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Dans la ville des hauts et des bas.  Chroniques de San Francisco 1

 

« - Maman ! Oui. Non, maman, tout va bien. Je m’amuse beaucoup. Cette ville est formidable. Non, je ne suis pas encore allée au Top of the Mark. Mais, tu sais, ça a dû changer depuis que papa t’y a emmenée danser. Oui. J’aurai le temps. D’ailleurs, c’est à ce sujet que je t’appelle… Je… J’ai décidé de rester. Maman, je ne suis pas stupide. Je sais que je ne suis là que depuis cinq jours, mais je me sens bien et… Il est temps que je vole de mes propres ailes. Maman, je reviendrai. Si, je te le jure. Oui, peut-être que j’aurai changé, et… j’espère bien. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1976. Mary Ann Singleton décide de s’installer à San Francisco. La jeune femme est tombée d’amour pour cette mégapole qui, comparée à l’Ohio d’où elle vient, a déjà un siècle d’avance. Douze mois de joies et de peines, d’amitiés et d’opportunités, de fêtes et d’échéances, vont s’écrire dans la vie de Mary et des franciscanais gravitant autour du 28 Barbary Lane, pension familiale où elle loge. Entre une amie qui l’invite à relâcher sa sexualité, un supérieur qui trompe sa femme, un copain gay qui s'affirme, une logeuse qui lui offre des joins, Mary Ann assiste à la mutation d’une société dans une ville jungle où les mœurs se libèrent et où il faut se battre pour se faire sa place.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Armistead Maupin est l’écrivain américain auteur de ces Chroniques de San Francisco. Publiées en feuilleton dans le San Francisco Chronicle, elles se sont étalées sur neuf romans auxquels s’ajoutent deux romans satellitaires reprenant des personnages secondaires de la saga. Les chroniques ont été adaptées une première fois à la télévision dans les années 90. Une nouvelle série est sortie en 2019 sur Netflix, adaptée du huitième roman de la collection Mary Ann en automne.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Isabelle Bauthian s’empare de la collection de romans d’Armistead Maupin pour la transposer en bande dessinée et la faire découvrir à un nouveau public. Le découpage mensuel démontre l’importance du terme de chroniques dans le titre car c’est exactement à cela dont il faut s’attendre. Ce n’est pas une histoire avec un début, un milieu, une fin. Même si les personnages évoluent, on assiste à des tranches de leurs vies. N’allez pas croire que l’on reste sur notre faim. Maupin est à San Francisco ce que Woody Allen est à New-York : l’observateur de la vie de gens qui existaient avant lui et qui poursuivront leurs destins après. Bauthian l’a bien assimilé. L’album appelle une suite tout en se suffisant à lui-même.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Sandrine Revel amène toute la sensibilité de son trait à cette histoire de vies qui n’est rien d’autre qu’une histoire d’amours. Son trait crayons de couleurs a le charme old school d’une technique moderne idéale pour raconter un récit d’une autre époque mais ô combien encore d’actualité. La couverture cinématographique est construite sur la base d’une affiche, avec les personnages principaux posant sur fond d’images de la ville. La dessinatrice bordelaise, lauréate du prix Artémisia en 2016 pour son album Glenn Gould, une vie à contresens poursuit son œuvre cohérente et sans faute faisant d’elle une autrice grand-primable à Angoulême.

 

                Les chroniques de San Francisco est un This is us avant l’heure. Une histoire où l’on pourrait croire qu’il ne se passe rien mais où il se dit tout.

 

 

https://youtu.be/flCHZIQPPCE

 

https://www.youtube.com/watch?v=8nZkNkJZzv8

 

https://www.youtube.com/watch?v=__LU6EpAyUA

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Chroniques de San Francisco

 

Tome : 1

 

Genre : Chroniques

 

Scénario : Isabelle Bauthian

 

D’après : Armistead Maupin

 

Dessins & Couleurs : Sandrine Revel

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782368463598

 



Publié le 28/11/2020.


Source : Bd-best


Un grand morceau de tendresse.  Le p’tit bout d’chique - Intégrale

 

« - Hé !!?... La porte du grenier s’est ouverte !?

- P’tit bout de chique !!?

- … Oh !? C’est drôle ! On dirait qu’… Qu’on m’appelle ?! Il… Il y a quelqu’un ?...? Personne ?! Pourtant… J’ai bien entendu…? Papa a peut-être bien raison… Je lis trop de bandes dessinées !... Quel bazar, ici !... »

 

 

 

 

 

 


 

 

 

                Le p’tit bout d’chique a entendu du bruit dans le grenier familial. Y a-t-il des souris dans le tiroir de l’armoire ? L’enfant l’ouvre et trouve le premier numéro du journal de Spirou. Le magazine appartenait à son père, le même qui vient de punir son fils parce qu’il lisait des illustrés au lieu de faire son devoir de calcul. Il le lui a dit. A force de lire ces imbécillités faites par des débiles, des idiots et des dégénérés, on n’apprend rien et on devient fou. Soudain, dans le grenier, apparaissent Spirou, « le » Spirou d’origine créé par Rob-Vel, et les Tif et Tondu de Fernand Dineur. Sont-ils vraiment réels ? L’imagination du p’tit bout d’chique est-elle plus forte que tout ? C’est bien sûr la deuxième question qui entraîne une réponse affirmative. Ainsi est définit ce petit bonhomme de huit ans créé par Walthéry : un gamin de la campagne des années 50, proche de la nature, rêveur, émerveillé ou affolé par un rien, un poulbot des champs, un manneken des villages.

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Le p’tit bout de chique, c’est un peu Walthéry quand il était petit. Cette série est certainement sa plus personnelle, la plus tendre, empreinte de nostalgie, mais pas de regrets, respirant le temps où l’on avait le temps, où l’on prenait le temps. Le gamin s’amuse comme il peut, avec un rien. Il est fleur bleue, tombe facilement amoureux, comme de cette petite fille qui habite non loin de l’école. Il se fait mener par le bout du nez par Martine, la copine blonde autoritaire. Mais dans son cœur, il y a avant tout sa maman. Son papa est plus distant, colérique, mais rien ne remplace une partie de pêche avec lui. L’enfant est aussi proche des animaux. Il est prêt à casser sa tirelire pour innocenter une chèvre gourmande, et gare à celui qui tentera d’empoisonner un chaton !

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Les éditions du Tiroir remettent à l’honneur une œuvre majeure de François Walthéry comportant, entre autres un récit fondateur pour les amateurs de BD franco-belge : Le tiroir, dont il est question en début de chronique. Ce n’est pas une simple histoire courte, c’est un bijou qui cible le cœur du lecteur, c’est un écrin de bonheur pour quiconque a tenu dans sa main un jour dans sa vie un numéro du journal de Spirou. Une deuxième pépite brille avec l’histoire La balade du p’tit bout d’chique, dans laquelle il rend visite à sa marraine en ville. Chaque enseigne, chaque néon, chaque devanture de magasin est au nom d’un des auteurs de Marcinelle : Peyo, Hubinon, Will, Tacq, Azara, Derib, Roba, Macherot, Franquin, Fournier et tant d’autres que l’on peut s’amuser à retrouver. On y verra que la civilisation ne rassure pas vraiment notre héros à l’écharpe jaune. Et que les fans de Natacha se rassurent, Walthéry a également pensé à eux.

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Cette intégrale comporte trois albums signés Walthéry… alors qu’il n’en avait publié que deux chez Marsu Productions au début des années 90. Outre les recueils Le p’tit bout de chique et Bout à bout, ce dernier étant scénarisé par Serdu, on trouve un inédit en album Le p’tit bout de chique en vacances. Mais, Mittéï n’a-t-il pas dessiné un album de ce titre ? La réponse est oui et non. Dans ces quarante-cinq planches de Walthéry, on trouve une histoire de colombophiles (clin d’œil au Vieux bleu), Les joyeuses colonies de vacances (salut Pierre Perret), Le p’tit bout d’chique gagne le tour de France (où il ne manque que le Fantasio de La mauvaise tête) et Bravo la costa, qui est la fameuse histoire Le p’tit bout de chique en vacances, jadis dessinée par Mittéï dans l’album éponyme. Le dessinateur ayant pris des libertés par rapport au scénario, Walthéry, assisté de Jean-François de Marchin comme depuis le tome 2, a voulu redonner son dynamisme et son humour au récit de Michel Dusart, trop rigidifié par le trait de Mittéï, avec tout le respect que l’on doit à ce second couteau de grand talent.

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Cette belle intégrale ne serait pas complète sans un instructif dossier introductif signé Jean-Luc Dieu. On en apprend plus sur la genèse du personnage, sur les débuts de son créateur et son apprentissage aux studios Peyo. S'y ajoutent des entretiens avec Dusart, De Marchin et, évidemment, Walthéry. On découvrira que cette intégrale était prévue chez Dupuis avant que la maison n’abandonne le projet pour le plus grand bonheur des excellentes éditions du Tiroir, éditeur qui publie aussi de nouvelles histoires avec la saveur de celles que l’on pouvait lire avant, preuve en est leur magazine L’aventure.

 

                « Madame Bovary, c’est moi ! », disait Flaubert. « Le p’tit bout d’chique, c’est moi ! » peut enchaîner Walthéry.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le p’tit bout d’chique  

 

Genre : Aventures au coin de la rue

 

Scénario : François Walthéry, Michel Dusart & Serdu

 

Dessins : François Walthéry & Jean-François de Marchin

 

Participation aux Décors : Serdu & Jean-François de Marchin 

 

Couleurs : Alice Van Linthout

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Nombre de pages : 164

 

Prix : 30 €

 

ISBN : 9782931027196

 



Publié le 26/11/2020.


Source : Bd-best


Deux frères dans la tourmente d’un siècle.  Les frères Rubinstein 2 - Le coiffeur de Sobibor

« -  Celui qui dit être un « coiffeur »… Où est-il ?

- Je… Je suis là, Monsieur !

- Debout et suis-moi !!! Là-bas ! Tu vois les lavabos ?...

- Oui !?

- Va faire ta toilette… Rase-toi… Tu dois être propre et avoir une allure impeccable. Pas question que tu t’occupes des officiers de la SS si tu sens mauvais et que ta présentation est négligée. Allez ! Dépêche-toi !!! Dans une demi-heure, le commandant Reichleitner va venir tester tes capacités… Il sera ton premier client. Si tu réussis ce test, tu devras te lever comme ça, tous les matins, une heure avant les autres juifs, en même temps que les gens qui travaillent aux cuisines. Tu devras utiliser ce temps pour te préparer puis pour nous recevoir dans ta boutique avant que ne commence notre service. »

 

 

 

 

 

 

 

 

1942. Moïse Rubinstein a été déporté dans le camp de concentration de Sobibor. Sa formation de coiffeur lui permet de prétendre au poste de coiffeur du camp. Quelques années plus tôt, en 1929, il a appris le métier à Paris pendant que son frère Salomon faisait ses armes dans la couture. L’intelligence de l’un complète la malice de l’autre. Devenus trop tôt adultes à cause d’un drame familial, les frères Rubinstein tentent de se faire une place dans une capitale qui commence à voir planer au-dessus d’elle l’ombre de la République de Weimar.

 

 

 

 

 © Le Roux, Chevallier, Brunschwig, De Cock - Delcourt

 

 

Luc Brunschwig confirme dès ce deuxième tome la puissance de la saga des frères Rubinstein. On navigue entre les années dans une anarchie de bons dans le temps dans un sens ou dans l’autre totalement cohérente et compréhensive. Moïse se sent responsable de la situation dans laquelle ils se trouvent. Il veut payer la dette qu’il estime avoir envers son frère et lui permettre de reprendre ses études. Mais la vie n’est pas là pour leur faire des cadeaux.

 

 

 

 

 © Le Roux, Chevallier, Brunschwig, De Cock - Delcourt

 

 

Etienne Le Roux et Loïc Chevallier offrent une immersion qui va de ce que le monde a connu de plus tragique jusqu’au féérique. Le camp de concentration fait froid dans le dos quand on sait que les auteurs « se contentent » de dépeindre la réalité. La dernière planche est d’une force incroyable, amenant au malaise. Avec certaines scènes au cinéma L’Odyssée, c’est comme si les dessinateurs invitaient à une résilience graphique.

 

 

 

 

 © Le Roux, Chevallier, Brunschwig, De Cock - Delcourt

 

 

Dans une histoire comme celle des frères Rubinstein, on aurait pu s’attendre à l’aventure d’un héros et d’un zéro. Brunschwig évite d’emblée le piège du duo antagoniste. Si les regards émotifs sont tournés vers Moïse, Salomon est un personnage tout aussi puissant qui porte l’espoir dans les yeux et dans le cœur. C’est un exemple démontrant que jamais, au grand jamais, il ne faut baisser les bras. Face aux problèmes, il ne se laisse pas abattre, entrevoit toujours une solution, fait montre d’un optimisme à toutes épreuves.

 

En seulement deux albums, Les frères Rubinstein marquent l’année BD 2020 et s’imposent comme les acteurs d’une saga majeure de la décennie à venir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les frères Rubinstein

 

Tome : 2 - Le coiffeur de Sobibor

 

Genre : Chronique familiale historique

 

Scénario : Luc Brunschwig 

 

Dessins : Etienne Le Roux & Loïc Chevallier

 

Couleurs : Elvire De Cock

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 70

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782413023920

 



Publié le 24/11/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4311 -  25 Novembre 2020

 

 

Les cavaliers de l’apocadispe dans la cour des grands

 

 

 

 

 

 

 

            Les cavaliers de l’apocadispe ont des responsabilités. Olive devient délégué de classe. Comment va donc se passer la réunion à laquelle notre cavalier froussard va assister ?

 

            Tiens ? Voilà un récit complet de Spirou & Fantasio. Il est signé Jean-Sébastien Duclos, auteur québécois lauréat du prix Atomium Spirou 2020.

 

            Cédric vient compléter le triptyque de récits complets avec son meilleur pote. Non, ce n’est pas Christian, c’est le cygne colérique.

 

            Pour les abonnés, enfin on peut profiter de Lerouge en dehors des jeux avec un carnet de voyage aussi local que dépaysant en Ardèche.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Lerouge – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Ministère secret (Le)

Télémaque : L’impossible retour

 

 

Récits complets :

 

Cavaliers de l’apocadispe (Les) : ont des responsabilités

Cédric : César et moi

Spirou & Fantasio : Jimanju

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kahl & Pörth

Katz

Kid Paddle

Léon & Lena

Marges (Moog)

Millborough (La pause-cartoon)

Nelson

Petit labrador (Le) (La Corneille)

Professeur Foldogon (La pause-cartoon)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Temps qui passe…(Le) (Mab)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Jacques Louis

En direct du futur : Les sœurs Grémillet 2 (Barbucci)

Interview : Libon

Jeux : Panique au labo ! (Priou & Mistablatte)

Spirou & moi : Bacci

 

 

Supplément abonnés :

Carnet de voyage : l’Ardèche (Lerouge)

 

 

 

En kiosques et librairies le 25 novembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 24/11/2020.


Source : Bd-best


Danse, basket et gala africain.  Studio Danse 12

« - Aaaah ! Regarde l’insta de cette étoile, la vie qu’elle a ! Elle passe son temps à danser ! A Londres, Tokyo, Séoul, New-York…

- Oui, mais ce que tu ne vois pas, Alia, c’est tout le reste : les douleurs, les doutes, les larmes, la solitude… Les moments où tout s’effondre. Le courage qu’il faut pour rebondir encore et encore…

- Tu as raison, Julie. La réalité, c’est moche. Qu’est-ce qu’on peut faire contre ça ?

- Danser ! A Londres, Tokyo, Séoul, New-York... »

 

 

 

 

 


 

                La danse n’a pas que des côtés roses. Si les voyages sont un des points positifs du métier, il y a pas mal de faces sombres : les blessures, l’éloignement de la famille, les coups bas dans les compétitions et les castings,… Alors, pour oublier tout ça, la solution est de danser. Soigner le mal par le mal, ce ne serait pas la bonne solution ? C’est en tous cas la réponse de Julie pour ôter ses doutes à Alia. Les jeunes filles retrouvent leur copine Luce, leurs familles, leurs amis, leurs profs de danse pour un douzième gala de danse.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

                Le papa de Capucine et de Julie va devoir mettre la main à la pâte, ou plutôt les chaussons de danse aux pieds et la tenue de sport pour assister aux cours de danse et participer aux entraînements. La basketteuse Maya va goûter aux pointes, mais l’esprit d’équipe du sport va lui manquer. Sam fait du djembé avec tout et n’importe quoi. Et le spectacle de fin d’année autour d’un conte africain va être le point d’orgue d’une année au Studio Danse.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

                Bertrand Escaich et Caroline Roque, plus communément appelés les BeKa, poursuivent leur immersion dans la vie feel-good de ces adolescentes passionnées de danse et de leurs familles qui subissent leur mode de vie avec compassion, tendresse, complicité et aussi plaisir. Le duo se diversifie de plus en plus. Outre Studio Danse et Les rugbymen côté humour, les BeKa ont su toucher un large public avec la série Le jour où… Ils ont pris en main la jeunesse de Champignac dans la série éponyme qu’ils ont créé, et ont signé avec brio la nouvelle aventure des Tuniques bleues, confirmant leur polyvalence et leur potentiel.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

                Le dessinateur tourangeau Crip a le trait rond et rassurant idéal pour cette série bienveillante où les rivalités entre danseuses ne sont jamais bien violentes. Sa représentation de la savane costumée pour le gala final est « trop kawaï ». La couverture d’une apparente simplicité épurée est assez finement construite lorsqu’on l’observe en détails.

 

                Studio Danse fait partie de ces séries humoristiques fédératrices, universelles et tous publics. C’est frais, c’est doux, ça fait du bien.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Studio Danse

 

Tome : 12

 

Genre : Humour chorégraphié 

 

Scénario : Béka 

 

Dessins : Crip 

 

Couleurs : Cosson 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976807

 



Publié le 23/11/2020.


Source : Bd-best


Une fresque aérienne.  Mickey & La terre des anciens

«  - Maître cordier Mickey, ta présence est exigée au château ! Tu as entendu ou dois-je répéter ?

-   Sa Seigneurie veut me voir ?

-   La convocation dit juste que ta présence est exigée au château sans délai !

-   Je ferai mon possible.

-   Tâche plutôt de faire l’impossible, tu t’éviteras bon nombre de fâcheux désagréments.

-   Pour ce qui est d’éviter les désagréments, je crois que c’est raté. »

 

 

 

 

 

 

 


 

                Mickey vit sur des îles flottantes dans le ciel. Il est cordier. Sa fonction est de tenir entre eux les différents morceaux de ces terres volantes. Une horde de gardes-corbeaux est dépêchée chez le cordier pour le convoquer au château où le Seigneur Fantôme Noir veut le voir. Afin de se préserver de futures tempêtes, le Seigneur demande à Mickey des cordages permettant de mieux lier les îles. Le tyrannique Fantôme, qui spolie des terres aux gens du peuple, l’ordonne. Mickey doute de l’efficacité de sa mission, d’autant plus qu’il est très perturbé par sa brouille avec Minnie et la disparition de son ami de toujours Dingo.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni – Glénat/Disney

 

 

                Après Mickey et l’océan perdu, le duo Filippi-Camboni est adoubé une deuxième fois par les studios Disney. Denis-Pierre Filippi entraîne nos héros dans une histoire sombre et merveilleuse. Les relations entre Mickey, ses camarades et ses ennemis sont déstructurées. Les liens d’amitiés et d’inimitiés sont remis, pour certains, en question. Filippi intègre une dimension politique où des alliances improbables doivent se mettre en place pour s’allier contre des ennemis communs. Ainsi, Pat Hibulaire apparaît dans un fourbe rôle stratégique. Cerise sur le gâteau, Horace et Clarabelle apparaissent en guests stars.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni – Glénat/Disney

 

 

                Sylvio Camboni est tout simplement magistral dans ce zootopie des airs. Il s’empare de l’univers Disney à la manière des meilleurs dessinateurs de la firme qui sont sans conteste les italiens. En France, seul le regretté Claude Marin pouvait rivaliser avec eux. Les décors sont tout simplement incroyables. Camboni ne néglige aucun coin de ciel dans des compositions gigantesques à fonds perdus. On pense à la mythique île volante du professeur Mirandus, même si l’histoire est d’une autre époque. La cité du Seigneur Fantôme et son palais font visuellement le grand écart entre le monde d’un Paul Grimault et celui de Black Panther. Les messagers corbeaux, quant à eux, semblent être ceux qui raillaient Dumbo l’éléphant-volant dans le long métrage éponyme.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni – Glénat/Disney

 

 

                Si petit bémol il devait y avoir, c’est dans les couleurs de certaines scènes qui sont un peu sombres. Si elles respectent le ton du récit, c’est, sur quelques planches, au détriment du trait du dessinateur.

 

                Mickey et la terre des anciens semble attendre une suite. Vu le travail minutieux et qualitatif des auteurs, nul doute qu’elle doit déjà être sur les rails.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Mickey 

 

Titre : Mickey & La terre des anciens 

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Denis-Pierre Filippi

 

Dessins: Sylvio Camboni

 

Couleurs : Samuel Spano & Jessica Bodart 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Disney

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782344038314001

 



Publié le 22/11/2020.


Source : Bd-best


Des liens de famille plus forts que des liens du sang.  Maïana 2 – L’anniversaire de Jules

«  - Super ! Je vais être grande sœur !

-   Tu l’étais déjà un peu, tu ne crois pas ?

-   Des fois, je me demande : Jules n’arrête pas de bouder. Hein Jules, pourquoi tu boudes ?

-   Toi, je te parle plus ! T’es plus ma sœur !

-   Tu sais que tu es comme mon frère !

-   Eh ben non, j’suis pas ton frère !

-   Arrête, Jules…

-   J’arrête si tu es là… pour mon anniversaire ! »

 

 

 

 

 


 

                C’est bientôt l’anniversaire de Jules. Il est tout excité mais une ombre assombrit cette perspective. Sa demi-sœur Maïana sera absente pour la fête, elle doit partir chez son papa. Jules n’avale pas la dragée, d’autant plus que la vie de la famille recomposée est en plein bouleversement. La maman de Maïana et le papa de Jules attendent un heureux événement.

 

 

 

 

© Carbone, Berdal - Jungle

 

 

                Maïana est l’aînée d’une famille recomposée. Elle adore son nouveau petit frère et est très peinée que le partage qu’elle doit faire entre ses deux familles attriste autant Jules. Alors, elle va tout mettre en œuvre pour lui démontrer que ce n’est pas parce qu’on ne peut pas être présent un certain jour que la personne concernée par la fête est moins aimée. Maïana va organiser un rébus géant sur plusieurs jours pour amener Jules à découvrir une surprise de taille.

 

 

 

 

© Carbone, Berdal - Jungle

 

 

                On parle souvent d’œuvre cohérente pour un dessinateur, rarement pour un scénariste. Carbone a ceci de particulier que c’est une scénariste à l’œuvre cohérente. Tout le monde connaît ses succès de chez Dupuis avec en tête d’affiche sa série star La boîte à musique. On connaît moins les univers qu’elle développe ailleurs, et notamment chez Jungle : Le pass’temps, récemment chroniqué dans ces pages, Complots à Versailles et Maïana. Carbone met les aventures à hauteur d’enfants : les fantastiques comme celles de Nola, mais aussi celles de tous les jours comme Maïana. La vie est une aventure et les mômes voient l’avenir comme tel. En tant qu’ancienne institutrice (Carbone, pardonne moi l’emploi de ce terme, mais il est infiniment plus beau que Professeur des écoles), la scénariste connaît les enfants mieux que quiconque.

 

                Carbone conserve aussi une cohérence dans le choix de ses dessinateurs et dessinatrices. La plupart, comme Gijé, Cunha ou Berdal ont ce style de dessins couleurs directes, avec des cases sans bords et des personnages aux grands yeux. Maïana est la première série BD de l’illustratrice Pauline Berdal. La couverture est magnifique. Comment ne pas être touchés par ces papiers dorés qui volent, emportés par une légère bise, comme s’ils venaient nous chercher pour nous asseoir sur le pont au-dessus de la mare aux côtés de Jules et Maïana ?

 

 

 

 

© Carbone, Berdal - Jungle

 

 

                Même si cette aventure cible particulièrement les enfants de familles recomposées, elle intéressera évidemment les autres car elle leur démontre que les liens du cœur sont plus forts que tout.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Maïana 

 

Titre : 2 – L’anniversaire de Jules 

 

Genre : Bonheurs du quotidien 

 

Scénario : Carbone

 

Dessins & Couleurs : Pauline Berdal 

 

Éditeur : Jungle

 

Collection : Miss Jungle

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782822231053

 



Publié le 21/11/2020.


Source : Bd-best


Avant que le Renard Rusé ne fasse sa loi.  Don Vega

«  - Miguel a été stupide.

-   Au moins, lui n’a pas été lâche comme certains.

-   Il est bien avancé, maintenant.

-   Il a fait sa part, comme les autres.

-   Ah oui… Les autres…

-   Et ils étaient où, les autres ? Les Zorros ?

-   Il n’y a qu’un seul Zorro. Il réapparaît toujours, Rafaela. Sous une forme ou une autre. Un jour, il n’y aura plus de souffrances. Ce jour-là, nous pourrons tous revenir. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                1848, en Californie, le señor Gomez, ancien général, s’est approprié pour des bouchées de pain différents domaines et terrains qu’il est en train d’exploiter, sous le contrôle de Borrow, son homme de main. Les habitants locaux ne l’entendent pas de cette oreille. Sous le couvert de la cagoule de Zorro, mythe populaire, certains péons comptent bien mener la rébellion. Parmi eux, Don Vega, de retour d’Espagne, prend les rênes de la contestation pour rendre au peuple ce qu’on lui a spolié.

 

 

 

 

© Alary - Dargaud

 

 

                Après ses deux adaptations des romans de Sorj Chalandon, Pierre Alary revient à la grande BD d’aventures. Il revisite à cette occasion le mythe de Zorro, dont la série télévisée issue des Studios Disney a bercé quelques générations. Mais Alary va plus loin et remonte aux sources du personnage créé en 1919 par le feuilletoniste Johnston McCulley. Celui-ci s’était inspiré d’un bandit mexicain des années 1840 en Californie qui s’en prenait aux colons blancs et à leurs mines. Alary place son action à l’époque de la ruée vers l’or, métal précieux que s’accaparent les envahisseurs anglo-saxons.

 

 

 

 

 

© Alary - Dargaud

 


                Alary brouille les pistes en faisant de Zorro un concept pour les péons. N’importe qui, ou presque, peut s’accaparer le personnage pour lutter contre l’injustice. Un véritable héros va cependant se détacher du lot, pour lutter contre un vrai méchant comme on les aime dans les bonnes histoires.

 

                Dans son traitement autant graphique que scénaristique, l’ombre de Jijé surplombe Alary penché sur sa table de travail. Au détour d’une ruelle ou entre deux cases, on image Pancho et Jerry Spring observant les personnages de l’album, comme s’ils voulaient participer à l’action.

 

 

 

 

© Alary - Dargaud

 

 

Don Vega est à ne pas confondre avec Don Diego de la Vega. Ici, pas de Bernardo, de Sergent Garcia, ni de Tornado. Ils appartiennent à la firme aux grandes oreilles. Qu’importe ! Pierre Alary remet les pendules à l’heure pour ce qui pourrait n’être que l’introduction d’une série à succès.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Don Vega 

 

Genre : Aventure

 

Scénario & Dessins : Pierre Alary

 

Couleurs : Pierre Alary & Benoit Bekaert 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 96 

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782505084976

 



Publié le 19/11/2020.


Source : Bd-best


Satyre et humour noir contre Covid-19     Faut pas prendre les cons pour des gens T.2

 

-          Chéri, cet homme est en train de se noyer.

-          Si nous ne lui portons pas secours, nous ferons de la prison pour non-assistance à personne en danger.

-          Oui, mais si c’est un migrant nous ferons de la prison pour aide à l’immigration clandestine.

-          Tu as raison, demandons lui ses papiers !

 

 

 

 

Sorti en septembre 2019, le premier tome de « Faut pas prendre les cons pour des gens » s’est écoulé, à la surprise générale,  à plus de 60.000 exemplaires.  Pour ce second opus, on utilise la même recette, de l’humour noir, plus particulièrement caustique. Personne n’est épargné par Reuzé et Rouhaud, nos deux compères nous délivrent un livre totalement décalé dans une période qui semble se diriger vers un possible deuxième confinement.

 

 

 

 

© Reuzé – Rouhaud – Fluide Glacial

 

 

Dans la lignée de Desproges qui déclarait : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », dans la perspective de Franquin avec le recueil  « Idées noires », l’album décrit la bêtise humaine  dans toute sa splendeur. Si vous n’avez pas peur du second degré et de l’humour grinçant, cette série vous est particulièrement destinée.

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Faut pas prendre les cons pour des gens

 

Tome : 2

 

Genre : Humour noir et satyrique.

 

Scénario : Nicolas Rouhaud 

 

Dessins : Emmanuel Reuze

 

Éditeur : Fluide glacial

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,90 €

 

ISBN : 9791038200210

 

 

 



Publié le 18/11/2020.


Source : Bd-best


Attachez vos ceintures, le commandant Turbo est heureux de vous accueillir à bord !  Natacha Intégrale 6 - 1997-2007

 

« - Ah ! C’est merveilleux, quelle chance de voyager avec une hôtesse aussi jolie !

- Et compétente ! Intelligente, spirituelle et efficace ! Sollicitée par toutes les compagnies aériennes ! La perle des hôtesses de l’air ! Ah, oui, vous avez de la chance de voyager avec moi ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Dix ans de carrière de Walthéry sont réunis à travers quatre grands récits de Natacha dans ce nouveau diamant de la collection Dupuis Patrimoine.

 

                Alors qu’on pensait être embarqué dans l’histoire d’une vamp croqueuse de milliardaires, La veuve noire brouille les pistes pour nous entraîner dans ce qui semblait être un trafic d’animaux exotiques, pour au final se rapprocher de la signification imagée du titre. On y suit Natacha jusqu’aux ruelles pauvres des favellas. Georges Van Linthout y démontre ses talents de décoriste. Le scénario signé Michel Dusart remet Natacha au cœur de son métier d’hôtesse de l’air.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Sur un scénario de Marc Wasterlain, Natacha et les dinosaures réécrit le mythe de la vallée perdue cher à Conan Doyle, auteur du Monde perdu. L’histoire surfait sur le succès de Jurassic Park. Il faut plus la lire comme un hommage à ce blockbuster américain. Les paysages sauvages rappellent l’excellente Ile d’outre-monde qui, tient donc, était déjà un scénario de Wasterlain. On reconnaît la patte de ce dernier sur les dinosaures qu’il a dessinés. Une fin ouverte laissait la possibilité d’une suite qui n’a jamais vue le jour.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                « Souviens-toi, François, de tous les bons moments passés ensemble. Les Schtroumpfs, Benoît Brisefer, Jacky et Célestin… et les steaks au Saphir à trois heures du matin. Bien amicalement. Peyo ». Tout le monde connaît le créateur de tous ces personnages, mais peu de monde sait qu’il a offert un scénario de Natacha en cadeau de mariage à Walthéry. Ce scénario, c’est  La Mer de rochers. En bon chineur, Walter acquiert un roman de la Série Noire chez un bouquiniste. Le livre semble bien convoité. Walter et Natacha se retrouve avec des malfrats aux trousses pour récupérer l’ouvrage qui contient une mystérieuse disquette. Peyo a écrit un polar qui amène l’hôtesse de l’air en Bretagne, occasion pour les auteurs de saluer le régional de l’étape Jean-Claude Fournier. Affecté par la mort de Peyo, Walthéry a mis vingt ans avant de s’atteler à la réalisation de cette aventure.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Atoll 66 se déroule en Polynésie. Natacha est chargée, au profit d’un vol, de porter un paquet, comportant à priori des babioles, à un cuisinier de l’île. Inutile de préciser que le contenu est moins anodin que cela. Dans ce scénario tiré d’un récit écrit par Guy d’Artet, Natacha subit l’action. Accompagné d’une belle autochtone, Walter tire son épingle du jeu et apparaît comme le véritable héros de l’histoire. Gaston s’invite en guest star. Bruno Di Sano s’éclate dans les décors exotiques.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Ces quatre récits de Natacha ne sont pas les plus célèbres. Si Les dinosaures surprend moins par son traitement, les autres sont d’excellentes aventures qui, même si elles sont parues bien après, sont dignes de rejoindre les meilleures histoires de l’âge d’or de la meilleure BD franco-belge.

 

                Avec le sixième tome de cette intégrale Natacha, Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault prennent la main pour un fascinant dossier introductif qui, rien qu’à lui seul, vaut l’acquisition de cet album, même pour les lecteurs fidèles possédant déjà tous les titres. Les auteurs n’ont pas mené des recherches d’historiens, mais un épatant travail d’enquêteurs à la recherche du moindre indice, de la moindre anecdote permettant d'en apprendre plus dans la genèse de chacune des histoires, et Dieu sait si, avec l’œuvre de Walthéry, c’est en soi toute une aventure tellement cet auteur a côtoyé tous les grands noms de Marcinelle. On apprendra entre autres comment et pourquoi la maison Marsu Productions a séduit des auteurs emblématiques de chez Dupuis. On verra que certaines histoires étaient destinées à d’autres héros ou se sont trouvées re-formatées pour la plus belle hôtesse de l’air.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Début 2019, François Walthéry a été interviewé par BD-Best. Vous pouvez retrouver cet entretien sur : https://www.bd-best.com/news.php?page=2&limit=10&categorie=9

 

 

                Natacha a cette année 50 ans, mais le ciel n’a-t-il pas le pouvoir de suspendre le temps ?

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Natacha

 

Tome : Intégrale 6 - 1997-2007

 

Genre : Aventures aériennes, et pas que...

 

Scénario : Michel Dusart, Wasterlain, Peyo, Guy d’Artet

 

Dessins : François Walthéry 

 

Décors : Georges Van Linthout, Bruno Di Sano 

 

Couleurs :

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 264

 

Prix : 36 €

 

ISBN : 9791034749119

 



Publié le 18/11/2020.


Source : Bd-best


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