?>

En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


14-18 en BD, les Éditions Petit à Petit nous proposent de se remémorer le déroulement de la Première Guerre mondiale

Le Guide de 14-18 en bande dessinée offre une découverte passionnante de l'histoire de la Première Guerre mondiale. En suivant le destin de Jean, Lucien et Joseph, trois frères précipités dans l'enfer de la Grande Guerre, vous serez plongés au coeur du conflit grâce à la bande dessinée.

De la mobilisation dans l'allégresse au désenchantement des premières défaites, des combats au corps à corps aux premiers gaz des tranchées, vous allez découvrir une histoire inoubliable ! Inoubliable, mais aussi débordante d'informations et d'anecdotes grâce aux documentaires richement illustrés qui complètent la bande dessinée. Ils vous emmènent dans les lieux de mémoire incontournables et sur les dernières traces encore visibles du conflit. Un guide unique pour comprendre et ne jamais oublier !

À quelques mois de la célébration du centenaire de l’armistice signé le 11 novembre 1918, les Éditions Petit à Petit nous proposent de se remémorer le déroulement de la Première Guerre mondiale. Après un premier volume consacré à la découverte de Paris en BD, ce livre entreprend une démarche historique et pédagogique auprès des lecteurs. Des premiers mois où les belligérants considéraient que le problème serait réglé rapidement, aux différents champs de bataille (la Marne, Verdun, le Chemin des Dames), l’auteur nous fait suivre le parcours de trois frères (Jean, Joseph et Lucien Rocaillon) engagés dans cette confrontation sanglante. Julien Monier illustre la vie de ces jeunes garçons partis « la fleur au fusil », rencontrant les affres des premières défaites, la dureté des combats au corps- à corps, sans oublier les mutineries de 1917.

 

 

 

 

© Chabaud, Monier - Petit à petit

 

 

 

Ces illustrations, déjà parues précédemment (La faucheuse des moissons trois tomes publiés chez Physalis), sont renforcées et soutenues par la présence de différents apports documentaires historiques disséminés au fur et à mesure de la lecture. Quinze chapitres distincts composent ce «Guide 14-18 en bande dessinée » apte à séduire un large public.

 

Frédéric Chabaud présente le côté dramatique de cette guerre ayant transformé de nombreux hommes en chair à canon. Son récit permet à chacun d’entrer dans la peau d’un de ces poilus, faisant revivre la grande boucherie et les conditions de vie épouvantables connues par ces hommes en gardant l’objectif qu’une telle situation ne se reproduise plus jamais. Alors que dans le récit, Jean Rocaillon pensait tromper la grande faucheuse, celle-ci va le rejoindre à deux reprises, la première lors de son retour au village et la seconde afin qu’il puisse rejoindre l’ensemble de ses camarades tombés aux champs d’honneur.

 

 

 

 

© Chabaud, Monier - Petit à petit

 

 

NB : plus de 70 lieux de mémoire situés en France et en Belgique sont abordés dans le guide:  le fort de Condé à Chivres-Val (02), le château de Blérancourt (02), le musée de la Mémoire 1914-1918 à Belleau (02), le mémorial du Chemin des Dames à Cerny-en-Laonnois (02), la caverne du Dragon à Oulches-la-Vallée-Foulon (02), le domaine des Ayvelles à Villers-Seumeuse (08), le musée Guerre et Paix en Ardennes à Novion-Porcien (08), le musée du 34e régiment d’ infanterie à Mont-de-Morsant (40), le mémorial de Dormans (51), le camp de la vallée Moreau à Vienne-le-Château (51), le musée du fort de la Pompelle à Puisieulx (51), le centre d'interprétation de Suippes (51), le mémorial de Verdun à Fleury-Devant-Douaumont (55), la citadelle souterraine à Verdun (55), l’ossuaire de Douaumont (55), la tranchée des baionnettes à Douaumont (55), le fort de Liouville à Apremont-la-Forêt (55), le fort de Douaumont (55), le mémorial musulman à Douaumont (55), le massif fortifié de Souville à Fleury-Devant-Douaumont (55), le cimetière américain de la Meuse à Romagne-Sous-Montfaucon (55), le musée de la Voie Sacrée à Souilly (55), le musée de l’Argonne à Varennes-en-Argonne (55), le fort de Vaux à Vaux-Devant-Damloup (55), le centre mondial de la Paix à Verdun (55), le musée de la bataille de Fromelles à Fromelles (59), la maison natale de Charles de Gaulle à Lille (59), le musée du Fort de Leveau à Feignies (59), le fort de Seclin à Seclin (59), le musée de l’ Armistice à Compiègne (60), le musée territoire 14-18 à Rethondes (60), le centre d’Histoire Guerre et Paix à Souchez (62), le musée Jean et Denise Letaille à Bullecourt (62), le musée Vivant 14-18 à Ablain-Saint-Nazaire (62), la carrière Wellington à Arras (62), le centre européen de la Paix à Souchez (62), le mémorial de Loos en Gohelle (62), la maison natale du Maréchal Foch à Tarbes (65), le musée du Maréchal Joffre à Rivesaltes (66), le fort de Mutzig à Dinshem-sur-Buche (67), le musée mémorial du linge à Orbey (68), le musée Serret à Saint Amarin (68), le musée du souvenir du combattant à Châlon-sur-Saône (71), le mémorial citoyen à Mâcon (71), le musée Clémenceau à Paris (75),  le musée de l’Armée à Paris (75), le musée de la Grande Guerre du pays de Meaux (77), le musée Somme 1916 à Albert (80), la cité souterraine de Naours (80), l’historial de la Grande Guerre à Péronne (80), le musée Franco Australien à Villers-Bretonneux (80), le Delville Wood Mémorial Sud-Africain à Longueval (80), le centre d’ accueil et d’ interprétation à Thiepval (80), le P'tit train de la Haute Somme à Amiens (80), le musée Jean Jaurès à Castres (81), la maison de Georges Clemenceau à Saint-Vincent-sur-Jard (85), le cimetière militaire français à Dinant (BE), la tour de l'Yser à Diksmuide (BE), le Mons mémorial muséum à Mons (BE), le Westfront Nieuwpoort Kustweg à Nieuwpoort (BE), le Plugstreet 14-18 Experience à Comines-Warneton (BE), le mémorial Museum Passchendaele à Zonnebeke (BE), le In Flanders Fields Museum à Ypres (BE), le musée du fort de Loncin (BE).

Haubruge Alain.

One shot : Le guide de 14-18 en bande dessinée.

Genre : Historique.

Scénario : Frédéric Chabaud.

Dessins : Julien Monier.

Éditeur : petit à petit.

Nombre de pages : 192.

Prix : 19,90 €

ISBN : 9791095670407.



Publié le 09/03/2018.


Source : Bd-best


Histoire d’un lieu indissociable d’une raison de vivre, Roman d’amour au Tango.  Gran Café Tortoni


            « - Il arrive d’où celui-ci ?
-          Je ne sais pas trop… Il parle un assez bon espagnol, mais avec un drôle d’accent… Un européen peut-être…
-          Tu penses qu’il est venu pour rencontrer…
-          C’est sûr… Il faisait les cent pas devant sa porte… J’ai bien vu qu’il hésitait à frapper… Allez cariño ! C’est la dernière fois… Je te le promets ! »
 
La Mina est prête à entrer dans la danse. Aidée de Rodolfo, son amour et pygmalion pour le Tango, elle a peut-être trouvé le nouveau Maestro qui la fera chavirer dans le Tango.
 
Cet album n’est pas une histoire de tango, ce n’est pas non plus une histoire d’amour entre un homme et une femme, c’est beaucoup plus que ça. Gran Café Tortoni est une ode au tango, la plus belle déclaration qui pouvait lui être faite.

 

 

 

 

 

© Charlot, Winoc - Bamboo

 

 

 
On connaissait le Philippe Charlot du Train des orphelins et du Cimetière des innocents. On retrouve ici le musicien de Bourbon Street et de Harmonijka. Après ces coups d’essais, il réussit avec ce « Gran Café » un coup de maître, comme un soulier de danseur de Tango qui tape fermement le sol.


Dans le décor de ce café, on y entendra des histoires comme celle d’Oscar Vasquez, acteur-poète, celle de Rafael, payador, magicien des mots, adorateur de Carlos Gardel, celle de Magdalena qui attend désespérément dans sa chambre d’entendre le tango qui la transportera, et d’autres encore. On apprendra également comment Rodolfo et La Mina ont eu leur vie dictée par la danse.
Charlot intègre ces histoires à celle des principaux protagonistes en ce jour en toute cohérence, comme le fait Golo dans plusieurs de ces albums et dans une ambiance approchante. Sur le même principe que Gran Café Tortoni, recueil d’histoires parues jadis dans le regretté magazine (à suivre), La taverne des souvenirs imaginaires, par Golo, traite de la tauromachie avec grâce. Mais au Gran Café Tortoni, la musique est à l’honneur. Les images et les mots sont des notes et des pas de danse qui résonnent sur le parquet.

 

 

 

© Charlot, Winoc - Bamboo

 

 

 

 
Le véritable héros de ce livre est un lieu. Gran Café Tortoni est l’histoire d’un endroit indissociable d’une raison de vivre.

 

            Qui mieux que Winoc aurait pu rendre avec une telle émotion les sentiments du tango ? On se le demande. Ce serait à croire que le scénario a été construit autour de son trait. Le dessinateur utilise des styles divers dans un graphisme proche d’Emmanuel Moynot. Certaines scènes de foules semblent travaillées à partir de photos. De belles compositions en double pages sont parfois très inventives comme celle où les larmes de Vasquito traduisent le tumulte de la rue et le calme des patios. Winoc réalise des tableaux dans les cases en couleurs directes où Magadalena s’imagine danser. Il fait de la couleur et de la non-couleur des personnages quand Rodolfo danse avec Madame M.

Véritable invitation au voyage, la couverture sublime fait entendre les notes du tango dans une composition évanescente, tout comme la première case, unique image au bas d’une première planche blanche, donne l’impression de pousser réellement la porte du Café.

 

            Entrez au Gran Café Tortoni, cher lecteur ! Cet album cache des tangueros prêts à faire chavirer les dames.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Gran Café Tortoni

Genre : Hommage au Tango

Scénario : Charlot

Dessins & Couleurs : Winoc

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 112

Prix : 19,90 €

ISBN : 9782818940402



Publié le 09/03/2018.


Source : Bd-best


Putain d'Usine, un album qui reste terriblement d'actualité

Ouvrier dans une usine classée Seveso, le personnage principal témoigne de son sombre quotidien de travailleur. De ce témoignage inédit, le regard et le trait d’Efix font surgir la force du propos, aussi sombre soit-il ; l’énergie collective, la résistance face au mépris, les liens d’amitiés, ... l’humain malgré tout. Les portraits de tous ces hommes usés, les vivants et les morts, construisent aussi le récit de l’échappée possible et de l’espoir toujours battant.

2018 - Un peu plus de 10 ans après sa sortie, Original Watts réédite “Putain d’Usine” une bande dessinée d’Efix, adaptation du roman éponyme de Jean-Pierre Levaray. L’ouvrage d’origine est épuisé tandis que son propos lui, reste terriblement d’actualité. C’est pour que ce témoignage subsiste qu’Original Watts propose aujourd’hui de le rééditer. Cette bande dessinée documentaire est une grande première pour OW! qui intègre un genre nouveau dans ses collections avec ce témoignage intense, dur mais aussi nécessaire, inspirant et mobilisateur.

 

 

 

© JP Levaray, Efix - Original Watts

 

 

 

En janvier 2002 paraissait la première édition de Putain d’usine. Seize ans plus tard, le livre est toujours aussi représentatif  vis-à-vis des différents thèmes qu’il aborde, présent régulièrement dans l’actualité sociale. J’y retrouve égrainé l’histoire de ma propre vie professionnelle. Entré dans cette grande multinationale américaine à l’âge de 20 ans, j’y ai vécu l’ensemble des situations abordées dans le livre. De la difficulté de s’extirper du lit à 5 h du matin pour partir dans le froid, la neige et le brouillard afin de rejoindre l’entreprise ; aux collègues que l’on voit partir dans les meilleurs cas en préretraites ou plus tragiquement fauché en pleine jeunesse soit par la maladie, les accidents, voir même leurs suicides.

 

 

 

© JP Levaray, Efix - Original Watts

 

 

 

Des changements de pause (l’après-midi et la nuit détruisant toute vie sociale et familiale) aux accidents mortels intervenants généralement au détriment d’intérimaires inexpérimentés envoyés sur des chantiers dangereux. Aussi connu, l’infernale augmentation des cadences de production, les grèves suite aux multiples plans de restructuration annoncés en conseil d’entreprise extraordinaire, certains amis travailleurs « pétants » un plomb suite à une accumulation de stress. Tout cela est repris dans ce livre écrit il y a presque deux décennies. Alors que l’on aurait pu croire que les conditions de travail se seraient améliorées, hélas il n’en est rien. Un jour, un petit monsieur venant des États-Unis a débarqué annonçant  la décision de la maison mère de fermer l’entreprise, ce malgré les nombreux efforts effectués par l’ensemble du personnel afin de prouver la viabilité de l’outil.

En moins de quinze minutes, il a plongé dans le marasme l’ensemble d’une région déjà fortement défavorisée niveau emploi. Plus de six mille personnes se sont trouvées plongées dans l’incertitude du chômage. Niveaux politiques, après les larmes « électorales » de circonstances, ces derniers se sont comportés comme des charognards autour d’un cadavre. Empochant quarante pourcents de la prime de dédommagement moral versée aux travailleurs, nos braves représentants élus par le peuple n’ont même pas pris la peine de promulguer une loi « interdisant » les licenciements boursiers aux entreprises faisant de plantureux bénéfice.

 

 

 

© JP Levaray, Efix - Original Watts

 

 

 

 

 

Oui le livre est représentatif de ce qui se passe régulièrement dans nos régions Oui la rencontre J.P Levaray  & Efix  devait s’effectuer afin de nous laisser ce témoignage illustré de façon brutale mais tellement réaliste de ces hommes combattants une cause semblant être définitivement perdue. Une réédition de 1500 exemplaires effectuée par Original Watts qu’il ne faut absolument pas louper. Lecture à partir de 16 ans et plus.

 

Haubruge Alain

 

 

One shot : Putain d’usine.

Genre : Société - Vie sociale.


Scénario, Dessins & Couleurs : JP Levaray – Efix


Éditeur : Original Watts.

Nombre de pages : 144 pages 1500 exemplaires.

Prix : 23 €

ISBN : 9791093063331



Publié le 08/03/2018.


Source : Bd-best


Une histoire d’amour funambule.  Mon homme (presque) parfait

« - C’est à propos de mon mari, je m’inquiète.
-          A propos de quoi…
-          Je sais pas. Il est de plus en plus…pas très normal.
-          Pas très normal, c’est-à-dire ?
-          Je me fais peut-être des films, mais… Par exemple, chaque mercredi soir, il part faire son jogging et quand il revient deux heures après…il sue pas. Rien. Aucune trace de transpiration. Nickel. »
 
Eloïse veut en avoir le cœur net. Que lui cache son mari Marc ? De toute évidence, son activité hebdomadaire n’est pas si sportive que ça. Voit-il une maîtresse en secret ? Eloïse confie ses inquiétudes à Antoine qu’elle a rencontré sur la glace de la patinoire. Mais ce dernier n’est pas celui qu’elle croit.

 

 

 

© Jeanjean, Louis, Daviet - Bamboo

 

 

 

            A l’origine, ce scénario était destiné au cinéma. Stéphane Louis adapte l’histoire sentimentale de Bernard Jeanjean. Le récit, mêlant suspens et sentiments, joue sur un triangle atypique. Dès la page de titre, la détermination d’Eloïse est mise en évidence. La jeune femme ira coûte que coûte à la recherche du secret de Marc.

Jeanjean met le métier de psychologue sur le banc de l’analyse, intervertissant les rôles dans le théâtre parfois surprenant de l’existence.

 

 

 

 

© Jeanjean, Louis, Daviet - Bamboo

 

            Louis tord les visages dans un style qui lui est propre pour créer des expressions d’un style inédit qu'on pourrait qualifier d’européeno-japonisant tellement il parvient à faire transmettre toutes sortes d’émotions par le biais des yeux de ses personnages. Par ailleurs, les scènes sur glace sont d’un dynamisme virevoltant.

 

            Dans cette comédie dramatique, les personnages avancent masqués mais les visages se dévoilent petit à petit. Les auteurs arrivent à jouer avec leurs sentiments jusqu’à la dernière page.

 

Malgré tout, l’album est porteur d’espoir sur la vie de couple. Forcément, il y a des périodes compliquées. L’amour est un funambule sur le fil de la vie. Il faut savoir équilibrer la perche pour ne pas chuter.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mon homme (presque) parfait

Genre : Chronique sentimentale

Scénario : Jeanjean

Dessins : Louis

Couleurs : Daviet

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 72

Prix : 16,90 €

ISBN : 9782818943847



Publié le 08/03/2018.


Source : Bd-best


Au profit des enfants malades, mais pour le bonheur de tous.  La BD qui fait du bien

« - Touche le sable, il est chaud et très doux. Les petits grains coulent entre les doigts… Tu les sens ?
-          Oui, j’aime bien !
-          Maintenant, tu as les pieds dans l’eau, elle est tiède. Le sable se sauve entre tes orteils…
-          Ça chatouille !
-          Visage vers le ciel, yeux fermés… la chaleur du soleil picote un peu tes joues… Tu te sens bien, vraiment bien… »
 
Quarante auteurs de bande dessinée se mobilisent contre les cancers des enfants. En collaboration avec l’association Imagine for Margo, children without cancer, les éditions Glénat éditent un album dédié à la cause des enfants malades.

 

 

 

 

 

 

© Nob - Glénat

 

 

 
            Comme le dit Jacques Glénat dans la préface, l’humour dérisoire est le compagnon de l’espoir dans la vie et ses mystères. C’est cet humour dérisoire que les auteurs ont voulu mettre en avant au travers de courtes historiettes tendres et amusantes. Patricia Blanc, présidente de l’association, transmet le message laissée par sa fille : « Vas-y, bats-toi, gagne ! ». Ce recueil est fait pour les y aider.
 
            L’histoire quand tu es amoureux, l’histoire quand tu as mal partout ou bien l’histoire quand tu te sens différent ? L’histoire qui fait du bien quand tu n’as plus d’espoir, l’histoire quand la cour de récré te manque ou encore l’histoire pour te montrer que l’on pense à toi ? Toutes les histoires sont bonnes à lire.

Après les jolies pages de garde où Christophe Bataillon invite à créer toi-même l’histoire pour te faire du bien, l’album s’ouvre sur un petit conte de Nob dans laquelle les larmes jouent un rôle stratégique. Puis, chaque auteur excelle dans son domaine favori. Trondheim réalise un gauffrier poétique tandis que Tebo propose un combat du Capitaine Biceps. Dab’s raconte une rixe hilarante pendant que Supiot fait apparaître des monstres tendres. Coppée joue la nostalgie alors que Buche liste les instants bonheur du quotidien.

 

 

 

 

 
            Chaque histoire a son mot à dire, mais l’une d’entre elles les surclasse toutes. Chef-d’œuvre en trois planches, l’histoire quand tu apprends une mauvaise nouvelle, par Dav, mériterait le Fauve d’Or du court métrage s’il y en avait un. Ce poème animalier mettant en scène deux oiseaux postiers est une pépite démontrant que de toute situation il y a un point positif à extraire, et le tout dans un graphisme digne de Plessix. En plein dans le mille.
 
            La vente de cette BD qui fait du bien est au profit de l’association « Imagine for Margo ».
 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La BD qui fait du bien

Genre : Humour

Scénario, Dessins & Couleurs : Collectif

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 72

Prix : 10 €

ISBN : 9782344026656



Publié le 07/03/2018.


Source : Bd-best


Un album prometteur dans un monde post-apocalyptique déjanté.  Les sentiers de Wormhole

      « - La ferme Lavérue a été attaquée. Elle a brûlé… Ils sont tous morts.
-          Oh nooon !!! C’est pas vrai ! C’est pas possible…
-          Mais qui est-ce qui a fait ça ?
-          Le Julien i’dit que ça porte la signature des Ragougnahs… ça s’est passé ce matin. »
 
C’est un véritable drame qui vient de se dérouler. Les parents Lavérue sont morts et leur fille Léonie a disparu. Amédée Bonnpom, accompagné de son ami Rachid n’a qu’une idée en tête : retrouver sa nièce avant qu’elle ne soit croquée par les Ragougnahs.
 
Le monde des sentiers de Wormhole a été créé par le dessinateur Laurent Perrin. Son ami Stéphane Blanco s’en est emparé pour construire un scénario cohérent, aventureux et bourré de références, avec des personnages aux caractères forts, déterminés et pour certains sans scrupules. On y croisera un politicien véreux, des barbares brutus et simplets, un héros Indiana Jones à la petite semaine ou encore une petite fille brinqueballée. La fin est un peu abrupte mais laisse augurer d’une suite avec rebondissements.

 

 

 

© Blanco, Perrin - Sandawe

 

 

 

Wormhole, c’est une Nef des fous dans une époque plus moderne, c’est Mad Max dans une campagne française perdue, transposé dans un décor imaginaire original où les paysages rocheux et les constructions tarabiscotées défient les lois de la gravitation. Mais la violence de la série n’est pas une cruelle brutalité réaliste comme dans Mad Max, ni comme dans Jérémiah. En fait, Wormhole, par son graphisme semi-réaliste, c’est du Jérémiah supportable. On regrettera la disparition trop rapide d’un animal sauvage, girafe dégénérée aux relents de Snouffelaire (remember L’horloger de la comète). Mais ce genre de fulgurances montre que les auteurs en ont sous la pédale.

 

 

 

 

© Blanco, Perrin - Sandawe

 

 

 
Bien sûr, l’album est perfectible, le style de Laurent Perrin est à la limite du fanzinat, mais l’ensemble donne un résultat prometteur. Le dessinateur excelle dans les décors et les véhicules. Il a à progresser dans les scènes d’action où les personnages semblent parfois poser. Un poil de dynamisme en plus dans les pétarades et les uppercuts et ce sera très bien.
 
La publication d’un tel album devrait rassurer tout auteur quant au métier de créateur de BD. Si on est déjà bon, on peut y arriver. On n’est pas obligé d’être déjà au niveau de Loisel pour débuter. Les éditeurs traditionnels ont tendance à l’oublier à l’heure où il n’y a quasiment plus de presse BD pour se faire la main. L’intérêt d’un éditeur comme Sandawe est que les albums y sont édités grâce au système du financement participatif. Les lecteurs accompagnent l’album tout au long de sa fabrication, tout comme ils suivaient autrefois une histoire dans un hebdomadaire.
La genèse du projet en fin d’albums est un bonus appréciable et montre tout le talent de Perrin dans le noir et blanc.
 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les sentiers de Wormhole

Genre : Western postapocalyptique

Scénario : Blanco

Dessins & Couleurs : Perrin

Éditeur : Sandawe

Nombre de pages : 72

Prix : 19,90 €

ISBN : 9782390142287



Publié le 06/03/2018.


Source : Bd-best


Un récit politique engagé. Et après la vague ?...  Zenobia

 « - C’est immense et vide ici. Personne ne viendra me chercher. Trouvée. Cache-cache. On jouait tout le temps à ce jeu-là. »
 

            Amina a dix ans. Elle fuit la série sur un boat people surchargé. A la première vague plus forte que les autres, le bateau chavire entrainant dans la mer les réfugiés en quête d’un nouvel espoir. Coulant au fond de l’océan, Amina se souvient. Elle se rappelle de sa mère, de son père, des sarmas, ces délicieuses feuilles de vigne farcies, et de Zenobia.

 

 

 

 

 

© Dürr, Horneman - Marabulles

 

 

            Zenobia était la reine de Syrie, une belle guerrière dont le royaume s’étendait d’Egypte jusqu’en Turquie. Zenobia était forte. Alors Amina peut l’être aussi…

 

            Morten Dürr et Lars Horseman signent un petit album poignant. Récit à l’issue inéluctable, Zenobia est un uppercut, un nouveau choc dans la diabolique banalité du destin de ces migrants. Les migrants, ce sont eux, c’est elle, c’est Amina, mais ça pourrait être vous, vous qui lisez cette chronique, Amina pourrait être votre fille, votre sœur. Les migrants, ce sont eux, c’est nous…

 

 

 

© Dürr, Horneman - Marabulles

 

 

 

 

            Avec très peu de texte, des planches avec une à trois cases, voire même une seule case sur une double page, des couleurs bichromiques dans les souvenirs d’Amina, Zenobia est un petit ovni. Pas besoin de longs discours pour éveiller les consciences. La lecture de cette histoire pathétiquement réaliste ne peut que sensibiliser au problème. Mais comment aider ces gens ? Zenobia est un récit politique engagé qui aide à faire comprendre. S’il pouvait également tirer une sonnette d’alarme chez les pouvoirs publics du monde, son objectif serait amplement atteint.

 

            Repose-toi, maintenant, Amina…quelque part où il n’y a pas de soldat.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Zenobia

Genre : Drame historique

Scénario, Dessins & Couleurs : Dürr & Horneman

Éditeur : Marabulles

Nombre de pages : 112

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782501122399



Publié le 05/03/2018.


Source : Bd-best


Les Tortues Ninja font crapahuter leurs carapaces dans le monde des Ghostbusters et ils n’auront pas le temps de partager une pizza !

À l’heure des crossovers, c’est vrai qu’il faut s’attendre à tout. Mais parfois c’est inimaginable. Et, pour le coup, on n’aurait sans doute jamais osé imaginer que les Tortues Ninjas et les Ghostbusters (ou casseurs de fantômes, pour être totalement raccord à la VF) se retrouveraient à combattre le mal désincarné et ectoplasmique côte à côte et dans la même dimension. C’était sans compter sur les équipes d’IDW Publishing (répercuté dans nos contrées par les Éditions Flamival) qui en ont déjà réalisé quelques-uns des défis improbables.

 

 

 

 

 

 

 

© Burnham/Waltz/Schoening/Delgado chez Flamival

 

Résumé de l’éditeur : Lorsqu’une nouvelle invention disjoncte, les Tortues se retrouvent dans un tout autre New York. Un New York rempli de fantômes… et avec les S.O.S. Fantômes ! Les deux équipes devront apprendre à s’entendre rapidement parce qu’un nouvel adversaire, qui a resurgi du passé des Tortues, les a suivies et aspire à conquérir la grosse pomme.

 

 

 

 

© Burnham/Waltz/Schoening/Delgado chez IDW

 

Ils auraient pu coincer un morceau de pizza dans la machine mais non, c’est une simple mouche qui a dévié la trajectoire du téléporteur de matière interdimensionnel de Fugitoïde des tortues et d’Harold Lillja. Et ce qui devait être une balade de santé Leonardo, Donatello, Michelangelo et Raphael (et Casey, leur hockeyeur d’ami) devient une aventure dans un New York parallèle… celui des Professeurs Peter Venkman, Raymond Stantz et Egon Spengler et de Winston Zeddemore : les SOS Fantômes themselves.

 

 

 

 

© Burnham/Waltz/Schoening/Delgado chez Flamival

 

La rencontre aurait pu être courtoise et en rester là sauf que les Tortues n’ont aucun moyen de rentrer chez eux… et que leur temps est compté. Et qu’ils ont un autre gros chat à fouetter : dans leur péripétie dimensionnelle, les quatre tortues ont embarqué avec elles rien de moins que Chi-You, le dieu et fantôme de la guerre chinois qui, forcément, ne revient pas parmi les vivants pour leur livrer des pizzas. Heureusement qu’on sait que les Tortues peuvent se montrer plus rapides que le lièvre, cette course contre-la-montre aura bien besoin des talents du Grand Huit (Casey, lui, va connaître une petite déconvenue), si du moins Tortues et casseurs de fantômes parviennent à s’entendre.

 

 

 

 

© Burnham/Waltz/Schoening/Delgado chez IDW

 

C’est un épisode réjouissant et sans la prétention des Justice League ou autres Avengers que nous livrent Erik Burnham, Tom Waltz et Dan Schoening. Et si la rencontre entre ces héros cultes de la pop culture semblait improbable, leur aventure et la nécessité qu’ils unissent leurs forces est plutôt convaincante et génèrent quelques étincelles fort plaisantes.

 

 

 

 

© Burnham/Waltz/Schoening/Delgado chez Flamival

 

Entre la déconnade des uns, la rigueur scientifique des autres et la girl-touch explosive amenée par Janine et Kylie, cette histoire de démon surpuissant, et capable de non seulement contrôler les esprits des braves citoyens new-yorkais mais aussi de les transformer en abominables monstres bodybuildés, est un plaisir coupable et fun qui chasse l’effet de déjà-vu derrière une réunion au sommet qui fait plaisir à voir. Une deuxième aventure a d’ailleurs été publiée aux States. Et bientôt en France ? On fait confiance aux Éditions Flamival.

 

Alexis Seny

 

Titre : Teenage Mutant Ninja Turtles – Ghostbusters

Récit complet

Scénario  : Erik Burnham & Tom Waltz

Dessin : Dan Schoening

Couleurs : Luis Antonio Delgado

Traduction : Donatello Di Carlo

Genre: Crossover, Aventure, Fantastique

Éditeur VF: Flamival

Éditeur VO : IDW Publishing

Nbre de pages: 136

Prix: 13,70€



Publié le 05/03/2018.


Source : Bd-best


Une histoire dans l’Histoire : L’enfer est dans la ville.  Brûlez Moscou

        « - La situation n’est pas tenable. Il vaut mieux sacrifier Moscou que l’armée.
-          Mais vous n’y pensez pas ? Notre armée doit sauver Moscou, et à travers elle, toute la Russie. (…)
-          Si on me consultait, moi, Comte Rostopchine, je n’hésiterais pas à dire : brûlez Moscou plutôt que de la laisser à l’ennemi ! Quant au gouverneur de la ville qui à la mission de veiller à son salut, celui-là…celui-là ne peut donner ce conseil. »
 
 

            En 1812, les prisonniers de Moscou sont libérés afin de mettre le feu à la ville pour ne pas la laisser aux mains de Napoléon et de ses troupes. Parmi eux, Anatoli Lenski n’a qu’un objectif : retrouver sa femme et son fils avant que Kolia, l’ogre de Moscou, tueur d’enfants, ne s’en prenne à eux.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Perger - Le Lombard

 

 

 

            Kid Toussaint se sert de la grande Histoire pour en raconter une « petite », et ce sont les meilleurs d’entre elles qui sortent de ce système. Ainsi, Brûlez Moscou est une réussite. Alors que l’on pense lire un témoignage historique, on suit le destin passionnant d’un repris de justice en quête de sa famille. Alors que l’on pense assister à un face-à face tendu entre Napoléon et le gouverneur de Moscou, on tremble devant le duel d’un père avec un tueur sanguinaire.

            Le décor rarement exploité en BD de ce Moscou en flammes donne une originalité particulière à ce récit…folie des hommes ou folie d’un homme ?

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Perger - Le Lombard

 

 

 

            Stéphane Perger, le dessinateur entre autres de Sir Arthur Benton et de Sequana, réalise un album en couleurs directes où chaque planche est soignée. Il s’érige en véritable successeur de René Follet et de Michel Faure, celui-là même qui a dépeint les guerres napoléoniennes dans la série Les fils de l’Aigle, massacrée par des changements d’éditeurs dont aucun ne lui a proposé l’écrin qu’elle méritait. Mais Faure et son scénariste Vaxelaire n’ont pas abordé le sujet de l’incendie dont il est question ici.

            Il y a aussi du Hermann dans les gueules en colère de Perger.

            Son Moscou torturé brûle littéralement les pages de l’ouvrage, jusqu’à son apogée dans le final aérien qui rebat les cartes et assène un uppercut tant aux personnages qu’aux lecteurs.

 

            Un cahier graphique, avec une courte introduction instructive, conclut l’album en présentant de magnifiques croquis du dessinateur.

 

            « Qu’est-ce que l’Histoire, sinon un conte sur lequel on s’accorde ? » disait Napoléon. Les auteurs s’approprient l’adage pour ce One Shot qui mérite amplement sa place dans la belle collection Signé.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Brûlez Moscou

Collection : Signé

Genre : Drame historique

Scénario : Kid Toussaint

Dessins & Couleurs : Perger

Éditeur : Le Lombard

Nombre de pages : 72

Prix : 14,99 €

ISBN : 9782803633869



Publié le 05/03/2018.


Source : Bd-best


Le style western atomisé : Total foutraque !  Mondo Reverso 1 – Cornelia & Lindbergh

    « - Dehors les oncles !! On voudrait boire des coups entre vraies meufs !!! Des filles avec des robes !! Ce pays part en couille, Cornelia ! Un homme, c’est un homme, une femme, c’est une femme, c’est pas compliqué, merde !! Laisse la bouteille, ma brave !
-          Ces bouffées de haine… Laissez-moi deviner… C’est la ménopause ? Ooh !! Pas si vite !!
-          Haaaa ! Y a pas à dire, ça c’est une boisson de bonne femme !!! »

 

Quand elle arrive dans un saloon, la chasseuse de primes Emitt Hatchet fait valser les colts et les bouteilles. Et dans le Mondo Reverso, les femmes ont réussi l’amalgame de l’autorité et du charme, n’en déplaise à Michel Sardou. Tiens, il ne manquerait plus que lui, là-dedans !

 

 

 

 

 

 

 

© Le Gouëfflec, Bertail - Fluide Glacial

 

 

 

            Après avoir sauté d’un train en marche afin de sauver un homme desespéré, Lindbergh, reconverti en docteure (il n’y a pas de faute), croise sur sa route Cornelia, wanted dead or alive. Sauf qu’il se fait passer pour une femme et elle pour un homme. Sauf que dans cette histoire les hommes vivent comme les femmes et les femmes vivent comme les hommes. C’est dans un Far West totalement retourné qu’ils vont suivre leur route, entre les indiennes et les danseurs de saloon, entre les desperadas et un ermite un peu…spécial.

 

            Adorateur de Lucky Luke et de Blueberry, Dominique Bertail atomise le style western. Le dessinateur de Ghost Money jubile dans un graphisme sépia. Dans un style réaliste digne de Giraud, il y va à fond lorsqu’il y a des scènes violentes, n’hésitant pas à faire exploser des têtes et à décharner des corps. L’humour parfois grivois reste bon enfant. Bertail n’abuse pas des scènes de sexe. Mention spéciale aux chapeaux des chapitres d’un inventivité graphique esthétique.

 

 

 

© Le Gouëfflec, Bertail - Fluide Glacial

 

 

 

 

            On savait Arnaud Le Gouëfflec spécialiste du grand écart. Entre Le chanteur sans nom ou Soucoupes, ses scenarii font preuve de grandes diversités. On ne l’attendait pourtant pas dans le domaine parodique dans lequel prend racines Mondo Reverso. Le bougre signe le livre le plus barré, le plus drôle, le plus original de ces dernières années.

 

            Pour ceux qui s’en seraient éloignés, Mondo Reverso, western transgenre, réconcilie avec Fluide Glacial. Le grand maître Gotlib n’aurait pu qu’adorer ce petit bijou de fantaisie totalement foutraque.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Mondo Reverso

Tome : 1 – Cornelia & Lindbergh

Genre : Western retourné

Scénario : Le Gouëfflec

Dessins :

Nombre de pages : 88

Prix : 16,90 €

ISBN : 9782352079705



Publié le 02/03/2018.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2018