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Information générale concernant le monde de la BD
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Exposition La Nouvelle BD Flamande au Centre Belge de la Bande Dessinée

Alors que ces jeunes talents appartiennent à la même génération, leurs styles sont loin d'être similaires. Toutefois, leur diversité artistique n'empêche pas ces jeunes loups de partager la même ambition : conquérir le monde (de la bande dessinée). Leurs noms sont parmi d'autres Judith Vanistendael, Brecht Evens et Olivier Schrauwen.

Traduits en plusieurs langues, ils sont  loués pour leurs qualités artistiques et scénaristiques, autant en Belgique qu'ailleurs. Cette belle histoire à succès n'aurait jamais vu le jour sans la création de la commission BD, au sein du Fonds Flamand des Lettres, en 2002. Accordant des bourses de création mais aussi en soutenant les traductions et la promotion internationale, à l'instar de ce que pratiquent plusieurs pays d'Asie et non des moindres, cette commission a été à la base de toute une nouvelle génération d'auteurs belges néerlandophones méritant pleinement, grâce à leur talent, de faire l'objet d'une grande exposition au Musée de la bande dessinée.

Commissaires : Mélanie Andrieu et Tine Anthoni
Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale.

 

Centre Belge de la Bande Dessinée - Musée Bruxelles
Rue des Sables 20
1000 Bruxelles
Tél. : + 32 (0)2 219 19 80
Fax : + 32 (0)2 219 23 76
visit@cbbd.be


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 19/09/2017 au 03/06/2018.

Publié le 31/05/2017.


Source : Bd-best


Voici venu le temps du deuxième acte ! No Body, créé par Christian De Metter

Voici venu le temps du deuxième acte ! Et, encore une fois, nous ressentons ce qu’aurait pu ressentir Clarisse Starling, en cellule, face à Hannibal. Car si la voix d’un conteur peut être douce et avenante, celle du héros, No Body, créé par Christian De Metter, se fait dure et sans compromis, démêlant l’inextricable. Après un premier tome qui nous entraînait dans les arcanes sombres du FBI et de Cointelpro, l’auteur continue de faire son Americanaaaargh et nous emmène rouler avec le diable, à savoir les motards de la pire espèce, à tendance facho.

 

 

 

 

 

 

© De Metter chez Soleil

 

« Quand t’es dans le désert, depuis trop longtemps » chantait l’autre et il faut croire que dans ce désert de Badwater où persiflent les serpents, le soleil a cramé des têtes de plus en plus brûlées sur leurs bécanes semblant indéboulonnables. Nous sommes en 1978 et notre inconnu meurtrier nous fait repartir de plus belle dans le passé. À l’heure où sa nouvelle mission, s’il l’accepte (mais il n’a pas trop le choix et surtout il n’a que ça pour se sentir vivre même au travers d’une identité secrète), est de s’impliquer dans le démantèlement des gangs de Hell’s Angels et autres loubards aux comportements dangereux et marginaux. Et pour connaître son ennemi, notre homme va devoir infiltrer les Napalm’s Soldier, des un-pourcentistes, de ceux qui se déclarent ouvertement, de manière à provoquer, … hors-la-loi. C’est à ce moment-là que notre héros malgré lui et ses actes devient… No Body.

 

 

 

 

 

© De Metter chez Soleil

 

On change d’atmosphère, de couleur aussi, d’ambiance et d’enjeu pour retrouver un héros sans doute plus mature, plus concerné par ce qu’il fait, moins à subir les choses moins soucieux d’être en danger. Et c’est sur une moto de choix que Christian De Metter lui fait traverser une Amérique qui a plus l’air d’un cauchemar que d’un fantasme. Héroïque peut-être mais pas dans le bon sens du terme tant la violence y est latente. Sur la route de No Body, déjà torturé par sa récente expérience de l’espionnage pas franchement concluante d’un point de vue relationnel et amoureux, l’aventure ne sera pas qu’une longue route tranquille et il y faut bien choisir ses alliés puisque les ennemis sont tout trouvés.

 

 

 

 

© De Metter chez Soleil

 

De Metter, lui, a choisi la tension, crescendo, pour livrer un deuxième acte qui se finit sur une image sur laquelle on voudrait retenir notre souffle jusqu’au troisième épisode. Pan ! Pourvu qu’elle ne dure pas trop longtemps cette virée dans le désert ignorant de ce que sera la suite de ce destin haletant. Le plan en puzzle de l’auteur fait en tout cas plus que tenir la route !

 

 

Alexis Seny

 

Série : No Body

Saison : 1

Tome : 2/4 – Rouler avec le diable

Scénario, dessin et couleurs : Christian De Metter

Genre : Polar, Espionnage

Éditeur : Soleil

Collection : Noctambule

Nbre de pages : 76

Prix : 15,95€



Publié le 31/05/2017.


Source : Bd-best


Les cahiers de la BD, démarrage de la campagne sur KissKissBankBank

Les Cahiers de la BD se lancent dans une nouvelle aventure critique et journalistique menée par le journaliste et éditeur Vincent Bernière.

Le mythique et premier magazine  sur la bande dessinée renaît en 2017 ! « Fan éditeurs, à vos machines à écrire ! », écrivait Jacques Glénat en 1969 dans le premier numéro de Schtroumpf, le fanzine qui allait devenir, en 1972, Les Cahiers de la bande dessinée.   Le dernier numéro paraît en 1990. Un quart de siècle plus tard, Les Cahiers de la BD se lancent dans une nouvelle aventure critique et  journalistique menée par le journaliste et  éditeur Vincent Bernière. Afin d’accompagner cette renaissance une campagne collaborative a débuté ce lundi 29 mai sur Kiss Kiss Bang Bang :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/les-cahiers-de-la-bd-renaissent

Rabaté, Fred Bernard, Martin Veyron, Loustal, Alfred, Lisa Lugrin, René Pétillon, Cyril Pedrosa, Richard Guérineau, Roberto Baldazzini, Frédéric Boilet, Enki Bilal se sont engagés pour la renaissance des Cahiers de la BD en proposant aux contributeurs des dessins inédits. De 5 à 400 €, voire plus, chacun pourra participer au retour du mythique magazine.

Ci-dessous, un strip d'Erwann Terrier qui paraîtra dans le cahier chronique au sein de la rubrique récurrente « Et vous trouver ça drôle », qui villipendera à chaque fois un propos idiot proféré sur la bande dessinée.

 

 



Publié le 31/05/2017.


Source : Bd-best


Warnauts et Raives en dédicace au musée de La Boverie

Dernière ligne droite pour « Révolution bande dessinée » ! Le 11 juin, le musée de La Boverie clôturera sa 3e grande exposition internationale.

Le pari était ambitieux : celui de donner au 9e art une place à part entière dans la programmation de La Boverie. Pendant ces trois mois d’exposition, deux revues majeures de la fin du 20e siècle s’exposaient sur les grandes cimaises du musée, deux revues: Métal Hurlant et (A SUIVRE), qui ont toutes deux révolutionné le monde de la bande dessinée et marqué d’une pierre blanche la culture populaire.

L’exposition était également le prétexte de rencontres, de conférences et de séances de dédicaces avec quelques auteurs renommés. Après Jean-Claude Servais et Enki Bilal, le musée accueillera ce samedi 3 juin le duo de dessinateurs Warnauts et Raives, publiés dans la revue (A SUIVRE) pour une rencontre et une séance de dédicaces le samedi 3 juin à partir de 14h30.

14h30: rencontre avec les auteurs
15h30: séance de dédicaces
Entrée gratuite.

Sur inscription

Musée de La Boverie
Parc de la Boverie, 3
4020 Liège

Contact : par tél +32 (0)4 238 55 01   par mail  info@laboverie.com

Web :  www.laboverie.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 03/06/2017 au 03/06/2017.

Publié le 30/05/2017.


Source : Bd-best


BDciné 2017, le lien entre la BD et le Cinéma

Entièrement consacré aux liens entre la BD et le Cinéma, le Festival BD6Né vous invite à sa 5ème édition ! Au programme des rencontres, expositions, projections et animations autour d’une idée simple et originale : créer un pont entre les 7ème et 9ème arts. Pour découvrir les nombreux talents communs à ces deux univers, nous vous donnons rendez-vous le jeudi 22 juin avec une soirée d’ouverture en musique au Petit Bain (Paris 13ème), suivi d’une résidence à la Médiathèque Marguerite Duras (Paris 20ème) du 23 au 25 juin.

Programme :

JEUDI 22 JUIN / Petit Bain : 12 € en prévente, 15 € sur place
18h - VILLAGE BD : dédicaces, rencontres d'auteurs, animations
19h30 - CONCERTS : Fugu Dal Bronx, White Heat and special guests !

Puis ensuite à la Bibliothèque Marguerite Duras :

VENDREDI 23 JUIN / Médiathèque Marguerite Duras : ENTRÉE LIBRE
19h - VERNISSAGE des Expositions "Holy Wood" de Tommy Redolfi et Panic! Reverse.
19h30 - SOIRÉE D’OUVERTURE : projection des films en COMPÉTITION OFFICIELLE, en présence du Jury

SAMEDI 24 JUIN / Médiathèque Marguerite Duras : ENTREE LIBRE
10h30 - SÉANCE JEUNE PUBLIC : projection de films et remise des prix du concours de dessin
11h30 - SORTILÈGES EN KAMISHIBAÏ : théâtre d’images en papier
14h00 - SÉANCE DOCUMENTAIRE
16h00 - SÉANCE “CHASSEURS DE CHIMÈRES” : projections de fans-films, films de genre et autres récits de l’imaginaire
18h00 - SÉANCE SPÉCIALE Alberto Vázquez : projections de "Psiconautas" et "Decorado"
20h00 - MASTERCLASS (surprise)

Sur le parvis :
11h à 20h - Village BD : dédicaces, rencontres d'auteurs, animations


DIMANCHE 25 JUIN / Médiathèque Marguerite Duras : ENTRÉE LIBRE
14h00 - RENCONTRE avec Mathieu Sapin
16h00 - CÉRÉMONIE DE CLÔTURE avec remise des prix, projection de films bonus et CONCERT DESSINÉ avec Matt Elliott

Sur le parvis :
13h - Village BD : dédicaces, rencontres d'auteurs, animations et bien d’autres…

 

Lieu : PETIT BAIN, Bibliothèque Marguerite Duras

Contact : par mail festivalbd6ne@gmail.com

Webbd6ne.blogspot.fr/


Pays : France

Date de l'événement : du 22/06/2017 au 25/06/2017.

Publié le 30/05/2017.


Source : Bd-best


Marre des héros trop parfaits, avec les Captainz en Fantastic Four « du pauvre », vous allez vous marrer !

Vous en avez marre des super-héros bien trop costauds et sans surprise que pour laisser la moindre chance aux méchants ? On vous comprend ! À l’heure où les Superman, Batman et tous les autres trustent les grands écrans et les rayonnages BD et comics, il y a encore de la place pour les super-anti-héros (ou anti-super-héros, choisissez) dont la BD franco-belge aime encore bien se saisir (CRASH de Bourhis et Poipoi, Captain Biceps de Tebo, Cosmik Patrouille de Mauricet…). S’engouffrant dans la brèche, Olivier Texier et l’incroyable Yoann ne se sont pas fait prier pour livrer leur version toute relative d’une équipe d’Avengers du pauvre. De ceux qui font périr l’ennemi ou, plutôt, dépérir le monde plus vite que leur ombre.


Résumé de l’éditeur : Un chien-chien dans un exosquelette cybernétique, une télépathe qui a le pouvoir de déprimer qui elle veut, un play-boy qu’il ne faut surtout pas embrasser, et un jeune héros rafistolé par des extraterrestres… Bienvenue chez les Captainz ! Une équipe de super-héros vraiment pas comme les autres… Et pourtant, ce sont les seuls capables de s’opposer à la pire menace qui n’a jamais pesée sur notre bonne vieille terre (et sur toutes les autres !).

 

 

 

 

© Texier/Yoann au Lombard

 

En tout, il aura fallu près de dix ans pour que les Captainz voient le jour à la faveur d’une prépublication événement et inattendue dans le Journal de Spirou et, désormais, dans un album (le premier d’une série ?). Dix ans qui n’ont en rien atténué la fureur et la puissante folie du tandem Olivier Texier – Yoann. Ce dernier a donc profité d’un répit laissé par Spirou et Fantasio (dont le prochain album sera fait d’histoires courtes d’hier et aujourd’hui) pour terminer cette aventure sur le territoire des super-zéros avec une équipe on ne peut plus barrée. À commencer par Captain Wawa, un bouledogue français venu d’une réalité parallèle dans un exosquelette impressionnant, et Captain mystérieux dont l’entièreté du corps est masquée et qui, de son pied droit (les auteurs n’ont pas trouvé plus confort), peut atomiser n’importe quel ennemi grâce à des déflagrations hors-du-commun.
© Texier/Yoann/Huet au Lombard

Le bonheur (du lecteur, du moins) ne serait pas total si, sachant que la ville est envahie par des monstres aussi dégoûtants qu’immenses, les deux comparses n’étaient pas bientôt rejoints par la fine fleur de l’héroïsme. Comme cette télépathe qui a le pouvoir d’inoculer idées noires et envies suicidaires à n’importe qui la fréquente.

 

 

 

 

© Texier/Yoann/Huet au Lombard

 

Sans oublier, Bruce Winston, ancienne star et Don Juan moderne dont la belle gueule et l’attitude frivole lui ont joué un dernier tour : maudit par une conquête revancharde, l‘homme se transforme désormais en monstre incontrôlable qui pourrait sans peine compléter une fratrie qui serait composée de Drax le destructeur, d’Hulk ou encore le génie maléfique de Jafar dans Aladin. Il y a de ça, et voilà notre équipe au complet… pour le moment pour affronter les pires cauchemars.

 

 

 

 

© Texier/Yoann au Lombard

 

Et s’ils ne sont pas des foudres de guerre, c’est le moins qu’on puisse dire, le quatuor ose croire qu’il a son rôle à jouer, au-delà de ses aspérités, dans ce monde où les super-héros monétisent désormais leurs services et où les vampires sont en embuscade. Ça risque de barder et il n’a pas de temps à perdre.

 

 

 

 

© Texier/Yoann/Huet au Lombard

 

Pourtant, le team « de luxe » se cherche encore et trouve le temps de se disputer. Au contraire de Texier et Yoann qui font force commune (tout comme les deux coloristes, Marie Huet devant passer le relais après 32 planches à Laurence Croix, et ça ne se voit pas, c’est explosif) pour nous offrir un pur divertissement n’ayant rien à envier aux maîtres actuels du comics et n’hésitant pas à user d’impétuosité pour déboulonner le genre et décaper le lecteur. Dommage pourtant que les auteurs semblent en savoir beaucoup plus que nous sur ces héros, trop que pour se contenter de 52 planches (et deux illustrations dont Yoann, seul, a le secret). Si bien que, passé un dénouement expéditif, qu’on n’avait pas vu venir, pas si vite. Alors, demain ou dans dix ans, on espère que ces Captainz auront droit à une vie après ce tour de chauffe spontané et séduisant.

 

Alexis Seny

 

Titre : Les Captainz

Récit complet

Scénario : Olivier Texier et Yoann

Dessin : Yoann (Page Facebook)

Couleurs : Marie Huet et Laurence Croix

Genre  : Super-héros, Aventure, Humour

Éditeur : Le Lombard

Nbre de pages : 56

Prix : 12€



Publié le 30/05/2017.


Source : Bd-best


Olivier Cinna et Thilde Barboni en dédicace pour Hibakusha

Jeudi 1er juin, de 15h à 18h, Olivier Cinna et Thilde Barboni viendront à laLibrairie-Galerie Brüsel dédicacer Hibakusha chez Éditions Dupuis Aire Libre.

Inscription : info@brusel.com.

Ludwig Mueller est traducteur-interprète pour le parti hitlérien. Envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, il ne parvient pas à échapper à ses tourments d’homme, de père désabusé et de mari volage, qui se gravent dans sa chair et lui causent d’intenses douleurs. C’est alors que sa rencontre avec une belle Japonaise va bouleverser toutes ses convictions, jusqu’au plus profond de son âme. Un hommage lumineux à une nation souvent meurtrie, à la dignité éternelle.


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 02/01/2017 au 01/06/2017.

Publié le 30/05/2017.


Source : Bd-best


Regis Loisel à l'honneur au festival Delemont BD

Régis Loisel est le Grand Trissou de Delémont’BD 2017. Il en signe l’affiche avec un clin d’œil à sa fée clochette de son aventure de Peter Pan, au « fourreux » de La Quête de l’Oiseau du temps et à l’univers des dessins animés (cartoons) américains des années 30-50 auxquels il porte une forte admiration.

8 expositions, près de 20 expositions off…

rencontres, de performances, de soirées festives et de projections cinéma, ainsi que d’un espace dédié spécialement aux enfants avec des ateliers, des animations, des rencontres et des projections rien que pour eux

Au-delà de la grande exposition rétrospective consacrée à Régis Loisel (une première en Suisse) découvrez les sept autres expositions au programme de Delémont’BD. Un regard large et éclectique sur la création d’ici et d’ailleurs, pour tous les âges. Les expositions off, près d’une vingtaine (contre 11 en 2016 !), seront dévoilées le 11 mai. Faisant la part belle à la création suisse elles fleuriront dans toute la ville. Cliquez-ici afin consulter toutes les expositions officielles détaillées.

50 auteurs a l'affiche

Virginie Augustin, Pierre Bailly, Hélène Becquelin, Buche, Daniel Ceppi, Patrick Chappatte. Clarke, Cosey, Christophe Dubois, Olivier Grenson, Hermann, Félix Meynet, Frank Pé, Plonk & Replonk,  Michel Rodrigue, Stan & Vince, Sylvain Savoia, Olivier Schwartz, Tom Tirabosco, Fanny Vaucher ou Yoann ...sont à l’affiche de Delémont’BD 2017.

Liste complète ici : http://www.delemontbd.ch/fr/Programme-2017/Auteurs.html

Lieu :  Vieille Ville et LaBD.ch à Route de Moutier 9, 2800 Delémont

Contact : e-mail info@delemontbd.ch

Web : www.delemontbd.ch/


Pays : Suisse

Date de l'événement : du 09/06/2017 au 11/06/2017.

Publié le 29/05/2017.


Source : Bd-best


Dans Libertalia,  il y a de la violence, de l’aventure, mais aussi une véritable idéologie : les pirates gagnaient leur liberté et rompaient avec la société mise en place

Rien à bâbord, calme à tribord, nous avons un océan de liberté qui nous attend, au coeur des préoccupations sociétales de pirates bien loin d’être ceux, cinématographiques, des Caraïbes. Car s’il y a de l’aventure, du sang et de la poudre sur les mains de Fabienne Pigière, Rudi Miel et Paolo Grella, en poursuivant la quête de Libertalia initiée par Daniel Defoe, les trois auteurs vont plus profond que la plupart des récits flibustiers. Nous les avons rencontrés autour du premier tome de cette série : Le triomphe ou la mort. Voguons, moussaillons !

 

 

 

 

 

 

 

© Paolo Grella

 

Bonjour à tous les trois. Pour commencer, honneur aux dames. Fabienne, à la base, vous n’êtes pas scénariste de BD. Vous êtes docteur en Histoire, Art et Archéologie. Comment êtes-vous arrivé au pays des phylactères ?

Fabienne : C’est grâce à Rudi. C’est lui qui m’a aidé à aborder le scénario BD. Il était intéressé par ma formation d’archéologue en vue d’approcher un thème historique en BD. Moins par mes travaux que par ma manière de travailler. En vue du parcours des personnages. C’est une matière qui m’intéresse beaucoup : quelle a été leur trajectoire ? Comment en sont-ils arrivés à imaginer cette utopie ? Comment ont-ils vécu et comment se sont-ils confrontés à leur époque ? Nous avons travaillé à deux sur ces questions.

Rudi : J’aime l’idée d’échanger, de tester ses idées l’un auprès de l’autre. Ça a beaucoup joué dans le développement de ce personnage inspiré de Daniel Defoe, l’auteur de Robinson Crusoe. Sur 2X30 planches, nous n’avons pas utilisé grand-chose des pistes qu’il lançait, 10% peut-être. Le reste, c’était à nous de le créer.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella chez Casterman

 

Rudi, avant ça, vous avez réalisé pas mal de bandes dessinées de sensibilisation.

Rudi : Oui, mais ça faisait un certain temps, après quelques projets de communication, que je voulais revenir à un projet personnel, avec des personnages, pas des commandes.

A priori, Fabienne, les pirates ne font pas vraiment partie de votre univers, si ? Au contraire de Paolo et Rudi, non ?

Fabienne : En effet, mais j’ai très vite eu un intérêt pour leur organisation et la matière dont ils remettaient en question leur société. Mine de rien, ils étaient des révolutionnaires avant la lettre, il visait le progrès social, l’égalité… Les femmes-pirates n’étaient pas rares. Et ensemble, ils gagnaient leur liberté et rompaient avec la société mise en place, en la combattant s’il le fallait. Oui, il y a de la violence, de l’aventure, mais aussi une véritable idéologie.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

Paolo : Quant à moi, j’adore les récits de piraterie. Long John Silver, bien sûr, mais aussi les films, j’en regarde beaucoup. Ce pourquoi je voulais créer une BD qui soit dynamique, qui lorgne finalement plus du côté du cinéma que de la BD. Les deux médias sont, je trouve, de plus en plus liés.

Rudi : De mon côté aussi, j’ai toujours été fasciné par les pirates, leurs îles m’ont toujours intrigué en tant que huis-clos où les relations se développent. C’est extrêmement intéressant, comme cette idée de repartir à 0, libre et sans règle, ce qui n’est a priori pas compatible à l’idée qu’on se fait d’une société. Au-delà du grand large, comment faire pour mettre cela en place. Depuis vingt ans, je cherche à leur consacrer une série.

Mais vos deux personnages ne sont pas, au premier abord, destinés à rejoindre la piraterie.

Fabienne : En effet, un noble et un membre du clergé. Ils font partie du système en place, des oppresseurs, même. Mais dans une volonté de changement et de plus grande justice, ils vont rompre avec ce milieu.

Paolo : Ils vont d’ailleurs suivre une évolution graphique assez forte, passer d’un habillement très classique, de nobles, à quelque chose de plus sauvage. J’ai dû changer leurs cheveux, accentuer leur dureté notamment avec la barbe. Puis, si le prêtre est gentil, il a une forte personnalité, ça devait se ressentir. Le lecteur devait sentir qu’une fois à Madagascar, le ton, les personnages avaient changé.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

Quand on a l’habitude d’écrire de manière scientifique. J’imagine qu’il faut changer ses réflexes pour faire « BD ».

Fabienne : C’est vrai, j’ai l’habitude d’une écriture de vulgarisation mais, d’un autre côté, je suis très sensible à la peinture, notamment. Ça m’a beaucoup plu d’avoir ce dialogue entre écriture et dessin, cette incarnation, d’y adapter notre écriture en complémentarité. C’est vraiment un dialogue.

J’ai beaucoup aimé raconter des choses qui peuvent être très complexes en pensant au découpage et à l’aspect synthétique inhérent à ce type d’ouvrage. Que puis-je dire en une planche ? J’ai appris beaucoup de chose et c’est finalement assez cinématographique.

Une certaine fraîcheur que vous avez amenée, aussi ?

Fabienne : Disons que j’y ai été sans a priori. Pour la fraîcheur, c’est à ce vieux baroudeur de Rudi qu’il faut demander.

Rudi : Si Fabienne a amené un point de vue féminin dans les échanges d’écriture, elle a aussi apporté une caution historique. Même si la piraterie n’est pas forcément son domaine de prédilection, elle a des réflexes de chercheuse. C’était nécessaire pour pouvoir entrer en contact avec la culture malgache et envisager la construction de Libertalia. Quelles pierres pourraient utiliser nos personnages pour créer cette cité ? Ce n’est pas anodin, il fallait être crédible. Nous voulions être au plus près du reflet de cette époque.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella chez Casterman

 

Fabienne : Ici, les historiens n’ont jamais confirmé l’existence de Libertalia mais on sait que les pirates ont créé ce genre de cité. Daniel Defoe a donc imaginé la vie de ce Misson, gentilhomme français qui s’est rebellé et a rejoint les pirates. Est-ce un personnage réel ? Une pure invention ? L’auteur en a joué en tout cas. Mais le contexte historique était en tout cas juste et correct.

Finalement, des pirates, il y en a beaucoup en bande dessinée, de tous les calibres. Et peut-être même plus qu’au cinéma. Comment expliquez-vous que les pirates soient tant liés au Neuvième Art?

Fabienne : Je pense que la liberté et l’aventure véhiculées par le monde de la piraterie n’y sont pas étrangères. Avec des luttes qui parcourent ce média. Puis, les auteurs se retrouvent dans ces valeurs, cette mentalité.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

Rudi : Les premiers récits de pirates auxquels j’ai vraiment accroché, ce sont les Barbe Rouge de Charlier et Hubinon. Bon, aujourd’hui, je n’arriverais plus à les lire ! La BD est appropriée à ce genre de récit. Regardez Long John Silver de Dorison et Lauffray. Après, parfois, des histoires de pirates en BD, il n’y en a pas beaucoup avec une réflexion derrière. Ce fut notre défi, voir comment des hommes pouvaient se passer des normes de l’époque sans pour autant négliger l’épique.

Paolo : L’idée était de créer une histoire qui soit plausible, réelle. Pas une vision générale, fantasmée, le visuel devait donc, du coup, être très crédible.

Avec des scènes dures…

Rudi : Nous n’avons pas voulu occulter le côté dur des choses, tout en parlant de ces pirates qui vont mettre en place une très forte solidarité, mettre à l’honneur le partage et créer, presque avant l’heure, une mutuelle avant la lettre. Tout en essayant de survivre. C’est le problème de la plupart des récits de pirates, ils sont très romanesques. On parle finalement peu de la dureté de cet univers, au quotidien, on privilégie l’aventure. Comme référence à Libertalia, on pourrait citer Les passagers du vent de François Bourgeon.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

… et un méchant qui fait le froid dans le dos quand même.

Paolo : Dans le scénario, il n’avait pas l’air si méchant, mais j’ai voulu marquer son visage et montrer toute la terreur qu’il peut inspirer. Il est cruel, hors-la-loi… Au-delà du réel, en fait, je l’ai créé plus dans une idée de fantasy. C’est un des personnages que je préfère, celui que je dessine le mieux.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

Rudi et Fabienne, votre tandem était formé. Mais comme est arrivé Paolo, alors ?

Fabienne : Il est arrivé très rapidement sur ce projet, chaudement conseillé par une connaissance (Paul). En fait, nous avions un premier projet sur les vikings auquel Paolo était déjà attaché. Mais Casterman ne savait pas trop où le positionner dans son catalogue. Du coup, on a changé d’idée et nous sommes partis sur Libertalia.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

Rudi : Un projet comme Viking n’avait rien de comparable à Libertalia. Pour ce projet concrétisé, Benoit Mouchart était enthousiaste avant même que nous ayons écrit une ligne. On en a parlé à Paolo qui était partant et voilà…

Paolo, c’est Paul Teng qui nous l’a conseillé. Et c’est vrai qu’en y pensant, le dessin de cet Italien collait bien à l’idée de ce qu’on voulait faire. Il a un dessin classique, pas forcément à l’avant-garde mais avec quelque chose d’incomparable, une touche personnelle. Puis, comme il utilise des couleurs directes, il arrive à donner une dimension, de la substance aux personnages. On lui a laissé la liberté du découpage. Ce qu’il a très bien fait, d’une manière assez proche des séries télé et du cinéma. Tous les trois, nous avons vraiment eu la même vision, aucun ne s’est désolidarisé à un moment.

Paolo : L’idée de Libertalia m’a tout de suite séduit. c’est une idée très forte mais pas du tout classique. Donc très difficile. D’autant plus que la vision des pirates est très bien formée dans la tête du lecteur.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

Il y a cette couverture très réussie avec laquelle le lecteur se retrouve droit dans les yeux avec le personnage principal.

Paolo : J’ai voulu rappeler les drapeaux pirates et la tête de mort qui les orne. Du coup, j’ai eu l’idée de ce personnage pris de buste avec les bras croisés et des revolvers.

Dès le début, on peut donc apprécier votre travail de couleurs directes.

Paolo : Oui, je travaille à l’huile. Cette technique va me permettre de jouer dans les contrastes, de l’ombre à la lumière, de la transparence à la profondeur. Même si le travail est plus long et que je dois parfois redessiner des choses, le jeu en vaut la chandelle, pour l’ambiance.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella chez Casterman

 

Les pirates, les vikings, vous aimez l’eau, ma parole !

Paolo : Ces univers permettent de beaucoup jouer avec le visuel, les grands bateaux, la mer mais aussi des personnages qu’on peut personnalise. On joue avec des choses réelles et on crée des personnages qui, eux, ne le sont pas vraiment.

Après, j’ai dû étudier des plans de construction. ce n’est pas évident de trouver le bateau parfait pour transporter tout ce beau monde. Il a vraiment fallu faire oeuvre de reconstruction, de Rome aussi où se déroule une partie de l’histoire.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella

 

Libertalia est d’abord prévu sur trois tomes. On pourrait voir plus loin ?

Rudi : Il y a matière, en tout cas. Mais oui, en attendant, c’est un triptyque divisé ainsi « Genèse – projet de cette cité – conclusion ». Mais c’est sûr qu’avec ces personnages, il y a bien d’autres choses à raconter sur ces hommes qui vont choisir Madagascar comme terre de replis et y établir une micro-société. Quand on lit le recueil de Defoe, on se rend bien compte que l’évolution va compter et va amener des tensions tant certains pirates ne vont plus être sur la même longueur d’onde que d’autres. C’est difficile de regarder dans la même direction.

Reste plus qu’à attendre le second tome, alors !

Paolo : J’ai réalisé dix planches. Il devrait arriver pour avril 2018. Je suis en train de m’activer pour qu’on puisse le sortir avant. Il y a beaucoup de corrections à faire au niveau du lettrage. J’espère que l’aventure de Libertalia continuera au-delà des trois tomes. C’est énorme, cette série, il y a vraiment des choses à dire. Toujours plus fort, toujours plus grand.

 

 

 

 

© Pigière/Miel/Grella chez Casterman

 

Merci à tous les trois et que le vent souffle bien et fort dans vos voiles de pirates !

 

Propos recueuillis par Alexis Seny



Publié le 29/05/2017.


Source : Bd-best


C'est arrivé demain. La BD de science fiction envahit Poitiers. Épisode 1  : planches, dessins et objets de collection

Après avoir fait briller les pupilles avec les somptueuses vitrines de la maison Hermès en 2016, le Miroir embarque pour un fabuleux voyage de deux ans au cœur de la bande dessinée de science-fiction et s’interroge : comment exposer la bande dessinée ?
 
Le premier épisode (été 2017) aborde la bande dessinée comme objet muséal.  Des pièces originales, planches, dessins et objets patrimoniaux issus de collections publiques et privées sont présentés dans trois cabinets de contemplation. L’exposition questionne trois axes qui, eux, font l’objet d’un traitement graphique sur leurs faces extérieures : la BD dans son processus éditorial ; la BD au musée ; la BD et les collectionneurs. A l’occasion du vernissage, un concert sous casque d’Ars Nova offrira une préfiguration de la pièce sonore créée par Grégoire Lorieux pour le parcours scénographique de l’épisode 2.

Ce second épisode (été 2018) reposera sur la relation entre l’imagerie de la BD de SF et les nouvelles technologies de l’image.

Vernissage :

Samedi 24 juin 18h : Concert d’Ars nova suivi du vernissage de l’exposition : « C’est arrivé demain. La BD de SF envahit Poitiers. Épisode 1 : planches, dessins et objets de collection ».
Attention, jauge limitée. Réservation recommandée : lemiroir@poitiers.fr

Exposition proposée par le Miroir de Poitiers en partenariat avec Ars Nova, la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l'Image, collection privée courtesy MEL Publisher avec le soutien de la Drac Nouvelle-Aquitaine. Remerciements aux collectionneurs.

Visuel : Eldo Yoshimizu

Lieu : Chapelle Saint-Louis, 1 rue Louis Renard. 86000 Poitiers.

Entrée libre

Horaires d’ouverture
Du 25 juin au 31 juillet :
Du lundi au vendredi de 11h à 18h
Le samedi de 14h à 22h
Le dimanche de 14h à 18h

Du 1er au 31 août :
De 14h à 18h tous les jours, et le samedi de 14h à 22h


Pays : France

Date de l'événement : du 24/06/2017 au 17/09/2017.

Publié le 29/05/2017.


Source : Bd-best


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