?>

Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Emma et Capucine sous les yeux de Jérôme et Lena : « Il faut ressentir les choix des personnages car, au-delà des coups sur le jeu d’échecs, toutes les pièces peuvent encore bouger »

À petits pas de petits rats de l’opéra ou dans les mouvements amples de danses plus urbaines, Jérôme Hamon et Léna Sayaphoum écrivent et dessinent l’histoire d’Emma et Capucine, deux danseuses que tout pourrait peu à peu séparer si elles n’étaient pas soeurs. Dans cette série jeunesse mais pas que, les deux héroïnes, pas toujours bien dans leurs chaussons et leurs baskets, doivent parfois s’affranchir des rêves de leur mère, lâcher du lest, faire face aux déconvenues, travailler toujours plus, tester les limites de leurs envies… C’est beau et souriant, le deuxième tome vient de paraître, nous en discutons avec les deux auteurs.

Bonjour Léna, bonjour Jérôme, avec Emma et Capucine, vous nous emmenez dans l’univers de la danse. Bien plus loin que l’aspect sportif, cette série regroupe des thématiques comme les choix, les rêves d’enfants et les projets de vie d’adolescents mais aussi la pression que peuvent mettre les parents…

Léna, d’où nous venez-vous ? Quand vous avez choisi un métier artistique, vos proches vous ont-ils suivie ?

Léna : Tout le monde dessine un peu dans ma famille. Et mes parents ont très vite compris que je n’étais pas fait pour les études. Ils étaient inquiets que je choisisse le dessin mais ils m’ont encouragé quand il le fallait. J’ai aussi reçu l’aide de Reno Lemaire, l’auteur du manga français Dreamland, il m’a donné des cours, des astuces. J’ai dû m’en souvenir en arrivant dans l’univers d’Emma et Capucine. Loin de mon travail dans le cinéma, ici, je devais travailler sur tout et toute seule. C’est peu dire que j’étais incertaine sur chaque étape. Sur le tome 2, ce fut beaucoup plus libre.

 

 

 

 

Recherches © Léna Sayaphoum


 

Vous, Jérôme, je crois que vous avez connu un revirement total dans votre vie, vous qui étiez… analyste financier avant d’écrire des BD.

Jérôme Hamon : C’est vrai, à un moment de ma vie, j’en suis arrivé au constat que je ne me projetaispas dans ma vie professionnelle. J’avais l’impression de mener la vie de quelqu’un d’autre. Bien sûr, mes études je les avais bien réussies mais elles ne m’avaient pas amené vers le job de mes rêves. Est venue la fatidique question : que vais-je faire de ma vie, maintenant ? Dans ce questionnement, c’est l’envie de raconter des histoires qui m’a le plus parlé.

Vous arrivez tel Billy Elliot dans la BD !

Jérôme : J’ai très vite eu envie de collaborer avec elle autour d’une thématique commune. Et il se trouve que j’étais fasciné par la préparation de ma fille aînée avant de partir à son cours de danse. Je la voyais s’installer, en tutu, devant le miroir et se regarder… se projeter ! La part de rêve est impressionnante chez cette gamine qui se mettait à rêver à quelque chose si loin de sa réalité, à être danseuse étoile.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Il faut dire que quand j’ai quitté New York, j’étais un peu dans la même situation qu’Emma et Capucine. Je pense que les parents ont le rôle d’accompagner leurs enfants, d’amener leur rêve à être plus réaliste. Que ce soit dans la danse ou d’autres domaines, à appréhender la vraie vie, celle derrière les paillettes qui peuvent séduire, pour éviter toute désillusion. Cet album, c’est une manière de prendre conscience et de faire prendre conscience.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Moi, je n’ai pas vraiment eu d’aide dans mes choix. Je n’ai pas eu de retour, je me suis retrouvé livré à moi-même, sans avoir pu considérer le fait qu’un jour je devrais choisir un métier. J’ai été laissé extrêmement libre, en fait. J’ai étudié mes cours sans en voir la finalité. J’étais attiré par le domaine scientifique, j’aimais comparer les sociétés, les cours de la bourse. C’était très intéressant jusqu’à ce que ça devienne… ma vie. Ce n’était plus un jeu, on ne fait pas de l’analyse financière comme on résout un sudoku.

Jérôme, l’analyste se cache-t-il encore parfois dans l’ombre du scénariste ?

Certainement, dans les points positifs, je pense que cela influence ma manière d’être très structuré, cartésien, rationnel. Mais, d’un autre côté, je dois parfois mettre cette casquette de côté, me laisser porter par les choix dont je suis maître. Il ne faut pas tout analyser. S’il faut des lignes narratives, il faut aussi ressentir les choix des personnages; voir, au-delà des coups sur le jeu d’échec, toutes les pièces qui peuvent encore bouger.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Léna, pour vous, c’est donc votre première série, vos premiers albums.

Léna : Oui et, pour tout dire, quand Jérôme est arrivé avec son projet, j’ai eu un peu peur et j’ai… refusé. Il m’a tanné, j’ai fini par accepter.

Jérôme : Je n’avais pas vraiment en tête d’en faire une série. Ce devait être un one-shot concentré sur un personnage qu’on a ensuite différencié en deux soeurs.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Léna : Cela nous a permis d’avoir deux personnalités différentes, indissociables – j’aime les deux – mais aussi de nous intéresser à la diversité de danses. J’en ai fait pendant six ou sept ans, du jazz, du contemporain, de l’urban jazz, du ragga mais aussi du classique.

Il vous a du coup été plus facile de mettre ces deux danseuses en scène ?

Léna : Il m’a fallu me replonger dans ce monde. Refaire quelques mouvements, aussi, parfois. Le papier, ça ne bouge pas !

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

 

Et cette rencontre avec Léna ?

Jérôme : On s’est rencontré, on s’est entraidé, on a échangé, on s’est surtout poussé l’un et l’autre. Les retours de Léna m’ont ainsi permis d’ajouter plein de choses. Léna, c’est l’oeil du metteur en scène. Au moment où j’étais en quête de collaboration, j’ai vu ses dessins sur Instagram. C’était très personnel, sa gestion de la lumière m’a séduit.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum

 

Puis, c’est animé ?

Jérôme : Oui, très cinématographique, et ça, c’est aussi ma culture.

Léna : C’est dans ce monde-là que j’ai commencé, dans la modélisation 3D. Je m’occupais de la modélisation des corps, des personnages avant de passer mon travail à d’autres. Je devais attendre la fin de la création pour vraiment voir le résultat du film sur lequel nous avions bossé.

Mais je préférais le dessin qui, à vrai dire, ne m’a jamais lâché. Mais ce passage à la 3D l’a amélioré. J’ai complètement changé ma manière d’éclairer les scènes, par exemple, dans la texture, la manière dont la peau réagit à la luminosité.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Et les regards !

Léna : Les expressions, ce fut aussi du boulot. Parce que finalement, tout leur travail, les sacrifices et les heures d’entraînement, devait passer dans le regard des deux héroïnes, dans les différents sentiments qui vont les accompagner.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Puis il y a les ombres auxquelles vous semblez accorder beaucoup d’importance ?

Léna : L’ombre et la lumière sont les deux faces d’une seule et même chose. L’un met en valeur l’autre, et vice-versa.

Par contre, j’ai beaucoup plus de mal avec les décors. Comme l’Opéra. Nous avons d’ailleurs voulu nous y rendre… Pas de chance, c’était fermé !

 

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum


Cela dit, le cinéma s’est intéressé à la danse, des films vous ont-ils inspirés ?

Jérôme : Je pense inévitablement à Black Swan et Billy Elliot. Puis, il y a le magnifique documentaire sur Benjamin Millepied, La relève : histoire d’une création, et qui s’intéresse au processus de création du ballet “Clear, Loud, Bright, Forward”.

Si on quitte le grand écran, il y a aussi cette série documentaire, Graines d’étoiles, qui suivait une année scolaire à l’école de l’Opéra de Paris. Des professeurs aux élèves, en montrant toute la vie mais aussi la réalité et l’envers du décor, des paillettes.

J’ai l’impression que c’est un monde dans lequel on peut être les meilleurs amis tout en étant ennemis. La concurrence est rude, non ?

Jérôme : La danse, c’est un monde magnifique, j’y ai vu tellement d’enfants heureux. Mais, la concurrence est bel et bien présente et il y a peu d’élus. Je pense que malgré la fraternité qui peut régner, ce constat reste présent dans l’esprit des enfants, quand ils se regardent, qu’ils se comparent. C’est difficile à gérer, sans doute. Rien n’est tout noir ou tout blanc, on peut être amis, certainement, mais il y aura toujours cette dose de chacun pour soi.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Pour revenir à ce que je disais tout à l’heure, je pense qu’il est important que les parents laissent rêver leurs enfants. Et si, à un moment, ce rêve devient plus concret, les parents doivent être là en garde-fou, préserver leurs enfants tout en montrant leur soutien. C’est si dur de réaliser un rêve ! Il faut un équilibre, ne pas y aller à coups de clichés mais apporter de la nuance, de l’enthousiasme. Et que ce soit les personnages qui l’amènent : je m’efforce de ne pas prendre position dans la BD tout en veillant à ce que si un personnage dit quelque chose, un autre puisse lui opposer un avis différent.

 

 

 

 

© Hamon/Sayaphoum chez Dargaud

 

Des avis, il y en a pas mal. Votre travail très suivi sur les réseaux sociaux, non ? Tant sur la page d’Emma et Capucine que sur votre page personnelle, Léna.

Léna : C’est vrai. Au départ, j’ai commencé à partager mon travail pour trouver du boulot. Aujourd’hui, ça me permet de tenir au courant ceux qui me suivent, de montrer des bonus.

 

 

 

 

© Sayaphoum

 

Sur combien de tomes est prévue cette série ?

Jérôme : Six, sept, huit… le temps qu’il faudra pour faire évoluer les personnages. C’est agréable d’avoir ce luxe, ce confort, de pouvoir compter sur plusieurs tomes pour raconter une histoire. Comme Nils qui sera une trilogie.

Merci à tous les deux ! En attendant le troisième album, on ne peut donc qu’encourager le lecteur à vous suivre sur la page Facebook dédiée à Emma et Capucine.

 

Propos receuillis par Alexis Seny

 

Série : Emma et Capucine

Tome : 2 – Premiers doutes

Scénario : Jérôme Hamon

Dessin et couleurs : Léna Sayaphoum (Page Facebook)

Genre : Jeunesse, Sport, Initiatique

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 56

Prix : 9,99€



Publié le 09/10/2017.


Source : Bd-best


BD Rumes 2017,  une nouvelle édition cette année

6ème édition organisée par l'association BD-Rumes.

Au programme : Exposition, Bourses BD et séance de dédicaces.

Chabert, Arinouchkine Andreï, Bénéteau, Bodart, Bonnet, Charlot, Coppée, Dubois, Frasier, Hamo, Jenfèvre, Jérémy, Karl T., Liberssart, Le Hénanff, Maba, Demare, Taymans, Brazao, Popescu, Dillies, Tarumbana, Stedo, Winoc, Fourquemin.

Entrée : 3€ (gratuit pour les moins de 12 ans).

Lieu : Place du Docteur Bocquet B-7610 Rumes

Contact : Olivier LEROY par mail leroy.olivier@gmail.com

Web : http://www.bd-rumes.be/


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 25/11/2017 au 26/11/2017.

Publié le 09/10/2017.


Source : Bd-best


Expo Before & Afterz, Charles Berberian à la galerie Huberty & Breyne Paris

Tout en nuances, Charles Berberian croque notre époque avec humour et élégance. A l’occasion de la parution de son nouvel album Afterz, publié par Fluide Glacial, Huberty & Breyne Gallery expose à Paris les travaux de Charles Berberian. Découvrez la manière dont il a travaillé sur ses planches de bande dessinée parues dans l’hebdomadaire féminin Grazia, venez admirer ses illustrations pour l’habillage de la palissade du chantier de la Samaritaine, retrouvez ses dessins en couleur réalisés lors de concerts dessinées ou encore des scénettes construites pour Chat Chat Chat, un livre CD de Pascal Parisot…

Cette exposition permet d’entrer dans le très riche univers d’un artiste en perpétuelle recherche graphique, qui nous a également confié quelques images personnelles particulièrement poétiques. En couleur comme en noir et blanc, ce Grand Prix d’Angoulême ne cesse de surprendre !


Vernissage le jeudi 12 octobre 2017 à partir de 18h30

Huberty & Breyne Gallery Paris
91 rue Saint-Honoré
75001 Paris

https://www.hubertybreyne.com


Pays : France

Date de l'événement : du 13/10/2017 au 10/11/2017.

Publié le 09/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #6 : Betty Boob, un sein vaut mieux que deux tu n’en auras plus

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 6 en compagnie d’une héroïne qui se relève et se révèle dans l’épreuve et la transformation physique post-cancer.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Résumé de l’éditeur : Elle a perdu son sein gauche, son job et son mec. Elle ne le sait pas encore, mais c’est le meilleur jour de sa vie.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Peut-être que c’est un joli hors-sujet ? Peut-être. Pourtant m’est avis que quand on parle de monstre dans nos vies de tous les jours, le cancer truste nos pensées aux côtés des terroristes et autres phénomènes de notre superbe monde moderne. Le cancer qui fait de ses victimes des monstres que la société actuelle peine parfois à regarder dans le fond des yeux ou dans… les seins.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Alors pourquoi ne pas mettre Betty Boob dans ce topic ? D’autant que notre Betty new generation va très vite goûter à l’art du déguisement porté par Halloween. Pourtant, pour l’instant, l’héroïne bien ordinaire de Véro Cazot et l’intenable Julie Rocheleau a le moral en berne. Rongée par le cancer, Elizabeth n’a pas eu d’autre choix que de se faire amputer d’un sein, comme on s’enlève, comme on s’arrache une part d’identité sous une balafre que tout le monde va immanquablement remarquer.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

À commencer par la patronne de la chaîne de produits de luxe dans laquelle Elizabeth est caissière et dont le dress code pousse chacune à avoir une poitrine en bonne et due forme ! Et en matière de petite forme, son mari vole la vedette à la future Betty car un sein en moins, c’est tue-l’amour.

 

 

 

 

Recherches © Rocheleau


 

Par chance, notre patiente peut compter sur l’intervention des deux doctoresses de l’espoir et du décalage que sont Véro Cazot et Julie Rocheleau qui ne nous laissent pas pleurnicher sur le sort de cette héroïne condamnée à ne plus être elle-même. Utilisant toute la force de conviction et de frénésie dont est capable cette chirurgienne esthétique qu’est Julie Rocheleau (vous avez lu La colère de Fantomas ? Non ? Foncez!!!), Véro Cazot sort des considérations médicales pour ouvrir la porte du burlesque.

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Une sortie de secours, une reconstitution parmi tant d’autres pour les corps que la vie et la maladie n’ont pas épargnés. À l’économie des mots (deux-trois phrases et une vraie chanson rétro et cabarettiste conçue pour l’occasion par la scénariste, le compositeur Mr. Meuble et la jeune chanteuse Clemy Snow), les deux auteurs proposent à leur héroïne pas dans son assiette de converger vers un monde dont elle ne connait rien, caché au plus profond d’elle-même : le monde de la nuit, des cabarets, des êtres du spectacle à tendance freak…

 

 

 

 

© Cazot/Rocheleau chez Casterman

 

Un monde dans lequel Elizabeth pénètre hésitante, le domptant tour à tour ou le fuyant. Se servant de l’épreuve pour mieux se révéler et tirer parti de sa nouvelle singularité. Dans cet fresque complètement graphique, Véro Cazot a laissé les clés à Julie Rocheleau qui, dans toute sa générosité, tire une oeuvre inclassable, fulgurante. C’est grandiose mais pas gratuit, il y a du fond et du propos qui pousse à contrebalancer les défauts et défaites de la vie par un intense besoin d’être soi, plus que jamais. Et n’en déplaise au regard des passants.

Alexis Seny

 

 

Titre : Betty Boob

Récit complet

Scénario : Véro Cazot

Dessin et couleurs : Julie Rocheleau

Genre : Drame/Burlesque/Aventure

Éditeur : Casterman

Nbre de pages : 184

Prix : 25 €



Publié le 09/10/2017.


Source : Bd-best


CP FIBD JEUNESSE / PRIX SCOLAIRES  COMPOSITION DU JURY JEUNESSE

Les prix scolaires

Depuis 2007, le Festival collabore avec le Ministère de l’Education nationale autour de différents projets au sein des établissements scolaires. Ainsi, le Prix des Écoles d'Angoulême, le Prix des Collèges et le Prix des Lycées sont le fruit d'un travail mené sur toute une année entre élèves et enseignants.


Chaque année, 4 classes d’école élémentaire (Prix des Écoles d'Angoulême), 8 classes de collège (Prix des collèges) et 10 classes de lycée (Prix des lycées), issues d’établissements du Rectorat de Poitiers et de l’Inspection Académique de la Charente, choisissent 1 album lauréat au sein d’une sélection de 5 albums. Pour l’édition 2018 du Festival, plus de 100 écoliers, près de 220 collégiens et 250 lycéens composent les jurys des prix scolaires.
 

Les 3 sélections sont établies par Claire Simon, professeure de français et conseillère académique lecture, écriture, bande dessinée auprès du rectorat de Poitiers, et par Ezilda Tribot, responsable Jeunesse et Jeune Création du Festival International de la Bande dessinée. Ces sélections réunissent des albums choisis pour leur intérêt narratif, pédagogique et graphique (publiés entre le 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017 pour le Prix des écoles, et entre le 1er septembre 2016 et le 31 août 2017 pour les Prix des Collèges et des Lycées).
 

Chaque enseignant participant est formé et accompagné de façon à être pleinement autonome, à la fois pour l’étude des albums en classe et lors du déroulement du vote des élèves.
 

Au début du mois de janvier, les classes participantes transmettent leur classement des albums. Une moyenne entre toutes les classes est établie, ce qui permet de distinguer les trois albums lauréats. À l’occasion du Festival, tous les élèves ayant pris part au vote viennent à la rencontre des auteurs lauréats, au cours de quatre rencontres programmées le jeudi et le vendredi. Les auteurs des albums récompensés reçoivent officiellement leur trophée le jeudi 25 janvier 2018, lors de la cérémonie des Prix Découvertes (où sont remis tous les prix jeunesse du Festival).

 
Pour le Festival, cette action menée conjointement avec des établissements scolaires du territoire apparaît fondamentale. Ce travail collectif avec les scolaires aide en effet à la diffusion du médium bande dessinée, et permet de faire reconnaître le 9e art comme un support pédagogique incontournable, à même de sensibiliser des lecteurs de différents âges.



Publié le 09/10/2017.


Source : Bd-best


Journée enseignants au Musée Hergé

Vous êtes enseignant ? Dans ce cas, profitez de la "Journée enseignants" qui se déroule le mercredi 8 novembre au Musée Hergé ! Sur présentation de votre carte d'enseignant, vous bénéficierez de l'accès gratuit à la visite avec audio guide. Vous aurez également l'opportunité de découvrir les valises pédagogiques du Musée Hergé. Notre équipe sera présente pour vous donner toutes les informations nécéssaires et répondre à toutes vos questions.

Musée Hergé
rue du Labrador 26, 1348 Louvain-la-Neuve.

+32 (0) 10 48 84 21

www.museeherge.com


Pays : Belgique

Publié le 09/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #5 : l’homme (invisible) est un loup pour l’homme

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 5 dans les traces (puisqu’il n’y a que ça pour nous guider) de l’homme invisible.

 

 

 

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat



Résumé de l’éditeur : Alors que le paisible village d’Ipen imagine qu’il est hanté par un fantôme, Griffin, l’Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra…

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat

 

En attendant son incarnation prochaine sous les traits (c’est un euphémisme) de Johnny Depp, l’Homme invisible livre sa fin tragique dans ce deuxième tome du récit concocté par Dobbs et Chris Regnault. Et s’il est toujours aussi nu comme un ver pour passer le plus inaperçu possible (c’est peine perdue), celui qui était jusqu’ici un inconnu décide de se dévoiler à l’homme chez qui il a trouvé refuge : le docteur Kemp.

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat

 

Commence alors et à rebours l’histoire d’un albinos têtu et obstiné par la volonté d’être un fantôme plus vrai que nature dans « le vide ordinaire de la vie » et hors de… vue. Celui qui s’apprêtait à devenir un monstre dont le coeur serait un peu plus dissimulé s’appelle (s’appelait ?) en réalité Griffin.

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault

 

Trouvant une entrée suffisamment forte pour cultiver l’énigmatisme, se distancier du roman de Wells et mener joliment le premier tome; le duo d’auteurs revient de plein fouet à ce qui faisait le sel du cultissime ouvrage de Wells : l’identité et la personnalité de cet homme qui voulait à tout prix devenir invisible et les raisons de sa colère qui, bientôt, explosera et sèmera la fièvre, le sang et le feu. Des brouillards de la ville à la nuit irréparable et qui changera tout de la quiétude de ce qui était jusqu’ici un havre de paix, Chris Regnault confirme tout son talent à réussir l’incroyable et en parvenant à mettre en dessin l’invisible.

 

 

 

 

© Dobbs/Regnault/Meloni/Arancia Studio chez Glénat

 

Non content de berner la police lancée aux trousses de cet agresseur insaisissable (qui se révèle être un véritable terroriste), le dessinateur réussit aussi à faire perdre de vue son personnage aux lecteurs. Le tout dans une mise en scène ultra-dynamique et dans une ambiance digne de Sleepy Hollow à laquelle les couleurs de Regnault et du Studio Arancia ne sont pas étrangères. Ça tabasse !

 

Alexis Seny

 

Titre : L’homme invisible

Tome : 2/2

D’après le roman de HG Wells

Scénario : Dobbs

Dessin : Chris Regnault

Couleurs : Chris Regnault, Andrea Meloni et Arancia Studio

Genre : Fantastique

Éditeur : Glénat

Collection : HG Wells

Nbre de pages : 56

Prix : 14,5€



Publié le 06/10/2017.


Source : Bd-best


Enrico Marini présent au Paris Games Week

Du 1er au 5 novembre 2017 l'éditeur Urban Comics sera présent au Paris Games Week. Vous pourrez les retrouver au Stand Urban Comics HALL 2.2 B 021.

Cet événement sera l’occasion idéale de découvrir Urban Games, le label jeux vidéo d’Urban Comics avec entre autre The Witcher, Injustice, Street Fighter…

Enrico Marini (Scorpion, Les aigles de Romes…) sera également présent à l’occasion de la sortie de son album Batman – The Dark Prince Charming.

Adresse : Parc des expositions Paris Expo – Porte de Versailles, Paris



Publié le 06/10/2017.


Source : Bd-best


Alix, l’art de Jacques Martin, une expo au FIBD

À l’occasion des 70 ans d’Alix, le célèbre personnage romain créé par Jacques Martin (1921-2010), le Festival International de la Bande Dessinée et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image présentent en janvier 2018 une exposition exceptionnelle, qui réunira plus de 150 œuvres originales.

Alsacien de naissance, Jacques Martin s’installe à Bruxelles en 1946, l’année de la naissance du journal Tintin. Il rejoint bientôt l’hebdomadaire des 7 à 77 ans, et le 16 septembre 1948 apparaît un tout nouveau personnage : Alix. Au crépuscule de la république romaine, le jeune aventurier d’origine gauloise voyage avec son jeune compagnon Enak tout autour de la Méditerranée, en Asie mineure, en Gaule, en Afrique, en Grèce, et même jusqu’en Chine. Inspiré par les historiens du XIXe siècle, passionné par Flaubert et Yourcenar, Jacques Martin écrit et dessine les aventures  d’Alix en s’appuyant sur une documentation très riche. Il représente ainsi un monde complexe, avec en toile de fond la rivalité entre César et Pompée mais aussi la vision d’un idéal perdu, incarné par la défunte civilisation grecque…

Toujours droit et vaillant, Alix ne tarde pas à refléter les préoccupations de son auteur et à révéler de nombreuses aspérités, parfois assez éloignées des canons de la bande dessinée franco-belge de son époque. Plutôt que de créer un héros qui ne serait qu’édifiant pour le jeune lecteur, Jacques Martin préfère en effet confronter son personnage au réel et à des choix parfois compliqués, à des conflits humains dont Alix ne sort pas toujours grand vainqueur.

L’exposition reviendra sur l’esthétique de Jacques Martin et sur les spécificités de cette œuvre riche, prolongée dès le début des années 1950 par la création du personnage contemporain de Lefranc, sans oublier les multiples collaborations de Martin au journal Tintin. Assurant pendant plusieurs années la chronique automobile et aéronautique de l’hebdomadaire, l’auteur est également de 1954 à 1972 l’un des piliers du Studio Hergé, travaillant aux côtés du créateur de Tintin sur différents albums tout en continuant à publier ses propres séries. Jacques Martin a ainsi réalisé une œuvre qui court sur plus de 60 ans, et dont certaines pièces d’exception seront exposées à Angoulême.

 

 



Publié le 05/10/2017.


Source : Bd-best


Sylvain Runberg et Olivier Boiscommun en expo au CBBD pour Le Règne tome 2

La nouvelle série Le Règne, première collaboration de deux auteurs de talent, promet de bons moments de lecture.

Le scénario est signé Sylvain Runberg, un spécialiste de l’écriture de polars et d’histoires à suspens. Le scénariste projette ici le lecteur dans un univers chaotique peuplé d’animaux surprenants où l’homme a disparu. Le long périple des héros pour rejoindre le Shrine, seul endroit de salut possible, est riche en actions et rebondissements...

Le dessinateur Olivier Boiscommun livre de remarquables planches réalisées à l’aquarelle. Sa maîtrise de la couleur, son dessin et son dynamisme portent cette histoire originale.

En exposant une sélection de planches du deuxième tome en sa Gallery, le CBBD est heureux de contribuer à faire découvrir cette nouvelle série animalière, qui renouvelle le genre et ne ménage pas son suspense…

Mélanie Andrieu, Centre Belge de la Bande Dessinée

 

Quelque part dans le futur, dans les ruines de notre civilisation, l’Humanité semble avoir disparu de la surface de la Terre pour laisser place à une nature déchaînée. Y vivent désormais des peuples d’animaux condamnés à l’exode saison après saison pour survivre aux fléaux qui balaient le globe. Parmi eux, un trio de mercenaires épris de liberté, au passé trouble voire douloureux, tente d’escorter un clan vers le Shrine, un énigmatique sanctuaire… Mais la route est aussi longue que dangereuse… Un récit post-apocalyptique somptueux qui vous prend aux tripes dès la couverture, et dont la richesse semble infinie.

Né en Belgique, Sylvain Runberg a vécu et étudié en France, en Angleterre et en Suède. Titulaire d’une maitrise d’Histoire, ayant travaillé en librairie et dans l’édition, il devient scénariste à l’âge de 33 ans. 15 ans plus tard, c’est plus de 70 albums qu’il a publiés. A l’aise dans tous les genres, Runberg signe une œuvre pluriculturelle recelant de nombreuses pépites telles Millenium avec Homs et Man, Orbital avec Pellé et Reconquêtes avec Mivilles-Deschêne.

O.G. Boiscommun est dessinateur et scénariste depuis 25 ans. Dès sa première apparition en BD, il impose son style réaliste teinté d’onirisme, de fantastique et de couleurs directes à toutes les séries qu’il approche (Meutes avec Dufaux, Troll avec Sfar et Morvan, Halloween en solo), souvent baignées de fantasy ou d’aventures. Le Règne est sa première collaboration avec Runberg, et son premier récit animalier, saisissant d’expressivité et affirmation, s’il en fallait encore une, du talent de cet artiste complet.

Les éditions Le Lombard

 

CBBD

Rue des Sables 20, 1000 Bruxelles

https://www.cbbd.be


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 10/10/2017 au 19/11/2017.

Publié le 05/10/2017.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2017