En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Stand by him.  Dans la nuit noire

 

« - Entrez, je vous prie. Je vais vous montrer la chambre. Je m’appelle Wen et voici mon mari, Jian. Jian ne parle pas anglais mais il comprend tout ce que vous dites. La chambre est par là. Vous aurez une chambre avec deux lits. Votre salle de bains est de l’autre côté de l’entrée. Vous pouvez aussi utiliser la cuisine et le patio. Ou si vous préférez, je peux faire la cuisine, pour un petit supplément.

-          Oui ! Je préfère largement que vous fassiez la cuisine ! »  

 

 

 

 

 

 

 

                Russel Pruitt a treize ans. Sa mère a quitté le foyer conjugal. Dans l’Amérique des années 50, Russel arrive en Californie avec son père alcoolique. Ils vont loger chez une famille d’immigrés asiatiques. Alors que le père continue de sombrer, le gamin va apprendre la vie au milieu d’une bande de potes… enfin… disons plutôt des connaissances. Russel va découvrir la face sombre du genre humain et tenter de construire son adolescence dans des conditions pas des plus roses.

 

 

 

 

 © Small – Delcourt

 

 

                Dans un pavé de quatre cents planches, David Small peint une histoire de l’Amérique des années 50. « Dans la nuit noire » est une variation de « Stand by me ». C’est un apprentissage de la vie, un monde adolescent qui se cherche, une sexualité qui se découvre, des influences à tenter de maîtriser, autant que faire se peut… Avec le personnage de Warren, Small aborde la problématique de l’ascendance psychologique néfaste et fourbe de certaines personnes sur d’autres. Warren et Russel, c’est un peu Ripley et Dickie, qui trouvera son paroxysme dans une histoire de chiens tués. Leur rencontre est le genre d’événements qui permet de grandir si on est assez fort pour rebondir (Ne dit-on pas que ce qui ne tue pas rend plus fort) ou bien qui entraîne dans une chute sans fond, sans fin.

 

 

 

 

 © Small – Delcourt

 

 

                Russel est un enfant mais il paraît plus adulte que ses parents. Small les utilise pour mettre le jeune homme dans des situations inextricables, puis les abandonne aussitôt. On ne reverra jamais la mère et le père est un fantôme depuis le début. Russel est sa béquille. Les parents sont faits pour élever leurs enfants. Russel, lui, doit le faire tout seul. Les valeurs de la vie, Russel les apprendra cependant grâce au couple chinois, personnages apportant une touche d’espoir dans un destin sombre, une lumière au bout du chemin…

 

                Le graphisme de David Small est rapide et jeté. Le découpage est aéré et parfois contemplatif. La couverture peut sembler anodine : un visage en gros plan. Lorsque l’on apprend par l’album qu’il s’agit du reflet de Russel s’observant, déformé, dans une cuillère, elle prend une autre dimension, celle de la recherche de soi.

 

 

 

 

 © Small – Delcourt

 

 

                Dans la nuit noire aurait-il pu s’intituler Dans la vie noire ? Si Small ne l’a pas appelé ainsi, c’est parce que l’on découvre que c’est bien seulement la nuit métaphorique qui est ainsi, et pas toute la vie. Chaque tunnel a une issue. Dans la nuit noire est un roman graphique qui permet de comprendre l’adolescence et ses difficultés.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Dans la nuit noire

 

Genre : Drame psychologique

 

Scénario & Dessins : David Small

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Outsider

 

Nombre de pages : 402

 

Prix : 24,95 €

 

ISBN : 9782413024125

 



Publié le 23/04/2021.


Source : Bd-best


Mariés au premier regard.  Trolls de Troy 25 – On ne badine pas avec les mouches

 

« - Sage Tuyodaröh ! Qu’est-ce que c’est que ce bord.. azar ?!?

-          Le courrier de ce matin, Ô vénérable Fuquatou. Beaucoup de lettres parfumées, hein ?

-          J’attends des messages de mes espions au Darshan, un rapport de thèse du département nécromancie, des dépêches sur l’avancement de l’irrigation au Delpont ??? Et tout ce que je reçois, c’est… ÇA !

-          Je crois que vos déclarations récentes ne sont pas passées inaperçues parmi les demoiselles et damoiseaux de la bonne société, vénérable.

-          Mes déclarations ?

-          A propos du célibat des sages, auquel vous envisagiez de mettre fin…

-          Et alors ? Mon idée est que si plus de sages étaient mariés, le conservatoire aurait moins de notes de frais dans des maisons… de… de… divertissements spécialisés ! »

 

 

 

 

 

 

 

En envisageant de mettre fin au célibat des sages, le Sage Rysta Fuquatou ne pensait certainement pas que sa communication serait mal interprétée. Il vient de recevoir des dizaines de demandes en mariage. En plus, ce n’était pas pour lui qu’il pronait la fin du célibat, mais pour les autres. Le Sage Ygöth et le Sage Dypäh en profitent pour ourdir un complot. Ils ont fait récupérer du poil de trolle, appartenant à l’origine à Puitepée, et vont voir le sorcier Mytÿk pour qu’il leur fournisse un filtre d’amour. Une fois ingurgité par Fuquatou, ce dernier va enlever romantiquement sa belle. Il y a du mariage en vue à Eckmül, mais ce n’est pas tout à fait du goût de Tetram.

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil

 

 

Jean-Louis Mourier est un dessinateur au dynamisme jovial. Il peut dessiner un cheval qui fait caca, un pétaure embroché par l’anus ou un crâne qui explose en restant toujours drôle et sans jamais tomber dans la vulgarité.

Arleston est un fan de Goscinny et Uderzo. Le scénariste ne s’en ait jamais caché. C’est dans cette série que ça se voit le plus. Jamais il ne copie. Arleston reste Arleston. Il applique tout simplement des préceptes utilisés par le duo Goscinny/Uderzo. L’argument de chaque album se résume en trois lignes. Les albums (sauf exceptions) sont indépendants. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu toute la série pour se marrer et comprendre chacune des histoires.

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil

 

 

La seule chose qui reste incompréhensible dans le monde des Trolls de Troy, c’est comment les auteurs et l’éditeur ont pu laisser faire un dessin animé si éloigné de leur ambiance : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil

 

 

 

En vingt-cinq albums, Jean-Louis Mourier et Christophe Arleston ont fait de la série Trolls de Troy un classique de la BD. Dans une ambiance trash mais tous publics, ce qui n’était pas évident à concevoir, la série dérivée de Lanfeust de Troy a dépassé, ou du moins égalé, sa comparse dans le cœur des lecteurs. Ce qui était à l’origine une récréation potache s’est transformé en aventure familière et familiale avec des personnages que l’on aime retrouver régulièrement.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Trolls de Troy

 

Tome : 25 – On ne badine pas avec les mouches

 

Genre : Heroic Fantasy 

 

Scénario : Arleston 

 

Dessins : Jean-Louis Mourier

 

Couleurs : Claude Guth 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302090958

 



Publié le 23/04/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque Episode 1 Part.4  Reynold Leclercq

 

 

 

Naissance d’une nouvelle rubrique sur notre site. Cette dernière baptisée « Derrière le masque » donnera la parole aux professionnels de la BD, mais aussi aux scénaristes et aux dessinateurs. Pour cette première, nous vous proposons l’interview d’un libraire atypique qui n’a pas hésité à ouvrir une nouvelle librairie à Waterloo (B), et ce en pleine crise sanitaire. Nous vous laissons en compagnie de Thierry Ligot qui a réalisé l’interview de Reynold Leclercq pour l’ouverture de la Galerie Librairie Brüsel à Waterloo

 

 

 

 

 

 

6) T.L. : Une des grandes spécialités de ta librairie est de faire des éditions spéciales avec des couvertures, avec des ex-libris, … Comment cela se passe-t-il avec les auteurs ? Tu leur demandes d’office ou c'est en fonction du coup de cœur ? C'est en fonction des contacts ? Et les maisons d'édition ? Ça se passe comment ce genre de chose ? 

R.L. : Quand on a été éditeur pendant 7 ans, on a les contacts. On sait qui on doit contacter, comment, à quel délai, … Quelle quantité aussi ! Mais il faut d'abord que cela plaise à l'auteur. C'est la première chose ! Donc il faut que le coup de cœur soit partagé entre nous et lui. Et puis, il faut aussi que la maison d'édition accepte et qu'elle cède les droits pour x exemplaires d'une édition spéciale. Parce que ça demande quand même une mise en machine relativement lourde puisqu'il faut faire une autre couverture.

Dans le cas d'un ex-libris c’est différent puisque ce n’est qu’un simple dessin. Mais on a des dos toilés. On réalise aussi des jaquettes chez nous. C'est une alternative. Par exemple, on a fait une jaquette pour Airborne 8 parce que quand le 7 est paru - donc j'ai encore publié le 7 et comme ce sont des diptyques avec Philippe - on avait pour habitude, point de vue marketing, de proposer la couverture du tome suivant sur la c 4. Or la couverture prévue du tome 8 a été modifiée avec l'éditeur qui m'a remplacé. Ce dernier a jugé bon que cette couverture n'était pas synchrone avec ses envies donc ils ont modifié la couverture ! Le problème, non l'avantage, c'est que l'autre couverture existait déjà. Dès lors, j'ai voulu 1 me distancier des autres libraires et 2 assumer mes choix d'éditeurs parce que pour moi « la bonne couverture » c’était celle que j’avais choisie … (la suite ci-dessous)

« Si l’auteur veut être cohérent avec son choix, le livre est la finalité ultime de son regard, donc pourquoi la modifier ?»

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jarbinet - Casterman

 

 

 

 

 

© Jarbinet - Casterman

 

Prochainement, la suite de l'interview Derrière le masque Episode 1 Reynold Leclercq 

 

 

 

 

 


 

 

 



Publié le 23/04/2021.


Source : Bd-best


Jylland T.1    Magnulv le Bon

 

 

 

Quoi de mieux, après une âpre mais fructueuse campagne de pillages, que de rentrer chez soi, de savourer la douceur de son foyer, les plaisirs de la victoire et des festins ?

Voilà ce qu’imagine Sten, le fils du Roi viking Magnulv, à bord de son drakkar en faisant route vers son royaume. Mais voilà ! Entre espoirs et réalité, Sten découvre rapidement qu’il peut y avoir un fossé plus large que l’océan qu’il vient de braver !

 

 

Vieillissant et mourant, son père a renié leurs anciens dieux. Il s’est converti à une nouvelle religion, le christianisme avec ses préceptes de paix universelle et d’égalité. Et non content de s’être converti, il impose cette conversion à tout son royaume … et par conséquent également à Sten ! Comment l’accepter pour ce dernier qui se voit priver de son butin ? Comment expliquer à ses hommes qu’ils ne pourront profiter de leurs nouvelles richesses si durement acquises ? Qu’il leur faut désormais renier leurs anciennes traditions vikings ?

Renoncer aux pillages ? Aux combats ? Aux butins ? Et surtout au Walhalla ?

 

 

 

 

 

© De Roover – Klosin - Anspach

 

Le commerce remplacera les raids ! C’est inacceptable pour lui ! Et il compte bien le faire comprendre … notamment à son frère Rodor, successeur de Magnulv !

… Mais comment tuer une idée ? Lui qui apprend d’abord à connaître ses ennemis avant de les frapper … jusqu’au moindre détail !

Pourtant un proverbe ne dit-il pas de garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus près ? Par ailleurs qui est ton ami ? Qui est ton ennemi ?

 

 

 

© De Roover – Klosin - Anspach

 

 

Bruno De Roover nous livre ici un scénario qui dès les premières pages nous plongent dans ce monde viking si passionnant. Entre intrigues politiques, familiales, amoureuses, le lecteur se laisse rapidement entraîner dans un tourbillon bien ficelé où les rebondissements inattendus le surprennent jusqu’à la dernière page … de ce tome 1 « Magnulv le Bon ».

 

 

 

 

© De Roover – Klosin - Anspach

 

Le plus intéressant est de constater le côté écliptique des talents de Brunon De Roover. Dessinateur, graphiste et scénariste, nous pouvons le retrouver tout aussi dans des scénarios du Studio Vandersteen que dans des participations à certains programmes TV.

 

 

 

 

 

 

© De Roover – Klosin - Anspach

 

 

 

Il est à noter que c’est la seconde fois que les Editions Anspach lui font confiance. En effet, en 2019, sortait, dans un registre totalement différent, « Le Jardin de Daubigny » (mais avec Luc Cromheecke au dessin) unanimement reconnu par les professionnels et dont les originaux ont déjà été exposés au prestigieux Musée Thomas Henry de Chebourg.

Gageons que le succès francophone sera à nouveau là !

 

 

Le tout est parfaitement rendu par le dessin viril de Przemyslaw Klosin. Ce dernier réussit parfaitement à rendre visuel le caractère de chacun des protagonistes de cette saga nordique. Et notamment Sten … Un trait soutenu pour un héros à la fois rustre, sanguin à certains moments mais terriblement stratège dans le fond. Les décors à la fois sombres à certaines cases et détaillés pour d’autres profitent d’une mise en couleurs faisant transpirer l’ambiance et l’atmosphère lourde de cette intrigue passionnante.

 

 

 

 

© De Roover – Cromheecke - Anspach

 

Le tome 2 est déjà attendu pour octobre prochain … Mais il faudra être plus patient pour le 3 …  probablement jusqu’en avril/mai 2022 !

 

 

Thierry Ligot

 

 

Série : Jylland  

 

Titre : Magnulv le Bon 

 

Genre : Historique 

 

Scénario : Bruno De Roover 

 

Dessins & Couleurs : Przemyslaw Klosin

 

Éditeur : Anspach

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 14,00 € 

 

ISBN : 9782931105016

 

 

 



Publié le 23/04/2021.


Source : Bd-best


The Twilight zone.  Fin de bail

 

 

« - 50 000 dollars… Cible : Aterpillar Mac 53 ans. Entrepreneur. Voir ddétails ci-joints… Pratique le footing le dimanche avant la messe. En profite pour vérifier l’état d’avancement de ses différents chantiers…

-   Je suis un pro ! Un vrai pro !! Non, pas ça ! »

 

 

 

 

 

 

 

Mais quel est ce grain de sable qui vient perturber la mission d’un tueur à gages. L’homme semblait sûr de lui, imperturbable et c’est un simple cabot, un bâtard qui l’empêcherait d’accomplir son crime ? Si l’homme est si dérouté, c’est que ce chien, il le connaît depuis tout petit. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un porte-guigne comme il n’en existe pas d’autre.

 

 

 

 

© Berthet, Cossu – Editions du Tiroir

 

 

Cette histoire, c’est Fin de bail. Elle donne son titre à ce recueil d’histoires courtes des années 80 signées Berthet et Cossu. Les deux complices du Marchand d’idées ont signé à l’époque quelques récits complets pour divers magazines. Ils sont recueillis ici par les formidables éditions L’Aventure qui respectent on ne peut mieux les fondations de la bande dessinée franco-belge en rééditant des incunables et en proposant des nouveautés dans le moule.

 

 

 

 

© Berthet, Cossu – Editions du Tiroir

 

 

Dans une veine « Quatrième dimension », quatre autres histoires viennent compléter l’album.

Dans la jungle des villes propose l’étonnante avancée d’une aventurière dans une, justement, jungle urbaine.

Titanic Joe et Qu’est-ce qu’on bouffe ce soir ? sont deux récits dont le final apporte une touche d’humour inattendue.

Dieu guidait mon bras est dans une ambiance Foerster tant dans la forme que dans le fond. Cela rappelle que Cossu avait réalisé la série des Histoires alarmantes dans le même esprit pour Spirou. Aujourd’hui introuvables, ça pourrait faire une belle petite réédition chez L’Aventure.

Trois de ces cinq histoires étaient déjà présentes dans le recueil Rêve de chien publié chez Glénat en 1987. Elles sont ici recolorisées dans une unité chromatique accentuant l’ambiance glauque.

 

 

 

 

© Berthet, Cossu – Editions du Tiroir

 

 

Berthet et Cossu ont des univers entrelacés, même si Berthet après Hiver 51 et Eté 60 glissera vers plus de réalisme dans ses récits. Quand les auteurs du Privé d’Hollywood et d’Alceister Crowley travaillaient ensemble, c’était quand même une putain d’époque puissante pour la BD avec des majuscules.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Fin de bail 

 

Genre : Quatrième dimension 

 

Scénario & Dessins : Berthet & Cossu 

 

Couleurs : André Taymans & Antoine Bréda 

 

Éditeur : Editions du tiroir

 

Collection : Les joyaux de l’aventure

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782931027288

 



Publié le 22/04/2021.


Source : Bd-best


Encore vert mais déjà mûr.  La jeunesse de Thorgal 9 – Les larmes de Hel

 

« - Hélas, nous n’avons plus de voile et il commence à faire gros vent ! Je doute que le navire puisse longtemps résister aux paquets de mer… sans parler des hauts-fonds !

-   Le vent commence à dissiper la brume !

-   Regardez ! Là-bas ! La terre ferme !

-   Malédiction ! Le courant de jusant nous éloigne… Et cette épave est ingouvernable ! »

 

 

 

 

 

 

 

Fuyant le tyrannique roi Harald, Thorgal, Aaricia et leurs compagnons s’apprêtent à faire naufrage sur une île aux récifs hostiles. En explorant les bas-fonds d’une cité semblant abandonnée, passées les catacombes, la rencontre qu’ils vont faire sur un pont est surnaturelle. Leur route est barrée par Modgud, la femme-loup qui garde le pont traversant le fleuce Gjöll. Ce pont, c’est l’arche de Gjallarbru, séparant le Midgard, terre des humains, du royaume macabre de la déesse Hel. Evidemment, Thorgal veut savoir ce qu’il y a de l’autre côté… On ne le refera pas…

 

 

 

 

© Surzhenko, Yann—Le Lombard

 

 

C’est déjà le neuvième épisode de la jeunesse de Thorgal et, le moins que l’on puisse dire, c’est que ça aurait pu être une histoire du Thorgal adulte. Le récit de Yann, des plus classiques, aurait très bien pu être attribué au plus vieux Thorgal. Les afficionados de l’univers du viking ne seront pas déçus, bien qu’il y ait des moments décousus dans le récit de Yann, avec quelques passages abrupts mais qu’on lui pardonne parce que, comme l’enfant des étoiles, le lecteur retombe toujours sur ses pieds. Dans le monde machiste et mysogine des combattants du Nord, le scénariste assène un message féministe moderne donnant une belle leçon d’indépendance. Yann envoie même un clin d’œil au chantre du scénario d’heroïc-fantasy gros bras Arleston.

 

 

 

 

© Surzhenko, Yann—Le Lombard

 

 

Le dessinateur russe Roman Surzhenko maîtrise le monde de Thorgal. La crasse des guerriers côtoie la violence de leurs coups, car là où Surzhenko n’hésite pas à faire un pas en avant, c’est dans le « tranche, taille, tue ». Un seul regret, comme d’habitude : qu’on ne lui laisse pas la main sur la couverture... Mais il est indéniable que celles de Rosinski sont magnifiques.

  

 

 

 

© Surzhenko, Yann—Le Lombard

 


Les larmes de Hel, Les larmes de Elles, Les larmes d’Elles, Leurs larmes, celles des femmes, font leur force, leur courage et leurs armes. Thorgal est résolument un viking post-me too. 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : La jeunesse de Thorgal

 

Tome : 9 – Les larmes de Hel

 

Genre : Heroïc Fantasy   

 

Scénario : Yann 

 

Dessins & Couleurs : Roman Surzhenko

 

Couverture :  Rosinski 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803677979

 



Publié le 22/04/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque Episode 3 Reynold Leclercq

 

 

Naissance d’une nouvelle rubrique sur notre site. Cette dernière baptisée « Derrière le masque » donnera la parole aux professionnels de la BD, mais aussi aux scénaristes et aux dessinateurs. Pour cette première, nous vous proposons l’interview d’un libraire atypique qui n’a pas hésité à ouvrir une nouvelle librairie à Waterloo (B), et ce en pleine crise sanitaire. Nous vous laissons en compagnie de Thierry Ligot qui a réalisé l’interview de Reynold Leclercq pour l’ouverture de la Galerie Librairie Brüsel à Waterloo

 

 

 

5) T.L. : Une petite question comme ça … si tu devais donner les 3 bandes dessinées qui t’ont le plus influencé dans ta carrière ? Et ensuite, quel est ton plus beau souvenir en tant que libraire ?

R.L. : Oui, moi j’ai LA BD en tout cas, d’ailleurs c’est une des seules BD de fond, avec un mot d’accompagnement, c’est « A la recherche de Peter pan » qui est vraiment l’album ultime ! C’est l’album du passage à autre chose. C’est marrant car j’ai eu l’occasion de rencontrer Bernard Cosey plusieurs fois et je lui en avais parlé. Il trouvait ça assez rigolo parce que lui, étrangement, alors que quand on lit ses bouquins, on a l’impression que cela fait partie de l’ADN, il n’est absolument pas nostalgique. C’est quelqu’un qui va toujours de l’avant et à tous points de vue d’ailleurs. Pour lui, c’est ce qu’il fera demain qui prime su ce qu’il a fait hier … (la suite ci dessous)

 

 

 

 

 

 

« Cette couverture avec le skieur sur fond blanc est absolument mythique. Je trouve que c’est l’une des plus belles couvertures de BD que je connaisse … »

 

 

 

 

© Cosey - Le Lombard

 

 

 


 

 

 

© Dany - Van Hamme - Le Lombard

 

 

 

 

© Dupuy - Berberian - Les Humanoides Associés

 

Réalisé par Thierry Ligot

 

 

A suivre ....



Publié le 22/04/2021.


Source : Bd-best


Radioscopie agricole.  Celle qui nous colle aux bottes

 

« - Allez zou ! Sortons de cette ville !

-   Merci Papa d’être venu me chercher !

-   Bon alors, on parle d’agriculture ?

-   Ah ah ! On n’aura pas trop d’une année pour en parler ! Tiens, regarde tout ce monde, toi, vous, tous les étudiants dans les villes… Tandis que dans les fermes, il n’y a plus grand monde…

-   Il faudrait plus d’agriculteurs ?

-   Oui !! Bien sûr !

-   On ne peut pas continuer d’imaginer des milliers de gens concentrés en ville avec quelques agriculteurs qui les nourrissent ! »

 

 

 

 

 

 

Marine est étudiante aux Arts Déco à Paris. Son père est agriculteur dans la Marne. Un monde les sépare, un univers. Entre les deux, il y a pourtant une ouverture d’esprits. L’un n’est pas insensible aux arguments de l’autre. Entre l’artiste et le cultivateur, un dialogue constructif, affectueux et empathique va s’instaurer sur l’évolution des techniques agricoles, l’écologie et l’avenir de la planète.

 

 

 

 

© De Francqueville - Rue de l’échiquier

 

 

Marine de Francqueville signe un livre émouvant, instructif et qui fait réfléchir dans tous les sens. Nous ne sommes pas du tout ici dans une joute entre une écologiste urbaine et un paysan qui fait de l’agriculture intensive. Marine ne cherche en aucun cas à accabler son père et lui ne s’entête pas dans une théorie productiviste. Il est prêt à entendre certaines nécessités et à modifier sa méthode de travail pour le bien de la planète. Marine, c’est un peu Jacques Chancel dans Radioscopie qui viendrait interviewer un homme sur sa vie.

 

 

 

 

© De Francqueville - Rue de l’échiquier

 

 

Dans un graphisme en niveaux de gris à mi-chemin entre un style naïf et celui de Davodeau (qui entre parenthèses devrait adorer un livre comme celui-ci), Marine donne les clefs de toute l’évolution de l’agriculture depuis ses origines en général et depuis la Seconde guerre mondiale en particulier. On y vit le remembrement, l’agrandissement jusqu’au gigantisme des exploitations, les OGM, jusqu’à l’arrivée du bio, non pas présenté comme une dictature mais comme une nécessité.

 

 

 

 

© De Francqueville - Rue de l’échiquier

 

 

Alors que les grosses Majors (Delcourt, Soleil, Dupuis, Dargaud, Glénat,…) trustent le marché de la BD, c’est chez les tout-petits éditeurs que se passent parfois les choses. A l’instar de Des ronds dans l’O, les éditions Rue de l’Echiquier sont en passe de se faire leur place. Après le primé Moi, Miiko et Annikki, bande dessinée finlandaise de Tiitu Takalo prix Artemisia 2021, Celle qui nous colle aux bottes assoit leur position d’éditeur avec qui il va falloir compter.

 

Celle qui nous aux colle aux bottes, c’est la terre, mais c’est aussi Marine. La terre travaillée adhère aux bottes de l’agriculteur comme l’étudiante colle à celles de son père en ne le lâchant pas d’une semelle d’une part pour comprendre certaines choses, et d’autre part pour lui en faire comprendre d’autres.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

One shot : Celle qui nous colle aux bottes 

 

Genre : Témoignage 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Marine de Francqueville

 

Éditeur : Rue de l’échiquier

 

Nombre de pages : 200 

 

Prix : 21,90 €

 

ISBN : 9782374252742

 



Publié le 21/04/2021.


Source : Bd-best


Ecrivain, mode d’emploi hilarant.  Comment devenir un auteur à succès (ou, à défaut, un critique acerbe)

 

« - Donc vous cherchez un poste d’auteur à succès, c’est bien ça ?

-   Sur paris, si possible.

-   Je ne trouve rien pour l’instant. Par contre, je vois une formation… C’est un stage de poète maudit. Au programme : vie de bohème, misère et absence de reconnaissance artistique.

-   C’est rémunéré ? »

 

 

 

 

 

 

                Des relations, un bon agent, de l’inspiration et du talent : voici les quatre ingrédients pour faire de vous un auteur à succès. Si Môssieu La Mine a ce succès, il ne va pas garder la recette pour lui. Le généreux écrivain partage le mode d’emploi de son succès avec tous ses lecteurs. Et cela, vous l’avez dans les mains.

 

 

 

 

© M. La Mine - Delcourt

 

 

 

 

                A travers le personnage d’un poète maudit qui rêve de gloire et d’être invité à La grande librairie de François Busnel, M. La Mine brosse le portrait d’un auteur en quête de notoriété. On le verra s’inspirer de conflits amoureux, survivre dans une miteuse chambre de bonne, s’angoisser devant la page blanche, et la page blanche s’angoisser devant lui. Se lancer, s’accrocher, persévérer, Ne pas se décourager (même si c’est voué à l’échec) sont les quatre étapes qu’il va falloir patiemment franchir pour décrocher le saint-Graal de la publication, le tout présenté sous forme d’enchaînement de gags et de conseils ou de constats littéraires décalés. L’auteur nous informe entre autres sur le plan d’un roman difficile, les défauts courants des jeunes auteurs, les clichés à éviter, le plan du salon du livre, des tuyaux pour assurer de bonnes ventes, les romans rebaptisés, le placement de produits, et on en passe…

 

 

 

 

© M. La Mine - Delcourt

 

 

 

 

                La collection Pataquès présente une nouvelle pépite. Ne tient-on pas là la meilleure collection d’humour qui existe ? Dirigée par James, elle enchaîne les pures poilades : Romance, Open Bar, Salade César, El Chipo, pour n’en citer que quelques uns font partie du lot. Comment devenir un auteur à succès (ou, à défaut, un critique acerbe) est le deuxième titre de M. La Mine après Encyclopédie non exhaustive des savoirs approximatifs.

 

 

 

 

© M. La Mine - Delcourt

 

 

 

 

                Si grâce à ce titre, M. La Mine ne devient pas un auteur à succès, c’est que les lecteurs et François Busnel n’auront rien compris.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Comment devenir un auteur à succès (ou, à défaut, un critique acerbe)

 

Genre : Humour liitéraire

 

Scénario, Dessins & Couleurs : M. La Mine

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès 

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413028284

 



Publié le 21/04/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4332 -  21 Avril 2021

 

 

Spécial Robots

 

 

 

 

 

 

 

 

            Des robots en veux-tu en voilà pour ce nouveau numéro de Spirou. A l’occasion de la sortie du premier album de H.O.M.E, votre magazine se met à l’ère Transformers. Dans une couverture gris mécanique, Bourhis et Spiessert robotisent aux côtés du robot de leur série Imbattable, Gretchen de Zombillenium, Dad, Les cavaliers de l’apocadispe et Raowl. Inattendu et superbe. A l’intérieur, de nombreux auteurs invités apportent leurs gags et récits complets sur le thème. Parmi eux, Bernstein, Dutreix, Munuera, Pomès participent à ce numéro exceptionnel, couronné par un Papertoy H.OM.E pour les abonnés.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Marc BVR, Bourhis, Spiessert – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Scarface

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

Super-Groom : Chapitre 6

 

 

Récits complets :

 

Allô Dab’s ?

Dans les coulisses du Spirou (Dutreix & Bernstein)

Eurêka ! (Pomès)

H.O.M.E

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Aliens exploreurs

Brève (et désordonnée) chronologie des robots dans l’histoire (Baker & Ducoudray)

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Encyclopédingue (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Intelligence artificielle (Munuera)

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Terence & Bud (Mab)

Tuteurs mécaniques (Repos)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Priou

Concours abonnés : construisez un robot

Interview : Conversation robotique entre Bourhis & Spiessert et deux chercheurs en robotique

Jeux : Bienvenue sur la planète Robolux ! (Antoine et Morin)

Leçon de Bd (La) : Baker

 

 

Supplément abonnés :

Papertoy : H.O.M.E

 

 

En kiosques et librairies le 21 avril 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 


 



Publié le 20/04/2021.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2021