?>

Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Inauguration de la fresque

Inauguration de la fresque "Nero" par Marc Sleen ce 21 août à 11h du  matin à Middelkerke (côte belge) pour fêter comme il se doit, avec quelques jours d'avance, le 70ème anniversaire de Nero.

A savoir aussi qu'une couronne de fleurs a été déposée au pied de sa statue à la mémoire du dernier grand artiste belge de la BD de sa génération.

Marc Sleen est né Marcel Honoree Nestor Neels à Gentbrugge le 30 décembre 1922. “Les aventures de Néron et co” est sa série de BD la plus connue. Au total, Sleen produira tout seul plus de 200 histoires de Néron, ce qui lui a valu une mention dans le Livre Guinness des records. Pendant les dernières années il recevra le soutien du dessinateur Dirk Stallaert. En 2003, à 80 ans, il dit adieu à Néron, le héros des journaux. Son dernier album s'intitule “Des larmes d'argent”.

Marc Sleen a reçu un grand nombre de récompenses pour son travail, entre autres le “Crayon d'or de Middelkerke”. En 1998, la statue de Néro a été inaugurée en présence de Marc Sleen sur la digue de Middelkerke à la hauteur du casino.

Découvrez ci-dessous quelques cliché de la fresque prit par Jean Jacques Procureur.




 

 

Madame Sleen

 

 

 

 

Jean-Jacques Procureur

 

 

Photo souvenir de l'inauguration

 

Toutes photos © Jean-Jacques Procureur

 



Publié le 21/08/2017.


Source : Bd-best


14-18 dans la bande dessinée, le thème de Roch Fort en Bulles

Le festival est de retour sur 2 jours, 3 lieux, avec 14-18 comme thème principal de ce 8ème épisode autour de la bande dessinée.

Cette année le festival mettra en avant 14-18 dans la bande dessinnée. Des albums de Tardy en passant par Mael jusqu'à Marko, nombreux auteurs sont ceux qui se sont attaqué à cette guerre.

Au programme : expositions de planches originales, ateliers de dessins (gratuits), concours de cosplay et autres animations gratuites….

Liste des auteurs

Annabel                                    
Bonnet Franck                           
Couteau Philippe                     
DAV                                           
Despujol Emmanuel                    
DROUIN Paul                              
Jolivet Olivier                              
LEROUX Etienne                         
Marko                                        
MENETRIER Samuel                     
Moretti Nora                                
Picaud Christophe                       
Taranzano Pierre                         
Wantiez Eric    

Entrée gratuite

Lieu : PALAIS DES CONGRES - Rochefort (17300)

Contact : par tél +33(0)670515497  par mail lesFORTSenbulles@yahoo.fr

Webwww.rochefort-bd.fr


Pays : France

Date de l'événement : du 02/09/2017 au 03/09/2017.

Publié le 21/08/2017.


Source : Bd-best


Suis l'homme blanc, Une aventure au cœur de la jungle birmane

C'est l'histoire vraie d'un garçon propulsé chef de village, contre sa volonté. Pour être fidèle à la parole qu'il a donné à son père, il doit aller encore plus loin. Ne plus craindre les esprits, comprendre et épouser la « religion des blancs ». Comme son éléphante au caractère acariâtre, Pukamo, le destin de Preu Po Pou semble bien difficile à dompter ! Pour commencer, il ne connaît aucun « blanc », et comme tous les Karens, il a très peur des esprits. Mais Preu Po Pou est têtu.

Les auteurs

Journaliste et illustrateur, Thomas Oswald a rencontré Preu Po Pou, le héros de sa bande dessinée Suis l'homme en blanc au cours d'un reportage réalisé pour Famille Chrétienne. Il a scénarisé Charles de Foucauld, le Marabout de Tamanrasset, publié chez Mame en 2016.

Jean-François Cellier a dessiné Alice, qu'il a co-scénarisé, puis Jeanne la Pucelle, tome 1 et 2, scénarisé par Fabrice Hadjadj, aux éditions Soleil. Professeur de dessin académique, il travaille à l'ancienne, faisant un usage limité de l'ordinateur. Il apporte aux histoires qu'il raconte son trait virtuose et son sens de la mise en scène.

Suis l'homme blanc

48 pages

14,50 €

Parution le 6 septembre 2017 aux éditions du Rocher



Publié le 21/08/2017.


Source : Bd-best


Peinture ou sculpture, toutes deux ont leurs petits secrets qu’il ne vaut mieux pas remuer; même en BD !

C’est certain, le Neuvième Art, loin d’être nombriliste et de défendre sa propre chapelle, a des choses à dire sur les autres arts, qu’ils soient musical, cinématographique ou aient trait à la peinture ou à la sculpture. C’est précisément le cas ici avec deux nouveautés (Lady of Shalott de Ceppi et Monument Amour de Didier Quella-Guyot, Arnaud Floc’h et Sébastien Bouet) qui n’ont résolument rien en commun si ce n’est cette volonté de faire mystère et que nous avons voulu regrouper.
Lady of Shalott : le diable est plus que jamais dans les détails

 

 

 

 

 

 

 

© Ceppi chez Le Lombard

 

Résumé de l’éditeur : Et si les flics de C.H. Confidentiel et Stéphane Clément s’entraidaient pour résoudre une sale affaire à Genève ! La « Brigade des Affaires Réservées » (B.E.R.) est confrontée depuis quelques semaines à une série de crimes particulièrement sadiques, mis en scènes de façon à reproduire des oeuvres picturales célèbres de Bacon, Picasso, Schiele, Goya… Un manuscrit découvert chez une connaissance de Stéphane Clément, elle aussi assassinée, démontre que les victimes sont toutes liées à des faits commis en 1971 aux Arts Décoratifs de Genève. Une course contre la montre s’engage. Qui veut solder des comptes vieux de 40 ans ?


Des crossover, on a plus souvent l’habitude d’en voir du côté américain que dans les gênes de la bande dessinée franco-belge, ou alors pour quelques hommages faisant se croiser quelques personnages cultes le temps de quelques pages ou le temps d’un clin d’oeil (surtout dans Astérix et Obélix, avec le Marsupilamix, les Dupondt ou encore Achille Talon; puis l’apparition des Tuniques bleues dans Blueberry). Mais pour des apparitions au long cours, la galerie des candidats se réduit fortement même si on pensera inévitablement à l’univers partagé par Spirou, Fantasio et Gaston Lagaffe ou à différents albums de Pierre Seron, sans doute le plus coutumier du fait.

 

 

 

 

© Ceppi chez Le Lombard

 

Puis voilà que Ceppi, dans son nouvel album, convie de manière improbable son voyageur fétiche, Stéphane Clément vieillissant (et Cynthia, sa femme) et la brigade de CH Confidentiel (la dernière trilogie en date d’un Ceppi en toute petite forme et brouillon, qui s’est reconcentré par après sur Stéphane Clément) dont ses deux figures de proue : Etan Loeffler et Zoé Zemp. Un combo de luxe pour mettre toutes les chances de son côté de trouver le serial killer revanchard qui hante et épouvante la ville de Genève d’ordinaire si tranquille.

 

 

 

 

© Ceppi chez Le Lombard

 

Lady of Shalott, c’est un poème romantique d’Alfred Tennison. C’est désormais, donc, ce nouveau polar de d’un Daniel Ceppi, en forme pour marcher sur les plate-bandes gore du David Fincher de Seven. Car oui l’art peut être un crime comme les autres et mieux vaut que les âmes sensibles s’abstiennent car quand le criminel décide de passer à l’acte, il ne fait pas dans la dentelle. Plus boucher que Michel-Ange, à force de membres amputés, mais, contre toute attente, raccord avec des peintures de maîtres. Et l’expo de tableaux vivants qui se tient dans la cité de Calvin n’est peut-être pas une coïncidence. À charge de nos héros (qui ont trop peu de temps que pour faire connaissance) de faire la lumière sur ce mystère ensanglanté et de retrouver la trace d’un drame survenu vingt ans auparavant lors d’un travail « pratique » à l’école d’art.

 

 

 

 

© Ceppi chez Le Lombard

 

En proposant à ses héros de se rencontrer, Ceppi semble retrouver un souffle et l’envie d’un récit qui laisse des traces. Et ce Lady of Shalott, s’il ne révolutionne pas le genre, a au moins le mérite de faire preuve d’imagination et d’inventivité pour se faire croiser meurtres et art de Bacon ou Goya. Et les frissons et visages tirés qui vont avec. Dommage pourtant que Ceppi excelle sur certaines cases quand quelques autres manquent parfois de finition et semblent grossières (un regard comme il n’est plus permis après autant d’année de BD, en dernière planche, notamment).

 

 

 

 

© Ceppi chez Le Lombard

 

Mais si Ceppi arrive toujours à animer ses personnages et à les faire ressortir de ses décors (ultra-réalistes mais peut-être un peu trop figés), la rencontre entre ses héros lui permet aussi d’éclater l’enquête, chacun suivant sa piste. De quoi injecter un nouveau rythme dans les récits dont il est coutumier. Persistera-t-il dans cette voie ou Lady of Shalott restera-t-il à l’état de one-shot ?

 

Alexis Seny

 

Titre : Lady of Shalott

Crossover : Stéphane Clément / C.H. Confidentiel

Scénario, dessins et couleurs : Ceppi

Genre : Thriller, Polar

Éditeur : Le Lombard

Nbre de pages : 64

Prix : 14,99€



Publié le 21/08/2017.


Source : Bd-best


Un Monument Amour vaut mieux qu’un monument aux morts

Résumé de l’éditeur : 1918 – Camille sculpte des femmes sur une douille quand un obus tombe dans sa tranchée. Il est sauvé par un chien qui ne le quittera plus. Envoyé à l’hôpital, le soldat se mure dans le silence, ne s’adressant quasiment qu’à ce chien qui vient le voir dans son lit. Peu à peu, il va se passionner pour le dressage de chiens, car la guerre en a besoin. Ce sculpteur « muet » doué avec les animaux accepte enfin de sortir du silence. Lorsqu’arrive la longue démobilisation des hommes, Camille rentre chez lui à Nantes, accompagné de quelques bêtes et retrouve son atelier d’artiste, mais son comportement avec les femmes, et les modèles en particulier, est pour le moins… curieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Quella-Guyot/Floc’h

 

Autre art, autre genre. On oublie Genève et on part sur le front de 1914. L’humidité, la boue, les explosions. Notamment, celle qui vient de frapper Camille Le Moal et de le faire dévier de la petite pin-up qu’il sculptait sur une douille. Durant sa convalescence, Camille, plus vif que mort heureusement, va pouvoir compter sur un nouveau compagnon, à quatre pattes. Le duo deviendra inséparable, de l’hôpital civil du front au centre de rééducation d’Arcachon. Sans doute que l’exubérance jouette de l’un renforcera la récupération de l’autre, et voilà que Camille, bien décidé à reprendre consciencieux l’érection de ses sculptures, se remet à neuf.

 

 

 

 

© Quella-Guyot/Floc’h

 

Enfin, à neuf mais pas trop, car subsistent des failles. Celles héritées de la guerre, mêlant folie et violence. Celles qui avaient cours avant le champ de bataille, aussi, cet obscur mystère qui semble entourer la mort de la femme de Camille et qui, quelques années plus tard, semble un peu plus s’épaissir pour le lecteur sous les coups et la hargne de la famille de la défunte.

 

 

 

 

© Quella-Guyot/Floc’h chez Grand Angle

 

Après avoir signé le brillant scénario du Carrefour, Arnaud Floc’h cède sa place à l’imprévisible Didier Quella-Guyot (capable d’inviter le sang sur des lieux paradisiaques comme de marcher sur les traces d’Agatha Christie) pour s’adonner au dessin de cette drôle d’histoire. Drôle car si l’on suit avec intérêt cette reconstitution du front (brièvement) mais surtout des centres de rééducation et de la France de la fin de première guerre mondiale; au bout des 48 pages de cette première partie, impossible de savoir vers quoi et où nous mènent les coups de burin de notre héros. Les auteurs se chargent donc de cultiver un flou artistique dont on ignorait qu’il pouvait être d’usage en sculpture. Pourtant, pas question de rester insensible à ce pauvre diable, meurtri mais ayant coeur sur la main et la main à la patte pour sauver des chiens (n’en est-il pas devenu un d’ailleurs ?) qui, comme lui, sont des retraités de guerre parmi lesquels les plus mal lotis seront bons pour la casse. « Comme les chevaux abîmés ! Équarissage ».

 

 

 

 

© Quella-Guyot/Floc’h chez Grand Angle

 

Dans les affres humains de cette Histoire qui n’aurait pas du prendre les armes, Quella-Guyot et Floc’h ne sont pas pour autant équarris. Et si les couleurs grisonnent, il y a une vraie atmosphère, un vrai climat qui se dégage de ces planches (visez juste la première planche et vous comprendrez à quel point Floc’h et Sébastien Bouet sont maîtres de leur sujet) qui prennent un malin plaisir à varier les plans pour cerner toutes les facettes du peu d’endroits parcourus jusqu’ici. Et quand il s’agit de faire exploser le décor (et les tranchées), Arnaud Floc’h se révèle flamboyant. Tout ça devait bien finir au cimetière donc, du Monument Amour au Monument aux Morts, mais qu’adviendra-t-il des Femmes de pierre ? À suivre !

Alexis Seny

 

Titre : Monument Amour

Tome : 1/2 – Chiens de guerre

Scénario : Didier Quella-Guyot

Dessin : Arnaud Floc’h

Couleurs : Sébastien Bouet

Genre : Histoire, Guerre, Drame, Mystère

Éditeur : Grand Angle

Nbre de pages : 48

Prix : 13,90€



Publié le 21/08/2017.


Source : Bd-best


Yo-Kai Watch tome 6, la série est un phénomène de société

« - Tu fais peine à voir, mon pauvre Nathan !! Qu’est-ce qui a bien pu t’arriver ? Tu t’attendais à m’entendre dire ce genre de choses ? Mais je sais déjà ce qui s’est passé !

-   Je voulais prendre un bain de mer avant la fin de l’été, mais l’eau est infestée de méduses… J’ai des piqûres partout…

-   La saison de la baignade est bel et bien terminée !

-   Tu sais quoi ? Depuis qu’on est arrivés ici, j’ai une irrésistible envie de faire exploser une pastèque en tapant dessus façon piñata !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nathan Adams est un écolier tout ce qu’il y a de plus banal. Whisper est un Yo-Kai qui a décidé de se mettre à son service. A l’origine, les Yo-Kais sont des esprits issus de la mythologie japonaise. Ils sont en général maladroits ou malfaisants. Nathan les remet dans le droit chemin et s’en fait des amis qui l’aident dans ses aventures suivantes. Il les invoque à l’aide d’une montre, la Yo-Kai Watch, en insérant un médaillon à l’effigie de celui qu’il souhaite faire apparaître. C’est principalement le chaton Jibanyan qui lui vient en secours avec des attaques délirantes.

 

 

 

 

 

Dans ce sixième volume de leurs aventures, le petit garçon de CM1 croisera une grosse dizaine de nouveaux Yo-Kais. Nathan rencontrera entre autres Pastényan, à tête de pastèque, Délujien, qui fait pleuvoir à tout va, son opposé Sabrille, un Yo-Kai radieux, ou encore Félipaix, un bonhomme de sable.

 

            La série Yo-Kai Watch est un phénomène de société. Jamais depuis les Pokémon on n’avait assisté à un tel événement. L’opération marketing est hallucinante : dessins animés, jeux vidéos, mangas, romans, montres interactives avec médaillons, cartes et toutes sortes de gadgets ou articles de papeterie. Les Yo-Kais sont en pleine conquête du monde. Mais là où Pikachu et ses amis d’un côté et Whisper et ses compatriotes de l’autre se distinguent, c’est que ces derniers s’adressent à un public plus jeune, mais sont aussi beaucoup plus drôles. L’humour est au rendez-vous. C’est parfois un peu scatologique, mais ça fait rigoler petits et grands.

            Les Pokémon ont plus de vingt-cinq ans. Dans vingt-cinq ans, les Yo-Kais seront eux aussi toujours un succès, par la fureur du chaton !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Yo-Kai Watch

Tome : 6

Genre : Manga fantastique

Scénario & dessins : Konishi

Éditeur : Kaze

Nombre de pages : 192

Prix : 6,79 €

ISBN : 978-2820328632



Publié le 21/08/2017.


Source : Bd-best


Jean-Claude Servais et ses amis, une expo-dedicaces à Arlon

Un nouvel événement organisé par Mediarts arrive au Palais à Arlon : une exposition en hommage à Jean-Claude Servais, accompagné par plusieurs artistes tels que : 

A'DN, Marc Jakubowski, Olivier Jaminon, Jean-Denis Lichtfus et Bertrand Vets pour des dédicaces et découverte autour de l'auteur.

L'entrée est fixée à 3 €

Horaire : de 10 à 18h

Lieu : Palais de Justice d'Arlon

Contact : Jean-Denis Lichtfus par mail  info@mediarts.be

Web :  jcservaisetsesamis.be


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 02/09/2017 au 02/09/2017.

Publié le 17/08/2017.


Source : Bd-best


Wonder Woman : Terre-Un et Année Un, deux façons (très différentes) de quitter Themyscira

C’était inévitable ! Accompagnant la sortie du film consacré aux aventures de Wonder Woman, de nouvelles parutions ont été consacrées à la belle Amazone. Oui mais si on n’avait rien suivi jusque-là ? Pas d’inquiétude, DC et Urban Comics ont bien fait les choses en reprenant à la base avec Terre-Un mais aussi Année Un. Bien, un… heu… hein ?

« Wonder woman, wonder woman ». Ma culture de Wonder Woman se résumait à peu près à ce qu’en a retenu la culture populaire : cette scène de transformation de Linda Carter dans la série consacrée à Diana Prince et ses exploits.


Il n’est donc jamais trop tard pour se rattraper. Et quoiqu’on en dise, un passage au grand écran est toujours l’occasion de faire son marché dans la littérature consacrée à un héros ou une héroïne. Coup sur coup, Urban Comics vient donc de publier les traductions de Terre-Un de Grand Morrison et Yanick Paquette ainsi que le rebirth Année Un de Greg Rucka et Nicola Scott. Deux versions des origines de cette super-femme (et féministe) qui a traversé les âges.


 

 

 

© Rucka/Scott/Fajardo Jr. chez DC Comics

 

Alors, forcément, le décor planté dans les premières planches est le même pour ces deux albums (en commençant le deuxième – je les ai lus l’un à la suite de l’autre – j’ai été un peu sceptique, ça n’a pas duré longtemps). À savoir l’île Themyscira, quelque part dans l’océan, bien à l’abri des hommes hostiles et qui a tout d’un paradis terrestres pour les Amazones placées sous la conduite d’Hyppolyte, la mère de Diana, et sous la protection des Patrons (les déesses grecques Hestia, Aphrodite, Demeter, Athéna et Artémis). Un microcosme salvateur et dont la Femme est l’avenir pour les siècles des siècles. Enfin… Jusqu’au jour où un avion militaire va se cracher on ne sait comment sur cette île et y introduire le premier homme depuis bien longtemps (depuis Hercule, en fait, qui lui n’était pas venu en ami) : Steve Trevor (qui est afro-américain dans Terre-Un). De quoi mettre dans l’embarras les Amazones, face à un dilemme qu’elles ne pensaient pas avoir à affronter : faut-il se débarrasser/laisser mourir le pilote de l’Air Force ou bien le soigner et le raccompagner chez lui en « sacrifiant » l’une des guerrières ?


 

 

 

© Morrison/Paquette/Fairbairn chez DC Comics

 

Et c’est là que les visions divergent. Car ce n’est pas pour rien que les Amazones sont raccord avec les héros des mythes grecs. Et comme eux, la mythologie de ces demi-déesses est mouvante, changeante, au fil des âges et des auteurs.


 

 

 

© Rucka/Scott/Fajardo Jr. chez DC Comics

 

Ainsi dans Terre-Un, après un remarquable prologue relatant le combat des Amazones face à Hercule, Grant Morrison et Yanick Paquette font prendre à Diana son courage et son destin bien en main, envers et contre ses soeurs. Sans leur bénédiction, elle quittera, sous les flèches, Themyscira, pour atterrir dans les lumières fascinante d’une ville américaine. Bien moins fascinant sera la suite puisqu’une fois la Gorgone lâchée, Diana sera obligée de rentrer sur son île pour y être jugée par les siennes. Place donc à une pièce de prétoire dépaysée par les flash-backs très inspirés du duo d’auteurs.


 

 

 

© Morrison/Paquette/Fairbairn chez DC Comics

 

Dans Année Un, Greg Rucka et Nicola Scott retournent le prisme pour sacrifier celle qui ne s’appelle pas encore Wonder Woman, devenue championne et « présent au monde » de son peuple pour raccompagner Steve Trevor dans son pays et sans nul espoir de revenir à Themyscira. Pourtant, Diana devra protéger son île de loin, ainsi que l’Amérique et le monde des hommes dans lequel elle arrive face à un terrorisme bactériologique et épidémique d’un nouveau genre baptisé Sear. Plus contemporain (mais aussi plus lisse, plus commun dans le dessin), Année Un a aussi le mérite d’éclater le focus pour aller voir du côté des vies et des antécédents d’autres personnages appelés à compter. Steve Trevor, bien sûr, mais surtout Barbara Ann Minerva qui se révélera être bien plus qu’une traductrice, mais une Indiana Jones au féminin entièrement dévouée et obnubilée par la cause des Amazones (un chapitre signé Bilquis Evely dont on se demande pourquoi elle n’a pas pu dessiner tout l’album). Avec en plus un grand méchant guerrier et terrifiant.


 

 

 

© Rucka/Evely/Fajardo Jr. chez DC Comics

 

Je ne m’aventurerai pas dans une analyse pointue et rétrospective de ces albums puisque je suis novice dans le monde de Wonder Woman, héroïne créée en 1941 par William Moulton Marston. Toujours est-il qu’il est appréciable de lire ces deux tomes, d’abord pour les deux directions antagonistes suivies par les deux duos d’auteurs. Mais également, au niveau du graphisme, avec un coup de coeur pour Yanick Paquette qui semble tellement tout connaître de son héroïne et joue intelligemment de ses atouts et outils pour délimiter les cases (du lasso au bustier) et emmener son découpage vers le maximum de plaisir. Simplement mais avec une aisance et un charme redoutable. De ceux qui font sortir la BD de ses cases.


 

 

 

© Morrison/Paquette/Fairbairn chez DC Comics

 

À l’image de Patty Jenkins, la réalisatrice du film WW, c’est donc une femme, Nicola Scott, qui assure le dessin d’Année Un avec de très belles planches tant que notre Amazone préférée reste sur son île. Dommage car la suite est moins intrépide et l’autrice, pourtant habituée à Wonder Woman, nous laisse sur notre faim alternant une superbe scène de fusillade « caméra à la main » et très détaillée à d’autres scènes d’action beaucoup trop statiques que pour émouvoir. Ça manque de vie, en fait. Et c’est d’autant plus désolant que le pitch de Greg Rucka reliant mythologies ancestrales et combat bien contemporain (malgré un côté grand-guignolesque à l’apparition du méchant et quelques dialogues mal fagotés) marche à tous les coups, précis et tellement proche de nos préoccupations internationales.


 

 

 

© Rucka/Scott/Fajardo Jr. chez DC Comics

 

Au jeu des préférences, c’est donc Terre-Un qui récolte mes louanges (mais Année Un ne démérite pas pour autant, loin s’en faut). De ma chaise, je suis tombé le cul par terre face à l’ingéniosité graphique de Yanick Paquette, la diversité et la fougue de ses ambiances et de ses personnages plus ou moins sérieux (l’inénarrable Beth Candy, là pour prouver l' »innocence » de Diana mais aussi que le féminisme des Amazones « sans un kilo de trop » a ses limites). En dépit d’un méchant tonitruant à se mettre sous la dent. Ce qui devrait venir bien assez tôt.

 

Alexis Seny

 

Série : Wonder Woman Terre-Un

Tome : 1

Scénario : Grant Morrison

Dessin : Yanick Paquette

Couleurs : Nathan Fairbairn

Traduction : Isabelle Bauthian

Genre : Aventure, Fantastique, Mythologie

Éditeur VF : Urban Comics

Éditeur VO : DC Comics

Collection : DC Deluxe

Nbre de pages : 144

Prix : 15€

 

Publié le 17/08/2017.


Source : Bd-best


Prix Atomium parrainé par Jean David Morvan

Cette année, dans le cadre de sa 8e édition, la Fête de la BD remettra pour la première fois les Prix Atomium de la Bande dessinée.

La création BD s’est fragilisée ces dernières années. Il est souvent devenu difficile, pour les professionnels de la bande dessinée, d’en vivre correctement. visit.brussels, organisateur de la Fête de la BD, en étroite collaboration avec la Région de Bruxelles-Capitale, tient à marquer son soutien à la création et à rassembler les initiatives existantes en lançant des prix qui, dans leur majorité, seront remis en espèces pour permettre aux lauréats de financer leur travail.

Sept prix, pour un montant total à attribuer de 100.000 €, seront remis au cours d’une cérémonie le vendredi 1er septembre à BOZAR, le tout, parrainé pour cette première édition par l’auteur Jean-David Morvan



Publié le 17/08/2017.


Source : Bd-best


J'veux pas vieillir, la nouvelle BD d'Hélène Bruler chez Hugo Desinge

« Alors donc c’est sûr : je vais m’éteindre. Jusqu’à ces derniers temps,  ma tête connaissait cette information mais mon corps s’en foutait. Et là, tout à coup,  mon corps, ce gros connard, le voilà qui veut nous montrer qu’il a compris aussi. »

Après s’être penchée (et épanchée?) des affres du divorce dans Larguées avec ses copines Sophie Chédru et Véronique Grisseaux, elle revient en solo affronter la cinquantaine menaçante. Avec humour et auto-dérision, elle se met en scène devant ce basculement, à mi-chemin entre les jeunes et les vieux.
Relations avec son corps, les hommes, les enfants, les plus vieux, tout y passe! Et elle ne nous épargne pas les rires et sourires!

 

 

 

 

 

 

 

Hélène Bruller parle avec grand talent du monde dans lequel elle vit, comme l’avait fait avant elle Claire Brétécher. Avec Je veux le Prince charmant, elle cherchait l’homme parfait, évidemment introuvable.  Avec Hélène Bruller est une vraie salope, elle se posait de sérieuses questions sur la sexualité et la fidélité des filles. Et avec Larguées, elle ricanait avec deux autres copines des affres de la séparation, du divorce et de la lâcheté des mecs. Aujourd’hui, c’est J’veux pas vieillir. Hélène a 47 ans. C’est la fin des illusions, de la jeunesse qu’on croit éternelle, le début d’un autre monde que l’on soupçonne terrible à vivre. Comment vivre ce passage vers l’inconnu, l’âge mûr ? En petites séquences de 1 à 4 pages, Hélène nous donne le meilleur de son humour, et nous fait rire des petits et des gros tracas du quotidien quand on sent le poids du temps nous grignoter inéluctablement…

En librairie le 7 septembre

80 pages

15 €

Édité chez Hugo - Desinge



Publié le 16/08/2017.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2017