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L’humour des frères Cohen et la violence de Tarantino réunis car… Il faut flinguer Ramirez – Acte 1
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L’humour des frères Cohen et la violence de Tarantino réunis car… Il faut flinguer Ramirez – Acte 1

    « - Reprenons. Vous disiez qu’il avait été embauché à la Robotop en Avril 81… C’est exact ?

 
-    Tout à fait. C’était un lundi si ma mémoire est bonne.

 
-    Parlez-moi de lui. Avait-il des comportements suspects, à l’époque ?

 
-    Des… Des comportements suspects ?! Nooon ! Jamais de la vie ! Jacques a toujours été discret, et sans histoire ! Les autres ont déjà dû vous le dire ! Je ne comprends pas pourquoi tout le monde s’acharne sur lui ! Je ne comprends pas ce qu’on lui reproche. Jacques est innocent. Comment pouvez-vous insinuer qu’il serait responsable des événements de ce matin ?! C’est fou !

 
-    On aurait bien quelques raisons d’en douter, Monsieur Jackson ! Votre collègue nous laisse un certain nombre de cadavres sur les bras. »

 

 

 

 

 

 

Salle d’interrogatoire de Falcon City, Arizona, Octobre 1987. Il y a eu un gros problème à l’entreprise d’aspirateurs Robotop. Un certain Jacques Ramirez est recherché. Ses collègues sont abasourdis. Qui se cache derrière ce monsieur si tranquille ? Personne ne répare un aspirateur comme lui.

    Muet comme une tombe, l’homme terrifie les plus féroces truands qui le reconnaissent. Avec sa tâche recouvrant le milieu de son visage et ses moustaches bien garnies, Madre de dios, gare aux règlements de comptes.
    Doux comme un agneau, considéré comme un traître par la pègre locale, ce ne sont pas deux ou trois gars qui réussiront à le ramener au parrain.
    Blanc comme neige, que cache le passé de ce modeste employé ?

 

 

 

 

 

 

© Petrimaux - Glénat

 

 

 

    C’est un jeu du chat et de la souris qui se déroule sous nos yeux entre ce bon Ramirez, des tueurs impitoyables et des policiers abasourdis, le tout perturbé par la chevauchée diabolique de Chelsea Tyler et Dakota Smith, qui se la jouent Thelma et Louise.

    Le scénario haletant, déjanté, drôle et cruel ne laisse pas place aux longueurs. Aussi passionnant qu’une bonne série télévisée moderne au charme vintage, le concept est poussé jusqu’aux intermèdes publicitaires. L’humour des frères Cohen est lié à la violence de Tarantino pour une histoire sans faille.

    Graphiquement, il n’y a quasiment rien à reprocher au dessin de Nicolas Petrimaux si ce n’est quelques attitudes ou visages un peu verts en début d’album, mais c’est vraiment pour avoir quelque chose à dire tant cet album conceptualisé est une réussite. Du chapitrage au générique de fin en passant par l’intégration des noms de lieux aux décors dans un effet relief, l’auteur profite de l’avantage que donne la BD par rapport au cinéma et s’en amuse : être seul aux commandes d’un blockbuster qui demanderait 500 ou 1000 personnes pour le grand écran.

 

 

 

 

 

© Petrimaux - Glénat

 

 

    La mise en couleur est exemplaire, d’une maîtrise impressionnante. Les planches peuvent se regarder comme des compositions codifiées où les tons font partie intégrante du découpage.

    Cette chasse au Ramirez n’a pas fini de faire parler d’elle, introduisant l’album dans le top ten des meilleures parutions du semestre. Comme le Vacuumizer 2000 qui est plus qu’un aspirateur, l’album est une révolution pour vous et votre salon… euh… bibliothèque.


Laurent Lafourcade


Série : Il faut flinguer Ramirez


Titre : Acte 1


Genre : Polar


Scénario, Dessins & Couleurs : Petrimaux


Éditeur : Glénat


Nombre de pages : 144


Prix : 19,95 €


ISBN : 9782344011881



Publié le 06/06/2018.


Source : Bd-best

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