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Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 6.  Vous reprendrez bien un cadavre de plus ?  Les savoureuses enquêtes d’Hercule Poireau & du Commissaire Magret 1 - Dix petits chefs

 

« - Qu’est-ce que vous fichez là, vous ? Décidément, on ne peut pas travailler en paix, ici…

- Oooh… Désolée, j’ai dû me tromper. Je cherche un chalet où l’on assassine les gens.

- Chuuut !... J’ai pris sur moi de continuer l’émission et de ne rien révéler, histoire d’éviter la panique…

- Et de ne pas interrompre un tournage qui coûte cher !

- En effet ! Ce serait une catastrophe. « Chef, oui chef ! » réunit 4 millions de téléspectateurs, tout de même !

- Plus un cadavre ! »

 

 

 

 

 

En débarquant dans le chalet de montagne où se tourne la saison anniversaire de l’émission culinaire la plus suivie de la télévision, la commissaire Magret venait tenter de résoudre une enquête criminelle. Un candidat s’est fait assassiner. Mais ce n’est pas un seul cadavre qui allait endeuiller le programme. Très vite, les macchabées vont s’accumuler. Hercule, le fils de Magret, ne va pas être de trop pour aider sa mère à éclaircir la sauce.

 

 

 

 

© Carrère, Falzar, Cerise - Jungle

 

 

Falzar et Carrère lancent une série sur le principe du « Whodunit ». Le titre l’assume. Ils appliquent la recette, si tant est qu’il y en ait une, Agatha Christie. La sauce prend et le lecteur est embarqué dans l’enquête sans pouvoir refermer l’album avant que le coupable ne soit démasqué.

 

On peut se demander quel lectorat est visé : sont-ce les nostalgiques de Ric Hochet (série dont la reprise est excellente) ? Sont-ce les plus jeunes lecteurs ? Entre les deux, le cœur des auteurs balance. Ils ne parviennent pas, ou sciemment ne le font pas, à choisir. Cela donne un résultat hybride. Les ficelles du polar sont relativement simple, utilisant les codes et donnant les clefs aux adolescents, mais pouvant paraître trop faciles aux plus âgés. Quelques allusions coquines et les histoires de coucheries sont quant à elles moins adaptées aux enfants. C’est malheureusement cette ambiguïté de ciblage qui risque de perdre des lecteurs en route.

 

 

 

 

© Carrère, Falzar, Cerise - Jungle

 

 

Les dialogues de Falzar sont théâtraux. Les personnages ont de la gouaille. Les mots sont ciblés. Même si cela peut sembler exagéré dans certaines scènes, le scénariste a fait un réel travail de metteur en scène avec ses acteurs.

 

Comme celui de Tibet dans le temps, il est toujours agréable et rassurant de retrouver le graphisme de Serge Carrère. L’auteur de Léo Loden est d’une fiabilité et d’une fidélité sans faille. Ha, si, juste une petite remarque : Poireau et Magret semblent physiquement de la même génération. On a du mal à y voir une mère et son fils.

 

On ne parle jamais assez du travail des coloristes. Là où l’on peut dire que la tâche est réussie, c’est lorsqu’elle ne se remarque pas. En cela, Cerise est une experte. Comme dans Mélusine ou d’autres multiples séries, la coloriste met le dessin en valeur avec la pudeur de ne pas lui voler la vedette.

 

 

 

 

© Carrère, Falzar, Cerise - Jungle

 

 

Cette savoureuse enquête dans les montagnes enneigées reste un rafraîchissant plat d’été, un menu du jour agréable à avaler avant d’aller se baigner, ou juste après.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les savoureuses enquêtes d’Hercule Poireau & du Commissaire Magret

 

Tome : 1 - Dix petits chefs

 

Genre : Thriller culinaire

 

Scénario : Falzar

 

Dessins : Carrère

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Jungle

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782822225977

 



Publié le 17/07/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4240 -  17 Juillet 2019

 

 

Zizi Chauve-Souris, sa dernière métamorphose !

 

 

 

 

 

 

            Après plusieurs mois d’absence, Bianco et Trondheim nous proposent la dernière partie des aventures de la petite fille à la chauve-souris.  Pour une fois, ce ne sont pas les auteurs qui sont interviewés mais l’héroïne de la série elle-même.

 

            Spirou continue à fêter les 50 ans du « petit pas pour l’homme », en offrant aux abonnés un mini-livre d’Ariane et Nino sur le sujet.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Erre, Savoia – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Ralph Azham : Lâcher prise

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

Zizi Chauve-Souris

Zorglub : Lady Z

 

 

Récit complet :

 

Tonton Casquette (Bianco)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Méthode Raowl (La)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Vacheries des Nombrils (Les)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier : Munuera

En direct du futur : Crapule

Interview : Zizi Chauve-Souris

Jeux : Zizi t’invite à sa fête secrète (Bornin)

Leçon de BD (La) : Nix

 

 

 

En kiosques et librairies le 17 juillet 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 17/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 5.  Tracer son propre chemin.  Noble New World Adventures 1

 

 

« - On dirait que je suis dans un univers parallèle. Le nom que je porte dans ce monde est Caïn Von Silford. Ma famille gouverne le territoire de Gracia appartenant au royaume d’Esfort. Je suis le troisième fils de la famille d’un Margrave. Je me disais bien que cette chambre était particulièrement spacieuse et décorée d’objets scintillants. Bien… J’ai compris en gros qui j’étais. Reste à savoir comment est l’extérieur de ce monde. Dis Sylvia ! On peut aller se promener maintenant que je suis guéri ?

- Une promenade. Quelle bonne idée ! Ah, mais… Je ne pense pas qu’on vous autorise déjà à sortir seul. Une forêt maléfique se trouve au sud d’ici. Elle grouille de bêtes effrayantes. On dit qu’elle abrite des créatures démoniaques que même des magiciens et des guerriers ne peuvent terrasser. Ne vous y rendez surtout pas !

- Des créatures démoniaques ? Des magiciens ?

- Oui ! Vous répétiez toujours… « Une fois grand, je serai magicien et j’exterminerai les monstres »! »

 

 

 

 

 

Comment donc Kazuya Shina s’est-il retrouvé dans le corps d’un jeune nobliau de trois ans ? En s’interposant lors d’une bagarre dans laquelle il n’était pas prévu qu’il soit mêlé, l’adolescent s’est fait mortellement poignardé. Afin de « rattraper » ce coup d’héroïsme fatal, les dieux, à la tête desquels se trouve Zenom, dieu de la création, lui offrent une deuxième chance de vie en le réincarnant en Caïn Von Silford à l’avenir de magicien-aventurier tout tracé. Mais il lui faudra attendre son cinquième anniversaire pour commencer son apprentissage.

 

 

 

© nini 2018 / MAG Garden

© Yashu 2018 / HIFUMI SHOBO

 

 

Dans un graphisme d’un classicisme manga pur, Nini s’empare des personnages du roman de Yashu. Elle donne à Caïn toute l’émotion, l’innocence et la détermination d’un enfant insouciant et heureux. Le plaisir du héros fait écho à celui du lecteur qui prend autant de bonheur que lui à enfiler une nouvelle peau. On serait presque dans une histoire dont le lecteur est le héros.

 

 

 

 

© nini 2018 / MAG Garden

© Yashu 2018 / HIFUMI SHOBO

 

 

Commencer une histoire par la mort du personnage principal, il fallait oser. Lauréat d’un prix du roman du net, Yashu écrit une quête initiatique. Sur plusieurs années, on suit l’enfance de Kazuya dans le corps de Caïn. L’idée originale de départ réside dans le fait que l’âme de Kazuya s’est échappée du cycle de réincarnation de la terre. Son décès n’étant pas prévu et étant mort en faisant une bonne action, Lime, la déesse qui régit le cycle de la vie et de la mort, a recueilli son âme, en prenant quelques mesures pour qu’il garde la mémoire de sa vie antérieure, afin de rendre sa nouvelle existence plus aisée, mais aussi pour qu’il accomplisse une mission, celle de faire progresser la civilisation. Le garçonnet se trouve doté de capacités magiques déjà impressionnantes, mais à encore à apprendre.

 

 

 

 

© nini 2018 / MAG Garden

© Yashu 2018 / HIFUMI SHOBO

 

 

Yashu ne tombe pas dans la facilité et ne fait pas de son personnage un super-héros, un super-magicien qui ne craint rien ni personne. Il est avant tout un enfant qui se transforme en adolescent. Et ce n’est pas non plus parce qu’on (re-)naît avec une cuillère d’argent dans la bouche que son avenir est tout tracé. Le père de Caïn le lui rappelle. Etant le troisième enfant de la famille, il y a peu de chances qu’il prenne sa succession. Un destin d’aventurier se présente à lui. C’est pour cela que son père lui attribue deux préceptrices, Milly et Nina, qui vont avoir pour mission d’instruire l’enfant et de lui fournir les armes pour qu’il se débrouille dans la vie.

 

 

 

 

© nini 2018 / MAG Garden

© Yashu 2018 / HIFUMI SHOBO

 

 

Parallèlement à la parution en mangas, Yashu poursuit l’écriture de ses romans. Il en est au quatrième volume, ce qui fait qu’il est possible de suivre son héros dans les deux formats.

 

Ce premier tome est un épisode introductif et il faut le lire comme tel. La suite risque d’être moins calme. Zenom l’annonce : Caïn va devoir protéger le monde des nombreux désastres qui l’attendent. L’aventure promet d’être épique.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Noble New World Adventures

 

Tome : 1

 

Genre : Quête initiatique magique

 

Scénario : Yashu

 

Dessins : Nini

 

Character Design : Mo

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 184

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782372874724

 



Publié le 17/07/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4239 -  10 Juillet 2019

 

 

 

Entre Anges et faucons, Yoko dans une nouvelle aventure en 62 pages !

 


 

 


 

            Yoko Tsuno est de retour pour sa vingt-neuvième aventure. Entre tradition et modernité, tout le savoir-faire Dupuis se traduit dans une série comme celle-ci. Ça remet un peu de baume au cœur après l’arrêt annoncé de plusieurs séries du patrimoine.

 

            Les enfants de « Six-coups » rangent leurs armes et une nouvelle rubrique fait son apparition au sein du coin des lecteurs. « Bienvenue dans ma bibliothèque » inaugure la collection avec une présentation de la bibliothèque d’Emile Bravo.

 

            Eté oblige, deux cartes postales (Kid Paddle & Télémaque) sont offertes aux abonnés.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Midam – Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Ralph Azham : Lâcher prise

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

Zorglub : Lady Z

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Kahl & Pörth

Mamma Mia !

Méthode Raowl (La)

Nelson

Ob’sessions (La pause-cartoon)

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Vacheries des Nombrils (Les)

 

 

Rubriques :

 

Code source : Roger Leloup

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans ma bibliothèque : Bravo

En direct du futur : Télémaque

Jeux : Crash dans l’espace (Waltch)

Spirou et moi : Max de Radiguès

 

 

 

En kiosques et librairies le 10 juillet 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 13/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 4.  Un sujet d’actualité dans une des dernières séries survivantes d’un âge d’or.  Le Scrameustache 44—La porte des deux mondes

 

 

« - J’adore votre architecture ! Votre maison particulièrement avec ses courbes harmonieuses, une vraie réussite !

- Merci ! Heureusement elle a ses assises sur la roche. La secousse sismique n’a emporté que le sable. Oh ! Nom d’un chat ! Je ne l’aurais jamais deviné !... Les trois quarts de l’édifice étaient cachés par le sable !...

- Extra…

- Qu’est-ce donc ? Un temple ?

- Non ! Depuis le temps qu’on la cherche, ce ne peut être que la porte des deux mondes ! »

 

 

 

 

 

En voyage de noces sur la planète des galaxiens, Oncle Georges et Astrid pensaient profiter d’un séjour idyllique et paisible sur la côté Ouest. Mais une secousse sismique a mis à jour un bâtiment depuis longtemps recherché : la porte des deux mondes. C’est ce que vient de découvrir l’Ancien chez qui nos terriens amènent un jeune galaxien blessé dans l’éboulement. La découverte est fantastique, extraordinaire, sensationnelle. La légende devient réalité.

 

 

 

 

© Gos, Walt, Labruyère - Glénat

 

 

Retrouver le Scrameustache est toujours un réel plaisir. Comme un copain d’enfance que l’on croise une fois tous les deux ou trois ans et avec qui l’on va prendre un verre en refaisant le monde même si l’on n’a plus assez d’affinités pour se revoir tous les jours, ouvrir un nouvel album du Scrameustache c’est profiter d’un bon moment entre amis. Même si, avouons le, nous ne sommes plus à l’époque mythique de La menace des Kromoks ou du Renégat, le Scrameustache a encore du potentiel sous le casque.

 

Gos est un des derniers dinosaures de l’âge d’or. Pour autant, sa série n’est pas figée dans une époque révolue. Avec un album comme celui-ci, le Scrameustache est une série résolument d’actualité. Cette « porte des deux mondes » est un symbole de passages de migrants. Sans qu’ils ne s’en rendent forcément compte, Gos inculque à ses jeunes lecteurs des valeurs de tolérance et de respect, voire d’œcuménisme.

 

 

 

 

© Gos, Walt, Labruyère - Glénat

 

 

On peut regretter que l’album soit un peu long à démarrer et que la bluette entre l’oncle Georges et Astrid fasse un peu mièvre, mais l’auteur mêle avec son savoir-faire indéniable aventure et humour.

 

Il y a quelques années, le Scrameustache a quitté l’écurie Dupuis. Gos ne souhaitait pas que son héros ne soit plus disponible qu’en intégrale. C’est franchement dommage car, d’une part, le travail patrimonial de Dupuis sur ses intégrales est remarquable, et d’autre part, depuis la disparition de la collection Paris-Bruxelles dont le Scrameustache était la figure de proue, on ne peut pas dire que Glénat fasse le moindre effort pour mettre la série en évidence.

 

Et quid de la série animée de 26 épisodes de 13 minutes que l’on nous promet depuis 2016 ? Le projet a-t-il avorté ?

 

 

 

 

© Gos, Walt, Labruyère - Glénat

 

 

Le Scrameustache est l’une des créations les plus originales en bande dessinée. Il a encore un potentiel certain qui ne demande qu’à être découvert par les nouvelles générations.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le Scrameustache

 

Tome : 44—La porte des deux mondes

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario & Dessins : Gos

 

Couleurs : Labruyère

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782344023488

 



Publié le 09/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 3.  Grandes scientifiques ou Femmes méconnues de l’Histoire de la science, mises en lumière.  Les découvreuses, 20 destins de femmes pour la science

 

 

« - C’est un grand honneur que l’académie suédoise des sciences nous ait décerné ce prix Nobel pour notre travail sur la synthèse des radioéléments, après l’avoir présenté à Pierre et Marie Curie en 1903, et à Marie Curie en 1911, pour la découverte des radioéléments. Je voudrais rappeler ici l’extraordinaire développement de la radioactivité, cette nouvelle science née, il y a mons de quarante ans, de l’œuvre d’Henri Becquerel et de Pierre et Marie Curie. La création artificielle de radioéléments ouvre un nouveau champ à la science de la radioactivité et fournit ainsi une extension du travail de Pierre et Marie Curie, mes parents... »

 

 

 

 

 

Quand Irène Joliot-Curie reçoit le prix Nobel de chimie en 1935 avec son mari sa première pensée est pour ses parents. Sa mère Marie a été par deux fois nobélisée : en physique en 1903 avec Pierre Curie et Henri Becquerel, en chimie en 1911. Mais quel chemin parcouru par cette polonaise venue rejoindre sa sœur en France pour y suivre des études supérieures, qui plus est quand on est au début du XXème siècle et que l’on est une femme.

 

Lorsqu’on dit Léonard, Albert, Thomas, les noms des inventeurs ou des scientifiques qui y sont associés viennent tout de suite à l’esprit. Injustement, l’Histoire a fait moins de place aux femmes. Mais grâce aux Découvreuses, Marie, Ada, Rosalind, Hedy et Mae n’auront plus besoin de se présenter.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

S’il en est une qui a réussi à passer au travers des mailles de la notoriété, c’est bien Marie Curie. L’album s’ouvre sur l’histoire de sa vie, de son arrivée en France jusqu’à la consécration de sa fille. Cette entrée en matière invite à s’intéresser à d’autres femmes qui ont fait avancer le monde : Ada Lovelace, qui a posé les bases de la programmation informatique en plein milieu du XIXème siècle, Hedy Lamarr, cette actrice connue entre autres pour son rôle de Dalila, qui a été à la source du développement de la technologie de la communication sans fil, Rosalind Franklin, pionnière dans la recherche sur l’ADN, et enfin Mae Jamison, qui a prouvé qu’on pouvait atteindre les étoiles en visant la lune.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

Entre ces portraits en BD, quinze autre scientifiques sont mises à l’honneur dans de courtes mais explicites biographies illustrées. De Françoise Barré-Sinoussi, dont, comme un acte manqué, le « e » final a été oublié dans la table des matières, à Xie Yi, de Dorothy Vaughan à Grace Murray Hopper, ces femmes reçoivent enfin la lumière avec laquelle elles ont éclairé le monde.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

Marie Moinard va à l’essentiel. Non formatées, les biographies dessinées prennent la place dont elles ont besoin. La scénariste ne s’attarde pas sur des complexités scientifiques mais les explique simplement. Elle s’intéresse à la condition et à la force de femme de chacune d’entre elles.

Christelle Pécout adopte un trait réaliste, un peu froid, peut être pour que le dessin ne vole pas la vedette aux véritables héroïnes que sont toutes ces scientifiques.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

On reste un peu frustrés sur certains portraits intermédiaires que l’on aurait souhaité voir développés en BD. « Les découvreuses » mériterait d’être une collection.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : Les découvreuses, 20 destins de femmes pour la science

 

Genre : Biographies scientifiques

 

Scénario : Moinard

 

Dessins & Couleurs : Pécout

 

Éditeur : 21 g

 

Collection : Destins d’histoire

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9791093111384



Publié le 09/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 2.  Tu tires ou tu pointes ? Les deux, Fanny !  Marcel Pagnol - La partie de boules

 

 

« - Oh Juuules, c’est Monsieur Vincent qui nous rend visite !

- Voilà ce qui se passe… Cette année, le concours de boules du cercle sera particulièrement important ! Le cercle donne un prix de deux cents francs, la maire nous a accordé une subvention de deux cent cinquante francs, ce qui fait quatre cent cinquante francs… Il faut y ajouter les mises ! Nous avons déjà reçu l’inscription de trente équipes, et je pense que dimanche nous serons à quarante. A dix francs par équipe, cela fait quatre cents francs de plus, soit, en tout, neuf cent cinquante. Nous avons diminué le second prix afin de gonfler le premier, qui sera de sept cent cinquante francs…

- Peste ! Ce n’est pas une bagatelle ! »

 

 

 

 

 

C’est un événement au village. Le traditionnel concours de boules est doté cette année d’un prix exceptionnel. Il est temps pour tous les hommes du village de former les équipes et de s’entraîner intensivement. Pour le petit Marcel, les vacances dans les collines provençales vont se transformer en un spectacle dans lequel personne ne restera « sur le carreau ». Son père et son oncle comptent parmi les joueurs. Vont-ils remporter la coupe ? Seront-ils humiliés au point d’« embrasser Fanny » ? Le chant des cigales va accompagner leur tournoi.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Hübsch & Cordurié - Bamboo

 

 

La collection Marcel Pagnol en bandes dessinées se poursuit avec la mise en avant d’une histoire dans l’histoire. À l’origine, cette partie de boules n’était qu’un encart narratif dans « Le temps des secrets ». Elle méritait un plus bel écrin. C’est chose faite avec cet album, récit estival par excellence, qui sent bon les herbes des hauteurs d’Aubagne et les après-midis d’été en Provence.

 

Les scénaristes Serge Scotto et Eric Stoffel prennent toutes les précautions nécessaires pour respecter l’œuvre de Marcel Pagnol. Comme deux enfants à qui l’on prête un jouet en leur disant d’y prendre grand soin, ils s’immiscent dans le récit pour mieux le sublimer.

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Hübsch & Cordurié - Bamboo

 

 

Après Topaze, Eric Hübsch, qui s’est fait un nom avec Le chant d’Excalibur sur scénario d’Arleston, retrouve avec un plaisir non feint l’ambiance chantante des personnages de Pagnol. Aidée en cela par les couleurs douces et chaudes de Sandrine Cordurié, l’immersion est totale.

 

Un cahier final explique que le rythme narratif de Pagnol n’est pas si éloigné de la BD. Accompagné de photographies d’époque, il analyse la façon d’écrire de l’auteur.

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Hübsch & Cordurié - Bamboo

 

 

Enfin, cette « partie de boules » ayant déjà été traitée en partie dans Le temps des secrets, les vues de scènes par Tanco et Hübsch sont comparées et l’on remarque que l’histoire ayant été si bien écrite, il n’y avait trente-six manières de l’interpréter. Quand la mise en scène est bonne, les acteurs n’ont plus qu’à se laisser porter. Mond des Parpaillouns, le plus illustre des braconniers, ne dira pas le contraire.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Titre : La partie de boules

 

Série : Marcel Pagnol

 

Genre : Chronique provençale

 

Scénario : Scotto & Stoffel

 

D'après : Marcel Pagnol

 

Dessins : Hübsch

 

Couleurs : Blanchot & Cordurié

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782818967164

 



Publié le 08/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 1.  Une biographie passionnante.  Deux frères à Hollywood, la formidable histoire de Walt et Roy Disney

 

 

« - Tu entends ça ?

- Je l’ai entendue une bonne cinquantaine de fois, ta bande-son. Oui, elle est très bien. Je te l’ai déjà dit.

- Mais non, idiot ! Tu entends les gens ? On a réussi ! Ils adorent ! Cette fois, nous sommes lancés pour de bon ! »

 

 

 

 

 

                 Novembre 1928 : les frères Walt et Roy Disney se sont lancés dans le dessin animé parlant. Dans ce cinéma de quartier en plein cœur d’Hollywood, le public s’esclaffe devant Steamboat Willie, court métrage dans lequel Mickey conduit un bateau à aubes. Les deux frères ont monté des studios pour se lancer dans le cinéma, et ce n’est que le début. Le (futur) grand Walt a des idées plein la tête, notamment celle de fabriquer le premier dessin animé de long métrage pour le cinéma. Ce sera Blanche-Neige et les 7 nains.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

Dans cette biographie dessinée, les auteurs prennent un parti pris annoncé d’entrée. Pour rendre la lecture vivante, le scénariste Alex Nikolavitch n’a pas cherché à tout prix la réalité des faits et des gestes mais, comme il l’annonce dans la préface, « la réalité des personnages ». La recette est d’une efficacité redoutable. L’album se lit comme une fiction, avec ses joies et ses peines, ses moments de suspens et ses débats à bâtons rompus sur la manière de gérer la société créée par les deux frères.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

L’album est divisé en quatre chapitres. « Une souris et des hommes » nous immerge dans la genèse des studios. « Rêves d’enfants » recontextualise les frères Disney dans leur famille. C’est un chapitre sans concession qui, de l’enfance avec un père cruel, jusqu’à une certaine rencontre à Berlin, montre les ombres et les cicatrices de la Disneystie, la dynastie Disney. « Turbulences » montre la difficulté de dialogue entre un homme sûr de ses idéaux et des employés syndicalisés qui tiennent à faire valoir leurs droits. « Bâtisseurs d’Empire » raconte enfin comment Disney s’est fait une gloire par la télévision et les parcs d’attraction.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

Le type de dessin de Felix Ruiz n’est pas à proprement parler celui auquel on peut s’attendre dans ce style d’ouvrage. On est loin du graphisme froid et réaliste des biographies habituelles. Le dessinateur est de l’école espagnole, celle du grand Francisco Ibanez. On est dans un cartoon qui raconte une histoire de cartoons, comme une mise en abyme et cela s’avère être une idée de génie. Seule la mise en couleur, très Comics 70’s, manque un poil de modernité et semble faussement dater le bouquin.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

Le titre l’annonce de lui-même. Ce livre n’est pas l’histoire de Walt, mais bien celle des deux frères Walt et Roy.  L’un n’aurait jamais réussi sans l’autre. Ce sont le Yin et le Yang, les deux plateaux d’une balance à fléau qui s’équilibre par les caractères complémentaires de chacun. En quelque sorte, justice est rendue à Roy dont la carrière est éclipsée par la notoriété de son frère.

 

Après la mort de Walt, les auteurs clôturent leur récit par un final émouvant qui ne manquera pas d’arracher une petite larme à tous les enfants que les adultes sont encore.

 

Les biographies en BD font florès, mais s’il n’y en a qu’une à lire cette année, c’est incontestablement celle-ci.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : Deux frères à Hollywood, la formidable histoire de Walt et Roy Disney

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Nikolavitch

 

Dessins & Couleurs : Ruiz

 

Éditeur : 21 g

 

Collection : Destins d’histoire

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9791093111377

 



Publié le 08/07/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4237/4238 -  26 Juin 2019

 

 

 

 

Numéro double Spécial vacances : 50 ans du premier pas sur la lune

 

 

 

 

 

 

            Mais que fait donc Zorglub, vautré sur une bouée licorne sous un parasol alors qu’il fait nuit noire ? Le méchant mégalo est sur la lune. C’est ce que l’on découvre en déployant la double couverture du traditionnel numéro spécial vacances. Et cette année, la thématique est originale, place à l’anniversaire du petit pas pour l’homme. Les gags et récits complets sur la thématique se succèdent dans un grand pas pour l’humour, comme sait si bien le faire le groomonaute de Marcinelle.

 

            Une série arrive, une autre se termine. Le troisième volet du spin-off consacré à Zorglub signé Munuera débarque tandis que Le Royaume ferme ses portes sur un suspens insoutenable.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© De Pins – Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Ralph Azham : Lâcher prise

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

Zorglub : Lady Z

 

 

Récits complets :

 

Cavaliers de l’apocadispe (Les) : font une sortie pédagogique intéressante

Cédric : Course d’escargots

Cérès (Darasse & Lou)

Faut pas demander la lune ! (Dabs)

Grain de sable dans l’espace (Timothé Le Boucher)

Imbattable

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Alunissage (Clarke)

Appollo 11, 50 ans (Mo CDM)

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Marche sur la dune (Burniat)

Méthode Raowl (La)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Un petit pas de géant (Fez, Darko & Cazot)

Vacheries des Nombrils (Les)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Aventure d’un journal (Une) : Il y a 50 ans, un concours Spirou pour Houston

Cahier de jeux vacances (Garouste, Schmitt, Lerouge, Priou & Blatte, Caritte, Joan)

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Delaf

En direct du futur : Lya & La boîte à musique

Interview : Munuera

Leçon de BD (La) : Bianco

Spirou et moi : Ulysse Malassagne

 

 

 

En kiosques et librairies le 26 juin 2019.

2,90 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 26/06/2019.


Source : Bd-best


Je reprendrais bien un peu de vous-même.  Frnck 5 - Cannibales

 

« - Il faut vraiment que tu perdes l’habitude de rester bouche bée comme ça. Ça ne te met pas du tout en valeur.

- Tu es qui, exactement ?

- Tu sais très bien qui je suis, et franchement, je n’ai pas le temps de tout t’expliquer, mais tu finiras par comprendre. En revanche, j’ai trois instructions capitales à te donner. Premièrement, tu ne dois absolument jamais révéler aux autres la vérité sur ce qui est arrivé à Léonard et à Gargouille. Il en va de l’avenir de l’humanité. Deuxièmement, apprends à nager, crois-moi, ça va te sauver la vie. Je ne serai pas toujours là pour te secourir. Troisième truc hyper important… Ah ben ça c’est bête, j’ai complètement oublié ! »

 

 

 

 

 

 

Qui est donc ce jeune adulte qui vient de sauver Franck de la noyade et qui lui ressemble étrangement ? L’adolescent semble l’avoir deviné mais il n’en croît pas ses yeux. C’est lui ! Oui, c’est bien lui-même quelques années plus tard. De quoi y perdre son latin, ou plutôt son langage préhistorique. Sans tarder, son alter ego s’enfuit sans donner plus d’explications. Pas le temps pour Franck de reprendre ses esprits qu’il est capturé par une tribu de cannibales. Décidément, la vie préhistorique n’est pas un long fleuve tranquille.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

Mais quel retour fracassant ! Avec Cannibales, Frnck démarre sa cinquième aventure et un second cycle.  Brice Cossu est au meilleur de sa forme. Il est même encore plus fort que d’habitude. Depuis le début de la série, on aura vraiment assisté à la naissance d’un futur très grand artiste de la BD. La scène d’ouverture dans laquelle Frnck et sa tribu sur une embarcation de fortune se voient attaquer par un monstre marin est magistrale. Elle est à la hauteur d’une Claire Wendling ou d’un Régis Loisel. Ce sont quatre planches muettes é-pous-tou-fflantes.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

N’oublions pas que pour offrir de belles planches, il faut être servi par un scénario à la hauteur. Olivier Bocquet en est le responsable. Le lecteur est fauché dès le départ par cette histoire de « double ». Qui plus est, le héros se voit plus âgé amputé de deux doigts à la main gauche. Ça ne vous rappelle personne ? Même nez en trompette, même menton pointu. Mais on n’est pas à New-York. Soda reste Soda et Frnck reste Frnck. Le clin d’œil est joli.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

On pensait que Franck avait déjà croisé les humains les plus dangereux qu’il aurait pu rencontrer. Erreur ! Ils étaient des anges à côté des mangeurs d’hommes que lui opposent les auteurs.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

N’oublions pas que pour offrir de belles planches, il faut être servi par une colorisation à la hauteur. Yoann Guillo est l’homme de la situation. Un retour cendré d’éruption, la scène aquatique dont nous parlions d’un bleu-vert de fleuve faussement pacifique, une tribu violacée de cannibales, les séquences sont chapitrées de tons distincts, mais dont le passage de l’une à l’autre se fait avec naturel.

 

A tous les niveaux, et avec cet album en particulier, Franck reste un héros qui se déguste...

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Frnck

 

Tome : 5 - Cannibales

 

Genre : Aventure préhistorique

 

Scénario : Bocquet

 

Dessins : Cossu

 

Couleurs : Guillo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034732104

 



Publié le 24/06/2019.


Source : Bd-best


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