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Ravage, l'apocalypse. Une relecture moderne du chef-d’œuvre de Barjavel

En 2052, François Deschamps, étudiant en chimie agricole, rencontre à Paris son amie Blanche Rouget. Dans cet univers, c’est la guerre entre François et Albert. François gagne cette guerre. Il ne sait pas que le monde va subir un cataclysme sous forme de privation définitive d’électricité.

 

Résumé de l'éditeur :

Le futur. Toute trace de technologie semble avoir disparu de la surface de la Terre. Deux armées se font face devant l’ancien village de La Cadière-d'Azur. De sa tente de commandement, un homme âgé et charismatique s’entretient avec ses conseillers. Hostile à toute forme de progrès, celui que tous appellent le « Patriarche » s’apprête à lancer son attaque pour détruire la « machine » conçue par son adversaire. Car lui se souvient... 100 ans auparavant, en 2052, François Deschamps n’était alors qu’un simple étudiant à l’École supérieure de Chimie agricole de Paris. Fiancé à la jeune et belle Blanche, tout semblait aller pour le mieux dans sa vie. Le monde était régi par une technologie toute puissante. Jusqu’à ce que tout s’arrête. Jusqu’à ce que la catastrophe survienne...

 

 

 


 

Un scénario inspiré de Barjavel

Barjavel n’est pas aussi connu des jeunes lecteurs que Stephen King. Ravage est adapté en bande dessinée par le scénariste Jean-David Morvan qui souhaitait de transposer le roman paru en 1943. L’adaptation est fidèle et captive les lecteurs de science-fiction. Il met en place des éléments futuristes et nous montre un monde qui n’est plus le même que le nôtre parce qu’il a subi des ravages. Graphiquement, Rey Hacutay nous livre une prestation irréprochable.

On attend avec impatience la suite de ces ravages…

 

Jean Jacobs

 

Scénariste :  Jean-David Morvan

Dessinateur : Rey Macutay

Coloriste : Walter

Genre : Science-fiction

Collection : Grafica    

Nombre de pages : 48  

EAN/ISBN : 9782344000625

Prix : 13.90 €



Publié le 23/09/2016.


Source : Bd-best


Mort aux vaches: gangsters et fermiers contre-attaquent dans un polar joyeux et décapant

Mort aux vaches, mort aux condés, mort aux bourgeois etc. Vous connaissez la chanson, on ne va pas vous la refaire mais ainsi vous aurez un petit aperçu dans le récit de cavale de l’inarrêtable Aurélien Ducoudray et du très prometteur François Ravard. Une couverture à faire pâlir les affiches des meilleurs polars français des années 60 et 70 et nous voilà projetés dans les quelques jours qui suivent un casse complètement dingue. Seulement voilà, la mise au vert (et à la campagne) ne va pas se passer comme… prévu.

 


(c) Futuropolis - Ducoudray/Ravard

(c) Futuropolis – Ducoudray/Ravard

 

 

Résumé de l’éditeur: « Dis donc ta gagneuse là, tu trouves pas qu’elle ressemble à une Marianne de mairie défavorisée…» Ferrant, Romu, Cassidy et José. Deux vieux gangsters homosexuels sur le retour, une nymphette et un monsieur muscle dans l’enceinte d’une ferme. Si le casse a réussi, ce n’est pas encore la vie de château pour les associés malfaiteurs. D’autant que le vieux cousin Jacky s’est improvisé éleveur bovin spécialiste en génétique, et qu’il cache ses bêtes atteintes de la vache folle.

 

 

(c) Futuropolis - Ducoudray/Ravard

(c) Futuropolis – Ducoudray/Ravard

 

 

Ne venez pas dire que c’est cliché, c’est normal, c’est voulu et les deux auteurs en jouent avec un malin plaisir. Ainsi, dans Mort aux vaches, c‘est un casting d’enfer qui compose cette fresque truande et hyper-divertissante.

 

 

(c) Futuropolis - Ducoudray/Ravard

(c) Futuropolis – Ducoudray/Ravard

 

 

Jugez plutôt: des gendarmes pas si loin de Saint-Tropez et ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez; des braqueurs archaïques, anarchico-anachronique dans une époque qui semble être la nôtre, ou, du moins, n’en est pas loin; une braqueuse amatrice passée allumeuse professionnelle, deux gays, une vache folle et des fermiers qui, pour vaincre la solitude, s’en vont chercher l’amour à l’est. Tout un programme.

 

 

(c) Futuropolis - Ducoudray/Ravard

(c) Futuropolis – Ducoudray/Ravard

 

 

Avec ses personnages savamment explosifs, inutile de vous dire que les deux auteurs nous emmènent dans un trip détonnant où les braqueurs ne sont pas vraiment doués pour faire profil bas. En témoigne, par exemple une bagarre pas comme les autres mais épique dans une discothèque et bien d’autres passages hilarants.

 

 

(c) Futuropolis - Ducoudray/Ravard

(c) Futuropolis – Ducoudray/Ravard

 

 

Ventura n’est jamais loin (les baffes se perdent, d’ailleurs), Audiard non plus Ducoudray-isé (« Ravachol de supérette ! Guernica en carton ! Miterrandiste !« ) et François Ravard, inspiré, livre un hommage inventif et, tour à tour, sensuel, viril et avec une ambiance impériale (quelques successions de cases muettes à la force hallucinante). Quelle révélation.

 

 

(c) Futuropolis - Ducoudray/Ravard

(c) Futuropolis – Ducoudray/Ravard

 

 

C’est bien connu, les héros n’ont pas froid… aux yeux. Et dans le genre, François Ravard et Aurélien Ducoudray sont sacrément burnés, réinventant un genre qu’on pensait, sauf rares exceptions, éculé depuis des lustres! Loin de l’industriel, on revient au « fait main », cousu sur mesure. Et quel spectacle, ça donne!

 

Alexis Seny

 

Titre: Mort aux vaches

Récit Complet

Scénario: Aurélien Ducoudray

Dessin: François Ravard

Noir et blanc

Genre: Polar, Comédie

Éditeur: Futuropolis

Nbre de pages: 112

Prix: 19€



Publié le 23/09/2016.


Source : Bd-best


Choubi-Choubi mon chat pour la vie 3 VS Choubi-Choubi mon chat tout petit 2

« - Bien ! Dînons maintenant ! … Tiens ! Ton repas Choubi-Choubi ! … J’avais laissé du poisson refroidir rien que pour toi… Mais ? »

            « - Mi Hiii… Psshhh. »

 

            Mamie est bien surprise et le chat bien attrapé. Son poisson chaud a été croqué et l’animal s’est retrouvé la langue brûlée. C’est bien connu, l’assiette du voisin est toujours plus intéressante que la sienne.

 

 

 

 

 

 

            Konami Kananata a délaissé la délicieuse Chi pour la vie plus casanière mais non moins palpitante de Choubi-Choubi. La mangaka propose deux séries parallèles présentant la chatte à deux époques distinctes de sa vie.

 

            Dans Choubi-Choubi, mon chat pour la vie, série créée en 1990 avant la vague « Chi », une grosse chatte qui ne demande que la tranquillité, la féline vit avec une mamie dans une maison japonaise classique. Au total, douze volumes sont prévus.

            Un sushi ou des cigales, une bogue de châtaigne ou une bouillotte, une feuille morte ou un balai sont autant de sortes de choses du quotidien qui, en situation face à Choubi-Choubi, se transforment en autant de déclencheurs de situations lyriques, oniriques, félines… Choubi-Choubi, c’est la vie sans prétention, une ode à l’épicurisme démontrant qu’on peut et qu’il faut profiter d’un rien.

 

 

 

 

 

Dans Choubi-Choubi mon chat tout petit, série créée en 2013 après le tsunami « Chi », la grosse mèmère et la mamie se rappellent de l’enfance de la chatte. On n’est pas très éloigné de l’univers de Chi. De cours chapitres poétiques montrent sa vie au quotidien. La série se clôt avec en deux volumes.

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Choubi-Choubi, mon chat pour la vie

Tome : 3

Scénario & Dessin : Konami Kanata

Genre : Shojo

Éditeur : Soleil Manga

Nombre de pages : 162

Prix : 7,99 €

ISBN : 978-2-3020-5398-4



Publié le 23/09/2016.


Source : Bd-best


Louve, La reine des Alfes noirs, la fuite

Louve quitte la maison qu’elle partage avec sa mère, Aaricia, pour retrouver son père. Sa mère tente de la convaincre de rester sans succès. Louve s’en va pour Bag Dadh avec son singe qui communique avec elle par la pensée. Celui-ci donne raison à Aaricia. Louve lui explique que les hommes croient en de nombreux dieux. Le singe, lui, croit en un seul dieu. C’est alors que le nain Tjahzi demande l’aide de Louve pour qu’elle sauve son peuple des Alfes noirs et de leur reine fourbe…

 

Résumé éditeur :

Louve en a assez d'attendre, comme Aaricia, que Thorgal revienne. Elle décide d'aller à Bag Dadh pour le retrouver. A peine en route, elle croise le nain Tjahzi, affolé, qui recherche aussi Thorgal afin qu'il aide son peuple à sortir des griffes des Alfes noirs. Les nains ont été réduits en esclavage afin de forger des haches qui permettraient de trancher les racines d'Yggdrasil, l'arbre sacré d'Odin, dans le but de provoquer le Chaos des Mondes. Et voilà Louve plongée dans une aventure merveilleuse et effrayante qui fera émerger à nouveau sa la part la plus sauvage de sa personnalité !

 

 

 

 

Un scénario compliqué


Les auteurs emmènent Louve chez le peuple nain qui est sous la coupe des Alfes noirs qui veulent détruire le royaume d’Asgard. Le scénariste Yann nous plonge dans la mythologie scandinave et dans les aventures passées de Thorgal. Louve se frotte au nain Tjahzi, à la gardienne des clés et à Volsung de Nichor. Le lecteur doit s’accrocher et relire la série mère. Le dessinateur Surzhenko sauve un scénario qui manque d’originalité grâce à un graphisme superbe proche de celui de la série mère.
On attend quand même la suite avec impatience !

Jean Jacobs

 

Éditeur : Le Lombard

Collection : LES MONDES DE THORGAL

Série : Louve

Titre : La reine des Alfes noirs Tome 6

EAN : 9782803637010

Scénario :  Yann

Dessins :  Surzhenko



Publié le 22/09/2016.


Source : Bd-best


Planète Gaspard, encore quelques rêves enfantins après la rentrée

Connaissez-vous Gaspard? Écolier distrait imaginé par le duo BeKa et Domas, Gaspard n’est pas loin d’être le cousin rêvant de Martin Mystère et vit de folles aventures sans pour autant bouger de sa classe. N’en déplaise à sa maîtresse. De quoi prolonger un peu les vacances? Assurément.

 


(c) Beka/Domas/Cosson

(c) Beka/Domas/Cosson

 

 

Résumé de l’éditeur: Gaspard est un petit garçon rêveur, qui est toujours dans la lune. Mais alors, toujours ! Ce qui lui crée souvent des ennuis avec ses parents, sa demi-soeur, son institutrice, ses copains, sa psy… enfin, avec tout le monde, quoi !

 

 

(c) Planète Gaspard chez Bamboo par Beka/Domas/Cosson

(c) Planète Gaspard chez Bamboo par Beka/Domas/Cosson

 

 

Mais que peut bien cacher Gaspard sous sa grand tignasse blonde et dans ses yeux rêveurs? Une imagination débordante et des aventures toujours plus dingues, pardi! Bon, c’est vrai, tout ça ne va pas vraiment de pair avec l’école qui recommence, dans la bd comme dans la vie. Mais la rentrée et l’école n’ont pas que des mauvais côtés. Que du contraire, même.

 

 

(c) Beka/Domas/Cosson

(c) Beka/Domas/Cosson

 

 

C’est avant tout des copains et des amitiés qui se tissent. Comme Colin, le nouvel ami avec qui Gaspard passe le plus clair de son temps… enfin quand il ne l’oublie pas sur le trottoir. D’ailleurs, si Gaspard parle beaucoup de son nouveau camarade, Colin reste un grand inconnu aux yeux des parents de Gaspard. Si bien que ceux-ci ne sont pas loin de penser que ce Colin n’est qu’un rêve de plus, un ami… imaginaire.

 

 

(c) Domas

(c) Domas

 

 

« Un enfant qui rêve est un enfant heureux« . Partant de ce constat, BeKa et Domas (dont le trait nous rappelle un peu Jojo, qui nous manque tant) créent un univers sans télé, sans smartphones. Un terrain de jeu propice aux rêves et aux aventures inédites, comme seul un enfant à l’imaginaire foisonnant peut y donner lieu. Ça marche, c’est tendre, attachant et malicieux. À mettre dans les mains de nos têtes blondes car par les temps qui courent, de telles lectures sont des petits trésors.

 

Alexis Seny

 

Série: Planète Gaspard

Tome: 1 – L’ami imaginaire

Scénario: BeKa

Dessin: Domas (Fb)

Couleurs: Maëla Cosson

Genre: Gags, Humour

Éditeur: Bamboo

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60€



Publié le 22/09/2016.


Source : Bd-best


La fille du professeur, un album de bande dessinée surréaliste

« - C’était un télégramme de Père, il ne rentrera pas. »

            « - Très bien. Enfin, je veux dire, rien de grave au moins ? »

            « - Pour nous, si. Il dit que le gens du Museum vont venir vous prendre pour une exposition. »

            « - ça me changera les idées. »

            « - Vous ne comprenez pas ! C’est vous qu’ils veulent exposer. Derrière une vitrine ! Vous ne pourrez plus bouger ! »

 

            Et là, c’est le drame. Dans l’Angleterre victorienne, pour les beaux yeux de la momie du Pharaon Imhotep IV, la fille du professeur Bowell, archéologue de son état, va commettre l’irréparable, une bévue, une gaffe, une boulette,… un crime. Liliane et Imhotep vont donc se retrouver en cavale jusqu’à ce qu’ils soient confrontés au père de ce dernier, également momifié. Le procès sera inéluctable !

 

 

 

 

 

 

Publiée en 1997 dans la défunte et non regrettée collection Humour Libre, La fille du professeur trouve aujourd’hui un écrin à sa valeur, toujours Libre, mais plus Humour, toujours Libre, mais Aire Libre, la prestigieuse collection quasi sans faux pas des éditions Dupuis. Emmanuel Guibert peut enfin offrir une couverture digne de ce nom. Rappelons que la particularité d’Humour Libre était de proposer des couvertures minimalistes, présentant juste un ou deux personnages principaux en minuscule devant un fond de couleur souvent pétant…tout ça pour la visibilité en grandes surfaces. Tu parles ! Un échec. Pourtant des fleurons ont ainsi été publiés, comme La vie est courte de Larcenet et Thiriet, les gags animaliers de Gary Larson, ou encore cette fille de professeur. Mais revenons-y.

 

On y croise une Reine Victoria désabusée, boulotte et secouée, des avocats volubiles, des gardes royaux anglais perspicaces, ou pas, et des marins véreux. On y assiste à des scènes de dialogues truculentes, à des courses poursuites, à des rêves, à des crimes et à des moments d’amour.

 

 

 

 

 

Les deux auteurs en sont encore à leurs premières armes. Le scénariste Joann Sfar n’a pas encore créé le chat d’un rabbin. Le dessinateur Emmanuel Guibert n’a pas encore raconté la guerre d’un Alan. Cet album est leur première collaboration. Ils se retrouveront pour Sardine de l’espace, ainsi que pour Les olives noires.

 

            S’il fut des écrivains, des poètes, des dramaturges surréalistes, Sfar et Guibert signent avec La fille du professeur un album de bande dessinée surréaliste qu’auraient adoré Breton, Prévert, Magritte ou autres génies.

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : La fille du professeur

Collection : Aire Libre

Scénario : Sfar

Dessin & Couleurs : Guibert

Genre : Fantastique

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 64

Prix : 16,50 €

ISBN : 9782800149493



Publié le 22/09/2016.


Source : Bd-best


Des rencontres improbables, de la Lune à la Terre, de la ville à la forêt, mais toujours en BD

Mais qu’est-ce qui peut bien réunir un SDF engoncé dans sa misère et un gamin trisomique qui rêve de conquérir les étoiles? Et que dire d’une citadine un peu perdue dans sa vie parisienne qui se retrouve face à un honnête épicier? A priori, rien de rien ne pouvait les faire s’effleurer, encore moins se rencontrer. C’était sans compter deux albums qui pallient à notre besoin d’évasion en cette rentrée. C’est chez Bamboo et Grand Angle, et ça vaut la peine.

À coucher dehors… mais la tête dans les étoiles

Après être parti sur les traces de la guerre en Tchétchénie dans Amère Russie, Aurélien Ducoudray et Anlor reviennent plus près de chez nous avec un duo improbable: un SDF parisien endurci et aux allures de Capitaine Haddock dans ce qu’il a de plus mal léché, Amédée, et Nicolas, un jeune garçon atteint par la trisomie 21. Un handicap, certes, qui n’entache en rien la trame étoilée qui lui sert d’histoire et ses rêves cosmonautes. Là où Amédée ne demande rien à personne, Nicolas veut tutoyer Gargarine. L’un à la rue, l’autre dans un centre, les probabilités ne jouent pas en faveur de leur rencontre. Mais impossible n’est pas BD.

 


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(c) Ducoudray/Anlor

 

 

Et voilà que dans le fatras qui sert de logis à Amédée, débarque un notaire ruisselant pour faire d’Amédée, l’héritier tant recherché d’une tante oubliée. Bon, Amédée n’est pas le nouveau Largo Winch, faut pas rêver, mais le voilà désormais propriétaire d’une jolie bicoque avec tout le luxe nécessaire à les faire rêver, lui et ses deux compagnons de rue, Prie-Dieu (un Juif-Arabe né à Lourdes et qui se fait un devoir d’allumer des cierges à ses trois religions) et la Merguez (un grand brûlé black). Une maison que les trois originaux peuvent investir de leur fourbi à une condition: s’occuper de manière irréprochable de Nicolas, le fils trisomique de l’improbable tante. Un jeune garçon souriant, insouciant et qui met un point d’orgue à viser la Lune. Quitte à ce que cette conquête spatiale passe par la… fugue.

 

 

(c) Ducoudray/Anlor

(c) Ducoudray/Anlor – Grand Angle

 

 

Annoncé sur deux tomes, À coucher dehors fait partie de ces récits qui commencent sur les chapeaux de roues, originaux tout en sachant se faire tendres à l’ombre d’une société où on fait souvent payer le prix de la différence (il y a suffisamment de faits d’actualité l’illustrant, ces derniers mois).

 

 

(c) Ducoudray/Anlor

 

(c) Ducoudray/Anlor

 

 

Pas si loin du duo du film Intouchables, le récit de Ducoudray et Anlor part ainsi de deux thématiques pas forcément faciles à traiter pour en tirer le meilleur (dialogues, que le Capitaine Haddock et Audiard réunis ne renieraient pas, à l’appui), toute la saveur et éviter les clichés. Le dessin d’Anlor est d’une spontanéité à toute épreuve, efficace et tourbillonnant, tandis que Ducoudray tisse le suspense autour de ce qui ne pourrait être qu’une succession de gags. C’est fort, tour à tour hilarant et diablement touchant!

 

Alexis Seny

 

Titre: À coucher dehors

Tome: 1/2

Scénario: Aurélien Ducoudray

Dessin et couleurs: Anlor

Genre: Comédie, Drame

Éditeur: Bamboo

Collection: Grand Angle

Nbre de pages: 48

Prix: 13,90€



Publié le 20/09/2016.


Source : Bd-best


Le Scrameustache tome 43

            « - Je fonce vers les roches ! Vous êtes prêts ? »

            «  - Oui ! »

            «  - Alors ? »

            « - Rien encore. Et Khéna ? »

            «  - Il vient de partir et il regardait sa montre sans cesse. »

            « - Comme s’il avait un rendez-vous ? »

 

            Mais que fait donc Khéna sur le chemin du lycée ? Une mystérieuse jeune fille blonde l’accompagne sur la route. Comme le dit le Scrameustache, tant que cette fille est sincère, ça va ! Mais jusqu’à quel point ? Les galaxiens vont découvrir le pot aux roses : elle vient du futur, et ses intentions envers Khéna ne sont pas innocentes…

 

            Ça faisait plus de deux ans et demi que Gos et Walt nous avaient laissés sans nouvelles du Scrameustache. Long, très long, trop long… Entre Chambon-les-roses et la Norvège, entre présent et futur, nos héros vont voyager et nous faire voyager. On en apprendra en particulier beaucoup sur l’avenir de Khéna.

 

 

 

 

 

 

            Les références aux albums passés sont nombreuses. Il y a des échos au Fantôme du cosmos, au Dilemme de Khéna, au Sosie et surtout à La saga de Thorgull. On y retrouve quelques personnages qui font partie de l’arbre généalogique de la collection. Le lecteur fidèle est ainsi récompensé de son attachement à la série, à cette série tous publics par excellence.

 

            Espérons que le prochain album arrivera plus rapidement. Bien que chez Glénat depuis un bon moment maintenant, le Scrameustache est l’une des dernières et des plus longues série mythique issue de Spirou, de Marcinelle, de Dupuis.

 

Une série en dessins animés du Scrameustache est en cours de préparation. On peut voir un trailer sur la page : https://www.youtube.com/watch?v=VaeeMHknmII. Ça ne devrait pas tarder à arriver sur nos écrans.

 

Mais pour l’instant, profitons de ces caprices de Cupidon. Attention, celui-ci ne frappera pas que Khéna. Il peut décocher ses flèches à des personnes de tout âge…

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Le Scrameustache

Tome : 43 – Les caprices de Cupidon

Scénario & Dessin : Gos

Couleurs : Labruyère

Genre: Aventure humoristique

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 48

Prix : 9,99 €

ISBN : 9782344011256



Publié le 20/09/2016.


Source : Bd-best


Isabellae tome 5 La Geste des Dieux Obscurs, une destinée incertaine

La bataille

C’est le sang d’Isabellae qui a permis aux druides de faire revenir le dieu des Fomoires. Isabellae retrouve ses alliés et les celtes pour les avertir. Les dieux sombres s’attaquent très vite à Isabellae. Mais, son amant Masshiroi vient la sauver. Les irlandais ne croient pas Isabellae. Mais, ils sont attaqués eux aussi.  Le Prince Jean doit également se battre contre ces immondes créatures. Il réussit à motiver ses soldats à la bataille.

 

 

 

 

Résumé de l'éditeur :

Isabellae s'apprête à livrer bataille aux côtés de ses parents celtes. Face à eux, ce ne sont pas les Normands qui apparaissent, mais des monstres par centaines, tout droit sortis de terre : les dieux Formoires, ces premiers habitants de l'île d'Émeraude, qui y ont semé la terreur pendant des siècles avant d'être renvoyés d'où ils venaient. Les Celtes vont devoir choisir : esclave des Normands, vassaux des dieux ou... hommes libres.

 

 

 

Un graphisme sublime

Isabellae a compris que les dieux veulent sa mort. Elle décide de se battre en ralliant ses amis, les Celtes, les anglais et les normands. Tout l’épisode est une bataille entre les hommes et les dieux. Un doute plane sur la destinée d’Isabellae. Le scénario de Raule passe à l’arrière-plan. Les dessins de Gabor sont superbes et les scènes de bataille sont impressionnantes. La série nous tient en haleine. On attend avec impatience l’épisode suivant…

Jean Goossens

 

Éditeur : Le Lombard

Collection : Hors Collection Le Lombard  

Série : Isabellae

Titre: La Geste des Dieux Obscurs Tome5

EAN : 9782803636921  

Scénario :  Raule Dessins GABOR  

Nombre de pages : 48

Prix : 13.99 euros



Publié le 20/09/2016.


Source : Bd-best


Bottes en avant et blouson de cuir, faites place et poussez pas, Miss Harley arrive

Elle est révolue l’époque de Bardot sur sa bécane, Milly Chantilly (l’avatar de Mickaël Roux et Arnaud Poitevin) et Philippe Gürel font place neuve et font émerger une héroïne dont les motards et amateurs de pépettes de Neuvième Art ne vont pas se lasser de sitôt. Elle s’appelle Miss Harley (et oui, c’est la Milly Chantilly de Confessions d’un canard sex-toy) et elle est aussi ravageuse que sa rutilante Street 750.

 


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(c) Milly Chantilly-Gürel/Bamboo

 

 

Résumé de l’éditeur: « Je n’ai besoin de personne en Harley-Davidson… » ; chantait Bardot avec les mots de Gainsbourg. Miss Harley a fait de ces paroles sa devise. Car du haut de ses 28 piges, Miss harley est une petite nana qui rêve simplement de liberté. Avec sa naïveté elle va découvrir, chambouler les codes et les a priori du monde quasiment masculin des bikers. Elle va plonger dans la Kustom Kulture, le rockabilly, les fifties, le tatouage. Fraîche, souriante (mais pas toujours), libre et rebelle, Miss Harley est un brin de femme pimenté et sans concession. Qui sait, peut être un jour la croiserez-vous sur la route ?

 

 

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Annonce de Philippe Gürel

 

 

Atout charme au milieu d’une bande de loubards, ne jouez pas à chercher l’erreur: Miss Harley est bien dans son élément. Et si elle peut se targuer d’avoir des courbes avantageuses, elle aime aussi à se mesurer (pas toujours avec succès, gare à la casse) aux virages bien serrés sur sa moto de légende. Car la Miss mange, prie, aime et même vit Harley Davidson. Un rêve qu’elle concrétise vite auprès de la concession la plus proche.

 

 

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(c) Milly Chantilly-Gürel/Bamboo

 

 

Miss Harley a de la personnalité, c’est un fait. Petite tornade, il lui faudra bien ça pour résister au sexisme ambiant mais pas bien méchant et de bonne guerre. Dans ce premier tome, le temps est donc aux premiers tours de piste, à la customisation et aux premières confrontations avec les collègues mais aussi… les policiers (dont on se demande encore quelle de qui, entre la moto et la fille, il contrôle le plus la carrosserie). Sans démarrer à plein pot et malgré deux ou trois gags faciles, Miss Harley séduit assez rapidement (faut dire qu’elle sait mettre le paquet) dans des décors à 100 à l’heure (ils doivent en consommer de l’essence, les crayons de Poitevin et Gürel) pour nous emmener dans le monde, moins terrifiant qu’amusant, des bikers. Ça donne même envie de s’y mettre!

 

 

miss-harley-mickael-roux-philippe-gurel-arnaud-poitevin-police

 

(c) Milly Chantilly-Gürel/Bamboo

 

Alexy Seny

 

Série: Miss Harley

Tome: 1

Scénario: Mickaël Roux

Dessin: Philippe Gürel et Arnaud Poitevin (Fb)

Couleurs: Magali Poli-Rivière et Arnaud Poitevin

Genre: Gags, Humour

Éditeur: Bamboo

Nbre de pages: 46

Prix: 10,60€



Publié le 19/09/2016.


Source : Bd-best


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