En images et en bulles
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Trois femmes Ă  la mer !  La promesse de la tortue 1

« - Un navire ! Un bateau, là !!!

- Faites qu’il aille en France ! En France, par pitié !

- Quelle que soit la destination de ce bateau, on n’a pas fini d’en baver. C’est un miracle qu’on se soit tirées saines et sauves de cette tempête.

- Tu parles rudement bien pour une putain du châtelet, toi… Et qu’est-ce que tu essaies de nous dire avec tes jolis mots ?

- Qu’on est fortes ensemble.

- Si on ne se serre pas les coudes, on va y laisser notre peau. Même toi, Louise.

- On prend soin les unes des autres. On partage le mauvais et le bon. On ne se lâche pas. Jamais.

- Jamais.

- Jamais. »

 

 

 

 

 

 

 

 

1642. En pleine mer, accrochées à un ballot de fortune, trois jeunes femmes viennent de se jurer cohésion. Ejectées d’un bateau en pleine tempête, la malchance s’acharne sur elles. Le même navire les récupère, celui qui les amène sur l’île de la Tortue, territoire de Saint-Domingue colonisé par la France, pour devenir les épouses de flibustiers. Voleuses ou prostituées, telle est leur destinée. Vendues comme du bétail, leurs destins vont les séparer. Leur serment résistera-t-il à leurs nouvelles vies ?

 

 

 

 

© Piatzszek, Tieko - Bamboo

 

 

Apolline, Quitterie et Louise, la brune, la blonde et la rousse, ça commence comme une histoire drôle, mais ça ne l’est pas tellement. Devenues propriétés respectives d’un indigène, d’un pirate qui souhaite se sédentariser et du gouverneur de l’île, elles vont découvrir un monde rude et impitoyable qui pourrait leur faire regretter la prison du Châtelet. Mais la différence entre ces femmes et les autres, c’est qu’elles sont couillues.

 

 

 

 

© Piatzszek, Tieko - Bamboo

 

 

En mettant des femmes au centre de son récit, Stéphane Piatzszek s’écarte des standards machistes des histoires de pirates. Le  scénariste du remarqué Les oubliés de Prémontré pour Jean-Denis Pendanx signe un récit féministe avant l’heure. Alors que ce monde semblait exclure les femmes, il les intègre en s’appuyant sur un fait réel. En 1640, François Levasseur devient gouverneur de l’île pour le roi de France Louis XIII. Il fera venir des centaines de prostituées européennes pour mettre fin aux unions homosexuelles, dérivées du « matelotage », une tradition au sein des pirates et boucaniers.

 

 

 

© Piatzszek, Tieko - Bamboo

 

 

Dans une sobriété à la « Vécu », TieKo rappelle les belles années où la bande dessinée historique était à la mode. Dans la droite descendance d’un Yves Swolfs, le dessinateur fait le job avec application tant dans les décors (le bateau est bien réussi) que dans les personnages. Son trait manque juste un peu de personnalité, ou de particularité. Mais il vaut mieux un graphisme passe-partout bien fait qu’un dessin original avec des défauts.

 

Jack Sparrow, méfie-toi ! Si tu avais à faire à des filles comme celles-là, tu devrais prendre garde à toi !

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La promesse de la tortue

  

Tome : 1 

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Stéphane Piatzszek 

 

Dessins & Couleurs : TieKo 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818968413

 



Publié le 06/06/2020.


Source : Bd-best


« Toute œuvre d’art est l’enfant de son époque et, bien souvent, la mère de nos émotions. »  Les aventures de Munich dans Marcel Duchamp

« - Duchamp ! Venez avec nous à l’atelier ! Vaches, pâtures, filles… Quelques loufoqueries locales, bien sûr, mais assez plaisantes. Et à la fin de la journée, nous avons un petit rituel à nous. Mais vous n’y participerez que si vous le désirez. Nous y voilà, l’atelier de Haimhausen. Figurations animales et humaines. Et je crois déduire que ce soir ce sont les secondes qui vont nous occuper. Messieurs… et madame ! Laissez-moi vous présenter Marcel Duchamp, un ami qui nous vient de Paris, peintre, cela va sans dire, de renommée modeste mais sulfureuse.

- Installez-vous. Nous sommes prêts à commences, n’est-ce pas ? Oui. Bien , alors… Faites de l’art. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1912, Marcel Duchamp arrive à Munich chez Max Bergmann, le « peintre des vaches », compagnon de quelques unes, de ses nuits parisiennes. Ce séjour bavarois sera un véritable tournant dans la vie de l’artiste, l’amenant des questions de la création aux réponses de la conception d’une œuvre artistique.

 

 

 

 

© Muradov – Dargaud

 

 

                Après le recueil d’histoires « Aujourd’hui, demain, hier » paru en 2016 chez le même éditeur, Roman Muradov revient avec, plus qu’un album, une œuvre d’art. D’origine russe, il habite à San Francisco. Il travaille pour des magazines aussi divers que, entre autres,  ‘The New Yorker', ‘New York Times', ‘Wall Street Journal', ‘Random House', ‘Vogue' ou encore ‘Washington Post'. Son site  https://www.bluebed.net donne un aperçu de la diversité de ses talents graphiques.

 

 

 

 

© Muradov – Dargaud

 

 

                Dans Les aventures de Munich dans Marcel Duchamp, tout est dit dans le titre. L’inversion syntaxique n’est pas innocente. Ambitieuse, onirique et déstructurée, la narration du récit invite à un voyage au cœur de l’art. Peu de choses ont été dites sur cet épisode de la vie de Duchamp, alors Muradov invente et ne s’en cache pas. Il imagine que l’artiste a volontairement perdu un bras afin de rechercher l’aide d’autrui et prolonger son séjour allemand. Il compare cette mutilation à celle de l’oreille de Van Gogh, qui lui permet d’exacerber son art. Bien sûr, pour que tout reste crédible, Duchamp se fait mettre une prothèse afin que personne ne remarque l’absence de membre. Cette image concrète posée sur un socle fragile, comme la définit Muradov, lui permet de romancer sa vie jusqu’à l’invention des célèbres « ready-made ».

 

 

 

 

© Muradov – Dargaud

 

 

                L’album ne ressemble à aucun autre. Les personnages esquissés sur un décor deviné dansent en peu de traits dans des noirs-grisés lorgnant vers un sépia sans jamais l’atteindre. Roman Muradov se cherche, propose et impose un art et une technique graphique et narrative comme s’il s’imbriquait dans le personnage dont il raconte la vie.

 

« Le grand ennemi de l’art, c’est le bon goût. » disait Marcel Duchamp. Pourtant, cet album a bon goût et est ami du neuvième. Pour ceux qui en douteraient encore, il est la meilleure preuve que la bande dessinée est un art à part entière, indépendant, ayant ses spécificités, et n’étant semblable à aucun autre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les aventures de Munich dans Marcel Duchamp 

 

Genre : Art-historis-tique

 

Scénario & Dessins : Roman Muradov

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 120 

 

Prix : 22,50 €

 

ISBN : 9782205084894

 



Publié le 06/06/2020.


Source : Bd-best


Le sens de la vie, la voie de la mort.  Mortel

 

 « - Mireille, veuillez organiser un rendez-vous demain matin avec Bouchard, pour que je lui annonce son licenciement. Qu’est-ce q… Je vais mourir aujourd’hui, c’est ça ? Wow… Eh bien, ça remet des choses sous une toute autre perspective… Mireille, veuillez avancer mon rendez-vous avec Bouchard à dans 10 minutes, merci. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Un chef d’entreprise vient de voir apparaître la Mort et sa faux dans son bureau. C’est signe pour lui que se dernière heure vient d’arriver. Son emploi du temps s’en trouve tout chamboulé.

 

 

 

 

© Martin, Dubuisson – Delcourt

 

 

                Elle va en chambouler des emplois du temps, la Mort, dans la centaine de strips carrés que constitue ce petit album rouge dehors mais noir dedans. Automobiliste ou skieur, Prêtre ou ramasseur de champignons, parachutiste ou simple passant, riche ou pauvre, on est tous égaux devant elle. Mais attention ! La victime n’est pas toujours celui ou celle que l’on croît.

 

                Après Pan, t’es mort ! de Guillaume Guerse et Terreur Graphique paru l’an dernier dans la même collection Pataquès, la grande faucheuse est de nouveau à l’honneur, ou plutôt à l’horreur.

 

 

 

 

© Martin, Dubuisson – Delcourt

 

 

                Pour la plupart du temps en gags métronomés en quatre cases, parfois en cartoon unique, les situations morbides sont à mourir...de rire. Marc Dubuisson tient le bon tempo. « Le sens de la vie » des Monty Python n’est pas loin. La religion, Donald Trump, les flics et les chasseurs entre autres en prennent pour leur grade. On dit qu’on s’habitue à tout sauf à l’idée de la Mort. Le scénariste en fait une fonctionnaire comme une autre qu’on finit même par trouver sympathique. Preuve en est la dernière série de gags de l’album intitulée « In bed with death » dans laquelle la dame en noir est une respectueuse mère de famille rentrant chez elle retrouver sa famille après une journée de boulot. Elle a un mari, une fille prénommée Agonie, mais aussi des états d’âme, ce qui prouverait qu’on en a une.

 

 

 

 

© Martin, Dubuisson – Delcourt

 

 

                Thierry Martin traîne ses guêtres depuis un bon petit moment maintenant dans le milieu de la BD. Il a réalisé de nombreux courts récits dans Spirou mais n’a pas encore réalisé la série qui fera son succès. Son graphisme semi-réalistes à mi-chemin entre Marcinelle et Fluide est parfait pour ces petites situations d’humour noir.

 

                Mortel est un album qui fait bien rigoler, ce qui prouve qu’on est encore vivant.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mortel

 

Genre : Humour noir de chez noir 

 

Scénario : Marc Dubuisson

 

Dessins & Couleurs : Thierry Martin 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782413008941

 



Publié le 05/06/2020.


Source : Bd-best


Happy Lycée to you !  Les profs - L’album des 20 ans

« - Madame la proviseure ! Nous détenons cinq otages ! Appelez le ministre de l’Education Nationale ! Tout de suite !

- Vous bluffez !

- Ils bluffent pas !

- C’est toi, le bluffon !

- D’accord, d’accord ! Et je lui dis quoi ?

- On veut le bac ! On l’a raté je sais pas combien de fois à cause que les profs sont nuls !

- J’ai pas compris… Ils ne veulent pas un hélicoptère et des millions ?

- Non non, juste des diplômes, je crois ! »

 

 

 

 

 


 

                Opération Fanfaron ! Pour les vingt ans du lycée, l’administration a mis les petits plats dans les grands. Mais les agapes vont vite prendre un ton de blues (agapes the blues) lorsqu’un trio de bras cassés va faire une prise d’otages dans la salle des profs. Les rebelles sous-diplômés n’ont qu’une revendication : qu’on leur donne le bac.

 

 

 

 

 © Léturgie, Erroc, Sti, Pica - Bamboo

 

 

                C’est par ce grand récit de vingt pages que commence cet album anniversaire des profs. Il n’est pas dessiné par Pica, ni par Léturgie, enfin, il l’est, mais pas que. Sur un scénario de Sti et Erroc, chaque planche a été confiée à un auteur maison de chez Bamboo pour un résultat qui nous colle plus fort qu’un élève pris la main dans le sac.

 

 

 

 

 © Léturgie, Erroc, Sti, Pica - Bamboo

 

 

Après cette aventure, Bamboo nous invite à remonter le temps en nous racontant la genèse de la série. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur la série depuis sa première planche parue en 1997 dans le journal de Mickey alors que personne n’y croyait. Puis vint le million d’albums, les produits dérivés, une série spin off (Boulard), les films. Une véritable success story.

 

 

 

 

 

 Et ce n’est pas fini ! Quelques uns des meilleurs gags sont commentés par leurs auteurs. Et, nouveauté, les profs se mettent à la narration sous forme de strips.

 

                Voilà vingt ans qu’est paru le premier album des Profs. Vingt ans qu’on écoute les campagnes napoléoniennes de Polochon. Vingt ans qu’on bave devant la prof de français. Vingt ans qu’on dort dans les cours de philo et qu’on met du bazar en espagnol. Vingt ans que Gladys hurle sur tout ce qui bouge et que Tirocul tire au flanc. Bamboo n’a pas hésité à mettre les petits plats dans les grands pour nous présenter un bel album de 88 planches au prix d’un 48. Il y a de l’historique, il y a de l’inédit. Un travail éditorial parfait.

 

 

 

 

 © Léturgie, Erroc, Sti, Pica - Bamboo

 

 

Rendez-vous dans dix ans pour fêter les trente ans de la série. Il y a fort à parier que d’ici là Boulard n’aura toujours pas eu son bac.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les profs

 

Tome : L’album des 20 ans

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Erroc & Sti 

 

Dessins : Léturgie, Pica & Co 

 

Couleurs : Guénard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818977309



Publié le 04/06/2020.


Source : Bd-best


Hissez le pavillon pirate, voici le grand corbeau noir !  Raven 1 - Némésis

« - Tim, espèce d’oursin galeux ! Je suis content de te voir !!

- Raven, tu reviens seul, une fois de plus. Black Vane n’aurait pas dû t’embarquer. On l’avait pourtant bien prévenu.

- Cesse ton numéro, vieux triton, tu te répètes et tu ne sais rien.

- Je sais ! Raven porte le malheur partout où il passe.

- Peut-être bien, Tim le radoteur. Mais tu verras, avant peu je reviendrai sur un grand navire, mon navire. Et toi tu seras toujours là, collé à ta planche, comme la moule que tu es. »

 

 

 

 

 

 

 

                1966. Lorsque Raven débarque sur l’Ile de la tortue, on ne peut pas dire qu’il soit accueilli à bras ouvert par ses congénères. Qu’est-il arrivé à son navire le Flying Dragon ? Pourquoi rentre-t-il seul ? Ils ont coulé corps et biens avec le galion espagnol qu’ils étaient en train d’aborder. Raven va devoir se refaire une réputation de pirate digne de ce nom. Et lorsque le navire de Darksee mouille dans la baie de l’île, une occasion de fortune va se présenter à lui.

                Darksee, belle à se damner, est en train de négocier avec Bastard de Fontenay, gouverneur véreux pour mettre la main sur le trésor de Chichen Itza, grande cité Maya du Yucatan. Raven subtilise la carte aux trésors et s’enfuit. La quête ne va pas être simple, ni pour les uns, ni pour les autres.

 

 

 

 

© Lauffray– Dargaud

 

 

                Le dessinateur de Long John Silver, sur scénario de Xavier Dorison, s’embarque pour une nouvelle croisière en solitaire. Mais là, on ne s’amuse pas. Enfin, nous, oui, mais les personnages pas trop. Ça croise du fer et ça fait tonner les canons à tout-va. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lauffray n’a pas besoin de copilote pour assurer un abordage de haut vol.

 

 

 

 

© Lauffray– Dargaud

 

 

                Lauffray, familier de l’univers, s’attache ici à faire vivre ses personnages dans une époque antérieure de cent ans à celle de sa variation de L’île au trésor, lors du crépuscule d’un monde, les pirates étant chassés des Caraïbes. Raven se situe en plein âge d’or de la piraterie. Le héros n’appartient à aucun groupe, c’est un loup solitaire, une tête brûlée. Darksee n’est ni une caution féminine, ni une faire-valoir. C’est une véritable héroïne atypique, ou plutôt une anti-héroïne, la Némésis de Raven, farouche rivale qui n’hésite pas à s’accointer avec quiconque lui permettrait de faire fortune. Lauffray la dessine en femme fatale, la faisant entrer directement dans la shortlist des personnages-fantasmes de la bande dessinée.

 

 

 

 

© Lauffray– Dargaud

 

 

                Raven n’est pas un simple duel entre le personnage titre et son alter ego féminin. C’est un univers complet et cohérent. Outre les pirates de l’Ile de la Tortue, tout un aéropage de personnages secondaires : Kemba, ancien esclave sur qui Raven peut compter, Drago et Tobias, colosses aux poings de fer, le Comte de Montignac et sa famille, naufragés sur une île convoitée, pour ne citer que ceux-là.

 

 

 

 

Edition de luxe

 

 

                Rhabille-toi, Johnny Depp ! Flibustiers, forbans, naufragés, trésor, îles perdues, Mathieu Lauffray a réuni tout ce qui est nécessaire à une bien bonne histoire de pirates. Lorsque les ingrédients sont les meilleurs et que le cuistot est un chef trois étoiles, le repas ne peut être que délicieux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Raven

 

Tome : 1 - Némésis

 

Genre : Piraterie

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Mathieu Lauffray

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782205079869

 



Publié le 03/06/2020.


Source : Bd-best


Y aura-t-il suffisamment de toasts aux rillettes?  Grand Orient

« - Il s’agit bien de… de la loge maçonnique « Le triangle bleu » ? Je dois être initié ce soir...pour… euh… intégrer la Loge.

En effet. Nous vous attendions. Arrêtez-vous là, s’il vous plaît. Je dois maintenant vous bander les yeux… Pour votre protection comme pour la nôtre. n’ayez aucune inquiétude. Donnez-moi vos mains… Merci. Maintenant avancez. Laissez-vous conduire. Parfait. Très bien. Mettez-vous là. Voilà, comme ceci. Contre le mur. Attendez ici. Nous reviendrons bientôt vous chercher. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Jeudi 24 septembre, 20h15, 34, rue Salomon, Paris XXème. Philippe, trentenaire parisien vient pour se faire initier en franc-maçonnerie. Alors qu’il pensait intégrer un monde intellectuel, noble, puissant et fastueux, il va tomber de haut quand il découvrira l’envers du décor. Loin d’être déçu, l’homme le prend avec humour et entre dans le jeu. Les Frères et Sœurs de sa Loge ont chacun leur particularité, de la mamie acariâtre au bobo idéaliste, mais ils sont avant tout des hommes… comme les autres.

 

 

 

 

© Denis, Franc - Soleil

 

 

                Si vous avez en tête les grands reportages télévisés faisant de la franc-maçonnerie une communauté grandiloquente et pompeuse, oubliez vos a priori. Jérôme Denis remet les pendules à  l’heure et fiche une claque à tous les collets montés qui, pour parler simplement, pètent plus haut que leur cul. Denis donne une image réaliste et tendre de l’institution. Au fond, ces vieilles gens ont un côté émouvant. Derniers remparts d’une époque révolue ou d’une époque imaginée, le scénariste se moque gentiment d’eux mais toujours avec respect. A l’instar des sorciers de Poudlard prenant les humains pour des moldus, les Francs-maçons ont la même vision du peuple. Lui-même Franc-Maçon, par le truchement de Philippe, il raconte une initiation décalée par rapport à tout l’imaginaire qui entoure le concept de la confrérie. Les différentes Loges sont à la fois fraternelles et concurrentes. Mais elles se retrouvent toutes confrontées à la même problématique lorsqu’ils font une réception : les agapes seront-elles à la hauteur ?

 

 

 

 

© Denis, Franc - Soleil

 

 

                Le dessin simple et propre d’Alexandre Franc (on croirait que son nom est choisi pour le sujet) laisse la part belle au récit et aux dialogues drôles sans le vouloir parfois. La mise en couleurs en à-plats contribue à cette discrétion respectueuse d’un récit-reportage truculent.

 

 

 

 

© Denis, Franc - Soleil

 

 

                Il ne faudrait pas que la couverture laisse croire qu’on a à faire à un album sérieux et didactique. Grand Orient lève un voile important sur la Franc-Maçonnerie dans une ambiance humoristique désacralisante.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Grand Orient 

 

Genre : B 

 

Scénario : Jérôme Denis 

 

Dessins & Couleurs : Alexandre Franc

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 80

 

Prix :  17,95 €

 

ISBN : 9782302081703

 



Publié le 02/06/2020.


Source : Bd-best


Les jeux sont (re-)faits, rien ne va plus ! Seuls 12 – Les révoltés de Néosalem

«  - Je comprends vos questionnements à mon sujet… Je ferai mon possible pour vous donner rapidement des gages de ma légitimité sur ce trône ! Mais d’ici là, il est crucial de resserrer la cohésion de notre peuple et de nos soldats. C’est pour cela qu’il faut être sévère avec les enfants de la 8ème ! Nous avons plus que jamais besoin de discipline. Et on ne restaure pas l’ordre sans la possibilité d’un châtiment exemplaire !

- Gouverner par la peur est une stratégie dangereuse, Saul.

- Seulement si elle n’est pas accompagnée de justice. Et je serai juste avec mon peuple. Je vous propose donc d’organiser de nouveaux jeux, plus égalitaires mais aussi plus intense que les précédents. Les enfants de Néosalem vont tous avoir l’occasion de prouver leur valeur ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Devant le conseil des sages de Neosalem, Saul remet les jeux du cirque aux goûts du jour. Nouvelle règle : les perdants mourront ! Les enfants désirant accèder à la sixième famille affronteront ceux de la huitième dont, entre autres, fait partie Leïla. La voici dans l’arène. Pendant ce temps, Terry et Koupchou, le maître des couteaux, tentent de retrouver leurs amis. De son côté, Yvan essaye de faire de même après avoir échappé aux cloueurs de nuit chez qui il a laissé une main.

 

 

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

                Ça faisait pas loin de deux ans qu’on attendait impatiemment le retour de Seuls. Après quelques soucis de santé à la main, Bruno Gazzotti revient au top de sa forme. Le scénario a parallèlement connu plusieurs versions. Les auteurs ont décidé de revenir à leur première méthode de travail en élaborant en plus étroite collaboration leur récit.

 

 

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

                Fabien Vehlmann doit jongler entre les divers endroits dans lesquels se trouvent les enfants. Il veille donc à ne pas transformer le scénario en zapping. Pas facile dans les conditions dans lesquels il a mis ses héros. En focalisant l’essentiel de l’histoire sur Leïla et ses affrontements dans l’aréne, le scénariste dresse une colonne vertébrale sur laquelle il greffe comme des côtes les interventions des autres protagonistes.

 

 

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

                Avec un fond politique, cet épisode se rapproche de grands classiques ayant tâté du sujet comme Le Schtroumpfissime. Seuls singe le monde des adultes dans lequel Leïla pourrait être une gilet-jaune rebelle.

 

                Les révoltés de Néosalem ne ressortiront pas tous indemnes du combat qu’ils vont mener. Pour l’un d’entre eux, l’issue sera fatale...

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Seuls

 

Tome : 12 – Les révoltés de Néosalem 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Vehlmann 

 

Dessins : Gazzotti

 

Couleurs : Usagi 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034733583

 



Publié le 02/06/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4286 -  3 Juin 2020

 

 

Olive, elle n’est pas seule. Rencontre d’un autre type

 

 

 

 

 

 

 

            Quelques mois seulement après le début de ses aventures, c’est déjà le retour de la rêveuse Olive. Si des réponses à de nombreuses questions vont être apportées, de nouvelles interrogations vont apparaître. La poésie est au rendez-vous de cette belle série onirique.

            Pas moins de quatre récits complets sont au sommaire dont une petite curiosité signée Nicolas Moog et Zoé Thouron. Vous ne mangerez plus jamais de la saucisse comme avant.

 

            Les abonnés ont du boulot. Le Poptastic de Walter Appleduck va les occuper pendant un bon moment de plaisir.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

 

© Mathieu, Erre, Fabcaro – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Prisonniers

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

Olive : Allô la Terre ?

Spirou : Pacific Palace

 

 

Récits complets :

 

Capitaine Anchois

Family Life

Femmes en blanc (Les) : Un boulet de poisse

Pour quelques rondelles de plus (Moog & Thouron)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (les) (La pause-cartoon)

Game over

Léon & Lena

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Dubuc

En direct du futur : Alfred, pour Un été particulier

Interview : Cazot & Mazel

Jeux : Sous la lune bleue d’Olive (Schmittmy)

Leçon de BD (La) : Laurel

 

 

 

Supplément abonnés :

Poptastic : Walter Appleduck

 

 

En kiosques et librairies le 3 juin 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 31/05/2020.


Source : Bd-best


L’histoire vraie d’une ascension.  Le col de Py - Histoire de vies...

« - C’est moi… Pfff… J’ai cru que je n’y arriverais jamais… Je suis chargé comme une mule… Tu crois que tu auras tout ce qu’il te faut pour sortir de la maternité ? Eh, ne me fais pas la tête, je plaisante !

- C’est pas toi…

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Le docteur Lancelin est passé tôt ce matin pour la visite médicale avant de nous laisser sortir…

- Et ?

- Et il a détecté un problème cardiaque à Louis... »

 

 

 

 

 

 

 

Chloé vient d’avoir un petit frère : Louis. Une fille, un garçon, comme on dit, c’est le choix du roi. Les parents Camille et Bastien ont tout pour être heureux, les grands-parents ont tout pour être comblés. Mais il y a un mais. Louis souffre d’une malformation cardiaque. Son salut est en haut d’une montagne qu’il faut gravir. Plus haute que toutes les grimpées du Tour de France, plus raide qu’un Everest ou un Annapurna, la route pour sauver Louis est un chemin de croix pour sa famille qui n’en voit pas le bout. Il va falloir se serrer les coudes. Aidés par des proches aimants, les Laporte vont-ils conjurer le sort ?

 

 

 

 

© Espé - Bamboo

 

 

« Certains histoires s'inventent, d'autres se racontent... » Inspiré de sa propre vie, Espé se lance dans l’exercice difficile de la biographie. Même si elle est légèrement romancée, l’histoire de Louis, c’est celle de son fils. Emouvoir sans jamais être larmoyant, le pari était difficile tant on peut rapidement tomber dans le pathos dans ce genre d’exercice. Après Le perroquet sur la schizophrénie de sa mère, Espé poursuit sa catharsis en racontant ce parcours intimiste. Les relations entre Louis et son grand-père sont l’angle principal et le pivot autour duquel tourne le récit. De médecins bienveillants en praticiens maladroits, les Laporte vont parcourir leur chemin de croix.

 

 

 

 

© Espé - Bamboo

 

 

Espé est un auteur caméléon. Dessinateur réaliste sur le succès Château Bordeaux scénarisé par Corbeyran, il adopte un style un brin plus souple dans cette histoire de vie. Est-ce pour « dédramatiser » une histoire dont on ne sait pas si l’issue va être fatale ou pas ? L’auteur ne manque pas en tout cas de nous faire verser une petite larme de tristesse ou d’émotion. Mais quel que soit la méthode qu’il adopte pour dessiner un album, il y a un point commun entre toutes ses productions : Espé est philanthrope et altruiste. Il aime dessiner les sentiments de ses personnages et les fait ricocher dans le cœur ou à la face des lecteurs.

 

 

 

 

© Espé - Bamboo

 

 

 Le col de Py est-il une histoire de vie ? Oui. Le col de Py est-il une histoire de sport ? Oui. Le col de Py est-il une histoire à suspens ? Oui. Le col de Py est-il une histoire d’amour ? Oui. Le col de Py est-il une histoire fantastique ? Oui, tout simplement.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le col de Py - Histoire de vies...

  

Genre : Histoire de vies 

 

Scénario & Dessins : Espé

 

Couleurs : Aretha Battistutta 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782818976173

 



Publié le 29/05/2020.


Source : Bd-best


L’équipée sauvage.  Le dernier Atlas 2

«  - ça y est, l’article est en ligne ! « Le dernier Atlas non démantelé reprend du service. Son équipage serait constitué d’anciens membres du George Sand ayant décidé de le faire décoller de Bombay pour aller en Algérie. Selon André Bloch, à l’origine de cette équipée, l’objectif est d’aller intercepter l’Umo qui progresse toujours vers le Nord du pays. » Ah, merde, j’aime pas cette photo de moi, j’ai l’air d’un vieux !

- Ils parlent pas d’Ismaël ?

- Non, il a bien demandé à Bloch de ne pas évoquer sa présence à bord, lors de l’interview téléphonique. Et puis, je pense qu’il a d’autres chats à fouetter. »

 

 

 

 

 

 

 

                Le dernier Atlas quitte l’Inde pour se rendre à Algérie. L’Umo, autre robot géant, y est apparu. A son bord, des mercenaires sur le retour, prêts à tout pour combattre, s’apprêtent à vivre un événement hors du commun. Pendant ce temps, en France, Françoise tente de fuir pour protéger sa fille qui vient de naître avec une étrange tâche sur le front. L’affrontement final se prépare. L’ennemi va bientôt faire face. Mais Ismaël et ses compagnons de voyage feraient bien de se méfier. Il y a un ver dans le fruit.

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

                Pour le deuxième tome de leur trilogie, Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval avancent à petits pas. La tension monte doucement et sûrement. Mais, il faut le dire, le début est un peu poussif. C’est d’ailleurs souvent le cas dans les milieux de saisons des feuilletons. On ne peut pas dire qu’il ne se passe pas grand-chose mais les actions sont diluées. On navigue de l’une à l’autre parfois comme un zapping trop rapide. Par bonheur, un final grandiose permet de finir sur une bonne note, faisant attendre la suite avec impatience.

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

                Hervé Tanquerelle assure son style. Plus maîtrisé, plus assumé, il donne à l’uchronie un ton faussement seventies qui colle au plus près au scénario. Aidé au design des robots par Fred Blanchard, le duo se dépasse et montre son efficacité en particulier dans un mémorable dernier chapitre.

 

                Comme pour le premier tome, absente de la couverture, la coloriste Laurence Croix est considérée comme la cinquième roue du carrosse alors qu’elle est une autrice au même titre que les autres. Il faut dire qu’à part Delcourt qui le fait depuis tant d’années les autres éditeurs ne mettent pas le nom du ou de la coloriste en couverture

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

                Lancée en grande pompe l’année dernière, la série Le dernier Atlas est une curiosité en soi. On attend une conclusion à la hauteur pour définir si elle est un réel événement.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le dernier Atlas

 

Tome : 2

 

Genre : Thriller uchronique

 

Scénario : Vehlmann & De Bonneval 

 

Dessins : Tanquerelle 

 

Design : Blanchard 

 

Couleurs : Croix

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 232 

 

Prix : 24,95 €

 

ISBN : 9782800171166

 



Publié le 28/05/2020.


Source : Bd-best


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