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11 hommes et un ballon.   L'amour du maillot Une saison en ligue 2

 

 

La collection « Sociorama » signe la rencontre entre bande dessinée et sociologie. D'un côté, des sociologues amateurs de BD qui ont créé l'association Socio en cases; de l'autre, des auteurs de BD curieux de sociologie. Ensemble, ils ont initié une démarche originale : ni adaptation littérale, ni illustration anecdotique, mais des fictions ancrées dans les réalités du terrain. Toute ressemblance n'est pas pure coïncidence...

 

 

 

 

 

 

Tourval, petit club de football de ligue 2 du championnat de France au budget limité, se prépare à vivre une nouvelle saison au sein de l’antichambre de l’élite.  La préparation débute entre autre avec des jeunes qui frappent aux portes de l’équipe, des anciennes gloires qui sont venus la renforcer et surtout un entraineur déjà  en poste la saison précédente chargé de motiver ses troupes.

 

 

 

 

© Georges – Rasera - Casterman  

 

 

 

 

Le début de saison ne se passe pas bien du tout et, à la moitié du championnat, le club fait même partie des équipes relégables.  Le président, conscient du déséquilibre financier que provoquerait une relégation, décide de se séparer de son entraîneur et de le remplacer par un nouveau qui décide de faire confiance aux jeunes formés par le club, ce qui permet à Gary, qui a tout abandonné pour percer dans le milieu du football professionnel, de se faire connaître.

 

 

 

 

© Georges – Rasera - Casterman  

 

 

 

 

Avec « L’Amour du Maillot », le lecteur va se transformer tour à tour en entraîneur, en joueur et même en supporter (parfois même les trois à la fois), le tout grâce à un scénario de Frédéric Rasera et au dessin de Hélène Georges qui collent au plus près de ce milieu très particulier. Tous les sujets quotidiens d’un club et de ses joueurs sont approchés ; salaires, blessures, vie familiale, études et bien d’autres choses encore.  Le récit n’est pas loin de l’étude et la fiction pas loin de la réalité. 

 

 

 

 

 

© Georges – Rasera - Casterman  

 

 

 

 

« L’Amour du maillot » s’adresse principalement aux amateurs de football.  Les autres risquent de passer leur chemin.  Malgré tout, les curieux ne se perdront pas en chemin car le scénariste explique tout en détails, jusqu’au déroulement d’un championnat et la répartition des points.  Heureusement d’ailleurs que le récit se déroule en France: en Belgique, il lui aurait fallu plusieurs tomes riens que pour pouvoir expliquer le système des play-off et la fameuse division des points.

 

 

VCT 71

 


 

Série : Sociorama

 

 

 

Titre : L’amour du maillot

 

 

 

Genre : Sport

 

 

 

Dessins : Hélène Georges

 

 

 

Scénario : Frédéric Rasera

 

 

 

Éditeur : Casterman

 

 

 

Nombre de pages : 168

 

 

 

Prix : 12,00 €

 

 

 

ISBN : 9782203149588



Publié le 10/01/2020.


Source : Bd-best


Michel Iturria ou l’art remarquable du dessin de presse.  Un brusque changement d’ère

 

« - Bon d’accord… Les Mayas l’avaient prévu pour le 21 décembre 2012 et la fin du monde n’a pas eu lieu. J’avais loupé celle de 2000, mais ne vous réjouissez pas trop vite, la Terre arrive au bout d’un grand cycle de trois mille ans et l’apocalypse est pour bientôt. J’ai enterré des tonnes de vivres et je me prépare à être le dernier homme sur terre. Avec ma compagne, nous serons le point de départ d’une humanité nouvelle. Le problème, c’est que d’après mes proches je suis un peu con... »

 

 

 

 

 

 Faut pas prendre les cons pour des gens est le titre d’un des plus remarqués albums d’humour de l’année 2019. ce titre aurait très bien pu aller au recueil de dessins humoristiques de Michel Iturria.

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

 

« Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'œuf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message.

Le temps ne fait rien à l’affaire

Quand on est con, on est con. »

 

                Comme Georges Brassens, Michel Iturria rend hommage a toute cette population dont on fait tous un peu partie. Entre le bourgeois-bohème qui veut acheter un fromage light à un berger de haute montagne et le clown qui se rend compte qu’une femme qui rit n’est pas forcément à moitié dans son lit, tout le monde y trouve son compte, tout le monde en prend pour son grade. Les noms truculents de Brice Beauducheux, Arthur Lamimojette  ou encore Eric Gougnafier résonnent comme tout un programme de vie qu’ils se complaisent à accomplir dans une absurde détermination.

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

 

                Après avoir été pendant quatre décennies, le pilier du dessin d’humour politique dans Sud-Ouest, Iturria poursuit sa carrière dans le dessin d’humour. Son côté Plantu (en plus drôle) a laissé place à sa face Sempé. Mais l’observation de l’homme de tous les jours n’est pas si éloignée que ça de l’homme politique. Le dessinateur se place en fin observateur et raille ses contemporains avec finesse et rigolade. Car, si souvent dans le dessin d’humour, on sourit, avec Iturria, on rit de bon cœur, parfois même à gorge déployée.

 

                Originaire du Pays Basque et ayant fait toute sa carrière dans la presse quotidienne régionale, Iturria a publié plus d’une trentaine de recueils de dessins d’humour politique et quelques albums de bande dessinée de la série Les Rubipèdes, les ancêtres des Rugbymen de Beka et Poupard, ainsi que des réflexions de l’élève Grabouilleau avec le romancier Claude Bourgeyx.

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

 

                Après Dernières nouvelles de l’ours, ce Brusque changement d’ère est le deuxième volume de ce qu’il convient donc d’appeler du Dessin d’humour, du vrai !

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Un brusque changement d’ère 

 

Genre : Humour sociétal 

 

Scénario & Dessins : Michel Iturria 

 

Éditeur : Cairn

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 19,50 €

 

ISBN : 9782350688190

 



Publié le 08/01/2020.


Source : Bd-best


Sur les traces de Gil Jourdan.  Jacques Gipar 8 - L’écho de la Taïga (crayonnés)

« - Entre Jacques ! Bonjour.

- Bonjour Pierre! Bonjour Monsieur !

- Monsieur Gipar, bonjour !

- Je te présente mon ami Vladimir Ouliakoff, le rédac’chef de L’écho de la Taïga !

- L’écho de la taïga ? C’est le journal des émigrés russes, ça ?

- Oui, pour toute la communauté russe française !

- Vladimir a un gros souci !

- Ma fille Irina a été enlevée ! »

 

 

 

 

 

                Jacques Gipar, journaliste pour France Enquêtes, se trouve mêlé à une affaire de rapt. Banal pour un homme comme lui. Pas si sûr ! Le père de la ravie, Vladimir Ouliakoff, est au cœur des tensions entre russes blancs et communistes. Il rêve d’une grande réconciliation mais ça ne semble pas l’intérêt de tout le monde. Aidé par sa fiancée Yvette et son complice de toujours Petit-Breton, Gipar va parcourir l’ouest parisien pour retrouver la jeune femme disparue, au risque de se mettre lui-même en danger…

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois – Paquet

 

 

                Situées dans les années 50, les aventures de Jacques Gipar sont un exemple de ligne claire comme on en fait maintenant trop peu. Jacques Gipar marche sur les pas de Gil Jourdan (initiales inversées) pendant que Jean-Luc Delvaux marche sur ceux de Maurice Tillieux. Ce n’est pas pour rien que les éditions Dupuis avaient confié à ce dernier la réalisation des Camions du diable, aventure inachevée de Marc Jaguar. On peut même rencontrer Gil dans une case.

                Outre dans les véhicules, Delvaux excelle dans les décors parisiens. Rues et bâtiments sont reproduits avec tout autant de précision.

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois – Paquet

 

 

                Thierry Dubois sait mettre les automobiles en avant sans que ce ne soit jamais au détriment de l’histoire. Courses poursuites et cascades rythment l’enquête de Gipar. Comme son dessinateur, le scénariste a lu Tillieux et lui rend un hommage appuyé avec cette série. Gipar-Jourdan a même son Libellule en la personne de Petit-Breton.

                Hergé fait également partie de son ADN. Quand Gipar est dans le parc de la villa où est retenue Irina, il nous semble le voir croiser Tintin dans le parc de la villa du Docteur Müller dans L’île noire.

                Dans une chronique finale, Dubois présente deux voitures, faisant inévitablement penser aux modèles que présentait Jidéhem dans les chroniques de Starter. Encore un qui, de là où il est, peut être fier des traces qu’il a laissé.

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois – Paquet

 

 

                Depuis quatre épisodes, les aventures de Jacques Gipar bénéficient d’une belle édition des crayonnés sublimant le graphisme de Delvaux. Il n’y a pas à dire. Au crayon, les bagnoles (parce que ce ne sont pas des voitures mais des bagnoles dans le sens noble du terme) ont une vivacité impressionnante, malheureusement et inévitablement aplatie par l’encrage et la mise en couleurs, malgré tout le soin qui est apporté à ces deux étapes.

 

                Limitée à 999 exemplaires, cette version de L’écho de la Taïga vaut la peine d’être lue sur nos steppes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Jacques Gipar

 

Tomes : 8 - L’écho de la Taïga (crayonnés)

 

Genre : Polar 

 

Dessins : Jean-Luc Delvaux 

 

Scénario : Thierry Dubois

 

Couleurs : Béatrice Constant (pour la version à paraître le 22 janvier) 

 

Éditeur : Paquet

 

Collection : Calandre

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782889325313  

 



Publié le 08/01/2020.


Source : Bd-best


Mon fils ma bataille.   Au tribunal des couples.

 

 

La collection « Sociorama » signe la rencontre entre bande dessinée et sociologie. D'un côté, des sociologues amateurs de BD qui ont créé l'association Socio en cases; de l'autre, des auteurs de BD curieux de sociologie. Ensemble, ils ont initié une démarche originale : ni adaptation littérale, ni illustration anecdotique, mais des fictions ancrées dans les réalités du terrain. Toute ressemblance n'est pas pure coïncidence...

 

 

 


 

À notre époque, une grande majorité des familles sont recomposées. Une famille recomposée, c’est une famille constituée d'un couple vivant avec au moins un enfant dont un seul des conjoints est le parent. Parallèlement, les parents d’enfants ont eu à faire à la justice afin d’établir des règles concernant la garde des enfants, les horaires de visite des enfants, le montant de la pension alimentaire.

 

 

 

© Virot – Collectif Onze - Casterman

 

 

 

 

Sur base des témoignages recueillis par le collectif Onze (près de 300 audiences, et autant de dossiers de séparation), Baptiste Virot illustre les différentes situations rencontrées au tribunal des couples. Chaque jour, des femmes et des hommes, issus de différents milieux sociaux se disputent concernant l’avenir de leurs enfants.

 

 

 

 

 

© Virot – Collectif Onze - Casterman

 

 

 

Au travers des yeux de Malika (greffière dans un tribunal), le dessinateur nous fait vivre le quotidien des gens confronté à cette justice des affaires familiales. Du père absent pour sa fille  pendant de nombreuses années à celui qui n’hésitera pas à agresser son ex-femme en sortie d’audience, bien d’autres situations sont abordées dans ce livre.

 

 

 

 

© Virot – Collectif Onze - Casterman

 

 

 

 

La fin peut paraître brutale, mais pourtant combien de couple se défont à cause de la situation professionnelle du conjoint ? Où lorsque du statut témoin l’on passe à celui de participant ! En résumé, un livre dans lequel beaucoup d’entre nous se retrouveront face à une situation qu’ils ont vécu voir qu’ils sont en train de vivre lorsqu’il s’agit pour un juge de prendre position tout en risquant de faire des dégâts.

 

Alain Haubruge

 

 

Série : Sociorama

 

Titre : Au tribunal des couples

 

Genre : Société 

 

Dessins : Baptiste Virot 

 

Scénario : Collectif Onze 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 168 

 

Prix : 12,00 €

 

ISBN : 9782203174320



Publié le 07/01/2020.


Source : Bd-best


Deux choses sont infinies : l’espace et la connerie.  Faut pas prendre les cons pour des gens

« - Monsieur le Ministre, pour rentabiliser l’éducation nationale, il faudrait remplacer tous les enseignants par des distributeurs.

- Quel genre de distributeurs ?

- Des distributeurs de diplômes, comme pour les barres chocolatées, les chips ou le soda…

- Aaah, d’accord. On met une pièce et on a un diplôme.

- Voilà, pour 10 000 euros, vous aurez le BEPC, pour 50 000 euros, le bac, pour 100 000 euros la licence, etc.

- Excellente idée !

- Ce sera très rentable et en plus nous n’aurons plus à payer les profs !

- Parfait ! On met ça en route immédiatement ! »

 

 

 

 

 

                L’éducation nationale a toujours de bonnes idées pour que tout marche de travers. Comme il n’y a pas un ministre qui ne veut pas laisser son nom sur une réforme, le jeu du grand chamboul’tout recommence à chaque changement à la tête du mammouth. Mais il n’y a pas que cette institution qui en prend pour son grade. L’art contemporain montre aussi qu’il en tient une couche avec son concept de non-œuvre. Monsieur le Maire, quant à lui, démontre avec justesse l’intérêt de remplacer le tapis rouge de son hôtel de luxe plutôt que de retaper les logements sociaux.

 

 

 

 

© Reuzé, Rouhaud - Fluide glacial

 

 

                Sarcastique, grinçant, noir, l’album d’Emmanuel Reuzé et de Nicolas Rouhaud ne fait pas dans la dentelle. L’humour Fluide Glacial à la pipi-caca et gros nénés a fait son temps. Les auteurs suivent la voie tracé par Fabcaro pour développer un style fin et pas si absurde que ça. Le trait réaliste accentue l’incongruité des situations dépeintes. Ainsi, les caissières ayant disparu des supermarchés, il faudra compter sur le bénévolat d’une ex-employée venant faire ses courses pour rendre service aux clients qui doivent tout faire.

 

 

 

 

© Reuzé, Rouhaud - Fluide glacial

 

 

Efficace, avant d’être un livre humoristique, Faut pas prendre les cons pour des gens est un album sociétal inquiétant. Mais la poilade n’est-elle pas un remède aux affres du monde qui nous entoure ?  Vous n’aurez plus jamais confiance en la justice, vous n’irez plus jamais à la banque ou à l’hôpital comme avant, mais qu’est-ce que ça vous fera du bien !

 

 

 

 

© Reuzé, Rouhaud - Fluide glacial

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Faut pas prendre les cons pour des gens

 

Genre : Humour noir 

 

Dessins : Emmanuel Reuzé 

 

Scénario : Nicolas Rouhaud & Emmanuel Reuzé 

 

Éditeur : Fluide glacial

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12,90 €

 

ISBN : 9782378780357

 



Publié le 06/01/2020.


Source : Bd-best


Des bleus de l’âme au bleu du ciel.  Blue Thermal 4

« - Le monde a changé. Incroyable ! Je suis vraiment en train de voler !

- Tu as quel âge ?

- Treize ans.

- Tu sais, tu peux voler sans l’aide de personne dès quatorze ans.

- C’est vrai ? Je peux voler seule ?

- Le vol à voile est un sport qui ne nécessite que des connaissances et de l’expérience. L’âge, le physique et le sexe n’ont pas d’importance. Tout le monde s’affronte sur un même ring ! C’est génial, non ? »

 

 

 

 

 

 

                Kaede Hatori s’est mise à faire des petits boulots dès la sortie du collège. Avec l’argent mis de côté, elle a pu voler sur les pistes de Nagano. Elle n’avait besoin de rien d’autre que de se rapprocher du ciel, avec les ailes blanches des planeurs sur lesquelles elle pouvait compter.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO.

 

 

                Au club, Jun Kuramochi est devenu instructeur de vol. Yano est la prochaine capitaine du club d’aéronautique de l’université Mannankan. Tamaki maîtrise les techniques de vol, mais la compétition qu’elle va aujourd’hui effectuer va l’amener jusqu’aux sources de sa vie et à l’enfance qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, avec ses tourments et sa détermination.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO.

 

 

                Dans un noir et blanc illuminé, Kana Ozawa oppose un bleu azur du ciel à la couleur sombre d’une personnalité qui a du mal à se trouver. Les flash-backs expliquent la relation complexes entre Tamaki et sa sœur Chizuru. En remontant dans leur plus tendre enfance, l’admiration de l’une pour l’autre et les interrogations sur une incompréhension pour qu’un papa serre une petite fille dans ses bras justifient les rapports complexes entre les deux sœurs.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO.

 

 

                Loin d’être pessimiste, Blue Thermal est un récit philosophique et sentimental porteur d’espoir. Dans toute destinée, il y a au loin quelque part une lumière qui montre le chemin à emprunter.

 

Avec Blue Thermal, Kana Ozawa a inventé le manga réaliste empreint de magie. 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blue Thermal

 

Tome : 4

 

Genre : Aviation 

 

Scénario & Dessins : Kana Ozawa

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782372874465

 



Publié le 05/01/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4265 -  8 janvier 2020

 

 

 

Découvrez le secret de la famille Grémillet et le rêve de Sarah

 

 

 

 

 

 

 

            Le dessinateur de Skydoll et la scénariste de Monster Allergy unissent leurs talents pour cette nouvelle série. Féminine, plus que féministe, cette nouvelle série, Les sœurs Grémillet, met en scène Sarah, Cassiopée et Lucille, trois sœurs qui découvrent que leur mère avait un secret. Magda ne leur a pas tout dit sur sa vie passée. Les trois jeunes filles, comme les définit Di Gregorio, sont à la fois simples et extraordinaires. Sarah visite dans ses rêves une forêt de méduses. Lucille parle à son chat de manière insaisissable. Cassiopée vit dans son monde d’amour et de princes charmants.

 

            Ce qui fait le plus plaisir dans la maquette en vigueur depuis quelques semaines, c’est de retrouver en pages 4 et 5 deux pages de l’aventure en cours de Spirou, celle de Tarrin et Neidhardt, comme à la bonne époque du mi-temps des années 80 où l’on se demandait aux mêmes pages qui arrêterait Cyanure.

 

            Pour les abonnés, voici la suite de Kingdom Garden, dans un Stripbook signé Guillaume Bianco.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Bianco - Dupuis

 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Sur les traces du coupable

Frnck : Dinosaures

Olive : Une lune bleue dans la tête

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cédric

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Objectif Terre : Complètement bidon (Madaule & Priou)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Spiessert

En direct du futur : Destination Angoulême

Interview : Di Gregorio & Barbucci (pour Les sœurs Grémillet)

Jeux : Le grenier (Priou & Miss to Blatte)

Spirou et moi  Mathieu Bablet

 

 

Supplément abonnés :

Stripbook : Kingdom Garden 2 (Bianco)

 

 

En kiosques et librairies le 8 Janvier 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 05/01/2020.


Source : Bd-best


Et tout ça pour un bon bobun...  Le loup en slip 4 - Le loup en slip n’en fiche pas une

« - Stooop ! Mains en l’air, loup en slip !

- Aaah ! La brigade anti-loup ! Qu’est-ce que j’ai encore fait ?

- Au nom de la loi, on t’arrête pour vol !

- Vol ? Mais pas du tout ! J’ai payé mon bobun avec de bons gros sous, demandez au marchand !

- C’est vrai !

- Il m’en reste encore, regardez… Tadaaan !

- Oui, mais ces sous… Comment les as-tu eus ? »

 

 

 

 

 

                Le loup en slip est bien ennuyé. Il vient d’acheter au marché dans la forêt un bon bobun avec lequel il compte se bomber les babines. Mais la brigade de blaireaux anti-loup l’accuse de l’avoir volé. L’écureuil en salopette surenchérit. Il a mené son enquête. Comme le loup ne travaille pas, comment a-t-il pu avoir des sous ? Le voilà emprisonné. Il va devoir compter sur ses amis pour prouver sa bonne foi. 

 

 

 

 

© Itoïz, Cauuet, Lupano – Dargaud

 

 

                Entre Le petit écho de la forêt et Alexandre le bienheureux, les aventures du loup en slip sont un enchantement. Publiés en parallèle aux Vieux fourneaux, elles ont été créées, dixit Wilfrid Lupano, pour expliquer aux enfants que le business de la peur profite à des gens. A l’origine, le personnage a été créé par Mayana Itoïz. Elle l’utilisait dans des toiles pour enfants.

 

 

 

 

© Itoïz, Cauuet, Lupano – Dargaud

 

 

                Dans un langage très théâtral, Lupano fait dire aux personnages toutes les questions et toutes les remarques que les jeunes lecteurs se feraient dans les situations rencontrées par les divers personnages. Lupano met en scène les animaux à la manière de ce qu’avaient fait les studios Disney avec Robin des Bois. Pastiches des hommes, ils réagissent à la manière des humains mais avec la candeur, l’innocence (ou pas) et la spontanéité de leur condition animale.

 

 

 

 

© Itoïz, Cauuet, Lupano – Dargaud

 

 

                Dans un graphisme adorable et des couleurs pastels, Itoïz offre aux enfants ce qui peut être leur première véritable bande-dessinée. Les double-pages où la forêt regorge de petits animaux ayant chacun son mot à dire ou une réflexion à faire sont des instants de lecture précieux et inoubliables.

 

                Tout sauf mièvre, Le loup en slip ne prend pas les enfants pour des ânes. Le récit bien construit avec une problématique, un corps et une issue est cohérent, drôle et malin.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le loup en slip

 

Tomes : 4 - Le loup en slip n’en fiche pas une

 

Genre : Fable forestière 

 

Dessins & couleurs : Mayana Itoïz 

 

Avec la participation de : Paul Cauuet 

 

Scénario : Wilfrid Lupano 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 9,99 €

 

ISBN : 9782505075325 

 



Publié le 03/01/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4264 -  1er janvier 2020

 

 

 

Spirou vous souhaite une bonne année 2020 avec Olive !

 

 

 

 

 

            Lucy Mazel et Véro Cazot, avec Olive, sont les autrices d’une série merveilleusement onirique. On n’avait pas vu ni lu une telle aventure depuis le début des années 80 avec les rêves de Nic, histoires courtes de Morphée dessinées par Hermann et qui firent l’objet de trois albums. La différence avec Olive est que nous ne sommes pas dans des rêves nocturnes mais dans un onirisme aux frontières du songe et de la réalité.

 

            Toujours dans les histoires à suivre, le quatrième épisode de Frnck voit enfin l’apparition de Frnck, le « vrai ». Il fallait oser se passer du personnage principal pendant toute une moitié d’un récit. Cossu et Bocquet l’ont fait. Le coup est réussi.

 

            Côté histoires complètes, Les femmes en blanc, valeur sûre, côtoient HOME, nouveauté prometteuse.

 

            Pour les tous, le traditionnel calendrier 2020, avec une couverture de Fabrice Tarrin, est offert.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Tarrin, Neidhardt - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Sur les traces du coupable

Frnck : Dinosaures

Olive : Une lune bleue dans la tête

Spirou chez les Soviets

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc : Rincée

H.O.M.E : On a roulé sur la lune

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Cramés !

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Faut pas prendre la mouche (La pause-cartoon)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Harry

Kahl & Pörth

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

 

Et plein de héros dans les marges souhaitent la bonne année !

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Floris

En direct du futur : De Pins, pour Zombillenium

Jeux : Le monde imaginaire d’Olive (Joan)

Leçon de BD (La) : Jouvray

 

 

Supplément :

Calendrier 2020

 

 

En kiosques et librairies le 1er Janvier 2020.

2,90 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 31/12/2019.


Source : Bd-best


De l’art et des machines, et malgré tout, une contemplation. Moon of the moon

«  - Monsieur, vous cherchez quelqu’un ?

- Heu… Est-ce qu’une certaine Mary habite ici ?

- Elle a déménagé

- Vous la connaissiez ? Où a-t-elle déménagé ?

- Je ne la connais pas. Je ne sais pas.

- Voici mes coordonnées. S’il y a des nouvelles, vous pouvez m’avertir ?

- D’accord. »

 

 

 

 

 

                Un camion percute une voiture. L’un des occupants est mort, l’autre pense qu’il l’est. Il erre sur une plage, puis près d’une route. Pendant ce temps, une jeune fille arrive au Louvre, contemple la pyramide et pénètre dans le Musée.

 

                Les deux victimes de l’accident sont Werner et Rainer. Les deux scientifiques ont restauré des robots humanoïdes qui ont disparu. L’un d’eux, ou plutôt l’une d’elle, Mary, tente de donner un sens à son existence en observant des œuvres d’art. C’est sur ses traces que part Rainer.

 

 

 

 

© Li Chi Tak - Louvre/Futuropolis

 

 

Dans la droite lignée d’I, robot, de A.I. ou encore de Westworld, la conscience des robots est au cœur de Moon of the moon. Mais alors que l’essentiel des récits sur le sujet restent sombres ou pessimistes, le récit de Li Chi Tak offre un nouvel espoir, celui de l’art. remède universel à la violence et aux guerres. L’art est une panacée pour qui cherche à en décoder les tenants et les aboutissants, ou bien, tout simplement, pour qui reste contemplatif devant lui. Sur ce schéma, Moon of the moon permet deux niveaux de lecture : une lecture explicite sur le sujet développé, ou une lecture admirée des cases de l’auteur hongkongais.

 

 

 

 

© Li Chi Tak - Louvre/Futuropolis

 

 

Yslaire, Durieux, Urasawa, Prudhomme, Davodeau, De Crécy,… La collection Louvre-Futuropolis accueille les plus grands auteurs du monde. Chacun d’entre eux a signé un album remarquable. Li Chi Tak rejoint cette prestigieuse académie avec toute la grâce et la poésie qui caractérisent son œuvre aux influences de Moebius et d’Otomo.

 

L’auteur donne à son récit une dimension éthique et politique. Ethique quand un cyborg se demande comment insuffler une étincelle de vie dans l’art, alors que ça a bien marché sur lui. Politique car les gouvernements, quels qu’ils soient, en prennent pour leurs grades. « La plus grande organisation terroriste, c’est le gouvernement ! Il nourrit des gens pour en tuer d’autres ! » assène un personnage. « Les attentats dont ils parlent, ce sont eux qui les ont organisés! » rétorque un autre.

 

 

 

 

© Li Chi Tak - Louvre/Futuropolis

 

 

Le sans-faute Louvre-Futuropolis continue avec ce récit philosophique et exigeant dans lequel tout s’éclaire lors d’une deuxième lecture. Comme la lune, Moon of the moon a une face cachée. Ne la voient que ceux qui le méritent.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Moon of the moon

 

Collection : Louvre

 

Genre : Onirisme artistique

 

Scénario & Dessins : Li Chi Tak 

 

Éditeur : Futuropolis/Louvre

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782754826495



Publié le 24/12/2019.


Source : Bd-best


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