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Mondrian,  une évocation subtile de l'art abstrait par Lapone et Peyraud

Mondrian, l'un des premiers peintre abstrait avec sa représentation transcendantale de l'image, épure radicale du tableau effaçant toutes références du naturel visible. Rigoureux, méthodique, son néoplasticisme en font l'un des instigateurs du cubisme. Avec le concours des auteurs Lapone et Peyraud, les éditions Glénat nous dressent un portrait romancé et un hommage à cet artiste amoureux de la beauté dans une réalité particulière.

Résumé de l'éditeur : À l’origine, il y avait cette même photo que Jean-Philippe Peyraud et Antonio Lapone avaient au-dessus de leur table à dessin. Celle d’une fleur en plastique dans l’atelier de Mondrian, seul rappel du végétal dans l’univers à la géométrie implacable du peintre. C’est l’histoire de cette fleur que les auteurs ont décidé d'imaginer pour raconter Mondrian, figure majeure de l’art abstrait, dont on connaît peu de choses, si ce n’est qu’il vivait au cœur du Montparnasse des années folles et qu’il était un inconditionnel de la danse de salon...

 

 

 

® Peyraud, Lapone - Glénat Treize étrange

 

 

Mondrian est l'économe des moyens s’appuyant sur la construction d'une composition équilibrée. Figure emblématique du 20è siècle, il donne ses lettres de noblesses à l'art moderne et édulcore le monde du design et de l'architecture. L'éditeur nous propose un format assez inhabituel (28,9 x 36,8 cm) permettant d'apprécier à sa juste valeur le trait et le découpage d'Antonio Lapone. Son style caractéristique, fidèle au 30 glorieuses, s'accorde parfaitement à l'ambiance volontairement choisie par le scénariste Jean-Philippe Peyraud à qui l'ont doit déjà La trilogie "Le Désespoir du Singe" chez Delcourt ou encore  "Mise en bouche" chez Futuropolis.

 

 

 

® Peyraud, Lapone - Glénat Treize étrange

 

 

Les auteurs s'imaginent donc ce peintre dans une histoire romancée, démarrant la narration par une espèce de tir au tableau (à l'arme à feu) à défaut d'autre cible. S’enchaînant sur une sorte de métaphore de sa propre vie faite d'abstraction, de romance, de danse et de petit travaux alimentaires. Peyraud et Lapone ont fait le choix d'un récit se focalisant sur les tranches de vie du peintre menant, petit à petit , à la découverte de l'artiste tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Cet opus est scindé en deux parties, dévoilant à la 49ème page, un large sketchbook d'une quarantaine de pages du dessinateur contenant études de personnages, esquisses de planches et diverses photographies. Il se découvre comme on visite une galerie d'art, avec délectation et admiration.

 

 

 

 

La Fleur dans l'atelier de Mondrian est autant une évocation subtile de l'art abstrait qu'un magnifique album servi par le graphisme élégant d’Antonio Lapone et le scénario d’une incroyable poésie de Jean-Philippe Peyraud.

A noter jusqu'au 7 janvier 2018, l'exposition se situant rue Ernest Allard au numéro 27 à 1000 Bruxelles.

 

Titre : La Fleur dans l'atelier de Mondrian

Auteurs : Jean-Philippe Peyraud / Antonio Lapone

Nbr de pages : 88

Éditeur : Glénat

Collection : Treize étrange

Prix : 19.50 €

ISBN : 9782344008256


 



Publié le 07/12/2017.


Source : Damien Caste


Passez les fêtes sous le charme des productions de Graph Zeppelin et de Tabou éditions

Une fois n'est pas coutume, nous vous proposons de passer les fêtes de fin d'année 2017 sous le signe de l'érotisme, du charme et des formes généreuses avec les productions des éditeurs Graph Zeppelin et Tabou éditions. Faites plaisir ou faites-vous plaisir avec les cinq albums que nous allons vous détailler ci-dessous et qui donneront une touche originale à vos cadeaux de noël et/ou du nouvel an.

Commençons avec une héroïne charismatique : Red Sonja avec le titre "Le Trône du Faucon" chez Graph Zeppelin.

Résumé de l'éditeur :  À travers les plaines d'Hyrkania, une nouvelle se répand au son des cornes, cloches et cris : le Roi se meurt ! Red Sonja décide de porter secours au Roi mourant pour le protéger des tentations de sédition des peuples hyborien toujours prêt à guerroyer. À cette occasion, Red Sonja revient sur les terres qui l'ont vu naître et où le sang de ses parents a coulé de nombreuses années auparavant... Red Sonja (à prononcer Red Sonia, Sonia la Rousse), la diablesse à l'épée revient pour une aventure qui la renvoie aux sources de son existence ! Un temps partenaire de Conan dans le monde imaginaire hyborien, Sonja, la rousse guerrière d'Hyrkania, est archétype de la belle et fière femme barbare, qui trace son chemin seule et combat les méchants et les monstres propres à l'univers de héroïc-fantaisy.

 

 

 

© Bennett Marguerite / Aneke / Galindo Diego - Graph Zeppelin

 

 

Originellement créé par Barry Windsor-Smith et Roy Thomas dans Conan le Barbare, l'éditeur nous propose son retour sous la plume aiguisée de Marguerite Bennet et le pinceau affûté d'Aneke et Diego Galindo. Le récit nous relate le décès du Roi et le retour de l’héroïne en Hykranie. La diablesse de l'épée est dépeinte différemment par les auteurs et nous révèle des moments de son passé. Le découpage ainsi que la mise en scène sont dynamiques déservent bien le caractère du personnage. Sa plastique est soignée et envoûte comme auparavant. Sa combativité reste de mise avec des scènes mouvementées au moyen d'une mise en couleurs peut-être un peu trop photoshopée mais cela reste une question de goût personnel. Les fans en auront cependant pour leur compte et retrouveront la Red Sonja qu'ils ont souhaité revoir depuis longtemps. Un retour plutôt réussi par un trio d'auteurs confirmés.


Titre : RED SONJA ; LE TRÔNE DU FAUCON

Auteurs : Bennett Marguerite / Aneke / Galindo Diego

Nbr de pages : 160

Éditeur : Graph Zeppelin

Prix : 16 €

ISBN :  9791094169124

 

 

 

 

Poursuivons avec un autre album édité chez Graph Zeppelin avec le titre : Le Plastique c'est Fantastique.

Résumé de l'éditeur : Le plastique c'est fantastique et Oh Daniela, la, la, la... ça vous dit quelque chose ? Alors c'est que le groupe Elmer Food Beat a bercé vos coquines années ! Après 1 million de disques vendus, des disques d'or et de platine, l'Olympia à guichets fermés, une Victoire de la Musique, plus de 900 concerts (jusqu'à 20 000 personnes), le groupe Elmer Food Beat vous offre leurs meilleures chansons en bande dessinée ! Porté par le dessin tout en rondeur et humoristique de Katia Even et soutenu par les couleurs vives d'Hélène Lenoble, cet album est un must pour tous les fans du groupe et les férus de BD humoristiques. - Les traversées sont solitaires. - Daniela. - Ridy Oh. - Le plastique c'est fantastique. - Martine à la plage.

 

 

 

 

 

© Elmer Food Beat / Even / Lenoble - Graph Zeppelin

 

 

Il s'agit d'un projet qui fut comme le souligne en préface l'auteure Katia Even, engendré suite à un moment passé dans un restaurant ou elle fut prise d'une envie folle à réaliser en BD les chansons du groupe Elmer Food Beat. Elle nous invite à suivre (ou chanter) les paroles des chansons illustrées de planches réalisées par ses soins au graphisme manga hybride. Nous dirons ici qu'il s'agit d'un érotisme kawai (mignon) qui accompagne sans vulgarité avec les couleurs pétillantes d'Hélène Lenoble, les textes des dites chansons. Une sorte de karaoké graphique ma foi bien amusant et agréable à lire surtout quand...la plastique est fantastique.


Titre : Le Plastique c'est Fantastique

Auteurs : Elmer Food Beat / Even / Lenoble

Nbr de pages : 48

Éditeur : Graph Zeppelin

Prix : 10 €

ISBN : 9791094169155

 

 

 

 

Passons chez Tabou avec un autre album signé Katia Even. Après sa collaboration avec NEPHYLA sur les albums, La Déesse, volumes 1 et 2, elle revient avec un nouveau scénario et s'associe à une jeune illustratrice/coloriste : SOKIE

Résumé de l'éditeur : Dans une ambiance très fleurie, où les fleurs parsèment les pages de façon symbolique, Sama se pose beaucoup de questions sur sa sexualité : elle prend con science que ce n'est pas sa moitié qu'elle recherche, mais peut-être simplement son double. À travers le style semi-réaliste tout en finesse de SOKIE porté par le scénario de Katia Even, cet album nous plonge dans le déni de notre propre tendance sexuelle : qui aime-t-on sincèrement ?

 

 

 

 

© Even / Sokie - Tabou

 

Narcisse est le fils de la nymphe Liriope et du fleuve Céphise dans la mythologie grecque. Il est d'une beauté rare, digne d'être aimé des nymphes. Il fait naître le désir et pourtant personne ne peut s'en approcher. Voici donc le titre éponyme pour ce récit d'un personnage en proie à ses désirs compliqués, ses doutes et ses aspirations. Avec une narration à l'érotisme léger, la scénariste titille les sens du lecteur l’entraînant dans un récit tout aussi feutré qu'haletant. Le graphisme de Sokie est délicieusement féminin et non dénué de charme. Il est agrémenté par les couleurs de Marina Duclos pour un trio d'auteur donc 100 % féminin. Vous vous laisserez entraîner facilement dans cet opus qui relate qu'un coup de foudre s'avère souvent la trouvaille d'un bon miroir renvoyant un reflet satisfaisant de nous-même dixit la quatrieme de couverture.


Titre : Narcisse

Auteurs : Even / Sokie  

Nbr de pages : 48

Éditeur : Tabou

Prix : 14.25 €

ISBN : 9782359541120

 

 

 

 

Enchaînons directement avec une nouvelle adaptation de la Belle et la Bête, toujours chez Tabou éditions.

Résumé de l'éditeur : A 18 ans, la jolie Mirabelle habite encore avec sa mère et ses deux chenapans de frères (jumeaux) dans un petit village. Elle ne l’a jamais quitté et elle est assurément la plus mignonne de toutes les filles du patelin. Aussi, lorsqu’un courrier de son oncle Albert lui propose de passer l’été à la ville, ses yeux s’illuminent. Quelques semaines plus tard, Albert est bien au rendez-vous. Il l’emmène à l’arrière de sa charrette, dans laquelle Mirabelle finit par s’endormir. Elle se réveille en sursaut parce que des brigands les dépouillent. Sans scrupule, ils poignardent Albert et ordonnent à Mirabelle de se dévêtir. Ils lui conseillent de se laisser faire lors du viol en groupe qui va s’ensuivre… mais un peu plus loin du chemin, bien profondément dans la forêt. Mirabelle doit ainsi marcher nue pendant plus d’une heure, humiliée et terrorisée. Ils s’arrêtent dans une clairière et s’apprêtent à passer à l’acte, lorsqu’un individu caché sous une large cape rouge à capuche sort du bois et leur demande d’une voix caverneuse de la laisser tranquille. Mirabelle entend un bref combat, puis la fuite de ses agresseurs. Quand elle se retourne, l’individu s’éloigne sans un mot. Seule et perdue, elle décide de suivre sons sauveur. Mais celui-ci traverse très vite la forêt, jusqu’à un splendide château bordant un lac.

 

 

 

 

© Triff - Tabou

 

 

Ce n'est pas la première adaptation dans le genre par l'auteur. Après Blanche Neige et Cendrillon, voici donc la version érotique du conte de Gabrielle Suzanne de Villeneuve par Trif, italien autodidacte de son état. Ne vous attendez pas à un récit à la Disney ni à un graphisme du même genre ou encore moins à la ligne narrative que nous connaissons tous. En effet, la surprise est totale et c'est très bien comme ça ! Le lecteur sera agréablement surpris par des rebondissements auquel il ne s'attend pas, surtout si il est familier aux contes que l'on nous sert habituellement au fil des décennies précédentes. Rassurez-vous, la morale est préservée et l'histoire d'amour intacte, même si au fil des pages, les scènes sont parfois explicites. Dans l'ensemble c'est un premier tome très satisfaisant, au graphisme clair, fin et aux couleurs lumineuses d'Andrea Celestini. Ma mise en scène est efficace. La château des mille roses est l'agréable surprise de cette fin d'année 2017 et constitue le cadeau idéal sous le sapin.


Titre : La Belle et la Bête "Le château des mille roses"
 
Auteur : Triff

Nbr de pages : 48

Éditeur : Tabou

Prix : 14,25 €

ISBN : 9782359541168

 

 

 

 

Terminons par vous conseiller un album plus osé si vous êtes amateur du genre.

Hellina est la juge de paix des Enfers. Nul ne peut perturber l’entente entre les anges, les humains et les démons sans
lui rendre des comptes…

Hellina est une belle et sexy jeune femme qui fait un pacte avec Lucifer pour obtenir des pouvoirs surnaturels afin de ne plus subir la loi des mâles à qui elle fait, malgré elle, tourner la tête. Mais comme c’est toujours le cas, pactiser avec le Diable n’est pas anodin et elle se met dorénavant à devoir gérer les créatures de l’Enfer…

Voici une bande dessinée qui nous vient tout droit des USA. Et comme c’est souvent le cas, elle abrite monstres, super-héros, jolies poupées et bagarres. Avec Hellina les amateurs du genre ne seront pas déçus car bien servie par la nature, elle ne rechigne pas à exhiber son anatomie sculpturale, à en user et en abuser.

D’un érotisme sexy et action permanente, ce comics est le premier d’une série qui deviendra rapidement un must.

Titre : Hellina

Auteur : Jay Nitz

Nbr de pages : 240

Prix : 18,05 €

ISBN : 9782359541267



Publié le 07/12/2017.


Source : Michel D.


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 3 : Une valeur sûre  La quête de l’oiseau du temps : Avant la quête 5 – L’emprise

« - Pas elle ! Pas elle ! Pas ma chose à moi !! Vous l’avez tuée ! Comment je vais faire maintenant ? Qui va s’occuper de moi ?

-          Tu vas nous faire croire que cette furie était ta femme ? Un vieux débris comme toi !

-          Si si, elle faisait tout ce que je voulais ! Tout !

-          Tout ? Fraiment tout ?

-          Bougre de crétin ! Si t’avais mon pouvoir, tu ferais la même chose ! (…)

-          Oh, toi, tu nous intéresses avec ton pouvoir. Tu vas venir avec nous.

-          Non ! Non ! Lâchez-moi !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

© Le Tendre, Loisel , Etien - Dargaud

 

 

 

Ce malingre vieillard, haut comme trois pommes, possède la faculté de mettre sous son emprise quiconque croise son regard. Tue ! Tue ! Tue ! Sous ses ordres, une force de la nature peut se transformer en machine à tuer. Qui donc en fera les frais ?

Dans la vallée des Basses Combes, Bulrog fait combattre Bragon, lutteur masqué, afin de gagner quelques pièces leur permettant de s’acheter de quoi manger, ainsi que des lopvents afin de rejoindre la ferme de la mère du chevalier. Mais aux abords de la marche des Roches Pourpres, un grain de sable va s’immiscer dans les rouages du destin.

 

 

 

 

 

© Le Tendre, Loisel , Etien - Dargaud

 

 

 

Après Lidwine, Aouamri et Mallié, Etien est le quatrième auteur en cinq albums à se confronter, à affronter, à se surpasser sur le monde de La Quête de l’Oiseau du Temps. Comme pour ses prédécesseurs, le travail du dessinateur des « Quatre de Baker Street » est impressionnant de mimétisme. On peut mettre au défi les néophytes de trouver une quelconque discontinuité dans l’univers graphique de la série. Aiguillé par Loisel sur la direction graphique, Etien entre dans la cour des grands. Espérons qu’il y aura pris autant de plaisir que le lecteur et restera capitaine de ce vaisseau-amiral.

 

Loisel & Le Tendre ont concocté un scénario fantastique dans tous les sens du terme. Même si les albums précédents étaient bons, avec ce cinquième tome, le cycle « Avant la Quête » arrive enfin au niveau de la série mère. On accroche le lecteur, on l’empêche de refermer le bouquin, on le tient jusqu’au final, on conclue avec classe et majesté.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La quête de l’oiseau du temps : Avant la quête

Tome : 5 – L’emprise

Genre : Heroic-Fantasy

Scénario : Le Tendre & Loisel

Dessins : Etien

Couleurs : Tatti

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 64

Prix : 13,99 €



Publié le 07/12/2017.


Source : Bd-best


Biographie d'un Gaffeur, une réédition qui compile soigneusement tout l'humour de la BD franco-belge

Gaston Lagaffe est votre anti-héro préféré? Vous collectionnez le moindre atome ou la moindre particule se référant au gaffeur le plus connu de toute la planète? Alors cet album est fait pour vous.

 

Résumé de l'éditeur : C'est en 1965 que la série Gag de poche, qui compile soigneusement tout l'humour de la BD franco-belge au format poche, accueille Gaston, biographie d'un gaffeur, signé par Franquin et Jidéhem. Ce numéro spécial reprenait le mythique "numéro 0" de la série éponyme, déjà considéré comme un classique du dessin d'humour et d'aventure, ainsi que le stipulait l'en-tête de la collection.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Franquin - Dupuis

 

 

Plus de 50 ans après, à l'occasion de l'année Gaston qui célèbre les 60 ans du héros flegmatique au pull vert et en hommage à Jean De Mesmaeker qui inspira le personnage du même nom, les Éditions Dupuis rééditent cet album dans son format originel. Ces 128 pages d'humour et de fantaisie toute "gastonienne" ne manqueront pas de vous (re)plonger dans son univers d'extravagance et de joyeuses catastrophes.

 

 

 

 

© Franquin - Dupuis

 

 

 

Un petit livre pour de grandes émotions !

 

Il n'était pas aisé de retrouver l'original. Parfois au détour d'une recherche sur les sites d'enchères, il était encore possible d'en dégotter un. Tantôt en bonne état, tantôt quelques-peu délabré par l'usure du temps et des manipulations voir d'un long séjour au grenier de maman. Dupuis à donc pensé à vous en remastérisant le contenu et en vous le proposant en cartonné avec une sublime couverture sobre et lumineuse.

 

AU fil des pages, nous nous plongeons dans l'ère Fantasio. En effet, en plein milieu des années soixante, tous les personnages que nous connaissons n'étaient pas encore tous présents. Cette période est particulièrement fraîche et très amusante. Elle reflète l'état d'esprit des sixties ou légèreté et insouciance étaient de mise du moins dans le monde de la BD.

 

Il s'agit donc ici d'un concentré de gags fournit par Franquin qui en redessinât pour l'occasion de ce format de poche originel, certains et en rajouta d'autres avec le concours de ses amis Delporte et Jidéhem. Une véritable petite pépite qui tombe admirablement bien pour la période des fêtes 2017, s'inscrivant parfaitement dans la mouvance de la collection Patrimoine chez Dupuis. Les fans en sont ravis et en redemandent !!! Et moi aussi, tiens... m'enfin !

 

Titre : Gaston, Biographie d'un Gaffeur

Auteurs : Franquin, Jidéhem, Delporte

Éditeur : Dupuis

Collection : Patrimoine

Genre : humour

Nombre de pages : 128

Prix : 28 €

ISBN : 9782800157085



Publié le 06/12/2017.


Source : Michel D.


Kid Toussaint : du tonnerre de dieu et de feu, de Nola à Londres en passant par le monde des Magic 7  #1

Parmi les auteurs BD qui « marchent » du tonnerre, Kid Toussaint a une place de choix. La preuve, depuis le début de la rentrée littéraire, celui qui est entré et s’est encré dans le monde des bulles par la voie de la traduction a publié trois albums très différents. Deux ambiances déjà connues, entre la splendeur et la décadence de la Nouvelle-Orléans et le décor pop et frénétique d’une ville où les choses sont décidément bizarres depuis que sept mages se sont révélés, et une nouvelle qui plonge dans le Londres des femmes sans peur et sans reproche mais avec le magot. Dans tous les cas, ça pète des flammes.

 

 

 

 

 

 

 

© Toussaint/Servain chez Casterman
 

 

Résumé de l’éditeur : Rien ne va plus entre les sept enfants : Léo, le Spirite, file le parfait amour avec Ophélie et semble éviter ses anciens amis. Il faut dire que suite aux révélations de la bibliothèque de son père, Léo est persuadé que l’alliance des sept mages ne peut qu’être une menace pour le monde. Milo, quant à lui, a carrément disparu, enfermé dans un silo à grains par ses propres parents qui veulent l’empêcher ainsi de les manipuler par ses dons de télépathe. Quant à Farah, elle a été emmenée par ses parents chez un exorciste qui doit extraire le démon qui l’habite. Mais l’enlèvement d’Alice par des mafieux va forcer Léo à renouer avec Fabrice, l’Enchanteur, capable de donner vie à ses monstres dessinés qui vont être bien utiles pour libérer la benjamine du groupe…


 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis

 

Après s’être acquis les services de quelques pointures du Neuvième Art, Magic 7 profite de cet élan pour installer confortablement son nouveau dessinateur Kenny Ruiz et établir toute sa puissance. Dès la couverture, le ton est donné et les 48 planches de ce cinquième épisode ne la trahissent pas : la qualité graphique est revenue et bien revenue, loin des flottements de plus en plus présents au fil des trois premiers épisodes fagotés par Giuseppe Quattrocchi et Rosa La Barbera. La mise en scène y gagne en amplitude et la furie speedée et frénétique domine quasi l’intégralité de ce tome haut en couleurs pop et chaudes.

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis

 

Et si Kid Toussaint et son équipe se font plaisir en agrémentant cette histoire (qui fouine et s’insère dans un club mafieux que ne renierait pas Al Pacino) de véritable Kaïjus impressionnants, l’histoire continue de se tenir et d’avancer au pas de charge dans un bon compromis entre humour (une planche avec Buster Keaton irrésistible) et action. On continue d’adorer.

 

Série : Magic 7

Tome : 5 – La séparation

Scénario : Kid Toussaint

Dessin : Kenny Ruiz 

Couleurs : Noiry

Genre : Fantastique, Aventure

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 48

Prix : 9,90€



Publié le 06/12/2017.


Source : Alexis Seny


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 2 : Un précis de philosophie  Le chat 21 – Chacun son chat

Chacun son chat, un recueil de citations ancrées dans leur siècle.

« - Euh… Le chat, c’est moi. Je suis né en 1983 dans le journal le soir. Mon métier consiste à faire des gags à propos des grands problèmes du monde pour amuser mes concitoyens. Comme tous mes confrères, je mange des souris et des oiseaux. Mais, à choisir, je préfère des coquilles rôties au beurre blanc accompagnées d’un chablis bien frais. »

 

 

 

 

 

 

 


 

            Même si on ne présente plus le chat, celui-ci est tellement cabotin qu’après vingt albums, il a besoin de se raconter au début du vingt-et-unième. C’est sûr que sa principale qualité n’est certainement pas l’humilité. Mais il n’oublie pas dès cette introduction de rendre hommage à son créateur, le modeste Philippe Geluck. Après cette brève entrée en matière, le chat nous livre un album tout ce qu’il y a de plus banal pour un album du Chat : c’est-à-dire hilarant, tordant, poilant, bidonnant…et philosophique.

 

 

 

 

 

 

            Après la mort, l’esprit quitte le corps. Sauf chez les cons. Chez eux, ça s’est passé avant.

            J’attends l’inattendu. Je cherche l’introuvable. J’imagine l’impensable.

            Quand on boit de l’eau, on est mouillé de l’intérieur.

 

            Voici à la volée quelques-uns des aphorismes qui composent ce recueil.

            Il y a eu Sacha Guitry, il a eu Pierre Dac, il y a eu Tristan Bernard, il y a aujourd’hui Steven Wright ou Philippe Geluck. Ce belge de génie est le pape de l’humour. Son personnage assène des vérités percutantes, des évidences auxquelles on n’avait pas pensé. Au détour de réflexions, l’auteur montre également son amour pour les grands maîtres de la BD. Geluck idolâtre Hergé, Morris, Uderzo et Goscinny. C’est discret mais ça se sent.

 

            Madame Bovary, c’est Flaubert ; le Chat, c’est Geluck.

            Hé, Ben-Hur, arrête ton char ! Hé, Geluck, poursuis ton Chat !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le chat

Tome : 21 – Chacun son chat

Genre : Humour

Scénario & Dessins : Geluck

Couleurs : Dehaes

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 48

Prix : 11,95 €

ISBN : 9782203148581



Publié le 06/12/2017.


Source : Bd-best


Mirages, la première monographie consacrée à Will

La galerie Maghen édite en ce dernier trimestre 2017, un impressionnant recueil en l'honneur d'une grande figure de la bande dessinée : Will. Un écrin de 408 pages consacré à l'auteur d'Isabelle et de Monsieur Choc ainsi que bien entendu, aux emblématiques personnages de Tif Et Tondu par Vincent Odin ( il travaille notamment pour la pub, la BD et l'animation. Il a travaillé sur de nombreux projets aux éditions de La Martinière Jeunesse, Demain le Monde et plusieurs titres dans les collections Oxygène et Hydrogène). V. Odin est le créateur de la collection "Biographie en images". Sur le même principe des volumes précédents, ce livre rassemble certes, des dessins connus mais présentés sous un jour nouveau.

Cette première monographie qui lui est consacré souligne les grandes périodes de son œuvre.

Reprenons sa biographie en quelques lignes :
Tout d'abord, Willy Maltaite alias Will (né en 1927 à Anthée dans la province de Namur en Belgique) entre au début des années 1940 en apprentissage chez Joseph Gillain (Jijé) qui deviendra plus tard son ami. « J’ai appris mon métier chez lui, mais il m’a tout d’abord communiqué l’ABC du dessin. Je ne savais rien du tout et il m’a montré comment voir juste. En plus, c’était un type universel, il faisait aussi bien de la gravure sur bois que de la sculpture ou de la peinture. J’ai tout fait avec lui, sans réaliser de BD, jusqu’à l’âge de 20 ans. ».

 

 

 

 

 

© Will - Maghen 2017

 

En 1946, Will réalise tout d'abord des cartoons et des illustrations publiés dans Bonnes soirées et Le Moustique. C'est l'année départ de Jijé pour les États-Unis. A cette époque, Will réalise sa première bande dessinée en 30 planches avec le titre :  "Le Mystère de Bambochal". Un tirage de 15 000 exemplaires qui fut publié à compte d’auteur. Ensuite Charles Dupuis lui confie la série Tif et Tondu, qu'il tiendra de main de maître avec Dineur, Tillieux, Rosy et Desberg jusqu'en 1990.

 

 

 

 

© Will - Maghen 2017

 

 

En 1957, en parallèle, il aide Franquin pour les décors de l’album Les Pirates du silence. Ensuite, sur des des scénarios de Goscinny il dessine Lili mannequin  et illustre des jeux dans le magazine Record sur scénario de Charlier. Un pause de deux ans et une interruption de la série Tif et Tondu lui permet de devenir directeur artistique du journal de Tintin.
L'année 1960 le voit revenir au journal de Spirou où il animera Éric et Artimon sur scénario de Vicq. Il collabore également avec Peyo sur la série Jacky et Célestin puis sur les décors de Benoît Brisefer.
Will sera également directeur de la collection Carrousel chez Dupuis entre '66 et '69.

 

 

 

 

© Will - Maghen 2017

 

 

En 1970, il crée une nouvelle série intitulée "Isabelle" et s'adjoint la participation d'Yvan Delporte, Raymond Macherot et Franquin aux textes.

À partir de 1988, Will change de registre, se tournant vers un dessin où la couleur joue une importance de plus en plus grande. Et en 1991, il finit par abandonner définitivement la série Tif et Tondu. Avec Desberg au scénario, Will produit alors en couleurs directes Le jardin des désirs et La 27e lettre pour la collection Aire Libre, puis L'Appel de l'enfer pour P&T Production.

Will nous quitte en 2000 sans avoir terminé L'arbre des deux printemps, sur un scénario de Rudi Miel.
Il était un peintre à part entière jouant sensuellement avec les matières et les coloris.

 

 

 

 

© Will - Maghen 2017

 

 

Au fil des pages, nous découvrons donc ses écoles chez Jijé, ses travaux dans les pages du Spirou magazine, sa poésie avec Isabelle mais surtout ses peintures au lavis, à l'aquarelle et à l'huile qui furent premièrement exécutées dans le plus grand secret dans son atelier et plus tard exposées en France et en Belgique.

Le travail de documentation de Vincent Odin est impressionnant et une préface de Stephen Desberg vient agrémenté judicieusement l'ouvrage. Rédigée avec une typographie d'un autre âge, elle nous plonge par ce biais, directement dans l'ambiance d'époque. On en sentirait presque l'odeur du vieux papier. Mirages non seulement souligne la grande modestie de l'auteur mais sublime dans une composition délicieuse, son grand talent. Une mise en page soignée, de nombreux extraits de planches, d'illustrations raviront le lecteur et le fan assidu.

Cesser de ronronner, prendre des risques, se remettre en cause, se faire plaisir aussi... comme le disait Will, "Moi ce qui me fait vivre, c'est de m'amuser ! M'amuser à aller plus loin, et si possible continuer à progresser". Cette déclaration orne parfaitement la quatrième de couverture de cet admirable pavé de toile jaune vêtu. Un incontournable qui trouvera tout naturellement sa place dans votre bédéthèque.

 

Titre : Mirages

Auteur : Will

Réalisation : Vincent Odin

Pages : 408

Format : 22 x 29,7 cm

Édité par : Éditions Daniel Maghen

Prix : 59 €

ISBN : 978-235674-053-3

 

 



Publié le 05/12/2017.


Source : Damien Caste


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 1 : Une fresque historique  Mattéo 4 – 4ème époque

« - Alors, maintenant qu’on n’a plus que des copains dans cette ville, on va pouvoir proposer notre bonne volonté combattive…

-          On est venus pour se battre, on est bien d’accord… Contre qui, c’est facile, mais avec qui ? Socialistes, communistes, anarchistes ?

-          Personnellement, après ma petite expérience de 17, j’élimine les bolcheviks.

-          Mais ce ne sont pas les mêmes, ici…

-          Ah, parce que tu crois que c’est une question de géographie ? Pourquoi pas de climat tant que tu y es ? Les communistes veulent tout partager, sauf le pouvoir…

-          Un peu comme toi avec le blanc… »

 

1936 : Mattéo et ses compagnons sont en Espagne. A Barcelone, ils s’engagent auprès des combattants. Mais Roberto et Mattéo n’ont pas les mêmes opinions politiques. Amélie choisit de suivre ce dernier dans un idéal anarchiste. Combattre pour qui ? Combattre pour quoi ? A cette heure, l’action précède la réflexion. Après tout, du moment que l’on fait la révolution.

 

 

 

 

 

 

C’est une fresque historique que nous propose Gibrat. A travers l’histoire de Mattéo, l’Histoire s’écrit sous les yeux du lecteur. L’originalité est que cela ne se fait pas autour d’un événement ou d’un lieu, mais par le biais d’un voyageur, qui, refusant de rester spectateur des aventures d’un siècle, choisit de prendre son destin en mains et d’assumer des choix.

 

            Gibrat est un des meilleurs dessinateur réaliste contemporain. Les décors nous entraînent dans l’Europe du milieu XXème. Ses personnages féminins se ressemblent ? Et alors ? Elles sont si belles…

 

 

 

 

 

Gibrat est le maître de la couleur directe. Pour autant, il ne privilégie pas l’esthétisme, mais la vitalité, grâce aux coups de crayons qui restent apparents sous des tons divers. Et personne mieux que lui ne peut représenter ombres et lumières sous le chaud soleil catalan.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Mattéo

Tome : 4 – 4ème époque (août-septembre 1936)

Genre : Histoire

Scénario, Dessins & Couleurs : Gibrat

Éditeur : Futuropolis

Nombre de pages : 60

Prix : 17 €



Publié le 05/12/2017.


Source : Bd-best


Calypso, cinégénique et BDgénique, Cosey rattrape le temps perdu à courir des chimères pour suivre une petite sirène qui a bien vieilli

Après le péril jeune, c’est bien au péril vieux que nous devons faire face. Les Expendables, les braquages à l’ancienne, les vieux Rambo ou même dans Amour de Hanneke, les rides défilent sur les écrans. Et la BD intègre l’âge d’or, souvent avec bien plus de finesse qu’Hollywood. Regardez les Vieux Fourneaux, les sept héros et tous les autres. Dans son oeuvre d’après Grand Prix d’Angoulême, entre Septième et Neuvième Arts, Cosey ranime les rêves, ceux qui faisaient danser la Calypso infiniment.

 

 

 

 

 

 

© Cosey chez Futuropolis

 

Résumé de l’éditeur : En Suisse, dans les montagnes. Après leur journée, deux ouvriers se retrouvent au comptoir. À la télé, passe « Calypso », avec la mythique Georgia Gould. Gus apprend à son collègue que lorsqu’il avait 15 ans, Georgia s’appelait Georgette. C’était son premier amour. Quelques jours plus tard, Georgia est de retour au village, internée dans la luxueuse clinique dirigée par son mari. Dépossédée de tous ses biens, l’actrice déchue en est prisonnière. Gus est prêt à tout pour la libérer.

 

 

 

 

© Cosey chez Futuropolis

 

L’âge d’or est passé, l’autre âge d’or est venu, loin des sirènes, cette fois dans la quiétude des montagnes qui étouffe les détresses et étrangle la jeunesse. On peut la quitter mais elle semble toujours plus vous ramener à elle. Enchaînés que vous êtes. Encore plus quand vous creusez des trous à longueur de journée dans les rocs. Une vie de douleur et de sueur, surtout quand on a passé l’âge, mais heureusement qu’il reste le godet à partager, le soir venu. Dans ce bar où les hommes empoussiérés retrouvent forme humaine, l’improbable va se passer matérialisé en une créature de rêve luttant par sa cinégénie à travers les âges et les décennies.

 

 

 

 

© Cosey chez Futuropolis

 

Ah, Calypso, c’était quand même le bon temps, celui des fantasmes, celui où une simple fille des montagnes, tout edelweiss soit-elle, pouvait devenir une étoile. Cette femme, Gus la connaissait, la fréquentait, rêvait d’autre chose… qui ne s’est jamais réalisée. Sauf que Georgia est redevenue Georgette dans un hospice de luxe (aussi isolé que l’hôtel Overlook dans Shining!) qui, au-delà des apparences, est une prison dorée où finir des jours maudits à l’ombre d’une carrière qui a duré moins longtemps que prévu. Comme celle de Copenhague, la sirène a vendu son âme au diable; C’est sûr, peu importe le prix, il faut la sortir de là, la faire évader. Mais sera-t-elle partante, elle qui est désormais clouée sur une chaise roulante ?

 

 

 

 

© Cosey chez Futuropolis

 

Ce qui est bien avec Cosey, le lieu qu’il a choisi, la simplicité et la pureté qui s’en dégagent, c’est qu’il ne peut offrir qu’une histoire autrement que cash. Sans besoin de fleurs, d’envolées, d’effets spéciaux. Brut de décoffrage. Ces personnages, ils parlent vrai et ne perdent pas cette immense qualité lorsqu’il s’agit de passer à l’action. Éh ouais, ils ne sont pas rouillés les vieux et ils ont encore des ressources. Et ces héros différents, plus matures tu meurs (quoiqu’en fait, est-on vraiment mature quand on se lance dans une telle aventure ?), ils valent tout l’or du monde, toute la testostérone des chiens fous. Avec ça, on ne peut que céder au chant de la sirène même si celle-ci s’est écaillée.

 

Titre : Calypso

Récit complet

Scénario et dessin : Cosey

Noir et blanc

Genre : Chronique sociale, Drame

Éditeur : Futuropolis

Nbre de pages : 102

Prix : 20€



Publié le 01/12/2017.


Source : Alexis Seny


NOBody, une enquête entre le ciel et l’enfer : digne des showrunner US, Christian de Metter conforte les apparences avant de les confronter

Plus le temps, les planches passent et plus on se dit que Christian De Metter devrait s’occuper de la troisième saison, en sursis, de True Detective. Le conteur français a toutes les armes et les pistes en main. Enfin, cela dit, l’auteur n’a rien à lui  envier et tous les éléments sont réunis pour porter sa série d’anthologie, NOBody, à la hauteur de la série américaine qui avait réussi à captiver tout le monde. Ce n’est pas pour rien qu’au couperet final du deuxième album, on avait eu le souffle coupé, autant que quand Negan a sorti sa batte dans The Walking Dead. La preuve avec un avant-dernier épisode de ce premier cycle qui, une nouvelle fois, nous emmène dans une autre direction, en compagnie d’un diable menotté solidement qui pourrait être notre meilleur élément pour faire la lumière sur le mal qui nous entoure.

 

 

 

 

 

 

© Christian de Metter

 

Résumé de l’éditeur : Dans ce nouvel épisode, l’homme révèle avoir travaillé, dans les années 80, en tant que lieutenant sur une mystérieuse affaire de meurtre : le corps d’une seconde jeune fille a été retrouvé dans les bois, près de Springboro. Plusieurs suspects sont en lice…parmi lesquels M. Perkins, un tueur en série dont on n’a jamais retrouvé le corps…

 

 

 

 

© Christian de Metter chez Soleil

 

Les époques sautent et les missions se suivent et ne se ressemblent pas pour cet homme qui s’est montré sous sa figure de héros mais dont on doit pourtant se méfier. On déambule dans ses pas, dans ces bureaux mal éclairés. Et même quand le ciel est bleu pleine puissance, l’enfer sans modération nous guette. D’ailleurs qui peut bien s’en prendre à des enfants ? Qui ? C’est la question qui sera le fil conducteur de cet album en quête de souvenirs pour mieux éclaircir le présent.

 

 

 

 

© Christian de Metter chez Soleil

 

Jouant entre les intérieurs et les extérieurs, entre les éléments qu’il porte à la connaissance du lecteur ou pas, Christian De Metter continue à ouvrir la brèche, béante, qui a fait l’atmosphère malsaine des deux premier opus de cette anthologie (qui se prolongera sans doute avec une deuxième saison avec d’autres personnages, une autre époque et d’autres lieux, dixit Christian De Metter qui a imaginé quatre voire cinq saisons). C’est à tâtons que l’histoire se dévoile, confortant les apparences avant de les confronter pendant que la vérité sur le crime se fait désirer jusqu’à une dernière case encore une fois intolérable de suspense.

 

 

 

 

© Christian de Metter chez Soleil

 

Beaucoup de choses passent par l’ambiance et celle de Christian de Metter pénètre par tous nos pores. Parce qu’en soi, l’enquête n’est pas innovante mais c’est toute l’âme qui l’habite qui la rend passionnante. Il n’y a peut-être pas de corps, no body, mais il y a de l’esprit et des intentions, imparables.

Cette première saison trouvera conclusion dans un quatrième épisode : La spirale de Dante dont Christian de Metter a eu la gentillesse de nous faire parvenir un aperçu de ce qui sera la conclusion de ce tétraptyque.

 

Série : NOBody

Saison : 1

Tome : 3/4 – Entre le ciel et l’enfer

Scénario, dessin et couleurs : Christian De Metter

Genre : Polar, Espionnage

Éditeur : Soleil

Collection : Noctambule

Nbre de pages : 76

Prix : 15,95€



Publié le 01/12/2017.


Source : Bd-best


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