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David Sala : « Pour adapter le Joueur d’échecs, je devais me passer des mots magnifiques et inimitables de Zweig pour raconter par l’image »

Il y a quelques années, c’est marqué dans la chair et dans l’esprit que j’avais terminé de lire Le joueur d’échecs de Stefan Zweig pour l’école. Une nouvelle pour marquer le passé, le présent et sans doute le futur car on est jamais à l’abri des retours de flammes de l’Histoire. Laissant la force des mots, terribles, à Zweig, David Sala a opté pour la force des traits et du pictural pour livrer son adaptation formidable de sens. De ces bandes dessinées qui prouvent toute leur capacité à adapter un roman. 

 

 

 

 

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Bonjour David, cela fait quatre ans qu’on ne vous avait pas lu en BD. Votre retour fait plaisir, encore plus avec un album comme Le joueur d’échecs. Quatre ans, c’est le temps qu’a pris la réalisation de cet album ?

Non mais j’ai une espèce de travail à deux têtes. Je suis aussi illustrateur jeunesse, j’aime naviguer entre les deux formats.

Le joueur d’échecs, c’est une institution, quand même ! Vous vous rappelez de la première fois où vous l’avez lu ?

Et comment ! Mon amour pour ce roman date d’il y a très longtemps. Je l’ai lu quand j’étais étudiant. Je l’ai relu pour préparer cet album, et il m’a peut-être encore plus frappé. Par son thème, le monde décrit, le lien entre les années 40 et maintenant, la naissance d’une pensée nauséabonde jamais très loin.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Vous n’aviez jamais songé à l’adapter auparavant ? Ou, plutôt, est-ce le fait d’avoir adapté Cauchemar en rue pour votre précédent album qui a fait déclic ?

Oui, cette adaptation de Robin Cook m’a donné le courage. Il y a des appréhensions, j’étais rempli de doutes à l’idée de m’attaquer à un tel auteur, lu partout dans le monde.

Dès mes vingt ans, j’ai ressenti que c’était un texte fort mais je ne m’en sentais pas capable. Maintenant, par inconscience, je trouve que c’est bien de se faire peur, de se mettre en danger, de se donner un Everest.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Du coup, comment vous y êtes-vous pris ?

Il faut ne pas y penser. J’ai une approche très instinctive, je ne suis pas un technicien. Il fallait être au plus juste, fidèle dans l’absolu. C’est un jeu de réflexion, on n’y parle pas beaucoup. Il y a cette scène de huis clos menée par les jeux de regard. Il s’agit de restituer l’atmosphère, la tension sans ennuyer le lecteur.

Du coup, comment naissent les personnages ?

C’est de l’ordre de la fulgurance. Monsieur B., Zweig en fait une courte description dans le roman, il est blanc et a les traits anguleux. À un moment, il m’est apparu. Je me fie à l’instant.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Finalement, ce Monsieur B. reste plutôt énigmatique, on ne le connait que durant le temps qu’il reste sur le bateau et ce qu’il veut bien dire de son passé. Comment le voyez-vous ?

Comme un homme brisé. Il y a eu un avant et un après son incarcération. Ce qu’il est désormais, il ne l’est devenu que par la violence et la brutalité de la Gestapo. Avant ce drame, on imagine un homme équilibré, cultivé, suffisamment brillant que pour s’en sortir?

Et au jeu des couleurs.

C’est un univers. Tout se passe sur un bateau. Je l’ai enrichi, j’ai créé une atmosphère. Avec des couleurs, qu’elles soient bleutées ou tirant sur le violet, le rose. J’aime raconter par les couleurs, qu’elle nous éblouisse sur le pont du bateau alors que dans le roman, ces scènes-là se passent plutôt de nuit.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Et les couleurs qui ont un rôle dans la manière dont vous insinuez les flashbacks.

Oui, je comptais sur les couleurs, tout en simplifiant au maximum le dessin avec le moins de traits possible, le moins de plis dans les vêtements, sans ombre portée. Quelque chose de très simple qui jouait sur les contrastes tout en essayant d’épurer.

Du coup, on sent bien que si les traits sont plus flous, ces images, marquantes, ne sortiront jamais de la mémoire de B.

Je voulais, par ce traitement graphique, aussi créer un contraste en le monde intérieur, torturé, et le monde extérieur, sur ce bateau où il y a de la joie, de la beauté, un côté luxueux et élégant. Il fallait aussi contrebalancer la noirceur de ce récit. B est seul parmi les autres, il porte son histoire de manière muette, plus subtile.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Vous documentez-vous ?

De manière générale, je me documente beaucoup. Pour le coup, ici, j’avais assez peu de choses, des bouts de photos pour reconstituer. Le but n’est pas que ce soit un livre historique. Alors oui, certains vêtements correspondent plus aux années 20 qu’aux années 40 mais je voulais plus coller aux années glorieuses.

Dans la manière dont vous faites ressentir l’enfermement, vous multipliez les cases et les plans sur le malheureux personnage, j’ai un peu pensé à ce qu’à fait Guy Delisle dans S’enfuir.

Ah, je ne sais pas, je ne l’ai pas lu. Toujours est-il que la mise en scène devait être au service de la narration. En mettant douze cases sur une même planche, je pouvais représenter la solitude, le temps qui passe sans avoir recours aux mots. Bien sûr, ceux de Zweig sont magnifiques et inimitables. Mais en BD, je devais m’en passer, raconter par l’image sans recours aux mots.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Vous jouez aux échecs ?

Je déplace les pions mais, non, je n’y joue pas.

Pourtant vous arrivez à reproduire ces parties d’échecs de manière mémorable. Et il y a finalement des damiers un peu partout, sur les tapis, les motifs des murs, la couverture d’un lit…

L’idée, c’est d’être enfermé dans cette histoire. Sans doute y’a-t-il dans ce que j’ai fait une part de conscience et une autre d’inconscience. Mais je voulais qu’on soit avec les personnages, qu’on traverse et qu’on se laisse aller. Mais toujours dans une seule et même direction, celle du dessin et des couleurs.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Il y a cette 85ème planche où B se démultiplie.

C’est une manière de retranscrire son état mental. Les mots sont plus forts que l’image, la littérature a cette force. Il me fallait quelque chose qui s’en rapproche et ce visuel s’est imposé assez rapidement.


Avec une scène plus dure à dessiner que les autres ?

Les scènes d’enfermement, quand le personnage sombre, qu’il faut faire ressentir le pourquoi.

Finalement, comment expliquez-vous qu’on parle encore aujourd’hui de ce qui fut la dernière oeuvre de Zweig ?

C’est quelque chose d’important, un texte qui parle de la dictature, de la victoire de la brutalité sur l’esprit. On ne peut qu’être sensible au personnage à la souffrance qui le traverse. Encore plus à l’heure où on parle tous les jours de replis identitaires, de la volonté de certains à imposer leur point de vue de la manière forte. Le Joueur d’Échecs, c’est un roman très original porté par une formidable plume.

Pour se rendre compte de votre travail, il y a ce chouette cahier bonus en fin d’album.

Ce sont les coulisses, l’arrière-cour.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

Et si on va plus loin dans ces coulisses ?

Mon atelier est chez moi, sous les toits. Un espace assez confortable avec plusieurs tables, une table lumineuse, une grande table à dessin d’architecte. Un espace suffisamment vaste pour qu’un chevalet puisse y tenir et que je puisse ranger mes dessins. Il y a de la musique, la radio, des émissions, je laisse filer. J’ai des disques aussi. Mais, quand je dois mettre en place des choses importantes, je me mets dans ma bulle et ne laisse plus rien rentre de l’extérieur.

 

 

 

 

© David Sala chez Casterman

 

À d’autres moments, c’est du travail par petites touches. La nuit aussi. Il est fréquent que je me réveille pour aller à ma table à dessin… quand mes pensées me laissent dormir. L’entre-deux entre la veille et le sommeil est propice à l’imagination…

… fertile, dans votre cas ! Merci David et à bientôt.

 

Propos recueillis par Alexis Seny

 

Titre : Le joueur d’échecs

D’après la nouvelle de Stefan Zweig

Scénario, dessin et couleurs : David Sala

Genre : Drame psychologique

Éditeur : Casterman

Nbre de pages : 128

Prix : 13,99€



Publié le 27/10/2017.


Source : Bd-best


Avec Gunblast Girls, Crisse revient dans la Science-Fiction qui bastonne dans ta face, minable !

Crisse nous revient avec une nouvelle série de SF. Plus en forme que jamais, il opère son come-back, en cette année 2017, seul aux commandes de son nouvel opus (Scénario-dessin) et par la même occasion, rejoint l'éditeur Lombard. Seul? enfin pas tout à fait, son retour s'opère avec la complicité de l'hyper talentueux Fred Besson qui excelle toujours dans la mise en couleur.

Résumé de l'éditeur : Zdenka et les filles de son gang s'étaient séparées suite à un casse qui avait mal tourné. Mais cette fois-ci, Zdenka est sur un gros coup, sans risque et bien payé, de quoi convaincre ses anciennes partenaires de reformer les « Gunblast Girls »... Elles devront faire traverser les lignes de l'Alliance à la fille du grand patron du consortium économique.
Mais la gamine s'avère moins facile à gérer que prévu. Et puis certaines milices ont visiblement un compte à régler avec Zdenka...

 

 

 

 

© Crisse - Lombard

 

Le récit n'est pas avare d'action. Il nous relate les aventures de Zdenka et de ses acolytes (Gunblast Girls) qui entreprennent d'escorter la fille d'un puissant homme d'affaire. Mais cette mission qui au départ semblait si facile à réaliser prendra un tournant inattendu et débouchera sur une suite d'événements des plus explosifs. mafia, Extra-terrestre livides, mineurs agressifs, braquage de train, mystères et autre complot sont les ingrédients de la recette qui compose cet album bien dynamique qui ne manque pas d'humour non plus.

 

 

 

 

© Crisse - Lombard

 

Le dessin de Crisse reste dans sa tradition. Une grande fluidité et un découpage qui donne un rythme soutenu. Son graphisme reconnaissable entre milles ne décevra pas ses fans de la première heure. On ne s'ennuie pas une seul seconde à la lecture et il parvient à nous tenir en haleine jusqu'à la dernière page et fera trépigner d'impatience dans l'attente du tome 2.

 

 

 

 

© Crisse - Lombard

 

Last but not least, un petit cadeau vous attend en fin d'album avec un cahier de 8 pages de croquis des héroïnes, personnages secondaires, vaisseaux essais de couvertures et commentaires croustillants de l'auteur. Gunblast Girl est l'agréable Sur-Crisse-prise de l'année.

 

 

Titre : Gunblast Girl, Dans ta face minable !

 

Scénario, dessin : Crisse

Couleurs : Fred Besson

Genre : Science-Fiction

Éditeur : le Lombard

 

Nbre de pages : 46 + cahier graphique

Prix : 16,50€

ISBN : 9782803634927



Publié le 27/10/2017.


Source : Bd-best


Blutch en expo à la Galerie Barbier & Mathon pour Variations

À l'occasion de la sortie de l'ouvrage ''Variations'', la galerie a le plaisir d'accueillir l'exposition La tradition de Blutch, en collaboration avec les éditions Dargaud.

L’exposition présentera les planches de l'album ainsi que des illustrations et planches inédites
A cette occasion, la galerie édite un tirage de luxe de ''Variations'' limité à 170 exemplaires numérotés et signés, assorti d'une sérigraphie inédite numérotée et signée par l'artiste, en vente uniquement à la galerie.

Le vernissage est ouvert au public et se tiendra, en présence de l'artiste, le jeudi 9 novembre de 19h à 21h30.

Lieu : Galerie Barbier & Mathon, 10 rue Choron, 75009 Paris

Contact : +33 6 80 06 29 95

Web : barbiermathon.com

 


Pays : France

Date de l'événement : du 10/11/2017 au 09/12/2017.

Publié le 27/10/2017.


Source : Bd-best


Malik, invité d'honneur de BD pour tous à Tourinnes-St-Lambert

16ème édition organisée par le Cercle des Collectionneurs de Perbais

Invité d'honneur : Malik

Au programme : Expo, bourse (20 exposants), bar et petite restauration et séance de dédicaces

Auteurs invités :

Casado, Fourquemin, Legein, Mezzomo, Malik (exposition de ses oeuvres sur place).

Entrée : 1 € (gratuit pour les enfants).

Horaires : de 9h à 17h (dédicaces de 10h à 17h).

Le dimanche 12 novembre aura lieu une BOURSE TOUTES COLLECTIONS dans la même salle.

Lieu : Salle Le Fenil (rue de La Cure n°15 -1457 Tourinnes-St-Lambert (WALHAIN)). Accès à la salle par l'autoroute E411, sortie n°10

Contact : Serge Marchand par tél 32 (0)4 98 48 12 51 par mail adhsergemarchand@hotmail.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 11/11/2017 au 11/11/2017.

Publié le 27/10/2017.


Source : BD Best


L’ombre de l’aigle, le combat napoléonien-hispanique de la dernière chance est devenu voltige dans les mains de Rubén

Quand ça ne rentre pas par la porte, ça passe par la fenêtre et quand ça ne passe pas par l’écrit, ça passe par l’image ! Les bonnes histoires trouvent toujours leur chemin. C’est ainsi que Rubén (Del Rincon), après le tournoyant Insoumises, récidive aux Éditions du Long Bec à mettre en valeur le patrimoine espagnol et… napoléonien. Car si tout a été dit en français dans le texte il reste des cocasseries à raconter, avec la folie hispanique en intraveineuse.

Résumé de l’éditeur : Sbodonovo, 1812… Sur le champ de bataille, les troupes de Napoléon font face à l’armée russe. Sous l’oeil de Bonaparte, le 326ème régiment d’infanterie entame une incroyable manœuvre. La troupe, composée d’anciens prisonniers espagnols engagés comme chair à canon, tente de rejoindre les lignes russes. Son but : passer à l’ennemi. Mais l’ombre de l’Aigle plane sur la bataille : dans un instant, Napoléon va réagir. Et c’est ainsi que débute la plus formidable méprise de l’histoire militaire…

 

 

 

 

 

 

 

© Arturo Perez-Reverte/Rubén Del Rincòn chez El Corte Ingles

 

La campagne de Russie amène tout doucement la fin d’un règne. En mauvaise posture, Napoléon veut pourtant croire encore un peu à sa chance et il semblerait qu’au-dessus de ces plaines ensanglantées et percées par les canons fratricide pour ceux qui, les armes en mains, semblent être pourtant des frères. Il y a de toutes les nationalités sur ce champ de bataille, des français et des russes, des combattants d’ailleurs mis sous les couleurs des deux ennemis désormais intimes (la sueur et le sang, ça rapproche… un peu) et des Espagnols.

 

 

 

 

© Arturo Perez-Reverte/Rubén Del Rincòn chez El Corte Ingles

 

Ces diables d’Espagnols qui ont tenté de déserter et sont désormais aux premiers rangs de Sbodonovo en train de faire gagner Napoléon, contre toutes attentes. Le Corse le voit bien depuis avec sa longue-vue, Labraguette en bégaye, et les héros du 326ème continuent à gagner mètre après mètre dans cette folie qui ne semblait pas les concerner jusque-là. Que l’aigle tienne et les autres suivront.

 

 

 

 

© Arturo Perez-Reverte/Rubén Del Rincòn

 

Et pourtant… au-delà des apparences, dans l’ombre de l’aigle, Munoz, Minguez, Pedro et tous les autres manient l’art du paradoxe, risquant leur peau et leur chair pour mieux se libérer du joug français et se réfugier dans les lignes… ennemies qui, en attendant, tirent à vue et à boulet rouge. Ça fait Zas-Raca-Boum, Cling-Clang.

 

 

 

 

© Arturo Perez-Reverte/Rubén Del Rincòn chez El Corte Ingles

 

De cet enchevêtrement d’incompréhensions militaires, on ne sait pas de quoi le roman d’Arturo Pérez-Reverte était fait mais force est de constater qu’il ne pouvait rêver meilleur fer-de-lance que la grammaire graphique de Rubén Del Rincón. L’Espagnol qu’on avait découvert un peu plus avec ses insoumises détourne les codes guerriers pour en faire une grande farce sur laquelle il arrive pourtant à faire peser tous les enjeux de vie et de mort de cette aventure insensée. Ce ne sont plus des combats, c’est de la voltige.

 

 

 

 

© Arturo Perez-Reverte/Rubén Del Rincòn chez El Corte Ingles

 

Entre le sang chaud de ses héros (chacun avec une de ces gueules, mes amis) et le froid qui va engourdir les troupes napoléonienne, Rubén met le feu à la neige et à Moscou et impose son trait tournoyant, coriace, désespéré mais aussi fondamentalement comico-caustique sur cette bonne soixantaine de planches détonantes, généreuse et emplies de bravoure aux couleurs nuancées. Costaud !

 

Titre : L’ombre de l’aigle

D’après le roman d’Arturo Pérez-Reverte

Scénario, dessin et couleurs : Rubén Del Rincón (Page Facebook)

Genre : Guerre, Humour, Épopée

Éditeur : Éditions du Long Bec

Éditeur VO : El Corte Ingles

Nbre de pages : 64

Prix : 16,50€

 

 



Publié le 26/10/2017.


Source : Alexis Seny


Ruiz apporte une dynamique et une fluidité au monde de Magic 7

« - Nous… Nous n’avons toujours pas de nouvelles d’Alice.

-          Ne t’inquiète pas. J’ai mis mon meilleur détective sur le coup. Il sera plus efficace que la police.

-          C’est que…avec sa santé fragile, je n’ose imaginer ce qu’elle traverse.

-          Alice est bien plus forte qu’il n’y paraît.

-          Un de nos hommes nous rapporte l’existence d’un site internet parlant de jeunes avec des pouvoirs.

-          S’il n’y en avait qu’un… »

 

Le père de Léo est bien placé pour le savoir. Il connaît les sept mages et leur puissance. C’est d’ailleurs pour cela que Milo le télépathe est séquestré au fond d’un silo, afin qu’il ne puisse pas contrôler la pensée de ceux qui l’approchent.

 

 

 

 

 

 

 

© Toussaint - Ruiz pour Dupuis

 

 

Pendant ce temps, Léo, perturbé par ses lectures dans la bibliothèque de son père, prend ses distances avec ses camarades. Ça ne durera pas. Il faut sauver Alice qui traîne dans un casino mafieux, et on est plus fort à plusieurs que seul.

 

Kid Toussaint a réussi son pari : faire de Magic 7 une série avec laquelle il faut compter. Ce cinquième opus donne à la série un élan important. La mise en place est terminée et on est dans le vif de l’action. Grâce un rythme de parution soutenu, le scénariste a pu installer de solides fondations assez rapidement.

 

 

 

 

 

 

Comme analysé dans la chronique du tome précédent ( http://www.bd-best.com/quelques-planches-de-bd-en-plus-sur-la-plage-de-vos-vacances-part-8-news-9381.html ), Kenny Ruiz passe du statut de révélation à celui de maître d’œuvre. Ses planches de transition de Vérités lui ont permis de prendre la main sur la série. Ce changement de dessinateur est une bonne décision. Même si le travail en duo de La Barbera et Quattrocchi était fort honorable, Ruiz apporte une dynamique et une fluidité au monde de Magic 7. Les scènes au casino et les créations de monstres de Fabrice explosent de vitalité. Le tout est servi par les couleurs de Noiry, servant les différentes ambiances avec des tons colorés, aidant à la transition avec les diverses séquences mettant en scène les nombreux personnages.

 

            Un projet d’adaptation de Magic 7 en dessin animé est dans les cartons. Est-ce le signe que l’Europe va se mettre à adopter la culture nippone qui transforme rapidement en anime les succès du manga ?

 

Série : Magic 7

Tomes : 5- La séparation

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Kid Toussaint

Dessins : Ruiz

Couleurs : Noiry

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 9,90 €

ISBN : 9782800169712



Publié le 26/10/2017.


Source : Laurent Lafourcade


Luc Mazel est un dessinateur hors pair dans le style franco-belge grande époque

 «  - Annabelle Babble ! ça alors, quelle bonne surprise !

-          Mathilde ! Alfred ! ça fait si longtemps !

-          Annabelle, toi ici ! Tu t’es lancée dans la restauration à ce qu’il paraît ?

-          Oui, et voici mes associées.

-          Sacrée Annabelle, toi qui rêvais d’évangéliser les indiens ! (…) Nous sommes désolés ! Cette fusillade ne vous était pas destinée.

-          A qui alors ? Que se passe-t-il ? Vous avez des ennuis ?

-          C’est notre fille Jessie Jane qui nous cause du souci avec nos voisins.

-          Jessie Jane ! C’est vrai, où se cache ma filleule ? Elle doit avoir bien grandi maintenant.

-          Hélas ! »

 

 

 

© Mazel - Frydman pour Dupuis

 

 

Lorsqu’avec mes deux compatriotes, la bourrue irlandaise Alma et la délicate intellectuelle Alexandrine Dumas, nous arrivâmes au ranch Parsons, nous ne nous attendions pas à trouver les parents de ma filleule dans un tel désarroi. Je ne savais pas que cette dernière était devenue l’égérie de la plaine, la pin-up du Far-West, sexy oui, mais au colt acéré. Je ne l’avais plus vue depuis ses six ans.

 

 

 

© Mazel - Frydman pour Dupuis

 

 

Nous sommes cantinières. A bord de notre food-truck, ou plutôt chariot-cantine comme on l’appelait à l’époque, nous parcourions l’ouest américain. Dans « Flirt à la Winchester », nous avons hérité de la surveillance de Jessie. Ses prétendants sont un tantinet envahissants. Ses parents refusent de la laisser se rendre seule chez Parsifal Brown. Elle a été promise en mariage à son fils, mais les parents Parsons se sentent trop vieux pour l’accompagner. En plus de marraine, ils m’ont attribué la lourde charge de témoin. J’ai donc l’idée de la conduire à destination dans la carriole de mes associées. Ha, elle va en manger la jolie Jessie du potage de consommé de fayots, des fayots en gelée, des paupiettes de fayot et de la macédoine de fayots ! Mais à nous la charge de ne pas laisser les jolis cœurs s’approcher trop près. Entre amoureux transis, vils cow-boys et braves pieds-jaunes, les flings vont pétarader.

 



Dans « Le shérif à quatre étoiles », nous allons nous trouver confrontés à un groupe de malfaisants opprimant une ville où plus personne n’ose représenter la loi. Avec Jessie et mes collègues, nous allons arborer l’étoile de la justice. Prenez garde à vous Ron Reg, Willie le veinard, Chuck Bradfer et Bullet Mackintosh. Vos hold-ups sont comptés !

 

Nos deux grandes aventures sont réunies dans cette belle intégrale, accompagnées d’un court récit « enplumé ». L’introduction de Patrick Gaumer nous en apprend énormément sur la genèse, la vie et la disparition de cette série qui avait tout pour devenir un incontournable de chez Dupuis, et qui s’est retrouvée fauchée en plein vol, ou plutôt en pleine plaine.

Gérald Frydman, le scénariste, vient du milieu du cinéma. Il insuffle à la série une énergie spécifique toute faite pour l’envolée du graphisme de Mazel. Frydman ne s’est pas attardé dans le neuvième art. Outre Jessie Jane, il fait une incursion chez Pilote où il travailla avec Touïs sur Sergent Latterreur, aujourd’hui réédité chez Le Coffre-à-BD.

Luc Mazel est un dessinateur hors pair dans le style franco-belge grande époque. Les personnages secondaires ont des trognes tout droit sorties des westerns à la papa avec John Wayne. Jessie Jane est sexy, belle et rebelle. Les chevaux sont maîtrisés. Bien sûr, certaines scènes pourraient se trouver dans un épisode de Lucky Luke, comme celle où des indiens tournent autour de chariots placés en formation arrondie. Mais la série aurait offert un joli parallèle au monde de Morris sans marcher sur ses plates-bandes. D’ailleurs, le cow-boy qui tire plus vite que son ombre avait déjà quitté la maison Dupuis au moment où la belle cow-girl arpentait les plaines du Far-West.

 

 

 

 

© Mazel - Frydman pour Dupuis

Les caractères apparemment antagonistes de Charles Dupuis et de Luc Mazel ont empêché chacune de ses séries de se transformer en succès. Et pourtant… Aussi bien Câline et Calebasse, les mousquetaires, que Boulouloum et Guiliguili, les jungles perdues, réunissaient toutes les conditions, au même titre que Jessie Jane, pour devenir de grandes collections dans le catalogue de l’éditeur, à l’égal des Tuniques Bleues, des Petits Hommes ou du Scrameustache. Dans le cas précis de la série ici concernée, Patrick Gaumer raconte qu’un auteur maison se serait plaint auprès de Monsieur Dupuis que Jessie Jane risquerait de faire de l’ombre à son héroïne. Ainsi fut-elle enterrée alors que le scénario du troisième épisode était prêt à être dessiné.

Bref, des conséquences de cette mésaventure, il reste cette magnifique intégrale, chevauchée humoristique et aventure dynamique. Allez, Jessie, ta marraine te ramène au ranch !

 

Série : Jessie Jane

Tome : Intégrale

Genre : Western

Scénario : Frydman

Dessins : Mazel

Couleurs : Léonardo

Éditeur : Dupuis

Collection : Dupuis Patrimoine

Nombre de pages : 160

Prix : 28 €

ISBN : 9782800170266



Publié le 26/10/2017.


Source : Bd-best


Tank Girl, Art of Wakfu, Piège sur Zarkass, un festival de sorties étonnantes en octobre chez Ankama

Ankama nous offre en ce dernier trimestre 2017, un panel de sortie flamboyant. Cette fois nous nous intéressons particulièrement à celles d'octobre et en l’occurrence à trois albums et recueils qui méritent le coup d’œil.

Commençons par Tank Girl. On ne la présente plus, sauf si vous habitez sur une île déserte perdue au milieu de l'océan dépourvue de connexion wi-fi et de liaison satellite ou si elle n'est carrément pas votre genre. Tank Girl, cette nana déjantée est née sous les plumes d'Alan Martin et Jamie Hewlett. Souvenez vous du design des clips du groupe Gorrilaz, c'était l'un d'entre eux.

Résumé de l'éditeur : Égérie de la BD britannique du début des années 90, Tank Girl remonte à bord de son char blindé et repart à l'assaut du monde ! Sex, drugs and rock'n'roll ! Après une pause de vingt ans, Jamie Hewlett (Gorillaz), cocréateur de Tank Girl, reprend les armes ! Pour 21st Century Tank Girl, Jamie rejoint son binôme Alan Martin et une équipe de six dessinateurs (vétérans et nouveaux venus) pour vous délivrer une bombe ultime de stupidité. Tout le monde à terre, protégez vos parties intimes et préparez-vous à un carnage épique !

 

 

 

 

 

 

© Alan Martin, Jamie Hewlett, Philip Bond, Bret Parson, Jim Mahfood, Warwick Johnson Cadwell, Jonathan Edwards, Craig Knowles pour Ankama

 

Ce nouvel album développé sous crowfunding nous revient chez Ankama avec de tout nouveaux récits. Et il s'entoure de talents tels que Philip Bond, Bret Parson, Jim Mahfood, Warwick Johnson Cadwell, Jonathan Edwards et Craig Knowles, une dream team absolument fabuleuse pour ce come-back exceptionnel. Tous les ingrédients adorés des fans sont bien là, ils ne seront pas déçu. Chacun des auteurs y va de sa petite histoire, bourré d'humour, osé avec des personnages tout aussi haut en couleurs que Jet Girl, Barney ou encore Booga.

 

 

 

© Alan Martin, Jamie Hewlett, Philip Bond, Bret Parson, Jim Mahfood, Warwick Johnson Cadwell, Jonathan Edwards, Craig Knowles pour Ankama

 

 

Un retour vachement bien réussi qui nous mets l'eau à la bouche et nous fait espérer un retour plus prononcé de Jamie Hewlett plus précisément !

Titre : Tank Girl : 21st Century

Tome : 1

Scénario et dessin: Alan Martin, Jamie Hewlett, Philip Bond, Bret Parson, Jim Mahfood, Warwick Johnson Cadwell, Jonathan Edwards

Coloriste : Craig Knowles

Genre : Action, Aventures

Éditeur : Ankama

Prix: 13.90 €

ISBN : 9791033504795

 

 

 

 

THE ART OF WAKFU saison 3

Vous rêviez de découvrir l'envers du décors de Wakfu? Vous étiez impatient de lever le voile sur les secrets de conception de cette saison 3? Vous allez vous régaler sur ce recueil de plus de 200 pages dans un format à l'italienne enrobé d'une jaquette sublime au demeurant agréable au touché, excusez du peu !

Résumé de l'éditeur : Cet artbook bilingue français-anglais dévoile les coulisses de la saison 3 de Wakfu. Pour célébrer le retour de la série sur le petit écran, l’équipe de Wakfu s’est donnée corps et âme afin de vous faire vibrer. Les rebondissements en surprendront plus d’un et vous tiendront en haleine. L‘artbook vous révélera les dessous et les secrets de cette nouvelle saison !

 

 

 

 

© Ankama

 

Voilà en quelques sortes tout est dit ou presque. Cet élégant pavé vous en mettra plein les yeux et vous propose études et détails de personnages, anecdotes, traits de caractères, le développement, en résumé, tout ce que vous devez savoir en étant un fan pur et dur sur cette troisième saison qui à mis tout de même pas loin de cinq années à se concevoir.

Ce bijou graphique est agrémenté d'une préface de TOT et d'un avant-propos de Fabrice Nzinzi. Du pur bonheur pour les amateurs de Wakfu.

Titre : The Art of Wakfu saison 3

Auteurs : Collectif

Éditeur : Ankama

Collection : Krosmoz

Prix : 25,90 €

ISBN : 9791033504740

 

 

 

 

 

PIEGE SUR ZARKASS, l'intégrale

Figure française emblématique du roman de SF française, Stefan Wul s'est imposé avec ses récits en très peu de temps. L'éditeur à eu la bonne idée de transposer en BD et s'entourer des talents de Didier Cassegrain (dessinateur) et Yann (scénariste). Ces derniers ont su adapter intelligemment toute l'essence de Piège sur Zarkass avec brio. Le scénariste nous gratifie comme à l'accoutumée de ses joutes verbales et de son arc narratif incomparable. Le graphisme de Cassegrain ne déroge pas à la règle et nous émerveille par son style unique. Dans cet intégrale sont donc condensé les trois albums paru avec un cahier supplémentaire contenant interview, illustration et études de personnages. On ne se moque donc pas du lectorat. Un achat indispensable qui trouvera une place de choix dans votre bédéthèque !

Résumé de l'éditeur : Comptoir terrien de la planète Zarkass. De mystérieux engins volants de forme triangulaire perturbent l’harmonie instaurée entre la population indigène et la colonie humaine implantée. Qui pilote ces Triangles et quel est le but de leurs manœuvres dans l’espace aérien du protectorat ?

 

 

 

 

© Cassegrain - Yann pour Akama

 

 

Escortées par un équipage d’autochtones, deux agents aussi dissemblables qu'incompatibles se voient dépêchées sur place : Louis, officier scientifique délicate et raffinée ; et son guide Marcel, coéquipière aussi rude que râblée.

Leur couverture : étudier faune, flore et coutumes Zarkassiennes. Leur mission officieuse : accéder à la zone où l’un des vaisseaux aliens semble s’être crashé... Mais dans la jungle luxuriante et menaçante de Zarkass, les deux jeunes femmes ne tardent pas à soupçonner que chacune dissimule les véritables motifs de sa présence...


Titre : Piège sur Zarkass, l'intégrale

Auteurs : Yann et Cassegrain

Éditeur : Ankama

Prix : 19.90 €

ISBN : 9791033504764



Publié le 26/10/2017.


Source : Michel D.


L’automne à Pékin, le roman sans queue ni tête de Vian dominé de la tête aux pieds par les Brizzi Brothers

Mais qu’allait-il faire dans ce… désert ? Septante ans après sa parution, l’inclassable roman de Boris Vian, « L’automne à Pékin » (qui ne se passe ni en automne, ni à Pékin et tout juste compte-t-il quelques pékins qui vont se révéler aussi barges que ce titre délirant), sème ses grains de sable plus que ses feuilles mortes dans une bande dessinée de Gaëtan et Paul Brizzi totalement acharnée à rendre au mieux le grand n’importe quoi de Vian. Ça fonctionne du tonnerre !

 


 

 

 

 

 

 

© Gaëtan et Paul Brizzi chez Futuropolis

 

Résumé de l’éditeur : Il ne sera question ici ni de Pékin, ni d’automne mais d’une valse de rencontres impromptues entre des personnages loufoques (atypiques) dans des situations pour le moins cocasses, et dans un décor étonnant. Chacun est arrivé là, porté par de curieuses ambitions, des appétits déraisonnables ou des rêves insensés. Une foule se presse alors au milieu de nulle part. En Exopotamie (pays loufoque inventé par Vian), les masques vont tomber.

 

 

 

 

© Gaëtan et Paul Brizzi chez Futuropolis

 

Il n’est jamais trop tard pour se lancer dans la BD. N’ayant plus rien à prouver dans le domaine de l’animation où ils sont passés maîtres (des Studios Disney et de La bande à Picsou, notamment, à La surprise de César ou le court-métrage qui les a césarisés, Fracture, sans oublier leurs storyboards et illustrations), les Brizzi Brothers ont décidé d’en découdre avec le Neuvième Art.

En 2015, d’abord, en compagnie d’un autre nouveau venu du cinéma, Christophe Malavoy, et d’une autre figure du patrimoine littéraire français, Louis-Ferdinand Céline et La cavale du Dr. Destouches. Avec Vian, Gaëtan et Paul Brizzi (au scénario comme au dessin) retrouvent des couleurs pour brasser les destins fulgurants et semblant inconciliables de personnages pas piqués des hannetons.

 

 

 

 

© Gaëtan et Paul Brizzi chez Futuropolis

 

Oeuvre chorale dont l’absurde est maître de cérémonie, L’automne à Pékin est une curiosité qui tel un cyclone en plein désert emporte tout sur son passage, de cet ingénieur de la Wacco qui périra décapité, de ce médecin farfelu et savant fou à ses heures perdues, de cet Indiana Jones de pacotille qui découvre une cité antique, de ce prêtre aux yeux et mains baladeurs en passant par cette jolie fille aux charmes ravageurs et ce duo mal-assorti composé de Anne le musclé fonceur et Angel (le même que dans L’Attrape-coeurs) le maigrelet tourmenté. Alors que le chantier qu’il décrit n’est pas forcément sur les bons rails, voilà un roman qui déraillait à volonté et contenait tout l’ADN d’un Tex Avery pour nous faire sortir les yeux des trous.

 

 

 

 

© Gaëtan et Paul Brizzi chez Futuropolis

 

Et ça, Gaëtan et Paul Brizzi y parviennent à merveille tirant le meilleur de cette oeuvre radicalement surréaliste, menée par les pulsions et les réflexes plus que par un raisonnement intellectuel. Les deux jumeaux font indéniablement partie de ses auteurs dont le trait ne demande qu’à s’animer, bourré de vie dans tous les sens et faisant lien ténu entre Neuvième et Septième Arts.

 

 

 

 

© Gaëtan et Paul Brizzi chez Futuropolis

 

L’automne à Pékin, c’est complètement fou, barré, incompréhensible aussi et c’est ça qui en fait la saveur. Vian y prédomine, se demandant si le non-sens qu’il décrit n’est pas celui du monde qui l’entoure, mais cette adaptation en bande dessinée est aussi traversée par un Jacques Tati mais aussi un Franquin période « Idées noires.

 

 

 

 

© Gaëtan et Paul Brizzi chez Futuropolis

 

Un café enfumé, une route de tard le soir, le mur d’un temple ancien recouvert de hiéroglyphes exopotamiens ou un désert désespéramment jaune, aucun ne résiste aux ambiances amenées par les Brizzi Brothers. Et si tout cela semble sans queue ni tête, le sujet est lui dominé de la tête aux pieds. 

 

 

Titre : L’automne à Pékin

D’après le roman de Boris Vian

Scénario, dessin et couleurs : Gaëtan et Paul Brizzi

Genre : Aventure, Humour, Absurde

Éditeur : Futuropolis

Nbre de pages : 120

Prix : 21€



Publié le 26/10/2017.


Source : Alexis Seny


Exposition Tardi à l'Abbaye Royale de l'Épau

Le Département rend hommage au travail d'un des plus grands auteurs de la bande dessinée française: Jaques Tardi à travers un projet aux multiples facettes.
Jacques Tardi.

Depuis maintenant 14 ans, le Département de la Sarthe propose, en partenariat avec la librairie Bulle! des événements exceptionnels dédiés aux grands auteurs de BD. Après la venue des auteurs des Cités Obscures François Schuiten et Benoît Peeters en 2016, cette édition permettra d’accueillir Jacques Tardi, auteur incontournable, dont les albums convoquent l’histoire, l’aventure ou encore le polar et dont le travail sur la première guerre mondiale fait  référence.

Accueillir Jacques Tardi  à l’Abbaye Royale de l’Epau, c’est poser un regard sur la première guerre mondiale, en s’intéressant aux hommes et femmes  qui l’ont traversée. Au-delà des représentations  du front, on entend une voix radicale sur une société en conflit(s). Adieu Brindavoine, C’était la guerre des tranchées, Putain de Guerre et le récent Le Dernier Assaut, ou encore Le Der des Der,  sont autant de récits qui retracent les aventures de simple citoyens, en forme de témoignages fictifs à destination de nos contemporains. Une grande œuvre humaniste et consciente que l’on découvrira à l’automne 2017, sous de multiples formes, entre rencontres et expositions dans différents lieux du département.

Exposition à vocation historique et documentaire
9 Rue Christian Pineau, 72000 Le Mans
Téléphone : +32 02 43 54 74 74


Pays : France

Date de l'événement : du 22/10/2017 au 11/03/2018.

Publié le 26/10/2017.


Source : Bd-best


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