En images et en bulles
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Les débuts du Christianisme.     Face à face T.2 Jésus - Pilate

 

 

 

Mon nom est Pontius Pilatus. Je fus envoyé par Tibère pour succéder à Valérius Gratus comme gouverneur de Judée la vingt-sixième année après sa naissance. J’ai ordonné l’exécution et le crucifiement de celui qu’on appelle Jésus.  Jésus de Nazareth … Et ce duel … Ce duel, je l’ai gagné, mais en vérité … Je crois que je l’ai déjà perdu.

 




 

 

Le second tome de la collection « Face à Face » aux Éditions Robinson nous entraîne au début de l’histoire du Christianisme. Le récit nous est conté par Pontius Pilatus (préfet romain de Judée) face à Jésus de Nazareth (roi des Juifs). Au lendemain de la crucifixion de ce dernier, Pilate détaille les événements qui l’ont amené à condamner un homme qui pour lui était innocent des charges dont on l’accablait.

 

 

 

 

 

 

© Arnaud Delalande – Denis Gombert – Manuel Garcia - Robinson

 

Envoyé en Judée par l’empereur Tibère, Pilate va devoir négocier sur plusieurs tableaux afin de tenter d’apaiser les peuples colonisés tout en imposant les lois Romaine. De plus, différents nouveaux prophètes souhaitant le renvoi de l’autorité romaine surgissent dans la région. C’est dans cette configuration qu’apparaît Jésus de Nazareth que l’on dit doté de pouvoir magique, bénéficiant d’une aura unique.

 

 

 

 

 

 

 

© Arnaud Delalande – Denis Gombert – Manuel Garcia - Robinson

 

 

Scénarisé par Arnaud Delalande (directeur de collection) en collaboration avec Denis Gombert, nos compères nous font (re)découvrir, suivant les états d’âmes de Pilate, un récit parfaitement documenté bien qu’il soit connu d’une grande partie d’entre nous. Les représentations, confiées à Manuel Garcia, sont pour moi froides et pas assez détaillées. Pour ma part, j’aurais préféré le style utilisé par Fabrice Le Hénanff à qui on a confié l’illustration de la couverture de l’album. Mes considérations n’enlevent en rien le travail effectué par Manuel Garcia.

 

 

 

 

 

© Arnaud Delalande – Denis Gombert – Fabrice Le Hénanff - Robinson

 

 

On y retrouve notamment les illustrations suivantes :
- La mort de Jean-Baptiste (à la demande de Salomé). 
- La dernière scène. 
- La trahison de Judas.
- Le reniement de Pierre (au chant du coq, tu m’auras renié trois fois !).
- Le lavement des mains de Pilate.
- La crucifixion de Jésus
- La découverte du tombeau vide par Marie-Madeleine.

Alors qu’il pensait sortir gagnant de ce duel, Pilate va très vite comprendre ses erreurs. On est aussi en droit de se poser la question suivante : 


- Que serait-il advenu si Pilate avait fait libérer Jésus ?
Mais, un tel cas de figure fait place à une uchronie. 
En résumé, un album consacré à la confrontation entre deux hommes qui changea à jamais le cours de l’humanité.

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

Série : Face à face

 

Titre : T.2 Jésus - Pilate

 

Genre : Historique

 

Scénario : Arnaud Delalande – Denis Gombert

 

Dessins & couleurs : Manuel Garcia

 

Éditeur : Robinson

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 2012905625

 




Publié le 25/02/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4272 -  26 février 2020

 

 

Spirou camarade, partout, toujours

 

 

 

 

 

 

 

            La rédaction de Spirou a été contaminée par un champignon qui rend communiste. L’alerte est donnée par Jean-Christophe Delpierre, rédacteur en chef de Fluide Glacial. Il prévient aussitôt Romain Dutreix qui, pauvre de lui, va se retrouver au Goulag.

 

            Après le spécial animation de la semaine dernière, sans reprendre sa respiration, un autre numéro hors du commun suit directement. Sous une sublime couverture de Fabrice Tarrin, Spirou se transforme en Pravda Junior le temps d’une semaine. De Nelson aux Femmes en blanc, de Capitaine Anchois à Harry, personne n’échappe à la rouge contamination.

 

            Heureusement, le supplément permettra aux abonnés de se rendre dans le bloc de l’Est sans problème grâce à la carte de membre du parti unique.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Seuls : Les révoltés de Néosalem

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

 

 

Récits complets : Spécial Pravda Junior

 

Capitaine Anchois

Guide sublime (Erre)

Spirou contre Spirov (Sti)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) : Spécial Pravda Junior

 

Coco en stock (Dab’s)

Hauts de pages (Neidhardt)

Johan De Moor (La pause-cartoon)

Jour où j’ai failli devenir un artiste du peuple (Le) (Dutreix)

Nelson (La pause-cartoon)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Femmes en blanc (les)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Harry

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Ptiluc

En direct du goulag : Dutreix

Interview : Neidhardt & Tarrin

Jeux : Longue vie au petit frère du peuple (Joan)

Leçon de BD (La) : Jouvray

Spirou et moi : Seronov

 

 

Supplément abonnés :

Carte de membre du parti unique

 

 

En kiosques et librairies le 26 Février 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 23/02/2020.


Source : Bd-best


Séance de rattrapage. Schizophrènie d’un héros créateur.  Le roi des bourdons

« - Un essaim de bourdons ?

- Exact.

- J’ai bien entendu ? Vous parlez ?

- Ben oui.

- La parole n’est pas l’exclusivité des chat.

- Chut ! Tais-toi, Jacques.

- Nous venons te témoigner notre gratitude pour avoir sauvé notre frère de la noyade, tout à l’heure.

- Hein ? Ah oui ! Dans le seau ? Bah… Ça n’a pas été bien difficile.

- Peut-être… Mais ce genre de geste est rare chez les gens. Il montre que ton esprit est pur.

- Ha ! Ha ! Vous rigolez ? Ça montre surtout que je suis un benêt.

- Non, non, vraiment. En retour, nous tenons à te faire don d’un pouvoir hors du commun.

- Qu’est-ce que vous faites ?

- Mes frères se collent sur toi pour former une combinaison spéciale qui va te permettre de… voler ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Zola Vernor est manutentionnaire chez Chatterbooks, un gros éditeur qui a mangé plein de petits. Il rêve de devenir auteur de bandes dessinées mais ses projets sont refusés les uns après les autres. Un beau jour, innocemment, il sauve un bourdon de la noyade. Pour le remercier, sa communauté forme autour de Zola un costume faisant de lui un super-héros et lui permettant de voler. Zola va devenir un observateur de la ville. Entre Superclébard, alter ego canin, idole des foules, et un magnat de la presse cupide et adipeux au propre comme au figuré, Zola suivra sa quête initiatique afin de peut-être devenir quelqu’un. Mais peut-on devenir quelqu’un quand on est encombré de problèmes existentiels ?

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                David De Thuin, auteur aussi discret que talentueux, signe un album profond à l’apparence légère. Réflexion fine sur le métier de dessinateur de petits mickeys, Dethuin utilise le personnage de Zola comme une synthèse de tous ces artistes qui peinent à sortir de l’ombre, entre les affres de la création et un milieu éditorial impitoyable.

 

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                De Thuin a une biographie disséminée mais conséquente. Arthur Minus, Zizi la chipie, Zélie et compagnie, Les zorilles, Le bois des mystères, Coup de foudre sont l’essentiel de ses séries jeunesse, avec des collaborateurs exceptionnels : Cauvin, Corbeyran, Corcal,… De Thuin a signé de nombreux mini-récits animaliers dans Spirou, ainsi que des récits courts d’un enfant et de son père qui lui raconte des histoires, hommage à tous les papas pour qui raconter des histoires est aussi important que d’avoir quelqu’un pour les écouter. Il tâte également de l’auto-édition, domaine dans lequel est paru en six épisodes Le roi des bourdons, avant que cette sorte de mise en abîme ne rejoigne la collection 1000 feuilles chez Glénat dans laquelle il avait déjà publié La proie, exercice de style sur 1000 pages et 10000 cases, ainsi que le thriller Le corps à l’ombre. Pour l’occasion, De Thuin a réécrit et redessiné son histoire.

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Avec ce Roi des bourdons, nommé parmi les indispensables de l’année au dernier festival d’Angoulême, De Thuin est enfin mis en lumière. Ses personnages animaliers sont les plus percutants de la BD depuis Macherot. Introspection, récit schizophrénique et passionnant, il élève son auteur au rang d’un Lewis Trondheim sous ses meilleurs jours. Une collaboration entre eux deux serait des plus judicieuses.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le roi des bourdons 

 

Genre : Aventure introspective 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : David De Thuin 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : 1001 feuilles

 

Nombre de pages : 120

 

Prix :  19 €

 

ISBN : 9782344028933

 



Publié le 22/02/2020.


Source : Bd-best


Sans filtre, sans les freins, mais aussi...  Cédric 33 – Sans les mains

« - Eh, Cédric ! Nicolas apprend à Chen à rouler à vélo !

- Quoi !? Mais c’est pas vrai !

- Si ! Bah, dès qu’elle saura bien rouler, rien ne t’empêchera d’aller faire une petite balade avec elle.

- J’ai pas de vélo !

- Ah, oui ! J’oubliais ! T’en as d’ailleurs jamais eu. Le seul sur lequel tu as roulé, c’était le mien… Et je me souviens même que ça avait viré à la catastrophe ! Résultat, depuis, je n’ai plus de vélo non plus.

- Autrement dit, c’est fichu et bien fichu.

- Pas dit ! Félix ! Il en a un ! On pourrait toujours lui demander.

- Tu crois qu’il accepterait ? »

 

 

 

 

 


 

 

Mais qu’a-t-il donc pris à Christian d’aller prévenir Cédric que Nicolas apprenait à faire du vélo à Chen ? Il n’en fallait pas plus pour énerver notre petit blondinet préféré. Evidemment, son pote Félix va lui prêter un vélo pour qu’il s’y mette aussi. Mais avec Cédric, maladroit et tête brûlé, tout ne se passe jamais comme prévu. Mais ça, ce n’est que la première histoire de cette nouvelle fournée d’aventures du quotidien de Cédric.

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

Cédric est un des derniers dinosaures encore en activité du catalogue Dupuis. Qu’il est bon de retrouver chaque année cette madeleine. Pour sa trente-troisième fournée de gags et histoires courtes, on le retrouve fidèle à lui-même dans son univers tendre et attachant comme seul Roba, avant Laudec et Cauvin, avait su le faire.

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

Laudec s’amuse comme un petit fou. Dès qu’il peut faire des compositions qui sortent de l’ordinaire comme la planche où Pépé est promené par Caligula, on voit toutes les capacités qu’il a sous le coude. Un seul petit bémol : il y a trop de cases sans décor, ce qui laisse apparaître une certaine froideur informatique, le dessinateur ayant délaissé il y a quelques années déjà l’encre et le papier pour l’écran et la souris.

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

Entre les histoires de Cédric et ses camarades de son âge, les récits avec Pépé constituent l’âme de la série en général et de cet album en particulier. Tendres, émouvants, drôles, ces duos entre le garçon et son grand-père sont de belles leçons de vie. On y sent que Raoul Cauvin y met de plus en plus de lui-même. Il veille sur l’un de ses derniers bébés comme Pépé veille sur Cédric. As du dialogue, le scénariste fait de sa série un petit monde théâtral qui pourrait très bien être adaptée en série live du type Scènes de ménage.

 

N’oublions pas que Cédric est l’une des série de bandes dessinées qui a été le mieux adaptée en dessin animé, fidèle et de qualité, bien loin des retranscriptions ratées du Petit Spirou ou du récent Boule et Bill. On peut voir vingt-six épisodes de la première saison de Cédric sur Netflix.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Cédric

 

Tome : 33 – Sans les mains 

 

Genre : Humour familial 

 

Scénario : Cauvin 

 

Dessins : Laudec 

 

Couleurs : Leonardo  

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034737024

 



Publié le 22/02/2020.


Source : Bd-best


Rencontrer avec les yeux de l’innocence… et vaciller… toujours...  La force des femmes

« - Alors il nous reste les centres culturels de Guinée Conakry…

Je suis parti pour l’Afrique à la rencontre de ma vie. J’avais 24 ans. ?pus avions encore l’obligation d’effectuer notre service militaire, nous, les garçons, à cette époque-là, et l’idée de travailler dans la culture à l’étranger plutôt que de porter Rangers et costume kaki était pour moi une véritable aubaine !

- Djibouti, Madagascar ou Baden-Baden en Allemagne.

- Djibouti, c’est formidable ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Alors qu’une tempête obscurcit le ciel et qu’une autre déchire son cœur, Joël Alessandra revient sur ses années africaines et ses dizaines de carnets de croquis. L’auteur recueille et raconte six témoignages issus de ses rencontres sur ce continent.

 

 

 

 

© Alessandra - Des ronds dans l’O

 

 

                A Djibouti, c’est pour Joël le choc d’une réalité, non pas celle de jeunes femmes désirant rencontrer l’amour auprès d’européens pouvant les sortir de leur paradoxale grisaille ensoleillée, mais celle de cette mutilation organisée qu’est l’excision.

                En République Démocratique du Congo, Joël interviewe « l’homme qui répare les femmes », le Docteur Mukwege, prix Nobel de la paix 2018 qui appelle le monde à être témoin des crimes de guerre dans son pays.

                En Centrafrique, à l’école, on respecte les consignes, sinon gare au professeur ! L’enseignant n’hésite pas à malmener celle qui écrit alors qu’on lui avait demandé de dessiner. Si elle n’écoute pas, que fera-t-elle face à son futur mari ? Joël en reste interloqué. Le texte poignant rédigé par la jeune fille en dit long sur la dure réalité qui leur est infligée.

 

 

 

© Alessandra - Des ronds dans l’O

 

 

                En Algérie, une leçon de dessin prend une dimension particulière lorsqu’une femme ose s’y inscrire, mais ira-t-elle jusqu’au bout du regard des hommes ?

                Dans le Désert de l’Ennedi, une femme et un enfant sous un 4x4 en panne va mettre le voyageur face à une impasse. Il verra là les limites de ses possibilités pour aider les gens.

                Enfin, au Cameroun, sur le fleuve, c’est le chemin jadis emprunté par André Gide que suit Joël.

 

 

 

 

© Alessandra - Des ronds dans l’O

 

 

                Outre l’évident intérêt testimonial de cet album, Alessandra fournit de superbes images, aquarelles et croquis figeant le temps, le temps d’une rencontre, le temps d’un instant.

 

                La force des femmes est un album à lire en écoutant du Daniel Balavoine, lui qui savait si bien chanter leur puissance.

 

                Le déclencheur du parcours africain de Joël Alessandra a été une photo d’une jeune éthiopienne prise par Raymond Depardon. Si Depardon est un grand témoin de son temps par le biais de la photographie, Alessandra en prend le chemin par le biais de la bande dessinée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La force des femmes 

 

Genre : Rencontres africaines 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Joël Alessandra 

 

Éditeur : Des ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 124

 

Prix :  22 €

 

ISBN : 9782374180793

 



Publié le 20/02/2020.


Source : Bd-best


La force n’est rien, la volonté est tout.  Wild West 1 - Calamity Jane

« - Puis-je m’installer ?

- Faites, M.Hickok. Mais je crains de ne  pas vous être de très bonne compagnie.

- Mauvaise nuit ?!

- Assurément.

- Vous faites un métier bien dangereux, Mlle Cannary. Je suis désolé pour vous.

- Je ne ma plains pas. J’ai certainement mérité cette vie.

- Vous vous trompez. Etre une victime ne sied à personne. J’ai réfléchi à notre conversation de l’autre matin. Que l’on soit blanc, noir ou femme… Dieu a un grand dessein pour l’Amérique. J’en suis convaincu. Et pour cela, il a créé l’instrument de cette égalité parfaite. »

 

 

 

 

 

 

 

                Afin de survivre dans un monde rude et impitoyable, Martha Jane Cannary, seize ans, se prostitue dans un saloon de l’Ouest. Mais le jour où James Butler Hickok croise sa route et met dans ses mains un colt, la métamorphose va pouvoir s’opérer.

 

 

 

 

© Gloris, Lamontagne - Dupuis

 

 

                Thierry Gloris et Jacques Lamontagne remontent aux sources pour raconter la genèse de Calamity Jane. A l’instar de Django main de feu paraissant ce mois-ci chez Aire Libre et qui s’arrête aux porte de la gloire du musicien de renom Django Reinhardt, Wild West raconte la vie de Martha Cannary jusqu’à sa « métamorphose », ou plutôt sa prise de conscience, qui fera d’elle Calamity Jane.

 

 

 

 

© Gloris, Lamontagne - Dupuis

 

 

                Gloris, en historien patenté, ne fait pas dans le western d’opérette. Cruel et réaliste, le monde de Wild West est bien plus conforme à la réalité que n’importe quel western en BD actuel. Alors, entre viols et tortures, putes et bourreaux, le tableau est sombre. Si pour tous ces personnages, l’arrivée du chemin de fer est l’espérance de l’accès à la civilisation, elle est aussi synonyme de convoitises et donc de manigances. Le beau rêve américain.

 

 

 

 

© Gloris, Lamontagne - Dupuis

 

 

                Lamontagne retrouve son complice des premiers tomes d’Aspic, détectives de l’étrange. Pour l’occasion, les couleurs s’assombrissent, le trait se durcit et s’hachure afin de coller au plus près à la rudesse de l’univers. Lamontagne n’a pas peur de tout montrer. Le sexe et le sang faisaient partie du quotidien des cow-boys. Si de nombreux dessinateurs ont cherché à édulcorer des scènes, ici, on ose comme dans du Tarantino. On n’est pas dans l’allusion comme chez John Ford.

 

                Déjà en réimpression, Wild West est l’un des succès mérités de ce début d’année chez Dupuis.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Wild West

 

Tome : 1 - Calamity Jane

 

Genre : Western 

 

Scénario : Thierry Gloris 

 

Dessins & Couleurs : Virginie De Bermond-Gettle

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034731022



Publié le 19/02/2020.


Source : Bd-best


Inside Salvador.  Le rĂŞve de Dali

« - Tu n’es plus qu’une carcasse… Bien pire que la dernière fois qu’on s’est vus… Cette nuit-là dans la chambre rouge… Aujourd’hui, personne ne viendra te sauver… Tu ne peux même pas crier. On compren à peine ce que tu dis. Tu fais pitié…

Il est revenu, ce petit bâtard est revenu… Je ne veux pas mourir… Un esprit aussi exceptionnel ne peut pas disparaître ainsi, c’est impossible !

- Tu es trop vieux, et les vieux doivent mourir un jour ou l’autre…

Les génies n’ont pas le droit de mourir ! Et je suis le plus grand génie que l’art ait connu depuis quatre siècles… !

- Je sais Velàzquez, Vermeer… et toi ! Et maintenant que tu as connu la gloire et la richesse, tu dois mourir… Quel dommage… Ha, ha, ha !

Aagh… Insensé, si tu me tues… tu mourras aussi…

- Je suis un enfant… Je suis immortel ! »

 

 

 

 

 

 


                23 janvier 1989, hôpital régional de Figueras en Espagne. Le génie s’apprête à rejoindre sa muse. Dali, mourant, se remémore les grands moments de sa vie en rendant son dernier souffle. Dans un onirisme semblable à l’ensemble de son œuvre, le peintre  conte ce qui a construit son œuvre, ses influences et ses inspirations pendant que son moi-enfant l’achève.

 

 

 

 

 

© Hernandez - 21 g

 

 

                Carlos Hernandez écrit et dessine la biographie de Salvador Dali comme si elle était elle-même une œuvre du maître. Destructurée, non linéaire, l’auteur ne choisit pas la facilité pour la narration de cet hommage. Mais quoi de mieux pour pénétrer à l’intérieur de ce cerveau empreint d’une douce folie ?

 

                L’œuvre d’un artiste naît de ses cicatrices et de ses amours. Cicatrices car on apprend que Dali est le cadet de la famille, remplaçant un aîné mort. La légitimité de sa place dans sa famille l’a toujours perturbée. Amours car sa rencontre avec Gala a changé sa vie à tout jamais. Plus qu’une muse, Gala était comme un morceau de lui-même.

 

                La couverture envoûtante hypnotise et attire le lecteur dans le cerveau de Dali pour une quête spirituelle dans laquelle jamais l’artiste ne se laissera guider, ni par son père, ni par les surréalistes qui l’excommunieront.

 

 

 

 

© Hernandez - 21 g

 

 

 

                Les éditions 21 g se sont données pour objectif de faire connaître la vie de celles et ceux qui, par leur volonté, la force de leurs convictions, leurs sacrifices, leur intelligence, leur art, leur courage ou leur science, ont changé notre monde. Chacun de leurs ouvrages apporte une vision originale, documentée mais jamais pompeuse ni trop didactique des grands hommes et femmes de l’Histoire du monde. Avec Les découvreuses, la science était racontée de manière scientifique. Avec Deux frères à Hollywood, la vie des frères Disney l’était de façon cartoonesque. Avec Le rêve de Dali, l’art l’est avec une facture artistique tellement son dessinateur s’attache  à fusionner son graphisme avec le trait du catalan.

 

 

 

 

© Hernandez - 21 g

 

 

 

                Carlos Hernandez jalonne son biopic en intégrant les plus grands tableaux : les montres molles de La persistance de la mémoire, l’éclosion de l’homme dans L'enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau, le Corpus Hypercubus de Crucifixion, les crânes en abimes du Visage de la guerre, et bien d’autres, sont autant d’allégories donnant à l’art de Dali toute cette puissance qu’il aurait pu qualifier lui-même d’interstellaire.

 

                Réussite scénaristique et graphique, Le rêve de Dali est doté de l’étrange évanescence de suspendre le temps et de donner la certitude d’être immortel.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : Le rêve de Dali

 

Genre : Biographie onirique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Carlos Hernandez 

 

Éditeur : 21 g

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9791093111414

 



Publié le 19/02/2020.


Source : Bd-best


Lorsque les jeux pré-adolescents peuvent tourner au drame … Sam a des soucis

 

 

Un jour, tandis qu’ils se promènent à la décharge publique, l’un de leurs lieux favoris, les garçons trouvent un pistolet : pas un jouet, mais un vrai pistolet… qui va leur donner une bien mauvaise idée. Revêtus d’improbables uniformes de soldats, ils provoquent un accident de voiture dont Lily est témoin, et qui va donner à Sam l’occasion de se comporter en héros… au risque de devenir plus populaire que Joshua à l’école.

 

 


 

Second épisode d’une série dont on peut lire chaque album indépendamment des autres, Geoff nous propose une nouvelle histoire bretonne où l’on retrouve les personnages issus de la première aventure (Lily a des nénés). Deux amies se baladent sur la plage lorsqu’elles voient au loin une voiture basculer dans le vide. Pour quelles raisons ce véhicule va-t-il soudainement quitter la route ? Quel est le rôle joué par Sam et ses amis dans cet incident ? Quels sont ces secrets partagés comme preuve d’amitié ?

 

 

 

 

© Geoff - Casterman

 

 

 

Le groupe d’amis est composé de deux filles (Lily & Alyson) et de trois garçons (Joshua, Titouan & Sam). Ces derniers trouvent un pistolet à la décharge publique et décident de braquer l’arme sur les automobilistes afin de leur faire peur. La conductrice de la seconde voiture perd le contrôle de son véhicule qui se retrouve renversé sur la plage. Les garçons prennent la fuite à l’exception de Sam qui entend l’appel au secours de l’automobiliste suppliant de sauver son bébé. Sam brise la vitre de la voiture, sort l’enfant et ensuite prend la fuite pensant rester un héros anonyme. C’est sans compter sur Lily qui l’a reconnu.

 

 

 

 

© Geoff - Casterman

 

 

 

 

Geoff nous soumet une histoire reprenant les préoccupations vécues par des personnages situés entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence. Il les observe avec beaucoup de lucidité, se mettant à leur hauteur pour nous expliquer leurs détresses, leurs bêtises sans oublier leurs premiers émois pré-adolescents.

 

 

 

 

 

© Geoff - Casterman

 

 


Il situe ses aventures à la localité côtière de Portsall (Ploudalmézeau), connue internationalement suite au naufrage en mars 1978 de l’Amoco Cadiz restant l’une des pires catastrophes écologiques de l’histoire.

 

 

 

 

 

© Geoff - Casterman

 


Ses illustrations, en couleurs directes, illuminent de beauté les paysages de lumière si particulière à la lande bretonne. Loin du monde des préoccupations adultes, l’album est une bouffée d’oxygène pour qui prends la peine de retourner dans cette période charnière enfance – adolescence. En attente avec impatience de la suite des aventures de la petite bande.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

Titre : Sam a des soucis

 

Genre : Jeunesse

 

Scénario : Geoff

 

Dessins & Couleurs : Geoff

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 66

 

Prix : 14,00 €

 

ISBN : 9782203181120



Publié le 19/02/2020.


Source : Bd-best


Un des mystères les plus énigmatiques de l’histoire moderne ... L’agneau mystique admiré et volé.

 

 

Où se trouve le panneau volé des Juges intègres, qui fait partie de l’Adoration de l’Agneau mystique ? Si cela ne dépendait que de l’évêque de Gand, cette question ferait mieux de rester sans réponse. Les recherches du panneau procurent effectivement un intérêt supplémentaire à la cathédrale de Gand. Entre-temps, beaucoup d’encre a coulé sur le sujet du plus grand vol d’art du XXe siècle. Le vol a été commis en 1934 par un certain Arsène Goedertier, un banquier catholique de Wetteren. “Moi seul sais où se trouve l’Agneau Mystique”, a-t-il confessé dans un dernier soupir sur son lit de mort.

 

 

 

 

 


Nos amis néerlandophones ont fait de 2020 une année dédiée à « Jan van Eyck ». À cette occasion, une exposition (Van Eyck. Une révolution optique) consacrée aux œuvres de ce peintre de la renaissance flamande se tiendra au Musée des Beaux-Arts de Gand (MSK) jusqu’au 30 avril 2020. Les visiteurs de cette manifestation auront la chance de découvrir les volets extérieurs restaurés du retable de « L’adoration de l’Agneau mystique ». Ces joyaux seront mis en valeur avec la présence d’autres œuvres de ses contemporains les plus talentueux, originaires d’Allemagne, de France, d’Italie et d’Espagne.

 

 

 

 

 

 

Cette opportunité est également saisie par les éditions Casterman en partenariat avec les Éditions Ballon pour nous proposer en illustration l’histoire plus que mouvementée du retable de « L’adoration de l’Agneau mystique ». Dans ce livre, structuré en dix chapitres, le lecteur tel Sherlock Holmes part à la découverte des aventures de cette œuvre à travers les siècles.

 

 

 

 

 

 

© Harry de Paepe – Jan Van der Veken – Casterman - Ballon

 

 

L’ensemble des chapitres ont été scénarisés par Harry de Paepe (professeur d’histoire, journaliste, auteurs de livres, spécialiste de la politique anglaise pour le quotidien doorbreak.be) et illustrés par Jan Van der Veken (artiste et illustrateur gantois s’inscrivant dans le courant graphique « futur rétro », il dessine notamment pour The New Yorker et De Morgen). À cela, il faut ajouter une description détaillée de chacun des panneaux composant le retable et une ligne du temps reprenant les divers déboires connus par l’œuvre.

 

 

 

 

 

 

© Harry de Paepe – Jan Van der Veken – Casterman - Ballon

 

 

 

Certains ont découvert l’existence du retable de Gand grâce au film « Monuments men » réalisé en 2014 par George Clooney. C’est l’histoire de ce groupe créé par le président américain Roosevelt chargé de récupérer les œuvres d’art dérobées par les nazis.

 

 

 

 

 

 


Le retable de Gand, composé de 24 panneaux peints par les frères van Eyck, fut achevé en 1432. Depuis sa conception au quinzième siècle, l’œuvre a vécu de nombreuses aventures : elle est considérée comme « l’œuvre d’art la plus fréquemment volée de l’histoire » ayant fait l’objet de treize vols en six siècles. Elle a survécu à un incendie et à des agressions durant la Furie iconoclaste. Le retable a été démonté et scié, dissimulé et retrouvé. Il a été réparé et repeint à plusieurs reprises. La première restauration a eu lieu en 1550. Au cours de cette période, la peinture a également subi une première transformation. La prédelle, ou soubassement, a été irrémédiablement endommagée lors d’un nettoyage.

Lors de la révolution française, le retable a été transporté en charrette jusqu’à Paris, le sauvant de la folie destructrice. À la chute de Napoléon I, il est remis à la ville de Gand par Louis XVIII, qui s’y était réfugié pendant la période des 100 jours. En 1861, la nudité des sujets des deux panneaux Adam et Eve est jugée choquante dans une cathédrale. Ceux-ci sont vendus à l’État belge et déposés aux Musées royaux des beaux-arts à Bruxelles. En 1917, d’autres panneaux sont emportés par les Allemands. À la fin du premier conflit mondial, l’Allemagne est contrainte de restituer les panneaux volés ainsi que ceux achetés en toute légalité par Frédéric Guillaume III (Art. 237 Traité de Versailles dans le cadre des réparations de guerre afin de compenser les actes de destructions commis lors du conflit). En 1934, deux panneaux du retable furent volés par Arsène Goedertier. L’un d’entre eux fut restitué par le voleur qui mourut avant de confesser la cachette du second, « Les Juges intègres ». À ce jour, il n’a jamais été retrouvé, mais est remplacé par une copie réalisée par Jef Vanderveken. Le retable sera dérobé à Pau par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale et récupéré par les Américains « Monuments Men » à Altaussee en 1945.

 

 

 

 

 

 

 

Le retable est composé de douze panneaux.


Ouvert, il présente :


Panneaux supérieurs


• Adam, le premier homme, avec au-dessus de lui une grisaille représentant le sacrifice de Caïn et Abel.
• Les Anges chanteurs.
• Marie, la Reine du Ciel.
• Le Christ en majesté ou Dieu le Père sur le trône.
• Jean-Baptiste.
• Les Anges musiciens.
• Ève, la première femme, avec au-dessus d’elle une grisaille représentant l’assassinat d’Abel par Caïn.
Panneaux inférieurs
• La copie du panneau volé des Juges intègres.
• Les chevaliers du Christ.
• L’adoration de l’Agneau mystique.
• Les ermites.
• Les pèlerins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fermé, il présente :


• l’annonce de l’ange Gabriel à Marie, mère de Jésus, qu’elle est enceinte.
• Un commanditaire pieux, Judocus “Joos” Vijd.
• Sa femme, Elisabeth Borluut, tout aussi pieuse.
• Jean-Baptiste.
• Jean l’Évangéliste.
• Les prophètes Zacharie et Michée.
• des Sibylles d’Érythrée et de Cumes.

 

 

 

 

 

 

En conclusion, bien au contraire d’un livre qui pourrait être uniquement consacré à l’œuvre et à ses nombreux détails techniques, scénariste et dessinateur ont réussi le pari de nous faire découvrir l’incroyable parcours du retable depuis sa création jusqu’à notre époque actuelle. Un livre familial à placer dans toutes les mains à partir de 10 ans.

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

 

One Shot : L’Agneau Mystique

 

Genre : Historique

 

Scénario : Harry de Paepe

 

Dessins & Couleurs : Jan Van der Veken

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN : 9782203210141 



Publié le 18/02/2020.


Source : Bd-best


Tout ce que vous allez lire est vrai... sauf l'histoire !     Lucienne ou les millionnaires de La Rondière.

 

 

Lucienne et Georges, deux sexagénaires campagnards vivent dans leur petit village de La Rondière où Georges répare son infatigable tracteur et Lucienne s’occupe des tâches quotidiennes. Elle apaise un peu le deuil de son unique fils en parrainant des enfants défavorisés dans le monde entier. Lorsque le facteur amène à Lucienne une lettre annonçant qu’elle est la grande gagnante du jeu-concours des magasins Outillor, sa vie va être bouleversée. Avec le premier prix de 200 000 euros, elle aurait enfin de quoi parrainer tous les enfants nécessiteux de la Terre…

 

 

 

 

 

Aurélien Ducoudray (scénariste) nous entraîne dans un voyage retraçant les souvenirs de son enfance, plus particulièrement, ceux concernant ses grands-parents campagnards. Comme lui, j’ai passé une grande partie de mon enfance aux côtés de mes grands-parents maternels. Je retrouve dans les situations évoquées dans son récit, le quotidien vécu par ces derniers. 

 

 

 

 

©    Ducoudray – Aris – Bamboo – Grand Angle 

 

 

 

 

Il parvient à faire ressurgir dans ma mémoire les images de mon enfance (fin des sixties et début des seventies) dans les régions rurales. Un temps où le journal était considéré comme la seule source d’information crédible et partagé par plusieurs lecteurs. J’ai dans mes souvenirs que l’on attendait la camionnette chargée d’apporter celui-ci en fin d’après-midi chez les dépositaires campagnards. 

 

 

 

 

©    Ducoudray – Aris – Bamboo – Grand Angle 

 

 

 

 

C’était le temps où les ordinateurs, smartphone et autres technologies n’existaient pas, où l’on rentrait à la maison noir comme des caillasses avec parfois les vêtements déchirés. Comme illustré dans la bande dessinée, je me souviens aussi des premiers poulets « cou nu » détenus par mes grands-parents, qui étaient devenu un des sujets de conversation chez les voisins. 

 

 

 

 

 

©    Ducoudray – Aris – Bamboo – Grand Angle 

 

 

 

Et que dire des épiceries ambulantes chez qui les villageois allaient se fournir à des jours bien précis de la semaine. On pourrait aussi parler du jour où ma grand-mère, en toute bonne foi, a servi un verre d’alcool au garde champêtre alors que mon grand-père avait joué les apprentis sorciers en transformant l’alcool en eau ! Nonobstant le fil conducteur de la bande dessinée qui aurait réellement pu avoir lieu, ce livre rappellera de merveilleux souvenirs aux anciens et permettra aux plus jeunes la découverte du déroulé de la vie rurale il y a un demi-siècle. 

 

 

 

 

©    Ducoudray – Aris – Bamboo – Grand Angle 

 

 

 

 

Coup de chapeau aux nombreuses illustrations et couleurs signées par Gilles Arris qui, par magie, parvient à recréer l'ambiance régnant à cette époque. Je n’avais plus été sous le charme de mes souvenirs de jeunesse depuis 1987 lors de la sortie sur grand écran du film de George Granier « Le grand chemin ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

 

One Shot : Lucienne ou les millionnaires de la Rondière

 

Genre : Chronique sociale 

 

Scénario : Aurélien Ducoudray 

 

Dessins & Couleurs : Gilles Aris

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle 

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782818967263



Publié le 17/02/2020.


Source : Bd-best


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