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Information générale concernant le monde de la BD
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Alessandro Barbucci a dans l’encre de son dessin le sang du dynamisme italien  Ekhö monde miroir 7 – Swinging London

« - Je vous ai fait venir à la demande de la plus haute des autorités : Sa sainteté la Pontife !

-          Message à l’attention de Fourmille Gratule : La situation au Royaume-Uni est critique : pénurie de thé. Les Preshauns sont instables et les incidents se multiplient. Des humains voient des choses qu’ils devraient ignorer. Après les événements de Rome, il a fallu rendre amnésique la moitié de la ville. On ne peut pas recommencer à l’échelle d’un pays. »

 

Voici donc une mission pour la jeune et jolie Fourmille Gratule et son adjoint Yuri Podrov. Au cœur du Londres du monde miroir, ils vont devoir tout faire pour comprendre pourquoi les cargaisons de thé disparaissent. Sans ce british breuvage, les mignons Preshauns deviennent de violents espèces de Gremlins.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après New-York, Paris, Hollywood, Barcelone, Rome et la Nouvelle-Orléans, nous retrouvons Fourmille, Sigisber et Yuri dans la capitale britannique où un Preshaun pète un câble dans un Escarbus à impériale. De la cohue de Picadilly Circus aux faubourgs de Soho, de Big Ben à Tower Bridge, c’est à une véritable course contre la montre que vont devoir se livrer nos héros avant que le manque de thé ne cause des dégâts irréversibles dans la City.

 

Dans la foultitude de séries scénarisées par Christophe Arleston, Ekhö a ceci de particulier qu’une ville différente est le lieu principal de l’action de chacun des albums. Avec Lanfeust, c’est la meilleur de ses créations dans le domaine de la Fantasy, bien que le style ici s’éloigne un tant soit peu de l’Heroïc pur.

Fidèle à son style, le scénariste dissémine des clins d’oeil tout au long de l’album, comme lorsque Fourmille traverse ce quartier où les gens traversent tous la rue alignés par quatre.

 

 

 

 

© Arleston - Barbucci - Soleil

 

 

Alessandro Barbucci a dans l’encre de son dessin le sang du dynamisme italien, rassemblant tout un univers d’affinités européennes. Entre Didier Tarquin et Denis Bodart, il ajoute une dose de Giorgio Cavazzano pour créer un monde disneyien dans lequel on pourrait croire voir apparaître Basil, détective privé au coin d’une rue.

Quand son héroïne enflamme la piste d’un pub, elle danse réellement. Quand elle bondit devant Big Ben, tasse de thé à la main, dans un mouvement d’art martial, elle est la figure de proue d’une couverture superbe.

 

            Taïaut, taïaut, taïaut, longue vie à la série Ekhö !

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Ekhö monde miroir

Tome : 7 – Swinging London

Genre : Heroïc-Fantasy

Scénario : Arleston

Dessins : Barbucci

Couleurs : Lebreton

Éditeur : Soleil

Nombre de pages : 48

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782302063020



Publié le 12/01/2018.


Source : Bd-best


Dans la lumière et les nuances de la Lune, ses enfants viennent à notre rencontre guidés par Chamblain et Nalin

Formidable outil pour prendre le temps de la rencontre en mots, en dessin et en couleurs, la bande dessinée nous offre souvent des moments délicieux, simplement humain, que le hasard peut être habile à provoquer dans le réel mais à côté desquels on passe si facilement, à tort. Chance est que Joris Chamblain et Anne-Lise Nalin ne l’ont pas raté, ce sujet fantastique qui fait se confronter les enfants du soleil et ceux de la Lune, par l’intermédiaire d’un journal puis d’une confrontation.

Résumé de l’éditeur : Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune… Elle va le lire et vibrer à ses mots et n’aura alors plus qu’une seule idée en tête: retrouver la trace de Maxime pour lui rendre son journal oublié. Ses pas la conduiront bien plus loin qu’elle n’aurait pu l’imaginer…

 

 

 

 

© Chamblain/Nalin chez Kennes

 

C’est le genre de découverte qu’on voudrait tous faire. Dans un vieux grenier, dans une nouvelle maison, dans une chambre d’hôtel. Puisque les humains sont juste de passage (« sur cette Terre énervée », complétait Pagny) et qu’ils en laissent des traces plus ou moins volontairement, pourquoi ne trouverions-nous pas des petits trésors là où ils se sont établis ou égarés ?

 

 

 

 

© Chamblain/Nalin chez Kennes

 

Morgane n’a pas dû chercher très longtemps avant de tomber sur ce drôle d’objet fait main et sur la couverture duquel le Soleil n’a plus rendez-vous avec la Lune et est parti fâché pour le plus grand sourire de l’astre de la nuit mais sans tarder à mettre sa vengeance à exécution. De quoi susciter surprise et intérêt pour la jeune fille qui ouvre ce journal comme elle ouvrirait le coeur de Maxime Lebuisson, l’énigmatique (au début) auteur de ce testament de jeunesse. Un oiseau de nuit forcé qui va attirer Morgane sur les toits et à l’aube d’un nouveau jour qui apportera conscience et connaissance d’un monde jusque-là insoupçonné.

 

 

 

 

© Chamblain/Nalin chez Kennes

 

Enfant de la Lune, c’est ainsi que sont surnommés les jeunes victimes du Xeroderma pigmentosum, maladie rare et héréditaire d’origine génétique. Des malades handicapés par une peau de vampire, si sensible aux rayons UV que les réactions cutanées suivant une exposition sans protection sont dantesques. De quoi réduire ces jeunes à l’ombre ou à une combinaison bien hermétique pour se prémunir de tout risque de cancer inéluctable si le moindre rayon de soleil vient vous caresser de son gant clouté.

 

 

 

 

© Chamblain/Nalin chez Kennes

 

Et en cet été, le temps n’est pourtant pas à rester enfermer même si le déménagement de la famille de Morgane n’est pas de tout repos et se joue majoritairement en intérieur. Ce journal découvert qui ouvre la porte sur le destin d’un inconnu, réjouissant puis inquiétant quand celui-ci, victime de raillerie de par tout l’attirail qu’il doit porter pour vivre sa vie d’écolier normalement, va mettre Morgane et ses proches sur la piste de Maxime. Mais aussi de tout ce petit monde mal aimé par la chance mais n’ayant pas refusé les plaisirs de l’enfance et de ses jeux même s’ils doivent être arrangés avec les heures sans soleil. Et Morgane, si râleuse et pas toujours de bonne composition quand on lui demande un service, de se trouver une mission auprès de ces êtres aux besoins si humains.

 

 

 

 

© Chamblain/Nalin chez Kennes

 

Pris les pieds dans la fiction, Journal d’un enfant de Lune se veut aussi documentaire et sensibilisateur, doté de toute l’humanité dont Joris Chamblain est capable. Et la lueur d’espoir et de reconnaissance attisée tout au long de ses 54 planches est galvanisé par le trait et les couleurs de l’encore toute jeune Anne-Lise Nalin, tellement prometteuse et perspicace pour créer des images ni trop simple, ni trop complexe, qui parleront autant aux parents qu’aux enfants. Avec, de jour comme de nuit, des ambiances sublimes et un feu d’artifice qui réunit les nocturnes et les diurnes autour d’un sens commun, celui de la vie, de l’amour malgré tous les bâtons que ce coquin et inégal de sort peut mettre dans les roues de ceux qui, pourtant, ne lui ont rien demandé. À chérir !

Alexis Seny

 

Titre : Journal d’un enfant de Lune

Récit complet

Scénario  : Joris Chamblain

Dessin et couleurs : Anne-Lise Nalin (Page Fb)

Genre: Famille, Jeunesse, Drame, Sensibilisation

Éditeur: Kennes

Collection : Ensemble

Nbre de pages: 57

Prix: 15,95€



Publié le 11/01/2018.


Source : Bd-best


Venise sur les pas de Casanova, une expositon au musée d'Angoulême

Une restrospective inédite dédiée à Venise au XVIIIe siècle dans laquelle se côtoiront tableaux de grands maîtres italiens et dessins d’auteurs de bd contemporains tels que Zep, Jacques de Loustal, Miles Hyman, Kim Jung Gi, Liberatore, Manara, Griffo et François Avril .

Dans cette exposition de dessin et de peinture, les visiteurs sont invités à découvrir des vedute de la Venise du xviiie siècle, dont certains chefs-d’oeuvre de Guardi et Canaletto. Ces tableaux, issus du Fonds Glénat et de différents musées français, seront accompagnés de dessins inédits réalisés par des auteurs de bande dessinée en hommage à Casanova.

Depuis des siècles, Venise inspire les artistes. Parmi les célèbres observateurs de cette ville inoubliable, deux peintres du xviiie siècle, Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (1697-1768), et Francesco Guardi (1712-1793) ont fait école dans l’art des vedute, ces tableaux souvent de format réduit que les aristocrates conservaient en souvenir de leur séjour dans l’opulente cité des Doges.

Loin des vues touristiques du centre de la ville, le scandaleux Giacomo Casanova (1725-1798) déambule dans une Venise interlope, traversant des ruelles discrètes et périphériques… C’est ce double regard que montrera l’exposition : d’un côté la Venise officielle, avec ses canaux et ses palais, vue à travers de somptueuses peintures rappelant sa majesté ; de l’autre, des illustrations inédites et contemporaines qui se placeront dans les pas du fantasque Casanova.
La bande dessinée s’est emparée très tôt du motif de Venise. On retrouve la ville dans Buster Brown de Richard Outcault, Mandrake de Lee Falk, La Famille Illico de George McManus, Corto Maltese de Hugo Pratt, ou encore dans les histoires Disney. Partis à Venise sur les traces de Casanova, huit dessinateurs contemporains prestigieux y ont réalisé des oeuvres inédites mettant en scène le scandaleux aventurier et proposant différentes vues de la ville. François Avril, Griffo, Miles Hyman, Kim Jung Gi, Tanino Liberatore, Loustal, Milo Manara et Zep se sont ainsi prêtés ensemble à un bel exercice : faire en toute liberté le portrait d’une ville et d’un de ses symboles immémoriaux, sans contrainte de format ni de technique. Témoins privilégiés de l’atmosphère propre à la cité des Doges, ils font le pont entre des représentations picturales de près de 300 ans et l’époque contemporaine, en imprimant leur propre marque. Le résultat éclatant de leur voyage au coeur de Venise sera présenté dans l’exposition, en dialogue avec des tableaux italiens exceptionnellement réunis.

Production: Fonds Glénat pour le Patrimoine et la Création
Commissariat: Bozena Anna Kowalczyk et Stéphane Beaujean

Lieu : square Girard II, 16000 Angoulême

Contact :  +33 5 45 95 79 88


Pays : France

Date de l'événement : du 25/01/2018 au 11/03/2018.

Publié le 11/01/2018.


Source : Bd-best


Tintin,le Diable et le Bon Dieu

Tintin est né dans le monde très catholique de la bande dessinée franco-belge de l'entre-deux-guerres. C'est donc tout naturellement qu'Hergé a distillé de multiples allusions aux grandes valeurs du christianisme, fondamentalement ancrées en lui, au fil des albums qu'il a créés.

Incarnées par son héros, elles sont omniprésentes dans une œuvre qui témoigne également d'un intérêt très documenté et respectueux du dessinateur pour les autres croyances.

Après avoir resitué chaque bande dessinée dans son contexte de création, Bob Garcia s'attache à répertorier les références aux religions, mythes ou superstitions qui apparaissent dans l'œuvre hergéenne. Il nous démontre ainsi que, contrairement aux procès d'intention dont elles ont pu faire l'objet, les Aventures de Tintin nous enseignent la tolérance, le respect et l'ouverture sur le monde.

Passionné de littérature populaire, de musique et de bande-dessinée, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, d'études tintinophiles et d'essais et articles sur le monde du jazz. Son dernier roman aux éditions du Rocher, Les Spectres de Chicago, est paru en 2016.

Une approche originale de l'œuvre d'Hergé qui décrypte les messages religieux délivrés par les aventures de Tintin.


248 pages . 17,90€ . Parution : 7 février 2018



Publié le 11/01/2018.


Source : Bd-best


Comment faire d’une histoire horrible un recueil de situations improbables  Game of crowns 1 – Winter is cold

« - Papa ! L’autre bâtard, il fait rien qu’à chourrer mon carquois !

-          Arrête de m’appeler bâtard !

-          Encore en train de vous battre ? Que vous ai-je donc enseigné à propos de la violence ? La valeur d’un homme se juge à ses actes et chez les Spark, on met un point d’honneur à respecter les traditions millénaires d’allégresse et de paix ! Vous comprendrez quand vos testicules seront descendus… Maintenant, allez jouer, j’ai du boulot ! »

 

John Sneeze, chef de clan d’un des sept royaumes, fait la guerre à ses ennemis pour devenir le maître du pays. Grodo, brute épaisse, cherche à séduire la princesse Denarines, qui elle aussi cherche à conquérir le monde. Et tout ce joli monde vit sa jolie petite vie… mais il est certain que sur un crâne fendu il n’est pas évident de poser une couronne.

 

 

 

 

 

© Lapuss, Baba, Tartuff - Casterman

 

 

Le trio du Piou est aux commandes du pastiche de « the » série télé du moment. Ils prennent un plaisir jubilatoire à mettre en scène les personnages créés par George Martin dans un pastiche irrévérencieux.

 

Le titre « Winter is cold » sonne comme un postulat signifiant que, quoique l’on fasse, le destin est en marche. Mais c’est peut-être la seule phrase sérieuse du bouquin.

 

 

 

 

© Lapuss, Baba, Tartuff - Casterman

 

 

On retrouve avec plaisir les bonshommes sauce Baba, avec leurs grands yeux et leurs rondeurs, mais il faut bien avouer que l’album est réservé aux afficionados de la série. Le profane passera à côté d’une bonne partie des gags.

 

Ce n’est pas bien grave. L’essentiel n’est-il d’être un bon gardien du mur ?

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Game of crowns

Tome : 1 – Winter is cold

Genre : Pastiche historique

Scénario : Lapuss’

Dessins : Baba

Couleurs : Tartuff

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 48

Prix : 9,95 €

ISBN : 9782203153554



Publié le 11/01/2018.


Source : Bd-best


Phantasia, monde de la nuit et désir, les femmes mènent la danse en 2018

Cet album regroupe 5 histoires courtes et torrides parues entre 2013 et 2016 dans les hors-série du magazine L’immanquable.

Elles traitent des nouveau rapports amoureux chez les jeunes trentenaires dans un univers marqué par la technologie (applications de dating, voyeurisme, pornographie...) et la fin des tabous (homosexualité, coups d’un soir...) mais dans lequel on trouve encore une part de la magie du désir et du mystère de l’attraction.

 

 

 

 

 

 

© Lilian Coquillaud - Tapages Nocturnes

 

 

L'auteur : Lilian Coquillaud

Il publie sa première histoire dans la revue Interfaces en 2009 puis un one-shot avec Julien Berteaux pour le label Bao des éditions Paquet en 2011 : Les Peuples oubliés. Il décroche avec cet album le premier prix « découverte BD » du Festival de Colomiers cette même anné

 

Sortie le 19 janvier 2018
Scénario et dessins: Lilian coquillaud
64 pp. couleurs
Prix : 15,50 euros
Édité par : Tapages Nocturnes
ISBN : 979-10-96039-227



Publié le 10/01/2018.


Source : Bd-best


Exposition Stanislas à la Galerie Cecilia à Paris

Le SoBD continue après le SoBD et vous propose plusieurs expositions, toujours au cœur de Paris.

Après la galerie de Nöel, c'est un accrochage exclusif de planches et dessins de Stanislas que vous pourrez découvrir du samedi 13 au samedi 20 janvier.

Vernissage le vendredi 12 à partir de 18h.
Dédicace le samedi 13 de 14h à 19h.

Quelques exemples de pièces proposées, provenant notamment des ouvages suivants :

Les Aventures d'Hergé (réédition augmentée 2018)
Intégrale de Victor Levallois
L'Immeuble
L'Hélimob
Le Perroquet des Batignoles (tomes 1 et 2)

 

 

 

 

Lieu : Galerie Cécilia F. 4 rue des Guillemites, Paris IVe


Pays : France

Date de l'événement : du 13/01/2018 au 20/01/2015.

Publié le 10/01/2018.


Source : Bd-best


Les éditions Urban Comics au festival d'Angoulême, trois auteurs et trois albums en sélection

L'éblouissant Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée de Sonny Liew d'abord, qui se voit également honoré d'une exposition Sonny Liew, le prodige de Singapour. Pour l'événement, l'auteur sera présent durant le festival pour rencontrer le public français.

œuvre multirécompensée, Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée de Sonny Liew figure dans la sélection officielle du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême 2018. L’auteur sera doublement à l’honneur, puisqu’une exposition intitulée Sonny Liew, le prodige de Singapour, lui sera également consacrée.

 

 

 

 

Salué par le public et la critique au moment de sa sortie cet automne, le premier tome de Black Hammer de Jeff Lemire et Dean Ormston a aussi retenu l'attention du jury de la sélection.

 

 

 

 

Enfin, The Private Eye, de Brian K. Vaughan et Marcos Martin intègre la sélection Polar du festival. Marcos Martin sera présent pendant le festival également. Il sera accompagné de Mikel Janin auteur prolifique de l'écurie DC Comics, à l'œuvre notamment sur la toute nouvelle série Batman rebirth dont le tome 3 paraîtra le 2 février.



Publié le 10/01/2018.


Source : Bd-best


Fantomino, la poésie de la mort et des monstres de Mauricio de Sousa ressuscitée par Paulo Crumbim et Cristina Eiko

Et s’il y avait une vie après la mort ? Si les fantômes du purgatoire attendaient leur heure au cimetière en jouant à cache-cache et en attendant qu’une cigogne les ramène à une enveloppe charnelle. Telle est l’idée développée dans Fantomino (alias Penadinho) de Paulo Crumbim et Cristina Eiko, une aventure entre le monde des monstres, celui des humains et celui des revenants bien sympathiques. La deuxième incursion (après Bidou, le petit chien) de Glénat dans le patrimoine brésilien de la BD et les héros cultes issus de l’imagination débordante de Mauricio de Sousa.

 

 

 

 

 

 

 

©Mauricio De Sousa



Résumé de l’éditeur : Fantomino le petit fantôme aime jouer à cache-cache avec ses amis dans le cimetière où ils habitent. Un soir, Lady Grue, leur figure tutélaire, leur annonce une grande nouvelle, la fantômette Petite Âme sera enfin autorisée à se réincarner au petit matin ! Fantomino est partagé entre la joie pour son amie et la déception car il n’a jamais pu lui avouer son amour… Il décide de l’emmener voir leur dernier lever de soleil et de lui déclarer sa flamme avant qu’elle ne le quitte. Mais, sur le chemin, Petite Âme est enlevée par un sorcier qui utilise l’essence des fantômes pour créer des philtres d’amour ! Fantomino et ses compagnons vont devoir partir à l’aventure pour sauver leur amie qui se retrouvera face à un choix : partir ou rester ?

 

 

 

 

© Paulo Crumbim/Cristina Eiko chez Glénat

 

Ah l’amour, l’amour toujours ! Se pourrait-il qu’il soit contrarié entre la mort et la… vie ? Toujours est-il que, cherchant plus de quatre chemins pour y arriver, Fantomino n’a jamais trouvé une manière d’avouer sa flamme fantomatique à Petite Âme. Bon, cela dit, quand on est fantôme, on a tout son temps… sauf que la condition ectoplasmique a elle aussi une fin et que quand Dame Cigogne pointe le bout de son bec, ce n’est pas pour apporter des bébés mais pour ranimer les décédés.

 

 

 

 

© Paulo Crumbim/Cristina Eiko chez Glénat

 

Fantomino doit donc jouer le tout pour le tout pour dire ce qu’il a sur le coeur (enfin, façon de parler) avant le grand départ de Petite Âme. Mais le mal est en ville et Petite Âme est convoitée par d’autres individus que le gentil petit fantôme.

 

 

 

 

© Paulo Crumbim/Cristina Eiko

 

Relooké et modernisé pour le coup, Penadinho, comme Bidou un peu plus tôt en 2017 (mais aussi dans le Death Road de David Boriau et Jose Garcia), nous emmène dans une histoire à dormir debout mais aussi dans un pan de culture, dans une manière de raconter des histoires bien différente de ce qu’on voit dans notre bande dessinée européenne. Avec des codes, des bruitages, des onomatopées propres mais aussi des conventions qui existent pour être détournées (ainsi le lecteur sera-t-il surpris de découvrir une planche devant plus aux jeux vidéo qu’à la BD) et une expressivité toute latino.

 

 

 

 

© Paulo Crumbim/Cristina Eiko

 

Bref, un univers faussement naïf débordant de créatures attachantes (si, c’est possible), pas si enfant qu’il n’y paraît mais avec de vrais rapport et raccord à l’amour et à la définition que chacun en a. Frissonnant, ça va de soi.




 

Alexis Seny

 

Titre : Fantomino

Récit complet

D’après les personnages créés par Mauricio de Sousa

Scénario, dessin et couleurs : Paulo Crumbim et Cristina Eiko

Genre: Fantastique, Horrifique, Aventure

Éditeur: Glénat

Nbre de pages: 72

Prix: 11,50€



Publié le 10/01/2018.


Source : Bd-best


Second numéro des cahiers de la BD

Le numéro 2 des Cahiers de la BD est sorti ! Diffusion kiosque, librairie et par abonnement.

Au sommaire, un dossier de 28 pages sur la place et l'histoire des femmes dans la bande dessinée (avec notamment Pénélope Bagieu, Johanna Schipper, Tanx, Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, Johanna Hellgren, la sociologue Sophie Bonadè, les éditrices Marion Amirgagnian des Éditions Delcourt et Nathalie Van Campenhoudt des éditions Casterman BD, les rédactrices Lucie Servin, Irène Le Roy Ladurie, Laure Garcia, Ines Karina…).

un cahier Monographique de 22 pages sur le prodige australien Simon Hanselmann, des interviews de Robert Crumb, Shelton, Cosey, Philippe Geluck, un dossier sur la nouvelle BD flamande exposée au Centre Belge de la Bande Dessinée, les meilleurs articles d'Umberto Eco sur la bande dessinée, l'exposition Mœbius à Toulon produite par Moebius Production, les délires graphiques de Matthias Lehmann, un papier qui illustre les relations entre BD et Street art, un autre sur la réédition du travail de Guido Buzzelli par Les Cahiers dessinés, le 2e chapitre de la Grande Aventure de la BD écrite par Christian Staebler + des chroniques, des critiques, des récits de Bretécher, Golo, Olislaeger, Vaughn Bodé…



Publié le 10/01/2018.


Source : Bd-best


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