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Paris by night.  Deux passantes dans la nuit 2 - Anna

 

« - Alors, comme ça, on veut changer d’identité ?... Drôle d’idée… Moi, je ne me verrais pas changer : André Boulanger… Ça sonne bien français, c’est pas un nom à coucher dehors… Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Tu connais le tarif ?... 30000 francs… Payables d’avance…

- C’est cher…

- Evidemment que c’est cher ! Je ne suis pas l’armée du salut ! Allez !

- Je… J’ai pas l’argent sur moi, mais je vous l’enverrai…

- Pas d’argent, pas de papiers. Pas de papiers, pas de passeur... »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Dans une nuit du Paris de l’occupation, Anna tente d’obtenir de faux papiers. Mais la période est dure pour tout le monde et tout se paye. Sortie de prison, pour Arlette, c’est déjà la liberté. Aux destins si différents, les deux femmes vont faire un bout de route ensemble. Comme Grangil et Marcel Martin, Gabin et Bourvil dans La traversée de Paris, elles errent dans la jungle d’une ville où chacun, comme réduit à l’état sauvage, tente de survivre.

 

 

 

 

© Coutelis, Leconte, Tonnerre - Bamboo

 

 

                Le diptyque Deux passantes dans la nuit est un événement. Il marque le grand retour de Patrice Leconte à la bande dessinée. Le cinéaste revient à ses premières amours. Collaborateur régulier de Pilote et de Fluide Glacial dans les années 70, son succès au cinéma, avec notamment la troupe du Splendid, l’a éloignée du 9ème Art pour signer les films que l’on connaît dans le 7ème. Les bronzés, Tandem, Les spécialistes, Ridicule, entre autres, font partie du patrimoine du cinéma français. A charge pour lui de connaître la même gloire en bande dessinée. Deux passantes dans la nuit a tout d’un film. Un duo qui n’aurait jamais dû se rencontrer, une ambiance nocturne et mystérieuse, une époque riche en rebondissements, voici la recette d’un récit plus d’ambiance que d’action. Leconte s’est adjoint les services de Jérôme Tonnerre, scénariste de cinéma. Les deux hommes donnent un ton Traversée de Paris et rendent hommage à un genre. Imaginée pour le cinéma, les auteurs ont finalement pensé qu’il serait plus intéressant de la traiter en bande dessinée.

 

 

 

 

© Coutelis, Leconte, Tonnerre - Bamboo

 

 

                Al Coutelis est un vieux briscard de la BD. Il a travaillé avec les plus grands : Moebius, Gotlib, Christin, Tronchet, Charlier et tant d’autres. Avec Leconte, ils se côtoyiaient en conférence de rédaction à Pilote mais n’avaient jamais travaillé ensemble. Plus de quarante ans après, c’est réparé. Ils visitent ensemble la nuit parisienne occupée, des clubs privés aux églises entrouvertes, des rencontres avec des résistants à celles avec des occupants. Après divers essais, Coutelis a décidé de prendre en charge lui-même les couleurs. Le résultat donne des scènes monochromes ou presque, comme des filtres décrivant des ambiances. Le passage dans la ménagerie du Jardin des Plantes a un côté psychédélique à la fois surnaturel et si réel.

 

 

 

 

© Coutelis, Leconte, Tonnerre - Bamboo

 

 

                Chassez le naturel et il revient au galop. Pour une histoire scénarisée par un réalisateur, la couverture a tout d’une affiche de cinéma.

 

Deux passantes dans la nuit, Arlette et Anna en sont les héroïnes malgré elles, victimes de l’Histoire et tentant de vivre la leur.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Deux passantes dans la nuit

 

Tome : 2 - Anna

 

Genre : Occupation 

 

Scénario : Patrice Leconte & Jérôme Tonnerre 

 

Dessins & Couleurs : Alexandre Coutelis

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818975480

 

 

 



Publié le 14/11/2021.


Source : Bd-best


Deux polars à sept siècles de distance.  Hérauts 1 - La brisure / Flic à la PJ 1 - Go fast !

 

« - Qu’as-tu fait de ta soirée ?

- Je me suis rendu dans la chapelle pour me recueillir. J’ai même surpris une étrange conversation entre deux chevaliers…

- Etrange en quoi ?

- Je ne sais trop… J’ai eu l’impression d’une manigance... »

 

 

 

 

 

 

 

 

                XIIIème siècle, Comté de Flandre. Moine défroqué, Landri a surpris dans la chapelle la conversation de deux hommes semblant comploter. Il en réfère à Mayeul, le jeune peintre orphelin qu’il a sous sa coupe. Les deux hommes sont là à l’occasion d’un grand tournoi de chevalerie. Passionné d’armoiries, Mayeul a pour mission de recenser pour la couronne l’ensemble des blasons du Royaume. Avec son tuteur, ils vont se trouver au cœur d’une sombre affaire dans laquelle coups bas et manigances vont être les signatures de Seigneurs avides.

 

 

 

 

© Corbeyran, Bègue, Fernandez - Delcourt

 

 

                XXème siècle, Royaume de France… Enfin… France. Pierre Perret, le célèbre chanteur, vient déposer plainte pour vol de voiture. Cette banale affaire va être le déclencheur d’une chasse aux trafiquants de drogue, d’un jeu de chat et de la souris entre le grand banditisme et la PJ  d’Evry dont fait partie Ludovic, inspecteur de Police venu de La Réunion.

 

 

 

 

© Corbeyran, Armoët, Malisan, Zeppegno - Delcourt

 

 

                A sept siècles d’écart, Corbeyran présente deux nouveaux polars.

                Si l’ambiance moyenâgeuse de Hérauts pourrait laisser croire qu’on est dans une simple histoire de chevalerie, c’est bien dans une enquête policière que l’on se trouve. La mort d’un participant à un tournoi sème le doute. Les héros de Hérauts vont devoir démêler l’énigme. Là où l’auteur respecte son cahier des charges, ainsi que le lecteur, c’est qu’il n’oublie jamais le concept présenté : les passionnés d’héraldique ne seront pas déçus.

 

 

 

© Corbeyran, Bègue, Fernandez - Delcourt

 

 

                Pour Flic à la PJ, la règle du jeu est plus explicite. Le Go Fast est la méthode utilisée par les trafiquants pour le transport des stupéfiants, qui consiste à rouler à très grande vitesse pour éviter les contrôles de police. L’histoire, adaptée du récit original de Ludovic Armoët, vrai flic, est un véritable reportage, mais avec tous les « suppléments » nécessaires à en faire une bonne intrigue. On vit l’aventure de l’intérieur. Les flash backs sur la vie passée réunionnaise de Ludovic donnent à l’homme une âme et font du lecteur son complice de vie. Enquête exclusive !

 

 

 

 

© Corbeyran, Armoët, Malisan, Zeppegno - Delcourt

 

 

                Au dessin de Hérauts, on retrouve Nicolas Bègue avec qui Corbeyran signe déjà Le Ravageur chez Robinson. Le dessinateur soigne son trait dans de grandes cases, comme des tableaux aux multiples personnages. Banquets, tournois, Bègue place sa caméra au cœur de l’action. Côté blasons, il se met à la place de Mayeul pour s’appliquer dans leurs représentations et les codes qu’ils recensent. Aux couleurs, Jean-Paul Fernandez contribue à l’impeccable voyage dans le temps.

 

 

 

© Corbeyran, Bègue, Fernandez - Delcourt

 

 

                Dans un graphisme un peu plus rigide, Luca Malisan essaye de coller à la réalité. Les couleurs de Chiara Zeppegno, apparemment numériques, trop propres, procurent une impression de distance. On aurait aimé plus d’immersion. En bref, le lecteur reste spectateur, alors que, paradoxalement, dans Hérauts, il est acteur.

 

 

 

 

© Corbeyran, Armoët, Malisan, Zeppegno - Delcourt

 

 

                Avec ces deux nouvelles séries, Corbeyran poursuit son œuvre de scénariste prolifique populaire de qualité. Il est de ces gens, comme Raoul Cauvin dans l’humour, qui construisent des lecteurs au fil des générations et qui mettent dans leurs cœurs des histoires que certains pourraient prétendre sans prétention mais qui sont savamment construites.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Hérauts

Tome : 1 - La brisure

Genre : Histoire 

Scénario : Corbeyran 

Dessins : Nicolas Bègue 

Couleurs : Jean-Paul Fernandez 

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 56

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782413029823  

 

 

 

 

 

 

 


 

Série : Flic à la PJ

Tome : 1 - Go fast !

Genre : Polar 

Scénario : Corbeyran

D’après un récit de : Ludovic Armoët 

Dessins : Luca Malisan 

Couleurs : Chiara Zeppegno 

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 64

Prix : 15,50 €

ISBN : 9782413036791  

 

 

 



Publié le 14/11/2021.


Source : Bd-best


L’écrivaine et l’orpheline.  Entre les lignes 1 & 2

 

 « - Ce serait peut-être une bonne idée de te mettre à tenir un journal... Tu y rapporterais ce qu'on te dit ou, au contraire, ce qu'on ne te dit pas. Tu y noterais aussi ce que ressens à cet instant, ou bien ce que tu ne ressens pas. Ce que tu éprouves n'appartient qu'à toi, et personne n'a le droit de te faire des reproches. »

 

 

 

 

 

 

 

Suite à l'accident de voiture de ses parents, Asa Takumi se retrouve orpheline. Elle est alors prise en charge par la sœur de sa mère, Makio Kôdai, une écrivaine plutôt solitaire et au caractère bien trempé. Cependant, malgré les apparences, Asa va trouver du réconfort dans la simple présence de sa tante qui fait de son mieux pour fournir tout le nécessaire à l'adolescente. Sous son air distant, on découvre au ?l des pages sa façon maladroite mais pleine de petites attentions de montrer à Asa qu'elle la soutient.

 

 

 

 

© Tomoko Yamashita/SHODENSHA Publishing

 

 

Les dessins de l'oeuvre sont clairs, constitués de traits ?ns qui mettent en valeurs les dialogues autant que les personnages. A contrario de l'idée principale de l'oeuvre d'ailleurs, qui est d'apprendre à déchiffrer ce qui se cache derrière les mots ou les silences des autres. Le style « tranche de vie » permet d'inclure de nombreux aspects du quotidien y compris de simples notes ou au contraire des entrées plus ré?échies.

 

 

 

 

© Tomoko Yamashita/SHODENSHA Publishing

 

 

Nous ressentons l'influence des personnes qu'Asa côtoie sur elle et comment cela impacte sa vision du monde qui l'entoure. Elle reprend peu à peu goût à la vie grâce à son nouveau quotidien. Makio se trouve être son guide dans l'univers nouveau où elle doit avancer au travers de ré?exions complexes mais fondamentales. La trentenaire se retrouve malgré elle à éduquer Asa, tout en essayant de refouler les souvenirs douloureux de sa sœur.

 

 

 

 

© Tomoko Yamashita/SHODENSHA Publishing

 

 

Tomoko Yamashita nous offre un manga empli de fraîcheur du point de vue d'une adolescente curieuse qui essaie d'affronter sa nouvelle vie en collocation avec une romancière qui a du mal à s'ouvrir aux autres. « Entre les lignes » est une histoire forte en émotions !

 

Marie Charrière

 

 

 

 

 

 


Série : Entre les lignes

 

Tomes : 1 & 2

 

Genre : Tranche de vie

 

Scénario & Dessins : Tomoko Yamashita

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages :  1     176

 

Prix : 7,45 € 

 

ISBN : 9782505110408 / 9782505110415 

 

 

 

 



Publié le 14/11/2021.


Source : Bd-best


Pikes Peak International Hill Climb ... Michel Vaillant S.2 T.10 Pikes Peak

 

 

Quand on s’appelle Michel Vaillant, qu’on est sur les pistes, circuits, rallyes, … depuis 1957, on a couru partout. On a tout vu du sport automobile, on a tout testé … voiture-moto-camion-… On a tout vécu … amour, gloire et beauté (oups pardon, c’était trop facile !) mais aussi défaite, déprime, drame, … On a même tout gagné ou quasiment … tout gagné !

 

Pourtant, il reste encore des terres inconnues pour les Vaillant.

 

 

 

 

 

 

 

Après neuf tomes dans cette seconde saison, bien des changements ont eu lieu. En fin du tome 9, nous apprenions la passation définitive de pouvoir entre le père Vaillant et Françoise, la femme de Michel.

Une nouvelle page commençait … dans la continuité de la renaissance de la marque.

Une nouvelle directrice-générale avec le poids de construire et d’assurer l’avenir de la société. Pour cela, elle cherche les appuis afin de construire une nouvelle usine d’assemblage, à créer de nouveaux modèles, …

Et justement, un nouveau prototype ultra-compétitif est mis au point par Jean-Michel … mais qui doit faire ses preuves.

Patrick, lui, est sur une nouvelle Vaillante Grand Tourisme.

 

 

 

 

 

 

Pikes Peak International Hill

 

 

Bref, les projets et idées ne manquent pas. Reste cependant l’essentiel : faire un coup d’éclat !

Réussir à déplacer une montagne pour que les yeux du monde se tournent à nouveau vers ce sigle synonyme de victoires … passées !

Ce sera la mission de Michel ! Non pas déplacer une montagne, mais la gravir ! Le plus vite possible ! Et pas n’importe laquelle ! La Pikes Peak Hill Climb dans le Colorado … une course à plus de 4.000 m d’altitude avec 156 virages où la moindre erreur se solderait par une chute mortelle.

 

 

 

 

 

© Lapière -  Benéteau - Dutreuil - Lapasset - Dupuis

 

 

 

Ce 10e tome de la S2 est également l’occasion de retrouver un des ennemis jurés de Michel Vaillant : Bob Cramer. Lui n’a pas changé ! Toujours prêt au pire coup bas pour gagner !

Nous y retrouvons aussi l’ami fidèle, le frère de course, Steve Warson. Désormais dans la politique, son avenir au sein des Démocrates (bizarre pour un Texan, mais logique vu le personnage) pourrait passer par la course à la Maison Blanche.

 

 

 

 

 

© Lapière -  Benéteau - Dutreuil - Lapasset - Dupuis

 

 

 

Vous l’aurez compris, nous revoilà plongés dans un bon « Michel Vaillant » traditionnel où la compétition tient la place principale … avec un scénario « réaliste » de bout en bout !

Petite remarque, pour les lecteurs les plus attentifs, oui, il semblerait que certaines « erreurs » aient échappé à la relecture … Notamment les temps de course de Cramer (7:52:82, à la page 44) et celui de Michel (7:54:19, à la page 49) qui gagne la course ! Euh, on m’explique le principe ? Et d’ailleurs, après son arrêt forcé dans la montée …

 

 

 

 

 

 

© Lapière -  Benéteau - Dutreuil - Lapasset - Dupuis

 

 

 

Ceci dit, et malgré un clin d’œil « hommage » pour le mythique album 2, « Le pilote sans visage », nous sommes bel et bien dans la nouvelle optique de la série. Les thèmes et les problématiques plus actuels développés depuis le tome 1, « Au nom du père », l’électrification, les start-up, les piles à hydrogène, mais également la politique (Trump et les relents de son « America First », Biden et sa future succession, …), le rôle plus important donné aux personnages féminins, … poursuivent la « modernisation » du mythe.

 

 

 

 

 

Le dessin et les couleurs restent dans la nouvelle ligne de la saison 2 … avec parfois le même « regret », des visages et expressions trop « figés » (Michel, Cramer et surtout Steve). Mais des voitures, des décors et une mise en couleurs rythmant l’ensemble, soutenant l’ambiance, le suspense de cette nouvelle épreuve.

 

 

 

 

 

 

 

Bonus pour les fans, nous retrouvons ce qui faisait clairement rêver dans la « saison 1 », la joie de découvrir des designs de voitures exceptionnelles … que nous ne verrons malheureusement jamais sur nos routes … comme la Montlhéry !

 

En conclusion, Denis Lapière, Benjamin Benéteau et Vincent Dutreuil nous offrent ici probablement l’album le plus « Vaillant » de leur saison.

 

Comme à chaque fois désormais, il existe une version « augmentée » de l’album … mais nous n’y avons malheureusement pas eu accès !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Pikes Peak

 

 

Série : Michel Vaillant

 

 

Tome : 10

 

 

Genre : Action – Aventure sportive

 

 

Scénario : Denis Lapière

 

 

Dessin : Benjamin Benéteau – Vincent Dutreuil

 

 

Couleurs : Lapasset

 

 

Nombre de pages : 56

 

 

Prix :

 

 

ISBN : 9782390600022



Publié le 14/11/2021.


Source : Bd-best


Le jour le plus noir de l’histoire judiciaire de la Corée.  Un matin de ce printemps-là

 

« - A ce soir, ma petite.

- A ce soir !

- Allez, dis au revoir à Papa.

- Je jouerai avec toi ce soir.

- Au revoir !

- Pa… Papa…

- Tu le verras ce soir, quand il rentrera. »

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin de 1974, en partant au travail, Woo Hong-Seon ne se doutait pas qu’il ne rentrerait jamais chez lui. Comme sept autres coréens du Sud, il sera exécuté le 9 avril 1975 au terme de plusieurs mois d’emprisonnement et de tortures et après un procès mascarade. Les huit hommes étaient accusés d’espionnage au profit de la Corée du Nord. Ils ne se connaissaient pas. Tous étaient innocents. Le coup était monté par les services secrets afin de détourner l’opinion publique de la crise que traversait le régime politique de Park Chung-hee.

 

 

 

 

© Park Kun-Woong - Rue de l’échiquier

 

 

L’histoire des huit victimes impliquées dans l’incident du PRP, le parti révolutionnaire populaire, est racontée dans « Un matin de ce printemps là ». Dix chapitres. L’introduction est poignante. Un uppercut. C’est l’exécution. Le Capitaine Park, officier chargé des services religieux dans la prison est appelé pour accompagner les derniers instants des condamnés. Il ne pourra leur adresser le moindre mot. Il priera en silence. La prime de 300 000 wons qu’il recevra pour service particulier lui donnera un sentiment de culpabilité.

 

Le cœur du manhwa est consacré au parcours de chacune des huit victimes. L’auteur, Park Kun-Woong a recueilli les témoignages des témoins de l’époque et essentiellement les familles des victimes. Ils étaient professeur, journaliste, étudiant, petit chef d’entreprise,…  Pourquoi la sanction est-elle tombée sur ces hommes irréprochables ? Le gouvernement de Park Chung-Hee n’a pas d’autre but que de montrer son autorité au peuple.

 

 

 

 

© Park Kun-Woong - Rue de l’échiquier

 

 

L’auteur coréen Park Kun-Woong écrit une œuvre majeure de sa carrière. Alors qu’en Occident, on ne connaît qu’Hitler, Mussolini, Staline et quelques autres, le chef d’Etat de Corée du Sud des années 70 ne vaut pas mieux que ces Vlad Tepes. Entouré d’un gouvernement complice, Chung-hee s’est imposé comme un dictateur impitoyable.

C’est vraiment sur la vie intime de chacune des victimes et de leurs familles que se concentre le livre. Le lecteur vit et vibre aux travers des femmes et des enfants qui se battent et espèrent le retour de leurs maris et de leurs pères. Kun-Woong reste dans une sobriété graphique poignante. Les personnages n’ont pas de visage, sauf le Président Chung-hee, comme si l’auteur disait : ces victimes, c’est eux, c’est vous, c’est moi, c’est n’importe qui, mais lui, le coupable, c’est lui, regardez-le, rappelez-vous en pour que l’Histoire ne se répète pas.

Chaque fin de chapitre est d’une poésie indescriptible. Il ne faut pas avoir de cœur pour ne pas avoir de larmes. Il y a des livres qui racontent, il y a des livres qui expliquent, il y a aussi des livres qui font tout ça en étant en même temps des œuvres d’art.

On passera sur le titre, sublime lui aussi. La maquette, magnifique. Un matin de ce printemps-là va sans nul doute faire parler de lui fin janvier lors d’un certain festival.

 

 

 

 

© Park Kun-Woong - Rue de l’échiquier

 

 

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condamnés à mort, huit hommes innocents sont exécutés dans la prison centrale de Séoul. L’art est un rempart à la dictature. A l’instar de Maus, Un matin de ce printemps-là est de ces œuvres mémorielles indispensables à la marche du monde.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Un matin de ce printemps-là 

 

Genre : Témoignage historique

 

Scénario & Dessins : Park Kun-Woong

 

Éditeur : Rue de l’échiquier

 

Nombre de pages : 390 

 

Prix : 29,90 €

 

ISBN : 9782374252957

 

 

 



Publié le 12/11/2021.


Source : Bd-best


Quand soudain semblant toucher le ciel…  La boîte à musique 5 – Les plumes d’aigle douce

  

« - Nola ?! Que fais-tu là ?

-   Le passage est fermé ! C’est bloqué : je ne peux pas rentrer chez moi !

-   Zut ! Le passage est fermé… Que se passe-t-il ?

-   Calme-toi, Nola ! Nous allons trouver une solution. N’est-ce pas, Anton ?

-   Certainement ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Bloquée à Pandorient ! Nola est bloquée à Pandorient ! Ne pourra-t-elle donc jamais retourner dans l’Héxomonde ? La clef de la boîte à musique, passage d’un monde à l’autre, est tombée. Pour la remettre en place, il va falloir fabriquer de la poudre de lévitation. Anton va bien pouvoir en faire. Il lui manque cependant un ingrédient fondamental : des plumes d’aigle douce. Mais où Nola et ses amis vont-ils bien pouvoir en dénicher ?

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

                Cinquième album et fin de cycle pour cette série fer de lance d’un renouveau Dupuis en ces années 2020, Les plumes d’aigle douce inscrit définitivement La boîte à musique dans ce qui sera aux yeux des jeunes lecteurs d’aujourd’hui ce qu’ont été des séries comme Les Centaures Aurore et Ulysse ou bien Donito aux yeux de leurs parents.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

                Carbone a fait de Nola une jeune fille courageuse et déterminée. Loin d’avoir une vie rose, Nola s’est forgée une carapace qui lui a permis d’avancer. L’absence de sa mère, loin de la murer sur elle-même, a contribué à lui donner la force de se battre. Nola n’est pas une super-héroïne. C’est une jeune fille du coin de la rue et pourtant elle vit une aventure extraordinaire. Quoi de plus merveilleux que de pouvoir se dire que ça pourrait être soi ?

 

                On savait Gijé maître d’un graphisme en couleurs directes. Le jeune dessinateur continue à progresser et se surpasse. Sa scénariste lui offre un bon bol d’air grâce à cette quête de plumes poilues. Son trait s’en trouve aéré, s’ouvre vers de nouveaux horizons. Quand Nola se trouve emporté par l’oiseau sous les yeux d’une Andréa paniquée, une des plus belles cases jamais lues s’offre à nous.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

                Dans une interview accordée au journal Spirou, Carbone et Gijé proposent une bande originale à écouter en lisant l’album. On peut donc préparer sur notre platine la B.O. des Dents de la mer, Derrière le brouillard de Grand Corps Malade et Louane, Valse di fantastica de Yoko Shimomura, Walking in the air de Cécile Corbel, ou encore You’ve got a friend in me de Randy Newman.

 

                La phrase de conclusion de la chronique du tome 4 était au futur. On peut la mettre au présent : La boîte à musique est pour la bande dessinée ce qu’est la mélodie d’un grand compositeur : un classique !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La boîte à musique

 

Tome : 5 – Les plumes d’aigle douce

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Carbone

 

Dessins & Couleurs : Gijé

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034753031

 

 

 



Publié le 12/11/2021.


Source : Bd-best


Cinq nouveaux échecs pour…  Iznogoud 31 - Moi, Calife...

 

« - Ce calife est increvable ! Il faut absolument que j’embauche quelqu’un pour le supprimer ! (…) Je n’y arriverai jamais !

- Je crois que j’ai trouvé quelqu’un d’intéressant, patron ! Il nous vient tout juste du royaume de France. C’est un ancien conseiller d’Anne Ibn-Al-Go, l’émir de Paris.

- Et alors ?

- Il est capable des plus grands prodiges ! Lui et ses collègues ont réussi à rendre l’émir fabuleusement impopulaire ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Ça fait 53 ans qu’il veut être calife à la place du calife et qu’il n’y arrive pas. Toutes les histoires se terminent mal pour lui et on en redemande. Il y a chez Iznogoud quelque chose de magique qui n’existe qu’au royaume de Bagdad.

 

 

 

 

© Tabary, Elric, Jul, Vassilian, Andrieu, Goscinny - Imav

 

 

                Cinq tentatives du grand vizir, vouées à l’échec, composent ce trente-et-unième recueil. Un pool d’auteurs s’est mis au travail pour l’aider à échouer dans la plus pure tradition des meilleurs récits de Goscinny et Tabary. Alors que ce dernier s’était lancé dans de longs récits, c’est le format histoires courtes de huit planches, comme à la grande époque du journal Pilote, comme aux  origines du succès de la série. Jul, Laurent Vassilian, Olivier Andrieu au scenarii, Nicolas Tabary et Elric au dessin, sous l’œil bienveillant d’Anne Goscinny, signent ce qui est peut-être le meilleur album depuis la disparition de René Goscinny. Et ce n’est pas peu dire, Jean Tabary ayant signé d’excellents titres. C’est d’ailleurs le seul auteur qui avait réussi à surmonter avec autant de talent la mort du scénariste.

 

 

 

 

© Tabary, Elric, Jul, Vassilian, Andrieu, Goscinny - Imav

 

 

                On verra donc ici Iznogoud, avec l’aide de son fidèle homme de main Dilat Laraht, embaucher un conseiller occulte de Paris, rencontrer un « deezer » de bonne aventure, jouer aux échecs, vérifier si le calife a eu son bac, manigancer avec un artiste peintre de talent. Les jeux de mot fusent, le dessin est à la hauteur. Si Nicolas Tabary, fils de son père, s’en sort très bien, Elric fait un remarquable travail de mimétisme. Certaines cases et en particulier certaines attitudes du vizir semblent sorties de la plume de Jean Tabary.

 

 

 

 

© Tabary, Elric, Jul, Vassilian, Andrieu, Goscinny - Imav

 

 

                Comme un passage de relais, Nicolas Tabary a choisi de passer la main pour se consacrer à ses propres créations. On ne peut que le remercier d’avoir permis à Iznogoud de continuer à vivre. Il peut être rassuré. Il laisse le califat entre de bonnes mains. Espérons que ce soit pour des parutions plus fréquentes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Iznogoud

 

Tome : 31 - Moi, Calife...

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Jul, Laurent Vassilian, Olivier Andrieu & Anne Goscinny 

 

Dessins : Nicolas Tabary & Elric 

 

Couleurs : Bruno Tatti 

 

Éditeur : Imav

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,90 €

 

ISBN : 9782365901581  

 

 

 



Publié le 11/11/2021.


Source : Bd-best


Mask Killer.  Sky High Survival Next Level 3

 

« - Matsuda était très différent quand nous avons quitté la base… Vous croyez qu’il a compris que les élèves de l’école étaient retenus en otages ?

- Le problème n’est pas là. Je sens que le pouvoir du cloud qui est en lui s’est amenuisé. C’est d’autant plus important que ce cloud semblait être synchronisé avec lui. Et là, pour une raison que j’ignore, on dirait que la communication a été coupée entre eux. »

 

 

 

 

 

 

 

Le « cloud », cette chose noire qui se répand dans l’air, semble quitter le corps de Senya Matsuda. Sans lui, Senya se sent faible mais il affronte le danger et décide d’aller prendre son tour de garde sur les hauteurs de la mort. Nous sommes sur les toits d’immeubles où le seul but est de survivre, dans une dimension parallèle où les personnages ont été projetés. Comment s’en sortir reste secondaire à côté de leur principal problème : rester vivant ?

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Après un premier tome introductif privilégiant l’action, puis un deuxième nouant l’intrigue, ce troisième opus marque le pas. Les personnages sont en observation. Senya est l’étudiant modèle auquel il est facile de s’identifier. Il rêve d’aller dans l’espace et se retrouve… dans les nuages. Il y rencontre pourtant l’une de ses idoles : Yoshito Mochizuki, docteur en sciences, mais surtout l’un des plus jeunes astronautes japonais de l’histoire. Pour un Shonen proche du Seinen vu la violence des événements, les filles ont quand même leurs places de choix. Kyôko Oribe a une personnalité ambiguë. Sous l’apparence d’une élève sportive, c’est en réalité une otaku. Elle préfère les activités d’intérieur. Shika Hayami est plutôt guerrière. C’est une tête brûlée. Asuka Sawashiro est celle sur qui repose l’organisation de ce monde. Capricieuse ou démoniaque ? Jusqu’où est-elle capable d’aller ? Enfin, il y a Mayuko, « tombée du ciel » toute nue et qui ne se souvient de rien.

 

 

 

 


© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

 Tsuina Miura et Takahiro Oba semblent partis pour une série aussi longue que la première saison : 21 volumes. Iront-ils aussi loin ? L’avenir le dira. Les défis sont nombreux. Garder les fans fidèles de la saison 1 tout en apportant des nouveautés. Ne pas perdre les lecteurs avec trop de personnages et des intrigues trop tarabiscotés. Mais leur plus grand challenge est de ne pas tourner en rond.

 

 

 

 


© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Jacques Higelin chantait : « Tombé du ciel, à travers les nuages, quel heureux présage... ». Il n’avait pas dû lire Sky high survival, le présage aurait été plutôt périlleux qu’heureux.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sky High Survival Next Level

 

Tome : 3

 

Genre : Survival 

 

Scénario : Tsuina Miura 

 

Dessins : Takahiro Oba 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505110309

 

 



Publié le 11/11/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4361 -  10 Novembre 2021

 

 

Mort et déterré, Mission résurrection

 

 

 

 

 

 

 

            Alors que Yan retrouve sa famille, le macchabée découvre qu’elle est en pleine implosion. Alors que le mort a un cœur, les vivants ont le leur en vrac. C’est le grand retour de Mort et déterré, l’acte trois des funérailles.

 

            A part ça, côté récit complet et curiosité, Cosmobob d’Alexis Bacci est l’originalité de la semaine. Marc et Pep sont aussi là, mais eux, héros dorénavant récurrents, on les connaît bien.

 

Les abonnés poursuivent leur collection de chapitres de l’étonnant manga signé Kenny Ruiz et regroupant les personnages de Tezuka.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Ruiz– Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Harmony : In fine

Louca : Game over

Mort et déterré : Les derniers jours d’un zombie.

 

 

Récits complets :

 

Cosmobob (Bacci)

Marc & Pep : Le secret de l’île vierge

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cédric

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Minions (Les)

Nelson

Pernille

Poulettes (Les)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tamara

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Dairin

En direct du futur : Ecoutez Radio Fantasio

Interview : Colpron & Boisvert

Jeux : Panique au cimetière (Lerouge)

Leçon de BD (La) : Dutreix

 

 

Supplément abonnés :

Manga : Team Phoenix, par Kenny Ruiz (2/7)

 

 

En kiosques et librairies le 10 Novembre 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 11/11/2021.


Source : Bd-best


 

Les prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont été décernés ce lundi 8 novembre lors d’une cérémonie en présence de la Ministre de la Culture. Cette année, huit prix étaient attribués.

 

 

 

 

 

 

 


L’équipe de Bd Best était présente lors de la proclamation et s’est plus particulièrement intéressée aux lauréats du prix de la première œuvre en bande dessinée. Ce dernier a été remis au trio composé d’Antoine Boute, Stephan De Groef et Adrien Herda pour leur album « Manuel de civilité biohardcore ».

 

 

 

 

 

© Antoine Boute - Stéphane De Groef - Adrien Herda - Tusitala - Frémok

 

Ce fut l’occasion pour notre équipe d’effectuer la réalisation d'une nouvelle capsule « Derrière les masques » consacrée aux lauréats.

 

 

 

 

 

 

 

Interview effectuée lors de la remise du prix aux lauréats

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images: Alain Haubruge



Publié le 11/11/2021.


Source : Bd-best


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