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Final sans concession dans la chaleur moite d’une Afrique corrompue.   Katanga 3 - Dispersion

 

            « - Dites au directeur Crossburn que j’arrive.

-          Bien, Monsieur le Président.

-          Je vais lui livrer Lumumba. Il n’y a pas d’autre solution.

-          Vous plaisantez ? Il y a pire qu’être un meurtrier aux yeux du monde. Les meurtriers, on les respecte. Vous allez tous nous faire passer pour des lâches !

-          Je n’ai pas le choix. Il faut bien que…

-          Des pleutres. Des laquais. Qui rampent devant une poignée de blancs ! »

 

 

 

 

Armand Orsini, devenu conseiller du Ministre Munongo, a la solution. Mais l’issue d’une crise proposée par un être cupide, impitoyable et sans sentiment est souvent radicale. « Et s’il s’était évadé ? » Orsini est malin. Si Patrice Lumumba s’évadait, personne ne serait responsable de son sort.

De son côté, André, survivant de son équipe de mercenaires, tente de quitter le pays avec des diamants.

Le temps tourne. Le peuple commence à se révolter. Le Katanga prend feu et prend sang.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Pedriset– Dargaud

 

 

Fabien Nury et Sylvain Vallée concluent leur trilogie avec force et lyrisme. La tension monte crescendo jusqu’à un final rarement vu en BD et digne des meilleurs blockbusters hollywoodiens.

 

Nury n’épargne rien à ses personnages. Les destins vont tous, sans exception, être bouleversés. Personne n’en sortira indemne. Et bien malin sera celui qui pourra deviner qui s’en sortira tout court.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Pedriset– Dargaud

 

 

Vallée pousse son crayon jusqu’aux limites de la cruauté. C’est une véritable boucherie qui est représentée, jusqu’à la limite du supportable. On peut se poser la question de l’utilité d’un tel spectacle. Le dessin semi-réaliste de l’auteur fait passer la pilule. On imagine ainsi la violence de ce morceau d’histoire dramatique de l’Afrique, ici romancé, mais ô combien proche de ce qui a dû réellement se passer dans certains coins du continent au crépuscule de la colonisation.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Pedriset– Dargaud

 

 

« On a bien tort de ne jamais se méfier des clowns. » dit Charlie, le frère d’Alicia. Au Katanga, on ne peut faire confiance à personne… à personne… « L’histoire de l’Afrique, à quoi ça tient. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Katanga

 

Tome : 3 – Dispersion

 

Genre : Aventure-Thriller 

 

Scénario : Nury 

 

Dessins : Vallée 

 

Couleurs : Bastide & Perdriset 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 16,95 €

 

ISBN : 9782205077940

 



Publié le 23/01/2019.


Source : Bd-best


Quand un masque tombe… Marlysa 17 – Le crépuscule du masque

 

            « - Bonjour Marlysa ! J’espère que tu me reconnais…

-          C’est… C’est incroyable !... Maximilien !!!

-          Tu es toujours aussi belle !!

-          Mais qu’est-ce que tu fais là ?

-          Je suis venu te chercher !

-          Me chercher ?

-          Oui, j’ai besoin de toi ! »

 

 

 

 

Ce que Marlysa ne savait pas en acceptant d’aider son ami retrouvé, c’est qu’elle et ses compagnons allaient prendre une route dont tous ne verraient pas le retour.

 

Maximilien, le gladiateur des arènes de Jyllando a rencontré une jeune femme qui l’a supplié de l’aider. Son village est riche de la culture de la myris, plante exploitée sous forme de lotions, potions, soupes, baumes ou encore feuilles séchées. Un jour, des hommes ont fait main basse sur leurs richesses et ont pris possession de leurs habitations, faisant travailler comme des esclaves les survivants de leurs exactions. A son tour, Maximilien se tourne vers Marlysa afin de libérer le village et remettre chaque pion à sa place.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Jean-Charles Gaudin n’épargne rien à son héroïne, la menant jusqu’à un point de non-retour. Tout est dit dans le titre : Le crépuscule du masque, extrêmement bien choisi. De façon sous-jacente, Gaudin présente le problème de l’accueil des migrants. Evidemment, on ne peut pas laisser ces gens sans solution. Le scénariste en propose une. Les accueillir serait un pansement sur une jambe de bois. Les aider à reconquérir leur pays est plus compliqué mais plus juste pour eux. C’est le choix que font Marlysa et ses compagnons.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Jean-Pierre Danard, avec son trait rond immédiatement lisible, permet un accès universel à l’héroïc-fantasy. Si Hergé rencontrait Tarquin, si Tintin faisait un tour à Troy, ça donnerait un résultat comme cette série-là. Le dessinateur prend plaisir à montrer différentes créatures, comme Trips transformé en sanglier quadrupède parlant au look improbable ou les vers des corridors, chenilles géantes qui vont causer la frayeur de sa vie à l’un des héros de la série.

            Les couleurs en aplats de Joël Odone sont dans la cohérence de lisibilité ligne claire du graphisme.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Après chaque crépuscule, viendra le temps d’une nouvelle aube. Messieurs les auteurs, ne nous laissez pas trop longtemps dans l’obscurité après ce final insoutenable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Marlysa

 

Tome : 17 – Le crépuscule du masque

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Gaudin 

 

Dessins : Danard 

 

Couleurs : Odone 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302072763

 



Publié le 22/01/2019.


Source : Bd-best


Un autre « Monde perdu » ?  Paris 2119

 

 « - A propos de culture, j’ai lu ton dernier texte.

-          « Le roman des limaces » ? Tu as aimé ?

-          Le concept même du bonheur a disparu, puisque tout est virtuellement accessible…

-          Tu ne crois pas ?

-          Si ! Tu as sans doute raison… Mais fait attention, les gens n’ont pas envie d’entendre ça… En publiant des textes nostalgiques, tu vas t’attirer des problèmes. »

 

 

 

 

 

Tristan vient rejoindre son amoureuse, Keys, au cœur de la capitale. Au XXIIème siècle, le monde a bien changé. Alors que Keys profite des nouvelles technologies et voyage en Transcore comme la plupart des gens, Tristan, en nostalgique des temps passés, préfère le métropolitain. Le Transcore est une technique de téléportation permettant d’aller d’un lieu à l’autre en un clin d’œil. Le corps est dématérialisé par la cabine dans laquelle il faut s’installer pour se rendre où l’on veut, puis remodelé dans une cabine du même type aussi bien au coin de la rue qu’à l’autre bout de la planète.

 

 

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

Tristan est écrivain. Lorsqu’il rencontre sa future éditrice, il reconnaît la dame étrange qu’il a rencontré dans le métro. Mais comment la loque qu’il a croisée peut-elle être la même personne que la dame BCBG qui le reçoit ?

 

Très vite, le jeune homme va découvrir la problématique du système du Transcore, devenant alors la personne à éliminer.

 

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

Zep montre une nouvelle facette de ses talents. Pas une longueur, pas une seconde de répit. Le récit va vite. Servi par les grandes cases de Bertail, le lecteur est immergé dans un monde faussement en progrès. L’histoire pourrait être une suite de MediaEntity, série en quatre tomes parue chez Delcourt où l’identité virtuelle était au cœur du problème.

 

Zep ne verse pas dans la noirceur fataliste. Tristan a une conscience. Il n’est ni un numéro, ni une machine. Pour certains, il est un grain de sable. Et il suffit d’un grain de sable pour enrayer le meilleur mécanisme. Mais qu’advient-il ensuite de ce grain de sable ?

 

 

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

Loin du Far West de Mondo Reverso, Dominique Bertail dessine un thriller d’anticipation implacable. Du Paris intramuros protégé par un dôme de beau temps à la banlieue grise écrasée par la pluie et la crasse, les décors de l’auteur naviguent entre modernisme et restes de siècles passés. On prend plaisir à reconnaître les monuments de la capitale revisités avec des compléments géométriques. Les immeubles aux sommets inédits brillent dans la nuit parisienne aux côtés de l’obélisque de la Concorde et d’une grand roue new look sûrement mise en place par les descendants de Marcel Campion au grand dam des successeurs de Anne Hidalgo.

 

Dominique Bertail synthétise les ambiances de François Schuiten et d’Enki Bilal pour accoucher d’une version architecturale bien à lui d’un Paris futuriste.

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

La couverture, très cinématographique, fonctionne sur le principe du Yin et du Yang, complémentaires et opposés. Keith, noire vêtue d’un costume blanc immaculé, regarde vers l’avenir, semble avancer coûte que coûte. Tristan, blanc habillé d’un perfecto sombre, regarde en arrière. Vers où ? Vers le passé ou vers le danger ? En fond, la tour Eiffel et le dôme du Grand Palais assoient un décor lumineux sous un ciel pluvieux zébré de drones.

 

Sans concession, d’un pessimisme certain mais apportant une lueur d’espoir, Paris 2119 est le meilleur récit d’anticipation depuis Soleil vert.

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Paris 2119

 

Genre : Thriller d’anticipation 

 

Scénario : Zep

 

Dessins : Bertail

 

Couleurs : Bertail & Georges 

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9782369812159

 



Publié le 21/01/2019.


Source : Bd-best


Laissez-nous le privilège de nous occuper de vous.  Simak 2- Jeux mortels

 

            «  - L’instabilité de ce Simak va nous coûter une fortune, Ursus. L’économie de la planète entière risque de sombrer. Comment un tel dérèglement a-t-il pu se produire ?

-          La paraguilde veut toujours aller trop vite, ô archi-président, nous avons dû passer outre certains tests. La paraguilde n’a qu’une idée en tête : le profit immédiat.

-          Tu as fait de ces laissés-pour-compte de véritables surhommes. Tu es sans conteste le plus grand génie du transhumanisme. Mais parfois tu te comportes comme un enfant. »

 

 

 

 

L’archi-président Tooxow Vinokurest furieux. Des sommes colossales ont été englouties dans le programme hyperflesh. Ursus a mis la paraguilde en porte-à-faux avec le directoire de Solar Corona. La collaboration prend fin. Les Simaks encore en activité doivent être détruits. Entre le savant et le président, la guerre est officieusement déclarée. Tout ça, c’était douze ans avant que Phoenix, le policier amnésique, ne se préoccupe de ses conditions de Simak dans les bas-fonds de la planète aux plaisirs.

 

 

 

 

© Ponzio, Frissen - Les Humanoïdes Associés

 

 

D’un polar futuriste, Jerry Frissen transforme son récit en parabole génétique. La deuxième partie de ce diptyque est beaucoup moins conventionnelle que le début. Frissen pose des questions sur les intelligences semi-artificielles, les dangers et dérives de la robotique, ainsi que sur les limites dépassées de l’amour. Jeux mortels ne tient pas toutes les promesses de Traque sur Solar Corona mais propose une direction inattendue, complexe et posant réflexion.

 

 

 

 

© Ponzio, Frissen - Les Humanoïdes Associés

 

 

Jean-Michel Ponzio relève de nouveaux défis dans ces « jeux ». Il fait de la scène des arènes un hommage à la scène de char de Ben-Hur, tellement on pourrait voir apparaître Charlton Heston aux manettes d’un des vaisseaux de combat. Sa couverture est digne des plus grands affichistes de cinéma. Le dessinateur devrait se lancer dans ce domaine ; il ferait des ravages. Un autre challenge relevé par l’auteur est les scènes entre humains et Simak qui montrent une facette inédite de l’amour futuriste.

 

 

 

 

© Ponzio, Frissen - Les Humanoïdes Associés

 

 

On sait Ponzio adepte des séries éclairs en deux ou trois tomes. Simak est a priori terminé, mais le flik (il n’y a pas de faute) a du potentiel qui pourrait être exploité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Simak

 

Titre : 2- Jeux mortels

 

Genre : Polar futuriste

 

Scénario : Frissen

 

Dessins & Couleurs : Ponzio

 

Éditeur : Les Humanoïdes Associés

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782731671148

 



Publié le 20/01/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4215 -  23 Janvier 2019

 

La vérité est peut-être là…

 

            Dernier numéro avant la nouvelle formule. A partir de la semaine prochaine, la nouvelle rédactrice en chef Florence Mixhel, qui a succédé à Frédéric Niffle, proposera la version de son équipe. Vu comment s’est passée la transition pour le lecteur, dans la sérénité et la nouveauté tout en conservant une cohérence et une continuité, on ne peut qu’être confiants.

 

 

 

 

            Une nouvelle héroïne fait son entrée dans l’arène. Lya, en fauteuil roulant, commence son stage dans un cabinet d’avocats. Avec une première planche percutante, les autrices ouvrent une enquête qui s’annonce psychologiquement tendue.

 

            C’est aussi cette semaine le grand retour de Carine De Brab, sans Sac à puces, mais avec un conte de fées qui a un petit goût des Histoires alarmantes de Cossu.

 

            Caritte signe un mini-récit muet. On espère que ces petites histoires perdureront dans la nouvelle formule, pourquoi pas avec des héros récurrents comme à l’époque de Bobo, du Baron, du Flagada ou autres Schtroumpfs…

 

 

 

 

© Caritte – Dupuis 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : En quête de vérité

Pebble’s Adventures

Télémaque : Aux portes de l’enfer

 

 

Récits complets :

 

Belle et la masse (La) (De Brab/Salva)

Femmes en blanc (les) : La vie après la vie ?

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Cramés !

Crapule

Dessous marins

Entretien d’ébauche

Game Over

Katz

Millborough

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Roger et ses humains

Tash et Trash

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Carbone et Cunha

En direct de la Rédac

Jeu : Enquête au cinéma (Waltch)

 

Supplément :

Mini-récit : Flip & Flap, une histoire vraie (Caritte)

 

 

 

 

En kiosques et librairies le 23 Janvier.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 



Publié le 20/01/2019.


Source : Bd-best


Après les chats de Matsumoto…  Les souris du Louvre 1- Milo et le monde caché

 

 

            « - C’est quoi ton histoire de souris, là ?

-          Je te montre. C’est une copine qui a remarqué ça. Tu vois ici ? Et là ? On dirait une petite souris ! C’est bizarre, hein ? … Tu veux bien me dire pourquoi tu m’as amené là, maintenant ?

-          Je n’ai plus vraiment le choix de toute façon. Je vais te révéler un grand secret, mais tu dois me promettre de ne le répéter à personne. »

 

 

 

 

 

 

Ce qu’Henryk s’apprête à révéler au jeune Milo va bouleverser le petit garçon. Milo est passionné du Louvre. Il faut dire que Sara, sa mère, en est l’une des conservatrices. Il passe son temps à arpenter les couloirs et à faire des photos. Jusqu’au jour où l’une de ses camarades de classe lui fait remarquer qu’on peut y voir des souris en arrière-plan.

 

Un soir, Henryck, surveillant au Musée, a vu deux clans de souris s’affronter : les phalanges grecques contre les légions romaines. Esope, le souriceau qui se fait remarquer sur les photos, fait partie du cercle des conteurs dont une des missions est de protéger les œuvres. Mais au milieu des affrontements et des dangers, la tâche est périlleuse.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

            Dans un style proche de celui de Cyril Pedrosa à ses débuts, Sandrine Goalec invite au voyage dans les couloirs du Louvre. Les personnages humains, dans un style gros nez, sont aussi réussis que les souris humanisées. Mention spéciale pour Henryk, agent de surveillance du Musée à la retraite. Les couleurs de Drac accentuent le parfum antique des travées des lieux.

 

            Joris Chamblain, créateur des formidables carnets de Cerise et repreneur des scenarii de Yakari, devient la valeur sûre du scénario intelligent pour enfants.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

            Depuis quelques années, le Louvre profite de la bande dessinée pour entrer dans les foyers. Les albums co-édités par Futuropolis sont tous plus réussis les uns que les autres. En collaboration avec les éditions Delcourt, ils s’adressent à des lecteurs plus jeunes. La cible est atteinte.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

Après les poétiques chats du diptyque signé Matsumoto chez Futuropolis : Les chats du Louvre, ce sont leurs compères souris qui envahissent les lieux.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les souris du Louvre

 

Tome : 1- Milo et le monde caché

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Chamblain

 

Dessins : Goalec 

 

Couleurs : Drac 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782413011491

 

 

 



Publié le 18/01/2019.


Source : Bd-best


Le conte de fées existe encore.  Aristophania 1 – Le royaume d’Azur

            « - Qui êtes-vous ?

-          J’étais une amie de Clément et je lui dois d’être encore en vie.

-          Qu’est-ce que vous voulez ?

-          Vous apporter d’autres mauvaises nouvelles. Vous devez quitter Marseille dès ce soir ! Et ne jamais parler de votre relation avec Clément. Il en va de votre vie, et, plus encore, de celle de vos enfants. Je ne peux vous en dire plus.

-          Madame, j’ignore quel était le secret de Clément, mais pour le garder auprès de moi, j’ai accepté de vivre caché, de ne pas me marier, et de ne le présenter à personne. J’ai élevé mes enfants seule, sans jamais rien devoir… à personne ! »

 

 

 

 

 

Marseille 1900. Aristophania Bolt, vieille dame respectable et chic, vient mettre en garde la famille de Clément. Cet ouvrier qui lui a sauvé la vie en perdant la sienne n’était pas le simple homme que l’on croyait qu’il était. A présent, sa famille est en danger. Il faut fuir, disparaître dans la région parisienne.

 

Quelques années plus tard, alors que leur mère est emprisonnée, Aristophania prendra les trois enfants, Basile, Calixte et Victor, sous son aile pour les amener dans le Sud de la France, au Royaume d’Azur. Ceux-ci découvriront en elle une magicienne les protégeant et luttant contre un mystérieux Roi banni.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Xavier Dorison prouve qu’il est encore possible d’écrire de nouveaux comptes de fées. Perrault et les frères Grimm n’en ont pas l’apanage. Peut-être que dans 300 ans, on lira Aristophania comme on lit aujourd’hui les grands classiques du conte traditionnel.

 

Aristophania est une héroïne atypique. Une vieille dame ridée qui envoie valdinguer des bonshommes dans la fleur de l’âge, il fallait oser. La mystérieuse fée devient rapidement attachante et crédible.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Les personnages secondaires sont le ciment d’une histoire réussie. En cela, plusieurs d’entre eux contribuent à l’affaire, comme le mystérieux Monsieur Cayenne, Black Butler de son état, collant comme le sparadrap du capitaine Haddock, ou encore Barboza, le chasseur de rats, faisant passer le Terminator du premier film pour un enfant de cœur.

 

Les auteurs ont eu la bonne idée et l’originalité de placer leur histoire en France. Alors que ce genre de récit se passe soit dans une Angleterre victorienne, soit dans un lieu sciemment indéfini, ils installent avec ce subterfuge une crédibilité inattendu à une histoire fantastique, comme un concept d’heroïc-fantasy locale.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Joël Parnotte s’inscrit dans l’arbre généalogique de Régis Loisel. Avec Vincent Mallié, et dans un autre style Sylvain Vallée, Parnotte fait partie des dessinateurs sur lesquels il faut compter… et conter. Son trait réaliste est tout aussi efficace dans la crasse de la ville que dans la beauté de la nature du Royaume d’Azur. Parfois trop hachuré sur les visages, il sait se faire évanescent lors des moments de magie. Le décor somptueux d’Azur en pleine planche est splendide.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Aristophania touche l’âme du lecteur qui, enfant, aimait avoir peur sous ses draps après qu’on lui ait lu son conte du soir avant d’éteindre la lumière.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Aristophania

 

Tome : 1 – Le royaume d’Azur

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Dorison

 

Dessins & Couleurs : Parnotte

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505070047

 



Publié le 17/01/2019.


Source : Bd-best


Ucc Dolores: vers l’infini et roux-delà

Après avoir mis sur pause Lanfeust sans en avoir fini (loin de là) avec lui, son dessinateur se la joue solo tout en continuant de Ta(r)quiner le goujon intergalactique et l’héroïsme rouquin.

 

 

 

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Cette fois, s’en allant voir chez Glénat ce qu’il s’y passe (historique tant l’auteur n’a jamais quitté Soleil), Didier Tarquin nous met en présence d’une héroïne féminine, rappelant l’inoubliable Pelisse (et aussi Lyse Tarquin, elle-même, non ?).

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Une femme dans un monde de brutes (ne croyez pas si bien dire) et élevée à l’écart de la gravité (au figuré plus qu’au propre) spatiale par des soeurs. Un couvent situé dans un écrin de verdure moyennageux (un peu Sherwood) que Mony va devoir quitter pour accomplir son destin et son héritage.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

L’héritage d’un père disparu matérialisé par l’imposante vieille carcasse d’un vaisseau mythique: l’Unité Cosmo Pirate Dolores. Un cheval fou que Mony va devoir apprivoiser avec une équipe dépareillée et peut-être pas aussi efficace qu’elle veut l’entendre (une sorte d’Ewok wolverinien et un malabar fumant comme un pompier et adorant les marcels). Et comme il est question d’un trésor, le trio va vote être rejoint par quelques drôles de gaillards mal-intentionnés.

 

 

 

 

 
© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Parfaitement incarné entre western, récits de pirates , héroïc fantasy et science-fiction, Didier et Lyse Tarquin trouvent leur voie avec une bonne dose d’énergie et sans temps mort. Très vite dans le feu de l’action, ce nouvel univers se révèle foisonnant (trop que pour trois tomes seulement) et surprenant, n’évitant pas le déjà-vu mais s’en accommodant très bien.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

On reste cependant sur notre faim, mal assis sur l’à suivre tant on est stoppés dans notre élan de lecture. L’adrénaline est là mais les 46 pages étaient peut-être trop courtes (dix pages en plus?) que pour mettre totalement sur orbite cette première partie un rien expéditive. De quoi nourrir encore plus de mystères et d’attentes, d’un autre côté.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat


Alexis Seny

Série : UCC Dolores

Tome : 1 – La Trace des nouveaux pionniers

Scénario, dessin et couleurs : Didier et Lyse Tarquin

Genre : Aventure, Science-fiction, Western

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 48

Prix : 13,95€



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Chacun a un dossier sur lui.  XIII 13 – L’enquête – Deuxième partie

 

 

            « - Bon sang, Danny, comme ton frère avant toi, tu fais partie du New York Daily, nom d’un chien écrasé !

-          Oui, et il en est mort, comme Warren Ce qui n’a pas empêché votre foutu président de refuser leur reportage.

-          Je suis là Finkelstein. Stephen Dundee, le foutu président de l’American News Inc., groupe proopriétaire du New York Daily. Finalement, nous l’avons publié, ce formidable reportage sur l’énigmatique XIII. Quelles sont vos conditions pour retravailler pour nous, Danny ?

-          L’exclusivité, votre soutien pour avoir accès aux archives gouvernementales, et la totalité des droits d’auteur si je tire de cette enquête un nouveau livre. »

 

 

 

 

 

Danny Finkelstein enquête sur le dossier XIII. Le journaliste prend la succession de son frère afin d’enquêter sur les personnes qui ont croisé la route du fameux numéro XIII dans les tomes 14 à 19 de la série principale de livres illustrés consacrés à l’amnésique le plus célèbre du 9ème art. Certains des portraits qu’il livre donnent des informations capitales sur les individus concernés. On vous en laisse la surprise.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

Six courts passages en BD alternent avec les dossiers. Après une introduction lançant le contrat de Danny Finkelstein, on obtient des indices sur les parcours de vie d’Irina Svetlanova, Liam Mac Lane, Benjamin Carrington et Ciaran O’Neil.

 

Quelques semaines à peine après la clôture de la collection XIII Mystery, le « quand il n’y en a plus, il y en a encore » se met déjà en branle avec ce deuxième – trop court - épisode de l’enquête, sorte d’album XIII bis.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

Philippe Xavier fait le job dans son style proche de celui de William Vance. Les courts épisodes de bandes dessinées sont autant de bonbons, mais les scoops ou révélations se font surtout dans les portraits écrits par Danny Finkelstein sous le pseudonyme de Jean Van Hamme.

 

Même si Bruno Tatti signe une mise en couleurs correcte et classique, on regrette que la fidèle Bérengère Marquebreucq ait été écartée de la fin (?) de l’aventure.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

            Allez, on parie qu’en plus du cycle signé Sente/Jigounov, la saga XIII n’a pas fini de se ramifier ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : XIII

 

Tome : 13 – L’enquête – Deuxième partie

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Van Hamme

 

Dessins : Xavier & Vance

 

Couleurs : Tatti

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782505072676

 

 



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Juste un simple viking des Orcades…  Serpent Dieu 1- Les larmes d’Odin

 

 

            « - Cet homme est-il un danger pour notre village, sorcière ? Parle ! Dois-je le rendre à la mer ?

-          Ce viking est un guerrier-fauve, Seigneur Ulf. Un soldat d’Odin. Il est l’un des trois… Il porte la marque. Sa présence attire le regard de Loki. Le Serpent Dieu est en colère… Le sang coulera bientôt sur Islandia.

-          Alors il faut le tuer.

-          Tu n’as pas le droit de le faire. Odin le protège. Le guerrier-fauve est à lui. »

 

 

 

 

 

Rivage sud de l’Islande. Il y a fort longtemps. Un homme est retrouvé attaché à l’épave d’un drakkar qui s’est échoué. Le seigneur de l’île, Ulf Keludar, accompagné par son fils Olaf, vient de recueillir Elrik. L’homme s’avère être l’un des trois « berserks » choisis par le roi des dieux. Mais l’urgence est ailleurs. Björn le brûlé s’apprête à attaquer le village avec sa troupe de barbares.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            On a connu Thorgal et son épopée familiale, le serment auquel assistèrent Johan et Pirlouit, la série télévisée portant leur nom. Les vikings de Serpent Dieu sont la synthèse de tout ce qu’on a pu lire sur eux.

 

            Jérôme Le Gris n’écrit pas une histoire, mais une chanson de geste. Ça commence comme XIII : un homme est recueilli en bord de mer, mais il n’est pas amnésique. La comparaison s’arrêtera là. Le Gris invente une mythologie. Il fait son (Vi)King of Thrones.  

 

Elrik, héros au sens noble du terme, a été banni par le roi Hàkon de Norvège. Il n’a qu’une idée en tête : se venger. Mêlé malgré lui à un conflit entre deux tribus vikings, il rencontrera l’amour au milieu de la mort.

 

Le Gris dissémine des indices sur le passé complexe d’Elrik. Pourquoi a-t-il été banni ? Qui sont les autres guerriers-fauves ? Le scénariste piège intelligemment le lecteur dans une saga dont il voudra connaître les origines, puis l’évolution.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            Benoît Dellac montre la barbarie viking et les décors islandais avec un lyrisme évident. Là où son graphisme trouve son originalité, c’est dans des compositions et des découpages inédits. Lorsque la sorcière Freyda prend soin d’Elrik, le combat ayant éveillé le fils d’Odin est exposé dans des cases en rayons de soleil. Quand Elrik tombe dans l’eau glacée en plein combat, sa pelisse devient les cases de ses souvenirs. Le dessinateur est aidé en cela par les couleurs tranchées de Sébastien Bouet.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            Les deux albums suivant du cycle d’Islandia sont prévus pour cette année. La bande dessinée européenne se met quasiment au rythme de parution nippon. Quand c’est fait avec talent et respect du lecteur comme ici, c’est tant mieux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Serpent Dieu 

 

Tome : 1 – Les larmes d’Odin

 

Genre : Epopée viking 

 

Scénario : Le Gris

 

Dessins : Dellac 

 

Couleurs : Bouet 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Grafica

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344011751

 

 

 



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


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