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Information générale concernant le monde de la BD
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Cosey, une quête d'épure, Hôtel Saint-Simon

Élu Grand Prix 2017 du Festival International de la Bande Dessinée, Cosey est consacré en janvier 2018 avec une exposition rétrospective de plus d’une centaine d’originaux.

L’occasion rêvée, pour les familiers de l’auteur suisse et pour l’ensemble des festivaliers, de découvrir certains thèmes récurrents de cette œuvre au long cours qui invite le lecteur au voyage.

Commissariat : Vladimir Lecointre et Stéphane Beaujean

Lieu : Hôtel Saint-Simon

 

Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême

71 rue Hergé
16000 Angoulême

Contact : +33 (0)5 45 97 86 50



Publié le 17/11/2017.


Source : Bd-best


Tango : Matz et Xavier passent à l’action dans ce petit coin de désert bolivien, entre lézards et lamas, était décidément trop tranquille

Tango, ce n’est pas une bière (belge, s’il vous plait) avec de la grenadine, encore moins du petit lait. Non, c’est du sérieux dans un cadre de rêve pour célébrer la rencontre entre Matz et le tandem Philippe Xavier/Jean-Jacques Chagnaud. Car même si vous fuyez les ennuis à l’autre bout du monde, dans un océan de pierre où ne vivent que quelques âmes, il y a de grandes chances qu’ils vous rattrapent et que les choses vous échappent. En un claquement de doigt et le fracas des détonations.

 

 

 

 

 

 

 

© Matz/Xavier/Chagnaud chez Le Lombard

 

Résumé de l’éditeur : Après avoir volé des millions à un cartel de la drogue, John Tango s’est installé dans un village perdu de Bolivie, pensant avoir trouvé le coin idéal pour prendre sa retraite. Mais le hasard fait bien mal les choses, son nouveau voisin et son fils semblent fuir eux aussi un passé compliqué. Quand ces derniers sont attaqués par trois hommes armés, Tango prend leur défense et tue les assaillants. Il l’ignore encore mais il vient d’attirer l’attention de deux puissants groupes armés. Le coin le plus tranquille de la Cordillère des Andes ne va pas le rester longtemps.

 

 

 

 

© Matz/Xavier/Chagnaud chez Le Lombard

 

 

 

 

© Philippe Xavier

 

Seul au monde ou presque. Tango, cet étranger dans cette Bolivie ensablée, n’a jamais eu peur de la solitude. On ne vogue pas sur les flots loin des terres, sinon… Troquant son eau contre le sable à perte de vue, Tango a gagné sa retraite, profitant de l’occasion pour s’éloigner du bruit du monde, pas forcément recommandable, pour commencer une seconde vie sereine et souriante, sincère et bénéfique face aux lamas, aux lézards et aux quelques vivants de ce village aéré (ça tranche avec ses buildings l’un sur l’autre) près de Potosi, la montagne d’argent.

 

 

 

 

© Matz/Xavier/Chagnaud chez Le Lombard

 

Tango se rachète une vie (il a de quoi voir venir après avoir filé entre les pattes de ses patrons) près de la belle et incendiaire Agustina mais aussi de Diego et son père, Anselmo. Ici, le coeur n’est pas aussi sec que son environnement. Ces existences au milieu de nulle part semblent être insoupçonnables et pourtant, sans doute ce trou perdu de toute beauté était-il trop petit et trop gros que pour accueillir deux hommes au passé trouble. Et forcément, ça va dégénérer.

 

 

 

 

© Matz/Xavier chez Le Lombard

 

Après l’Hyver et les croisades, le dépaysement est total dans ce rêve aride à perte de vue. Parce que mine de rien, c’est facile d’implanter une histoire à des lieues d’ici mais si on n’y croit pas. Ici, tous les éléments sont réunis pour croire et accéder à la réalité de ce western contemporain dans lequel les opposés s’attirent et où il n’est pas inscrit dans le marbre que les ennemis le seront à jamais.

 

 

 

 

© Matz/Xavier/Chagnaud chez Le Lombard

 

Et c’est quand le jeu de dupes tombe, que les protagonistes se retrouvent face à face et face à eux-mêmes, que la vraie partie commence. Éblouissante dans des paysages indomptables qu’aucun coup de fusil ne parviendra à ébranler. Les hommes peuvent s’entretuer, la montagne ne cillera pas. Mais le lecteur, lui, attendra avec impatience la suite.

 

Série : Tango 

Tome : 1 – Un océan de pierre

Scénario : Matz

Dessin : Philippe Xavier

Couleurs : Jean-Jacques Chagnaud

Genre : Aventure, Thriller

Éditeur : Le Lombard

Nbre de pages : 64 (+ 6 pages de carnet de voyage)

Prix : 14,45€



Publié le 17/11/2017.


Source : Alexis Seny


Festi'BD à Boulogne-sur-mer

27ème édition organisée par l'association Les Amis de la BD.

Au programme :

Cette année, le Festival BD de Boulogne-sur-Mer vous propose un joli "Colis de Noël" (et il n'y en aura que 10) pour vous faire plaisir ou faire plaisir à des amis eux aussi amateurs ou collectionneurs.
Dans ce colis vous trouverez 10 tirés à part grand format (5 signés et 5 non signés) de B. Tillier, R. Hausman, JC Cassini, E. Civiello....., 5 portfolios contenant au minimum 10 ex-libris signés des auteurs et les deux ouvrages publiés par l'association à l'occasion des 20 et des 25 ans. Le tout pour 100 euros le "colis". C'est certain il y a un côté "pochette surprise" mais vous ne serez pas déçus (on ajoutera certainement quelques bonus). Le tout tiré du stock de l'association.
Vous pouvez réserver le vôtre en envoyant un email à ghys.bruno@neuf.fr et vous pourrez retirer le "colis de Noël" lors du salon.


Auteurs invités :

Annabel, Baude, Brazao, Ch'Grand, Colorex, Demare, Dress, Federici, Frank Pé, Guénet, Hugonnard-Bert, Lacaf, Lemaitre, Libessart, Mika, Pellegrini, Rypert, Sotgiu, Souillard, Tillier, Toubab, Winoc.

Entrée gratuite

Horaires : 9h30 à 12h30 et 14h ç 18h30

Lieu : Salle d’honneur de l’Hôtel de ville

Contact : Bruno Ghys par tél au +33 (0)3 21 32 72 97 et au +33 (0)6 60 38 72 97  ou par mail ghys.bruno@neuf.fr

Web : https://www.facebook.com/events/799861153485242/


Pays : France

Date de l'événement : du 02/11/2017 au 03/11/2017.

Publié le 17/11/2017.


Source : Bd-best


Mirages, la biographie de Will en exposition chez Daniel Maghen

Commentés par Will lui-même, à travers une compilation d'interviews réalisées entre 1969 et 1998, neuf chapitres reprennent les grandes périodes de l'oeuvre de Will : ses années de jeunesse et son apprentissage auprès de Jijé, son maître en bande dessinée ; son éclosion dans les pages du Journal de Spirou, avec les célèbres Tif et Tondu et leur meilleur ennemi M. Choc ; ses années à la tête de la direction artistique du journal Tintin ; son échappée belle vers une bande dessinée poétique et sans contraintes, avec la série Isabelle qu'il invente avec Macherot, Franquin et Delporte ; ses peintures au lavis, à l'aquarelle puis à l'huile, d'abord exécutées dans le secret de l'atelier, puis exposées en France et en Belgique ; et enfin ses albums en couleurs directes pour lesquels, à soixante ans passés, il réinvente sa façon de dessiner et utilise dans un même album sa maîtrise de la bande dessinée et ses talents de peintre.

À l’occasion de la parution de Mirages, la Galerie Daniel Maghen a l'honneur de présenter une exposition dédiée à cet auteur incontournable du 9e Art, du 24 novembre au 16 décembre 2017.

Véritable pilier du Journal de Spirou, ce dessinateur belge, formé par Jijé a dessiné les aventures de célèbres personnages, Tif et Tondu, Isabelle et donné vie à l’un des plus célèbres méchants de l’Histoire de la BD, Monsieur Choc. Son immense talent l'a amené à collaborer avec les plus grands dessinateurs et scénaristes de BD dont Franquin, Macherot, Maurice Rosy, Maurice Tillieux, Stephen Desberg...

Très rarement exposés, près de 70 originaux de Will sont présentés à la Galerie Daniel Maghen : planches, couvertures d’albums, couvertures du Journal de Spirou, peintures, dessins… retraçant 40 ans de carrière (1955 à 1995). Le parcours de l’exposition plonge d’abord le visiteur au cœur des aventures de Tif et Tondu. Une trentaine de planches sont exposées dont celles d’albums cultes de l'âge d'or du Journal de Spirou comme Plein gaz. S’ensuit une immersion dans le monde poétique et fantastique d’Isabelle, série incontournable aux personnages attachants, fruit d’une créativité graphique sans cesse renouvelée. L’exposition permet également de découvrir un aspect plus intime et personnel du travail de Will. Elle rassemble une quinzaine d’illustrations issues de sa série des Belles de Will, et enfin ses toiles inspirées des paysages du sud de la France. Le parcours s’achève avec les trois derniers albums de Will, dessinés en couleur directe : Le Jardin des désirs, La 27e lettre et L'Appel de l'enfer. Dans ces ouvrages écrits par Stephen Desberg, Will libère toute la douceur et l’intimité de son dessin tout en révélant la force de sa palette de couleurs.

 

 

 

 

L’exposition permet d’admirer l'encrage et les couleurs de Will et d'offrir au public la plus grande exposition à ce jour d'un grand classique de la bande dessinée.

Vernissage le 23 novembre


Mirages, une biographie en images de Will

Par Will et Vincent Odin

402 pages, 30.6 X 22.9 cm, 2233 grammes
    
A paraître le 23 novembre

Prix : 59.00 €

 

Galerie Maghen

47 Quai des Grands Augustins, 75006 Paris, France

Téléphone : +33 1 42 84 37 39

 


Pays : France

Date de l'événement : du 24/11/2017 au 16/12/2017.

Publié le 16/11/2017.


Source : Bd-best


Henri Reculé danse avec le loup : « Dans Jack Wolfgang, il ne suffisait pas d’importer des animaux dans une histoire d’humains, elle ne devait fonctionner qu’en les mélangeant »

Quand les animaux s’élèvent et prennent la parole dans ce monde humain, tout ne se passe pas toujours comme sur la planète des singes. Ainsi, Jack Wolfgang, nouvelle série de Stephen Desberg, Henri Reculé et Kattrin, décrit un univers où hommes et femmes cohabitent avec les animaux autour d’un équilibre alimentaire trouvé dans le… tofu. Sauf que forcément, il y a un pépin et le prétexte est donné à une aventure à travers le monde qui n’oublie ni l’espionnage ni l’humour et les références sur le quai. Le loup est dans la place et Henri Reculé en est le témoin amusé. Interview enrichie à forte dose de bonus.

Bonjour Henri, on attendait la suite des Mille et autres nuits, vous nous revenez avec un agent secret loup. Jack Wolfgang. Mais quelle est sa genèse?

En fait, le premier tome des Mille et autres nuits est passé assez inaperçu sans que nous sachions trop pourquoi. D’autant plus que les gens qui l’avaient lu l’avaient apprécié, nous n’avons pas vraiment reçu d’avis négatif. La question s’est donc posée de continuer ou pas cette aventure. Il nous a vite semblé indispensable, à l’éditeur et à nous-mêmes, de terminer Les Mille et Autres Nuits mais sous un format différent. Ce sera donc une intégrale  regroupant  l’histoire complète qui était prévue en trois tomes. Pour le moment, j’ai terminé ce qui devait être le deuxième tome. Il ne me reste plus qu’à conclure un semblant de troisième tome, 20-30 planches, dont Stephen réalise encore le scénario.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin chez Le Lombard

 

Alors, comment Jack Wolfgang s’est pointé ? C’est la femme de Stephen qui a eu l’idée d’un univers animalier, anthropomorphe. Stephen a tout de suite trouvé l’idée intéressante.  « Pourquoi, tu ne ferais pas ça? ». J’étais partant mais il nous fallait quelque chose qui soit vraiment original.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin chez Le Lombard

 

De votre côté, un monde anthropomorphe, c’était une première, à peu de chose près.

J’avais quand même déjà fait ça dans les Immortels. Aussi dans le Dernier Livre de la Jungle, mais même si les animaux parlaient, ils restaient des animaux. Pour Jack Wolfgang, le scénario a connu plusieurs moutures. Au début, Jack était le seul animal qui parlait, le seul dans un monde d’hommes. Et nous racontions pourquoi : son enfance, une manipulation génétique, etc.

Dès le départ, il était prévu qu’il soit un agent secret, critique gastronomique, travaillant pour un journal. C’était assez sombre et il était question d’une mutation créée par l’homme, mais c’était un peu trop X-Men.

 

 

 

 

© Reculé

 

C’est vraiment en creusant l’idée originale que Stephen a décidé qu’il était plus intéressant d’avoir un monde où les animaux auraient évolués depuis le Moyen-Âge et les musiciens de Brême. Leurs corps s’étant humanisés, petit à petit. En tant que dessinateur, j’ai, du coup, dû faire des recherches approfondies. Il s’agissait moins de faire la différence entre le réalisme ou pas, entre le simple et stylisé et le sophistiqué, que de faire correspondre le dessin et l’histoire. En réalisant les premières planches, je l’ai trouvé ce style idéal qui fait passer l’histoire. Et de fait, il était devenu moins réaliste. J’ai opté finalement pour l’intérêt graphique.

Avec des difficultés pour certains personnages ?

J’ai beaucoup tourné autour d’Antoinette, le personnage féminin de ce premier tome. La faire trop animale dénaturait le propos. Peut-être un jour, reviendra-t-on à l’origine des personnages centraux ? Toujours est-il que j’ai cherché la meilleure manière graphique de les présenter. Il fallait trouver le bon compromis entre le mâle animal et l’humain et la femelle animale et humaine.  J’ai accentué le côté fin et félin de celle-ci.

 

 

 

 

© Reculé

 

C’est d’autant plus difficile quand des animaux et des humains sont mêlés dans une même histoire. Il y a des libertés graphiques à prendre. Après, c’est vrai que si un jour, je dois expliquer comment les animaux ont physiquement évolué, je vais avoir des difficultés ! L’important était de prendre cet univers comme le monde d’aujourd’hui ! D’ailleurs, il est sans doute plus simple de faire la Planète des singes, ce sont les animaux les plus proches de nous.

Vous avez également pris des libertés par rapport à l’échelle des grandeurs.

Oui, et ça ne va pas aller en s’arrangeant (rires) : dans le tome 2, vous aurez affaire à un pigeon « à taille humaine ».

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin chez Le Lombard

 

Cela implique, en tout cas, de laisser tomber les animaux de… compagnie !

Et j’ai dû y veiller plutôt deux fois qu’une. Cette fois, je ne pouvais pas dessiner d’humains avec un chat ou promenant un chien en laisse dans la rue. Des trucs que je rajoute assez facilement dans mes autres albums pour rendre l’espace et le décor plus vivant. Ici, j’ai failli tomber plusieurs fois dans le panneau ! De même que je ne pouvais pas faire d’oiseau posé sur un fil électrique, tous les animaux devaient être logiques et anthropomorphes.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé

 

Après, cela n’exclut pas un tome qui se passerait dans un pays où des chats veulent redevenir domestiques pour échapper à la pénibilité de gagner sa vie et de trouver un travail. Tout est possible.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin chez Le Lombard

 

Aussi, pour que les humains et les animaux cohabitent en harmonie, vous avez pensé à tout. Et encore plus à l’équilibre et l’harmonie alimentaire qui doit régner.

Oui, mais là encore, ça pourrait vaciller : certains animaux dits prédateurs pourraient vouloir revenir à cet esprit de chasseur. Je me souviens d’une illustration préparatoire que j’avais réalisée avec un tigre-chasseur assis dans un salon décoré avec une quantité phénoménale de têtes d’animaux sacrifiés. L’instinct prédateur peut resurgir à tout moment et pourquoi pas une histoire prochaine dans l’esprit du Comte Zaroff. Ça pourrait s’envisager.

 

 

 

 

© Reculé

 

En attendant, Jack Wolfgang, c’est surtout une histoire d’espionnage.

Oui, lorgnant plus vers James Bond que vers Bourne et dégagé de thèmes déjà bien (et trop ?) présents dans nos vies. Nous ne voulions pas faire de la politic fiction !

Et le cinéma est bien présent !

Avec des clins d’oeil. Pas que cinématographique d’ailleurs. Avant les recherches sur cet univers, j’ai relu pas mal de comics, notamment Batman Le Long Halloween de Jeph Loeb et Tim Sale. Je me souviens avoir été marqué par ces double-pages d’action où quelques bulles venaient s’ajouter pour quand même faire avancer l’histoire. Forcément, ça marque ! J’ai voulu rendre Jack Wolfgang le plus cinématographique possible, dynamique, que les images ressortent. Au cinéma, une autre influence est celle de l’explosif Kingsman.

 

 

 

 

© Reculé



Vous disiez sur votre site (qui est un véritable making-of de votre travail) la difficulté de créer des personnages secondaires…

Alors que les héros ont plus de temps « à l’écran », les personnages secondaires apparaissent peu, il faut assez vite que le lecteur les distingue, qu’ils aient « de la gueule ». Car s’ils arrivent en planche 2 avant de disparaître et de revenir sur la planche 25, ils ne doivent pas être confondus. Ils doivent être directement identifiables.

À moins de jouer avec une caricature, typée, mais ce n’est pas toujours réussi. Le maître, c’est Uderzo, il a su user de ce gimmick avec une telle intelligence. Tout le monde a remarqué Kirk Douglas, Lino Ventura ou Sean Connery en agent secret dans Astérix.

Puis il y a John Travolta et Samuel L. Jackson, période Pulp Fiction !

On ne les voit pas beaucoup mais beaucoup de lecteurs me disent les avoir reconnus facilement. Les intégrer dans une histoire, c’est quelque chose que je n’aurais pas pu faire dans une série plus réaliste, cela aurait été du mauvais-goût. Jack m’en donnait la possibilité, un ton plus décontracté. En plus, dès qu’on les voit, on n’a pas besoin de les présenter, ils ont déjà une histoire, celle conférée par Tarantino, derrière eux.

 

 

 

 

© Reculé

 

D’autant plus que leur rôle dans Jack Wolfgang correspond à celui du film. Sans que cela gêne la lecture. C’est un jeu de référence et d’hommage. Comme je le fais avec une statuette de Tigresse (Kung Fu Panda) dans un coin d’une case. C’est un jeu avec le lecteur avec des hommages plus ou moins bien cachés dans l’album.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin chez Le Lombard

 

Y’aura-t-il d’autres clins d’œil, arrivées de personnages bien connus du grand écran, dans la série ?

 

Ce n’est pas calculé. Pour le moment, j’ai découpé une trentaine de pages du second tome, vingt sont finies et je ne pense pas qu’il y ait des personnages du genre de Travolta et Jackson. Encore une fois, je n’ai pas envie que ce soit du mauvais-goût, juste une distraction. Cela dit, dans les scènes de foule, il y a certainement des clins d’œil.

Et un peu de Batman aussi, dans l’ambiance, non ?

Je suis un fan de Batman. Alors, quand je peux, je glisse une petite allusion ici ou là. Pas vraiment dans Jack. Cela dit, la scène d’entrée d’Antoinette évoque clairement Catwoman. Et notamment, cet album de Loeb et Sale, Catwoman à Rome. C’est en découvrant cet album et la travail de Tim Sale en gris (avant mise en couleur) que j’ai voulu faire de même sur Jack. On peut voir plus précisément une partie de ce travail sur Jack Wolfgang dans le tirage de luxe édité aux éditions Khani.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin chez Le Lombard

 

C’est assez récurent avec moi. À chaque nouveau projet, avec Stephen, on essaye une méthode différente. La couleur directe sur les immortels, juste les crayonnés sur le Dernier Livre de la Jungle (tomes 1 et 2 encrés et mis en couleur par Johan De Moor). Sur Cassio j’étais revenu à un travail plus classique mais à l’ordinateur. Sur Jack, l’envie était de garder mon effet crayon, donner plus de profondeur à la couleur…

Des scénarii qui changent et sont modifiés autant de fois, vous en aviez vécu auparavant ?

Non, c’est la première fois que Stephen a dû revoir autant un scénario. Il y en a eu cinq ou six versions avant que nous en arrivions à un monde crédible où humains et animaux anthropomorphes cohabitaient. On a testé plusieurs approches car il nous importait d’aller au fond de la « bonne idée », à quelque chose qui avait tout son sens. Il ne suffisait pas d’importer des animaux dans une histoire d’humains.

 

 

 

 

Un extrait du tome 2, à l’opéra © Desberg/Reculé

 

Non, il fallait que l’histoire n’ait plus aucun sens si les animaux disparaissaient, s’ils étaient remplacés par des hommes. Le fait que des animaux soient nos héros devait donner la substance à l’histoire. Petit à petit, le fait que les animaux parlent et vivent dans un univers d’humains n’était plus un problème et il fallait surtout que le lecteur accepte ce postulat.

Entre-temps, il y a eu Zootopie.

Oui et on a un peu flippé. Quand j’ai eu vent de ce film Disney, notre projet était déjà bien avancé. Je ne me tiens pas toujours au courant des actualités cinéma et, à la sortie du film, je me suis rendu compte que les gens l’attendaient depuis… deux ans. Cette enquête dans un monde d’animaux qui ne se mangent plus entre eux, ça ressemblait à Jack Wolfgang. Stephen et moi-même, nous avons été le voir au cinéma… en gardant à l’esprit qu’en sortant de la salle, on abandonnerait peut-être notre projet. Ouf, l’aspect alimentaire était présent mais ils n’expliquaient pas de quoi les animaux se nourrissaient du coup. Nous, on a trouvé un substitut ! Et puis Zootopie c’est un monde purement animalier.

 

 

 

 

© Reculé/Kattrin

 

J’avais remarqué Sherlock Fox, paru chez Glénat en 2014, un autre album BD dans lequel la paix est de mise entre les animaux. Là encore, ce n’était pas comme dans notre histoire.

Cela dit, il y a plein d’autres dessins animés, BD avec des animaux…

… et arrive la difficulté de créer des personnages originaux. J’ai dû combattre ça. Après deux mois de recherches graphiques, je me suis ainsi rendu compte que je faisais mon loup comme je le faisais dans le Livre de la Jungle façon Disney… Notons que Jack Wolfgang est le seul loup de cette histoire et que je cherche des animaux plus rares : un tigre, un lion… Ceux qui auront des rôles importants.

 

 

 

 

© Reculé

 

Petit à petit, je me suis rendu compte que je ne devais pas enfermer mes personnages dans leur costume humanisés, les faire bondir, surgir, envoyer valser les chaussures et la cravate. Garder le côté animal, en fait ! Quant aux costards, c’est bien mais ça devait avoir un intérêt, pas juste être cool, encore plus quand nos personnages sont des animaux très poilus. Il ne fallait pas les enserrer. Sauf notre ours, l’un des méchants de l’histoire qui ajuste son costume pour jouer à l’humain !

J’ai eu pas mal de boulot pour le physique d’Antoinette, notre héroïne. J’ai beaucoup cherché, ça ne donnait rien. C’est en tombant par hasard sur une couverture de Tigresse Blanche de Didier Conrad, que j’ai été séduit par le côté moins réaliste et néanmoins élégant de son personnage féminin. Ça a été le déclic, la clé pour mieux développer notre panthère. On ne sait jamais d’où peut venir l’inspiration.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin

 

Et Blacksad ? Oui, non ?

J’avais lu les deux ou trois premiers tomes à l’époque de leur sortie. Je n’ai pas voulu les regarder à nouveau, de crainte d’être trop influencé. C’est une BD animalière plus réaliste que ce qu’on peut voir habituellement. Quand Stephen est arrivé avec son histoire d’animaux, je ne pouvais pas refuser, j’ai toujours aimé dessiner des animaux. Mais étant donné que Blacksad reste une référence dans la BD dite animalière, il fallait absolument éviter toute ressemblance sinon l’aventure n’avait que peu d’intérêt. Jack Wolfgang existe pour ce qu’il est. Il n’est pas là pour réinventer le genre comme… Canales et Guarnido l’ont fait avec Blacksad.

Il ne fallait pas faire que ça, pas juste ouvrir une porte déjà ouverte. J’ai gardé ça à l’esprit dans mon approche graphique, plus personnelle, tandis que Stephen s’est efforcé d’approcher une histoire qui ne pouvait être racontée que dans cet univers mêlant humains et animaux.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin

 

Jack Wolfgang rassemblera donc des tomes qui se veulent être à chaque fois des histoires complètes.

Exact ! Il n’y aura pas nécessairement de fil rouge. Dans une série, si tout se passe bien, les tomes 1 sont rarement les mieux dessinés. Mais quand on arrive au tome 10 d’une série à suivre, on se retrouve bien embêté de conseiller aux lecteurs de commencer par le tome 1 qu’on a depuis un peu renié. Le but est quand même de s’améliorer d’album en album. Depuis 1996, je n’avais jamais fait une histoire complète en un album, il était temps.


Autre première, ce fameux tirage de luxe. Le premier de votre carrière. Une sorte de reconnaissance ?

Une reconnaissance, je ne sais pas. Mais c’est sympa d’avoir un bouquin qui soit plus grand que la normale. Puis, dedans, en plus de l’album, il y a un dossier de 20 pages de recherches, et d’illustrations préparatoires.

 

 

 

 

© Reculé

 

Autre matériel ajouté, les couvertures. Aux prémisses, j’avais un seul projet de couverture que je pensais être le bon. C’était sans compter mon éditeur. J’ai donc fait deux propositions supplémentaires, assez définitives. Là encore, elles ont été recalées, parce qu’elles ne donnaient pas une idée assez précise de ce que véhiculait la série. Polar, aventure, thriller ?  A partir de là le concept de la couverture, inspirée des James Bond des années 60 avec Sean Connery, est plus venu de l’équipe artistique du Lombard. Vous savez, ces affiches avec un personnage noir et blanc sur un décor dont la couleur était unie.

Du coup, il y avait le choix pour la couverture du tirage de luxe, avec une belle mise en valeur pour une des couvertures refusées. Sans doute donne-t-elle d’ailleurs mieux en grand format. Je dois avouer que j’aurais peut-être stressé si on m’avait demandé de créer directement une couverture pour le grand format.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé/Kattrin chez Le Lombard

 

La suite s’annonce chargée : un tome 2 en 2018 et deux tomes en 2019.

Le deuxième tome sera Le Nobel du pigeon qui mettra en relation le Prix Nobel et, forcément, un pigeon. On va se dégager de la thématique alimentaire du premier tome, donc. Il y a eu un quiproquo, et on s’en est rendu compte lors de nos rencontres avec des journalistes [le second tome était déjà écrit], beaucoup pensaient que nous allions rester dans ce champ. Le côté gastronome leur parlait beaucoup. Mais pas du tout. Il y aura toujours quelques éléments dus à la profession de Jack mais sans s’épancher.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé


Peut-être la recette présente en fin de tome et œuvre d’une candidate de Masterchef les a induit en erreur ?

La proposition initiale était de moi. Je trouvais ça chouette que, pour donner plus de vie à notre héros, on fasse comme si c’était vrai. En authentifiant son action via un article de critique, une recette. L’idée a fait son chemin et on s’est mis en tête de demander à quelqu’un dont c’était le métier d’intervenir. Et c’est ainsi qu’Audrey est arrivée dans l’aventure, a proposé sa recette de tofu qui s’est vue critiquer par Jack Wolfgang dans son prestigieux journal. L’idée au départ était de faire une recette par bouquin mais comme on se dégage de l’alimentation, peut-être devra-t-on trouver autre chose que l’alimentaire.

Ce deuxième opus va donc s’intéresser à la perception que l’on peut avoir des capacités d’un animal à l’autre. Un pigeon va être vu comme bête tandis qu’un renard sera rusé. Et un pigeon va vouloir changer les consciences… quitte à employer des méthodes radicales. On ne peut pas dire plus pour le moment.

 

 

 

 

© Desberg/Reculé

 

Enfin, vous nourrissez un autre projet très personnel : Kunoïchi, un webcomic.

Une Kunoïchi, c’est une femme-ninja. C’est un projet que j’écris depuis quinze voire vingt ans, autour de ma passion du Japon. Forcément, il y a eu plusieurs versions de cette histoire mais cela fait un an ou deux que j’ai ma version définitive ou presque.

 

 

 

 

© Henri Reculé

 

C’est un projet très « fanboy » et donc très complexe à proposer. Et s’il n’y avait que moi que ça intéressait ? Dans un premier temps, je ne l’ai pas proposé aux éditeurs, je pensais qu’ils ne seraient pas intéressés. Or, le temps passant, j’ai vu différentes séries naître sur ce thème japonais. Certains auteurs avaient eu « moins de scrupule » que moi ! (Rires)

 

 

 

 

© Henri Reculé

 

Du coup, je n’ai plus voulu remettre mon projet au lendemain, de peur que le jour où je le ressortirais, le marché soit bombardé de séries de ce genre, qu’il se soit épuisé. Après, j’ai donc présenté mon projet à gauche et à droite, je n’ai pas vraiment eu de réponse positive. D’autant plus que je ne suis pas encore un dessinateur dont on peut acheter les yeux fermés tout ce qu’il fait juste sur son nom. Pour que les lecteurs viennent à moi, les thèmes que je mets en récit doivent plaire et je ne peux pas me permettre de faire n’importe quoi. Donc je réalise Kunoïchi, pour le moment, sous forme de webcomic, je le fais quand je veux et le peux surtout. 35 planches sont disponibles sur le site dédié.

 

 

 

 

© Henri Reculé

 

Cela dit, c’est compliqué à envisager puisqu’en tout l’histoire devait compter un ou deux gros bouquins. En faisant plein de concessions j’arrivais à 280 pages. Mais finalement, j’ai envie de raconter mon histoire comme je le sens sans tenir compte d’une pagination. Des pavés dans la veine des graphic novel américains. Avec peut-être 200, 300, 400 ou 500 pages qui ne compteraient que quelques images par planches. En noir et blanc, et gris, a priori.

 

 

 

 

© Henri Reculé

 

J’aime bien cette idée même si depuis que j’ai vu le dessin animé Miss Hokusai, très beau dans ses couleurs et ambiances, je me demande si je ne pourrais pas intégrer des couleurs qui ne soient pas trop sophistiquées à mon projet. Le problème étant le nombre de pages. Je me suis renseigné sur la possibilité de le faire en autoédition, ce n’est pas impossible que je passe par là, ça limite les frais.

Et l’histoire ?

Nous ne serions ni dans l’aventure, ni dans le récit de samouraïs ni même dans la philosophie japonaise trop souvent rendue cliché par les albums s’y intéressant. La prémisse c’est: « une femme assassin fait équipe avec un policier non-violent pour arrêter un tueur en série et découvre la valeur de la vie humaine. »

 

 

 

 

© Henri Reculé

 

Sur un fond historique, Edo au début du XVIIème siècle, nous suivons une enquête sur des assassinats menée par un duo composé d’une kunoïchi et d’un policier. Au fil des pistes, des suspects, j’ai envie de montrer le Japon de cette époque à travers des détails peu connus. Notamment le fait que les policiers, samouraïs de classe inférieure, devaient arrêter un samouraï présumé coupable sans le blesser. D’où en quelque sorte les arts martiaux permettant de combattre à mains nues et sans utiliser son sabre. Dans mon esprit, c’est plus un polar qu’une histoire de samouraï.

On a hâte de découvrir ça en tout cas !

Propos recueuillis par Alexis Seny

 

 

Série : Jack Wolfgang

Tome : 1 – L’entrée du loup

Scénario : Stephen Desberg

Dessin : Henri Reculé

Couleurs : Kattrin

Genre : Anthropomorphe, Action

Éditeur : Le Lombard (édition de luxe chez Khani)

Nbre de pages : 64  (80 pour la version de luxe)

Prix : 13,99€ (150€ pour la version de luxe)

 



Publié le 16/11/2017.


Source : Bd-best


La fête au musée du CBBD, Zidrou et la nouvelle BD flamande à l'honneur

Ce weekend, Le CBBD met ses deux grandes expositions temporaires à l'honneur ! Jeux, battle dessiné, visite guidée, séance de dédicaces et autres animations sont prévus au programme.
Toutes ces animations sont accessibles aux détenteurs d'un billet d'entrée valable.

Samedi 18/11 : Zidrou meets the New Flemish Comic Strip !

Zidrou et cinq auteurs issus de l'exposition La Nouvelle BD flamande (Nix, Pieter De Poortere, Wauter Mannaert, Bart Schoofs en Wide Vercnocke) se rencontrent :

14h00 - 14h30 : Cours de Néerlandais particulier pour Zidrou dans la classe de l'élève Ducobu
14h30-15h15 : Zidrou présente les 5 auteurs dans leur exposition
15h30-16h15 : Battle dessinée dans la salle polyvalente
16h30 - 17h30 : Séance de dédicace dans le grand hall

 

 

 

 

19/11 dès 11h : Ils vous invitent à Saint-Potache !

Une fancy-fair organisée par le célèbre cancre, assisté de sa rivale et camarade de toujours, Léonie ! Roue des gages, jeux d’adresse, chamboule-tout, et bien d’autres activités feront la joie de vos enfants.

Récoltez des bons points et gagnez des bonbons et plein d’autres surprises! Mais attention, petits galopins, l’instit’ Latouche n’est jamais très loin…

Les auteurs Zidrou, Godi et Falzar seront présents et animeront la fête!

 

Musée de la Bande Dessinée 
20, Rue des Sables à 1000 Bruxelles 
Ouvert tous les jours de 10 à 18 heures 
Tel. +32 (0)2 219 19 80visit@cbbd.bewww.cbbd.be 
 


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 18/11/2017 au 19/11/2017.

Publié le 15/11/2017.


Source : Bd-best


Passionnément Tardi, une vente aux enchères chez Huberty & Breyne Gallery

Adèle Blanc-Sec, Nestor Burma, la Grande Guerre, la Seconde, Louis-Ferdinand Céline, Charlie Hebdo… Marc Breyne et Alain Huberty organisent à Bruxelles le 19 novembre prochain la vente d’un collectionneur passionné par le travail de Jacques Tardi.

Monsieur M. a patiemment et méthodiquement rassemblé, outre de superbes dessins originaux, presque tous les objets et publications ayant trait à ce Grand prix d’Angoulême, lauréat également de deux Max et Moritz et deux Eisner Awards. Beaucoup de pièces rares, parfois uniques, toujours émouvantes !

Expositions Publiques

Paris

Mercredi 8 novembre de 11h à 18h

Jeudi 9 novembre de 11h à 20h

La Salle

20 rue Drouot

75009 Paris – FRANCE

Téléphone pendant les expositions : +33 (0)7 63 18 93 93


Bruxelles

Jeudi 16 novembre de 11h à 21h

Cocktail jeudi 16 novembre à partir de 18h

Vendredi 17 novembre de 11h à 19h

Samedi 18 novembre de 10h30 à 12h

Huberty & Breyne Gallery

8A rue Bodenbroek
1000 Bruxelles – BELGIQUE

Téléphone pendant les expositions : +32 (0)2 893 90 30

Lieu : Huberty-Breyne Sablon
Rue de Bodenbroek 8A
1000 Bruxelles

Contact : par tél +32 (0)2 893.90.30 par mail contact@hubertybreyne.com

Web : www.hubertybreyne.com




Publié le 15/11/2017.


Source : Bd-best


À l’heure où les super-héros américains prennent le gros coup, les z’héros de Justices prennent le gros nez dans un esprit bon enfant, pas à l’abri des tempêtes de… neige en plein été

Les super-héros américains tentent d’envahir nos vies et nos écrans. Plus raisonnables, les super-héros franco-belges ont pourtant du vent dans les plumes et un beau coup à jouer. Et s’il y en a eu de tout temps, plus ou moins bien mis en valeur, ces dernières années ont vu une jolie galerie se créer loin des modèles des Marvel et DC Comics, et c’est ce qui les rend intéressants. Comme le grand Fox-Boy, C.R.A.S.H. mais aussi Justices qui, au roman comme à l’image, développe un bel univers. Sous les tropiques mais aussi dans un froid polaire qui ne peut être que suspect.

 

 

 

 

 

 

 

© De Vriendt/Gihef/Daviet chez Kennes

 

Résumé de l’éditeur : Pour d’obscures raisons, les deux ligues de justiciers sont accusées et mises en prison sans le moindre procès. Comment prouver son innocence alors qu’on est enfermé dans le plus horrible pénitencier de tous les temps ? Heureusement, Camille ne perd pas espoir. Bravant le froid et les forces de l’ordre, il tente de libérer ses amis et de déjouer le terrible complot dont ils sont victimes. Accompagné de l’ourson P-L, son éternel compagnon, Camille affronte tous les dangers. Mais les deux amis ne sont pas au bout de leurs peines : à Nova City, on ne sait jamais à qui on peut faire confiance…

 

 

 

 

© De Vriendt/Gihef

 

À Nova City comme dans nos contrées, le temps se refroidit. Étrange, il y a quelques heures il faisait pourtant si chaud, sans un nuage à l’horizon. L’hiver en plein été. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Pas faux, il y a quelque chose qui cloche et Justice pour tous comme Justice d’élite semblent bien ne pas être étrangers à cette affaire météorologique, envers et contre les apparences. Car un super-vilain excentrique en veut à tous les super-héros de Nova City, les attaquant de manière détournée. En insinuant l’idée que les justiciers créent les situations délicates et nécessitant leur intervention pour en faire un business juteux. Nous aurait-on donc menti ? Le doute  fait son chemin et dans ce deuxième tome de la série adaptée des romans de Renaud De Vriendt, c’est un peu Civil War, toutes proportions gardées et nos super-héros sont traqués pour être emprisonnés.

 

 

 

 

© De Vriendt/Gihef/Daviet chez Kennes

 

Rien de neuf sous le soleil si ce n’est cette insouciance et cette non-prétention qui réussissent bien à cette série avant tout pour les enfants et les ados. Pas si loin de Cosmic Patrouille de Mauricet et avec un côté Bob et Bobette qui lui va bien, Justices tient la route avec ses personnages adorables et son sens de l’aventure et du divertissement. Gihef est comme un poisson dans l’eau pour animer ces super-héros un brin médiocres et d’autant plus sympathiques. Sans melon ni grosse tête mais avec de gros nez et des références (un super-méchant entre Sean Connery et le Jordan Collier des 4400, un autre qui ressemble à Gru), ces super-héros-là et leurs super-pouvoirs pas forcément enviables sont bien dans leurs pompes, s’assument et ça fait plaisir à voir.

 

 

Série : Justices

Tome : 2 – Zéro absolu

D’après la série de romans de Renaud De Vriendt

Scénario et dessin : Gihef

Couleurs : Véra Daviet

Genre : Fantastique, Super-héros, Humour

Éditeur : Kennes

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€



Publié le 15/11/2017.


Source : Alexis Seny


Justice League Anthologie, Les justiciers de A à Z chez Urban Comics

La sortie du film ce 15 novembre 2017 donne l'occasion aux éditeurs de sortir ou ré-éditer quelques comics et autres produits dérivés. C'est de bonne guerre. Cependant, dans le cas qui nous intéresse, Urban Comics vient d'éditer un bien intéressant recueil.

En effet si vous cherchiez une anthologie digne de ce nom pour vous retrouver dans le labyrinthe des productions de La Ligue des justiciers, cet imposant pavé est fait pour vous. Sur 400 pages, l'éditeur vous propose de rentrer dans les détails et fait le pari de vous donner l'occasion d'y voir plus clair.

Ils sont les plus grands super-héros de la Terre, rassemblés en une équipe surpuissante afin de repousser toutes les menaces qu'ils ne peuvent combattre seuls.

 

 

 

 

 

 

 

À partir de 1960, la Ligue de Justice a évolué depuis ses débuts où elle réunissait sept membres fondateurs : elle a ensuite évolué, est devenue internationale et s'est dissoute et reformée plusieurs fois. Pierre angulaire de l'Univers DC, sa série a été supervisée par les auteurs les plus célèbres. Cette anthologie propose onze récits complets évoquant les différentes versions et époques de la Ligue de Justice, réalisées par une multitude d'artistes légendaires.

 

 

 

 

Pléthore d'auteurs constituent le contenu de ce bel ouvrage et relate les changements successifs au sein de la Ligue. Divisée en quatre partie avec "Fondations", "Incarnations", "Mutations" et "Révolutions" et fortement documenté, ces chapitres vous permettrons de bien appréhender l'univers de cette franchise. Un bon compromis qui nous permet de bien saisir les évolution de la Ligue et de s'attarder sur le noyau dur Superman-Wonder Woman-Batman.

 

 

 

 

Le Contenu vo : _ « Starro, the Conqueror » (THE BRAVE AND THE BOLD #28, 1960) par Gardner FOX et Mike SEKOWSKY : La première apparition de la Ligue de Justice. _ « And So, My World Ends » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #71, 1969) par Dennis O'NEIL et Dick DILLIN : J'onn J'onzz demande l'aide de la Ligue pour sauver sa planète natale, Mars. _ « A League Divided » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #200, 1982) par Gerry CONWAY et George PÉREZ, Pat BRODERICK, Jim APARO, Dick GIORDANO, Gil KANE, Carmine INFANTINO, Brian BOLLAND et Joe KUBERT : Les recrues de la Ligue affrontent les membres fondateurs, manipulés par les créatures d'Apellax. _ « The End of the Justice League » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA ANNUAL #2, 1984) par Gerry CONWAY et Chuck PATTON : Dissoute par Aquaman, la Ligue se reforme à Detroit et accepte de nouveaux membres. _ « Apokolips No ! » (DC RETROACTIVE: JUSTICE LEAGUE AMERICA – THE 1990s #1, 2011) par Keith GIFFEN, J.M. DeMATTEIS et Kevin MAGUIRE : La Ligue de Justice Internationale tente de sauver New York d'un de leurs ennemis modifié par une arme d'Apokolips. _ «Born Once Again » & « Pawns » (JUSTICE LEAGUE AMERICA #61-62, 1992) par Dan JURGENS, Rick BURCHETT et Jackson GUICE : Superman dirige une nouvelle Ligue de Justice qui fait face au Maître d'Armes. _ « The Bigger They Come... » (JLA #27, 1999) par Mark MILLAR et Mark PAJARILLO : La Ligue de Justice est en pleine période de recrutement quand elle est attaquée par Amazo, l'androïde surpuissant. _ « Two-Minute Warning » (JLA #61, 2002) par Joe KELLY et Doug MAHNKE : Après la disparition d'Aquaman, des créatures mythologiques apparaissent au large de l'Océan Atlantique. _ « Yesterday, Today, Tomorrow » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA V2 #0, 2006) par Brad MELTZER, Eric WIGHT, Ed BENES et Dick GIORDANO, Tony HARRIS, George PÉREZ, J.H. WILLIAMS III, Luke McDONNELL, Gene HA, Rags MORALES, Ethan VAN SCIVER, Kevin MAGUIRE, Adam KUBERT, Dan JURGENS, Jim LEE, Howard PORTER, Andy KUBERT et Phil JIMENEZ : l'histoire de la Ligue vue à travers les yeux de Batman, Superman et Wonder Woman. _ « First Impressions » (JUSTICE LEAGUE #51, 2016) par Dan ABNETT et Paul PELLETIER : Peu après les débuts de la Ligue de la Renaissance et son combat contre Darkseid, Batman présente à l'équipe son partenaire, Robin. _ « Legacy » (TITANS ANNUAL #1, 2017) par Dan ABNETT et Minkyu JUNG : Les héros de la Ligue de Justice et leurs anciens partenaires, les Titans, se retrouvent prisonniers d'un de leurs plus grands ennemis, l'occasion de se pencher sur leurs relations.

Comme vous le voyez, c'est aussi l'occasion de découvrir scénaristes et dessinateurs et de pourquoi pas, compléter votre collection grâce à cette mine de renseignements.


Remerciements particuliers à Yann Graf qui tout au long de cet impressionnant bouquin nous éclaires sur la sélection d'épisode au moyen d'une brillante documentation. Un must have du moment pour tout amateurs des Justiciers.

 

Titre : Justice League Anthologie

Éditeur : Urban Comics

Scénariste : Jurgens Dan, Fox Gardner, Abnett Dan, Johns Geoff, Collectif -

Dessinateur : Jurgens Dan, Pérez George, Collectif

Collection : DC Anthologie
    
Pagination : 400 pages

EAN : 9791026811848

Prix : Prix : 25 €



Publié le 15/11/2017.


Source : Damien Caste


Les Tuniques bleues au musée du cheval du Domaine de Chantilly

À l’occasion de la parution le 17 novembre du 61ème album des Tuniques Bleues intitulé "L’étrange soldat Franklin" les Éditions Dupuis et le Domaine de Chantilly vous présentent l’exposition "Les Tuniques Bleues au musée du Cheval"


Pour la première fois de son histoire, le musée du Cheval accueille une exposition temporaire dans ses espaces. Parfaitement intégrée à la présentation permanente, l’exposition permettra de découvrir la série culte sous un nouvel angle.
 
Amateurs de chevaux, amateurs des Tuniques Bleues, novices et passionnés sont invités à découvrir cette exposition-événement en plein cœur des Grandes Écuries.
 
Revivez les aventures des soldats Blutch et Chesterfield plongés dans les affres de la Guerre de Sécession à travers une sélection de planches originales de Willy Lambil. Présentées dans les salles du musée du Cheval, elles y trouvent un éclairage inédit au fil des différentes thématiques du parcours.
 
Alors direction le musée du Cheval, "chargeeez" !


Lieu : Grandes Écuries du Domaine de Chantilly

Contact : par tél au +33 (0)3 44 27 31 80

Web : http://www.domainedechantilly.com

 


Pays : France

Date de l'événement : du 15/11/2017 au 07/01/2018.

Publié le 14/11/2017.


Source : Bd-best


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