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Information générale concernant le monde de la BD
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La nuit des pantins, un BD-concert et spectacle musical et... dedicaces

Véritable spectacle vivant, la prestation scénique d’Aalehx est illustrée par une scénographie SteamPunk et onirique tirée de ses BD-Musicales.
Il utilise l’espace réduit de la scène pour construire son histoire grâce à des projections d’animations et des décors enchanteurs, éveillant au rythme de sa musique cristalline les héros pantomimes de ces contes fantaisistes. A travers son concept de BD-Concert, Aalehx redessine en direct l’histoire de « la nuit des Pantins ».

Aalehx livre une musique Pop-Rock-Indé dynamique teintée de sons électro.
Auteur, compositeur, interprète et seul musicien, il s’entoure sur scène d’une multitude d’instruments (guitare, glockenspiel, percussion, piano, harmonica…).
Dans une ambiance sombre et philosophique, il transporte les spectateurs à travers son conte glacial embrasant profondément leur imagination.

Plongez dans un spectacle poétique unique, où animation vidéo, musiques et contes se mèlent pour donner « La Nuit des Pantins ».

Tirés de la BD éponyme, les personnages s’animent devant vous, dans un décor magnifique.

Le spectacle s’inscrit dans les animations « Sa’hmain à Halloween » et sera précédé du vernissage d’une très belle exposition d’artistes, auteur, illustrateur, peintre, dont les originaux d’Aalehx, et suivi d’une petite collation pour un moment d’échanges et de partages entre artistes et public.

Entrée libre, réservation obligatoire (à partir de 10 ans)

 

Lieu : Salle Le Rohan Centre culturel du château des Rohan de Mutzig, Strasbourg.

Contact : par tél +33 06 65 40 54 19  par mail contact@lerohan-mutzig.fr


Pays : France

Date de l'événement : du 13/10/2017 au 13/10/2017.

Publié le 13/09/2017.


Source : Bd-best


Shelton & Felter, lui le grand et l’autre le petit, duo éclatant sur la piste des grands mystères du drame oublié de Boston

Sheldon Cooper, c’est dépassé, place désormais à Shelton & Felter, un duo d’enquêteurs pas comme les autres qui entend concurrencer les hommes de loi dans le Boston de la prohibition. Y compris quand la mélasse revient jouer les trouble-fêtes et serial-killers, cinq ans après l’immense et improbable inondation qui coûta la vie à 21 personnes.

 

 

 

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne

 

Résumé de l’éditeur : Boston, États-Unis, 1924. Isaac Shelton est un ex-boxeur, jeune journaliste à la plume encore mal dégrossie, qui traque le fait divers à la recherche du scoop qui pourrait booster sa carrière. Thomas Felter est quant à lui un libraire d’un certain âge, vivant seul avec ses chats, grand amateur de littérature policière et qui a aiguisé à travers ses lectures un esprit analytique hors du commun. Quand Shelton rencontre Felter, le premier convainc le second de l’aider à résoudre les grands mystères de la ville, ce qui lui permettra de pondre l’article qui fera de lui un journaliste reconnu.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne/Scarlett Smulkowski chez Kennes

 

Autant jouer cartes sur table, si Shelton et Felter ont bien l’intention de faire respecter la loi (enfin, leur loi), aucun des deux n’est droit dans ses bottes. D’abord, il y a Isaac Shelton dont la grande taille offre un maintien approximatif (aïe aïe les maux de dos quand il vieillira). Et Thomas Felter n’est pas en reste vu qu’il doit se tortiller dans tous les sens pour pouvoir mettre ses gouttes oculaires. Pour y voir plus clair ? Assurément.

 

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne

 

Et s’ils sont cambrés à leur façon, c’est peut-être le seul point qui les réunit, lui le grand et lui le petit. Et la curiosité ! Sauf que, pas droits, les deux héros le sont aussi dans l’approche des meurtres qu’ils se sont lancé le défi de résoudre. S’éloignant des règles de l’ordre pour mixer empressement et déductions dans un cocktail qui fera bientôt ses preuves. Enfin, pour cela, l’un vis-à-vis de l’autre, ils vont devoir faire des concessions.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne/Scarlett Smulkowski chez Kennes

 

Mais attention ! La mort noire guette. Pas la peste mais plutôt la mélasse ! Celle qui a engendré le plus grand drame que Boston ait connu en ce début de XXème siècle et qui semble ne pas être repue puisque de sombres meurtres viennent hanter la nuit d’une ville qui cherche à acheter ses alcools sous le manteau. Des meurtres dont les limiers sont bien en peine d’expliquer. Encore plus lorsqu’un des actes criminels se pose dans une pièce qui n’a rien à envier à la célèbre chambre jaune de Leroux.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne/Scarlett Smulkowski chez Kennes

 

Alors Shelton et Felter, dans toute leur divergence d’esprit et de procédés, arrivent au bon moment. Et Jacques Lamontagne, seul aux commandes du scénario et du dessin (une première !) et aidé par les couleurs tellement imprégnée d’ambiance, imbibée (mais d’eau pure hein, pas d’alcool frelaté) de Scarlett, parvient à instituer un duo qui non seulement fonctionne mais a assez de ressources que pour ne pas souffrir de la comparaison avec d’autres binômes comme Sherlock et Watson, Adamsberg et Danglard, etc.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne

 

Il y a dans le ton, l’esprit et cette volonté d’aller à contre-courant des mystères, une vraie place trouvée par Lamontagne dans un monde qu’on pensait pourtant bouché. Car oui l’auteur nous amuse et nous surprend, brillant par son style (dans la même famille super-héroïque qu’un Denis Bodart) et renseigné. Jacques a marché sur les traces de ses personnages, enquêtant et se documentant minutieusement pour reconstituer le Boston des années 20 et la hantise de ce drame « mélassier » désormais oublié. Et ça ne fait qu’ajouter plus de cachet à cette enquête équilibrée entre humour et suspense, magnifiquement menée.

 

Alexis Seny

 

Série : Shelton et Felter

Tome : 1 – La mort noire

Scénario et dessin : Jacques Lamontagne (Facebook)

Couleurs : Scarlet Smulkowski

Genre : Polar, Histoire, Humour

Éditeur : Kennes

Nbre de pages : 48 (+ 8 pages de cahier graphique et documentaire)

Prix : 14,95€



Publié le 13/09/2017.


Source : Bd-best


Collect-Hit Brussels, le rendez-vous vintage du 9ème art

Pour fêter dignement le 16ème anniversaire de Collect-Hit et Vintage World, les meilleurs vendeurs du monde de la Bande Dessinée se sont donné rendez-vous au sein de la section « B.D./Comix/T/V » pour vous présenter leurs plus beaux objets :


Planches et dessins originaux des plus grands auteurs (Hergé, Franquin, Roba, etc...), albums exceptionnels (Tintin, Spirou, etc ...), Objets 3D réputés introuvables (Aroutcheff, Leblon-Delienne, etc ...).

Cerise sur le gâteau, il n'est pas impossible que quelques dessinateurs incontournables viennent enrichir l'évènement de leur présence ! (dès confirmation, seront annoncés leurs noms sur le site internet : www.toymarket.eu)

Cette année Collect-Hit et Vintage World sera "The place to be" pour tous les collectionneurs du 9ème art.

 

Lieu : Brussels Kart Expo, Alfons Gossetlaan, 9, à 1702 Groot-Bijgaarden

Contact : par tél +32 2 736 28 64  par mail

Web : info@toymarket.eu


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 01/10/2017 au 01/10/2017.

Publié le 13/09/2017.


Source : Bd-best


Festi BD Dieppe 2017.

15ème édition organisée par l'Association Normande de Bande Dessinée.

Au programme : conférences, exposition et séance de dédicaces.

Auteurs présents :

Agosto, Aleksic, Andrieu, Annabel, Banovic, Boutel, Brada, Buendia, Calderon, Camp, Carin, Carpentier, Chetville, Créty, Crisse, Di Sano, Doudou, Duval, Fich, Fiki, Foerster, Gioux, Hardoc, Hautière, Jenfevre, Jovanovic, Kovacevic Bojan, Kovacevic Drazen, Le Henanff, Malik, Marialexie, Marniquet, Maza, Olivier, Pecqueur, Petit, Pinson, Poncelet, Sayago, Smudja, Subic, Thiel, Wallace, Zytka.

Horaires : Samedi 10h/12h et 14h/19h - Dimanche 10 h/12h et 14h /19h

Entrée gratuite

Lieu : Estran/ Cité de la mer, Dieppe.

Contact :  Jean-Pierre Surest par tél 33 (0)2 35 82 43 05 et au 33 (0)6 27 31 53 63  par mail jpsurest@aol.com

Web : www.anbd.fr


Pays : France

Date de l'événement : du 29/09/2017 au 01/10/2017.

Publié le 11/09/2017.


Source : Bd-best


Javi Rey guette l’Intempérie : « Une fuite d’autant plus dangereuse que l’enfant laisse derrière lui la seule chose qu’il connaisse »

L’été approche de sa fin et de part et d’autres du monde, la terre est incendiaire ou gorgée d’eau. Certains en ont trop d’autres pas assez. Les héros du roman de Jesús Carrasco font partie de cette deuxième catégorie de personne et attendent l’intempérie. C’est aussi vrai dans l’adaptation BD que Javi Rey vient d’en faire, désertique et pourtant si fertile en thèmes. Un western espagnol qui vous prend à la gorge et qui méritait bien une interview de son auteur.

 

 

 

 

 

 

 

© Javi Rey

 

Bonjour Javi. Vous nous revenez avec Intempérie. Si le titre laisse espérer la pluie, il faudra être patient, l’ensemble est sec, aride, désertique. Intempérie, c’est un bon titre, pour vous ? Vous aimez ce genre de titre qui suscite des attentes pour mieux surprendre et les prendre à revers ?

Pour répondre a ta question, d’abord je dois expliquer que le mot « intemperie » a un sens différent en espagnol et en français. Le terme « intemperie », d’après ce que je comprends, en français, signifie : Phénomène atmosphérique naturel, comme la pluie, la neige, la grêle, ou encore le vent, qui perturbe les activités humaines.

Tandis qu’en espagnol, l’expression « a la intemperie » signifie : À ciel ouvert, sans toit.  Et c’est la signification que cherche le titre originel du roman. C’est-à-dire, faire allusion à la situation de solitude dans laquelle se trouve l’enfant que nous allons suivre. Entouré par une plaine immense, sans un endroit où trouver un peu de sombre, à l’intemperie ( dans son signifié espagnol, bien entendu).

Intemperie est le titre original du roman dans son édition espagnole.  Et ce titre s’est maintenu dans l’édition du roman en langue française. Avec la bande dessinée, nous avons opté pour respecter ce titre aussi.

Mon opinion est que ce titre est aussi bon dans son signifié pour la langue française, car il parle de ce que ressent l’enfant dans son intérieur tout en parlant aussi de ce vers où il court, de l’objectif final de sa fuite, même si lui ne le sait pas. Ce qui pourrait rendre son existence un peu moins douloureuse.
Couverture de l’édition de luxe

 

 

 

 

© Javi Rey

 

Intempérie, c’est avant tout le premier roman de Jesús Carrasco, donc, paru en 2015 chez nous. Deux ans plus tard, à peine, c’est votre adaptation en BD qui paraît. Ce fut rapide, non ?

C’est l’éditeur Seix Barral qui a édité le roman Intempérie, le premier livre de Jesús comme tu dis bien. Le roman a été un grand succès en Espagne mais aussi à l’international, dans de nombreux pays.

Après, Planeta Comic (l’éditeur de l’adaptation de la bande dessinée en Espagne qui fait  partie du groupe Planeta avec… Seix Barral) m’a offert le projet. L’adaptation d’Intempérie fait partie d’une politique éditoriale de Planeta Comic qui entend tirer profit des titres du même groupe et les adapter en bandes dessinées.  

Ce roman, l’avez-vous découvert dès sa sortie ? Qu’est-ce qui vous l’a mis entre les mains ? Vous connaissiez Jesús ?

Je n’avais pas lu le roman au moment, en 2013, où il fut édité. Je l’ai découvert au moment de la proposition de l’adaptation. Mais si ce projet est né d’une proposition d’éditeur; dès le premier moment, j’ai voulu le prendre comme un projet personnel. Le premier motif et l’indispensable, évidemment, étant que le roman m’avait laissé fasciné. Puis, à ce moment, je voulais affronter l’épreuve du scénario. Avant Intempérie, j’avais toujours collaboré avec des scénaristes. Après plusieurs tentatives ratées d’écrire un scénario personnel, adapter un roman m’a paru être une très bonne manière de commencer à gagner en confiance.

 

 

 

 

© Javi Rey

 

Dès la première lecture (j’imagine qu’il y en a eu plusieurs, non ?), vous saviez qu’il ferait une bonne BD ? Des images sont-elles tout de suite arrivées ?

Depuis le début,  j’ai senti que ce roman possédait des éléments assez intéressants que pour être racontés en bande dessinée et les images sont apparues depuis la première page. Sans aucun doute parce que la prose de Jesús est très précise dans ses descriptions. C’est une histoire apparemment simple mais dans laquelle on parle de beaucoup de choses, qui abonde en silence et en contemplation… tout en proposant des moments d’une grande intensité, d’une brutalité même. Tout cela se retrouvait très bien traité au niveau narratif.

Personnellement, je découvre Intempérie avec votre album. Que pouvez-vous nous dire sur le roman ? Vous en êtes-vous distancié ou avez-vous cherché à être le plus fidèle ?

J’ai été attiré par l’histoire racontée. Une histoire universelle racontée d’une façon magistrale. C’est un roman court, d’environs deux cents pages, dans lequel nous allons accompagner un enfant durant sa fuite de quelque chose terrible.  Cette fuite est encore plus dangereuse si nous prenons en compte que l’enfant laisse derrière lui la seule chose qu’il connaisse : son petit village. Il va devoir s’affronter à une terre sèche, immense, sans les armes nécessaires pour pouvoir survivre.

 

 

 

 

© Javi Rey chez Dupuis

 

J’ai été séduit, comme déjà dit, par le scénario très bien traité par Jesús. La façon dont il nous guide par ce voyage que l’enfant entreprend en direction de l’inconnu.  La prose de Jesús, sa précision mais aussi les moments dans lesquels il parvient à décrire avec poésie et beauté des situations très dures comme celles qu’expérimentent les protagonistes de l’histoire.

J’ai voulu rester fidèle à la structure originale parce que je la considère impeccable. Mais le lecteur des deux formats va voir des changements que j’ai cru nécessaires de faire pour que cela puisse fonctionner avec le genre de bande dessinée que je voulais faire.

Vous parliez de fascination.

Oui, j’ai été fasciné par le contexte où a lieu la trame :  la plaine infinie avec ses levers et tombées du jour, son soleil implacable, ses conditions extrêmes. Autant de possibilités graphiques qui m’attiraient beaucoup. Sans oublier la jolie relation qui affleure entre le garçon et le chevrier, le plus important de l’histoire sans doute, et ce pour quoi j’ai dû mettre le plus d’emphase à l’heure de faire l’adaptation.

C’est une histoire totale, je trouve. Le personnage va d’un endroit à un autre, change, grandit. Et la façon dont Jesús Carrasco dose cette métamorphose, de l’enfant qui s’échappe à la manière dont il grandit, est formidablement bien menée.

 

 

 

 

© Javi Rey chez Dupuis

 

Et justement, quand vous lisez, le dessinateur peut-il s’empêcher de mettre des images, des dessins sur ces textes ?

J’ai difficile à ne pas faire de version en bande dessinée de tout ce que je lis. Au moins, durant les premiers moments de la lecture. Après je me laisse aller comme tout lecteur… sinon je deviendrais fou.

En tout cas, si le roman de base n’est pas bien épais, vous allez à l’économie des mots, non ? Avec de belles scènes muettes et un côté très contemplatif. C’est important dans une telle adaptation de faire jouer le dessin, d’imposer sa force là où les mots du roman ne pouvaient compter que sur eux-mêmes ?

La première grande décision que j’ai dû affronter fut le poids que devait avoir le narrateur du roman dans la bande dessinée. Le roman est narré à la troisième personne, un narrateur nous explique le devenir de l’enfant.  Je ne voulais pas laisser de côté la puissance et la solennité de la prose de Jesús mais je voulais que ce soit l’image qui nous raconte l’histoire. Je cherchais, au début, la capacité de traduire avec des images l’histoire de Jesús. Une adaptation muette aurait été très compliquée à faire, et surtout, je ne voulais pas perdre totalement la voix de l’écrivain. La solution fut donc d’utiliser le narrateur au début de chaque chapitre, de situer le lecteur dans un ton, au milieu d’informations que j’aurais été incapable de transmettre uniquement avec des images. Après quoi, je pouvais faire disparaître le narrateur faire revenir l’image en tant que protagoniste.


La façon dont commence la bande dessinée en est le meilleur exemple : une série de petites illustrations accompagnées d’un paragraphe de texte. Mon intention était que le lecteur sente le ton de l’histoire au travers de la voix du narrateur : un ton solennel, poétique et compréhensible qui puisse déplacer le lecteur et le mettre, depuis la première page, face à la dureté de ce monde dans lequel l’histoire va se jouer.

 

 

 

 

La première planche © Javi Rey chez Dupuis

 

Malgré le peu de mot, vous arrivez pourtant à faire passer une quantité phénoménale de thème : de la survie à l’héritage en passant par la maltraitance, le viol, l’onirisme aussi. Pour les faire passer, sans les mots, il fallait des images fortes. Vous êtes-vous forcé à avoir une bonne idée par planche (voire par case) ou tout cela est venu assez naturellement ?

Après avoir lu et relu le texte original (je travaillais chapitre a chapitre, sans savoir combien de pages pèserait la bd au final), je faisais un résumé avec l’essentiel, avec ce que j’avais besoin de ce chapitre pour expliquer l’histoire. Avec ce résumé concis, je divisais l’information en scènes et à l’intérieur de chaque scène, en pages, avec l’information bien structurée en bandes. Chaque élément se devait d’apporter quelque chose à l’ensemble.

J’ai tenté être concis et que l’on comprenne bien tout ce qui se passe dans l’histoire, de l’expliquer avec le minimum d’images nécessaires. En utilisant l’ellipse de façon optimale et en donnant de l’espace au temps. Par exemple, en accélérant le rythme quand l’histoire le demandait.

 

 

 

 

© Javi Rey

 

Dans Intempérie, on est finalement quelque part entre The Road de Cormac McCarty et Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone, non ?

Cormac McCarthy est un de mes écrivains préférés. En fait, quand l’éditeur de Planeta Comic m’a offert de faire l’adaptation, il avait cité The Road pour que je me fasse une idée du genre d’œuvre à laquelle j’allais me confronter. Sans aucun doute, ça a éveillé un peu plus ma curiosité.

Il est vrai que l’on respire un air post-apocalyptique de The Road, dans l’histoire de Jesùs mais tout en gardant un environnement proche du plateau espagnol : un monde sans ressources, une sécheresse qui rend toute survie impossible, un monde où la morale et la civilisation se font rares.

Mais ce n’est pas tout, cette histoire respire aussi le western. Pour l’entourage, pour les rôles des personnages dans l’histoire, pour la fuite, pour la persécution… De quoi m’inciter un peu plus à m’immerger dans cette histoire.

 

 

 

 

© Javi Rey

 

D’ailleurs, il y a trois personnages principaux : notre gamin, le vieillard et l’alguazil. Comment expliquez-vous que beaucoup de récits privilégient trois personnages centraux ? Dans une BD, ça marche tout aussi bien que dans un roman ?

Je ne sais pas quoi te répondre. Dans le cas d’Intempérie, il me fut très commode de travailler avec peu de personnages.  Pour bien me centrer dans leur dessin et me concentrer sur le rôle indispensable que chacun d’eux va jouer.

 

 

 


© Javi Rey

 

L’alguacil représente le mal absolu, la loi du plus fort, l’absence de morale. Le vieux en est l’opposé.  C’est une lueur d’espoir de ce que fut l’humanité. Il est noble, il connait la terre et l’environnement, il le respecte. Et l’enfant est au milieu, au point de prendre parti pour un monde ou pour un autre, lui c’est l’innocence et la pureté, le futur.

 

 

 

 

© Javi Rey


Au final, le lieu de l’action est anonyme. Partout et nulle part en même temps. Comment avez-vous conçu cet univers ? De quoi vous êtes-vous inspiré ?

Bien sûr, on reconnait l’Espagne et plus concrètement le plateau central ou le sud. Mais, dans le roman on ne le spécifie pas où a lieu l’histoire. Et ça, c’est une grande réussite car ça lui donne un air d’universalité dont nous parlions.

Pour moi, l’important était de transmettre la chaleur, la sécheresse et l’immensité. Le contraste entre la lumière et l’ombre, la poussière. Dans ma tête il y avait plus une sensation qu’un lieu concret. Et pour l’obtenir, ma principale inspiration fut le texte original si habile à décrire et à nous faire ressentir cette chaleur asphyxiante.

 

 

 

 

© Javi Rey chez Dupuis

 

Vous l’avez dit, c’est la première fois que vous vous retrouvez seul aux commandes, sans scénariste, c’était le bon moment ? Vous ne ressentiez pas le besoin d’une collaboration ? Ou votre vision de ce roman était si personnelle que vous ne pouviez pas l’adapter avec quelqu’un d’autre ?

C’était le moment.  Je veux continuer à collaborer avec des scénaristes comme Kris et Bertrand Galic, mes actuels compagnons de voyage pour le projet sur lequel je planche maintenant mais je veux aussi réussir à créer mes propres histoires, que ce soit avec un scénario personnel ou en adaptant un nouveau roman.

Mais oui, quand on m’a proposé de faire l’adaptation, c’était le moment idéal. J’étais en quête d’un chemin plus solitaire qu’auparavant.

 

 

 

 

© Javi Rey chez DUpuis

 

Cela dit, vous étiez sans scénariste mais pas sans filet puis qu’il y avait l’appui du roman de Jesús. Jesús, l’avez-vous consulté, lui avez-vous demandé conseil ?

Oui, Jesús a été présent pour le dessin des personnages. C’était un des accords entre Planeta Comic et Seix Barral… et c’est très bien ainsi : je voulais respecter l’image que l’écrivain avait de ses personnages. Pour que tout s’emboîte depuis le début.

Pour moi, ce fut une grand aide de pouvoir disposer de Jesús dès le départ, pour écouter directement de la bouche du créateur ce qui était l’important de l’histoire. Et cela a permis d’éclaircir beaucoup de choses.

Après quoi, j’ai travaillé en totale liberté, sans que cela m’empêche de revenir vers Jesús pour consulter des aspects et pour savoir comment il voyait certains aspects du récit. Cela m’a été d’une grande aide et, sans doute, le résultat ne fut que meilleur par la présence de Jesús comme premier lecteur de l’adaptation.

Quelle a été sa réaction quand vous lui avez présenté cette BD adaptée de son œuvre ?

Enchanté depuis le premier moment, il n’a eu que des bonnes paroles pour mon travail et moi, je le remercie de tout cœur.

 

 

 

 

© Javi Rey chez Dupuis

 

Des adaptations de roman (ou d’autres œuvres culturelles) en BD, j’imagine que vous en avez déjà lu. Lesquelles vous ont porté, vous ont semblé peut-être pas les plus fidèles mais les plus réussies ? Pourquoi ?

Je ne sais pas quoi répondre. Je n’ai en tout cas pas regardé d’autres adaptations en préparation de la mienne. Évidemment, comme lecteur, j’en ai déjà lu. De même qu’en tant que spectateur de cinéma mais je ne les raccroche pas à l’oeuvre initiale.

Je crois que si une histoire est bien faite, elle devrait fonctionner de forme indépendante de l’original, peu importe si c’est un roman, une bd, une œuvre de théâtre etc.

Ces derniers temps, beaucoup de dessinateurs espagnols ont émergé avec brio et talent. Comment expliquez-vous que beaucoup de scénaristes franco-belges s’orientent vers des talents espagnols ? Une autre manière d’exprimer les choses, une autre école, une autre force ?

Peut-être parce que les premiers auteurs espagnols qui sont arrivés au marché franco-belge ont bien fait leur travail et qu’ils nous ont aplani le chemin ? De manière à ce que nous profitions de leur bon travail préalable.

Le marché franco-belge est le plus potentiel d’Europe et tous ceux qui aiment ce milieu, nous visons vers lui car c’est une manière d’unir passion et façon de gagner notre vie.

 

 

 

 

© Javi Rey chez Dupuis

 

En plus, avec internet, les distances se sont raccourcies. Une fois que tu t’accordes sur la langue, il est facile de maintenir un contact fluide pour une bonne collaboration. Dans mon cas, je parle presque chaque jour avec mes scénaristes, de la même façon que le font les personnes qui travaillent dans le même bureau.

Mais je suppose aussi qu’il y a beaucoup de facteurs et qu’il est difficile de généraliser.

Cela fait quelques années qu’on suit votre parcours dans le monde de la BD, mais on ne vous connait pas assez. D’où nous venez-vous ? Qu’est-ce qui vous a mis sur la voie de la BD ?

Ma relation avec le Neuvième Art est arrivée sur le tard. Enfant, je n’étais pas un lecteur vorace de bd.  Mais le dessin m’a toujours attiré, même si, comme presque tout le monde, j’ai arrêté de dessiner pendant l’adolescence.

Par contre, quand j’ai terminé mes études universitaires (une carrière de droit du travail totalement éloignée du monde de l’art), j’ai senti qu’il y avait dans le dessin une opportunité de parier sur quelque chose qui me passionnerait vraiment. Ce qui n’était plus le cas avec la carrière qui me tendait les bras. Et j’ai décidé de reprendre le dessin.

 

 

 

 

© Javi Rey

 

Diverses circonstances ont fait que j’ai terminé comme étudiant à l’école Joso de Barcelone, centre spécialisé dans les comics, et où j’ai étudié avec beaucoup d’auteurs espagnols désormais bien implantés dans le monde de la bd.  Et j’ai découvert le monde du « cómic »,  grâce aux professeurs et compagnons de cours.

Je me suis alors rendu compte que le dessin n’était pas le principal pour moi, au contraire du pouvoir de raconter des histoires avec des images, avec des paroles. À partir de ce moment, mon objectif était clair: essayer d’être publié. La chance a voulu que Louis-Antoine Dujardin et Frank Giroud aient confiance en moi pour dessiner les deux tomes de Adelante ! de la collection Secrets de Dupuis… et que depuis, j’ai pu travailler et continuer à évoluer.

C’est un monde dans lequel il est dur de se faire sa place ?

Sans aucun doute, comme dans n’importe quel monde où tu commences à zéro et dans lequel il faut du temps pour mûrir et s’améliorer.

Quelles sont les lectures BD de votre enfance ?

Sans être un lecteur vorace de bd,  j’ai quand même eu entre les mains celles que l’on pouvait lire en Espagne mais je ne me rappelle pas qu’un titre m’ait donné l’envie de devenir auteur quand je serais adulte. J’étais beaucoup plus intéressé par ce que je voyais la tv : Dragon Ball et… Oliver et Tom. Forcément, puisque c’étaient les années où je jouais au football, ma première passion réelle.

 

 

 

 

© Javi Rey

 

Ma fascination pour la BD est donc arrivée quand j’ai intégré l’école Joso. Concrètement, il y eut deux oeuvres marquantes : Trait de craie de Miguelanxo Prado, et Un peu de fumée bleue de Denis Lapière et Ruben Pellejero. Elles m’ont ouvert les yeux : la bd était un média où l’on pouvait raconter n’importe quel type d’histoires. Et parmi elles, celles que j’avais envie de raconter.

Après, j’ai découvert la riche histoire de la bd et de ses auteurs classiques, lesquels me fascinent.

Plus récemment, quels ont été vos derniers coups de cœur ?

J’en ai eu trois. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire l’intégral de Esteban de Matthieu Bonhomme. Une histoire d’aventure qui t’attrape dès la première page. La terre des fils de Gipi m’a fasciné, comme toute l’œuvre de Gipi, en réalité. Et maintenant je lis Patience de Daniel Clowes, et je suis captivé.

Je m’en voudrais de terminer sans vous demander quels sont vos projets ? Sur quoi travaillez-vous ? Rêvez-vous de faire l’adaptation d’autres romans ?

Actuellement, je travaille avec Kris et Bertrand Galic, avec qui j’ai collaboré pour Un maillot pour l’Algerie, mon précédent album dans la collection Aire libre, aussi.

 

 

 

 

© Kris/Galic/Rey

 

Ce sera une série de quatre tomes sur Violette Morris, une des grandes sportives françaises des années 20 et 30.  Elle a pratiqué le football, la natation, le lancer de javelot, la boxe, les courses de voitures. Une femme tout-terrain ! Elle eut en plus une carrière au cabaret, avec un numéro en compagnie de Josephine Baker herself !  Elle eut comme amis Jean Marais, Jean Cocteau… Bref, sa vie fut très intense : elle était ouvertement lesbienne ce qui lui valut beaucoup d’ennemis, elle fumait, buvait, s’habillait comme un homme…

Durant l’occupation elle a gagné sa vie avec le marché noir et collaboré avec les nazis. Avant d’être finalement assassinée juste après la libération, en Normandie. C’est un personnage polémique avec beaucoup d’ombres dans sa biographie.  Un personnage dont la vie est,  elle-même, une grande histoire. Nous allons essayer de l’expliquer le mieux possible et je crois que Kris et Bertrand Galic sont les plus indiqués pour écrire ce scénario, sans aucun doute.

Dans le futur, ou parallèlement à cette tétralogie, je n’écarte pas de travailler en solitaire encore une fois, que ce soit avec un scénario à moi ou pour adapter un autre roman, car j’ai eu un plaisir énorme à le faire.

Un tout grand merci Javi et belle continuation.

Propos recueillis par Alexis Seny.



Publié le 11/09/2017.


Source : Bd-best


Le Salon Made in Asia se déroule en 2017 à Namur

Vous connaissez sans doute le salon MADE IN ASIA (MIA) qui a réuni à Brussels Expo en mars 2017 plus de 80.000 visiteurs.


Pour satisfaire la demande de leur large public de plus en plus fidèle, mais aussi un public de trentenaire qui souhaitent revivre des petits moments de nostalgies, les organisateurs ont créé un nouveau salon en plein centre de la région wallonne, à NAMUR EXPO, dont toutes les activités sont dédiées au retrogaming et aux dessins animés des années 80/90 : RETRO MADE IN ASIA.

Retrouvez toute l'ambiance du salon Made in Asia durant le salon RETRO MADE IN ASIA du 7 au 8 octobre 2017 à Namur Expo.

Au programme : Retrogaming, cosplay, dédicaces, concerts, activités et de nombreuses expositons avec les jouets des années 80/90 !

Lieu : Namur Expo, Av. Sergent Vritthoff 2, 5000 Namur, Belgique

Horaires : 6 octobre (Retro MIA Night 19h-24h), 7 et 8 octobre (10h-18h)

Prix : 5 euro Retro MIA Night (uniquement en ligne) / 12 euro entrée salon (en ligne: 10 euros !!!) / combo-ticket MIA night & entrée salon les deux jours: 21 euros

Tickets : https://madeinasia.be/achetez-vos-tickets-retro-mia/


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 07/10/2017 au 08/10/2017.

Publié le 11/09/2017.


Source : Bd-best


Rencontre avec Thierry Gloris (part 2) :  Je suis un gros lecteur de romans-feuilletons

Thierry Gloris, scénariste, nous accorde un entretien passionné et passionnant. Après la première partie consacrée à sa nouvelle série événement : Une génération française. A l’occasion de sa riche actualité de rentrée (Cléopâtre 1, le troisième volume d’Une génération française, Aspic 6), voici un survol de sa déjà importante bibliographie.


Bonjour Thierry. Revenons sur quelques temps forts de ta carrière. Ton premier grand succés est le Codex  Angélique, avec Mickaël Bourgouin chez Delcourt. Comment un jeune prof passionné de BD, réunit-il à se faire publier par l’un des plus gros éditeurs du pays.
Tu passes dix ans à taper à la porte et au bout d’un moment ils t’ouvrent. Voilà, c’est aussi simple que ça.

Avec Meridia, dessiné par Joël Mouclier, tu brises des tabous et montres des scènes rarement vues en BD. Comment se fixer des limites pour ne pas tomber dans le trash ?

Alors très honnêtement je crois que je n’ai pas trop de limite à ce niveau. J’aurais plus des limites d’écriture. Avec Méridia, on est passé à côté de notre public. Je ne m’y attendais pas. Meridia est une série trash. Voulant faire de l’héroïc-fantaisy, j’ai souhaité aller vers quelque chose de plus réaliste, plus dur, dans la même veine que game of thrones, qui n’existait pas à l’époque en série télé et que je n’avais pas lu. Dans ma logique, ce n’était pas la fantasy mon vrai sujet. C’était un point d’entrée dans un univers. J’ai choisi une ligne directrice. Parti sur l’idée de Conan, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant d’avoir un héros gay, de travailler sur des sexualités ou des sentiments un peu divergents du cliché homme fort-femme faible. Je voulais parler d’un ensemble de relations différentes. Quelques mois après, est arrivé le mariage pour tous et toutes les manifs qui ont suivi. Je suis tombé de haut car pour moi l’homosexualité dans la société française avait été acceptée par tout le monde. Méridia est tombé juste après. On n’a vraiment pas rencontré notre public. Le lecteur d’ héroïc-fantaisy veut des hommes forts et des femmes avec des gros seins. Même les critiques n’ont pas compris qu’on essayait de faire autre chose, tout en poussant les codes du genre. La petite thématique sur « Qu’est-ce que la sexualité, la bi sexualité, qu’est-ce qu’aimer ? » n’a pas été comprise. Un personnage dit : « Tu peux aller baiser qui tu veux, l’important est de ne pas leur donner ton amour, sinon tu deviens faible. Le seul amour que tu peux donner, c’est à ton chien car au moins, lui est fidèle. ». On abordait aussi le thème de la corruption. Le méchant de la série qui est un roi devient un zombie. Plus il corrompt, plus il pourri. C’était une métaphore. En fait, il y avait tout un second degré mais on est passé à côté de notre lectorat potentiel qui n'a vu qu'une énième série HF. Comme quoi, il est très difficile de sortir d’une thématique alors que le lecteur demande constamment de la nouveauté. Mais il est incapable de la trouver.

 

 

 

 

Aspic, détective de l’étrange, est ta première série au long court. C’est aussi un hommage aux freaks et à tous ces monstres de foire.
 
Aspic est plus un hommage à la littérature de la fin du XIXème siècle : Sherlock Holmes, Leroux avec Arsène Lupin. Je suis un gros lecteur de romans-feuilletons (Eugène Sue, Balzac, Zola, etc…).

Pourquoi y a-t-il un changement de dessinateur pour le cinquième album ?

Jacques Lamontagne était engagé sur deux séries : Aspic et Les druides. Lors de la reprise de Delcourt par Soleil, il y a eu un travail de rationalisation qui était certainement indispensable. Il a été demandé à Jacques de faire un choix car il fallait un album par an d’une de ses séries. Jacques a beau être très rapide, même en allant très vite, il met neuf mois pour faire un album. Donc mener les deux albums et en sortir un par an était impossible.



Avec Isabelle, la louve de France, tu tentes l’exercice périlleux de la biographie en BD. Dans un tel travail, comment ne pas être trop didactique ou chronologique ?

Je n’ai pas de solution. Je me pose des questions à chaque planche. J’ai besoin de me documenter même si je sais déjà pas mal de choses. Pour chaque page, je me place du point de vue de l’enfant que j’étais, des choses qui vont me rester après m’être documenté et de comment je vais appréhender l’histoire. Je suis sur ce grand écart : d’une part, il faut que mon lecteur tourne la page suivante parce qu’il a envie de savoir ce qu’il va se passer, et d’autre part, il ne faut pas que ce qui est raconté soit creux ou soit un cliché. Mais c'est plus facile à dire qu'à réaliser.

Comment choisis-tu les conflits que tu traites dans la collection « Champs d’honneur » autour des batailles célèbres ?

Sur les champs d’honneur, je suis parti des thématiques que je voulais travailler. Les batailles sont choisies à ce titre-là. Chacune présente une réflexion sur l’identité. On le voit lorsqu’on a lu les cinq albums. Ensuite, je voulais des batailles qui ne soient pas très connues. La seule où je suis tombé sur un os, c’est la Bérézina. Au même moment, Dupuis sortait une série en trois tomes sur cette bataille. A la base, tout le monde connaît ce nom mais de nombreuses personnes ne savent pas ce qu’il s’y est réellement passé. Pour Castillon, je l’ai choisie  car d’un point de vue militaire c’est aussi une révolution. On passe de la poudre à l’arc. Le lieu du combat est à deux heures de chez moi. Je suis allé sur le champ de bataille pour essayer de voir comment ça s'était passé.


Une autre vague est prévue ?

Dans l’absolu, ce sera une histoire de vente. Je pense qu’on va les avoir ; ça a l’air de ne pas trop mal fonctionner. Je ne veux plus travailler sur le thème de l’identité parce que j’en ai fait quand même pas mal et ça deviendrait hyper redondant. Il faut que je trouve une autre thématique, plus positive et pas purement technique, afin de donner de l’humanité.


Avec NSA, on se retrouve dans la série américaine, tu touches un peu à la politique fiction. Et alors que la couverture laisserait penser à un nouveau XIII, IR$ ou autre ALPHA, tu prends le contrepied avec des personnages totalement hors du commun. Comment t’es venue la genèse de cette série ?

C’est loin tout ça… Alors, il y a une chose  importante qui est à savoir, c’est que j’adore le travail de Van Hamme – Jean, pas Jean Claude ! (rires) – parce que je trouve que c’est très structuré, comme chez peu d’autres auteurs, notamment sur Largo Winch, que j’aime beaucoup. Après, je dois reconnaître que les thématiques chères à Van Hamme comme « J’aime l’argent et j’en veux toujours plus », ce n’est pas foncièrement ma tasse de thé. Mais j’arrive à dissocier les deux, son talent de conteur, que je trouve extraordinaire, et ce qu’il raconte. Je repense par exemple à Thorgal, série que j’adore. Je me rappelle que lorsque ma fille a lu les albums –elle devait avoir 12 ou 13 ans-  je lui ai demandé si elle avait aimé la série. Elle m’a répondu que oui, tout en précisant avec la spontanéité propre à son âge qu’elle n’avait en revanche aucune sympathie pour le personnage de Thorgal. De son point de vue de jeune fille, pour qui la proximité avec les parents, les frères et sœurs, sont encore essentiels, Thorgal était un personnage détestable parce qu’il abandonnait trop souvent sa famille pour poursuivre ses aventures. Et c’est vrai qu’en y repensant après coup, on s’aperçoit que ce héros est en fait totalement égoïste. Ça m’a fait réfléchir aussi sur la question du point de vue, et m’a aidé à comprendre que si j’admirais énormément le talent narratif de Van Hamme, ses thématiques, en revanche, m’intéressaient moins. Mais il est tellement doué qu’il arrive malgré tout à m'y intéresser. C'est fort.
Bref, trouvant la mécanique de Largo Winch efficace, j’ai trouvé intéressant d’aller travailler un peu sur les Etats Unis, chose que je n’avais jamais faite. J’ai donc essayé de voir ce que je pouvais faire comme Van Hamme. Je suis parti de l’idée de complot style série américaine. C’est un peu comme du Largo Winch qui est en train de remonter le fil de complot de puissants cachés dans l'ombre. J’y ai lié une thématique écologique de gaz de schiste qui dévaste l’environnement. Pour garder une motivation dans l’écriture, j’ai cherché des relations nouvelles pour moi entre les personnages en l’occurrence : La relation frère-sœur. Voilà comment est né NSA.

 

 

 

 

La série est bourrée de clins d’œil. Le chien s’appelle Mulder.

Oui, une référence à The X-files. Il y a plein de clins d’œil de ce type. Tant qu’à travailler sur les Etats-Unis, autant y aller à fond. Malheureusement, la série s’est arrêtée au deuxième tome.

Comment t’es-tu retrouvé sur le collectif Tuniques Bleues chez Dupuis ?

Le pur hasard. Je n’avais rien demandé à personne. Ça m’est tombé dessus une semaine avant Noël. J’ai reçu un coup de fil d’une éditrice qui m’a demandé si cela m’intéressait, et en plus avec Denis Bodart au dessin. Alors là, j’ai dit oui de suite. C’était aussi simple que ça. Tout est venu en fait d’une histoire courte sur Waterloo dont j’avais co-signé le scénario avec mon épouse Marie, dans Spirou.  


Tokyo Home semble comme une parenthèse acidulée dans ton univers. Tu viens de faire un long séjour au Japon. Est-ce une culture qui te passionne ?

En fait, non. Ma sœur vit au Japon. J’ai pu y rester un mois ce qui était génial. Ce qui m’intéresse c’est la différence, c’est d’aller découvrir autre chose. Quand tu lis des choses sur le Japon, c’est très différent de notre civilisation. Quand tu vas là-bas tu comprends pourquoi c’est si différent. C’est vraiment un autre monde, dont Amélie Nothomb décrit parfaitement les codes dans certains de ses romans. On a une forte appétence pour le Japon grâce aux mangas qu’on a vu dans les émissions de Dorothée. Au départ, j’ai choisi comme décor ce pays pour avoir une certaine connivence avec ma fille qui avait 7 ou 8 ans à l’époque et qui avait des photos du Japon et des mangas dans sa chambre. J’étais en pleine écriture du Codex Angélique, qu’elle ne pouvait pas lire, ni montrer à ses copines ou à sa maîtresse. C’est ainsi qu’est né Tokyo Home, la découverte de quelque chose d’étranger, un hymne à la différence.

 

 

 

 

Après quelques passages furtifs, tu rentres dans Spirou grâce au Japon avec la série humoristique Bushido. Qu’est-ce qu’elle raconte ?

C’est plutôt une quête initiatique, avec un fort rapport à l’enfance. Avec Bushido, on est dans une quête de soi, une quête identitaire pour savoir comment devenir un homme. J’ai toujours eu une passion pour les arts martiaux et pour l’art militaire. J’ai grandi avec ça. Cette série est aussi un hommage à Dragon Ball.

Un album est déjà sorti alors que, d’habitude, Dupuis attend que la série fasse ses preuves dans le journal. Ça prouve que l’éditeur y croit fort, non ?

On a terminé le tome deux. Il devrait y en avoir au moins 4. Je croise les doigts !

Quelle est ton actualité du moment et quels sont tes projets ?
 
Le premier tome de Cléopâtre vient de sortir, co-scénarisé avec Marie et dessiné par Joël Mouclier. Aspic 6 paraît comme d’habitude en septembre, et dans la logique on embraye sur le 7. Je vais attaquer le tome 3 de Bushido. Je termine la saison d’Une Génération Française dont les albums sortent à un rythme soutenu. Valois, racontant les guerres d’Italie au début de la renaissance, va être publié chez Delcourt avec Jaime Calderone au dessin. Valois est la dynastie des rois qui règnent sur la France à ce moment-là. Ce ne sera pas une généalogie de ces rois, mais une grande saga d'aventure. Le titre « Valois », n'est qu'un marqueur chronologique. Enfin, je travaille avec Jacques Lamontagne sur un western.

Merci Thierry.

 

Propos recueillis par Laurent Lafourcade



Publié le 08/09/2017.


Source : Bd-best


Mulo : dans le crachin breton, le monde animal de Pog et Le Bihan n’a rien à envier à la violence des hommes

« Tu peux pas te casser, il pleut ». Renaud le lui avait pourtant dit, Mulo n’en a fait qu’à sa tête. Et le voilà sur le bord de cette route bretonne à lever le pouce et à penser sans trop de peine une autre chanson : « vous qui passez sans me voir ». Sauf qu’il n’était pas dit que nous ne nous arrêterions pas. Au fait, Mulo, c’est, comme son nom l’indique, un mulet évoluant dans un monde anthropomorphe qui n’a rien à envier à celui des hommes dans sa violence et cette volonté de ne pas se faire de cadeaux… ou si peu. Alors, profitons-en, Pog et Cédrick Le Bihan nous en font un beau.

 

 

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Qui es-tu, Mulo ? Un bâtard, fruit de l’union d’un âne et d’une jument, ayant l’habitude d’ignorer les regards chargés de mépris. Quand on grandit dans un orphelinat, on apprend à encaisser les coups et les railleries. Qui es-tu, Mulo ? Ignorant tout de ses origines, il n’a jamais pu répondre à cette question. Une lettre anonyme arrive pourtant un beau matin et prétend qu’il trouvera des éléments de réponse dans le casier d’une ancienne conserverie située sur une île. Qui es-tu, Mulo ? Le héros têtu et tenace de ce polar animalier. Une vraie tête de mule.

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

Tout le monde se rappelle de son enfance, n’est-ce pas. Vous vous souvenez de vos premiers livres illustrés. Peut-être y avait-il un peu de Martine ? C’est certain même. Mais sans doute, les histoires lues avant que vous vous endormiez comptaient-elles leur lot d’histoire où les animaux prenaient le pouvoir ? De la Famille Passiflore aux Fables de La Fontaine et Billy the Cat. On en passe. Les écrans n’étaient pas en reste avec Mickey, des dessins animés Disney plus choux les uns que les autres sans oublier les animaux du bois de Quat’Sous, le Père Castor ou encore Le vent dans les saules.

Bonne nouvelle, ces héros animaliers de notre enfance (qui aidait sans conteste à comprendre notre monde) ont fait leur chemin et sont devenus grands et pour les… grands. Bien sûr, on ne peut zapper Canardo, Black Sad, Maus, Chlorophyle et Sybilline, Petzi, De cape et de crocs ou encore les merveilleuses histoires du regretté Michel Plessix et Rose Profond de Dionnet et Pirus. Pourtant, force est de constater que, le nombre de nouveautés BD en une année aidant probablement mais pas que, les anthropomorphes ont gagné du terrain et ont retrouvé une place non-négligeable dans l’art et la manière de raconter des histoires.

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan

 

Les exemples ne manquent pas et nous en mettons souvent en lumière. Rien que ces dernières semaines, on peut citer Jack Wolfgang de Desberg et Reculé (interview à suivre), Musnet, la réédition du George Frog de Phicil et Drac (on espère aussi vous en parler), Le Règne… Quand on en a soupé des humains à force d’en voir au boulot, au métro, à la télé… les non-humains sont une sacrée alternative alors qu’ils ne dévissent pas forcément à notre monde turbulent.

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

Et voilà que Mulo a débarqué avec ses gros sabots de baudet de retour au pays. Par la petite portière d’une voiture de location conduite par Pierrick, l’épagneul dont la sympathie ne suffira pas à balayer toute la hargne de cette sale histoire sous la pluie battante. En Bretagne, il ne pleut que sur les cons… et les âmes meurtries, rajouterons-nous. Forçat d’une vie pas folichonne, Mulo cherche à conquérir son destin et son passé trouble, sans se priver d’avoir le coeur sur la main. Mais jusque quand ?

 

 

 

 

© Pog/Le Bihan chez Dargaud

 

« I have to run like a fugitive to save the life I live » balance Bob Marley sur le bateau qui le conduit là où tout a commencé. Et la meilleure alliée sera la… haine, comme le dit si bien le loup de mer qui garde le phare, idéalement placé pour arbitrer les débats entre le « petit bâtard » et ses bourreaux. Car, cette fois, il faudra aller jusqu’au bout et prendre le dessus sur le passé qui l’a malmené.

 

 

 

 

 
© Pog/Le Bihan
 


De ce jeu de piste finalement vite déjoué, Pog et Le Bihan trouve le prétexte parfait pour faire le jeu de l’atmosphère, attirant les nuages par-ci, réveillant le soleil par-là, dans cette Bretagne humide qu’on aime adorer. Et si les cieux s’affrontent, les vivants ne sont pas en reste cherchant qui sera le plus monstrueux. Car résolument, il n’y a pas beaucoup de place pour le bien dans cette affaire qui fait souquer ferme les dealers maritimes, les mafieux sans grande envergure et les industriels en faillite.

 

 

 

 

Une case inédite © Pog/Le Bihan

 

Long de 80 pages (sans compter les trésors graphiques compilés en fin d’album) aérées et regroupées par chapitres mettant en exergue de drôles de proverbes bretons, Crachin breton ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Que du contraire, emmené par une bande-son d’enfer et comme au cinéma, le temps passe beaucoup trop vite en compagnie de ces héros animaliers mais pas forcément de… compagnie d’ailleurs. Et si le récit semble se conclure, sur le dos, le chiffre « un » indique le début d’une série. On en est d’autant plus impatients. Car Pog et Le Bihan, déjà vus dans des récits balisés plus jeunesse, réussissent en grande pompe leur entrée dans la cour des grands. Ils crèvent les cases tandis que, dans celles-ci, d’autres crèvent tout court !

 

Alexis Seny

 

Série : Mulo

Tome : 1 – Crachin breton

Scénario : Pog (Facebook)

Dessin et couleurs : Cédrick Le Bihan

Genre : Polar, Anthropomorphe

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 84 (+12 pages de cahier graphique)

Prix : 15,99€



Publié le 08/09/2017.


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Les Cahiers de la BD en kiosque et en librairie le 26 septembre

Après une campagne participative réussie sur Kiss Kiss Bank Bank, Les Cahiers de la BD sortent en kiosque et en librairie mardi 26 septembre.

Un peu moins de cinquante ans après leur création par Jacques Glénat (en 1969), Les Cahiers de la BD vont vivre une nouvelle aventure critique et journalistique menée par le journaliste et éditeur Vincent Bernière.

Pour ce premier numéro tiré à 20 000 exemplaires, vous y trouverez, entre autres : Alan Moore, François Boucq, Hugo Pratt, Goscinny, Blutch, Crumb, Bob De Moor.

Et un cahier thématique : Blake et Mortimer, Spirou, Corto Maltesse... Pourquoi les héros ne meurent jamais ?


Son credo :

Pas élitiste mais accessible !
Ne reniant pas les origines populaires du médium tout en essayant d'en proposer une lecture sérieuse.
Évoquer des sujets pointus de façon lisible et passionnée.
Privilégier l'intemporalité à l'actualité immédiate.
Donner de la place au grands formats et aux belles images.

" Toutes les bandes dessinées nous intéressent, sans distinction de public ou de genre, pourvu qu'elles soient de qualité et qu'elles nous procurent du plaisir. C'est ce plaisir que nous cherchons à approfondir et à partager avec rigueur et passion, en gourmets, en amoureux."

Sommaire du no 1

Cahier Chronique

12 chroniques au ton décalé

Cahier Iconique

Interview exclusive d’Alan Moore
Visite dans l’atelier de Liberatore
BD inédite Interview dessinée d’Aude
Picault par Claire Braud

Cahier Technique

Le western selon François Boucq
La leçon de BD d’Hugo Pratt
BD inédite Moi et Hugo Pratt par Laura Scarpa 4 pages

Cahier Esthétique

La caresse dans la BD
Les adaptations littéraires

Cahier Muséographique

Reportage au musée Ghibli
René Goscinny au mahJ

Cahier Thématique

Blake et Mortimer, Spirou, Corto Maltese… Pourquoi les héros ne meurent jamais ?
De la mort scénaristique à la renaissance éditoriale
Et aussi : Qui sont les auteurs de demain ?
BD rare Il était moins cinq par Bob De Moor

Cahier Historique

BD, l’hebdo de la BD
C’est la jungle de Harvey Kurtzman
BD inédite Ode to Harvey par Crumb

Cahier Critique

12 critiques d’albums
BD inédite Journal d’un album par Alfred 4 pages

La grande aventure de la BD

Un cahier de 16 pages qui raconte l’histoire de la BD et se lit comme un roman à épisodes


Prix : 12,50 ¤ ttc

204 pages

Trimestriel

Tiré à 20 000 ex.

Édité par Vagator Productions
éditeur délégué des numéros hors-série de Beaux Arts consacrés à la BD

Les Cahiers de la BD
11bis, rue Bachaumont
75002 Paris - France



Publié le 08/09/2017.


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BDFIL 2017 - Programme complet et panorama

13e édition de BDFIL - Du 14 au 18 septembre, la BD embrase le cœur de Lausanne. À quelques jours de son lancement, le festival de bande dessinée de Lausanne dévoile en avant-première des expositions un panorama monumental (toile géante de 3 mètres sur 18) révélant l’incroyable vérité (le Léman doit son existence à…. Cowboy Henk !), spécialement réalisé par Herr Seele pour le festival. La 13e édition de BDFIL en quelques points forts...

Deux morceaux d’histoire suisse se disputent la vedette de cette 13e édition :

 · Anna Sommer, invitée d'honneur 2017. Rétrospective d’une pionnière de la nouvelle bande dessinée, qui dessine au scalpel ;

· Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923), fameux peintre de l’engagement social et des chats, à qui l’on doit en 1884 la première planche de BD lausannoise, « Le Corbeau et le chat ». Cinquante artistes internationaux rendent hommage à ce premier Lausannois et à son culte du chat (David B., Blutch, Cosey, Ben Katchor, Dave McKean, Catherine Meurisse, Eldo Yoshimizu, Zep...)

 
Expositions pour petits et grands :

· Herr Seele. Célébré par une exposition, l’auteur flamand du très déjanté Cowboy Henk a réalisé en exclusivité pour BDFIL un panorama géant (3 mètres sur 18), exposé dès le 10 septembre devant le parking de la Riponne (Place de la Riponne 10, 1005 Lausanne). Record mondial à Lausanne, ce strip, le plus grand de l’histoire de la bande dessinée ?, raconte la création du Léman par Cowboy Henk ;

· L’exposition V pour Vertigo (en collaboration avec le Centre BD de la Ville de Lausanne) s’intéresse au renouveau des comix américains

· Une plongée dans l’univers de Titeuf, à l’occasion du nouvel album (paru en septembre) ;

· Un hommage à Mix & Remix ;

· Des activités pour les enfants dans un espace entièrement relooké par Anouk Ricard, l’atelier de sérigraphie Drozophile (20e anniversaire), la Fabrique de fanzines ;

· Le concours Nouveau talent BDFIL 2017 sur le thème La Vague. Le vernissage de l’exposition, couplé à celui de la très attendue revue Bédéphile#3, aura lieu le mercredi 13 septembre à 19h au Théâtre Boulimie, accès libre. La remise des prix du concours aura lieu lors de la soirée d’ouverture du festival au cinéma Capitole de Lausanne, le jeudi 14 septembre à 19h30 ;

· Un OFF décoiffant (la Datcha, les Ateliers de Bellevaux, Galartis, Espace Richterbuxtorf, la Sonnette, etc).

 
Rencontres, duels graphiques et Nuits de BDFIL :

Des rencontres et performances autour d’Anna Sommer, d’Herr Seele, de Chantal Montellier, de David B., de Guillaume Long et de Wasterlain, les Etats généraux de la BD avec Benoît Peeters et les nouvelles tendances de la bande dessinée. Encore plus de duels graphiques d’exception avec JC Menu versus Anna Sommer, Herr Seele versus Zep, Florence Dupré la Tour versus Morgan Navarro et Yannis La Macchia versus Frederik Peeters. Les Nuits déjantées de BDFIL au Club Romandie, au Bourg et à la Datcha ;

 

Un espace microédition repensé et redimensionné :

Pour sa 13e édition, BDFIL installe la microédition au Forum de l’Hôtel de Ville. Une nouvelle ampleur et une plus grande visibilité donnée à plus de 30 artistes, éditeurs/trices et collectifs d’ici et d’ailleurs. Une orgie de BD expérimentale, fanzines et objets décalés en tous genres. Accès libre !  

 

Parmi les incontournables de BDFIL 2017 :

Le numéro 3 de la fameuse revue Bédéphile, coéditée par BDFIL et les éditions Noir sur Blanc à Lausanne (€ 25.- / CHF 33.-), disponible en librairie. Vernissage le mercredi 13 septembre à 19h au Théâtre Boulimie.

Le détail des expositions, la liste des auteur-e-s en dédicaces, et le programme complet du festival sur www.bdfil.ch.


Pays : Suisse

Date de l'événement : du 14/09/2017 au 18/09/2017.

Publié le 08/09/2017.


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