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Qu’est-ce qu’on laisse à nos enfants ?  Mémoires effondrées

 

 

«  - J’accueille Antoine Donelli ! Alors vous êtes à l’affiche de Noir d’Eden qui sort ce mercredi au cinéma. Jusqu’à maintenant vous étiez habitué à des comédies avec des rôles plus légers. Là on vous retrouve dans un film sombre, à l’atmosphère presque glauque… Alors vous êtes nés en 1980 à Noyal-sur-Vilaine, un petit village de Bretagne. Votre mère est infirmière et votre père musicien. Vous avez une enfance heureuse, mais à l’âge de dix ans, vos parents en rentrant d’un week-end en amoureux pour fêter leurs quinze ans de vie commune ont un accident de voiture et ils décèdent tous les deux… Heureusement vous n’êtes pas dans la voiture, mais voilà, avec votre sœur jumelle, vous vous retrouvez orphelins… Vous êtes pris en charge et élevés par votre tante, qui est professeure… Vous avez dit que vous étiez un obsessionnel de l’accumulation. Vous ne jetez rien. Vous gardez des places de concert, des ampoules grillées, des mots de vos ex, des cailloux que vous avez ramassés petit… C’est un peu une façon de conserver quelque chose du passé, nan ? Garder une trace face à l’oubli ou au temps qui passe… »

 

 

 


 

 

                Décembre 2019. Thierry Ardisson reçoit le comédien Antoine Donelli sur le plateau de son talk-show. C’est l’une des nombreuses séquences retrouvées par son fils en 2047, trois ans après sa mort, alors qu’il avait soixante-quatre ans. Il était très curieux, se posait mille et une questions et se demandait souvent comment en était-on arrivé là. C’est dans une malle remplie de carnets de notes, de cahiers et de clefs USB que les souvenirs d’Antoine étaient en sommeil. De manière aléatoire, sans chronologie aucune, on découvre ses moments de vie, ses réflexions, les messages qu’il adresse à ses proches, sa famille, ses amis.

 

 

 

 

© Baya– Rue de l’échiquier

 

 

                Mémoires effondrées n’est pas histoire. Ce n’est pas une fiction, ce n’est pas une chronique. C’est une somme d’anecdotes et de réflexions philosophiques montrant et démontrant ce que l’on peut apprendre d’une vie, les enseignements qui en découlent, des instants parfois tristes, parfois drôles, pessimistes pour certains, avec une lueur d’espoir pour d’autres. Le plus beau passage est peut-être celui adressé à sa tante Clémentine, professeur, en mai 2010. Antoine raconte ce jour où, à la bibliothèque, dans un coin aménagé pour la lecture, au milieu de gros coussins, il se rend compte de l’émerveillement que procurait la lecture faite par une petite fille de huit ou neuf ans à d’autres enfants plus petits. « Tout est histoire et il n’y a rien de mieux que de se raconter des histoires. »

 

 

 

 

© Baya– Rue de l’échiquier

 

 

                Avec Mémoires effondrées, Baya scénariste offre un livre de méditation, une fiction épistolaire invitant à l’introspection. De réflexions sur le temps qui passe, de la marche du monde, inéluctable, avec même une pandémie qui passe par là, de bilans ponctuels à divers moments d’une vie, l’auteur livre une partition comme un compositeur qui ferait ses gammes.

 

                Baya dessinateur est un créateur polymorphe. Le graphiste ne présente pas un livre mais une hydre dont les têtes sont coupées et repoussent à chaque chapitre différemment. Quasiment tous les modes d’expression dessinés y passent : crayons de couleurs, encres, photographies dessinées, cartes grattées. Les styles vont du réalisme à l’humoristique avec un passage sur Rachida Dati tout aussi amusant que tragique, pensée triste sur une société emprisonnant ceux qui n’y prennent garde.

 

 

 

 

© Baya– Rue de l’échiquier

 

 

                En bande dessinée, il y a les séries, il y a les one shot. Et puis, il y a les OVNI, les livres qui ne ressemblent à aucun autre et qui laissent des traces indélébiles dans le ciel de la création. Philosophie graphique et méditation intemporelle, Mémoires effondrées rentre dans cette dernière catégorie.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mémoires effondrées

 

Genre : Lignes de vie 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Baya 

 

Éditeur : Rue de l’échiquier 

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 24,90 €

 

ISBN : 9782374252940

 



Publié le 04/09/2021.


Source : Bd-best


Crocs contre crimes.  The case book of Arne, les dossiers du vampire 1

 

 

« - Tu veux bien faire des recherches sur ce que fait mon père ?

-   C’est ridicule. Puisque j’ai écouté tes âneries, je vais te donner des conseils. On peut affirmer deux choses à propos de ton père. Soit c’est lui qui t’a agressée, soit c’est son complice.

-   Mon… Mon père ne ferait jamais…

-   Alors… J’’espère qu’il ne tombera pas sur ce fameux meurtrier. »

 

 

 

 

 

 

Orpheline de mère depuis deux ans, Lynn, quinze ans, vit avec son père dans une noble demeure. Alors qu’elle vient de porter un bouquet de roses, ses fleurs préférées, sur sa tombe, son père ne semble pas accepter la situation. Pour lui, sa femme n’est pas morte. L’homme est déjà vieux, marche avec une canne. Une nuit, Lynn le suit lors d’une escapade et tombe sur les cadavres de deux hommes assassinés et une espèce de golem aux mains ensanglantés. Quel est le lien entre cette découverte macabre et effrayante et son père ?  Arne, détective vampire qu’elle découvre dans un cercueil dans la crypte d’un château en ruine, devrait l’aider à résoudre l’énigme.

 

 

 

 

© Soraho Ina 2019

© Harumurasaki 2019

© 2021 Editions Soleil, Groupe Delcourt pour l’édition française

 

 

A la base, The case book of Arne est un jeu vidéo créé par le duo Harutarô et Murasaki, plus connu sous le pseudonyme de Harumurasaki. Ina Soraho en assure l’adaptation en manga sous leurs regards bienveillants. Telle une héroïne de jeux vidéos, Lynn est omnisciente. On suit son parcours. L’adolescente n’a peur de rien. On ne s’étonnera donc pas qu’elle ouvre un cercueil, seule et avec sang-froid. Tel un Detective Conan, Arne se positionne en enquêteur raisonné. Plus énigmatique, Zisye fait figure de Jiminy Cricket aux oreilles de loup.

 

 

 

 

© Soraho Ina 2019

© Harumurasaki 2019

© 2021 Editions Soleil, Groupe Delcourt pour l’édition française

 

 

Les personnages naviguent entre deux mondes, l’un classique, ou presque, l’autre, Rügenberg, réservé aux non-humains. Nul besoin de connaître le jeu pour apprécier l’adaptation. Dans l’autre sens, les adeptes du jeu y découvriront les nouvelles pistes empruntées par la mangaka Ina.

 

 

 

 

© Soraho Ina 2019

© Harumurasaki 2019

© 2021 Editions Soleil, Groupe Delcourt pour l’édition française

 

 

Ce premier volume présente les personnages et les lieux tout en posant les bases du mystère. Dans une dernière page étonnante, Soraho Ina rebat les cartes faisant attendre le tome 2 avec impatience.

 

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : The case book of Arne, les dossiers du vampire

 

Tome : 1

 

Genre : Vampire détective

 

Création : Harumurasaki 

 

Adaptation : Soraho Ina

 

Éditeur : Soleil Manga

 

Collection : Gothic

 

Nombre de pages : 164

 

Prix :  7,99 €

 

ISBN : 9782302094291

 

 



Publié le 04/09/2021.


Source : Bd-best


Shania Rivkas …               Lady S  T.15 Dans la gueule du Tigre

 

 

 

L’espionne la plus « polyfacette » de la BD est de retour. Alors que tout le monde pensait qu’elle allait enfin pouvoir prendre une retraite bien méritée, voilà qu’elle se replonge toute seule dans le pétrin et les ennuis jusqu’au cou !

 

 

 

 

 

 

 

Nous la retrouvons en vacances avec sa tante Ivana, atteinte d’Alzheimer, en Indonésie. Elle y retrouve un ancien amant, Doug Adams, en charge du renseignement économique et de l’étude de marché. C’est l’occasion de passer une journée avec lui à faire notamment du tourisme … et de finir en soupant chez lui en toute amitié. La météo s’en mêlant, Shania et Ivana sont contraintes de loger sur place …

 

 

 

 

 

© Aymond - Dupuis

 

 

Et c’est le grain de sable ! Sans le vouloir, elle assiste à un échange entre Doug et sa secrétaire, arrivée discrètement dans la nuit. Leurs propos ne laissent aucun doute à Shania ! Doug va trahir et vendre des informations capitales au Tigre, un espion au service du Guoanbu, les services secrets chinois.

Complètement retournée par cette découverte, Lady S ne sait que faire ! Elle contacte donc Conrad aux Etats-Unis afin de lui demander conseil et le feu vert pour agir. La machine est lancée … ou plutôt les grains de sable ! Et qui va les prendre dans ses rouages ? Car qu’en est-il en réalité ?

 

 

 

 

 

© Aymond - Dupuis

 

 

 

Une pure intrigue d’espionnage dans le strict respect des règles de l’art où s’entremêlent rebondissements et retournements. A force de vouloir bien faire et à s’occuper d’affaires ne la regardant pas, ne fera-t-elle pas pire que mieux ? Ne tombera-t-elle pas dans la « Gueule du Tigre » ?

 

 

 

 

 

© Aymond - Dupuis

 

 

Philippe Aymond nous sort ici un superbe « Lady S », le 15e déjà de la série. Et pas d’impression de « déjà lu » ou « vu ailleurs ». Un scénario bien ficelé, fidèle au caractère de son héroïne, à la fois altruiste, curieuse, un rien mêle-tout, rageuse à certains moments mais dont la fibre familiale reste le moteur de vie. Une histoire qui se lit facilement, sans casse-tête mais incluant en douceur la problématique d’Alzheimer pour les malades et leurs proches.

 

 

 

 

 

 

Au four et au moulin, Philippe Aymond maîtrise parfaitement son ensemble scénario-dessin-couleurs. Dans la digne ligne de son style réaliste, il entraîne le lecteur aussi facilement que s’il lui avait pris la main pour rentrer dans la tête de son héroïne … comme le prouve la planche 30.

Et comme elle le dit si bien : « En tout cas, ce sont des vacances que nous ne sommes pas près d’oublier … » ou en la paraphrasant « en tout cas, c’est un tome que nous ne sommes pas près d’oublier … » !

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 


Série : Lady S

 

Tome : 15

 

Titre : Dans la gueule du tigre

 

Collection : Grand public

 

Genre : Action - Aventure 


Dessins – Scénario – Couleurs : Aymond 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034757305



Publié le 04/09/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque ... Julie Jonart (petits bonus) : visite des studios

Petit bonus à la capsule "Derrière le masque ... Julie Jonart" ... une rapide mais fort intéressante visite des bureaux chez Dupuis ... le studio "Graphique", Mediatoon et surtout "Fabrication" ... Un avant-goût d'une future capsule ? Qui sait ?

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 




Publié le 03/09/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4351 -  1er Septembre 2021

 

 

Un refuge inattendu pour Nola

 

 

 

 

 

 

 

            La boîte à musique fait son retour pendant que le Ministère secret ferme ses portes. HOME et Les femmes en blanc écrivent les récits complets de la semaine.

 

Pour les abonnés, un stripbook du professeur Foldogon leur apprendra comme celui-ci mit au point l’onde-souvenir permettant de les visualiser, invention géniale mais inutile, comme tout ce que fait cet érudit de l’académie des sciences (rarement) appliquées.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Thiriet, Pixel Vengeur - Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Boîte à musique (La) : Les plumes d’aigle douce

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

Olive : Sur les traces du Nerpa

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc (Les)

H.O.M.E : Dentaire rêves

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kahl & Pörth

Kid Paddle

Léon & Lena

Méthode Raowl (La)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Mouk

En direct du futur : Seuls (Vehlmann)

Interview : Carbone & Gijé

Jeux : L’herboristerie de Télio (Garouste)

Spirou & moi : Thomas Priou

 

 

Supplément abonnés :

Flipbook : Le Professeur Foldogon : L’onde souvenir

 

 

En kiosques et librairies le 1er Septembre 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 


 

 



Publié le 01/09/2021.


Source : Bd-best


L’adresse est bonne.  109, rue des soupirs 3 – Fantômes d’extérieur

 

 

« - Elliot ? Mon poussin ? Elliot !! Elliot, où es-tu ?!

-   Vous venez déjeuner ?

-   Elliot n’est pas… Il n’est pas…

-   Il n’est pas pressé de se lever ?

-   Il n’est pas de bonne humeur ?

-   Etre ou ne pas être, telle est la question !

-   Non ! Il n’est pas là ! »

 

 

 

 


Au 109, rue des soupirs, les parents du jeune Elliot sont en voyage d’affaires depuis une semaine. C’est au fantômes de la maisonnée de s’occuper de lui. Seulement voilà, ce matin, il est introuvable. Sa chambre est vide. Où est-il passé ? Panique à bord ! A-t-il fugué ? A-t-il été enlevé ? Eva est aux quatre cents coups. Elle mobilise ses troupes ectoplasmiques pour retrouver l’enfant avant le retour de ses parents. Le problème est qu’il va falloir sortir de la maison. Et pour des fantômes d’intérieur, c’est loin d’être évident.

 

 

 

 

© Dumont, Mr Tan - Casterman

 

 

Une voix off interpelée par un personnage, ce n’est pas très courant. Le soleil se lève sur la ville encore endormie. L’aventure va pouvoir commencer. Après avoir été à domicile et sur le grill, Eva, Walter, Amédée et Angus ouvrent leurs horizons à la ville. Leur scénariste Mr Tan ne leur fait pas de cadeau et les met au défi d’appréhender la ville. L’auteur connaît un succès incroyable avec Mortelle Adèle, à présent un classique plutôt destiné aux enfants. 109, rue des soupirs est destinée à un public beaucoup plus large, pouvant plaire tout autant aux très jeunes lecteurs qu’à leurs parents. La série est beaucoup plus originale et a un potentiel certain. Espérons que la notoriété de Mr Tan va lui permettre de rencontrer le même succès.

 

 

 

 

© Dumont, Mr Tan - Casterman

 

 

Au dessin, Yomgui Dumont fait des prouesses. L’air de rien, l’album petit format enchaîne les propositions graphiques. Les personnages sortent des cases pour suivre leurs chemins. Des doubles pages les montrent cherchant Elliot dans les rues de la ville. Le dessinateur de la Brigade des cauchemars a un style qui n’appartient qu’à lui. Il fait partie de ces auteurs comme Fabrice Parme dont on reconnaît le trait au premier dessin.

Le traitement colorimétrique en niveaux de gris-verts d’Aude Lafaurie donne à l’album une ambiance particulière. Par son look, son format et son propos, la série est à même de rassembler les amateurs de franco-belge et de manga.

 

 

 

 

© Dumont, Mr Tan - Casterman

 

 

13, rue de l’espérance a fait la gloire et le succès de Paul Gillon. 109, rue des soupirs est prêt à faire la gloire de ses auteurs.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : 109, rue des soupirs

 

Tome : 3 – Fantômes d’extérieur 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Mr Tan 

 

Dessins : Yomgui Dumont 

 

Couleurs : Aude Lafaurie

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 128 

 

Prix : 10,90 €

 

ISBN : 9782203218451

 



Publié le 01/09/2021.


Source : Bd-best


Fin de dead et début d’une autre, venez mourir chez Kana !  Versailles of the dead 5 / 100 bucket list of the dead 1

 

 

« - Mort aux riches !!

-   Mort à la noblesse !!!

-   Donnez-nous du pain !!

-   Donnez-nous du pain !

-   Ces rassemblements prennent de plus en plus d’ampleur…

-   Mort aux riches !!

-   Nous représentons l’ordre !!!

-   Nous représentons la France !!!

-   Ça ne va pas tarder à exploser… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1789. Observant de leurs fenêtres le peuple qui commence à se révolter, les aristocrates voient le nouveau combat qui les attend. Jusqu’à présent, leurs ennemis ont toujours été des morts-vivants. A présent, il leur faudra affronter des êtres humains. La prochaine cible des insurgés est la prison de La Bastille. Il faut à tout pris les empêcher de prendre ce lieu. Bastien, qui se relève d’un rude combat, aura bien du mal à garder la tête sur les épaules.

 

 

 

 

© 2017 Kumiko SUEKANE

© KANA 2021

 

 

Deux cent quarante ans plus tard, au Japon, Akira Tendô, un employé de bureau de vingt-quatre ans, voit sa vie bouleversée avec l’invasion de la ville par des zombies. Loin de s’affoler, le jeune homme voit en cela l’occasion de briser le rythme de sa vie sombre et monotone d’employé de bureau.

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

Il y a du zombie en veux-tu en voilà chez Kana ! Si ceux de Versailles of the dead tirent leur révérence, ceux de 100 bucket list of the dead montrent leurs crocs.

 

Kumiko Suekane boucle le cycle uchronique de cinq albums à la cour de France. Dans un rebond final inattendu, elle laisse la porte ouverte à un second cycle qui pourrait se dérouler dans un Paris contemporain, tout en pouvant se conclure complètement ici. Ne dit-on pas que l’histoire est un éternel recommencement ?

 

 

 

 

© 2017 Kumiko SUEKANE

© KANA 2021

 

 

Parallèlement au tragique de Versailles of the dead, 100 bucket list of the dead est en fait une comédie sur le burn out. On y reviendra plus en détail lors de la chronique du tome 2, la série de Kotaro Takata et Haro Aso verse dans le burlesque mais jamais dans le ridicule. Les auteurs réussissent une histoire toute aussi drôle qu’angoissante. Ce n’est pas une énième série sur les zombies, c’est tout simplement l’excellente surprise de l’été.

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

                On savait le Royaume de France pourri. Celui du Japon l’est tout autant, pour notre plus grand plaisir des morsures de leurs habitants.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Versailles of the dead

Tome : 5

Genre : Zombistorique 

Scénario & Dessins : Kumiko Suekane 

Éditeur : Kana

Collection : Dark Kana

Nombre de pages : 160 

Prix : 7,45 €

ISBN : 9782505110347

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : 100 bucket list of the dead

Tome : 1

Genre : Zombicontemporique 

Scénario : Haro Aso 

Dessins : Kotaro Takata 

Éditeur : Kana

Collection : Big Kana

Nombre de pages : 160 

Prix : 7,45 €

ISBN : 9782505110002

 



Publié le 01/09/2021.


Source : Bd-best


It’s a cruel, cruel summer.  Un été cruel

 

 

« - Enfin ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai entendu des voix.

-   C’est rien. Le vieux était réveillé.

-   Oh merde… Mack le monstre ? Tu as quand même récupéré le collier ?

-   Ouais, ça a été… Il m’a pris pour son petit-fils. Allez, on se casse. »

 

 

 

 

 

 


Ricky Lawless vient de cambrioler un vieillard sénile qui l’a pris pour son petit-fils. Sans scrupule, l’adolescent rejoint son complice et tous deux filent dans la nuit obscure et sombre. Ricky a de qui tenir. Son père Teeg est un truand notoire. Nous sommes en été 1988, Teeg prépare un braquage grand format.

Dan Farraday est un bon détective. Ancien policier, loin des clichés habituels de l’enquêteur modèle, l’homme n’hésite pas à s’encanailler dans les milieux interlopes pour affronter les malfrats sur leur propre terrain, traquant des détenus violant leur conditionnelle ou des gamins fugueurs.

Au beau milieu de ces hommes, gravitant comme un satellite entre un bandit qui n’aurait jamais dû tomber amoureux et un détective déterminé, Jane, jolie blonde, fait figure de pétale dans un monde de tessons.

 

 

 

 

© Brubaker, Phillips, Phillips - Delcourt

 

 

Ed Brubaker a mûri son histoire. Prequel de Criminal, Un été cruel met en vedette Teeg Lawless, le père de Ricky, que l’on retrouve ici adolescent avec Leo et Tracy. Le trio reste au second plan, laissant la lumière, ou plutôt la noirceur au triangle Teeg-Dan-Jane. Avec un final fort et inattendu, l’histoire est en fait un passage de témoin entre deux générations. Tout au long du récit, Brubaker joue sur le changement de points de vue selon les chapitres dans une construction scénaristique surprenante, hors du commun et magistrale.

 

 

 

 

© Brubaker, Phillips, Phillips - Delcourt

 

 

Sean Philips retranscrit l’ambiance glauque dans un réalisme aussi sombre que les âmes des différents protagonistes. Son scénariste ne lui épargne rien, de scènes de dialogues où il aurait été facile de s’ennuyer jusqu’à la foule de la salle de catch, de nuits d’amours en bars de nuit sans voyeurisme jamais, de l’accident de voiture jusqu’au final où le monde explose. Même si les couleurs on ne peut plus Comics de Jacob Phillips sont exceptionnelles, une version noir et blanc de l’album mettrait bien en valeur les noirs du dessinateur.

 

 

 

 

© Brubaker, Phillips, Phillips - Delcourt

 

 

Une galerie d’illustrations expose les couvertures de la parution du récit en fascicules aux Etats-Unis, ainsi que diverses illustrations rendant hommage aux meilleurs polars américains du septième art. Entre les mains de Tarantino, Un été cruel ferait un film formidable à la Jackie Brown.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Criminal 

 

Tome : HS - Un été cruel 

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Ed Brubaker 

 

Dessins : Sean Phillips 

 

Éditeur : Delcourt

 

Couleurs : Jacob Phillips

 

Nombre de pages : 288 

 

Prix : 29,95 €

 

ISBN : 9782413027096

 

 



Publié le 01/09/2021.


Source : Bd-best


Etre sa propre création et ne rien devoir à personne.  Joe la pirate, la vie rêvée de Marion Barbara Carstairs

 

 

« - Tuffy ?

-   Hello, Dolly.

-   J’ai failli ne pas te reconnaître.

-   Appelle-moi Joe.

-   Tu es magnifique ! Un vrai play-boy !

-   Merci, bébé. Tu n’es pas mal non plus. J’aime beaucoup ton nouveau style. Tu es sacrément bandante, si tu veux bien me passer l’expression.

-   Mon dieu ! Quel macho ! Et dire que c’est moi qui ai créé ça !

-   Oh, tu as mis la main à la pâte, c’est sûr. Mais je suis ma propre création. »

 

 

 

 

 

 


Elle n’a jamais voulu être un homme mais elle a toujours aimé jouer en être un. Marion Barbara Carstairs est une femme du XXème siècle. Née en 1900, la petite anglaise, confiée à sa grand-mère aux Etats-Unis, apprend à naviguer dès l’âge de onze ans. Plus tard, elle deviendra championne de bateaux de course à moteur. Elle fait construire un hydroplane et fait fortune dans la discipline. Pour quarante mille dollars, elle achète une île aux Bahamas. Ça deviendra son royaume. Adepte de mondanités et rêvant de notoriété, celle que l’on surnommera Joe la pirate, à la sexualité assumée, profitera de la vie et assistera aux bouleversements du siècle, refusant toujours d’en être spectatrice, allant jusqu’à s’engager militairement.

 

© Augustin, Hubert - Glénat

 

 

Hubert signe l’un de ses derniers scénarios. L’auteur, disparu en 2020, n’aura jamais vu la mise en image de cette biographie, basée sur des faits réels, fidèle à l’esprit de la vie de Marion Barbara Carstairs. Lesbienne n’ayant jamais caché ses penchants, la rebelle, car c’est ainsi qu’on peut la considérer dans une époque n’étant pas encore ouverte aux mœurs non conventiels, elle profite de sa fortune légitimement acquise et reste maîtresse de ses choix. Elle séduira de nombreuses conquêtes, dont l’ange bleu, Marlène Dietrich. Par l’entremise de discussions avec Wadley, son doudou, son double de tissu, Hubert permet à Joe de raconter sa vie dans un style fluide.

 

 

 

 

© Augustin, Hubert - Glénat

 

 

Virginie Augustin dessine l’histoire dans un noir et blanc sublime. On peut même mettre « noir » au pluriel car plusieurs tons de noirs sont utilisés. Les nuits sont plus belles que les jours. Les ombres et les contre-jours sont plus forts que les lumières. Au milieu de tout ça, trois planches en couleurs crayon la montrent pilotant un avion, comme si c’était le seul moment de sa vie où elle touchait le paradis.

 

 

 

 

© Augustin, Hubert - Glénat

 

 

Marion Barbara Carstairs n’a pas fait que rêver sa vie, elle l’a vécue. Leçon de courage, son existence, en avance sur son temps, est la preuve qu’il faut vivre comme on l’entend pour, peut-être avoir des remords, mais jamais de regrets.

 

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Joe la pirate, la vie rêvée de Marion Barbara Carstairs 

 

Genre : Biographie 

 

Scénario : Hubert 

 

Dessins : Virginie Augustin 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix : 23 €

 

ISBN : 9782344039434



Publié le 01/09/2021.


Source : Bd-best


Une épée, des robots, le désert.  Sahara, le samouraï aux fleurs

 

 

« - Merci… de m’avoir sauvée… Mais c’est quoi au juste, cette épée ? T’es un sorcier en fait ? Pas un samouraï ?

-   Je suis un samouraï vagabond. Enfin, si je puis dire… Ha ha ha ! A part ça, la fleur de tout à l’heure… C’est bien une fleur de cerisier ?

-   Comment tu sais ça ? C’est une chose qui vient de l’ère précédente !

-   Moi, j’aime les fleurs… vraiment beaucoup. Tout simplement. »

 

 

 

 

 

 


La grande guerre s’est achevée il y a 108 ans. Depuis, la Terre s’est recouverte de sable. Les technologies utilisées ont bouleversé l’environnement. C’est dans cet univers post-apocalyptique que Sanjuro Sahara rencontre Yae Tokiro. Sajuro est le samouraï aux fleurs. Son épée prend la forme de différentes fleurs et plantes pour combattre des soldats automates. La jeune Yae cherche la vallée de l’arbre-monde qui serait le dernier endroit où la végétation prendrait vie. Les deux aventuriers vont faire un bout de route ensemble.

 

 

 

 

© 2016 by Yusaku Shibata

 

 

Yûsaku Shibata propose un one-shot en quatre chapitres conçu pour des numéros spéciaux d’un magazine. Contrairement à ce qui se fait traditionnellement en manga, Shibata va donc directement à l’essentiel. La rencontre entre les deux héros est immédiate. La problématique est posée d’entrée. Si graphiquement, Sahara a tout du manga avec un découpage, des expressions, des sentiments spécifiques au genre, scénaristiquement, on est plus projet de la grande aventure de science-fiction occidentale. Alors, si l’on regrette qu’un univers si riche soit développé et exploité en si peu de chapitres, on apprécie d’avoir une histoire forte, bien construite, avec ses tenants et ses aboutissants, avec une vraie fin.

 

 

 

 

© 2016 by Yusaku Shibata

 

 

Sahara est un scientifique de 136 ans mais en paraissant 28, grâce à son épée florale qui l’empêche de vieillir. Se sentant responsable de l’état désertique de la planète, il cherche à le ramener à la normale. Yae porte en elle la mémoire de son père qui était chercheur en botanique. Aller jusqu’à la vallée de l’arbre-monde est pour elle le pèlerinage qui lui permettra de lui rendre honneur.

 

 

 

 

© 2016 by Yusaku Shibata

 

 

Puissante, sensible et dynamique, la quête de Sahara, le samouraï aux fleurs, offre un voyage atypique entre action et émotion.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Sahara, le samouraï aux fleurs 

 

Genre : Manga – Aventure fantastique 

 

Scénario & Dessins : Yûsaku Shibata 

 

Éditeur : Pika

 

Collection : Nobi Nobi

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 7,90 €

 

ISBN : 9782373495027

 



Publié le 01/09/2021.


Source : Bd-best


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