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Information générale concernant le monde de la BD
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Vincent Pompetti expose constellation en avant première

Ce vendredi prochain aura lieu le vernissage de l’exposition sur « Constellation », le nouveau roman graphique de science-fiction après « Les Anciens Astronautes ».

Il y aura également une dédicace le samedi 10, et l’exposition sera composée de nombreux originaux , planches BD et illustrations. vous y trouverez également en vente l’artbook, livre hors commerce et en tirage limité.

Vernissage le 9 juin 2017 à partir de 18h30

Ouvert tous les jours de 14h30 à 19h00.
Le matin sur rendez-vous, fermé le mercredi.

 

Lieu : Galerie Philippe Gelot, 29, rue Saint Paul, 75004 Paris

Contact : par tél +33(0)1 40 27 00 50  par mail gelot.philippe@orange.fr

Webpgelotgalerie.wordpress.com/


Pays : France

Date de l'événement : du 09/06/2017 au 17/06/2017.

Publié le 06/06/2017.


Source : Bd-best


Stage d'atelier franco-allemand de bande dessinée, appel aux candidats

Il reste encore quelques places libres pour l'atelier BD franco-allemand qui aura lieu à Leipzig/Plagwitz du 12 au 22 juillet 2017 avec mawil (D) et Yassine (F), pour des participants entre 18 et 30 ans! 

Les organisateurs recherchent des passionnés de BD avec de l'expérience, aimant dessiner et raconter des histoires. L'accent sera mis sur l'apprentissage et la réalisation du fanzine franco-allemand SCHICK#10, suivie de son impression.

L'encadrement logistique et pédagogique est assuré par le forum franco-allemand des jeunes artistes, qui propose des formations dans le domaine des arts visuels depuis plus de 25 ans.

L'atelier se déroulera du 12 au 22 juillet 2017 tous les jours entre 10h et 19h à Leipzig. Candidatures : www.forum-forum.org

 

Lieu : Plagwitz

Contact : par tél. +49 921 9800 900 par mail info@forum-bayreuth.de

Webforum-forum.org/event_reader-152/events/bande-dessinee-10eme-anniversaire.html

Pays : Allemagne



Publié le 06/06/2017.


Source : Bd-best


Yoko Tsuno 28 : Le temple des immortels,  Roger Leloup reste au top de sa forme

  « - Où mène cet escalier latéral ? »

            « - Tout droit aux caves du cottage de Mac Nab…que j’ai racheté pour un prix dérisoire à Cécilia. Avec Vic et Pol, nous avons libéré le passage de ses éboulis ! »

            « - Tu as parlé à Cécilia de cette jonction avec le monde des Vinéens ? »

            « - Non ! L’affaire de la servante de Lucifer l’a effrayée et c’est inutile d’y ajouter une couche ! Du moins pour l’instant… »

            « - En lui révélant l’accès vers l’enfer ? »

            « - Reste à définir si ce dernier est sous nos pieds ou au-dessus de nos têtes… »

 

 

 

 

 

 

 

© Leloup - Dupuis

 

 

 

Yoko et Emilia, accompagnées de Rosée du Matin, ont brusquement quitté le château de Rheinstein et leurs amis Ingrid, Vic et Pol. Khâny a envoyé un message vidéo leur signifiant que le « passage » était ouvert. Zhyttâ, envoyée en émissaire, est captive de l’ambiguë Zarkâ.

 

 Roger Leloup reste au top de sa forme. Vinéens, dragons et temple souterrain sont au programme de cette vingt-huitième aventure de l’électronicienne. Un quatrième épisode devrait venir conclure la tétralogie en cours. L’auteur soigne le moindre des arrière-plans. Chaque trait est minutieusement posé, avec une application méticuleuse dont il est l’un des derniers chantres. Tout cela prouve que le travail acharné offre une récompense de régularité. Leloup met deux ans pour proposer chaque nouvelle aventure de Yoko Tsuno. Il travaille seul et s’impose une discipline stricte. Le résultat est payant.

 

 

 

© Leloup - Dupuis

 

 

Dans un entretien accordé à BD-Best en 2015, Roger Leloup déclarait : « Si j’ai gardé, au fil des ans, autant de passion à faire vivre Yoko, c’est parce qu’elle m’offre un éventail imaginaire très varié dans lequel je peux lui offrir action et réflexion dans une ambiance saine.… En bref une existence réelle dans laquelle je veille sur son image physique et morale. Il est une devise qui me guide : Ne pas donner aux enfants des autres ce que je ne voudrais pas que les miens lisent ! »

 

Monsieur Leloup, les lecteurs ne demandent qu’à lire encore de nouvelles aventures de Yoko.

 

 

Laurent Lafourcade                                  

 

Série : Yoko Tsuno

Tomes : 28 - Le temple des immortels

Genre : Aventure fantastique

Scénario & Dessins : Leloup

Couleurs : Leonardo

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782800169538

 



Publié le 06/06/2017.


Source : Bd-best


Avec Ornithomaniacs, Daria Schmitt touche le rêve des ailes :  Je passe ma vie à observer les oiseaux

Nous ne connaissions pas encore Daria Schmitt. Quelle erreur. Son Ornithomaniacs fut une révélation, en noir et blanc, architectural, plein de fantaisie. Ou comment une jeune fille accro au portable va gérer les petites ailes qui lui ornent le dos et la poussent au-delà de l’étreinte de sa mère, aux frontières d’un monde gothique, anthropomorphe et plus vraiment rationnel. Un rite de passage ? Nous avons posé quelques questions, sans prise de bec, avec la sympathique Daria Schmitt.

 

 

 

 

 

 

 

Un extrait du carnet de croquis de Daria © Daria Schmitt

 

Bonjour Daria. C’est votre deuxième album qui prend pour thème les oiseaux. Ornithomaniaque, vous ne le seriez pas un peu ?

Si, certainement. J’aime les oiseaux, le monde fantastique qu’ils occupent. Ils sont en quelque sorte nos voisins mais bien plus ingérables que les terriens. Ça m’amusait de m’introduire dans ce monde.

Mais qui a ouvert la cage aux oiseaux, alors, pour qu’ils vous séduisent ainsi ?

Mon enfance fut plutôt citadine mais j’ai passé beaucoup de temps en Provence aussi. Les oiseaux, j’ai appris à écouter leur chant, à les voir, toujours. Car si on ne les voit pas toujours, ils sont toujours présents. Ils sont toujours en interactions avec nous, mais certainement pas de la même façon qu’un chien, un mulot ou un chien qu’on peut apprivoiser.

 

 

 

 

© Daria Schmitt chez Casterman

 

Certaines personnes ne remarquent pas la présence de ces volatiles, ce n’est pas mon cas. Je passe ma vie à les observer… dans un tout autre but que ces nombreux chats qui les regardent à travers la fenêtre. (rires).

Comment est née cette histoire d’Ornithomaniacs ?

De la rencontre avec ce qui est, je pense, l’oiseau le plus improbable sur terre : le bec-en-sabot. C’était dans un parc zoologique, à Viennes, je pense. Je suis resté très longtemps en admiration devant cet échassier spectaculaire. Plus par son profil que par les mouvements dont il est capable. Je me suis tout de suite dit qu’il ferait un excellent majordome. Ou un professeur. Une tête de vieux philosophe. Je voyais bien quel regard, quel sourire donner à cet oiseau. Avec un air un peu condescendant. Il se prêtait admirablement à l’anthropomorphisme.

 

 

 

 

© Daria Schmitt chez Casterman

 

… dans une histoire bizarre, pas si loin d’Alice au pays des merveilles.

Alice au pays des merveilles l’est sans doute encore plus mais on la fréquente depuis si longtemps qu’on s’est peut-être habitué à sa bizarrerie. Ornithomaniacs doit sans doute être plus limpide à côté. Pour cette histoire, je ne voulais ni conte, ni récit initiatique. Je voulais que ce récit fonctionne comme une pièce de théâtre dans laquelle les personnages s’ajusteraient les uns aux autres.

 

 

 

 

© Daria Schmitt chez Casterman

 

Dans un décor extrêmement construit qui n’est pas sans rappeler que vous avez un bagage en architecture.

Il faut équilibrer les masses ! Contrairement à mes travaux précédents, j’ai commencé à dessiner les postures des personnages, ce qu’ils disaient, et à fouiller ensuite. J’ai travaillé par séquence, en avançant sur plusieurs pages en vis-à-vis. Avec de très grandes illustrations, dans le prolongement de mon travail d’illustration sur Alice au Pays des Merveilles. Puis, j’ai pris la plume pour le monde des oiseaux et le pinceau pour celui de la maman qui va tout faire pour retenir notre héroïne, Niniche.

C’est une exploration, en fait. Trois ans en immersion totale dans le blanc et le noir.

 

 

 

 

Un extrait du carnet de croquis de Daria © Daria Schmitt

 

Peut-on qualifier cette oeuvre de Burtonienne ?

C’est vrai que j’aime beaucoup Tim Burton, encore plus son Ed Wood et Edward aux mains d’argent. Le but, ici, n’est pas de pénétrer dans son rêve mais de donner le filtre à travers lequel Niniche voit la réalité. On peut faire le parallèle avec Edward qui va arriver dans cette ville tranquille des États-Unis et qui va la chambouler.

Une étrangeté ?

Une singularité, je préfère, c’est plus étendu, ça touche à plus de choses. L’étrangeté, c’est plus un ressort dramatique. Ce n’est pas un livre sur la différence, j’insiste. Mais plus une manière de nouer toutes sortes de questionnements. Comment Niniche va-t-elle trouver sa place, passer de l’enfance à l’âge adulte, l’assumer.

Derrière cette trame fantastique, il ne faut pas oublier le réel, il est toujours là. Certains me reprochent une certaine complexité. Mais le scénario ne l’est pas tant que ça. Nous sommes juste entre le réel et le monde rêvé. Le fantastique s’insinue dans sa façon de voir le réel, différemment de sa mère.

 

 

 

 

© Daria Schmitt chez Casterman

 

Avec beaucoup de texte, et pas mal de nuances, de l’onirisme mais aussi de l’ironie.

Je cherchais un ton qui soit narquois, ironique. J’ai beaucoup travaillé en amont, avec beaucoup de recherches. Sur des mots, notamment, oeuf, oiseau, vol, plume. J’ai ainsi trouvé des comptines, des poèmes, comme Desnos ou Prévert, des articles, des collages tous azimuts. Et j’ai conçu mon album comme une variation autour de cet univers. Le ton, lui, s’est imposé, plus léger à côté du dessin dramatique, expressionniste.

 

 

 

 

© Daria Schmitt chez Casterman

 

Un ouvrage qui vous a marqué plus qu’un autre ?

Oui, certainement L’arrache-coeur de Boris Vian dans lequel les enfants s’envolent, s’échappent de leurs cages et de leurs mères abusives. C’est une lecture très importante pour moi.

Puis, ce thème de l’humain qui essaie de se rapprocher du ciel et de voler, quitte à passer pour un fou, depuis longtemps, des récits le traitent. Moi, je ne suis pas du tout Icare, j’aime bien rester terre-à-terre.

 

 

 

 

© Daria Schmitt chez Casterman

 

Il y a cette question qui referme cet album : « qui suis-je »?

C’est fondamental. Tous les personnages de cette histoire se cherchent, finalement. À travers eux-mêmes ou leurs actions. J’ai voulu que le propos soit moderne, que tous ces personnages soient les tenants de notre monde actuel.
Un extrait du carnet de croquis de Daria © Daria Schmitt

Il y a quelques semaines, votre oeuvre a fait l’objet d’une expo.

À la Galerie Neuvième Art. J’étais d’autant plus heureuse que j’exposais mon travail aux côtés de la naturaliste et photographe Geneviève Renson, qui a passé dix ans de sa vie à traquer le bec-en-sabot, dans les marécages du Nil etc. C’était une manière supplémentaire de mélanger bande dessinée et sciences naturelles.

Quelle est la suite, pour vous ?

Une… suite. Sur un autre oiseau en voie d’extinction, le Kiwi de Nouvelle Zélande. Il y aura d’autres guests aux côtés des personnages d’Ornithomaniacs : Clément Ader, notamment. L’écriture sera différente. Je suis en train de mûrir tout ça.
Le Kiwi est prêt à sortir du carnet de croquis © Daria Schmitt

Mais cette idée de jouer les prolongations m’est venue parce que je me suis rendue compte que j’avais du mal à quitter mes personnages. Il y a beaucoup d’éléments qui nourrissent cette nouvelle variation, les formes sont déjà là, reste plus qu’à incarner tout ça. Ce sont des travaux très chronophages.

Refermant le livre, que vois-je, la farde qui enrobe l’album est en fait un poster !

Un poster de la fille-pélican ! Le choix de la couverture fut dur. C’est un livre très travaillé, je le voulais plein comme un oeuf et mettre en avant tout ce que j’avais fait. Jusqu’à ce poster qui ne saute pas forcément aux yeux. On a fait exprès de ne pas marquer le pli.

Un grand merci Daria et bonne suite d’aventure, à vol d’oiseau.

 

Propos recueuillis par Alexis Seny



Publié le 06/06/2017.


Source : Bd-best


Edelweiss par Lucy Mazel et Cédric Mayen, la bande-annonce avant parution

Si l’amour est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir.

Après « Communardes – Les Eléphants Rouges », Lucy Mazel nous revient avec un nouveau titre : EDELWEISS

Été 1947, Boulogne-Billancourt. Lors d’un bal typique de l’après-guerre, Edmond, jeune ouvrier chez Renault, rencontre Olympe, fille de politicien. Il ne se doute pas qu’elle va bouleverser sa vie. Passionnée d’alpinisme, la jeune femme n’a qu’un rêve : escalader le MontBlanc pour égaler la prouesse de son aïeule Henriette d’Angeville. Malgré son manque d’expérience, Edmond promet qu’il l’aidera à le réaliser. Seulement, le train-train quotidien et plusieurs drames vont petit à petit émousser leur détermination... Mais qu’importe, l’amour est plus fort que tout, dit-on. Et s’il est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir. Avec Edelweiss, Cédric Mayen signe une belle histoire d’amour malmenée par le vent des cimes. Un roman graphique émouvant, emporté par le trait délicat et sensible de Lucy Mazel, qui confirme l’étendue de son talent après le remarqué Communardes ! – Les Éléphants rouges.

 

 

 

EDELWEISS
 
Dessin : Lucy Mazel
 
Scénario : Cédric Mayen
 
96 pages  

Format :  21,5 x 29,3 cm .  

Cartonné  

Prix public :  17,50  euros



Publié le 06/06/2017.


Source : Bd-best


Sixième Salon Fantastique en novembre à l’Espace Champerret à Paris

Depuis octobre 2012, le Salon Fantastique met à l'honneur les cultures de l'Imaginaire.
Auteurs, artisans, costumiers, rôlistes, éditeurs, musiciens ou encore illustrateurs se retrouvent le temps d'un week-end pour faire vivre au public une expérience fantastique dans le cadre du salon.

Lancement des inscriptions pour le Salon Fantastique n° 6 qui aura lieu les 3, 4 et 5 novembre à l’Espace Champerret, Paris (métro 3, arrêt Porte de Champerret).
Exposants, inscription sur https://www.salon-fantastique.com/exposants-1/ (les prix commencent à 40 €/m² et augmentent chaque mois)
Visiteurs, inscription sur https://www.salon-fantastique.com/billets/ (les premiers tickets sont gratuits !)
Journalistes, inscription sur https://www.salon-fantastique.com/presse/

« Magie et Merveilles »
Le thème de cette 6e édition sera « Magie et Merveilles » et cela promet d'ores et déjà des costumes époustouflants ainsi que des animations très variées, comme notre traditionnel concours de costumes avec des récompenses à la clé.
Pour toute personne costumée, l'entrée sera toujours gratuite au Salon Fantastique.

Un événement culturel et ludique


200 exposants, principalement des artisans, venant de tout horizon, seront réunis pour offrir un moment d'évasion à notre public de tout âge.

200 auteurs en dédicace pour vous faire découvrir leurs univers imaginaires.

100 tables de jeux de société et de rôle.

4 grands jeux diffus dans le salon.

3 scènes.

20 000 visiteurs (objectif).

Les organisateurs


Les organisateurs sont tous des bénévoles.
Guillaume Besançon est le créateur de l'événement.

Infos pratiques


www.salon-fantastique.com
facebook.com/SalonFantastique
 
Contact : TEXIER Thomas : 06.37.86.65.47


Pays : France

Date de l'événement : du 03/11/2017 au 05/11/2017.

Publié le 01/06/2017.


Source : Bd-best


Manifest Destiny 2 : entre crapaud mortellement baveux et moustiques de la mort qui tue, la croisière ne s’amuse plus du tout !

C’est un fait, la forêt a le vent en poupe pour assurer un max de frissons et d’horreurs. Cette fois, c’est dans une expédition de colonisation véridique, que l’histoire et la fiction se troussent. Avec des cow-boys, des Indiens et surtout d’horribles bébêtes qui ne vous veulent pas que du bien. Après les minotaures et les zombies d’un premier tome qui côtoyait l’esprit Walking Dead, place à des monstres pas moins terrifiants. Entre amphibiens et insectes qui semblent avoir… muté. Ce n’est plus un secret, les survivants risquent de se compter sur les doigts d’une main.

 

 

 

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Delcourt

 

Résumé de l’éditeur : Merriwether Lewis et William Clark, accompagnés des survivants de leur expédition, poursuivent vers l’ouest à travers les territoires américains inconnus. Ils doivent cependant se rendre à l’évidence : lorsque l’on est coincé sur un bateau, il n’y a pas vraiment de fuite possible… Et les dangers auxquels ils ont dû faire face lors de la première partie de leur voyage ne sont rien au regard de ce qui les attend.

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Delcourt

 

Un immense batracien aux langues dévastatrices, une arche végétale qui piège le bateau de l’expédition et une petite plage infestée de moustiques et autres insectes grandeur plus que nature, tous avides de sang humain. Voilà le menu de ce deuxième recueil de Manifest Destiny (du #7 au #12). Et comme la nature a une dent contre ces étrangers, elle compte bien diviser pour mieux régner dans cette aventure qui met son avancée vers l’Ouest en stand-bye et stagne au même endroit durant 144 pages. Voilà l’équipage scindé en deux, Merriwether Lewis sur le bateau et William Clark à terre. Entre chaque équipe, un mince fil tendu permet de s’échanger renseignements, échantillons de cette faune effrayante et plans pour quitter cet infernal piège naturel.

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Delcourt

 

Un mort. C’est, en vérité, le bilan total de la vraie expédition Lewis-Clark initiée par Thomas Jefferson en vue de découvrir un peu plus son pays, d’autant plus depuis que la France a vendu aux États-Unis la Louisiane. Ces bases historiques et aventureuses (la vraie aventure ne fut pas de tout repos, même sans affreux monstres), Chris Dingess (qu’on connait plus comme producteur pour la télévision pour Homicide: life on the street, Marvel’s Agent Carter et d’autres), Matthew Roberts (un ancien militaire devenu dessinateur tout risque et tout-terrain) et Owen Gieni ont décidé de leur donner un virage horrifique, de les tremper dans le survival tout en lorgnant du côté de The Mist, Bone Tomahawk ou Cowboys et envahisseurs (en beaucoup moins poilant et ridicule) et autres histoires avec des animaux XXL et dangereux.

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Image Comics

 

Après La faune et la flore, voilà donc nos héros malgré eux et un peu colons sur les bords, pris entre amphibiens et insectes. Les auteurs n’ont pas leur pareil pour mettre en scène des monstres semblant tout droit sortir de nos cauchemars. Des monstres réellement terrifiants, pas grotesques pour un sou mais ayant droit de vie et de mort sur nos pauvres explorateurs qui commencent à se rendre compte que la croisière tranquille promise pourrait bien cacher de plus secrets desseins. D’autant plus que si le lien entre l’humain et l’animal semble ébréché, les relations humaines, et notamment entre hommes et femmes, ne sont pas forcément en bonne posture.

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Delcourt

 

Chris Dingess, Matthew Roberts et Owen Gieni poursuivent leur excellent boulot s’éloignant de la vérité pour accommoder leurs fantasmes de maîtres de l’horreur. Sous ce soleil et envahi de sueurs froides, Manifest Destiny se joue comme un huis-clos en plein air sur un lopin de quelques kilomètres carrés sur lequel l’étau se resserre de plus en plus. Les pertes humaines sont d’ailleurs de plus en plus importantes et les forces en présence s’affaiblissent. Et nous, à l’abri de ces dangers (du moins, pour le moment, car qui sait ce qui pourrait arriver avec le réchauffement de la planète ?), on prend un malin plaisir à se demander quelle sera la prochaine étape, le prochain cran d’in… sécurité! Car jusqu’ici, la croisière ne s’amuse plus du tout !

 

Alexis Seny

 

Série : Manifest Destiny

Tome : 2 – Amphibiens et insectes

Scénario : Chris Dingess

Dessin : Matthew Roberts

Couleurs : Owen Gieni

Traduction : Benjamin « KGBen » Rivière

Genre : Aventure, Fantastique, Horreur, Western

Éditeur : Delcourt

Éditeur VO : Image Comics (label : Skybound)

Nbre de pages : 144

Prix : 15,95€



Publié le 01/06/2017.


Source : Bd-best


Quoi de neuf à La Revue Dessinée? Reportages, enquêtes et documentaires en bande dessinée

Dans son prochain numéro, qui sort en librairie le 8 juin, La Revue Dessinée se glisse dans un bahut sans proviseur, sans heure de colle mais avec un défi : redonner le goût d’apprendre aux décrocheurs. Chaque année, ils sont entre 100 000 et 150 000 à quitter l’école sans diplôme. Priorité des pouvoirs public, cible de plans ministériels, l’existence de ces jeunes désœuvrés est un défi pour notre école et ses promesses d’équité.

Pour ceux qui sont partis fâchés avec l’institution, peut-on imaginer une réconciliation ? À Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), depuis dix ans, un lycée public à taille humaine s’est donné cette mission. Autonomie, effectifs réduits, nouvelle pédagogie... Cette autre voie porte-t-elle ses fruits ? Pour le savoir, la dessinatrice Gaëlle Hersent et la journaliste Amélie Mougey ont suivi une classe de première pendant un an, de la rentrée des classes jusqu’au bac de français.



Publié le 01/06/2017.


Source : Bd-best


Les Belges, les plus braves des peuples de la Gaule ? Attendez, les Bretons sont pas mal non plus dans leur genre, voilà leur grande Histoire en BD

À l’aise Breizh, c’est vrai quoi, on n’est pas pressé. Pourtant dieu sait qu’avant de gagner leur sérénité, les Bretons (au sens large, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de la Manche) ont dû faire face à de nombreux va-et-vient de l’Histoire, avec un grand H, dans leur contrée qui regorgeait de héros vivants et à venir. Ici, gisent peu à peu les cendres de l’empire de Romulus, de César et les autres, mais les Bretons sont toujours là, vibrants de courage et indomptables. Cela valait bien une BD en cinquième tome pour nous conter cette épopée. Ce qu’ont fait sans se prier Nicolas Jarry, Thierry Jigourel, Daniel Brecht et Erwan Seure-Le Bihan.

 

 

 

 

 

 

 

© Jarry/Jigourel/Brecht/Seure-Le Bihan chez Soleil

 

Résumé de l’éditeur : Il y a 2500 ans, les peuples celtiques occupaient les deux tiers de l’Europe. Certains d’entre eux passèrent du continent à la grande île à qui ils donnèrent leur nom : la Bretagne. Les Bretons y vécurent libres jusqu’à l’arrivée des Romains. Malgré la résistance de grandes figures, telles Boudicca, la reine des Icènes, tout le sud de l’île fut assujetti à Rome. Mais à la faveur du morcellement de l’Empire, les Bretons reprennent leur indépendance. Certains d’entre eux sont alors appelés en Armorique pour combattre les pirates saxons. C’est le début des grandes migrations…

 

 

 

 

© Jarry/Jigourel/Brecht/Seure-Le Bihan chez Soleil

 

Pfiou ! Y’a pas que des pyramides que l’on peut dire que 2000 ans nous contemplent, ça marche aussi dans un coin de la Bretagne, la grande, la belle, la verdoyante le long des mers ondulantes. Et là où c’est intéressant c’est que cette histoire de petit empire en intermittence va côtoyer celle décadente de l’Empire Romain. Décadent, mais pas encore assez que pour ne pas vaincre ces Bretons bretteurs en diable mais n’ayant pas assez de science du combat. Car malheureusement, le coeur et le courage ne suffiront pas. Mais, entre légende et réalité, les Bretons ne cesseront de pousser vers la lumière des formidables héros comme Boudicca mais aussi le fameux Roi Arthur, Roi Ours au milieu d’un océan de flou. Qui était-il ? Quand a-t-il vécu ?

 

 

 

 

© Jarry/Jigourel/Brecht/Seure-Le Bihan chez Soleil

 

Alors qu’on attend la suite de L’or de Morrison, c’est dans un tout autre genre que Daniel Brecht s’illustre. Illustrateur, le mot est lâché. Car ici, sur les mots érudits de Thierry Jigourel et de Nicolas Jarry (des Nains et des esprits légendaires à la Bretagne, il n’y avait qu’un pas), Daniel doit faire oeuvre de précision, se concentrant plus souvent sur les cases que sur les liens qu’elles entretiennent entre elles, sur les séquences. Se concentrant sur les cartouches et la plus-value à leur apporter que sur les rares phylactères qui sortent des sentiers bretons balisés par la voix off.

 

 

 

 

© Jarry/Jigourel/Brecht/Seure-Le Bihan chez Soleil

 

Ce n’est pas la première fois que l’histoire de la Bretagne est traitée en BD; déjà au début des années 1990, les reconnaissables et peu attirantes éditions E.R.S. se lançaient dans cette épopée. Avec du sang neuf et un traitement de faveur (rien que la couverture, somptueuse avec son dos toilé qui lui donne un peu plus de cachet), les éditions Soleil mettent toutes les chances de leur côté. Car cette bande dessinée est un véritable livre d’histoire boosté par l’aura qui baigne chaque dessin de Daniel Brecht, rendu plus fort par la couleur d’Erwan Seure-Le Bihan (qui passe aussi au dessin dans le deuxième tome) pour nous faire voyager de jours sombres en jours plus fastes. Jigourel et Jarry n’ont pas lésiné sur l’information, cumulant les notes de bas de page et les lectures foisonnantes d’historiens pas toujours d’accord entre eux. Dans ce premier tome de Breizh qui s’apparente à une thèse scientifique rendue ludique par ses dessins raccords, les auteurs n’assènent pas la vérité, ils nuancent et laissent la place au doute, à l’entre-deux… avis bien tranchés des auteurs de référence.

 

 

 

 

© Jarry/Jigourel/Brecht/Seure-Le Bihan chez Soleil

 

Dommage pourtant que s’il a le souffle des histoires au long cours, Breizh ne nous laisse pas le temps de le reprendre, ce souffle. Trop d’éléments à emmagasiner, trop de références, de personnages, de synthèse. Et malheureusement, ça nous perd un peu. Pas assez que pour décrocher, hein, il faudrait être fou ! Mais sans doute vaut-il mieux privilégier une lecture par chapitre qu’une lecture d’une traite. Histoire de profiter de la puissance graphique mais aussi de la mine d’or exhumée par les deux scénaristes à propos d’une histoire qu’on ne connait que trop peu !

Deuxième tome à paraître, le 6 juin. Il s’intitulera Une nouvelle terre.

 

 

Alexis Seny

 

Série : Breizh – Histoire de la Bretagne

Tome : 1 – Le peuple indomptable

Scénario : Nicolas Jarry et Thierry Jigourel

Dessin : Daniel Brecht

Couleurs : Erwan Seure-Le Bihan

Genre : Histoire, Guerre, Documentaire

Éditeur : Soleil

Collection : Celtic

Nbre de pages : 60

Prix : 15,50€



Publié le 31/05/2017.


Source : Bd-best


Robbedoes, Happy Family tome 1, un road trip de Spirou en néérlandais par Cambré et Legendre

Dupuis via Ballon média sort un premier album de Robbedoes (Spirou) intitulé Happy Family signé Cambré et Legendre (les auteurs de la célèbre déclinaison moderne de Bob et Bobette "Amphoria" édité chez Paquet).

Traduction approximative du synopsis : Un super-cerveau de la taille d'un œuf ? Seul le Compte de Champignac pourrait préparer une chose comme ça. Sa nouvelle invention permet aux avions de voler sans pilotes et aux voitures de se garer dans les endroits les plus serrés. Les possibilités sont illimitées, mais certains avec des intentions moins nobles convoitent cet œuf en or. Il incombe à Spirou de le surveiller comme une mère poule.

Il s'agit d'un "road trip" dans lequel Spirou et Fantasio rencontrent par hasard une poupée dotée d'intelligence artificielle. (Et oui, si vous regardez de plus près la couverture agrandie ci-dessous, "la mère" est en réalité Fantasio.) C'est le premier tome d'une histoire déclinée en trois parties. Le deuxième opus suivra en décembre et le dernier au printemps 2018.

Aucune information à ce jour pour une éventuelle traduction en français. Donc si vous maîtrisez la langue de Bruegel, vous pourrez vous procurer cet album au format souple dans toutes les librairies néerlandophones au prix de 6.95 € ou sur www.stripweb.be au prix de 6.60 €

 

 

Extrait :

 



Publié le 31/05/2017.


Source : Bd-best


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