Nouvelles relatives ŕ la bande-dessinée ou au graphisme
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Prends garde Ă  toi, Yakari !  Marilou 1 - La magie de la campagne !

 

 

«  - Alors, tu as bien dormi, ma puce ?

- Grmbbll

- Eh ben figure toi que moi non plus. J’ai entendu une chouette hululer toute la nuit !

- Ha, moi j’ai été réveillé à quatre heures par le chant du coq.

- Vous voyez, même vous, vous n’aimez pas ici !!!

- Au contraire.

- C’est la magie de la campagne !

- Un tour de magie bien raté alors !!! »

 

 

 

 

 

© Dutto, Toulmé, BenBK - Delcourt

 

 

                Marilou et ses parents ont quitté la ville pour la campagne. Quand on est parents et qu’on n’en peut plus de l’agitation urbaine, c’est facile. Mais quand on est une gamine ultra connectée et qu’on a tous ses potes à portée de rue, c’est un peu plus compliquée. Non seulement, Marilou perd ses repères, mais elle se retrouve en milieu hostile. La gamine a une frousse bleue des limaces, fourmis et autres araignées. Elle cherche par tous les moyens à re-déménager dans l’autre sens, mais cela semble peine perdue. Le jour où Marilou va rencontrer un âne et un rouge-gorge qui parlent, ses principes risquent fort d’être remis en question.

 

 

 

 

© Dutto, Toulmé, BenBK - Delcourt

 

 

                L’un s’appelle Gédéon, l’autre n’a pas encore de nom. Georges, ça lui irait bien. Ce sont un âne et un rouge-gorge et ils sont à mourir de rire. Tous deux vont initier Marilou aux joies de la campagne. Seront-ils suffisamment convaincants ? Et les parents dans tout ça, vont-ils croire aux affabulations de leur gamine ? Est-ce qu’une simple plume arrachée du derrière d’un oiseau, au prix d’une larme à l’œil, suffira à prouver qu’ils existent pour de vrai ? Fabien Toulmé, que l’on n’attendait pas là, écrit un conte campagnard. Comme Yakari, Marilou parle aux animaux. La comparaison s’arrêtera là. Enfin, ce sont plutôt les animaux qui lui parlent, et essentiellement deux d’entre eux. Avec humour mais aussi émotion, Toulmé parle des bouleversements dans l’enfance de façon pas si anodine que ça.

 

 

 

 

© Dutto, Toulmé, BenBK - Delcourt

 

 

                Aux dessins et aux couleurs, on retrouve respectivement Olivier Dutto et Ben BK, duo dessinateur-coloriste indissociable des P’tits diables. Tom et Nina laissent ici place à une gamine qui pourrait être une de leurs amies. Grâce à Marilou, Dutto élargit son champ des possibles en représentant la campagne sous toutes ses coutures. La double page sur les saisons est remarquable de simplicité, de limpidité et d’efficacité. On est émerveillé dans la caverne derrière la chute d’eau. On y est bien, comme dans les planquettes quand on joue à cache-cache et qu’on a envie de faire pipi au moment où il ne faut pas. Quant à Gédéon, Gédéon-licorne pour être précis, il fait déjà, en un album, partie des personnages inoubliables de la BD une fois qu’on les a rencontrés.

 

                On avait l’habitude d’avoir deux fournée des P’tits diables par an et on se demande comment on pourrait s’en passer. Si c’est n’en avoir qu’une pour laisser vivre Marilou, on signe tout de suite.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Marilou

 

Tome : 1 - La magie de la campagne ! 

 

Genre : Aventures humoristiques 

 

Scénario : Fabien Toulmé 

 

Dessins : Olivier Dutto

 

Couleurs : BenBK 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782413044918

 



Publié le 24/11/2022.


Source : Boulevard BD


La joyeuse mélancolie.  La vie me fait peur

 

« - Et elle va marcher ta machine, papa ?

- Plus que marcher, mon petit ! Elle va rouler ! C’est une idée qui vient d’Amérique, ils appellent ça le camping-caravaning.

- Mais celle-là, c’est toi qui l’a inventée ?

- Oui, mon gars ! Les meilleures carrossiers et les meilleurs ébénistes ont fait les finitions… Mais les plans, c’est Bibi ! Et je vais commercialiser ce modèle, ça va être une révolution ! Neuville, c’est un sacré nom pour une marque, tu ne trouves pas, Marie ? Ça  sent tout de suite la maison sérieuse…

- Mais tu t’es demandé à qui tu pourrais bien les vendre, tes remorques ? On n’est pas en Amérique, ici ! Cite-moi un seul de tes amis qui pourrait en acheter…

- Jean !

- Jean ! Il est encore plus cinglé que toi ! »

 

 

 

 

 

 


                Paul, la trentaine, vient de se faire virer de l’entreprise familiale par sa femme. C’est l’occasion pour lui de revenir sur sa vie. Entre un père fantasque et une mère très terre-à-terre qui disparaîtra dans un étonnant accident de la route, le petit Paul a toujours eu du mal à trouver sa place. Ce phénomène le poursuivra toute sa vie. Que s’est-il passé entre son enfance et maintenant pour que celle qui était devenue son épouse se retrouve à diriger l’entreprise de tondeuses autoportées créée par son père et le mette à la porte ?

 

 

 

 

© Durieux, Tronchet - Futuropolis

 

 

                Plus que l’histoire de Paul, « La vie me fait peur » est avant tout l’histoire de Raoul, son père, meurtri par le deuil d’un enfant, Romain, le frère de Paul, mort à deux jours. La perte d’un enfant quel que soit son âge étant la plus grande douleur qu’un parent puisse vivre, il n’est pas étonnant que Raoul en ait des séquelles. C’est certainement pour cela qu’il n’habite plus le même monde que ses contemporains. Fantasque, immature, il vit pour son entreprise, ses loisirs et son ami Jean, doux dingue. Paul aura toujours du mal à intégrer cette dimension parallèle dans laquelle erre son père et dont la mort de sa femme l’enfonce encore plus dans cet espace entre la vraie vie et le désir d’une autre réalité.

 

 

 

 

© Durieux, Tronchet - Futuropolis

 

 

                Didier Tronchet aime raconter des parcours de vie. C’est peut-être parce que lui-même a beaucoup bourlingué, de Madagascar à l’Amérique du Sud. De L’homme qui ne disait jamais non au Chanteur perdu, ou plus humoristiquement de Jean-Claude Tergal à Raymond Calbuth, l’auteur retrace des parcours singuliers de personnages en marge d’une société qui ne va pas à la même vitesse qu’eux. C’est certainement pour cela qu’il a souhaité s’emparer du roman éponyme de Jean-Paul Dubois paru au Seuil en 1994, pour en offrir une nouvelle structure. Au dessin, Christian Durieux retrouve l’ambiance des Gens honnêtes qu’il a signé chez Aire Libre sur un scénario de Jean-Pierre Gibrat.

 

 

 

 

© Durieux, Tronchet - Futuropolis

 

 

                Les aléas de la vie peuvent transformer un être du jour au lendemain. Avec La vie me fait peur, les auteurs démontrent qu’il y a toujours une raison d’avancer et qu’un jour on devient le magicien de quelqu’un. Moment fort de cette fin d’année BD, si « La vie me fait peur » peut aider à avoir moins peur d’elle, le contrat est rempli. Incontestablement, il l’est.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La vie me fait peur 

 

Genre : Emotion

 

Scénario : Didier Tronchet 

 

D’après : Jean-Paul Dubois 

 

Dessins & Couleurs : Christian Durieux

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782754829014

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


La puissance des ricochets.  Les contes des cœurs perdus 7 - Merlin

 

« - Merlin… Je sais !

- Tu sais quoi ?

- Si t’es dans la lune, c’est pas seulement à cause de ta maman… Il y a une fille là-dessous... »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Josette, dite Chaussette, vient de mettre en rogne Merlin, l’ado, fils de ses voisins Esther et Pierre. S’il est dans les nuages, selon elle, c’est parce qu’il est amoureux. Ce n’est pas toujours facile, les premières amours. Surtout qu’en ce moment, sa maman est malade. Elle a un très sérieux problème de santé. Alors, pour changer les idées à Merlin et à son petit frère Perceval, Chaussette et Jeannot les amènent souvent en balade en forêt, pour une partie de pêche et quelques ricochets.

 

 

 

 

© Maurel, Clément – Delcourt

 

 

                Chaussette, Jeannot et Merlin sont trois contes des cœurs perdus indépendants, signés Loïc Clément, mais qui forment une trilogie fort émouvante. Le premier a été dessiné par Anne Montel, les deux suivants par Carole Maurel. Le premier raconte l’histoire de Chaussette et son corgi, une mamie du quartier, narrée par Merlin. Le troisième est consacré à Merlin par le prisme de Chaussette. L’adolescent se cherche, perturbé par la maladie de sa mère et vivant son premier flirt. Un clin d’œil à Totoro vient en décupler l’émotion. Ce conte moderne est de ces récits où il ne se passe rien mais il se dit tout, où la force des sentiments est décuplée. Loïc Clément explique la genèse de ce triptyque en postface et l’on y découvre qu’elle ne date pas d’hier.

 

 

 

 

© Maurel, Clément – Delcourt

 

 

                Carole Maurel dessine et peint cet album avec délicatesse. Les éclairages de mi-saisons apportent des impressions de chaleur doucereuse. Elle joue avec les yeux des personnages et les lunettes de ceux qui en ont pour traduire les sentiments d’incertitude, d’interrogation, de surprise, d’inquiétude ou d’amour et d’amitié des différents protagonistes. Aidée par les textes de son scénariste, Carole Maurel donne de la vie à la nature et transforme des ricochets en instants d’éternité. En quelques albums, choisissant ses scenarii avec cohérence, Carole Maurel est devenue l’une des dessinatrices majeures du moment.

 

 

 

 

© Maurel, Clément – Delcourt

 

 

                « L’avantage avec les problèmes, c’est qu’ils ont toujours une solution ! » dit Chaussette à Merlin. L’avantage avec les contes de Loïc Clément, c’est qu’ils aident à comprendre les peines et contribuent, de ce fait, à les soigner à défaut de pouvoir les guérir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les contes des cœurs perdus

 

Tome : 7 - Merlin

 

Genre : Histoire d’amour

 

Scénario : Loïc Clément

 

Librement inspiré d’une nouvelle de : Sabine Suchet

 

Dessins & Couleurs : Carole Maurel

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Jeunesse

 

Nombre de pages : 40

 

Prix : 11,50 €

 

ISBN : 9782413038849

 



Publié le 09/11/2022.


Source : Boulevard BD


L’art, c’est toute une histoire.  La dernière aventure de Tintin et d’Hergé - L’Alph-Art ou l’art de l’inachevé

 

 « - Et cette œuvre-ci, qui est comme un raccourci de tout l’univers, depuis l’Alpha jusqu’à … Roméo… Fiat… Lancia… jusqu’à l’Oméga… Non, ça doit être une autre marque…

- C’est une œuvre d’art. Et une œuvre d’art ne sert à rien ! C’est ça l’art !

- Décidément, nous nageons dans l’art !... »

 

 

 

 

 

 

 

Si pour Bianca Castafiore, une œuvre d’art peut être un raccourci de tout l’univers, pour Haddock, une œuvre d’art ne sert à rien. On reconnaît bien là les sentiments très terre à terre du Capitaine. Pour un marin, c’est un comble. C’est Tintin qui a la meilleure analyse de la situation : « Nous nageons dans l’art ! ». Est-ce à dire que tout est art ? Et pourquoi pas après tout ?

 

 

 

 

© Benkemoun - Sépia

 

 

Lorsque Magritte sous-titre son tableau « La trahison des images » par un « Ceci n’est pas une pipe » alors que son tableau en représente une, il remet en question et interroge sur la perception que chacun peut avoir d’une œuvre. Ce n’est pas innocent si Nicole Benkemoun place une référence à la pipe de Magritte en regard de la page de titre de son livre. Ceci n’est pas une aventure de Tintin. Ceci n’est pas la vérité qu’il faut tirer de Tintin et l’Alph-Art, album inachevé de Hergé. Ceci n’est qu’une aventure de lecture, résultat du choc esthétique et émotif ressentie par l’autrice de cet essai à la lecture de l’album. L’art est subjectif. L’analyse de Nicole Benkemoun l’est. Est-ce à dire qu’elle est une faussaire, comme il y en a dans l’histoire ? Peut-être bien que oui. Mais comme elle le revendique presque, on lui pardonne aisément.

 

 

 

 

© Benkemoun - Sépia

 

 

Huit chapitres composent ce nouvel opus de la collection Zoom sur Hergé. Dans L’affaire Alph-Art, Benkemoun revient sur la création et la publication des deux versions de l’album : celle de 1986 d’abord, album double à la manipulation originale, deux cahiers mettant en regard les planches en l’état de crayonnés poussés ou de brouillons, telles qu’elles, laissées par Hergé, et les dialogues dactylographiées, celle de 2004 ensuite, intégrant l’album au format classique des albums précédents.

L’art dans Tintin fait un détour par l’art sous toutes ses formes dans les aventures du reporter à la houppe. On y découvre comment des œuvres célèbres ont inspiré Hergé, comme par exemple la vague d’Hokusaï pour une scène des Cigares du Pharaon. L’autrice met également en avant la mythique exposition Le musée imaginaire de Tintin qui s’est tenue en 1979 pour les 50 ans du héros.

L’Alph-Art, qu’est-ce que c’est que ça ? Dans ce chapitre, Nicole Benkemoun nous fait pénétrer au cœur de l’œuvre par le prisme d’Hergé lui-même grâce à un entretien accordé par le maître à Benoît Peeters. Hergé savait que ce serait son dernier album. Il tenait donc à le consacrer à sa passion : l’art. On y découvre tous les goûts de Hergé en la matière.

 

 

 

 

© Benkemoun - Sépia

 

 

Procès de l’art questionne sur les faussaires et mystifications. Certains découvriront que le personnage de Endaddine Akass a été inspiré par Fernand Legros, l’un des plus grands faussaires du marché de l’art du XXème siècle.

H comme… H comme la lettre que tient Tintin dans ses mains sur la couverture de l’album de 1986, mais H comme beaucoup d’autres choses. On le découvre dans ce chapitre fort original, la petite pépite du livre. On y apprend que Hergé avait imaginé des couvertures expérimentales pour L’affaire Tournesol et pour Tintin au Tibet, mais qu’elles ont été refusées.

Art en procès capte les instants de création à partir du manuscrit d’Hergé. Petite curiosité avec la référence à l’entarteur belge Georges le Gloupier, le justicier pâtissier qui envoie des tartes à la crème à la figure des pompeux cornichons. Le paragraphe La tentation de l’achevé montre comment des dessinateurs, Yves Rodier en tête, ont publié sous le manteau leur version achevée de l’album. (Sous le manteau mais on en trouve aisément dans des festivals de bande dessinée aussi prestigieux qu’Angoulême)

Retour et rupture puis Tombeau de Tintin clôturent l’essai avec un retour aux origines avant de quitter la scène.

 

Vous l’aurez compris, Zoom sur Hergé propose encore une fois un ouvrage passionné et passionnant sur l’œuvre de cet artiste immense. On ne saura jamais si Tintin finira en expansion de César, mais en tous cas le livre de Nicole Benkemoun finira en bonne place sur les étagères des tintinophiles c’est sûr, mais des amateurs d’art de tout poil aussi. Et après l’avoir lu, il n’y a plus qu’une chose à faire. Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

One shot : La dernière aventure de Tintin et d’Hergé - L’Alph-Art ou l’art de l’inachevé 

 

Genre : Analyse d’œuvre

 

Auteur : Nicole Benkemoun

 

Éditeur : Sépia

 

Collection : Zoom sur Hergé

 

Nombre de pages : 272 

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9791033405320

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


Visages cachés, pouvoirs révélés.  Masques 1 - Le masque sans visage

 

« - Une livraison ? A cette heure-ci ?

- Oui, mais c’est personnel, Tonio !

- C’est quoi ? C’est quoi ?

- Ça, Jorge, c’est notre retraite assurée. »

 

 

 

 

 

 

 

                2 Novembre. La fête des morts bat son plein dans les quartiers populaires de Veracruz. Hector et Jorge, deux ados qui travaillent dans un restaurant familial, se voient confier des caisses par de louches individus qui leur demandent de les cacher jusqu’au soir. La tentation est trop grande. Les deux frères en ouvrent une et découvrent des masques. La tentation est trop grande d’en essayer un. Pendant ce temps, en France, Siera, brillante lycéenne originaire du Burbuto, reçoit un colis venant de son pays avec ce mot : « On n’échappe pas à sa famille. ». A l’intérieur, un masque. Également le même jour, en Belgique, Al rentre à son domicile en skate après avoir joué au Yamakasi et retrouvé sa copine dans un fast food. Son père, collectionneur de masques, s’inquiète de la disparition d’un chargement… à Veracruz.

 

 

 

 

© Jurion, Kid Toussaint - Le Lombard

 

 

                « Le but premier d’un masque ? Travestir la réalité ? Les masques n’ont pas été faits pour aider leurs porteurs mais pour sauver l’humanité d’un quelconque grand mal, grand mal dont les masques peuvent être d’ailleurs responsables. » JS, le père de Al, n’est pas un simple collectionneur. Il en est non seulement expert, mais, sans être un démiurge, connaît parfaitement les lois qui les régissent. Il connaît tous les masques ancestraux et leurs origines. Ils ont été taillés dans l’armure, la chair et les os d’un ancien dieu mort sur Terre. Chacun a son pouvoir magique. Celui d’Al lui donne une apparence et une force herculéenne. Celui de Siera la rend invisible. Celui d’Hector, d’origine aztèque, est maléfique.

 

 

 

 

© Jurion, Kid Toussaint - Le Lombard

 

 

                Kid Toussaint et Joël Jurion lancent une nouvelle série à la frontière entre les tourments adolescents de Elles et l’action et le dynamisme de Klaw. Avec Masques, ils inventent une nouvelle mythologie à la Marvel faisant des adolescents des super-héros profitant de leurs pouvoirs ou les subissant. Le genre, le manichéisme entre le bien et le mal, ainsi que l’universalité des origines sont au cœur de l’aventure. Pour parfaire le tout, les auteurs n’oublient pas la petite touche d’humour grâce à Gunawan.

 

 

 

 

© Jurion, Kid Toussaint - Le Lombard

 

 

                Savoir aller chercher au fond de soi, voilà ce que peuvent permettre de faire ces masques qui sont une clef pour chacun de ces adolescents qui cherchent leur personnalité, qui tentent de se construire dans un monde, le nôtre, de plus en plus énigmatique.              

Si elle est bien accompagnée par un travail éditorial soutenu, Masques s’annonce comme la nouvelle petite bombe du Lombard. La série a tout pour faire un carton.

 

                 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Masques

 

Tomes : 1 - Le masque sans visage

 

Genre : Aventure 

 

Dessins : Joël Jurion  

 

Scénario : Kid Toussaint

 

Couleurs : Yoann Guillé 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782808205795

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


La planète du singe.  Darwin’s incident 1

 

« - En êtes-vous vraiment sûr ?

- Il s’agit du rapport officiel de l’académie nationale des sciences. Le décryptage du séquençage de l’ADN et les dernières technologies d’analyse du génome le confirment. Ce nouveau-né est un hybride mi-humain mi-chimpanzé. C’est un humanzee. »

 

 

 

 

 

 

Charlie est un humanzee, un être hybride né d’un humain et d’une femelle chimpanzé dans un institut de recherche biologique. Elevé par un couple de scientifiques humains depuis quinze ans, il va aujourd’hui rentrer au lycée. Entre une intégration parmi des adolescents pas toujours bienveillants et un groupe de véganes extrémistes qui voient en lui une icône, Charlie va devoir trouver sa place dans une société formatée pour une soi-disant normalité.

 

 

 

 

© Shun Umezawa/Kodansha Ltd.

 

 

On parle souvent de bestialité pour dénoncer des comportements humains violents. Cette histoire démontre que la cruauté humaine est bien plus profonde et que l’on ferait mieux d’attribuer l’adjectif « humanité » à des animaux dangereux. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre Charlie et César, de la planète des singes. Mais là où, dans la dernière trilogie cinématographique de La planète des singes, César s’affiche en opposant aux humains, Charlie est, pour l’instant du moins, dans une posture d’observation. Le jeune humanzee n’aspire qu’à vivre sa vie d’adolescent. Mais gare à qui s’attaquerait à ceux qu’il aime. Ses capacités animales prendraient rapidement le dessus.

 

 

 

 

© Shun Umezawa/Kodansha Ltd.

 

 

Shun Umezawa signe un manga engagé, engagé contre les dérives scientifiques, mais aussi engagé contre la dictature du véganisme. Le prénom de la lycéenne qui se liera d’amitié avec Charlie n’est pas anodin. Elle s’appelle Lucy, comme le plus vieux squelette d’hominidé découvert par Yves Coppens. La boucle entre l’homme et le singe est ainsi bouclée.

Dans sa bonté, Charlie est redoutable. Plus fort qu’un chimpanzé et plus intelligent qu’un humain, il est avant tout une victime de sa condition particulière. Comment Umezawa le fera-t-il « évoluer » ? La façon dont il orientera la série pourrait en faire une série majeure.

 

 

 

 

© Shun Umezawa/Kodansha Ltd.

 

 

« Le courant de la conscience s’étend des humains opprimés à tous les animaux, conduisant à de formidables réponses sur l’évolution. » Cette phrase de Charles Darwin prend une toute autre dimension dans cet « incident » qui est l’un des événements manga de l’année. Le grand prix reçu au Manga Taisho Award 2022 est plus que justifié.

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Darwin’s incident

 

Tome : 1

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario & Dessins : Shun Umezawa 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 978237287

  

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Espagne Ă©ternelle.  Soledad

 

« - Soledad… enfin ! Rien n’a changé ! Non, rien n’avait changé… et pourtant cala faisait quinze ans que je n’atais pas revenu à Soledad. Seule la maison de mes parents paraissait être plus en ruine que les autres… Mais comme elle me semblait belle !... C’était mon enfance, cette maison abandonnée, des tas de souvenirs qui me revenaient en cascade... »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

Une chaude après-midi d’été, dans une rue à demi-ombragée d’un village qui somnole, Carmen et Sarah discutent. L’une brode, l’autre l’écoute donner son avis sur tout. Un berger rentre son troupeau de brebis. Un homme est perclus de remords après un cauchemar. Un autre revient au village après des années d’absence. Il y a aussi cet instituteur qui, en pleine leçon de choses, reçoit la visite d’un inspecteur qui lui annonce de mauvaises nouvelles pour l’école.

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

En 1980, Tito nous faisait découvrir Soledad, petit village espagnol en Castille, aride et meurtri par la guerre civile. Contrairement à ce qui pourrait se faire sur  un tel sujet, ce n’est pas l’action qui est privilégiée mais les rapports entre les principaux protagonistes. On suit le déroulement des événements aux côtés d’un enfant, d’une grand-mère ou d’un témoin quelconque, fragile et impuissant face aux turpides des événements, et notamment après ce 30 août 1936, jour où l’armée nationaliste envahit et pille le village. La série est née dans le mythique mensuel (A suivre…) avant d’avoir été éditée en albums par Glénat, puis Casterman.

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

Il y a des héros, il y a de l’aventure. Il y a des super pouvoirs, il y a du sexe. Il y a des monstres, il y a des combats. D’autre part, il y a Tito. Rendu célèbre par la série politiquement dérangeante Jaunes, sur scénario de Jan Bucquoy, il s’est forgé en construisant deux séries sentimentales : Soledad (6 albums), puis Tendre Banlieue (20 albums). Tito raconte la vie, la vie vraie, dans un village espagnol avec Soledad, ou la grise ville avec Tendre Banlieue. A l’époque où ses séries étaient sur le devant de la scène, peu d’auteurs le faisaient. Au cinéma, il y avait Lelouch, souvent profondément ennuyeux. En bande dessinée, il y avait Lauzier réservé aux sexagénaires obsédés. Quand Tito raconte la vie, on ne peut qu’accrocher, non pas par son trait, agréable et propre mais extrêmement classique, voire trop réaliste, figeant certaines expressions, mais par ses qualités scénaristiques.

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

Arrêtons-nous un instant sur Tendre Banlieue, dont on espère un jour une intégrale. La série était plutôt destinée aux adolescents, les représentant dans leurs cités, sans fard ni paillettes, comme la vie que bien souvent ils mènent. Les sujets traités sont réels et durs s’il le faut : racisme, famille, école, amours,… Le meilleur épisode de la série est Le cadeau, exposant les relations entre une jeune fille et sa grand-mère.

 

De Tendre Banlieue à Soledad, Tito ce n’est que ça, mais c’est déjà tout ça, des ambiances avant tout. Ce sont les choses de la vie. L’intégrale de Soledad remet sur le devant de la scène une série discrète et majeure des années 80.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Soledad (Intégrale) 

 

Genre : Chroniques espagnoles

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tito

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 304 

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782203231368

 

 

 



Publié le 12/06/2022.


Source : Bd-best


Les héros d’une jeunesse bretonne.  Hoëdic !

 

 « - Imagine que tu rencontres le dessinateur Gos, en librairie, tu lui dis quoi ?

- J’adore ce que vous faites !

- Et si c’est M’sieur Maurice, en dédicace ?

- Je suis super fan de ce que vous faites !

- Et si c’est Walthéry ?

- J’adore… les jambes de Natacha ! Ha Ha Ha ! Et toi, Bubu, si tu croises Anne ?

- Hein ?!! Heuuu... »

 

 

 

 

 

 


                Années 70, Teddy, Bubu, Anne, Franck et leurs potes sont élèves d’un collège de Bretagne. Bubu est fan de maquettes et de BD. Il est amoureux d’Anne, un peu comme tout le monde. Elle voudrait l’ouvrir à l’écologie et aux problèmes de société, mais il est tout le temps le nez dans ses bouquins. Ses modèles sont Blueberry et Archie Cash. Teddy est lui aussi un dévoreur de BD. Sa bible, c’est Spirou. Il en pince pour Natacha. Par-dessus tout, son dessinateur préféré est Maurice Tillieux, l’auteur de César et surtout de Gil Jourdan. Teddy ne lit pas que ça. L’empire des 1000 planètes, de Valérian, est l’un de ses albums de chevet. Franck, lui, a déjà une mobylette et lit L’écho des savanes. C’est un peu le grand frère idéal. Tout ce petit monde va vivre les seventies, au rythme du collège et de l’actualité, pas toujours rose.

 

 

 

 

© Bazile, Stibane - Editions du Tiroir

 

 

                Le passage de l’enfance  à l’adolescence est un cap compliqué à passer. C’est l’heure des premières amours, des premières sensibilisations aux actualités et à la politique. On prend conscience qu’on grandit et que le monde avance. Les parents ne sont pas toujours compréhensifs. Ils sont dans leurs bulles de fatalité. Alors, quoi de mieux que les héros et héroïnes de bande dessinée pour s’évader dans des univers parallèles ? A travers Bubu, Bazile se souvient de son enfance, des matins d’hiver à la Lenorman. Il revoit ses rêves d’îles où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds, avec Le Flagada, Tif et Tondu, Gaston, Sophie, les Schtroumpfs et tous les autres. Un jour, la prof de français rendit les rédactions. Franck avait choisi d’écrire sur Hoëdic, une île proche qui semble particulièrement lui tenir à cœur. C’était si beau que la prof en a lu des passages à la classe. Hoëdic, c’est le rêve à quelques encablures, une centaine d’habitants et pas une seule auto. Ça serait le décor parfait pour une histoire de Tillieux.

 

 

 

 

© Bazile, Stibane - Editions du Tiroir

 

 

                Hêdic ! Ohédic ! Heüdic ! Wêdic ! Whöödic ! Bubu a toutes les peines du monde à prononcer le nom de l’île. Peut-être doit-elle rester imaginaire… L’album de  Bazile est un hommage à toute cette BD des années 70, fin d’un âge d’or  incroyable, peut-être le plus bel hommage qu’il n’y ait jamais eu. C’est aussi une ode à l’imaginaire. Hoëdic démontre aussi comment se construit la personnalité d’un adolescent, entre une marée noire et un deuil… On grandit, on vit, on meurt… Oui, on meurt. On se croit invincible mais le destin ne regarde pas l’âge de ses victimes. A côté, il faut continuer à vivre...

 

 

 

 

© Bazile, Stibane - Editions du Tiroir

 

 

                « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. » Cette citation issue du Petit Prince de Saint-Exupéry irait très bien à Bubu, qui a rêvé, comme d’autres, toute son enfance grâce aux plus grands héros de BD. Hoëdic ! est la chronique d’une jeunesse qui s’enchante pour ne pas être désenchantée. Un des meilleurs albums de l’année. Imagine que je croise le dessinateur Bazile, en librairie,… Je lui dis : J’adore ce que vous faites !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Hoëdic ! 

 

Genre : Souvenirs de jeuness 

 

Scénario & Dessins : Bruno Bazile 

 

Couleurs : Stibane

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Collection : Roman

 

Nombre de pages : 144

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782931027486

 

 

 



Publié le 19/05/2022.


Source : Bd-best


Une enfant de la Résistance.  Simone 1 - Obéir c’est trahir, désobéir c’est servir.

 

« - Simone, viens vite voir ! Ils parlent de la gestapo de Lyon sur la 2. tu es toute pâle, qu’est-ce qui t’arrive ?

- Tu vois, ce type… Il serait plus jeune… Il serait en couleur… On dirait celui qui m’a torturée. »

 

 

 

 

 

 

 

                2 février 1972, à La Tronche, en Isère, Simone Lagrange aperçoit à la télévision le visage d’un homme qu’elle semble reconnaître. Cet individu, le « boucher de Lyon », serait le nazi qui l’aurait torturé vingt-huit ans plus tôt, 33 place Bellecour, à Lyon. Elle a des doutes. Est-ce bien lui ? Il faudrait qu’elle le voit bouger pour en être certaine. Et qui est cette ombre qui se penche sur l’épaule de Simone et la pousse à ne pas se replonger dans cette histoire qui ferait mal à tout le monde? Simone va revivre son enfance depuis 1939 et se remémorer les années de guerre, l’occupation, les bombardements et ranimer ses souvenirs douloureux d’enfant juive dans la période la plus noire de l’histoire de l’humanité.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Walter - Glénat

 

 

                Après la vie d’Irena Sendlerowa, David Evrard et Jean-David Morvan se penchent sur celle de Simone Lagrange, et par ricochet sur les exactions de Klaus Barbie. Au-delà du drame de la déportation, les dégâts qu’a fait la guerre au sein même des familles est mis en exergue au travers du personnage de Jeanne. Orpheline recueillie à bras ouverts par la famille de Simone, elle passera du rôle de victime à celui de bourreau en devenant l’éminence grise des responsables de la gestapo. Simone Lagrange est née Simy Kadosche. Elle deviendra l’un des témoins clés du procès Barbie, mais ça, l’histoire le racontera certainement plus tard. Engagée très jeune dans la Résistance, elle sera la face opposée de Jeanne, des Caïn et Abel de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Walter - Glénat

 

 

                David Evrard montre une Simone déterminée et n’ayant pas froid aux yeux. C’est une réelle enfant de la résistance. Jeanne est satanique et porte en elle l’injustice qu’elle a vécu d’avoir perdu ses parents. Quant à Klaus Barbie, il porte en lui la fourberie des dirigeants nazis. Comment pourrait-on se méfier d’un brave homme qui caresse un chat ? Mais quand le regard de haine prend le dessus, le requin laisse apparaître ses dents acérées. Evrard a le pouvoir rare de rendre glacial un dessin ligne claire que l’on classerait tous publics.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Walter - Glénat

 

 

                Quand on parle de personnages aux pouvoirs exceptionnels, on pense à tort aux héros de fiction. Simone Lagrange rejoint Irena Sendlerowa et Madeleine Riffaud dans la série des super-héroïnes de la vraie vie dont jean-David Morvan a entrepris de raconter le destin.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Simone

 

Tome : 1 - Obéir c’est trahir, désobéir c’est servir. 

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Jean-David Morvan  

 

Dessins : David Evrard 

 

Couleurs : Walter 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344043158

 

 

 



Publié le 11/05/2022.


Source : Bd-best


Attention chef-d’œuvre !  Les dames de Kimoto

 

« - Je t’ai demandé de m’accompagner ici parce que je voulais être seule avec toi. A présent que tu vas te marier, je ne te verrai plus beaucoup. Connais-tu l’histoire qui raconte comment le grand maître Kôbô est apparu en rêve au grand bonze Kishin et lui a dit : « Plutôt que de s’incliner dix fois devant moi, on devrait vénérer neuf fois sa mère »?

- Pas en détail.

- Si un grand sage comme Kôbô vouait un tel respect à sa mère, cela nous met toutes dans l’obligation d’en mériter autant, tu ne crois pas ?

- Vous avez raison, grand-mère. »

 

 

 

 

 

 


                Accompagnée de sa grand-mère Toyono, Hana se rend au Kôya des femmes, le temple Jison. Hana va bientôt se marier. Jeune femme épanouie, elle a brillé dans les études. Toyono lui a appris les valeurs de savoir-vivre et l’art de la conversation. Bien que regrettant de la voir quitter la maison familiale, la grand-mère trouve pour elle un bon parti : Matani Keisaku. Il est le maire de son village. Après les fiançailles et les préparatifs du mariage, Toyono exprime à sa petite-fille ses vœux les plus sincères. Hana part sur une jonque pour sa nouvelle vie.

 

 

 

 

© Bonin - Sarbacane

 

 

                Les dames de Kimoto est une ode à la féminité. A travers l’histoire de Hana, le rôle des femmes dans une société patriarcale se montre déterminant. Alors que le pouvoir politique est aux mains des hommes, les femmes sont aux destinées de la famille. L’histoire est un passage de relai entre une grand-mère et sa petite fille, qui elle-même deviendra mère, puis grand-mère à son tour. En filigrane de la vie de Hana, l’histoire du Japon au XXème siècle s’écrit, avec la douleur de la Seconde Guerre Mondiale. Hana est le symbole de l’évolution de la condition féminine dans un Japon qui passe pratiquement d’un stade médiéval à une modernité qu’il lui faut assumer.

 

 

 

 

© Bonin - Sarbacane

 

 

                Discret mais n’ayant jamais quitté le PBDFB (paysage de la bande dessinée franco-belge) depuis plus de vingt ans, Cyril Bonin construit une œuvre sensible et délicate. D’abord pur dessinateur, puis auteur complet, il se lance dans l’adaptation littéraire. On y retrouve ce qui fait l’essence de sa biographie : l’amour. Bonin met en scène des gens qui s’aiment. Il a raconté des histoires d’amour intenses, des histoires d’amour platoniques, des histoires d’amour charnelles, des histoires qui donnent envie d’aimer. Celle-ci est l’histoire d’un amour non prédestiné qui se construit, l’amour d’une femme pour les siens, un amour que ni les ans ni les frontières ne pourront atténuer, l’amour d’une mère. Hana est belle, très belle, sublime, aussi subtile qu’un cerisier en fleur. Sous le crayon de Bonin, elle est une muse.

 

 

 

 

© Bonin - Sarbacane

 

 

                Les dames de Kimoto, roman de Sawako Ariyoshi paru en 1959, est un chef-d’œuvre de la littérature japonaise. Cyril Bonin en fait un chef-d’œuvre de la bande dessiné.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les dames de Kimoto 

 

Genre : Fresque familiale 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Cyril Bonin

 

D’après : Sawako Ariyoshi

   

Éditeur : Sarbacane

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782377317875

 

 



Publié le 05/05/2022.


Source : Bd-best


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