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Trois souris et des chats, des chats,…  Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom 2 – Trois petites souris

 

« - Les bourgeois de la City ne viennent plus s’encanailler… Ils ont peur de finir dans la Tamise.

-   A qui on va faire les poches s’il n’y a plus que des pauvres dans nos pubs ?

-   A Whitechapell, on commence à rire en parlant de nous.

-   Trois morts en un mois ! cinquante vaches de perdues !

-   Des vaches honnêtement volées, si c’est pas honteux !

-   Certains bateaux en sont à envisager de changer de quais de déchargement.

-   Adieu le malt, l’orge et notre cher gin frelaté !

-   Blackchurch est en train de perdre sa réputation de place où il fait bon investir quand on est une canaille… ça ne peut pas continuer ainsi ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

La pègre de Whitechapell est en émois. Depuis que la Mystérieuse veille sur le quartier, on n’a jamais vu un truc pareil ! Elle aurait plus de cent ans et se balade dans son vaisseau fantôme, n’hésitant pas à faire enlever ceux qui lui déplaisent. Les morts se multiplient. De ce fait, les bourgeois volages ne fréquentent plus le quartier et la racaille n’a plus rien à se mettre sous la dent.

Lord Harold, le fils de bonne famille, né avec une cuillère d’argent dans la bouche, qui vient d’intégrer la brigade de police du quartier, est bien décidé à éclaircir les bas-fonds. Mais dans la haute société, des manigances se trament et un complot sourd.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Canthelou - Vents d’Ouest

 

 

Surfant, ou plutôt glissant sur la frontière du fantastique laissant le lecteur s’interroger pour savoir si on va y aller ou pas tout comme Harold glisse sur les tuiles des toits londonniens, les auteurs se rangent dans la digne lignée des grands auteurs de littérature policière que sont Arthur Conan Doyle ou Gaston Leroux. La science démêlera-t-elle le vrai du faux ?

Tout autant qu’une enquête, le thème principal du récit est la lutte des classes. Les manteaux de velours et les pauvres et malandrins s’affrontent dans une conquête urbaine comme on peut en voir de nos jours. (Sur ce sujet et dans un tout autre style, je ne saurais que trop vous conseiller la lecture de Moi, Miiko et Annikki, bande dessinée finlandaise de Tiitu Takalo parue aux éditions Rue de l’échiquier et prix Artemisia 2021).

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Canthelou - Vents d’Ouest

 

 

Le duo Charlot/Fourquemin est une des valeurs sûres de la bande dessinée classique d’aujourd’hui avec toute la noblesse que l’on peut donner à ce terme. Avec les enquêtes de Lord Harold, ils tiennent une série au long cours dont le premier cycle, ou plus simplement la première histoire, se conclue avec ce deuxième volume. Philippe Charlot insère le charme british nécessaire pour être persuadé se trouver de l’autre côté du Channel. Xavier Fourquemin, aidé par les couleurs crasseuses de Simon Canthelou (ceci est un compliment) finalise l’immersion.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Canthelou - Vents d’Ouest

 

 

D’une efficacité redoutable, la composition de la couverture, dynamique, géométrique presque, est un exemple à suivre. En un dessin, le décor est planté et on y lit la détermination du héros, car Harold en est un dans tous les sens du terme, ainsi que le recul de ses collègues qui à la fois l’encouragent mais aussi le laissent aller au front.

 

Lord Harold est peut-être le douzième du nom dans sa lignée, mais premier dans la liste des enquêteurs fouineurs sur lesquels la BD va devoir compter.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom

 

Tome : 2 – Trois petites souris

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Philippe Charlot 

 

Dessins : Xavier Fourquemin 

 

Couleurs : Simon Canthelou 

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782749309354

 



Publié le 07/03/2021.


Source : Bd-best


« Je préférerais pas. »  Bartleby, le scribe

 

«  - Monsieur, il y a un homme devant la porte !

-   Fais-le entrer, Ginger.

-   Un homme « étrange », Monsieur…

-   Bonjour, c’est la ville qui m’envoie.

-   Voilà enfin le renfort que j’ai demandé il y a une semaine !

-   Mes références, Monsieur.

-   Parfait, merci. »

 

 

 

 

 

 

 

L’homme qui vient de se présenter dans cette étude notariale de Wall Street s’appelle Bartleby. Poli, propre sur lui, le jeune homme est recruté pour copier des actes juridiques. Tout se passe très bien jusqu’au moment où le notaire décide de réunir ses employés pour procéder à une relecture des copies afin de s’assurer mot à mot de leur exactitude en les comparant aux orginaux. « Je préférerais ne pas le faire. » répond Bartleby. Va commencer entre le patron et son employé un bras de fer psychologique dans lequel le nouveau venu ne refuse jamais catégoriquement de se plier aux règles, mais préférerait ne pas le faire. Comment le notaire réagira-t-il ?

 

 

 

 

© Munuera - Dargaud

 

 

José-Luis Munuera adapte la nouvelle d’Herman Melville avec talent et émotion. C’est une histoire où il ne se passe rien. C’est une histoire où il ne se dit rien. Et pourtant… Et pourtant… Ce récit fascinant va au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. Il est des face-à-face mythiques en littérature comme au cinéma, que ce soit dans les plus grands westerns ou dans des thrillers tendus : Clarice Starling et Hannibal Lecter, Tom Ripley et Dickie Greenleaf. Celui-ci, entre Bartleby et le notaire narrateur, fait partie des plus grandioses. Au-delà du « combat » entre ces deux hommes, c’est toute la société, avec ses codes du travail, ses relations employeurs/employés qui est remise en cause.

 

 

 

 

© Munuera - Dargaud

 

 

Bartleby est un excellent copiste. Il pense, et il a raison, n’avoir rien à se reprocher dans son travail. Alors, que l’on puisse émettre l’idée qu’il ait éventuellement commis une ou autre erreur de copie à corriger, ça, il ne peut pas l’admettre. Pourquoi ? Est-ce un excès de certitude ou bien la crainte de voir son travail remis en question par une correction ? On ne le sait pas et on ne le saura pas. Bartleby est entrée en profession comme on entre en religion. Il est une fourmi qui est dans sa colonne et qui ne peut pas quitter la route sous peine de voir sa vie bouleversée. Au XIXème siècle, dans sa nouvelle, Herman Melville soulève un problème existentiel qui sera transcendé plus tard par des auteurs comme Eugène Ionesco.

 

 

 

 

© Munuera - Dargaud

 

 

On savait Munuera maître de personnages dynamiques et d’un découpage efficace. Ici, il met une claque à tout ce qu’il a produit avant. C’est presque inconcevable, mais graphiquement, Bartleby, le scribe est cent coudées au-dessus. Le travail des expressions, les décors New-Yorkais, les scènes de rue, c’est un Munuera 2.0 qui passe ici du rang de dessinateur à celui d’artiste. Si le pupitre de Bartleby est devant un mur, celui de l’auteur espagnol a devant lui un horizon prometteur.

 

 

 

 

© Munuera - Dargaud

 

On parle peu du travail d’éditeur. Saluons ici la maquette de Philippe Ghielmetti et Léa Ellinckhuÿsen qui proposent un bel objet. Une belle jaquette recouvre un livre à la couverture et au dos où seules des briques sont dessinées.

 

« Je préfèrerais ne pas le faire. » dit Bartleby. Un qui a eu raison de le faire, c’est bien José-Luis. Bartleby, le scribe est de ses histoires puissantes qui sont difficilement adaptables sous peine de trahir une œuvre intouchable. Munuera s’en sort avec brio en signant l’un des meilleurs albums de l’année. Un chef-d’œuvre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Bartleby, le scribe 

 

Genre : Drame psychologique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : José-Luis Munuera 

 

D’après : Herman Melville 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 15,99 €

 

ISBN : 9782505086185

 



Publié le 07/03/2021.


Source : Bd-best


Auzou BD, les enfants sont gâtés.  Migali 1 – Bienvenue à l’Académie Royale ! / Elya et sa tribu 1 – Les oiseaux de terreur

 

« - Terminus ! Tout le monde descend !

-   Enfin ! Mon premier jour d’école !

-   Bienvenue, chers élèves. Je suis M.Flamberge, l’intendant de l’Académie Royale ! Et voici le château des 10 Royaumes !

-   Waaah ! C’est trop beau ! »

 

 

 

 

 

 

 

Migali, une tête, deux jambes, mais six bras, fait son entrée à l’Académie Royale ! Pendant ce temps, ou plutôt quelques centaines de milliers plus tôt, Elya, une autre gamine, une tête, deux jambes et deux bras celle-ci, apprend à vivre et à survivre au milieu d’animaux amicaux ou hostiles.

 

                Fortes du succès du Loup qui voulait changer de couleurs et ses déclinaisons, les éditions Auzou ont atteint le rang de quatrième éditeur jeunesse en France. Il n’en fallait pas moins pour que les sirènes de la bande dessinée se fassent entendre. C’est désormais chose faite avec le label Auzou BD. Fin Mai, une collection pour ado verra le jour. Pour l’instant, les plus jeunes sont à l’honneur et l’éditeur ne s’est pas moqué d’eux.

 

 

 

 

© Arlène, Lambert – Auzou BD

 

 

                Deux titres inaugurent les festivités : de la pure aventure avec Elya et sa tribu, de l’humour avec Migali.

 

                Dans Elya et sa tribu, Léo, un hyaenodon, petit mammifère carnivore, déménage avec sa tribu d’humains préhistoriques dans une contrée météorologiquement moins hostile, mais animelement plutôt dangereuse puisqu’un groupe d’oiseaux prédateurs attaque le campement.

                Faisant fi de la cohérence chronologique, l’autrice Milena fait se rencontrer des espèces qui n’auraient pas dû. Et alors ? Est-ce si grave ? L’essentiel est de prendre plaisir à lire une aventure pleine d’humour et de suspens. Milena a lu Yakari et en tire les leçons : rester à hauteur d’enfants, mettre en scène plein d’animaux, et apporter une petite touche didactique. Le carnet de Léo met les choses au point en fin d’album.

 

 

 

 

© Milena– Auzou BD

 

 

                Versant dans l’humour potache, Migali raconte l’entrée dans une école prestigieuse de Migali, petite princesse araignée. La « fille de Spiderman » n’est pas la dernière pour faire des tours pendanbles, usant et abusant de sa condition d’arachnide pour faire rigoler, ou pas, la galerie.

                Les gags d’Alexandre Arlène sont extrêment drôles et frais. Les personnages aux grandes bouches, comme la célèbre grenouille, de Fabien Öckto Lambert font rigoler sans qu’ils fassent quoi que ce soit. Dans des doubles pages sans cases, on visite le château à la manière des Trois chemins. Quand c’est drôle et que les dessins jouent leur rôle de transcender joliment l’action comique, que demander de plus.

 

 

 

 

© Arlène, Lambert – Auzou BD

 

 

                Bienvenue à l’Académie Royale ! marque les débuts prometteurs d’une petite fille tellement marrante qu’on lui prédit un destin à la Mortelle Adèle. Migali démontre que la bande dessinée pour enfants (et pas que) peut-être d’un excellent niveau. Génial. Cerise sur le gâteau, un petit concours en fin d’album permettra aux fans de voir leurs dessins publiés dans le prochain volume.

 

                Côté aventure, c’est Elya. Côté gags, c’est Migali. Auzou rentre dans l’édition BD en faisant un strike.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Migali

Tome : 1 – Bienvenue à l’Académie Royale !

Genre : Humour arachnide

Scénario : Alexandre Arlène 

Dessins & Couleurs : Fabien Öckto Lambert

Éditeur : Auzou BD

Nombre de pages : 104 

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782733886885 

 

 

 

 

 

 


Série : Elya et sa tribu

Tome : 1 – Les oiseaux de terreur

Genre : Aventure préhistorique

Scénario, Dessins & Couleurs : Milena

Éditeur : Auzou BD

Nombre de pages : 104 

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782733881643 

 



Publié le 07/03/2021.


Source : Bd-best


Hostilités sur planète rouge.  On Mars 3 – Ceux qui restent

 

 

« - Vous êtes notre délivrance. Vous êtes les nouveaux croisés, enfants de dieu choisis pour se bettre en son nom. Vous avez sacrifié votre liberté, commis des crimes pour être jugés et condamnés à l’exil martien. Et tout cela dans un seul but… combattre pour l’église nouvelle syncrétique et créer sur Mars le nouveau royaume de notre dieu tout-puissant ! Vos péchés sont les préludes d’un miracle ! comme vous êtes belles ! Comme vous êtes beaux ! Vos âmes rayonnent au travers de vos visages… Les combats que vous allez bientôt livrer… Ces ennemis que vous allez anéantir… Ces merveilles technologiques que vous avez créées pour nous permettre d’y arriver…. Cette victoire qui se profile…. C’est la nôtre ! C’est la vôtre ! C’est notre sacre ! Et n’oubliez jamais une chose… Nos actes, nos gestes, nos paroles, la justice qui les anime, elle trouve sa source dans l’amour divin. C’est cela qui nous donne raison. C’est cela qui nous donne la force. L’amour… Rien que l’amour. » 

 

 

 

 

 

 

 

                2132. Mars est une planète prison. Rojas, le chef de l’église nouvelle syncrétique, mène la rebellion pour créer un nouveau royaume à la gloire d’un dieu. A la manière d’un fanatique chef de secte, il tient ses troupes qui voient en lui le gourou d’un néo-monde. Face à eux, Jasmine tente de lutter, associée aux Solitaires. Si elle veut avoir une chance de vaincre, elle va devoir s’allier aux services de sécurité martienne. Mais voilà que d’autres prisonniers envoyés par la Terre débarquent. Les troupes de Rojas risquent d’être revigorées. Mais le plus inquiétant est que le vaisseau les amenant apporte également une arme d’une nouvelle technologie.

 

 

 

 

© Runberg, Grun - Daniel Maghen

 

 

                Pour ce troisième et dernier épisode, Sylvain Runberg, à la manière du deuxième volet de Matrix, relève le défi d’un scénario d’action sans réél temps mort. Ça tire à tout va. La survie est le maître mot des martiens d’adoption. Mais dans une planète prison où la loi et la foi font des étincelles, il en faut peu pour mettre le feu aux poudres. Avec Rojas, Runberg dispose d’un gourou aussi vénéneux qu’un Jim Jones, qui convainquit 900 adeptes de se suicider en 1978 dans sa secte au cœur de la jungle du Guyana, ou encore David Koresh, tristement célèbre pour le massacre lors du siège de Waco en 1993.

 

 

 

 

© Runberg, Grun - Daniel Maghen

 

 

                Fidèle depuis ses débuts à Corbeyran, Grun s’est associé avec Runberg pour dessiner ce qui n’est autre qu’un western martien. Deux clans comme deux groupes de cow-boys se battent pour défendre leur territoire. Un certain Lieutenant Blueberry aurait pu chevaucher dans certains décors sauvages si ça n’avait été dans le futur et sur une autre planète.

Grun mène un difficile travail de metteur en scène, de chorégraphe presque, pour dynamiser des scènes de combat, de guerre, qui auraient vite pu devenir lassante. Ce n’est jamais le cas.

Sa technique de colorisation directe, avec une première couche de couleurs sur le crayonné, avant de passer à l’encrage puis au lavis, donne une dimension de relief à l’ensemble. Il y a un petit goût de Griffo dans les planches de Grun.

Le cahier graphique final apporte un complément à la conclusion du récit et permet de mettre en valeurs des décors crayonnés du dessinateur. On peut y voir un petit robot cousin de Wall-e.

 

 

 

 

© Runberg, Grun - Daniel Maghen

 

 

                La trilogie On Mars se clôt dans un final haletant et non conventionnel pour un récit de fiction. Persévérance, le robot qui vient d’arriver sur la planète, démontrera-t-il que le scénario sera un jour plausible ?

  

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : On Mars

 

Tome : 3 – Ceux qui restent

 

Genre : Science-fiction

 

Scénario : Sylvain Runberg 

 

Dessins & Couleurs : Grun

 

Éditeur : Daniel Maghen

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782356740953 

 



Publié le 07/03/2021.


Source : Bd-best


François, Nicolas et Mathieu sont dans une galère.               Le ministère secret 1 - Héros de la République

 

« - C’était qui ?

- Heu… Je ne sais pas… Je… C’était Nicolas Sarkozy.

- Chéri, si tu veux sortir à deux heures du matin, avec qui tu veux, c’est ton choix et ça ne me dérange pas. Mais tu n’es peut-être pas obligé d’inventer des mensonges.

- Je te dis que c’est Sarkozy.

- Qu’est-ce qu’il te veut ?

- Je n’ai pas compris.

- Je te demande ce qu’il te veut.

- J’avais compris ta question. Ce que je n’ai pas compris, c’est ce que me veut Nicolas Sarkozy à deux heures du matin.

- Picoler ?

- Non. Il avait l’air dans son état normal… On va bien voir. Je prends le scooter. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Réveillé en pleine nuit, le président François Hollande reçoit un coup de fil inquiétant de son prédécesseur Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat quitte le domicile conjugal et demande conseil à Mathieu Sapin. Ce dernier est dans un bar en compagnie d’Eric Cantona où Hollande les rejoint. Le footballeur s’avère ne pas être celui qu’ils croient. C’est un reptile qui veut éliminer le président. Mathieu sauvera-t-il Hollande ? Que vient faire Sarkozy sur les lieux dans une voiture aux vitres fumées ? Le ministère secret a décidé de confier une mission de la plus haute importance au président de la République. Et qui est Yaacov Kurtzbzerg, ce colosse aux lunettes noires qui sème la panique parmi les soldats d’élite dans le hall d’entrée du Ministère Secret ?

 

 

 

 

© Sfar, Sapin, Walter - Dupuis

 

 

Le ministère secret ouvre ses portes. Sfar et Sapin nous révèlent un incroyable secret de la République française. Cette série existe pour informer le public. Sapin a visité les lieux les mieux gardés de France. Les auteurs vont sûrement se payer des procès, mais c’est le prix de la vérité !

 

 

 

 

© Sfar, Sapin, Walter - Dupuis

 

 

De New York à Paris, les auteurs nous embarquent dans un joyeux délire totalement foutraque. Mathieu Sapin, le vrai, connaît bien Hollande pour l’avoir suivi dans sa campagne présidentielle et dans les coulisses de l’Elysée. Il se met ici en abîme sous la direction de Joann Sfar et de sa folie pas ordinaire. On est dans un Signé Furax 2.0. On est plus proche de Leslie Nielsen que de James Bond. Le talent de Sfar étant de ne pas faire n’importe quoi en faisant croire qu’il fait n’importe quoi, le thème de la solitude du pouvoir n’en est pas moins au cœur du projet. La place de Président de la République n’est pas un cadeau et il faut avoir les épaules assez larges pour s’en acclimater.

 

 

 

 

© Sfar, Sapin, Walter - Dupuis

 

 

Joann Sfar et Mathieu Sapin balancent tout ! Le Ministère Secret n’en aura plus pour vous.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Edition collector

 

 

Série : Le Ministère secret

 

Tome : 1 - Héros de la République 

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Joan Sfar

 

Dessins : Mathieu Sapin

 

Couleurs: Walter

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9791034745821

 



Publié le 07/03/2021.


Source : Bd-best


Gad Elmaleh n’a qu’à bien se tenir !  La formidable épopée de Steve Lumour

 

«  - Papa ! Maman ! Ça y est ! J’ai un agent ! Je suis humoriste ! A moi, Broadway ! Béziers ! Las Vegas !

-   Tu as trouvé un travail ? C’est bien, c’est bien. Un travail dans quoi ? L’informatique ? Les ordinateurs, tout ça ?

-   Non : Humoriste ! Je suis humoriste !

-   Humoriste ? Aaah c’est bien, c’est bien. »

 

 

 

 

 

 

 

Steve Lumour n’allait pas rester toute sa vie un modeste employé de bureau. Avec un tel potentiel comique, il aurait été dommage qu’un tel talent passe à côté de son public, surtout qu’il l’attend, son public. La scène internationale du One-man-show cherchait sa nouvelle star. Les Tony Stindeup et autres Gad Elmaleh n’ont qu’à bien se tenir. Steve Lumour débarque et il est bien décidé à redonner un bon coup de jeune et une énergie 2.0 à la profession. T’as qu’à croire !

 

 

 

 

© Fabcaro – Expé éditions

 

 

Les plus grands artistes sont incompris. Steve Lumour est persuadé qu’il en a, de l’humour, mais le problème, c’est qu’il n’y a que lui. Même sa propre mère n’est pas dupe. Pour elle, son fils serait plus capable d’avoir du succès dans la chanson que dans le théâtre. Mais l’homme est si sûr de ses compétences qu’il persévère. Et s’il a bien un talent, c’est celui-ci : la persévérance. D’animations de supermarchés en casting de publicités, Steve Lumour parviendra-t-il à conquérir la scène ?

 

 

 

 

© Fabcaro – Expé éditions

 

 

Paru initialement en 2011 aux éditions du Lombard sous le titre Steve Lumour, l’art de la winne, soit quatre ans avant le succès Zaï zaï zaï zaï qui a propulsé son auteur sur les rails de la gloire, ce péché de jeunesse de Fabcaro est réédité aujourd’hui chez la toute jeune maison Expé éditions, et il le méritait amplement. Digne cousin de ce con de Jean-Louis et son encyclopédie, Steve Lumour a tout pour rencontrer le succès dans les librairies à défaut que ce soit sur scène.

 

 

 

 

© Fabcaro – Expé éditions

 

 

Hilaremment navrant et plus proche de celui des comic-troupiers que des stand-upers d’aujourd’hui, l’humour de Steve Lumour a tout le décalage nécessaire pour rencontrer le succès sur la scène des librairies.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La formidable épopée de Steve Lumour 

 

Genre : Humour 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Fabcaro 

 

Éditeur : Expé éditions

 

Nombre de pages : 54 

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782955702765

 



Publié le 04/03/2021.


Source : Bd-best


30 activités pour créer ta bande dessinée.  100 % BD

 

« - Bonjour, je suis Charles Crayon, je vais t’accompagner pendant ta lecture pour t’aider à réaliser ta BD. Oui, oui, ta propre BD ! Quels que soient ton niveau de dessin et ta connaissance de la bande dessinée, tu peux y arriver. Mieux, tu vas y arriver ! Alors, commençons par les questions que tu dois absolument te poser… »

 

 

 

 

 

 

 

Charles Crayon est un lapin spécialiste en création de bande dessinée. Etapes par étapes, il propose de tenir la main du jeune novice en la matière pour aboutir à la création d’une BD, comme les pros !

 

 

 

 

© Caut, Jeanson, Chaurand – Bayard Jeunesse

 

 

Avant de s’attaquer au dessin, il faut s’occuper du scénario. Une BD, avant d’être une succession de dessins, c’est d’abord une histoire. Il faut alors se poser un certain nombre de questions : Que veut-on raconter ? Avec quels personnages ? Dans quel décor ? Le triptyque de questions « Quoi ? Qui ? Où ? » est à la base de la création. Vient ensuite le questionnement du fond et de la forme. Quel genre ? Quel format ?

 

 

 

 

© Caut, Jeanson, Chaurand – Bayard Jeunesse

 

 

Puis arrive le moment de prendre ses crayons. Les croquis, les proportions, les attitudes, le mouvement, les habits, il faut réfléchir à tout cela. Charles n’oublie rien, abordant la perspective et les ombres. On ne va pas détailler toutes les étapes que vous découvrirez en lisant et en utilisant l’album et son format chevalet permettant de « travailler », si tant est que dessiner soit travailler, avec la méthode et les techniques sous les yeux. Bref, découpage, crayonnés, encrage, colorisation, couverture, tout, tout, tout, vous saurez tout sur tout.

 

 

 

 

© Caut, Jeanson, Chaurand – Bayard Jeunesse

 

 

En bonus, les professionnels maison donnent leurs conseils : Devaux, De Thuin, Boutavant, Pommaux, Princessh et Guibert, grand prix d’Angoulême, excusez du peu, donnent leurs astuces et conseils. Vincent Caut, dessinateur de la méthode et auteur d’Avni nous amène dans son atelier. Des modèles à détacher de bulles et de cases, ainsi que des autocollants de personnages et onomatopées finalisent cet ouvrage très complet.

 

 

 

 

© Caut, Jeanson, Chaurand – Bayard Jeunesse

 

 

Pour bien faire une BD, il y a des devoirs, mais il y a aussi des droits. Charles Crayon en fait la liste. Ça décomplexe et c’est encourageant. Charles a de ceci d’épatant qu’il ne prend pas les lecteurs futurs auteurs pour des amateurs. Il les amène à développer au maximum de leurs capacités en leur fournissant toutes les clefs nécessaires à la réussite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : 100 % BD 

 

Genre : Ouvrage didactique 

 

Textes : Aymeric Jeanson & Rémi Chaurand 

 

Dessins : Vincent Caut 

 

Éditeur : Bayard Jeunesse

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9791036320293

 



Publié le 04/03/2021.


Source : Bd-best


Un héritage bien lourd à porter.  Spider-Man – De père en fils

 

« - Désolé d’avoir raté ton appel. Je devais choper mon vol…

-   J’ai entendu les nouvelles.  Peter, qu’est-ce que tu fais ?

-   Ben est ton fils.

-   Et je suis en mission. Je n’étais même pas censé être en ville, mais…

-   Tu as toujours de bonnes excuses.

-   Ben devient incontrôlable.

-   Ça ne te rappelle personne ? Peter, je vois ce qui lui arrive. La même chose qu’il t’est arrivé…

-   Raison de plus pour qu’il se passe de moi. Et pareil pour toi, tu le sais. »

 

 

 

 

 

 

 

Ben Parker est un adolescent tout ce qu’il y a de plus normal… enfin… pas tout à fait. Quand on est le fils d’un super-héros et que l’on commence à ressentir dans son corps des gênes ataviques, c’est un peu perturbant. C’est ce que voudrait expliquer Tante May à Peter, le père de Ben, qui délaisse son fils et qui ne s’est jamais remis de la mort de Mary Jane, sa femme, dans une rixe impitoyable. Peter Parker serait-il devenu un working man ordinaire ?

Petit à petit, Ben, qui ignorait tout des pouvoirs de son père, va découvrir sa véritable identité, apprendre à apprivoiser ses « défauts » génétiques et prendre la succession de son paternel quand il s’agit de sauver l’humanité.

 

 

 

 

© Abrams, Abrams, Pichelli – Panini Comics

 

 

Spider-Man : de père en fils n’est pas un simple passage de témoin. Derrière les apparences de l’histoire d’un jeune homme qui se découvre super-héros, le difficile passage de l’enfance à l’âge adulte qu’est l’adolescence est au cœur de ce récit. Assumer un héritage n’est jamais chose aisée. Qui plus est quand on est le fils d’un gars qui s’est fait mordre par une araignée.

 

 

 

 

© Abrams, Abrams, Pichelli – Panini Comics

 

 

Le génial réalisateur de cinéma JJ Abrams se met au scénario de comics avec son fils Henry. Il apporte tout son savoir faire du 7ème art au service du 9ème. Les séquences s’enchaînent intelligemment à un rythme très cinématographique. Les Abrams accompagnent le jeune Parker d’une acolyte graphiste de rue, Faye, nouveau personnage au potentiel certain qui aurait assez de force pour tenir sa série.

 

 

 

 

© Abrams, Abrams, Pichelli – Panini Comics

 

 

La génétique est au cœur de l’album, non seulement parce que c’est une histoire de filiation, mais aussi à cause des manipulations orchestrée par Cadavérique, l’assassin de Mary Jane, qui revient en scène. Mais pourquoi ?

 

Alors que le nom de JJ Abrams attire inévitablement de nouveaux lecteurs, l’autre bonne surprise pour les néophytes vient de la dessinatrice Sara Pichelli. Loin d’être une inconnue, la dessinatrice est dans le giron de Marvel depuis 2008. Elle a travaillé entre autres sur Les gardiens de la galaxie, Runaways, Avengers et Ultimate Spider-Man. Pichelli est époustoufflante. Même si la couverture d’Olivier Coipel est efficace, les variantes de la dessinatrice italienne exposées en post-face sont tout aussi fantastiques.

 

 

 

 

© Abrams, Abrams, Pichelli – Panini Comics

 

 

Alors, événement unique ou début d’un renouveau ? Ce Spider-Man de père en fils a tout pour devenir le starter d’un nouvel arc narratif et le sujet d’un blockbuster Marvel.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Spider-Man

 

Tome : De père en fils

 

Genre : Super-héros 

 

Scénario : J.J. & Henry Abrams 

 

Dessins : Sara Pichelli 

 

Couleurs : Dave Stewart

 

Traduction : Jérémy Manesse 

 

Éditeur : Panini Comics

 

Nombre de pages : 128 

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782809487343

 



Publié le 03/03/2021.


Source : Bd-best


Deux cousines pour Petit Poilu.  Cacahuète et demi 1

 

 

Tout le monde connaît le personnage de Vincent Bailly et Cécile Fraipont. Ce petit bonhomme à la tête noire, au gros nez rouge, habillé de vert et flanqué de son sac à dos est le fer de lance de la bande dessinée sans texte pour les tout-petits. Maintes fois copié mais jamais égalé, une cacahuète, et demi !, vient le taquiner de très près.

 

 

 

 

 


 

                Dans un endroit lugubre, deux paires d’yeux sortent du sol. L’une d’entre elles appartient à une petite boule marron, l’autre à une forme oblongue, grand échalas jaunâtre à la tête allongée. Et bien, l’une, c’est une graine de cacahuète, l’autre, c’est une cacahuète dans sa coque. Les deux acolytes viennent subtiliser une caisse et l’amènent dans leur monde, par le chemin qu’elles ont emprunté pour arriver là. Elles vont traverser l’océan et la forêt, croiser des amis et des dangers, avant que l’on sache ce que cette caisse contenait.

 

 

 

 

© Klein - Bang ediciones

 


                Katia Klein n’en est pas à son coup d’essai dans la collection Mamut 3+. Après Léa et les oiseaux, elle revient avec Cacahuète et demi, un duo, vraiment hors du commun. Depuis son premier album, la dessinatrice a réalisé d’énormes progrès graphiques. Il y a maintenant du Eric Carle dans son graphisme. Le génial dessinateur américain, célèbre entre autres pour La chenille qui faisait des trous, peut voir en Katia Klein une digne émule.

 

 

 

 

© Klein - Bang ediciones

 

 

                Les personnages expriment leurs sentiments par leurs yeux montrant leurs ressentis. Essayez un peu, vous, de montrer la peur, la joie ou la surprise chez une cachuète ! Et cette pieuvre qui fume la pipe nonchalamment sous l’océan ? Cet insecte désespéré prisonnier de la toile d’une araignée teigneuse ? Et ces méchantes fleurs carnivores ? La dessinatrice donnerait de la personnalité à un meuble Ikea.

 

 

 

 

© Klein - Bang ediciones

 

 

                Katia Klein insuffle tant de délicatesse dans un univers si mignon qu’on a du mal à imaginer que l’autrice est avant tout actrice et qu’elle a joué dans des films horrifiques. Avec Cacahuète et demi, elle montre qu’elle est une artiste multi-cartes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Cacahuète et demi

 

Tome : 1 

 

Genre : Super-héros dès 6 ans 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Katia Klein 

 

Éditeur : Bang ediciones

 

Collection : Mamut

 

Nombre de pages : 40

 

Prix : 13 €

 

ISBN : 9788418101304 

 



Publié le 03/03/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4325 -  3 Mars 2021

 

 

Numéro spécial Animaux et compagnie

 

 

 

 

 

 

            Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les animaux de compagnie des auteurs du journal. Ils nous présentent tous, ou presque, le leur dans les hauts de page. Les gags et récits complets sont aussi de couleurs animales. Pau nous présente le guépard de Tar-Sana. Le génial dessineux Dav nous amène au Moyen-Age avec des personnages comme chiens et chats. On veut du Dav dans une série régulière !

 

            Qu’ils aient un chat normal, un chien pas malin ou un poisson dangereux, les abonnés auront des autocollants à coller.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Dav, Libon, Louis – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Un coupable intouchable

Créatures : La grande nuit

Louca : E-Sport

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

 

 

Récits complets :

 

Comme chiens et chats (Dav)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Achille le hérisson (Sassine & Deglin)

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Family life

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Léon & Lena

Meilleur ami de l’homme (Le) (Terreur graphique)

Minions (Les)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tar-Sana (Pau)

Vedettes du web (Les) (Libon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Dequier

En direct du futur : dans la peau du Marsu (Batem)

Jeux : Salon des animaux domestiques (Berkati)

Oncle Pop (L’) : Les animaux domestiques

Spirou et moi : Deglin

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Les animaux de nos auteurs

 

 

En kiosques et librairies le 3 mars 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 


 



Publié le 02/03/2021.


Source : Bd-best


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