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Bettie Page, pin-up, Noir Fatal et courbes merveilleuses chez Graph Zeppelin

Les éditions Graph Zeppelin nous gratifient chaque année de quelques écrins de charmes et d'érotismes. 2017 ne déroge pas à la règle. Après Malibu Cheesecake et Dark Divas, voici venir en ce dernier trimestre Majenta et Bettie Page. Sans aucune limite de format, de pagination ou de thématique, GRAPH ZEPPELIN laisse libre cours au talent de ses auteurs. En mots et surtout en images, ils transmettent leurs passions. L'éditeur à pour objectif de proposer des livres essentiellement graphiques destiné aussi bien à l'intention des adolescents qu'au public adulte. Ce sont à propos de ces derniers que nous allons vous dévoiler les deux récentes sorties.

Commençons par Magenta, Noir Fatal par Nik Guerra.

Cet album fait écho à la précédente sortie en artbook intitulé Dark Divas. En effet le style graphique est similaire et nous replonge dans le style sixties de l'auteur. Après plusieurs édition chez Delcourt, Dynamite ou encore Agora, c'est donc Graph Zeppelin qui reprend le flambeau en nous offrant cette intrigue autour de la disparition de mannequin du magazine Bizarre Bazar qui font l'objet d'enlèvement par un sombre personnage et son acolyte.

 

 

 

 

© Nik Guerra - Graph Zeppelin

 

Il s'agit d'un polar noir au rythme soutenu et à l'érotisme particulier.
Les dialogues semblent parfois souffrir d'une certaine légèreté mais sont sauvé par un graphisme léché et d'une grande maîtrise. L'agrément de belles courbes et du trait élégant de l'auteur italien sont l'un points fort de cet opus.

 

 

 

© Nik Guerra - Graph Zeppelin

 

 

Aficionados de latex et de cuir, vous serez aux anges car ces matières ne font pas défauts dans l'illustration des scènes qui se succèdent au fil des pages. L'ambiance est parfaitement en adéquation avec le style des années soixante et la mise en scène est très soignée. Quand à la couverture, elle invite quasi instantanément à s'emparer de l'album pour en effleurer successivement les pages. Une bien belle réussite.


Noir Fatal par Nik Guerra

Pages : 80

Prix : 19 €

ISBN : 9791094169094


Autre album d'une grande qualité est celui consacré à Bettie Page par Olivia qui inspira Nik Guerra dont nous parlons plus haut dans cet article. Cet un artbook qui contient le meilleur des dessins et illustration d'Olivia, une auteure spécialisée dans le domaine de la pin-up.

Nombre de ces œuvres sont parues dans le play-boy magazine constituent une sorte d'hommage à cet impératrice des pin-up, Bettie Page. Ce célèbre mannequin né à Nashville en 1923 troubla de nombreux hommes de par ses photographies coquine dans les années cinquante. C'est plus précisément en octobre 1950, alors qu’elle marche le long du rivage de Coney Island, elle rencontre Jerry Tibbs, un officier de police, photographe amateur, avec qui elle fait son premier portfolio de pin-up2. Dans ce début des années 1950, depuis la fin des années 1940, des clubs tentent de s’affranchir des restrictions légales sur la photo de nu, en promouvant des « photos artistiques » à la limite de l’érotisme.

L'artbook que nous vous présentons ici contient aussi bien des dessins préliminaires que des œuvres totalement abouties ainsi qu'un entretient avec Bettie Page herself comme on le dit dans la langue de Shakespeare. Il est donc agrémenté d'une cinquantaine de peintures et de dessins constituant ainsi une véritable galerie.

 

 

 

© Olivia De Berardinis - Graph Zeppelin

 

 

La couverture glamour à souhait captivera instantanément votre attention et prendra une place de choix dans votre bibliothèque. En résumé, le travail d'Olivia est magnifique et somptueux et rend un hommage parfait à cette figure célèbre de l'idéal féminin de la gente masculine de la moitié du vingtième siècle. Un régal dont vous auriez tort de vous priver.

 

Damien Caste

 

 

Bettie Page par Olivia De Berardinis

Pages : 80

Prix : 30 €

ISBN : 9791094169117



Publié le 12/10/2017.


Source : Bd-best


La BD ouvre la porte d’autres mondes : de la préhistoire à Lovecraft en passant par une nuit de Grande Ourse et beaucoup de kawaii #1

Depuis Alice au pays des Merveilles ou Little Nemo (pour rester dans la BD), les envies d’autres mondes n’ont cessé de donner corps et âme, imagination aussi, à des histoires et des albums de bande dessinée. Comme dans Narnia, on tire une porte dérobée. Comme dans Peter Pan, une Fée Clochette vient nous tirer de nos rêves pour en amener d’autres. Ou alors comme FRNCK, on tombe dans un trou; comme Louise, on pénètre une forêt mystérieuse et comme Gertrude, on se fait aspirer par la moquette de sa chambre. Vaciller vers un monde inconnu, étrange ou inquiétant, ça se joue parfois à rien.

 

FRNCK : même en retrouvant des voyelles, l’homme moderne ne retrouve pas ses jeunes en pays préhisto !

 

 

 

 

 

 

© Skottie Young/Beaulieu chez Image Comics


Résumé de l’éditeur : Après avoir réussi à se faire accepter par une tribu d’Homo sapiens, Franck décide d’apporter un peu de modernité dans la vie de sa famille d’adoption. Puisqu’il en a marre de manger de la viande crue, il tente de persuader Grrr (prononcez « Gérard »), le chef de la bande, de domestiquer le feu. Mais ses tentatives à base de bois secs et de silex frottés l’un contre l’autre font long feu et ne suscitent que moqueries et mépris de la part des hommes préhistoriques, assez rétifs aux progrès technologiques. Quand Franck arrive enfin à ses fins, c’est pour asphyxier la moitié de la tribu. Pour Gérard, c’en est trop ! Franck est chassé de la tribu, vu ses inventions loufoques et foireuses (le savon, la roue, le football…) et sa totale inutilité au sein du groupe. Il ne pourra revenir qu’à une condition : en prouvant ses qualités de chasseur !

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

Après une entrée en matière excitante, Olivier Bocquet, Brice Cossu et Yoann Guillo ont retrouvé des voyelles pour continuer à explorer le monde hirsute et sauvage dans lequel Franck est tombé, créatures plus gigantesques les unes que les autres à l’appui. Et force est de constater que, cabotin gamin qu’il est, notre jeune héros n’est pas forcément adapté à la vie dans cette société archaïque. C’est difficile d’être un précurseur et un homme du XXIème siècle dans un milieu primitif. S’ils sont comiques au premier regard, les Homo Sapiens se montrent vite hermétiques aux innovations que Franck peut leur amener.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

Et force est de constater que notre ado carrément perdu fait pire que mieux. Le voilà donc chassé pour mieux faire ses preuves. En mode « Tu seras un homme mon (arrière-arrière-arrière-arrière-(…)-arrière-)petit-fils, les trois auteurs mettent leur héros à l’épreuve dans un véritable rite de passage. L’heure est grave, « il va faire tout noir » (comme dirait un autre), et Franck se dit qu’un peu de feu, ce ne serait pas du luxe. Pour l’homme moderne qu’il est, rien ne semble plus simple, mais c’est sans compter des lapins plus malins que crétins mais très kawaii, des bêtes indomptables et des mammouths colossaux.

 

 

 

 

© Bocquet/Cossu/Guillo chez Dupuis

 

L’enjeu de ce deuxième album est plutôt maigre mais offre une vraie bulle de détente pour mieux appréhender les limites (infinies ?) de cet univers. Les auteurs, sans nous resservir la soupe du premier tome, sont d’ailleurs les premiers aventuriers et explorateurs de ce monde plein de promesses, en toute décontraction mais aussi en grandes frénésie et expressivité. Toujours sans aucun temps mort, FRNCK fait sa loi et prouve que la préhistoire, vue comme ça, ce n’est pas si nul que ce que la quatrième de couverture annonce.

 

Alexis Seny

 

Série : FRNCK

Tome : 2 – Le Baptême du feu

Scénario : Olivier Bocquet

Dessin : Brice Cossu

Couleurs : Yoann Guillo

Genre : Fantastique, Aventure, Humour

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 56

Prix : 10,95 €



Publié le 12/10/2017.


Source : Bd-best


Inguinis, l'Esclave du Panthéon, de la machination politique dans la Rome antique

Voici un nouveau duo d'auteurs de charmes aux éditions Taboo. Le tandem Katia Even (Lol Story, Pyraths, Vanadis) & Nicolas Guenet (Yiu, Chroniques de la Lune Noire, Atlantis) nous propose une intrigue teintée d'érotisme profond. Prévue en deux tomes, cette première partie met en place les personnages dans des positions acrobatiques si vous nous permettez le terme. En effet les scènes de certaines planches sont très explicites et réservées à un public averti.

 

Résumé de l'éditeur : Artémis, jeune sculptrice qui fréquente les orgies du Dominus Claudius vient d'hériter de l'atelier de son père Nicomède. Le célèbre sculpteur est retrouvé mort alors qu'il vient d'obtenir une importante commande d'Agrippa pour le Panthéon de Rome en construction. Il s'avère que ce meurtre cache une machination politique...

 

 

 

 

 

 

 

 

© Even - Guenet - Taboo éditions

 

 

Cependant mis à part le côté coquin de quelques planches (l'album commence d'emblée avec une scène torride dès la première page et nous pouvons même dire que cela y va franchement), les éléments et les personnages se mettent progressivement en place et ce avec cohérence. Nous découvrons la jeune sculptrice reprenant les affaires de son père, Nicomède, après sa mort qui réalise une statue sur la base d'un modèle d'un ancien gladiateur affranchi. Le rapprochement entre les deux protagonistes est on ne peut plus serré, si vous voyez ce que je veux dire. Et vous constaterez au fil des pages que le tempérament de la belle ne s'arrête pas à ce bellâtre.

 

 

 

 

 

© Even - Guenet - Taboo éditions

 

 

Cela dit, l'histoire nous raconte qu'en vérité, le père d'Artémis n'aurait pas trépassé d'une mort accidentelle lors d'une baguarre mais bel et bien assassiné. Qui est donc derrière ce méfait et la ruine de l'atelier du maître? C'est ce que nous sommes invité à découvrir dans ce premier tome qui nous laissera sur notre faim pour nous amener subtilement vers le second tome. En somme, une très belle pirouette scénaristique orchestrée par Katia Even.

 

 

 

 

 

© Even - Guenet - Taboo éditions

 

Le dessin de Nicolas Guenet est de bonne facture et il relève son travail par ses couleurs chaudes qui mettent bien en valeur l'anatomie des personnages.

La couverture est efficace et les décors sont bien réussi. Il s'agit là d'un premier opus bien ficelé qui ravira les amateurs du genre érotico-antique.

 

Damien Caste


Série : Inguinis

Tome : 1 – L’escalve du panthéon

Scénario : Katia Even

Dessin : Nicolas Guenet

Couleurs : Nicolas Guenet

Genre : Erotique, intrigue

Éditeur : Taboo Éditions

Nbre de pages : 48

Prix : 15 €

ISBN : 978-2-35954-118-2



Publié le 12/10/2017.


Source : Bd-best


À côté du désert du Streamliner de ‘Fane, Mario Kart et Fast & Furious c’est du bac à sable

Vous l’entendez cette douce mélodie ? Vous avez bien la musique dans les oreilles ? Oui ? C’est parfait alors, vous pouvez enclencher le mode « repeat » et vous projeter corps et âmes, moteurs ébouillantés aussi, dans la deuxième partie et conclusion du Streamliner de ‘Fane. À vue de nez, il y a bien plus que cinq cents connards sur la ligne de départ. Bon, ils sont 40, mais leur envie de vaincre les décuple, les démultiplie. Et comme tous les coups sont permis, ça risque d’être le carnage. Sortez les civières, prenez le pop-corn, ça va vrombir, toutes mécaniques dehors.

 

 

 

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres



Résumé de l’éditeur : Parmi les quarante enragés alignés au départ : Billy Joe, le chef du gang des Red Noses ; Nikky ‘The Head’ le miraculé ; Calamity, l’extravagante star du rock ; les mystérieux frères Jarret ; William Boney dit ‘le Kid’ ; la sulfureuse Sue, du gang des Black Panties ; et enfin, au volant de la mythique Black Widow, la jeune Cristal… Tous sont prêts à en découdre… Les médias se sont emparés de l’événement, les autorités, dépassées, n’ont pu contenir le flux de centaines de curieux venus assister au run du siècle. Tout le monde est là, les yeux rivés sur les drapeaux. Les moteurs chauffent, la tension monte… Le vieil O’Neil a parié : la station Lisa Dora est en jeu…

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Ça y est, le drapeau à damier est levé, la course peut s’engager, coute que coute et sang pour sang. Après nous avoir trimbalés de petits groupes en petits groupes, prenant le temps d’installer l’ambiance consciencieusement et sans se presser (mais en restant passionnant), de livrer les gueules au regard du lecteur; ‘Fane entre dans le feu de l’action sur ses machines de rêves et ses créatures de cauchemar.

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Tous les coups bas sont permis et les héros bodybuildés de Fast & Furious peuvent retourner à leur bac à sable. Le désert continental, bordé par une route 666 qui n’ose s’y aventurer, c’est tout de même quelque chose. Un théâtre sans triche, plein de trappes et de dangers, dont le plus fort ne sortira pas forcément gagnant et sur lequel les autorités veille à ce que tout reste politiquement correct. Ils se mettent le doigt dans l’oeil. Ici, il faut une petite part de chance et une grosse de folie, « de fureur et d’acier ».

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Dans ce deuxième épisode frénétique et affolant, ‘Fane n’épargne pas ses personnages, qu’ils soient sur quatre ou deux roues, entre fusillades, explosion et tellement peu de bons sentiments. C’est la folie emmenée à un rythme d’enfer, à force de traits de vitesse et de couleurs vintage et martyrisées par la course folle (du bel ouvrage d’Isabelle Rabarot), de véhicules chahutés par le décor, vers un final sans concession. C’est presque un jeu vidéo qui ferait de l’ombre à Mario Kart, de la haute voltige amorale et testostéronée avec une grande place réservée aux héroïnes, plus badass que pin-up, et même une chanson créée pour l’occasion. C’est dingue.

 

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Cerise sur le gâteau ? Ce cahier graphique façon fanzine qui conclut cette aventure intrépide de la meilleure des façons.

 

 

 

 

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Streamliner

Tome : 2/2 – All-in Day

Scénario et dessin : ‘Fane

Couleurs : Isabelle Rabarot

Graphisme additionnel et pub vintage : Vangogo

Genre : Aventure, Action, Sport

Éditeur : Rue de Sèvres/ Comix Buro

Nbre de pages : 136 (+ 24 pages de cahier bonus)



Publié le 10/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #6 : Betty Boob, un sein vaut mieux que deux tu n’en auras plus

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 6 en compagnie d’une héroïne qui se relève et se révèle dans l’épreuve et la transformation physique post-cancer.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Résumé de l’éditeur : Elle a perdu son sein gauche, son job et son mec. Elle ne le sait pas encore, mais c’est le meilleur jour de sa vie.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Peut-être que c’est un joli hors-sujet ? Peut-être. Pourtant m’est avis que quand on parle de monstre dans nos vies de tous les jours, le cancer truste nos pensées aux côtés des terroristes et autres phénomènes de notre superbe monde moderne. Le cancer qui fait de ses victimes des monstres que la société actuelle peine parfois à regarder dans le fond des yeux ou dans… les seins.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Alors pourquoi ne pas mettre Betty Boob dans ce topic ? D’autant que notre Betty new generation va très vite goûter à l’art du déguisement porté par Halloween. Pourtant, pour l’instant, l’héroïne bien ordinaire de Véro Cazot et l’intenable Julie Rocheleau a le moral en berne. Rongée par le cancer, Elizabeth n’a pas eu d’autre choix que de se faire amputer d’un sein, comme on s’enlève, comme on s’arrache une part d’identité sous une balafre que tout le monde va immanquablement remarquer.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

À commencer par la patronne de la chaîne de produits de luxe dans laquelle Elizabeth est caissière et dont le dress code pousse chacune à avoir une poitrine en bonne et due forme ! Et en matière de petite forme, son mari vole la vedette à la future Betty car un sein en moins, c’est tue-l’amour.

 

 

 

 

Recherches © Rocheleau


 

Par chance, notre patiente peut compter sur l’intervention des deux doctoresses de l’espoir et du décalage que sont Véro Cazot et Julie Rocheleau qui ne nous laissent pas pleurnicher sur le sort de cette héroïne condamnée à ne plus être elle-même. Utilisant toute la force de conviction et de frénésie dont est capable cette chirurgienne esthétique qu’est Julie Rocheleau (vous avez lu La colère de Fantomas ? Non ? Foncez!!!), Véro Cazot sort des considérations médicales pour ouvrir la porte du burlesque.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Une sortie de secours, une reconstitution parmi tant d’autres pour les corps que la vie et la maladie n’ont pas épargnés. À l’économie des mots (deux-trois phrases et une vraie chanson rétro et cabarettiste conçue pour l’occasion par la scénariste, le compositeur Mr. Meuble et la jeune chanteuse Clemy Snow), les deux auteurs proposent à leur héroïne pas dans son assiette de converger vers un monde dont elle ne connait rien, caché au plus profond d’elle-même : le monde de la nuit, des cabarets, des êtres du spectacle à tendance freak…

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Un monde dans lequel Elizabeth pénètre hésitante, le domptant tour à tour ou le fuyant. Se servant de l’épreuve pour mieux se révéler et tirer parti de sa nouvelle singularité. Dans cet fresque complètement graphique, Véro Cazot a laissé les clés à Julie Rocheleau qui, dans toute sa générosité, tire une oeuvre inclassable, fulgurante. C’est grandiose mais pas gratuit, il y a du fond et du propos qui pousse à contrebalancer les défauts et défaites de la vie par un intense besoin d’être soi, plus que jamais. Et n’en déplaise au regard des passants.

Alexis Seny

 

 

Titre : Betty Boob

Récit complet

Scénario : Véro Cazot

Dessin et couleurs : Julie Rocheleau

Genre : Drame/Burlesque/Aventure

Éditeur : Casterman

Nbre de pages : 184

Prix : 25 €



Publié le 09/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #5 : l’homme (invisible) est un loup pour l’homme

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 5 dans les traces (puisqu’il n’y a que ça pour nous guider) de l’homme invisible.

 

 

 

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat



Résumé de l’éditeur : Alors que le paisible village d’Ipen imagine qu’il est hanté par un fantôme, Griffin, l’Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra…

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat

 

En attendant son incarnation prochaine sous les traits (c’est un euphémisme) de Johnny Depp, l’Homme invisible livre sa fin tragique dans ce deuxième tome du récit concocté par Dobbs et Chris Regnault. Et s’il est toujours aussi nu comme un ver pour passer le plus inaperçu possible (c’est peine perdue), celui qui était jusqu’ici un inconnu décide de se dévoiler à l’homme chez qui il a trouvé refuge : le docteur Kemp.

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat

 

Commence alors et à rebours l’histoire d’un albinos têtu et obstiné par la volonté d’être un fantôme plus vrai que nature dans « le vide ordinaire de la vie » et hors de… vue. Celui qui s’apprêtait à devenir un monstre dont le coeur serait un peu plus dissimulé s’appelle (s’appelait ?) en réalité Griffin.

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault

 

Trouvant une entrée suffisamment forte pour cultiver l’énigmatisme, se distancier du roman de Wells et mener joliment le premier tome; le duo d’auteurs revient de plein fouet à ce qui faisait le sel du cultissime ouvrage de Wells : l’identité et la personnalité de cet homme qui voulait à tout prix devenir invisible et les raisons de sa colère qui, bientôt, explosera et sèmera la fièvre, le sang et le feu. Des brouillards de la ville à la nuit irréparable et qui changera tout de la quiétude de ce qui était jusqu’ici un havre de paix, Chris Regnault confirme tout son talent à réussir l’incroyable et en parvenant à mettre en dessin l’invisible.

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat

 

Non content de berner la police lancée aux trousses de cet agresseur insaisissable (qui se révèle être un véritable terroriste), le dessinateur réussit aussi à faire perdre de vue son personnage aux lecteurs. Le tout dans une mise en scène ultra-dynamique et dans une ambiance digne de Sleepy Hollow à laquelle les couleurs de Regnault et du Studio Arancia ne sont pas étrangères. Ça tabasse !

 

Alexis Seny

 

Titre : L’homme invisible

Tome : 2/2

D’après le roman de HG Wells

Scénario : Dobbs

Dessin : Chris Regnault

Couleurs : Chris Regnault, Andrea Meloni et Arancia Studio

Genre : Fantastique

Éditeur : Glénat

Collection : HG Wells

Nbre de pages : 56

Prix : 14,5€



Publié le 06/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #4 : Une arche de (dés)alliance pour un d… festin manifeste

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 4 dans les pas des pionniers (et bientôt les derniers) du Manifest Destiny.

 

Résumé de l’éditeur : L’expédition de Merriwether Lewis et William Clark s’aventure toujours plus profondément au coeur du territoire américain. La découverte d’une autre arche les met en contact avec une nouvelle et incroyable civilisation, totalement différente de ce qu’ils connaissaient jusqu’alors. Malheureusement, les dangers qui les guettent ne font qu’empirer…

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Image Comics/Skybound


À chaque nouvel épisode, on se demande à quoi le Capitaine Merriwether Lewis et le Lieutenant en second William Clark vont être confrontés. Il faut dire que l’expédition Manifest Destiny n’a rien d’une croisière qui s’amuse à la rencontre des « gentils sauvages ». Ce que cet équipage du début du XIXème siècle découvre n’a rien à envier au monde perdu, à un voyage au centre de la terre qui aurait un budget extra-large pour mettre en vedettes des créatures qui feraient passer les plus grands prédateurs de notre époque pour des lapins de compagnie complètement inoffensifs. Et si ces aventuriers prédicateurs de la démocratie et de la civilisation dans l’Amérique de l’Ouest n’étaient pas au bout de leurs surprises et de leurs peines ?

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Image Comics/Skybound

 

Ce n’est pas tout d’avoir une bonne idée de départ, encore faut-il avoir de la suite dans les idées. Heureusement, Chris Dingess, Matthew Roberts et Owen Gieni ont quelques longueurs d’avance sur la panne sèche. Avec ce troisième recueil, les eaux troubles et dangereuses sont laissées de côté et la fine équipe (de moins ne moins nombreuses) accoste pour explorer une nouvelle arche aperçue à la longue-vue. Entre terre et air, nos héros mal-assurés vont faire la rencontre de deux nouvelles espèces non-identifiés : des Fezron, sortes d’oiseaux qui auraient muté avec des oursons pas si mignons et qui parlent (!), et le vameter, chauve-souris géante et sans tête qui, tel un vampire archaïque et encore plus monstrueux, doit se trouver une victime à qui voler la tronche pour survivre.

 

 

 

 

© Matthew Roberts

 

Et la tête, nos héros du destin manifeste sont occupés à la perdre. Meurtris par la disparition de leurs pairs et par cette improvisation qui guide désormais leur bateau, les aventuriers se divisent et il n’est bientôt plus question de faire force commune face aux prédateurs qui semblent les épier et préparer leur festin… manifeste. Se renouvelant de chapitre en chapitre, les trois auteurs apportent suffisamment de sang neuf que pour faire avancer l’histoire sans la dénaturer mais en évitant le ronron. Leurs créatures sont plus impressionnantes les unes que les autres et on n’est peut-être encore plus scotcher qu’au premier jour. Terriblement efficace et audacieux, avec un final formidablement tire-larmes (si, si, c’est possible !)

 

Alexis Seny

 

Série : Manifest Destiny

Tome : 3 – Chiroptères et carnivores

Scénario :  Chris Dingess

Dessin : Matthew Roberts

Couleurs : Owen Gieni

Traduction : Benjamin « KGB » Rivière

Genre : Aventure/Fantastique

Éditeur : Delcourt

Éditeur VO : Image Comics (label: Skybound)

Nbre de pages : 144 p.

Prix : 15,95€



Publié le 04/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #3 : Sept Macchabées dans l’enfer blanc

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 3 dans les bagages de Sept Macchabées.

 

 

 

 

 

 

 

© Meunier/Le Roux/Leprévost

 

Épisode 1 | Curse, les loups ne se mangent pas entre eux

Épisode 2| Les Savage Brothers, fuir les zombies, c’est bien; les traquer, c’est encore mieux !

Résumé de l’éditeur : Londres, 1909 . Dans le plus grand secret, les autorités britanniques réactivent une technique de réanimation des morts héritée de Victor Frankenstein pour tenter de conquérir l’Antarctique au nez et à la barbe de l’empereur Guillaume II. Ils réunissent avec soin une équipe de sept explorateurs polaires, récemment décédés. Mais la première vie du trépassé ne simplifie pas nécessairement la seconde… Et certains n’ont pas demandé à revenir…

 

 

 

 

© Meunier/Le Roux/Leprévost chez Delcourt

 

On reste dans les zombies, mais ceux que « glorifient » Henri Meunier, Étienne Le Roux et Thierry Leprévost ont été artificiellement créés pour les besoins d’une grande aventure, a priori la dernière de la collection « Sept » qui aura duré trois saisons et, forcément, 21 albums. Après avoir vu de courageux athlètes s’engager dans une guerre qui n’était pas la leur, c’est dans une guerre froide (très froide) que nous entraîne le trio d’auteur : la conquête de l’Antarctique. Entre l’Angleterre et l’Allemagne, c’est à qui sera le plus rusé pour atteindre le pays des glaces éternelles… quitte à friser le paranormal et à mettre sur pied une équipe de morts-vivants dans la lignée de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Quoi de plus avantageux, en effet, que d’affronter le grand froid en ressuscitant des explorateurs qui ne devrait normalement plus le craindre. Même si franchement, les morts auraient préféré qu’on les laisse tranquilles. Encore plus quand certains d’entre eux étaient… suicidaires et que le processus hérité de Frankenstein n’est pas encore complètement au point.

 

 

 

 

© Meunier/Le Roux/Leprévost chez Delcourt

 

L’aspect monstrueux des choses est ici plus un prétexte à faire une grande aventure avec des héros fragiles psychologiquement et pas si invulnérable que ça. Car même dans la mort ramenée à la vie, la sélection naturelle chère à Darwin continue son oeuvre. Et on ne pensait pas que les morts pourraient un jour donner un tel supplément d’âme à une quête comme celle-là. C’est donc un bon ressort scénaristique qu’ont trouvé les auteurs pour nous emmener à la conquête de la blancheur incarnée (de temps en temps saignée par un orque) et distendre les relations entre ces personnages pas forcément heureux de faire équipe et cultivant des intérêts parfois obscurs. Pour rendre cet enfer pavé de… bons gros glaçons, Étienne Le Roux et Thierry Leprévost unissent leurs forces et excellent pour créer un décor grandeur nature, quasi-vierge sous les pas et les tentes de ces hommes qui n’en sont plus vraiment. Le propos est inattendu, là encore, et cette série d’anthologie trouve une conclusion qui la fait une nouvelle fois sortir des sentiers battus et rabattus. Si nous étions sceptiques à l’inauguration de cette série, maintenant, on peut le dire : elle va nous manquer.

 

Alexis Seny

 

Série : Sept

Tome : 21 – Sept Macchabées

Récit complet

Scénario :  Henri Meunier

Dessin : Étienne Le Roux

Couleurs : Thierry Leprévost

Genre : Aventure/Fantastique

Éditeur : Delcourt

Nbre de pages : 64 p.

Prix : 15,50€



Publié le 03/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #2 : Les Savage Brothers, fuir les zombies, c’est bien; les traquer, c’est encore mieux !

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 2 en compagnie des Savage Brothers.

 

 

 

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Ankama

 

Premier épisode : Curse, les loups ne se mangent pas entre eux

Résumé de l’éditeur : Les Savage Brothers sont juste des rednecks violents qui aiment l’argent et l’alcool. Ça tombe bien ! Quand l’enfer vient sur Terre, nos deux bouseux, Dale et Otis, n’auront plus besoin de se livrer à leurs petites arnaques habituelles : la chasse aux zombies est ouverte et sera bien plus lucrative ! Une chasse aux zombies fun et contagieuse, teintée de mystère !

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Boom! Studios

 

Toujours en adaptation de Boom! Studios (comme Curse), l’éditeur français Ankama n’a pas eu peur de dépoussiérer une mini-série en triptyque totalement barge et publiée en 2006 aux States sans jamais bénéficier d’une adaptation en français jusqu’ici. C’eut été dommage de s’en priver, encore plus à l’heure où le public retient son souffle en attendant le prochain épisode des Walking Dead. C’est vrai, il y a de ça dans les Savage Brothers même s’ils étaient là bien avant que le grand public découvre la série adaptée de l’univers de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard. Sauf que la fratrie Savage ne se prend pas au sérieux, lâche du lest pour se lancer à la poursuite des zombies tout en faisant fi des peurs, des enjeux dramatico-psychologique et se concentrer sur le fun, rien que le fun… et un peu le pognon aussi.

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Boom! Studios

 

Car s’il est vrai que Ankama et Boom! Studios, c’est une affaire qui roule, celle de ces frères alcooliques n’est pas mal dans son genre non plus, elle roule du tonnerre. Avouez, il fallait être génial (ou simplement fou-à-lier, en fait) pour mettre au point cette combine aussi périlleuse que novatrice ? Son crédo ? Admettez qu’un de vos proches ait passé l’arme à gauche mais que, à la faveur d’une morsure contagieuse, il n’ait pas rangé ses dents pour autant et erre désormais comme une âme en peine; le duo fraternel se propose de tuer le mort-vivant (pour qu’il soit mort-mort) ou de vous le ramener afin que vous puissiez en faire votre animal de compagnie (bien en laisse et muselé, alors, hein ? Pas de blague…).

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Boom! Studios

 

Ajoutez-y une jeune strip-teaseuse géorgienne promise en sacrifice à une horde de zombies des villes (il y en a des champs aussi) avec à sa tête (et sans corps, comme le Fuhrer d’Infinity 8) les restes d’un savant fou. Mais aussi un gang de motards cannibales qui a fait de la chanson des Smiths (Meat is murder… en lui rajoutant « and that’s a good thing ») et du jus de crapauds qui traverseraient imprudemment la route à l’heure où Dale (qui pourrait être le cousin de Daryl Dixon, incarné par Norman Reedus dans la série Walking Dead) et Otis Savage sont en heure de pointe. Secouez le tout et vous obtiendrez en condensé ce coulis savamment dosé qui nous a fait penser à Une nuit en enfer de Robert Rodriguez. Plus fun que trash, surtout léger dans ce monde de brutes, The Savage Brothers s’assume et trouve même le temps d’un coup de foudre. Après tout, les morts(-vivants) leur vont si bien.

 

Alexis Seny

 

Titre : The Savage Brothers

Récit complet

Scénario :  Johanna Stokes et Andrew Cosby

Dessin : Rafael Albuquerque, Keith Giffen et J.K. Woodward

Couleurs : Cris Peter

Traduction : Nicolas Meylaender

Genre : Aventure/Humour/Horreur

Éditeur : Ankama

Éditeur VO: Boom! Studios

Nbre de pages : 96 p.

Prix : 13,90€



Publié le 29/09/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #1 : Curse, les loups ne se mangent pas entre eux

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 1 avec Curse.

 

 

 

 

 

 

© Colin Lorimer

 

Résumé de l’éditeur : Laney Griffin est prêt à tout pour sauver son fils atteint de leucémie. Ruiné par le coût du traitement, il se lance à la poursuite d’un tueur insaisissable dans l’espoir de toucher la récompense. Il n’aurait jamais imaginé qu’il se retrouverait confronté à une créature surnaturelle… Une rencontre qui va bouleverser sa vie et le forcer à faire face aux fantômes de son passé dans une course contre-la-montre mortelle.

 

 

 

 

Étapes de création © Moreci/Riley/Lorimer/Rossmo/Bonvillain

 

Pour commencer et vous tirer d’une longue nuit (de pleine lune ?), quoi de mieux qu’un bon vieux loup-garou. De ceux plus intenables et plus sanguinaires que jamais. La couverture (signée Shane Pierce) parle d’ailleurs d’elle-même avec ce loup qui bave le sang sur ces cahutes isolées qui vont devoir trouver le courage d’affronter les pires des peurs. Et quand on parle de courage, on pense moins à tous ces chasseurs de monstre, dont la quête tient plus de la folie que de la raison, qu’à cet homme à sec financièrement et dont la capture de ce lycanthrope affamé (avec la récompense qui va avec) représente désormais la seule chance d’entretenir l’espoir de guérison de son fils leucémique.

 

 

 

 

© Moreci/Riley/Lorimer/Rossmo/Bonvillain chez Ankama

 

Impitoyable, bestial, dévoreur, les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser cette bête qui, dans le froid de l’hiver, laisse les traces de ses festins humains sur le linceul neigeux. Sans en faire des tonnes, le quintet d’auteurs sait comment s’y prendre pour représenter une ambiance à laquelle on aime goûter depuis la nuit des temps monstrueux. Pourtant, on se dégage bien vite d’une course contre-la-montre qui pourrait paraître décérébrée pour entrer dans la modernité.

 

 

 

 

© Moreci/Riley/Lorimer/Rossmo/Bonvillain chez Ankama

 

Même si ce petit village semble hermétique à toute nouvelle technologie qui lui permettrait d’appeler au secours (un Van Helsing ou un autre). Entre hier et aujourd’hui, entre souvenirs et présent, Colin Lorimer et Riley Rossmo engagent toute leur esthétique fascinante (et dont les traits apparents du dessin laissent planer toute l’urgence de ce récit) en guise de transition qui nous emmène vers une conclusion inattendue dans laquelle le monstre s’efface un peu sous l’espoir de ne plus crier au loup mais de vivre avec.

 

Titre : Curse

Récit complet

Scénario : Mike Moreci et Tim Daniel

Dessin : Riley Rossmo et Colin Lorimer

Couleurs : Tamra Bonvillain

Traduction : Nicolas Meylaender

Genre : Épouvante/Horreur/Thriller

Éditeur : Ankama

Éditeur VO: Boom! Studios

Label : Label 619 (Page FB)

Nbre de pages : 112 p.

Prix : 14,90€



Publié le 28/09/2017.


Source : Bd-best


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