Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Deux voix de maîtres.  Une 2 vies en dessins - Tome & Janry

 

« - Un jour, la rédaction a lancé auprès des auteurs un concours de scénario pour « Spirou et Fantasio », expliquait Tome. Cela paraissait bizarre mais cela confirmait les bruits. Et, un peu comme il l’a fait pour nous commander des jeux, Alain de Kuyssche nous a dit : « ça ne vous dirait pas d’écrire un scénario pour Spirou? » »

 

 

 

 

 

 

 

La voix sans maître est la première histoire courte de Spirou signée par deux jeunes belges quasi-inconnus. Mais avant cela, de leur apprentissage chez Dupa à l’entrée chez Dupuis avec Jeurêka, on revient aux origines de la création du duo d’auteurs qui ne savent pas encore qu’ils vont laisser à tout jamais leurs empreintes dans l’histoire de la bande dessinée franco-belge.

 

 

 

 

© Tome, Janry - Dupuis / Champaka

 

 

A la différence de Jijé qui succéda à Rob-Vel (si on occulte le passage Davine), à la différence de Franquin qui succéda à Jijé, à la différence de Fournier qui succéda à Franquin, le passage de relais se compliqua par la suite. En effet, Tome et Janry n’ont pas succédé à Nic Broca et Cauvin comme le suggère la numérotation des albums. Les deux duos furent en réalité mis en concurrence. Le combat était inégal. La notoriété de Cauvin ne suffit pas à ramasser le magot. Dans une filiation directe de Franquin, Tome et Janry firent rapidement la différence. De 1982 à 1998, ils signèrent quatorze albums du groom, osant même dans le dernier casser leur jouet. Salué par une partie de la critique, « Machine qui rêve » aura été pour d’autres une erreur éditoriale. L’album n’a en effet rien a voir avec l’univers Spirou et dénote trop dans la collection, tant et si bien que l’aventure suivante n’ira jamais à son terme. Spirou ne se rendra jamais à Cuba. Cela ne remet pas en cause le talent monumental de Janry que le pavé co-édité par Dupuis et Champaka met en valeur.

 

 

 

 

© Tome, Janry - Dupuis / Champaka

 

 

Tome et Janry ont été frappés par la grâce le jour où ils créèrent Le petit Spirou. Si on imagine mal le petit être le grand quand il était petit tellement l’enfant est subversif, il faut avouer que la série est extrêmement drôle, mais aussi emplie de tendresse. On apprendra entre autres ici comment les auteurs concevaient les couvertures, que ce soit pour les albums ou pour le magazine éponyme.

 

 

 

 

© Tome, Janry - Dupuis / Champaka

 

 

Une vie, deux vies… Tome et Janry étaient en telle fusion qu’on ne sait pas s’ils ont eu chacun leur vie ou s’ils n’en ont une qu’une mais commune tellement leurs carrières étaient indissociables, jusqu’à la disparition de Tome. Tome & Janry Deux vies en dessins est un Artbook indispensable à tous les amoureux de l’école Franquin. C’est le premier ouvrage d’une telle ampleur sur ce duo fusionnel qui a su maintenir Spirou et Fantasio a un niveau digne de celui de leur maître. Les équipes suivantes qui ont pris le destin du groom en mains ont chacune eu leurs qualités, mais on ne remplace pas Tome et Janry. On ne peut que se contenter de prendre leur suite. 

 

De crayonnés en planches originales, de croquis en projets, la carrière de Tome et Janry ne pouvait rêver plus bel écrin que cet ouvrage luxueux et sublime.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Une vie en dessins

 

Tome : Tome & Janry

 

Genre : Artbook

 

Éditeur : Dupuis / Champaka

 

Nombre de pages : 256 

 

Prix : 55 €

 

ISBN : 9782390410362 

 

 

 

 



Publié le 09/07/2022.


Source : Bd-best


La vengeance aux deux visages.  La peau de l’autre 2 - Vice & Versa

 

« - Bonjour. Je souhaiterais m’entretenir avec Monsieur de Nostromo. Est-il là ?

- De la part de qui ?

- C’est bon, Jason. Laisse-moi te présenter Mlle Edith Masson. J’ai beaucoup entendu parler de votre mari. Enchanté. Laissez-moi deviner, Edith. C’est votre mari qui vous envoie pour me convaincre d’accepter sa proposition, n’est-ce pas ? »

 

 

 

 

 

 


 

Los Angeles, Juin 1947. Ferenc de Nostromo est un jeune talent très prisé à Hollywood. Ross Manson, nouveau magnat du cinéma, rêve de travailler avec lui. Il ne se doute pas que sous cette gueule d’ange fabriquée par la chirurgie esthétique se cache son ami Harvey, qu’il pense disparu à la guerre en Europe et qu’il a blousé en s’attribuant la paternité de la comédie musicale qu’ils avaient co-écrite. Edith Manson est chargée par son mari de convaincre Ferenc de Nostromo d’accepter de tourner dans l’adaptation cinématographique de son succès Heads or tails, pile ou face. Elle ne se doute pas qu’il en est le co-auteur. Sous morphine et soumis à des accès de violence, Harvey réussira-t-il à assouvir sa vengeance ?

 

 

 

 

© Séjourné, Le Tendre - Bamboo

 

 

Serge Le Tendre signe un diptyque hommage à l’âge d’or du cinéma hollywoodien. Loin de La quête de l’oiseau du temps ou du récent Cimetière des âmes, le scénariste écrit une histoire de vengeance comme le cinéma en a lui-même présenté tant, du Vieux fusil de Robert Enrico à Kill Bill de Quentin Tarantino. Le Tendre l’intègre dans une ambiance Dernière séance. Il ne manque plus qu’Eddy Mitchell pour présenter le film dans le film.

 

 

 

 

© Séjourné, Le Tendre - Bamboo

 

 

Au dessin et aux couleurs, Gaël Séjourné joue dans une ambiance aux dominantes jaunes, un peu comme dans la série Hollywood de Ryan Murphy, dépeignant dans un tout autre style le drame des « pions » d’une industrie cinématographique non plus naissante, pas encore adulte mais franchissant un cap adolescent avec ses impulsions, ses doutes et ses courses à la célébrité. A la manière d’un Jean-Marc Stalner, Séjourné fait tout pour mettre l’histoire en avant, sans en faire des tonnes. Il est bien parti pour mener une carrière similaire à celle du dessinateur qui, depuis son premier succès Le Boche, n’a jamais quitté les étals des libraires. Une seule chose est regrettable : l’océan réalisé à partir de photographies en fin d’album donne des cases qui dénotent dans l’ensemble.

 

 

 

 

© Séjourné, Le Tendre - Bamboo

 

 

Deuxième partie d’un diptyque, La peau de l’autre, Vice & versa, est un thriller psychologique impitoyable, à la Hitchcock, dans lequel il faudra fatalement un vainqueur. Tout ça, c’est la magie du cinéma !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La peau de l’autre

 

Tome : 2 - Vice & versa

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Serge Le Tendre 

 

Dessins & Couleurs : Gaël Séjourné 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818983843 

 

 

 



Publié le 09/07/2022.


Source : Bd-best


Un goût de Délivrance.  Goat Mountain

 

« - P’pa, on arrive quand ? J’ai envie de tirer !

- Patience ! Ne t’avise pas de tuer un oiseau ici, tu effraierais les cerfs ! On est arrivés ! Fiston, viens m’aider.

- Les braconniers peuvent toujours y aller pour détruire cette barrière. Ils peuvent tirer dedans… Mmmmph… Essayer de la défoncer… Putains de braconnier... »

 

 

 

 

 

 

 

                Nord de la Californie, 1978. Un gamin de onze ans, son père, son grand-père et Tom, un ami de la famille, pénètrent dans leur domaine de chasse privé. Malgré les barrières de protection qu’ils ont mises, un braconnier est entré. Ils auraient pu être n’importe quel groupe d’hommes, à n’importe quelle époque. Ils se sont regroupés pour tuer, pour une chasse, une manière de revenir en arrière pour atteindre un millier de générations passées. Ce jour-là, en pénétrant dans le domaine, leur vie allait changer. Pour la première fois, le petit va tuer. Il doit montrer qu’il est un homme et assumer son acte. Ça va être d’autant plus difficile pour lui que sa cible ne sera pas un cerf.

 

 

 


© Van Linthout, Carol, Vann - Philéas

 

 

                Goat Mountain est un huis-clos en pleines montagnes rocheuses. Comme dans tout bon thriller horrifique, ce qui devait passer pour une bonne journée va se transformer en cauchemar à cause d’un événement inattendu. Adapté d’un roman de David Vann, l’histoire met en scène une famille aux traditions séculaires et éculées. Mais pour le grand-père, rien ne peut déroger à la règle. Parfois malaisante, parfois malsaine, l’ambiance est tendue. La tension monte crescendo. Les événements sont tels qu’il n’y a pas de retour en arrière possible. Quelle en sera l’issue ? Avec un petit goût de Délivrance, le récit traite en fond du rapport de l’homme dit civilisé avec les armes à feu. En ces temps troublés de retour en arrière dans une Amérique rétrograde et violente, où tout un chacun peut se balader dans New-York avec un pistolet à la ceinture, Goat Moutain a un désagréable goût fortuit d’actualité.

 

 

 

 

© Van Linthout, Carol, Vann - Philéas

 

 

                Michel et Béa Constant, Didier et Lyse Tarquin, Olivier Grenson et Sylvie Roge, à présent O.Carol et Georges Van Linthout : les couples auteur/autrice de bande dessinée occupent ces derniers temps le devant de la scène avec talent et dans des univers pour  les uns et pour les autres complètement différents. De la chronique sociale à la science-fiction en passant par le thriller, ces duos montrent dans leurs créations une harmonie naturelle débouchant sur une efficacité hors norme. Ainsi, Lady Jane, UCC Dolores ou encore La fée assassine sont des one shot ou séries incontournables. Goat Mountain s’ajoute à cette short list. Après avoir rédigé le dossier littéraire de Silence Blanc-Le Grand Nord, d’après Jack London, O.Carol signe sa première adaptation d’un roman en BD. On connaissait Georges Van Linthout comme dessinateur franco-belge classique. Il a collaboré avec François Walthéry, a eu sa série policière Lou Smog à l’époque bénie du journal Tintin. Il n’a jamais quitté la scène, mais revient ici dans un style étonnant. Sur un fond en niveaux de gris, les touches de couleurs ne se mélangent jamais et scandent les scènes. L’auteur réalise un travail inattendu.

 

 

 

 

© Van Linthout, Carol, Vann - Philéas

 

 

                Les éditions Philéas sont encore jeunes mais s’installent avec un fond solide. Après les chocs Seul le silence et Monsieur le Commandant, Goat Mountain enfonce le clou s’inscrivant dans les albums primables de l’année.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Goat Mountain

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : O.Carol 

 

Dessins & Couleurs : Georges Van Linthout 

  

D’après : David Vann 

 

Éditeur : Philéas

 

Nombre de pages : 144

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 978249467234

 

 



Publié le 09/07/2022.


Source : Bd-best


Bd Best y Ă©tait pour vous ... Vernissage exposition

En ce début de vacances, alors que les galeries et expos vont se mettre "au repos", nous avions envie de vous faire revivre un vernissage qui nous a fait rêver : celui de "Valentina" à la galerie Champaka, le mercredi 27 avril dernier.

 

 

 

 

 

Guido Crepax, et son héroïne Valentina y étaient mis à l'honneur. Mais pas que ! 14 artistes rendaient également hommage à ce maître de la sensualité : Avril, Blutch, Catel, Cosey, Denis, Durieux, Grenson, Hyman, Lapone, Loustal, Merveille, Micol, Sorel et Minus. L'expo s'est achevée en mai ... mais voici de quoi la revivre en quelques clichés.

 

 

 

 

 

Montage vidéo : Thierry Ligot

 

Images : Axelle Coenen

 

Mise en ligne : Alain Haubruge

 

Photo : © Yves Declercq 2022

 

 



Publié le 08/07/2022.


Source : Bd-best


Tintin c'est l'aventure ...  Patrimoine mondial

 

 

 

« Pour tout ce qui concerne l’architecture des pays où va se promener Tintin, il est indispensable de consulter des livres, des photos, des gravures. » Hergé à Numa Sadoul

 

 

 

 

 

 

 

Il est clair qu’en faisant de son héros, Tintin, un reporter, Hergé lui offrait le plus beau des cadeaux ! Celui de pouvoir voyager partout dans le monde … Et donc d’y admirer merveilles et sites extraordinaires, uniques, œuvres exceptionnelles de Dame Nature ou chef d’œuvre de l’inventivité, de l’ingéniosité de l’homme !

Il était donc regrettable que le magazine Géo et les Editions Moulinsart n’aient pas déjà consacré un numéro de « Tintin c’est l’aventure » au patrimoine mondial !

 

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

 

 

C’est désormais chose faite ! Leur 12e numéro nous offre un survol aussi intéressant que critique de ces merveilles architecturales que Tintin a croisées dans ses aventures.

Si la sauvegarde de la planète est devenue une priorité pour une grande majorité, notamment de notre jeunesse, celle de notre patrimoine ancestral est une clé essentielle de notre compréhension de notre histoire.

Comment ignoré les réalisations humaines lorsque nous regardons ce que l’homme a été capable de réaliser dans son histoire pour marquer son passage ?

Hergé a dû en être conscient bien avant de nombreux « penseurs » ou autres « moralisateurs » actuels.

 

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

 

 

Maintenant vous dire, en toute honnêteté, quel article nous a le plus marqué, réellement difficile à dire tant chacun présente un aspect différent mais tellement bien documenté et argumenté de la question.

Et que dire justement du choix des intervenants et des sujets abordés ?

 

Un entretien avec Matthieu Ricard sur son parcours et ses valeurs humaines qui nous remet à notre juste place dans cet univers face à notre existence.

 

Un fort troublant dossier sur les chefs d’œuvre en péril pour cause de pillages, de guerres, de tourisme de masse ou encore de changement climatique …

 

Une étude comparative et fouillée des insertions du patrimoine mondiale dans les aventures de Tintin ! Hergé a eu le génie de faire référence à de nombreux sites architecturaux exceptionnels sans forcément les reprendre tel quel ! Repartez dans vos albums et en observant plus attentivement certains décors, réfléchissez afin de non les reconnaître, mais plutôt de repérer les similitudes avec leur modèle historique.

 

L’interview de Peter Eeckhout, docteur en histoire de l’art et en archéologie de l’ULB, est des plus éclairante sur l’évolution de la vision du patrimoine mondiale, tout en étant lucide sur le fait qu’il sera impossible dans l’avenir de tout préserver. Un constat triste mais cruel qui frise parfois l’absurde. La solution passera-t-elle notamment par une limitation du nombre de visiteurs sur certains sites ?

 

Mais comme tintinophile amateur, j’aurais peut-être une légère préférence pour une question que tout lecteur du « Sceptre d’Ottokar » a dû se poser dès le début de l’album : où se situe réellement ce petit royaume si proche mais si éloigné de notre Royaume de Belgique ? Question qui reviendra avec « Objectif Lune », « « L’Affaire Tournesol » ou encore « Le lac aux requins » … Cette Syldavie reste le royaume d’Atlantide d’Hergé !

 

 

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

 

Le « carnet de voyage » est cette fois confié à Cosey, cet éternel voyageur de l’âme humaine. Transformant chacun de ses voyages en un périple sensoriel et intime, il nous explique l’univers créatif de son propre héros, Jonathan.

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

 

 

D’autres surprises et découvertes vous attendent à la lecture de son sommaire … ne comptez pas sur moi pour tout vous dévoiler.

Je ne peux que vous inviter, en ce début de vacances, à dévorer ce superbe 12e numéro de « Tintin, c’est l’aventure » consacré au patrimoine mondial.

Un plaisir tant intellectuel que bédéphile pour suivre le plus grand reporter de la BD au travers le monde et de ses chefs-d’œuvre parfois millénaires du patrimoine mondial.

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Tintin c’est l’aventure 12 - Patrimoine mondial 

 

 

Éditeur : Geo – Moulinsart Prisma

 

 

Date de parution : 15-06-2022 

 

 

Nombre de page : 144 + 1 dépliant 

 

 

Prix : 16,99 €

 

 

ISBN : 9782810436910



Publié le 08/07/2022.


Source : Bd-best


Début du VIIe siècle ... La Kahina T.1 La reine berbère

 

 

 

Une baffe … tant au niveau graphique qu’au point de vue narratif ! Voilà ce que dès les premières planches nous pouvons ressentir en ouvrant cette nouvelle saga des « Reines de sang », la 13e déjà !

 

 

 

 

 

 

 

Reine berbère, Dihya, dit « La Kahina » ou « prophétesse », nous ramène au VIIe siècle, dans le Maghreb. Les armées omeyyades semblent invincibles tant elles sont nombreuses et poussées par une foi inébranlable dans le prophète Mahomet.

Pour s’y opposer, Grecs, Juifs, Chrétiens et tribus berbères sont obligés de s’allier … et ils massacrent jusqu’au dernier l’armée de l’émir Abou Al-Mouhajir Dinar dans les Gorges des Aurès.

 

 

 

 

 

©  Simon Treins – Dragan Paunovic – Scarlett - Delcourt

 

 

Cette victoire est néanmoins assombrie par la mort du roi Tabeta, de la tribu des Djerawa.

Sa fille, la princesse Dihya, douée de pouvoirs divinatoires, décide de prendre la direction de son clan … contrairement aux habitudes berbères. Mais pas évident dans ce mondé régit par les traditions ancestrales.

Dihya est néanmoins prête à tout pour la sauvegarde de son peuple … Et son sens du sacrifice n’est pas un vain mot !

 

 

 

 

 

©  Simon Treins – Dragan Paunovic – Scarlett - Delcourt

 

 

A Alexandrie, la nouvelle du désastre des Gorges des Aurès fait exploser de rage Mu’awiya, premier calife de la dynastie des Omeyyades. Il ordonne de lever une nouvelle armée et de venger cet affront ! 10 longues années de guerre s’annoncent …

En prenant la tête de son peuple et de la résistance à l’envahisseur, La Kahina, la reine rouge des Aurès, sait à quoi elle s’engage. Elle unifiera toutes les tribus berbères dans cette mission, faisant d’elle la plus grande guerrière de son peuple.

 

 

 

 

©  Simon Treins – Dragan Paunovic – Scarlett - Delcourt

 

 

 

Une bio passionnante, menée à un train d’enfer par une narration ne laissant aucun instant de répit dans sa lecture. Simon Treins, que nous avions déjà apprécié dans « Tuez De Gaulle » paru en mars également chez Delcourt, signe ici un second scénario brillant et exaltant. Plus qu’une simple réussite !

Il est pour cela parfaitement seconder par un excellent Dragan Paunovic au crayon et les univers lumineux de Scarlett.

 

 

 

 

 

©  Simon Treins – Dragan Paunovic – Scarlett - Delcourt

 

 

 

Chaque page sent la chaleur, le sable, la sueur et le sang, mais aussi la rage, la douleur, la passion et la détermination de cette sublime « Reine de Sang » !

 

La suite et fin est plus qu’attendue …

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : La Kahina – La reine berbère T.1

 

 

Série : Les Reines de sang

 

 

Éditeur : Delcourt

 

 

Scénario : Simon Treins

 

 

Dessin : Dragan Paunovic

 

 

Couleurs : Scarlett

 

 

Nombre de pages : 54

 

 

Prix : 15,50 € 

 

 

ISBN : 9782413037620

 

 

 



Publié le 07/07/2022.


Source : Bd-best


L'indépendance féminine au temps des conquistadors ... Celle qui parle

 

 

 

En mars 1519, Cortés débarque à Potonchan, dans la péninsule du Ma’ya’ab. Après une brève mais violente bataille qu’il remporte contre le cacique du coin, il se voit offrir les 20 esclaves du vaincu mort dans l’affrontement. Parmi elles, Malinalli, une jeune femme issue d’une famille noble mais au passé déjà lourd.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fille du cacique Yul d’Oluta, ce dernier lui apprend rapidement le nâhualt, la langue des Aztèques, afin de lui permettre de se défendre oralement et de pouvoir négocier avec eux dans leur empire. Son rang de chef local ne le protégera malheureusement pas d’eux. Il sera enlevé et tué alors qu’elle est encore enfant. Sa mère se remariera avec un autre petit chef local. Quelques années après, et malgré son statut, elle est vendue au cacique maya Xamanek de la région de Potonchan.

Elle y apprend la langue maya, et avec le popoluca et le nâhuatl, elle acquiert ce qui fera d’elle un personnage central de la conquête du Mexique par les Espagnols.

 

 

 

 

 

 

© Alicia Jaraba Abellan – Bamboo Éditions

 

 

 

Le cadre est planté et les acteurs sont en place … quant au fil rouge, sans conteste le langage et l’incompréhension mutuelle provoquée lorsque les protagonistes ne parlent pas la même langue !

Malinalli devient Marina, puis Doña Marina et enfin La Malinche, « Celle qui parle ». Possédant cette richesse inestimable de pouvoir se faire comprendre aussi bien des Mayas que des Aztèques puis des Espagnols, elle a le pouvoir de les aider à se parler, à se comprendre et ainsi à éviter peut-être de s’entretuer ! Mais dans ce nouveau monde où les cartes se redistribuent par l’arrivée des Conquistadors, toutes ses décisions, tous ses choix seront-ils positifs pour chacun ?

 

 

 

 

 

© Alicia Jaraba Abellan – Bamboo Éditions

 

 

 

Comment trouvera-t-elle réellement sa place dans cet échiquier politique entre les uns qui la méprissent car elle est « indienne » et les autres qui la rejettent en la détestant car elle a trahi leurs dieux ? Prise entre 2 feux, elle fera pourtant tout son possible pour empêcher certaines exactions et violences dans les 2 camps.

Héroïne féminine involontaire, restée dans l’ombre d’un conquérant avide de gloire, elle est incontestablement une figure emblématique de l’histoire du Mexique.

 

 

 

 

 

© Alicia Jaraba Abellan – Bamboo Éditions

 

 

 

C’est donc son parcours si controversé qu’Alicia Jaraba nous propose de découvrir sans parti-pris, ni sentimentalisme bien-pensant.

Et pour ne rien gâcher au plaisir de cette lecture, un style graphique s’adaptant parfaitement au sujet et à l’ambiance voulue par Alicia Jaraba.

Bref un roman-graphique à découvrir sur la plage ou ailleurs.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Celle qui parle

 

 

Éditeur : Bamboo

 

 

Collection : Grand Angle

 

 

Scénario : Alicia Jaraba Abellan

 

 

Dessin : Alicia Jaraba Abellan

 

 

Nombre de pages : 208

 

 

Prix : 24,90 € 

 

 

ISBN : 9782818984062



Publié le 06/07/2022.


Source : Bd-best


Déesse grecque de l'amour, du désir et de la beauté ... Aphrodite T.1 Née de l'écume

 

 

 

Comment douter encore du sérieux et de l’intérêt de la collection « La Sagesse des mythes » conçue et dirigée par Luc Ferry, qu’il n’est plus utile non plus de présenter ?

54e album à décortiquer et nous faire découvrir la mythologie grecque, nous voici désormais dans les pas de la plus belle des déesses, Aphrodite, la fille de l’aphros ou fille de l’écume !

 

 

 

 

 

 

 

Née de l’organe génital d’Ouranos, son père, tranché par Cronos et jeté par ce dernier dans la mer, près de Chypre, elle appartient à l’empire d’Eros.

Déesse de l’amour, elle manipule mots doux, sourires et regards aguichants à faire perdre la tête aussi bien aux hommes qu’aux autres dieux. Elle tient ainsi une place toute particulière dans le panthéon olympien. Engendrée dans la violence, elle sera l’incarnation de l’amour, de la passion et de toutes les astuces pour faire succomber sa « proie ».

 

 

 

 

 

© Bruneau – Baiguera –  Ferry – Vignaux – Smulkowski - Glénat

 

 

 

Le premier volet de ce diptyque nous relate sa naissance, son union paradoxale avec Héphaïstos, le plus laid et difforme des dieux, son infidélité avec Arès, puis avec le berger Anchise, de qui elle aura Enée …

Nous découvrons alors le destin de cet enfant, héros de la Guerre de Troie jusqu’à la chute de celle-ci. Protégé par sa mère de la colère, de la jalousie d’Athéna, Enée est obligé de fuir la ville en feu, avec son père, son épouse Créuse et son fils, Ascagne.

C’est ainsi qu’Aphrodite apparaît comme la déesse de l’amour mais capable également de se montrer aimante et maternelle. Ceci incluant donc un tempérament de feu doublé d’un courroux pour quiconque oserait s’opposer à elle.

 

 

 

 

 

© Bruneau – Baiguera –  Ferry – Vignaux – Smulkowski - Glénat

 

 

 

Et si ce récit, fidèlement tiré des poèmes d’Hésiode, se laisse lire si facilement, c’est évidemment grâce à l’art de la narration de Clotilde Bruneau qui excelle dans cet exercice depuis le début de la collection. A la fois fluide et cohérent, il nous offre une vision éclairée des amours brûlants de la déesse. Loin de se perdre dans les méandres de passions olympiennes, nous allons à l’essentiel afin de conserver un fil conducteur à la portée de tous.

 

 

 

 

 

© Bruneau – Baiguera –  Ferry – Vignaux – Smulkowski - Glénat

 

 

 

Au dessin, nous retrouvons Giuseppe Baiguera qui a déjà prêté son crayon à d’autres albums de la collection, comme « Antigone », « Les Mésaventures du roi Midas », ou « L’Odyssée » tomes 2 à 4. Il est donc désormais un habitué. Son trait clair et réaliste fait la part belle aussi bien aux gros plans de visages qu’aux scènes de bataille ou de paysages aériens.

Sa facilité a explosé la mise en page et le cadrage rendent l’action plus vivante. Le tout donne un rythme parfait à la narration.

 

Bref, un duo harmonieux de haute volée. Trio si nous y ajoutons les superbes couleurs de Scarlett Smulkowski !

 

 

 

 

© Bruneau – Baiguera –  Ferry – Vignaux – Smulkowski - Glénat

 

 

 

Le dossier « pédagogique » accompagnant la BD est à la fois riche et captivant. Luc Ferry y mêle vulgarisation et documentation recherchée afin de passionner dès les premières lignes son lecteur. Un réel plaisir de s’y plonger après la lecture de l’album.

 

Il serait ici injuste de ne pas signaler également l’idyllique couverture de Fred Vignaux. Tout en douceur et en sensualité, son Aphrodite immergeant de la mer est clairement une merveille visuelle que Botticelli lui-même ne pourrait critiquer.

Paru en mars, nous ne devrons plus attendre fort longtemps pour le tome 2, puisqu’il est annoncé pour le 21 septembre prochain. Celui-ci s’intéressera tout particulièrement aux enfants de la déesse, dont les amours et infidélités étaient à la hauteur de sa beauté.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Aphrodite Née de l’écume

 

 

Tome : 1

 

 

Collection : La sagesse des mythes

 

 

Éditeur : Glénat

 

 

Scénario : Clotilde Bruneau

 

 

Dessin : Giuseppe Baiguera

 

 

Nombre de pages : 46

 

 

Prix : 14,95 € 

 

 

 

ISBN : 9782344043967



Publié le 06/07/2022.


Source : Bd-best


L'île aux fleurs ... Cache-cache mortel à Bréhat

 

 

 

Juillet est enfin arrivé. C’est le temps des vacances et pourquoi ne pas partir en France ? Destination préférée de millions de touristes, ce ne sont pas les lieux de villégiatures qui manquent. Et quitte à partir pour se changer les idées, une destination particulière à proposer ? La Bretagne ? Une île ? Voire même un « havre de paix et de sérénité sur l’île enchanteresse de Bréhat » !

 

 

 

 

 

 

Voilà ce qu’espère Luigi en lisant le prospectus d’une location meublée, « L’Agapanthe », à son épouse enceinte et à son fils, Nathan, qui rêve de jouer aux pirates.

Une île de stars, 850 habitants, l’air marin, le calme, et à peine arrivé … le grain de sable !

Après avoir fait la connaissance de ses voisins proches, on retrouve un cadavre dans la piscine de l’un d’eux, Tristan Lannoy.

Qui est ce noyé ? Mystère ! Mais ce n’est pas un accident d’après la police ! Et le mystère ne fait que s’épaissir à l’arrivée de la commissaire Le Ploedec’h … car le corps a disparu !

Et voilà qu’on parle d’un second corps, de superstitions d’un autre âge, des racontars d’un ancien cantonnier un peu « fou », …

 

 

 

 

 

© Weber – Nicoby –Vents d’Ouest

 

 

 

Entre un maire qui ne veut en aucun cas voir la tranquillité de son île, et surtout celle de ses habitants être troublée, des légendes et autres contes sur l’Ankou, les morts semblent pourtant s’accumuler rapidement !

Et qui de la commissaire ou du petit Nathan, jouant au détective, percera le premier cette brume pour faire éclater la vérité.

Mais cette dernière ne remonterait-elle pas à un événement vieux de 20 ans ?

 

 

 

 

 

© Weber – Nicoby –Vents d’Ouest

 

 

 

Voilà, le décor est planté. Il ne reste plus qu’à s’y laisser embarquer par un scénario brillant et plein de rebondissements de Patrick Weber !

Passé maître dans l’art d’embrouiller les pistes, de choisir des personnages loin des héros des séries policières made in USA, ce qui ne le prive pas de quelques clins d’œil pour l’une ou l’autre des années mi-’70 - ‘80, Patrick Weber nous offre ici une nouvelle plongée dans la petite vie « si calme » de l’Armorique !

Après un tour sur Belle-Île, l’île de Sein et l'île d'Ouessant, nous voici avec un nouveau thriller goûtant bon le chouchen : doux comme le miel et renversant comme le venin des abeilles qui seraient écrasées lors de l’extraction des rayons de la ruche*.

 

 

 

 

 

© Weber – Nicoby –Vents d’Ouest

 

 

 

Avec ses personnages au passé parfois trouble, aux secrets profondément enfouis mais qui ne demandent qu’à ressurgir, un véritable jeu de piste mortel nous mène dans certains recoins aussi touristiques qu’énigmatiques de l’île aux fleurs !

Avec un final digne des romans d’Agatha Christie, chacun se verra révéler son véritable rôle dans ce qui pourrait s’avérer finalement qu’une vendetta à la sauce bretonne.

 

 

 

 

 

© Weber – Nicoby –Vents d’Ouest

 

 

 

Parfaitement servi par le crayon semi-réaliste de Nicoby, ce 4e opus des aventures de Le Ploedec’h accorde, une fois de plus, une jolie place aux décors recherchés de l’île visitée. Le petit dossier « touristique » final ne faisant que renforcer l’envie de s’y rendre …

Les angles de vue, cadrages et découpages des pages au global soutiennent idéalement le rythme de la narration. Rendant le tout fluide et agréable à lire, cet album est idéal pour passer un excellent moment sur la plage ou ailleurs au soleil … ou pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Cache – cache mortel à Bréhat

 

 

Éditeur : Vents d’ouest

 

 

Collection : Hors Collection

 

 

Genre : Thriller – Policier

 

 

Scénario : Patrick Weber

 

 

Dessin : Nicoby

 

 

Nombre de pages : 136

 

 

Prix : 18,50 €

 

 

ISBN : 9782749309286

 

 

 

* La légende dit que si l’on boit du chouchen artisanal en excès, des effets très violents peuvent survenir, assommant le buveur et le faisant tomber à la renverse. La faute à la méthode d’extraction du miel qui consisterait à écraser les rayons entièrement. Les abeilles, piégées dans le processus, déverseraient malgré elles le venin coupable de ces effets renversants. (www.bretagne.com)



Publié le 06/07/2022.


Source : Bd-best


1934 Salon automobile de Paris ... les enquêtes de Margot Les élégantes

 

 

 

Le titre lui-même résume sublimement l'ensemble de l'album ... sa trame, ses personnages, son ambiance, son dessin et le tout dans une mise en couleur s'harmonisant parfaitement avec sa ligne claire.

Et pour les fans de belles mécaniques, les véritables héroïnes ne seraient-elles pas d'ailleurs les Licornes L6, Rosengart, Amilcar, Delage et surtout cette superbe Citroën 22 CV, berline ou cabriolet ?

 

 

 

 

 

 

 

Sans en dévoiler la fin aussi surprenante qu'un coup de parapluie, nous sommes emportés entre concours d'élégance féminine et compétition de charme.

Plongeon en 1934, à Versailles. Citroën perd à nouveau un concours associant voitures de prestige et demoiselles élégantes. Mode, luxe et classe !

Pourtant la marque aux chevrons joue gros. Monsieur Citroën a une santé fragile, l’avenir de son entreprise risque de passer par son rachat par Michelin ! Et l’année suivante, ce sera chose faite !

 

 

 

 

 

© Olivier Marin – Frank Leclercq - Paquet

 

 

Le lancement d’un nouveau modèle révolutionnaire, résolument moderne pour l’époque, et son succès sont dès lors indispensables pour survivre … surtout pour l’équipe de publicité.

Engagée pour défendre ce nouveau fleuron de la marque, la C22, Margot aura bien des difficultés à lutter contre Astrid, nouvelle arrivée dans le circuit, mais prête à tous les efforts pour gagner.

 

 

 

 

 

 

© Olivier Marin – Frank Leclercq - Paquet

 

 

Voilà donc le cadre de cette nouvelle aventure palpitante.

Un scénario où, justement, la C22 est la réelle vedette, Margot n’étant qu’actrice de ces concours d’élégance qui faisaient fureur dans les années ’30.

Olivier Marin nous offre ainsi un récit bien ficelé, léger peut-être par l’absence de réelle enquête mais surprenant à certains moments, tout en restant fluide et agréable à suivre. Si nous étions habitués, dans les tomes précédents, à une intrigue plus profonde pour Margot, ce n’est clairement pas le cas ici.

 

 

 

 

 

 

© Olivier Marin – Frank Leclercq - Paquet

 

 

Les scènes de course permettent à Frank Leclercq (successeur de Callixte, mais qui reste aux couleurs) de nous montrer toute l’étendue de son talent, notamment pour ce type de cadrage. Rythmées, voire positivement agressives, elles dynamisent clairement la narration.

Petit regret éventuel dans son dessin, une certain raideur dans les visages masculins ici et là … Mais cette Margot, quel charme … et son regard … à craquer ! Comme cet album d’ailleurs !

 

 

Thierry Ligot 

 

 

 

Titre : Les Élégantes 

 

 

Série : Les enquêtes auto de Margot 

 

 

Tome : HS

 

 

Éditeur : Paquet

 

 

Collection : Calandre

 

 

Scénario : Olivier Marin 

 

 

Dessin : Frank Leclerq 

 

 

Couleurs : Callixte

 

 

Nombre de pages : 46 

 

 

Prix : 14,00 €

 

 

ISBN : 9782889321773



Publié le 30/06/2022.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2022