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Seconde brique mettant à l’honneur William Vance, la fort riche, complète, superbement documentée et illustrée mais surtout touchante d’humilité, de gentillesse et d’amour monographie écrite par un des plus grands spécialistes du 9e Art, Patrick Gaumer, à partir des entretiens réalisés entre 2014 et 2016, en compagnie d’Yves Schlirf, avec l’auteur de tant de séries à succès !
Il n’est plus utile de présenter Patrick Gaumer pour être certain de la qualité de cette monographie, du sérieux avec lequel elle a été conçue puis écrite.
Quant à Yves Schlirf, bien que toujours fort réservé et discret, son nom résonne allègrement dans l’entièreté des couloirs du 9e Art.
Et pour une fois, je vais me contenter, pour vous la présenter, de reprendre simplement 2 extraits sur les plus de 400 pages de cet hommage. Avec eux, tout sera dit ! Il ne vous restera plus qu’à vous plonger avec curiosité, enthousiasme, complicité dans ce formidable récit … dans la vie si bien remplie de travail, d’amitié, d’amour, de talent … de William Vance !

© Patrick Gaumer – Dargaud 2023
« « Je ne peux plus dessiner XIII ! J’ai la maladie de Parkinson, ma main tremble trop. »
C’est ainsi que commence l’histoire du livre que vous tenez entre les mains.
Jean Van hamme venait d’arrêter de scénariser XIII et William Vance avait décidé de continuer la série avec Yves Sente au scénario.
Et voilà que William m’annonçait cette triste nouvelle.
J’étais son éditeur. 25 ans de complicité. Impossible d’en rester là.
J’ai réfléchi et j’ai téléphoné à mon ami William en lui disant : « Nous allons faire un dernier livre ensemble. » Une petite voix me répondit au téléphone : « Mais Yves, je ne peux plus dessiner. » « Pas grave, nous allons quand même faire un dernier livre ensemble et raconter ta vie … toute ta vie de dessinateur. »
Et à ma grande joie, William a accepté de faire ce livre, avec l’aide de Patrick Gaumer.
Cela a été une aventure formidable. Et très touchante.
A plusieurs reprises, Patrick et moi avons rejoint William à Santander.
On se retrouvait autour de lui, avec son épouse et coloriste Petra, son fils Eric …
On l’écoutait. Ce furent des moments inoubliables, remplis de l’amour que lui conférait sa famille.
C’est ainsi que ce livre s’est réalisé : avec William, et autour de William.
… »
Yves Schlirf

© William Vance – Dargaud 2023
Page 403 :
« Une page se tourne.
Avant que la maladie ne s’aggrave, William Vance continue de dessiner pour son propre plaisir tout en s’autorisant, enfin, de vraies vacances. Il aime aussi se balader autour de chez lui sur une très vieille voie romaine. Petra, sa tendre complice, témoigne : « William peut enfin souffler. C’est un beau métier, auteur de BD, mais c’est aussi parfois un peu l’esclavage. Tout n’a pas été toujours facile. Mais quand on voit le résultat, la vie que nous avons menée tous les deux, nos enfants et petits-enfants, tous ces moments de bonheur et de partage, tous ces albums et dessins qui restent dans la mémoire des lecteurs, on se dit que ça en vaut la peine ! »
Le gamin solitaire d’Anderlecht qui, à force de ténacité et de travail, a su combattre sa timidité naturelle et se hisser au tout premier rang des grands maîtres du neuvième art, peut légitimement être fier du chemin parcouru. « L’avantage, conclut William Vance, c’est que je n’ai connu que tardivement le succès. Cela relativise et m’a permis de garder les pieds sur terre. » Derrière l’artiste exigeant se cache un être sensible, cultivé et bienveillant. Le XVIIe siècle avait inventé un nom pour qui portait ces qualités : un honnête homme.
Paris, le 19 mai 2020 »
Patrick Gaumer

© William Vance – Dargaud 2023
Une dizaine de chapitres pour revenir sur une carrière des plus riches et impressionnante à tout point de vue : privée et professionnelle !
De « Howard Flynn » à « XIII », en passant par « Ringo », « Blueberry », « Bob Morane », « Bruno Brazil », « Bruce J. Hawker » et évidemment « Ramiro », … que d’heures de lecture passionnante d’aventures nous a offertes William Vance en un demi-siècle de création !

© William Vance – Dargaud 2023
Un immense « Merci à lui », de la part d’un gamin qui, à l’époque, lui doit son amour de la BD découverte dans les pages de « Femmes d’Aujourd’hui » où il découpait … les aventures d’un certain « Ramiro » !
Thierry Ligot
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Titre : William Vance, monographie : entretiens avec Patrick Gaumer
Auteur : Patrick Gaumer
Editeur : Dargaud
Parution : 1/12/2023
Page : 408
Format : 24,9 x 18,1 x 5 cm
ISBN : 9782505079118
Prix : 45 €
En cette période de fêtes, nombreux sont ceux et celles qui souhaitent faire réellement un BEAU cadeau à offrir à un ami, un proche, … quelqu’un qui compte … et qui est amateur de belles bandes dessinées !
Alors là, pas à hésiter, voici LE cadeau à faire ! Et si en plus il/elle est fan de William Vance, ce sera la totale !
2 briques de toute beauté viennent de sortir !
D’abord l’intégrale des 10 aventures de Ramiro, simple caballero castillan, au service du roi Alphonse VIII.

Nous sommes en 1195 et faisons sa connaissance lors de la bataille d’Alarcos. Bataille perdue malgré les promesses d’indulgences à qui réalisera exploits voire mourra sur le champ de bataille !
Choc violent et viril où une dizaine Mais rapidement le mystère entourant ses origines est percé et le voilà propulsé à un rang auquel son éducation ne l’avait que fort peu préparé … si ce n’est pour le maniement des armes et l’art de la guerre.
A travers une Espagne qui n’existe pas encore, la Castille lutte pour chasser le Maure !
Ramiro se verra confier maintes missions secrètes …

© Jacques Stocquart - William Vance – Dargaud 2023
Véritable chef-d’œuvre du 9e Art, William Vance le réalise par un coup de cœur pour le pays d’origine de son épouse, Petra (qui sera sa fabuleuse coloriste) : l’Espagne !
Son objectif est de placer son héros à une époque trouble, secouée de conflits et séparations, où le pays connaît un tournant dans son Histoire : la Reconquista !

© Jacques Stocquart - William Vance – Dargaud 2023
Au début, c’est avec l’aide de Jacques Stocquart, au scénario, que naît « Le Bâtard ». Ce dernier fournira les scénarios des 6 premiers tomes, jusqu’à « Tonnerre sur la Galice ». Ensuite, ce sera William Vance lui-même qui sera à la fois au scénario et au dessin.
Une épopée chevaleresque à travers le XIIe siècle qui mènera Ramiro sur toutes les routes de Castille, de Léon, de Galice et d’Aragon, voire du Royaume de France en pays de Quercy, au nord-est du bassin aquitain pour sa dernière chevauchée (La tour d’Arnac).

© William Vance – Dargaud 2023
Mais et c’est aussi cela l’attrait de cette série, si le héros principal est pure fiction, tout le reste est authentique : époque, cadre, événements, décors, … et même le parler de l’époque au niveau du vocabulaire, des expressions, …
Un énorme travail d’historien et de journaliste effectué par William Vance sur l’ensemble des 10 récits (avec Jacques Stocquart pour les 6 premiers).
Notons pour être exact, une discrète aide anonyme d’André-Paul Duchâteau lorsque William Vance avouait être un peu en panne d’inspiration. Mais cela ne change rien au résultat, bien au contraire.

© William Vance – Dargaud 2023
La série ne s’arrêta que par manque de temps pour Willian Vance, tout accaparé qu’il fut avec son autre série à succès « Bruce J. Hawker » et les préparatifs du premier tome de « XIII », avant que cette dernière ne l’absorbe entièrement ! Et comme résultat, dans un certain sens … une dose non contenue de regrets pour le lecteur de voir disparaître à tout jamais ce preux héros épique !

© William Vance – Dargaud 2023
Bref une superbe intégrale de fort belle facture, couverture, reliure, qualité du papier et de l’impression ! L’occasion de redécouvrir tout le talent graphique et scénaristique de ce tout « Grand » !
Thierry Ligot
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Titre : Ramiro, L’intégrale
Série : Ramiro
Scénario : Jacques Stoquart / William Vance
Editeur : Dargaud
Parution : 1/12/2023
Page : 448
Format : 28,4 x 22,6 x 4,2 cm
ISBN : 9782505111405
Prix : 39,9 €
Fraîchement paru, la saga des intégrales de Red Sonja se poursuit pour notre plus grand plaisir avec ce nouveau tome, le 4e déjà !
Après avoir dévoré le tome 3, nous voici replonger dans ses multiples aventures heroic-fantasy. La Diablesse à l’épée clamant haut et fort « Qu’importe le lieu, qu’importe l’adversaire … jamais je ne faiblirai … car je suis Red Sonja » nous entraîne ici dans 13 nouveaux petits récits plus captivants les uns que les autres.
Que ce soit contre un fils devenu loup-garou, des détrousseurs, des mercenaires, des sorciers, des démons ou autres forces maléfiques, Red Sonja dépasse la simple héroïne de papier. Dans le Monde Hyborien du célèbre Conan le Barbare, elle représente à la fois la sensualité, la brutalité, l’érotisme sauvage d’une guerrière vouée à refuser éternellement l’amour d’un autre.

©Thomas Roy – marotto Esteban – Thorne Franck - Graph Zeppelin
Mais le récit le plus important est clairement celui de la « naissance » de Red Sonja ! Comment la simple fille d’un fermier unijambiste, ancien redoutable guerrier, incapable de soulever et manier une épée est devenue la redoutable et terrifiante « Red Sonja – la Diablesse à l’épée » !!! Un récit indispensable afin de bien comprendre qui elle est réellement. Une genèse à son image : flamboyante !

©Thomas Roy – marotto Esteban – Thorne Franck - Graph Zeppelin
Créée par Robert E. Howard dans une nouvelle, elle prendra « corps » grâce au crayon d’Estaban Maroto avant d’obtenir sa propre série chez Marvel avec Frank Thorne en 1975.
Cette fois, le présent recueil réunit des histoires parues entre 1975 et 1995 dans « Kull and The Barbarians » et « The Savage Sword of Conan ». Ils seront ensuite réédités par Dynamite Entertainment.

©Thomas Roy – marotto Esteban – Thorne Franck - Graph Zeppelin
Prêt à vous transporter dans les steppes d’Hyrkanie ? Alors réfléchissez bien à ce que vous direz en croisant le chemin de red Sonja !
Thierry Ligot
Titre : les aventures originales de Red Sonja
Tome : 4
Éditeur : Graph Zeppelin
Collection : Les années Marvel
Scénario : Thomas Roy
Dessins : Marotto Esteban – Thorne Franck
Nombre de pages : 232
Prix : 19,00 €
ISBN : 9782490357451
Qui ne connaît l’Odyssée d’Ulysse par Homère ?
Classique des classiques de la littérature antique, ses versions et adaptations sont aussi nombreuses et variées que ses aventures. Le 9e art s’est ainsi fréquemment inspiré d’elles pour maintes et maintes reprises.
Dès lors, qu’aurait-elle encore à nous offrir d’un énième album sur les péripéties de ce héros mythique ?
Un autre regard peut-être ? Une approche plus corsée ? Une Odyssée faisant la part belle à la sensualité et à l’érotisme sulfureux des dieux de l’Olympe ? C’est ce à quoi Cosimo Ferri s’est attaché dans ce premier volume d’Ulysse.
Homère lui-même n’aurait pu trouver à y redire !
Le tome 1 débute avec le retour d’Ulysse du sac de Troie. Il fait naufrage du héros sur l’île de Calypso. Eperdument amoureuse de lui, elle utilisera tous ses charmes pour le convaincre de rester, prête à lui offrir l’immortalité s’il acceptait. Mais Athéna ne pouvant admettre cette idée, force Zeus à envoyer Hermès à la nymphe afin de l’obliger à « libérer » Ulysse.
C’est donc à contrecœur qu’elle le voit repartir à bord de son navire vers d’autres périples : retrouver son fils Télémaque, sauver sa femme Pénélope, …

© Ferri Cosimo - Graf Zeppelin - Tabou
Prévue en 3 opus, cette série se veut fidèle à l’œuvre originale d’Homère. Pourtant Cosimo Ferri tend à s’épancher sur certains aspects plus « coquins » voire joliment érotiques et même carrément « avertis » de sa narration. Dans des décors somptueux, élégants, les ébats des protagonistes n’en sont que plus vivants et sensuels.

© Ferri Cosimo - Graf Zeppelin - Tabou
Ainsi, ce nouveau cycle, après celui d’Achille, conserve les mêmes qualités : une certaine rigueur historique, un dessin réaliste et des couleurs sensuelles, rondes donnant une impression de vie, d’énergie mythologique.
Maîtrisant parfaitement sa technique, le trait est d’abord réalisé au crayon. Ensuite Ferri y applique les lavis de gris à l’aquarelle et les couleurs à l’huile. Cela offre un redu saisissant et de la puissance à l’ensemble.

© Ferri Cosimo - Graf Zeppelin - Tabou
Par ailleurs, et afin de « rentabiliser » au mieux son travail, deux versions coexistent … l’une plus soft aux Editions Graf Zeppelin et un plus hot chez Tabou. Seules différences … le titre et certaines planches plus explicites ajoutées dans la version « Tabou ».
Du plaisir assuré … en patientant le tome 2.
Thierry Ligot
Titre : Prisonnier du destin / L’amour d’une déesse
Série : Ulysse
Éditeur : Graf Zeppelin / Tabou
Collection : - / Phénix
Scénario : Ferri Cosimo
Dessin & couleurs : Ferri Cosimo
Nombre de pages : 48 / 64
Prix : 17,00 € / 19,00 €
ISBN : 9782380380002 / 9782359541793
Une bonne tranche de rire, facile parfois, coquin ici et là, potache et bon enfant certainement !
Annie va à la fac et son papounet chéri la conduit à son kot … Et on ne peut pas dire que son arrivée passe inaperçue ! Ses colocs et les étudiants du kot d’en face comptent bien, dès le départ, l’entraîner dans les plaisirs de la vie estudiantine.
Malgré les recommandations très précises de son papounet, Annie n’est pas contre. Un rien naïve mais pas bigote pour autant, elle est de bonne volonté pour s’intégrer à cette nouvelle vie.

© LeON – Vincenzo Cucca - Tabou
Tout ceci à la plus grande joie de Tina et de Benji … « plus grande joie » … façon de parler, car ces 2 gai-lurons légèrement dévergondés risquent rapidement de découvrir qu’Annie aurait un « ange gardien » pour la « protéger », elle et sa moralité.
Les histoirettes se suivent sans difficultés avec néanmoins au détour de l’une ou l’autre, l’irruption très « protectrice » de cet ange gardien un peu mystérieux.
Humour sans prise de tête, saynètes cocasses, un érotisme plus que light et un minimum grivois, on sourit et s’amuse de la première à la dernière page aux mésaventures de la jeune Annie.

© LeON – Vincenzo Cucca - Tabou
LeON nous plonge dans ces caricatures d’idées reçues de la jeune provinciale débarquant à la fac et se laissant embarquer sans arrière-pensée et sans voir le mal dans des situations burlesques. C’est tellement rafraîchissant qu’on en redemanderait sans hésitation.

© LeON – Vincenzo Cucca - Tabou
Il faut reconnaître que le dessin de Vincenzo Cucca s’adapte parfaitement à l’ambiance. Différent dans son style que dans « Colonisation », il prend visiblement bien du plaisir avec son trait cartoonesque, ses couleurs vives, sa mise en page vivante et aérée. Le tout donne cette petite légèreté si agréable à l’ensemble.
Bref, une chouette petite lecture … qui nous pousserait presque à vouloir retourner à cette vie estudiantine si palpitante !
Thierry Ligot
Titre : Annie va à la fac
Editeur : Tabou
Genre : Érotique
Scénario : LeON
Dessin : Vincenzo Cucca
Nombre de pages : 48
Prix : 17,00 €
ISBN : 9782359541809
Le « Tueur de Vénus » est loin d’avoir été arrêté … ni même identifié en tant soit peu ! Le commissaire Barnes est dans le plus total smog. Ses visites, fort agréables et jouissantes soi-dit en passant du tome 1, à la Maison Fleury pourraient-elles lui donner malgré tout une piste ?
Ce deuxième tome démarre justement avec la mort d’une femme venue s’y réfugier. Une femme ou plutôt un …
D’autre part, plusieurs événements semblent s’y tramer … ou tourner autour …
Sans parler de ce niais de Jack, le livreur de l’épicerie, ou ce photographe amateur de jolis corps, mister Lloyd … Tout deux s’amourachant de la même pensionnaire de la Maison Fleury, Pearl !
A moins que ce Yankee, Garnet, venu livrer clandestinement un mystérieux artefact … à un groupe de gentlemen si british ?
Cela n’aurait-il d’ailleurs pas un lien avec cette secte honorant un texte ancien, le « Homo Homini Deus Est » et pratiquant des sacrifices mystiques ?

© Gabrielle Di Caro – Tabou BD
Maintenant, la solution ne se trouverait-elle pas dans ce drôle de cirque des « horreurs » ?
Le mystère s’épaissit ainsi au fur et à mesure que l’action et les crimes se développent. Que de pistes amorcées en vue de brouiller la vérité aux yeux du lecteur.
Bref, Barnes et son adjoint, le jeune Reid, ont bien difficile à avancer dans ce brouillard. Leur enquête progresse … et prendra-t-elle fin dans le tome 3 ?

© Gabrielle Di Caro – Tabou BD
Gabriel Di Caro continue à faire des merveilles aussi bien dans sa narration douce et feutrée à certains moments, sensuellement torrides à d’autres. Pourtant, son scénario reste fluide et clair. Le tout dans un univers visuel tellement victorien … envoûtant, mystérieux et érotique à la fois. Son trait, sa palette des teintes donnant au récit cette ambiance londonienne doucereuse d’une si charmante maison de plaisir XIXe siècle. L’art de se plonger également dans l’esprit de l’époque, puritain à ces heures et tellement libertin dans ces secondes ! Les mœurs y sont dépeintes avec légèreté mais sans exagération ou volonté moralisatrice.

© Gabrielle Di Caro – Tabou BD
Et comment ne pas savourer, entre deux scènes d’action intense ou narratives, ses suaves délires d’étreintes charnelles ? Entre frou-frou et effeuillage léger, rien de vulgaire ou de foncièrement « hard » dans son dessin. Soignant aussi bien le fond comme la forme, le trait comme le dialogue, nous finissons par en oublier que cette série est cataloguée « pour public averti » !
Ainsi, c’est avec beaucoup d’impatience que nous attendrons le tome 3 afin d’élucider ces nouveaux crimes à Whitechapel.
Thierry Ligot
Série : Les arcanes de la Maison Fleury
Tome : 2
Titre : Les coulisses
Éditeur : Tabou BD
Scenario : Gabriele Di Caro
Dessinateur : Gabriele Di Caro
Nombre de pages : 56
Prix : 17,00 €
ISBN : 9782359541786
Plus besoin de présenter Xavier Duvet aujourd’hui. Considéré par beaucoup comme désormais le « Maître » en la matière, son style, ses histoires, son dessin font références !
Après « Les Maîtresses », il était plus que logique que Xavier Duvet s’intéresse, par l’autre bout de la lorgnette aux plaisirs interdits des relations domination-soumission.
Au travers ces deux histoires purement féminines, nous voici entraîné dans des scénarios flirtant bon le plaisir consenti d’une soumise pour sa maîtresse, étant l’objet de ses désirs et envies.
D’abord Delphine, soumise de nature, aimant les femmes, elle est à la fois l’amante, la servante, l’esclave d’Elvira. Elle se plie sans sourciller à ses moindres caprices … pour le plus grand plaisir de Jean-Seb, l’invité de la soirée. L’occasion pour ce dernier, en découvrant cette relation étrange pour lui, de réaliser son fantasme.

© Xavier Duvet – Tabou BD
Ensuite, Elvira désireuse d’éviter la lassitude décide d’emmener, en we, Delphine chez son amie Estelle. Celle-ci dirige une start-up de rencontre fétichiste et sa réputation de dominatrice n’est plus à faire. Ceci au point d’être fort sollicitée pour entrer à son service …

© Xavier Duvet – Tabou BD
C’est la chance d’Audrey, d’abord simple stagiaire dans la société avant d’être « embauchée » à plein temps. Désormais, en plus d’être au service personnel d’Estelle, elle continue à servir le café aux employées de la boîte et accessoirement à leur servir également de « soupape de détente ». Qui s’en plaindrait puisque, paraît-il, tout le monde y bosse 2 fois plus et qu’il n’y a plus jamais d’absentes !

© Xavier Duvet – Tabou BD
Le 2e récit nous invite chez Rebecca qui rêve de bosser dans la mode. Sa maîtresse lui propose alors de rencontrer une amie, Deliah, photographe adulée pour ses clichés dans le monde de la lingerie. Le reste sera leur rencontre au cours d’une soirée des plus chaude.

© Xavier Duvet – Tabou BD
Bref, 2 récits, mais 3 ambiances, 3 relations soumise-dominatrice qui plairont aux adeptes du genre. Sans parler du bonus, 21 pages d’esquisses ! L’occasion d’apprécier plus encore la qualité du travail, la beauté et la maîtrise du crayon de Xavier Duvet. Porno chic en noir et blanc, trash à certains moments, ce spécialiste du genre n’en est pas moins amoureux des belles femmes, de leur plastique et des jeux de soumission et de leurs variantes.
A ne pas mettre entre toutes les mains tout en n’oubliant pas que tout ceci n’est qu’histoire de papier … mais toujours avec consentement mutuel !
Thierry Ligot
Titre : Les soumisses – Séance de dressage
Éditeur : Tabou BD
Collection : Saga Duvet
Genre : Erotique
Scenario : Duvet Xavier
Dessinateur : Duvet Xavier
Nombre de pages : 64
Prix : 20,00 €
ISBN : 9782359541304
Tout fan d’héroic-fantasy connaît Red Sonja, la diablesse à l’épée, ou alors, il ne peut être un vrai fan !
Personnage emblématique de l’univers Marvel, l’Hyrkanienne poursuit sa route malgré les monstres et autres redoutables guerriers qui vont la croiser. Désormais accompagnée de Suumaro, sorte de Conan permettant d’explorer le genre d’homme qui pourrait lui plaire, elle voit son univers s’élargir par des intrigues sortant des sentiers battus.
Ce 3e volume des aventures de Red Sonja reprend les 8 récits parus aux Etats-Unis sous le titre de « Marvel Feature Present Red Sonja » entre mars 1978 et mai 1979 et réédités par Dynamite Entertainment après restauration des couleurs.

© Franck Thorne - Roy Thomas – Clair Noto – John Buscema – Graph Zeppelin Eds
Ces huit récits marquent également certains changements dans l’équipe créatrice. Si les quatre premiers sont dessinés par Franck Thorne, ce dernier désire quitter ensuite le navire, appelé par d’autres projets en créant notamment SA propre héroïne dont il pourrait seul décider de la destinée ! Il est d’abord remplacé par John Buscema, déjà connu pour être le plus important dessinateur de « Conan the Barbarian » ! Il en résulte « Cendres et emblèmes ».
Puis rejoint par Al Milgrom, et enfin Tony DeZunga.

© Franck Thorne - Roy Thomas – Clair Noto – John Buscema – Graph Zeppelin Eds
Au niveau du scénario, il faut cependant préciser que même si les noms de Roy Thomas et Clair Noto sont crédités, c’est Roy qui fournit le plus gros du travail. Il reprend les parcelles de scénarios de Clair et les peaufine.
Bref, un recueil indispensable et incontournable dans la saga des aventures de Red Sonja.
Tout l’intérêt de ce 3e volume … préfacé par Roy Thomas himself !
Un 4e volume est déjà programmé … Donc en l’attendant, n’hésitez pas à dévorer celui-ci.
Thierry Ligot
Titre : Les aventures originales de Red Sonja
Tome : 3
Genre : Héroic Fantasy
Editeur : Graph Zeppelin Eds
Scénario : Roy Thomas & Clair Noto
Dessin : John Buscema – Franck Thorne
Nombre de pages : 152
Prix : 16,00 €
EAN : 9782490357413
« Mais je n’ai nulle envie d’aller chez les fous » fit remarquer Alice.
« Oh ! Vous ne sauriez faire autrement, dit le chat : ici, tout le monde est fou. Je suis fou. Vous êtes folles. »
« Comment savez-vous que je suis folle ? » demanda Alice.
« Il faut croire que vous l’êtes, répondit le chat ; sinon vous ne seriez pas venue ici. »
Alice au pays des merveilles – Lewis Carroll
Tout le monde connaît Alice et son périple au pays des merveilles. Quel beau conte ! Quelle merveilleuse histoire pour enfants ! Ses personnages mythiques comme son chapelier, son jeu de cartes dont le Roi et la Reine de cœur, … Ou encore son bestiaire magique avec son chat de Cheshire, son lièvre de mars, son loir et surtout son célébrissime Lapin blanc !
Mais qu’est devenue ensuite la si douce et gentille Alice ? Comment a-t-elle vécu après son extraordinaire aventure ?
Tim Burton, dans son style et avec le concours de Johnny Depp, Mia Wasikowska, Matt Lucas, nous avait bien donné, en 2010, une petite idée avec une Alice de 19 ans retournant à Wonderland afin de mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.
Avec, pour être précis, une suite en 2016, « Alice de l’autre côté du miroir » de James Bobin !

© Grégory Raven – Leister Daniel – Ruffino Nei – Graff Zeppelin
Mais un an auparavant, un autre « grand enfant » s’y est attelé ! Visiblement Raven Gregory avait sa petite idée …
Nous retrouvons Alice adulte, mariée et 2 enfants. Mais le conte de fée s’arrête déjà là !
Son mari, Lewis Liddle, a parfaitement réussi dans la vie : travail, famille, richesse côté face ! Côté pile : il la trompe et s’adonne avec luxure à des jeux SM.
Son fils Johnny a, disons, quelques problèmes de personnalité ou du moins des penchants sadiques discrets au départ mais n’attendant que le bon moment pour s’épanouir !
Et que dire de sa fille, Carroll Ann dit Calie ? Elle qui, à 13 ans, découvre sa mère dans sa baignoire, les veines ouvertes ! Cinq ans plus tard, sa vie est explosée : sans réel but, touchant volontiers à la drogue et préférant les parties de jambes en l’air avec son copain que les cours à l’école ! Peu d’amis, une famille qu’elle aime … de loin. Rêvant d’autre chose, mais quoi ?
Et Alice, elle-même, diagnostiquée, après sa tentative de suicide, comme schizophrène paranoïaque à tendances catatoniques ! Tout un programme ! Son seul minuscule lien avec le monde réel étant désormais un lapin blanc offert par son mari car son esprit est ailleurs. Mais où ?
Bref, une charmante petite famille !

© Grégory Raven – Leister Daniel – Ruffino Nei – Graff Zeppelin
Que l’action débute … Recherchant le lapin de sa mère dans la cave, Calie tombe à travers le plancher … passe de l’autre côté du miroir pour atterrir à Wonderland !
Un pays des merveilles bien différent de celui qu’on connaissait, avouons-le !
Désormais mortifère et dangereux à tous les niveaux : plantes, animaux, personnages … la mort et sa folie sont présentes à toutes les pages … Un vrai régal dans la quête de Calie à découvrir qui elle est vraiment, puis à l’assumer … ou du moins, tenter de le faire !
Et cela ne s’arrête pas là ! En effet, si le parcours psychanalytique de l’héroïne s’assimile plutôt à un parcours des horreurs, celui des autres membres de la famille est à savourer également.
Entre réalité et Wonderland, chapitre après chapitre, ponctué des pages du blog de Calie, puis de Johnny, le récit est truffé de petits bonus, de détails subliminaux, de clins d’œil, hommages ou références (aussi bien dans le texte, les patronymes, le scénario ou le dessin, les décors, …) que le trio (Raven Gregory, Dan Leister et Nei Ruffino) s’est amusé à insérer ici et là !

© Grégory Raven – Leister Daniel – Ruffino Nei – Graff Zeppelin
Et quitte à dépoussiérer l’histoire initiale de Lewis Carroll, pourquoi ne pas immédiatement imaginer la suite des péripéties de la fille d’Alice … Calie …
Ce sont les 2 tomes suivants repris dans cette intégrale : « Au-delà du pays des merveilles » et « Fuir le pays des merveilles » … plus un épilogue … au cas où l’histoire ne serait pas encore totalement achevée ! Les plans funestes de Wonderland sont plus machiavéliques de tome en tome !

© Grégory Raven – Leister Daniel – Ruffino Nei – Graff Zeppelin
L’ensemble, complètement décalé, reste cohérent. Très rapidement, nous nous sentons embarqués dans une intrigue multifacette, mélangeant modernisme, thriller, fantastique et horreur.
Le dessin, fort comics dans ses couleurs et son découpage, renforce l’impression macabre à chaque page.
Un remarquable travail, une relecture sublime du mythe d’origine en 500 pages.
La brique se clôture avec un cahier reprenant le script du tome 3. Toujours passionnant de découvrir cette étape indispensable du processus créatif, surtout dans ce cas-ci.
Accrochez-vous à votre raison avant d’entamer sa lecture, car une fois les premières pages tournées, un tourbillon vous entraînera immanquablement aux confins de la folie … à moins que vous ne soyez déjà fous !
Thierry Ligot
Titre : Wonderland Intégrale
Genre : + 18 ans
Éditeur : Graph Zeppelin
Scénario : Grégory Raven
Dessin : Leister Daniel
Couleurs : Ruffino Nei
Nombre de pages : 544
Prix : 35,00 €
ISBN: 9782490357468
La soubrette, quel fantasme pour chaque libertin ! « Joué à » ou « jouer avec » un(e) soubrette … l’un des jeux le plus courant et le plus apprécié du petit monde des « plaisirs avertis ».
Quatre petits récits couleurs bien dosés aux trames différentes, parfois moins classiques, mais gardant toujours l’attrait de la transformation, du petit costume tablier/bas traditionnel noir et blanc ou du corset.
Du classique cambrioleur tombant dans la mauvaise (ou bonne ?) maison dont les occupants sont en pleine soirée BDSM au mari déguisé en femme surpris par son voisin pervers, ou encore au nouveau garçon d’écurie débauché en soubrette, chacun pourra y trouver des idées.

© Téjlor Lezli – Tabou éditions
Le destin de chacun sera désormais d’assouvir, sans rechigner, les penchants sexuels de ses maîtresses ou maîtres exigeants, en payant évidemment à chaque fois de sa personne.
Châtiments et dominations assurés !
Plus dans l’imaginaire que dans la vraisemblance, certaines scènes sont parfois légèrement burlesques tant les protagonistes semblent stéréotypés. Ceci n’empêche nullement que l’ensemble se lit gentiment … avec un petit sourire dans le coin au vu des situations.

© Téjlor Lezli – Tabou éditions
Première apparition de Téjlor Lezli dans le monde francophone de la BD, il n’est cependant pas un novice puisqu’il a déjà publié en Hongrie (son pays d’origine), et depuis 2004 en Pologne, aux Pays-Bas, en Italie et aux Etats-Unis.
Son trait est ce qu’il est … certains aimeront, d’autres le trouveront peut-être un peu trop naïf ou enfantin, mais il a son charme dans ce contexte.
Ses planches par contre sont parfois fort chargées … pouvant aller jusqu’à 18 cases de tailles variées … Ceci rythme néanmoins certaines scènes et n’est pas forcément lourd ou pénible à suivre.

© Téjlor Lezli – Tabou éditions
A noter, les 2 planches graphiques en fin d’album et les pages de garde reprenant les personnages des 4 récits repris aussi en page introductive de chaque histoire.
Nous pouvons espérer que ce ne sera pas qu’un one-shot de Téjlor aux éditions Tabou et que d’autres albums suivront.
Agréable lecture … pas trop sage … mais toujours avec modération et consentement mutuel, pour un public plus qu’averti.
Thierry Ligot
Titre : Un destin de soubrette
Genre : + 18 ans
Scénariste : Téjlor Lezli
Dessinateur : Téjlor Lezli
Éditeur : Tabou
Nombre de pages : 48
Prix : 17,00 €
EAN : 9782359541755
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