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Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 9 : Une adaptation littéraire  En attendant Bojangles

«  - Oh, Georges, remettons Bojangles !

-          D’accord Antoinette, mais seulement si vous me servez un nouveau cocktail ! J’ai la gorge sèche comme un champ de blé en plein été !

-          Je m’en voudrais de vous laisser brûler au soleil, mon amour.

-          Maman, Papa, je vais encore être en retard à l’école.

-          Oh, mais je n’ai pas entendu le jour se lever !

-          Mais on ne peut pas faire attendre Mister Bojangles ! »

 

Rien n’est plus important que de danser sur la chanson Mister Bojangles de Nina Simone. Dans cette famille, maman vit sur son nuage de poésie, Papa l’accompagne d’un amour indéfectible et le fils est le plus terre à terre du trio. Leur appartement abrite également Mademoiselle Superfétatoire, grue de Numidie, qui, comme son nom l’indique, est inutilement ajoutée, vient en sus, de façon peu naturelle, mais symbolise tant. Parfois, l’Ordure, gras sénateur ami de la famille, est invitée. Mais lorsque la réalité des obligations de la vie rattrape ce petit monde, père et fils offrent à leur épouse et mère le cocon dans lequel sa douce extravagance reste protégée. The show must go on.

 

 

 

 

 

© Chabbert - Maurel - Stenkis

 

 

Mais au fait, qui est ce Bojangles ? Il s’agit de William Luther Robinson, danseur de claquettes américain mort à New York en 1949. Son surnom vient de la contraction de « bones jangle » qui signifie « tintement d’os ». La chanson Mr. Bojangles  a été écrite en son hommage en 1968 par Jerry Jeff Walker. Interprétée par Bob Dylan, Sammy Davis Junior, Whitney Houston ou encore Robbie Williams, seule Nina Simone l’a transcendée pour en faire un des plus beaux titres de son répertoire : http://www.jukebox.fr/nina-simone/clip,mr-bojangles,q8ms8l.html. L’écoute de ce morceau est indissociable de la lecture de ce livre.

 

 

 

 

 

 

© Chabbert - Maurel - Stenkis

 

 

C’est un voyage aux frontières de la folie que nous convie Olivier Bourdeaut dans son magnifique roman adapté ici par Carole Maurel et Ingrid Chabbert. Surréaliste, envoûtant, délicat, le récit est d’une forte sensibilité, une des plus belles histoires d’amour qui aient été écrites. La maman, dont le prénom change tout au long de l’histoire comme un oiseau qui se pose à chaque fois sur une branche différente, vit dans un autre monde, celui où le temps est important, celui où les gens qui s’aiment, où les gens qu’on aime, passent avant tout le reste. Chronique de l’égarement d’une femme entraînant celle de sa famille, « En attendant Bojangles » pose une question essentielle : Et si les fous, c’étaient les autres ?

 

Il est toujours difficile d’adapter un roman en BD, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un grand succès. On ne voit pas qui mieux que ces deux autrices auraient pu le faire. Plus que d’adaptation, parlons ici de contemplation. L’album est un délicieux complément au livre. On y retrouve toute la sensibilité des personnages, la volupté de leurs extravagances. Le pinceau de Maurel flotte dans l’univers de Bourdeaut, l’enveloppant de couleurs à la douce chaleur des fins d’après-midi de mi-saisons.

 

            Je connaissais un homme, Bojangles, et il dansait pour vous, dans des chaussures complètement usées, cheveux gris, chemise en loques et pantalon large. C'était le vieux spectacle habituel. Il sautait si haut... il sautait si haut… Puis il redescendait légèrement. Je l'ai rencontré dans une cellule, à la Nouvelle-Orléans. J'étais déprimé et trompé. Il m'a regardé avec le regard de la vie comme s'il s'y connaissait. Il a parlé de la vie, il a parlé de la vie, il a ri. Il a fait un pas de danse.

            Mister Bojangles, Mister Bojangles, Mister Bojangles, dansez !

"Please, Come back and dance, dance, dance, please dance, Mister Bojangles"

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : En attendant Bojangles

Genre : Drame

Scénario : Chabbert

Dessins & Couleurs : Maurel

Adapté de : Olivier Bourdeaut

Éditeur : Steinkis

Nombre de pages : 105

Prix : 18 €

ISBN : 978236841099



Publié le 15/12/2017.


Source : Bd-best


Balzac et la petite tailleuse chinoise : le propos graphique de Freddy Nadolny Poustochkine uni au propos littéraire de Dai Sijie

Balzac et la petite tailleuse chinoise, ce titre vous dit sans doute quelque chose. Au moins si, comme moi, vous avez dû le lire au temps béni de vos études. L’oeuvre emblématique de Dai Sijie a bientôt vingt ans et reste un ouvrage marquant de dissidence face à un pouvoir despotique qui veut contrôler de A à Z toutes les belles lettres littéraires mises à la portée du peuple. Pour créer cette histoire, l’écrivain chinois installé depuis trente ans en France n’a pas dû aller bien loin : il l’a vécue. Témoin et souffre-douleur de la Chine de Mao Zedong, alors que ses parents contestataires étaient envoyés en prison, le jeune Dai fut intégré durant trois ans dans un camp dit de rééducation, un camp de travail ayant pour but de purger les esprits de leurs jeunes résidents de toute idée opposée à l’ordre en place. Aujourd’hui, c’est Freddy Nadolny Poustochkine qui donne puissance à cette oeuvre décloisonnée.

 

 

 

 

 

 

 

© Freddy Nadolny Poustochkine

 

Résumé de l’éditeur : Deux amis de 17 et 18 ans, le narrateur et son ami Luo, qui se connaissent depuis l’enfance, sont envoyés en rééducation dans la province du Sichuan, car ils sont considérés comme des « intellectuels ». Nous sommes en pleine période de la Révolution culturelle lancée par Mao Zedong, en 1971. Le narrateur est plutôt réservé et joue du violon. Luo, son meilleur ami, était son voisin de palier avant leur départ pour la rééducation. Il est beaucoup moins timide, il est même un bon conteur. Il raconte toutes sortes d’histoires au chef du village, et surtout les films que ce dernier leur demande d’aller voir en ville. Les deux amis rencontrent la fille du tailleur du village voisin. Elle est considérée comme la plus belle de la montagne, pleine de vie, mais sans aucune instruction. Tous deux en tombent immédiatement amoureux. Luo devient l’amant de la petite tailleuse. Pour service rendu, le Binoclard, un autre garçon lui aussi en rééducation dans un village voisin, prête aux deux amis Ursule Mirouët, un roman de Balzac. Fascinés, les deux amis volent toute la valise de livres interdits du Binoclard, valise contenant les romans des plus grands auteurs occidentaux du XIXe siècle. Luo fait alors un serment : « Avec ces livres, je transformerai la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde ».

 

 

 

 

© Freddy Nadolny Poustochkine chez Futuropolis

 

C’est vrai que des profondeurs de la mine, de cette gueule du loup terreuse et dangereuse, il est bien difficile de voir la lumière du jour, de l’espoir de jours meilleurs. Mais pour nos deux héros, malgré les peines et les efforts surhumains qu’on demande à leurs jeunes corps, il n’est pas difficile de s’apercevoir que ce coin de montagne isolé recèle deux trésors : la jolie petite tailleuse volontaire dans les pas de son père et des livres interdits que Le Binoclard semble garder précieusement, sans vouloir partager ce monde de sensations.

 

 

 

 

 
© Freddy Nadolny Poustochkine


L’heure viendra pour nos deux prisonniers de les découvrir mais, en attendant, Freddy Nadolny Poustochkine ne se prive pas de déjà entrouvrir la porte de ce monde de sensations. Graphiques tout d’abord, dès un prologue où l’on ne voit goutte sinon l’essentiel, les corps meurtris, le combat face à la mine. L’art de Poustochkine prend place par tache, par goutte, plus que par des cases conventionnelles. Comme dans un rêve qui tiendrait plus du cauchemar.

 

 

 

 

© Freddy Nadolny Poustochkine chez Futuropolis

 

Ça désarçonne, ça déstabilise (d’autant que c’est peut-être un peu trop linéaire) mais ça donne du biscuit et on découvre un vrai propos graphique (d’une beauté affolante) qui s’unit à celui, littéraire, de Dais Sijie. Inutile de dire que le pari pas forcément évident de l’adaptation d’un tel monument, d’une telle promesse de vie au-delà des barrières est réussi.

 

 

 

 

© Freddy Nadolny Poustochkine


On sent que ce récit, non content de le représenter, Freddy s’y est investi, l’a vécu. Et ses exploits graphiques tiennent la route (et sur 318 pages, il faut y aller) entre redondance assumée pour les scènes minières et une évasion sans modération. Une grande rencontre entre deux arts engagés.


Titre : Balzac et la petite tailleuse chinoise

Récit complet

D’après le roman de Dai Sijié

Scénario, dessin et couleurs : Freddy Nadolny  Poustochkine

Genre : Historique, Drame

Éditeur : Futuropolis

Nbre de pages : 318

Prix : 32€



Publié le 14/12/2017.


Source : Alexis Seny


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 8 : La nouvelle série d’un scénariste prolifique  Alto Plano 1 – Colombie

« - Votre CV m’indique que vous n’êtes pas mariée… Mais êtes-vous fiancée…engagée ? Avez-vous des projets qui vont dans le sens de fonder une famille ?

-          Ma priorité reste ma carrière pour les trente prochaines années…

-          Une dernière question… Pourquoi souhaitez-vous quitter Guardiani ? C’est une grosse enseigne avec pignon sur rue dans le monde entier…Et elle n’est pas réputée pour sous-payer ses employés…

-          La raison principale qui me pousse à partir, c’est l’inertie… Le job d’un aromatologue devrait être à mon sens plus créatif et plus expérimental… »

 

Albane Desroches est une véritable working girl. Elle n’est pas de ces femmes que la routine métro-boulot-dodo peut satisfaire. Et alors donc, devenir mère de famille, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. Aromatologue dans le domaine du café, elle va devoir développer ses talents dans des exploitations de café dans l’Alto Plano, région andine de la Colombie, pour les comptes d’une Start up de commerce équitable. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Et entre un contremaître abusant de son statut et les magouilles boursières autour de cet or brun, Albane va devoir revoir son jeu afin d’abattre les cartes qui lui permettront de moudre son destin à son goût.

 

 

 

 

© Corbeyran - Postec - Brahy - Delcourt

 

Luc Brahy est maintenant bien installé dans le monde des dessinateurs réalistes populaires. A l’instar d’auteurs comme Lucien Rollin ou Francis Vallès, il enchaîne les séries dans un style propre, sans faire de bruit, mais en étant toujours présent dans le paysage malgré la surproduction ambiante. Avec Alto Plano, il laisse éclater ses qualités de paysagiste dans les grandes étendues de caféiers.

 

 

 

 

© Corbeyran - Postec - Brahy - Delcourt

 

Eric Corbeyran s’associe à la romancière Vanessa Postec pour un scénario à quatre mains. Surfant sur le succès des séries consacrées au business du vin, c’est au café que s’attaque le bordelais. Instructif et malin, le récit amène le lecteur à suivre une jeune louve ambitieuse jusqu’aux confins de l’Amérique du Sud. Les personnages secondaires sont bien campés et s’apprêtent à jouer des rôles décisifs dans les prochains albums, en particulier Hernan et la belle et déterminée Estrella Villalobos, victimes d’une concurrence dont le fair-play n’est pas la première qualité. L’ensemble est exemplairement équilibré entre actions et conversations, dans une fluidité qui peut se permettre de surclasser le scénario incompréhensible du dernier Largo Winch. Bref, de la BD d’aventure comme on l’aime.

 

 

 

Après avoir lu cet album, vous connaîtrez les jacus et vous ne boirez plus jamais du café comme avant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Alto Plano

Tome : 1 – Colombie

Collection : Machination

Genre : Thriller

Scénario : Corbeyran & Postec

Dessins : Brahy

Couleurs : Saint-Blancat

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 46

Prix : 12 €

ISBN : 9782756052052

 



Publié le 14/12/2017.


Source : Bd-best


Kid Paddle # 15 : pas au bout de son trip geek, Midam est toujours le roi du game

Depuis 2014, Kid Paddle avait ralenti la cadence au profit de la décadence (bien orchestrée et ensanglantée) de sa créature, Le petit barbare, qui en a profité pour rattraper le temps perdu. En cette année 2017, Game Over, le spin-off a dépassé la (série-) mère en nombre d’albums et avec, pourtant, dix ans de moins que Kid Paddle (qui fêtera en 2018 son quart de siècle, vous imaginez ???). C’est dire si l’univers – que dis-je, l’empire – érigé par Midam et ses sbires a pris et bien pris et que le chaudron est toujours à même de bouillonner. Au bonheur des geeks, des blorks et des autres.

Résumé de l’éditeur : Entre expériences scientifiques bizarres qui dégénèrent, cauchemars à base de licornes en peluche, fraude au cinéma pour adultes, massacres de blorks dans une salle d’arcade au gardien aussi teigneux que son molosse : la vie de Kid Paddle n’est jamais sereine, mais toujours drôle !

Avec Men in Blork, un titre forcément inspiré de deux chasseurs d’aliens aux lunettes noires devenus cultes, Midam et ses personnages auraient très bien pu aller à la chasse aux ET. Il n’en est rien, car aussi vrai que qui va à la chasse perd sa place… à la borne d’arcade, il y a déjà bien trop à faire sur cette terre de gamers. Alors Kid, Horace, Big Bang et les autres restent sur les mêmes bases, entre réalité et virtualité, et réalité virtuelle.

 

 

 

 

© Midam chez Glénat

 

D’ailleurs, à l’heure où l’on met des lunettes à smartphones sur le bout de notre nez pour se persuader qu’on peut se téléporter sur une île paradisiaque ou simuler une chute libre, on oublierait presque que Midam fut un sacré précurseur. Car y’a-t-il arme plus fatale pour intégrer une dimension parallèle que le seul pouvoir de l’imagination ? Et dès le début des années 1990, plus performant que certains jeux vidéo désormais démodés, Midam apposait sa marque, ses codes de couleurs et sa patte graphique pour nous emmener dans le monde  et le game cruels et sans pitié des jeux pour ados pas si boutonneux et attardés.

 

 

 

 

© Midam chez Glénat

 

La preuve, le temps a passé, ils y sont toujours et s’ils ont bien tenté d’évoluer (bon s’ils s’y prennent comme ils tentent d’entrer au cinoche pour un film qui n’est pas de leur âge, on comprend que ça n’ait pas marché), Kid et ses amis n’ont rien perdu de leur ferveur à dézinguer des Blorks, pitoyables joueurs qu’ils sont. Car en 15 tomes de Kid Paddle (et 16 de Game Over, donc), nos zéros n’ont pas vraiment été flamboyants face aux créatures hideuses et bébêtes sorties de l’imagination sans fond de Midam. On pourrait presque compter sur les doigts de la main les méchants que cette bande de loosers a pu anéantir. Tout cela n’est pas brillant mais quel plaisir coupable on prend toujours à les voir se faire ratatiner.

 

 

 

 

© Midam chez Glénat

 

Et, dans le même esprit qu’un Skottie Young avec I Hate fairyland, Midam réinvente la mythologie de ses héros sans panne d’inspiration. Mieux, puisqu’il ne quitte jamais vraiment le pâté de maisons vu et revu dans lequel évoluent ses personnages (le home « gore home entre papa le poltron et Carole qui veut désormais être une grande sportive, le cinéma interdit aux gnomes, le palace des jeux vidéo et le décor de ceux-ci, et c’est à peu près tout… ah non, ils vont aussi au… Musée), Midam le réinvente.

Mieux, il établit un réel univers en expansion avec des licornes débiles, des petits garçons qui se transforment en Rikiki (mais si, cet imbécile de canard rose) et des monstres plus répugnants les uns que les autres. Midam n’est pas au bout de son trip de geek tout public, développe des envies graphiques nouvelles, des expérimentations (des moustiques, une planche « à l’oeil ») et ça nous botte. GG comme on dit !

 

Série : Kid Paddle

Tome : 15 – Men in Blork

Scénario et dessin : Midam (avec la collaboration d’Adam, Steve Piraux et Valérian)

Couleurs : Angèle

Genre : Humour, Gag, Geek

Éditeur : Glénat

Collection : Mad Fabrik

Nbre de pages : 45 (+ 2 pages de bonus)

Prix : 10,95€



Publié le 13/12/2017.


Source : Alexis Seny


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 7 : Une biographie délicate  Les grands peintres : Tamara de Lempicka

« - Vous peignez, donc ? Le prince me disait que vous avez un don pour les nus féminins. Je brûle d’envie de les découvrir.

-          Je fais aussi des portraits. J’essaie d’aller au-delà de l’image. Je peins les gens comme ils sont mais surtout ce qu’ils ont dedans. J’utilise mon intuition pour capturer leur vraie personnalité.

-          Ce que vous me dites me plaît. Accepteriez-vous de faire mon portrait ?

-          C’est, Mme de La Salle, un défi que je ne peux refuser. »

 

Tamara de Lempicka fréquente le Tout Paris. Tamara de Lempicka a du talent et elle le sait. Tamara de Lempicka a du charme et elle en joue. Elle aime le luxe et se définit comme moderne.

Dans les années 20, être féministe est d’un courage avant-gardiste. L’artiste tient à sa liberté et rien ni personne ne pourra l’en empêcher. Ce n’est pas son mari Tadeusz qui décidera à sa place. Tamara choisit ses fréquentations. Hommes ou femmes, anonymes ou célébrités de l’époque (on croisera André Gide), la peintre a un pouvoir d’attraction hors du commun.

 

 

 

 

 

© Greiner - Collignon - Glénat

 

 

Virginie Greiner et Daphné Collignon signent un bel album, esthétique, mettant en valeur l’aura de Tamara de Lempicka, dont l’action résonne aujourd’hui comme un fondement parmi d’autres pour donner aux femmes une place égale aux hommes dans une société qui a encore du chemin à faire pour cette cause.

Les couleurs de la dessinatrice, dans une unité beige-dorée s’accordent avec le style Lempicka. Après celui de Vanna Vinci paru en 2015 chez Nouveau Monde Graphic, gageons que ce deuxième album consacré à la figure de proue de l’Art déco qu’est Tamara remettra son talent sur le devant de la scène et ses tableaux sur les murs des musées.

 

 

 

 © Greiner - Collignon - Glénat

 

Les éditions Glénat, bien qu’en ayant abandonné la maquette, poursuivent leur collection consacrée aux grands peintres. L’idée de génie de ce concept est d’avoir choisi de ne pas tomber dans la biographie fastidieuse de chacun d’entre eux mais de s’axer sur un fragment de vie ou sur la genèse d’un tableau. En l’occurrence, Tamara de Lempicka raconte la création de l’œuvre La belle Rafaëla, peinte en 1927.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Collection : Les grands peintres

Tome : Tamara de Lempicka

Genre : Biographie historique

Scénario : Greiner

Dessins & Couleurs : Collignon

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 56

Prix : 14,50 €

 ISBN : 9782344008263



Publié le 13/12/2017.


Source : Bd-best


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 6 : Une bonne barre de rires  Les pompier 17

« - Mais où avez-vous été chercher que c’était une punition, Robert ?!? C’est terriblement enrichissant de suivre une formation, un stage, d’apprendre une spécialité, non ?!! Et ce n’est pas ça qui manque chez les pompiers entre le GRIMP, le CMIC, NRBC, SD, SSSM, CTA, CODIS… Arnold a montré de l’intérêt pour le sauvetage aquatique, Horace pour le Grimp, Lucie pour les interventions chimiques… Il ne manque que vous ! Alors ? Apprenez une spécialité ou je fais sauter vos repos jusqu’à la prochaine ère glaciaire !!! »

 

 

 

 

 

 

 


 

            © Cazenove - Stédo - Bamboo

 

Mais quelle est donc la spécialité qui pourrait bien intéresser Robert ? La réponse est dans « Les preuves du feu », le –déjà- dix-septième recueil des interventions des pompiers les plus marrants du monde. Et ils vont nous en faire voir, ainsi qu’aux victimes qu’ils vont aller secourir. Outre l’essai de nouvelles combinaisons qui semble très ludique pour nos soldats du feu, l’album tourne autour d’Arnold, bellâtre dont les neurones se sont arrêtés au niveau des biceps avant d’avoir pu atteindre le cerveau. A-t-il tout retenu de sa formation au sauvetage aquatique ? Noyez-vous pour le savoir ! Va-t-il remporter la célèbre émission de télévision Guerrier Warrior, parcours du combattant à travers des structures plus improbables les unes que les autres ? Branchez-vous sur la bonne chaîne pour le découvrir !

 

 

 

 

 

 

      © Cazenove - Stédo - Bamboo     

 

Stédo a le coup de crayon dynamique idéal pour faire vivre le monde est perpétuelle effervescence des pompiers. Dans la plus pure tradition du style franco-belge qui a fait les beaux jours de la maison Dupuis depuis les années 60, ce dessinateur est l’un des dignes héritiers du grand maître Franquin. Le lecteur avisé pourra même dénicher un petit clin d’œil à Zorglub dans l’une des planches de cet opus. Fait exprès ou acte manqué ?

 

Christophe Cazenove, quant à lui, s’installe définitivement comme le nouveau Raoul Cauvin. Il est de nos jours l’un des rares à pouvoir se vanter de réunir les générations. On rêve d’un scénario co-signé de ces deux rois du gag.

 

Dans l’histoire, ceux qui ont tout compris, ce sont les dirigeants des éditions Bamboo. S’engouffrant dans un créneau plutôt délaissé ou négligé par Dupuis, ils se sont constitué un catalogue qui, entre les collections Humour et Grand Angle, proposent un éventail de séries à qui il ne manque qu’une vitrine comme l’est Spirou pour l’éditeur de Marcinelle. Ils pourraient le créer sur les pousses de Bamboo Mag.

 

En attendant, comme les Profs ou les Gendarmes, les Pompiers sont une excellente série de gags.

 

Avec les Pompiers, vous ne ferez plus jamais du barbecue comme avant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les pompiers

Tome : 17 – Les preuves du feu

Genre : Humour

Scénario : Cazenove

Dessins : Stédo

Couleurs : Favrelle

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 46

Prix : 10,60 €

ISBN : 9782818943540



Publié le 12/12/2017.


Source : Bd-best


Clément Oubrerie s’approprie Voltaire… amoureux : « C’était un personnage plein de couches, il fallait que je trouve son chemin »

Voltaire immortel, Voltaire philosophe mais Voltaire méconnu. Pour y remédier, Clément Oubrerie a traversé les siècles, des lumières et des autres, pour livrer sa vision d’un homme de lettres pas encore de noblesse et devant risquer le tout pour le tout, jouer des coudes et faire des pieds et des mains pour se voir publier. Le tout avec l’amour en tête, ce qui n’arrange rien. Interview.

 

 

 

 

 

 

 

© Clément Oubrerie

 

 

Bonjour Clément, je suis très content d’avoir lu votre Voltaire Amoureux. Au-delà du nom que tout un chacun doit avoir en référence, j’étais loin de connaître l’homme qui se cachait derrière le nom et l’oeuvre.

À vrai dire, moi non plus, je ne le connaissais vraiment pas bien. C’est après Charlie, après le Bataclan que les gens ont commencé à relire du Voltaire. J’ai fait comme eux et me suis intéressé à cet auteur. En lisant sa vie et ses écrits, j’ai découvert un personnage riche et surprenant, un vrai personnage de comédie. Très contradictoire, aussi car toujours traversé par l’envie de s’élever tout en critiquant la monarchie et en pensant l’état de droit.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Moi qui me suis pris de passion pour le 18ème siècle, ça m’enthousiasmait. J’ai découvert l’historienne Arlette Farge qui en se basant notamment sur les archives de la police d’époque a reconstitué tout ce qu’il se passait dans les rues de France, le bruit, le quotidien.

Vous, vous faites fort en terme d’immersion en parlant comme Voltaire. Vos mots, ce sont ceux du 18ème !

J’ai la chance d’être livre, de faire ce que je veux, ce dont j’ai envie. Donc, je le fais à fond. Notamment pour arriver à remettre ensemble les pièces du puzzle. Car outre le fait qu’il se plaint souvent de sa santé, on ne sait pas grand-chose de Voltaire. Il fallait que j’assemble les détails en ma possession que je trouvais dans les lettres à ses proches, notamment. Mais elles manquent tout de même de détails qui font qu’il est vivant.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Du coup, j’étais indécis, comment arriverais-je à inventer sa vie à Paris. D’autant plus qu’il part d’une situation assez compliquée, il considère qu’il devrait avoir une rente qui ne vient pas, il est sans le sou et sans relation. De surcroît, à chaque fois qu’il s’exprime, c’est pour s’opposer. C’est un personnage plein de couches, il fallait que je trouve son chemin.

C’est d’autant plus compliqué que malgré la manière dont il s’affirme, il se pose aussi plein de questions, y compris au moment du passage à l’acte.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Oui, il est très encombré de lui-même. L’acteur par excellence pour le jouer ? Woody Allen ! Voltaire, il parle et réfléchit tout le temps, en toute circonstance. Le tome 1 aborde son rapport aux femmes. La suite s’attardera sur son grand amour avec Émilie du Châtelet, une scientifique surdouée, une mathématicienne. Avec elle, il vivra quelque chose de très intense. Ils auront un type de relation très rare à cette époque : cette envie de vivre avec son alter-égo. C’est banal, de nos jours, mais pas dans les moeurs du 18ème siècle quand très peu de femmes étaient instruites.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Dans un autre registre, Voltaire va aussi être l’un des premiers à défendre les droits des animaux dans des contes, son genre de prédilection.

Aussi, à l’époque, il y a déjà du crowdfunding, des souscriptions.

D’autant plus que c’était la seule méthode possible pour publier un livre. Dans un contexte de censure très forte, publier un livre n’avait rien d’évident : il fallait une autorisation royale et pouvoir le financer soi-même, lever des fonds.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Comme il n’était par certains d’avoir une autorisation de vendre son livre en France, Voltaire va partir au Pays-Bas. Il va être émerveillé devant cette liberté d’entreprendre, les vertus du commerce et du libre-échange. Bon, ce n’était pas un ultra-libéral pour autant mais il faut bien se rendre compte qu’en France, on ne pouvait rien faire… du moins sans particule. Voltaire va donc contourner le système. Avec un clin d’oeil véridique pour les amateurs de BD, dès en ce temps-là, les dessinateurs sont… en retard. Alors notre auteur doit se fendre de belles lettres caressant les auteurs dans le sens du poil.

Cela dit, une fois que le livre paraissait, il avait toutes les chances d’être lu, non ? Ce qui n’est pas vraiment le cas, aujourd’hui ?

Le calcul est simple. À l’époque, peu de gens étaient lettrés. Parmi eux, il y avait peu d’écrivains parmi lesquelles, encore, très peu étaient publiés. Du coup, il y avait très peu de sorties par an. Mine de rien, je regrette un peu ce temps, l’époque des 34 nouveautés par an. Désormais, des nouveautés chassent sans cesse les autres nouveautés. C’est vrai, j’aimerais bien qu’il n’y ait que mes livres (il rit).

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Quand vous titrez Voltaire Amoureux, vous laissez le suspense. Amoureux de qui, de quoi, des femmes mais aussi de plein d’autres choses finalement.

Ah, ce n’est pas faux. C’est un passionné qui quand il s’empare d’un sujet, dépoussière le buste. Ce n’est pas un vieux sage qui défend ses passions depuis son château. Voltaire est du genre survolté. Tout comme Émilie du Châtelet qui est complètement folle. Et comme les deux font la paire, ils vont donner un couple tellement rocambolesque.

Mais combien de tomes sont prévus ?

Entre quatre et cinq, je ne sais pas encore. Je vois bien que quand je fais mon découpage, au final j’écris toujours plus long.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

C’est aussi la première fois, si ce n’est l’adaptation de Zazie dans le métro, que vous êtes aussi scénariste.

J’ai longtemps traîner les pieds et j’avais raison : c’est fatigant ! Mais je me suis lancé tout en étant très inquiet. Si je ratais, j’en serais le responsable de A à Z, je ne pourrais pas dire que c’est la faute du scénariste (rire). Cela dit, il était temps. J’adore travailler avec un scénariste, à deux, on a énormément d’idées mais c’est aussi intéressant de voir ce qu’il se passe quand on est seul, quand le travail de mise en scène coïncide avec le scénario.

Avec un grand format pour célébrer ça.

Oui, un « petit » cadeau en noir et blanc. Et pour tout dire, j’ai dû retravailler mes planches. Je dessine toujours pour les couleurs, les ambiances. Pour le noir et blanc, j’avais besoin de noir, de gris, de valeurs. Je ne pouvais pas passer les couleurs au gris, mais les adapter. Ça a demandé pas mal de boulot mais ça prouve qu’un album en noir et blanc n’est pas égal aux dessins moins les couleurs.

Le tome 2, que racontera-t-il ?

Vous voulez du spoiler, c’est ça ? (rires) Voltaire ne va pas changer radicalement mais ce deuxième opus abordera plus son ascension sociale. Mais aussi cette traversée de Paris surréaliste. Sauf qu’il n’aura pas des cochons dans le camion mais des livres qu’il veut faire rentrer clandestinement. Il y aura aussi une affaire qui va lui faire beaucoup de tort car il ne sait résolument pas tenir sa langue. On ne peut pas juste aller dans un dîner mondain et provoquer son monde. De sérieux ennuis vont arriver à celui qui est un peu de nos origines, de l’ADN de la laïcité.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Mine de rien, vous aimez vous intéressé aux grandes figures du monde des arts, de Pablo Picasso à Isadora Duncan en passant par Voltaire.

Sans jamais choisir des gens mièvres et inintéressants. Le point commun, c’est qu’ils sont à chaque fois venus de l’intérieur.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Ce n’est pas un rejet mais je n’aime pas les bios qui sonnent comment scolaires et uniformes. Ce sont des repoussoirs, ça ne me fait pas rêver. Je suis plus dans l’esprit du portrait sans envie de tout raconter tout de A à Z, sans vouloir tout expliquer. Je veux donner un point de vue, interpréter, être subjectif. Je ne veux pas comparer mais voir en quoi ils ont un rapport avec nous, encore aujourd’hui, ce qu’ils racontent de nous. C’est de l’ordre du travail personnel : raconter quelque chose d’intime en utilisant un personnage historique. Mais je n’ai pas envie d’être enfermés, deux autres séries arrivent.

Justement, les projets ?

J’ai deux projets avec Julie Birmant. Le premier, c’est de l’aventure dans les pas d’archéologues des années 30 qui font des recherches sur l’invention de l’écriture, la Mésopotamie, Gilgamesh. L’histoire sera aussi policière.

Le second, c’est un sujet secret avec Julie et deux autres scénaristes dont un qui possède un poste stratégique dans ce domaine pointu dans lequel nous allons jouer les insiders. Une fiction de l’intérieur.

Les Royaumes du Nord, c’es fini, alors ?

Non, mais c’est Thomas Gilbert qui prend la relève.

Pour terminer, vous avez eu récemment le Grand Prix de l’affiche à Saint-Malo.

Oui, et il faut toujours que je trouve un moyen de ramener le Crayon Géant que j’ai reçu. Ça va me permettre de faire une nouvelle déco. C’est un grand festival, j’y vais très souvent.

On vous souhaite de trouver un assez gros plumier pour ranger tout ça, alors ! Merci et à bientôt !

 

Propos recueuillis par Alexis Seny

 

Série : Voltaire amoureux

Tome : 1

Scénario, dessin et couleurs : Clément Oubrerie (Page Fb)

Genre : Historique

Éditeur : Les Arènes

Nbre de pages : 108

Prix : 20€



Publié le 11/12/2017.


Source : Bd-best


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 5 : La mise en valeur du travail d’un grand dessinateur  Les Tuniques Bleues 61

 « - Où comptes-tu aller à présent ?

-          Je viens avec vous…

-          Pas question ! Il n’y a que des militaires chez nous !

-          Je sais !

-          Il vaudrait peut-être mieux qu’il nous suive, Sergent…

-          Je ne vois vraiment pas pourquoi !

-          Si on le laisse ici, les rebs finiront par lui remettre la main dessus et cette fois, il ne s’en sortira pas. Vous aurez sa mort sur la conscience !

-          C’est bon. On y va ! »

 

 

 

 

 

© Cauvin - Lambil - Dupuis

 

En convaincant Chesterfield de ramener sur le camp yankee l’homme noir qu’ils viennent de tirer des griffes des confédérés, Blutch intègre chez les bleus un soldat mystérieux qui n’est pas celui que l’on croit et que celui qu’on croira qu’il est n’est pas celui qu’il est vraiment. Tout le monde suit ? On ne peut en dire plus sur ce récit sans trop en dévoiler. Il est construit comme une partie de belote dans laquelle les cartes qui s’abattent sur la table au fur et à mesure dévoilent le jeu du principal protagoniste.

 

            Les albums des Tuniques semblent se succéder sans que plus personne n’y prenne garde. Et pourtant, les bougres sont bel et bien toujours là. Et en grande forme. Reboostés par l’hommage qui leur a été rendu l’année dernière dans l’album collectif, les bleus semblent avoir été dopés.

 

            Mais il carbure à quoi Willy Lambil ? Il a une forme graphique qui ne faiblit pas, un trait qui ne tremble pas. Son travail est mis en valeur dans ce bel album grand format en noir et blanc dont le tirage est limité à 2500 exemplaires.

 

 

 

 

 © Cauvin - Lambil - Dupuis

 

            Et Cauvin ? On ne sait pas quel âge à le canapé sur lequel il trouve ses idées, mais si la marque en était divulguée, il se vendrait comme des petits pains. Pour ce nouvel album, Raoul a encore dégotté une anecdote inédite. Le soldat Franklin a bel et bien existé. Le scénariste romance son histoire en mettant Blutch et Chesterfield sur sa route. Ce soixante-et-unième scénario est l’un des plus complets : humour, aventure et émotion sont les trois sommets d’un triangle à l’équilibre exemplaire.

 

La fantastique chevauchée des tuniques Bleues continue à grand galop.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Tuniques Bleues

Tome : 61– L’étrange soldat Franklin (Grand Format Noir et Blanc)

Genre : Aventure/Histoire/Humour

Scénario : Cauvin

Dessins : Lambil

Couleurs : Leonardo (pour la version couleurs)

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 96

Prix : 29 €



Publié le 11/12/2017.


Source : Bd-best


En panne d'idée cadeaux sous le sapin? Pourquoi pas puiser chez Urban Comics ?!!

Chaque fin d'année apporte son lot de questionnements quant à la nature du cadeau que nous pourrions offrir ou mieux, nous faire offrir. Un long moment de réflexion afin de trouver l'article idéal qui remplacera le sempiternel parfum ou la coutumière cravate ou pire, le présent faussement apprécié qui finira aux prémices de janvier sur les sites de ventes d'occasions spécialement conçu à cet effet.

Et si nous à la rédaction de BD Best nous vous proposions une idée originale ? Oui, pourquoi pas offrir quelque chose dans l'air du temps? Un comics de chez Urban...comics. En voila une idée qu'elle est bonne n'est ce pas? Notre équipe dans un élan enthousiaste à spécialement sélectionne pour vous quelques incontournables à mettre sous le sapin.

Commençons en fanfare avec Justice League Anthologie. Un magnifique pavé de 400 pages spécialement conçu pour la sortie du film que nous avons pu découvrir en novembre 2017.

Résumé de l'éditeur : Ils sont les plus grands super-héros de la Terre, rassemblés en une équipe surpuissante afin de repousser toutes les menaces qu'ils ne peuvent combattre seuls.

À partir de 1960, la Ligue de Justice a évolué depuis ses débuts où elle réunissait sept membres fondateurs : elle a ensuite évolué, est devenue internationale et s'est dissoute et reformée plusieurs fois. Pierre angulaire de l'Univers DC, sa série a été supervisée par les auteurs les plus célèbres. Cette anthologie propose onze récits complets évoquant les différentes versions et époques de la Ligue de Justice, réalisées par une multitude d'artistes légendaires.

 

 

 

 

Ce nouveau film de Zack Snyder était donc l'occasion idéale de réunir dans un bel ouvrage, les origines et la genèse de la Justice League où tout commence avec les débuts de Superman et Batman. Nous pourrions paraphraser de telle sorte : Au début vint la Ligue de Jutice d'Amérique qui ouvre solennellement le recueil après une préface des plus pertinente sur l'univers de cet associations de justiciers. Un véritable condensé de chapitres qui réunis pléthores de justiciers tels que Green Arrow, Green Lantern, Plastic Man, Le Limier Martien, Hawkman, Black Canary et bien d'autres dans une dizaine de d'histoires réalisée par d'emblématiques auteurs. Justice League Anthology est l'indispensable bible pour appréhender l'univers culte que DC comics à créé. Un must have pour tout fans digne de ce nom.


Titre : Justice League Anthologie

Scénaristes : Jurgens Dan, Fox Gardner, Abnett Dan, Johns Geoff, Collectif

Dessinateurs : Jurgens Dan, Pérez George, Collectif

Collection : DC Anthologie

Pagination : 400 pages

Prix : 25 €

EAN : 9791026811848

Contenu vo : _ « Starro, the Conqueror » (THE BRAVE AND THE BOLD #28, 1960) par Gardner FOX et Mike SEKOWSKY : La première apparition de la Ligue de Justice. _ « And So, My World Ends » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #71, 1969) par Dennis O'NEIL et Dick DILLIN : J'onn J'onzz demande l'aide de la Ligue pour sauver sa planète natale, Mars. _ « A League Divided » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #200, 1982) par Gerry CONWAY et George PÉREZ, Pat BRODERICK, Jim APARO, Dick GIORDANO, Gil KANE, Carmine INFANTINO, Brian BOLLAND et Joe KUBERT : Les recrues de la Ligue affrontent les membres fondateurs, manipulés par les créatures d'Apellax. _ « The End of the Justice League » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA ANNUAL #2, 1984) par Gerry CONWAY et Chuck PATTON : Dissoute par Aquaman, la Ligue se reforme à Detroit et accepte de nouveaux membres. _ « Apokolips No ! » (DC RETROACTIVE: JUSTICE LEAGUE AMERICA – THE 1990s #1, 2011) par Keith GIFFEN, J.M. DeMATTEIS et Kevin MAGUIRE : La Ligue de Justice Internationale tente de sauver New York d'un de leurs ennemis modifié par une arme d'Apokolips. _ «Born Once Again » & « Pawns » (JUSTICE LEAGUE AMERICA #61-62, 1992) par Dan JURGENS, Rick BURCHETT et Jackson GUICE : Superman dirige une nouvelle Ligue de Justice qui fait face au Maître d'Armes. _ « The Bigger They Come... » (JLA #27, 1999) par Mark MILLAR et Mark PAJARILLO : La Ligue de Justice est en pleine période de recrutement quand elle est attaquée par Amazo, l'androïde surpuissant. _ « Two-Minute Warning » (JLA #61, 2002) par Joe KELLY et Doug MAHNKE : Après la disparition d'Aquaman, des créatures mythologiques apparaissent au large de l'Océan Atlantique. _ « Yesterday, Today, Tomorrow » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA V2 #0, 2006) par Brad MELTZER, Eric WIGHT, Ed BENES et Dick GIORDANO, Tony HARRIS, George PÉREZ, J.H. WILLIAMS III, Luke McDONNELL, Gene HA, Rags MORALES, Ethan VAN SCIVER, Kevin MAGUIRE, Adam KUBERT, Dan JURGENS, Jim LEE, Howard PORTER, Andy KUBERT et Phil JIMENEZ : l'histoire de la Ligue vue à travers les yeux de Batman, Superman et Wonder Woman. _ « First Impressions » (JUSTICE LEAGUE #51, 2016) par Dan ABNETT et Paul PELLETIER : Peu après les débuts de la Ligue de la Renaissance et son combat contre Darkseid, Batman présente à l'équipe son partenaire, Robin. _ « Legacy » (TITANS ANNUAL #1, 2017) par Dan ABNETT et Minkyu JUNG : Les héros de la Ligue de Justice et leurs anciens partenaires, les Titans, se retrouvent prisonniers d'un de leurs plus grands ennemis, l'occasion de se pencher sur leurs relations.

 

 

 

 

Autre idée cadeau et un des incontournables de l'année 2017, le All-Star Superman. Ici est relaté l'histoire du docteur Léo Quitom en pleine exploration de notre astre le soleil. Les choses se passent bien mais c'est sans compter sur un des suppôts de Lex Luthor sur lequel nous pouvons compter bien des péripéties funestes. Heureusement, Superman est là ! Oui mais sans y laisser quelques plumes....

Résumé de l'éditeur : Lex Luthor a commis l'impensable : condamner à mort Superman, via un empoisonnement.
Avec à peine quelques semaines à vivre, le héros décide de consacrer le temps qui lui reste à la réalisation de douze travaux surhumains, et de laisser un legs inédit à sa planète d'adoption.

 

 

 

 

Composé de douze chapitres, ce all-star relate les déconvenue d'un super-héros dur comme l'acier pas si invincible que cela finalement et nous vivrons au fil des pages sa chute funeste. Ce volume ne se cantonne pas à la simple succession de scènes de baston, avec des dialogues bien achalandés mettant à l’épreuve cependant, l'attention du lecteur. Quitely et Morrison sont parvenu à réunir le lectorat assidu que le néophyte dans cet univers du man of steel si bien dépeint.


Titre : All-Star Superman

Scénariste : Morrison Grant

Dessinateur : Quitely Frank

Collection : DC Essentiels
    
Pagination : 320 pages

Prix : 28 €
    
EAN : 9791026813590

 

 

 

 

Après l'homme d'acier, passons à l'homme chauve-souris comme le dit si bien le Joker. Passons au quatrième tome du Dark Knight 3... oui enfin on se comprend, le trois du quatre pour le lecteur lambda c'est un peu compliqué mais pour l’aficionado, cela à tout son sens surtout...avec cet héritage quelque peu torturé !

 

Résumé de l'éditeur : Bruce Wayne est mort.
Qui va pouvoir désormais protéger Gotham de l'invasion kryptonienne ? Carrie Kelley, l'héritière de Bruce encore novice ? Superman, son ancien ami, devenu un temps adversaire, et qui voit sa fille rejoindre le camp des envahisseurs ? Ou bien ses anciens alliés de la Ligue de Justice ? Une chose est sûre : cette bataille scellera à jamais le destin de l'humanité !

 

 

 

 

Miller et Azzarello constituent un tandem de scénaristes qui fonctionne à merveille. Rebondissements, dialogues et arc narratifs sont les ingrédients d'une recette menant au pur délice. Le découpage, digne des productions hollywoodiennes les plus pointues soulignent un dynamisme sans faille que tiennent de mains de maître les dessinateurs Andy Kubert et... oui aussi Frank miller qui tient la deux casquettes avec brio. On en vous divulguera pas la fin, pas de spoiler non mais elle en vaut la peine, croyez nous sur parole. Une conclusion de 4 tomes qui déménage, une vraie réussite.


Titre : Batman Dark Knight III

Tome : 4

Scénaristes : Azzarello Brian, Miller Frank

Dessinateurs : Kubert Andy, Miller Frank

Collection : DC Essentiels

Pagination : 160 pages

Prix : 15 €
    
EAN : 9791026811558

 

 

 

 

Tiens, nous citions le Joker plus haut, et qui dit Joker dit forcément... Harley Quinn. Le Little Black Book Un ouvrage qui 6 numéro de la mini-série.

Résumé de l'éditeur : Quand la plus délurée des criminelles d'Arkham rencontre les plus grands héros du monde, tout peut rapidement partir en vrille et personne n'est à l'abri.
Wonder Woman, Zatanna, Green Lantern, Superman et même Lobo : qu'ils soient déesse, magicienne, justicier sans peur ou chasseur de primes déjanté, tous doivent s'avouer vaincus devant la tornade Harley !

 

 

 

 

Avec au scénario la talentueuse Amanda Conner en duo avec Jimmy Palmiotti quoi de plus "valeur sure" pour cet opus qui envoie du lourd aussi scénaristiquement que graphiquement. Honnêtement ça claque. Cela part vite en sucette et souligne parfaitement le tempérament de cette chipie extrême. On ne s'ennuie pas un seul instant, tout fonctionne parfaitement. J'irais même jusqu'à dire que ce Little Black Book est une des meilleures surprises du moment. En tout cas je me suis régalé et je pense que je vais remettre le couvert souvent, même au coin du feu au risque d'exploser.



Titre : Harley Quinn - Little Black Book

Scénariste : Conner Amanda, Palmiotti Jimmy

Dessinateur : Conner Amanda, Collectif

Collection : DC Deluxe

Pagination : 256 pages
    
Prix : 22.50 €

EAN : 9791026813248

 

 

 

 

Pour terminer ces idées cadeaux pour clôturer cette étonnante année 2017 en terme de sorties, je vous conseillerais de vous attarder premièrement sur Seven to eternity tome 1

Le Maître des Murmures étend son emprise sur le royaume de Zhal, promettant à quiconque l'écoutera d'exaucer son vœu le plus cher en échange d'un accès total à ses yeux et à ses oreilles.

Refusant ce marché de dupe, transformant les victimes du tyran en véritables espions à sa solde, Zeb Osidis s'exila il y a des années, contraignant son clan à errer sur les terres inhospitalières de Zhal. À la mort de Zeb le patriarche, rattrapé par les assassins royaux, il revient désormais à Adam d'honorer la promesse faite à son père de ne jamais céder aux avances du Maître des Murmures. Devant la misère de la famille dont il a désormais la charge, sera-t-il seulement capable de résister ?

 

 

 

 

Un premier tome réalisé par Rick Remender (au scénario) et Opeña Jérôm (au dessin). Ce dernier nous offre un graphisme puissant et super bien léché. J'ai rarement été époustouflé par tant de maîtrise dans le trait. Cette nouvelle série dans le genre fantastique propose un récit hors des sentiers battus. Les combats sont très originaux et très prometteurs pour les tomes à venir. Le conseil de lecture du moment sans nul doute !

 

Titre : Seven to Eternity

Scénariste : REMENDER Rick

Dessinateur : OPEÑA Jérôme

Collection : Urban Indies

Pagination : 128 pages
    
Prix : 10 €

EAN : 9791026812111

 

 

 

 

Ensuite The Witcher avec La Malédiction des Corbeaux.
Personnage principal de l’univers créé par Andrzej SAPKOWSKI pour sa série de romans Wiedz´min (Le Sorceleur en français, The Witcher en anglais, 1990), la réputation de Geralt de Riv a, depuis la sortie du premier jeu PC The Witcher en 2007, dépassé les frontières de sa Pologne natale pour devenir aujourd’hui le héros de l’une des licences de fantasy les plus respectées au monde.

Résumé de l'éditeur : Après avoir survécu à la Chasse Sauvage et sauvé le monde d'un hiver éternel, Geralt de Riv poursuit la formation de sa protégée, Ciri, au rude métier de Sorceleur.
Sur la piste d'une strige terrorisant les environs de Novigrad, l'apprentie chasseuse de monstres cherche à en savoir toujours plus sur la créature. Au fil des haltes jusqu'à la capitale rédanienne, Geralt lui révèle les détails de sa dernière rencontre avec une strige du côté de Wyzima, un combat qui faillit lui coûter la vie.

 

 

 

 

Titre : The Witcher, La malédiction des Corbeaux

Scénariste : TOBIN Paul, PUGACZ-MURASZKIEWICZ Borys, STACHYRA Karolina

Dessinateur : Kowalski Piotr

Collection : URBAN GAMES

Pagination : 128 pages

Prix : 15 €
    
EAN : 9791026810025



Publié le 08/12/2017.


Source : Damien Caste


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 4 : Une digression autour d’un héros  Le Spirou de… Sente & Verron : Il s’appelait Ptirou

« - Tu es certain de ta décision, Ptirou ? Nous ne demandons pas mieux que de te garder avec nous…

-          Je le sais, Monsieur Marcoloni, et je vous remercie encore de votre proposition… Maman avait toujours rêvé de voir l’Amérique. Il paraît que là-bas, tout est possible, même pour un orphelin. C’est donc là que j’irai !

-          En ?!... En Amérique ?!

-          Vous avez toujours dit qu’il faut aller au bout de ses rêves, non ? »

 

Madly était acrobate de cirque, avec son fils Ptirou. A présent qu’une chute l’a envoyée ad patres, le jeune garçon n’a plus qu’une obsession : le rêve américain. C’est l’aventure que raconte l’Oncle Paul à ses neveux en cette veille de Noël 1959. Avec sa gouaille et sa verve, il va leur narrer l’histoire de celui qui deviendra groom sur un paquebot et inspirera à Robert Velter, dit Rob-Vel, le personnage de Spirou. Ptirou embarquera à bord d’un paquebot et changera le destin de Juliette de Sainteloi, fille du patron de la Compagnie générale transatlantique, souffrant d’insuffisance cardiaque.

 

 

 

© Sente / Verron - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Verron a quitté le confort douillet de Boule et Bill pour se lancer dans cette longue aventure au long cours de 76 planches sur l’Atlantique. Le jeu en valait la chandelle. Il signe un album détaillé et précis qui symbolisera très certainement un tournant dans sa carrière.

 

 

 

 

 

© Sente / Verron - Dupuis

 

 

Dans cet album atypique de la galaxie Spirou, Yves Sente a eu l’idée géniale de l’histoire d’une genèse. Ce n’est pas un album de Spirou, ni même tout à fait un « Spirou de… ». On connaissait Jack Dawson sur le Titanic ; on connaît à présent Ptirou, passager clandestin de L’Île-de-France, qui intégrera l’équipage. Ce récit est l’aventure d’une rencontre entre un groom et un Steward, entre le dénommé Ptirou et un certain Robert Velter, entre celui qui deviendra un des plus grands personnages de fiction de tous les temps et son créateur. En utilisant en plus l’Oncle Paul, personnage culte du journal de Spirou qui raconta des histoires aux lecteurs de 1951 à 1982, Sente orchestre une merveilleuse confusion organisée.

 

Spirou a-t-il existé ? Peut-être. Ptirou, c’est certain, même si le destin est largement romancé. Comme il est dit dans « L’homme qui tua Liberty Valance » de John Ford, « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Il s’appelait Ptirou

Collection : Le Spirou de…

Genre : Aventure

Scénario : Sente

Dessins & Couleurs : Verron

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 80

Prix : 16,50 €

ISBN : 9782800170695



Publié le 08/12/2017.


Source : Bd-best


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