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Quand le dessin d’Humour prend un H majuscule.  Je reviens vers vous

 

 

            « - C’est la petite Zoé de la rue Bonaparte à Neuilly-sur-Seine qui m’envoie. Ça fait trois Noël qu’elle demande une PS4, ça fait trois Noël qu’elle se retrouve avec des livres. »

 

 

 

 

            Quand la Mort s’adresse ainsi au Père Noël, ce n’est pas pour rigoler. Quand Olivier Tallec présente un nouveau recueil chez Rue de Sèvres, c’est pour rigoler. Et il faut dire que dans la fournée 2018, il y a de quoi se gondoler.

 

 

 

 

 

© Tallec – Rue de Sèvres

 

 

 

            Je reviens vers vous verse surtout dans tous les humours, en laissant une place de choix au noir. Ces pauvres animaux en prennent pour leur grade. L’auteur n’a pas peur d’avoir la SPA sur le dos. Qu’un canard ait perdu la tête, que des moutons ensanglantés tentent d’échapper au loup ou que des mouches soient prises dans un ruban collant suspendu au plafond, l’ignoble Tallec n’en a cure.

 

            Tallec fait aussi dans l’absurde avec des pingouins en trois-pièces cuisine ou un hérisson à la coupe…moderne.

 

 

 

 

 

© Tallec – Rue de Sèvres

 

 

 

            Il se moque gentiment de la dérive snob des amateurs d’art contemporain semblant en désaccord sur la représentation d’un tableau.

 

            L’album est également un voyage dans le temps à la rencontre d’hommes-préhistoriques, de princesses et de vikings.

 

 

 

 

 

© Tallec – Rue de Sèvres

 

 

 

            Ne passez pas à côté de la cerise sur le gâteau. Le bilan final détaillant la fabrication du livre est aussi une pépite humoristique.

 

            Olivier Tallec, revenez vers nous quand vous voulez. Votre humour est le bienvenu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Je reviens vers vous

 

Genre : Humour en tous genres 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tallec 

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782369812234

 



Publié le 15/12/2018.


Source : Bd-best


Wozniak saisit un peu de l’étoffe des héros et pionniers automobiles à chaque fois qu’il fait vrombir les R8 de Gordini

Ode vintage à tous ceux qui furent des pionniers dans le roulement de mécanique, la collection Plein Gaz s’offre un nouveau destin dans ces pages : celui d’Amédée Gordini, dit Le Sorcier. Un visage au regard rêveur et émerveillé à mettre sur l’épopée des R8, bolides monoplaces qui connurent quelques belles heures, avant de se faire distancer par d’autres machines plus performantes, mais restent dans les mémoires par leur design et une certaine idée du jusqu’au-boutisme et de la force des rêves matérialisés.

 

 

 

 

 

 

 

© Wozniak

 

Résumé de l’éditeur : Une « success story » à la française ! 1967, le mythique circuit du Mans accueille la finale de la coupe Gordini. Mais qui est cet homme à qui la Coupe de France Renault doit son nom ? Émigré italien arrivé en France au milieu des années 1920, Amédée Gordini démarre comme simple mécano. Il devient rapidement un préparateur hors-pair, surnommé « Le Sorcier » tant il est capable d’accomplir des miracles avec une mécanique a priori sans potentiel. Très vite, il s’essaie comme constructeur, faisant débuter des pilotes de renoms tels Fangio, Trintignant ou Behra. Sa carrière, par manque de moyens financiers, sera en dents de scie jusqu’à sa collaboration avec Renault pour qui il développera, dans un premier temps, une version sport de la Dauphine. Mais il entre définitivement dans la légende grâce à son travail sur la mythique R8 qui portera son nom… Amédée Gordini fait partie du patrimoine français de l’histoire automobile et, à l’instar des petits constructeurs Alpine, Matra ou Ligier, a marqué de son empreinte la compétition automobile.

 

 

 

 

© Wozniak

 

Celui qui s’appellerait bientôt Amédée était en fait né sous le nom d’Amédéo et la success-story française avait des airs d’Italie, de celles qui parle avec le corps et remonte ses manches dans le cambouis. Gordini pourrait être, comme tant d’autres, l’archétype de la réussite expatriée. Né à Bazzano en 1899 (on repassera sur la transition assez balourde qui introduit la course aux souvenirs), Amedeo Gordini garde dans sa mémoire, frappé du sceau des premières fois, cette cavalcade fantastique sortie de la poussière. Nous sommes en 1908, la vie n’est pas facile pour cet orphelin de père et dont la maman lutte pour joindre les deux bouts, mais la Coppa Florio sort le village de sa torpeur et donne au tout jeune garçon un éclair de lucidité autant que de folie : un dessein vrombissant. Des prémisses encourageants aux succès pétaradants jusqu’aux années de disette.

 

 

 

 

© Wozniak chez Glénat

 

Dans l’esthétisme d’une époque révolue, Olivier Wozniak a fait plus que prendre ses marques et fait tourner le moteur pour filer avec un mimétisme total avec les engins de ces années automobiles folles. Des années de warm-up et de rodage, faites d’essais et d’erreurs, d’approximations et de succès inopinés, de mouvement de tête basse sous l’échec ou de tête haute face à la réussite. Wozniak fait ainsi la part belle aux coulisses, aux doutes et aux certitudes, d’une épopée qui ira de Fiat à Renault… et passera entre les mains allemandes durant la guerre. Gordini fut réquisitionné mais ne fonctionna pas pour la cause à plein régime.

 

 

 

 

© Wozniak

 

 

 

 

© Wozniak

 

D’anecdotes en faits d’armes qui ajoutèrent à la figure emblématique et sympathique du sport-mateur, Gordini se fait tailler un beau costard par Wozniak. Pourtant, la forme et le découpages trop classiques auraient pu mieux coller aux courbes de ces voitures véloces et aux virages des courses mythiques. Il faut dire que le Streamliner de ‘Fane ou même Bonneville de Marvano ont mis la barre graphique très haut pour donner de l’amplitude à leurs récits. Ce qui n’est peut-être pas dans l’ADN de la collection Plein Gaz qui aime à aligner beaucoup de cases, de casse parfois car c’est un monde périlleux, sur une même planche sans varier les plaisirs.

 

 

 

 

© Wozniak chez Glénat

 

Et s’il se met à la hauteur des novices en matière de courses automobiles, l’auteur doit user de beaucoup d’énergie textuelle pour décrypter et vulgariser les éléments touffus de cette biographie en BD (sans jamais savoir dire tout pour autant, comme le surnom de sorcier donné à Gordini qui reste finalement peu expliqué)… que monopolisent malheureusement beaucoup de récitatifs. Poussant ainsi le dessin dans ses retranchements, à n’être souvent que trop illustrationnel et discipliné plutôt qu’aérien et expressif. C’est dommage car le trait de Wozniack, son apparente facilité et immédiateté, son rapport aux couleurs et l’étoffe des héros des circuits qu’il emporte un peu à chaque fois qu’il allume le moteur; tout cela vaut tellement le détour.

 

 

 

 

© Wozniack chez Glénat

 

Alexis Seny

 

Titre : Gordini

Sous-titre : Le sorcier bien aimé

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs : Wozniak

Genre: Biographie, Sports-moteur

Éditeur: Glénat

Nbre de pages: 48

Prix: 13,90€



Publié le 14/12/2018.


Source : Bd-best


Tous les voyages ont une fin.  Thorgal 36 – Aniel

 

 

            « - Comment va Aniel ?

-          Toujours inconscient, hélas…

-          Sans tes soins constants, il ne serait déjà plus parmi nous Thorgal… Toujours mélancolique Thorgal ? Tu songes encore à ton épouse qui t’attend au Northland, à ta fille et à ton autre fils ?

-          Seuls les dieux savent où ils sont actuellement ! »

 

 

 

 

 

L’embarcation sur laquelle se trouvent Thorgal, Aniel et leurs compagnons atteint les rives d’une forêt engloutie. En pénétrant dans la mangrove, Thorgal y retrouve Zim, petite pygmée du peuple Myrm qui va l’amener dans le palais du prince Zajkar.mais la guerre fait rage contre les féroces guerrières Yénhäas. Thorgal réussira-t-il à mettre un terme au conflit ? Parviendra-t-il à rejoindre ses terres du Nord ?

 

 

 

 

 


© Rosinski, Yann – Le Lombard

 

 

 

            La valse des scénaristes sur les derniers épisodes a été une véritable saga. Après l’éviction d’Yves Sente écarté pour intrigue complexe, le passage éclair de Xavier Dorison mis sur la touche pour divergence d’orientation sur la suite de l’histoire, Yann se débrouille comme il peut. En 46 planches, le scénariste réussit l’exploit de refaire les six cases du Rubik’s cube tout mélangé qu’était devenu le dernier arc narratif des aventures du viking des étoiles. Il s’en sort avec brio, faisant converger les séries parallèles Kriss de Valnor et Louve, qui se voient arriver à leurs conclusions, avec leur série-mère. Toujours est-il que, sans dévoiler le final, Yann remet les pièces en place, lui permettant de proposer pour le prochain album un nouveau départ.

 

 

 

 

 

© Rosinski, Yann – Le Lombard

 

 


Et maintenant, c’est Rosinski qui quitte le drakkar Thorgal avec ce trente-sixième tome. Tout ça pour ça… Cela n’enlève rien à son talent. Le peintre des cases s’expose dans des compositions aux décors variés dont certaines d’entre elles s’apparentent à de l’impressionnisme.

 

 

 

 


© Rosinski, Yann – Le Lombard

 

Le dessinateur mène son viking vers sa destinée. Il ajoute au bestiaire de la saga les Deenornis, montures des guerrières, s’apparentant à des autruches colorées. En plus trapues, elles ressemblent à Kevin, la bestiole du dessin animé Là-haut.

 

 

 

 

 


© Rosinski, Yann – Le Lombard / © Pixar

 

 

 

             Alors que Rosinski a signé des couvertures magnifiques, celle-ci est trop classique. Celle réservée aux centres Leclerc, tirage limité à 2500 exemplaires, est bien plus belle, originale et mystérieuse. Elle montre un Thorgal aux prises avec des végétaux agressifs, tel le Grand Schtroumpf au début du Cracoucass. La comparaison s’arrête là.

 

 

 

 


© Rosinski, Yann – Le Lombard

 

 

 

            La dernière case de l’album est jubilatoire. On n’en doute pas. Thorgal repartira à l’aventure. Et l’on rêve pour lui d’une histoire de la force du cycle du Pays Qâ.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Thorgal

 

Tome : 36 – Aniel

 

Genre : Heroïc Fantasy   

 

Scénario : Yann 

 

Dessins & Couleurs : Rosinski

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803672172

 

 

 



Publié le 13/12/2018.


Source : Bd-best


Et Ymir créa la femme, et la montagne, Conan : Robin Recht les unit et en tira une épopée sensorielle à couper le souffle

Décidément, à chaque récit redécouvert par des traits très personnels, Glénat aime à jouer la carte de la singularité dans cette collection heurtant de plein fouet Conan et tout l’univers développé par Robert E. Howard. Avec le quatrième épisode (sans lien de cause à effet avec les trois premiers, rappelons-le), c’est Robin Recht qui s’empare du mythe et d’un de ses récits fondateurs impressionnants dans un monde de neige aussi désespérant que fascinant. On pourrait y rester des heures, comme on l’est devant la couverture à couper le souffle de cette aventure infernale, pleine de force mais aussi de faiblesse, enveloppée dans une incroyable chevelure rousse qui donne l’illusion de tenir chaud.

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherches © Robin Recht chez Glénat
 

 

Résumé de l’éditeur: Unique survivant d’une bataille, Conan trône au milieu d’une neige maculée de sang. Le combat terminé, le Cimmérien se retrouve soudain envahi d’une lassitude profonde et d’un profond dégoût. Jusqu’au moment où il rencontre une femme à la beauté surnaturelle, aveuglante comme l’éclat du soleil sur la neige. Mû par un ardent désir, Conan décide de la suivre mais se retrouve pris dans un piège, attaqué par deux titans. Dans sa fougue, il ne s’est pas méfié. Il n’imaginait pas une seconde que sa promise n’était autre que la fille d’Ymir : le géant du gel !

 

 

 

 

Recherches © Robin Recht chez Glénat

 

Conan a ses Himalaya et La fille du géant du gel en est sans doute l’un des points culminants, là où Robert E. Howard a poussé ce géant du… feu ? dans ses derniers retranchements et l’a plongé dans les profondeurs glacées. Pourtant, Conan ne devait pas être là, au mauvais endroit au mauvais moment, ou l’inverse c’est selon. Depuis la nuit des temps, mais ce n’est pas du Barjavel (quoique), dans cette étendue enneigée à perte des temps, à intervalle irrégulier, deux clans s’affrontent, Aesirs et Vanirs. Un seul sera gagnant mais pourtant tous seront perdus dans le sang qui les rend indistinguables, qui les unit quelles que soient leurs volontés haineuses et guerrières. Pourquoi se battent-ils ? Peut-être l’ont-ils oublié ? Il se murmure comme un frisson sur un champ de bataille fracassant qu’il faut être le dernier, le Last Man Standing pour être emmené par la fille du géant du gel vers d’autres horizons, à l’Odroerir. Atali (rien à voir avec Jacques), une sorcière ou une déesse ?

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

D’une ferveur impitoyable, d’une fureur phénoménale, Robin Recht domine de la tête, des épaules et d’une main experte un sujet sur lequel pas mal se seraient cassé les dents. La puissance des Valkyries n’est pas loin, l’impétuosité des Amazones aussi, qui seraient réunies en une seule femme tenant le sort du monde entre ses mains comme on serrait, fort, le coeur d’un ennemi. Ou d’un amant ? La force de cette histoire vient aussi des faux-semblants, de ce chassé-croisé de séduction mais aussi de répulsion, entre instinct d’amour et celui de la survie, des envies nuancées par les devoirs, du temps qui manque et de l’urgence qui se prolonge.

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

En septante planches d’ampleur dramatique et de profondeur émotionnelle, Robin Recht réussit une incroyable prouesse graphique, prenant le risque payant d’être dans l’induction et l’expression plus que dans la monstration, laissant le pouvoir d’intuition au lecteur, de se projeter et de sentir le degré de violence qu’il veut donner au récit. Car oui, il est violent, charnel (pas de scène de sexe extravagante, là encore, comme dans les albums précédents, et ça joue en faveur de cette collection fine), jusqu’au-boutiste, cet album. Jusque dans l’encombrement de l’espace par un bruit assourdissant, gâchant le dessin mais nécessaire à l’emprise et à la dimension du récit.

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

Et là où Robin Recht réussit un peu plus sa performance, c’est dans sa mise en scène osée, ses cadrages, son découpage, aéré et aérien, fonctionnant à l’économie de cases pour appuyer des pleines planches et des doubles planches redoutables et qui ne sont pas humaines d’un coucher de soleil à un premier regard qui veut dire tellement de choses et un orage, quel orage !). Le style Recht va droit aux yeux et au coeur, glaçant d’effroi mais aussi d’extase (pas d’engourdissement comme Conan). Les couleurs confectionnées par Recht secondé par Fabien Blanchot finissent d’apporter volume et texture à cette incroyable épopée intime et universelle, sensorielle. Un truc de fou, un OVNI inouï, un pur chef-d’oeuvre.

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

Alexis Seny

 

Série : Conan le Cimmérien

D’après l’univers et les nouvelles de Robert E. Howard

Récit complet

Tome : 4 – La fille du géant du gel

Scénario et dessin : Robin Recht

Couleurs : Robin Recht et Fabian Blanchot

Genre : Aventure, Guerre, Fantastique

Éditeur : Glénat

Collection : Grafica

Nbre de pages : 72 (+ 8 pages de cahier bonus réservé à la première édition)



Publié le 13/12/2018.


Source : Bd-best


Sœur dégoûtée, c’est gagné !!!  Les p’tits diables 26 – L’as en soeur

 

 

            « - Allez, debout ! Bravo, c’est bien. Et maintenant, saute ! Bravo

-          Qu’est-ce qui se passe ici, microbe ?

-          Je fais faire ses devoirs à John, mon ver de combat. Depuis plus d’un an, je passe quatre heures par jour à l’entraîner pour que bientôt il puisse t’attaquer. »

 

 

 

 

 

 

Pas de trêve dans la guerre Tom/Nina. Il ne faudrait pas risquer de faire retomber le soufflé. Toute attaque implique une contre-attaque. Et là, on peut dire que Tom a mis le paquet. Son alien de sœur peut trembler, le garçon dresse des vers de combat. Ils serviront de recharge pour le verdeterminator, pistolet anti-sœurs de dernière génération.

 

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

 

Plus de 1000 gags et la fraîcheur est toujours au rendez-vous de la série d’Olivier Dutto. On ne se lasse pas de voir le frère et la sœur se poursuivre l’un et l’autre, se détester pour le meilleur et pour le rire. La fenêtre de tir est courte pour les parents afin de profiter des meilleurs moments calmes de la vie. Heureusement, cet épicurien de papa sait saisir la balle au bond, même s’il n’est pas toujours facile de garder la face devant les deux garnements.

 

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

A part ça, Tom va se découvrir des velléités de Baby-sitter en gardant Maxence, le petit frère de Solange. Le bambin s’avèrera être un personnage d’exception.

 

Outre le verdeterminator, Tom nous présentera toute une panoplie d’armes plus efficaces les unes que les autres pour ratatiner sa sœur, parmi lesquelles le morvex ou l’ongledepiedrator.

 

 

 

 

 


© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

 

L’enfance est le meilleur moment de la vie. Quand on est enfant, on est insouciant. Et plus ça va, plus on a de responsabilités et moins on a de temps pour soi. Ce sont Tom et Nina qui le disent.

 

Méditons cet adage et gardons notre âme d’enfant en lisant avec insouciance les albums des P’tits Diables.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 26 – L’as en sœur

 

Genre : Humour fraternel 

 

Scénario & Dessins : Dutto 

 

Couleurs : Bekaert 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302071056

 



Publié le 12/12/2018.


Source : Bd-best


Bienvenue sur la Boulard Zone !  Boulard 6 – En mode star

 

 

            « - Mais oui, je sais !

-          Tu sais quoi ?

-          Comment devenir une star ! Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ? Je vais créer ma chaîne YouToube ! »

 

 

 

 

Boulard n’a qu’un objectif dans la vie. De soirées concerts en castings de télé-crochets, il faut avouer que le jeune lycéen, le loup solitaire, n’a pas encore trouvé la lumière. Pourtant, il cherche… La voilà, l’idée, pourquoi ne pas créer une chaîne YouToube ?

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Avec ce sixième album, Boulard n’est plus seulement le second rôle des Profs. Il montre qu’il est bien capable de tenir la barre d’un bateau à lui tout seul. Bien sûr, on croisera çà et là Gladys ou Polochon. Mais l’univers Boulard est maintenant suffisamment développé pour qu’on puisse les reléguer au deuxième plan.

 

Le lycéen à la casquette à l’envers est indissociable de son pote Nintchinsky. Il va pouvoir compter sur lui pour l’accompagner dans sa nouvelle aventure numérique.  Les fiches Boulard, c’est bien, la Boulard Zone, c’est mieux ! Des vidéos exceptionnelles, avec des amis qui sont venus pour l’encourager, le Boulard 2.0 est arrivé !

 

En lycéen qui se respecte, Boulard a un gros cœur qui bat. Il bat pour Chloé, jolie blonde qui n’a d’yeux que pour son rockstar de petit copain. Alors, la gothique Solène va-t-elle faire chavirer le cador du bahut ?

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Boulard, c’est aussi une famille : un p’tit frère avec qui il fait bon de s’engueuler sans quoi on s’ennuierait, des parents qui ne s’entendent pas toujours mais qui au fond s’aiment plus que tout, une mamie star de l’EHPAD qui a toujours de bons conseils à donner.

 

Erroc a ainsi construit un monde solide, drôle et cohérent pour une série qui atteint l’âge de raison et s’émancipe de sa série-mère, avec laquelle la cohérence est maintenue, grâce, entre autres, aux couleurs de Jacqueline Guénard.

 

Stédo ne fait pas qu’éteindre des incendies avec les pompiers. Quand Boulard met l’feu, au sens figuré, au lycée, on peut compter sur le dessinateur belge. Son trait dynamique, digne descendant de Franquin, est dans la plus pure tradition de la BD franco-belge. Débutant chez Dupuis, qui n’a pas su exploiter son talent, il fait le bonheur des éditions Bamboo qui occupent un créneau quelque peu délaissé, ou moins mis en avant, par l’éditeur de Marcinelle : celui de la vraie bonne BD d’humour au sens noble du terme.

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Dans quelques clins d’œil, Stédo montre ses talents de caricaturiste. C’est ainsi qu’on aperçoit Bixente Lizarazu et Pierre Ménès commenter un match de foot.

 

On aimerait maintenant voir Stédo aux commandes d’une série d’albums aux histoires complètes. Il a le trait idéal pour des aventures comme celles des Petits Hommes à la grande époque.

 

En attendant, on est tous solidaires du cancre éternel.

Ne t’en fais pas, Thierry Boulard, si tu n’es pas encore une star dans ta vie, tu l’es dans la BD. Allez, garde la frite !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Boulard

 

Tome : 6 – En mode star

 

Genre : Humour lycéen 

 

Scénario : Erroc

 

Dessins : Stédo 

 

Couleurs : Guénard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818945100

 



Publié le 11/12/2018.


Source : Bd-best


Ne vous fiez pas aux apparences.  Frank Cho Artbook

 

            « - Voilà. Je vous ai révélé tous mes secrets. Maintenant, je vais devoir vous tuer. »

 

            Non, mais, ça ne va pas la tête ? Il est fou, ce chimpanzé, double graphique de Frank Cho. On ne va pas les dévoiler, ces secrets de dessin. On va les garder rien que pour nous.

 

 

 

 

 

 

 

            Vous vous attendiez à une compilation de culs et de nichons ? Passez votre chemin. L’artbook de Frank Cho est une leçon de dessin.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Et pourtant, Frank Cho est un autodidacte. Le dessinateur du Maryland s’est fait tout seul. Repéré par Marvel, il a travaillé entre autres sur Spider-Man, X-Men et Avengers. Sa série Skybourne vient de débuter chez Delcourt.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            De manière ludique, humoristique et, avouons-le, un brin sexy, Cho dévoile les secrets de ses techniques de travail et donne des clefs à qui veut tenter de les appliquer. Mais avant d’arriver au niveau de ce cador du dessin, il va falloir se lever tôt.

 

            L’album est divisé en six chapitres.

 

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Les bases de l’anatomie jettent les bases de la représentation du corps humain. Bon, il s’agit du corps d’une femme nue. Mais on oublie vite les beautés représentées pour se concentrer sur les techniques. Si, si, j’vous jure. On retient des choses. Par exemple, une tête et un pied humain sont à peu près de même longueur.

 

            Les corps en mouvement franchissent un palier supplémentaire. Représenter, c’est bien, mais donner l’illusion du mouvement, c’est mieux. Et quand ce sont de redoutables guerrières face à qui des dinosaures ne font pas le poids, c’est assez impressionnant.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            L’encrage montre le travail par couches successives employé par Cho. Il explique que les éléments les plus sombres doivent être encrés en premier, avec des traits épais.

 

            La peinture donne au graphisme de l’auteur une couleur hyperréaliste. L’utilisation de l’acrylique est évidemment ultra maîtrisée, mais le trait y perd en dynamisme.

 

            L’art d’utiliser le stylo-bille est un chapitre surprenant. Comment, avec l’instrument graphique le plus ordinaire qu’il soit on peut en arriver à un tel rendu ? Saisissant. C’est là où l’on se dit que ce Monsieur, c’est quelqu’un. Il arrive à donner au stylo bille un rendu crayon à papier.

 

            Enfin, la narration dévoile la construction d’un court récit. Et c’est le feu d’artifice final avec une chasse au dinosaure éprouvante.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Frank Cho Artbook, un ouvrage de référence à ranger à côté des Clefs de la Bande Dessinée par Will Eisner.

           

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Frank Cho Artbook

 

Genre : Artbook 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Frank Cho 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 200

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782413001836

 

 



Publié le 10/12/2018.


Source : Bd-best


Spirou 4209 - 12 Décembre 2018

 

 

 

Champignac, au cœur des secrets !

 

            Et si le Comte de Champignac avait côtoyé de grands esprits de la résistance lors de la Seconde Guerre mondiale ? Enigma nous dévoile un pan jusqu’alors inconnu de la jeunesse de Pacôme.

 

 

 

 

 

 

            Chez les Psy, le docteur Ménard va tester une nouvelle thérapie innovante : va-t-elle porter ses fruits ? Roger observe les tracas de ses humains et Soupir tente de quitter son hôtel maudit.

 

            Les petits veinards de la semaine sont les abonnés qui bénéficient avec leur numéro d’une superbe carte de vœux 2019 avec Walter Appleduck, dont le premier album est prévu pour le début d’année.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.


 

 

 

 

© Erre, Fabcaro - Dupuis

 

 


 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

 

 

Récits complets :

 

Psy (Les) : Retour de thérapie

Roger et ses humains : La rupture

Soupir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Kahl & Pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Rob

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Etien & Beka

En direct de la Rédac

Joue avec la petite Lucie

Pic et Zou

 

 

 

En kiosques et librairies le 12 Décembre.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 09/12/2018.


Source : Bd-best


Le dessin, c’est plus fort que toi !  Le secret de Zara

            « - Fini la peinture, Zara. Tu es encore trop petite pour ça…

-          Mais c’est pas possible, Papa ! C’est… C’est toute ma vie, Maman !

-          Nous n’avons pas dit que tu ne dessinerais plus, ma puce. Mais désormais, pour limiter les dégâts. Tu n’auras droit qu’aux crayons de couleur et aux stylos feutres ! Et qu’ils ne se promènent pas ailleurs que sur le papier !

-          C’est bien compris ?

-          Mais Papa, Maman…

-          C’est comme ça, Zara ! »

 

 

 

 

La sentence est tombée. Zara dessine partout dans la maison et ailleurs. Elle est atteinte de logorrhée picturale. Ses parents n’en peuvent plus. Il va falloir cadrer tout ça. Mais quand on est une petite fille qui aime l’art et la nature, on se sent incomprise. Zara devra être patiente…et grandir jusqu’au jour où elle pourra atteindre un pot de peinture rangé dans une étagère. Il n’en faudra pas plus pour que le naturel revienne au galop.

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Le duo d’Essence est de retour dans une nouvelle dimension, pour nous proposer un conte moderne, une belle histoire, jolie comme on n’en fait plus, ou comme on en fait peu.

 

            Comme dans Essence, Fred Bernard sème le trouble entre imaginaire et réalité. Pour Zara, quelle est la frontière entre les deux mondes ? Elle-même le sait-elle ?

            Dans un monde post-Charlie, Bernard insiste auprès des enfants sur l’importance de dessiner, sur la force des dessins dans la marche du monde.

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Benjamin Flao signe une magnifique couverture qui invite à ouvrir cet album pas comme les autres. Plus que jamais, les couleurs sont des personnages de l’histoire. La scène où Zara est poursuivie par les animaux matérialise un arc-en-ciel de vie.

            A l’instar d’Olivier Schwartz, Flao aime glisser des guests stars. Lors du « vernissage », on apercevra entre autres sur la même image Pouf, le copain de Boule, Tom-Tom,  Lebrac, Mlle Jeanne, un personnage de Matt Groening, Charlie de « Où est Charlie ? », et, Ô sacrilège, Tournesol, Tintin et Milou !

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Le label Les enfants gâtés modernise Delcourt Jeunesse. Les albums proposés sont magnifiques et bien maquettés. Cependant leur prix reste beaucoup trop élevé par rapport à la pagination. 22 planches pour 13,50 €, c’est exagéré. De ce fait, ces albums sont plus lus par des collectionneurs et amateurs de beaux dessins que par des enfants, qui « auraient dû » être la cible atteinte. C’est dommage, vue la qualité de la collection.

 

            Bref, que cela ne vous empêche pas de partager le secret de Zara. Enfants, prenez exemple, n’arrêtez jamais de dessiner.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le secret de Zara

 

Genre : Conte moderne 

 

Scénario : Bernard

 

Dessins & Couleurs : Flao 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Les enfants gâtés

 

Nombre de pages : 24

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9782756074085

 

 



Publié le 08/12/2018.


Source : Bd-best


Le secret de la potion magique : la Gaule a un incroyable talent et Astérix se fait Big in Japan et, cette fois, le ciel ne lui tombe pas sur la tête

Pour qui aime la BD et le cinéma d’animation, quand le chaudron de potion magique est plein à ras-bord et dévoile dans ses fumées une nouvelle aventure irréductible d’Astérix et Obélix, c’est un événement. Après quelques années de disette cinématographique et des films live globalement décevants, Alexandre Astier et Louis Clichy ont ravivé la flamme et retrouvé la serpe d’or avec un Domaine des dieux… divin. Plus abouti visuellement et encore plus délirant, Le secret de la potion magique enfonce le clou avec plus de grâce que Cétautomatix et retrouve l’Hommequitombeàpix, les Quatrefantastix, Derrix et même des Kaijus. Un festival dans une histoire originale mais toujours très inspirée, réparant le fiasco du Ciel lui tombe sur la tête et se servant on ne peut mieux de quelques arcs scénaristix du premier film de Claude Zidi qui a très mal vieilli.

 

Tout allait bien jusque-là. Nous étions en 50 avant Jésus-Christ (quoique, il a peut-être pris de l’avance par rapport à ce que disent les hagiographies). Toute la Gaule était toujours occupée par les Romains… Toutes? Non! Un petit village d’irréductibles Gaulois résistait encore et toujours à l’envahisseur. Jusqu’à ce jour noir de leur histoire qu’Astérix et Obélix ont compté. Jusque-là, tout allait pourtant bien, Panoramix se prenait pour Tarzan, super-héros de la forêt, surfant les branches sans se prendre les pieds dans sa longue barbe blanche. Puis, l’imprévu, un oisillon en péril et une chute vertigineuse pour le druide mythique. Panoramix résiste au crash test mais se retrouve avec une patte folle, trouvant ses limites et résolu à passer le relais. Mais encore faut-il trouver un habile successeur, maniant éthique et alchimie méthodique.

 

 

 

 

© SND

 

Rien qu’avec cette scène d’introduction aérienne et dramatique, Astier et Clichy nous en mettent plein les yeux avec un univers graphique encore plus affûté. Sur ces quelques dizaines de secondes, on sent tout le pouvoir d’adaptation et d’adoption intelligentes des deux cinéastes : parce que l’identité et la fluidité cinéma font de ce gag un bijou qui aurait été incapable à intégrer avec tant de richesses en BD (là où on s’en souvient Au service secret de sa majesté étant sans doute la meilleure transposition de la BD au cinéma live mais l’un des pires films du petit gaulois, paradoxalement).  C’est de bon augure pour la suite qui se déhanche déjà sur une improbable pépite sortie tout droit des années 80 : You spin me round. Ambiance disco au village de (perpétuelles) vacances mais de très courte durée : Panoramix étant incapable de préparer la potion magique, l’arrêt de mort est signé, c’est la fin pur et simple des irréductibles. Et ça ne tarde pas à arriver aux oreilles de César qui charge Tomcruz (puisqu’on vous disait qu’il était partout) d’une mission impossible désormais possible : anéantir le village gaulois et ramener le secret de la potion magique. Jusque-là tapis dans l’ombre, un ennemi intime de Panoramix croit son heure venue et n’a rien à envier à Voldemort. Magie blanche contre magie noir vont s’opposer et ça va barder (même Assurancetourix va avoir un rôle déterminant)!

 

 

 

 

© SND

 

Dans ce deuxième film au pays de Goscinny et Uderzo, Alexandre Astier et Louis Clichy envoient Astérix, Obélix, Panoramix et Pectine (nouveau personnage qui fait la part belle à l’enfance et aux yeux qui pétillent), comme souvent, en road movie, dans une variation télé-ciné-réalité entre « La Gaule a un incroyable talent » et « Qui sera le meilleur sorcier ». Même si les prétendants (Astier s’en donne à coeur-joie pour les nommer avec plus de références que de révérence, de Climatoseptix à Tectonix) à la succession du druide s’en tirent plus souvent avec un kloug qu’avec le clou du spectacle. Y compris de Jésus qui devra encore s’entraîner s’il veut arriver à la dernière scène.

 

 

 

 

© SND

 

Soyons clairs, pareille odyssée aurait pu être risquée, monotone et répétitive (dont des running gags tirent la force), il n’en est rien. Entre des fake news et des mises en scène façon le Média, une petite fille qui doit cacher qu’elle en est une et un combat de femmes libérées (et c’est pas si facile), un monologue d’Ordralfabétix (qui n’a rien à envier à Edouard Baer) et des bourre-pifs nez-contre-nez, des sangliers messagers et un Idéfix beaucoup mieux designé que sur le premier opus, des pirates qui tentent la reconversion, c’est tout un esprit parodique frondeur et salvateur qui s’empare de nous et fonctionne à pleine marmite.

 

 

 

 

© SND

 

C’est jubilatoire mais aussi tendre et bien vu avec quelques magnifiques messages à tirer en-dessous des couches de rires et de délires. Il y en a partout, il ne s’agit pas d’avoir une seconde d’inattention. Conscient de ses racines, ce dessin animé n’est pas l’arbre qui cache la forêt des Carnutes (ne laissez pas trainer vos mégots, elles prennent vite feu, ces choses-là) et prouve sa conscience des oeuvres qui sont passées avant lui. Et les plus étonnantes. À commencer par Astérix et Obélix contre César, premier film en prises de vue réelles de la saga au cinéma, réalisé par Claude Zidi. La musique de l’excellent Philippe Rombi fait penser à celle de Goldman dans les airs celtiques qu’il a trouvé, Christian Clavier est de retour et prête sa voix à Astérix (avec tact et sans en faire des caisses), à la tête d’un casting vocal aux petits oignons (Gérard Hernandez, Elie Semoun, François Morel, Alex Lutz…). Puis, il y a ce méchant druide qui pourrait être le frère du Devin et ces Romains qui n’ont jamais été aussi proche de réduire à néant le village irréductible.

 

 

 

 

© SND

 

Autre référence, encore plus inimaginable : Le ciel lui tombe sur la tête. Sans doute l’album le plus décrié de la série revu et corrigé par le cinéma pour un grand final Big in Japan, calé entre Dragonball et Goldorak. Un fulgurant et fracassant passage ovniesque qui nous en met plein la figure. Astier et Clichy auraient-ils tenté ce tour de force si le 33e tome d’Astérix avait été plus consensuel et moins aventureux ? Pas sûr. Albert, tout est pardonné, désormais. D’autant plus que pour raconter une histoire ancestrale, l’origin-story de Panoramix, Astier et Clichy reviennent à la base : au dessin d’Uderzo. Celui sur lequel le cinéma souffle et qui s’anime pour faire du spectateur le privilégié témoin de la naissance d’une oeuvre culte. Que d’émotions.

 

 

 

 

© SND

 

Pour faire bref mais aussi large, l’année nouvelle approchant et le dicton disant qu’il faut s’embrasser sous le gui, on a envie de couvrir Astier et Clichy de bisous, de les serrer fort comme des menhirs. En effet, le duo de réalisateurs et leurs équipes prouve que la magie existe, livre un formidable hommage à la culture populaire et s’en tire avec brio (et Briat qui fait la voix d’Obélix), les honneurs et les lauriers, mais aussi le sentiment d’être face au meilleur Astérix qu’on ait vu et lu depuis longtemps ! Par Bélénos, c’est Fest Noz.

 

 

 

 

© SND

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Astérix – Le secret de la potion magique

D’après l’oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo

Histoire originale

Réalisateurs : Alexandre Astier et Louis Clichy

Casting vocal : Christian Clavier, Guillaume Briat, Bernard Alane, Alex Lutz, François Morel, Elie Semoun, Gérard Hernandez…

Durée : 85 min



Publié le 07/12/2018.


Source : Bd-best


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