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Un élève qui a toujours de la « classe ».  Ducobu 24 - Attention, école !

 

 

« - Psst ! Chère voisine ?... J’ai cru comprendre que vous n’appréciiez pas trop que je triche sur vous. Aussi, je vous propose de vous acheter vos bonnes réponses !

- Co… Comment oses-tu, Ducobu !?  Je ne suis pas ce genre de fille !

- Votre prix sera le mien ! 1 euro par bonne réponse, ça vous va ? Soit 10 bonnes réponses à 1 euro, ce qui nous fait… euh !

- Non ! Non ! Et non, Ducobu ! Incorruptible, je suis ! Incorruptible je resterai ! »

 

 

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

  

En cette nouvelle rentrée scolaire, Ducobu et Léonie Gratin sont encore et toujours à l’école Saint-Potache dans la classe de l’instit Latouche. On ne change pas une équipe, qui gagne pour certains et qui perd pour d’autres. Mais la force des cancres, c’est qu’ils ne s’avouent jamais vaincus. Ducobu tente la corruption, le correcteur orthographique et autres nouveautés. Tout cela ne l’empêchera pas de terminer systématiquement au coin, à côté de Néness, le squelette de la classe, et sa chienne Rotule. Mais il y a un domaine dans lequel notre élève exceptionnel progresse : il arrive de plus en plus souvent à faire craquer son maître et sa voisine de classe. Il va finir par nous les mettre en arrêt maladie si ça continue…

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

Les auteurs alternent les gags avec les histoires courtes : une parodie de hold-up, l’installation d’un coin cuisine en classe, les émouvants et hilarants derniers jours d’un instituteur, ainsi que l’installation d’un parcours de sécurité routière dans la cour.

 

Ancien instit, Zidrou adresse des clins d’œil à ses ex-collègues. Un tacle sur le salaire des profs (de misère par rapport à leur travail) par ci, une avancée philosophique de Ducobu sur les méfaits des corrections en rouge par là. Il faut vraiment avoir été du métier pour arriver à faire encore rire sur un tel sujet au bout de 24 albums.

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

Godi s’éclate avec son cancre de fils adoptif. Un dessin de double page fourmillant de détails montre l’étendue de ses capacités. C’est drôle, dans certaines planches, des figurants semblent tout droit sortis du crayon de Saive. Mimétisme humoristique certainement.

 

Godi aura eu une carrière parallèle à celle de Bédu ou de Pierre Tranchand. Ce sont trois excellents dessinateurs qui se sont trouvés embarqués par le succès d’une série humoristique, respectivement Ducobu, Les Psy et Les Profs. Ça les a empêché de développer leur talent dans de grandes séries d’aventures aux décors variés, à part quelques incursions.

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

Ducobu, spécialiste des échecs, rédige encore une fois une copie à succès pour la rentrée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Ducobu

 

Tome : 24 - Attention, école !

 

Genre : Humour scolaire

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins : Godi

 

Couleurs : Laure Godi

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803672493

 



Publié le 13/09/2019.


Source : Bd-best


La vaillance des marins d’eau douce.  Le grand fleuve 5 - L’été de la saint-Martin

 

 

 

« - Mon auberge, c’est l’Hôtel-Dieu ! J’ai une armée à nourrir !...

- Ils devraient être sur l’eau !?... Avec quel miracle les retiens-tu ?

- Je n’les r’tiens pas; ils attendent le dégel !

- Le dégel !?

- Ben, les affaires tournent bien !

- Le dégel !? Bande d’encalminés ! Vous voulez notre ruine !?... La mort de not’marine ?!

- Hoolà… Compagnons ! Vous avez l’air d’ignorer qu’un embâcle s’est formé en aval, au confluent !... On n’parle que de ça !...

- Impossible de passer ! »

 

 

 

 

 

 

Après avoir déjoué un trafic de bois, après avoir fait face à un fleuve en crue, après avoir vécu la concurrence des premiers bateaux à vapeur, après avoir affronté une bande de hussards naufrageurs, le marinier Jean Tambour doit faire face à un fleuve gelé. Pas question pour lui et son compagnon Gustave d’attendre la débâcle, d’autant plus que la concurrence du transport terrestre menace le trafic maritime.

 

 

 

 

© Aillery, Hiettre, Charrance, Larme - Paquet

 

 

Jean Tambour, plus de vingt-quatre ans après son aventure précédente, est enfin de retour. C’est comme si on l’avait quitté la veille. Série historique de grande qualité, même si elle n’en faisait pas partie, elle rappelle les grandes heures de la collection Vécu. Elle allie l’aventure et l’histoire avec intelligence et sans didactisme. On y suit le travail des transporteurs sur la Loire à bord de leurs gabarres. Les auteurs ont mis en place toute une galerie de personnages que l’on retrouve d’épisodes en épisodes : Tambour lui-même, Gustave Fontaine, le compagnon fidèle, qui joue le rôle de son petit Jean, et dont la sœur Marie ne laisse pas notre héros indifférent. Ajoutons à cela des meilleurs ennemis : Richou, son haut de forme, et les fourbes frères Léonard.

 

 

 

 

© Aillery, Hiettre, Charrance, Larme - Paquet

 

 

Jean-Luc Hiettre est un dessinateur trop rare. Il a créé la série Quentin Foloiseau dans Spirou dans les années 70 avec un graphisme réaliste. Il a travaillé avec Michel Plessix, puis dans un style humoristique, a dessiné la série Pôle Emile le petit esquimau dans le journal de Mickey. En 1990, la collection pour jeunes adultes (ou grands ados) Repérages chez Dupuis accueille Le grand fleuve. Hiettre retrouve le trait de ses débuts. Après quatre albums, la série est arrêtée en 1995. Il faudra attendre 2015 pour que les éditions Paquet en débutent la réédition, puis cette année pour que, comme un redoux inattendu, soit enfin publié cet « été de la Saint-Martin ».

 

Serge Aillery fut réalisateur de télévision. Le grand fleuve est sa seule incursion dans le domaine de la bande dessinée. La série est d’ailleurs conçue comme un feuilleton télévisé dont chaque épisode indépendant raconte une histoire tout en faisant évoluer les personnages principaux, nous en apprenant plus sur leurs relations. Le scénariste accompagne chaque numéro d’un petit dossier explicatif sur le sujet du récit.

 

 

 

 

© Aillery, Hiettre, Charrance, Larme - Paquet

 

 

Jocelyne Charrance a pris en charge les couleurs de la réédition des tomes 1 à 4. L’inédit tome 5 est mis en couleurs par Patrick Larme (hormis la couverture de Charrance). La série avait bien besoin de ce lifting. Cette nouvelle mise en lumière est plus nette et met mieux en valeur le dessin de Hiettre. Lorsque l’on fait la comparaison, c’est flagrant.

 

« Les vents se donnent aux flots, les flots se donnent à la lune, les bateaux aux matelots, les matelots à leur bonne fortune. » Que ce poème de Théophile de Viau puisse encore amener Jean Tambour vers d’autres aventures sur Le grand fleuve.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le grand fleuve

 

Tome : 5 - L’été de la saint-Martin

 

Genre : Chronique fluviale

 

Scénario : Aillery

 

Dessins : Hiettre

 

Couleurs : Larme & Charrance

 

Éditeur : Paquet

 

Collection : Cabestan

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782205078640

 

© Aillery, Hiettre, Charrance, Larme - Paquet

 

 



Publié le 12/09/2019.


Source : Bd-best


Séance de rattrapage.  Les fleurs de grand frère

 

 

« - C’est pas normal…

- C’est vrai que c’est surprenant, mais elles sont très belles, ces fleurs !

- Mais elle me font peur ! Il faut les couper ! Si elles se mettaient à trop pousser et que… que je disparaissais… Qu’elles m’étouffent sous un tas de feuilles et de racines...

- Les fleurs ne tuent pas. Elles rendent belles les choses qu’elles touchent. C’est au contraire une magnifique expérience que t’offre ce nouveau printemps ! Vois ça comme un cadeau. Et puis tu es très beau comme ça.

- Moi aussi je les aime tes fleurs. Elles sont trop belles pour les couper. »

 

 

 

 

 

 

Avec cette nouvelle rubrique « Séance de rattrapage », la rédaction de BD-Best met exceptionnellement en avant un album paru il y a quelques mois. La raison en est simple : c’est parce qu’on ne l’a pas vu passer en temps voulu et que c’est un des tout meilleurs albums de l’année.

 

Une famille unie, un père, une mère, deux frères. Un jour, des fleurs ont poussé sur la tête de grand frère. Après avoir voulu les couper, il décide de les appréhender, les toucher, les sentir. Il s’en inquiète, mais comme tout le monde dans sa famille les trouve belles, il s’en accommode. Parfois même, elles lui parlent. Mais il va y avoir une épreuve à passer : celle de la rentrée et du regard des autres.

 

 

 

 

© Geniller - Delcourt

 

 

Gaëlle Geniller livre un récit tout en sensibilité, en délicatesse et en émotion, une belle histoire d’amour comme on n’en avait pas lue depuis longtemps, et surtout d’un genre qu’on n’avait tout simplement jamais lu. Fable sur le passage de l’enfance à l’adolescence, c’est aussi une histoire de deuil, celui du garçon qui doit dire au revoir au petit enfant qu’il était. L’autrice emploie tout son talent à dédramatiser la situation, à mettre en évidence la tolérance, non seulement des autres, mais aussi de soi pour soi.

 

 

 

 

© Geniller - Delcourt

 

 

Aucun personnage n’a une once de méchanceté. Le monde est uni pour aider grand frère à affronter ses fleurs et en filigrane sa puberté, et avec elle les tourments associés. Gaëlle Geniller montre que chacun a les cartes en main pour décider de son destin et qu’il ne faut pas avoir peur ni de ses choix, ni du regard des autres.

 

Dans un graphisme en couleurs directes, le dessin est aussi émouvant que l’histoire. Quand grand frère cauchemarde, voulant arracher les fleurs qui l’envahissent, on ressent une angoisse oppressante. Quand maman serre grand frère dans ses bras, il y a tellement d’amour qui transparaît du trait que ça fait quelque chose aussi dans le cœur du lecteur.

 

 

 

 

© Geniller - Delcourt

 

 

Les fleurs de grand frère se retrouvera sans suspens dans notre liste des indispensables 2019. Signer un tel premier album à 23 ans à peine propulse Gaëlle Geniller au rang de meilleur espoir de l’année pour la bande dessinée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les fleurs de grand frère

 

Genre : Chronique familiale

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Geniller

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782413012436

 



Publié le 11/09/2019.


Source : Bd-best


Sister comes back… et elle n’est pas contente.  Sœur Marie-Thérèse des Batignolles 7 - Ainsi soit-elle !

 

 

« - Sœur Marie-Thérèse, ouvrez ! Vous ne pouvez pas vous enfermer comme ça pendant des jours !... Je ne vous ai même pas donné la moindre pénitence… Si au moins vous portiez un cilice… Et il y a là des messieurs de la gendarmerie qui souhaiteraient vous voir… ça  a l’air assez urgent…

- Ah mais on veut pas seulement la voir, on va l’enchrister, la frangine ! On te la fait gicler de sa piaule et on te colle en cellule en attendant le procès !

- Mais ?!? Elle est déjà en cellule…

- Un procès ? Mais… Pourquoi, qu’est-ce qu’elle a fait ?...

- Hein ?... Heu… Ce qu’elle a fait ?... Violation de propriété privée, destruction de bien privé en la personne d’un labo de recherche expérimentale sur des O.G.M., destruction de l’ingénieur en chef, vandalisme, dégradations, grossièretés… C’est un vrai démon. »

 

 

 

 

 

Loué, soit le Seigneur ! Sœur Marie-Thérèse des Batignolles revient après onze ans d’absence. La nonne n’est pas en odeur de sainteté auprès de la justice. Suite à tous les ravages qu’elle a causé dans l’épisode précédent, Sœur Marie-Thérèse se voit arrêtée dans son couvent par les forces de l’ordre afin de se retrouver devant un tribunal de grande instance pour répondre de ses actes. Mais si la justice des hommes n’est pas toujours impartiale, elle peut compter sur celle du Ciel pour tout remettre en ordre… ou pas…

 

 

 

 

© Maëster, Solé, Mariacristina - Glénat

 

 

Mais quel bonheur de retrouver Maëster ! Après ses gros soucis de santé, l’ex-pilier de Fluide Glacial revient aux fourneaux. Interrompu en avril 2014, l’album est poursuivi au dessin par Julien Solé. Il se met dans les chaussons du détenteur des clés, fait illusion sur les personnages, mais n’est pas aussi généreux que lui dans les détails et les clins d’œil. Mais ne boudons pas notre plaisir de le voir co-dessiner ce volume avec son dynamisme et son efficacité de haute voltige.

 

 

 

 

© Maëster, Solé, Mariacristina - Glénat

 

 

Le scénario complètement déjanté rappelle les belles heures du mensuel des éditions Audie. Même si Maëster a quitté la maison, il en porte les gènes. Les cases sont emplies de milliards de détails. On peut s’amuser à relever la liste des personnalités caricaturées : les Marx Brothers, Louis de Funès, Michel Galabru, Joe Dalton, José Bové, l’avocat Georges Kiejman, Napoléon, Marilyn, Michel Lys le jardinier, Pierre Desproges, Robespierre, le personnage du Cri de Munch, j’en passe et des meilleurs. On ne peut pas faire la liste sans en oublier. Sans compter qu’un nageur fend la foule, que quelqu’un montre son derrière et que le greffier en est un vrai. On connaissait Eugène Ionesco, chantre du théâtre de l’absurde, voici Jean-Marie Maëster, apôtre de la bande dessinée décalée.

 

Dans une introduction tendre, Maëster parodie la scène du Mépris, film de Godard, dans laquelle il remplace Bardot et Piccoli par Sœur Marie-Thérèse et son pote portugais. Ça a l’air subversif, mais c’est en fait émouvant.

 

 

 

 

© Maëster, Solé, Mariacristina - Glénat

 

 

Au cinéma, nombreux sont les films de procès, de La passion de Jeanne d’Arc à Douze hommes en colère, de Philadelphia à L’affaire Dominici. Maëster redéfinit la BD de procès.

 

Bon, ben, après tout ça, on va aller se fumer un p’tit pétard avec Jésus !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Sœur Marie-Thérèse des Batignolles

 

Tome : 7 - Ainsi soit-elle !

 

Parution : 9 octobre 2019

 

Genre : Humour païen

 

Scénario & Dessins : Maëster

 

Dessins : Julien Solé

 

Couleurs : Mariacristina

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48

 

Prix :  13,90 €

 

ISBN : 9782356261076

 



Publié le 11/09/2019.


Source : Bd-best


Un festival de cloneries.  Zorglub 3 - Lady Z

 

 

« - Bonjour, Monsieur Kroutchov.

- Vous avez réussir à obtenir l’ADN nécessaire ?

- En effet, je vous épargnerai les détails. Maintenant, soyez prêt à vous émerveiller de… la clonocopieuse !!

- On dirait une radiocassette.

- Ah ! Sa modeste apparence ne fait que masquer la grandeur de ce dispositif de dernière génération ! »

 

 

 

 

 

 

                 Le clonage est le nouveau hobby de Zorglub. Quand Kroutchov, un client russe lui demande un clone de son idole Elvis Presley, le génie branche sa clonocopieuse pour qu’apparaisse le sosie du roi du rock. Mais la machine n’est pas tellement au point. Le clone se liquéfie quelques minutes seulement après le départ de Zorglub. Le soviétique ne compte pas se laisser faire comme ça. Pendant ce temps, notre barbu dégarni travaille à l’amélioration de son invention. Quoi de mieux que de se cloner soi-même pour vérifier si ça marche. Et hop, 20 Zorglub de plus ! Ha, non, pas 20, 19 : le dernier est une dernière.

 

 

 

 

© Munuera, Sedyas - Dupuis

 

 

José Luis Munuera a réussi son coup. Tant injustement décrié sur Spirou, il s’empare de Zorglub et s’accapare le maître du mal de façon jubilatoire. C’est lui qui est à l’origine du projet, c’est lui qui a convaincu un éditeur au départ réticent, c’est lui qui réussi son pari.

 

 

 

 

© Munuera, Sedyas - Dupuis

 

 

Munuera a parfaitement compris comment Greg et Franquin ont construit leur personnage, beaucoup plus mégalo que méchant. Il n’arrive même pas à être réellement cruel. C’est un grand naïf, un enfant qui a envie de gagner quand il joue. Pour développer le tout, l’auteur espagnol applique sa devise à son personnage : « Tout ce qui semble stupide est à faire tout de suite! ». Munuera n’essaye en aucun cas de copier ses prédécesseurs. Il cherche simplement à retranscrire sa sensation à lui lorsqu’il lisait leurs BD quand il était petit. Le résultat est là, l’essai est transformé.

 

Après avoir amené Zandra, la fille de Zorglub, dans l’épisode précédent, c’est au tour d’un pendant féminin de faire son apparition. Zandra est l’adolescente un peu délurée qui rêve d’émancipation. Lady Z n’est pas un clone de Zorglub pour rien. Heureusement qu’il reste Frédorg, le robot majordome, qui est peut être le seul à avoir les pieds, ou plutôt les rouages, sur terre.

 

 

 

 

© Munuera, Sedyas - Dupuis

 

 

Graphiquement, Munuera est certainement le dessinateur au trait le plus dynamique de sa génération. Ça va tellement rapidement qu’on lit les scènes d’action à une vitesse ahurissante. Il faut alors y revenir pour profiter des dessins à leur pleine mesure.

 

Buck Danny avait sa Lady X. Zorglub a maintenant sa Lady Z, mais c’est entre eux une toute autre histoire.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Zorglub

 

Tome : 3 - Lady Z

 

Genre : Aventure humoristique

 

Scénario & Dessins : Munuera

 

Couleurs : Sedyas

 

Traduction : Ruiz

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034736942

 



Publié le 10/09/2019.


Source : Bd-best


Entre le rouge du sang et celui des coquelicots.  Les Sans-Visages

 

 

« - Mes enfants ! L’oiseau de Mai par ces deux notes a ramené les beaux jours : les échos de son chant ont réveillé les vallées… Le jeune soleil a chassé la vieille des neiges. Il a rompu la glace et libéré les eaux… Le torrent, les rivières, le long des rives refleuries. De sous l’écorce sèche, du fond des ramures gelées, il a réchauffé la sève… Et la sève a ramené les feuilles… L’oiseau, le lièvre fécond, le sanglier dans sa force… Et toutes les créatures, dans le cercle des saisons qui toujours renaîtront tant que nous respecterons le cours sans jamais rien en changer. Ainsi est venu le temps de fêter ses bienfaits, bientôt viendra le temps des fenaisons, puis des moissons, des fruits à cueillir et de la chasse… Et le temps des enfants à naître pour que tout se perpétue encore et encore, et demeure ainsi sous le regard protecteur de notre mère, notre déesse mère.

- Ainsi qu’il en soit fait… Que la première danse commence ! »

 

 

 

 

 

Après le discours du mage à l’occasion du retour du printemps, Maître Wilhem lance les festivités. La ronde de Mai est ouverte. Les cœurs et les âmes des jeunes de la vallée peuvent s’unir. Mais le calme et la sérénité de la communauté cachée va être perturbée par l’arrivée de guerriers masqués : les Sans-Visages. Ayant trouvé le passage entre leur monde dévasté par la guerre et cette vallée fleurie, les arrivants prétendent venir défendre les autochtones d’éventuelles attaques. Sous leurs masques de loup, de chouette ou de taureau, ils ne sont que des hommes qui fuient le sang et la mort des champs de batailles. Leur intégration va-t-elle se faire en toute simplicité ? Les dagues et les mousquets vont-ils avoir raison des coquelicots et des bourgeons ?

 

 

 

 

© Kas, Dubois, Graza - Le Lombard

 

 

Pierre Dubois, l’elficologue, nous embarque au 17ème siècle dans une Allemagne dévastée par la guerre de Trente Ans. Derrière leurs masques, les Sans-Visages sont des mercenaires qui portent sur leurs épaules le poids des exactions, des boucheries des champs de bataille et des cadavres dansant dans les arbres ou gisant dans des mares de boue. Las de toutes ces vicissitudes, ils aspirent à une vie simple et tranquille, tout en veillant au calme de la vallée perdue qu’ils ont découvert par hasard. Mais pour certains d’entre eux, les meurtrissures ont été si profondes qu’il leur est impossible de s’en sortir psychologiquement.

 

Les phrases du formidable raconteur d’histoires qu’est Pierre Dubois sont une « proésie ». Avec une introduction absorbante, l’écrivain fait chanter les mots dans des danses macabres. Le récit somme toute réaliste de l’ardennais ne l’empêche pas de glisser quelques fées se baignant dans une cascade. Mais comme dans toute histoire de lutins, d’elfes ou de faunes des bois, on ne saura jamais vraiment où se situe la frontière de l’imaginaire. Par ailleurs, le final est un peu abrupt, mais après tout, pourquoi s’attarder lorsque la messe est dite ?

 

 

 

 

© Kas, Dubois, Graza - Le Lombard

 

 

Kas s’est depuis longtemps émancipé de l’héritage Rosinski. Il a son propre style. Les grandes cases aux nombreux personnages ne lui font pas peur, pas plus que les batailles équestres. Son trait fouillé est généreux. Un dossier graphique rassemble les portraits des principaux personnages. Aidé aux couleurs par Graza, Kas passe du rouge-sang des ciels de guerre à la quiétude verte et bleue azur de la vallée préservée. Il a en outre la lourde responsabilité de succéder à l’inoubliable magicien René Hausman dans le cœur des lecteurs de Pierre Dubois.

 

 

 

 

© Kas, Dubois, Graza - Le Lombard

 

 

On ne saura certainement jamais si les responsables éditoriaux du Lombard l’ont fait exprès, mais on peut dire que cet album casse du bois, Kas-Dubois comme il est inscrit en couverture.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les sans-Visages

 

Genre : Aventure aux frontières du fantastique

 

Scénario : Dubois

 

Dessins : Kas

 

Couleurs : Graza & Kas

 

Éditeur : Le Lombard

 

Collection : Signé

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 16,45 €

 

ISBN : 9782803670130

 



Publié le 09/09/2019.


Source : Bd-best


Comme la quête initiatique d’un héros de J.K.Rowling dans un univers tolkinien.  Ralph Azham 12 - Lâcher prise

 

 

 

« - On m’a informé que des étrangers arrivaient… Vous êtes qui ?

- C’est… Gwénaelle, ma nouvelle copine. Sa famille est arrivée et on va se marier. Et après on s’en va.

- Elle ne sait pas parler ? Elle n’a pas de langue ?

- Si, mais que pour m’embrasser.

- Avant de partir, il faudra que tu m’expliques l’accord avec Tilda Pönns et l’île de Tornvick. Je ne peux pas laisser cette nouvelle religion s’implanter. Tilda Pönns doit mourir. Et le plus tôt sera le mieux. »

 

 

 

 

 

 

Le Roi n’a qu’un objectif : rayer Tilda Pönns de la carte. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’elle se tient en face de lui. Ralph Azham est en train de le berner en la faisant passer pour sa fiancée. Le Roi ne va pas être supe longtemps. Aidés par les bleuis qui sont au palais, Ralph et sa nouvelle acolyte quittent Astolia, mais ils ont vite se retrouver avec du monde à leurs trousses. Entre le camp du Roi et celui de Ralph, chacun va avoir à faire un choix.

 

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

12 épisodes, 559 planches et un final grandiose. La saga Ralph Azham se clôt. Lewis Trondheim a construit un univers cohérent. Le lecteur a accompagné la quête de son héros, canard au bec bleu, de son éclosion à son avènement. La série gagne a être relue dans son intégralité.

 

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

Ralph Azham n’est pas seulement un récit d’Heroïc-Fantasy. C’est une relecture de la société moderne. L’auteur installe le lecteur dans la peau de son héros pour en faire un témoin de l’histoire qui prend conscience au fil des épisodes qu’il peut agir et influer sur le destin d’un royaume. Le concept du manichéisme est dynamité, l’aventure montrant que rien n’est simple lorsque le pouvoir ou la liberté sont en jeux.

 

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

Trondheim a déjà ressuscité Lapinot, dont les camarades avaient fait le deuil. Après quelques années d’absence, la série Donjons va faire son grand retour. Gageons que Ralph n’a certainement pas dit son dernier « couac ».

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Ralph Azham

 

Tome : 12 - Lâcher prise

 

Genre : Heroïc-Fantasy

 

Scénario & Dessins : Trondheim

 

Couleurs : Findakly

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034736874

 



Publié le 09/09/2019.


Source : Bd-best


Once upon a time ... Le jour ou il a suivi sa valise.

-          J’ai compris que tu n’étais pas satisfait de ta vie et que tu te demandais quelle direction elle pourrait prendre…

-          Comment pouvais-tu le savoir ?

-          À ta cheville droite. J’ai vu qu’elle était moins mobile que l’autre. Comme si elle était douloureuse. Tu as dû te la tordre dernièrement !

-          Oui, c’est vrai. Mais quel est le rapport ?

-          Eh bien la médecine orientale établit un lien direct entre les maux du corps et ceux de l’âme.

-          Et la cheville a une signification particulière ?

-          La cheville est l’articulation qui assure notre stabilité mais nous permet aussi de nous positionner où de pousser pour nous mettre en mouvement. Une douleur où une blessure à la cheville signifie le plus souvent que nous ne souhaitons plus continuer à avancer de la même façon.

-          C’est dingue !

-          Nous sentons que le moment est venu de donner une autre orientation à notre vie mais nous résistons par peur de perdre la « stabilité » actuelle.

-          Et la tension du côté droit relève d’une symbolique féminine… Sans doute que la façon dont tu te "places" par rapport à ta compagne, ou à la vie, est douloureuse.

 

 

Il existe dans le parcours de notre vie des livres pour lesquels on a une certaine sympathie et auxquels on s’attache. Peut-être parce qu’ils évoquent une partie vécue de notre existence.  Pour ma part, c’est le cas avec le dernier-né de l’équipe Beka - Marko- Maela.

 

 

 

 

© Beka – Marko – Maëla Cosson - Bamboo

 

 

Guillaume accompagne Solène, sa petite amie, lors d’un voyage « méditatif » à destination de Bali. Contrairement à Solène, Guillaume est très terre à terre. Lors de leur arrivée à l’aéroport de Bali, plusieurs bagages, y compris celui de Guillaume, sont manquants. Guillaume propose de rester sur place afin d’attendre les sacs égarés. C’est à cette occasion qu’il rencontre un drôle papi balinais, Dharma, chargé de le conduire auprès de ses amis. Mais qui est réellement Dharma ? Un simple chauffeur balinais ou alors un médiateur de sagesse ?

Scénariste et dessinateur nous font découvrir une aventure remplie d’incertitudes auxquelles Dharma va apporter des solutions basées sur des petites histoires issues de la sagesse populaire. Au final, cela donne un album rempli de tendresse, de douceur et de fraicheur pour les personnes happées par la vie quotidienne. Les lecteurs sont emmenés dans cette histoire à la recherche de ce qu’ils sont vraiment. Des clefs spirituelles laissées leur permettent  d’avoir une autre vision de la vie par rapport à ce qu’ils ressentent.

 

 

 

 

 

© Beka – Marko – Maëla Cosson - Bamboo

 

 

Les dessins, couleurs et paysages rencontrés au long de l’aventure sont adaptés au contenu de l’histoire. La première trilogie consacrée à « elle » m’avait déjà beaucoup enthousiasmé. Cette seconde saison débutant avec « lui » ne fait que confirmer mon ressenti. Un album à offrir sans hésiter aux personnes désenchantées  au sein de notre société.

 

Alain Haubruge

 

 

Série : Le jour où …

 

Tome : 4 Le jour où il a suivi sa valise.

 

Genre : Vie active.

 

Scénario : Beka - Bertrand Escaich & Caroline Roque.

 

Dessins : Marko.

 

Couleurs : Maëla Cosson.

 

Éditeur : Bamboo.

 

Nombre de pages : 70.

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782818967201.

 



Publié le 09/09/2019.


Source : Bd-best


Les animaux du même nom peuvent retourner en cage.  Créatures fantastiques 3

 

 

 

« - Tu as vu un fantôme ?

- Je… je… je… je vous le jure ! Je l’ai vu de mes propres yeux !!

- On plonge encore une fois dans le surnaturel…

- Maître… Vous savez que vous parlez à un mage…

- Bref…. Si c’est toi qui le dis, il doit y avoir une infime part de vérité dans ton histoire.

- Personne n’a pu prouver que les fantômes n’existaient pas, d’abord !!

- Ne me dis pas que tu crois… aux fantômes ?

- Les créatures fantastiques font partie de notre monde… Comment pourrait-on affirmer que les fantômes n’existent pas ? »

 

 

 

 

 

Ziska, apprentie vétérinaire, a-t-elle réellement vue un fantôme ? Ce qui étonne Nico, son maître, c’est qu’elle soit terrorisée par  un ectoplasme alors que les créatures fantastiques ne l’effraient pas du tout. Mais c’est tout simplement parce que ces dernières sont en vie alors que les fantômes ne le sont pas. Toujours est-il qu’il va falloir aller vérifier. Est-ce un revenant qui occupe la grande maison abandonnée ? Le vétérinaire spécialisée dans les créatures fantastiques et son aspirante vont aller vérifier tout ça sur place.

 

 

 

 

© Kaziya / MAG Garden

 

 

Une gargouille apeurée, un chat blanc ailé et un espèce de griffon sanguinaire, toutes les bestioles atypiques sont-elles bonnes à sauver ? Ziska va devoir apprendre à différencier les créatures mignonnes et gentilles des malfaisantes et effrayantes.

 

 

 

 

© Kaziya / MAG Garden

 

 

Kaziya est une jeune mangaka dont « Créatures fantastiques » est la première série. En signant un manga à la fois sensible, émouvant et bien construit, elle fiche une claque à J.K.Rowling et la renvoie dans ses foyers avec ses « animaux fantastiques ». Alors que la romancière profite de sa notoriété pour construire vite fait moyennement fait une ramification à la saga d’Harry Potter, Kaziya prend le contrepied pour proposer une vraie création. Il y a beaucoup plus de magie et de sensibilité dans la série dessinée que dans les films hollywoodiens (surtout le raté deuxième épisode).

 

 

 

 

© Kaziya / MAG Garden

 

 

Ce troisième volume est scindé en trois parties distinctes. Les deux premières peuvent passer pour deux contes indépendantes, du genre des histoires qu’on aime lire le soir avant de s’endormir pour avoir des étoiles plein les yeux. La troisième partie prend un virage dramatique et laisse le lecteur en plein suspens.

 

Le graphisme de Kaziya réunit tous les codes du genre pour que Créatures fantastiques devienne un anime à succès.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Créatures fantastiques

 

Tome : 3

 

Genre : Fantastique

 

Scénario & Dessins : Kaziya

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 224

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782372874366

 



Publié le 08/09/2019.


Source : Bd-best


Les pires crocodiles ne sont pas ceux qui nagent dans les méandres du Mississippi.  Louisiana 1 - La couleur du sang

 

 

 

« - Mes chers voisins, mes chers amis… Merci à vous d’être venus si nombreux ce soir pour inaugurer notre belle plantation… Même si pour la plupart, je vous soupçonne de n’être présents que pour vous empiffrer et boire tout votre saoul ! Après ces longs mois de labeur, nous avons tous mérité de nous détendre ! Trinquons mes amis ! Aux bonnes récoltes et aux bons nègres !

- Tu bois trop, Augustin. Nous devons gagner leur respect, pas nous ridiculiser !

- Mêle toi de tes affaires  ! »

 

 

 

 

 

 

Louisiane, automne 1805. Augustin Maubusson, militaire français, gère la plantation du Chêne Rouge, à la Paroisse de la Pointe Coupée, sur les bords du Mississippi au Nord de la Nouvelle-Orléans. Macho, misogyne et raciste, l’homme dirige son affaire d’une poigne de fer. Pour lui, une esclave est faite pour travailler et être violée, au bon vouloir des responsables de l’exploitation.

 

 

 

 

© Toussaint, Chrétien - Dargaud

 

 

Léa Chrétien écrit une sage familiale au cœur d’une Amérique balbutiante qui se construit. Prenant le contrepied de Autant en emporte le vent, avec son côté grandiloquent hollywoodien, l’autrice inscrit son récit dans un contexte bien plus proche de la dure réalité. Elle propose de suivre la vie de la famille Maubusson sur plusieurs générations, de 1805 à 1865, avant, pendant et après la guerre de Sécession, d’un esclavage autorisé par Napoléon jusqu’à l’émancipation des planteurs.

 

 

 

 

© Toussaint, Chrétien - Dargaud

 

 

Les hommes blancs sont d’une rudesse et d’une méchanceté crasse, profitant de leur condition supérieure. Les femmes tirent leurs épingles du jeu, mais n’ont pas (encore) les armes qui leur permettent de s’affirmer. Joséphine, la fille d’Augustin, est en conflit avec son père. Elle ose prendre le parti des esclaves aux risques de s’attirer les foudres du patriarche.

 

 

 

 

© Toussaint, Chrétien - Dargaud

 

 

Chose peu commune, la scénariste est aussi la coloriste de la série. Elle peint les planches de son compagnon dessinateur en alternant les tons, jusqu’à des ambiances improbables mais qui fonctionnent étonnamment comme cette scène d’une inédite couleur jaune émeraude dans laquelle Augustin reste insensible aux charmes de sa femme Laurette. Du vert du bayou aux soirées illuminées par des torches, elle habille les aplats noirs dont le dessinateur est friand.

 

 

 

 

© Toussaint, Chrétien - Dargaud/BD Fugue

 

 

Gontran Toussaint conçoit ses planches comme pouvant se suffire en noir et blanc. Dans un trait à mi-chemin entre celui d’un Christian Rossi et celui d’un Ralph Meyer, le dessinateur s’installe dans la grande famille des dessinateurs de cette trempe sur lesquels on peut compter.

 

Autre qu’une histoire, Louisiana est une chronique dont l’âme de coton pique plus que les ronces.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Louisiana

 

Tome : 1 - La couleur du sang

 

Genre : Chronique américaine

 

Scénario & Couleurs : Chrétien

 

Dessins : Toussaint

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782205078640

 



Publié le 07/09/2019.


Source : Bd-best


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