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Spirou 4346 -  28 Juillet 2021

 

 

Léon & Lena : l’enquête qui piétine (le chat)

 

 

 

 

 

 

 

            Changement (ou presque) de format pour les deux chenapans Léon & Lena. Les gamins politiquement incorrects arrrivent en récit complet sous forme de suite de strips. Leur chat, le pauvre (ou le chanceux, ça dépend de quel côté on se place) a disparu. Le frère et la sœur se transforment en Sherlock Holmes en herbe pour le retrouver. L’enquête s’avère complexe. Hercule Poirot, prend garde à toi.

 

Pour les abonnés, Nicolas Fong a conçu un superbe phénakistiscope Petit Poilu.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Fong - Dupuis

 

 


 

Histoires à suivre :

 

Brigade des souvenirs (la) : La lettre de Toinette

Marsupilami : SuperMarsu

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

Spirou : Un départ vers la fin

 

 

Récit complet :

 

Léon & Lena

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cédric

Cellule de crise Alerte jaune

Crapule (La pause-cartoon)

Crumble Club (Le) (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Microscoop

Minions (Les)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Willy Woob

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Fabien Vehlmann

En direct du futur : Le voyage d’Olive (Cazot)

Jeux : Avez-vous vu notre chat ? (Berkati)

Leçon de BD (La) : Dutreix

 

 

Supplément abonnés :

Phénakistiscope : Petit Poilu (Fong)

 

 

En kiosques et librairies le 28 juillet 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 


 



Publié le 26/07/2021.


Source : Bd-best


White Crystal.  Hot Space 2 - Rage

 

« - Alors ?

-   Alors, rien… Que des cristaux… Des cristaux géants à perte de vue. Ça ne nous rapportera rien, ce bordel, sauf si on se lance dans le tourisme écologique. Bon… Je remon… Attends ! Il y a un truc différent !

-   Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu as trouvé de l’eau ?

-   Attends… J’arrive !... Tu as trouvé quelque chose ?

-   Ouais… Il y a un cristal vraiment… bizarre ! »

 

 

 

 

 

 


Planète aride Aoba, dans une grotte aux parois ornées de cristaux, Herv vient de découvrir un octaèdre lumineux. Dégagée de sa gangue, l’objet s’élève dans les arts, puis, dans un éclair de lumière, rend la vue à son œil borgne avant de l’achever. Parallèlement, Nohraïa Kovalski a du monde à ses trousses. Depuis la destruction par arme à feu de son bras, sa régénération grâce au cristal, puis son amputation salvatrice par une mystérieuse kadisse, sorte de touareg locale, le cas de la jeune femme suscite les interrogations et les convoitises.

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

        “Les années 80 ont été déterminantes pour l’espèce humaine… D’un côté, l’homme commençait à s’installer dans l’espace pendant que de l’autre il découvrait les “particules de Dieu”, changeant alors la compréhension du cœur de la matière, et de l’énergie. L’homme accédait à un pouvoir immense, fait d’énergie pure, au-delà de son imagination avec plus ou moins de réussite !” L’introduction de ce tome 2 résume à elle seule le propos de l’auteur. A force de se rapprocher du soleil, on risque de se brûler les ailes. Sous couvert d’une classique histoire de S-F, Hot Space traite de sujet aussi variés que les progrès technologiques et les manipulations génétiques. C’est un thriller et un space opera, un survival et une chasse au trésor. Entre 2001 et le cinquième élément, entre Indiana Jones et Mad Max, LePixx invite Cronenberg chez Jodorowsky. Hot Space se range dans de multiples catégories ce qui le rend en fait inclassable. Il serait à rapprocher du WebComic La fin de Irin dont nous vous avons déjà parlé (https://www.bd-best.com/concept-webcomic-la-bande-dessin-e-3-0-la-fin-des-irin-news-11445.html). Comme cette série, Hot Space est un concept dont les héros s’effacent derrière un argument, ici ce cristal aux vertus ambiguës.

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

Graphiquement, Le Pixx marche sur les pas de Moëbius, au moins en ce qui concerne les décors. Ses personnages sont plus personnels. Le découpage est axé comics. Le dessinateur prend son temps n’hésitant pas ne mettre qu’une seule case dans certaines pages. Les scènes d’action sont saccadées et violentes. Walking Dead est passé par là. Pour ce deuxième épisode, Celestini succède à Véra Daviet dans une unité à la fois futuriste et poussiéreuse, lumineuse ou nocturne.

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

Ayant bénéficié d’une campagne Ulule, Rage est disponible sous trois versions : la classique, ainsi que deux versions collector. Une version couleur est agrémentée d’un cahier supplémentaire de croquis et d’explications sur la série, avec une couverture Pulp, bien plus belle et efficace que la couverture de base, savamment construite (voir vidéo ci-dessous) mais franchement pas vendeuse. Enfin, une version noir et blanc sublime le trait du dessinateur.

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

Dans la chaleur de l’espace, la petite planète d’Aoba n’a pas fini de cacher ses mystères et d’attirer du monde.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=rs-BQUmkKX8

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=nlDG2oMI234&t=1s

 

 

 

https://youtu.be/oLmn7dTugck

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Hot Space

 

Tome : 2 - Rage 

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario & Dessins : LePixx 

 

Couleurs : Andrea Celestini

 

Éditeur : Kamiti

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9791097477172

 



Publié le 26/07/2021.


Source : Bd-best


« Derrière le masque … »,  C.B.B.D la Bd coréenne  « Exposition Manhwa & webtoon »

 

 

 

Dans le cadre du 120e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée du sud et la Belgique, plusieurs évènements sont prévus tout au long de cette année. Nous y reviendrons plus particulièrement lors de la prochaine interview « derrière le masque …» consacrée à Monsieur Kim Jae Hwan (directeur du Centre Culturel Coréen de Bruxelles).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit arrêt sur l’un de ces évènements, l’exposition « Manhwa & webtoon » qui se tient actuellement au Musée de la bande dessinée (20 Rue des Sables à 1000 Bruxelles) jusqu’au 9 janvier 2022. Notre équipe y a envoyé son reporter afin de vous la faire découvrir en compagnie de Mélanie Andrieu (commissaire de l’exposition) et de Monsieur Kim Jae Hwan (directeur du Centre Culturel Coréen de Bruxelles). Un tout grand merci à Madame Jihye Hong pour la traduction des diverses interventions effectuées par Monsieur Kim Jae Hwan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Jihye Hong (traductrice) - Monsieur Kim Jae Huang (directeur du Centre Culturel Coréen de Bruxelles) - Madame Mélanie Andrieu (commissaire de l'exposition)

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images Axelle Coenen



Publié le 26/07/2021.


Source : Bd-best


Un écrin bien original pour une ode à la lecture.  La baleine bibliothèque

 

« - Quelle maladroite je fais ! Veuillez m’excuser ! Je ne remonte respirer à la surface qu’à la nuit tombée. A cause des chasseurs de baleines… Vous comprenez ? Les chasseurs de baleines tuent les baleines. Tuer est leur raison de vivre, en quelque sorte. Chasseur est un métier dangereux. Surtout pour les baleines ! »

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde connaît les services postaux. Il y a la poste terrestre avec les facteurs en voiture, à moto, à pied ou à vélo. Il y a la célèbre aéropostale portée au pinacle par des gens comme Saint-Exupéry ou Mermoz. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il y a aussi la poste maritime qui porte des missives à des bateaux de pêche mouillant en haute mer ou à des gardiens de phares isolés de la civilisation. Le héros de cette histoire exerce cette profession. Sur sa frêle embarcation, il est le messager des mers. Mais un jour, sa barque est malencontreusement renversée par une baleine pas comme les autres. C’est une baleine bibliothèque. Elle abrite en elle des tonnes de livres que l’on peut emprunter.

 

 

 

 

© Zidrou, Vanistendael – Le Lombard

 

 

Entre l’album illustré et la bande dessinée, Zidrou et Judith Vanistendael écrivent une poésie maritime. Un métier improbable, un animal exceptionnel, un décor inattendu, voilà les ingrédients de ce conte merveilleux.

 

 

 

 

© Zidrou, Vanistendael – Le Lombard

 

 

 

Zidrou est le scénariste qui surprend. Il va toujours là où on ne l’attend pas. De l’humour classique aux reprises à la fois vintages et modernisées, il est un véritable touche-à-tout. On le retrouve ici aux commandes d’un livre polymorphe qui s’adresse à un très large public. De l’enfant à l’adulte, chacun y trouvera son compte et son conte. Il revisite ici une histoire qu’il avait écrite pour David Merveille pour un album jeunesse paru en 1997 : La baleine et le corsaire. Ledit corsaire est remplacé ici par un facteur.

 

Judith Vanistendael « aquarellise » l’histoire. Ses images sentent l’iode. Elle nous immerge dans tous les sens du terme. On n’a qu’une envie : entrer dans le ventre de cette baleine et y choisir un livre. Ou alors être un de ces petits poissons qui écoutent une histoire lue par cet énorme mammifère chaussé de ses lunettes.

 

 

 

 

© Zidrou, Vanistendael – Le Lombard

 

 

 

Si comme le narrateur vous détestez les histoires qui finissent mal, vous adorerez détester la fin de celle-ci qui, semblant se conclure tristement, apporte une touche supplémentaire qui surprend, comme quand on arrive au fond d’une piscine et qu’un coup de pied au sol nous ramène à la surface.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La baleine bibliothèque 

 

Genre : Emotion 

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins & Couleurs : Judith Vanistendael

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 14,75 €

 

ISBN : 9782803677962

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


Tuer la mère.  To your eternity 14

 

« - Pourquoi as-tu tué ta mère ?

-   Je ne sais pas. Je n’ai aucun souvenir de ce qui s’est passé. Je me rappelle juste avoir été déçue par maman. Elle m’avait offert un élastique auquel elle tenait soi-disant beaucoup…sauf que c’était un mensonge. En réalité, j’ai trouvé le même à trois cents yens dans une boutique du quartier.

-   Je ne connais pas ta mère, alors je m’avance un peu, mais peut-être qu’elle t’aimait tellement qu’elle s’est sentie obligée de te mentir ?

-   Là, tu fais fausse route. Quand on aime quelqu’un, on ne lui ment pas ! »

 

 

 

 

 

 


 

Mizuha, élève de 4ème et descendante d’Hayase, vient de tuer sa mère pour une futilité. Elle s’en confie à Imm qu’elle admire. Seulement voilà. Sa mère, qu’elle a vu gisant dans son sang sur le sol de leur maison, semble bel et bien vivante, comme si rien ne s’était passé. Quel est donc ce mystère ? Ces âmes, les knockers, que l’on croyait exterminés jusqu’au dernier, seraient-ils de retour ? Faudra-t-il recommencer le combat gagné quelques siècles plus tôt ? 

 

 

 

 

© Oima - Pika

 


Après avoir rebattu les cartes au tome précédent, la mangaka Yoshitoki Oima replace doucement les éléments qui font le sel de la série. Il fallait oser ce bond de plusieurs années qu’elle a fait subir à ses personnages. Elle a osé profiter des pouvoirs de Imm l’immortel pour ressusciter tous les personnages secondaires qui nous ont fait vibrer dans les premiers épisodes. On se souviendra toujours de la mort poignante de la petite March que l’on ne pouvait espérer revoir. Et la voilà, comme Googoo et son masque, comme l’ours Oniguma, comme d’autres… En les plaçant dans le monde moderne, Oima leur fait jouer des rôles d’acteurs. Ils s’insèrent dans ce qui est pour eux une nouvelle société, ce qui donne des situations parfois cocasses. Googoo va au lycée avec son masque qui n’étonne personne.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

L’un des intérêts du manga par rapport à la bande dessinée européenne est de prendre son temps. Si l’action avance lentement sur certains tomes, comme ici, ça permet aux auteurs de s’aventurer sur des pistes scénaristiques que l’on ne voit que dans ce genre. Clairement, cet épisode relève plus du Shojo que du Shonen pour, dans les derniers chapitres, revenir à l’essence même de la série avec notamment une scène avec une tortue, renvoyant au tout premier tome de To your eternity.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

Preuve de son succès et de son potentiel, To your eternity arrive en anime. Les épisodes sont disponibles sur les plateformes Crunchyroll et ADN.

 

https://www.youtube.com/watch?v=Z2AkT9vZpvs

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : To your eternity

 

Tome : 14

 

Genre : Fantastique émouvant 

 

Scénario & Dessins : Yoshitoki Oima

 

Éditeur : Pika

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 6,95 €

 

ISBN : 9782811658908

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


« Le rock est mort ! Vive le rock ! »  Sold out 1 – Face A

 

« - A la tienne, mon pote, et au rock’n roll !

-   Aaah ! Les Stones ! Toute notre jeunesse…

-   C’est sûr, c’était de la musique !

-   Et toi, avec tes enfants, ça va ? Ta fille a l’air de s’inquiéter pour toi.

-   Ah, t’as remarqué ! Tu veux que je te dise : elle m’emmerde ! Depuis un an, elle me tanne pour aller au club des retraités qui bavent et jouent au bridge en se bâfrant de biscuits. Elle a peur que je m’encroûte, que je me laisse aller, alors elle me propose plein d’activités de vieux. J’… J’ai un truc à te montrer. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                A 73 ans, Georges a perdu sa femme il y a un an. A l’occasion d’une fête commémorative organisée par sa fille, il retrouve son vieux pote Jean-Pierre qu’il n’a pas vu depuis trente ans. Mais un vieux démon va vite rappeler à l’ordre ces vieux fourneaux : celui du Rock n’roll. Il n’en fallait pas moins pour que les deux compères aient envie de remonter un groupe. Il ne leur manque plus qu’un batteur ainsi que quelqu’un pour pousser la chansonnette.

 

 

 

 

© Castaza - Soleil

 

 

                Décidément, les vieux en BD ont le vent en poupe. Plus que de surfer sur le succès des Vieux fourneaux de Cauuet et Lupano, Phil Castaza rend hommage au bon vieux rock des années 60/70. L’action se situe à Bordeaux et aux alentours. On reconnaît l’architecture locale dans la scène où les deux compères entendent la voix de Colette en provenance d’une fenêtre ouverte.

 

 

 

 

© Castaza - Soleil

 

 

Castaza signe un scénario tendre, drôle et émouvant qui fera à de nombreux lecteurs l’effet d’une madeleine de Proust quand sont évoqués ACDC, les Clashs et d’autres étoiles du rock. Mother’s little helper, Stupid girl et Lady Jane des Rolling Stones, Armenia City in the sky des Who, Ramble on de Led Zeppelin et Girl you really got me des Kinks composent la bande originale de l’album. Y’a quand même pire pour faire saigner les oreilles quand on lit un album. Castaza met en avant ces groupes mythiques dans des scènes où on n’a même pas besoin de les écouter pour les entendre. Le rêve psychédélique de Georges en fin d’album transcende le concept.

 

 

 

© Castaza - Soleil

 

 

                On peut jouer dans un groupe de Rock et regarder Questions pour un champion. Ce n’est pas incompatible. Sold out démontre qu’il n’y a pas d’âge, ni pour vivre ses passions, ni pour tomber amoureux. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sold out

 

Tome : 1 – Face A

 

Genre : Comédie musicale

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Phil Castaza 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 52

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302090095

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


Dans la peau d’un marsu.  Marsupilami 33 - Supermarsu

 

« - Je suis vraiment un marsupilami ? Un marsupilami… Comme le vrai marsupilami ?

-   Vois par toi-même. Qu’en penses-tu ? Tu as une truffe. De grandes oreilles velues. De redoutables canines ! un splendide pelage jaune tacheté de noir. Et le plus caractéristique…une très longue queue souple et puissante ! Alors ?....

-   Je… Je… Je suis un marsu !... Yeeaa… »

 

 

 

 

 

 

 

                L’université n’a plus d’argent à consacrer aux recherches de tante Diane. Au grand désespoir d’Hector, ils vont devoir rentrer à Londres. Comme George ne comprend pas qu’elle n’a d’yeux que pour lui, après tout, elle se fait une raison. Hector ne l’entend pas de cette oreille et veut rester, même sans financement. Il compte bien se cacher pour éviter le départ. Avec le strict nécessaire, il s’enfonce dans la jungle, sous l’œil protecteur du Marsupilami, jusqu’au jour où, après une chute, il se retrouve entre les mains du sorcier Touhtankilosé. Et c’est là que « l’aventure » va commencer.

 

 

 

 

© Batem, Colman, Cerise - Dupuis

 

 

                Stephan Colman se met-il en danger en faisant du Marsu un super-héros ? Fait-il la même erreur que Vehlmann et Yoann qui font avec SuperGroom une série qui n’a rien à voir avec Spirou ?  Surfe-t-il sur la mode Marvel ? Et bien, pas du tout. En transformant Hector en Marsupilami, il montre comment l’on peut s’accoutumer, ou pas, d’un costume qui n’est pas le sien, que l’on pense ajusté mais qui ne l’est pas du tout. Si Colman a commis une erreur, ce serait juste dans le titre. « Dans la peau d’un marsu » aurait été beaucoup plus à propos que « Supermarsu ».

 

 

 

 

 

© Batem, Colman, Cerise - Dupuis

 

 

                Batem, maintenant, c’est le taulier. Rien à dire au patron. Tous les animaux de la forêt palombienne, des singes aux perroquets, des jaguars aux serpents, sont au rendez-vous. La réunion de famille est assurée avec brio. Mon dieu, Franquin a vraiment été frappé par la grâce le jour où il a demandé à ce jeune dessinateur de lui succéder il y a une bonne trentaine d’années.

 

 

 

 

© Batem, Colman, Cerise - Dupuis

 

 

                Supermarsu, oui, mais c’est surtout à SuperBatem et SuperColman à qui on a droit.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Marsupilami

 

Tome : 33 - Supermarsu

 

Genre : Aventure exotique 

 

Scénario : Colman 

 

Dessins : Batem 

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis-Marsu Productions

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034747764

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


Trois enterrements et un enlèvement.  Les veuves électriques 1 – Deuil atomique

 

« - Merde, c’est quoi, ça ?

-   Une fuite sur notre niveau.

-   Brendan, vite ! Va chercher les combinaisons anti-particules ! On a peu de temps pour trouver d’où ça vient.

-   Ok ! Ok !

-   Et pense à activer le déverrouillage du SAS, sinon on va être bloqués ici !

-   Ramener les combinaisons – Ramener les combinaisons – Ramener les combinaisons…

-   Il ne t’a pas entendu !

-   Hein ?!

-    ?!! Papa ! Comment ça s’ouvre, ce truuuuc ?! »

 

 

 

 

 

 


                Panique à la centrale nucléaire de Chissouane. Suite à un incident, trois employés meurent irradiés. La force d’action rapide nucléaire ne peut rien pour eux. Alors que la ville enterre ses morts, le directeur de la centrale annonce que l’usine reste apte au service et qu’il n’y a aucun risque pour la population. Les veuves des victimes ne l’entendent pas de cette oreille et vont tout mettre en œuvre pour qu’elle ferme. Les tracts et manifestations ne suffiront pas. Il faudra passer au niveau supérieur : enlever le directeur.

 

 

 

 

© Geoffroy, Relom, Degreff – Delcourt

 

 

                Relom, auteur des déjantés Andy et Gina, dessinateur du Traquemage sur scénario de Lupano, endosse ici un rôle de scénariste pour Damien Geffroy, dessinateur issu du Tribe, groupement d’auteurs piloté par Jean-David Morvan.

 

 

 

 

© Geoffroy, Relom, Degreff – Delcourt

 

 

Les veuves électriques est une comédie dramatique franchouillarde avec toute la saveur qui correspond à ce mot. Relom joue dans le registre Audiard tout en dénonçant les dangers de la production nucléaire. On verrait bien les meilleurs acteurs de l’époque au casting : un Bernard Blier en directeur de l’usine, Balasko-Chazel-Lavanant en veuves combattives, Yanne, Serrault, Noiret en guests… Avec Tchernobyl qui est passé par là, le cynisme de Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil met les pieds dans le plat d’une énergie contestée.

 

 

 

 

© Geoffroy, Relom, Degreff – Delcourt

 

 

Geffroy adopte un style légèrement crasseux dans un semi-réalisme parfois moqueur servant impeccablement le propos. Aux couleurs, on retrouve Sandrine Degreff dans un registre plus sobre que sur Walter Appleduck, bien que l’initié reconnaisse son style, notamment sur la couverture percutante pop.

 

Les veuves électriques ne sont pas prêtes pour un deuil paisible et c’est tant mieux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les veuves électriques

 

Tome : 1 – Deuil atomique 

 

Genre : Comédie dramatique 

 

Scénario : Relom 

 

Dessins : Damien Geffroy 

 

Couleurs : Degreff

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413037590



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


Perdu de vue.  Les 7 vies de l’épervier 3ème époque 2 - …Qu’est-ce que ce monde ?

 

« - L’histoire a commencé comme un conte de fées… Il était une fois un triste souverain de vingt ans, malheureux en ménage, et une jolie baronnette du même âge, aux allures de garçon manqué… Dieu sait comment ces deux-là se sont accordés, mais il en résulta que la donzelle vit son ventre gonfler pour finir par pondre discrètement, le 14 janvier 1622, donc, un oisillon qui fut aussitôt arraché à son sein par quelques argousins…

-   Quoi ?! C’est vous qui !...

-   Détrompez-vous, Madame ! J’avais alors 13 ans et, comme mon frère, ne savais rien de tout cela. Mais pourquoi diable lui avez-vous caché votre état ?

-   J’ai mes raisons qui ne vous regardent pas. Maintenant, allez-vous me révéler qui sont les misérables qui ont enlevé mon fils ?! »

 

 

 

 

 

 


 

                Paris, mai 1642, alors que Germain Grandpin retrouve la fille de 17 ans qu’il a eu avec Ariane de Troïl et adoptée par la famille Lenclos, Ariane apprend que le fils qu’elle a eu avec Louis XIII, enlevé à la naissance par Anne d’Autriche, est vivant. Alors que les espagnols ensanglantent le pays, aidée du fidèle Beau-Ténébreux, la baronne de Troïl va devoir user de connaissances politiques pour le retrouver. On sait ce que deviendra Ninon de Lenclos. Qu’adviendra-t-il du fils illégitime ?

 

 

 

 

© Juillard, Cothias - Dargaud

 

 

                On croyait son destin clôt ; il n’en est rien. On la pensait rangée du fleuret et de l’estoc, mais les ombres du passé les ont fait ressurgir. Ariane de Troïl est de retour pour une nouvelle vie de l’épervier. Après le mythique et intouchable premier cycle des 7 vies de l’épervier dans la collection Vécu chez Glénat, après le moins surprenant et peut-être un peu opportuniste cycle de Plume aux vents chez Dargaud, le troisième cycle de la série, dont la trame, le décor et l’ambiance semblent plus proches de la série originelle, se poursuit, sept ans après son lancement.

 

 

 

 

© Juillard, Cothias - Dargaud

 

 

                Cothias joue avec ses personnages fétiches comme Molière le faisait avec les personnages de ses pièces. Scénariste prolifique des années 80/90, il s’était montré plus discret depuis quelques années. Il ajoute ici une maille à la toile de l’épervier en nous offrant un 55ème album dans cet univers. Il s’amuse et transmet son plaisir au lecteur.

 

                Juillard a un dessin fin et élégant. Les mouvements des costumes des personnages sont en particulier très fluides. Il dessine également les gens nus, en écho au tout premier album de la série, avec réalité et sans aucun voyeurisme. Ses albums sont de parfaits supports pour les écoles de dessinateurs dans les cours d’anatomie et d’habillage. Tout comme Morris qui disait dessiner des personnages en détail avant de les ombrer, si on sait dessiner le corps humain avant de l’habiller, on ne le vêtira que mieux.

 

 

 

 

© Juillard, Cothias - Dargaud

 

 

                Il ne faudra pas attendre sept ans pour connaître la suite des aventures d’Ariane de Troïl puisqu’André Juillard jette l’éponge. Le troisième tome, dessiné par Milan Jovanovic, est prévu pour l’année prochaine.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les 7 vies de l’épervier 3ème époque

 

Tome : 2 - …Qu’est-ce que ce monde ? 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Patrick Cothias 

 

Dessins & Couleurs : André Juillard

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782205072143

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


Steampunk-fantasy.  Les artilleuses 2 – Le portrait de l’antiquaire

 

« - Vraiment, Monsieur Barillet, êtes-vous sûr du choix de notre destination ?

-   Certain. La police met rarement les pieds dans la zone et mon ami grenat nous hébergera volontiers.

-   Je confirme, Audrey. La zone, il n’y a pas plus sûr. Les gens du coin aiment pas beaucoup les moustaches à képi.

-   Tant mieux, un peu de tranquillité nous sera profitable. Kathy a besoin de se reposer, et moi, j’ai besoin de rassembler mes pensées. Si seulement nous savions ce qu’est cette sigillaire ! C’est pour elle que Cristofaros a été assassiné…

-   Euh… Ça aiderait si je te disais que je sais où elle est ?

-   Que veux-tu dire, Louison ?

-   Tu la veux ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1911. La Sigillaire, une bague apparemment fortement convoitée, est dans les mains des artilleuses. Les trois voleuses de charme et de choc, surnommées ainsi parce qu’elles parlent à l’unisson d’une même voix : celle de la poudre, détiennent le bijou. Avec à leurs trousses non seulement les brigades de police du Tigre mais aussi les agents du Kaiser, elles vont devoir protéger leur butin et percer son mystère. L’Antiquaire du tableau connaît-il le secret de cette chevalière ?

 

 

 

 

© Pevel, Willem, Wenish - Bamboo

 

 

                Les trois artilleuses sont trois drôles de dames ayant chacune ses caractéristiques. Lady Remington allie le so chic british avec une magie spectaculaire. Mam’zelle Gatling semble sortie d’ateliers mécaniques d’usines parisiennes. Petite, elle se faufile partout, prête à prendre tous les risques. Miss Winchester vient d’Outre-Atlantique. Elle manie le colt et la Winchester comme les meilleurs cow-boys du Far-West. Leurs compétences et leurs fréquentations les entraînent dans les plus mauvais coups de la capitale, et les font se frotter aussi bien aux forces de l’ordre qu’aux bandes rivales.

 

 

 

 

© Pevel, Willem, Wenish - Bamboo

 

 

                Pierre Pevel développe le monde qu’il a créé en littérature dans son Paris des Merveilles. Les artilleuses n’est pas une adaptation de ses romans. C’est une autre histoire, avec de nouveaux personnages, dans le même univers.

L’écrivain livre un scénario à cent à l’heure, ultra-efficace, et qui ne donne qu’une seule envie : se plonger dans les livres de ce monde.

 

Etienne Willem quitte le monde médiéval de L’épée d’Ardenois pour décrire un Paris début XXème, semi-fantastique, un poil mécanique, mais pour autant pas tout à fait steampunk. Son graphisme s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux jeunes ados. Cela fait des Artilleuses une série idéale pour passer d’un humour et d’une action hergéenne ou cauvinienne à des lectures plus « hollywoodiennes ». Alors entre Les Tuniques Bleues et XIII, dès 9/10 ans, le passage par une série comme celle-ci est un pont idéal, non pas pour changer de lectures, mais pour élargir le champ des possibles.

De la famille de David Etien et de Vincent Mallié, le graphisme d’Etienne Willem a tout pour rassembler les générations. Willem se distingue ici par une remarquable scène de poursuite automobile en plein Paris.

Les couleurs de Wenish donnent une ambiance sépia marquant l’époque.

 

 

 

 

© Pevel, Willem, Wenish - Bamboo

 

 

La couverture, type affiche de cinéma met illico dans l’ambiance dynamique et mystérieuse tout en présentant les personnages. Le wagon du Samarkand express est encerclé de tueurs. Le portrait de l’Antiquaire, entouré d’objets tout droit sortis d’un univers à la Adèle Blanc-Sec trône sur un mur. Le Paris des merveilles est justifié par des bestioles ailées, une espèce de Fantacoptère et le sommet de la Tour Eiffel.

 

Les artilleuses sont annoncées comme un triptyque. Espérons que cet univers foisonnant soit développé bien au-delà.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les artilleuses

 

Tome : 2 – Le portrait de l’antiquaire

 

Genre : Aventure semi-fantastique

 

Scénario : Pierre Pevel

 

Dessins : Etienne Willem

 

Couleurs : Tanja Wenish 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782490735006

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


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