?>

En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Une autre histoire de la création.  Pangu, la naissance du monde

 

 

                  Au début, il n’y avait rien, rien n’existait. Et puis… Au lieu de rien… Un œuf. Dans cet œuf, se trouvait une petite personne nommée Pangu.

 

                  Ainsi commence ce merveilleux conte philosophique signée Amélie Carpentier.

 

                  L’autrice propose une autre version de la création du monde. Comment du rien, on en est venu au tout. Pangu créé le monde et Pangu est une femme. Rien de plus logique quand on analyse que ce sont les femmes qui donnent la vie.

 

 

 

 

© Carpentier– Biscoto

 

 

Avec des formes géométriques et de couleurs de base, Amélie Carpentier offre aux enfants une poésie picturale. Les matières se mélangent dans des entrelacs de tons simples.

 

Du sol en éléments lourds et visqueux jusqu’à tout en haut où Tangu et Amélie placent les parties légères, lumineuses et vaporeuses, les images occupent les espaces. Les deux femmes semblent fusionnelles au point que le personnage semble être le bras de la dessinatrice.

 

 

 

 

© Carpentier– Biscoto

 

 

Le sol de Carpentier est celui d’une pâte à crêpe.

Le ciel de Carpentier est un spectacle de GRS. Un vent tourbillonne comme un ruban. Les gouttes sont des massues. Les grêlons sont des ballons.

 

Puis, comme dans toute histoire où une perturbation vient entraver le cour du récit, Pangu lutte contre les éléments pour les remettre à leur place telle une déesse à qui sa création échappe.

 

 

 

 

© Carpentier– Biscoto

 

 

  Inspiré d’une légende chinoise, Pangu, l’origine du monde est le premier album d’Amélie Carpentier. Elle se l’est appropriée pour en offrir une lecture universelle et intergénérationnelle. Son histoire justifie la vie et dédramatise la mort.

 

  Qui fut le premier : l’œuf ou la poule ? A présent, on le sait. Au commencent, il y avait un œuf et dans l’œuf, il  y avait Pangu.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Pangu, la naissance du monde

 

Genre : Conte philosophique

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Amélie Carpentier

 

Éditeur : Biscoto

 

Nombre de pages : 60

 

Prix :  16 €

 

ISBN : 9791092119985

 



Publié le 08/03/2019.


Source : Bd-best


Un western spaghetti...avec des vrais morceaux de spaghettis.  Pete Best

 

 

« - Tricheur ! T’as sorti un as de ta manche !

- Pas du tout ! C’est toi qui as marqué les cartes !

- Ah ouais ?

- Parfaitement !!!

- Ça se réglera entre hommes dans la rue !

- J’allais l’dire ! »

 

 

 

 

 

                  Une partie de poker qui tourne mal se termine toujours par un duel. Qui en ressortira vivant ? Pete Best ou son rival ? Espérons que notre héros s’en sortira sinon on risque d’être privés de quelques barres de rire.

 

  Avec la quantité de westerns en bandes dessinées publiés ces dernières années, l’amateur du genre a de quoi se constituer une bibliothèque thématique.

 

 

 

 

© Duveau, Thiriet - Fluide Glacial

 

 

  Si vous êtes plutôt du genre Undertaker, Bouncer, Durango ou Blueberry, il n’est pas certain que Pete Best soit votre came.

 

  Par contre, si vous versez du côté Lucky Luke, Chick Bill ou Walter Appleduck, vous êtes le cœur de cible.

 

 

 

 

© Duveau, Thiriet - Fluide Glacial

 

 

  A mi-chemin entre la BD et le roman-photo, Pete Best est réalisé avec une inventivité épatante. Un making-of en fin d’album est là pour le prouver. On y découvre quelques unes des mises en scène originales créées par Jérôme Duveau. Des découpes de la barbe en éponge de Pete aux lassos réalisés avec des spaghettis, du geyser de pétrole en crème dessert chocolatée au cheval du héros tout de ficelle tressé, les créations sont impressionnantes.

 

 

 

 

© Duveau, Thiriet - Fluide Glacial

 

 

  Jean-Michel Thiriet signe des gags hilarants. Décuplés par les matérialisations de Duveau, les situations burlesques, cocasses ou tout simplement poétiques sont de vraies pépites, telles que l’on pourrait en trouver dans le filon d’une rivière aurifère.

 

 

 

 

© Duveau, Thiriet - Fluide Glacial

 

 

  Pete Best arrache les affiches le représentant jusqu’à se blesser avec un miroir, observe les indiens décryptant des signaux de fumée incendiaires, joue le fossoyeur, se fait l’interprète de l’Oncle Sam, et se trouve à avoir affaire avec Blutch en rentrant à Fort Adamo (sic).

 

  Sorte de Gaston Lagaffe chevauchant un Pile-Poil de Toy-Story, la boucle est bouclée, Pete Best is a poor lonesome comic cow-boy.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Pete Best

 

Tome : 1

 

Genre : Western humoristique

 

Scénario : Thiriet

 

Dessins/Prises de vues : Duveau

 

Éditeur : Fluide Glacial

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782378781538

 



Publié le 07/03/2019.


Source : Bd-best


La ligue du … pas lol : « Davy Mourier vs la télévision » tel que vous l’avez (pas) vu à la télé

Ah la télé! Obscur et lumineux objet du désir cathodique. À notre époque, pour l’amour, la gloire ou la beauté (moins que pour l’info vérifiée), le petit écran fait des envieux et beaucoup y sont appelés ou happés. Pour un quart d’heure ou plus de gloire, depuis leur cuisine ou leur dressing, dans leur ferme ou à Marseille, lors d’auditions à l’aveugle ou sur une île de survie.

 

 

 

 

 

 

 

© Davy Mourier chez Delcourt

 

Résumé de l’éditeur : Après avoir affronté Cuba, Davy s’attaque à la télévision. Un combat épique, et toujours autobiographique, depuis les séances de visionnage familiales jusqu’à la découverte de l’envers du décor. Traversez l’écran avec Davy Mourier ! Comme beaucoup d’enfants de sa génération, Davy Mourier a voué un culte au Dieutélévision. Spiderman, les Nuls, Goldorak… sa passion pour les mondes imaginaires a trouvé son carburant. Dès 15 ans, il le sait, il fera de la télé. Mais de l’autre côté de l’écran, la vie n’est pas toujours en technicolor… Heureusement pour Davy et ses fans : l’adversité, c’est aussi un bon moyen de nourrir sa créativité.

 

 

 

 

© Davy Mourier chez Delcourt

 

Comme le chantait le regretté Michel Delpech: « Ce soir, je passe à la télé, j’y vais pas pour pleurer. Juste pour la compagnie. Je n’demande pas l’amour, je passe à la télé et pour l’éternité. Toujours j’existerai. » Cette prédiction, elle ne s’est pas franchement réalisée comme Davy Mourier l’attendait.

 

 

 

 

© Davy Mourier chez Delcourt

 

Trublion tout-terrain, auteur de quatre-cent-un coups avec Monsieur Poulpe (dont certaines immémorables capsules et parodies sont accessibles grâce à un scan et à la réalité augmentée, de même que des photos-souvenirs qui reprennent des couleurs) et auteur BD, il rêvait depuis tout petit de passer de l’autre côté de l’écran.

 

 

 

 

© Davy Mourier chez Delcourt

 

Jusqu’à ce que la télévision et ses serviteurs frappent à sa porte par l’intermédiaire d’un « journaliste » trop chaleureux et bientôt trop intrusif et directif pour être honnête.

 

 

 

 

© Davy Mourier chez Delcourt

 

Un reporter aux dents longues et au cliché facile quitte à le force qui bosse pourtant pour une grande émission de la chaîne publique, France 2 pour ne pas la citer. Prétendument sérieuse. Et d’un reportage sur les adulescents, va ressortir une sorte de strip-tease sur les geeks galvanisé par des poncifs, quitte à retourner des séquences et à les diriger. Le journaliste-marionnettiste va faire apparaître le monstre de foire qu’il discréditait pourtant dans sa « note d’intention ».
Sous la jaquette, une autre couverture © Davy Mourier chez Delcourt

Et Davy de se laisser faire malgré ses doutes et ses révoltes, mis à nu et vulnérable face à la caméra. Affligé et stigmatisé face au petit écran, le jour de diffusion.

 

 

 

 

© Davy Mourier chez Delcourt

 

Mais c’était sans compter les ressources de notre homme qui en tire un petit album dans la collection Shampooing qui n’élude bien sûr pas l’amère expérience mais va plus loin et scrute son (et le nôtre) rapport à la télé depuis son enfance, en tire des leçons tout en ménageant l’humour, les parodies et son ton féroce et tellement personnel.

 

 

 

 

© Davy Mourier chez Delcourt

 

C’est sociologique, documentaire mais c’est aussi un appel irrésistible à ne pas tout croire de ce que dit et dicte l’écran et à ne pas finir comme des moutons.

 

Alexis Seny

 

Série : Davy Mourier vs…

Tome : 2 – … la télévision

Scénario et dessin  : Davy Mourier

Noir et blanc (avec quelques couleurs en réalité augmentée)

Genre: Autobiographie

Éditeur: Delcourt

Collection : Shampooing

Nbre de pages: 192

Prix: 9,95€



Publié le 07/03/2019.


Source : Bd-best


Les rencontres n’arrivent jamais sans raison.  Duke 3 – Je suis une ombre

 

 

« - Timothy Swift, je suis mandaté par Soakes & Sears pour m’assurer que nul ne s’approche du « colis » jusqu’à sa livraison.

- On n’est jamais trop prudent…

- Nous ne négligeons aucun détail, M.Finch. A ce sujet, je tiens à vous rappeler qu’en concluant un contrat avecc M.Mullins, c’est auprès de Soakes & Sears que vous vous êtes engagés. Ne l’oubliez pas.

- Je ne doute pas que vous serez là pour me le rappeler, M.Swift. »

 

 

 

 

 

 

Quand Morgan Finch, alias Duke, a accepté d’escorter un mystérieux colis, il ne se doutait pas que le voyage serait si court. La diligence est attaquée; le « colis », soit 100 000 dollars, s’envole. Et le comble, c’est que le cerveau du braquage n’est autre que Clem, le frère De Duke qui avait disparu dans la nature. Clem va donc avoir à ses trousses d’une part les hommes de main de Mullins qui sont engagés pour lui faire la peau, d’autre part la famille Briggs qui veut venger la mort de l’un d’eux, et enfin Duke himself.

 

 

 

 

© Hermann, Yves H - Le Lombard

 

 

Yves  H. conçoit pour son père un western qui n’est pas manichéen. Duke est un humain avant d’être un héros, avec par conséquent ses choix et ses failles. Les femmes ne sont pas des objets, à leurs risques et périls. Les cow-boys restent sans pitié, mais imprévisibles.

 

 

 

 

© Hermann, Yves H - Le Lombard

 

 

Avec Edward Kemper, le scénariste créé un personnage hors norme comme on les apprécie dans l’œuvre d’Hermann. Colosse collant aux basques de Duke comme le sparadrap au doigt d’un certain Capitaine Haddock, Kemper est flippant. Ami ou ennemi ? Aide ou boulet ? Duke l’apprendra, car, comme le dit le grand gaillard, « les rencontres n’arrivent jamais sans raison. ».

 

 

 

 

© Hermann, Yves H - Le Lombard

 

 

Hermann, depuis quelques albums, retrouve le trait, les couleurs et l’ambiance de ses meilleures années. Avec Duke, série prévue pour l’instant en six volumes, son fils Yves H. lui offre un western au long cours. Au fil des albums, on apprend à connaître chaque fois un peu plus les caractères de chacun des protagonistes.

 

Hermann dessine quelques belles scènes de pluie, et notamment un final sans concession sous un déluge.

 

 

 

 

© Hermann, Yves H - Le Lombard

 

 

Sur l’excellent site officiel d’Hermann (hermannhuppen.be), on y apprend que le « personnage de Duke a pour référence principale la figure historique d’un véritable pistolero américain, à savoir le célèbre Doc Holliday. Né en Géorgie et une fois son diplôme de dentiste en poche, on lui conseille de s’établir dans l’Ouest et son climat sec pour ménager une tuberculose qui menace de l’emporter s’il demeure dans la chaude humidité du Sud-Est. C’est là qu’il s’adonne au jeu et se découvre un talent remarquable et remarqué pour les armes. Il devient ainsi le bras droit de Wyatt Earp et participe avec ce dernier à la célèbre fusillade d’OK Corral. »

 

La bande annonce de l’album:

 

 

 

 

 

 

 

Duke échappera-t-il à sa nature ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Duke

 

Tome : 3 - Je suis une ombre

 

Genre : Western

 

Scénario : Yves H

 

Dessins & Couleurs : Hermann

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,45 €

 

ISBN : 9782803674756



Publié le 06/03/2019.


Source : Bd-best


Dans le baluchon le plus précieux du monde, il y a …  Valentin le vagabond – Intégrale 2

 

 

« - Tiens, une valise ?... Des billets de banque !? Plein de billets de banque  ! C’est pas possible, je rêve !... Bien sûr que je rêve… Je m’entends même ronfler. Eh bien continuons ce rêve… Il faut que je fasse disparaître cet argent. Car, c’est bien connu, « L’argent ne fait pas le bonheur », et je ne voudrais pas que quelqu’un le trouve et devienne très malheureux. »

 

 

 

 

 

Valentin le vagabond vient de recevoir sur la tête une valise de billets. Mais quand on est vagabond, la fortune n’est pas un objectif. Valentin considère l’argent comme un carcan empêchant d’avancer. Ce n’est pas un magot qui va lui donner envie de changer de vie. Et tout cela pour notre plus grand bonheur… et le sien.

 

 

 

 

© Tabary – Imav

 

 

Les éditions IMAV, qui gèrent les héritages Tabary et Goscinny, rendent hommage à Valentin dans une intégrale en deux volumes dont voici le deuxième opus.

 

Un dossier introductif de grande qualité digne des meilleurs Pissavy-Yvernault ou Dayez commence l’album. On y apprend la genèse de chacun des récits et la façon dont certains d’entre eux ont été remontés pour leur parution en albums formatés. Les couvertures et illustrations parues dans Pilote illustrent ces commentaires. Un portrait de Peter Glay, l’autre Tabary (sachant qu’il y en eut en tout trois en comptant Jacques récemment disparu) rend hommage à un homme de l’ombre à la carrière mine de rien bien remplie.

 

 

 

 

© Tabary – Imav

 

 

Valentin est un poète qui parcourt la campagne au gré des vents. Il rencontre dans les villages de sympathiques habitants, ou pas, et des gendarmes malins jamais, crétins toujours.

 

 

 

 

© Tabary – Imav

 

 

Deux courts récits sont offerts en préambule aux grandes histoires. Dans Le bouton fatal, Valentin campe un représentant. C’est la seule fois où le verra travailler. Mais que vend-il ? Il faudra attendre la fin pour en avoir la surprise. L’auto-stop est une rigolade de huit planches réalisée à l’occasion d’un numéro spécial de Pilote. Exercice de style hilarant, il montre tout l’intérêt et la richesse de la presse BD aujourd’hui en berne.

 

 

 

 

© Tabary - Dargaud

 

 

L’héritage diabolique & L’homme à abattre est un diptyque dans lequel deux cousins, un gendarme et un truand, se disputent un héritage. Quiproquos et képis sont au cœur de cette comédie de boulevard en plein air. La maréchaussée est  en pleine forme, concurrencée par un conseil municipal qui tente de lui ravir la vedette...ou plutôt la bêtise.

 

 

 

 

© Tabary, Clay, Fred - IMAV

 

 

L’alchimiste est une histoire scénarisée par Fred et inédite en album. Et pour cause, elle n’est pas comme les autres. Tabary l’avait abandonnée car il ne trouvait pas qu’elle était dans l’esprit du personnage. Son frère Peter Clay l’a terminée. A sa lecture, on comprend le choix de Tabary. Avec tout le talent que l’on peut reconnaître au grand génie qu’était Fred, l’auteur de Philémon s’est planté avec Valentin. Il ne s’est pas immergé dans le monde de Valentin, mais à immergé son monde dans celui du vagabond. Ainsi, cette histoire de soldats de plombs vivants est un scénario raté. Il aurait peut être convenu à d’autres personnages, à un Philémon par exemple, mais pas au héros créé par Goscinny.

 

 

 

 

© Tabary - Dargaud

 

 

Avec Valentin et les hippies, on retombe dans la farce de village. Une communauté de hippies s’est installée dans un hameau. La fille d’un riche industriel du coin a disparu. Une rançon a été réclamée. Y aurait-il un rapport de cause à effet ?

 

 

 

 

© Tabary – Dargaud

 

 

Les dernières histoires courtes de Valentin avaient été réunies dans l’album « Aux fous ». Valentin y à fort à faire avec les olibrius du village de Fousie. On y retrouve tous les poncifs de la série : des gendarmes, un Monsieur le Maire, des truands, des poursuites et des quiproquos. Ces fables campagnardes clôturent ce magnifique travail éditorial réalisé par les éditions IMAV.

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny – Imav

 

 

Quand un éditeur remet sur le devant de la scène une telle œuvre du patrimoine, on a tendance à lui dire « Bravo ». Quand il s’agit d’une série de la trempe de Valentin, on peut lui dire « Merci », tellement sa lecture fait du bien. Les albums qui provoquent de vraies barres de rire ne sont pas légion. A faire rembourser par la sécurité sociale.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Valentin le vagabond

 

Tome : Intégrale 2

 

Genre : Aventures humoristiques

 

Scénario : Tabary & Fred

 

Dessins : Tabary & Glay

 

Éditeur : Imav

 

Nombre de pages : 264

 

Prix : 29,90 €

 

ISBN : 9782365901505

 



Publié le 06/03/2019.


Source : Bd-best


Adorablement fou.  Saint-Rose

 

 

« - Oui ?

- Bonsoir, j’ai rendez-vous avec Santorin Saint-Rose. « Investigations et péripéties ». Je suis Hugues Micol, auteur de bandes dessinées.

- Par ici…. C’est sympa ça, la bédé… Vous faites les histoires ou les dessins ?

- Je peux faire les deux, ou alors il m’arrive de collaborer avec un scénariste… Parfois c’est ni l’un ni l’autre. »

 

 

 

 

 

Une superbe villa en bord de mer. Hugues Micol arrive chez Santorin Saint-Rose. Le dessinateur vient faire appel à l’aventurier car il a un problème. La nuit dernière, dans une boîte de nuit, pour un extra payé par une marque de champagne, une soirée privée sur le thème des impressionnistes, Hugues faisait le Van Gogh au milieu des fêtards. La soirée bien avancée, après une pause méritée, le dessinateur retrouve son établi vide. Sa toile a disparu. Seule une plume verte témoigne du larcin. Pour retrouver son dessin, Micol doit mettre la main sur le coupable du vol. C’est pour cela qu’il a sonné à la bonne porte, chez Saint-Rose.

 

 

 

© Micol, Merlet—Futuropolis

 

 

Saint-Rose est un Indiana Jones mâtiné de James Bond. Richissime propriétaire, c’est un Münchausen du XXIème siècle, entouré de compagnons d’aventure plus extravagants les uns que les autres. Parmi eux, on trouve Motte-Piquet, marin costaud au pompon vissé sur la tête et aux pieds-nus, un papou maître-queue tout à fait civilisé, une poule au sang chaud et aux dents acérées, et Conchobhar O’Muc, cochon anthropomorphe, fin lettré, malin comme un singe et fort comme un bœuf. Ensemble, ils vont lever l’ancre pour une poursuite infernale à travers le globe, de Macao aux Etats-Unis.

 

 

 

 

© Micol, Merlet—Futuropolis

 

 

Dans une mise en abîme complètement déjantée et totalement foutraque, Micol signe un album à 100 à l’heure. Le lecteur s’amuse à le lire autant qu’il s’est amusé à le faire. Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre tiennent les rôles principaux de sbires du responsable de la disparition de l’œuvre. Mais ce ne sont pas eux… Non, non. Les truands cultivent la ressemblance avec la grande dame au sac à main collé sur l’avant-bras et avec son castor de compagnon aux lunettes en cul de bouteilles dans « un effort de réappropriation de leur corpus en adéquation avec un substrat synchronique dans un dessein post-moderniste ».

 

 

 

 

© Micol, Merlet—Futuropolis

 

 

Micol se moque du tout Hollywood. De la limousine si longue qu’on ne la voit jamais en entier au pachyderme star des écrans dans les années 80 en passant par un Captain America économiquement au point, les clichés de l’Amérique s’exposent et explosent dans le ridicule dans lequel ils se vautrent.

 

 

 

 

© Micol, Merlet—Futuropolis

 

 

Le graphisme Epinal du dessinateur apporte un kitsch assumé dans ce tour du monde étourdissant et ahurissant. Les couleurs d’Isabelle Merlet assument ce parti pris.

 

Avec Saint-Rose, Hugues Micol invite la folie d’un Ionesco et la poésie d’un François Morel dans le monde de la bande dessinée. Jouissif.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Saint-Rose

 

Genre : Aventure extravagante

 

Scénario & Dessins : Micol

 

Couleurs : Merlet

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782754824101

 



Publié le 03/03/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4221 -  6 Mars 2019

 

 

 

Special Edition : Brexit or not Brexit

 

            Ha, un numéro spécial de Spirou comme on les aime ! Alors, ces anglais, ils vont le faire ou non, ce Brexit ? Toute la rédaction de Spirou est mobilisée sur le sujet.

 

 

 

 

 

            Les héros habituels se sont mis sur le méridien de Greenwich : Dad, Harry, Lya, le Capitaine Anchois, et même La pause-cartoon.

 

            Bouzard, Terreur Graphique et Nicoby signent trois récits complets tout spécialement sur le sujet de la semaine.

 

            Enfin, le Mini-Guide du Brexit Time fait de nous de véritable petits british.

 

 

 

 

© Bernstein, Witko – Dupuis 

 

 

            My Spirou is rich.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Avant : Mumu la bâtarde

Dans les yeux de Lya : En quête de vérité

Six coups

 

 

Récits complets :

 

British exit (Bouzard)

Capitaine Anchois

N’est-il pas ? (Terreur Graphique)

Petit Brexit or not Petit Brexit ? (Nicoby)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Harry

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Page 12 bis

Ob’sessions (La pause-cartoon)

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

Actua Lithos (Madaule)

A la derive (Berrtschy)

Brexit : qu’en pensent les Brits ? (Neidhardt)

Dans les yeux de Lya : Un week-end à Londres

Lapinot en 2033

Obladi-Oblada, England ! (Alfred)

 

 

Rubriques :

 

Coin du lecteur (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! Charlie Adlard

En direct du futur : Gijé

Jeu : Save the Queen ! (Priou & MistaBlatte)

Made in England : Cinq auteurs anglais illustrent leur point de vue

Spirou et moi : Oiry

 

 

Supplément abonnés :

Mini-guide : Brexit time, voyagez à l’heure anglaise

 

 

En kiosques et librairies le 6 mars 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 03/03/2019.


Source : Bd-best


Final inattendu d’un manga choc.  King of Eden 6

 

 

« - J’ai quelque chose à te demander, Teze.

- Vas-y !

- Emmène-moi auprès de l’arbre…

- Vous n’êtes pas en état de marcher !

- il a raison. Soyez raisonnable, Lua !

- Je ne vais pas tarder à me transformer en bête. Qui sait… Ce fruit à peut-être la capacité de me guérir ? Ou à défaut de me donner l’inspiration nécessaire pour vaincre le virus !

- Sa chair pourrait tout aussi bien être toxique !

- Je préfère encore mourir plutôt que de devenir un monstre ! »

 

 

 

 

  Mordue par un « loup », Lua n’a plus rien à perdre. Au milieu de la zone dévastée par la bombe envoyée par les américains pour tenter d’éradiquer le virus, Teze et ses compagnons ont trouvé le jardin d’Eden au centre duquel trône un arbre fruitier miraculé, à l’aspect plutôt lugubre. Pour mettre fin à la malédiction du Loup, Teze le Subbotnik doit combattre le « Roi-Loup » et devenir le nouvel Adam. Lua quant à elle va-t-elle goûter un fruit ? Quelles en seront les conséquences ?

 

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

 

  En associant une « simple » histoire de pandémie à une mythologie existante et connue de tous, King of Eden offre une nouvelle dimension à un genre de récits de nos jours classiques.

 

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

 

Ignito remercie tous ceux qui l’ont accompagné dans la réalisation de cette série : son scénariste, son responsable éditorial et ses lecteurs. Ce sont plutôt eux qui pourraient le remercier. Avec cette série, le mangaka au trait réaliste s’est fait une carte de visite. S’il continue à s’associer à des collaborateurs de la qualité d’un Nagasaki, il restera dans la liste des auteurs à suivre dans le genre.

 

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

 

  Pas besoin de 20, 30 ou 50 volumes pour faire un manga qui marque. Takashi Nagasaki clôt un récit haletant. Sans aucune longueur, King of Eden est un thriller biblique. De la genèse à l’arche de Noé, l’un des meilleurs scénaristes de mangas revisite l’histoire de la création du monde pour en écrire un nouveau chapitre, une suite, un reboot. Avec ce final, on le croit mettre la charrue avant les bœufs. Toute l’intrigue semble se clore dès les premières pages de cet épilogue. C’est sans compter sur la malice de l’auteur qui nous abat une carte supplémentaire avec un rebondissement qui remet tout en question.

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : King of Eden

 

Tome : 6

 

Genre : Thriller Fantastique

 

Scénario : Nagasaki

 

Dessins : Ignito

 

Éditeur : Ki-Oon

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 7,90 €

 

ISBN : 9791032703878

 



Publié le 02/03/2019.


Source : Bd-best


Humour coquin et malin en financement participatif. Le petit derrière de l’histoire

 

            Le « grand » public a découvert Katia Even, autrice reconnue de BD érotiques avec Le plastique, c’est fantastique, adaptation de chansons du groupe Elmer Food Beat (un deuxième volume est prévu).

            La rédactrice en chef de Blandice s’apprête à nous revenir l’année prochaine avec un album historico-erotico-comique : Le petit derrière de l’histoire. Marina Duclos s’occupe des couleurs.

 

 

 

 

 

            Citons le dossier présenté par l’éditeur :

 

            On dit qu’un grand homme se cache souvent derrière. Et si, depuis la nuit des Temps, les grands inventeurs n’avaient trouvé leur inspiration que dans les bras d’une même femme, venue de notre époque contemporaine ?...

 

 

 

 

© Even, Duclos – Editions du Chat

 

 

Ne cherchez pas à vous faire des noeuds au cerveau ! Le Petit Derrière de l’Histoire n’a pas du tout la prétention d’être une BD qui cherche à révolutionner le monde du Neuvième Art. Marie, jeune femme ouverte sous tous rapports, se retrouve catapultée aux temps préhistoriques dans le lit malodorant d’un homme des cavernes. Elle comprend vite qu’elle est victime d’un mauvais tour : la voilà assimilée à un cobaye pour la machine à remonter le temps que son amant d’un soir se vantait d’avoir inventée. Comment se sortir de là ? Bon gré mal gré, elle tente de s’adapter à son nouvel environnement selon ses besoins de femme moderne : créer des peintures sur les murs pour s’occuper, et surtout faire du feu pour éviter de mourir gelée. Une fois la déco de la grotte refaite et le feu maitrisé, Marie repart aussitôt dans les couloirs du Temps. Destination : le lit des grands inventeurs !

 

 

 

 

© Even, Duclos – Editions du Chat

 

 

Cet album vous propose de les redécouvrir sous un angle coquin, plus ironique qu’historique, car derrière ces grands inventeurs, il y a souvent une femme. Une maîtresse qui inspire, une muse, une femme qui motive, souvent aussi une femme dont on vole l’idée. Bref, une femme.

Marie finira-t-elle par retourner chez elle ?

 

L’album est en crowdfunding sur Ulule : https://fr.ulule.com/le-petit-derriere-de-lhistoire/

 

La campagne commence déjà fort.

 

L’album sortira au printemps 2020, et peut-être grâce à vous !

 

 

 

© Even, Duclos – Editions du Chat

 

 

On vous en reparlera lors de sa sortie.

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 28/02/2019.


Source : Bd-best


Robe noire pour un oiseau rouge.  Pur-Sang 1 - Red Bird

 

 

« - Miss ! Voyons ! Vous ne pouvez pas sortir comme ça !... Miss Claire !

- Alors, c’est vrai ?! Maë-West a eu une pouliche ?

- Qu’est-ce que tu fais dans cette tenue ? Tu ne pouvais pas t’habiller ?

- Oohh… Qu’elle est belle ! Comment on va l’appeler ?

- On n’a pas encore choisi. Tu as une idée ?

- Red Bird ?

- Elle n’a rien d’un oiseau !

- Et elle n’est pas franchement rouge non plus !

- Pourquoi ce nom-là ?

- Je ne sais pas. J’aime bien. »

 

 

 

 

« The rising sun », haras à l’Ouest du Zimbabwe, près du lac Kariba, est une exploitation de plus de quatre cents hectares spécialisée dans l’élevage de pur-sang. Elle est la propriété de la famille Wakefield dont la fille Claire est passionnée de chevaux. Une pouliche noire vient de naître : Claire la baptise Red Bird.

Les mois passent et le domaine a besoin de rénovations. Les frais sont importants. Il va falloir se séparer des animaux. Mais pas question pour la fille de la maison de se séparer de Red Bird. Mieux, la jument pourrait devenir une championne des champs de course et renflouer la famille.

 

 

 

 

© Faure, Rodolphe, Vercken - Glénat

 

 

Michel Faure a passé une bonne partie de sa carrière à rendre ses lettres de noblesse au cheval en bandes dessinées. Depuis l’adaptation de romans de la série l’Etalon Noir de Walter Farley, puis celle du film Crin-Blanc, Faure a toujours privilégié les histoires qui faisaient la part belle aux chevaux. Il en est le chantre. Pour preuve, il a terminé le dernier Poupée d’Ivoire, album inachevé de Franz, un autre maître du cheval dans le neuvième art. Pur-Sang a d’ailleurs été le titre d’un des albums de Franz consacré au monde hippique.

 

 

 

 

© Faure, Rodolphe, Vercken - Glénat

 

 

C’est la série de romans de Walter Farley qui a donné à Camille Vercken sa passion pour le cheval. C’est sa lecture en adaptation par Michel Faure qui l’a incitée à contacter le dessinateur. Directrice de la Fédération des Eleveurs pendant dix ans, elle signe sa première bande dessinée. Rodolphe, que l’on aperçoit en figurant planche 30, est venu enrichir et romancer son histoire. Pur-Sang est annoncé comme un triptyque.

 

 

 

 

© Faure, Rodolphe, Vercken - Glénat

 

 

Les couleurs chaudes de Céline Labriet encrent le récit dans la douce chaleur des mi-saisons du sud de l’Afrique.

 

Pur-Sang n’est pas réservée aux seuls amateurs de chevaux. C’est une saga familiale tous publics dans un pays lointain. En traitant de sujets complexes comme la cohabitation des noirs et des blancs dans une Afrique sur la route de la décolonisation par le prisme des yeux d’une enfant, les auteurs parlent à plusieurs générations.

 

 

 

 

 © Faure, Rodolphe, Vercken - Glénat

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Pur-Sang

 

Tome : 1– Red Bird

 

Genre : Saga chevaline

 

Scénario : Rodolphe & Vercken

 

Dessins : Faure

 

Couleurs : Labriet

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344028360

 



Publié le 28/02/2019.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2019