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Conférence d'Adão Iturrusgarai à l'auditorium Bob De Moor

Ce mercredi 6 septembre à 18h30, dans à l'auditorium Bob De Moor, l'auteur de BD brésilien Adão Iturrusgarai échangera des idées et des aventures avec le public !   

Adão Iturrusgarai est un cartooniste, illustrateur et artiste visuel né en 1965 à Cachoeira do Sul dans l’état du Rio Grande do Sul, au Brésil. Il vit actuellement en Argentine.

Après avoir obtenu son diplôme en Publicité et Beaux-Arts il a commencé à travailler en 1985 dans les agences de publicité en tant que directeur artistique et peu après a décidé de se consacrer exclusivement aux bandes dessinées et aux beaux-arts.

Depuis 20 ans il publie tous les jours des bandes-dessinées dans le journal « Folha de São Paulo » qui est l'un des plus grands journaux du Brésil. Il travaille également pour le magazine Fierro (Argentine) et Le Monde Diplomatique (France). Une partie de son travail a été adaptée à l'animation et la télévision en direct.

Il a aussi publié plus d'une dizaine de livres, y compris « Rocky & Hudson, les cow-boys homosexuels », en 1991. Rocky & Hudson a été traduit en anglais, français, espagnol, italien et allemand.

À partir du 14 septembre, ses bandes dessinés et ses œuvres d'arts seront exposées à Casa do Brasil (Avenue Louise, 350 – Bruxelles).

Plus d'informations sur les travaux d'Adão Iturrusgarai : iturrusgarai.com



Publié le 05/09/2017.


Source : Bd-best


Exposition Mousquetaire à Dieppe

Exposition Mousquetaire à Dieppe organisé par Le XVIIe siècle en bande dessinée

Le deuxième tome de Mousquetaire de Calvez et Duval aux éditions Delcourt  se déroule entre Dieppe et Rouen et évoque la bataille de cap Dungeness qui opposa la marine britannique à la marine hollandaise et française en septembre 1661, l'occasion pour l'Estran d'exposer ces planches qui offrent des vues de la fameuse bataille navale mais aussi de nombreuses scènes dans Dieppe et le long des falaises de Varengeville sur mer. Les auteurs ont particulièrement mis en valeur le château d'Ango habité à l'époque par la famille Guillebert, conseiller du roi louis XIV. Ils ont été aidés dans leur recherches par  le fond ancien de la ville de Dieppe.

Lieu : Estran Cité de la Mer
37, rue de l'Asile Thomas, 76200 Dieppe

Vernissage : le 15 septembre à partir de 19h

Contact : par tél +33 2 35 06 93 20 par mail   contact@estrancitedelamer.fr

Web https://www.facebook.com/events/271646036683567


Pays : France

Date de l'événement : du 15/09/2017 au 01/10/2017.

Publié le 04/09/2017.


Source : Bd-best


Munuera s’en prend à Zorglub, un méchant qui ne l’est pas vraiment et ne se rend pas compte de la frontière entre le bien et le mal

Ils ne sont plus rares les méchants réhabilités en héros que ce soit au cinéma, en BD, et j’en passe. Le tour est venu pour le plus grand TNAHCÉM que la Terre ait connu de montrer un peu plus son vrai visage de… père. Éh oui, au-delà de son emploi de tyran à temps-plein, Zorglub a une vie de famille et une fille volcanique et speedée (normal, elle a du sang espagnol) : Zandra. Presque dix ans après l’arrêt de son Spirou (avec Morvan), Jose Luis Munuera revient de plein fouet dans l’univers (parallèle) du groom avec plein de bonnes idées et un vrai microcosme foisonnant pour faire évoluer Zorglub et ses créations. Qui a dit que les spin-off étaient vains ? Certainement pas ce sympathique et créatif Espagnol. 


Bonjour José Luis, vous nous revenez dans l’univers de Spirou par une porte dérobée en prêtant vie à Zorglub dans une série à part entière.

 

 

 

 

Oui, c’est projet que j’ai proposé à Dupuis. C’est un personnage tellement fascinant et contradictoire, tellement humain aussi tout en cherchant à être une vedette. L’éditeur a trouvé ça génial, j’étais parvenu à trouver un système où Zorglub et son environnement fonctionnaient.

Un système dans lequel Zorglub a une fille, Zandra !

Oui, je me suis inspiré de ma relation avec ma fille. Elle est plus grande que Zandra, elle part l’année prochaine. J’ai eu une sorte d’épiphanie, ça a pris tout seul, tout est venu et ne m’a pas lâché, comme un petit chien qui s’accroche à vos jambes.

 

 

 

 

© Munuera/Sedyas chez Dupuis

 

Il en avait déjà une dans la série animée.

On m’en a fait part mais je ne l’ai pas vue, j’avoue un manque de culture à ce niveau-là. Mais il m’importait de faire quelque chose qui soit à moi, d’y mettre ma touche.

Zorglub, un personnage qui vous fascine ?

C’est peut-être le plus intéressant du répertoire fourni de Spirou. Par sa nature, c’est un méchant qui ne l’est pas vraiment. Il essaie d’être reconnu pour ce qu’il fait mais il ne se rend pas compte d’où est la frontière entre le bien et le mal. Il n’a pas de morale, il ne connaît pas la différence. Après, c’est une figure tout à fait théâtrale, délirante. J’ai connu Zorglub pour la première fois grâce à Franquin, j’en suis tombé instantanément amoureux. Aujourd’hui, je ne regrette pas cette aventure, je suis content de faire vivre Zorglub. En plus, j’ai 45 ans, soit l’âge de Zorglub, c’était le bon moment.

 

 

 

 

© Munuera/Sedyas chez Dupuis

 

Un moment où les héros sont parfois des… méchants : Gru de Moi, moche et méchant; Maléfique; Choc…

Il y a une telle offre au niveau de la télé, du cinéma, des comédies musicales ou des bandes dessinées, alors pourquoi se contenter de héros « clean »?

Zorglub est reconnaissable et il a plus d’une facette. Il m’importait de voir comment il allait réagir face à quelque chose qui le dépasserait. Il est mégalo mais aussi très métaphorique. Il véhicule une sorte d’image très visuelle de la création qui devient hors-de-contrôle. Dans ce premier tome, on n’est pas si loin de Pinocchio. Et on peut allègrement voir Fredorg, le majordome robotisé qui suit Zandra partout, comme une sorte de Jiminy Cricket.

 

 

 

 

© Munuera/Sedyas chez Dupuis

 

Justement Pinocchio, parlons-en !

C’est un de mes classiques. Il me parle par sa métaphore. Sur les créateurs mais aussi dans la sublimation de la paternité, dans ce fait d’être dans un entre-deux, devant un être qui est à nous et pas à nous, en même temps. C’est un sujet fascinant.

Vous détruisez Bruxelles, quand même. Vous ne l’aimez pas à ce point, cette ville ?

C’était avant tout une manière de montrer à quel point Zorglub peut être gaffeur. Il détruit un patrimoine inestimable, la Grand-Place par exemple, mais ce n’est pas sa volonté, il veut juste récupérer sa fugueuse de fille.

 

 

 

 

© Munuera/Sedyas chez Dupuis

 

Bruxelles, j’adore. C’est pour moi un parc à thèmes de la BD avec tous ces murs décorés, ces librairies et ce côté aussi festif que je le suis dans ma tête.

Après ce clin d’oeil, c’est vers d’autres latitudes que vous nous emmenez, dans une île exotique où se cache la base de Zorglub. Imprenable… quoique !

 

 

 

 

© Munuera/Sedyas chez Dupuis

Afin de créer ce microcosme, je me suis documenté sur l’architecture, sur ce qu’on trouvait dans les années 70’s. Il y a aussi un côté de James Bond, la cave secrète du Docteur No. Cette partie-là fut très technique mais aussi cool à étudier. J’ai du faire un plan pour me représenter dans l’espace et que le lecteur puisse ce faire également. Il fallait que cette base englobe une résidence, un espace habitable mais aussi un véritable arsenal scientifique. J’ai voulu customiser les pièces et leur atmosphère afin qu’elles fassent écho à la personnalité des héros. La chambre de Zandra représentant l’adolescence, par exemple.

Et forcément des convoitises.

Oui avec un primo-méchant qui, au contraire de Zorglub, a fort bien conscience de ce qui est moral ou amoral. Il cherche Zorglub pour sa capacité destructrice.

 

 

 

 

© Munuera

 

Étonnamment, vous ouvrez votre album avec un dialogue de nos deux jeunes héros sur la folie des spin-off. « Pourquoi toujours exploiter les sujets du passé au lieu de produire des films avec des idées originales ??! Ils ne se gênent pas ! Tout ce qu’ils font, c’est réutiliser des personnages connus et aimés du public et les revendre sous un nouveau costume. C’est du recyclage, du marketing. » Pas forcément positif.

C’est un contrat de lecture passé avec le lecteur dès la première page. « Si tu veux venir, me suivre, on va bien rigoler ». Je voulais donner au lecteur la certitude qu’il n’allait pas être trompé. En sachant qu’il peut passer son chemin.

 

 

 

 

© Munuera/Sedyas chez Dupuis

 

Quels sont les spin-off auxquels vous avez le mieux goûté ?

Les plus réussis sont ceux qui trouvent un moteur, une ambition, une personnalité dans un univers pourtant pré-établi avec un angle, un point de vue. Le Choc de Desberg et Maltaite est superbe. Tout comme le Spiderman de Sam Raimi qui rebossait sérieusement la mythologie du super-héros. Dans son genre, le premier Iron Man de Jon Favrau était intéressant. Notamment grâce à Robert Downey Junior qui apportait la distance et un cynisme bienvenus.

Il y a aussi eu pas mal de one-shot autour d’un personnage que vous connaissez bien, Spirou !

J’ai beaucoup aimé ce qu’un Bravo ou un Feroumont en a fait. Mais, ce sont souvent les plus contestés. Peut-être parce qu’on y sent toute la personnalité de ces auteurs qui prennent le risque d’aller trop loin tout en faisant que cela soit intéressant pour le lecteur de voir jusqu’où ça peut aller. C’est plus pointu.

 

 

 

 

© Feroumont chez Dupuis

 

Certains les considèrent, comme votre Zorglub, comme une hérésie.

J’ai du respect pour les lecteurs-collectionneurs, ils font partie du monde de la BD. Certains croient tout comprendre. Et aujourd’hui, nous sommes dans un univers où chacun peut hyper-communiquer et dire ce qu’il veut. Dommage car en même temps, tout le monde n’est pas sur ces réseaux et sur les forums ou sur Facebook, ce sont toujours les 30-40 mêmes personnes.

 

 

 

 

© Morvan/Munuera/Sedyas dans le Journal de Spirou 3914 « 75 ans »

 

Mais entre nous, à l’époque où nous avons fait avec Jean-David Morvan et nos partis-pris, on a bien rigolé. Mais je pense néanmoins que je suis beaucoup plus mature aujourd’hui, ce qu’il faut pour s’attaquer à un Zorglub.

 

 

 

 

Step by step © Munuera/Sedyas chez Dupuis

 

Vous n’abandonnez pas Les Campbell pour autant.

Je vais refermer le cycle, l’histoire avec un cinquième album. J’ai envie de proposer une expérience de lecture qui en vaille la peine.

 

 

 

 

© Munuera

 

Après c’est fini ?

Un bon pirate ne ferme jamais la porte !

 

 

 

 

© Munuera

 

 

Par ailleurs, vous êtes désormais fidèle du Journal de Spirou. Zorglub n’y a bien sûr pas dérogé.

Oui, c’est déjà un plaisir de recevoir le journal, un des seuls qui existent encore. C’est aussi un honneur d’y être publié, c’est encourageant. D’autant plus qu’il y a un renouvellement, des jeunes et moins jeunes qui arrivent avec des propositions. Comme Imbattable de Pascal Jousselin. Je trouve Le journal de Spirou équilibré et qui vise assez justement une cible pourtant vaste.

 

 

 

 

© Munuera/Sedyas chez Dupuis

 

Et l’Espagne, d’où vous nous venez ?

C’est un tout petit marché, pointu mais créatif et très ouvert. Des talents sortent de partout, avec l’espoir de gagner leur vie alors que le monde de la BD est plus que dur. C’est vraiment un rêve entrepris par des passionnés, des fous, des crétins comme moi.

Après, sans la chance, rien n’est possible. Il faut être comme Forrest Gump, aux bons moments, aux bons endroits. Moi, dans les années 90, c’est ce qui m’est arrivé. De Grenade, je suis monté à Barcelone pour montrer mes travaux. Je me suis vite rendu compte que nous ne parlions pas la même langue (rires). Alors, tant qu’à faire, je n’avais rien à perdre à monter jusqu’en France et Angoulême.Et là, j’ai rencontré Joann Sfar. Lui qui était pétri de talent m’a suivi, j’en suis respectueux. Il y a eu des rencontres, des projets, j’étais open total. Je le suis encore. J’ai beau être dessinateur professionnel, je ne suis pas loin d’avoir huit ans dans ma tête.

 

 

 

 

Autoportrait © Munuera

 

Et justement quitte à être comme un gosse dans un magasin de jouets… Si, comme Zorglub, vous pouviez inventer une machine révolutionnaire, que choisiriez-vous ?

Une machine à dessiner avec un bouton pour éviter de suer !  Ça n’arrivera jamais… heureusement !

Merci beaucoup Jose Luis et au plaisir de découvrir la suite que vous réservez à ce personnage mythique du EMEIVUEN TRA !

 

Propos recueillis par Alexis Seny



Publié le 04/09/2017.


Source : Bd-best


Harmony tome 3, Mathieu Reynès poursuit les aventures d’Harmony avec une tension digne des meilleures séries thriller fantastiques

  « - William ? Je ne vous aurais pas reconnu ! On peut dire que la vie en pleine nature vous profite !

-          Daniel, qu’est-ce que vous foutez-là ? Une petite balade entre copains ?

-          Où est-elle, William ?

-          Où est qui ? (…)

-          Je suis là ! Laissez-le partir et je viens avec vous sans faire d’histoires. »

 

Alors que William emmène Harmony à l’abri de tous mauvais esprits, ils se font arrêter par Daniel Steinman et ses hommes de main. Contrainte de rejoindre le camp d’entraînement, Harmony y retrouve ses camarades de jeu Payne et Eden. Mais les trois adolescents n’ont pas l’intention de rester des rats de laboratoire.

 

Mathieu Reynès poursuit les aventures d’Harmony avec une tension digne des meilleures séries thriller fantastiques. Aussi énigmatique que X-Files, aussi dynamique que Stranger Things, Harmony démontre la possibilité de ce genre de récits en BD. Comme dans le premier épisode, la séquence d’ouverture pose quelques jalons sur l’explication du phénomène vécu par les personnages.

 

 

 

 

 

 

Les couleurs de Valérie Vernay donnent du relief au graphisme de plus en plus incarné de Reynès. Les séquences sont ainsi délimitées par des ambiances colorées aux tons à la fois du décor, du moment et de la tension de chacune des scènes. Le traitement lumineux de certaines onomatopées est cependant parfois trop marqué.

 

            Harmony est une symphonie puissante qui n’a pas fini de nous transporter.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Harmony

Tome : 3 – Ago

Genre : Thriller fantastique

Scénario & Dessins : Reynes

Couleurs : Vernay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 56

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782800168753



Publié le 04/09/2017.


Source : Laurent Lafourcade


Les lauréats du prix Atomium

Pour un montant total attribué de 100.000 euros, la première édition des Prix Atomium dans le cadre de la fête de la BD de Bruxelles a été lancée par Visit.Brussels, en collaboration avec la Région, pour épauler financièrement les artistes de bande dessinée.

Voici la liste des lauréats :

Atomium de Bruxelles: Frank Pé & Zidrou pour "La Lumière de Bornéo" (Dupuis)

Prix Raymond Leblanc de la jeune création: Hélène Aldeguer pour "Saïf"

Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles: Thierry Van Hasselt pour "Vivre à Frandisco" (Fremok)

Prix Spirou de l'aventure humoristique: Nols avec "Pebble's Adventures" (Dupuis)

Prix Première du roman graphique: Thierry Murat pour "Etunwan, celui qui regarde" (Futuropolis)

Prix Cognito de la BD historique: Catel & Bocquet pour "Joséphine Baker" (Casterman)

Prix Le Soir de la BD de reportage: le journalisteiste Guillermo Abril et le photographe Carlos Spottorno, primés pour "La Fissure" (Gallimard)

 

 

 

 

 

 

Photos © Jean-Jacques Procureur



Publié le 04/09/2017.


Source : Bd-best


On Mars, un monde nouveau, un premier tome SF de Runberg et Grun chez Maghen éditions

Sortie en cette rentrée d'un nouvel album chez DM.

Communiqué de l'éditeur :

"Un récit d'une richesse et d'une intensité rare entre science-fiction, anticipation politique et thriller carcéral".

Résumé :

En 2132, la colonisation de Mars est devenue une réalité. Avec l’épuisement des ressources terrestres, c’est surtout une nécessité. L’avenir du genre humain repose sur une poignée de scientifiques...

Jasmine Stenford est en route pour Mars, condamnée aux travaux forcés, en compagnie de milliers d’autres prisonniers. Etre condamnée à la prison en l’an 2132, c’est un aller simple dans les camps de travail de Mars assuré. Sans espoir de retour. Comme tous les prisonniers arrivant sur cette planète, on lui greffe un implant respiratoire facial qui lui permettra de respirer à l’air libre, en attendant que l’atmosphère martienne soit suffisamment transformée pour que les humains puissent un jour s’en passer.

 

 

 

ON MARS T. 1 – Un Monde nouveau

Scénario : Sylvain Runberg

Dessin : Grun

Caractéristiques : 80 pages dont un cahier graphique

Éditions Daniel Maghen

Parution le 31 août 2017

Prix : 16 €



Publié le 01/09/2017.


Source : Bd-best


Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir mais il y a des histoires… glaçantes !

Ça y est ! Après être monté à son zénith, le soleil de l’été couchant a entamé sa folle digression et les jours… raccourcissent alors que la nuit gagne toujours plus de terrain. Et ses ombres malfaisantes, avec. Restez cachés dans les buissons, sans un bruit, retenez votre respiration et peut-être assisterez-vous sans danger aux cérémonials orchestrés par Laurent Lefeuvre avec la béné… la malédiction de Claude Seignolle et par Pascal Moguérou.

 

 

 

 

 

 

© Laurent Lefeuvre chez Mosquito



En ouvrant, tel un grimoire, le dernier album de cet orfèvre de l’obscurité qu’est Laurent Lefeuvre, j’aurais juré remonter le temps pour me retrouver il y a quelques années. Quand, à la poursuite d’émois littéraires, je dégotais quelques livres aux couvertures reconnaissables entre toutes des Éditions Marabout. Il y avait là du Jean Ray, beaucoup, mais Claude Seignolle n’était pas en reste. Et ça valait aussi son pesant de cacahuètes… et de chocottes.

 

 

 

 

© Laurent Lefeuvre

 

Alors quand l’un des auteurs de BD les plus sensationnels de sa génération se propose d’adapter le formidable passeur de légendes noires, on n’hésite pas, on fonce. Bon, ce n’est pas pour autant gagner, encore faut-il arriver sain et sauf, éviter les ronces, les souches et autres toiles d’araignées, pour atteindre cette clairière pas forcément réconfortante où plane comme une odeur de diable.

C’est le titre donné à ce recueil (le premier et pas le dernier, on l’espère d’emblée) qui compile ainsi cinq courts récits de Seignolle : Celui qui avait toujours froid, Comme une odeur de loup, L’homme qui savait d’avance, Un bel ensorcelé et Deux dents, pas plus… Tout un univers où rien n’est certain, et la mort encore moins, qui nous tend les branches et les bras décharnés, mais aussi l’encre noire comme jamais pour mieux s’insinuer dans nos veines. Car oui, « le diable existe ». Et il se pourrait bien qu’il soit Laurent Lefeuvre en personne. Tellement que chaque trait transpire tout l’amour nourri pour l’oeuvre de ce « fantastiqueur » de grands chemins à l’écoute de son pays, de ses campagnes et de ses mythes plus ou moins fondateurs. Glaçants, c’est certain.

 

 

 

 

© Laurent Lefeuvre chez Mosquito

 

Dans Comme une odeur de diable, Lefeuvre n’a pas son pareil pour faire s’unir les mots afin qu’ils forment des monstres, des visages traumatisés, des vies hantées par les soubresauts du Malin. De ce menuisier qui devinait quand la mort frapperait à ce drôle de vagabond dont il vaut mieux ne rien voir du visage. Lefeuvre croque les monstres sur le vif, de chair et de pustules, de noir et de blanc, comme s’il avait eu les chances de les voir prendre la pose dans son atelier. Il y a de la peur mais aussi de l’élégance, l’influence du regretté Bernie Wrightson, aussi. Mais attention, les monstres ne sont pas toujours ceux qu’on croit !

 

 

 

 

© Laurent Lefeuvre chez Mosquito

 

Parfois, on se dit qu’à la vue d’une adaptation, tel ou tel auteur doit se retourner dans sa tombe. Ici, à mesure que Laurent Lefeuvre donne poids et appui à la prose du conteur, je suis plutôt convaincu que c’est un Claude Seignolle (toujours bien vivant et centenaire bon pied bon oeil) galvanisé et requinqué pour les siècles des siècles qui s’est enfui de la chaumière où il coule des jours paisibles pour fêter jusqu’au bout de la nuit et de l’indicible, l’événement. C’est vrai quoi, on n’a pas tous les jours cent ans. Et avec l’art et la manière, encore moins. Puissant !

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Comme une odeur de diable

Sous-titre : Contes de Claude Seignolle

D’après les contes de Claude Seignolle

Scénario et dessin : Laurent Lefeuvre

Noir et blanc

Genre : Fantastique, Horreur

Éditeur : Mosquito

Nbre de pages : 64

Prix : 14€



Publié le 01/09/2017.


Source : Bd-best


Deuxième édition des rencontres nationales de la bande dessinée à la Cité BD

La Cité organise la seconde édition des Rencontres Nationales de la Bande Dessinée, réunissant différents acteurs du secteur invités à débattre des problématiques professionnelles en cours. Cette manifestation vise à proposer un espace de débats et d’analyses pour l’ensemble de la profession, avec des éclairages issus des réflexions d’acteurs de la chaine éditoriale, de Grands Témoins, permettant de resituer les enjeux de la bande dessinée dans un contexte plus large.

Sous le titre Éducation et Bande Dessinée, ces rencontres bénéficient du partenariat du réseau Canopé, du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Éducation Nationale, des États Généraux de la Bande Dessinée, de GrandAngoulême, du Pôle Image Magelis et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Véritable observatoire du neuvième art, la Cité a choisi de s’intéresser aux relations qui relient l’enseignement et la bande dessinée. Officiellement étudiée en classe depuis la mise en œuvre de l’Histoire des Arts revalorisant les arts visuels (2008-2009), la bande dessinée semble avoir conquis des milieux qui lui ont longtemps résisté, à savoir, les programmes des premiers cycles d’enseignement, voire les études universitaires.

On ne compte plus les cas d’utilisation de la bande dessinée comme support d’enseignement. Ici et là naissent des initiatives telles que les classes BD, les séminaires pour les enseignants, les résidences d’auteurs en milieu scolaire, les projets de recherches pluridisciplinaires ayant en commun la bande dessinée...

S’adaptant à ce qui peut s’apparenter à un mouvement de fond, les éditeurs spécialisés se sont aussi emparés du thème, multipliant les collections à visée « pédagogique » (La Petite Bédéthèque des Savoirs, Sociorama, Cases d’histoires…).

Spécialiste du domaine, Nicolas Rouvière s’interrogeait récemment sur cette intégration de la bande dessinée en classe. Notre chercheur la jugeait « en trompe-l’œil », pointant, notamment, l’utilisation de la bande dessinée pour enseigner autre chose qu’elle-même, soulignant le manque de formation des enseignants et l’absence, encore aujourd’hui, d’un vrai consensus des parents d’élèves et du monde éducatif en faveur du neuvième art.

Le moment est donc venu de faire le point sur les relations entre éducation et bande dessinée ; d’envisager tous les aspects d’une vraie réflexion sur les pistes pédagogiques et didactiques que tracent l’enseignement et la pratique du neuvième art, ainsi que les méthodologies à appliquer en classe et sur les temps périscolaires.

Découvrez le pré-programme des deux journées de communications, rencontres, débats et réflexions, auxquelles participeront des professionnels du neuvième art, de l’éducation, des auteurs, des éditeurs, des chercheurs ainsi que des intellectuels de renom.

Le programme des rencontres


Pays : France

Date de l'événement : du 05/10/2017 au 06/10/2017.

Publié le 01/09/2017.


Source : Bd-best


Rose tome 2, Le scénario d’Alibert et de Lapière se complexifie et prend une tournure plus sombre

  « - …Mais justement, on ne sait pas qui c’est. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ensuite, il a brûlé tout un tas de documents.

-          Comment ça, brûlé ?

-          Dans un tonneau métallique qu’il a descendu jusqu’ici. Ça a bien duré deux heures tellement il y en avait.

-          Et donc, avant de le tuer, mon père lui a parlé du 18 mars 1994 ? Mais c’est ma date de naissance ! Et il a mentionnée l’hôpital Saint-Ambroise ?... C’est là que je suis née !!

-          C’est bien ce qu’il a dit. Je m’en souviens parfaitement.

-          Et on n’en sais pas plus.

-          Abieta ! Je vais aller la voir. Il n’y a qu’elle qui peut savoir. »

 

            Rose poursuit son enquête et les révélations vont se succéder pour la jeune femme au don d’ubiquité. Son père passe du statut de victime à celui d’assassin, mais la situation est bien plus complexe. Les secrets de famille sont des coffres pour lesquels les clefs sont parfois bien cachées. Dans sa maison, un quatrième fantôme, bien moins aimable que les trois spectres locataires des lieux, entre en scène.

 

 

 

 

 

 

            Le scénario d’Alibert et de Lapière se complexifie et prend une tournure plus sombre. Des personnages ne sont pas ceux que l’on croit et peuvent porter des masques, et pas forcément dans un milieu que l’on croirait ripoux. La bourgeoisie biarrote est dépeinte de façon bien réaliste avec tout le surfait dont elle renvoie l’image. L’idée du tableau dans lesquelles s’insèrent les scènes de crime apporte une originalité supplémentaire et contribue à faire de ce récit une histoire solide.

 

            Valérie Vernay, avec son trait et ses couleurs semblant faites à la craie, propose de belles grandes cases. Que ce soient les expressions des personnages ou les paysages dépeints, la douceur du graphisme immerge le lecteur au cœur des sentiments des acteurs et des lieux. Enfin, si vous voulez savoir comment se battre avec un fantôme, ce deuxième acte de la trilogie Rose vous en fournira la méthode.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Rose

Tome : 2

Genre : Polar fantastique

Scénario : Alibert & Lapière

Dessins & couleurs : Vernay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782800166636



Publié le 01/09/2017.


Source : Laurent Lafourcade


Musée Imaginaire Tintin à la fête de la BD de Bruxelles

Venez découvrir l'expo Le Musée Imaginaire de TINTIN à La Galerie Tintin©Hergé - Fête de la BD / Stripfeest du Sablon à partir du 1er septembre à 17h!

Tous à vos agenda : un drink sera organisé le vendredi 1 septembre 17h00, ainsi que plusieurs mini-conférences le samedi 2 septembre après midi.

Cerise sur le gâteau, le Rallye Tintin fera une halte sur la Place du Sablon en face de la galerie Tintin, le dimanche 3 septembre à partir de 13h.

Une adresse tintinesque incontournable ce week-end, pour les curieux et les passionnés de l’oeuvre d’Hergé.



Publié le 31/08/2017.


Source : Bd-best


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