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Information générale concernant le monde de la BD
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Quelques planches de BD en plus sur la plage de vos vacances part 2

Michigan, sur la route d’une War Bride

Il y a un peu plus de septante ans, au sortir de la guerre, près de 200 000 Européennes ont quitté leur patrie et leur pays pour suivre un soldat américain, un GI comme on les appelle. Une façon de vivre leur rêve américain avec les yeux de l’amour, envers et contre cet océan qui les séparerait de leur ancienne vie. Parmi celles-ci, il y avait ma grand-tante mais aussi celle de la compagne de Julien Frey. C’est son destin entre hier et aujourd’hui, au coeur du Midwest et du Michigan, que le scénariste raconte dans Michigan, sur la route d’une War Bride.

 

 

 

 

© Frey/Varela chez Dargaud

 

Ou comment un Milky Way va influencer le cours d’une vie, le cours de plusieurs vies. Pour ces vacances longue durée en Amérique, Julien Frey a trouvé un allié de choc en la personne du redoutable et remarquable dessinateur argentin Lucas Varela (dont le terrible Jour le plus long du futur nous émeut encore). Le mal de l’air et de l’avion en moins, nous voilà ainsi découvrant cette Amérique sous le filtre d’Odette, cette ancienne Parisienne à la trempe bien affirmée et sous la curiosité de Julien qui, en raconteur qu’il est, voit là un formidable récit à partager.

 

 

 

 

© Frey/Varela chez Dargaud

 

Des petites histoires, des anecdotes qui forment peu à peu une trajectoire de vie sublimée par les choix graphiques simples mais de toute beauté de Lucas Varela qui allie humour et grande sensibilité. Dieu, que cette Amérique-là, à visage humain, faite de différences d’origine, est belle et touchante.

 

 

 

 

© Frey/Varela chez Dargaud

 

« Michigan, sur la route d’une War Bride », de Julien Frey et Lucas Varela, Dargaud, 148p., 19,99€



Publié le 30/06/2017.


Source : Bd-best


Les Sisters de Bamboo édition en dessin animé en avant première sur la RTBF

Les éditions Bamboo annoncent l'adaptation de sa célèbre série jeunesse "Les Sisters" en dessin animé.

La première saison sera d'ailleurs diffusée en exclusivité sur la RTBF La Trois (programme OUFtivi) dès ce 3 juillet 2017.

Une coproduction BAMBOO PRODUCTION SAMKA PRODUCTIONS

En coproduction avec RTBF – OUFtivi WFE

Avec la participation de M6 et 6TER

Avec la participation de TéléTOON +

Avec la participation de UNIQUE ANIMATION

Producteurs délégués Samuel KAMINKA et Olivier SULPICE

Producteur Alain BERLINER

Production exécutive SAMKA PRODUCTIONS

D’après la bande dessinée de William et Cazenove Publiée par BAMBOO EDITION

Auteurs de la bible littéraire Pascal MIRLEAU et Anthony SCOTT

Réalisateur Luc VINCIGUERRA

Avec les voix de Anaïs DELVA, Kelly MAROT, Emmanuel GARIJO, Nathalie HOMS ,Maryne BERTIEAUX, Hervé REY, Thomas SAGOLS.

Direction de plateau Dorothée POUSSEO

Musique Mathias DUPLESSY

(c) 2017 (Ezikia)
(p) 2017 (Ezikia)

Interprétée par Mathias DUPLESSY

Chanson du générique interprétée par Mathias DUPLESSY, Kelly MAROT et Anaïs

(c) 2017 (Ezikia)
(p) 2017 (Ezikia)

Copyright © 2017 BAMBOO PRODUCTION - SAMKA PRODUCTIONS – RTBF – OUFtivi




Publié le 30/06/2017.


Source : Bd-best


Yves Chaland : Rêves et Cauchemars, une exposition à Lamontjoie

Par la renommée de l'auteur de bande dessinée, l'association LAYC participe au rayonnement du 9ème art, à la valorisation du patrimoine culturel et à l'animation du territoire.


Le thème du cauchemar et du rêve sont récurrents dans l’oeuvre d’Yves Chaland. Dans ses albums de la série Freddy lombard, nous retrouvons les cauchemars hantant le sommeil du héros, et le rêve est parie intégrante du récit. Chez le personnage emblématique du Jeune Albert, nous retrouvons les peurs de l'enfance, peurs primaires entre rêves et cauchemars. Le Jeune Albert est une projection d'Yves Chaland, sa part très intime, son enfance vécue ou fantasmée.
L’exposition reprend les dessins du porte folio éponyme dans une impression géante, et des planches originales de ses albums.

L'exposition est accessible au public de 7 à 77 ans du 08 juillet au 27 août du jeudi au dimanche - ouverture 15H-19H

Entrée libre

Un espace jeunesse et un espace libraire vous sont proposés.
L’exposition s’inscrit dans le programme de Partir en Livre (19-30 juillet)

Un programme spécifique d'animations est crée pour ses occasions avec le point fort des jeudis avant le marché nocturne

Lieu : Espace Culturel - place Lachapelle - Lamontjoie (47)

Contact : par tél +33 (0)5 53 95 11 19

Webwww.facebook.com/Les-Rencontres-Chaland-295587477252838


Pays : France

Date de l'événement : du 08/07/2017 au 27/08/2017.

Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


Ankama présent à la Japan Expo

ANKAMA EDITIONS sera de nouveau présent à la Japan Expo.

Retrouvez-les sur leur  stand en HALL 5A D142 :

- DES DEDICACES (Tony Valente Radiant, Oto-san & Miki Mākasu, Dara,Céline Tran, Saïd Sassine, Emmanuel Nhieu, SOURYA, Singelin, Maria Llovet, François Descraques)

- UN SHOP avec une grande collection de leurs mangas, BD et comics, et des produits dérivés

- Le staff Ankama présent pour répondre à vos questions

- JEUX VIDEO : Krosmaga et DOFUS Pets

- WAKFU Série : Diffusion du 1er épisode de la saison 3



Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


Dédicaces de l'été au Skull BD

VENDREDI 30 JUIN de 14h30 à 19h00.

5 auteurs en dédicaces - la priorité sera donnée à ceux qui prennent : 5 auteurs, puis 4, puis 3, puis 2, puis 1.

MARC BOURGNE - Pour le revival de la série MICHEL VAILLANT.

PIERRE LEGEIN pour la sortie de ses 2 carnets de croquis sur les véhicules de la seconde guerre mondiale.

Vous pouvez, si vous le voulez, dédicacer les 2 carnets. Merci de me préciser si vous voulez 1 ou 2 tickets.

LAURA ZUCCHERI pour le Spin off des épées de verres, "BELZAGOR"

FRED SIMON pour l'excellente série MERMAID PROJECT.

Yvan GIL pour les amoureux des Grandes Batailles de Napoléon : "LA BATAILLE" et "BEREZINA"

VENDREDI 7 JUILLET

ANNABEL BLUSSEAU pour HERACLES 1 et ROMA 3
 

Librairie The Skull S.A.
Chaussée de Waterloo, 336
1060 Bruxelles
Belgique
Tél 02.538.36.99
skullbd@hotmail.com
www.skullbd.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 30/06/2017 au 07/07/2017.

Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


Fuzz Book, Présentation de planches et d'illustrations de Mezzo

On le connait en tant que dessinateur de BD cultes comme "Le Roi des mouches" ou "Love in Vain", mais Mezzo est également un illustrateur de renom. Affiches, pochettes d’albums, sérigraphies, couvertures de magazines... cet auteur exigeant a déjà mis son talent au service de supports divers et variés pour délivrer son univers underground, onirique, sexy et rock.

Des images muettes qui, par leur force d’évocation, sont souvent aussi parlantes que des cases de BD. Cette exposition recueille un florilège des illustrations que Mezzo a pu produire dans sa carrière hors bande dessinée. On prend plaisir à retrouver son trait incisif, précis et sensuel, autour de quelques-uns de ses thèmes favoris : la musique, l’érotisme et le fantastique.

Entrée libre du mardi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30.

Lieu : Maison de la bd, 3 rue des Jacobins

Contact : par tél au  +33(0)2.54.42.49.22  par mail bdboum@bdboum.com

Web : www.maisondelabd.com


Pays : France

Date de l'événement : du 04/07/2017 au 02/09/2017.

Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


Quelques planches de BD en plus sur la plage de vos vacances, part 1

Le couperet est tombé : les vacances sont à notre porte. C’est loin d’être désagréable, ça va nous faire le plus grand bien. Mais c’est vrai qu’on aurait tellement aimé encore vous parler de quelques albums de BD avant le grand départ. Alors, voilà une petite sélection tous azimuts de quelques albums que vous pouvez glisser dans vos valises, sans problème (sinon le poids de celles-ci).

L’été en pente douce de Jean-Christophe Chauzy

On avait laissé Jean-Christophe Chauzy dans une montagne en train de s’ébrécher (d’ailleurs, on espère qu’il donnera une suite au Reste du monde). Cette fois, ce sont les relations humaines qui s’ébrèchent. Sous un soleil de plomb, car, c’est connu depuis Audiard, les fêlés laissent passer la lumière. « Les gens, ce qu’ils aiment bien, c’est quand ça se termine bien ». Il y a trente ans, la radieuse Pauline Laffont se révélait un peu plus dans L’été en pente douce de Gérard Krawczyk et elle ne pensait pas si bien dire. Sauf que rien n’allait bien se terminer. C’est encore vrai dans cette adaptation-anniversaire de Jean-Christophe Chauzy. On y retrouve le triangle amoureux et le péché originel (Fane et son frère simple d’esprit, Mo, ainsi que Lilas, sa compagne rachetée à un homme qui ne la méritait pas et ayant hérité, dans ce coin de France profonde, d’une retraite formidable) coincé entre deux garages appartenant à un couple, lui aussi, en train de « battre la campagne ». L’été, caliente, aidant, au-delà des regards lancés par le reste du village, les langues vont se dénouer et les épaules (et le reste) se dénuder dans une ambiance moite et sensuelle.

 

 

 

 

© Pelot/Chauzy chez Fluide Glacial

 

Au roman de Pierre Pelot, Chauzy apporte son dessin caniculaire et irrésistible pour s’affranchir du film et proposer sa version des choses de la vie, pas toujours favorables au destin absurde des humains. Encore plus quand ceux-ci ne sont pas des tendres.

 

Alexis Seny

 

 

 

« L’été en pente douce », Pierre Pelot et Jean-Christophe Chauzy, Fluide Glacial, 110 pages,  18,90€.



Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


L’encyclopédie ultime pour tout savoir sur le cosplay, ce loisir de geeks bricoleurs qui n’ont pas peur de porter leur slip par-dessus leur collant !

Un livre plein d’informations et d’anecdotes sur la vraie vie des cosplayeuses et cosplayeurs, agrémenté de tutos rigolos,   d’infos pratiques et de photos... Cosplay : Mot-valise composé  des mots anglais “Costume” et “Playing”, soit le costume et le jeu ; le cosplay, c’est incarner un personnage réel ou fictif en adoptant son look et son apparence physique, ses mimiques...

Figure incontournable de la scène cosplay française, Pauline Mesa, alias POPETTE, partage sa passion du cosplay et de la culture geek comme un véritable «way of life» hyper positif ! Représentante française au World Cosplay Summit en 2004 et 2005, au Japon, elle remporte en 2005 le premier prix en équipe. Elle partage ses réflexions sur le cosplay comme objet sociologique dans son blog Superpopette.com et a fondé en 2014 cosplay-france.com, le site de référence francophone sur le cosplay. Son franc-parler et sa connaissance encyclopédique du cosplay et de la culture Geek en font une interlocutrice privilégiée des médias grand public (Le Point, Modzik, Télérama, les Inrocks). 
 
Popette sera présente à Japan Expo pour des séances de signature sur le stand Glénat et pendant les animations et concours cosplay organisés par le festival en tant que jury.



Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


Les 5 titres en compétition pour le Prix Asie de la Critique ACBD 2017

L’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) a établi sa sélection de cinq titres en compétition pour le Prix Asie de la Critique ACBD 2017. Ce prix distingue une bande dessinée asiatique publiée en français entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017.

Sont en compétition cette année :

- La Cantine de Minuit, Yarô Abe, Le Lézard noir
- Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée, Sonny Liew, Urban Comics
- Golden Kamui, Satoru Noda, Ki-oon
- Jojolion, Hirohiko Araki, Delcourt Tonkam
- To Your Eternity, Yoshitoki Oima, Pika



Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


Xavier Coste au lendemain du monde : Il fallait un héros avec une présence d’acteur, qu’il en dise plus par ses attitudes que par ses paroles

C’est l’une des plus belles promesses de la BD. Après nous avoir emmenés dans un Paris inondé et propice aux braqueurs de banque, Xavier Coste reste au bord de l’eau mais nous emmène dans un tout autre genre, qu’on ne soupçonnait pas chez lui : la science-fiction. Une science-fiction poétique, contemplative où rien du bien et du mal n’a été tranché. Nous sommes dans un futur proche, les bâtiments ont souffert et une épidémie se répand dont pourrait bien être responsables des intelligences artificielles. Un monde étrange, envoûtant par le regard qu’il porte sur notre époque, un voyage à faire les yeux ouverts sur le superbe univers déployés par les mots d’Olivier Cotte et les dessins (ou sont-ce des peintures ?) de Xavier Coste.

 

 

 

 

 

 

 

© Olivier Cotte/Xavier Coste chez Casterman
 

Bonjour Xavier, dans À la dérive, on vous suivait dans une aventure inondée dans le Paris de 1910, cette fois, vous verser dans la science-fiction/anticipation. Comment y êtes-vous venu ?

Xavier Coste : Cela fait des années que j’en rêve. J’ai toujours été attiré par la science-fiction. J’avais envie d’un projet mais ma culture dans ce genre était assez faible. J’en ai parlé à Olivier Cotte, lui ai envoyé des photos, des dessins pour lui montrer ce qui m’inspirait. Et de là, tout a commencé.

 

 

 

 

© Xavier Coste
 
 

Et nous voilà dans un monde pas si éloigné du nôtre finalement, un peu plus post-apocalyptique.

C’est une ambiance à la Blade Runner, une science-fiction assez proche de nous finalement. En témoigne, les bâtiments qui peuplent l’album. Ils sont en apparence neufs et modernes mais salis, meurtris.

Comment s’est passée cette collaboration avec Olivier Cotte ?

On a pris notre temps. Olivier a la fibre littéraire, c’est l’un des rares scénaristes avec qui on oublie qu’on est en train de lire une bd. Il a une façon de parler et de faire parler ces personnages très naturelle. Ainsi, il a conçu un vrai roman graphique, dense avec beaucoup d’éléments.

Il m’importait qu’il y ait un souffle épique, qu’on sente que c’est un voyage. Le défi était de rester lisible et accessible. Je ne sais pas trop si j’y suis arrivé, j’espère !

 

 

 

 

© Olivier Cotte/Xavier Coste chez Casterman

 

Un roman graphique adapté de Joseph Conrad ?

Olivier possède une grosse culture science-fictionnelle, avec beaucoup de références. Nous sommes ainsi partis de plusieurs romans, comme Au coeur des ténèbres, pour s’en émanciper et arriver à une histoire originale.

Justement, quelles sont vos références ?

Les films qui m’ont le plus marqué l’ont fait par leur aspect visuel. Blade Runner, Interstellar. Des films qui, avec peu de choses, parviennent à être grandioses.

J’ai d’ailleurs un projet en développement avec des astronautes.

 

 

 

 

© Xavier Coste

 

Quand on entend « science-fiction », on pense assez vite à des combats spatiaux… Ici, rien de tout ça, c’est une guerre plutôt froide que va mener notre héros principal.

Nous voulions montrer un homme à côté des événements, qui s’en désintéresse même mais qui va se retrouver à jouer un rôle plus important qu’il ne le pense. Pour ça, il va devoir franchir cette importante ligne de démarcation entre la civilisation européenne froide et la jungle plutôt chaude, tropicale.

Parlons-en de ce personnage. Un vétéran désillusionné qui semble être l’ultime moyen de détruire un centre expérimental en Afrique qui serait le responsable des maux de ce monde.

Keran, au départ, il devait plus ressembler au personnage d’Harrison Ford dans Blade Runner. Finalement, il a adopté un look différent. Puis, j’ai eu l’idée de ces lunettes rondes qui vont masquer son regard, le cacher sous les reflets. C’est quelqu’un de taiseux. Il fallait qu’il ait une présence d’acteur, qu’il en dise plus par ses attitudes que par ses paroles.

 

 

 

 

© Xavier Coste

 

Un « acteur ». Ça veut dire que vous vous mettez dans sa peau ?

Je me prends en photo dans des poses à l’aide d’un retardateur. Je me rends compte que je le fais de plus en plus souvent. C’est une manière d’être toujours surpris par la réalité. Sans quoi, j’aurais tendance à toujours retomber sur les mêmes attitudes.

Ce héros, on va le suivre, mais sans jamais être tout à fait en accord avec lui.

Il importait de rester à distance, de le saisir par bribes. Jusqu’au moment où il délire, et où on comprend qu’il avait un rêve et qu’il a oublié ce qu’il était lui-même, ses envies.

 

 

 

 

© Olivier Cotte/Xavier Coste chez Casterman

 

Avec cet album, même si vous ne nous emmenez pas dans un monde inconnu, votre patte graphique nous emmène tout de même ailleurs. Comme dans cette cité sous eau.

Ça, c’est une des images que j’ai envoyé à Olivier au tout début. J’avais dessiné des personnages qui pourraient nourrir une histoire. Des envies visuelles.

Ce qui me plaît le plus, c’est de dessiner ce décalage entre ce qu’on voit dans la réalité et quelque chose qui n’en est pas loin mais qui est tout autre, par de la poésie qui s’ajuste au dessin réaliste.

 

 

 

 

© Olivier Cotte/Xavier Coste chez Casterman

 

Comment dessinez-vous pour qu’il y ait une telle fusion entre le dessin et leurs couleurs.

Je peins en dessinant. Du coup, je suis toujours obligé de reprendre mes encrages. Chez moi, le trait n’est jamais fermé, sauf pour mes personnages. Les couleurs peuvent ainsi prendre le dessus, livrer leurs ressentis. Quand je commence une planche, je ne sais pas quelle couleur va l’emporter. Sur un même dessin, avec les mêmes traits, avec juste la couleur qui change, la signification peut totalement se métamorphoser.
 

De l’improvisation ?

Totalement ! Quand mes crayonnés sont complets, j’ai besoin de m’amuser, de jouer, sans savoir où je vais. C’est une manière de me stimuler, de me mettre en danger.
 

Je lisais une des premières chroniques parues sur l’album qui faisait référence à Emmanuel Lepage. C’est vrai, ça !

J’ai été très marqué ces albums, et notamment ceux de ses voyages. J’ai donc sauté le pas, osé m’émanciper des planches avec des aquarelles, des pleines pages ou des doubles-pages plus contemplatives, purement décoratives, comme une respiration. Sans savoir si c’était de la BD ou de l’illustration.  Ce que je n’aurais pas osé faire auparavant, de peur de casser la séquence.

 

 

 

 

© Olivier Cotte/Xavier Coste chez Casterman

Et la couverture ?

J’y ai passé du temps. Je voulais y mettre le personnage principal mais il devait rester énigmatique, emmener le lecteur en voyage. Il fallait que ce soit décalé, inattendu. Au début, les couleurs étaient assez réaliste mais, progressivement, quelque chose d’étrange s’y est installé. La graphiste de Casterman a amené cette couverture vers quelque chose d’irréaliste.

Avec des tâches de couleurs sur le visage de Keran.

Oui, ce sont des accidents. Au départ d’un vague croquis, je ne savais pas quelles couleurs j’allais y mettre. J’ai tenté plusieurs choses et, dans le feu de l’action, j’ai trouvé quelque chose de super. Tout en gardant les traces des essais passés. Cela amène une dimension graphique.

 

 

 

 

© Xavier Coste chez Casterman

Dans le camp ennemi, les intelligences artificielles.

Oui, et face à elles, notre héros borné, campé dans le manichéisme va ouvrir les yeux au fil de ses épreuves.

Il y a une grosse ambiguïté, ce n’est pas le bien contre le mal. La fin est d’ailleurs très poétique, pas celle que nous avions convenue à la base. J’ai rajouté deux planches qui insinuent la fin.

Pas celle à laquelle on aurait pu s’attendre.

Ce fut l’objet d’un gros débat, long et dense, avec l’éditeur. La fin, c’est un rebondissement, là où on s’attend à quelque chose de grandiose, à une apothéose. Le super-héros pourrait tout casser. Mais ce n’est pas ça du tout, c’est plus subtil.

 

 

 

 

© Xavier Coste

 

Du coup, ce livre pourrait bien être le plus important pour moi, celui pour lequel j’ai pris le plus de risques en tentant des choses dont je n’étais pas sûr qu’elles fonctionneraient. Le lendemain du monde, c’est un voyage inattendu. C’est un livre de science-fiction mais avec quelque chose de vague, des surprises. Qui correspond vraiment avec le fait que je n’aime pas donner de résumé de mes histoires, de garder quelque chose d’énigmatique.

Et la suite, alors ? Avec encore du Rimbaud dans l’air, non ?

Oui, il y a Les Effarés, un film sur la relation entre Rimbaud et Verlaine, réalisé par Francis Renaud. En fait, j’ai appris qu’il préparait un film sur Rimbaud et je lui ai écrit pour lui envoyer ma bande dessinée. J’avais envie d’échanger avec lui. Nous nous sommes rencontrés et il m’a proposé de faire le storyboard du film. Pour l’instant, je n’ai fait que quelques scènes mais, si le projet se concrétise, j’en ferai certainement le storyboard complet.

J’avais déjà eu l’occasion de faire du storyboard avant, c’est vraiment différent de la bd, dans le storyboard on sur-découpe une action, le rythme n’est pas du tout le même, et surtout il faut penser que le storyboard que l’on créée doit avant tout être efficace pour être tout de suite compris par le réalisateur et l’équipe du film. Le dessin importe peu, ce qui compte c’est les mouvements de caméra et les angles que l’on va choisir pour les scènes. Le dessin doit en quelque sorte se faire oublier.

Une nouvelle BD en préparation, aussi ?

Je commence un album aux éditions Sarbacane, L’enfant et la rivière. C’est l’adaptation d’un roman d’Henri Bosco, un auteur provençal. L’histoire, tout public, est celle d’un enfant qui va suivre une rivière, entre rêve et réalité.

 

Propos recueillis par Alexis Seny



Publié le 28/06/2017.


Source : Bd-best


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