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Le Testament de William S. André Juillard a un trait classieux. Il a enfilé les bottes de Jacobs tout en gardant son style

  « - Depuis les émeutes de Notting Hill, les plaintes pour attaques de bandes de Teddys se sont multipliées. Ecoutez ça : ˝ Hier soir, le nouveau premier secrétaire de l’ambassade d’Allemagne a été agressé dans Kensington Gardens ˝ En haut lieu, on se demande si, derrière ces attaques, il n’y a pas une tentative de déstabilisation des autorités britanniques. C’est pourquoi nous avons fait appel au MI5 et nous exigeons une collaboration étroite entre vos services. Nous attendons des résultats rapides. Me suis-je bien fait comprendre, gentlemen ? »

            « - L’inspecteur-chef et moi avons déjà travaillé ensemble avec succès, Sir Isaac. Nous allons réunir nos équipes dès cet après-midi. »

            « - Vous pouvez compter sur nous nous, Monsieur. »

 

            Sir Isaac Hayward a convoqué Francis Blake, chef du MI5, et Glenn Kendall, inspecteur-chef de Scotland Yard. Tous deux ont déjà déjoué les machiavéliques plans de la Marque Jaune. Ils vont cette fois-ci pénétrer les dessous de la jeune bourgeoisie londonnienne dans une affaire liée à la carrière du célèbre dramaturge William Shakespeare, dont l’œuvre et le mystère amèneront Philip Mortimer dans les caves vénitiennes.

 

 

 

 

 

 

            André Juillard a un trait classieux. Il a enfilé les bottes de Jacobs tout en gardant son style. Il parvient à immerger le lecteur de façon impressionnante, aidé par les couleurs de Madeleine Demille. Lorsque les spectateurs assistent à une représentation théâtrale, on est avec eux. Par ailleurs, comme une réminiscence ou une envie d’un retour aux sources, dans cet album, Juillard excelle dans des clins d’œil aux 7 vies de l’épervier lors de courts flash-back moyenâgeux. Hyronimus semble à la porte de certaines scènes.

 

            Yves Sente a choisi un thème connu : l’ambiguïté sur la personnalité ayant signé ses œuvres sous le nom de Shakespeare. Etait-il lui-même ? Blake et Mortimer se trouvent ainsi impliqués dans une affaire qui a tout pour être plausible. Dans son application scolaire à faire du Jacobs, l’ancien directeur éditorial du Lombard pousse un peu trop loin le bouchon. Même si les albums de Blake et Mortimer ont la réputation d’être bavards, celui-ci l’est tellement que les dessins de Juillard semblent parfois minuscules et étriqués. Même s’il est vrai que pour faire du Jacobs, il faut de longs récitatifs parfois redondants avec l’image, attention à ne pas trop se rapprocher de la parodie.

 

            On attend maintenant avec impatience la suite de L’onde Septimus, scénarisée par Jean Dufaux, album fort controversé mais dont les auteurs n’ont absolument pas à rougir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blake et Mortimer

Tome : 24 - Le testament de William S.

Genre : Aventure/Polar

Scénario : Sente

Dessins : Juillard

Couleurs : Demille

Éditeur : Blake et Mortimer

Nombre de pages : 64

Prix : 15,95 €

ISBN : 9782870972427



Publié le 03/01/2017.


Source : Bd-best


Télé Mac: faites gaffe, il y a un ours à tout faire qui travaille chez vous!?

On connaissait l’ours anthropomorphe de Benoit Feroumont, voilà celui du Dominique Le Bagousse. Designer textile pour la mode enfantine, illustrateur et graphiste par-dessus tout, le Nantais s’adonne au télétravail et, au bout d’un moment, il en a eu (gentiment) marre des remarques qu’on pouvait lui faire sur « son vrai métier » et de la condescendance quand il disait qu’il avait une tendinite à cause de la… souris. Puis, c’est vrai quoi, comment peut-on travailler chez soi, quand il faut nourrir le chat, repasser et replier les vêtements, faire les courses, envoyer le courrier…? « Voyons mon vieux, c’est impossible, comment cela se pourrait-il? ». On les imagine, c’est bien-pensants qui aiment à rabaisser les autres en société.  Alors du coup, Dominique a gardé son sang-froid et pris sa palette graphique pour faire un livre un peu autobiographique, beaucoup humoristique: Télé Mac, Chroniques d’un créatif à la maison.

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Résumé de l’éditeur: Comment se concentrer quand nos enfants sont dans la pièce d’à côté ? Est-il possible de garder son calme quand un client nous refait faire 15 fois un dessin ? La notion de week-end et de vacances a-t-elle encore un sens pour les travailleurs à domicile ?

 

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Choix personnel ou stratégie d’entreprise, le télétravail est en expansion et permet désormais aux travailleurs des domaines qui le permettent de mieux aménager et faire coïncider vies privée et professionnelles sans perdre trop de temps et d’énergie dans des déplacements désormais superflus jusqu’au lieu de travail. Mais « travailler en pantoufle et en pyjama » selon ce que s’imaginent certains, avaler des boîtes de sardine en vitesse à midi et les grignotages (ignobles tentations tout au long de la journée) sans compter la procrastination toujours un peu plus séduisante tandis que les personnes extérieures vous prennent pour un mollusque, tout ça n’est pas sans risque. Parce que travailler à la maison, n’allez pas croire que c’est de tout repos.

 

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Non, non, non, que du contraire, et, en plus, c’est sujet à quelques gags plus qu’inspirés de la vie réelle et en proie à la solitude. Comme ce périmètre installé autour du bureau pour limiter au maximum les disparitions de la gomme et du scotch, ce chat qui commence à vous parler dans la maison bien trop silencieuse ou ces remèdes à la motivation qui, comme les tentatives de se soumettre à une alimentation saine et équilibrée face aux appels du frigo et de sa junk food, ne durent jamais longtemps. Puis, il y a ces contacts avec l’extérieur; le chef qui, à force de modifier vos projets, vous fait tourner en bourrique, et le temps qui passe de manière affolante alors que vous vous êtes résolu depuis longtemps à ne plus le compter. Non, résolument, le télétravail n’est pas sport de glandeur. Alors comprenez qu’il s’agit de bien choisir le bon fauteuil puisque vous allez y passer la majorité de votre temps tout en essayant de ne pas se faire dévorer par la machine.

 

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Dans le récit quotidien que Dominique fait du télétravail en ours bien léché, à coup de métaphores et d’anecdotes qui sentent le vécu, on s’amuse beaucoup à découvrir l’envers du décor. Rivalisant de bonnes idées et sans s’encombrer de détails superflus, Dominique réussit une oeuvre tout public, geek mais pas trop, qui plaira autant à ceux qui télétravaillent comme à ceux qui les entourent, les soutiennent ou ne les comprennent tout simplement pas. Bref, l’humour ébranle toujours aussi bien les clichés!

 

Alexis Seny

 

Titre: Télé Mac

Sous-titre: Chroniques d’un créatif à la maison

Recueil de gags

Scénario, dessin et couleurs: Dominique Le Bagousse

Genre: Humour, Gag, Autobiographique

Éditeur: Pyramyd

Nbre de pages: 160

Prix: 16,5€



Publié le 24/12/2016.


Source : Bd-best


Thorgal,

Thorgal est fait prisonnier dans la ville de Bag Dadh par des adeptes de la magie rouge. Ils emploient la torture pour qu’il comprenne que son fils est Aniel réincarné. Ils adorent « l’eau et le feu ». Seul Aniel est capable de manier cela ! Thorgal essaie de parler à son fils, il est alors mis au cachot ! Il réussit à se libérer. Il veut ramener son fils dans le Northland. Ses amis viennent l’aider ! Aniel maîtrise maintenant le feu écarlate. Il va devenir Kahaniel pour écraser l’armée de Magnus !

 

 

 

 

 

Un tournant !

Ce nouveau Thorgal est un tournant dans la série-mère. C’est Xavier Dorison qui succède à Yves Sente et Jean Van Hamme. C’était assez difficile à cause des autres séries, les spins off qui sont venus pour enrichir cet univers héroïco-nordique merveilleux. Ce sont Kriss de Valnor, Louve et la jeunesse de Thorgal. La série principale s’essouffle un peu. Dorison fait de son mieux, mais les liens entre père et fils sont bizarres. On est donc dans la magie occulte et très loin de la puissance des dieux du nord. Rosinski, le dessinateur, paraît lui aussi perdre de la puissance et déçoit un peu…

Le prochain album réunira les spins offs à la série-mère. On l’attend donc avec impatience…

Jean Jacobs

 

 



Publié le 23/12/2016.


Source : Bd-best


Axolot, kézako? Un cabinet de curiosité livresque qui fait bel effet et en collectif, en plus!

De Pierre Bellemare, Patrick Baud n’a que les initiales. Et s’il aime les petites histoires qui se raconteront sans aucun doute dans un bouche-à-oreille incroyable, en y regardant de plus près, cet aventurier du XXIème siècle a tout du parfait conservateur d’un cabinet de curiosités. Et, alors que d’autres cherchent encore et toujours des mines d’or, cet Avignonais prospecte dans le monde de l’étrange (qui est aussi le nôtre) pour en ramener des histoires aussi méconnues qu’ébouriffantes. Et pour que vous réalisiez un peu de quoi il est question, pour la troisième fois, Patrick a réuni quinze dessinateurs qui se sont immergés dans divers récits à peine croyable. Suivez le guide… ou plutôt l’axolotl.

Mais c’est quoi un axolotl? Une mascotte toute mignonne. Mais, sur son blog à succès, Patrick l’explique bien mieux que nous. « L’ axolotl (avec un l) est une petite créature étrange à mi-chemin entre la salamandre et le pokémon. Entre autres bizarreries, elle dispose d’une capacité de régénération incroyable qui lui permet de reconstituer des organes endommagés et de faire repousser ses membres. En outre, elle est mignonne à un point quasi surnaturel. Ces qualités en font une mascotte appropriée pour le contenu que nous visons ici. » Vous êtes familier de cette petite bêbête carrément craquante? Alors, en route, poussons donc la porte pour une troisième incursion dans un univers déstabilisant et insoupçonné jusqu’ici.

 

Les soeurs Fox @Stéphane Fert chez Delcourt

 

 

 

Les soeurs Fox @Stéphane Fert chez Delcourt

 

Bon, n’ayez pas peur des toiles d’araignée, elles ne sont qu’un leurre pour ceux qui ont peur du passé. Ce serait un comble à l’heure d’entrer dans la machine à voyager dans le temps (oui, encore une, c’est dans l’air du temps et ce n’est pas pour nous déplaire) et à voyager… tout court. Ainsi vous prendrez mer et océan d’une île où 10% de la population voit la vie en noir et blanc à l’autre où le nombre de jumeaux est affolant, vous entrerez dans une gare où un singe fait l’aiguillage, vous affronterez la neige énigmatique de l’oural et quelques fantômes qui foutent les jetons. Axolot n’a aucune limite et c’est ça qui est bien.

 

 

 

L'incident du Col Dyatlov @David Combet chez Delcourt

 

 

L’incident du Col Dyatlov @David Combet chez Delcourt

 

D’autant plus qu’il bénéficie d’un packaging attractif. Dans ce grimoire moderne, tout est conçu finalement comme dans une revue au page-turning assez efficace. Pas question de l’abandonner au cabinet de toilettes! Et, outre les histoires courtes, différentes rubriques permettent de naviguer dans l’incroyable tout en variant les plaisirs. Et en s’essayant à déchiffrer les messages codés les plus insondables que la Terre ait connus.

 

 

Le manuscrit de Voynich ©Geoffroy Monde chez Delcourt

 

 

Le manuscrit de Voynich ©Geoffroy Monde chez Delcourt

 

Mieux encore, dans cette collection de livre chez Delcourt, les auteurs invités ne sont pas ceux qui ont pignon sur rue, sauf peut-être l’excellent Boulet et Eldiablo (le créateur des Lascars). Non, Axolot, fidèle à l’essence que Patrick Baud lui a insufflée, est un écrin à découverte. Avec des dessinateurs connus mais pas encore reconnus à leur juste valeur.

 

 

Jack l'aiguilleur © Steve Baker chez Delcourt

 

 

Jack l’aiguilleur © Steve Baker chez Delcourt

On croise Stéphane Fert revenu de sa Morgane pour redonner vie aux Soeurs Fox précurseuses du spiritualisme moderne anglo-saxon; Steve Baker qui, dans son style inimitable, fait bondir Jack, un aiguilleur pas comme les autres et bien poilu; Margaux Saltel qui n’a pas eu peur d’ouvrir la Bible du diable; Geoffroy Monde dans diverses illustrations; Gaëlle Hersent qui évoque un sculpteur fou et perfectionniste à l’horreur; Gally et son impressionnante relecture du Fantôme d’Heilbronn ou encore David Combet (une réelle découverte esthétique) qui gravit une montagne sans retour. Et plein d’autres, tous plus talentueux les uns que les autres. Bref de quoi faire le plein d’auteurs à suivre, et de près! Dans l’euphorie de tous ces styles parfois fort différents, force est de constater que chacun porte dans son graphisme l’identité de l’histoire qu’il raconte, s’y est immergé et en a été turlupiné pour un mieux.

 

 

 

Les fantômes d'Heilbronn ©Gally chez Delcourt

 

 

Les fantômes d’Heilbronn ©Gally chez Delcourt

 

On s’amuse autant qu’on en apprend, sans une once de « m’as-tu lu » mais avec un didactisme sans prétention mais qui fonctionne à plein tube. Axolot, c’est le meilleur moyen de briller en société en échappant au « mysticisme » à la sauce TF1 (on n’avait rien contre Carole Rousseau et Jacques Legros, mais bon) vu et revu. Car les histoires racontées par Patrick Baud sortent vraiment du lot. Du coup, on a commandé les deux tomes précédents (mais un coffret regroupant les trois albums est également disponible pour Noël).


 

Alexis Seny

 

Série: Axolot

Tome: 3

Recueil d’histoires courtes

D’après le site et les livres « Axolot » de Patrick Baud

Auteurs: Boulet, Guillaume Long, Olivier Pelletier, Julie Brouant, Steve Baker, Geoffroy Monde, Gaëlle Hersent, Eldiablo, David Combet, Margaux Saltel, Gally, Fano Loco, Lolikata, Stéphane Fert, Pierre Place

Couleurs

Genre: Mystère, Faits réels

Éditeur: Delcourt

Nbre de pages: 128

Prix: 19,99€



Publié le 23/12/2016.


Source : Bd-best


Que mettre au pied du sapin ? Episode 8 : Broussaille : Intégrale 1 : 1978-1987

   « - Dites donc, jeune homme ! Vous ne pouvez pas regarder où vous marchez, non ? »

            « - Mais… Oncle René… »

            « - Broussaille ! Mon petit Brou ! Hahaha ! Déjà là ?! Tu as pris un train en avance, c’est ça ? »

 

            Broussaille est là. Il vient d’arriver à la campagne, où les bordures des routes sont fleuries et où les champs sont dorés. Les oiseaux virevoltent et les petits animaux furètent. Il fait bon. On est bien.

 

 

 

 

 

 

 

            Frank Pé est un artiste. Frank Pé est un poète. Petit à petit, il a construit sa carrière comme un peintre fait une toile, par petites touches qui construisent une œuvre. Avec La lumière de Bornéo, son Spirou, il a signé l’un des meilleurs albums de l’année, bouclant  (provisoirement) une boucle qui commença avec Broussaille. Personnage précurseur, ce contemplateur, éternel jeune adulte à lunettes, vit ses rêves et rêve sa vie. Ecologiste avant l’heure, il présente nature et animaux dans de bucoliques papiers didactiques.

            En 1982, Michel de Bom rejoint Frank. Il lui structure les récits de Broussaille en bandes dessinées.

            Après les papiers illustrés, quelques gags et courts récits, Les baleines publiques est donc le premier des longs récits de Broussaille. Dans la grisaille urbaine, des envolées de mouettes envahissent la ville. Quelle est donc l’origine de ce mystérieux phénomène ? Dans cet album, on fait déjà connaissance de son chat, mais, surtout, Broussaille croisera la route de Catherine, jeune fille aussi rêveuse que lui.

 

 

 

 

 

 

            Les sculpteurs de lumière est, entre autres, un hommage à René Hausman que Frank a eu l’intelligence de faire de son vivant. Ne jamais attendre que les gens disparaissent avant de leur dire l’importance qu’ils ont à nos yeux. Cette histoire résonne autrement cette année. Broussaille passe quelques jours de vacances dans les Ardennes chez son oncle (ayant les traits du grand René) et sa tante. Mais un projet de construction d’usine dans la région n’est pas du goût de tout le monde. La lettre qu’Oncle René envoie à son neveu à la fin de l’histoire délivre un message émouvant tellement d’actualité trente ans plus tard.

 

            Un deuxième tome viendra conclure cette intégrale de Broussaille, en attendant un hypothétique retour. Il restera ensuite à Dupuis à rééditer Comme un animal en cage pour que l’œuvre de Frank ait toute la place qu’elle mérite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Broussaille

Tomes : Intégrale 1- 1978-1987

Genre : Humour

Scénario : Bom

Dessins : Frank

Éditeur : Dupuis

Collection : Patrimoine

Nombre de pages : 272

Prix : 35 €

ISBN : 9782800167350



Publié le 21/12/2016.


Source : Bd-best


Que mettre au pied du sapin ? Episode 7 : Les p’tits diables 22 : Super Frèreman

« - Y’en a marre de toujours se faire ridiculiser par nos sœurs ! Faut qu’ça change ! »

            « - Pour ça, il nous faudrait un super-héros, le sauveur des frères qui terrasse les sœurs. »

            « - Mais c’est complètement nul, c’que tu dis ! Les super-héros, ça n’existe pas !!! Faut arrêter de rêver. C’est notre point faible de toujours croire en je ne sais quel héros pour nous sauver. Du coup, on n’agit pas et on attend le miracle. Mais faut se prendre en main et régler nous-mêmes nos problèmes. »

 

            Tom en a assez de se faire atomiser par sa sœur Nina. Comme il le dit, il va se prendre en mains : un collant et un tee-shirt manches longues pour protéger le corps, des bottes, des gants, des antennes, un tee-shirt avec logo, un masque et… un slip fétiche. Super Frèreman est né ! Mais Nina ne l’entend pas de cette oreille. Pour elle, c’est plutôt Mégadébilus, Tropnulboy ou Capitaine Tronaze qui vient d’apparaître. Cette tête d’alien (trop moche en plus) n’est pas prête à flancher devant son frère, tout superhéros qu’il soit.

 

 

 

 

 

 

            A leurs côtés, Grippy a lui aussi des velléités d’animal fantastique, Maman flanche devant la mignonnerie de son fils, Papa se remet, ou plutôt va se remettre, au sport et Kafard compte sur son pote Tom pour remettre de l’ordre dans le monde des frères et soeurs.

 

            Super Frèreman est la deuxième fournée annuelle des gags des P’tits diables, sans compter l’album de Grimmy. Dutto ne faiblit pas et rebondit sur des idées originales comme dans cet album particulièrement inventif.

 

            Tremblez, sœurs ! Super Frèreman veille sur les petits garçons blâmés !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les p’tits diables

Tomes : 22 - Super Frèreman

Genre : Humour

Scénario & Dessins : Dutto

Couleurs : Békaert

Éditeur : Soleil

Nombre de pages : 48

Prix : 10,50 €

ISBN : 978-2-3020-5590-2



Publié le 20/12/2016.


Source : Bd-best


Que mettre au pied du sapin ? Episode 6 : Les profs 18 : Hors-sujet

« - Bonjour à tous ! Entrez et asseyez-vous ! »

            « - Heu ? Il est là, lui ? »

            « - Non ? J’le crois pas ! »

            « - Bien ! Allons-y ! »

 

            Et bien, si ! Serge Tirocul est en classe. Le prof le moins impliqué de la Terre est arrivé avant ses élèves ? Mais que se passe-t-il ? Rassurez-vous, il va bien trouver une parade pour ne pas assurer son cours. Lui et ses collègues sont de retour. Ils sont toujours aussi en forme, et Madame le proviseur aussi. Le catalogue de la Camif est bien en place en salle des profs. Les réunions syndicales battent leur plein. Boulard est motivé comme jamais. Même le concierge du lycée est au rendez-vous.

 

 

 

 

 

 

            Ha, si, une nouveauté : Gladys a une assistante écossaise, Carol. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a la côte.

            A part ça, le poisson pané de la cantine pue des pieds et les récrés sont trop courtes pour les cigarettes de Maurice, le prof de philo. Il paraît que la Ministre de l’Education Nationale va venir visiter l’établissement : ça stresse certain(e), mais pas tout le monde.

 

            Erroc trouve encore des idées. Comment quelqu’un qui n’est pas prof peut connaître aussi bien le sujet ? Il nous fait vivre une véritable immersion. Parodique et tellement réél. Les pages de Shopping prof sont particulièrement inventives. Il rend aussi hommage à Pica, qui a passé la main au dessin, dans un gag où Apic, dessinateur qui va prendre sa retraite est reçu dans une classe.

 

 

 

 

 

 

            On sent également que les adaptations ciné de la série ont nourri la BD, notamment en ce qui concerne le caractère bien spécifique de chacun des enseignants.

 

            Simon Léturgie reprend donc le flambeau. Après avoir partagé avec Pica l’album précédent, il signe cet opus seul. Son graphisme est aussi dynamique que celui des meilleures années de Pica. Il se fond dans son style tout en gardant sa personnalité pour la création de nouveaux personnages comme Carol. La couverture est exceptionnelle, avec une chute de Boulard violemment exclu du cours d’anglais.

 

            Les profs, une série certifiée véridique, confirmé par un membre de l’Education Nationale.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les profs

Tomes : 18 - Hors-sujet

Genre : Humour

Scénario : Erroc

Dessins : Léturgie

Couleurs : Guénard

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 48

Prix : 10,60 €

ISBN : 978-2-81894-036-5



Publié le 20/12/2016.


Source : Bd-best


Que mettre au pied du sapin ? Episode 5 : Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet 2 : Meurtres dans un jardin français

  « - Dites, M’sieur Hochet ! Venez donc vous réchauffer autre chose que les yeux ! »

            « - Vous me connaissez ? »

            « - Qui ne connaît pas Ric Hochet, le grand spécialiste des enquêtes criminelles ? Je vous ai vu l’autre soir à la télévision dans l’émission du père Zitrone. (…) »

            « - Avez-vous eu vent du regrettable ennui de santé arrivé à un promeneur, ce matin ? »

 

            Trois infarctus en une semaine, plus qu’une épidémie, ça semble louche au jardin du Luxembourg. Des hommes tombent sous le baiser d’une mystérieuse dame en rouge. Mais quand Ric Hochet va s’apercevoir que toutes les victimes ont un point commun, son enquête va prendre une autre tournure.

 

            Zidrou signe une enquête intelligente, avec des dialogues dans la veine de ceux de Duchâteau. Il y insuffle une dose d’humour supplémentaire tout en restant parfaitement crédible comme dans la scène d’anthologie où Ric est confronté avec des suspectes au commissariat. Par ailleurs, avec le personnage de Nyctalope, on sent que Zidrou a envie de créer son Bourreau. Le reporter recroisera certainement sa route. Toujours ancrée dans les années 60, l’action se situant quelques mois après RIP, Ric !, le scénariste pose dans cette histoire les jalons de l’esprit soixante-huitard qui changera la face de la France quelques années plus tard. Les journalistes de L’enragé ne le contrediraient pas.

 

 

 

 

 

            Van Liemt garde son style, même si parfois certains figurants viennent du Tibet, comme cette dame qui reconnaît Ric dans le théâtre de Guignol. Il dépeint un jardin du Luxembourg comme si on y était. Dieu qu’il a dû en baver pour arriver à un tel résultat. C’est magnifique.

On y décèle par ci par là quelques hommages : n’est-ce pas Véra de Scoubidou qui soigne Nadine après un accident de voiture ? Elle en a les habits. N’est-ce pas un cousin du patron de Peter Parker qui dirige La Rafale ? Il en a la dégaîne.

Le découpage n’est pas si classique que ça. Van Liemt alterne composition classiques, découpages dynamiques et même gaufriers. Chaque fois, le parti pris se justifie.

 

            Sur de nombreuses couvertures de la série, Ric est en danger de mort. Ici, il est embrassé par une jolie jeune fille. Ça change… T’as qu’à croire !

            On entendrait presque l’air de la chanson de Joe Dassin dans ce jardin du Luxembourg :

 

Le jardin du Luxembourg
Ça fait longtemps que je n´y étais pas venu
Il y a des enfants qui courent et des feuilles qui tombent
Il y a des étudiants qui rêvent qu´ils ont fini leurs études
Et des professeurs qui rêvent qu´ils les commencent
Il y a des amoureux qui remontent discrètement
Le tapis roux que l´automne a déroulé devant eux

(…)

Encore un jour sans soleil
Encore un jour qui s´enfuit
Vers le sommeil, vers l´oubli
Une étincelle évanouie

Là où cet enfant passe, je suis passé
Il suit un peu la trace que j´ai laissée
Mes bateaux jouent encore sur le bassin
Si les années sont mortes
Les souvenirs se portent bien

 

 

            La renaissance de Ric Hochet, avec de deuxième album, confirme l’intérêt de son retour. Les auteurs prouvent que la bande dessinée classique peut encore produire d’excellents albums.

 
 

Laurent Lafourcade


Série : Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet

Tomes : 2 - Meurtres dans un jardin français

Genre : Policier

Scénario : Zidrou

Dessins : Van Liemt

Couleurs : Cerminaro

Éditeur : Le Lombard

Nombre de pages : 56

Prix : 12 €


ISBN : 9782803636891



Publié le 19/12/2016.


Source : Bd-best


Noël tourne court dans le dixième tome de Seuls et les cadeaux sont à double… tranchants

Arghhhhh, on s’étrangle en tournant et retournant le problème: comment vous parlez du tome 10 de Seuls, « La machine à démourir », sans vous en dire trop… ou pas assez. Car après deux cycles haletants, branchés sur haute-tension, surprenants et même parfois déroutants (il faut dire qu’on s’est tous pris au jeu comme certains se sont pris aux « Walking Dead » quitte à crier au scandale quand les showrunners, au prix d’un mortel cliffhanger sacrifient un personnage), les certitudes ont été bousculées et le mystère reste aussi épais qu’entier. Le tout dans un album qui sent le sapin… mais uniquement de Noël.

Résumé de l’éditeur: Perdus dans la neige, Terry et le Maître des couteaux trouvent refuge dans un gigantesque hangar qui abrite le 5e Salon du jouet. Après avoir couru « partout comme un gros dingo pour tout essayer », Terry a une illumination géniale : avec les moyens du bord et une bonne dose d’optimisme enfantin, il va tenter de construire une « machine à démourir » qui devrait leur permettre de quitter le Monde des Limbes et de retourner dans le monde des vivants. Mais l’apparition de Camille, qui offre au Maître des couteaux une mystérieuse pierre ensanglantée, va rendre ce dernier fou de rage. Et c’est à ce moment-là que Terry va vraiment regretter d’avoir offert une tronçonneuse comme cadeau de Noël à son ami amateur d’objets très tranchants… Loin de lui, ses amis vivent également des aventures éprouvantes : Dodji est toujours le jouet du Maître Fou qui lui fait vivre une initiation aussi absurde qu’impitoyable ; Yvan se retrouve en bord de mer dans la maison de vacances familiale ; Leïla est enfermée dans la chambre blanche pour un sommeil éternel et sans rêve…

 

 

Crayonné sous influence d'Akira? ©Vehlmann et Gazzotti

 

 

Crayonné sous influence d’Akira? ©Vehlmann et Gazzotti

 

Pour être honnête avec vous, j’avais complètement « démouru » depuis quelques tomes. Non pas que la continuité de la série m’avait laissé de marbre, que du contraire, mais plus parce que je n’avais pas trouvé le temps de m’y remettre… à fond.

 

 

© Vehlmann et Gazzotti

 

 

© Vehlmann et Gazzotti

Puis, Seuls, c’est comme certaines séries qu’on préfère regarder une fois tous les épisodes en main (ou sur le disque dur) plutôt que d’attendre les épisodes un à un. Bref, voilà comment Seuls m’est revenu de plein fouet, comme un coup de tronçonneuse bien placé pour remettre les idées en place.

 

 

© Vehlmann et Gazzotti

 

 

© Vehlmann et Gazzotti

 

L’idée de la tronçonneuse est d’ailleurs bien plus profonde que l’outil utilisé par le maître des couteaux, « Koupchou », pour poursuivre Terry. On peut la voir comme une métaphore qui fait l’état des lieux de l’univers tels que Vehlmann et Gazzotti le conçoivent depuis quelques planches. En effet, c’est dans une dynamique chorale que la série est entrée.

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Un survival où, à des lieues l’un de l’autre, les personnages ne peuvent compter que sur eux-mêmes et doivent se méfier de tout. Seuls, de plus en plus…  seuls. Même des am…irages qui veulent les entraîner dans la noirceur. Rien ne va plus et de ce mauvais pas dans lequel on les a précipités, on se demande comment Dodji, Yvan, Leïla ou Saul, loin d’être dans son assiette.
Entre la doc et le papier © Vehlmann/Gazzotti
Entre la doc et le papier © Vehlmann/Gazzotti

Loin de limiter leur série au public enfantin auquel il est destiné, Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti (et toujours le fidèle Usagi aux couleurs) ne se laissent pas enfermer mais ont plutôt tendance à tirer leur lecteur vers le haut avec une histoire consciente et réfléchie. Dans Seuls, pas de pirouette scénaristique et néanmoins clownesques, tout se tient et les idées et concepts amenés sont forts et étudiés. Même quand ils surgissent de la naïveté et de l’innocence, comme cette hypothétique machine à démourir.

 

 

Entre la doc et le papier © Vehlmann/Gazzotti

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi

 

Avec ce dixième tome (on n’est même pas à la moitié de la série qui devrait en compter 22), alors que l’esprit de Noël ne survit pas bien longtemps et que e petit Jésus donne des idées pas si bêtes à Terry, on gratte encore un peu plus loin sous la couche de vernis « grand public » pour trouver le fin mot de cette histoire fantastique (dans tous les sens du terme). On en est encore loin, les auteurs cultivent un certain art du cynisme et savent attiser le suspense.

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Pourvu que le film, prévu pour une sortie le 8 février avec David Moreau à la réalisation et un casting incluant Sofia Lesaffre, Stéphane Bak, Jean-Stan du Parc, Paul Scarfoglio, Kim Lockhart et… Thomas Doret (c’est vrai qu’on a hâte de voir le Gamin au vélo dans le rôle de Saul, chef du Clan du Requins), soit aussi inventif.

 

Alexis Seny

 

Série: Seuls

Tome: 10 – La machine à démourir

Scénario: Fabien Vehlmann

Dessin: Bruno Gazzotti

Couleurs: Usagi

Genre: Fantastique, Mystère, Thriller

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60€



Publié le 19/12/2016.


Source : Bd-best


Que mettre au pied du sapin ? Episode 4 : Hägar Dünor Intégrale 2 : 1974-1975

« - Hägar ! Levez-vous ! Vous êtes censés piller l’Angleterre !... Alors ? »

            « - Je préfère roupiller. »

 

            Si Hägar était un chat, il s’appellerait Garfield. Il est flemmard, gourmand et rondouillet. Seulement voilà, Hägar est belliqueux et misogyne et surtout il n’est pas un chat. Hägar aime tailler l’ennemi en pièce, mais il n’aurait jamais pu jouer dans Games of Thrones. Il est beaucoup plus drôle. On n’y voit pas verser le sang, mais la bière coule à flots.

 

 

 

 

 

 

 

            Urban Comics poursuit l’édition intégrale de la grande saga épique d’Hägar Dünor, collection de strips drôlissimes. 481 strips sont regroupés dans ce deuxième pavé, réunis par ordre chronologique et publiés dans les années 1974 et 1975. L’ensemble est complété par une préface et une postface qui nous en apprend beaucoup sur le processus créatif et la vie éditoriale de la série. Par exemple, Hägar n’est pas le fruit du seul Dik Browne. Il est généré par une véritable équipe familiale : Dik est le chef d’orchestre, le dessinateur et l’écrivain principal, les enfants Chris et Chance écrivent aussi et Joan, la mère, supervise l’ensemble. Ainsi, les trois-quarts des gags imaginés ne sont pas exploités.

 

 

 

 

 

 

            En introduction, le non moins génial Diego Aragonès rend un hommage à Browne, comparant Hägar et son barbare Groo.

            Pour conclure, Tristan Lapoussière nous raconte l’histoire d’Hägar en France au travers des pages du journal de Mickey de 1973 à 1988.

 

            Souhaitons un grand succès à cette intégrale pour qu’elle soit complétée par les planches hebdomadaires du viking, afin d’offrir à Hägar le drakkar qu’il mérite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Hägar Dünor

Tomes : Intégrale 2 : 1974-1975

Genre : Humour

Scénario : Browne Family

Dessins : Dik Browne

Éditeur : Urban Comics

Collection : Urban Strips

Nombre de pages : 256

Prix : 22,50 €

ISBN : 9782365779364



Publié le 19/12/2016.


Source : Bd-best


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