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Les compagnons de la libération: Général Leclerc.

23 novembre 1944 : les hommes de la division du général Leclerc libèrent la ville de Strasbourg. Ce dernier  charge l’un d’entre eux « ancien de Koufra » de hisser les couleurs sur la flèche de la cathédrale.  Un drapeau composé des tissus de trois robes différentes sera le premier à flotter au-dessus de la ville libérée.

 

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

 

 

Début août 40, Philippe de Hauteclocque (il prend le pseudonyme de Leclerc afin de protéger sa famille restée en France occupée)  est envoyé par Charles de Gaules en Afrique.  Il réussit à convaincre le Cameroun, le Tchad et le Congo de se désolidariser du gouvernement de Vichy pour rejoindre la France Libre. Ce sont les premiers territoires ralliant la France libre. 

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

 

 

C’est à partir de ces positions qu’il va regrouper une série d’hommes, effectuant un périple de plusieurs milliers de kilomètres au milieu du désert, avec des équipements non adaptés aux conditions climatiques, se dirigeant vers Koufra aux mains des Italiens.

 

 

 

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

Assiégeant l’oasis de Koufra, à la tête de 300 hommes et un seul canon, il obtient  le 28 février 1941 la capitulation des forces Italienne qui pensaient faire face des moyens beaucoup plus importants. C’est à cet endroit qu’il fait le serment de ne pas déposer les armes avant d’avoir vu le drapeau français flotter sur la cathédrale de Strasbourg.

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

 

 

C’est cette première victoire française qui a été choisie par le scénariste Jean- Yves Le Naour  et l’illustrateur Frédéric Blier afin de vous présenter le premier tome de la série « Les compagnons de la libération ».  Le Naour nous livre un scénario concis mais très efficace, les illustrations de Frédéric Blier complétant parfaitement bien le travail effectué par le scénariste.À signaler en fin d’album, la présence d’un dossier documentaire rédigé par la fondation Leclerc décrivant les grandes étapes de sa bibliographie.

 

 

 

 

 

 

 

 

En attente avec impatiente du troisième tome de cette nouvelle collection, prévu pour la rentrée,  traitant de Jean Moulin.

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Les compagnons de la libération.

 

Tome : 1

 

Titre : Général Leclerc.

 

Genre : Histoire. 

 

Scénario : Jean-Yves Le Naour

 

Dessins : Frédéric Blier.

 

Éditeur : Bamboo - Grand Angle. 

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 14,50 € 

 

ISBN : 9782818966990



Publié le 17/06/2019.


Source : Bd-best


Les compagnons de la libération : Pierre Messmer.

 

-       Français !  À l’appel de monsieur le Président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France.

-       Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.

-       C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat.

-       Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.

 

 

 

 

 

 

17 juin 1940, deux jeunes hommes écoutent à la radio le discours du maréchal Pétain concernant la demande d’armistice aux forces Allemandes. Refusant cet état de fait, ils décident de continuer le combat. C’est sur une vieille moto reçue dans une ferme qu’ils tentent de rejoindre Marseille. Leur moto subissant une panne, ils rallient Tarascon en stop avant de prendre le train direction Marseille où ils arrivent le 18 juin au soir. 

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

Le 20 juin 1940, nos deux amis font la connaissance du commandant du « Carpo Olmo ». Ce dernier cherche des hommes pour l’aider à détourner le bateau italien et sa cargaison vers l’Angleterre. C’est en lisant « Le Petit Provençal », que nos amis prennent connaissance de l’appel effectué par le général de Gaulle depuis Londres. Le 23 juin au soir, nos deux hommes montent à bord pour rejoindre dans un premier temps Gibraltar et ensuite l’Angleterre. Le sous-lieutenant Pierre Messmer et le lieutenant Jean Simon intégreront ensemble la Brigade de Légion étrangère participant ensemble aux combats en Érythrée, en Syrie, à Bir Hakeim et en Tunisie.

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

 

Deuxième album de la série « Compagnon de la libération », l’histoire débute avec les funérailles de Charles de Gaulle. Messmer et Simon se retrouvent et évoquent leurs souvenirs de jeunesse au sein de la France Libre et leurs luttes communes à la Légion étrangère.

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

Personnellement, je suis un peu déçu par le scénario car l’œuvre ne couvre qu’une partie de la vie de Pierre Messmer, oubliant la période après 1945. Il faut se rabattre sur le dossier présent dans les dernières pages pour en savoir plus sur le destin de ce grand personnage. Il aurait été judicieux de traiter cette dernière partie, ne fut-ce qu’en une ou deux pages.    

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

Les illustrations confiées à Philippe Tarral partagent les différentes campagnes effectuées par les deux hommes qui seront tous deux décorés du titre de « Compagnons de la libération ».

 

 

 

 

 

 

En attente du prochain volume prévu à la rentrée qui devrait concerner Jean Moulin.

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Les compagnons de la libération.

 

Tome : 2

 

Titre : Pierre Messmer.

 

Genre : Histoire. 

 

Scénario : Catherine Valenti.

 

Dessins : Philippe Tarral.

 

Éditeur : Bamboo - Grand Angle. 

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 14,50 € 

 

ISBN : 9782818967096.



Publié le 14/06/2019.


Source : Bd-best


Sans résilience.  De mémoire

 

« - Si ma candidature ne vous intéresse pas, inutile de tourner autour du pot. Il suffit de me le dire simplement…

- Je n’ai pas dit ça, Monsieur Powell ! Vous m’avez été chaudement recommandé par l’ami d’un ami qui m’a vanté vos remarquables dont de physionomiste…

- J’ai la mémoire des visages, c’est indéniable…

- Moi, j’ai la mémoire des chiffres… Je suis imbattable ! Quand quelqu’un me doit de l’argent, je n’oublie jamais le montant de la dette, ni l’adresse du débiteur !

- Je me débrouille pas mal aussi avec les chiffres et les prénoms… entre autres ! »

 

 

 

 

La trentaine bien sonnée, Nick Powell vit de petits boulots. Comment un homme si intelligent se trouve-t-il à postuler pour un emploi de videur de boîte de nuit ? Il est manifestement psychologiquement perturbé. Son problème de n’est pas de réussir à se rappeler de certaines choses, mais d’arriver à en oublier. L’homme est hypermnésique. Tous ses souvenirs encombrent son cerveau et perturbent sa vie. Il possède toute une collection de boîtes vides dans lesquelles il imagine ranger ses morceaux de mémoire perturbateurs. C’est Julia, sa psy qui lui a conseillé cette technique. Aujourd’hui, la jeune femme n’est plus son thérapeute. Elle est bien plus que ça. Fils d’un scientifique, Nick va voir sa vie basculer le jour de son enlèvement. Ses ravisseurs veulent extirper de son enfance des souvenirs qui pourraient les mettre sur la voie des recherches de son père.

 

 

 

 

© Corbeyran, Winoc, Bouet - Bamboo

 

 

Corbeyran s’est essayé à tous les types et tous les genres de bandes dessinées, avec le succès que l’on sait. Alors, comment, après tant d’albums publiés et tant d’années de carrière, arriver à garder le feu sacré de la motivation ? Avec De mémoire, il en a trouvé la clef. Le scénariste mélange les genres et livre avec ce one shot un drame psychologique que l’on pourrait prendre pour un thriller.

 

 

 

 

© Corbeyran, Winoc, Bouet - Bamboo

 

 

Les couleurs de Sébastien Bouet jouent avec les ombres et les lumières dans des teintes dont l’ocre ressort selon les séquences comme des échos.

 

Après le délicat Gran Café Torino, Winoc change de registre tout en gardant son trait légèrement charbonneux. Il relève le grand défi de faire de Nick Powell un trentenaire dégingandé, perdu dans sa tête et dans son corps, comme s’il était spectateur de sa propre vie sans pouvoir influencer son destin. Son visage et sa dégaine retranscrivent impeccablement son état d’esprit.

 

Les scènes où Nick enfant joue mystérieusement dans sa chambre, ainsi que celle de l’accident de voiture, sont remarquables, mais le choc graphique de l’album reste la couverture qui est, au niveau de la mise en scène et des couleurs, exceptionnelle.

 

"Tout, il faudrait tout oublier. Pour y croire, il faudrait tout oublier. On joue, mais là j'ai trop joué. Ce bonheur, si je le veux, je l'aurai." Ce sont les paroles du succès "Tout oublier" de la chanteuse belge Angèle. On pourrait croire qu'elle l'a écrite pour Nick Powell.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : De mémoire

 

Genre : Drame psychologique

 

Scénario : Corbeyran

 

Dessins : Winoc

 

Couleurs : Bouet

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818966204



Publié le 10/06/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4235 -  12 Juin 2019

 

 

Le grand final de Ralph Azham

 

 

 

 

 

 

 

            Ralph Azham est de retour pour la douzième et dernière fois. Il n’y a pas que lui qui lâche prise. Il y a aussi son auteur Lewis Trondheim qui s’amuse, dans une interview décalée, à divulgâcher la fin d’autres séries.

 

            Avec Le parc de jeux, le jeune auteur Jonathan Aucomte fait son entrée dans le journal par le biais d’un tendre récit complet, le genre de choses qui font le sel et la saveur d’un magazine comme Spirou.

 

            A part ça, on vient d’apprendre cette semaine la nomination de Morgan Di Salvia au poste de rédacteur en chef du journal. Bienvenue à lui. Frédéric Niffle reste à la direction éditoriale.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Armelle, Salma – Dupuis 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Mort et déterré : Un cadavre en cavale

Ralph Azham : Lâcher prise

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Récit complet :

 

Le parc de jeux (Aucompte)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Ob’sessions (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Kid Toussaint

En direct du futur : Les cavaliers de l’apocadispe

Interview : Trondheim

Leçon de BD (La) : Bianco

Jeu : Ralph Azham et les aventuriers de l’artefact perdu (Watch)

 

 

Supplément abonnés :

Mini-Livre : Les poulettes (Armelle & Salma)

 

 

 

En kiosques et librairies le 12 juin 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 10/06/2019.


Source : Bd-best


Erwin Rommel, le renard du désert.    Afrikakorps T.1 Battleaxe

 

-Tu sais ce qu’il est écrit dans les bus italiens ?


-Non, dis toujours,


-Ne parlez pas au chauffeur, il a besoin de ses mains. 

 

 

 

 

 

Lorsque la ruse vous permet de semer le doute chez votre ennemi. Lorsque vous arrivez à lui faire croire que vos forces sont dix fois plus nombreuses que la réalité. Lorsque vous débarquez en terrain hostile et constater lors de votre progression que votre matériel n’est pas adapté pour avaler le sable du désert. Seul un homme et une armée pouvaient relever un tel défi : Erwin Rommel à la tête de l’Afrikakorps.

 

 

 

© Olivier Speltens -  Éditions Paquet.

 

 

 

Après nous avoir conviés quatre tomes dans les plaines de Russie (L’armée de l’ombre), Olivier Speltens nous entraîne cette fois sur le front nord-africain. Comme le précise le titre de la série, le lecteur est plongé dans cet Africakorps à bord d’un char panzer III, suivant plus particulièrement le parcours de Joachim von  Richter, un lieutenant allemand débarqué en compagnie de ses hommes à Tripoli en février 1941.

 

 

 

© Olivier Speltens -  Éditions Paquet.

 

 

 

On retrouve dans cette nouvelle série prévue en trois tomes, le sérieux du travail de recherche documentaire effectué par l’auteur afin de restituer, le plus fidèlement possible, la réalité historique. Ce premier tome fait la part belle à l’aspect technique des forces en présence sur le terrain.

 

 

 

 

© Olivier Speltens -  Éditions Paquet.

 

 

Les illustrations donnent au récit toute sa saveur, il ne manque que le sable sortant du livre pour être aux côtés des combattants de l'Afrikakorps guidés par Rommel.

 

 

 

 

 

 

À signaler deux versions disponibles de l’ouvrage : la classique et une version dos toilée limitée à 1500 exemplaires.

 

Haubruge Alain

 

Série : Afrikakorps.

 

Tome : 1

 

Titre : Battleaxe.

 

Genre : Histoire. 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Olivier Speltens. 

 

Éditeur : Paquet. 

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 14,00 € 

 

ISBN : 9782888908425 



Publié le 09/06/2019.


Source : Bd-best


Absurde, n’est-il pas ?  Open Bar 1 - Première tournée

 

« - Y a un bébé éléphant dans ma salade…

- Mais non enfin, où ça ?

- Là…

- Ah mais c’est rien ça, c’est parce qu’elle est bio, ça prouve qu’il n’y a aucun pesticide… Tu préfères avoir un bébé éléphant dans ta salade ou un cancer des testicules ?

- Un bébé éléphant dans ma salade…

- Bon ben alors…

- Ah, la génération Mac Do... »

 

 

 

 

 

 

                 Un concert de piano classique divulgaché avant sa fin, une discussion à bâtons rompus sur l’art contemporain ou encore une prise d’otages dans une classe, voici quelques unes des situations dramatiques qui sont dépeintes dans ce recueil. Mais tout ça, c’est de l’humour absurde.

 

 

 

 

© Fabcaro—Delcourt

 

 

Dans le même style graphique que Moins qu’hier (mais plus que demain), Fabcaro livre une première tournée de gags absurdes. C’est l’happy hour, l’open bar, la fête du slip. Quand Gary Larson rencontre le Pascal Rabaté des Pieds dedans, ça donne un mix qui ressemble à cet album.

 

 

 

 

© Fabcaro—Delcourt

 

 

La quasi-totalité des gags de cet opus ont été prépubliés dans les Inrockuptibles.

 

Avec le plus grand sérieux, Fabcaro dépeint des scènes loufoques qui sont parfois consternantes d’actualité. La politique, qu’elle soit nationale ou internationale, en prend pour son grade. La situation des migrants, la société de consommation, les différences de classe sociale, l’écologie à outrance, l’ultra-connexion, pas un sujet ne passe à travers les mailles du satiriste.

 

 

 

 

© Fabcaro—Delcourt

 

 

Et comme pour le boucher à qui l’on fait une ovation pour assister à un ficelage de gigot, Fabcaro mérite une ola pour nous servir au plus vite une deuxième tournée.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Titre : Open Bar

 

Tome : 1 - Première tournée

 

Genre : Humour déjanté

 

Scénario & dessins : Fabcaro

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 978243012429

 



Publié le 08/06/2019.


Source : Bd-best


Humaniste et historique.                                                   Spirou défenseur des droits de l’homme

 

 

«  - Fantasio, c’est l’anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme : 70 ans déjà !

- Hm… C’est vieux comme la guerre, ce truc…

- « Ce truc », comme tu dis, a justement été créé après la catastrophe de la seconde guerre mondiale et ses 60 millions de morts ! Pour que ça ne se reproduise plus jamais ! »

 

 

 

 

 

Spirou est bien lucide. Si l’ONU n’avait pas été créé au lendemain de 39-45, le monde n’aurait pas la même face, et la déclaration universelle des droits de l’homme n’aurait peut-être pas été rédigée et adoptée le 10 décembre 1948. Fantasio reste cynique. Il sait bien qu’elle n’est pas appliquée à la lettre dans tous les endroits du monde. Mais elle a le mérite d’exister et doit être appliquée sous l’œil vigilant des nations unies et de leur force armée les casques bleus.

 

Au mois d’octobre dernier, le journal de Spirou a publié un numéro historique. Chacun des trente articles de la déclaration universelle des droits de l’homme, à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, est traduit en bande dessinée par des auteurs phares de l’hebdomadaire de Marcinelle ainsi que par des invités prestigieux. Devant le succès de ce numéro, il est aujourd’hui réédité en album, complété par des rédactionnels sur l’histoire de la déclaration des Droits de l’Homme et les défis de son application.

 

 

 

 

© Dupuis

 

 

Le Spirou d’Emile Bravo, Spip sur le calot, défenseur des droits de l’homme invite le lecteur à se sensibiliser à cette charte, aux problèmes qu’elle pointe du doigt et aux solutions qui pourraient être apportées.

Du petit Spirou à Cubitus, de l’agent 212 à Blake et Mortimer, tous s’unissent pour expliciter les droits. Des planches percutantes les complètent. Derib signe une planche choc, se posant la question d’une « déclaration d’intention ? » L’histoire « La bourde », signée Bocquet et Perrault, recense les avancées qui ont été les conséquences directes de la création de l’ONU.

 

Comme le souligne Laurent Sauveur, directeur de la communication du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, « la xénophobie augmente, tout comme les sentiments populistes et nationalistes. » Les objectifs de ce projet sont de ne pas oublier les leçons du passé et de défendre les droits de l’homme.

 

 

 

 

© Savoia, Erre - Dupuis

 

 

Une exposition #spirou4rights présente les 30 articles illustrés. Elle est téléchargeable gratuitement en français, anglais, espagnol et peut-être présentée librement dans les écoles, bibliothèques ou autres centres culturels.

 

http://standup4humanrights.org/fr/hr-champions-spirou.html

 

Cet album indispensable est une œuvre d’utilité publique. Les bénéfices et les droits d’auteur seront reversés à une association dépendante de l’ONU.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Spirou défenseur des droits de l’homme

 

Genre : Album humaniste

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Divers

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034739257

 



Publié le 08/06/2019.


Source : Bd-best


Le fils de Captain Biceps et de Shrek.  Raowl 1 - La belle et l’affreux

 

 

                 «  - J’espère qu’un beau prince charmant viendra me secourir… S’il pouvait être blond, ce serait vraiment super ! Avec des muscles… Et pas trop de moustache… Ça file des boutons quand on s’embrasse.

                 BRASH !

- Aah !

- Salut, je suis venu te sauver !

- Mais vous n’êtes pas charmant ! Ni blond. »

 

 

 

 

La petite princesse enfermée dans le donjon ne va pas faire la difficile bien longtemps. Pour la sauver de l’invasion des trolls et des barbares qui assiègent le château, elle n’a pas d’autre choix que de se laisser embarquer par Raowl.

 

Une fois libérée, le sauveur va la ramener chez son père. Mais la belle est exigeante. La « jeune et belle » veut de la passion et du merveilleux. Elle ordonne à Raowl de lui trouver un prince charmant. Mais des fois on va chercher à des lieux des choses que l’on a sous les yeux.

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Raowl n’en restera pas là. Il trouve une deuxième belle princesse sur son chemin et ne compte pas la laisser prisonnière au milieu d’un château en plein océan.

 

Shrek peut aller se rhabiller. Le nouveau héros des contes de fées détournés moyenâgeux, c’est une sorte de gros matou barbare : Raowl. Prêt à tout pour défendre les princesses esseulées, il ne faut surtout pas l’énerver. Ah, non, surtout pas ! Et quand il éternue, c’est la « métamorphose ».

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Le papa de ce matou tout punch, c’est l’homme qui faisait caca dans les cases de l’atelier Mastodonte : le grand, le seul, l’unique, le formidable Tebo.

 

Tebo apporte un vent de fraîcheur dans la BD moyenâgeuse tout public. Quand Captain Biceps va faire un tour chez Johan et Pirlouit, ça donne quelque chose comme Raowl. Les personnages disproportionnés de Tebo (grosses têtes petit corps) sont les acteurs d’une comédie hilarante dans laquelle l’auteur fait la part belle au dessin. Tebo soigne les décors et s’étale dans de grandes cases, allant jusqu’à des doubles pages comme celle où le héros pourfend un dragon ou un combat contre un monstre marin.

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Au niveau du scenario, Tebo aborde des thèmes contemporains. Il a lu Lisa Mandel et présente une nouvelle approche de thèmes chers à l’autrice. N’est pas prince charmant de qualité supérieure qui veut.

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Raowl n’est pas un simple butor. Il est aussi fleur bleue. Il possède un bucolique jardin enchanté et rêve de bisous, fatalement baveux, pour réveiller des princesses.

 

Avec Raowl, les coups déboulent et l’amour se déroule...

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Raowl

 

Tome : 1– La belle et l’affreux

 

Genre : Aventures humoristiques moyenâgeuses

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tebo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034730384

 



Publié le 07/06/2019.


Source : Bd-best


Une petite perfusion ?  Vampire State Building 1

 

 

« - Ah, ils sont là ! Je les ai trouvés !

- Hello, beau gosse ! Tu n’as pas mis ton uniforme ? Tu sais pourtant que ça fait craquer les filles !

- Euh… Rachel, je suis mécano, pas chez les Marines…

- Dites bonjour au héros du jour !

- Mon pote, si tu attends que je te serre dans mes bras, tu peux crever ! Tu me laisses trop dans la merde pour la coloc…

- Viens là, Terry ! On voulait que tu admires une dernière fois ce que tu lâches, le pays où tous les rêves se réalisent. »

 

 

 

 

 

 

Du haut de l'Empire State Building, ce ne sont pas les rêves de ces jeunes américains qui vont se réaliser, mais plutôt leurs cauchemars. Le coucher de soleil qu’ils admirent du haut du quatre-vingt-sixième étage du gratte-ciel qui a été le plus élevé du monde jusqu’en 1967 va être, pour certains d’entre eux, le dernier. L’immeuble ne va pas tarder à être envahi par une horde de zombies-vampires assoiffés de sang venus pour vénérer leur maître.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

Le cinéma a ses films d’art et d’essai et ses blockbusters, ses films engagés ou intimistes et ses comédies grand public ou histoires pleines d’action, d’aventures et de castagne. En BD, c’est pareil. Vampire State Building surfe dans la dernière catégorie. On n’est pas là pour réfléchir, on est là pour passer un bon petit moment, se vider l’esprit en mangeant du pop corn. Dans cette option, Vampire State Building est ultra efficace.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

Le duo Ange et Patrick Renault appliquent la recette du survival, si tant est qu’il y en ait une, avec un savoir-faire méticuleux. Sans aucune longueur, sans aucun ennui, les scènes d’action alternent avec les respirations. Pour autant, les scénaristes ne nous invitent pas à une simple course poursuite à huis-clos. Les vampires ont un but. Le massacre n’est pas innocent. En filigrane, les auteurs décrivent une Amérique rongée par les attentats à répétition, celle des Etats-Unis post 9-11, où depuis cette date, rien n’a été et rien ne sera plus jamais comme avant.

 

Qui mieux que Charlie Adlard pouvait mettre en scène cette apocalypse ? Certes, le dessinateur américain est dans ses chaussons, mais on découvre ici son trait enrobé des couleurs très Comics de Sébastien Gérard. Le graphisme du dessinateur de Walking Dead supporte très bien cet enrobage qui lui donne un relief supplémentaire.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

La couverture est aussi simple que puissante. Surmontée d’un logo original, la main ensanglantée d’un vampire semble entrouvrir une porte vers l’horreur.

 

L’association internationale des auteurs engendre un album hybride « FranComics » qui se lit à la vitesse de l’action, sans pouvoir le refermer, et dont on attend la suite avec frustration comme dans toute bonne série télévisée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Vampire State Building

 

Tome : 1

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Renault & Ange

 

Dessins : Adlard

 

Couleurs : Gérard

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302075450

 



Publié le 05/06/2019.


Source : Bd-best


Femmes au bord de la crise de rire.  Mamma Mia 1 - La famille à dames

 

 

« - C’est gentil de nous accepter chez toi, mamie !

- Bah… Après la mort de ton grand-père, il y a de la place. Et puis tu m’as dit que c’était pour pas longtemps.

- Oui, juste le temps de retrouver un travail stable !

- Et voici donc notre petite Emma qui a bien grandi.

- Tu sens pas bon ! Surtout de la bouche ! »

 

 

 

 

 

 

                 Emma et sa maman Aurélie viennent emménager chez Marie, la grand-mère de cette dernière. Mais voilà que débarque Sophie, la mère d’Aurélie, en transit pour une durée indéterminée après son retour du Brésil. Les quatre drôles de dames vont cohabiter pour le meilleur et pour le pire. Vous ne connaissiez pas les conflits de générations ? Avec cette quadruple dose, vous allez le comprendre. Et si à ces filles, on en ajoute une cinquième en la personne de Kim, la poupée d’Emma, on obtient, avec les réflexions de sa propriétaire, la cerise sur le gâteau.

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

Chacune a sa propre personnalité. La mamie est le prototype de l’(arrière-)grand-mère qui a envie de profiter de ses copines et de ses activités : club du troisième âge, sorties entre amies,… Sophie est la femme fatale qui n’a pas vu qu’elle a pris de l’âge. Elle cherche sans cesse à séduire. C’est sans conteste la plus drôle de la bande. Elle s’occupe de sa petite fille, mais,, comme elle ne s’est jamais occupée de sa propre fille, elle découvre le métier. Aurélie a les préoccupations de la jeune mère de famille qui cherche n’importe quel job qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa progéniture. Elle a du mal à tout gérer et peine à se faire aider. Quant à la petite Emma, elle commande, observe et commente. Ne serait-ce pas elle la seule adulte de la famille ?

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

Lewis Trondheim, l’homme aux plus de 160 albums, créé un petit monde attachant. Caricature originale d’une famille du XXIème siècle, Mamma Mia est une bande dessinée résolument dans l’air du temps. Trondheim est un fin observateur. Les gags sont si drôles et si vrais. Une bonne dose de tendresse rend le tout émouvant, avec des situations qui peuvent même parfois tirer une petite larme.

 

Obion, connu pour être le roi du calembour dans Spirou avec ses Ob’sessions, a un graphisme que l’on pourrait situer à mi-chemin entre celui de Nob et celui de Trondheim lui-même. Il permet de crédibiliser tout type de situation, amusante ou touchante. Ses cases sans cadre sont mises en évidence par des couleurs évanescentes.

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

A ranger à côté de Dad, Mamma Mia est une série qui plaira à toute la famille et où chacun pourra se reconnaître en quelqu’un. Même les garçons ! Oui, Madame.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Mamma Mia

 

Tomes : 1 - La famille à dames

 

Genre : Humour familial

 

Scénario : Trondheim

 

Dessins & Couleurs : Obion

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 97910

 



Publié le 05/06/2019.


Source : Bd-best


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