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Information générale concernant le monde de la BD
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Enquête au musée au sein de l'expo Will Eisner

Participez à un jeu de rôle grandeur nature ! Vous incarnez le rôle d’un policier de la région Nouvelle-Aquitaine. Au vernissage de l’exposition Will Eisner, rien ne se passe comme prévu et vous allez devoir résoudre une enquête.

Vous incarnez le rôle d’un policier de la région Nouvelle-Aquitaine. Vos collègues et vous avez été invités au vernissage d’une exposition au musée de la bande dessinée. Mais, arrivé sur place, rien ne se passe comme prévu... Fini les petits fours ! Vous allez devoir enquêter pour résoudre un crime mystérieux...
Une vraie murder party dans l’univers « polar » de l’exposition consacrée à Will Eisner.

Quand ? Le Samedi 30 septembre à 14h, musée de la bande dessinée, 6 €.
Tout public à partir de 10 ans (accompagné d’un adulte) sur inscription

Lieu : musée de la bande dessinée
quai de la Charente
Angoulême

Contact : par tél +33 (0)5 45 38 65 65  par mail contact@citebd.org


Pays : France

Publié le 19/09/2017.


Source : Bd-best


BD Fil, le compte rendu de la cloture du festival

Communiqué des organisateurs :

La 13e édition de BDFIL (Festival international BD Lausanne) s’est achevée ce lundi 18 septembre avec une fréquentation stable : 35'000 visiteurs (décompte final en attente).

 

Le public a adoré :

- La rétrospective Anna Sommer, héroïne de la bande dessinée indépendante, qui dessine au scalpel ;

- L’exposition CHATS consacrée à Steinlen, premier dessinateur BD de Lausanne en 1884 et l’hommage de 51 artistes internationaux du monde de la BD, du manga et de l’art contemporain ;

- Cowboy Henk à Lausanne, l’exposition la plus délirante, doublée d’un record mondial à homologuer encore : le plus grand strip de l’histoire de la BD, réalisé pour Lausanne par Herr Seele sur une toile immense (300 x 1800 cm) : l’invention par Cowboy Henk du lac Léman et de la Marine suisse…

- L’exposition V pour Vertigo, revenant sur la régénération par l’Angleterre des comics américains ;

- Un programme pour les enfants et les familles avec le très déjanté « Chez Bibou, prince de Poupougne » (l’espace enfants conçu par Anouk Ricard ) ; les ateliers de sérigraphie (Drozophile), fanzine (Fabrique de fanzines) et kamishibaï…

 

- Les 4 duels graphiques, dont : Zep et Herr Seele qui ont croisé les mèches blondes de leurs héros respectifs (Titeuf et Cowboy Henk) ; Jean-Christophe Menu et Anna Sommer qui ont croisé leurs outils du dessin (plume et scalpel), etc.

 

- Le nouvel espace microédition au Forum de l’Hôtel de Ville redimensionné au point de former un festival à l’intérieur du festival ;

 

- Le numéro 3 de la revue Bédéphile a réjoui le cœur des amoureux de la BD. Une fête pour les yeux, qui prolonge le festival jusqu’à l’année prochaine.

 

 

Prix du public Nouveau talent 2017 (CHF 1000.-) : Olivier Meystre (*Lausanne 1982) obtient les suffrages des visiteurs et visiteuses (sur 245 planches reçues, en provenance de 32 pays).

 

 

 

 

Photo © Mathilda Olmi

 

L’édition 2018 aura lieu du jeudi 13 au lundi 17 septembre (lundi du Jeûne) 2018, au Romandie, place de la Riponne, et autres lieux. Pour la première fois, il accueillera un invité d’honneur anglo-saxon : le britannique Dave McKean. Entre autres chefs-d’œuvre, il a signé les mythiques Batman : Arkham Asylum (1989), Cages (1991) et, plus récemment, Black Dog : Les Rêves de Paul Nash (2016). Après le réconfortant chat noir de l’affiche 2017, un inquiétant Black Dog…..



Publié le 19/09/2017.


Source : Bd-best


Alix Senator, Thierry Démarez passe de séquences de contemplation à des scènes d’une cruauté extrême

Kephren est aux portes de la folie, mais il a tellement souffert, a été tellement meurtri, qu’Alix est prêt à l’accompagner sur son chemin.

 

            Valérie Mangin poursuit sa série avec passion. Le lecteur ne peut que ressentir le bonheur qu’elle a à jouer avec les personnages de Jacques Martin. Jamais reprise n’aura été aussi pertinente. Alix est âgé, bien sûr, mais il reste lui-même. A un soldat qui lui propose d’exécuter des barbares, il rétorque : « Non. Nous allons les amener à l’oasis : il y a certainement une prison là-bas. ». Mangin connaît le gaulois sur le bout des doigts et respecte les fondamentaux. Martin peut reposer en paix. Il ne sera pas trahi, pas par cette équipe en tout cas.

 

 

 

 

 

 

            Thierry Démarez passe de séquences de contemplation à des scènes d’une cruauté extrême. Il ne tombe jamais dans l’horreur gratuite pour seulement dépeindre le strict nécessaire. La violence des sentiments n’en est que mieux mise en valeur. Les monuments et les salles obscures sont exemplaires de précision. Démarez manipule également son découpage au gré des besoins du scénario. Ainsi, lorsque Kephren pénètre dans un tombeau, les trois bandes usuelles se transforment en quatre afin de mieux rendre l’impression  d’exiguïté et de confinement. Quant aux couleurs de Jean-Jacques Chagnaud, le bougre, on peut dire qu’il est encore bien en forme. Le dessinateur et son coloriste sont en telle symbiose qu’on a du mal à imaginer qu’ils sont deux.

 

Pour en apprendre plus et jouer avec l’Histoire, n’hésitez pas à visiter le site officiel de la série : http://www.alixsenator.com/accueil.html.

 

            Alix Senator est un Alix aux auteurs Imperators.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Alix Senator

Tomes : 6 – La montagne des morts

Genre : Historique-Aventure

Scénario : Mangin

Dessins : Démarez

Couleurs : Chagnaud

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 48

Prix : 13,95 €

ISBN : 9782203115989



Publié le 19/09/2017.


Source : Bd-best


Jour J : le prince des ténèbres voulait croire que le 11 septembre… n’aurait pas lieu !

On ne le sait que trop bien : il y a quelques jours nous commémorions, occidentaux que nous sommes, la plus terrible des attaques contre l’Amérique. La fin du rêve et le début du cauchemar terroriste dans nos contrées qu’on pensait protégées. Sous les gravats, perdu à jamais, un homme qui aurait peut-être pu changer la face du drame et du monde de peur (amplifié par les médias) dans lequel on essaye de nous faire vivre : John O’Neill, un agent du FBI qui avait eu le nez jusqu’en Arabie Saoudite pour suivre l’ombre déjà nauséabonde de Ben Laden et Al Qaïda. Personne ne l’a cru, et voilà où nous en sommes. Qui sait ce qu’il se serait passé si l’avertissement de cet homme avait été pris au sérieux ? Peut-être bien Fred Duval, Jean-Pierre Pécau, Igor Kordey et Jérôme Maffre qui refont l’Histoire en trois actes.

Résumé de l’éditeur : L’histoire suit l’enquête d’un personnage ayant existé, John O’Neill, alias le « Prince des ténèbres », un agent du FBI ayant eu l’intuition que Ben Laden préparait une attaque d’envergure contre les USA et qui trouva la mort dans la destruction des tours du World Trade Center. Que se serait-il passé s’il avait eu l’occasion de traquer Ben Laden et s’il avait pu empêcher l’attaque du 11 septembre 2001 ?

À l’heure où Jean Dufaux annonce la fin des longues (trop ?) séries et qu’il faut être fortiche pour prédire quelle série ira loin (sauf quelques exceptions, chez Dupuis avec FRNCK ou Magic 7 et Grand Angle avec son adaptation de Tout Pagnol), Delcourt réalise des tours de force. Que ce soit avec les séries d’Héroïc Fantasy (chez Soleil, les Elfes et autres Nains) ou ses séries d’anthologie capables de compter très vite (et à la force de synergies d’auteurs qui roulent) un grand nombre de tomes en peu de temps. Comme la collection « 7 » qui se termine sur une troisième saison et un 21ème tome (on revient vous en parler) et la présente série/collection « Jour J » qui, inaugurée en 2010 en compagnie de Russes qui doublaient les Américains dans leur conquête lunaire, compte désormais trente tomes. Soit un rythme de quatre uchronies par an, dans toutes les directions possibles et imaginables et capables de se rapprocher très fort de notre présent.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

C’est encore plus le cas, ici, dans cette trilogie. Avec rigueur, Fred Duval et Jean-Pierre Pécau font leur enquête sur les prémisses de ce que certains appelleront la fin de l’insouciance et d’aucuns y voient la fin de l’innocence, d’un côté du globe comme de l’autre. Car si le capitole est resté sourd et aveugle trop longtemps ; John O’Neil, surnommé le Prince des Ténèbres (« Satan qui bosse tard et qui s’habille en Gucci »), a très vite fait preuve de perspicacité quant aux terribles événements qui accablent l’Arabie Saoudite dès le 25 juin 1996, lorsque les tours de Khobar explosent, en toute ignominie pour les survivants soufflés, dont les membres ont été arrachés. Commence alors une traque, entre les États-Unis et le territoire de l’obscure Oussama Ben Laden, pour présager du pire et l’empêcher. Mais est-ce raisonnable quand on est seul (ou presque car John sait s’entourer de « combattants » fiables) face aux hauts responsables du bureau ? Peut-être pas, mais John, à couteaux tirés, est prêt à tout sacrifier, à commencer par ses possibilités d’évolution au FBI. Rusé et avec la science du terrain, John et son équipe réduite mais increvable ne pourront pourtant pas éviter tous les pièges tendus sur la route. Entre le sel de l’exploit et l’effroi du spectacle à venir.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

Deux tomes bien différents (en attendant la conclusion, fin novembre), voilà ce que nous propose le trio (assisté par Fred Blanchard) bien rodé qui avait déjà fait ses preuves sur quatre autres tomes de la série. Si le premier se révèle assez fidèle à ce qu’on pourrait attendre d’un biopic de John O’Neill, imposant sa stature de seigneur de guerre courant d’avion en avion. Une mise en situation volubile mais nécessaire avant que ne vienne le traquenard et l’action qui nous entraînent vers un deuxième tome laissant place à une chasse à l’homme doublée d’une course contre-la-montre aux rythmes nettement plus soutenus. Desquelles se dégage immanquablement l’uchronie. Une uchronie bien réelle car finalement bien plus proche du cours de l’Histoire que d’autres précédents albums. Car dans tout attentat manqué ou réussi, le vacillement de la balance d’un côté ou d’un autre se joue à des détails.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

Et détaillée, cette petite histoire qui change le cours de la grande l’est assurément. Rien n’est laissé au hasard tandis que la force, la vigueur et l’expérience (bientôt quarante ans de carrière) d’Igor Kordey qui, sous la bannière des couleurs sobres mais efficaces, à tendance polar de Jérôme Maffre, font le reste. Appuyant le propos aussi bien dans les scènes « de bureau » que dans le feu explosif de l’action. Avec toujours cette gravité, cette intranquillité sur les visages. Sur le nôtre aussi car si la fin de ces deux premiers tomes nous emmène en 2005 et que le 11 septembre n’a pas eu lieu, le pire n’est peut-être pas pour autant évité.

 

Alexis Seny

 

Série : Jour J

Tome : 29 & 30 – Le prince des ténèbres 

Scénario : Fred Duval et Jean-Pierre Pécau assistés de Fred Blanchard

Dessin : Igor Kordey

Couleurs : Jérôme Maffre

Genre : Uchronie, Thriller politique

Éditeur : Delcourt

Collection : Neopolis

Nbre de pages : 62



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Festival international de Tramelan

21ème édition de Tramlabulle.

Au programme : spectacles, concours de dessins pour enfants, expositions, stands, marcher BD et séance de dédicaces.

Auteurs présents :

Auderset, Bardet, Carine, Caro, Cavé, Coutelis, Damien, Degome, Fenech, Gauckler, Houot, Jacqmin, Kox, L'Epee, Lefebvre, Luguy, Malik, Martin, Odrade, Oriol, Raives, Regnauld, Ricossé, Rodrigue, Roman, Schaller, Vaucher, Warnauts.

Horaires : vendredi de 18h00 à 21h30, samedi de de 10h00 à 20h00, dimanche de 10h00 à 17h00

Entrée : Gratuite

Lieu : CIP de Tramelan

Contact : Cédric Humair par mail cedric.humair@bluewin.ch

Web : www.tramlabulle.ch


Pays : Suisse

Date de l'événement : du 22/09/2017 au 24/09/2017.

Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Infinity 8 : au jour de l’apocalypse et avec ses zombies spatiaux, la série déjà culte trouve encore un peu plus de mordant !

Plus terrible que ça, en ce moment, tu meurs… et tu ressuscites aussitôt. Toujours aux abords d’une nécropole dont le secret semble bien difficile à percer, le peut-être submersible Infinity 8 entame son cinquième reboot en pays zombie (thème déjà frôlé avec la résurrection d’… Hitler, vous vous souvenez ?) et c’est peu dire qu’ils ont du mordant, ces morts-vivants ! Tout comme Lorenzo De Felici qui intègre l’équipage emmené par Lewis Trondheim et Davy Mourier et repousse une nouvelle fois l’infini et l’au-delà chers à Buzz l’éclair.


Résumé de l’éditeur : Tous aux abris : une horde de zombies décime les passagers de l’Infinity ! Non seulement leur morsure est contagieuse, mais l’arme expérimentale qui les a créés a touché la nécropole et l’a transformée en une inépuisable armée de morts vivants ! Ann Ninurta, élue du capitaine pour cette nouvelle boucle temporelle, échappera-t-elle au coup de dent fatal ? Modèle de droiture et jeune mère célibataire ne boudant pas les rencontres masculines, elle pourrait bien être la première agente à découvrir l’origine du cimetière… Choisira-t-elle sa fille ou sa mission ?

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

Les jours (même sans fin) se suivent et ne se ressemblent pas à bord du vaisseau spatial salutaire, véritable arche de Noé intergalactique. Mais depuis le jour 15, tout part en couille. Et le commandant de bord a du souci à se faire : arrivé à la moitié du nombre de reboots possibles, aucun agent spécial n’a réussi à démêler l’inextricable et à sortir le paquebot spatial de ce mauvais pas.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

De ce pépin, que dis-je de cet os qu’une horde de zombies, qui se reproduisent comme des petits pains un jour de miracle, entend bien ronger. Mais dans ce boxon que va bien pouvoir faire Ann Ninurta, cette mère célibataire jamais contre une bonne partie de jambes en l’air.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

Le climat est toujours mortifère mais il sait aussi être aurifère tant l’équipage de génie qui a conçu la série Infinity 8 continue de transformer le plomb en or. Toujours plus pop et toujours fort en pulp. Et comme s’il voulait contrecarrer le coup de mou qui peut arriver dans le ventre tout aussi mou d’une série, ce cinquième tome est frénétique, complètement expéditif par la grâce et la folie de sa recrue de choc Lorenzo De Felici.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

Le jour de l’apocalypse laisse d’ailleurs place à l’expressivité sexy de son dessin (de la même famille impériale que celui d’Humberto Ramos) qui glisse sur l’histoire assez simple et nous entraîne à vitesse grand V dans l’espace intersidéral.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

D’ailleurs, mieux vaut s’harnacher solidement à ce volume (toujours au format comics) si vous ne voulez pas qu’il vous échappe des mains. Vous ne seriez pas le premier, le trio d’auteurs maléfique prend un malin plaisir à balancer par-dessus bord les vieux et les enfants d’abord, saccageant tout, ne respectant rien… si ce n’est le lecteur à qui ils proposent un délire jusqu’au-boutiste, monumental et clairement virtuose.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

On s’attendait à l’apocalypse, force est de constater que les auteurs ont été gentils dans leur… titre, cette cinquième aventure, c’est bien pire que l’apocalypse ! Et si un jour le cinéma devait se pencher sur ce berceau magnifique, on préférera à Luc Besson plutôt George Miller. Mais comme le spectacle BD se suffit amplement à lui-même, on espérera que le Septième ne touche pas au Neuvième ! En attendant, vivement le sixième opus dans lequel Franck Biancarelli entrera dans le moonwalk avec Emmanuel Guibert !


 

Alexis Seny

 

Série : Infinity 8

Tome : 5 – Le jour de l’apocalypse

Scénario : Davy Mourier et Lewis Trondheim

Dessin et couleurs : Lorenzo De Felici

Genre : Space opera, Action, Aventure

Éditeur : Rue de Sèvres / Comix Buro

Nbre de pages : 96

Prix : 17€



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Un monde un peu meilleur,  Lapinot revient dans un des tout meilleurs albums de l’année

    « - Allô ?

-          Je… Je suis la personne qui vient de vous prêter son stylo.

-          Euh…Oui. Je vous l’ai rendu, non ?

-          Oui, oui… C’est pas pour ça. J’aurais besoin d’un service. (…) Vous pouvez m’aider ?

-          Je ne vous connais pas, mais oui… Si je peux vous être utile

-          J’ai besoin d’un endroit pour dormir. Même chez vous, par terre sur la moquette, ça irait. »

 

En acceptant de rendre service à cet individu, Lapinot ne se doutait pas qu’il venait de mettre la patte dans un engrenage surréaliste. Témoin d’un banal accrochage de voiture, le concept du battement d’ailes du papillon va entraîner notre héros dans une aventure urbaine ancrée dans la société des années 2010.

 

            Le lecteur est mis face à ses addictions, à ses travers, à ses manies. On ne peut qu’être touché par ce récit sensible, plus fort qu’il ne pourrait paraître lors d’une lecture rapide.

 

 

 

 

 

            Treize après sa disparition (N’oublions pas que Trondheim avait tué son personnage), Lapinot revient dans un des tout meilleurs albums de l’année. Depuis qu’on l’avait quitté, le téléphone portable et les réseaux sociaux ont pris une place inimaginable dans nos vies. Les attentats sont également passés par là et ont indéniablement changé les rapports entre les êtres. Dans ce monde « un peu meilleur », promesse du titre, on retrouve entre autres Richard, le copain parfois lourdingue, Nadia, l’ex qu’on n’aurait jamais dû quitter, mais aussi de nouveaux protagonistes comme Gaspard ou Cléa qui viennent enrichir une galaxie de personnages aux caractères bien trempés, avec leurs certitudes et leurs doutes.

 

L’auteur signe un récit où il ne se passe rien mais où il se dit tout, une histoire d’une banalité étonnante mais d’un intérêt exceptionnel, un paradoxe littéraire et un exploit scénaristique.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les nouvelles aventures de Lapinot

Tomes : 1 – Un monde un peu meilleur

Genre : Comédie

Scénario & Dessins : Trondheim

Couleurs : Findlaky

Éditeur : L’association

Nombre de pages : 48

Prix : 13 €

ISBN : 9782844146717



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Lauréat-e-s du concours Nouveau talent BDFIL 2017

La 13e édition de BDFIL débute ce jeudi 14 septembre. À l’occasion de la soirée d’ouverture du festival, BDFIL dévoile les lauréat-e-s de son concours Nouveau talent BDFIL 2017. Le concours Nouveau talent de BDFIL s’adresse aux dessinatrices et dessinateurs de tous âges et tous pays, qui n’ont jamais été publié-e-s. Le thème choisi pour l’année 2017 était « La vague ».

 

245 planches ont été reçues de 32 pays : Allemagne, Argentine, Autriche, Belgique, Biélorussie, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Egypte, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Indonésie, Italie, Japon, Lettonie, Malaisie, Maroc, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Russie, Slovaquie, Suisse, Taiwan, Togo, Turquie et Ukraine.

 

Les 245 planches font l’objet d’une exposition au Théâtre Boulimie de Lausanne jusqu’au lundi 18 septembre, date jusqu’à laquelle les visiteurs sont invités à décerner un prix du public.

 

Un jury d’expert-e-s s’est réuni le 14 juillet 2017, sous la présidence d’Anna Sommer, invitée d’honneur de l’édition 2017 de BDFIL. Il regroupait Cuno Affolter (collaborateur Centre BD de la Ville de Lausanne), Raphaël Baroni (UNIL, membre du GrEBD), Ben Chevallier (Editions Atrabile), Antoine Duplan (journaliste au Temps, spécialiste BD) et Sandrine Pralong (BDFIL). Les prix sont remis lors de la soirée d’ouverture du festival, jeudi 14 septembre à 19h30 au cinéma Capitole de Lausanne.

 

Les lauréat-e-s du Concours Nouveau talent BDFIL 2017 :

 

1er prix (CHF 2'000.-), Laurence Pernet (Suisse, 1991)

Née en 1991, Laurence Pernet entreprend une formation de graphiste à l’Eracom en 2010 durant laquelle elle axe son travail sur l’illustration et la typographie manuscrite. Son CFC obtenu, l’intérêt qu’elle porte à l’artisanat et aux techniques anciennes la conduit à l’Atelier typographique du Cadratin à Vevey, où elle est bénévole depuis 2015. Ce cadre idéal lui permet de s’initier aux métiers traditionnels du livre, d’apprendre la composition typographique et de réaliser diverses créations en plomb selon la méthode de Gutenberg. Travaillant en parallèle sur des projets personnels aux univers à chaque fois renouvelés, elle aime explorer les possibilités du dessin en variant les supports (leporellos, pop up, jeu de cartes) aussi bien que les techniques (encre de Chine, crayon, écoline, pastel, fusain…). Elle trouve son inspiration principalement dans la littérature, des fables d’Ésope aux nouvelles de Ray Bradbury, en passant par les romans d’Agatha Christie.

 

2ème prix (CHF 1'500.-), Adrien Yeung (France, 1995)

Fils de deux artistes peintres, Adrien Yeung est né à Sèvres le 14 septembre 1995. Il grandit à Clamart dans les Haut-de-Seine près de Paris. Après l’obtention de son bac, il étudie aux classes préparatoires des ateliers des Beaux-arts de la ville de Paris (Glacière) pendant une année. En 2014, il entre à l’École Européenne Supérieure de l’Image à Angoulême, établissement spécifiquement voué à l’enseignement de la bande dessinée. Il y découvre le monde de la microédition et de la bande-dessinée contemporaine, ce qui va marquer son travail. En 2017, il obtient son diplôme national d’Art Plastique.

 

3ème prix (CHF 1'000.-) Jehan Khodl (Suisse, 1994)

Jehan Khodl est né en 1994 à Genève. Élevé sans télévision, il se crée dès son plus jeune âge un monde imaginaire fait de bricolages et de dessins. Trait après trait, il obtient un diplôme de designer à l’école des Arts Appliqués de La Chaux-de-Fonds. Il y crée ses premiers fanzines et y découvre les joies de l’impression à tirage limité ainsi que des techniques de dessin différentes.

Après avoir décroché sa maturité professionnelle, il se lance dans la réalisation de projets personnels et s’essaye à la création de jeux pour smartphone et dans de courtes animations. Son monde imaginaire prend vie, s’anime et se joue. Il répond parallèlement à la demande de mandataires pour effectuer divers travaux d’illustration de journaux, de publicités, d’animations, et de bien d’autres choses encore. C’est suite à l’accomplissement de son service civil obligatoire qu’il peut enfin se consacrer pleinement à l’illustration et à la communication visuelle.

 

Le détail des expositions, la liste des auteur-e-s en dédicaces, et le programme complet du festival sur www.bdfil.ch.



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Frédéric Antoine et Jean-François Vachon, papas de Jimmy Tornado : « C’est fatiguant de courir derrière un gorille »

Il vient de Montréal mais aussi des quatre coins du monde où toutes sortes de maux sont à l’oeuvre. Son nom ? Jimmy Tornado ! Un super-héros ordinaire. Enfin, ordinaire… plutôt simiesque, quand même, gorille anthropomorphe bien aidé par sa demi-soeur surdouée, Guadalupé. Formant un tandem casse-cou, ces deux-là sont les nouveaux héros créés par Frédéric Antoine et Jean-François Vachon.

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-François Vachon

 

Bonjour à tous les deux. Frédéric, on a déjà pu faire votre connaissance lors de la parution de Biodôme. Mais Jean-François, on ne vous connaît pas encore suffisamment. Dites-nous, d’où nous venez-vous ? Avez-vous baigné assez tôt dans la bande dessinée ou est-ce venu par après ?

Jean-François : Je viens de Montréal.  Je suis illustrateur depuis une trentaine d’années. J’ai travaillé en publicité, en édition scolaire et en magazine d’humour où j’ai rencontré d’ailleurs pour la première fois Frédéric Antoine. À l’époque, il me commandait des pages de couvertures et des illustrations pour le magazine.  Donc, je suis illustrateur avant tout.  C’était le meilleur moyen de gagner ma vie, car la BD n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui au Québec.

Puis, vers 2012, j’ai réalisé mon vieux rêve de faire de la BD avec Planète Zoockey. Ce n’est que quelques années plus tard que Fred me proposa de faire équipe avec lui. J’en fus très honoré!
Planète Zoockey

 

 

 

 

© Jean-François Vachon

 

Quels auteurs vous ont donné envie de faire de la BD ? Vous en avez rencontré certains ? Vous auraient-ils donné des conseils ?

Jean-François : Mon idole était Franquin.  J’aurais aimé le rencontrer…c’est encore à mon avis le meilleur de tous! J’adorais aussi ce que faisait Jack Davis dans le Mad magazine. C’est lui qui m’a donné le goût d’illustrer les magazines d’humour et de faire de l’illustration éditoriale.

Vouloir faire de la BD, c’est bien. Mais à partir de quel moment, avez-vous pris conscience que votre dessin tenait la route ?

Jean-François : Ce n’est pas vraiment au niveau du dessin, mais plutôt du découpage d’une planche. J’ai réalisé que je devais travailler fort pour que ça tienne la route et que mes planches ne ressemblent surtout pas à une suite de petites illustrations placées les unes derrière les autres. Je suis encore en apprentissage!

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

Au Québec, on vous connaît avant tout pour Planète Zoockey. Mais qu’est-ce que c’est ?

Jean-François : On me connaît avant tout comme illustrateur pour avoir fait beaucoup de pages couvertures de toutes sortes.  Entre autres pour les revues Croc et Safarir. On me reconnaît maintenant comme bédéiste.  Planète Zoockey se passe dans l’univers du hockey et met en scène des grenouilles et animaux de toutes sortes.  Les grenouilles représentent le Canadien français, car les anglophones nous qualifient souvent de « frogs ».  Le mot « Zoockey» est une fusion des mots « zoo » et « hockey »…La BD a connu un beau succès au Québec.

Déjà des animaux, donc ? Prenez-vous plus de plaisir à dessiner des animaux que des humains ? À quoi faut-il penser du coup quand on mélange les deux comme dans Jimmy Tornado ? Est-ce une difficulté supplémentaire ?

Jean-François : J’adore dessiner des animaux et c’est toujours amusant de leur donner un comportement humain.  Jimmy est amusant à dessiner, car il a une belle carrure, il est fort et n’a pas besoin d’être beau… Il me permet de créer de belles scènes d’action comme dans les comics. Mon défi demeure Lupé…Elle doit toujours être jolie et déterminée.

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

Entrons vite dans le vif du sujet, car la terre est en danger. Heureusement, elle peut compter sur Jimmy Tornado… un gorille qui parle on ne sait trop comment. Mais, au début de votre création, Jimmy aurait-il pu être un autre animal ? Pourquoi un gorille justement ?

Frédéric : Au début de la création de la série, destinée au magazine Les Débrouillards, nous envisagions plutôt un jeune garçon avec des super pouvoirs : une combinaison spéciale, une ceinture créant un avatar en hologramme solide… Les choix étaient nombreux et finalement peu originaux. Et puis, j’ai réalisé qu’un gorille qui parle ferait un bon personnage, comme on en voit déjà dans les films ou en BD. Mais que faire pour le différencier ? Un ado… avec une demi-sœur humaine et des origines encore nébuleuses qui permettent de mieux préparer une révélation originale !

L’idée a plu à tout le monde. Un sympathique gorille, comment ne pas craquer ?

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

Des héros singes, vous en avez en tête qui vous ont marqués ?

Frédéric Antoine : Les personnages de la planète des singes, bien sûr. Ou le compagnon de Tom Strong, une série d’Alan Moore. Mais durant la phase de création, César est revenu à l’écran et, par la suite, Winston est apparu dans le jeu Overwatch. On est donc tombé en plein dans une ère de héros simiesques.

Facile à dessiner ?

Jean-François : Le plus difficile est d’imaginer et découper une belle scène d’action.  Après deux tomes, les personnes sont maintenant bien maîtrisées au niveau du look et des proportions. On constate cette évolution de planche en planche.

 

 

 

 

© Jean-François Vachon

 

Dans vos cases définitives, Jean-François, vous laissez les traits de construction, un effet que vous recherchez ?

Jean-François : C’est un choix artistique. J’aime sentir le croquis derrière la coloration. Le trait est vif et dynamique: une technique que j’utilise beaucoup en illustration. Par contre, ça va peut-être changer un peu depuis que je travaille avec une Cintiq (tablette graphique). C’est à voir!

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

J’imagine qu’il faut, tant dans le scénario que dans le dessin, humaniser l’animal tout en conservant sa part animale pour en faire un parfait anthropomorphe. Difficile ?

Frédéric Antoine : Pour ma part, j’écris toujours en pensant à un ado, un personnage à la fois jovial et ronchonneur. Ce n’est que dans les séquences d’action que je pense à un gorille et à ses capacités physiques. Rien de bien compliqué. Ce doit être plus difficile au dessin pour JF.

Jean-François : Éh bien non, c’est plus amusant que difficile. La difficulté, c’est d’être constant!

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

Dès les premières planches, c’est départ immédiat et la première mission nous tend les bras alors qu’on en sait finalement très peu sur les personnages principaux : Jimmy et sa surdouée de sœur Guadalupé. J’imagine que leurs biographies vous la connaissez dans les moindres détails, non ? Alors pourquoi, dans un premier temps, les éclipser ? Qu’est-ce que cela amène au récit ?

Frédéric Antoine : Le fait est qu’on a voulu lancer la série dans les Débrouillards avec une aventure pleine d’action. J’avais déjà une vague idée des origines de Jimmy, mais je voulais me laisser du temps pour bien y réfléchir. Je n’aime pas m’embarrasser des origines d’un héros ou de sa biographie dès le début d’une série. À l’instar des mangas, je préfère doucement ajouter des indices, puis livrer les réponses plus tard, quand l’attachement du lecteur a été acquis. Il n’est pas difficile de s’attacher à un héros sans passé. Les jeunes le savent. Ce sont les adultes qui veulent souvent suivre un récit cartésien. Aucun jeune ne m’a jamais demandé qui se cachait sous le masque de Spectro, le héros de ma première série, mais les adultes, ça les agaçait de ne pas en savoir plus.

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

Atlas ne répond plus, ça pourrait être le titre d’une aventure au long cours, mais non ! C’est le titre d’une courte histoire. L’album en contient cinq. Vous ne vouliez pas d’une histoire longue dès le départ ? Fait-on d’ailleurs une histoire courte comme on fait une histoire longue ou y’a-t-il des subtilités ? À quoi faut-il penser pour caler tout ça dans quelques planches ?

Frédéric Antoine : Une histoire courte demande d’être très concis et donc la vraie subtilité est le bon dosage des ellipses. Un ami m’a dit que nos histoires avaient un rythme de dessin animé – on va à l’essentiel pour une bonne dose de fun. Mais Atlas aurait pu être une longue histoire, c’est vrai. Mais nous ne voulions pas refaire toutes les histoires courtes en 48 pages. Surtout que le format chez Presses Aventure était d’une soixantaine de pages. On a décidé de conserver les histoires courtes, auxquelles on a ajouté des cases pour aérer la narration. Ça permet aussi de voir nos héros remplir des missions un peu partout sur la planète en seulement deux albums. Les suivants seront des histoires longues où nous allons, maintenant que les lecteurs sont familiers avec nos héros, pouvoir ajouter plus de psychologie et créer des suspenses plus denses.

 

 

 

 

© Antoine/Vachon

 

Cela dit, cette diversité d’histoires vous permet de croiser des extra-terrestres, un monstre antique, un robot échappé du contrôle humain… Des hommages à des genres que vous appréciez (vous citez notamment The Thing de John Carpenter) ?

Frédéric Antoine : Je suis un grand fan de John Carpenter. Mais Jimmy me permet de mélanger tout ce qui a nourri ma jeunesse et les choses que je découvre maintenant : les monstres et les robots, les récits pulp, les dernières découvertes comme la gigantesque grotte en Chine qui fera l’objet du début du tome 3.

Alors à destination de quel public ? Le plus large possible ? Mais des enfants d’abord ? À quoi faut-il penser quand on écrit et dessine à destination d’un public si jeune ?

Jean-François : C’est de la BD jeunesse qui s’adressait surtout au public des « Débrouillards », c’est-à-dire entre 12 et 17 ans…et plus!

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

Et, au milieu, Jimmy Tornado est un peu le super-héros, non ?

Jean-François : En tout cas, J’imagine toujours Jimmy comme un super héros quand je le dessine.

Autre luxe, celui de pouvoir très vite changer d’ambiance, de Tokyo à Montréal en passant par l’Antarctique. Chouette ?

Frédéric Antoine : Je suis un voyageur. J’ai eu la chance de vivre une partie de ma jeunesse en Afrique et aux Antilles et j’aime aller me changer les idées au Japon ou dans le reste de l’Asie. Donc, pouvoir changer le lieu de mes récits est un véritable plaisir. J’aimerais pouvoir mieux intégrer mes héros à tous les lieux qu’ils visitent, mais action avant tout, ça reste juste une toile de fond exotique.

 

 

 

 

© Antoine/Vachon

 

Laquelle est votre préférée jusqu’ici ?

Jean-François : J’aime bien « Jakarta », celle qui se passe sous l’eau. J’adore faire des scènes sous-marines!

On sent aussi qu’un « grand méchant » se dégage des histoires, mais reste tapi dans l’ombre pour le moment ? Vous en gardez sous le pied ?

Frédéric Antoine :  Il se révèle dans le tome 2. Je préfère ne pas trop en parler… Mais il aura sûrement sa place dans les tomes suivants.

 

 

 

 

© Antoine/Vachon chez Presses Aventure

 

La sœur de Jimmy n’est pas en reste, c’est le cerveau du duo. Et la meneuse, aussi ? Mais d’où vient son nom, Guadalupé ?

Frédéric Antoine : Le nom Guadalupé vient du personnage incarné par Madeleine Stowe, dans Étroite Surveillance, un de mes films d’ado. Son nom était Maria Guadalupé McGuire.

Qu’est-ce qu’il était bien ce film !!! Que nous réserve la suite ? Le tome 2 est déjà bien embarqué, non ?

Jean-François : Le tome 2 sera en libraire dès octobre (ndlr. l’automne 2018 pour le monde franco-belge). Pour le tome 3… Laissez-nous souffler un peu. C’est fatiguant de courir derrière un gorille. (rires).

 

Propos recueillis par Alexis Seny



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Jost et Culliford trouvent encore un problème de société à aborder par le biais des petits lutins bleus

« - Ohé, Schtroumpf Paysan !

-          Ah, vous v’là d’retour, Grand Schtroumpf !

-          Je veux te montrer quelque chose ! Homnibus m’a schtroumpfé un petit trésor !

-          Un trésor ?! Il y a quoi là-d’dans ? Des perles ? Des diamants ?

-          Non. Pas du tout ! Tu vas voir… Il m’a schtroumpfé ces haricots secs ! Une nouvelle espèce de haricots mauves !

-          Je connais des haricots bruns et blancs, mais ceux-ci sont spéciaux !

-          Plus que tu ne crois ! Je vais te schtroumpfer pourquoi… »

 

En ramenant des graines de haricots mauves au village, le Grand Schtroumpf ne se doutait pas qu’il allait avoir à faire à un problème de poids…pour ne pas dire de poids. Evidemment, plus de soucis de famine à l’horizon des hivers difficiles. Mais les Schtroumpfs vont vite devenir totalement addicts à ces haricots préparés sous toutes les formes, mais les faisant prendre un peu d’embonpoint. Heureusement, la Schtroumpfette est là pour prendre le taureau par les cornes et remettre ses compatriotes dans le droit chemin. Gargamel, tiens le toi pour dit !

 

Jost et Culliford trouvent encore un problème de société à aborder par le biais des petits lutins bleus. Ici, les food-trucks à la nourriture grasse et l’alimentation non-équilibrée sont dans le collimateur des auteurs. Si les plus jeunes lecteurs peuvent se voir sensibiliser au phénomène, les plus grands retrouveront avec plaisirs les Schtroumpfs dans une aventure dans la plus pure tradition.

 

 

 

 

 

 

Ce livre est malheureusement un album posthume du dessinateur Pascal Garray qui nous a quittés prématurément il y a quelques mois. Fidèle au style du studio Peyo, il aura su durant six épisodes perpétuer la tradition. Un cahier graphique lui rend hommage en fin d’album. On peut y voir des crayonnés de planches et les projets de couverture. On y apprend également que le récit a changé de titre en cours de route. Il devait s’appeler « Les Schtroumpfeurs de haricots », titre plus énigmatique et en phase avec l’esprit de leur créateur. C’est dommage qu’il n’ait pas été conservé.

 

On ne connaît pas encore le nom du ou des futurs dessinateurs des Schtroumpfs. Si l’on peut exprimer un souhait, ce serait celui de revenir à un découpage en cinq bandes, comme dans les tous premiers albums de Peyo, où les Schtroumpfs y ont une dimension correspondant plus à leur échelle.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Schtroumpfs

Tome : 35- Les Schtroumpfs et les haricots mauves

Genre : Aventure humoristique

Scénario : Jost & Culliford

Dessins : Garray

Couleurs : Studio Nine Culliford

Éditeur : Le Lombard

Nombre de pages : 56

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782803671144



Publié le 15/09/2017.


Source : Bd-best


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