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« Ils auront la France mais n'auront pas la Culture française ». S. Guitry
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« Ils auront la France mais n'auront pas la Culture française ». S. Guitry

Janvier 1939. Sacha Guitry s’apprête à se marier pour la quatrième fois tout en préparant son prochain film : Ils étaient neuf célibataires. Élu à l’Académie Goncourt la même année, l’artiste connait une période bénie. Mais très vite, la guerre éclate et la France capitule. En traitement à Dax au moment de l’armistice, Guitry veut à tout prix remonter sur Paris pour « sauver la culture française »... Pour combattre les Nazis, il utilisera son art et son sens de la provocation légendaire. Mais entre le sous-texte antiallemand de ses pièces et les relations mondaines qu’il entretient avec l’occupant, Sacha joue à un jeu dangereux. Cette forme de connivence avec l’ennemi n’est pas du goût de tous. Et à la libération, beaucoup le lui reprocheront...

 

 

 

 

 

 

© Simsolo – Martinello Glénat

 

 

 


Deuxième partie de la biographie en bande dessinée consacrée à Sacha Guitry,  « Le mal aimé » traite la période débutant juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes en 1939, nouvellement élu à l’académie Goncourt, Sacha Guitry vient de terminer le tournage du film « Ils étaient neuf célibataires ». Sur arrière-plan de mariage blanc, le film traite du racisme et de la xénophobie. Lorsque la guerre éclate, Guitry se trouve en cure thermale à Dax. La France s’écroule et les autorités allemandes souhaitent son retour à Paris.

 

 

 

© Simsolo – Martinello Glénat

 

 

 

 

Il accepte, mais présente des œuvres à la limite de la censure pouvant être interprétées à double sens. Face à la jalousie, il est dénoncé comme étant juif aux autorités de Vichy et va devoir prouver le contraire. Il refuse aussi de travailler pour la Continental allemande, prétextant un contrat signé antérieurement avec une compagnie française. Malgré tout, son nom figure sur la liste de Life des français pros allemands à assassiner. Le scénariste (Noël Simsolo) va parfaitement décrire cette période trouble concernant les années sombres. À la libération, inculpé pour « intelligence avec l'ennemi », il répliquera : « je crois, en effet, n'en avoir pas manqué ». Emprisonné, il sera libéré le 24 octobre 1944 obtenant trop tardivement en 1947 un non-lieu. Pour Sacha Guitry, les années 50 vont être une synthèse des deux décennies écoulées.

 

 

 

© Simsolo – Martinello Glénat

 

 

 

 

Il rédige plusieurs scénarios, la reconnaissance venant avec de grosses productions historiques (Si Versailles m’était conté, Napoléon, Si Paris nous était conté). Affaibli par la maladie, Sacha Guitry s’éteint le 24 juillet 1957 à Paris. Il repose au cimetière de Montmartre,  auprès de sa dernière épouse Lana Marconi. Tout au long de sa vie, il a écrit 124 pièces et 36 films dont 17 adaptations de ses pièces. C’est la vie de cet artiste en avance sur son temps, amoureux des femmes et des mots qu’il pouvait associer afin d’en faire des phrases assassines mais tellement humoristiques que nous fait découvrir Noël Simsolo accompagné des dessins épurés de Paolo Martinello.

 

Haubruge Alain.

 

Série : Sacha Guitry

Tome : 2

Titre : Le Mal-aimé

Dessins : Paolo Martinello

Scénario : Noël Simsolo

Editeur : Glénat

Collection : Hors Collection

Genre : Autobiographie historique

Nombre de pages : 72

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782344017326

 





Publié le 29/03/2018.


Source : Bd-best

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