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Reboot en orange.  Nelson (petit format) 1, 2 & 3

 

« - Il me colle depuis tout à l’heure !

-   Julie est condamnée à me supporter ! C’est sa punition pour ce qu’elle a fait !

-   Elle a fait quoi ?

-   J’ai juste volé ce rouleau de PQ au bureau !

-   C’est un crime minuscule !

-   C’est pour ça que je suis un diablotin minuscule ! Je ne prends pas beaucoup de place, vous allez vite m’oublier… »

 

 

 

 

 

 

 

En dérobant un simple rouleau de papier toilettes au bureau, Julie ne se doutait pas que sa vie ne serait plus jamais la même. En guise de malédiction, un diablotin est dépêché pour empoisonner sa vie, et par là-même, celle de son chien Floyd. Gourmand, destructeur, menteur, voleur, d’une extrême mauvaise foi, Nelson est aussi petit qu’envahissant. Ça va se répercuter jusqu’au collègue de bureau de Julie, Hubert, qui en subira aussi les conséquences.

 

 

 

© Bertschy – Dupuis

 

 

Tout cela est raconté dans Nelson montre l’exemple. Mais vous le saviez déjà si vous avez lu Diablotin à domicile, premier album de Nelson paru en 2004. Les éditions Dupuis proposent un reboot petit format, taille Mortelle Adèle, dans des albums souples et quasi carrés. On repart à zéro. Si certains strips sont redessinés en carré à quatre cases, d’autres situations sont totalement inédites.

 

 

 

 

© Bertschy – Dupuis

 

 

Après un premier tome où les personnages principaux sont (re-)présentés, les deux petits albums suivants sont thématiques. Nelson déglingue Noël dans le tome 3. Mais avant de prendre le gros barbu pour victime, il se paye les scouts dans le tome 2, Nelson sauve la planète. Aigle Royal, Plume Agile et Canard Poissard, s’ils ne sont pas les scouts les plus exemplaires du monde (on ne part pas en camp sans Playboy !), vont trouver pire qu’eux en la personne de Nelson.

 

 

 

 

© Bertschy – Dupuis

 

 

Bertschy est le roi du strip, qu’il soit allongé ou carré, comme c’est de plus en plus la mode. Son diablotin Nelson a son siège attitré aux côtés des plus grands Peanuts, Garfield, Grimmy et autres Hägar Dünor.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Nelson

 

Tome : 1 – Nelson montre l’exemple / 2 – Nelson sauve la planète / 3 – Nelson déglingue Noël

 

Genre : Humour diabolique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Bertschy

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 96 à 104

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034759477 / 9791034759484 / 9791034760619

 

 

 

 



Publié le 11/11/2021.


Source : Bd-best


Après 1984…  La ferme des animaux

 

« - Camarades, je suis vieux et mon temps est compté… Mais avant de mourir, je voudrais vous faire profiter de ma sagesse. Regardons les choses en face, nous avons une vie de misère, une vie trop brève ! On nous donne tout juste de quoi survivre, et ceux d’entre nous qui ont la force nécessaire doivent travailler jusqu’à ce qu’ils rendent l’âme. Cette ferme est-elle donc si pauvre ? Ne peut-elle pas nous procurer une vie digne et décente ? Non, camarades ! Tout le produit de notre travail est volé par l’homme ! L’homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait. Il ne pond pas d’œuf, il est trop faible pour pousser la charrue… Et pourtant, c’est lui le maître de tous les animaux ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Pour les animaux, il est l’heure de se révolter. Sage l’ancien, cochon de son état, vénéré à la ferme, fait le constat qu’eux, animaux, sont exploités à la ferme par l’homme qui, lui, ne produit rien. Les vaches font du lait. Les poules pondent des œufs, les porcs sont destinés à la boucherie. Le cheval tire la charrue. Il est temps que les choses changent. Sous l’impulsion de leur mentor, les animaux se révoltent. Ils chassent le fermier de son exploitation et prennent le pouvoir. Mais ce qui s’annonçait comme une libération et un renouveau allait vite se transformer en combat d’egos, conflit d’intérêts, … Bref, en joute politique !

 

 

 

 

© L’Hermenier, Labourot, Parada - Jungle

 

 

  1. Tout deux pattes est un ennemi.
  2. Tout quatre pattes ou volatile est un ami.
  3. Nul animal ne portera de vêtements.
  4. Nul animal ne dormira dans un lit.
  5. Nul animal ne boira d’alcool.
  6. Nul animal ne tuera un autre animal.
  7. Tous les animaux sont égaux.

 

La loi imprescriptible de la vie à la ferme des animaux est inscrite au frontispice de la grange. C’est formidable. Même si les animaux ne savent pas lire, ils apprendront ces préceptes par cœur. Tout s’annonce idyllique. Menés par les cochons, les bêtes vont prendre en charge tout ce que faisait le fermier. Elles vont même entreprendre la création d’un moulin.

 

 

 

 

© L’Hermenier, Labourot, Parada - Jungle

 

 

On a connu les grands duels Giscard/Mitterrand, Biden/Trump, Macron/Le Pen et bien d’autres… Dans le même ordre d’idées, voici Boule de Neige/Napoléon, le cochon rose contre le cochon noir, le yin contre le yang, l’idéaliste communiste contre le totalitaire dictateur. Plus qu’une fable animalière, La ferme des animaux est une arène politique, une dystopie dans laquelle les bestioles ne sont que le reflet des hommes. Paru en 1945, le roman de l’écrivain britannique George Orwell dénonce le stalinisme.

 

 

 

 

© L’Hermenier, Labourot, Parada - Jungle

 

 

Après Le faucon déniché, Maxe L’Hermenier, concepteur de la collection Jungle Pépites, adapte La ferme des animaux. Le moins que l’on puisse dire, à l’instar de 1984 du même George Orwell, il n’est pas le seul. Quatre versions sortent quasiment en même temps, de la BD au livre illustré. D’autres s’y étaient essayés il y a quelques années dont Jean Giraud lui-même au scénario pour l’une d’entre elles.

 

 

 

 

 

 

 

Trois autres nouvelles adaptations :

 

 

 

 

 

 

Le dessinateur d’Alienor Mandragore, Thomas Labourot, est le maître des animaux. Il réalise l’adaptation rêvée, magnifiquement et dynamiquement dessinée. Il permet à cette collection d’adaptations littéraires d’acquérir une légitimité digne des plus grandes chez les plus grands éditeurs. La couverture rappelle les affiches de propagande, la corne et la patte remplaçant la faucille et le marteau.

 

En l’année présidentielle qui s’annonce, La ferme des animaux arrive à point nommé pour démontrer que les plus beaux discours ne font pas les meilleures politiques.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

https://youtu.be/CaHm22gskFM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La ferme des animaux 

 

Genre : Fable politique 

 

Scénario : Maxe L’Hermenier 

 

Dessins : Thomas Labourot

 

Couleurs : Diego L. Parada

 

D’après : George Orwell 

 

Éditeur : Jungle

 

Collection : Jungle Pépites 

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782822233699

 

 

 



Publié le 10/11/2021.


Source : Bd-best


 

 

 

Lâchés  par tous, trahis par les Anglais, pris en chasse par les Espagnols et capturés par le Spectre, Barbe-Rouge et ses amis semblent être tombés dans de très mauvais draps au début de cette nouvelle aventure ! Miraculeusement, une alliée réapparaît afin de les aider alors que leurs ennemis se préparent à les écraser.

 

 

 

 

 

 

Reprise de la série culte créée  par Charlier et Hubinon,  le duo Jean-Charles Kraehn (scénariste) et Stefano Carloni (Illustrations) n’a pas à rougir face à leurs aînés. Nous avons eu le plaisir de rencontré Stéfano Carloni pour une capsule "Derrière le masque" que nous vous livrons ci-dessous :  

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements à la librairie Bd Web.

 

 

 

 

BDWEB

Rue de Tamines 25
1060 Bruxelles

+ 32 2 538 85 78

Jours et heures d'ouverture:  Du mardi au samedi, de 12h30 à 19h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen



Publié le 09/11/2021.


Source : Bd-best


Une lumière dans le noir.  Irena, l’ange du ghetto

 

« - Pourquoi nous donner des fonds pour soulager la vie de ceux qu’ils ont de toute manière décidé d’exterminer ?

- Je ne suis pas sûre, mais peut-être y en a-t-il parmi eux qui ont encore un peu de compassion.

- On peut aussi voir ça comme le sadisme le plus extrême.

- Tu as raison, mais…à nous de profiter de ça. Quelles que soient leurs raisons, pour aider les prisonniers du ghetto à survivre. Le plus longtemps possible ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Comme quasiment tous les jours, Antoni et Irena se rendent au ghetto de Varsovie. Ils font partie du service de l’aide sociale à la mairie de la capitale. En ce mois de mars 1941, une jeune femme de 24 ans meurt en laissant un petit garçon. Irena Sendlerowa va décider de changer le destin des enfants juifs promis à une mort certaine et organiser leurs évasions. Médecin, concierge, pédiatre, nourrice, conducteur, Irena prend tous les risques pour rassembler un ensemble de personnes de confiance. Mais en ces temps troubles, on ne peut être sûr de rien, ni de personne. Les bébés, endormis à la vodka, quittent le ghetto cachés dans des camions de marchandises. Un autre est lancé au-dessus du mur d’enceinte. Des enfants sont passés par les égouts. Un autre est caché dans le manteau et les bottes d’un ouvrier. Au fil du récit, on souffrira avec Irena dans les geôles nazies, on sera meurtris comme elle par les coups des bourreaux. Mais on apprendra aussi que la fin de la guerre ne coïncidera pas avec la fin des ennuis pour les juifs d’Europe de l’Est. Parallèlement, en 1983, Irena raconte sa vie au mémorial de la Shoah à Yad Vashem à Jérusalem, dans l’allée des Justes.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

Irena a existé. Résistante et militante polonaise, elle sauva 2500 enfants juifs du ghetto. Les auteurs entreprennent de raconter son combat sous forme de fiction. Séverine Tréfouël et Jean-David Morvan ont cherché à comprendre la vie de la Juste, faisant le tri dans les informations contradictoires qu’ils ont pu rencontrer dans divers ouvrages, afin de transmettre le mieux possible l’esprit de son combat. Irena pourrait être béatifiée. Non seulement, elle sauva les enfants, mais elle organisa tout pour qu’ils retrouvent leurs noms et leurs filiations pour le jour espéré où tout rentrerait dans l’ordre.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                Le parti pris graphique est percutant. Par le biais d’un trait proche de la bande dessinée pour enfant, du « gros nez », David Evrard arrive à tirer des larmes aux lecteurs tellement ses acteurs sont criants de sincérité. Il dessine l’œuvre de sa vie. Irena se dévoile en femme déterminée, sûre d’elle. Antoni a le rôle parfait de la raison, analysant les limites entre la prise de risques et le choix judicieux. L’obersturmführer dégoûline de haine et de détestation. Les enfants sont criants d’innocence et d’émotion. Le découpage en grandes cases amène le lecteur au cœur de l’action et des sentiments, soit par de très gros plans, soit par des compositions à la « Où est Charlie » nous introduisant au cœur même du ghetto, dont l’insalubrité est montrée grâce aux couleurs boueuses de Walter.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

La série redéfinit la notion de super-héros. Ce n’est pas avec des super-pouvoirs que l’on sauve le monde, mais avec une âme. Nominée pour le prix Nobel de la paix en 2007, Irena ne l’obtient pas, au profit d’Al Gore, alertant sur l’évolution du climat. Elle mourra l’année suivante. Ce prix, elle le mérite tant qu’il n’est même pas concevable qu’on puisse se demander si seulement elle en aurait été légitime. Alors, si le jury du Nobel est passé à côté, le jury des lecteurs de cette extraordinaire série le lui attribue à l’unanimité.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                Une place de choix est à réserver sur les étagères des bibliothèques à côté du chef-d’œuvre Maus d’Art Spiegelman. Parce que c’est une œuvre de mémoire, parce qu’on ne ressort pas indemne de sa lecture, et de par son sujet, son type de narration et son graphisme, Irena, cinq volumes scénarisés par Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël, dessinés par David Evrard et colorisés par Walter, regroupés ici en intégrale, est et restera la plus grande série des années 2010-2020.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Irena, l’ange du ghetto

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Jean-David Morvan & Séverine Tréfouël 

 

Dessins : David Evrard 

 

Couleurs : Walter 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 344 

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9782344050606

 

 



Publié le 08/11/2021.


Source : Bd-best


Armageddon ou l’affrontement final.  Harmony 7 – In fine

 

« - Un de plus. Laissons les graines pousser, nous récolterons plus tard, quand le moment sera venu. As-tu pu obtenir ce que je t’avais demandé ?

-   Oui, j’ai pu réunir une équipe fiable et de quoi nous rendre sur place discrètement.

-   Parfait. Alors, ne traînons pas, j’ai déjà bien assez attendu. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Azhel a pris le contrôle de Mika, qui n’est autre que le frère d’Harmony. Cette dernière, accompagnée de Karl et Payne, se rend en Jordanie pour trouver le tombeau de Nememtoth. Tout ce joli monde va se retrouver là-bas, dans une ancienne cité en plein désert. L’apocalypse approche. Il est l’heure de l’affrontement final.

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

                Mathieu Reynès donne au classique franco-belge des accents de grande qualité. Qu’il est loin le dessinateur de l’excellente série Alter ego. Le trait de Reynès a grandi et a mûri avec Harmony passant d’un semi-réalisme à une patte proche du réalisme sans vraiment y tomber. Là où l’auteur a appris à se dépasser, c’est sur les décors et en particulier l’ancienne cité jordanienne. Il nous y amène. On s’y croirait.

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

                En deux cycles et sept albums, Harmony s’est positionnée comme une série franco-internationale. Réalisée par un auteur français, elle se suit comme une série américaine et intègre quelques légers codes du manga. L’ensemble est cohérent en prouvant qu’on peut ratisser large. Les couleurs de Valérie Vernay donnent du volume aux décors et aux acteurs, avec des ombres portées et des lumières indirectes.

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

                Au départ prévue en trois cycles, Harmony se conclue au terme du deuxième, définitivement… ou pas, l’auteur voulant explorer d’autres voies. Reynès n’exclut pas de reprendre plus tard son univers avec des personnages qui auraient vieilli de quelques années. A noter que le premier épisode de l’adaptation audio d’Harmony est disponible gratuitement sur Blynd.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Harmony

 

Tome : 7 – In fine 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario & Dessins : Mathieu Reynès

 

Couleurs  : Valérie Vernay & Mathieu Reynès 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034754380

 

 

 



Publié le 08/11/2021.


Source : Bd-best


Entendre le chant des cigales en lisant un livre, c’est possible.  Marcel Pagnol - Manon des sources 2ème partie

 

« - Papet ! Papet ! Papet !... La source ! La source !... Elle s’est arrêtée !

-   Qu’est-ce que tu racontes ?

-   Depuis ce matin, ça ne coule plus !... Plus une goutte ! Depuis neuf heures ce matin… j’ai creusé une tranchée, j’ai rentré des bâtons dans le trou… Rien, rien… Bonne mère, qu’est-ce qu’il faut faire ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Ugolin est affolé. La source est tarie. Les œillets de sa plantation sont tous en boutons : quinze mille pieds de luxe. Il y a mis toute sa fortune. Encore huit jours sans eau et tout sera foutu. Manon, la jolie bergère, rit sous cape. Ça fait dix ans que son père Jean de Florette est mort, tué à la tâche à cause d’un sol aride. Elle connaît les responsables de son décès. La vengeance est un plat qui se mange froid. Il est temps pour certains de le déguster.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Galland, Guillé - Bamboo

 

 

                Les éditions Bamboo poursuivent leur intégrale en bande dessinée de l’œuvre de Marcel Pagnol. Même si les deux parties de L’eau des collines, Jean de Florette et Manon des sources, avaient été magistralement adaptées par Jacques Ferrandez chez Casterman-La Treille en 1997, Bamboo ne pouvait pas passer à côté. Alors, pour se démarquer de celle-ci, il fallait faire plus. Le seul moyen de faire plus était de laisser plus de place. Serge Scotto et Eric Stoffel étalent leur diptyque sur quatre albums au lieu de deux, ce qui leur permet de coller d’encore plus près au texte et aux dialogues de Pagnol.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Galland, Guillé - Bamboo

 

 

                Graphiquement, le trait de Christelle Galland est plus sage que celui de Ferrandez, presque pas assez poussiéreux parfois. Pourtant, sur certains points, elle se rapproche plus finement des descriptions de Pagnol, quand par exemple les habitants du village sont réunis autour de la fontaine qui ne coule plus. La chance d’une telle pagination lui permet de mettre en valeur les paysages provençaux. Des scènes cruciales prennent toute la place nécessaire comme celle où Bernard Olivier, l’instituteur, rejoint Manon dans ses collines avant d’aller, ensemble, permettre à la nature de retrouver ses droits. 

 

                La postface d’Eric Stoffel raconte comment Pagnol cinéaste a réussi l’exploit d’insérer dans ses films des saveurs, des odeurs, des mélodies et des couleurs. Bien plus qu’un écrin, la Province vibre et palpite. Ces films ont presque cent ans. Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, est en train d’effectuer un remarquable travail de restauration afin de faire voir et entendre des versions les plus proches possibles des originales.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Galland, Guillé - Bamboo

 

 

                De la même façon que l’adaptation cinématographique de Claude Berri dans les années 80 apportait une autre dimension aux films d’origine de Pagnol, cette adaptation BD apporte une autre dimension à la bande dessinée de Ferrandez. Dans un cas comme dans l’autre, l’une n’efface pas l’autre, ne la remplace pas, mais la « complémente » et lui permet d’acquérir un nouveau public dans le plus grand respect de l’immense Marcel Pagnol et de son œuvre.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Marcel Pagnol 

 

Titre : Manon des sources 2ème partie

 

Genre : Chronique provençale 

 

Scénario : Serge Scotto & Eric Stoffel 

 

Dessins : Christelle Galland 

 

Couleurs : Yoann Guillé 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818976586

 

 

 

 



Publié le 07/11/2021.


Source : Bd-best


Un auteur classique, une série classique : doublé gagnant dans Le Tiroir.  Tucker, chroniques d’autres mondes 1 / Caroline Baldwin 16,5 - Double dames

 

« - Alors ?

-   Je crois qu’il a trouvé la cause de la panne !

-   C’est ce minuscule bidule qui a provoqué un court-circuit dans la boîte des fusibles ! C’est bizarre, il émet un signal sonore !

-   Un signal ? C’est une capsule espionne ! Un micro-émetteur. Nos ennemis peuvent nous localiser partout à tout moment avec ce truc !

-   Quels ennemis ?

-   Les gens de la ligue qui veulent nous empêcher d’accomplir notre mission ! TROP TARD, LES VOILA ! »

 

 

 

 

 

 


                Tucker est envoyé en mission sur une planète lointaine. Il y a un problème de ravitaillement en pièces détachées pour des patrouilleurs en orbite. Le baroudeur doit se rendre à la casse de Bantan pour trouver une solution. Mais une bimbo, flanquée d’un petit ninja prénommé Tao, va changer ses plans. Cette jolie blonde, c’est Anja. Son mobil-system est en panne. En dénichant le problème, Tucker se trouve embringué dans une guerre intergalactique des plus dangereuses.

 

 

 

 

© Wasterlain, Esposito – Editions du Tiroir

 

 

                Dans un autre espace et dans un autre temps, le nôtre, Caroline Baldwin mène l’enquête en Haute-Savoie. Son amie Roxane, guide, est en balade dans la neige avec bottines, raquettes et sac à dos lorsqu’elle remarque qu’elle n’est pas la seule à « profiter » de la journée. De retour à l’auberge, elle apprend qu’un corps vient d’être repêché dans le lac de Vallon. Sa curiosité va lui faire mettre le doigt sur une affaire dangereuse. Entre village englouti et grotte mystérieuse, elle va bien avoir besoin de Caroline pour démêler l’intrigue.

 

 

 

 

© Taymans, Taymans – Editions du Tiroir

 

 

                Les éditions du Tiroir continuent leur formidable travail, non pas de mémoire, mais de perpétuité des classiques en offrant aux lecteurs deux grands retours : celui d’une série mythique Caroline Baldwin, et celui d’un auteur mythique Marc Wasterlain.

 

                L’auteur du Docteur Poche et de Jeannette Pointu qui a récemment ranimé ses personnages fétiches chez Mosquito revient avec une toute nouvelle série. Wasterlain se lance dans la SF pure, mâtinée de Star Wars. L’œil pointu remarquera plusieurs hommages à Hergé : un engin aérien jaune qui se pose sur l’eau est une allusion, fortuite ou pas à l’hydravion du Crabe aux pinces d’or, la sortie spatiale est un écho à celle d’On a marché sur la lune. Sans révolutionner le genre, Tucker est un space opera qui ravira les fans de l’auteur.

 

 

 

 

© Wasterlain, Esposito – Editions du Tiroir

 

 

                Côté Caroline Baldwin, André Taymans lance une série d’histoires qu’il n’avait pas abouties et qui se situent chacune entre deux récits existants. Il démarre avec une enquête policière à la Jérôme K.Jérôme Bloche qui aurait dû être un double album avec les points de vue opposés de Caroline et de Roxane. Casterman a stoppé la série alors qu’il travaillait dessus en 2012. Avec l’aide de sa fille Johanna, Taymans a refondu la double histoire en une seule qui se situe entre les tomes 16 et 17.

 

 

 

 

© Taymans, Taymans – Editions du Tiroir

 

 

                On attend maintenant la réédition en intégrale de Bouchon le petit cochon de Taymans et de Gil et Georges de Wasterlain dont deux histoires sont totalement inédits en album. Chiche ? Mais pour l’instant, Baldwin/Taymans + Tucker/Wasterlain = double doublé gagnant aux éditions du Tiroir.

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Tucker, chroniques d’autres mondes

Tome : 1

Genre : Science-fiction 

Scénario & Dessins : Wasterlain 

Couleurs : Oriana Esposito 

Éditeur : Editions du Tiroir

Collection : L’aventure

Nombre de pages : 48 

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782931027370

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Caroline Baldwin

Tome : Entre 16 & 17 – Double dames

Genre : Polar

Scénario : André & Johanna Taymans 

Dessins & Couleurs : André Taymans 

Éditeur : Editions du Tiroir

Collection : Caroline Baldwin Entre deux 

Nombre de pages : 48 

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782931027356

 

 

 



Publié le 07/11/2021.


Source : Bd-best


Le dernier Cauvin...  Les Tuniques Bleues 64 - Où est donc Arabesque ?

 

« - J’ai le dos en compote ! Je vais m’allonger un peu !

- Moi aussi, mais avant j’ai une petite chose à faire…

- Une petite chose à faire ?...

- Ouais… Passer par l’enclos pour voir si Arabesque se porte bien.

- Inutile, l’enclos est vide !

- Vide !?

- A peine étiez-vous partis que des hommes envoyés par Grant sont venus rafler tous les chevaux qui y restaient encore !

- Tous ?!

- Oui, tous ! »

 

 

 

 

 

 


 

Quoi !? Arabesque a disparu ? Elle a été enlevé par des hommes de Grant qui ont réquisitionné tous les chevaux ! C’est pour ça que le Capitaine Stark s’est mis à charger sur un âne. Pour Blutch, la situation est inconcevable. Il compte tout mettre en œuvre pour récupérer son canasson. C’est à un véritable jeu de piste que le caporal va s’adonner, accompagné bien sûr par son fidèle supérieur : le sergent Chesterfield.

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

Dernier tour de piste pour le scénariste moustachu le plus célèbre du monde. En sachant cela, la lecture de cet ultime album des Tuniques Bleues signé Raoul Cauvin a une saveur particulière. Raoul Cauvin nous a récemment quitté, mais, grâce à ses albums, il restera éternel. Il a tellement rempli nos âmes de bonheur qu’il ne pourra jamais être oublié. Les Tuniques bleues vont continuer leurs chevauchées. Les Beka ont déjà signé un très bon épisode dessiné par Munuera. Kris sera en charge du prochain qui, lui, sera dessiné par Lambil.

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

Avec tout le respect que l’on doit à celui qui dessine la série depuis le milieu du tome 4, Outlaw, il faut bien avouer que Lambil a perdu de sa superbe. Il y a dans cet épisode quelques erreurs de proportions (Cancrelat sur Arabesque en dernière case) et certains regards ont une expression pas toujours habituelle, avec des blancs trop grands et des pupilles peu expressives. Alors que les planches des jeunes dessinateurs sont souvent relues et corrigées, il est regrettable qu’à partir d’une certaine notoriété, les éditeurs n’osent plus demander des corrections à leurs auteurs.

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

Ne boudons quand même pas le plaisir de lire un album signé par deux dinosaures qui ont tant fait pour la bande dessinée franco-belge. Les Tuniques Bleues resteront toujours les Tuniques Bleues grâce à Cauvin et Lambil, et un petit peu aussi à Salvérius quand même. Merci Messieurs. Où est donc Arabesque ? Elle a une place de choix dans nos bibliothèques.

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les Tuniques Bleues

 

Tome : 64 - Où est donc Arabesque ?

 

Genre : Aventure/Histoire/Humour 

 

Scénario : Cauvin 

 

Dessins : Lambil 

 

Couleurs : Leonardo  

 

Éditeur : Dupuis

  

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034753895

 

 

 



Publié le 07/11/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4360 -  3 Novembre 2021

 

 

Kid Paddle, Orange is the new Blork

 

 

 

 

 

 

 

            Pour fêter la sortie du dix-septième album de Kid Paddle, la série a les honneurs du numéro. On retrouve Kid Paddle dans plusieurs gags dont un consacré aux « vieux » qui est tout bonnement hilarant. Papa peut bien s’occuper à plier proprement les habits du fiston, Kid a encore de l’avenir devant lui, et plus de temps, depuis que Dairin dessine sous l’œil bienveillant de Midam qui supervise.

 

            A part ça, fin d’épisode et de cycle pour Seuls, et récit complet écologique sur les tritons, salamandres et les mal barrés, signé Fred Bernard et Thomas Baas. C’est un de ces récits qui devrait être estampillé Objectif Terre, mais le concept n’est pas utilisé jusqu’à fond par le magazine. C’est dommage. Tiens, la double page de jeux de la semaine est signée par les auteurs québécois de l’excellente série Jimmy Tornado qui paraît chez Presse Aventures : Frédéric Antoine et Jean-François Vachon.

 

Les abonnés commencent leur collection de chapitres de l’étonnant manga signé Kenny Ruiz et regroupant les personnages de Tezuka.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Ruiz– Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Harmony : In fine

Louca : Game over

Seuls : Les âmes tigrées

 

 

Récit complet :

 

Le professeur Bernard raconte : Tritons, salamandres, les mal barrés. (Bernard & Baas)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cédric

Crapule (La pause-cartoon)

Croquidou

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Harry

Kahl & Pörth

Kid Paddle

Léon & Lena

Minions (Les)

Nelson

Pernille

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tamara

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Lapuss’

En direct du futur : Les cavaliers dans le grand huit (Libon)

Interview : Midam

Jeux : Princesse en mode barbare (Antoine & Vachon)

Spirou et moi : Thomas Gilbert

 

 

Supplément abonnés :

Manga : Team Phoenix, par Kenny Ruiz (1/7)

 

 

En kiosques et librairies le 3 Novembre 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 07/11/2021.


Source : Bd-best


 

 

 

14 décembre 2009, l’Orient Express (sous licence  SNCF) entame son dernier périple. Depuis sa création en 1883, il a assuré des liaisons entre les villes de Paris, Vienne, Venise, Constantinople (Istanbul).  

 

 

 

 

 

 

L'Orient-Express est une source d'inspiration pour de nombreux  écrivains, scénaristes et réalisateurs. Il entre dans la légende avec le roman d’Agatha Christie « Le Crime de l’Orient –Express » publié en 1934 où Hercule Poirot enquête sur le meurtre d’un passager alors que le train est bloqué par la neige en pleine campagne. À l’époque, l’écrivaine s’était inspirée d’un fait divers survenu en hiver 1929 lorsqu'un train s'était retrouvé bloqué pendant cinq jours.

 

 

 

 

 

 

La bande dessinée va également s’emparer du train mythique. En 1995, François Rivière et Solidor réalisent pour la collection « Agatha Christie » une adaptation du « Crime de l’Orient Express ». En 2014, Richard D Nolane et Diego Olmos  dessinent le premier album de la collection « Trains de légende »  racontant une histoire inspirée de l’attentat perpétré contre l’Orient Express en septembre 1931.

 

 

 

C François Rivière - Solidor - Editions Proost

 

 

 

C Richard D Nolane - Diego Olmas - Soleil

 

 

 

De nombreuses personnalités ont emprunté cette liaison : Jean Gabin, Marlene Dietrich, Agatha Christie, Ernest Hemingway, Albert Einstein, Sigmund freud, Jean Cocteau, Mata Hari, Coco Chanel, …

 

 

 

 

 

 

 

Notre équipe s’est rendue à Train World pour l’exposition consacrée à l’épopée de l’Orient-Express ainsi qu’à son créateur, le Liégeois Georges Nagelmackers.

 

 

 

 

 

 

 Visite : Thierry Ligot

 

Images : Axelle Coenen



Publié le 03/11/2021.


Source : Bd-best


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