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Ceux qui posent des bombes et...  Ceux qui construisent des ponts

 

 

                  « - Ce qui m’est arrivé n’obscurcit pas ma vue : je vois bien que dans le monde de Batasuna, il y a une énorme tragédie… A mesure que le temps passe, sans que rien ne soit résolu, la tragédie augmente et touche de plus en plus de gens. Je ne connais pas la tête du type qui a mis la bombe dans ma voiture. Si je l’avais devant moi, je lui demanderais peut-être quel prix a pour lui la vie d’une personne. Et je lui dirais de lire, car il ne l’a sans doute pas beaucoup fait. Euskadi est géniale, oui… Mais elle ne vaut pas la peine que quiconque tue pour elle... »

 

 

 

 

  Edu Madina a survécu à un attentat. ETA a failli le tuer. Il a été député socialiste pendant treize ans. Il a quitté la politique. Il enseigne aujourd’hui à l’université et travaille dans une entreprise de consulting mondiale. Il écrit des articles dans « El Pais ».

  Fermin Muguruza était le leader du groupe indépendantiste Kortatu. Avec des titres comme Etxerat (La maison), ils se sont battus pour le retour des prisonniers basques. Il chante toujours, a fait une BD et participe à un film d’animation.

 

 

 

 

© Zapico—Futuropolis

 

 

  Zapico arrive sur la place Urdanibia à Irun où il a rendez-vous avec deux amis. Le quartier est surnommé « Mosku » car la place est également appelée Place Rouge. Mais nous sommes bien au Pays Basque. Edu et Fermin n’avaient rien en commun. Pourtant, ils sont réunis autour de Zapico pour comprendre le passé et parler de l’avenir d’Euskal Herria, du Pays Basque.

 

 

 

 

 

© Zapico—Futuropolis

 

  Comme il est dit dans l’introduction, ceci n’est pas un livre sur ETA, le général Galindo, Kortatu ou le PSOE (parti socialiste ouvrier espagnol) et pourtant on en parle. L’histoire commence à Irun en 1936, lorsqu’éclate la guerre civile. 1937, Bilbao tombe et Franco conquiert l’Euskadi, la communauté autonome basque.

 

 

 

 

© Zapico—Futuropolis

 

 

  Au travers des destinées de ses deux témoins, Zapico raconte l’histoire du Pays Basque des origines du conflit jusqu’à la dissolution de l’organisation armée indépendantiste ETA en mai 2018, en passant par le dépôt des armes en 2011.

 

  Dolores Gonzalez Katarain, dite Yoyes, qui fut le première femme à la tête d’ETA, l’affaire d’Altsasu, partie d’une bagarre nocturne dans une fête, et bien d’autres anecdotes parsèment et étoffent le récit.

 

  Annexe humoristique, la conclusion sur le choix du titre de l’album apporte une légèreté dans une histoire complexe.

 

 

 

 

© Zapico—Futuropolis

 

 

  Livre de paix, Ceux qui construisent des ponts nous enseigne qu’il y a toujours une lueur dans l’avenir et qu’il esr possible de partager les espaces.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : Ceux qui construisent des ponts

 

Genre : Reportage

 

Scénario & Dessins : Zapico

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 200

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782754826372

 



Publié le 01/04/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4225 -  3 Avril 2019

 

 

 

Il était une fois pas dans l’Ouest

 

 

 

 

 

 


            Le Marsupilami est de retour. Celui qui est à présent l’un des plus vieux héros du journal est de retour. Cette fois-ci, il laisse la vedette à Bibi, la petite Marsupilamie, pour une histoire qui fait la part belle à la gent féminine. On y rencontrera même Rosita Parquez, pendant sud-américain de Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation.

 

            Les histoires à suivre du moment dépotent grave ! Tebo offre comme la semaine dernière une magnifique double page de Raowl. Frnck, quant à lui, fait une rencontre incroyable, vraiment incroyable.

            Si vous aimez les chiens, vous adorerez le Stripbook de Supiot. Wouf !

 

 

 

 

© Supiot – Dupuis 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Marsupilami (Le) : Bienvenido a Bingo !

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

 

 

Récit complet :

 

Femmes en blanc (Les) : Grève sur le tas

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Millborough (La pause-cartoon)

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Cossu

En direct du futur : Le Parc Spirou

Interview : Batem & Colman

Leçon de BD (La) : Jouvray

Jeu : Joue avec le Capitaine Anchois

Spirou et moi : Locatelli

 

 

Supplément abonnés :

Stripbook : Clebs (Supiot)

 

 

En kiosques et librairies le 3 avril 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 31/03/2019.


Source : Bd-best


Montgolfière, paparazzi et safari pour les dernières aventures du gamin de Vivejoie-la-Grande.  Benoît Brisefer – Intégrale 5

 

 «  - Allons bon ! V’là mon caddie qu’est cassé, maintenant !

- Quelque chose qui ne va pas, Père Jules ? Vous avez un problème ?

- Tiens ?! Mais c’est le petit Brisefer ! Regarde ça ! Les roues ont cassé ! Je ne peux pas rentrer chez moi, c’est plein de kilos là-d’dans… Je ne pourrai jamais porter tout ça !

- N’ayez crainte, je vais vous aider à porter tout ça chez vous ! »

 

 


 

            Peut-être l’ignorez-vous, Benoît n’est pas un petit garçon ordinaire. Il est très fort, très très fort, sauf quand il s’enrhume. Mais vous ne l’ignorez pas… Tout le monde connaît Benoît. Il revient pour la cinquième et dernière intégrale de sa série regroupant ses trois dernières grandes aventures.

 

 

 

 

 © Garray, Culliford, Jannin, Parthoens, Nine, Grandmont - Le Lombard

 

 

            Dans Chocolats et coups fourrés, le laborantin d’une fabrique artisanale de chocolats découvre que les vaches en chocolat sortant de l’usine ne sont pas fourrées de petits œufs multicolores mais de drogue. Benoît va l’aider à démanteler le trafic organisé par un ingénieur de la boîte.

 

 

 

 

 © Garray, Culliford, Jannin, Parthoens, Nine, Grandmont - Le Lombard

 

 

            Dans John-John, Benoît accompagne Tonton Placide à la montagne. Celui-ci fait office de garde du corps pour le fils d’un acteur très connu. Les paparazzi sont redoutables. Mais il n’y a pas qu’eux. La vallée de Fingerspitze est convoitée par un promoteur immobilier qui est prêt à tout pour déloger les autochtones afin de réaliser son projet touristique.

 

 

 

 

 © Garray, Culliford, Jannin, Parthoens, Nine, Grandmont - Le Lombard

 

 

            Grâce au billet de tombola acheté par Monsieur Dussiflard, Benoît va accompagner le chauffeur de taxi dans la faune sauvage d’afrique. Et c’est le départ Sur la piste du gorille blanc. Ils vont y retrouver par hasard Tonton Placide qui doit assurer la protection du président du Mulundi. Mais les trafiquants d’animaux rôdent. Les plus dangereux ne sont pas forcément les plus sauvages.

 

 

 

 

 © Garray, Culliford, Jannin, Parthoens, Nine, Grandmont - Le Lombard

 

 

            Pascal Garray, Frédéric Jannin et Luc Parthoens cosignent avec Thierry Culliford respectivement chacune des trois dernières aventures du petit garçon à l’écharpe qui ne doit pas s’enrhumer sous peine de perdre sa force. Bien que n’atteignant pas le niveau de ses premières aventures, elles sont de très bonne facture. Les poncifs de la série sont présents. Les personnages secondaires retrouvent leurs rôles tout en laissant la part belle à Benoît.

 

 

 

 

 © Garray, Culliford, Jannin, Parthoens, Nine, Grandmont - Le Lombard

 

            La dernière aventure, Sur les traces du gorille blanc, est parue en 2015, soit onze ans après John-John. Elle faisait figure d’événement éditorial à l’occasion de la sortie en salle du film live Les taxis rouges. Malheureusement, les ventes n’ont pas permis la renaissance de la série. Depuis, Pascal Garray est décédé. Pur produit de l’école Peyo, il a porté le flambeau avec classe et honneur.

 

            La présente intégrale est complétée par trois courts récits signés Jannin et Catheline, Krings et Dugomier, puis Walthéry. Ils ont été réalisés pour un numéro spécial du journal de Spirou à l’occasion des cinquante ans de Benoît.

 

 

 

 

 © Garray, Culliford, Jannin, Parthoens, Nine, Grandmont - Le Lombard

 

 

            Comme pour Johan et Pirlouit, on espère vivement un revival de Benoît Brisefer. Il est incompréhensible que Le Lombard ne s’attaque pas à leurs reprises. C’est bien d’éditer des intégrales, mais l’héritage Peyo mérite que l’on s’intéresse un peu plus à lui. Y a pas des candidats ?

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Benoît Brisefer

 

Tome : Intégrale 5

 

Genre : Aventures humoristiques 

 

Scénario : Culliford, Garray, Jannin & Parthoens 

 

Dessins : Garray 

 

D’après : Peyo 

 

Couleurs : Nine & Grandmont 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 25,50 €

 

ISBN : 9782803672400

 

 



Publié le 31/03/2019.


Source : Bd-best


Do you do you do you...  Soyons fous 1

« - Bouge pas, sale vendeuse !!! Allez, tu me colles tous les tubes de peinture à l’huile dans ce sac !! Et ne t’avise pas de me fourguer de l’aquarelle… Allez hop ! Vite ! Vite ! Grouille !

- Pas un geste, damné enculeur de mamans !!

- Ooooh ! Le gendarme de Saint-Tropez !!

- Pour te servir, same petite crapule… Ooh… Van Gogh !

- Aaarh, mais chef, ce ne sont que des tubes de peinture, bordel… C’est pasque j’ai pas un rond pour les payer... »

 

 

 

 

            Pauvre Van Gogh ! Alors qu’il cherche simplement à libérer la palette chromatique, voilà ti pas qu’il est arrêté en plein larcin par le Gendarme de Saint-Tropez. Heureusement que son frère Théo, plein aux as, est là pour payer la caution.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Van Gogh n’est pas la seule star dont l’histoire est racontée dans Soyons fous. On y croise également Conan le barbare, Peter Pan et Toulouse-Lautrec. En outre, l’album est bourré de scientifiques, d’espions, de lutins, de bouchers. Il y a même des profs d’histoire-géo et des maçons. Des ours aussi ! Oui, oui, il y a des ours ! C’est dire si on en a pour son argent !

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Dans Soyons fous, les vieux ne se laissent pas castagner par les voyous et les grands mages délivrent leurs secrets. On assiste même au tournage du Crabe aux Pinces d’Or, avec des vrais morceaux de Tintin et de Capitaine Haddock dedans.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Vous l’aurez compris, c’est le joyeux bordel. Par chance, le véritable, l’unique, le seul gendarme, celui-là même de Saint-Tropez est là pour veiller à l’ordre.

 

            Soyons fous est la réédition du premier album de Manu Larcenet. Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans connaissent tout juste. Mais en 1999, encore au berceau, ils ne lisaient peut-être pas Fluide Glacial. C’était un temps où le magazine n’avait pas encore gagné ses couleurs et n’avait pas encore perdu son âme.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            A la sortie de l’album, Gaudelette et Larcenet dédicaçaient côte à côte à Angoulême et s’échangeaient leurs albums. C’était le bon vieux temps de la dédicace plaisir, zen et fun.

 

            Huit histoires courtes composent cet album. Exemples d’humour, elles sont toutes plus efficaces les unes que les autres. L’auteur développe sur cinq à six planches un non-sense à la Gary Larson. La Far Side Gallery de Larcenet est un asile à ciel ouvert. C’est à croire que ceux qui sont enfermés ne sont pas les plus fous. Il en reste en liberté.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Dès ses débuts, le dessinateur a montré sa propension à maîtriser le noir et blanc et les niveaux de gris, talent qu’il dynamitera plus tard dans son chef-d’œuvre Blast.

 

            Soyons fous est un album pour tous ceux qui sont encore des Peter Pan, tous ceux qui ont gardé leur humour sale gosse et ont des étoiles dans les yeux. Soyons fous, nous vivrons mieux !

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Soyons fous

 

Tome : 1

 

Genre : Policier/Humour 

 

Scénario & Dessins : Larcenet 

 

Éditeur : Fluide Glacial

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782378782542

 



Publié le 29/03/2019.


Source : Bd-best


Une série qui redéfinit la notion de super-héros.  Irena 4 - Je suis fier de toi

 

« - Je ne reconnais plus ma grande fille.

- Tant mieux ! Depuis que les allemands se sont rendus compte  que j’avais échappé à l’exécution, je n’ai pas le choix ! Il faut que je sorte déguisée. Ils me traquent… C’est pour ça que je reviens rarement dormir ici, hélas.

- Ne t’étonne donc pas que je me sois levée pour te dire au revoir.

- Je comprends. Et je t’avoue que ça me fait plaisir que tu aies désobéi. Je vais voir Antoni pour la première fois depuis mon évasion. Je lui confierai la garde de Shepsi pour quelque temps. »

 

 

 

 

            Varsovie, février 1944. Après son évasion, Irena a trouvé refuge chez sa mère. Aujourd’hui, après trois mois d’enfermement, la résistante a hâte de reprendre les affaires. Mais dans la clandestinité, ça va être encore plus compliqué. Le fidèle Antoni est toujours là pour lui donner un coup de main. Ensemble, ils ravitaillent les juifs cachés dans les endroits les plus improbables comme le zoo de Varsovie ou les sous-sols des bars. Irena croisera d’autres héros comme le jeune Martin, qu’elle soigne dans un hôpital de fortune, et qui a bravé tous les dangers, pris tous les risques pour vivre et survivre en se lançant dans un trafic de marché noir pour faire rentrer de la nourriture dans le ghetto.

 

            Parallèlement, en 1983, Irena raconte sa vie au mémorial de la Shoah à Yad Vashem à Jérusalem, dans l’allée des Justes.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

David Evrad varie les découpages comme jamais. On y trouve un dessin de Varsovie bombardée sur une double page, incrusté de plans rapprochés. Il y a deux planches se faisant face dont l’une est composée uniquement de cases horizontales et l’autre de cases verticales. Leur écho est puissant. On profite même d’images pleines pages. Le tout est mis en scène dans le graphisme rond et enfantin de David Evrard qui, contre toute attente depuis le début de l’aventure, a décuplé l’impact émotionnel d’un scénario comme celui-ci.

 

Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël nous immergent dans la Pologne de 1944, au plus près d’Irena, de son courage, de ses craintes, de ses peurs, de ses doutes. Irena est altruiste et philanthrope. Dans cet épisodes, les scénaristes creusent un peu plus ses sentiments. Irena y parle pour la première fois de la dépression, de la culpabilité de survivre jusqu’à l’acceptation d’avoir survécu.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

La série redéfinit la notion de super-héros. Ce n’est pas avec des super-pouvoirs que l’on sauve le monde, mais avec une âme.

 

Walter colore l’horreur dans des tons sombres. Dès que vient une respiration comme les animaux d’un zoo ou une collecte de nourriture dans une campagne bucolique, les couleurs vives apparaissent, comme dans les doux souvenirs d’enfance d’Irena ou le présent éclairé d’un monde libéré. Parmi tout cela, les âmes disparues accompagnent les vivants dans un bleu évanescent.

 

Il reste un tome au quatuor pour clore le destin d’Irena Sendlerowa et on appréhende déjà de la quitter bientôt. Mais ce qu’elle ne quittera plus jamais c’est le cœur de tous les lecteurs qui l’auront découverte grâce à cette adaptation de sa vie.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

« Je suis fier de toi. » murmure le fantôme du père à sa fille Irena. « Nous sommes fiers de vous. » pouvons nous murmurer aux auteurs de cette indispensable biographie dessinée à ranger à côté du Maus d’Art Spiegelman.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Irena

 

Tome : 4 - Je suis fier de toi

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Morvan & Tréfouël 

 

Dessins : Evrard 

 

Couleurs : Walter 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344031117



Publié le 27/03/2019.


Source : Bd-best


Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?  Valois 2 - Si deus pro nobis, quis contra nos ?

« - Le raffinement, c’est italien ! Qui a redécouvert l’art et les techniques de l’Antiquité ?! Qui a les peintres les plus talentueux ?! Les architectes les plus doués ?! Les…

- Oui. Vos villes sont belles.

- Belles ?! Mais elles sont magnifiques ! Nous sommes le phare de l’Occident !!

- Joli tableau. Mais la culture n’est pas tout. Vous êtes faibles, incapables de vous défendre sans aide extérieure.

- Porca miseria ! Pourquoi m’insulter dans ma demeure, Carlo ?! T’ai-je vexé ?!

- Vous pouvez m’appeler Charles, ou mieux encore : Majesté. Pas Carlo ! Apprenez à me nommer avant de m’adresser la parole. En France, celui qui a le dernier mot n’est pas celui qui parle le plus fort, mais celui qui possède le plus de canons ! »

 

 

 

 

  Quand Ludovico Sforza reçoit le roi Charles VIII, le More de Milan tient à en mettre plein la vue à son hôte. Mais quand ce dernier lui remet les points sur les « i » et les barres aux « t », il faut toute la diplomatie du cardinal de La Rovere pour apaiser l’ambiance.

 

  Pour joindre Naples, l’armée française traverse les états pontificaux de part en part. Henri Guivre de Tersac et Blasco de Vilallonga font partie des troupes du roi qui traverse l’Italie pour rencontrer le pape Borgia Alexandre VI.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Thierry Gloris se positionne en véritable maître de jeu. L’historien joue avec les personnages de l’Histoire comme avec des pions sur un échiquier. Il respecte cependant scrupuleusement  les événements. Son fin travail sur les dialogues fait croire qu’il a été le témoin direct des discussions de l’époque. Il utilise des personnages secondaires historiques de luxe comme Machiavel ou Louis d’Orléans qui font office de guests stars assoyant la crédibilité du récit.

 

  Jaime Calderon travaille avec précision. Le combat naval en mer Ligure est l’un des grands moments de l’album dans lequel le dessinateur montre la finesse de son travail avec un plaisir explosif et cinématographique. La scène de la descente du carrosse de Lucrèce Borgia est d’une puissance montrant la place importante des femmes dans l’Histoire. De la manière dont Borgia regarde Blasco de Villalonga de haut à la façon dont elle se laisse attraper par les bras d’Henri Guivre de Tersac, Calderon joue sur les attitudes des corps et les expressions des visages pour imposer les caractères.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Le dessinateur met le Pape et le Roi face à face dans une solide composition de couverture faisant écho à celle du tome 1. Leurs regards en disent long sur leurs déterminations et les érigent tous deux en souverains inflexibles. Les semi-sourires de Lucrèce Borgia et Giulia Farnese montrent qu’elles comptent bien abattre leurs cartes. Henri et Blasco y sont en retrait pour laisser leurs places aux acteurs dont la rencontre est le but du voyage. Ils sont positionnés en tant qu’observateurs au service de leur pays.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? En questionnant sur le rôle de l’Eglise dans l’Histoire du XVème siècle, Gloris raconte avec aventure et intérêt  une période riche, touffue et souvent mal explicitée qu’il était grand temps de débroussailler.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Valois

 

Tome : 2 - Si deus pro nobis, quis contra nos ?

 

Genre : Histoire

 

Scénario : Gloris

 

Dessins : Calderon

 

Couleurs : Felideus

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413005353

 



Publié le 26/03/2019.


Source : Bd-best


New-York - Paris. Itinéraire d'un ingénieur novateur. A comme Eiffel.

 

-          Les bons élèves ne sont que des ânes. L’école sert à former des troupeaux de moutons. Deviens un mouton, mais un mouton noir.  Si tu es trop scolaire Gustave, tu passeras toute ta vie dans une sombre classe d’école. Tu ne vas quand même pas finir instituteur, raté, minable, à corriger des copies d’élèves ! Ne te limite pas aux quatre murs d’une salle de classe. Tu as beau être un enfant, tu es loin d’être un idiot et tu possèdes un libre arbitre.

-          Un libre arbitre ?

-          Oui, ce fut un des enseignements de mon ami Robespierre « Pense par toi-même Mollerat.»

-          Robespierre, le révolutionnaire ?

 

 

 

 

 

Amoureux de sa cousine Alice dès sa tendre enfance, Gustave Eiffel fait face au refus de sa mère ne cautionnant pas une telle relation. Cette dernière a de grandes ambitions pour son fils unique. Élève rêveur et dissipé lors de son enfance, à seize ans il est envoyé pour étudier à Paris. C’est là qu’il se passionne pour les progrès techniques et les grands projets d’infrastructure. C’est l’époque où le chemin de fer révolutionne les moyens de transport. C’est aussi une époque où l’on a besoin d’un grand nombre d’ingénieurs pour construire les gares, les ponts et les viaducs nécessaires à ce type de communication.

 

 

 

 

©  Coste – Trystram – Casterman.

 

 

Après avoir travaillé sur plusieurs grands projets en France et en Europe, Gustave participe à la construction du viaduc de Saïgon en 1875. Forcé par sa mère d’épouser la fille d’un brasseur pour laquelle il n’a aucun sentiment, Eiffel délaisse sa famille pour s’impliquer dans des projets pharaoniques.

En 1876, il termine la construction de la Statue de la liberté, un monument offert par la France aux États-Unis à l’occasion du centenaire de la déclaration d’indépendance de 1776. Forcé de rester en France pour les obsèques de sa mère, Eiffel n’assistera pas à  l’inauguration de sa statue.

 

 

 

La tenue de l’exposition universelle de 1889 commémorant le centenaire de la Révolution française lui permet de proposer un monument à la gloire du progrès technique : une tour en fer culminant à une hauteur de 312 mètres (324 mètres avec antenne).

 

 

 

 

 

Au moyen de l’inclusion de plusieurs coupures de presse d’époque, le scénariste (Martin Trystram) nous fait suivre les différentes réalisations mais aussi les déboires rencontrés par Gustave Eiffel. Lors de la construction de la Tour Eiffel, de nombreux artistes et écrivains (Émile Zola, Guy de Maupassant, Huysmans, etc) signèrent une tribune dans la revue « Le temps » du 14 février 1887 soulignant l’inutilité et la monstruosité de cette dernière. Alors qu’elle aurait dû être démontée vingt ans plus tard, elle est devenue le symbole phare de la capitale française. Avec ses sept millions de visiteurs annuels, elle est le second monument français le plus visité.

 

 

 

 

 

Quelques mois plus tard, le nom d’Eiffel est associé à celui de Ferdinand de Lesseps dans un projet se révélant être un gouffre financier : le creusement du Canal de Panama devant relier les océans Atlantique et Pacifique. Á l’inverse d’Eiffel qui se serait enrichi, de nombreux petits épargnants français ayant investi dans l’aventure se sont retrouvés ruinés. Victime d’antisémitisme, attaqué par la presse, il est condamné à deux ans de prison et vingt mille francs d’amende pour escroquerie. Emprisonné à la Conciergerie, il sera libéré quelque temps plus tard, par contre sa personnalité en restera blessée à jamais.

 

 

 

 

©  Coste – Trystram – Casterman.

 

 

 

Xavier Coste (dessinateur) et Martin Trystram (scénariste) nous proposent un roman graphique sur la vie de Gustave Eiffel. Basé sur l’amour porté par ce dernier vis- à- vis de sa cousine Alice, ils nous font découvrir à travers sa vie intime, les différentes réalisations proposées par ce génie des défis techniques. Selon nos deux compères, la forme en « A » de la tour Eiffel aurait à voir avec l’amour de Gustave pour Alice… De nombreuses couleurs alternant ambiances chaudes et froides ont été utilisées par Xavier Coste pour évoquer la vie d’Eiffel. A ne surtout pas manquer, les dernières pages de l’ouvrage évoquant les retrouvailles entre Gustave et Alice, tous deux passés sur l’autre rive ...

 

 

Haubruge Alain.

 

 

 

Titre : A comme Eiffel

 

Tome : One shot

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Martin Tystram 

 

Dessins : Xavier Coste

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 130

 

Prix : 21,00 €

 

ISBN : 9782203164383



Publié le 26/03/2019.


Source : Bd-best


Réduire, rajeunir, plonger et disparaître.  Les Petits Hommes Intégrale 10 - 2000-2003

 

« - Renaud, avoue, je t’ai fait peur ?

- Cédille ?! T’es malade, ça te prend souvent ? J’étais sur les traces d’un rossignol, et par ta faute, il s’est sauvé, sotte !

- Avec des cêpes et mijotée au vin rouge, la chair du roitelet est meilleure…

- Cédille, tu dis n’importe quoi ! Ça te dérange en quoi que j’observe et étudie le comportement animal dans son habitat naturel, hein ?! Casse-pieds ! »

 

 

 

 

  Si vous croyez que Renaud va passer ses aventures à observer les animaux dans la nature et à baguenauder dans les pâturages, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Chez les petits hommes, l’aventure est à la sortie de la grotte, quand elle n’est pas à l’intérieur.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans cette intégrale regroupant quatre aventures publiées entre 2000 et 2003, Renaud et ses camarades vont vivre des aventures dont le chef de la sécurité d’Eslapion ne va pas toujours ressortir indemne.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans Bingo, un petit homme ado turbulent portant le nom d’un jeu de hasard récupère un fragment de la météorite qui les a réduit pour aller faire le fou-fou dans le monde des grands. Mais lorsqu’un grand malintentionné cherche à savoir le secret de leur petite taille, les choses dégénèrent rapidement.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans Miss Persil, les petits hommes décident de renvoyer dans le monde des grands Aurore, une adolescente attardée, afin que, grâce à un élixir de jouvence concocté par le Docteur Hondegger, elle s’intègre à une vie « normale » en retrouvant un physique correspondant à son âge mental. Tout est prévu pour que l’ « agrandissement » de la gamine et de ses parents se passent bien. Un seul bémol : l’effet secondaire de l’élixir agit sur la couleur des cheveux, d’où le surnom de la jeune fille. Ainsi, Aurore aux cheveux verts devient Miss Persil et intègre l’école et la classe de Cédric et Chen, avec leur maîtresse Mademoiselle Nelly. Mais des moqueries de camarades vont inciter la gamine à employer...les grands moyens. Renaud fera partie des victimes collatérales et finira l’album dans un drôle d’état.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans Les fourmicrabes, les petits hommes récupèrent un dauphin à l’aileron passablement amoché. Comment s’est-il blessé ? Après quelques jours de convalescence, le mammifère est rendu à la mer. Le vétérinaire d’Eslapion disparaît dans l’eau. En essayant de retrouver sa trace, Renaud découvre dans les fonds marins un élevage d’œufs fluorescents dont s’occupent des humains qui lui demandent de l’aide. Le mystère est complet si l’on rajoute les géants de fer qui débarquent sur une plage...

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Chiche commence comme une affaire Dominici. En pleine cambrouse, la petite Margot s’échappe de chez son oncle qui veut la supprimer. Les petits hommes la sortent in extremis des griffes du vieux fou assassin de touristes allemands. Qui plus est, le paysan fait du trafic de chiens avec une bande de malfrats dont les intentions sont plus que malveillantes.. Renaud  a quant à lui retrouvé sa taille normale, mais les effets secondaires du remède l’ont rendu… transparent.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Pourquoi lorsqu’un dessinateur comme Fabrice Tarrin fait du Franquin on crie au génie et lorsque Seron le faisait on l’accusait de piller l’œuvre du maître ? Oui, Renaud ressemble physiquement à Gaston. Et alors ?  Seron dessinait quasiment aussi bien que Franquin. Point. Peu d’auteurs peuvent s’en targuer.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Seron a créé un monde et une œuvre personnelle, inventive, originale, précurseuse. Il a destructuré le 44 planches classiques en faisant pivoter le format à l’italienne (La planète Ranxerox), il a osé la dominante blanche sur la majorité d’un album (Le trou blanc), il a réalisé un des premiers cross-over (avec la Scrameustache : Le pickpocket/Kromoks en folie), a tué tous ses personnages (Le dernier des petits hommes), introduit Renaud dans un univers de jeux vidéos bien avant Ralph et ses mondes (Melting-Pot). Et ce ne sont que quelques exemples...

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Seron nous a quitté en 2017. Il a fait les beaux jours du journal Spirou et des éditions Dupuis. Ils lui rendent honneur avec cette belle intégrale dont il reste encore un volume à paraître, et dans lequel on verra que les dernières années de l’auteur dans les pages de l’hebdomadaire ne l’ont pas vraiment mis à l’honneur.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Petits Hommes

 

Tome : Intégrale 10 - 2000-2003

 

Genre : Aventures

 

Scénario & Dessins : Seron

 

Couleurs : Leonardo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 240

 

Prix : 28,95 €

 

ISBN : 9782800174525

 



Publié le 25/03/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4224 -  27 Mars 2019

 

 

Frnck revient et il est très attendu !

 

 

 

 

 

 


            Mais quel retour fracassant ! Avec Cannibales, Frnck démarre sa cinquième aventure.  Brice Cossu est au meilleur de sa forme. Il est même encore plus fort que d’habitude. Depuis le début, on aura vraiment assisté dans Spirou à la naissance d’un futur très grand artiste de la BD. De plus, Cossu gratifie les abonnés d’un superbe poster.

 

            Deux récits complets sont au rendez-vous : Les femmes en blanc, qui sont souvent là ces temps-ci et c’est tant mieux, ainsi qu’une délicate et sensible histoire sur le mémoire signée Aurélien Maury dans un graphisme à mi-chemin entre Bravo et Floc’h.

 

 

 

© Cossu, Bocquet, Guillo – Dupuis 


 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

 

 

Récits complets :

 

Brume (Maury)

Femmes en blanc (Les) : Les gentiles et les autres

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Capitaine Anchois

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Millborough (La pause-cartoon)

Willy Woob

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Aventure sur commande (L’) : Nicoby

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Ruiz

En direct du futur : DePins

Interview : Cossu

Leçon de BD (La) : Jouvray

Jeu : Préhistoire de fou (Aucomte)

Spirou et moi : Bataillon

 

 

Supplément abonnés :

Poster Frnck

 

 

En kiosques et librairies le 27 mars 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 24/03/2019.


Source : Bd-best


Comme un vol de sterne au-dessus de la ville, le croque-mort observe…  Stern 3 – L’Ouest, le vrai

 

« - Merci à tous d’être venus, et merci à Monsieur Cobb de passer par notre petite ville pour nous présenter ses mémoires. Je l’avoue, j’étais un peu sceptique à l’idée de recevoir un personnage précédé par sa réputation, voyou, séducteur, justicier, tout et son contraire. Mais j’ai lu son histoire et, vu la résolution pacifique de sa rencontre avec Monsieur Gladwell, je peux le dire : Colorado Cobb est un homme d’action doublé d’un gentleman, et il n’y a rien de plus américain. Et pour cette occasion unique nous vous proposons des prix imbattables sur les selles, bottes, éperons et ceinturons et, pour une Winchester achetée, vingt cartouches offertes. »

 

 

 

 

 

1856, à Morrison, petite ville tranquille du Far West, le ver pénètre dans le fruit. L’auteur de « Guns and Women, Women and guns » vient dédicacer ses mémoires. Colorado Cobb et le sheriff se regardent en chiens de faïence. Mais il y a plus embêtant, le père d’une des femmes qui a croisé la route de l’écrivain a une vengeance à assouvir. Et pour cause…

 

Pour Stern, la problématique est tout autre. Son contrat de croque-mort de la ville va-t-il être reconduit ?

 

 

 

 

© Maffre, Maffre– Dargaud

 

 

Le monde du western en bande dessinée est exploité, surexploité, supra-exploité. Et pourtant, ça marche. Le genre se prête à merveille au média. Ces dernières années, les nouvelles séries de l’Ouest ont surgi par poignées : Dust, Sykes, Lonesome, Walter Appleduck,…

 

Depuis Lucky Luke, le croque-mort est l’un des personnages mythiques. Tout d’un coup, la profession s’est vue mise en exergue par deux têtes d’affiche : Jonas Crow, l’undertaker, d’un côté, Stern de l’autre. Si l’un est un héros, impassible et froid, certes, mais un héros, l’autre, celui qui nous intéresse ici, Elijah Stern, se rapproche plus de l’anti-héros. Il n’en est pas totalement un, mais si on devait faire pencher la balance, elle le ferait en ce sens. Stern est un observateur. Il subit. Quand il agit, il n’a pas toutes les cartes en main. Il aspire à la tranquillité et ne recherche pas à occuper le devant de la scène.

 

 

 

 

© Maffre, Maffre– Dargaud

 

 

Pour autant, il y a tant de personnages dans la série qu’on ne s’y ennuie pas une seconde. Les frères Maffre créent le western chorale. Par moments, on se croirait à Wood-City. A mi-chemin entre Chick Bill, pour la vie de village, et Comanche, pour le recul qu’on les personnages face aux événements, Stern fait figure de concept hybride.

 

 

 

 

© Maffre, Maffre– Dargaud

 

 

L’Ouest, le vrai. Le titre résonne comme une mise en garde. L’Ouest, tu voulais y être, fossoyeur, tu y es. Voilà comment c’est.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Stern

 

Tome : 3 – L’Ouest, le vrai

 

Genre : Western

 

Scénario : Frédéric Maffre

 

Dessins & Couleurs : Julien Maffre

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505079265

 



Publié le 24/03/2019.


Source : Bd-best


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