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Spirou 4486 – 3 Avril 2024

 

 

Crash Tex au cœur du problème !

 

 

 

 

 

 

 

 

            Dab's, le Tex Avery de la BD, fait la couverture du magazine avec Crash Tex, le héros qui a plus d'os brisés qu'un vase de Chine tombé d'un immeuble. Ses mésaventures sont à mourir de rire. Si ça pouvait décider Dupuis à sortir un album, ce serait formidable. Côté récit complet, on retrouve les bestioles de Tofy. A l'instar de La clairière s'amuse, ça démontre que la BD animalière peut encore se renouveler

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont découper un Flexagone de Créatures.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Mathieu, Djief, Betbeder - Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Secret Six

Henriet / Yann / Usagi

Créatures : Rendez-vous avec le Bogeyman

Djief / Betbeder

Frnck : Apocalypse

Cossu / Bocquet / Guillo

Royaume (Le) : Le voleur

Feroumont / Cuadrado / Marchand

Yoko Tsuno : L'aigle des Highlands

Leloup / Leonardo

 

 

Récit complet :

 

Epreuve du feu

Tofy / Cosson

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boule & Bill

Cazenove / Bastide / Pedriset

Crash Tex (x 3)

Dab's / Gom

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Berth

Edito (L’)

Erre / Fabcaro / Greff

Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Lécroart

Fish n chips (La pause-cartoon)

Tom

Game over

Midam / Adam / Patelin / BenBK

Gaston

Delaf / Benbk

Méthode Raowl (La)

Tebo

Otaku

Nena / Maria-Paz

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le)

Libon / Salma

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Dino

 

 

Rubriques :

 

3 infos 2 vraies 1 fausse

Bercovici / Bernstein / Le Gall

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans notre atelier !

Atelier Sentô

En direct du futur : SOS Superhéros, Le métier le plus dangereux du monde

Bocquet

Jeux : Jeux de Pâques

Rich

Tuto dessiné : Le Marsupilami

Batem

 

 

En kiosques et librairies le 3 avril 2024

3,20 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 06/04/2024.


Source : Boulevard BD


Mais qui crie le plus fort ?   Le meunier hurlant

 

"-Hé ! Y a un bonhomme ! Un grand ! Il a redressé le moulin ! Le moulin des rapides de la bouche !

-C'est de ça qu'on parlait ! Je lui ai prêté mes bœufs.

-Ho ho !

-Il a été vendu le mois dernier, le moulin."

 

 

 

 

 


1951, en Laponie, ayant fichu les nazis dehors, les finlandais se réacclimatent à la vie. Le vieux moulin, qui n'a pas tourné depuis les années 30, a même été acheté, acheté par un fou. Il faut croire que la guerre ne les a pas tous tués. Il s'appelle Agnar Huttunen. Il est grand. Il vient du Sud de Kilkoiset. Il avait un moulin là-bas chez lui mais il paraît qu'il a brûlé avec sa femme dedans. Ce n'est pas ce que disent les registres de l'église qui l'affirment célibataire. Toujours est-il qu'ici, il l'a redressé alors qu'il était de guingois à cause des glaces qui le compriment. Il a remis en service la scie à bardeaux. De temps en temps, il monte sur le toit de son moulin et pousse des cris intempestifs. Un fou ? Un iconoclaste ? Un simple marginal ? Agnar Huttunen ne laisse personne indifférent et il y en a qu'il dérange. A l'instar du fleuve qui perturbe le moulin au gré de ses gels et dégels, la vie du meunier ne va pas être tranquille.

© Dumontheuil - Futuropolis

Le meunier hurlant est un roman de l'auteur lapon Arto Paasilinna, surtout connu pour Le lièvre de Vatanen. Ce meunier a quand même été vendu à 100 000 exemplaires. Il nous immerge dans un pays libéré en proie à la douce folie d'un homme en marge de la société. Il montre comment la différence dérange. Le meunier hurle, mais la foule hurle avec les loups. Dans cette cacophonie, qui criera le plus fort ? Heureusement, certains villageois comme Sanelma et le facteur ont du recul sur la situation et vont permettre à Agnar de continuer à vivre dans son environnement jusqu'à ce que la fatalité ne rattrape tout ce petit monde. Le final n'est pas franchement optimiste sur la société humaine et invite à se remettre en question en tant que groupe. Paasilinna écrit une ode à l'altérité et à la nature. Pour une fois, la Laponie n'est pas froide. Bien que ses habitants ne soient pas tous fréquentables, on a envie d'y vivre.

© Dumontheuil - Futuropolis

Le monde de Nicolas Dumontheuil est en parfaite adéquation avec celui de Paasilina. Celui que l'on a découvert avec L'enclave et surtout Qui a tué l'idiot ? (que Futuropolis réédite) trouve dans ce roman un scénario qu'il aurait pu écrire. Les histoires de Dumontheuil sont peuplées de fous, mais ceux-ci ne sont jamais des fous dangereux à enfermer dans une camisole. Les fous de Dumontheuil, et ce meunier, sont des gens qui ne marchent pas au rythme de la société. Ils sont peut-être même en avance sur leur temps. On verserait même une larme pour eux. Nicolas Dumontheuil traite son dessin en niveaux de gris-sépia, un gris légèrement teinté de marron, assez inédit, un vrai travail graphique qui donne tout son sens au média bande dessinée.

© Dumontheuil - Futuropolis

Avec ce meunier hurlant, Futuropolis frappe fort pour ses cinquante ans. Nicolas Dumontheuil livre l'un de ses meilleurs albums. On est tous le fou de quelqu'un. Dans la peau d'Agnar, on peut en être fier. Un album indispensable.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Le meunier hurlant

Genre : Chronique villageoise

Scénario, Dessins & Couleurs : Nicolas Dumontheuil

D'après : Arto Paasilinna

Éditeur : Futuropolis

ISBN : 9782754835244

Nombre de pages : 152

 



Publié le 03/04/2024.


Source : Boulevard BD


Chacun a ses vieilles histoires personnelles.    Becky Stillborn 2 – Jusqu'à ce que le sang les sépare

 

"-Bloody Hell ! La maison d'Alexander Stillborn réduite en cendres, tel un champ de mort. Cette fois-ci, elle a tout perdu…

-Les tentatives d'assassinat sur Lady Stillborn se multiplient, inspecteur, et celle-ci a été très proche de réussir.

-Malgré tous mes efforts et les moyens mis en place pour sa protection, elle n'en fait qu'à sa tête sans se soucier du reste, à croire que mourir lui est égal…"

 

 

 

 

 


Sud de l’Angleterre, 1886. L’inspecteur Isaac Jack observe les ruines encore fumantes de la maison d'Alexander Stillborn. Pendant ce temps, à Londres, sa nièce, Rebecca Stillborn, dite Becky, est interrogée par un juge virulent. Elle doit répondre à cinq chefs d'accusation : importation de produits non approuvés par l'autorité de médecine britannique, administration de substances non autorisées, expérimentation sur des êtres humains, erreur médicale et homicide. Elle risque la pendaison. Refusant de plaider coupable, le procureur l'accable. Que la cour prenne garde, Becky pourrait s'enflammer.

© Michel - Filidalo

Arnaud Michel poursuit la trilogie fantastico-polar de son héroïne Becky Stillborn dans une Angleterre victorienne aux relans d'une époque qui change et que les aristos ne souhaitent pas voir évoluer. Ils sentent le vent qui tourne et s'accrochent à leurs acquis. La société est phallocrate. Il est reproché à Becky de ne pas être marié et par conséquent de ne pas avoir de tuteur "mâle", ce qui fragilise encore plus sa situation. Mais Becky est féministe avant l'heure, un féminisme symbolisé par ses pouvoirs fantastiques. Son enquête sur la mort de son oncle va la mener dans l'antre de la folie. A l'instar d'une Nellie Bly qui s'était faite volontairement internée, elle va entrer dans un asile en tant que soubrette pour retrouver le fameux Moonstrock. Mais au final dans cette affaire, c'est l'inspecteur Jack qui va voir ravivé son passé tragique.

© Michel - Filidalo

Graphiquement, Arnaud Michel tient bon la barre, avec des compositions monstrueusement efficaces dans tous les sens du terme. Les progrès depuis le tome 1 sont bien visibles. Le propos général de la série est plus profond qu'en simple apparence. Il y est question de folie, de résilience et de féminisme. Plus que le procès de Becky, c'est le procès d'une époque que raconte l'auteur. C'est sur la fluidité du scénario qu'Arnaud Michel a encore une marge de progrès. On passe d'une scène à une autre de manière parfois trop abrupte, retrouvant des personnages dans des situations éloignées dans l'espace et dans le temps. Au fur et à mesure, on arrive à remettre les pièces en place, mais on peut facilement perdre le fil. L'auteur devra être vigilant sur ce point pour la fin de l'enquête.

© Michel - Filidalo

   Entre sorcellerie, folie et satanisme, les plus barbares ne sont pas forcément ceux que l'on croit. On en avait parlé pour le tome 1. Les références à Seven sont encore plus marquées ici, notamment dans un final cauchemardesque. Vite, la suite…

 

Laurent Lafourcade

 


Série : Becky Stillborn

Tome : 2 – Jusqu'à ce que le sang les sépare

Genre : Polar fantastique

Scénario, Dessins & Couleurs : Arnaud Michel

Éditeur : Filidalo

ISBN : 9782375080191

Nombre de pages : 64

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


Un coupable idéal.   L'écuyer & son chevalier 1

 

"-En voilà du raffut ! Cade ! Qu'est-ce que tu fais dehors ? Pas fichu d'obéir, ma parole !

-Regarde, ma', un chevalier ! Il est venu tuer le dragon !

-Ah, tout de même ! Il était temps qu'on nous libère de cette satanée malédiction !"

 

 

 

 

 

 


                Un chevalier et son écuyer viennent d'arriver à Bridgetown. Il n'y a personne dans les rues, plus un épi dans les champs et pus de pont. Seul, un gamin pleure sur un perron la mort de son chien. S'il n'y a pas âme qui vive à l'extérieur, c'est que les habitants ont peur du dragon. Messire Kelton, le chevalier, se sent investi d'une mission. Enfin un adversaire à sa mesure. Il promet d'occire le dragon et de ramener sa tête en guise de trophée. Troubadours et conteurs peuvent d'ores et déjà s'emparer du combat pour raconter les exploits du vantard. C'est le dragon qui a détruit le pont. C'est à lui que les moutons sont sacrifiés pour qu'il se calme. Et puis, les villageois auraient besoin d'or pour reconstruire le pont. Pour le chevalier, pas de problème. Qui dit dragon, dit trésor. La bête doit dormir sur une montagne d'écus.

© Chantler – Rue de Sèvres

                C'est alors que le monstre survole le village. Voilà donc le chevalier parti l'occire, seul, préférant laisser son écuyer en sécurité au village. Très rapidement, ce dernier va se rendre compte que le responsable désigné de tous les problèmes de la contrée n'est pas le véritable coupable. Alors que la population hurle avec les loups la mort du dragon, le jeune écuyer va tenter de le retrouver par ses propres moyens et découvrir comment la situation a pu en arriver là.

© Chantler – Rue de Sèvres

                Scott Chantler est un auteur canadien qui a plusieurs fois concouru pour des prix prestigieux tels les Eisner Awards. Dans un graphisme à la Jeff Smith et une bichromie automnale, Chantler écrit un récit médiéval tous publics. Nourri à Donjons et Dragons, il mène son histoire comme un jeu de rôle dans lequel le lecteur n'est pas le prétentieux et intrépide chevalier, mais le malin et réfléchi écuyer. Comme pour que tout le monde puisse s'y identifier, le jeune page n'a pas de nom. L'auteur s'inspire également de Merlin l'enchanteur, lui-même trouvant sa source dans Excalibur, l'épée dans la pierre, roman de T.H.White. Quant au dragon, il a de faux airs de Maléfique dans La Belle au bois dormant.

© Chantler – Rue de Sèvres

                Cet album, qui pourrait presque se suffire à lui-même, est le premier volume d'un diptyque. Le cœur de la problématique est ici résolu et nos héros accompagnent un troisième compère, pivot de cet épisode, vers son initiation. Une belle aventure.

 

Laurent Lafourcade

 


Série : L'écuyer & son chevalier

Tome : 1

Genre : Fantastique

Scénario, Dessins & Couleurs : Scott Chantler

Traduction : Marc Lesage

Éditeur : Rue de Sèvres

ISBN : 9782810204786

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


Chat-rivari à l'école.   Chocochat & moi 2 – Je veux être chat !

 

"-Quand vous adoptez un humain, n'oubliez pas de lui mettre un collier.

-Hein ? De quoi tu parles, Chocochat ?

-Tadam ! C'est important d'y inscrire son nom : Lulu ! Et votre adresse, pour qu'il puisse être retrouvé tout de suite s'il est perdu !

-La clochette, c'est vraiment obligé ?"

 

 

 

 

 


Lulu est un petit garçon adopté par une famille de chats. Ce n'est pas banal. On est plutôt habitué à des histoires d'humains avec des animaux de compagnie. Ici, ce n'est pas compliqué, c'est l'inverse. Chocochat a trouvé un humain abandonné dans la rue. Il l'a ramené dans son foyer et lui a offert un bon repas cuisiné avec amour. Il lui a préparé un bon lit trop moelleux, trop confortable… sauf que c'est lui qui s'est vautré dedasn, pour lui montrer qui est le maître. Chocochat fait tout avec son humain. En particulier, il l'emmène à l'école. Comme ça, le jour du cours de camouflage, quand il faut épier sa cible, Lulu fera la souris. Et le midi à la cantine, Lulu pourra se régaler, ou pas, avec un petit pâté de têtes de saumon, une tartelette de pigeons, un bon steak de croquettes, des lasagnes à la souris ou de la glace au poisson. Miam !

© Arlène, Öckto Lambert - BD Kids

Chocochat a tout du chat qui se prend pour un humain tel qu'on les connaît, mais qui a tous les goûts, les habitudes et les travers du félin. Chassez le naturel, il revient au galop. Il lape de l'eau, défend son assiette et se prélasse sur les radiateurs. Lulu est un observateur désabusé. La sortie scolaire au Musée est un grand moment. Chabruti ne va pas manquer de se faire les griffes sur une toile. Celles-ci sont dérivées de celles que l'on connaît. Ici, on peut admirer Mona Lichat, La jeune chatte à la perle et La liberté guidant les félins. Comme dans les sorties de classes d'humains, la moindre perturbation peut distraire l'attention des élèves, et une chaise qui traîne, tout le monde veut s'asseoir dessus tellement la visite est éreintante.

© Arlène, Öckto Lambert - BD Kids

Entre deux Migali, Alexandre Arlène et Fabien Öckto Lambert retrouvent Chocochat et Lulu. La série s'adresse à un public un brin plus jeune, tout en intéressant toujours autant les plus grands. Le contrepied employé est prétexte à toutes sortes de situations rigolotes. Lulu apprend à vivre comme un chat : câlins, jeux, sieste, nourriture, lavage… non pas lavage. Le trait enjoué du dessinateur décuple l'effet des gags. La symbiose entre les auteurs est parfaite. Offrir aux jeunes lecteurs une série d'une telle qualité, c'est leur montrer tout l'intérêt qu'on leur porte. C'est dommage qu'il n'y en ait que pour Mortelle Adèle, parce que, avec tout le respect qu'on lui doit, à elle et à ses auteurs, sans vouloir les mettre en concurrence, elle paraît bien fade à côté des productions Arlène-Lambert.

© Arlène, Öckto Lambert - BD Kids

Original et bien construit, Chocochat & moi est à miauler de rire.

 

Laurent Lafourcade

 


Série : Chocochat & moi

Tome : 2 – Je veux être chat !

Genre : Humour

Scénario : Alexandre Arlène

Dessins & Couleurs : Fabien Öckto Lambert

Éditeur : BD Kids

ISBN : 9791036366055 

Nombre de pages : 56 

Prix : 9,40 €

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


Araignée ou Crocodile, on choisit les 2 teams !    Migali 6 – Un royaume carrément sucré ! / Croquidou 1 – Croco mais pas trop

 

"-Terminus ! Tout le monde descend !

-Déjà ? Mais on est pas du tout arrivés.

-On n'est même pas à l'Académie Royale !

-Non, attendez… C'est pire que ça ! On est aux portes du Royaume enchanté !

-Wow ! C'est trop bizarre… T'es sûre de toi, Lucile ?"

 

 

 

 

 


Comme tous les matins, Migali retrouve ses amis dans le bus qui les mène à l'école. Gredin roupille encore sur Orson qui lui sert de coussin. A côté de Vera et ses vers de terre, le prince Azzo s'enveloppe dans les ténèbres de sa nuit qu'il n'a pas fini. Corentin dessine dans son coin et Rex-Emilien va sûrement faire un truc à l'envers. Lucile a l'impression que tous les jours se ressemblent, sauf qu'aujourd'hui ne va pas ressembler aux autres jours. Le bus ne s'arrête pas à l'Académie Royale, mais aux portes du Royaume enchanté. Tout le monde descend. Les enfants ont la surprise de voir Monsieur Flamberge leur ouvrir la porte. L'Académie étant en travaux, les cours vont continuer ici pendant quelques mois, dans leur nouvelle école, au château des collines enchantées. La Reine idéale a accepté d'accueillir les classes dans sa prestigieuse demeure. Espérons que les élèves soient dignes et honorables.

© Arlène, Lambert – Auzou BD

Bienvenue dans la jungle ! Dans ces merveilleux paysages, le danger est partout, tapi dans l'ombre. C'est le constat que va faire un crocodile, affolé de sentir un papillon se poser sur son museau. Ce crocodile, c'est Croquidou. Il est très sensible. Heureusement qu'il peut compter sur son pote Maurice le dodo, toujours un ballon de foot sous l'aile. Leur jungle est peuplée d'animaux improbable : un kiwi, pas très mûr pour sauver sa peau, Vluuux, avec trois u et un x, un ornithorynque tombé du ciel ou encore des escargots bizarroïdes. Comme chez Migali, il y a aussi une école. La maîtresse, c'est Madame Fouinette. Pour le cours de survie dans la jungle, elle a demandé à Croquidou d'intervenir…à son grand désarroi.

© Mouk – Auzou BD

Alexandre Arlène et Fabien Öckto Lambert sont aux commandes du fer de lance des éditions Auzou BD, la merveilleuse et hilarante série Migali. Pour ce sixième épisode, le décor change puisque tout se mange au Royaume enchanté. On se promène dans les forêts chocolat. On gravit des collines de sucre. Les volières enferment des oiseaux bonbons comme des corbabas au rhum, des grands ducs gaufrés, des faucons aux pommes ou des ibiscuits. Il y a juste Papillon, la fille de la Reine, qui ne voit pas d'un très bon œil l'arrivée de nouveaux élèves.

© Arlène, Lambert – Auzou BD

Après Inspecteur Peluche, Mouk lance une nouvelle série chez le même éditeur, mais cette fois-ci tout seul, en tant qu'auteur complet. Les lecteurs du journal Spirou connaissent bien Croquidou puisqu'il y fait quelques apparitions, trop rares. Le crocodile poltron vit dans une jungle aux animaux déjantés, comme les hamsters de la communauté de la "sainte gwaine" qui vivent dans la décharge qui s'y trouve. Le chapitre Croquidou Futur montre comment Croquidou prendra la grosse tête. Ne vous attendez donc pas à un reportage sur la vie des animaux de la jungle. C'est un poil psychédélique, un peu écolo…ou pas, mais surtout drôle.

© Mouk – Auzou BD

L'araignée et le crocodile sont dans la même team, celle de l'humour tout public qui fera rigoler les enfants et leurs parents.

 

Laurent Lafourcade

 



Série : Migali

Tome : 6 – Un royaume carrément sucré !

Genre : Humour arachnide

Scénario : Alexandre Arlène

Dessins & Couleurs : Fabien Öckto Lambert

Éditeur : Auzou BD

ISBN : 9791039539579

Nombre de pages : 104

Prix : 11,95 €


Série : Croquidou

Tome : 1 – Croco mais pas trop

Genre : Humour reptilien

Scénario, Dessins & Couleurs : Mouk

Éditeur : Auzou BD

ISBN : 9791039543385

Nombre de pages : 104

Prix : 11,95 €

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


Caddies en folie.   # Les mémés 4 – Fleurs de pavé

 

"-Z'avez vu ? Le poireau a grimpé de 30 points ce matin à Wall Street ! Exceptionnel ! Une valeur sûre en ce moment ! Du coup, j'vais faire des tourtes ! Par contre, le navet, c'est la cata… Grosse dégringolade à Tokyo. J'ai dû tout foutre à la poubelle !"

 

 

 

 

 

 

 

 


Sur les marchés, sur les trottoirs, à l'église, au parc ou dans les bistrots, les mémés sont de retour, cannes à la main et caddies à roulettes. En fait, elles n'en partent jamais vraiment. Elles font partie du décor quotidien de la ville. Elles sont aigries, de mauvaise foi et pas politiquement correctes, mais ça, à leurs âges, elles s'en moquent complètement.

© Frécon - Fluide glacial

La mamie d'aujourd'hui n'est pas tout à fait la même que celle d'il y a quelques années seulement. La mamie 2024 est à la pointe de la technologie, équipée du dernier iphone, 1163 € TTC, son THX pour un meilleur confort d'écoute. La mamie 2024 est aux goûts du jour. Ça bloque ses copines qui ne le sont plus sur Facebook. Une série à conseiller ? Game of thrones ? Emily in Paris ? The walking dead ? Non, il vaut peut-être mieux rester sur Derrick, une valeur sûre. Saison 12, un must. Bon, ben, la mamie 2024, les goûts du jour, elle les choisit quand même en fonction des siens. Comme quoi, il y a de l'ADN de mamie à côté duquel on ne peut pas passer. La mamie 2024 est irrévérencieuse, même envers les personnes du même genre qu'elle. Si la grenouille de bénitier prie agenouillée, la mécréante va tenter de se mettre en communication avec Dieu en 4G.

© Frécon - Fluide glacial

Si une mémé était présidente de la République, les choses se passeraient autrement. Le sort des prisonniers par exemple. La solution aux prisons surpeuplées, elles l'ont. Bracelet électronique pour tous avec interdiction de sortir à plus de cinq cent mètres. Ben, c'est ce que font un peu déjà les vieilles dames. Pour donner son avis, il y a aussi chroniqueuse chez Hanouna comme métier d'avenir. Plutôt que de dire des conneries toute seule à la maison, autant se faire payer pour. Quand y'a du talent ! Une mémé, ça fait aussi des tags sur les murs. Ce n'est pas réservé aux jeunes. Elles aussi elles sont capables de faire des foufounes pour rivaliser avec les bites des prétentieux qui les taguent.

© Frécon - Fluide glacial

Les vamps sont Has been. Pour leur quatrième caddie rempli, autrement dit leur quatrième album, les mémés de Sylvain Frécon sont au meilleur de leur forme…sauf Madame Marchandot et Madame Duchêne quand même, les pauvres. Elles battent le pavé, et pas qu'avec des fleurs. Attention au jet de poireau !

 

Laurent Lafourcade

 


Titre : # Les mémés

Titre : 4 – Fleurs de pavé

Genre : Humour

Scénario, Dessins, Couleurs : Sylvain Frécon

Éditeur : Fluide glacial

ISBN : 9791038206229

Nombre de pages : 56

Prix : 13,90 €

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


Miaou Moon.   Le premier chat dans l'espace a mangé de la pizza

 

"-Chef ! Chef ! On a reçu ces images du super-téléscope.

-Nom d'un p'tit lama.

-Je n'aurai pas mieux dit, chef.

-On dirait…

-Des marques de dents, chef."

 

 

 

 

 


                Mais qui peut bien manger la lune ? Apparemment, ce seraient des rats d'une autre galaxie. A ce rythme, ils auront dévoré toute la lune dans trois jours. L'Hexagone est en effervescence. Il faut activer sans tarder le projet 47. C'est un ordre, Docteur Milksop. Caché quinze kilomètres sous terre, se trouve le sauveur de la Lune : un chat au cerveau amélioré par des puces électroniques et une combinaison augmentée de biotechnologie cybernétique. Il est aussitôt envoyé sur la Lune pour s'occuper de ces rats. Il décolle à bord d'une fusée. D'après les statistiques, la mission a moins d'une chance sur un million de réussite. Nom d'un petit orteil potelé. Dans le vaisseau, le félin est accompagné par Loz 4000, un petit robot clandestin mis au point par un savant maléfique, créé pour… lui couper les ongles. Se sentant inutile, les ongles n'étant en moyenne taillés que les six semaines, Loz s'est introduit en cachette dans la fusée, en quête de sa raison d'être dans l'immensité de l'univers.

© Barnett, Harris – Albin Michel

                Quelques instants plus tard, voici donc notre duo posé sur l'astre lunaire où les accueille La Reine de la Lune. Elle leur apprend que de l'autre côté de la face visible, pays de la Bonne Humeur et siège de son royaume, se trouve la face sombre où des rats ont atterri et construits leur forteresse. C'est de là qu'ils ont commencé à ronger la planète. Lorsque ceux-ci vont apprendre qu'un danger menace leurs grignotages, la colère de leur souverain à trois têtes va monter. Tous ceux qui se dresseront sur le chemin des rats seront détruits. Nos amis peuvent arriver, ils seront accueillis. Pas d'autres solutions pour eux que d'essayer de s'adjoindre l'aide de personnes qu'ils pourraient rencontrer.

© Barnett, Harris – Albin Michel

                Ce premier chat dans l'espace a mangé de la pizza est une douce dinguerie. Le chat et ses compagnons vont faire toute une série de rencontres psychédéliques. Il y a quelque chose du Baron de Münchhausen dans cet aventure de sélénites. On croisera pêle-mêle une baleine qui chante accompagnée des meilleurs musiciens des vingt-trois mers, Dennis, un mille-pattes surfeur, un abominable géant des neiges, le cap'taine Barbe-Bébé et son navire "Le dent de lait", des mains voleuses de clefs, ainsi que bien d'autres personnages plus improbables les uns que les autres. Comme un running-gag, le chat ne parvient jamais à manger tranquillement de la pizza. Le titre est-il trompeur où y arrivera-t-il au final ?

© Barnett, Harris – Albin Michel

                Et si la destination, c'était le voyage ? Et le voyage, la destination ? Les auteurs californiens Mac Barnett et Shawn Harris écrivent leur Alice au pays des merveilles, voyage déjanté où petits et grands y trouveront leur compte, leur conte défait.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Le premier chat dans l'espace a mangé de la pizza

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Mac Barnett

Dessins & Couleurs : Shawn Harris

Éditeur : Albin Michel

ISBN : 9782226481061

Nombre de pages : 312

Prix : 17,90 €

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


Les cicatrices du passé.   Le fils de Taïwan 4

 

"-J'ai entraîné mes amis et mes proches dans ma chute. J'en ai très honte… J'ai eu beaucoup de revers et d'échecs dans ma vie. Je ne suis pas du tout un héros. Rien de remarquable… Allons déjeuner d'abord !

-Ah ! Déjà midi ! J'étais tellement absorbée par votre récit que je n'ai pas prêté attention à l'heure. Alors, je vous suis !

-Aucun problème. Je suis sur mes terres."

 

 

 

 

 


Janvier 2018, Yu Pei-Yun interviewe Kunlin Tsai. Il lui a donné rendez-vous au bureau de planification pour l'ouverture du musée des Droits de l'Homme pour lesquels il est bénévole. Et dire qu'autrefois c'était une cour martiale et un endroit pour enfermer des prisonniers politiques. Avec son compatriote Chisheng Chen, Kunlin Tsai témoigne souvent des persécutions politiques dont ils ont été victimes. Kunlin Tsai s'attarde sur sa vie depuis le début des années 70. Après la faillite du magazine Prince en 1969, il fit une dépression, avant de se relever en réussissant le concours d'embauche de la plus haute entreprise taïwanaise de l'époque, une compagnie d'assurances-vie. Il devient formateur puis éditeur de manuels de formation. En 1975, il est chargé de superviser la création d'un musée d'art. Plus tard, il est chargé de la planification et de la création d'une maison d'édition spécialisée dans les encyclopédies.

© 2020 Yu Pei-Yun, Zhou Jian-Xin, original edition
published by Slowork PublishingCo Ltd (Taïwan)
© Pei-Yun, Jian-Xin – Kana 2023

Années 80, la mégalomanie de Tchang Kaï-chek emporte tout. Le dictateur se fait vénérer comme un dieu. Les chaînes de télévision sont aux ordres du Kuomintang. Ceux qui gênent le régime sont éliminés. Kunlin Tsai essaye de faire son travail comme il le peut. C'est en se faisant passer pour un employé de la compagnie de commerce de son frère qu'il réussira à partir au Japon pour rencontrer les éditeurs de l'encyclopédie dont il souhaite acquérir les droits d'édition. La publication à Taïwan sera un succès, avec cependant de l'auto-censure concernant le parti communiste chinois. Kunlin créera ensuite Nonnon, un mensuel féminin de référence. Années 90, il retourne sur l'île verte, devenu site touristique, où il fut si longtemps prisonnier, pendant dix ans. Ce retour va résonner comme une prise de conscience.

© 2020 Yu Pei-Yun, Zhou Jian-Xin, original edition
published by Slowork PublishingCo Ltd (Taïwan)
© Pei-Yun, Jian-Xin – Kana 2023

Yu Pei-Yun et Zhou Jian-Xin offrent une biographie émouvante d'un enfant du siècle passé. La scénariste a eu la chance de pouvoir rencontrer Kunlin Tsai, celui qui deviendra le héros de cette série. De son enfance à ses dernières années, en passant par ses années de détention en tant que prisonnier politique et ses métiers dans l'édition, la vie du Taïwanais montre les difficultés qu'ont pu vivre ceux qui, à cet endroit et en ces instants, n'aspiraient qu'à un peu de justice et de liberté. On y découvre comment les droits de l'homme étaient inexistants et on mesure le chemin parcouru par ce peuple qui a depuis fait un grand bond en avant. L'engagement de Kunlin Tsai est une voie toute tracée pour que ne reviennent pas des heures sombres.

© 2020 Yu Pei-Yun, Zhou Jian-Xin, original edition
published by Slowork PublishingCo Ltd (Taïwan)
© Pei-Yun, Jian-Xin – Kana 2023

"L'histoire des hommes ne peut être réduite à quelques lignes dans les manuels scolaires.", a fortiori quand ces histoires se passaient à l'autre bout du monde dans des pays où l'information était sclérosée et à une époque trouble. En quatre volumes, le Manhua Le fils de Taïwan est un témoignage bouleversant sur l'état d'un pays et de ses citoyens tout au long du XXème siècle. Pendant toute sa vie, les livres et la lecture ont été la source des problèmes et des succès de Kunlin Tsai. Que cette vie devienne aujourd'hui elle-même un livre est un symbole majeur pour la Liberté.

 

Laurent Lafourcade

 


Série : Le fils de Taïwan

Tome : 4

Genre : Histoire

Scénario : Yu Pei-Yun

Dessins & Couleurs : Zhou Jian-Xin

Éditeur : Kana

Collection : Made in

ISBN : 9782505117469

Nombre de pages : 176

Prix : 18,50 €

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


Dans l'âme du soldat.   Le combat d'Henry Fleming

 

"-'Man… Je me suis engagé.

-Que la volonté de Dieu soit faite, Henry. Mais ne crois pas que ce sera facile. Les sudistes ont l'expérience de plusieurs révolutions, au Texas, au Mexique, ils savent se battre. Face à de jeunes recrues yankees pleines de belles idées, il n'y aura pas de miracle."

 

 

 

 

 

 


                La mère d'Henry Fleming va devoir se faire à l'idée. Son fils s'est engagé chez les Yankees. Passer son temps derrière le cul d'une mule à labourer les champs n'a jamais fait rêver personne. Les copains ont déjà quitté le village pour aller se battre. Toute la région est à feu et à sang. Il n'en fallait pas moins à Henry pour se décider à enfiler l'uniforme. Il part. Le jeune homme va vite déchanter. Au lieu de se réjouir et fêter ça avec les autres, il se demande s'il sera capable de rester dans le rang quand les premiers tirs vont s'abattre. Aura-t-il les tripes de ne pas fuir comme un lâche ? Quel genre de soldat est-il, au fond ? Quel genre d'homme ? Demain, il va assister à l'une des plus grandes batailles qu'il n'y ait jamais eu. Pendant que la cavalerie va faire diversion du côté de Richmond, les troupes d'infanterie dont fait partie Henry seront face aux Sudistes.

© Cuzor - Dupuis

                Compagnie, en avant, marche ! Cette fois-ci, les soldats du 304ème régiment y vont pour de bon. Si certains sont plein d'entrain – "On va mettre une raclée aux rebelles" – "On va les prendre par surprise et les massacrer !", d'autres sont plus inquiets –"J'espère que mon fusil tire droit." – "Je voudrais que mon chien soit là". Dès les premiers tirs, Henry se trouve coincé de chaque côté, prisonnier au milieu d'un troupeau de moutons qu'on envoie à l'abattoir. Ce n'est pas cette guerre-là qu'il a voulu.  Alors, se faire tuer dès le début ? Attendre son tour ? Son pote Wilson est persuadé que c'est sa première et dernière bataille. Il lui confie des lettres pour qu'il les remette à ses vieux. Dans cette putain de fumée, on ne voit pas sur quoi on tire. Comment Henry va-t-il vivre son combat, combat contre l'ennemi et contre lui-même ?

© Cuzor - Dupuis

                Steve Cuzor adapte The red badge of courage, un roman de Stephen Crane datant de 1894. Contrairement à la plupart des histoires de guerres avec ses héros et ses lâches, dans des lieux définis et un instant historique précis, celle-ci met en exergue l'événement, sans endroit ni date claire. Le lecteur est immergé dans la bataille, sa poussière et sa fumée, comme une caméra-témoin. Les affrontements assourdissants sont mis en scène sans onomatopée, comme si les bruits étaient dans les intercases. Cuzor joue avec les ombres et les contre-jours. Les couleurs de Meephe Versaevel chapitrent les séquences dans des tons uniformes. C'est d'ailleurs plus une mise en lumière qu'une colorisation. En adaptant, Cuzor a été contraint à faire des choix. Il a laissé de côté toute une dimension patriotique que l'on retrouve dans le film qu'en a tiré John Huston en 1951.

© Cuzor - Dupuis

Cuzor a mis cinq ans à réaliser cet album. Il offre une immersion en plein cœur de la fournaise et invite à se poser la question de comment on aurait réagi à la place d'Henry Fleming. Lâche ou héros ? Blutch ou Chesterfield ? Avec Henry Fleming, les tuniques bleues ont le soldat que chacun de nous pourrait être.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Le combat d'Henry Fleming

Genre : Histoire

Scénario & Dessins: Steve Cuzor

Couleurs : Meephe Versaevel

D'après : Stephen Crane

Éditeur : Dupuis

Collection : Aire Libre

ISBN : 9791034752485

Nombre de pages : 152

 



Publié le 02/04/2024.


Source : Boulevard BD


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