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Information générale concernant le monde de la BD
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Mulo : dans le crachin breton, le monde animal de Pog et Le Bihan n’a rien à envier à la violence des hommes

« Tu peux pas te casser, il pleut ». Renaud le lui avait pourtant dit, Mulo n’en a fait qu’à sa tête. Et le voilà sur le bord de cette route bretonne à lever le pouce et à penser sans trop de peine une autre chanson : « vous qui passez sans me voir ». Sauf qu’il n’était pas dit que nous ne nous arrêterions pas. Au fait, Mulo, c’est, comme son nom l’indique, un mulet évoluant dans un monde anthropomorphe qui n’a rien à envier à celui des hommes dans sa violence et cette volonté de ne pas se faire de cadeaux… ou si peu. Alors, profitons-en, Pog et Cédrick Le Bihan nous en font un beau.

 

 

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Qui es-tu, Mulo ? Un bâtard, fruit de l’union d’un âne et d’une jument, ayant l’habitude d’ignorer les regards chargés de mépris. Quand on grandit dans un orphelinat, on apprend à encaisser les coups et les railleries. Qui es-tu, Mulo ? Ignorant tout de ses origines, il n’a jamais pu répondre à cette question. Une lettre anonyme arrive pourtant un beau matin et prétend qu’il trouvera des éléments de réponse dans le casier d’une ancienne conserverie située sur une île. Qui es-tu, Mulo ? Le héros têtu et tenace de ce polar animalier. Une vraie tête de mule.

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

Tout le monde se rappelle de son enfance, n’est-ce pas. Vous vous souvenez de vos premiers livres illustrés. Peut-être y avait-il un peu de Martine ? C’est certain même. Mais sans doute, les histoires lues avant que vous vous endormiez comptaient-elles leur lot d’histoire où les animaux prenaient le pouvoir ? De la Famille Passiflore aux Fables de La Fontaine et Billy the Cat. On en passe. Les écrans n’étaient pas en reste avec Mickey, des dessins animés Disney plus choux les uns que les autres sans oublier les animaux du bois de Quat’Sous, le Père Castor ou encore Le vent dans les saules.

Bonne nouvelle, ces héros animaliers de notre enfance (qui aidait sans conteste à comprendre notre monde) ont fait leur chemin et sont devenus grands et pour les… grands. Bien sûr, on ne peut zapper Canardo, Black Sad, Maus, Chlorophyle et Sybilline, Petzi, De cape et de crocs ou encore les merveilleuses histoires du regretté Michel Plessix et Rose Profond de Dionnet et Pirus. Pourtant, force est de constater que, le nombre de nouveautés BD en une année aidant probablement mais pas que, les anthropomorphes ont gagné du terrain et ont retrouvé une place non-négligeable dans l’art et la manière de raconter des histoires.

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan

 

Les exemples ne manquent pas et nous en mettons souvent en lumière. Rien que ces dernières semaines, on peut citer Jack Wolfgang de Desberg et Reculé (interview à suivre), Musnet, la réédition du George Frog de Phicil et Drac (on espère aussi vous en parler), Le Règne… Quand on en a soupé des humains à force d’en voir au boulot, au métro, à la télé… les non-humains sont une sacrée alternative alors qu’ils ne dévissent pas forcément à notre monde turbulent.

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

Et voilà que Mulo a débarqué avec ses gros sabots de baudet de retour au pays. Par la petite portière d’une voiture de location conduite par Pierrick, l’épagneul dont la sympathie ne suffira pas à balayer toute la hargne de cette sale histoire sous la pluie battante. En Bretagne, il ne pleut que sur les cons… et les âmes meurtries, rajouterons-nous. Forçat d’une vie pas folichonne, Mulo cherche à conquérir son destin et son passé trouble, sans se priver d’avoir le coeur sur la main. Mais jusque quand ?

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

« I have to run like a fugitive to save the life I live » balance Bob Marley sur le bateau qui le conduit là où tout a commencé. Et la meilleure alliée sera la… haine, comme le dit si bien le loup de mer qui garde le phare, idéalement placé pour arbitrer les débats entre le « petit bâtard » et ses bourreaux. Car, cette fois, il faudra aller jusqu’au bout et prendre le dessus sur le passé qui l’a malmené.

 

 

 

 

 
© Pog/Le Bihan
 


De ce jeu de piste finalement vite déjoué, Pog et Le Bihan trouve le prétexte parfait pour faire le jeu de l’atmosphère, attirant les nuages par-ci, réveillant le soleil par-là, dans cette Bretagne humide qu’on aime adorer. Et si les cieux s’affrontent, les vivants ne sont pas en reste cherchant qui sera le plus monstrueux. Car résolument, il n’y a pas beaucoup de place pour le bien dans cette affaire qui fait souquer ferme les dealers maritimes, les mafieux sans grande envergure et les industriels en faillite.

 

 

 

 

Une case inédite © Pog/Le Bihan

 

Long de 80 pages (sans compter les trésors graphiques compilés en fin d’album) aérées et regroupées par chapitres mettant en exergue de drôles de proverbes bretons, Crachin breton ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Que du contraire, emmené par une bande-son d’enfer et comme au cinéma, le temps passe beaucoup trop vite en compagnie de ces héros animaliers mais pas forcément de… compagnie d’ailleurs. Et si le récit semble se conclure, sur le dos, le chiffre « un » indique le début d’une série. On en est d’autant plus impatients. Car Pog et Le Bihan, déjà vus dans des récits balisés plus jeunesse, réussissent en grande pompe leur entrée dans la cour des grands. Ils crèvent les cases tandis que, dans celles-ci, d’autres crèvent tout court !

 

Alexis Seny

 

Série : Mulo

Tome : 1 – Crachin breton

Scénario : Pog (Facebook)

Dessin et couleurs : Cédrick Le Bihan

Genre : Polar, Anthropomorphe

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 84 (+12 pages de cahier graphique)

Prix : 15,99€



Publié le 08/09/2017.


Source : Bd-best


Les Cahiers de la BD en kiosque et en librairie le 26 septembre

Après une campagne participative réussie sur Kiss Kiss Bank Bank, Les Cahiers de la BD sortent en kiosque et en librairie mardi 26 septembre.

Un peu moins de cinquante ans après leur création par Jacques Glénat (en 1969), Les Cahiers de la BD vont vivre une nouvelle aventure critique et journalistique menée par le journaliste et éditeur Vincent Bernière.

Pour ce premier numéro tiré à 20 000 exemplaires, vous y trouverez, entre autres : Alan Moore, François Boucq, Hugo Pratt, Goscinny, Blutch, Crumb, Bob De Moor.

Et un cahier thématique : Blake et Mortimer, Spirou, Corto Maltesse... Pourquoi les héros ne meurent jamais ?


Son credo :

Pas élitiste mais accessible !
Ne reniant pas les origines populaires du médium tout en essayant d'en proposer une lecture sérieuse.
Évoquer des sujets pointus de façon lisible et passionnée.
Privilégier l'intemporalité à l'actualité immédiate.
Donner de la place au grands formats et aux belles images.

" Toutes les bandes dessinées nous intéressent, sans distinction de public ou de genre, pourvu qu'elles soient de qualité et qu'elles nous procurent du plaisir. C'est ce plaisir que nous cherchons à approfondir et à partager avec rigueur et passion, en gourmets, en amoureux."

Sommaire du no 1

Cahier Chronique

12 chroniques au ton décalé

Cahier Iconique

Interview exclusive d’Alan Moore
Visite dans l’atelier de Liberatore
BD inédite Interview dessinée d’Aude
Picault par Claire Braud

Cahier Technique

Le western selon François Boucq
La leçon de BD d’Hugo Pratt
BD inédite Moi et Hugo Pratt par Laura Scarpa 4 pages

Cahier Esthétique

La caresse dans la BD
Les adaptations littéraires

Cahier Muséographique

Reportage au musée Ghibli
René Goscinny au mahJ

Cahier Thématique

Blake et Mortimer, Spirou, Corto Maltese… Pourquoi les héros ne meurent jamais ?
De la mort scénaristique à la renaissance éditoriale
Et aussi : Qui sont les auteurs de demain ?
BD rare Il était moins cinq par Bob De Moor

Cahier Historique

BD, l’hebdo de la BD
C’est la jungle de Harvey Kurtzman
BD inédite Ode to Harvey par Crumb

Cahier Critique

12 critiques d’albums
BD inédite Journal d’un album par Alfred 4 pages

La grande aventure de la BD

Un cahier de 16 pages qui raconte l’histoire de la BD et se lit comme un roman à épisodes


Prix : 12,50 ¤ ttc

204 pages

Trimestriel

Tiré à 20 000 ex.

Édité par Vagator Productions
éditeur délégué des numéros hors-série de Beaux Arts consacrés à la BD

Les Cahiers de la BD
11bis, rue Bachaumont
75002 Paris - France



Publié le 08/09/2017.


Source : Bd-best


BDFIL 2017 - Programme complet et panorama

13e édition de BDFIL - Du 14 au 18 septembre, la BD embrase le cœur de Lausanne. À quelques jours de son lancement, le festival de bande dessinée de Lausanne dévoile en avant-première des expositions un panorama monumental (toile géante de 3 mètres sur 18) révélant l’incroyable vérité (le Léman doit son existence à…. Cowboy Henk !), spécialement réalisé par Herr Seele pour le festival. La 13e édition de BDFIL en quelques points forts...

Deux morceaux d’histoire suisse se disputent la vedette de cette 13e édition :

 · Anna Sommer, invitée d'honneur 2017. Rétrospective d’une pionnière de la nouvelle bande dessinée, qui dessine au scalpel ;

· Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923), fameux peintre de l’engagement social et des chats, à qui l’on doit en 1884 la première planche de BD lausannoise, « Le Corbeau et le chat ». Cinquante artistes internationaux rendent hommage à ce premier Lausannois et à son culte du chat (David B., Blutch, Cosey, Ben Katchor, Dave McKean, Catherine Meurisse, Eldo Yoshimizu, Zep...)

 
Expositions pour petits et grands :

· Herr Seele. Célébré par une exposition, l’auteur flamand du très déjanté Cowboy Henk a réalisé en exclusivité pour BDFIL un panorama géant (3 mètres sur 18), exposé dès le 10 septembre devant le parking de la Riponne (Place de la Riponne 10, 1005 Lausanne). Record mondial à Lausanne, ce strip, le plus grand de l’histoire de la bande dessinée ?, raconte la création du Léman par Cowboy Henk ;

· L’exposition V pour Vertigo (en collaboration avec le Centre BD de la Ville de Lausanne) s’intéresse au renouveau des comix américains

· Une plongée dans l’univers de Titeuf, à l’occasion du nouvel album (paru en septembre) ;

· Un hommage à Mix & Remix ;

· Des activités pour les enfants dans un espace entièrement relooké par Anouk Ricard, l’atelier de sérigraphie Drozophile (20e anniversaire), la Fabrique de fanzines ;

· Le concours Nouveau talent BDFIL 2017 sur le thème La Vague. Le vernissage de l’exposition, couplé à celui de la très attendue revue Bédéphile#3, aura lieu le mercredi 13 septembre à 19h au Théâtre Boulimie, accès libre. La remise des prix du concours aura lieu lors de la soirée d’ouverture du festival au cinéma Capitole de Lausanne, le jeudi 14 septembre à 19h30 ;

· Un OFF décoiffant (la Datcha, les Ateliers de Bellevaux, Galartis, Espace Richterbuxtorf, la Sonnette, etc).

 
Rencontres, duels graphiques et Nuits de BDFIL :

Des rencontres et performances autour d’Anna Sommer, d’Herr Seele, de Chantal Montellier, de David B., de Guillaume Long et de Wasterlain, les Etats généraux de la BD avec Benoît Peeters et les nouvelles tendances de la bande dessinée. Encore plus de duels graphiques d’exception avec JC Menu versus Anna Sommer, Herr Seele versus Zep, Florence Dupré la Tour versus Morgan Navarro et Yannis La Macchia versus Frederik Peeters. Les Nuits déjantées de BDFIL au Club Romandie, au Bourg et à la Datcha ;

 

Un espace microédition repensé et redimensionné :

Pour sa 13e édition, BDFIL installe la microédition au Forum de l’Hôtel de Ville. Une nouvelle ampleur et une plus grande visibilité donnée à plus de 30 artistes, éditeurs/trices et collectifs d’ici et d’ailleurs. Une orgie de BD expérimentale, fanzines et objets décalés en tous genres. Accès libre !  

 

Parmi les incontournables de BDFIL 2017 :

Le numéro 3 de la fameuse revue Bédéphile, coéditée par BDFIL et les éditions Noir sur Blanc à Lausanne (€ 25.- / CHF 33.-), disponible en librairie. Vernissage le mercredi 13 septembre à 19h au Théâtre Boulimie.

Le détail des expositions, la liste des auteur-e-s en dédicaces, et le programme complet du festival sur www.bdfil.ch.


Pays : Suisse

Date de l'événement : du 14/09/2017 au 18/09/2017.

Publié le 08/09/2017.


Source : Bd-best


Zep en dédicaces à la librairie Lyon Glénat.

Un grand évènement se prépare au Galeries Lafayette de la Part-Dieu, niveau 0...

Zep viendra à l'occasion de la sortie du Tome 15 de ce petit bonhomme à mèche blonde, qui fait toujours autant rire les petits comme les plus grands. Cette rencontre-Dédicace se fera sur invitation que vous pouvez venir retirer à la librairie à partir du 15 septembre.

A cette même occasion un concours de dessin sur le thème de leur héros est organisé pour les plus jeunes. Ils peuvent venir déposer leur chef d'oeuvre à la librairie et les plus talentueux d'entre eux remporteront de nombreux lots (sacs, skate board, paires de chaussettes..).

Uniquement sur invitation.

 

Lieu : Librairie Glénat Lyon, 12 boulevard Vivier Merle, 69003 Lyon

Contact : +33(0)4 78 95 49 79

Web : librairielyon.glenat.com/


Pays : France

Date de l'événement : du 22/09/2017 au 22/09/2017.

Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


Entre les murs et sur les toits mortels du Haut Palais, on vit et on crève en esclave… mais la magie a désormais son mot à dire

La collection Original Graphic Novel lancée il y a quelques mois par Glénat (et qui compte déjà les deux tomes de Croquemitaines, Sukeban Turbo…) ne s’interdit décidément rien. Non contente de prendre des auteurs d’ici pour les faire passer la frontière océane et arriver au Pays de l’Oncle Sam (ou Stan, quand on parle de comics) en partenariat avec IDW Publishing; la collection convie cette fois un duo anglo-américain bien connu depuis son Lucifer : Mike Carey et Peter Gross. L’occasion pour le duo de prendre d’assaut le format européen mais aussi le Haut Palais présidant à la destinée du pays d’Ossaniul. Dans lequel se passent de drôles de choses décidément !

 

 

 

 

 

 

 

© Carey/Gross/Alquier chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : Dans le pays d’Ossaniul, il existe une forteresse aussi démesurée qu’inaccessible : le Haut Palais. En maîtres des lieux, les membres de la noble famille d’Aldercrest y règnent sur une véritable armée d’esclaves. Au plus bas de l’échelle, le jeune Moth effectue les tâches les plus ingrates et a raisonnablement peu d’espoir de vivre longtemps. Jusqu’au jour où il fait la connaissance d’Obsidian, une mystérieuse entité prisonnière des lieux qui lui parle dans son sommeil. Si Moth fait ce qu’il lui demande, Obsidian lui promet fortune et gloire. Va-t-il accepter ce marché ?

 

 

 

 

© Peter Gross

 

Y’en a qui fuient comme le héros de Jesus Carrasco et Javi Rey et d’autres qui se font enfermer. C’est le cas de Moth qui n’avait rien demandé à personne et qui coulait des jours paisibles (autant qu’ils puissent l’être quand c’est l’extrême pauvreté qui dicte sa loi) jusqu’à croiser la route de Cael Extat, l’intendant du Clan Aldercrest (cherchez pas, vous ne le trouverez pas dans Game of Thrones). Un homme mystérieux et surpuissant qui sillonne le royaume pour ramener à son seigneur des esclaves dignes de ce nom. Et à vrai dire si Moth n’a pas le handicap de sa soeur (la pauvre souffre d’une cataracte prématurée qui la rend « inutilisable »), il n’est pas des plus costauds ni des plus vaillants. C’est un enfant, comme les autres, ne méritant pas le joug et l’enchaînement. Et pourtant… Le Haut Palais, c’est pas la mine mais ce n’en est pas loin.

 

 

 

 

©Peter Gross

 

Et si Moth a la chance de travailler à ciel ouvert, c’est sur les pentes des toits qu’il répare qu’il risque la mort à tout moment. Pourtant, dans son malheur, le jeune garçon semble surveillé par un ange gardien. Est-ce pour ça que Cael Extat l’a non seulement choisi mais qu’il semble aussi si bienveillant à son égard ? Dans ces murs sans pitié, Moth va vite comprendre qui sont ses amis et qui sont du parti des ennemis mais également que, surplombant ce petit monde il y a peut-être bien quelque chose de magique et puissant. Quoique Cael en pense.

 

 

 

 

© Carey/Gross/Alquier chez Glénat

 

Dire que Mike Carey et Peter Gross se sont trouvés, c’est un euphémisme, on le sait depuis bien longtemps. En revanche, on peut aisément dire que les deux continuent de se comprendre agréablement dans un ping-pong où chacun répond aux envies de l’autre. Ainsi se retrouve-t-on dans un décor hérité des Balkans et d’un esprit moyen-âgeux. On y trouve des brigands dans les bois, des carrosses cahotants et, surtout, un château imprenable, architectural et sculptural, labyrinthique par dessus tout, à explorer de haut en bas, et tout en voltige. Sans se défaire de son aspect de peinture immortelle sous les couleurs de Fabien Alquier.

 

 

 

 

© Carey/Gross/Alquier chez Glénat

 

Comme cette poursuite de toit en toit qui coupe le souffle et nous fait bien nous accrocher à notre album face aux déséquilibres des cases sous les bonds de notre héros et de son ennemi juré. On ne sait pas encore de quoi l’avenir sera fait ni où nous entraîne la bouche béante qui attire Moth à la fin de cet album, mais les deux bonnes fées que sont Carey et Gross ont vite fait de nous donner confiance tant le fond (même s’il souffre d’un effet de déjà-vu dans pas mal d’autres récits) et la forme sont parfaitement digérés. Voilà un univers qu’on prendra plaisir à épuiser tant ses secrets et ses richesses mythologiques semblent, eux, inépuisables. En espérant que la suite le confirme !

 

Alexis Seny

 

Série : Le Haut Palais

Tome : 1 – Le pacte d’Obsidian

Scénario : Mike Carey

Dessin : Peter Gross

Couleurs : Fabien Alquier

Genre : Fantasy, Fantastique, Drame

Éditeur : Glénat

Collection : Original Graphic Novel

Nbre de pages : 64

Prix : 14,95€



Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


24ème Festival B.D. Buc

L’édition 2017 accueille à nouveau une cinquantaine d’auteurs, adultes et jeunesse, français et internationaux, puisqu’ils viendront de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, des Pays-Bas, d’Espagne, d’Italie, de Serbie, de Russie...

Cette année, Bernadette Després nous a fait l’honneur de dessiner l’affiche du festival en mettant en scène les facéties de Tom-Tom et Nana devant les « Arcades » de Buc !

Au programme : dédicaces, rencontres avec les auteurs, expositions et animations diverses.

Auteurs présents :

Alvès, Bergèse Véronique, Bérik, Besse, Bourgne, Brecht, Carpentier Alexandre, Chabane, Cour, Dany, De Lazare, De Vincenzi, Desprès, Domecq, Dufranne, Dumas, Elric, Erroc, Ersel, Ferniani, Fournier, Hermann, Jéronaton-Torton, Jigounov, Kordey, Lambil, Leturgie, Luciani, Meddour, Meynet, Mandrou, Moretti, Morse, Nuyten, Paillou, Pau, Petrossi, Rouge, Simon, Stédo, Taduc, Tharlet, Caneshi, Tisselli, Verines, Yana, Zaghi.

Les amateurs de « Blake et Mortimer » sont des familiers de la vallée de la Bièvre : l’album S.O.S. Météores ! d’Edgar P. Jacobs se déroule dans le village de Buc et les environs. On y retrouve notamment le château qui accueille le festival.

Lieu :

Contact : +33 (0)1 39 20 71 37  par mail culturel@mairie-buc.fr

Web : festivalbdbuc.mairie-buc.fr/


Pays : France

Date de l'événement : du 07/10/2017 au 08/10/2017.

Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


Duality : une expo Eyes-B & Nean à la galerie Huberty-Breyne

La galerie Huberty & Breyne accueille une seconde fois Elisa Huberty et Rébecca Prosper pour une nouvelle exposition de Street Art en partenariat avec The Crystal Ship !

Elles donnent carte blanche aux artistes bruxellois NEAN et Eyes-B pour une exposition spectaculaire à découvrir du 7 septembre au 7 octobre.
Les deux artistes et amis proches acceptent le challenge d'allier leurs deux styles différents - figuratif et abstrait - dans le but de créer un univers qui vous sera révélé le soir du vernissage.

Vernissage en présence des artistes le mercredi 6 septembre, à partir de 18h.

Galerie ouverte du mercredi au samedi de 11h à 18h.

Lieu : Huberty-Breyne Gallery - 33, place du Châtelain - 1050 Bruxelles

Contact : Téléphone +32 (0)2 893.90.30 e-mail contact@hubertybreyne.com

Web www.hubertybreyne.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 07/09/2017 au 07/10/2017.

Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


Et si la piste de l’or des Aztèques prenait source dans un musée près de chez nous, auprès de pirates flibustiers

La dernière fois qu’on avait laissé Aude Soleilhac, c’était au marché, au pays du soleil et des aventures bien plus proches de nous qu’on pourrait le croire. La recette de terroir était belle et si elle a regagné la ville en compagnie de Frédéric Maupomé et de trois fantômes de vieux loups de mer qui tiennent décidément moins des monstres de Ghostbusters que des oncles de Casper. Entre deux HLM et en déviant du chemin des écoliers, le vent souffle l’aventure et l’envie de l’abordage nous prend bien vite.

Résumé de l’éditeur : Depuis la disparition de son père, Sixtine vit seule avec sa maman…et trois pirates fantomatiques qui veillent sur elle ! La collégienne est tiraillée entre l’envie de savoir d’où elle vient et la peur de blesser sa mère qui fait face à des soucis financiers. Le jour où la classe de Sixtine se rend au musée pour admirer le trésor des Aztèques, la jeune fille et ses acolytes montent un plan quelque peu risqué…

 

 

 

 

© Aude Soleilhac

 

« Si dieu veut toujours droit devant, nous irons jusqu’à… » Stop Stop Stop ! Ok, l’air est connu mais il est décidément plus facile à chantonner qu’à réaliser. Mais c’est bien mal connaître Sixtine que de penser qu’elle manque d’énergie à revendre. Regardez-la virevolter sur les toits pour mettre en joue un ennemi invisible de la pointe de son sabre. Invisible, l’ennemi ? Si vous aviez son don, vous verriez qu’il y a trois ombres tout droit sorties d’une autre époque qui la suivent un peu partout. Des fantômes, des pirates de surcroît… un peu bêtas, revenus d’entre les morts pour accompagner Sixtine dans son chemin de vie. Sur les bancs peu trépidants de classe mais aussi dans les grands projets que mûrit la jeune fille fameusement intrépide pour son âge.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Sans doute aussi parce que la vie ne lui a pas fait de cadeau: un père mort alors qu’elle n’avait pas eu le temps de le connaître, une belle-famille qui refuse obstinément de la voir et même de la considérer et une mère qui enchaîne les petits boulots par nécessité plus que par passion pour tenter d’offrir une vie plus digne à son héroïne quotidienne. Vous voyez le topo ! Mais la magie qui a réuni ses deux parents ne s’est en rien atténuée et semble toujours bien présente pour porter Sixtine dans ses élans, secondées par ces trois drôles de pirates ectoplasmiques.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Comme aide venue de l’au-delà, on a déjà vu mieux (comme les Tesla, Muhammad Ali, Buster Keaton et autres pointures que convie la série Magic 7) mais cela ne fait qu’augmenter le comique de situation et l’imprévisibilité de cette aventure qui, de bâbord à tribord, est beaucoup moins boiteuse que la jambe droite du Capitaine Archembeau. Dont la soif de trésor n’a pas été étanchée par le purgatoire, ça va sans dire, dent de requin ! Mais attention aux affreux jojos qui semblent eux aussi convoiter l’or des Aztèques.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Au-delà du soupçon fantastique que vient baigner la chouette pleine lune de la couverture, on se laisse très vite embarquer par les deux auteurs dans cette histoire où se côtoient quelques thèmes de la modernité ordinaire. Métro, boulot, dodo, argent trop cher, secrets de famille etc. C’est clair, il fait meilleur être sur son bateau à voguer (même contre vents et marées) vers d’autres destinées et défis. Et Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac ne se le sont pas fait dire. Entraînant l’ordinaire vers l’extraordinaire, évitant les récifs tranchants mais ne naviguant pas à vue pour autant. Le tout dans la chaleur et la générosité qu’on (re)connaît à Aude Soleilhac.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Une fortune de mer… mais sur terre. Et une occasion, si ce n’est déjà fait, de se lier d’amitié et de passion avec Les Éditions de la Gouttière, qui prouve que les récits jeunesse, quand ils sont bien faits, ont toujours la force d’entraîner aussi les plus vieux.

 

Alexis Seny

 

Série : Sixtine

Tome : 1 – L’or des Aztèques

Scénario : Frédéric Maupomé

Dessin et couleurs : Aude Soleilhac

Genre : Aventure, Fantastique

Éditeur : Les Éditions de la Gouttière

Nbre de pages : 78

Prix : 13,70€



Publié le 06/09/2017.


Source : Bd-best


Rétrospective Christian Godard chez Huberty Breyne Gallery

Un novateur, un scénariste "hors-champs" comme il se définit lui-même, qui a renversé tous les cadres, bousculé toutes les conventions et irrité pas mal d'éditorialistes.

Godard, ce sont ses amitiés avec Greg et Gotlib, sans oublier Goscinny, qui ont nourri son dessin et les jeux de mots de ses nombreuses séries : Norbert et Kari, Martin Milan, Le Vagabond des Limbes, La Jungle en folie pour ne citer que ceux-là.

Une grande carrière et une grande classe que la galerie Huberty & Breyne vous invite à redécouvrir lors d'une exposition présentant un ensemble de planches originales issues de l'œuvre de Christian Godard.

Vernissage en présence de l'artiste le vendredi 8 septembre.
De 18h30 à 21h.

Horaire : ouvert du mercredi au samedi de 11 h à 19 h.

Lieu : Huberty_Breyne Gallery - 91, Rue St-Honoré - 75001 Paris

Contact : +33 (0)1 40 28 04 71  contact@hubertybreyne.com

Web : www.hubertybreyne.com


Pays : France

Date de l'événement : du 09/09/2017 au 07/10/2017.

Publié le 06/09/2017.


Source : Bd-best


La bande-dessinée de Berlin à Paris

Dans le cadre de la préparation de la Foire de Francfort 2017 dont la France est l'invitée d'honneur, la Maison de l'Europe de Paris et Les Amis du Roi des Aulnes, reçoivent deux auteurs de bande-dessinées.

Auteure, illustratrice et éditrice autrichienne, Ulli LUST a d’abord été illustratrice de livres pour enfants avant de se tourner vers la bande dessinée-reportage et de réaliser des illustrations pour de nombreux journaux ou magazines. Son album autobiographique, Trop n’est pas assez, a remporté le Prix Révélation Angoulême 2011 et le Prix Artémisia 2011. En 2014, Ulli Lust a reçu le prestigieux Prix Max und Moritz de la meilleure artiste de bande dessinée de langue allemande.

Zeina ABIRACHED, auteure du roman graphique Mourir Partir Revenir, Le jeu des hirondelles, connaît un très large succès public et critique (sélection Angoulême 2008, 15000 exemplaires vendus, traduction dans une dizaine de pays). Dans son ouvrage Je me souviens: Beyrouth, elle évoque, des scènes de son enfance à Beyrouth pendant la guerre du Liban. On retrouve dans Je me souviens Beyrouth la tension caractéristique de son œuvre, entre un dehors hostile où la guerre fait rage et l’espace familier d’une intimité protectrice. Le Piano Oriental publié en 2017 chez Casterman a été notamment traduit en allemand.

Ce débat sera animé par Jean-Claude LOISEAU, journaliste, Télérama.

En partenariat avec "Les Amis du Roi des Aulnes"

Lieu : Maison de l'Europe de Paris, 29 avenue de Villiers, 75017 Paris

Web www.paris-europe.eu/0123-1513-La-bande-dessinee-de-Berlin-a-Paris.html


Pays : France

Date de l'événement : du 21/09/2017 au 21/09/2017.

Publié le 06/09/2017.


Source : Bd-best


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