmasso, Dodon, Vehlmann, Grolleau, Icar, Foogy, Ceka, Dupont, Launai, Rouxel, Mezzo, Mandryka, Frasier, Supiot, Quélard, Philbe, Samson, Bertaud, Weissengel, Murat, Zelba, Zanapa, Mainguy, Goutal, Chami, Briac, Fischer, Morice, Calmejane, Rouillon, Lamanda, Monnerais.

Entrée gratuite pour les - de 10 ans. Pass jour, samedi ou dimanche 5 €, Pass 2 jours 7 €

Web : https://www.festivalbdpornichet.com/

Dominique Vergnes


Pays : France

Date de l'événement : du 07/04/2017 au 09/04/2017.

Publié le 20/03/2017.


Source : Bd-best


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