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« Maltese, vous êtes une grenouille dans un étang qui ne connaît pas la mer » ... Corto Maltese – Océan Noir

 

 

 

Un nouveau Corto ! Un nouveau Corto avec 2 nouveaux noms au générique ? Partons-nous sur les mêmes bases que certaines autres séries célèbres qui doublent, voire triplent les équipes de repreneurs ? Oui et non …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans « Océan Noir », nous retrouvons Corto en Mer de Chine. Il seconde des pirates en train de dérober quelques richesses sur le yacht d’un richissime propriétaire. Tout devait se passer calmement. Mais voilà que des coups de feu déchirent la nuit et le poussent à aller voir ce qui se passe. Des corps gisent ici et là … et les pirates ne semblent pas avoir trouvé ce qu’ils cherchaient ! Découvrant, par hasard, un vieil homme apeuré, il l’entraîne sur son embarcation et s’éloigne au plus vite. Dans les mains de ce dernier, un manuscrit, « Commentarios Reales de los Incas » !

L’homme désire se rendre au Japon afin de revoir sa fille … Corto l’y conduit et assiste impuissant à son meurtre. Son dernier mot avant de mourir : « Callahuaya ».

 

 

 

 

©  Vivès- Quenehen - Pratt -  Casterman

 

 

 

Et voilà Corto Maltese, avec un livre mystérieux, embarqué entre Naicho (service secret japonais), une secte ultra-nationaliste, la CIA, … à la recherche d’un hypothétique trésor inca.

Ce livre que tout le monde chasse … clé à décoder …

En bateau, train, avion, bus ou à la nage, … Corto Maltese nous mène à travers le monde à la recherche d’une « tête d’or ». D’Asie au Pérou, les embûches ne manquent pas !

Nous sommes en 2001 … et plus exactement avant – pendant et après un certain 11 septembre !

Sa quête a-t-elle des chances d’aboutir ? Et surtout quel est ce fameux trésor à retrouver ?

Un Corto toujours aussi « gentilhomme de fortune » revient … dans un monde contemporain … mais sans être devenu « geek » ! Corto reste Maltese !

 

 

 

 

 

©  Vivès- Quenehen - Pratt -  Casterman

 

 

 

Le scénario est prenant, fidèle à l’univers d’Hugo Pratt avec un Corto qui semble rajeuni … même si désormais plongé dans un XXIe siècle naissant. Surprenant ? Déroutant ? Déstabilisant ? Iconoclaste pour les puristes ? A chacun son avis sur le principe des « reprises » …

Cependant, sincèrement ici, cela fonctionne ! On est rapidement entraîné dans l’intrigue, la course d’un héros mythique en quête de son trésor. Tous ses ingrédients sont présents, et notamment les femmes … à son image : déterminées, aventureuses, belles et tellement « Pratt » pour les beaux yeux de Corto.

 

 

 

 

 

©  Vivès- Quenehen - Pratt -  Casterman

 

 

 

Bref, Martin Quenehen réalise un petit tour de force en un seul album. On le sent bien baigné et respectueux d’Hugo Pratt depuis des décennies … Pourtant, pas question pour autant de faire une « suite » Corto – copie conforme ! Les thèmes ne changent pas, certains plus « à la mode » cependant s’insinuent pourtant entre les lignes ! Le personnage est bien dans la même peau qu’avant. Une brève rencontre avec Raspoutine pourrait nous décontenancer. Etait-elle utile ? A chacun son idée !

Et que dire du personnage féminin principal, Freya, photographe-activiste écologiste ? Grâce à elle, nous savons enfin que Corto, romantique, peut aussi avoir des aventures sentimentales. Ainsi, page après page, sa « modernisation » coule doucement dans l’essence du Maltais le plus célèbre du 9e Art.

 

 

 

 

©  Vivès- Quenehen - Pratt -  Casterman

 

 

 

Et ici, c’est à un Bastien Vivès que nous le devons … Bye bye la marinière et la casquette « Capitaine » si emblématiques du héros original ! Bonjour le t-shit, le blouson sport et éventuellement la casquette-visière moderne ! Toutefois, l’essentiel ne bouge pas : la boucle d’oreille … à l’oreille gauche !! Les traits ont rajeuni. Cela dit le charme, le regard restent identiques. D’un trait noir expressif de Pratt, nous arrivons à la palette des teintes grises de Vivès. Si son dessin s’allie parfaitement avec ce désir de s’approprier ce héros hors du temps, il ne renie en rien le graphisme prattien.

 

 

 

 

 

Martin Quenehen - Bastien Vivès  © Thierry Ligot

 

 

En conclusion, un défi parfaitement relevé ! Un héros qui mue vers une nouvelle jeunesse … plus actuelle … mais qui conserve toutes ses caractéristiques, jonglant entre mer, Bien, Mal, amour, aventure, chimères … et philosophie prattienne.

 

 

 

 

Bastien Vivès- Thierry Ligot - Martin Quenehen -  © Thierry Ligot

 

 

 

Plaisir ou bonus, il existe 2 formats de l’album.

Le premier, muni d’une couverture souple avec 2 rabats offrant, ouverts, un joli panoramique de Corto et Freya au bastingage d’un navire, est la version « classique ».

 

 

 

 

 

Couverture Version Luxe ©  Vivès- Quenehen - Pratt -  Casterman

 

 

Le second, en format A4 de luxe, diffère essentiellement par les 14 premières planches mises en couleurs par Patrizia Zanotti. Il est aussi augmenté d’un très riche et intéressant cahier à la fin. Ce dernier reprend notamment des esquisses du héros et de certains personnages par Bastien Vivès. Sa couverture cartonnée blanche, illustrée simplement d’un Corto couleur assis en train de feuilleter ce mystérieux manuscrit, est protégée par une sobre jaquette noire représentant le visage de l’aventure : un Corto Maltese au regard sombre et inquiétant !

 

 

 

 

 

 

 

Ceci dit, pour en apprendre plus, de la bouche même des deux « inconscients » ayant relevés ce défi, n’hésitez pas à visionner notre capsule « Derrière les masques … Martin Quenehen & Bastien Vivès » (lien disponible ci-dessous).

 


Derrière les masques … Martin Quenehen & Bastien Vivès

 

Thierry Ligot

 

 

 

Collection : Corto Maltesse

 

Titre : Océan Noir

 

Genre : Aventure  

 

Scénario : Martin Quenehen d’après Hugo Pratt

 

Dessins : Bastien Vivès 

 

Couleurs :  

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 168

 

Prix : 22,00 €

 

ISBN : 9782203224735

 

Version  de luxe

 

Nombre de pages : 184

 

ISBN : 9782203224742

 



Publié le 16/09/2021.


Source : Bd-best


L’aventure est au coin de la page.  Le clan de la rivière sauvage 1 - L’œil du serpent

 

« - Tu vois, Choco, les gars comme nous, c’est pas fait pour rester dans un village comme Saint-Isidore.

- Ah bon ?... On est faits pour quoi, alors ?

- Pour l’aventure !

- L’aventure ?

- Ouais. On est faits pour affronter des pirates sans foi ni loi et des chevaliers noirs et des shérifs de Nottingham.

- Des shérifs ?

- On est faits pour parcourir les mers et découvrir de nouveaux continents. On est faits pour voler dans le ciel. On est faits pour aller là où personne n’est jamais allé ! »

 

 

 

 

 

 

 

Dans un petit village ordinaire bâti au cœur d’une forêt ordinaire, il y a une boulangerie, une école et quelques maisons où logent une dizaine de familles. Il y a aussi un magasin général et une grande scierie. Ce village, c’est Saint-Isidore. C’est là qu’habitent l’ours Choco et le renard bleu Zaki. Si Choco préfère les journées pépères, partie de pêche et crêpes à la confiture pour le goûter, Zaki a une âme d’aventurier. L’aventure, ils vont la rencontrer, non pas au coin de la rue, mais au détour d’une page. Le bourgmestre a invité Anacharsis, un conteur qui tous les soirs réunis les villageois pour une veillée nocturne. Attendre la suite de passionnants récits d’un soir à l’autre est une vraie torture pour les enfants. En décidant d’aller voir dans le grimoire du conteur les histoires qui y sont consignés, Zaki, Choco, Amélia et sa petite sœur assistent à de drôles d’incantations faites par un renard pirate autour du livre. Le voyage de l’autre côté des pages va commencer.

 

 

 

 

 

© Hautière, Dillies, Bouchard - La Gouttière

 

 

Régis Hautière et  Renaud Dillies réinventent à la fois le récit d’aventures et la bande dessinée animalière. Le clan de la rivière sauvage, c’est un peu comme si Le secret de la Licorne, L’île au trésor et Le monde de Narnia passaient sous la moulinette du regretté René Hausman, à qui Anacharsis ressemble tant. Une histoire de pirate, un passage d’un monde à l’autre, des enfants intrépides, Hautière réunit les ingrédients d’une histoire passionnante que l’on peut lire aux enfants avant même qu’ils ne sachent lire tout seuls. Les plus grands seront aussi embarqués, comme par magie, comme par la magie du livre, le Répertoire d’histoires du conteur. Le scénariste met des étoiles dans les yeux de tous ses lecteurs, rendant hommage au concept même de conte. Si la Grande Histoire a besoin de dates et de lieux, pleine de « quand » et de « où », les histoires minuscules se sont déroulées une fois quelque part, avec ses péripéties, ses exploits, ses échecs, ses mystères et ses émotions. Elles commencent par « Il était une fois... » et permettent d’échapper à la réalité.

 

 

 

 

© Hautière, Dillies, Bouchard - La Gouttière

 

 

Renaud Dillies dessine l’album animalier dans une ligne claire épaisse. Les trames de fond de nombres de ses cases donnent du relief et permettent de mettre en avant les personnages. Christophe Bouchard y pose des aplats de couleurs très sobres. Les récits dans le récit, racontés par Anacharsis, sont teintés d’un pastel tranchant avec les mondes, la réalité et le livre, dans lesquels naviguent nos amis.

 

 

 

 

© Hautière, Dillies, Bouchard - La Gouttière

 

 

Attention, vivre une histoire, c’est aussi malgré soi la réécrire. C’est ce qu’il se passe pour Choco, Zaki et Mélie. Et comme toute bonne histoire, celle-ci termine par « à suivre... ». Vite, la suite ! Vite, mais pas trop, pour rêver qu’on rejoint nos héros...

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le clan de la rivière sauvage

 

Tome : 1 - L’œil du serpent 

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Régis Hautière

 

Dessins : Renaud Dillies

 

Couleurs : Christophe Bouchard

 

Éditeur : La Gouttière

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 14,70 €

 

ISBN : 978235796036

 



Publié le 15/09/2021.


Source : Bd-best


Vacances, j’oublie tout… sauf mon disciple !  Léonard 52 - Génie en vacances

 

« - Debout, disciple !

- M… Mais !... Mais, Maître, il est seulement 10 heures !??... Du soir !!!

- Je sais ! Je sais ! Mais il s’agit d’une urgence ! »

 

 

 

 

 

 


                Tous les jours, c’est le même rituel. Léonard entre dans la chambre de son disciplus simplex avec pertes et fracas. « Debout, Disciple! » est la sempiternelle phrase que le génie hurle jour après jour. Pour préparer, tester, valider (ou pas) ses inventions, Léonard a besoin des services de son acolyte. C’est encore et toujours le cas dans ce cinquante-deuxième album, cinquante-deuxième recueil d’histoires avec autant d’inventions au compteur.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                Dans ces « vacances de génie », le gouvernement italien a confié à Léonard la prestigieuse mission de réactiver le tourisme dans les Alpes. Direction les sommets ! Et qui c’est-y qui va transbahuter le matériel ? Le génie ? Non, non, non ! C’est ce bon disciple. Ils vont installer la première passerelle transparente au monde. Mais gare aux animaux sauvages et aux chutes à rendre jaloux le Coyote de Beep-Beep lui-même.

                A part ça, on assistera à l’invention de la Léostérine, de l’oreiller conteur, du festival de rock, du soleil artificiel personnel, du robot masseur, de la couette et bien d’autres nouveautés. Une école de chats visitera l’antre du génie. Disciple profitera même du Crossoveur qui permet de changer de BD ce qui nous offrira une immersion pas piquée des verts dans « l’autre » reprise de Zidrou : Ric Hochet. On a même droit à un jeu des sept erreurs intégré.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                Zidrou, justement, en est déjà à son sixième album. S’il est habitué aux reprises (Chlorophylle, Ric Hochet, La Ribambelle, Clifton, Le Marsupilami,…), il ne les aborde pas toutes de la même manière. Avec Léonard, il respecte l’œuvre originelle et enfile les chaussons de Bob de Groot comme s’ils faisaient la même pointure. (En fait, peut-être qu’ils font la même pointure, mais c’est pour l’expression) Bien que le disciple soit fin comme un filet de limande, l’album est bidonnant. Il faut dire aussi que Turk est au meilleur de sa forme. Voilà un dessinateur dont le trait ne faiblit pas d’un iota.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                Le génie est en vacances. Nous, on ne l’est plus, mais grâce à lui, on peut les prolonger, dans la joie et la très très bonne humeur.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Léonard

 

Tome : 52 - Génie en vacances

 

Genre : Humour ingénieux  

 

Scénario : Zidrou 

 

Dessins : Turk 

 

Couleurs : Kaël 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803677948

 



Publié le 15/09/2021.


Source : Bd-best


Sur la piste d’un trésor … La brigade des souvenirs T.1 La lettre de Toinette

 

 

 

"Ernest chéri, (...), mon amour aimé, viens me secourir ! Je te le demande de tout mon cœur. Je suis comme un corps sans âme parce que tu n'es pas là. Tu sais que je n'ai que toi", peut-on lire dans la courte missive d'un "Ta Toinette, ta chère petite fiancée au cœur brisé qui t'appelle bien fort." 

 

 

 

 

 

 

 

Lors d’une promenade dans la nature, Patrok, le chien s’enfuit et se réfugie dans une vieille bâtisse  abandonnée. Voulant récupérer l’animal, nos trois amis entre à l’intérieur de l’école, se rendent à l’étage lorsque la jambe de Théo traverse le plancher entièrement vermoulu. Théo, Tania et son frère Alban découvrent alors une ancienne boîte à biscuit dissimulée dans le plancher. Dans cette dernière, ils trouvent une carte postale parlant d’un amour désespéré rédigée lors de la première guerre mondiale.  Nos amis se mettent en tête de retrouver les traces de l’expéditrice (Toinette) et du destinataire (Ernest). Pour cela, ils vont solliciter l’aide des personnes âgées de leur entourage, consulter les archives départementales, interroger un ancien instituteur, un notaire, une bénévole de la Croix-Rouge et même les services de l’état civil. Sans le savoir, ils vont mettre à jour un secret familial dormant depuis plus d’un siècle.

 

 

 

 

 

© Carbone – Cee Cee Mia – Marko – Dupuis

 

 

 

Cette histoire trouve son origine en 2016 à Nice, lorsque des ouvriers d’un chantier mettent à jour une boîte contenant une carte postale avec une déclaration d’amour désespérée. Carbone et Cee Cee Mia vont s’inspirer de cette découverte pour construire leur scénario.

 

 

La véritable histoire de Toinette & Ernest

 

© Europe 1

 

Destinée plus particulièrement à un public jeunesse,  l’histoire est construite de manière évolutive, mêlant découvertes mais aussi déconvenues,  la rendant totalement crédible.  La jeune Tania, totalement sous l’emprise de cette trouvaille, entraine ses camarades dans une aventure remplie de surprises. Afin de mieux appréhender  le récit, plusieurs flashbacks renvoient les lecteurs à la première guerre mondiale.

 

 

 

 

 

© Carbone – Cee Cee Mia – Marko – Dupuis

 

 

J’avoue avoir découvert le récit totalement par hasard, lors de sa prépublication dans le « Journal  Spirou ». A l’époque, j’avais été plus particulièrement attiré par le visuel rendu et les couleurs attirantes.  Sans savoir que c’était Marko (dessinateur  de la série « Le jour où… », six tomes déjà parus chez Bamboo) aux commandes, j’étais réellement tombé sous l’emprise de la beauté des dessins réalisés.A signaler, la présence, en fin d’album, d’un dossier pédagogique consacré à la place de la femme dans la société en 1914.

 

 

 

 

 

 

© Carbone – Cee Cee Mia – Marko – Dupuis

 

 

 

Cerise sur le gâteau, les Éditions Dupuis ont eu l’excellente idée de nous surprendre en nous offrant la publication des deux premiers tomes de la série à la même date. Rendez-vous très bientôt sur ce site afin de vous faire part de mes impressions concernant le second tome s’intitulant « Mon île adorée ».

 

 

 

 

 

© Carbone – Cee Cee Mia – Marko – Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : La brigade des souvenirs

 

Tome : 1 - La lettre de Toinette 

 

Genre : Aventure  Histoire

 

Scénario : Carbone – Cee Cee Mia

 

Dessins : Marko

 

Couleurs : Coson

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034736119



Publié le 14/09/2021.


Source : Bd-best


Derrière les masques « Quenehen & Vivès » pour la sortie de leur Corto Maltese

 

 

 

Bastien Vivès et Martin Quenehen s’emparent du mythique personnage d’Hugo Pratt pour le plonger dans notre époque contemporaine.

 

 

 

 

 

 


 

Sur les eaux de la mer de Chine, le profil d’un pirate bien connu se dessine dans l’ombre d’une cabine de pilotage… Corto Maltese est de retour, à l’abordage d’un yacht de luxe. Des rues bondées de Tokyo jusqu’aux sommets des Andes, le gentilhomme de fortune poursuit un trésor mythique, disputé par une société secrète nationaliste et des narcos sans scrupules... Mais plus que jamais, ce sont les sentiments qui vont mener le célèbre marin romantique.

 

 

 

 

© Quenehen – Vivès – Pratt – Casterman

 

 

 

Notre équipe a eu le plaisir de rencontrer les deux amis et vous partage cet entretien en intégrale. Merci pour l’accueil qui nous a été réservé par BDWeb – 25 rue de Tamines – 1060 Bruxelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Quenehen – Vivès – Pratt – Casterman

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 



Publié le 13/09/2021.


Source : Bd-best


Retour aux sources … Bons baisers de Limón

 

 

 

Londres, un jeune étudiant rentre chez lui, au Costa Rica, pour 2 semaines. L’occasion de revoir sa maman, et de savourer sa Olla de carne dont il rêve depuis des mois …

 

 

 

 

 

Ainsi débute « Bons baisers de Limón », roman graphique, en anglais à l’origine, d’Edo Brenes que Casterman a eu l’excellente idée d’adapter en français.

Dès la première page, un air de nostalgie plane sur le récit. Une caisse de vieilles photos familiales des années 40-50 et 60 plongent Osvaldo dans une quête de son passé, de celui de sa famille. Entre anecdotes oubliées ou tues, secrets et zones d’ombre, petit à petit, il va découvrir ce qui peut lier une famille ou, au contraire, pourrait la détruire.

 

 

 

 

 

© Edo Brenes - Casterman

 

 

Tout cela se déroule dans une bulle, un village, Limón … perdu au milieu du Costa Rica, région dans laquelle les Costaricains se rendent peu. Tout s’y vit en vase clos … Le passé n’est jamais loin du présent. C’est pourquoi de la nostalgie apparaît lentement, sournoisement la mélancolie …

 

 

 

 

© Edo Brenes - Casterman

 

 

 

 

 

Pourtant, le tragique n’est jamais loin non plus !

Comment imaginer Osvaldo et son frère Virgilio face à la belle Rosario … sans une lutte, un triangle amoureux où chacun des protagonistes est un peu, de l’aveu même d’Edo, une part de lui ?

Les deux frères sont à l’image des rivalités dans une fratrie : le cadet ne désirant que supplanter son aîné. Lequel l’emportera ? Vers qui Rosario se tournera-t-elle finalement ?

 

 

 

 

© Edo Brenes - Casterman

 

 

 

Edo Brenes, grand amateur de films, inspiré par « Fargo » et « Following », donne lumière et son à sa BD. Chaque personnage a sa propre typographie afin de souligner sa voix, et au travers elle, ses émotions, ses souvenirs, sa personnalité.

Poussant plus loin encore, chaque période dispose d’une palette de couleurs propre. Outre le noir et blanc des photos, les scènes du « présent » sont en des couleurs peu saturées de rose, de violet et de bleu pour faire écho au sentiment de nostalgie qui transpire au travers l’ensemble du récit. L’intrigue Osvaldo-Virgilio-Rosario dispose quant à elle de couleurs plus vives, comme pour faire plus référence au Costa Rica, à ses plages, à sa lumière … ou tout simplement à l’intensité de cette relation.

 

 

 

 

 

Bref, Edo en grand-maître architecte narratif mêlant dialogues-photos-dessins nous offre ici un superbe 1er roman graphique entre passé et présent.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Bon baisers de Limón

 

Scénario : Edo Brenes

 

Dessin : Edo Brenes

 

Genre : Roman graphique

 

Éditeur : Casterman

 

Nbre de pages : 280

 

Prix : 23,00 €

 

ISBN : 9782203231603

 



Publié le 13/09/2021.


Source : Bd-best


Et pourtant il faut vivre… ou survivre.  Créatures 2 - La grande nuit

 

«  - La brume envahit le pont, tête de pieuvre savait ce qu’il faisait en m’enfermant là-dedans ! J’ai vraiment intérêt à me magner sinon je vais vriller moi aussi… C’est ce qu’il veut et je ne lui ferai pas ce plaisir.

- Manger !

- Manger !

- Sucre !

- Manger !

- La poisse ! En plus, il m’envoie ses serviteurs ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Bloquée dans le coffre d’un taxi jaune sur le pont de Brooklyn, Vanille aperçoit les baveux qui s’approchent et la brume maléfique qui monte. Si elle ne s’extrait pas rapidement de ce mauvais pas, elle rejoindra bientôt leurs rangs et deviendra un de ces zombies. Testo et la Taupe sont quant à eux chez Gros Taré avec qui ils négocient un stock de nourriture contre des informations sur ce que ce dernier appelle Yog-Sothoth. Minus, lui, est prisonnier avec un groupe d’enfants. Entre mensonges des uns et ennuis des autres, Chief va devoir faire preuve de courage et de discernement pour survivre et faire survivre les siens dans un monde apocalyptique où les adultes sont fous ou contaminés.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder – Dupuis

 

 

                Créatures est une série bourrée de références. A la manière de Waldor hommage à l’âge d’or de la BD franco-belge, Créatures se nourri de toute une littérature, d’une culture télévisée et cinématographique qui prend ses sources jusque dans les années 50, voire avant, et qui va jusqu’aux années 2010, en bref, du Magicien d’Oz à Stranger Things.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder – Dupuis

 

 

                Stéphane Betbeder, le scénariste, a vu Les Goonies et L’invasion des profanateurs. Il a lu Lovecraft et Le Club des cinq. Il a joué à Last of us et à War of the worlds. Le scénariste s’est approprié tout ça et bien d’autres choses pour créer l’univers inquiétant tout en tension et à suspens de Créatures.

 

                Djief pose l’ambiance apocalyptique rouille. Le dessinateur du Crépuscule des Dieux assouplit son trait pour l’amener à hauteur de jeunes lecteurs, mais tout en gardant la rudesse nécessaire à l’ambiance.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder – Dupuis

 

 

                C’est la grande nuit. Ne vous endormez pas ! Vous risqueriez de ne pas vous réveiller comme avant.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Créatures

 

Tome : 2 - La grande nuit 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Betbeder 

 

Dessins & Couleurs : Djief 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034749164

 



Publié le 12/09/2021.


Source : Bd-best


Et si le prince des ténèbres avait pu déjouer les attentats ?  Jour J – 11 septembre

 

 

«  - Agent spécial O’Neill, j’écoute… Où ça ? Oui, bien sûr que ça dépend de nous le temps de récupérer mon équipe et j’arrive…

-   Appelez les agents Sam Sullivan et Sonia Carter, dites-leur de prendre un sac et de me retrouver à l’aéroport de Dulles dans une heure, c’est compris ?

-   A cette heure-ci ? Euh… Bien compris, agent O’Neill ! »

 

 

 

 

 

 

 

Juin 1996. Edgar Hoover Building, siège du FBI, Washington. L’agent de permanence, John O’Neill, surnommé le prince des ténèbres, apprend en pleine nuit qu’un camion piégé a soufflé un immeuble en Arabie Saoudite. Il fait appeler aussitôt ses deux meilleurs agents pour l’accompagner sur place, au Moyen-Orient. Très vite, O’Neil va avoir l’intuition que Ben Laden et Al-Qaïda préparent des attentats aux Etats-Unis.

 

 

 

 

© Kordey, Duval, Pécau, Blanchard - Delcourt

 

 

Si dans la vraie vie, John O’Neil ne réussira pas à empêcher l’attaque contre le World Trade Center, dans Jour J, les choses vont se passer autrement. Le principe du « What if », c’est tout le concept de cette série à succès des éditions Delcourt qui compte aujourd’hui plus de quarante albums. Parue en triptyque sous le titre Le prince des ténèbres, surnom de O’Neill, agent du FBI toujours de noir vêtu, la trilogie est aujourd’hui rééditée en intégrale sous le titre 11 septembre à l’occasion de la commémoration de ce jour tragique de 2001.

 

 

 

 

© Kordey, Duval, Pécau, Blanchard - Delcourt

 

 

Les scénaristes nous servent donc sur un plateau d’argent une fiction nous donnant les réponses à la question suivante : quel serait notre monde si le 11 septembre 2001 avait pu être évité ? Malgré le fait que ce récit soit une totale uchronie, Duval & Pécau ont jonglé avec l’actualité internationale de ces dernières années pour nous délivrer un triptyque débutant avec la montée en puissance de Ben Laden, se poursuivant ensuite avec les attentats déjoués et se terminant avec la chute des différents dictateurs lors de l’épisode du « Printemps Arabes ». Les lecteurs vont être plongés en plein centre d’un thriller d’espionnage influencé par diverses magouilles politiques internationales.  

 

Les représentations effectuées par Igor Kordey sont brutes et sans détours gardant une qualité graphique bien typée. Les couleurs confiées à Jérôme Maffre donnent un élan particulier à l’action représentée.

 

 

 

 

© Kordey, Duval, Pécau, Blanchard - Delcourt

 

 

Ironie du sort, en réalité, John O’Neill est mort au World Trade Center où il venait d’être nommé chef de la sécurité le 23 août 2001, après avoir démissionné du FBI. Les auteurs de Jour J lui offrent un autre destin.

 

 

Alain Haubruge & Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

 

 

Série : Jour J

 

Tome : 11 septembre

 

Scénario : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau, assistés de Fred Blanchard

 

Dessin : Igor Kordey

 

Couleurs : Jérôme Maffre

 

Genre : Uchronie

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Neopolis

 

Nbre de pages : 200

 

Prix : 29,95 €

 

ISBN : 9782413016182

 



Publié le 12/09/2021.


Source : Bd-best


Interview derrière le masque …  Mitacq campe à la Galerie Champaka (Alain Tacq)

 

 

 

Poulain, Chat, Lynx, Faucon, Mouche et l'inégalable, le Gaston de la patrouille, Tapir, bref la célèbre Patrouille des Castors revient pour une expo, 80 planches des 20 premiers albums chez Champaka ... jusqu'au 2 octobre ! Une occasion unique d'admirer ce grand maître qu'était Mitacq.

 

 

 

 

© Mitacq - Champaka - Ligot

 

 

La Galerie Champaka présente une rétrospective dédiée à la série vedette de Mitacq (1927-1994), la patrouille des castors. Apparue en novembre 1954, cette série a fait les belles heures du Journal de Spirou pendant près de quarante ans. Chat, Faucon, Mouche, Poulain et Tapir y démêlent les mystères imaginés par Jean-Michel Charlier. Le géant du scénario bénéficie alors du dessin aussi efficace qu’évocateur d’un Mitacq appelé à devenir un grand classique de la bande dessinée réaliste.

 

 

 

 

 

 

© Mitacq - Champaka - Ligot

 


La Galerie Champaka a le grand privilège de présenter un dispositif de plus de 80 planches couvrant les 20 premiers albums de la série. Au recto des planches originales, l’encrage puissant et précis de Mitacq et, au verso, jusqu’au tome 16, les indications couleurs visibles par transparence. A ce somptueux dispositif s’ajoutent 6 projets de couvertures en couleurs !

 

 

 

 

 

 

© Mitacq - Champaka - Ligot

 

 

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

 

Galerie Champaka

27, rue Ernest Allard

B-1000 Bruxelles

Ouverture :

• Jeudi & Vendredi : 13.30 à 18.30

• Samedi : 11.30 > 18.00


Tel : + 32 2 514 91 52
GSM : +32 495 48 58 06
Fax : + 32 2 346 16 09



Publié le 10/09/2021.


Source : Bd-best


Vogue, la vie.  Les 5 vies de Lee Miller

 

« - C’est incroyable… Ces photos sont des œuvres d’art !

- Vous savez que la plupart des gens tourneront les pages sans s’en apercevoir ?

- Eh bien… Peu de modèles sont aussi passionnées de photographie que vous… Dans les revues, on produit la réalité telle que l’éditeur veut la montrer à ses lecteurs. Mais nous, nous ne travaillons pas pour reproduire, nous photographions pour dévoiler des mystères ou pour en créer… Ce qui nous pousse à photographier un sujet, c’est le désir de le connaître, de mieux le comprendre. L’observer, voir en lui et même au-delà. Comprendre si un dialogue s’instaure avec ce qui est autour… et saisir le moment précis. La photographie est curiosité, désir de connaître, d’expérimenter. C’est quelque chose de vivant, de dynamique…

- C’est exactement ce que je recherche, moi… Je veux tout connaître. Je veux tout essayer.

- C’est à n’y pas croire : pour tout le monde, vous êtes la fille la plus vernie de New-York… Mais ça ne vous suffit pas. Voilà une bonne base de départ. »

 

 

 

 

 

 

 

Née en Pennsylvanie en 1907, Elizabeth Miller, dite Lee Miller, est non seulement un modèle au minois angélique, mais aussi une passionnée de photographie. Le photographe Edward Steichen lui démontre qu’une photographie est bien plus qu’un simple cliché. Il y a quelque chose de vivant et de dynamique. Il n’en fallait pas moins pour que la mannequin se lance dans une nouvelle carrière. Steichen lui offre l’occasion de rencontrer Man Ray. Elle deviendra sa muse. De la photographie au journalisme, il n’y a qu’un pas que Lee Miller franchira en devenant reporter, correspondante de guerre pour Vogue. Elle finira sa vie cuisinière, ses célèbres « Penroses » faisant sa réputation. Mannequin, muse, photographe, reporter, cuisinière, ce sont les cinq vies en une de Lee Miller.

 

 

 

 

© Antonioni - Steinkis

 

 

De l’Amérique à l’Europe, des pages glacées des magazines de mode aux travées glaçantes des camps de concentration, Lee Miller a traversé le XXème siècle. Alors qu’elle aurait pu se contenter d’être modèle pour les plus grandes revues de mode et les plus beaux défilés, elle décida de passer de l’autre côté de l’objectif. Alors qu’elle aurait pu profiter de son apprentissage auprès de Man Ray et photographier les « stars » de l’époque comme Pablo Picasso, Fred Astaire, Colette, Maurice Chevalier ou Marlène Dietrich, Miller choisit de mettre ses compétences au service des témoignages de guerre, se rendant à Dachau dès le lendemain de sa libération. Une scène émouvante la montre offrant du chocolat aux anciens prisonniers attendant leurs rapatriements. Erreur; c’était plus que leurs estomacs étriqués ne pouvaient en supporter.

 

 

 

 

© Antonioni - Steinkis

 

 

Dans un noir et blanc teinté d’orangé, l’autrice italienne Eleonora Antonioni raconte les cinq vies de Lee Miller, tellement denses, tellement vécues passionnément, intensément, qu’on a l’impression qu’elle en a eu mille et une. Les regards des personnages, s’ils peuvent parfois sembler froids, montrent le vécu ou la détermination de chacun. Les en-têtes de chapitres sont conçus comme les vitrines de ce que l’on va y lire. L’enfance et l’adolescence est fleurie et protégée par la famille. Un œil observe le surréalisme. Un sommet de pyramide présente Nuage pour des ciels de voyages. Barbelés est écrit en fils de ce type. Coupure montre la quiétude symbolisant la nouvelle vie de Lee Miller, comme si elle aspirait à un repos campagnard pour terminer sa vie.

 

 

 

 

© Antonioni - Steinkis

 

 

Plus qu’une biographie, Les cinq vies de Lee Miller est l’Histoire d’une période meurtrie qui a laissé des blessures à tous. Artiste et reporter aujourd’hui oubliée, Lee Miller mérite de retrouver enfin une place de choix sur le podium des personnalités qui ont participé à l’écriture des souvenirs de ce siècle.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les cinq vies de Lee Miller 

 

Genre : Biographie

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Eleonora Antonioni

 

Traduction : Laurent Lombard

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 176 

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782368462652

 

 

 



Publié le 09/09/2021.


Source : Bd-best


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