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Connecté mais fidèle à lui-même.  Les nouvelles aventures de Gai-Luron 3 – Gai-Luron est complètement 2.0

« - Dis donc Jujube, tu me sembles bien contrarié ! Où est donc passé l’Auguste de notre duo comique ?

-          Contrarié, c’est le mot ! Je reviens du repas annuel des seconds rôles de la BD !

-          Ah oui, au Flunch d’Angoulême ?

-          Tout se passait bien, le capitaine Haddock chantait des chansons paillardes à tue-tête pendant le dessert…

-          Son intolérance au gluten le fait débloquer !

-          Et là, tout à coup, Fantasio me sort tout de go : « De toute façon, Gai-Luron et toi, vous êtes complètement has been ! » »

 

 

 

 


 

Pour sûr, ce n’est pas très sympa de traiter ainsi des piliers de l’humour. Leurs détracteurs ne sont pas au jus. Depuis leur grand retour, Gai-Luron et Jujube ont retrouvé leur statut d’as de la gaudriole, de chantres de la galéjade. Le chien dépressif et son compagnon félin sont toujours là, bon pied bon œil. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont à la pointe du progrès.

Du drone à l’overboard, du casque de réalité virtuelle au food truck (oui, oui, c’est du progrès) en passant par la montre connectée, Gai-Luron ne veut pas mourir idiot et teste tout. Mais que l’on se rassure, pas question de pousser plus loin dans la modernité, l’esprit de la « bête » reste le même. Les réflexions du Gai-Luron 2018 sont fidèles à celles du même individu quarante ans plus tôt. Le créateur Marcel ne les renierait pas.

 

 

 

 

 

© Amouriq, Sti, Mirabelle - Fluide Glacial

 

 

 

 

 

Après Fabcaro et Felder sur des dessins de Pixel vengeur, c’est au tour de Sti de scénariser les aventures de Gai-Luron sur des dessins d’Amouriq. Le ch’ti polyvalent est l’auteur sur lequel il faut compter. Nouveau co-scénariste des Profs, animateur de la malédiction de la page 13 dans Spirou, il s’est installé depuis quelques années, doucement mais sûrement, à un poste stratégique dans le monde de la BD faisant de lui l’homme de la situation. Aux manettes de Gai-Luron, il se love dans les chaussons de Gotlib.

 

Autant Pixel Vengeur a un trait proche de celui de Gotlib jusqu’à ce qu’un novice ne puisse remarquer un changement de dessinateur, autant Amouriq garde son graphisme, sauf sur le héros aux longues oreilles. Gai-Luron est d’une maîtrise parfaite, mais Jujube manque un peu d’élan. Les figurants, eux, sont du Amouriq pur jus et semblent tout droit sortis de l’Auto-école ou autre série du dessinateur.

 

 

 

 

 

 

© Amouriq, Sti, Mirabelle - Fluide Glacial

 

 

 

 

Gai-Luron 2.0 a encore de beaux jours devant lui, et s’il continue à nous donner des conseils pertinents comme le concept de « tronc d’arbring », il se pourrait bien qu’il soit élu un jour président.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les nouvelles aventures de Gai-Luron.

 

Tome : 3 – Gai-Luron est complètement 2.0.

 

Genre : Humour canin.

 

Scénario : Sti.

 

Dessins : Amouriq.

 

Couleurs : Mirabelle & Amouriq.

 

Éditeur : Fluide Glacial.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782378780258

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié le 20/09/2018.


Source : Bd-best


Cinq millions de visiteurs, Vingt-cinq états, un empereur et une gamine.  La fille de l’exposition universelle 1 – Paris 1855.

« - Le second mort a reçu une balle en pleine tête et les poissons ont achevé de le rendre identifiable. Certainement un des assassins de Maria Zambelli. Nous savons que son cocher était armé. Le pauvre bougre a dû se défendre comme un beau diable avant d’être poignardé et jeté à la Seine. C’est bel et bien un assassinat.

-          On ose s’attaquer à une femme qui m’est chère ! Une innocente victime, c’est monstrueux !

-          Connaissant l’attachement…très personnel…de votre seigneurie à Mademoiselle Maria Zambelli, nos services ont fait le nécessaire pour minimiser l’affaire. Officiellement, c’est un suicide. Nous faisons tout ce qui est possible pour appréhender les coupables.

-          Il faut traquer cette bande d’assassins, qu’ils expient leur crime. Je veux les voir souffrir. Je veux qu’ils m’implorent à genoux ! »

 

 

 

 

 

 

La maîtresse de Napoléon III vient d’être retrouvée pendue au pont de l’Alma, assassinée par les complotistes dont elle faisait partie. L’empereur est dans une passe politique complexe. Sa gestion de la colonie algérienne n’est pas du goût de certains colons qui tentent le coup d’état.

 

            La fille de l’exposition est une nouvelle série concept. On suivra la vie de Julie Petit-Clou aux travers des différentes expositions universelles qui auront émaillé son existence. Dans ce premier épisode, elle a douze ans et est apprentie-voyante, sous l’égide de sa mère. Mais Julie n’est pas une chiromancienne d’opérette, roublarde et malhonnête. La jeune fille ressent de vraies visions qui vont l’aider à percevoir la clef de mystères et cerner la personnalité de gens.

 

 

 

 

 

© Manini, Willem, Wennish - Bamboo

 

 

 

            Jack Manini déploie une idée originale, proposant une aventure feuilletonnesque au bon goût des journaux d’antan. De l’aventure, du suspens, une révélation finale surprenante, le scénariste marche sur les pas d’Eugène Sue et de Maurice Tillieux. Les Mystères de Paris rencontrent Queue-de-Cerise (pour ne pas dire Gil Jourdan). Tillieux avait la réputation de souvent finir ses histoires par un long monologue, souvent par manque de pages. Manini reprend un peu ce procédé, mais de manière calculée et pertinente. Hommage avéré ?

            L’auteur créé une passerelle entre fiction et réalité grâce à des personnages secondaires comme Napoléon III, ou encore Joseph Lambot, inventeur du ciment armé, qui expose son invention en cette année 1855.

A mille de lieu de sa captivante biographie sur Arthur Cravan, Manini montre une nouvelle face de son savoir-faire. Il fait de la bande dessinée populaire, au sens noble du terme, présentant des personnages fictifs dans un contexte historique travaillé : Napoléon III et l’Algérie.

 

 

 

 

 

© Manini, Willem, Wennish - Bamboo

 

 

 

            On connaît le graphisme rond, dynamique et animé d’Etienne Willem. Ici, le dessinateur dégaine des planches aux découpages plus originaux les unes que les autres. La plupart d’entre elles semblent être issues de verrières du Grand Palais. C’est osé, c’est surprenant, mais vu le contexte historique, ça fonctionne à merveille.

 

            Les couleurs de Tanja Wenish contribuent au voyage : une embuscade dans la nuit parisienne, un repère de brigands, une roulotte de voyante, la cour de Badinguet sont autant d’endroits et d’ambiances réhaussés par les tons efficaces de la coloriste.

 

            En bonus, un dossier complémentaire de six pages présente l’exposition universelle de 1855, cadre de cette histoire des douze ans de Julie Petit-Clou.

 

Manini et Willem démarrent un projet grand public, une de ces histoires qui aurait fait un tabac en récit à suivre dans un hebdomadaire de BD, mais qui, espérons-le, en fera un directement en album.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La fille de l’exposition universelle.

 

Tome : 1 – Paris 1855.

 

Genre : Aventure historique.

 

Scénario : Manini.

 

Dessins : Willem.

 

Couleurs : Wennish.

 

Éditeur : Bamboo.

 

Collection : Grand Angle.

 

Nombre de pages : 56.

 

Prix : 14,90 €.

 

ISBN : 9782818945209

 



Publié le 19/09/2018.


Source : Bd-best


Les Contes de notre enfance façon Lavoisier : rien ne se perd tout se transforme !

Père castor, raconte-nous une histoire ! Oui mais une belle, alors ! Et pourquoi pas une sauvage, une réinventée. Comme les idées reçues, les contes de notre enfance ont la vie dure et sont protéiformes. C’est ainsi qu’on retrouve des mythes, des légendes dans des histoires de super-héros, aujourd’hui; qu’Alice au pays des merveilles a vu son univers tentaculaire rejoindre des genres très différents (dont nous vous avons fait écho à plusieurs reprises). Véritablement, comme le prônait Lavoisier, rien ne se perd tout se transforme, la preuve avec trois albums parus il y a peu.

 

 

 

 

 

 

 

© Ersin Karabulut chez Fluide Glacial

 

Contes saumâtres :le chat botté est amoureux de Catwoman

Résumé de l’éditeur : Parus il y a vingt ans de cela dans l’éphémère collection « Humour Libre » de Dupuis, ces quatorze contes saumâtres, inspirés des récits mythiques ou des personnages célèbres appartenant à notre folklore, tournent en dérision les figures légendaires de notre enfance. Ces fables délicieusement mordantes furent autrefois publiées en deux volumes, en 1997 et 1998, et réunissaient alors la fine fleur de la bande dessinée: Juillard, Zep, Boucq, Dupuy & Berberian, Hermann, Clarke, ou encore Jean-Claude Denis, auteurs émérites et reconnus aujourd’hui, dont certains sont devenus Grands Prix d’Angoulême entre-temps.

 

 

 

 

© Yann/Rossi chez Dupuis

 

Meilleur exemple de notre sélection qu’une histoire peut avoir plusieurs vies, les Contes Saumâtres de Yann et co se taillent une jolie part dans le catalogue des trente ans de la collection Aire Libre. Autrefois connues en deux albums parus sous le titre de Sales petits contes et prenant pour cibles Andersen et Perrault, voilà l’intégralité des histoires revisitées avec délice et folie par Yann et une sacrée bande de dessinateurs encore plus légendaires aujourd’hui qu’à l’époque : Hermann dans un genre manga pour donner un air bien moins candide à Cendrillon et ses deux citrouilles bien en place, un Rossi divin pour faire du barbe bleue à la sauce Tarantino; Robin emmenant le vilain petit canard sur la banquise voir Bardot et puis mourir; Boucq offrant au petit soldat de plomb et obsédé encore quelques munitions ou encore, entre autres, un Zep en forme olympique pour emmener le chat botté sur les traces de Catwoman !

 

 

 

 

© Yann/Zep chez Dupuis

 

 

 

 

© Yann/Hermann chez Dupuis

 

Avec audace et se foutant bien d’être consensuel sans pour autant tomber dans la facilité et la vulgarité, Yann réussissait un joli exercice d’auteur en croisant les influences et en offrant un regard complètement barré sur un pan de notre patrimoine littéraire. Attention les enfants, bouchez-vous les oreilles et fermez les yeux. Les autres, régalez-vous !

 

 

 

 

© Yann/Wendling chez Dupuis

 

 

 

Alexis Seny

 

érie : Contes saumâtres

Intégrale

Scénario  : Yann

Dessin et couleurs : Charles Berbérian, Denis Bodart, François Boucq, Clarke, Jean-Claude Denis, Philippe Dupuy, Pierre-Yves Gabrion, Hermann, André Juillard, Michetz, Robin, Christian Rossi, Claire Wendling, Zep

Couleurs : Cerise, Éric Dérian, Bruno Marchand, Évelyne Tran-Lê

Genre: Contes, Humour, Parodie

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 96

Prix: 20,95€



Publié le 18/09/2018.


Source : Bd-best


Quand un producteur décide de devenir exploitant, le goût du raisin peut varier.  Bodegas Mendoza 1 – Première partie

 

« - Quel velouté !

-          Beaucoup de fruit… Beaucoup d’alcool… Mais quel équilibre remarquable !

-          Il y a une vingtaine d’années, le vin argentin était bon… Aujourd’hui, il est excellent !

-          Il rivalise avec les plus grands vins californiens et européens et le nombre de domaines a été multiplié par cinq ! Dommage que les rapaces venus d’ailleurs aient tiré parti de la crise pour racheter une bouchée de pain d’excellentes terres qui valent aujourd’hui très cher !

-          Tu exagères ! Ils n’ont racheté que ce qu’on a bien voulu leur vendre ! Et ils ont apporté avec eux une technologie qui a permis à nos vins de se hisser au plus haut niveau mondial ! »

 

 

 

 

 

Guillermo Cuchillo dirige un vignoble argentin à Mendoza. Depuis dix ans, il élève du raisin sans le vinifier, vendant sa récolte à une grosse compagnie européenne qui fabrique un vin moyen commercialisé aux Etats-Unis sous une marque standard. Il est temps pour lui de se lancer dans le grand bain et de fabriquer son vin. La tâche ne va pas être facile, surtout que la route est semée d’embûches, qui n’arrivent pas forcément toutes seules sur le parcours.

L’homme est séparé de sa femme Carla. Ils ont un fils handicapé, Alejandro, et ne partagent pas le même point de vue sur la manière de l’élever.

Pendant ce temps, à Mendoza, l’élection de la « Reina de la vendimia », la reine des vendanges, se prépare. Mais Elena, l’une des prétendantes au titre, à mystérieusement disparue.

 

 

 

 

 

 

© Corbeyran, Ruizgé, Bleda - Glénat

 

 

Après le vin de Bordeaux et le café d’Amérique du Sud, Eric Corbeyran livre une nouvelle variation d’une aventure dans le monde impitoyable d’une exploitation. Le scénariste bordelais tire une nouvelle fois son épingle du jeu et trouve, encore et toujours, le moyen de happer le lecteur dans une histoire dont il maîtrise non seulement les tenants et les aboutissants, mais aussi la mise en forme. Sans fioriture, sans artifice, avec un classicisme que l’on pourrait prendre pour de la facilité, Corbeyran est dans le cercle fermé des scénaristes dont les albums sont gage de qualité.

 

Francisco Ruizgé fait le job. Le dessinateur espagnol présente de jolis paysages de vignobles, surmontés en arrière-plans de montagnes sud-américaines. Il maîtrise les attitudes, mais les visages sont souvent un peu sévères et les vues de profil, versant vers le trois-quart, ne sont pas toujours réussies. C’est un petit paradoxe avec la couverture dont la composition cinématographique et complexe est impeccable.

 

 

 

 

© Corbeyran, Ruizgé, Bleda - Glénat

 

 

 

Sergio Bleda, dessinateur de la série trop vite arrêtée NSA, donne avec ses couleurs des impressions de relief et de dimension qui donnent, en particulier aux décors, des surplombs évanescents.

 

Mendoza cherchait des cités cachées (remember Les mystérieuses cités d’or). Dans la ville du même nom, l’or a la couleur et le goût du vin.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Bodegas Mendoza

 

Tome : 1 – Première partie

 

Genre : Aventure viticole

 

Scénario : Corbeyran

 

Dessins : Ruizgé

 

Couleurs : Bleda

 

Nombre de pages : 48


Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344020074

 



Publié le 11/09/2018.


Source : Bd-best


La super puissance des Indestructibles dans un thriller à la X-files.  Harmony 4 - Omen

 

 

« - Les gars, ça fait des heures qu’on marche… Mais sans indications plus précises, autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

-          Hmmm… Nous sommes dans la zone mais le signal est trop faible pour la localiser plus précisément. Rebroussons chemin pour trouver un abri pour le bivouac. Je n’aime pas trop le vent qui se lève, nous pousserons plus loin demain.

-          Attendez. Je sens quelque chose. »

 

 


 

 

Comment Harmony et ses compagnons d’infortune se sont-ils retrouvés dans le désert de Jordanie ? Quelques semaines plus tôt, ils quittaient la forêt de Nita pour vivre sous la protection de Karl. L’homme est chargé de leurs entraînements et de veiller au quotidien de ces enfants aux pouvoirs particuliers. Ils ont échappé à Sigmacorp, mais n’ont-ils pas quitté une prison pour une autre ?

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

 

 

Payne se connecte aux animaux. Harmony contrôle l’énergie des éléments. Eden, quant à elle, cherche encore à se canaliser pour découvrir son pouvoir dominant. Mais quelles sont donc les réelles intentions de Karl ? Va-t-il chercher à exploiter les dons de ses protégés ?

 

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

Reynès mêle la tension de X-files à la super puissance des Indestructibles. Tout en faisant évoluer ses personnages, l’auteur apporte des réponses sur les intrigues mises en place dans le premier cycle. Ainsi, on comprendra l’intérêt des flash-backs aux allures mythologiques.

 

 

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

Valérie Vernay, dont on attend la conclusion de la trilogie Rose, réalise des couleurs dynamiques et inquiétantes donnant à Harmony une ambiance à mi-chemin entre un réalisme chancelant et un fantastique naissant.

 

Mathieu Reynès apporte une dimension musicale à son travail. Il a demandé à Thomas Kubler de composer une bande son originale à écouter en streaming en lisant l’album.

 

Harmony, tel un phénix brûlant déployant ses ailes, prend son envol et a tout pour être développée sur d’autres medias et devenir une série 2.0, comme l’a été l’excellente expérience MediaEntity.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Harmony

Tome : 4 - Omen

Genre : Aventure fantastique

Scénario & Dessins : Reynès

Couleurs : Vernay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 56

Prix : 12,50 €

ISBN : 9782800174235

 



Publié le 10/09/2018.


Source : Bd-best


Emma & Capucine T.3 Quands les pailettes disparaissent. D'amour ou d'amité.

 

 

-          Il est trop beau. Pourquoi il ne me demande pas de sortir avec lui ? Il doit bien voir qu’il ne me laisse pas indifférente, non ?

-          Oui. A mon avis, tu n’as pas trop de soucis à te faire à ce niveau-là.

-          Pourquoi il ne fait rien alors ? Je ne lui plais pas ? Et pourquoi ce ne serait pas moi qui essaierais de sortir avec lui ? On est au XXI siècle après tout !

 

 

 

 

 

 

Troisième épisode des aventures d’Emma et Capucine, les deux sœurs amoureuses de la dance classique, vont être séparées lors de la sélection d’entrée à l’école de Danse de l’Opéra de Paris. Alors que les portes de l’institution s’ouvrent pour Capucine, Emma est  refusée pour cause d’un style de danse trop personnel. Après cette épreuve, Emma envisage l’abandon de la danse. Lorsqu’elle fait la rencontre de Jake, un jeune garçon passionné de hip-hop pour lequel elle éprouve ses premiers frissons amoureux, elle intègre le groupe de ce dernier (composé de Misha et Héloïse). Les quatre jeunes gens s’entrainent en vue d’une audition importante. Emma et Jake étant de plus en plus proches, Héloïse soupçonne l’engouement soudain de ce dernier vis-à-vis d’Emma comme suspect.

 

 

 

 

© Sayaphoum Lena - Hamon Jérôme – Dargaud.

 

 

 

 

 

De son côté, Capucine se rends à Londres pour danser dans une représentation de Casse-Noisette. Alors que son rôle semble assez simple pour une danseuse de son niveau, elle est soumise au doute…

 

 

 

© Sayaphoum Lena - Hamon Jérôme – Dargaud.

 

 

 

 

 

Le scénario proposé par Jérôme Hamon (Yokozuna, Nils) est parfaitement intemporel. Les illustrations et couleurs de style « manga »  proposées par Lena Sayaphoum plairont sans aucun doute au public visé (jeunes filles à partir de 10 ans). Série lue et approuvée par ma petite voisine « Mélanie » qui s’est parfaitement reconnue dans les situations représentées.

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Emma & Capucine.

 

Tome : 3 – Quand les pailettes disparaissent.

 

Genre : Jeunesse.

 

Scénario : Hamon Jérôme.

 

Dessins : Sayaphoum Lena.

 

Couleurs : Sayaphoum Lena.

 

Éditeur : Dargaud.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 9,99 €.

 

ISBN : 9782505071402 



Publié le 08/09/2018.


Source : Bd-best


Les écoliers sont rentrés et en guise de récré, Fabrice Erre et Sylvain Savoia jouent à la marelle d’un bout à l’autre de l’Histoire, sur le fil d’Ariane et Nino

 

 

C’ėtait couru d’avance, après de longues vacances, voici venu le temps des rires et des chants des cours de rėcrė et surtout du bruit des craies sur le tableau noir pour pousser le savoir dans les mėmoires juvėniles. Des mėmoires qui auraient parfois bien besoin d’être rafraîchies avant le comeback des cartables. Proactives, les Éditions Dupuis ont pensė à tout et, en compagnie de deux nouveaux hėros, Ariane et Nino, et de Fabrice Erre et Sylvain Savoia, vous voilà funambules sur le fil de l’histoire, ėvitant le vide de l’ignorance pour mieux faire votre chemin avec un solide bagage de connaissances même pas rėbarbatives.

 

 

 

 

Trois guerres (et il y en aura à raconter) en retard, Dupuis? C’est vrai qu’à voir les concepts dégoupillés par la concurrence en matière de ce que j’appelle BD du réel, cette nouvelle collection didactique mais pas tragique (enfin si dans ce qu’elle raconte mais pas dans sa manière d’y arriver) pourrait sembler tardive. C’est sans compter que Dupuis a solidement investi ce territoire à empreinte de réalité avec feu la revue Groom où officiait déjà Fabrice Erre dans plusieurs rubriques et histoires. Erre qu’on retrouve donc dans cette collection historique dont les mini-volumes semblent paraître à tours de bras. Là encore ils ne sont pas né de la dernière pluie puisque Sylvain Savoia a dû longtemps travailler en amont (en plus d’un nouveau Marzi) pour tenir le rythme, là où tous les autres font appel à des auteurs différents. Bref, on croit sans sourciller Frédéric Niffle quand il nous dit que Le fil de l’histoire est né avant que des BDTK ou Octopus n’arrivent dans les rayons, il y a plus de dix ans. Et leur est totalement complémentaire.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Quand bien même les aventures d’Ariane et Nino ont sans conteste leur place parmi les collections existantes. D’abord parce que ses tomes sont liés par un même graphisme, un même jeu d’enfant dont la naïveté mêlée à la curiosité amènent le savoir et l’enrichissement personnel, culturel et citoyen. Ensuite parce que le public est bien ciblė, des têtes blondes qui ont 10-12 ans, tout en suscitant l’intérêt des plus grands qui, sait-on jamais liront ces histoires avant que leur progéniture ne s’endorme.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Le fil de l’Histoire m’a aussi fait penser à Quelle Aventure, série documentaire emmenée par l’inimitable Frédéric Courant en parallèle à C’est pas sorcier. De derrière les fagots, nos deux auteurs ont donc passé au grill du savoir des périodes propices à faire rêver les petits d’hommes… et à les faire réfléchir aussi. Des périodes populaires, facilement incarnées par des figures et des étoffes reconnaissables. Des gladiateurs, des Égyptiens, des Templiers ou même la cour de Louis XIV, le Roi Soleil. Et même nos ancêtres les Gaulois qui ne le sont pas tellement.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Car on reconnaît bien là l’intelligence aiguisée de l’auteur d’Une année au lycée (dont les planches continuent de buzzer, encore plus en cette période) et de celui de Marzi qui font force commune pour informer la jeunesse et bien le faire, par un jeu de questions-réponses qui alimente les pages de manière fluide et pourront se prolonger en-dehors de celles-ci, avec les parents, les professeurs, etc.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

À notre époque, il y a tellement de vérités, de théories du complot et de fausses bonnes idées reçues sur les réseaux sociaux et même dans certains livres qu’il faut regarder les lignes du temps et leur contenu à deux fois, éviter les pièges de la facilité et coller au plus près à la réalité. Les auteurs l’ont bien compris et vont droit au but, faisant de chaque case (on ne vous dit pas au kilomètre-carré) une mine d’info.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Ces deux-là ont le fil de l’Histoire à la patte. Pour preuve, on en veut les deux derniers albums qui paraissent ce 7 septembre.


Avec L’or noir, Ariane & Nino et Fabrice & Sylvain partent à la conquête du pétrole comme on va à la chasse aux oeufs de Pâques. La métaphore fonctionne et c’est ainsi que nous voyageons entre les époques, du feu grégeois à la nationalisation de l’Aramco, de Titusville au Koweit, de Rockefeller à Saddam. De quoi brosser un peu plus de 150 histoires d’une denrée de plus en plus rare et ayant révolutionné le monde. Il y a tant de choses à raconter mais, conscients que l’exhaustivité est impossible… mais approchable, Erre et Savoia ne s’engluent pas, suscitent les questions et les réactions, rafraîchissant la mémoire de tout qui, au jour le jour, doit mettre la main sur le pistolet pour remplir leur réservoir de son carrosse moderne. Car ça n’a rien d’anodin et c’est pourquoi le duo entrevoit aussi les perspectives du sans-pétrole.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Remontant un peu plus le temps, c’est La grande muraille de Chine qui attend ensuite nos nouveaux amis inséparables et des kilomètres d’infos qu’on ne soupçonnait pas à l’ombre de cette gigantesque infrastructure dont la symbolique et la fonction ont changé au fur et à mesure des époques. Si Rome ne s’est pas fait en un jour (qui sait, la série l’abordera peut-être un jour), c’est encore plus vrai pour cette construction de 21000 km de long qui tient notamment par du mortier blanc constitué de riz gluant. Une forteresse pas si imprenable qui est sans doute le cimetière le plus grand au monde. Mais ça, on ne le voit pas depuis l’espace, contrairement aux rumeurs. Là encore, Erre et Savoia jouent les architectes du savoir, intelligemment et pertinemment, toujours séduisants. Bref, ça parle aux petits mais aux grands aussi, et même les cancres pourraient devenir des incollables avec ce média qui n’a pas fini de nous étonner : la BD.

Neuf volumes sont donc sortis jusqu’à présent (Albert Einstein, La pyramide de Khéops, Les Gaulois, La guerre des tranchées, Les croisades, Louis XIV, Les gladiateurs, L’or noir et La grande muraille de Chine). La suite arrive avec, notamment, Les vikings et La découverte des dinosaures, en novembre. 32 planches (d’une à quatre cases) à chaque fois et neuf pages de prolongements.

 

Alexis Seny

 

Série : Le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino

Neuf volumes parus

Scénario  : Fabrice Erre

Dessin et couleurs : Sylvain Savoia

Genre: Documentaire, Histoire, Vulgarisation

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 42

Prix: 5,90€



Publié le 06/09/2018.


Source : Bd-best


Grandeurs et misères d’une victime de la noblesse. Charlotte impératrice 1 – La princesse et l’archiduc.

 

 

« - Vous êtes séduisante, bien sûr… Vous êtes même très belle, et je suis certain – ma famille s’en est assurée – que vous avez de grandes qualités humaines et morales… Mais d’après ce que je sais, vous avez un autre prétendant, le futur roi Pierre V de Portugal.

-          Pedro ?! Mais… non ! Non, c’est juste un ami !

-          Vous êtes jeune et naïve. Les princesses de seize ans n’ont pas d’amis. C’est votre prétendant. C’est un roi et moi je ne suis qu’un archiduc. Voilà. Fin de partie. »

 

 

 

 

 

 

La partie est loin d’être finie pour Maximilien. L’homme a de la gouaille. Il ne va pas tarder à faire tomber la jeune princesse de Belgique sous son charme. Sur le papier, Charlotte impératrice avait tout pour être un énième récit ennuyeux de vie de nobles. Il n’en est rien. Les auteurs nous infligent la claque de la rentrée avec cette biographie romancée.

 

La princesse et l’archiduc est avant tout l’histoire d’un choix. Charlotte doit faire un choix. Promise à une couronne au Portugal, elle est courtisée par l’Archiduc Maximilien d’Autriche. La verve et le charisme du barbu vont sceller son destin.

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme - Dargaud

 

 

 

 

 

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur mais qu’il y contribue fortement. On dit que le pouvoir rend beau, attire et séduit. Mais quelle vie de rêve ! Méfiez-vous des apparences. Le plus beau vernis peut cacher des souffrances. Charlotte de Belgique va rapidement déchanter une fois qu’elle aura épousé Maximilien. Seul espoir, dans un château, même s’il n’est pas forcément fait de cartes, celles-ci sont fréquemment rebattues. En cela réside la dernière chance de Charlotte pour garder une place décisive sur l’échiquier.

 

Fabien Nury s’empare d’une destinée, il la romance et nous envoûte. On ne peut que ressentir de l’empathie, de la compassion et de la tendresse pour son héroïne. Héroïne pourrait paraître pour un mot galvaudé, mais il n’en est rien. Ce petit bout de femme n’est pas seule à mener le combat contre la fatalité d’un mariage qui ne respecte pas toutes ses promesses. En effet, elle possède un atout inestimable : une famille. Nury cisèle des dialogues au cordeau. Les phrases prononcées par les personnages semblent prêtes à être jouées sur une scène de théâtre. Le jeu de séduction dans la serre est d’une puissance remarquable.

 

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme - Dargaud.

 

 

 

 

 

Mathieu Bonhomme est plus qu’un dessinateur. Impossible de ne pas être ému aux larmes en croisant le regard de Charlotte en proie au désarroi. Impossible de ne pas être absorbé par la magie de la cour en voyant arriver un carrosse tiré par des étalons blancs. Que dire des ailes du papillon Celastrina Argiolus dont le bleu est assorti aux yeux de la jeune femme. Bonhomme est le magicien des regards, des ambiances et des sentiments. En un mot, il est l’un des meilleurs dessinateurs de ligne claire réaliste de sa génération.

 

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme - Dargaud

 

 

 

 

Charlotte impératrice est la bonne surprise de la rentrée, entrant de plain-pied dans le cercle fermé des albums indispensables de l’année. On peut donc aisément rajouter un vingt-huitième précepte aux principes de vie et règles pratiques que doit connaître et appliquer tout gentilhomme bien né : Lire Charlotte impératrice.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Charlotte impératrice.

 

Tome : 1 – La princesse et l’archiduc.

 

Genre : Histoire.

 

Scénario : Nury.

 

Dessins : Bonhomme.

 

Couleurs : Merlet.

 

Éditeur : Dargaud.

 

Nombre de pages : 68.

 

Prix : 16,95 €.

 

ISBN : 9782205077834



Publié le 06/09/2018.


Source : Bd-best


China Li T.1 Shanghai

 

 

 

« Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n’est pas forcément le pot qui est vide. »

 

 

 

 

 

 

Retour du duo composé par Jean-François Charles et Maryse pour une nouvelle aventure déclinée en trois albums.  Après nous avoir emmenés à la découverte des  beautés de l’Inde, ces derniers nous entrainent dans la chine (Shanghai) du début vingtième siècle. On y retrouve une fillette de sept ans (Li) laissée aux mains de Zhang Xi Sung (un dirigeant de la triade « la bande verte ») par son oncle pour éponger une dette de jeu.  Affectée aux cuisines, la petite va être présentée  à son maitre suite à un vol de papier sur lequel elle avait dessiné un paysage de son enfance au moyen d’un morceau de charbon de bois. Ce dernier va découvrir que la petite a un véritable talent pour le dessin et décide de prendre son éducation artistique sous sa responsabilité.

 

 

 

 

 

 

© Jean-François & Maryse Charles – Casterman.

 

 

 

 

Avec ce nouveau récit, les « Charles » abordent ce que l’on peut nommer « le siècle chinois» avec ses nombreuses réformes politiques et économiques. Pour ce faire, ils n’ont pas hésité à se rendre sur place afin de pouvoir réellement retranscrire cette ambiance authentique et particulière que l’on ressent tout au long de l’album. Chaque case de ce dernier peut être considérée comme une œuvre d’art tellement les illustrations sont détaillées et précises. Le scénario de Maryse est particulièrement rythmé, ce premier tome nous présentant la jeune Li et les rapports particuliers qu’elle entretient avec Zhang son « protecteur ».

 

 

 

 

 

© Jean-François & Maryse Charles – Casterman.

 

 

 

 

 

Je recommande vivement une seconde lecture de l’album afin de savourer l’ensemble des éléments développés ci-dessus. Le second tome devrait s’attarder plus particulièrement sur l’histoire et la progression sociale de Zhan Xi  Shun, eunuque et protecteur de la jeune Li.

 

 

 

 

 

© Jean-François & Maryse Charles.

 

 

Haubruge Alain.

 

Série : China Li.

Titre : Shanghai.

Tome : 1.

Genre : Aventure.

Scénario : Maryse Charles.

Dessins : Jean-François Charles.

Couleurs : Jean-François Charles.

Éditeur : Casterman.

Nombre de pages : 64.

Prix : 14,50 €.

ISBN : 9782203149502.



Publié le 05/09/2018.


Source : Bd-best


Les années Georges Marchais ... Communistes !

 

 

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes.

" Comment faisait –on un sandwich en URSS ?  

Un ticket de jambon entre deux tickets de pain ! "

 

 

 

 

 

 


Né de parents militants communistes, Pascal Thivillon nous propose une plongée dans les années soixante-dix. À partir de ses souvenirs de jeunesse, il nous présente un album empli de vérité et de tendresse de cette époque où l’on rêvait de changer le monde. Une société inconnue pour les moins de trente ans, un monde où la camaraderie faisait bon ménage avec la lutte des classes. Une France tout en évolution après mai 68 et la chute du général. Un monde sans portable et sans internet. Et pourtant nos parents ont survécu à cette époque où je pense que nous étions plus heureux qu’à l’heure actuelle.

 

 

© Pascal Thivillon – Glénat.

 

 

 

 

 

L’ouvrage nous délivre un témoignage sur ce qu’était le communisme français, vu avec les yeux d’un enfant s’exprimant avec son propre vocabulaire sur des événements et une idéologie semblant désuète à notre époque. Au fil des chapitres, on y évoque l’ensemble des composantes de la lutte: du collage sauvage des affiches à la distribution des tracs, des assemblées générales aux manifestations, du journal Pif à la fête de l’Humanité, de la justice sociale aux espoirs des lendemains qui chantent.

 

 

 

 

 

© George Marchais

 

 

Un album qui plaira sans aucun doute aux nostalgiques de cette époque mais qui fera aussi découvrir aux plus jeunes la vie sociale connue par leurs grands-parents.

 

 

Haubruge Alain

 

Titre : Communistes !

 

Collection : 1000 Feuilles.


Genre : Nostalgie, idéologie politique.


Scénario : Pascal Thivillon.


Dessins : Pascal Thivillon.


Couleurs : Pascal Thivillon.


Éditeur : Glénat.


Nombre de pages : 120.


Prix : 15,00 €.


ISBN : 9782344023495.




Publié le 04/09/2018.


Source : Bd-best


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