En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Bd Best y était pour vous ... Vernissage exposition

 

 

 

Petits moments du vernissage de l’exposition de Ruben Pellejero à la Galerie Champaka, ce mercredi 05 octobre 2022, à l’occasion de la sortie de l’album « Cotro Maltese – Nocturnes berlinois » aux Éditions Casterman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'exposition se tiendra du 06/10/22 au 29/10/22 à la Galerie Champaka, 27 Rue Ernest Allard, 1000 Bruxelles.

 

 

 

 

Remerciements à la Galerie Champaka pour son accueil.

 

 

Interview : Thierry Ligot

 

Images : Axelle Coenen

 

Mise en ligne : Alain Haubruge



Publié le 07/10/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4408 -  5 octobre 2022

 

 

Un Marsu du XIXe siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

            Amérique du Sud, décembre 1801. C’est il y a plus de deux cents ans que débute cette nouvelle aventure du Marsupilami. Pas de Batem ni de Colman aux manettes. C’est le dessinateur allemand Flix qui propose sa version de la bête créée par Franquin. Celui qui a signé Spirou à Berlin a choisit de mettre en scène un entomologiste à la découverte de la Palombie.

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont lire une BD de poche de l’adorable Animal Jack, Yakari des temps modernes avec un petit pouvoir en plus.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Miss Prickly, Kid Toussaint – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Louca : L’histoire de Nathan

Marsupilami : L’animal de Humboldt

Spirou chez les fous

 

 

Récit complet :

 

Perdus, planète inconnue (Betbeder & Bidault)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Coach (Le)

Crash Tex

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Grotesque (La pause-cartoon)

Houba Gags

Jeb & Glithru

Kid Paddle

Léon & Lena

Minions (Les)

Nelson

Otaku

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vehlmann

En direct du futur : Histoires de monstres

Interview : Flix

Jeux : Marsu prit la fuite ! (Tust)

Spirou et moi : Labourot

 

 

Supplément abonnés :

BD de poche : Animal Jack

 

 

 

En kiosques et librairies le 5 Octobre 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 06/10/2022.


Source : Bd-best


Bd Best y était pour vous … Bd Comic Strip Festival 2022 Nico Van de Walle

Ce samedi 10 septembre 2022, l’équipe de Bd Best a enfin pu rencontrer Nico Van de Walle, auteur d’Adelin & Irina, mais également du préquel sur Caroline Baldwin, d’un futur Rubine, …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous trouverez ci-dessous le lien de la chronique effectuée du dernier album :

"Adelin & Irina" Une série qui confirme Déjà le 3 (bd-best.com)

 

 

 

 

 

©  Nico - Éditions du Tiroir

 

 

 

Interview : Thierry Ligot

 

Images : Axelle Coenen

 

Mise en ligne : Alain Haubruge



Publié le 04/10/2022.


Source : Bd-best


X-file.  Bertille & Bertille - L’étrange boule rouge

 

« - Freine, Laprot !

- Mais, patron ?!

- Freine, bon dieu !

- C’est peut-être un obus qui va sauter !

- T’es trop con ! Freine, j’te dis ! Laprot, tu gardes Palovski, Valardin, avec moi ! Ce… Ce machin ne s’est pas écrasé ! Il a continué sa course !

- Bon dieu ?! Vous avez déjà vu un truc pareil ?

- Une chose est sûre, ça, ce n’est pas un obus ! »

 

 

 

 

 

 

                Le commissaire Bertille et ses hommes viennent d’arrêter un anarchiste dans un café restaurant de banlieue parisienne. En ramenant l’individu en voiture, sur une petite route, le véhicule voit sa route coupée par une grosse boule rouge venue de l’espace et qui se pose à grand fracas dans la campagne francilienne. Ils n’ont jamais vu un truc pareil. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas un obus. Sur les lieux, le commissaire rencontre une jeune femme, elle aussi témoin de l’atterrissage de l’OVNI. Elle s’appelle Bertille de Chavronnes des Argons. C’est une petite bourgeoise qui aime bien fourrer son nez dans les affaires qui ne la regardent pas forcément. Pendant ce temps, le prisonnier disparaît dans la nature. Entre les tourments  politico-anarchistes de la Belle Epoque et cette boule surnaturelle qui vient d’apparaître et grossit de jour en jour, Bertille et Bertille étaient faits pour se rencontrer.

 

 

 

 

 © Stalner - Bamboo

 

 

                Eric Stalner écrit un polar d’ambiance dans une époque de retour au calme international mais marquant le retour des troubles nationaux. La France se relève doucement de la Première Guerre  Mondiale. Raymond Poincaré est président du conseil et ministre des finances. La police du Quai des Orfèvres lutte contre les mouvements protestataires de tous poils. Bertille, le flic, tente d’endiguer la montée de l’anarchisme. Ça, c’est pour l’ambiance, le quotidien. Ce qui le préoccupe plus, c’est cette boule rouge qui risque d’écraser la Terre entière si elle continue sa croissance. Ça, c’est pour la véritable intrigue de l’album.

 

 

 

 

 © Stalner - Bamboo

 

 

                Stalner convoque tout un tas de références du cinéma français. Bertille, lui, est un Lino Ventura sympathique qui n’hésite pas à faire goûter son poing à qui le mérite. Bertille, elle, est l’Audrey Tautou du Merveilleux destin d’Amélie Poulain, brune, carré cour et curieuse, sauf qu’elle, elle est noble. Il y a aussi Valardin, qui, même s’il ne lui ressemble pas, porte le même nom que l’inspecteur joué par Jean Poiret dans les films de Chabrol, chantre du cinéma policier d’ambiance.

                Côté couleurs, le dessinateur choisit un traitement tout en niveaux de gris à l’exception de touches rouge bordeaux. La boule, le foulard anarchiste, le ballon de pinard, la robe, l’écharpe ou encore la voiture de la jeune femme, un peu de sang et quelques mobiliers de salons parisiens : le traitement colorimétrique est d’une originalité et d’une efficacité exceptionnelles.

 

 

 

 

 © Stalner - Bamboo

 

 

                Cette boule énigmatique dont on ne sait d’où elle vient ne serait-elle pas une allégorie du Covid ? On tire ou on pointe ? En laissant ce qu’il faut de mystère pour que l’histoire se termine comme un one shot impeccable, Stalner créé avec Bertille & Bertille un petit événement qui pourrait bien aussi se transformer en série à succès. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Bertille & Bertille - L’étrange boule rouge 

 

Genre : Polar fantastique

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Eric Stalner

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782818991879

 



Publié le 02/10/2022.


Source : Boulevard BD


Le club des peurs de tout.  Lola presque … 2 - Lola presque pas peur - Les vacances de la trouille !

 

« - Alors, papa, tout est prêt ?!?

- Quasiment, Lola ! Plus qu’à charger le coffre et on pourra partir pique-niquer ! Le parasol ! C’est important de se protéger du soleil ! Le bateau gonflable, le ballon, le jokari, les boules en plastique ! On va bien s’amuser ! Les cannes à pêche, les chaises pliantes, autant être bien assis ! Et voilà ! Ça ferme tout juste, mais ça ferme ! On peut y aller, ma Lola !

- Euh, papa... Il me semble que pour un pique-nique, ça peut être pas mal d’avoir des choses à manger… Non ?! »

 

 

 

 

 

 


                Lola et son Papa cool préparent leurs vacances. Papa prépare la voiture en veillant à ne rien oublier. C’est sûr que côté loisirs, il pense à tout, mais côté repas, il est aux abonnés absent. Heureusement que Lola est là pour le lui rappeler. Nonoss aussi se rappelle aux bons souvenirs de son maître. Le chien ne compte pas rester sur le carreau et a bien l’intention de partir en pique-nique avec eux. Une fois sur place, Papounet a beau être le meilleur, il est resté un grand gamin pour qui la baignade est la première des priorités.

 

 

 

 

© Casters, Emeriau – Kennes

 

 

                Pour cette nouvelle aventure, succession de gags, Lola n’est plus « presque super » comme dans le tome 1, mais elle n’a « presque pas peur ». Au bord de l’eau, elle va retrouver sa petite bande de copains, ainsi que la maîtresse… en maillot de bain. Haut les mains, peau d’lapin ! S’ensuivra une soirée camping pour les enfants avec une nuit dans la tente. Entre petites peurs et grandes frousses, il va falloir que Lola et ses amis se détendent pendant leurs loisirs.

 

 

 

 

 

© Casters, Emeriau – Kennes

 

 

                Tony Emeriau scénarise un album pour enfants, catégorie premières lectures autonomes, avec une sincérité et un amour pour les gosses indéniables. On ne peut pas écrire pour les enfants si on ne les aime pas, si on ne les comprend pas. Avec Lola, il démontre qu’il n’y a pas que le manga qui peut être « kawaï ». Ça peut se trouver aussi dans le franco-belge. Depuis quelques mois, entre La bande à Julio et Bande de pirates en passant par Jimo et les space pillards et Papi Génial et sa bulle qui va partout, Tony Emeriau se positionne comme un scénariste indispensable pour les enfants, dans plusieurs niveaux de lecture, de 4 à 12 ans, voire plus si affinités. Au dessin et aux couleurs, Pauline Casters est dans des chaussons avec un trait que l’on ne peut qualifier que d’adorable.

 

 

 

 

© Casters, Emeriau – Kennes

 

 

                Lola presque super, Lola presque pas peur, … Lola presque parfaite pour les jeunes lecteurs. Lola revient vite, ils ont besoin de toi pour grandir avec eux.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Lola presque…

 

Tomes : 2 - Lola presque pas peur - Les vacances de la trouille !

 

Genre : Enfance 

 

Scénario : Tony Emeriau 

 

Dessins & Couleurs : Pauline Casters

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782380756647

 

 



Publié le 02/10/2022.


Source : Boulevard BD


Stranger things à New-York.  Créatures 3 - Dans les entrailles de Yog

 

« - T’es notre Grandpa, M’sieur…

- Elle est là, la preuve !

- Bien qu’il y ait comme un petit air de famille, elle un peu capillotractée, ta conclusion, l’asticot ! Ce type est beaucoup plus vieux que moi ! On dirait mon père s’il était encore en vie ! »

 

 

                Parce qu’il l’a appelé par son prénom, La Taupe est persuadé d’avoir retrouvé son grand-père, qui ne serait autre que Gros-Taré. Malgré des preuves en vidéo, ce n’est pas l’avis de ce dernier qui réfute cette conclusion. Le vieil homme n’a qu’un but : franchir le mur de tentacules autour de New-York avant la prochaine Grande Nuit. Yog-Sothoth n’a pas l’intention de laisser quiconque passer. Pendant ce temps, Vanille tente une plongée dans les eaux de l’Hudson pour essayer de libérer Minus. Et puis à côté de tout ça, il faut du su-sucre pour les baveux.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder – Dupuis

 

 

                Après un démarrage faisant grandement penser à Seuls sur certains points et à Walking Dead sur d’autres, Créatures en est à présent complètement détaché. La série est à présent affranchie de ces références. On serait même parfois plus proche de Stranger Things. La double scène d’ouverture de ce troisième épisode pourrait en être tirée. Avec des bouteilles et un masque de plongée, Vanille, inconsciente, est transportée par des tentacules noirs que deux scaphandriers mystérieux font fuir. Minus, attiré par la chanson Hush you bye, de Rosemary Standley et Helstroffer’s Band, fredonnée par une dame poussant un landeau, se retrouve dans un mystérieux monde parallèle, envoûtée par un terrifiant bogeyman. Djief et Betbeder, les auteurs, passent au niveau supérieur. La série devient aussi inquiétante qu’addictive.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder – Dupuis

 

 

                Au scénario, Stéphane Betbeder adopte le type de narration des séries télévisées qui marchent le mieux. La première scène happe le lecteur qui est ensuite emmené dans un flash-back qui le ramènera aux sources du mystère. Le scénariste alterne ensuite scènes d’actions et pauses explicatives, discussions réalistes et événements fantastiques. Au dessin, Djief se régale en particulier avec les fameuses créatures que ce soit les pieuvroïdes, les algues cannibales, les baveux, les cloportes, le bogeyman, inspiré à la fois par le Freddy de la saga cinématographique des Griffes de la nuit et par le film d’horreur Slender Man, et surtout Yog-Sothoth, monstre inventé par Lovecraft lui-même.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder – Dupuis

 

 

                En trois tomes, la série s’est imposée comme une série phare du catalogue Dupuis permettant à l’éditeur de rester dans le peloton des leaders de la bande dessinée tous publics. Chief et ses camarades n’ont pas fini d’en voir avec les Créatures.

 

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Créatures

 

Tome : 3 - Dans les entrailles de Yog 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Betbeder 

 

Dessins & Couleurs : Djief 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034761012

 

 

 



Publié le 02/10/2022.


Source : Boulevard BD


Prend garde à toi, Jack Sparrow !  Dead flag 1

 

« - Tento… Tu vois c’que j’vois ?

- Oui…

- Hiii !

- Que…

- C’est quoi ce truc ?

- C’est super réaliste…

- Dites… Quelqu’un m’explique pourquoi un bateau flotte dans la cour ? »

 

 

 

 

 

 

 

La situation est surréaliste. Un bateau pirate flotte dans la cour du lycée. Apparemment, seuls les élèves peuvent le voir. Les professeurs semblent aveugles face à ce phénomène. Ils ont beau le photographier, le filmer, rien n’apparaît sur les smartphones. A son bord, le Capitaine Gold Rich interpelle les jeunes gens. Les nouvelles recrues sont invitées à jouer au Dead flag, jeu mortel dans lequel tout le monde ne ressortira pas vivant. Les règles sont simples. Tous ceux qui défieront le Capitaine seront exécutés. Pour progresser dans le jeu, il faudra commettre des actes de piraterie. Une application permettra de consulter son classement en temps réel et le score de chacun s’inscrira sur son bras, comme un tatouage. Pillage, destruction, agression, exécution : tous les coups sont permis pour la grande joie du Capitaine Gold Rich.

 

 

 

 

© 2020 holico, Jun Nishikawa/SQUARE ENIX CO., LTD

© 2022 Editions Soleil, GROUPE DELCOURT pour l’édition en langue française

 

 

 

Depuis Battle Royale, le Survival est un thème récurrent dans le manga. Mais depuis que Squid Game est passé par là, la surenchère de la violence semble ne  plus avoir de limite. Pour autant, le scénariste Holico mêle humour et tragédie. En faisant du Capitaine Gold Rich un petit bonhomme a l’air tout aussi kawaï que stupide, il neutralise d’emblée une certaine angoisse que pourrait avoir le lecteur. D’emblée, on sait que l’on est dans de la parodie et dans le second degré. On est dans le fantastique et le surnaturel. Qu’est-ce qui est de l’ordre de la fiction ou de la réalité ? Bien sûr, on craint pour ces lycéens que l’on va détester pour les uns, vouloir protéger pour les autres. Mais on sait que l’on est dans un univers parallèle, un peu comme dans Sky High Survival.

 

 

 

 

© 2020 holico, Jun Nishikawa/SQUARE ENIX CO., LTD

© 2022 Editions Soleil, GROUPE DELCOURT pour l’édition en langue française

 

 

 

Le mangaka Jun Hoshino s’en donne à cœur joie dans un traitement graphique à la Assassination Classroom, mêlant humains avec un personnage fictif tout droit issu d’un style Pokémon, mais pas gentil du tout. Plus qu’à un Pokémon, le petit Capitaine a exactement le profil de Pac-Man, peut-être un peu trop. Les élèves ne seraient-ils pas les fantômes gobés par la boule jaune qui court partout ? Toujours est-il qu’au milieu des viscères explosés et des crânes fracassés, le pirate fait sourire tout autant qu’il terrifie.

 

 

 

 

© 2020 holico, Jun Nishikawa/SQUARE ENIX CO., LTD

© 2022 Editions Soleil, GROUPE DELCOURT pour l’édition en langue française

 

 

 

 

A côté du Capitaine Gold Rich, les pirates les plus redoutables font office de bambins dans un jardin d’enfant. Retourne jouer à la poupée, Jack Sparrow ! Le Top 13 ou la mise à mort ! Voilà l’objectif premier des lycéens dans cet impitoyable jeu du Dead flag, survival impitoyable et haletant prévu en quatre tomes.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Dead flag

 

Tome : 1

 

Genre : Survival 

 

Scénario : Holico 

 

Dessins : Jun Nishikawa 

 

Éditeur : Soleil Manga

 

Collection : Seinen

 

Nombre de pages : 256 

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782302096493

 



Publié le 02/10/2022.


Source : Boulevard BD


Kid Killer.  Cayetano, le premier serial killer argentin

 

« - Je me demande bien quel fils de pute peut faire un truc comme ça.

- Je vous jure qu’Anselmo n’a rien à voir. Nous étions juste là à…

- Du calme, Irene. Ces messieurs le savent déjà.

- Et que me disiez-vous que vous étiez venus ici, à l’intérieur du domaine ?

- Eh  bien… Nous…

- Je comprends. Il n’y a pas de mari qui pourrait se sentir offensé par cette situation ?

- Non, Sergent. Nous allons nous marier dès que le travail reprendra suffisamment aux entrepôts.

- Et vous dites que vous avez trouvé ce petit ange comme ça, tel que nous le voyons ?

- Oui. Nous ne l’avons pas bougé d’un millimètre.

- Non… Je… Moi, j’ai touché son petit soulier. »

 

 

 

 

 

 

                Buenos Aires, Argentine, au tout début du XXème siècle, deux amoureux découvrent le corps d’un enfant dans un four extérieur abandonné. Il ne sera pas le seul. Trois autres enfants seront tués. Sept seront blessés, échappant miraculeusement à leur bourreau. La police est sur les dents. La presse se délecte de l’histoire. Parmi les journalistes, Patrick Quinta Moreno est particulièrement intéressé à l’affaire. Lorsque le tueur, un enfant, sera confondu, on lui donnera le surnom de Petizo Orejudo, le petit aux grandes oreilles.

 

 

 

 

 © Saracino, Brondo - iLatina

 

 

                Luciano Saracino aborde cette histoire sordide sans se focaliser sur les crimes. Il cherche à non pas excuser mais expliquer la genèse du monstre, enfant d’immigrés italiens au père alcoolique et violent. Chétif et simplet, Cayetano Santos Godino ploie sous les coups de son père. Saracino se place à l’intérieur de la tête du tueur pour être au cœur de ses cauchemars, vivre avec ses fantômes et ses voix intérieures. La presse en prend pour son grade dans le scénario de Saracino. Le public veut de l’événementiel, il faut le lui donner.

 

 

 

 

 © Saracino, Brondo - iLatina

 

 

                Nicolas Brondo met en image cette histoire dans un noir et blanc lacéré, sombre et cruel. Dès neuf ans, Cayetano jette des pierres sur les voisins, casse les vitres des fenêtres, insulte les passants. La police le fait réfléchir en cellule. Brondo réussit là une planche incroyable. Neuf cases, toutes identiques, avec seules des mains qui se crispent de plus en plus sur des barreaux et un rictus diaboliques qui apparaît sur le visage satanique du bourreau. Le dessinateur reproduira ce type de procédé sur plusieurs planches. En tête de chaque chapitre, le visage penché de Cayetano s’assombrit, se scarifie au fil du temps. L’enfant devient adolescent. La victime devient le bourreau.

 

 

 

 

 © Saracino, Brondo - iLatina

 

 

                La genèse de l’album a été longue. Luciano Saracino l’explique dans sa préface. Une telle histoire, vraie, horrible, ne peut pas se raconter comme une autre. Il faut être costaud à tous les niveaux pour pouvoir le faire, scénaristiquement, graphiquement et moralement, d’autant plus qu’avec Cayetano, les auteurs racontent trois histoires : celle d’un tueur, celle d’un chasseur, qui a une raison d’agir et celle d’une ville malade, Buenos Aires, engendrant des monstres dans ses bas-fonds boueux. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Cayetano, le premier serial killer argentin 

 

Genre : Biographie / Polar

 

Scénario : Luciano Saracino 

 

Dessins : Nicolas Brondo

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Via Libre

 

Nombre de pages : ...

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782491042233

 

 

 



Publié le 02/10/2022.


Source : Boulevard BD


Y’en aura pour tous les goûts !  La cantoche 7 - Buffet à volonté

 

« - Je prendrai un cheeseburger, une limonade et une grande frite, s’il vous plaît. Sur place.

- Ha ha ha ! Tu te crois au fast-food ! Tu auras comme tout le monde, de la purée de carottes !

- Ça valait le coup d’essayer. »

 

 

 

 

 

 


 

Je préfère manger à la cantine,

Avec mes copains et mes copines.

Et même si la viande est dure comme du caoutchouc,

Au moins je suis sûr de rigoler un bon coup.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Dans une école, la cantine, ou plutôt la cantoche, c’est un peu l’espace détente. On quitte le stress et la rigidité de la salle de classe. On oublie la maîtresse, sa sévérité et ses exercices. Et on prend une petite bouffée d’air, au grand dam des dames de service... et du chef. C’est parti pour un nouveau passage au self. Si d’aucuns tentent d’obtenir des burgers, c’est plutôt des carottes et des épinards qu’ils vont retrouver dans leurs assiettes. Si pour certains, un jour d’école avec le passage à la cantoche, c’est un peu comme une série télé où l’on aurait l’impression de voir tous les jours le même épisode, pour d’autres, il y a toujours moyen d’innover. Les  poissons de la salle à manger vont s’en rendre compte !

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Des panneaux de signalisation avec des consignes à respecter, une expérience de projection de purée, une fresque pour décorer les locaux, Nob trouve toujours des nouveautés à raconter. Et pour changer d’air, un petit tour au poney club et sur la plage vont nous permettre de brouter et de goûter à des nouveautés.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Dans le cadre rigide du gag en quatre cases proche du strip, Nob dégaine les gags aussi vite que  les enfants passent avec leurs plateaux pour se faire servir au self. Pas de cadres pour border les images, des couleurs directes dans des bleus verts solaires. Un seul petit reproche, le chef cuistot ressemble trop à Dad. Rajoutez lui des lunettes et vous obtenez le papa d’Ondine et de ses sœurs.

 

Tous à table ! Les épinards sont servis !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La cantoche

 

Tome : 7 - Buffet à volonté

 

Genre : Humour pédago-culinaire 

 

Scénario & Dessins : Nob

 

Couleurs : Nob & Laurence 

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9791036333101

 

 

 



Publié le 02/10/2022.


Source : Boulevard BD


Young heroes.  Valérian et Laureline, vu par… 3 - Là où naissent les histoires...

 

« - Nous nous sommes créés nous-mêmes, il y a plusieurs siècles. Nous construisons nos propres enfants avec une extrême minutie pour qu’ils soient parfaits. C’est l’existence de nodules métalloïdes d’une substance rarissime sur la face cachée de notre planète qui nous a permis de vivre et de survivre. Il s’agit en effet à la fois de notre énergie originelle et de la source d’histoires potentielles dont nous avons besoin pour exercer notre art du récit. C’est son injection par les deux parents qui permet à l’enfant de devenir un être accompli. Hélas, le gisement est épuisé… et beaucoup d’entre nous s’abîment faute d’entretien. Moi-même, je suis atteint par les premiers signes de dégénérescence. »

 

 

 

 

 

 

                Sur la crapuleuse planète Rubanis, XXVIIIème siècle, les Delphes organisent une exo-conférence. Ces raconteurs d’histoires n’ont plus suffisamment d’énergie pour accomplir leur travail. Le gisement est épuisé. Il faut en trouver un autre. Les Delphes décident de lever des fonds pour financer une expédition sur les astéroïdes de Shimballill. Le point de départ et d’arrivée de la mission sera la Terre du XXIème siècle. Pour Galaxity, les seules personnes susceptibles de réussir la mission sont deux lycéens : Valérian et Laureline.

 

 

 

 

© Augustin, Christin - Dargaud

 

 

                Après L’armure du Jakolass par Manu Larcenet sur un scénario de Christin et Mézières, Shingouzlooz par Mathieu Lauffray écrit par Wilfrid Lupano, c’est au tour de Virginie Augustin de proposer sa version de l’univers de science-fiction de Valérian et Laureline sur un scénario de leur créateur Pierre Christin. L’originalité de cet épisode est de mettre en scène Valérian et Laureline à l’époque où ils étaient encore adolescents. L’histoire se détache ainsi de la saga principale tout en respectant son univers. Ça ne pouvait être autrement puisque Pierre Christin lui-même l’a écrite. Le scénariste se met d’ailleurs en scène dans le personnage de Julius, intellectuel et pas convoyeur de fonds, envoyé en mission au bord du Grand Rien. Il devra remettre les gemmes terriennes à l’équipe. Hommage est rendu également à Jean-Claude Mézières, récemment disparu, dans une image très émouvante en fin d’album sur le Lady Polaris II.

 

 

 

 

© Augustin, Christin - Dargaud

 

 

                Virginie Augustin dessine un vibrant hommage à l’univers créé il y a maintenant tant d’années. Elle se fond dans les mondes intersidéraux en respectant les codes et en gardant son style à présent reconnaissable. La bibliographie de la dessinatrice devient plus qu’intéressante. Des Quarante éléphants avec Kid Toussaint à son Conan le Cimmérien, elle navigue d’une ambiance à une autre avec style. Elle a également montré les prouesses qu’elle pouvait faire en noir et blanc avec le formidable Joe la pirate. Elle s’empare ici de Youngs Valérian et Laureline comme si elle les avait créés.

 

 

 

 

© Augustin, Christin - Dargaud

 

 

                Alors, Fin des fins des fins, pour Valérian et Laureline ? Le point d’interrogation laissé par Pierre Christin en conclusion laisse supposer que le scénariste n’a pas vraiment l’intention de poser son stylo. Là où naissent les histoires, c’est avant tout dans son esprit et il n’a pas fini de bouillonner.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Valérian et Laureline, vu par...

 

Tome : 3 - Là où naissent les histoires... 

 

Genre : Science-Fiction 

 

Scénario : Pierre Christin 

 

Dessins & Couleurs : Virginie Augustin

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782205084795

 



Publié le 02/10/2022.


Source : Boulevard BD


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2022