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Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #4 : Une arche de (dés)alliance pour un d… festin manifeste

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 4 dans les pas des pionniers (et bientôt les derniers) du Manifest Destiny.

 

Résumé de l’éditeur : L’expédition de Merriwether Lewis et William Clark s’aventure toujours plus profondément au coeur du territoire américain. La découverte d’une autre arche les met en contact avec une nouvelle et incroyable civilisation, totalement différente de ce qu’ils connaissaient jusqu’alors. Malheureusement, les dangers qui les guettent ne font qu’empirer…

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Image Comics/Skybound


À chaque nouvel épisode, on se demande à quoi le Capitaine Merriwether Lewis et le Lieutenant en second William Clark vont être confrontés. Il faut dire que l’expédition Manifest Destiny n’a rien d’une croisière qui s’amuse à la rencontre des « gentils sauvages ». Ce que cet équipage du début du XIXème siècle découvre n’a rien à envier au monde perdu, à un voyage au centre de la terre qui aurait un budget extra-large pour mettre en vedettes des créatures qui feraient passer les plus grands prédateurs de notre époque pour des lapins de compagnie complètement inoffensifs. Et si ces aventuriers prédicateurs de la démocratie et de la civilisation dans l’Amérique de l’Ouest n’étaient pas au bout de leurs surprises et de leurs peines ?

 

 

 

 

© Dingess/Roberts/Gieni chez Image Comics/Skybound

 

Ce n’est pas tout d’avoir une bonne idée de départ, encore faut-il avoir de la suite dans les idées. Heureusement, Chris Dingess, Matthew Roberts et Owen Gieni ont quelques longueurs d’avance sur la panne sèche. Avec ce troisième recueil, les eaux troubles et dangereuses sont laissées de côté et la fine équipe (de moins ne moins nombreuses) accoste pour explorer une nouvelle arche aperçue à la longue-vue. Entre terre et air, nos héros mal-assurés vont faire la rencontre de deux nouvelles espèces non-identifiés : des Fezron, sortes d’oiseaux qui auraient muté avec des oursons pas si mignons et qui parlent (!), et le vameter, chauve-souris géante et sans tête qui, tel un vampire archaïque et encore plus monstrueux, doit se trouver une victime à qui voler la tronche pour survivre.

 

 

 

 

© Matthew Roberts

 

Et la tête, nos héros du destin manifeste sont occupés à la perdre. Meurtris par la disparition de leurs pairs et par cette improvisation qui guide désormais leur bateau, les aventuriers se divisent et il n’est bientôt plus question de faire force commune face aux prédateurs qui semblent les épier et préparer leur festin… manifeste. Se renouvelant de chapitre en chapitre, les trois auteurs apportent suffisamment de sang neuf que pour faire avancer l’histoire sans la dénaturer mais en évitant le ronron. Leurs créatures sont plus impressionnantes les unes que les autres et on n’est peut-être encore plus scotcher qu’au premier jour. Terriblement efficace et audacieux, avec un final formidablement tire-larmes (si, si, c’est possible !)

 

Alexis Seny

 

Série : Manifest Destiny

Tome : 3 – Chiroptères et carnivores

Scénario :  Chris Dingess

Dessin : Matthew Roberts

Couleurs : Owen Gieni

Traduction : Benjamin « KGB » Rivière

Genre : Aventure/Fantastique

Éditeur : Delcourt

Éditeur VO : Image Comics (label: Skybound)

Nbre de pages : 144 p.

Prix : 15,95€



Publié le 04/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #3 : Sept Macchabées dans l’enfer blanc

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 3 dans les bagages de Sept Macchabées.

 

 

 

 

 

 

 

© Meunier/Le Roux/Leprévost

 

Épisode 1 | Curse, les loups ne se mangent pas entre eux

Épisode 2| Les Savage Brothers, fuir les zombies, c’est bien; les traquer, c’est encore mieux !

Résumé de l’éditeur : Londres, 1909 . Dans le plus grand secret, les autorités britanniques réactivent une technique de réanimation des morts héritée de Victor Frankenstein pour tenter de conquérir l’Antarctique au nez et à la barbe de l’empereur Guillaume II. Ils réunissent avec soin une équipe de sept explorateurs polaires, récemment décédés. Mais la première vie du trépassé ne simplifie pas nécessairement la seconde… Et certains n’ont pas demandé à revenir…

 

 

 

 

© Meunier/Le Roux/Leprévost chez Delcourt

 

On reste dans les zombies, mais ceux que « glorifient » Henri Meunier, Étienne Le Roux et Thierry Leprévost ont été artificiellement créés pour les besoins d’une grande aventure, a priori la dernière de la collection « Sept » qui aura duré trois saisons et, forcément, 21 albums. Après avoir vu de courageux athlètes s’engager dans une guerre qui n’était pas la leur, c’est dans une guerre froide (très froide) que nous entraîne le trio d’auteur : la conquête de l’Antarctique. Entre l’Angleterre et l’Allemagne, c’est à qui sera le plus rusé pour atteindre le pays des glaces éternelles… quitte à friser le paranormal et à mettre sur pied une équipe de morts-vivants dans la lignée de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Quoi de plus avantageux, en effet, que d’affronter le grand froid en ressuscitant des explorateurs qui ne devrait normalement plus le craindre. Même si franchement, les morts auraient préféré qu’on les laisse tranquilles. Encore plus quand certains d’entre eux étaient… suicidaires et que le processus hérité de Frankenstein n’est pas encore complètement au point.

 

 

 

 

© Meunier/Le Roux/Leprévost chez Delcourt

 

L’aspect monstrueux des choses est ici plus un prétexte à faire une grande aventure avec des héros fragiles psychologiquement et pas si invulnérable que ça. Car même dans la mort ramenée à la vie, la sélection naturelle chère à Darwin continue son oeuvre. Et on ne pensait pas que les morts pourraient un jour donner un tel supplément d’âme à une quête comme celle-là. C’est donc un bon ressort scénaristique qu’ont trouvé les auteurs pour nous emmener à la conquête de la blancheur incarnée (de temps en temps saignée par un orque) et distendre les relations entre ces personnages pas forcément heureux de faire équipe et cultivant des intérêts parfois obscurs. Pour rendre cet enfer pavé de… bons gros glaçons, Étienne Le Roux et Thierry Leprévost unissent leurs forces et excellent pour créer un décor grandeur nature, quasi-vierge sous les pas et les tentes de ces hommes qui n’en sont plus vraiment. Le propos est inattendu, là encore, et cette série d’anthologie trouve une conclusion qui la fait une nouvelle fois sortir des sentiers battus et rabattus. Si nous étions sceptiques à l’inauguration de cette série, maintenant, on peut le dire : elle va nous manquer.

 

Alexis Seny

 

Série : Sept

Tome : 21 – Sept Macchabées

Récit complet

Scénario :  Henri Meunier

Dessin : Étienne Le Roux

Couleurs : Thierry Leprévost

Genre : Aventure/Fantastique

Éditeur : Delcourt

Nbre de pages : 64 p.

Prix : 15,50€



Publié le 03/10/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #2 : Les Savage Brothers, fuir les zombies, c’est bien; les traquer, c’est encore mieux !

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 2 en compagnie des Savage Brothers.

 

 

 

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Ankama

 

Premier épisode : Curse, les loups ne se mangent pas entre eux

Résumé de l’éditeur : Les Savage Brothers sont juste des rednecks violents qui aiment l’argent et l’alcool. Ça tombe bien ! Quand l’enfer vient sur Terre, nos deux bouseux, Dale et Otis, n’auront plus besoin de se livrer à leurs petites arnaques habituelles : la chasse aux zombies est ouverte et sera bien plus lucrative ! Une chasse aux zombies fun et contagieuse, teintée de mystère !

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Boom! Studios

 

Toujours en adaptation de Boom! Studios (comme Curse), l’éditeur français Ankama n’a pas eu peur de dépoussiérer une mini-série en triptyque totalement barge et publiée en 2006 aux States sans jamais bénéficier d’une adaptation en français jusqu’ici. C’eut été dommage de s’en priver, encore plus à l’heure où le public retient son souffle en attendant le prochain épisode des Walking Dead. C’est vrai, il y a de ça dans les Savage Brothers même s’ils étaient là bien avant que le grand public découvre la série adaptée de l’univers de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard. Sauf que la fratrie Savage ne se prend pas au sérieux, lâche du lest pour se lancer à la poursuite des zombies tout en faisant fi des peurs, des enjeux dramatico-psychologique et se concentrer sur le fun, rien que le fun… et un peu le pognon aussi.

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Boom! Studios

 

Car s’il est vrai que Ankama et Boom! Studios, c’est une affaire qui roule, celle de ces frères alcooliques n’est pas mal dans son genre non plus, elle roule du tonnerre. Avouez, il fallait être génial (ou simplement fou-à-lier, en fait) pour mettre au point cette combine aussi périlleuse que novatrice ? Son crédo ? Admettez qu’un de vos proches ait passé l’arme à gauche mais que, à la faveur d’une morsure contagieuse, il n’ait pas rangé ses dents pour autant et erre désormais comme une âme en peine; le duo fraternel se propose de tuer le mort-vivant (pour qu’il soit mort-mort) ou de vous le ramener afin que vous puissiez en faire votre animal de compagnie (bien en laisse et muselé, alors, hein ? Pas de blague…).

 

 

 

 

© Stokes/Cosby/Albuquerque/Peter chez Boom! Studios

 

Ajoutez-y une jeune strip-teaseuse géorgienne promise en sacrifice à une horde de zombies des villes (il y en a des champs aussi) avec à sa tête (et sans corps, comme le Fuhrer d’Infinity 8) les restes d’un savant fou. Mais aussi un gang de motards cannibales qui a fait de la chanson des Smiths (Meat is murder… en lui rajoutant « and that’s a good thing ») et du jus de crapauds qui traverseraient imprudemment la route à l’heure où Dale (qui pourrait être le cousin de Daryl Dixon, incarné par Norman Reedus dans la série Walking Dead) et Otis Savage sont en heure de pointe. Secouez le tout et vous obtiendrez en condensé ce coulis savamment dosé qui nous a fait penser à Une nuit en enfer de Robert Rodriguez. Plus fun que trash, surtout léger dans ce monde de brutes, The Savage Brothers s’assume et trouve même le temps d’un coup de foudre. Après tout, les morts(-vivants) leur vont si bien.

 

Alexis Seny

 

Titre : The Savage Brothers

Récit complet

Scénario :  Johanna Stokes et Andrew Cosby

Dessin : Rafael Albuquerque, Keith Giffen et J.K. Woodward

Couleurs : Cris Peter

Traduction : Nicolas Meylaender

Genre : Aventure/Humour/Horreur

Éditeur : Ankama

Éditeur VO: Boom! Studios

Nbre de pages : 96 p.

Prix : 13,90€



Publié le 29/09/2017.


Source : Bd-best


Entre sang neuf et héritage, les monstres d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier #1 : Curse, les loups ne se mangent pas entre eux

Plus d’un mois avant la date fatidique et mortelle, les magasins s’habillent déjà de leurs plus frissonnants atours et mettent en vitrine des costumes plus halloweenesque les uns que les autres. Les monstres sont de retour. Et même si leur âge d’or est passé depuis longtemps, ces créatures, nouvelles ou archaïques, n’ont pas dit leur dernier mot. Alors que Universal se prépare à réveiller un peu plus les monstres les plus incontournables du cinéma avec son Dark Universe, la bande dessinée n’est pas en reste. Petit tour d’horizon des parutions récentes, histoire que vous soyez fin prêts pour le 31 octobre. Épisode 1 avec Curse.

 

 

 

 

 

 

© Colin Lorimer

 

Résumé de l’éditeur : Laney Griffin est prêt à tout pour sauver son fils atteint de leucémie. Ruiné par le coût du traitement, il se lance à la poursuite d’un tueur insaisissable dans l’espoir de toucher la récompense. Il n’aurait jamais imaginé qu’il se retrouverait confronté à une créature surnaturelle… Une rencontre qui va bouleverser sa vie et le forcer à faire face aux fantômes de son passé dans une course contre-la-montre mortelle.

 

 

 

 

Étapes de création © Moreci/Riley/Lorimer/Rossmo/Bonvillain

 

Pour commencer et vous tirer d’une longue nuit (de pleine lune ?), quoi de mieux qu’un bon vieux loup-garou. De ceux plus intenables et plus sanguinaires que jamais. La couverture (signée Shane Pierce) parle d’ailleurs d’elle-même avec ce loup qui bave le sang sur ces cahutes isolées qui vont devoir trouver le courage d’affronter les pires des peurs. Et quand on parle de courage, on pense moins à tous ces chasseurs de monstre, dont la quête tient plus de la folie que de la raison, qu’à cet homme à sec financièrement et dont la capture de ce lycanthrope affamé (avec la récompense qui va avec) représente désormais la seule chance d’entretenir l’espoir de guérison de son fils leucémique.

 

 

 

 

© Moreci/Riley/Lorimer/Rossmo/Bonvillain chez Ankama

 

Impitoyable, bestial, dévoreur, les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser cette bête qui, dans le froid de l’hiver, laisse les traces de ses festins humains sur le linceul neigeux. Sans en faire des tonnes, le quintet d’auteurs sait comment s’y prendre pour représenter une ambiance à laquelle on aime goûter depuis la nuit des temps monstrueux. Pourtant, on se dégage bien vite d’une course contre-la-montre qui pourrait paraître décérébrée pour entrer dans la modernité.

 

 

 

 

© Moreci/Riley/Lorimer/Rossmo/Bonvillain chez Ankama

 

Même si ce petit village semble hermétique à toute nouvelle technologie qui lui permettrait d’appeler au secours (un Van Helsing ou un autre). Entre hier et aujourd’hui, entre souvenirs et présent, Colin Lorimer et Riley Rossmo engagent toute leur esthétique fascinante (et dont les traits apparents du dessin laissent planer toute l’urgence de ce récit) en guise de transition qui nous emmène vers une conclusion inattendue dans laquelle le monstre s’efface un peu sous l’espoir de ne plus crier au loup mais de vivre avec.

 

Titre : Curse

Récit complet

Scénario : Mike Moreci et Tim Daniel

Dessin : Riley Rossmo et Colin Lorimer

Couleurs : Tamra Bonvillain

Traduction : Nicolas Meylaender

Genre : Épouvante/Horreur/Thriller

Éditeur : Ankama

Éditeur VO: Boom! Studios

Label : Label 619 (Page FB)

Nbre de pages : 112 p.

Prix : 14,90€



Publié le 28/09/2017.


Source : Bd-best


Finie l’école buissonnière, Titeuf, le P’tit Spirou, Ducobu et Léonie sont bien rentrés dans leurs c(l)as(s)es part 3

Titeuf, à fond le slip… avec les traces de freinage de notre époque en prime.

On commence en force avec un gamin dont la mèche est inusable depuis 25 ans. Cela valait bien un quinzième album. Mais si la série se fait longue et que certaines perdent en qualité (ce serait bien normal après 650 planches), Zep a toujours de belles et grandes idées derrière la tête pour empêcher de ronronner et crier son incroyable vitalité. Après avoir fait un tour en adolescence, Titeuf semble s’être rendu compte qu’il ne serait jamais grand et que cela vaut mieux.

 

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Car oui, le monde des grands n’est pas forcément enviable. Et si le jeune trublion du Neuvième Art n’oublie pas de vivre son rêve d’enfant, à la poursuite de l’amour fou non plus avec Nadia mais avec Ramatou, les problèmes d’adultes et d’actualités ne peuvent s’empêcher d’entrer en collision avec son univers fait de fautes d’orthographe et de bêtises en tout genre.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Passé une première planche où Zep emprunte avec brio un format bien connu des réseaux sociaux (avec un Titeuf tel que vu par les filles, la maîtresse ou encore Romuald-le-gros-QI), le génial auteur enchaîne avec la maestria qui le caractérise des gags qui ne vont avoir de cesse de se rapprocher de notre époque, au juste-au-corps de problèmes devenus chroniques. Au coin de la rue, c’est dans une manifestation Anti-IVG (pour ivégétariens ?) que Titeuf se retrouve avec Manu et Hugo.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

Mais ce n’est pas tout, il y a aussi des petits nouveaux à l’école qui pourraient bien être des… migrants. Kézako ? Et ces pétitions qu’il piétine de toute son insouciance mais qui visent à sortir du nucléaire ?

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

De plein fouet, ce petit tricheur de blondinet va aussi faire les frais des pédophiles du net, ceux-là qui sous le pseudonyme de Bossdémaths veulent bien lui fournir les réponses à ses devoirs en échange de photo de son « zizi ». Sans parler de la gare où sa mallette abandonnée a dû être détruite par la sécurité anti-terroriste, de quoi lui donner une bonne excuse (la seule) pour arriver en retard à l’école.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Sans jouer les grands moralisateurs mais amenant, sous prétexte du comique de situation, de vrais beaux sujets à débattre en famille à l’heure du souper, Zep joue pleinement et avec efficacité sa carte d’auteur de son temps, d’éveilleur de conscience même chez les plus petits. Cela ne l’empêche évidemment pas de distiller une parodie de Harry Potter hilarante, une déconvenue nudiste à la piscine et les révisions pour la prochaine… boum.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Et dans notre coeur, ça fait justement boum car à travers le prisme de l’enfance et de l’humour pétaradant, Zep n’a pas fini de scruter les inquiétudes de ces contemporains et de les décomplexer tandis que Laurence et Bruno « Nob » Chevrier (le papa de Dad) y mettent les couleurs exactes. Résolument, on peut rire de tout, peut-être pas avec n’importe qui mais avec Titeuf, sans souci !

 

Alexis Seny

 

Série : Titeuf

Tome : 15 – À fond le slip !

Scénario et dessin : Zep (Facebook)

Couleurs : Laurence et Bruno Chevrier

Genre : Humour

Éditeur : Glénat

Collection : Tchô! la collec’ 

Nbre de pages : 48

Prix : 10,50€



Publié le 25/09/2017.


Source : Bd-best


Finie l’école buissonnière, Titeuf, le P’tit Spirou, Ducobu et Léonie sont bien rentrés dans leurs c(l)as(s)es  Part 2

Ducobu, côté face…

 

Les honneurs du cinéma, en v’là un autre qui les a connus… sans franchement convaincre. Ducobu est bien meilleur cancre en BD qu’ailleurs. Et celui qui a le même âge que Titeuf revient sur son terrain de prédilection pour un 23ème album. Et s’il est indécrottable de son bureau et de son coin de classe toujours aussi accueillant, le cinquième frère de pull des Dalton est bien décidé de vivre de sa passion : la triche.

 

 

 

 

© Zidrou/Godi/Laure Godi chez Le Lombard

 

Avec les intarissables Zidrou et Godi aux commandes, Profession : tricheur a tout de ce qu’on peut attendre d’un bon cru qui met un peu plus le chambard dans la classe la moins calme de l’école primaire de Saint-Potache. Et ce malgré le fait qu’elle compte en ses rangs la première de classe, Léonie Gratin (on y reviendra). Plus que jamais, tous les coups sont permis pour copier sur cette voisine irritante, quitte même à exploser le décor, à avoir recours aux chantres de l’anti-dopage, au chantage à l’héritage ou encore à des innovations technologiques galopantes.

 

 

 

 

© Zidrou/Godi/Laure Godi chez Le Lombard

 

Ce qui est le plus fou finalement, c’est qu’en 1000 planches (ça y est, elles sont dépassées avec ce nouvel album), le duo Godi-Zidrou (avec les couleurs de Laure Godi) ne s’est jamais éloigné du trio initial Ducobu-Léonie-Latouche (ajoutons-y Nénesse, quand même, qui continue de faire des vieux os). Si quelques planches introduisent bien l’un ou l’autre nouveau personnage, que Ducobu se travestit toujours aussi bien ; ce sont toujours les trois mêmes qui sont sous le feu des projecteurs. La dynamique à l’oeuvre entre eux pourrait s’éroder, pourtant il n’en est rien.

 

 

 

 

© Zidrou/Godi/Laure Godi chez Le Lombard

 

Et de sursauts en sursauts tragi-comiques, Zidrou a toujours de quoi rendre palpitant les quelques mètre carré de cette classe à peine rafraîchie en 25 ans de carrière. Tandis que Godi est toujours aussi prompt à donner vie aux délires de son comparse. Y compris dans les pétages de plomb de Latouche qui n’ont jamais été aussi monstrueux. Mention spéciale à cette fable loufoque « La poulette, le renard et le fermier » et à ce thriller à haute-tension autour du photocopieur en panne qui n’a rien à envier à Hollywood ni à Jean Doux !

 

Alexis Seny

 

Série : L’élève Ducobu

Tome : 23 – Profession : tricheur

Scénario : Zidrou

Dessin : Godi

Couleurs : Laure Godi

Genre : Humour

Éditeur : Le Lombard

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€



Publié le 22/09/2017.


Source : Bd-best


Finie l’école buissonnière, Titeuf, le P’tit Spirou, Ducobu et Léonie sont bien rentrés dans leurs c(l)as(s)es Part 1

Le petit Spirou monte à la toile

Rentrée des classes et rentrée des cases font cause commune. Chaque année, c’est pareil. Et si les mômes reprennent peu à peu leurs marques; pour le monde éditorial, c’est le sprint jusqu’à Noël avec dégoupillage en règle d’idoles pour moins jeunes et jeunes. Car les bambins ne sont jamais oubliés.

Le cinéma, Titeuf connaît ! Alors, sans doute, dans le petit monde de la BD et dans la proximité des rayons jeunesse, pourra-t-il expliquer au Petit Spirou (30 ans, cette année!) l’effet que ça fait. En effet, le grand écran s’empare de plus en plus de succès de la BD et le tour est venu pour Spirou de faire « action ». En attendant le grand, le petit débarque fin du mois dans les salles obscures (on entend déjà les « Mais qu’est-ce que tu fabriques » et les « T’as qu’à te retenir » dans le noir). Pourtant il n’était pas question d’éteindre les lumières du Neuvième Art. Pour fêter ce passage au live, pas de nouvel album à l’horizon mais une BD du film qui fait best-of et marie planches de bande dessinée bien connues et véritable making-of du film à venir.

 

 

 

 

 

 

 

© Dupuis

 

Et dans cet envers des décors au pays des cases, c’est le petit Martin qui est appelé à la caisse. Non parce que ses parents l’ont perdu mais parce qu’ils l’ont laissé gaiment se balader sur le plateau de tournage à la recherche du Petit Spirou et de ses proches. Ça, c’est pour le pitch. En vrai, c’est Damien Perez qui se sert de toute l’expérience glanée avec Groom pour livrer un travail de reporter (forcément promotionnel mais pas que, et ça c’est chouette) qui parle autant aux enfants qu’à leurs parents pour les entraîner dans les rouages d’un cinéma qui s’efforce de ne pas piétiner la BD (on n’a pas vu le film mais jusqu’ici on a eu de très bons échos et quelques autres très mauvais).

 

 

 

 

© Dupuis

 

Ainsi, si on relit avec plaisir les 3-4 planches de gag triés sur le volet pour présenter les personnages que les acteurs vont avoir la lourde tâche d’incarner, le dossier est bien fait.

 

 

 

 

© Tome/Janry/Stuf chez Dupuis

 

Et du réalisateur Nicolas Bary (dont on apprend qu’il voulait initialement adapter Soda, autre série phare de Tome, au cinéma) à la costumière Agnès Béziers en passant par Tome et Janry, François Damiens, Pierre Richard ou encore Philippe Katerine, sans oublier Sacha Pinault (qui, teint en roux, incarne le Petit Spirou); on se prend au jeu du feu des questions qui ne nous prennent pas pour des cons.

Sans lever le voile sur l’intrigue du film, sans en montrer de trop mais en approchant la sincérité qu’ont eu les intervenants à faire ce film, les petits trucs de Natacha Régnier, les croquis du story-boarder Éric Gandois, un L’Embrouille dans la peau d’un Mégot « à son idée ». Dans ses pages, on sent qu’il y a de l’envie et qu’elles ne forment pas un énième album du film sans saveur ni valeur ajoutée. Reste à voir le film !

Alexis Seny

 

Série : Le petit Spirou

Hors-série

Tome : La BD du film

Scénario : Tome

Dessin : Janry

Couleurs : Stuf et Stéphane de Becker

Contenu rédactionnel : Damien Pérez

Genre : Humour, Reportage, Making-of

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 64



Publié le 21/09/2017.


Source : Bd-best


Chevalier Brayard : colossal, bestial et paillard saligaud mais aussi attachant héros qui n’a rien à envier à Godefroy de Montmirail !

À l’heure des armes à feu sans pitié, les grands récits d’aventure continuent d’entraîner une certaine vénération du cape et d’épée. Après avoir taillé… une bavette avec Renaud Farace pour son Duel, Zidrou et Francisco Porcel nous permettent de remonter encore un peu le temps pour remonter à l’époque de la grande et noble chevalerie, ou à peu près, en compagnie d’un trio infernal, à l’ombre des croisades.

 

 

 

 

 

 

 

© Zidrou/Porcel chez Dargaud



Résumé de l’éditeur : Le seigneur Brayard s’en revient de croisade, accompagné du jeune moine Rignomer. Sur leur chemin, ils croisent la route d’une adolescente, la princesse Hadiyatallah, qui se révèle être une otage en fuite. Brayard n’hésite pas un seul instant : il décide d’escorter la princesse en Orient pour la rendre à son père en échange d’une rançon, et entraîne Rignomer dans l’aventure. C’est le début d’un voyage qui s’annonce particulièrement rocambolesque…

 

 

 

 

© Zidrou/Francis Porcel

 

« En retournant à Jérusalem, lem ! Lem ! Je vais retrouver ma belle Nabila, la ! La ! Sous les remparts de Tessalonique, nique ! Nique ! Je lui montrerai ma grosse…  » Vous l’entendez l’inlassable et sans fins complainte de la b…rute ? Hé bien, bonne nouvelle, elle va vous accompagner tout au long de la route, sur ces 80 planches de grande aventure et d’aller-retour entre Porcelle-Sainte-Bertrude et Homs et Allep, prouvant s’il le fallait que ce Chevalier Brayard a beau être un héros de guerre avec un cri n’ayant rien à envier à Godefroy de Montmirail (« Carnage et pitié !« ), c’est aussi un colossal, bestial et paillard saligaud !

 

 

 

 

© Francis Porcel

 

De quoi réfréner bien vite toute envie de se lier d’amitié avec lui… et de se mettre du côté de ses souffre-douleurs. En l’occurrence le jeune moine  Rignomer en quête d’une divine relique et l’intrépide et tête brûlée Hadiyatallah qui possède plus d’un secret. Un trio mal assorti et c’est tant mieux puisqu’il va tenir toutes ses promesses.

 

 

 

 

© Francis Porcel 
 

Dans l’art de la gravité mêlée à un humour ravageur, Zidrou et Francis Porcel sont en train de passer maîtres. De vraies fines lames qui, après s’être immiscées dans les folies bergères et dans la triste vie d’un Bouffon, sont loin d’avoir fait le tour de leur art, que du contraire. Et chaque nouvel album, telle une nouvelle surprise, en apporte la preuve éclatante.

Et si on se plonge dans les coulisses, elles sont tout aussi palpitantes !

 

 

 

 

© Francis Porcel
 

En déjouant les attentes et en nous servant sur un plateau un trio d’anti-héros terriblement bruts de décoffrage, le duo d’auteur prend l’ambiance post-croisades comme prétexte d’une chevauchée à petit trot qui prend le temps du comique de situation… de répétition aussi (dans les savoureux mots, comptines et une panoplie de saints grotesques imaginés par Zidrou). Pourtant, à la fin, malgré tout le comique déployé, l’obscurité des hommes et de leurs combats reprend toujours sa part.

 

 

 

 

© Zidrou/Francis Porcel chez Dargaud

 

C’est improbable et c’est là que se trouve le génie. Alors que le trait de Porcel prend d’assaut les grands espaces, d’un château-fort à une forêt de brigand, où tout reste à conquérir. À la pointe de l’épée ou à la force du trait !

 

Alexis Seny

 

Titre : Chevalier Brayard

Récit complet

Scénario : Zidrou

Dessin et couleurs : Francis Porcel

Genre : Aventure, Humour, De cape et d’épée

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 80

Prix : 14,99€



Publié le 19/09/2017.


Source : Bd-best


Alix Senator, Thierry Démarez passe de séquences de contemplation à des scènes d’une cruauté extrême

Kephren est aux portes de la folie, mais il a tellement souffert, a été tellement meurtri, qu’Alix est prêt à l’accompagner sur son chemin.

 

            Valérie Mangin poursuit sa série avec passion. Le lecteur ne peut que ressentir le bonheur qu’elle a à jouer avec les personnages de Jacques Martin. Jamais reprise n’aura été aussi pertinente. Alix est âgé, bien sûr, mais il reste lui-même. A un soldat qui lui propose d’exécuter des barbares, il rétorque : « Non. Nous allons les amener à l’oasis : il y a certainement une prison là-bas. ». Mangin connaît le gaulois sur le bout des doigts et respecte les fondamentaux. Martin peut reposer en paix. Il ne sera pas trahi, pas par cette équipe en tout cas.

 

 

 

 

 

 

            Thierry Démarez passe de séquences de contemplation à des scènes d’une cruauté extrême. Il ne tombe jamais dans l’horreur gratuite pour seulement dépeindre le strict nécessaire. La violence des sentiments n’en est que mieux mise en valeur. Les monuments et les salles obscures sont exemplaires de précision. Démarez manipule également son découpage au gré des besoins du scénario. Ainsi, lorsque Kephren pénètre dans un tombeau, les trois bandes usuelles se transforment en quatre afin de mieux rendre l’impression  d’exiguïté et de confinement. Quant aux couleurs de Jean-Jacques Chagnaud, le bougre, on peut dire qu’il est encore bien en forme. Le dessinateur et son coloriste sont en telle symbiose qu’on a du mal à imaginer qu’ils sont deux.

 

Pour en apprendre plus et jouer avec l’Histoire, n’hésitez pas à visiter le site officiel de la série : http://www.alixsenator.com/accueil.html.

 

            Alix Senator est un Alix aux auteurs Imperators.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Alix Senator

Tomes : 6 – La montagne des morts

Genre : Historique-Aventure

Scénario : Mangin

Dessins : Démarez

Couleurs : Chagnaud

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 48

Prix : 13,95 €

ISBN : 9782203115989



Publié le 19/09/2017.


Source : Bd-best


Jour J : le prince des ténèbres voulait croire que le 11 septembre… n’aurait pas lieu !

On ne le sait que trop bien : il y a quelques jours nous commémorions, occidentaux que nous sommes, la plus terrible des attaques contre l’Amérique. La fin du rêve et le début du cauchemar terroriste dans nos contrées qu’on pensait protégées. Sous les gravats, perdu à jamais, un homme qui aurait peut-être pu changer la face du drame et du monde de peur (amplifié par les médias) dans lequel on essaye de nous faire vivre : John O’Neill, un agent du FBI qui avait eu le nez jusqu’en Arabie Saoudite pour suivre l’ombre déjà nauséabonde de Ben Laden et Al Qaïda. Personne ne l’a cru, et voilà où nous en sommes. Qui sait ce qu’il se serait passé si l’avertissement de cet homme avait été pris au sérieux ? Peut-être bien Fred Duval, Jean-Pierre Pécau, Igor Kordey et Jérôme Maffre qui refont l’Histoire en trois actes.

Résumé de l’éditeur : L’histoire suit l’enquête d’un personnage ayant existé, John O’Neill, alias le « Prince des ténèbres », un agent du FBI ayant eu l’intuition que Ben Laden préparait une attaque d’envergure contre les USA et qui trouva la mort dans la destruction des tours du World Trade Center. Que se serait-il passé s’il avait eu l’occasion de traquer Ben Laden et s’il avait pu empêcher l’attaque du 11 septembre 2001 ?

À l’heure où Jean Dufaux annonce la fin des longues (trop ?) séries et qu’il faut être fortiche pour prédire quelle série ira loin (sauf quelques exceptions, chez Dupuis avec FRNCK ou Magic 7 et Grand Angle avec son adaptation de Tout Pagnol), Delcourt réalise des tours de force. Que ce soit avec les séries d’Héroïc Fantasy (chez Soleil, les Elfes et autres Nains) ou ses séries d’anthologie capables de compter très vite (et à la force de synergies d’auteurs qui roulent) un grand nombre de tomes en peu de temps. Comme la collection « 7 » qui se termine sur une troisième saison et un 21ème tome (on revient vous en parler) et la présente série/collection « Jour J » qui, inaugurée en 2010 en compagnie de Russes qui doublaient les Américains dans leur conquête lunaire, compte désormais trente tomes. Soit un rythme de quatre uchronies par an, dans toutes les directions possibles et imaginables et capables de se rapprocher très fort de notre présent.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

C’est encore plus le cas, ici, dans cette trilogie. Avec rigueur, Fred Duval et Jean-Pierre Pécau font leur enquête sur les prémisses de ce que certains appelleront la fin de l’insouciance et d’aucuns y voient la fin de l’innocence, d’un côté du globe comme de l’autre. Car si le capitole est resté sourd et aveugle trop longtemps ; John O’Neil, surnommé le Prince des Ténèbres (« Satan qui bosse tard et qui s’habille en Gucci »), a très vite fait preuve de perspicacité quant aux terribles événements qui accablent l’Arabie Saoudite dès le 25 juin 1996, lorsque les tours de Khobar explosent, en toute ignominie pour les survivants soufflés, dont les membres ont été arrachés. Commence alors une traque, entre les États-Unis et le territoire de l’obscure Oussama Ben Laden, pour présager du pire et l’empêcher. Mais est-ce raisonnable quand on est seul (ou presque car John sait s’entourer de « combattants » fiables) face aux hauts responsables du bureau ? Peut-être pas, mais John, à couteaux tirés, est prêt à tout sacrifier, à commencer par ses possibilités d’évolution au FBI. Rusé et avec la science du terrain, John et son équipe réduite mais increvable ne pourront pourtant pas éviter tous les pièges tendus sur la route. Entre le sel de l’exploit et l’effroi du spectacle à venir.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

Deux tomes bien différents (en attendant la conclusion, fin novembre), voilà ce que nous propose le trio (assisté par Fred Blanchard) bien rodé qui avait déjà fait ses preuves sur quatre autres tomes de la série. Si le premier se révèle assez fidèle à ce qu’on pourrait attendre d’un biopic de John O’Neill, imposant sa stature de seigneur de guerre courant d’avion en avion. Une mise en situation volubile mais nécessaire avant que ne vienne le traquenard et l’action qui nous entraînent vers un deuxième tome laissant place à une chasse à l’homme doublée d’une course contre-la-montre aux rythmes nettement plus soutenus. Desquelles se dégage immanquablement l’uchronie. Une uchronie bien réelle car finalement bien plus proche du cours de l’Histoire que d’autres précédents albums. Car dans tout attentat manqué ou réussi, le vacillement de la balance d’un côté ou d’un autre se joue à des détails.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

Et détaillée, cette petite histoire qui change le cours de la grande l’est assurément. Rien n’est laissé au hasard tandis que la force, la vigueur et l’expérience (bientôt quarante ans de carrière) d’Igor Kordey qui, sous la bannière des couleurs sobres mais efficaces, à tendance polar de Jérôme Maffre, font le reste. Appuyant le propos aussi bien dans les scènes « de bureau » que dans le feu explosif de l’action. Avec toujours cette gravité, cette intranquillité sur les visages. Sur le nôtre aussi car si la fin de ces deux premiers tomes nous emmène en 2005 et que le 11 septembre n’a pas eu lieu, le pire n’est peut-être pas pour autant évité.

 

Alexis Seny

 

Série : Jour J

Tome : 29 & 30 – Le prince des ténèbres 

Scénario : Fred Duval et Jean-Pierre Pécau assistés de Fred Blanchard

Dessin : Igor Kordey

Couleurs : Jérôme Maffre

Genre : Uchronie, Thriller politique

Éditeur : Delcourt

Collection : Neopolis

Nbre de pages : 62



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


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