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Information générale concernant le monde de la BD
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Zep en dédicaces à la librairie Lyon Glénat.

Un grand évènement se prépare au Galeries Lafayette de la Part-Dieu, niveau 0...

Zep viendra à l'occasion de la sortie du Tome 15 de ce petit bonhomme à mèche blonde, qui fait toujours autant rire les petits comme les plus grands. Cette rencontre-Dédicace se fera sur invitation que vous pouvez venir retirer à la librairie à partir du 15 septembre.

A cette même occasion un concours de dessin sur le thème de leur héros est organisé pour les plus jeunes. Ils peuvent venir déposer leur chef d'oeuvre à la librairie et les plus talentueux d'entre eux remporteront de nombreux lots (sacs, skate board, paires de chaussettes..).

Uniquement sur invitation.

 

Lieu : Librairie Glénat Lyon, 12 boulevard Vivier Merle, 69003 Lyon

Contact : +33(0)4 78 95 49 79

Web : librairielyon.glenat.com/


Pays : France

Date de l'événement : du 22/09/2017 au 22/09/2017.

Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


Entre les murs et sur les toits mortels du Haut Palais, on vit et on crève en esclave… mais la magie a désormais son mot à dire

La collection Original Graphic Novel lancée il y a quelques mois par Glénat (et qui compte déjà les deux tomes de Croquemitaines, Sukeban Turbo…) ne s’interdit décidément rien. Non contente de prendre des auteurs d’ici pour les faire passer la frontière océane et arriver au Pays de l’Oncle Sam (ou Stan, quand on parle de comics) en partenariat avec IDW Publishing; la collection convie cette fois un duo anglo-américain bien connu depuis son Lucifer : Mike Carey et Peter Gross. L’occasion pour le duo de prendre d’assaut le format européen mais aussi le Haut Palais présidant à la destinée du pays d’Ossaniul. Dans lequel se passent de drôles de choses décidément !

 

 

 

 

 

 

 

© Carey/Gross/Alquier chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : Dans le pays d’Ossaniul, il existe une forteresse aussi démesurée qu’inaccessible : le Haut Palais. En maîtres des lieux, les membres de la noble famille d’Aldercrest y règnent sur une véritable armée d’esclaves. Au plus bas de l’échelle, le jeune Moth effectue les tâches les plus ingrates et a raisonnablement peu d’espoir de vivre longtemps. Jusqu’au jour où il fait la connaissance d’Obsidian, une mystérieuse entité prisonnière des lieux qui lui parle dans son sommeil. Si Moth fait ce qu’il lui demande, Obsidian lui promet fortune et gloire. Va-t-il accepter ce marché ?

 

 

 

 

© Peter Gross

 

Y’en a qui fuient comme le héros de Jesus Carrasco et Javi Rey et d’autres qui se font enfermer. C’est le cas de Moth qui n’avait rien demandé à personne et qui coulait des jours paisibles (autant qu’ils puissent l’être quand c’est l’extrême pauvreté qui dicte sa loi) jusqu’à croiser la route de Cael Extat, l’intendant du Clan Aldercrest (cherchez pas, vous ne le trouverez pas dans Game of Thrones). Un homme mystérieux et surpuissant qui sillonne le royaume pour ramener à son seigneur des esclaves dignes de ce nom. Et à vrai dire si Moth n’a pas le handicap de sa soeur (la pauvre souffre d’une cataracte prématurée qui la rend « inutilisable »), il n’est pas des plus costauds ni des plus vaillants. C’est un enfant, comme les autres, ne méritant pas le joug et l’enchaînement. Et pourtant… Le Haut Palais, c’est pas la mine mais ce n’en est pas loin.

 

 

 

 

©Peter Gross

 

Et si Moth a la chance de travailler à ciel ouvert, c’est sur les pentes des toits qu’il répare qu’il risque la mort à tout moment. Pourtant, dans son malheur, le jeune garçon semble surveillé par un ange gardien. Est-ce pour ça que Cael Extat l’a non seulement choisi mais qu’il semble aussi si bienveillant à son égard ? Dans ces murs sans pitié, Moth va vite comprendre qui sont ses amis et qui sont du parti des ennemis mais également que, surplombant ce petit monde il y a peut-être bien quelque chose de magique et puissant. Quoique Cael en pense.

 

 

 

 

© Carey/Gross/Alquier chez Glénat

 

Dire que Mike Carey et Peter Gross se sont trouvés, c’est un euphémisme, on le sait depuis bien longtemps. En revanche, on peut aisément dire que les deux continuent de se comprendre agréablement dans un ping-pong où chacun répond aux envies de l’autre. Ainsi se retrouve-t-on dans un décor hérité des Balkans et d’un esprit moyen-âgeux. On y trouve des brigands dans les bois, des carrosses cahotants et, surtout, un château imprenable, architectural et sculptural, labyrinthique par dessus tout, à explorer de haut en bas, et tout en voltige. Sans se défaire de son aspect de peinture immortelle sous les couleurs de Fabien Alquier.

 

 

 

 

© Carey/Gross/Alquier chez Glénat

 

Comme cette poursuite de toit en toit qui coupe le souffle et nous fait bien nous accrocher à notre album face aux déséquilibres des cases sous les bonds de notre héros et de son ennemi juré. On ne sait pas encore de quoi l’avenir sera fait ni où nous entraîne la bouche béante qui attire Moth à la fin de cet album, mais les deux bonnes fées que sont Carey et Gross ont vite fait de nous donner confiance tant le fond (même s’il souffre d’un effet de déjà-vu dans pas mal d’autres récits) et la forme sont parfaitement digérés. Voilà un univers qu’on prendra plaisir à épuiser tant ses secrets et ses richesses mythologiques semblent, eux, inépuisables. En espérant que la suite le confirme !

 

Alexis Seny

 

Série : Le Haut Palais

Tome : 1 – Le pacte d’Obsidian

Scénario : Mike Carey

Dessin : Peter Gross

Couleurs : Fabien Alquier

Genre : Fantasy, Fantastique, Drame

Éditeur : Glénat

Collection : Original Graphic Novel

Nbre de pages : 64

Prix : 14,95€



Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


24ème Festival B.D. Buc

L’édition 2017 accueille à nouveau une cinquantaine d’auteurs, adultes et jeunesse, français et internationaux, puisqu’ils viendront de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, des Pays-Bas, d’Espagne, d’Italie, de Serbie, de Russie...

Cette année, Bernadette Després nous a fait l’honneur de dessiner l’affiche du festival en mettant en scène les facéties de Tom-Tom et Nana devant les « Arcades » de Buc !

Au programme : dédicaces, rencontres avec les auteurs, expositions et animations diverses.

Auteurs présents :

Alvès, Bergèse Véronique, Bérik, Besse, Bourgne, Brecht, Carpentier Alexandre, Chabane, Cour, Dany, De Lazare, De Vincenzi, Desprès, Domecq, Dufranne, Dumas, Elric, Erroc, Ersel, Ferniani, Fournier, Hermann, Jéronaton-Torton, Jigounov, Kordey, Lambil, Leturgie, Luciani, Meddour, Meynet, Mandrou, Moretti, Morse, Nuyten, Paillou, Pau, Petrossi, Rouge, Simon, Stédo, Taduc, Tharlet, Caneshi, Tisselli, Verines, Yana, Zaghi.

Les amateurs de « Blake et Mortimer » sont des familiers de la vallée de la Bièvre : l’album S.O.S. Météores ! d’Edgar P. Jacobs se déroule dans le village de Buc et les environs. On y retrouve notamment le château qui accueille le festival.

Lieu :

Contact : +33 (0)1 39 20 71 37  par mail culturel@mairie-buc.fr

Web : festivalbdbuc.mairie-buc.fr/


Pays : France

Date de l'événement : du 07/10/2017 au 08/10/2017.

Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


Duality : une expo Eyes-B & Nean à la galerie Huberty-Breyne

La galerie Huberty & Breyne accueille une seconde fois Elisa Huberty et Rébecca Prosper pour une nouvelle exposition de Street Art en partenariat avec The Crystal Ship !

Elles donnent carte blanche aux artistes bruxellois NEAN et Eyes-B pour une exposition spectaculaire à découvrir du 7 septembre au 7 octobre.
Les deux artistes et amis proches acceptent le challenge d'allier leurs deux styles différents - figuratif et abstrait - dans le but de créer un univers qui vous sera révélé le soir du vernissage.

Vernissage en présence des artistes le mercredi 6 septembre, à partir de 18h.

Galerie ouverte du mercredi au samedi de 11h à 18h.

Lieu : Huberty-Breyne Gallery - 33, place du Châtelain - 1050 Bruxelles

Contact : Téléphone +32 (0)2 893.90.30 e-mail contact@hubertybreyne.com

Web www.hubertybreyne.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 07/09/2017 au 07/10/2017.

Publié le 07/09/2017.


Source : Bd-best


Et si la piste de l’or des Aztèques prenait source dans un musée près de chez nous, auprès de pirates flibustiers

La dernière fois qu’on avait laissé Aude Soleilhac, c’était au marché, au pays du soleil et des aventures bien plus proches de nous qu’on pourrait le croire. La recette de terroir était belle et si elle a regagné la ville en compagnie de Frédéric Maupomé et de trois fantômes de vieux loups de mer qui tiennent décidément moins des monstres de Ghostbusters que des oncles de Casper. Entre deux HLM et en déviant du chemin des écoliers, le vent souffle l’aventure et l’envie de l’abordage nous prend bien vite.

Résumé de l’éditeur : Depuis la disparition de son père, Sixtine vit seule avec sa maman…et trois pirates fantomatiques qui veillent sur elle ! La collégienne est tiraillée entre l’envie de savoir d’où elle vient et la peur de blesser sa mère qui fait face à des soucis financiers. Le jour où la classe de Sixtine se rend au musée pour admirer le trésor des Aztèques, la jeune fille et ses acolytes montent un plan quelque peu risqué…

 

 

 

 

© Aude Soleilhac

 

« Si dieu veut toujours droit devant, nous irons jusqu’à… » Stop Stop Stop ! Ok, l’air est connu mais il est décidément plus facile à chantonner qu’à réaliser. Mais c’est bien mal connaître Sixtine que de penser qu’elle manque d’énergie à revendre. Regardez-la virevolter sur les toits pour mettre en joue un ennemi invisible de la pointe de son sabre. Invisible, l’ennemi ? Si vous aviez son don, vous verriez qu’il y a trois ombres tout droit sorties d’une autre époque qui la suivent un peu partout. Des fantômes, des pirates de surcroît… un peu bêtas, revenus d’entre les morts pour accompagner Sixtine dans son chemin de vie. Sur les bancs peu trépidants de classe mais aussi dans les grands projets que mûrit la jeune fille fameusement intrépide pour son âge.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Sans doute aussi parce que la vie ne lui a pas fait de cadeau: un père mort alors qu’elle n’avait pas eu le temps de le connaître, une belle-famille qui refuse obstinément de la voir et même de la considérer et une mère qui enchaîne les petits boulots par nécessité plus que par passion pour tenter d’offrir une vie plus digne à son héroïne quotidienne. Vous voyez le topo ! Mais la magie qui a réuni ses deux parents ne s’est en rien atténuée et semble toujours bien présente pour porter Sixtine dans ses élans, secondées par ces trois drôles de pirates ectoplasmiques.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Comme aide venue de l’au-delà, on a déjà vu mieux (comme les Tesla, Muhammad Ali, Buster Keaton et autres pointures que convie la série Magic 7) mais cela ne fait qu’augmenter le comique de situation et l’imprévisibilité de cette aventure qui, de bâbord à tribord, est beaucoup moins boiteuse que la jambe droite du Capitaine Archembeau. Dont la soif de trésor n’a pas été étanchée par le purgatoire, ça va sans dire, dent de requin ! Mais attention aux affreux jojos qui semblent eux aussi convoiter l’or des Aztèques.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Au-delà du soupçon fantastique que vient baigner la chouette pleine lune de la couverture, on se laisse très vite embarquer par les deux auteurs dans cette histoire où se côtoient quelques thèmes de la modernité ordinaire. Métro, boulot, dodo, argent trop cher, secrets de famille etc. C’est clair, il fait meilleur être sur son bateau à voguer (même contre vents et marées) vers d’autres destinées et défis. Et Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac ne se le sont pas fait dire. Entraînant l’ordinaire vers l’extraordinaire, évitant les récifs tranchants mais ne naviguant pas à vue pour autant. Le tout dans la chaleur et la générosité qu’on (re)connaît à Aude Soleilhac.

 

 

 

 

© Maupomé/Soleilhac aux Éditions de la Gouttière

 

Une fortune de mer… mais sur terre. Et une occasion, si ce n’est déjà fait, de se lier d’amitié et de passion avec Les Éditions de la Gouttière, qui prouve que les récits jeunesse, quand ils sont bien faits, ont toujours la force d’entraîner aussi les plus vieux.

 

Alexis Seny

 

Série : Sixtine

Tome : 1 – L’or des Aztèques

Scénario : Frédéric Maupomé

Dessin et couleurs : Aude Soleilhac

Genre : Aventure, Fantastique

Éditeur : Les Éditions de la Gouttière

Nbre de pages : 78

Prix : 13,70€



Publié le 06/09/2017.


Source : Bd-best


Rétrospective Christian Godard chez Huberty Breyne Gallery

Un novateur, un scénariste "hors-champs" comme il se définit lui-même, qui a renversé tous les cadres, bousculé toutes les conventions et irrité pas mal d'éditorialistes.

Godard, ce sont ses amitiés avec Greg et Gotlib, sans oublier Goscinny, qui ont nourri son dessin et les jeux de mots de ses nombreuses séries : Norbert et Kari, Martin Milan, Le Vagabond des Limbes, La Jungle en folie pour ne citer que ceux-là.

Une grande carrière et une grande classe que la galerie Huberty & Breyne vous invite à redécouvrir lors d'une exposition présentant un ensemble de planches originales issues de l'œuvre de Christian Godard.

Vernissage en présence de l'artiste le vendredi 8 septembre.
De 18h30 à 21h.

Horaire : ouvert du mercredi au samedi de 11 h à 19 h.

Lieu : Huberty_Breyne Gallery - 91, Rue St-Honoré - 75001 Paris

Contact : +33 (0)1 40 28 04 71  contact@hubertybreyne.com

Web : www.hubertybreyne.com


Pays : France

Date de l'événement : du 09/09/2017 au 07/10/2017.

Publié le 06/09/2017.


Source : Bd-best


La bande-dessinée de Berlin à Paris

Dans le cadre de la préparation de la Foire de Francfort 2017 dont la France est l'invitée d'honneur, la Maison de l'Europe de Paris et Les Amis du Roi des Aulnes, reçoivent deux auteurs de bande-dessinées.

Auteure, illustratrice et éditrice autrichienne, Ulli LUST a d’abord été illustratrice de livres pour enfants avant de se tourner vers la bande dessinée-reportage et de réaliser des illustrations pour de nombreux journaux ou magazines. Son album autobiographique, Trop n’est pas assez, a remporté le Prix Révélation Angoulême 2011 et le Prix Artémisia 2011. En 2014, Ulli Lust a reçu le prestigieux Prix Max und Moritz de la meilleure artiste de bande dessinée de langue allemande.

Zeina ABIRACHED, auteure du roman graphique Mourir Partir Revenir, Le jeu des hirondelles, connaît un très large succès public et critique (sélection Angoulême 2008, 15000 exemplaires vendus, traduction dans une dizaine de pays). Dans son ouvrage Je me souviens: Beyrouth, elle évoque, des scènes de son enfance à Beyrouth pendant la guerre du Liban. On retrouve dans Je me souviens Beyrouth la tension caractéristique de son œuvre, entre un dehors hostile où la guerre fait rage et l’espace familier d’une intimité protectrice. Le Piano Oriental publié en 2017 chez Casterman a été notamment traduit en allemand.

Ce débat sera animé par Jean-Claude LOISEAU, journaliste, Télérama.

En partenariat avec "Les Amis du Roi des Aulnes"

Lieu : Maison de l'Europe de Paris, 29 avenue de Villiers, 75017 Paris

Web www.paris-europe.eu/0123-1513-La-bande-dessinee-de-Berlin-a-Paris.html


Pays : France

Date de l'événement : du 21/09/2017 au 21/09/2017.

Publié le 06/09/2017.


Source : Bd-best


Extases où comment dédramatiser la sexualité

Et si le dernier continent à explorer était celui de l'intime ? 
Les relations amoureuses, les pratiques sexuelles, les émotions, les sensations, les sentiments, comme autant de territoires à arpenter à cartographier...
C'est le parti pris d'Extases, la série autobiographique de JeanLouis Tripp. Du petit détail trivial au sublime, du physiologique au métaphysique, de la jalousie qui consume à l'échangisme joyeux, toutes les facettes qui façonnent la sexualité sont évoquées.

 

Rencontre avec Jean-Louis Tripp.

 

Comment vous est venue l’idée du sujet d’« Extases» ?

Cette bande dessinée retrace ma vie, mon vécu, ma façon d’aborder la sexualité qui est quelque chose de joyeux et d’enthousiaste. Il se trouve que l’un de mes amis très proche et également mon confident pendant les quinze dernières années (Régis Loisel) me disait : il faut que tu racontes tout cela pareil mais en bande dessinée. Lorsque la série « Magasin général » a été terminée, la question se posait pour moi de ce que j’allais faire ensuite. J’avais plusieurs options et un jour Benoît Mouchart, le directeur éditorial de Casterman, m’a convaincu au cours d’un repas que c’était le scénario que je devais faire. Je me suis lancé car j’estime être arrivé à un point de ma vie ou je suis prêt à assumer cela. La série va parcourir toute la thématique des quatre tomes d’« Extases », mais en réalité ce n’a pas toujours été évident toute ma vie de l’assumer comme je le fais aujourd’hui. Pendant longtemps je me suis demandé si je n’étais pas une espèce de détraqué et d’obsédé sexuel, le regard des autres pouvant me laisser penser que j’étais hors normes. Aujourd’hui, j’ai dépassé tout cela.

 

 

 

 

Avez-vous eu des difficultés pour representer votre vie sensuelle et sexuelle ?

C’est l’album le plus facile à faire que j’ai eu de toute ma carrière d’auteur. Lorsque l’on écrit une série de fiction, on se pose toujours la question si cela tient la route, si elle est réaliste et crédible. Ici je n’ai pas de questions à me poser puisque je suis le fil de ma vie, je sais que tout a existé ainsi que l’ordre dans lequel cela s’est passé. J’ai juste à trouver le ton pour le raconter. J’ai essayé d’être le plus proche et naturel de ce que je suis dans la vie réelle. La seule différence, c’est que j’ai choisi de raconter cela en montrant les choses qu’en général on ne montre pas mais cela parle de la vie, il n’y a rien d’extraordinaire dans cette histoire. Simplement à partir du moment où l’on parle de sexe on ne rentre pas : dans un film on voit la scène tout à fait normal et dès qu’ils passent dans la chambre on ne voit plus que des ombres chinoises ou alors on coupe. En réalité, on est tous né d’un rapport sexuel en passant à travers d’un sexe. Je pense que tout le monde a des fantasmes, des envies et des désirs, simplement la plupart du temps c’est tellement étouffé que cela est considéré comme tabou (religieux, sociaux ou politiques) et l’on a l’impression que l’ on a fini par intégrer le fait que ce n’est pas bien, sale et qu’il ne fallait pas en parler. Lorsque je raconte cette histoire, je montre la réalité des choses telles qu’elle se passe. J’ai dessiné les corps sans les mettre en valeur, globalement je trouve que la représentation des femmes en bande dessinée est catastrophique. Comment peut-on se reconnaitre en tant que femme normale et belle dans la BD ? Moi j’adore les femmes qui ne sont pas totalement fabriquées, je ne sais pas les dessinés donc je les représente comme je sais le faire.

 

 

 

 

Comment affronter vous le regards des autres et surtout celui de vos proches ?

Cela c’est réglé depuis longtemps. Il y a deux ans lorsque j’ai commencé à faire une trentaine de pages du livre, je suis retourné en France dans ma famille et je leur ai présenté mon travail. Ils ont pris connaissance des trente premières pages, l’accueil a été bienveillant et amusé et ils m’ont déclaré cela ne nous étonne pas de toi.

Vous parler d’une suite en deux voir trois tomes, Il y a tellemment de choses à raconter ?

C’est un parcours de vie avec des périodes plus ou moins fastes et comme fondamentalement je suis quelqu’un de curieux, j’ai toujours tendu (si j’ose dire) vers la découverte et l’expérimentation. A certaines périodes de ma vie, je me suis parfois heurté à des incompréhensions et des refus et il a fallu naviguer avec cela. J’ajoute que cela s’appelle Extases au pluriel car il y a un élément qui n’est pas encore très présent dans le premier tome mais qui arrive un peu plus dans le second mais sera très présent dans le troisième qui est la spiritualité. Vers la cinquantaine, j’ai commencé à assumer vraiment qui j’était et à être clair dans mes désirs et demandes quand je rencontrais quelqu’un . Pour moi la cinquantaine c’est le grand épanouiissement , je suis vraiment là où j’avais envie d’être.

Y-a-t’il un passage que vous regrettez d’avoir dessiné ?

Absolument pas, j’assume tout ce que j’ai dessiné. C’est vrai qu’il y a eu des passages plus difficiles à illustrer car je me méfiais un peu de la facon dont cela pouvait être interpreté ainsi que des réactions du public. Le passage sur la prostitution a été un peu compliqué, c’est pour cela que je l’ai traité à travers une conversation que j’ai eue avec Laurence Morenot qui est une féministe incontestable. Le thème de la bi sexualité a lui aussi été délicat mais j’ai pris l’engagement de raconter les choses telles qu'elles se sonts passées de façon tendre et humoristique mais surtout pas dramatique.

En quelques mots pouvez vous faire la promotion de votre livre ?

C’est un récit joyeux, tendre, bienveillant et humoristique qui dédramatise la sexualité. C’est surtout aux antipodes de ce que sont nourris les adolescents d’aujourd’hui: le porno. Ici c’est exactement le contraire qui est représenté dans ce livre, une manière d’aborder la sexualité qui est à l’inverse de la pornographie. C’est important de le signaler car beaucoup de gens qui voient « Extases » l’ouvrent et disent « Ah c’est un bouquin de cul ». Non, pas du tout, c’est un bouquin dans lequel on voit des culs et des sexes mais ce n’est pas un bouquin qui est fait pour être excitant, c’est un bouquin qui raconte une histoire de vie.

 

 

Propos recueuillis par Alain Haubruge

 

Photo © Jean-Jacques Procureur



Publié le 05/09/2017.


Source : Alain Haubruge


Marzi : entre l’universel et l’intimement personnel, Marzi tire sa révérence mais n’a pas fini de surfer la (nouvelle) vague

Toutes les bonnes choses ont une fin. La plage, les premières vagues, le sable chaud, les vacances et puis, Marzi aussi. Dans l’ultime album de ce qui demeurera une heptalogie (qui nous aura tenus en haleine durant douze ans, dont six d’attente du dernier tome), la petite Marzi a bien grandi mais on retrouve toujours ce qui a fait notre émerveillement face à cette série d’utilité publique et pédagogique. Car une nouvelle vague, c’est bien, mais c’est tellement mieux quand elle arrive à ne pas oublier son passé, sa conscience et sa mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

© Sowa/Savoia

 

Résumé de l’éditeur : Cet été est un temps de grands changements, tant pour Marzi que pour son pays, la Pologne. Alors que ce dernier s’adapte tant bien que mal à la fin du communisme et à sa récente ouverture sur l’Occident, la jeune fille est quant à elle confrontée aux affres de l’adolescence. Car cet été, pour Marzi, c’est le temps des premières fois.

 

 

 

 

© Sowa/Savoia chez Dupuis

 

Une tignasse rousse, des yeux bleus curieux et incisifs, la naïveté de l’enfance comme gage de découvertes. En 2005, dans les pages du Journal de Spirou, c’est sans se poser trop de questions qu’on s’attachait à Marzi, cette petite Polonaise des années 80, période propice aux grands changements, aux inquiétudes des grands et aux interrogations des moins grands. Marzi, une héroïne en herbe dès les premières planches subjuguées par le talent Marzena Sowa à raconter sa vie et ses souvenirs et par celui de Sylvain Savoia à mettre ça en image, cherchant toujours plus la justesse.

 

 

 

 

© Sowa/Savoia chez Dupuis

 

Et voilà que Marzi nous a accompagnés, m’a accompagné, bien plus qu’on osait l’espérer. Dès mes quatorze ans en 2005, lors de la rédaction de mon mémoire consacré à la bande dessinée du réel où je ne pouvais pas ne pas considérer cette porte ouverte pour les enfants sur une période important de notre histoire européenne; et encore maintenant. Car si six ans ont séparé le sixième et le dernier tome (prépublié dans Spirou dès 2014), dans un monde éditorial où les séries s’échelonnent de plus en plus vite, on a pris le temps d’apprendre la patience et d’attendre notre héroïne. Pas forcément au tournant car Sowa et Savoia ne déçoivent jamais, et pourtant. À l’instar des vagues qui tournent avant de s’effondrer gracieusement sur la plage, notre couple à la vie comme à la planche fait bel et bien tourner cette petite fille qui ne l’est plus tellement et qui, éloignée du carcan familial et les yeux dans cette mer tant espérée, voit ses préoccupations changer. Elle évolue. Mieux, elle s’envole.

 

 

 

 

© Sowa/Savoia chez Dupuis

 

Mais il y a encore de la place pour l’émerveillement et pour la curiosité bien placée. Sur l’histoire de son pays et la sortie du communisme et l’influence de l’Amérique qui se fait désormais sentir dans le goût du Pepsi même si c’est à la France que Marzi voue ses rêves, tentant de s’informer sur ce pays où l’on trempe les tartines de beurre ou de confiture dans le chocolat chaud. Puis, sur cette plage où le soleil fait rougir les vivants, il y a aussi un jeune plaisancier allemand qui a tôt fait de rallier à sa cause les battements de coeur de notre jeune Polonaise qui découvre les joies et les déconvenues des amours de vacances. Sans oublier ces fantômes plus ou moins bienveillants que le jeunes ados convient dans leur dortoir alors que leurs moniteurs les croient endormis, plein de sable dans les yeux.

 

 

 

 

© Sowa/Savoia chez Dupuis

 

Sortant de l’appartement et des rues dans lesquels tellement de choses se sont jouées en six albums, Marzena Sowa et Sylvain Savoia ont trouvé une autre lumière pour conclure leur magnifique aventure. Et les deux auteurs font sauter les codes qu’ils avaient balisés jusqu’ici éloignant les cartouches et les descriptions pour mieux laisser parler la force des dialogues et des interactions. Signe que leur héroïne a pris la mesure du récit, fait ses choix et dirige la conversation tout en sachant écouter les opinions divergentes (autour de Lech Walesa, notamment, à l’occasion d’un passage à Gdansk, berceau de Solidarnosk). Et quelle richesse, c’est.

 

 

 

 

 

© Sowa/Savoia

 

Le soleil n’a jamais été aussi beau et l’ombre de Marzi s’affine entre l’universel et l’intimement personnel, trop fugace que pour dompter tout ce qui a traversé cette magnifique série tout au long de ses sept tomes. Et ce, quel que soit l’âge du lecteur. De la Pologne communiste à nos coeurs, il n’y avait décidément qu’une petite fille qui a drôlement bien grandi et mûri, emplie de paradoxes et de certitudes sur ce que sera son monde à venir. La conclusion est superbe et nous ne pouvons que souhaiter une longue et palpitante vie à Marzi.

PS : Pour ceux qui auraient du retard dans la série, Dupuis a eu la bonne idée de publier de trois intégrales. La dernière regroupant le sixième et le présent dernier tome ainsi que des récits et documents d’époque permettant de mieux saisir la métamorphose opérée de l’enfance à l’adolescence.

 

 

Alexis Seny

 

Série : Marzi

Tome : 7 – Nouvelle Vague

Scénario : Marzena Sowa

Dessin et couleurs : Sylvain Savoia

Genre : Histoire, Chronique

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 56

Prix : 12€



Publié le 05/09/2017.


Source : Bd-best


Open door et bande dessinée à Gembloux

En collaboration avec la Bapa, l'atelier de restauration d'avions anciens de Gembloux vous invite à découvrir ou faire découvrir le monde de l'aviation à toute la famille.

Au programme :

- Dédicaces d'auteurs de bande dessinée (Walthéry, Loutte, Di Sano, Clovis, Paulis,...)

- Passage d'avions anciens (sous réserve de disponibilité)

- Vente de miniatures, images et objets sur le thème de l'aviation.

- Petite restauration

Animations :

- Bouquineries spécialisées aéronautique

- Borcante d'objets aéronautiques

- Stand et démonstration d'aéromodélisme

- Bouquineries spécialisées aéronautique

- Stand Belgian Aviation Preservation Association (BAPA)

Entrée gratuite

Horaire  : 10h à 17h

Lieu : Chaussée de Tirlemont 75/A4 - 5030 Gembloux

 

 


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 16/09/2017 au 16/09/2017.

Publié le 05/09/2017.


Source : Bd-best


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