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Et Ymir créa la femme, et la montagne, Conan : Robin Recht les unit et en tira une épopée sensorielle à couper le souffle

Décidément, à chaque récit redécouvert par des traits très personnels, Glénat aime à jouer la carte de la singularité dans cette collection heurtant de plein fouet Conan et tout l’univers développé par Robert E. Howard. Avec le quatrième épisode (sans lien de cause à effet avec les trois premiers, rappelons-le), c’est Robin Recht qui s’empare du mythe et d’un de ses récits fondateurs impressionnants dans un monde de neige aussi désespérant que fascinant. On pourrait y rester des heures, comme on l’est devant la couverture à couper le souffle de cette aventure infernale, pleine de force mais aussi de faiblesse, enveloppée dans une incroyable chevelure rousse qui donne l’illusion de tenir chaud.

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherches © Robin Recht chez Glénat
 

 

Résumé de l’éditeur: Unique survivant d’une bataille, Conan trône au milieu d’une neige maculée de sang. Le combat terminé, le Cimmérien se retrouve soudain envahi d’une lassitude profonde et d’un profond dégoût. Jusqu’au moment où il rencontre une femme à la beauté surnaturelle, aveuglante comme l’éclat du soleil sur la neige. Mû par un ardent désir, Conan décide de la suivre mais se retrouve pris dans un piège, attaqué par deux titans. Dans sa fougue, il ne s’est pas méfié. Il n’imaginait pas une seconde que sa promise n’était autre que la fille d’Ymir : le géant du gel !

 

 

 

 

Recherches © Robin Recht chez Glénat

 

Conan a ses Himalaya et La fille du géant du gel en est sans doute l’un des points culminants, là où Robert E. Howard a poussé ce géant du… feu ? dans ses derniers retranchements et l’a plongé dans les profondeurs glacées. Pourtant, Conan ne devait pas être là, au mauvais endroit au mauvais moment, ou l’inverse c’est selon. Depuis la nuit des temps, mais ce n’est pas du Barjavel (quoique), dans cette étendue enneigée à perte des temps, à intervalle irrégulier, deux clans s’affrontent, Aesirs et Vanirs. Un seul sera gagnant mais pourtant tous seront perdus dans le sang qui les rend indistinguables, qui les unit quelles que soient leurs volontés haineuses et guerrières. Pourquoi se battent-ils ? Peut-être l’ont-ils oublié ? Il se murmure comme un frisson sur un champ de bataille fracassant qu’il faut être le dernier, le Last Man Standing pour être emmené par la fille du géant du gel vers d’autres horizons, à l’Odroerir. Atali (rien à voir avec Jacques), une sorcière ou une déesse ?

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

D’une ferveur impitoyable, d’une fureur phénoménale, Robin Recht domine de la tête, des épaules et d’une main experte un sujet sur lequel pas mal se seraient cassé les dents. La puissance des Valkyries n’est pas loin, l’impétuosité des Amazones aussi, qui seraient réunies en une seule femme tenant le sort du monde entre ses mains comme on serrait, fort, le coeur d’un ennemi. Ou d’un amant ? La force de cette histoire vient aussi des faux-semblants, de ce chassé-croisé de séduction mais aussi de répulsion, entre instinct d’amour et celui de la survie, des envies nuancées par les devoirs, du temps qui manque et de l’urgence qui se prolonge.

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

En septante planches d’ampleur dramatique et de profondeur émotionnelle, Robin Recht réussit une incroyable prouesse graphique, prenant le risque payant d’être dans l’induction et l’expression plus que dans la monstration, laissant le pouvoir d’intuition au lecteur, de se projeter et de sentir le degré de violence qu’il veut donner au récit. Car oui, il est violent, charnel (pas de scène de sexe extravagante, là encore, comme dans les albums précédents, et ça joue en faveur de cette collection fine), jusqu’au-boutiste, cet album. Jusque dans l’encombrement de l’espace par un bruit assourdissant, gâchant le dessin mais nécessaire à l’emprise et à la dimension du récit.

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

Et là où Robin Recht réussit un peu plus sa performance, c’est dans sa mise en scène osée, ses cadrages, son découpage, aéré et aérien, fonctionnant à l’économie de cases pour appuyer des pleines planches et des doubles planches redoutables et qui ne sont pas humaines d’un coucher de soleil à un premier regard qui veut dire tellement de choses et un orage, quel orage !). Le style Recht va droit aux yeux et au coeur, glaçant d’effroi mais aussi d’extase (pas d’engourdissement comme Conan). Les couleurs confectionnées par Recht secondé par Fabien Blanchot finissent d’apporter volume et texture à cette incroyable épopée intime et universelle, sensorielle. Un truc de fou, un OVNI inouï, un pur chef-d’oeuvre.

 

 

 

 

© Robin Recht chez Glénat

 

Alexis Seny

 

Série : Conan le Cimmérien

D’après l’univers et les nouvelles de Robert E. Howard

Récit complet

Tome : 4 – La fille du géant du gel

Scénario et dessin : Robin Recht

Couleurs : Robin Recht et Fabian Blanchot

Genre : Aventure, Guerre, Fantastique

Éditeur : Glénat

Collection : Grafica

Nbre de pages : 72 (+ 8 pages de cahier bonus réservé à la première édition)



Publié le 13/12/2018.


Source : Bd-best


Sœur dégoûtée, c’est gagné !!!  Les p’tits diables 26 – L’as en soeur

 

 

            « - Allez, debout ! Bravo, c’est bien. Et maintenant, saute ! Bravo

-          Qu’est-ce qui se passe ici, microbe ?

-          Je fais faire ses devoirs à John, mon ver de combat. Depuis plus d’un an, je passe quatre heures par jour à l’entraîner pour que bientôt il puisse t’attaquer. »

 

 

 

 

 

 

Pas de trêve dans la guerre Tom/Nina. Il ne faudrait pas risquer de faire retomber le soufflé. Toute attaque implique une contre-attaque. Et là, on peut dire que Tom a mis le paquet. Son alien de sœur peut trembler, le garçon dresse des vers de combat. Ils serviront de recharge pour le verdeterminator, pistolet anti-sœurs de dernière génération.

 

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

 

Plus de 1000 gags et la fraîcheur est toujours au rendez-vous de la série d’Olivier Dutto. On ne se lasse pas de voir le frère et la sœur se poursuivre l’un et l’autre, se détester pour le meilleur et pour le rire. La fenêtre de tir est courte pour les parents afin de profiter des meilleurs moments calmes de la vie. Heureusement, cet épicurien de papa sait saisir la balle au bond, même s’il n’est pas toujours facile de garder la face devant les deux garnements.

 

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

A part ça, Tom va se découvrir des velléités de Baby-sitter en gardant Maxence, le petit frère de Solange. Le bambin s’avèrera être un personnage d’exception.

 

Outre le verdeterminator, Tom nous présentera toute une panoplie d’armes plus efficaces les unes que les autres pour ratatiner sa sœur, parmi lesquelles le morvex ou l’ongledepiedrator.

 

 

 

 

 


© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

 

L’enfance est le meilleur moment de la vie. Quand on est enfant, on est insouciant. Et plus ça va, plus on a de responsabilités et moins on a de temps pour soi. Ce sont Tom et Nina qui le disent.

 

Méditons cet adage et gardons notre âme d’enfant en lisant avec insouciance les albums des P’tits Diables.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 26 – L’as en sœur

 

Genre : Humour fraternel 

 

Scénario & Dessins : Dutto 

 

Couleurs : Bekaert 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302071056

 



Publié le 12/12/2018.


Source : Bd-best


Bienvenue sur la Boulard Zone !  Boulard 6 – En mode star

 

 

            « - Mais oui, je sais !

-          Tu sais quoi ?

-          Comment devenir une star ! Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ? Je vais créer ma chaîne YouToube ! »

 

 

 

 

Boulard n’a qu’un objectif dans la vie. De soirées concerts en castings de télé-crochets, il faut avouer que le jeune lycéen, le loup solitaire, n’a pas encore trouvé la lumière. Pourtant, il cherche… La voilà, l’idée, pourquoi ne pas créer une chaîne YouToube ?

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Avec ce sixième album, Boulard n’est plus seulement le second rôle des Profs. Il montre qu’il est bien capable de tenir la barre d’un bateau à lui tout seul. Bien sûr, on croisera çà et là Gladys ou Polochon. Mais l’univers Boulard est maintenant suffisamment développé pour qu’on puisse les reléguer au deuxième plan.

 

Le lycéen à la casquette à l’envers est indissociable de son pote Nintchinsky. Il va pouvoir compter sur lui pour l’accompagner dans sa nouvelle aventure numérique.  Les fiches Boulard, c’est bien, la Boulard Zone, c’est mieux ! Des vidéos exceptionnelles, avec des amis qui sont venus pour l’encourager, le Boulard 2.0 est arrivé !

 

En lycéen qui se respecte, Boulard a un gros cœur qui bat. Il bat pour Chloé, jolie blonde qui n’a d’yeux que pour son rockstar de petit copain. Alors, la gothique Solène va-t-elle faire chavirer le cador du bahut ?

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Boulard, c’est aussi une famille : un p’tit frère avec qui il fait bon de s’engueuler sans quoi on s’ennuierait, des parents qui ne s’entendent pas toujours mais qui au fond s’aiment plus que tout, une mamie star de l’EHPAD qui a toujours de bons conseils à donner.

 

Erroc a ainsi construit un monde solide, drôle et cohérent pour une série qui atteint l’âge de raison et s’émancipe de sa série-mère, avec laquelle la cohérence est maintenue, grâce, entre autres, aux couleurs de Jacqueline Guénard.

 

Stédo ne fait pas qu’éteindre des incendies avec les pompiers. Quand Boulard met l’feu, au sens figuré, au lycée, on peut compter sur le dessinateur belge. Son trait dynamique, digne descendant de Franquin, est dans la plus pure tradition de la BD franco-belge. Débutant chez Dupuis, qui n’a pas su exploiter son talent, il fait le bonheur des éditions Bamboo qui occupent un créneau quelque peu délaissé, ou moins mis en avant, par l’éditeur de Marcinelle : celui de la vraie bonne BD d’humour au sens noble du terme.

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Dans quelques clins d’œil, Stédo montre ses talents de caricaturiste. C’est ainsi qu’on aperçoit Bixente Lizarazu et Pierre Ménès commenter un match de foot.

 

On aimerait maintenant voir Stédo aux commandes d’une série d’albums aux histoires complètes. Il a le trait idéal pour des aventures comme celles des Petits Hommes à la grande époque.

 

En attendant, on est tous solidaires du cancre éternel.

Ne t’en fais pas, Thierry Boulard, si tu n’es pas encore une star dans ta vie, tu l’es dans la BD. Allez, garde la frite !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Boulard

 

Tome : 6 – En mode star

 

Genre : Humour lycéen 

 

Scénario : Erroc

 

Dessins : Stédo 

 

Couleurs : Guénard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818945100

 



Publié le 11/12/2018.


Source : Bd-best


Ne vous fiez pas aux apparences.  Frank Cho Artbook

 

            « - Voilà. Je vous ai révélé tous mes secrets. Maintenant, je vais devoir vous tuer. »

 

            Non, mais, ça ne va pas la tête ? Il est fou, ce chimpanzé, double graphique de Frank Cho. On ne va pas les dévoiler, ces secrets de dessin. On va les garder rien que pour nous.

 

 

 

 

 

 

 

            Vous vous attendiez à une compilation de culs et de nichons ? Passez votre chemin. L’artbook de Frank Cho est une leçon de dessin.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Et pourtant, Frank Cho est un autodidacte. Le dessinateur du Maryland s’est fait tout seul. Repéré par Marvel, il a travaillé entre autres sur Spider-Man, X-Men et Avengers. Sa série Skybourne vient de débuter chez Delcourt.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            De manière ludique, humoristique et, avouons-le, un brin sexy, Cho dévoile les secrets de ses techniques de travail et donne des clefs à qui veut tenter de les appliquer. Mais avant d’arriver au niveau de ce cador du dessin, il va falloir se lever tôt.

 

            L’album est divisé en six chapitres.

 

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Les bases de l’anatomie jettent les bases de la représentation du corps humain. Bon, il s’agit du corps d’une femme nue. Mais on oublie vite les beautés représentées pour se concentrer sur les techniques. Si, si, j’vous jure. On retient des choses. Par exemple, une tête et un pied humain sont à peu près de même longueur.

 

            Les corps en mouvement franchissent un palier supplémentaire. Représenter, c’est bien, mais donner l’illusion du mouvement, c’est mieux. Et quand ce sont de redoutables guerrières face à qui des dinosaures ne font pas le poids, c’est assez impressionnant.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            L’encrage montre le travail par couches successives employé par Cho. Il explique que les éléments les plus sombres doivent être encrés en premier, avec des traits épais.

 

            La peinture donne au graphisme de l’auteur une couleur hyperréaliste. L’utilisation de l’acrylique est évidemment ultra maîtrisée, mais le trait y perd en dynamisme.

 

            L’art d’utiliser le stylo-bille est un chapitre surprenant. Comment, avec l’instrument graphique le plus ordinaire qu’il soit on peut en arriver à un tel rendu ? Saisissant. C’est là où l’on se dit que ce Monsieur, c’est quelqu’un. Il arrive à donner au stylo bille un rendu crayon à papier.

 

            Enfin, la narration dévoile la construction d’un court récit. Et c’est le feu d’artifice final avec une chasse au dinosaure éprouvante.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Frank Cho Artbook, un ouvrage de référence à ranger à côté des Clefs de la Bande Dessinée par Will Eisner.

           

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Frank Cho Artbook

 

Genre : Artbook 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Frank Cho 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 200

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782413001836

 

 



Publié le 10/12/2018.


Source : Bd-best


Expo Renaud pour Les Crabes à la Galerie des bulles

Renaud que l'on connait notemment en tant que dessinateur de Jessica Blandy a décidé de se mettre enfin au scénario.
Tout ce que Renaud aime se retrouve dans cette nouvelle aventure (polar noir, les jolies filles..).

 Sur ce nouvel album, l'auteur s'est fait un réel plaisir, car son métier, c'est sa passion avant tout.
Pour un polar noir, il fallait des planches à l'encre et au lavis avec des nuances de gris pour rester dans l'ambiance.

Résumé du titre "Les Crabes" paru chez les éditions Aner :

"Dans de nombreuses espèces, certains individus ne tolèrent pas la présence d'autres congénères.
Ils entrent en compétition...
Nous pouvons retrouver ce phénomène chez les crabes".

Le vernissage à lieu le 15 Décembre avec l'auteur et son épouse sur réservation sur la page Facebook galeriedesbulles

 

Galerie des bulles
rue de Marcinelle 38
6000 Charleroi

Tél : +32 485 85 25 65

Mail : bullesdado@gmail.com

Web : www.galerie-des-bulles.be   www.2dgalleries.com/profile/galeriedesbulles

+


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 15/12/2018 au 15/02/2019.

Publié le 10/12/2018.


Source : Bd-best


Spirou 4209 - 12 Décembre 2018

 

 

 

Champignac, au cœur des secrets !

 

            Et si le Comte de Champignac avait côtoyé de grands esprits de la résistance lors de la Seconde Guerre mondiale ? Enigma nous dévoile un pan jusqu’alors inconnu de la jeunesse de Pacôme.

 

 

 

 

 

 

            Chez les Psy, le docteur Ménard va tester une nouvelle thérapie innovante : va-t-elle porter ses fruits ? Roger observe les tracas de ses humains et Soupir tente de quitter son hôtel maudit.

 

            Les petits veinards de la semaine sont les abonnés qui bénéficient avec leur numéro d’une superbe carte de vœux 2019 avec Walter Appleduck, dont le premier album est prévu pour le début d’année.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.


 

 

 

 

© Erre, Fabcaro - Dupuis

 

 


 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

 

 

Récits complets :

 

Psy (Les) : Retour de thérapie

Roger et ses humains : La rupture

Soupir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Kahl & Pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Rob

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Etien & Beka

En direct de la Rédac

Joue avec la petite Lucie

Pic et Zou

 

 

 

En kiosques et librairies le 12 Décembre.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 09/12/2018.


Source : Bd-best


Le dessin, c’est plus fort que toi !  Le secret de Zara

            « - Fini la peinture, Zara. Tu es encore trop petite pour ça…

-          Mais c’est pas possible, Papa ! C’est… C’est toute ma vie, Maman !

-          Nous n’avons pas dit que tu ne dessinerais plus, ma puce. Mais désormais, pour limiter les dégâts. Tu n’auras droit qu’aux crayons de couleur et aux stylos feutres ! Et qu’ils ne se promènent pas ailleurs que sur le papier !

-          C’est bien compris ?

-          Mais Papa, Maman…

-          C’est comme ça, Zara ! »

 

 

 

 

La sentence est tombée. Zara dessine partout dans la maison et ailleurs. Elle est atteinte de logorrhée picturale. Ses parents n’en peuvent plus. Il va falloir cadrer tout ça. Mais quand on est une petite fille qui aime l’art et la nature, on se sent incomprise. Zara devra être patiente…et grandir jusqu’au jour où elle pourra atteindre un pot de peinture rangé dans une étagère. Il n’en faudra pas plus pour que le naturel revienne au galop.

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Le duo d’Essence est de retour dans une nouvelle dimension, pour nous proposer un conte moderne, une belle histoire, jolie comme on n’en fait plus, ou comme on en fait peu.

 

            Comme dans Essence, Fred Bernard sème le trouble entre imaginaire et réalité. Pour Zara, quelle est la frontière entre les deux mondes ? Elle-même le sait-elle ?

            Dans un monde post-Charlie, Bernard insiste auprès des enfants sur l’importance de dessiner, sur la force des dessins dans la marche du monde.

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Benjamin Flao signe une magnifique couverture qui invite à ouvrir cet album pas comme les autres. Plus que jamais, les couleurs sont des personnages de l’histoire. La scène où Zara est poursuivie par les animaux matérialise un arc-en-ciel de vie.

            A l’instar d’Olivier Schwartz, Flao aime glisser des guests stars. Lors du « vernissage », on apercevra entre autres sur la même image Pouf, le copain de Boule, Tom-Tom,  Lebrac, Mlle Jeanne, un personnage de Matt Groening, Charlie de « Où est Charlie ? », et, Ô sacrilège, Tournesol, Tintin et Milou !

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Le label Les enfants gâtés modernise Delcourt Jeunesse. Les albums proposés sont magnifiques et bien maquettés. Cependant leur prix reste beaucoup trop élevé par rapport à la pagination. 22 planches pour 13,50 €, c’est exagéré. De ce fait, ces albums sont plus lus par des collectionneurs et amateurs de beaux dessins que par des enfants, qui « auraient dû » être la cible atteinte. C’est dommage, vue la qualité de la collection.

 

            Bref, que cela ne vous empêche pas de partager le secret de Zara. Enfants, prenez exemple, n’arrêtez jamais de dessiner.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le secret de Zara

 

Genre : Conte moderne 

 

Scénario : Bernard

 

Dessins & Couleurs : Flao 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Les enfants gâtés

 

Nombre de pages : 24

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9782756074085

 

 



Publié le 08/12/2018.


Source : Bd-best


Le secret de la potion magique : la Gaule a un incroyable talent et Astérix se fait Big in Japan et, cette fois, le ciel ne lui tombe pas sur la tête

Pour qui aime la BD et le cinéma d’animation, quand le chaudron de potion magique est plein à ras-bord et dévoile dans ses fumées une nouvelle aventure irréductible d’Astérix et Obélix, c’est un événement. Après quelques années de disette cinématographique et des films live globalement décevants, Alexandre Astier et Louis Clichy ont ravivé la flamme et retrouvé la serpe d’or avec un Domaine des dieux… divin. Plus abouti visuellement et encore plus délirant, Le secret de la potion magique enfonce le clou avec plus de grâce que Cétautomatix et retrouve l’Hommequitombeàpix, les Quatrefantastix, Derrix et même des Kaijus. Un festival dans une histoire originale mais toujours très inspirée, réparant le fiasco du Ciel lui tombe sur la tête et se servant on ne peut mieux de quelques arcs scénaristix du premier film de Claude Zidi qui a très mal vieilli.

 

Tout allait bien jusque-là. Nous étions en 50 avant Jésus-Christ (quoique, il a peut-être pris de l’avance par rapport à ce que disent les hagiographies). Toute la Gaule était toujours occupée par les Romains… Toutes? Non! Un petit village d’irréductibles Gaulois résistait encore et toujours à l’envahisseur. Jusqu’à ce jour noir de leur histoire qu’Astérix et Obélix ont compté. Jusque-là, tout allait pourtant bien, Panoramix se prenait pour Tarzan, super-héros de la forêt, surfant les branches sans se prendre les pieds dans sa longue barbe blanche. Puis, l’imprévu, un oisillon en péril et une chute vertigineuse pour le druide mythique. Panoramix résiste au crash test mais se retrouve avec une patte folle, trouvant ses limites et résolu à passer le relais. Mais encore faut-il trouver un habile successeur, maniant éthique et alchimie méthodique.

 

 

 

 

© SND

 

Rien qu’avec cette scène d’introduction aérienne et dramatique, Astier et Clichy nous en mettent plein les yeux avec un univers graphique encore plus affûté. Sur ces quelques dizaines de secondes, on sent tout le pouvoir d’adaptation et d’adoption intelligentes des deux cinéastes : parce que l’identité et la fluidité cinéma font de ce gag un bijou qui aurait été incapable à intégrer avec tant de richesses en BD (là où on s’en souvient Au service secret de sa majesté étant sans doute la meilleure transposition de la BD au cinéma live mais l’un des pires films du petit gaulois, paradoxalement).  C’est de bon augure pour la suite qui se déhanche déjà sur une improbable pépite sortie tout droit des années 80 : You spin me round. Ambiance disco au village de (perpétuelles) vacances mais de très courte durée : Panoramix étant incapable de préparer la potion magique, l’arrêt de mort est signé, c’est la fin pur et simple des irréductibles. Et ça ne tarde pas à arriver aux oreilles de César qui charge Tomcruz (puisqu’on vous disait qu’il était partout) d’une mission impossible désormais possible : anéantir le village gaulois et ramener le secret de la potion magique. Jusque-là tapis dans l’ombre, un ennemi intime de Panoramix croit son heure venue et n’a rien à envier à Voldemort. Magie blanche contre magie noir vont s’opposer et ça va barder (même Assurancetourix va avoir un rôle déterminant)!

 

 

 

 

© SND

 

Dans ce deuxième film au pays de Goscinny et Uderzo, Alexandre Astier et Louis Clichy envoient Astérix, Obélix, Panoramix et Pectine (nouveau personnage qui fait la part belle à l’enfance et aux yeux qui pétillent), comme souvent, en road movie, dans une variation télé-ciné-réalité entre « La Gaule a un incroyable talent » et « Qui sera le meilleur sorcier ». Même si les prétendants (Astier s’en donne à coeur-joie pour les nommer avec plus de références que de révérence, de Climatoseptix à Tectonix) à la succession du druide s’en tirent plus souvent avec un kloug qu’avec le clou du spectacle. Y compris de Jésus qui devra encore s’entraîner s’il veut arriver à la dernière scène.

 

 

 

 

© SND

 

Soyons clairs, pareille odyssée aurait pu être risquée, monotone et répétitive (dont des running gags tirent la force), il n’en est rien. Entre des fake news et des mises en scène façon le Média, une petite fille qui doit cacher qu’elle en est une et un combat de femmes libérées (et c’est pas si facile), un monologue d’Ordralfabétix (qui n’a rien à envier à Edouard Baer) et des bourre-pifs nez-contre-nez, des sangliers messagers et un Idéfix beaucoup mieux designé que sur le premier opus, des pirates qui tentent la reconversion, c’est tout un esprit parodique frondeur et salvateur qui s’empare de nous et fonctionne à pleine marmite.

 

 

 

 

© SND

 

C’est jubilatoire mais aussi tendre et bien vu avec quelques magnifiques messages à tirer en-dessous des couches de rires et de délires. Il y en a partout, il ne s’agit pas d’avoir une seconde d’inattention. Conscient de ses racines, ce dessin animé n’est pas l’arbre qui cache la forêt des Carnutes (ne laissez pas trainer vos mégots, elles prennent vite feu, ces choses-là) et prouve sa conscience des oeuvres qui sont passées avant lui. Et les plus étonnantes. À commencer par Astérix et Obélix contre César, premier film en prises de vue réelles de la saga au cinéma, réalisé par Claude Zidi. La musique de l’excellent Philippe Rombi fait penser à celle de Goldman dans les airs celtiques qu’il a trouvé, Christian Clavier est de retour et prête sa voix à Astérix (avec tact et sans en faire des caisses), à la tête d’un casting vocal aux petits oignons (Gérard Hernandez, Elie Semoun, François Morel, Alex Lutz…). Puis, il y a ce méchant druide qui pourrait être le frère du Devin et ces Romains qui n’ont jamais été aussi proche de réduire à néant le village irréductible.

 

 

 

 

© SND

 

Autre référence, encore plus inimaginable : Le ciel lui tombe sur la tête. Sans doute l’album le plus décrié de la série revu et corrigé par le cinéma pour un grand final Big in Japan, calé entre Dragonball et Goldorak. Un fulgurant et fracassant passage ovniesque qui nous en met plein la figure. Astier et Clichy auraient-ils tenté ce tour de force si le 33e tome d’Astérix avait été plus consensuel et moins aventureux ? Pas sûr. Albert, tout est pardonné, désormais. D’autant plus que pour raconter une histoire ancestrale, l’origin-story de Panoramix, Astier et Clichy reviennent à la base : au dessin d’Uderzo. Celui sur lequel le cinéma souffle et qui s’anime pour faire du spectateur le privilégié témoin de la naissance d’une oeuvre culte. Que d’émotions.

 

 

 

 

© SND

 

Pour faire bref mais aussi large, l’année nouvelle approchant et le dicton disant qu’il faut s’embrasser sous le gui, on a envie de couvrir Astier et Clichy de bisous, de les serrer fort comme des menhirs. En effet, le duo de réalisateurs et leurs équipes prouve que la magie existe, livre un formidable hommage à la culture populaire et s’en tire avec brio (et Briat qui fait la voix d’Obélix), les honneurs et les lauriers, mais aussi le sentiment d’être face au meilleur Astérix qu’on ait vu et lu depuis longtemps ! Par Bélénos, c’est Fest Noz.

 

 

 

 

© SND

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Astérix – Le secret de la potion magique

D’après l’oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo

Histoire originale

Réalisateurs : Alexandre Astier et Louis Clichy

Casting vocal : Christian Clavier, Guillaume Briat, Bernard Alane, Alex Lutz, François Morel, Elie Semoun, Gérard Hernandez…

Durée : 85 min



Publié le 07/12/2018.


Source : Bd-best


Dédicaces de Noël 2018 au Skull BD

La Librairie Le Skull Bd vous propose son programme de dédicaces pour les fêtes.

Attention aux horaires, voyez ci-dessous.

Le Vendredi 14 décembre :

DE 14H30 A 17H00.........  LUC WARNANT pour La très belle éditions de Mr. WANG.

Album de format 22×30 cm, 80 pages couleurs sur papier Munken. Couverture cartonnée, vernis mat. Contient un dossier introductif illustré et le fac-similé d’une planche originale. Reprend l’album paru aux éditions Soleil et une histoire courte inédite. Tirage : 500 exemplaires numérotés, certificat signé par Luc Warnant collé à l’intérieur du livre.

Disponible aussi quelques TT du SODA N° 1 - 135 €

L’intégralité de l’album en reproduction facsimilé ou N&B selon les planches,
40 pages de cahier graphique couleur reprenant des visuels issus du journal de Spirou, des recherches, des croquis, 3 histoires courtes : « l’un de nous deux doit mourir », « le miroir aux arlouettes »  et « p’tit beurre » + Une lettre introductive de Tome + Une sérigraphie signée par l’auteur.

DE 16H00 à 19H30

WALTHERY + JEAN LUC DELVAUX + BRUNO DI SANO + ANDRE TAYMANS + ALEC SEVERIN

WALTHERY et DELVAUX  feront une DOUBLE DÉDICACE dans le SUBLIME TT DE KHANY EDITIONS, regroupant les BD (LE LAC DE L'HOMME MORT + LES CAMIONS DU DIABLE)

PRIX DU TT = 160 € - DÉJÀ Épuise - je n'ai que 20 TT......

Format : 30,5 x 41 cm - 132 pages - Album reprenant les pages noir et blanc de l'aventure ''Le Lac de l'Homme Mort'' ainsi que les huit premières pages de la suite dessinées par Tillieux avant qu'il n'abandonne la série, plus les pages noir et blanc de ''Les Camions du Diable'' réalisées par J.L.Delvaux avec la complicité de Walthéry sur un scénario de Borgers. Le tout suivi de 7 pages de croquis, recherches et photos. L'album est accompagné d'un ex-libris réalisé conjointement par Walthéry et Delvaux.

WALTHERY dédicacera également le nouveaux tome de NATACHA.

DELVAUX dédicacera également le nouveaux JACQUES GIPAR.

La priorité allant à ceux qui prennent le Tirage de Luxe.

 

BRUNO DI SANO pour sa sympathique BD Erotico Rigolote. SEXYSUN - Un avant gout des vacances de juillet 2019... PVP 20 €

ANDRE TAYMANS pour le nouveau CAROLINE BALDWIN

ALEC SEVERIN pour son extraordinaire PETIT THÉÂTRE DE SPIROU

 

Skull BD

Chaussée de Waterloo 336, 1060 Saint-Gilles

 

 


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 14/12/2018 au 14/12/2018.

Publié le 07/12/2018.


Source : Bd-best


Urbanus, La bande dessinée familiale underground au Musée de la Bande Dessinée

Au début des années 1980, Willy Linthout (1953) - un dessinateur belge alors très peu connu- a conçu l’idée d’une bande dessinée autour du comique belge Urbanus (1949), déjà célèbre à l’époque.

C’est ainsi qu’en 1983, « Het fritkotmysterie » (ou le mystère de la baraque à frites) est le premier album d’une saga qui allait en compter plus de 170. La série rencontre aussitôt un franc succès, un résultat inattendu pour une BD familiale atypique. En effet, les BD d’Urbanus sont un pur produit «underground», à la limite du cradingue, et à l’impact commercial énorme.

Une série à la logique abracadabrante, mettant en scène les personnages les plus absurdes et où l’ineptie est omniprésente. Et ce depuis 35 ans. Le Centre Belge de la Bande Dessinée vous accueille dans l’univers surréaliste et dévoyé d’Urbanus, qui vous fera éclater de rire à coup sûr !

 

Musée de la Bande Dessinée
20, Rue des Sables à 1000 Bruxelles

www.cbbd.be


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 11/12/2018 au 26/05/2019.

Publié le 07/12/2018.


Source : Bd-best


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