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Corvus Tristis, une oeuvre hybride qui encourage le vol des corbeaux, …des hommes-corbeaux!

À cheval (ou peut-être est-ce à corbeau?) sur le manga, l’esprit et le format « comics » et cette bonne vieille bande dessinée franco-belge, Tristan Bellanger dévoile son art dans le premier tome de ce qui devrait être une heptalogie consacrée aux Chroniques des hommes-corbeaux. Une noirceur implacable et impeccable pour une oeuvre multiréférentielle et surprenante. Une bonne entrée en matière.
 

Résumé de l’éditeur: Aujourd’hui, l’apparition de la silhouette noire d’un Homme-Corbeau signale que le temps est venu de rétablir l’équilibre. L’apocalypse a éclaté, l’Homme périt. L’ère de l’humanité touche à son terme… Jadis ils furent gardiens, mais les Hommes-Corbeaux ont échoué, ils se battent maintenant pour leur survie.

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

C’est dans un climat pré-apocalyptique que débute ce premier opus. Comme le personnage principal, baigné par l’ombre, plongé dans la nuit d’encre, nous prenons le temps de nous habituer à l’obscurité pour ne pas perdre une miette du spectacle proposé. Le héros qui émerge lance quelques piques par comics interposés aux super-héros américains. Sorti de nulle part, il n’a pas été mordu par une araignée et n’a rien à voir avec un X-Man. Pourtant, cet homme-corbeau en plein vol d’un building à l’autre de la ville n’a rien d’un fana de cosplay qui aurait pris un peu trop ses rêves pour la réalité. Quand il s’agit de faite couler le sang, Corvus Tristis, l’oiseau de mauvais augure métamorphosé en ultime espoir de l’humanité, n’est jamais à la traîne, défendant bec et ongle ses troupes décimées et le peu de territoire qu’il leur reste face à la Légion Noire.

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

Corvus qui? Corvus Tristis. Et toute ressemblance physique et nominale avec un personnage existant réellement ne peut être fortuite. « Effectivement sans être moi, le personnage me ressemble, raconte Tristan Bellanger. Tout simplement parce qu’il est plus facile de dessiner ce que l’on connait. Quelques-uns des autres personnages sont d’ailleurs inspirés de mon entourage proche. De plus, à travers mes dessins j’imagine toutes les vies que je n’aurais jamais, en partie en tout cas. J’ai toujours été fasciné par les corbeaux et leurs capacités intellectuelles finalement proches des nôtres » Et, s’il a la chance de s’émanciper dans son art, le gaillard (graphiste à ses heures professionnelles) a de l’énergie à revendre et du talent en devenir. « Personnellement, je trouve que Corvus Tristis, Chroniques des Hommes-Corbeaux est encore trop calqué sur les BD américaine, je remédierai à cela sur le tome 2. Après je ne prétends pas être un grand auteur, je suis avant tout un amateur de BD qui se fait plaisir et qui veut faire plaisir à ceux qui voudront bien lire ma BD, donc j’essaie de raconter mes histoires du mieux que je peux, les premiers essais n’étaient pas assez aboutis pour mériter d’être publiés.«

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

En fin de compte (et en début d’aventure éditoriale), s’il ne s’est pas jeté sur le premier projet qui lui est venu en tête (refusant l’idée même d’accomplir un péché de jeunesse), c’est le quatrième projet qui a convaincu son auteur qui se trouve être à l’aube d’une longue et intrépide aventure. « Pour boucler la boucle, j’ai prévu sept tomes. Après, cela demande beaucoup de travail et d’abnégation. Je ne vis pas de la BD, donc je dois conjuguer vie familiale, vie professionnelle et le dessin. La création d’une planche complète me prend en moyenne 12 heures, il y a environ 90 planches, ajouter à cela les retouches, les dialogues, les changements de dernière minute, etc… Je pense que j’ai dû passer environ 2000 heures de travail sur la BD. De ce fait, on verra si je peux atteindre mes objectifs, en tout cas j’essaierai. Le retour du public sur le premier tome sera j’espère bénéfique et motivant pour la suite.«

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

 

© Tristan Bellanger chez Y.I.L.

 

De ce premier tome, au-delà du packaging pouvant sembler rudimentaire mais renforçant l’idée du fait-main et avec le coeur, on peut d’ores et déjà vous dire qu’il est viril à souhait. Réinventant ses références (jusqu’à un extrait de la Vie par procuration de Goldman!), Corvus Tristis est un outremangeur intelligent qui n’a pas peur de se frotter à ses aînés sans les plagier ou se couler dans le même moule. Brillant par des notes d’humour jaillissant même (surtout!) dans les moments critiques (on pense de loin à Deadpool), savoureuse dans son écriture, l’oeuvre de Tristan Bellanger dévoile une sacrée galerie de personnages, en bien ou… en mal. Une nouvelle mythologie bien dans son époque qui ne demande qu’à ce qu’on s’y attarde. Une chose est sûre, l’univers promet d’être assez tentaculaire que pour que le lecteur y trouve son compte.

 

Alexis Seny

 

Série: Corvus Tristis, chroniques des hommes-corbeaux

Tome: 1 – Les larmes du corbeau

Scénario: Tristan Bellanger et Émilie Bellanger

Dessin et couleurs: Tristan Bellanger

Correction: Martine Boudreau

Genre: Fantastique, Heroïc Fantasy

Éditeur: Y.I.L.

Nbre de pages: 102

Prix: 17€



Publié le 06/01/2017.


Source : Bd-best


Boule & Bill tome 37, Cazenove pénètre à merveille dans le monde de Roba.

« - P’pa, est-ce que tu sais combien de mots comprennent les chiens ? »

            « - Combien de …. ? Pas autant que ce que l’on aimerait, je pense… Ils connaissent certainement les mots qui sont importants pour eux…comme manger, promenade, maison, os, assis… Et peut-être quelques autres encore ! Rôti, facteur… Ha ! Ha ! Un chien a un tout petit crâne Boule, et par conséquent une toute petite cervelle ! »

 

            Ce qu’on peut dire du Papa de Boule, c’est qu’il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. S’il y a bien des bestioles intelligentes, ce sont certainement nos amis les toutous, et Bill en particulier. Pas besoin de lui expliquer deux fois. Malin, rusé, il ne faut pas la lui faire. Ce ne sont pas quelques jouets perdus qui vont mettre son odorat en échec. Par ailleurs, une réflexion anodine d’une passante peut blesser son ego. A part ça, Madame Stick, la voisine, est toujours aussi irascible, avec son immonde greffier Caporal, et Pouf est toujours aux premières loges pour profiter ou être victime des facéties du cocker.

 

            Cazenove, scénariste spécialiste du gag, le Raoul Cauvin du XXIème siècle, pénètre à merveille dans le monde de Roba. Le créateur de Cath et son chat chez Bamboo est comme dans des chaussons. On sent le passionné à qui l’on permet de jouer avec ses personnages préférés.

 

 

 

 

 

            Côté dessins, Luc Bastide, venant de La guerre des Sambre, passe de Charybde en Scylla. Si les animaux sont maîtrisés, les humains ne sont pas toujours dans la mouvance de Roba, comme s’était appliqué à le faire Verron durant les huit albums qu’il a produits seul après la disparition de son mentor. Pour un coup d’essai sur la série, le résultat est cependant plus qu’honorable.

 

            Bill, ce gros rapporteur, n’a pas fini de séduire les jeunes lecteurs, ainsi que leurs parents qui seront ravis de retrouver, comme des madeleines, des héros de leurs enfances.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Boule & Bill

Tome : 37 - Bill est un gros rapporteur !

Genre : Humour

Scénario : Cazenove

Dessins : Bastide

Couleurs : Perdriset & Bastide

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 48

Prix : 10,60 €

ISBN : 9782505065166



Publié le 06/01/2017.


Source : Bd-best


Mini dossier de cape et de crocs partie 2 : De Cape et de Crocs tire sa révérence, mais Le Règne des animaux de la BD est loin d’être fini :

L’un s’en va, l’autre arrive, c’est de cette manière que nous pourrions résumer la passation de pouvoir qui se déroule de 2016 à 2017. En l’espace de quelques jours, nous avons lu l’ultime épisode de la saga « animalesque » animée par Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou durant plus de vingt ans avant de nous rendre compte que la relève anthropomorphique était assurée avec Sylvain Runberg et Olivier Boiscommun. Chronique croisée, toutes griffes dehors.

 

© Runberg/Boiscommun chez Le Lombard

 

 

© Runberg/Boiscommun chez Le Lombard

 

De cape et de crocs, Acte XII: mon royaume pour un… lapin?!

Il ne faut jamais dire La Fontaine, je ne boirai plus de tes mots. La preuve. Trois mots et Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou font le reste. Et s’ils avaient juré un peu tôt qu’on ne les y reprendrait plus, « Si ce n’est toi » vient mettre un point on ne peut plus final à leur saga animalière De cape et de crocs. Prolongeant le plaisir avec un diptyque consacré à l’un de leurs personnages les plus attachants (mais tous ne le sont-ils pas?), c’est ainsi que ces deux filous ont entraîné leur lapin Eusèbe dans une belle galère. Mais qu’allait-il y faire? Rejoindre, à Paris, le Corps du garde du Cardinal. Une aventure périlleuse qui lui a peut-être fait échapper au civet de Nouvel An mais l’a emmené au-devant de graves dangers, quitte même à frôler la lame du… rasoir national.

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

Résumé de l’éditeur: Capturé par les malandrins de la Cour des miracles, Eusèbe est conduit à leur terrible chef qui n’est autre que son frère, Fulgence. Ce lapin malhonnête et violent fomente avec Fagotin, le singe assassin, un abominable forfait. Pris entre trahisons et intrigues de cour, Eusèbe parviendra-t-il à ramener Fulgence dans le droit chemin ? À moins que ce jumeau maléfique ne l’entraîne sur la voie du crime.

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

Pas en retard sur le chemin de l’aventure, Eusèbe s’attendait à pénétrer un autre pays des merveilles en franchissant le seuil de la Ville-Lumière… il va vite déchanter. Dans ce récit qui aurait bien pu être tourné en spin-off de la série originale, Ayroles et Masbou ont voulu rester sage et ne pas jouer trop longtemps les prolongations (rappelons que le dixième tome devait conclure la série avant qu’ils ne se ravisent). C’est tout à leur honneur. Point donc ici de Don Lope de Villalobos y Sangrin ou de Armand Raynal de Maupertuis qui sont encore sans doute bien loin de rêver atteindre un jour la Lune, c’est Eusèbe qui tire, bien malgré lui, la couverture à lui. Un douzième acte et puis s’en va après tant de standing ovation.

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

Ainsi, ce tout dernier opus s’amuse, sans perdre une once de la qualité qui a fait son succès, dans ce Paris des Mousquetaires, entre les plaines où se trament des duels incertains, la Cour des Miracles où se mêlent bêtes et hommes tous élevés de la misère sans oublier les quartiers des marquises, Notre-Dame la capitale et la guillotine guillerette (et c’est bien la seule… quoique…) à l’idée de faire spectacle pour les parisiens. Et de spectacle, il en est diablement question, partout, tout le temps, dans chaque coin des cases, distillant quelques révérences à Molière et les dramaturges d’exception, pris dans la frénésie des héros et… des méchants. Mais mieux vaut ne pas se fier aux apparences, un frère peut en cacher un autre, et le grand méchant est peut-être plus torturé qu’il ne semble. Puis, il y a les hommes dont les relations avec les animaux souvent dominants font le sel de la lecture.

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

 

© Ayroles/Masbou chez Delcourt

 

Ici, résolument, rien n’est jamais évident, tout est subtil, même dans les retournements de situation et les péripéties extravagantes. Avec l’élégance des fines lames, Ayroles et Masbou clôturent en beauté et sans regret une bien belle histoire qui comptera dans l’histoire de la BD et … qu’ils continuent quand même jusque dans les deuxième et troisième couvertures. Avec une conclusion qui donne envie de relire toute la série. La boucle est bouclée, et de quelle manière!


Alexis Seny



Série: De cape et de crocs

Acte: XII – Si ce n’est toi…

Scénario: Alain Ayroles

Dessin et couleurs: Jean-Luc Masbou

Genre: Cape et épée, Humour, Aventure

Éditeur: Delcourt

Collection: Terres de légendes

Nbre de pages: 48

Prix: 14,50€



Publié le 04/01/2017.


Source : Bd-best


Mini dossier de cape et de crocs partie 1 : Jean-Luc Masbou clôt ce qui restera sans conteste l’œuvre majeure de sa carrière.

« - Cher Fulgence… Je suis bien aisé de te revoir ! Cela fait si longtemps ! Tu as fort bonne mine ! Ah, vraiment, quelle joie ! Il faut cependant que je te fasse part de l’inconduite de certains de tes amis ! Figure-toi que, non contents de faire du désordre sur la voie publique, ils attrapent les gens par les oreilles et les jettent dans des sacs ! »

« - Ha ! Ha ! Ha ! Brave Eusèbe ! Sacré frangin ! Tu n’as pas changé ! Sais-tu pourquoi cet endroit se nomme ˝ cour des miracles ˝ ? »

« - Non. »

« - Parce qu’une fois la nuit venue, il devient le théâtre d’innombrables prodiges ! »

 

            Entre Notre-Dame-de-Paris et XIII (vous ne rêvez pas), ce deuxième volume de la jeunesse du lapin Eusèbe clôt une saga de vingt ans avec l’un des meilleurs albums de la série. Entre un frère d’une fourberie sans nom et une morale qui n’appartient qu’à lui, le doux Eusèbe va devoir naviguer dans les affres d’un XVIIème siècle aussi impitoyable que machiavélique. Comme tout le monde le sait d’avance puisque c’est là qu’il se retrouvera dès le début de l’épopée de Don Lope et Armand, pour Eusèbe, ça va être la galère.

 

 

 

 

 

 

Un merveilleux site amateur est dédié à la série : http://www.decape.askell.com/. En outre, les éditions Delcourt ont publié sur YouTube un bel hommage aux auteurs et à leurs personnages. On peut la voir sur https://www.youtube.com/watch?v=6uyW6zb2dVY.

 

            Jean-Luc Masbou clôt ce qui restera sans conteste l’œuvre majeure de sa carrière. Il a réussi à rendre naturelles des scènes entre humains et animaux. On ne s’étonne de rien dans ce monde onirique où il ne manque plus que le baron de Münchhausen traversant le ciel sur un boulet.

            Avec Garulfo et De capes et de crocs, Alain Ayroles a écrit deux séries majeures. Scénariste fin, il s’avère être en particulier un dialoguiste hors pair. On retrouve dans cette histoire de nouvelles scènes d’anthologie comme une évasion de la Bastille qui restera inoubliable. En bouclant ce diptyque, Ayroles offre aux lecteurs une explication au destin du lapin Eusèbe et donne une seule envie, celle de relire la série depuis le début.

 

            On ne peut qu’être triste à l’idée que la série soit close. Mais après tout, une œuvre sans faille reste ainsi gravée dans l’histoire de la bande dessinée.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : De cape et de crocs

Tome : 12 - Si ce n’est toi…

Genre : Aventure

Scénario : Ayroles

Dessins et Couleurs : Masbou

Éditeur : Delcourt

Collection : Terres de légendes

Nombre de pages : 48

Prix : 14,50 €

ISBN : 978-2756064758



Publié le 04/01/2017.


Source : Bd-best


Les années 90, des souvenirs et des tubes ramenés au goût du jour et en BD

Résumé de l’éditeur: 20 auteurs de BD nous font revivre à travers 20 chansons cultes un souvenir de leurs 90’s ! De Oasis aux All Saints, en passant par Alliance Ethnik ou NTM, de Silverchair aux Worlds Apart à Supergrass, des premiers émois, des voyages de classe en passant par les premiers concerts, replongez dans les 90’s grâce aux souvenirs d’Arthur de Pins, Davy Mourier, Margaux Motin, Pacco, Fabien Toulmé, etc. !

 

 

 

 

 

©Clara Cuadrado chez Delcourt

 

 

© Cathy Karsenty chez Delcourt

Que ce soit aux crayons (et autres palettes graphiques) ou aux platines, quelle bande-son. Et si d’aucuns ont tendance à voir les années 90 comme un peu ringardes, force est de constater qu’elles font leur beurre, et les soirées conceptuelles « We are the 90’s » rassemblent chaque mois, en France, près de 1500 fêtards. Et si la tendance est encore au revival des eighties, il y a fort à parier que les années 90 resurgiront bientôt pour de plus grands évènements encore à la façon des Stars 80 et autres.

 

 

 

© Cathy Karsenty

 

 

© Pochep chez Delcourt

 

En attendant, la bande dessinée n’a pas perdu de temps et la collection Tapas des éditions Delcourt a proposé à vingt auteurs de premier plan mais aussi moins connus de faire revivre quelques souvenirs typiquement « nonantenaires » sur des fameux tubes de ces années fastes pour la techno, le r’n’b’ ou encore l’acid jazz de Jamiroquai. Rassurez-vous, ici, le but n’est pas de reprendre une chanson et de la dessiner mot à mot (comme pas mal de chanteurs français y ont eu droit), mais plutôt de s’accaparer son essence, son ambiance pour mieux faire ressentir la folie des 90’s, ses phénomènes de mode, ses acteurs et vedettes cultes, la montée de sève adolescente…

 

 

 

© Pochep chez Delcourt

 

 

© Thomas Priou chez Delcourt

 

Les années 90, c’est une occasion en or pour ces auteurs qu’ils s’appellent Arthur de Pins (décidément bien présent en cette fin d’année) virtuose sur la mélodie de Supergrass, David Combet (qui confirme, en fredonnant du Obispo, tout le bien qu’on pensait de lui dans Axolot), Pacco un peu « enrhubé » avec un Joey Starr dans le nez, un désopilant Fabien Toulmé qui explique comment il a appris en phonétique à des Anglais la chanson… Fruit de la passion, Clotka en mode Wonderwall, Margaux Motin joue au jeu des différences, Leslie Plée trouve son mentor en Jay Kay, Thomas Priou qui s’emballe sur du Queen sans oublier Vaïnui de Castelbajac au pied du fameux Lemon Tree de Fool’s Garden.

 

 

 

© Thomas Priou chez Delcourt

 

 

© Vaïnui de Castelbajac chez Delcourt

 

Les mélodies se réinstallent dans les mémoires tandis que les auteurs ne font aucune concession par rapport à leur univers graphiques et chromatiques. We are the 90’s, tout en distillant quelques informations amusantes (le prix d’un ticket de métro, les magazines phares, les séries en vogue…), réussit à passionner et à mettre notre coeur et nos souvenirs à la fête.

 

Alexis Seny

 

Titre: We are the 90’s

Recueil d’histoires courtes

Auteurs: Collectif (Arthur de Pins, Fabien Toulmé, Leslie Plée, Pochep, Clotka, Malec, Thomas Priou, Iris, Margaux Motin, Pacco, Aseyn, Anne-Sophie Constancien, Baptiste Amsallem, Marie Voyelle, Allan Barte, David Combet, Cathy Karsenty, Clara Cuadrado, Vaïnui de Castelbajac, Davy Mourier)

Genre: Anecdotes autobiographiques, Musique

Éditeur: Delcourt

Collection: Tapas

Nbre de pages: 136

Prix: 18,95€



Publié le 03/01/2017.


Source : Bd-best


Le Testament de William S. André Juillard a un trait classieux. Il a enfilé les bottes de Jacobs tout en gardant son style

  « - Depuis les émeutes de Notting Hill, les plaintes pour attaques de bandes de Teddys se sont multipliées. Ecoutez ça : ˝ Hier soir, le nouveau premier secrétaire de l’ambassade d’Allemagne a été agressé dans Kensington Gardens ˝ En haut lieu, on se demande si, derrière ces attaques, il n’y a pas une tentative de déstabilisation des autorités britanniques. C’est pourquoi nous avons fait appel au MI5 et nous exigeons une collaboration étroite entre vos services. Nous attendons des résultats rapides. Me suis-je bien fait comprendre, gentlemen ? »

            « - L’inspecteur-chef et moi avons déjà travaillé ensemble avec succès, Sir Isaac. Nous allons réunir nos équipes dès cet après-midi. »

            « - Vous pouvez compter sur nous nous, Monsieur. »

 

            Sir Isaac Hayward a convoqué Francis Blake, chef du MI5, et Glenn Kendall, inspecteur-chef de Scotland Yard. Tous deux ont déjà déjoué les machiavéliques plans de la Marque Jaune. Ils vont cette fois-ci pénétrer les dessous de la jeune bourgeoisie londonnienne dans une affaire liée à la carrière du célèbre dramaturge William Shakespeare, dont l’œuvre et le mystère amèneront Philip Mortimer dans les caves vénitiennes.

 

 

 

 

 

 

            André Juillard a un trait classieux. Il a enfilé les bottes de Jacobs tout en gardant son style. Il parvient à immerger le lecteur de façon impressionnante, aidé par les couleurs de Madeleine Demille. Lorsque les spectateurs assistent à une représentation théâtrale, on est avec eux. Par ailleurs, comme une réminiscence ou une envie d’un retour aux sources, dans cet album, Juillard excelle dans des clins d’œil aux 7 vies de l’épervier lors de courts flash-back moyenâgeux. Hyronimus semble à la porte de certaines scènes.

 

            Yves Sente a choisi un thème connu : l’ambiguïté sur la personnalité ayant signé ses œuvres sous le nom de Shakespeare. Etait-il lui-même ? Blake et Mortimer se trouvent ainsi impliqués dans une affaire qui a tout pour être plausible. Dans son application scolaire à faire du Jacobs, l’ancien directeur éditorial du Lombard pousse un peu trop loin le bouchon. Même si les albums de Blake et Mortimer ont la réputation d’être bavards, celui-ci l’est tellement que les dessins de Juillard semblent parfois minuscules et étriqués. Même s’il est vrai que pour faire du Jacobs, il faut de longs récitatifs parfois redondants avec l’image, attention à ne pas trop se rapprocher de la parodie.

 

            On attend maintenant avec impatience la suite de L’onde Septimus, scénarisée par Jean Dufaux, album fort controversé mais dont les auteurs n’ont absolument pas à rougir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blake et Mortimer

Tome : 24 - Le testament de William S.

Genre : Aventure/Polar

Scénario : Sente

Dessins : Juillard

Couleurs : Demille

Éditeur : Blake et Mortimer

Nombre de pages : 64

Prix : 15,95 €

ISBN : 9782870972427



Publié le 03/01/2017.


Source : Bd-best


Télé Mac: faites gaffe, il y a un ours à tout faire qui travaille chez vous!?

On connaissait l’ours anthropomorphe de Benoit Feroumont, voilà celui du Dominique Le Bagousse. Designer textile pour la mode enfantine, illustrateur et graphiste par-dessus tout, le Nantais s’adonne au télétravail et, au bout d’un moment, il en a eu (gentiment) marre des remarques qu’on pouvait lui faire sur « son vrai métier » et de la condescendance quand il disait qu’il avait une tendinite à cause de la… souris. Puis, c’est vrai quoi, comment peut-on travailler chez soi, quand il faut nourrir le chat, repasser et replier les vêtements, faire les courses, envoyer le courrier…? « Voyons mon vieux, c’est impossible, comment cela se pourrait-il? ». On les imagine, c’est bien-pensants qui aiment à rabaisser les autres en société.  Alors du coup, Dominique a gardé son sang-froid et pris sa palette graphique pour faire un livre un peu autobiographique, beaucoup humoristique: Télé Mac, Chroniques d’un créatif à la maison.

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Résumé de l’éditeur: Comment se concentrer quand nos enfants sont dans la pièce d’à côté ? Est-il possible de garder son calme quand un client nous refait faire 15 fois un dessin ? La notion de week-end et de vacances a-t-elle encore un sens pour les travailleurs à domicile ?

 

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Choix personnel ou stratégie d’entreprise, le télétravail est en expansion et permet désormais aux travailleurs des domaines qui le permettent de mieux aménager et faire coïncider vies privée et professionnelles sans perdre trop de temps et d’énergie dans des déplacements désormais superflus jusqu’au lieu de travail. Mais « travailler en pantoufle et en pyjama » selon ce que s’imaginent certains, avaler des boîtes de sardine en vitesse à midi et les grignotages (ignobles tentations tout au long de la journée) sans compter la procrastination toujours un peu plus séduisante tandis que les personnes extérieures vous prennent pour un mollusque, tout ça n’est pas sans risque. Parce que travailler à la maison, n’allez pas croire que c’est de tout repos.

 

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Non, non, non, que du contraire, et, en plus, c’est sujet à quelques gags plus qu’inspirés de la vie réelle et en proie à la solitude. Comme ce périmètre installé autour du bureau pour limiter au maximum les disparitions de la gomme et du scotch, ce chat qui commence à vous parler dans la maison bien trop silencieuse ou ces remèdes à la motivation qui, comme les tentatives de se soumettre à une alimentation saine et équilibrée face aux appels du frigo et de sa junk food, ne durent jamais longtemps. Puis, il y a ces contacts avec l’extérieur; le chef qui, à force de modifier vos projets, vous fait tourner en bourrique, et le temps qui passe de manière affolante alors que vous vous êtes résolu depuis longtemps à ne plus le compter. Non, résolument, le télétravail n’est pas sport de glandeur. Alors comprenez qu’il s’agit de bien choisir le bon fauteuil puisque vous allez y passer la majorité de votre temps tout en essayant de ne pas se faire dévorer par la machine.

 

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

 

© Dominique Le Bagousse chez Pyramyd

 

Dans le récit quotidien que Dominique fait du télétravail en ours bien léché, à coup de métaphores et d’anecdotes qui sentent le vécu, on s’amuse beaucoup à découvrir l’envers du décor. Rivalisant de bonnes idées et sans s’encombrer de détails superflus, Dominique réussit une oeuvre tout public, geek mais pas trop, qui plaira autant à ceux qui télétravaillent comme à ceux qui les entourent, les soutiennent ou ne les comprennent tout simplement pas. Bref, l’humour ébranle toujours aussi bien les clichés!

 

Alexis Seny

 

Titre: Télé Mac

Sous-titre: Chroniques d’un créatif à la maison

Recueil de gags

Scénario, dessin et couleurs: Dominique Le Bagousse

Genre: Humour, Gag, Autobiographique

Éditeur: Pyramyd

Nbre de pages: 160

Prix: 16,5€



Publié le 24/12/2016.


Source : Bd-best


Thorgal,

Thorgal est fait prisonnier dans la ville de Bag Dadh par des adeptes de la magie rouge. Ils emploient la torture pour qu’il comprenne que son fils est Aniel réincarné. Ils adorent « l’eau et le feu ». Seul Aniel est capable de manier cela ! Thorgal essaie de parler à son fils, il est alors mis au cachot ! Il réussit à se libérer. Il veut ramener son fils dans le Northland. Ses amis viennent l’aider ! Aniel maîtrise maintenant le feu écarlate. Il va devenir Kahaniel pour écraser l’armée de Magnus !

 

 

 

 

 

Un tournant !

Ce nouveau Thorgal est un tournant dans la série-mère. C’est Xavier Dorison qui succède à Yves Sente et Jean Van Hamme. C’était assez difficile à cause des autres séries, les spins off qui sont venus pour enrichir cet univers héroïco-nordique merveilleux. Ce sont Kriss de Valnor, Louve et la jeunesse de Thorgal. La série principale s’essouffle un peu. Dorison fait de son mieux, mais les liens entre père et fils sont bizarres. On est donc dans la magie occulte et très loin de la puissance des dieux du nord. Rosinski, le dessinateur, paraît lui aussi perdre de la puissance et déçoit un peu…

Le prochain album réunira les spins offs à la série-mère. On l’attend donc avec impatience…

Jean Jacobs

 

 



Publié le 23/12/2016.


Source : Bd-best


Axolot, kézako? Un cabinet de curiosité livresque qui fait bel effet et en collectif, en plus!

De Pierre Bellemare, Patrick Baud n’a que les initiales. Et s’il aime les petites histoires qui se raconteront sans aucun doute dans un bouche-à-oreille incroyable, en y regardant de plus près, cet aventurier du XXIème siècle a tout du parfait conservateur d’un cabinet de curiosités. Et, alors que d’autres cherchent encore et toujours des mines d’or, cet Avignonais prospecte dans le monde de l’étrange (qui est aussi le nôtre) pour en ramener des histoires aussi méconnues qu’ébouriffantes. Et pour que vous réalisiez un peu de quoi il est question, pour la troisième fois, Patrick a réuni quinze dessinateurs qui se sont immergés dans divers récits à peine croyable. Suivez le guide… ou plutôt l’axolotl.

Mais c’est quoi un axolotl? Une mascotte toute mignonne. Mais, sur son blog à succès, Patrick l’explique bien mieux que nous. « L’ axolotl (avec un l) est une petite créature étrange à mi-chemin entre la salamandre et le pokémon. Entre autres bizarreries, elle dispose d’une capacité de régénération incroyable qui lui permet de reconstituer des organes endommagés et de faire repousser ses membres. En outre, elle est mignonne à un point quasi surnaturel. Ces qualités en font une mascotte appropriée pour le contenu que nous visons ici. » Vous êtes familier de cette petite bêbête carrément craquante? Alors, en route, poussons donc la porte pour une troisième incursion dans un univers déstabilisant et insoupçonné jusqu’ici.

 

Les soeurs Fox @Stéphane Fert chez Delcourt

 

 

 

Les soeurs Fox @Stéphane Fert chez Delcourt

 

Bon, n’ayez pas peur des toiles d’araignée, elles ne sont qu’un leurre pour ceux qui ont peur du passé. Ce serait un comble à l’heure d’entrer dans la machine à voyager dans le temps (oui, encore une, c’est dans l’air du temps et ce n’est pas pour nous déplaire) et à voyager… tout court. Ainsi vous prendrez mer et océan d’une île où 10% de la population voit la vie en noir et blanc à l’autre où le nombre de jumeaux est affolant, vous entrerez dans une gare où un singe fait l’aiguillage, vous affronterez la neige énigmatique de l’oural et quelques fantômes qui foutent les jetons. Axolot n’a aucune limite et c’est ça qui est bien.

 

 

 

L'incident du Col Dyatlov @David Combet chez Delcourt

 

 

L’incident du Col Dyatlov @David Combet chez Delcourt

 

D’autant plus qu’il bénéficie d’un packaging attractif. Dans ce grimoire moderne, tout est conçu finalement comme dans une revue au page-turning assez efficace. Pas question de l’abandonner au cabinet de toilettes! Et, outre les histoires courtes, différentes rubriques permettent de naviguer dans l’incroyable tout en variant les plaisirs. Et en s’essayant à déchiffrer les messages codés les plus insondables que la Terre ait connus.

 

 

Le manuscrit de Voynich ©Geoffroy Monde chez Delcourt

 

 

Le manuscrit de Voynich ©Geoffroy Monde chez Delcourt

 

Mieux encore, dans cette collection de livre chez Delcourt, les auteurs invités ne sont pas ceux qui ont pignon sur rue, sauf peut-être l’excellent Boulet et Eldiablo (le créateur des Lascars). Non, Axolot, fidèle à l’essence que Patrick Baud lui a insufflée, est un écrin à découverte. Avec des dessinateurs connus mais pas encore reconnus à leur juste valeur.

 

 

Jack l'aiguilleur © Steve Baker chez Delcourt

 

 

Jack l’aiguilleur © Steve Baker chez Delcourt

On croise Stéphane Fert revenu de sa Morgane pour redonner vie aux Soeurs Fox précurseuses du spiritualisme moderne anglo-saxon; Steve Baker qui, dans son style inimitable, fait bondir Jack, un aiguilleur pas comme les autres et bien poilu; Margaux Saltel qui n’a pas eu peur d’ouvrir la Bible du diable; Geoffroy Monde dans diverses illustrations; Gaëlle Hersent qui évoque un sculpteur fou et perfectionniste à l’horreur; Gally et son impressionnante relecture du Fantôme d’Heilbronn ou encore David Combet (une réelle découverte esthétique) qui gravit une montagne sans retour. Et plein d’autres, tous plus talentueux les uns que les autres. Bref de quoi faire le plein d’auteurs à suivre, et de près! Dans l’euphorie de tous ces styles parfois fort différents, force est de constater que chacun porte dans son graphisme l’identité de l’histoire qu’il raconte, s’y est immergé et en a été turlupiné pour un mieux.

 

 

 

Les fantômes d'Heilbronn ©Gally chez Delcourt

 

 

Les fantômes d’Heilbronn ©Gally chez Delcourt

 

On s’amuse autant qu’on en apprend, sans une once de « m’as-tu lu » mais avec un didactisme sans prétention mais qui fonctionne à plein tube. Axolot, c’est le meilleur moyen de briller en société en échappant au « mysticisme » à la sauce TF1 (on n’avait rien contre Carole Rousseau et Jacques Legros, mais bon) vu et revu. Car les histoires racontées par Patrick Baud sortent vraiment du lot. Du coup, on a commandé les deux tomes précédents (mais un coffret regroupant les trois albums est également disponible pour Noël).


 

Alexis Seny

 

Série: Axolot

Tome: 3

Recueil d’histoires courtes

D’après le site et les livres « Axolot » de Patrick Baud

Auteurs: Boulet, Guillaume Long, Olivier Pelletier, Julie Brouant, Steve Baker, Geoffroy Monde, Gaëlle Hersent, Eldiablo, David Combet, Margaux Saltel, Gally, Fano Loco, Lolikata, Stéphane Fert, Pierre Place

Couleurs

Genre: Mystère, Faits réels

Éditeur: Delcourt

Nbre de pages: 128

Prix: 19,99€



Publié le 23/12/2016.


Source : Bd-best


Que mettre au pied du sapin ? Episode 8 : Broussaille : Intégrale 1 : 1978-1987

   « - Dites donc, jeune homme ! Vous ne pouvez pas regarder où vous marchez, non ? »

            « - Mais… Oncle René… »

            « - Broussaille ! Mon petit Brou ! Hahaha ! Déjà là ?! Tu as pris un train en avance, c’est ça ? »

 

            Broussaille est là. Il vient d’arriver à la campagne, où les bordures des routes sont fleuries et où les champs sont dorés. Les oiseaux virevoltent et les petits animaux furètent. Il fait bon. On est bien.

 

 

 

 

 

 

 

            Frank Pé est un artiste. Frank Pé est un poète. Petit à petit, il a construit sa carrière comme un peintre fait une toile, par petites touches qui construisent une œuvre. Avec La lumière de Bornéo, son Spirou, il a signé l’un des meilleurs albums de l’année, bouclant  (provisoirement) une boucle qui commença avec Broussaille. Personnage précurseur, ce contemplateur, éternel jeune adulte à lunettes, vit ses rêves et rêve sa vie. Ecologiste avant l’heure, il présente nature et animaux dans de bucoliques papiers didactiques.

            En 1982, Michel de Bom rejoint Frank. Il lui structure les récits de Broussaille en bandes dessinées.

            Après les papiers illustrés, quelques gags et courts récits, Les baleines publiques est donc le premier des longs récits de Broussaille. Dans la grisaille urbaine, des envolées de mouettes envahissent la ville. Quelle est donc l’origine de ce mystérieux phénomène ? Dans cet album, on fait déjà connaissance de son chat, mais, surtout, Broussaille croisera la route de Catherine, jeune fille aussi rêveuse que lui.

 

 

 

 

 

 

            Les sculpteurs de lumière est, entre autres, un hommage à René Hausman que Frank a eu l’intelligence de faire de son vivant. Ne jamais attendre que les gens disparaissent avant de leur dire l’importance qu’ils ont à nos yeux. Cette histoire résonne autrement cette année. Broussaille passe quelques jours de vacances dans les Ardennes chez son oncle (ayant les traits du grand René) et sa tante. Mais un projet de construction d’usine dans la région n’est pas du goût de tout le monde. La lettre qu’Oncle René envoie à son neveu à la fin de l’histoire délivre un message émouvant tellement d’actualité trente ans plus tard.

 

            Un deuxième tome viendra conclure cette intégrale de Broussaille, en attendant un hypothétique retour. Il restera ensuite à Dupuis à rééditer Comme un animal en cage pour que l’œuvre de Frank ait toute la place qu’elle mérite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Broussaille

Tomes : Intégrale 1- 1978-1987

Genre : Humour

Scénario : Bom

Dessins : Frank

Éditeur : Dupuis

Collection : Patrimoine

Nombre de pages : 272

Prix : 35 €

ISBN : 9782800167350



Publié le 21/12/2016.


Source : Bd-best


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