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La guerre des Lulus.  La perspective Luigi T.1  Un air de Suisse à Berlin !

 

 

« Ludwig avait appris que les Allemands envoyaient en Suisse tous les Français qui étaient trop vieux ou trop jeunes ou trop mal foutus pour travailler. Ils ne voulaient pas s’encombrer de bouches inutiles. On a donc décidé de rejoindre le convoi des rapatriés mais comme Lucien et moi on était déjà assez grands pour être réquisitionné dans un bataillon de travailleurs, il a fallu qu’on se fasse discrets. Le problème, c’est que l’on s’est gouré de train. »

 

 

 

 

 

 

Que d’eau a coulé sous les ponts depuis le 19 janvier 2013, date de parution officielle du premier album « la guerre des Lulus » intitulé « la maison des enfants perdus » scénarisé par Régis Hautière et illustré par Hardoc.  Le 15 novembre 2017 marquait officiellement la fin des aventures des petits Lulus. Cette guerre de 14-18 racontée par des enfants ayant en commun d’être orphelins et d’avoir la première particule de leurs prénoms commençant par « Lu ». Ces derniers se trouvant aussi seuls, livrés à eux-mêmes, après l’évacuation de leur orphelinat. En cours d’aventure, ils vont faire la connaissance de Luce, une petite réfugiée belge, accompagnée de son chat, égarée par ses parents lors de leur fuite face aux Allemands. Très vite, les besoins vitaux vont ressurgir (nourriture et logement).

 

 

 

 

 

 

© Hautière – Cuvillier – Casterman.

 

 

 

 

 

Que de tristesse lorsque cinq albums plus tard, la paire  Hautière – Hardoc dépose les crayons annonçant le mot fin. Heureusement, un spin off à la série est né, nous racontant les aventures et péripéties de notre petite équipe lors de l’année 1916, lorsque ceux-ci pensant prendre un train en direction de la Suisse se sont malencontreusement retrouvés à Berlin. On retrouve le même scénariste auquel on a adjoint  Damien Cuvillier, un dessinateur ayant déjà traité précédemment un sujet plus ou moins semblable dans un diptyque paru aux Éditions Bamboo - Grand Angle «  Les souliers rouges ». Cette nouvelle collaboration garde l’esprit et le graphisme originel de la série, conservant son vocabulaire enfantin face à la dureté de la guerre.  

 

 

 

 

© Hautière – Cuvillier – Casterman.

 

 

 

 

Printemps 1916, nos Lulus tentant de rejoindre la Suisse vont prendre le mauvais train. Arrivé à Berlin, capitale du Reich, ils vont devoir apprendre à survivre dans une ville étrangère meurtrie par la famine. Très vite, ils rencontrent une bande de gosses des rues, tout en gardant bien de cacher leur véritable nationalité. En plein cœur du territoire ennemi, ils vont être confrontés à de nouveaux dangers, poursuivis par la police voire tombant captifs dans les griffes d’autres bandes.  En résumé, un très bon album, bien structuré, destiné à un public âgé de 7 à 77 ans.

 

Haubruge Alain



Titre : 1916 La perspective Luigi.


Tome : 1


Série : La guerre des Lulus.


Editeur : Casterman.


Genre : Aventure.


Scénario : Régis Hautière.


Dessin : Damien Cuvillier.


Couleur : David François.


Nombre de pages : 64.


Prix : 13,95 €.


ISBN : 9782203136847



Publié le 08/06/2018.


Source : Bd-best


Dans un Hollywood qui faisait encore rêver, Ferdjoukh et Pitz font la lumière sur la bobine oubliée de ce cher Alfred

Le mercredi, c’est jour des sorties cinéma, et dans la rubrique « c’est presque du cinéma », au rayon BD, Malika Ferdjoukh et Nicolas Pitz ont exhumé un chef-d’oeuvre oublié, fantôme même, resté dans l’ombre d’Hitchcock : son film-testament « Mary Rose ». Un film sortant des films à sueurs froides et à psychose que le maître du suspense avait pris l’habitude de faire. Raison pour laquelle les studios ne se mouillèrent pas pour le produire et Hitchcock n’eut d’autre solution que de le produire de sa poche et dans le plus grand secret. Enfin, secret, aujourd’hui rompu par le téméraire Harry qui, entre fiction et réalité, grand écran et petites cases, nous infiltre dans ce milieu qui faisait encore rêver, à l’époque. Et Rue de Sèvres continue de porter en cases, avec brio, certaines belles pièces de l’École des Loisirs, sa maison soeur.

 

 

 

 

 

 

 

© Ferdjoukh/Pitz chez Rue de Sèvres

 

Résumé de l’éditeur : Harry Bonnet, 16 ans, fils d’un cuistot montmartrois, est fou de cinéma. Comment s’est-il retrouvé à Hollywood ? C’est simple. Il lui aura suffi d’une gifle, d’une caille rôtie et d’une assiette de pommes de terre pour traverser l’Atlantique et atterrir sur la colline mythique. L’Amérique ! Des stars à tous les coins de rue ! Une nuit, il s’introduit en catimini sur le plateau n° 17, remplace au pied levé un second rôle souffrant et… tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock. Le metteur en scène le plus célèbre du monde commence le tournage d’une pièce de J. M. Barrie, Marie Rose. C’est un secret absolu. Le film porte un faux titre et Hitchcock lui-même a pris un nom de code. Mais pourquoi diable Harry a-t-il voulu voir les premières minutes du film fantôme ? Pourquoi a-t-il désobéi au maître du suspense ?

 

 

 

 

© Ferdjoukh/Pitz chez Rue de Sèvres

 

C’est dans son ombre si reconnaissable qu’Hitchcock a fondé sa légende et mûri ses secrets de fabrications mais aussi les secrets d’un pan de l’Histoire cinéphile. Certains restent encore opaques et bien mystérieux. Comme cette arlésienne jamais concrétisée qu’est Mary Rose, une pièce de J.M. Barrie (oui, oui, le papa de Peter Pan !) dont Alfred Hitchcock était tombé irrémédiablement amoureux au point de vouloir la porter des planches à la caméra, à différents moments de sa carrière.

 

 

 

 

© Ferdjoukh/Pitz chez Rue de Sèvres

 

Cette pièce, à des lieues de ce que ce cher Alfred a pu porter sur grand écran, c’est l’histoire fictive de Mary Rose, une fille qui, par deux fois séparées par de nombreuses années, disparaîtra de manière inexpliquée sur une île écossaise. Deux disparitions d’autant plus mystérieuses que la malheureuse sera frappée d’amnésie, incapable de se souvenir de ce qui lui est arrivé durant cette « évaporation ».
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© Ferdjoukh/Pitz chez Rue de Sèvres

 

Qu’on s’entende, Malika Ferdjoukh et Nicolas Pitz ne vont pas solutionner cette pièce (découvrez-la, elle vaut le coup, dixit Alfred) et nous embarquent dans une ambiance moins écossaises qu’hollywoodienne : ils ont retrouvé le dernier chef-d’oeuvre du Maître du Suspense, celui que personne n’a vu, qui danse avec les fantômes des œuvres oubliées, restées confidentielles ou tout simplement non-terminées. Mais, ce Mary Rose version filmée, vous ne pouviez mal de le trouver, tourné à la nuit tombée et, ensuite, rangé sous une fausse étiquette.

 

 

 

 

© Ferdjoukh/Pitz chez Rue de Sèvres

 

C’était sans compter le mini-inspecteur Harry qu’a imaginé Malika Ferdjoukh en roman et désormais en BD, auquel Nicolas Pitz donne un corps et une frimousse téméraire. Harry a 16 ans, porté par le vent américain de tous les possibles, le permis en poche et la jeunesse qui parle pour lui et toutes les aventures qui s’offrent à lui. Et dans celles-ci, il n’est pas dit qu’il va obéir docilement à son père qui semble lui cacher la vérité. Chef cuisinier pour une actrice du cinéma muet devenu parlant pour mieux la mettre dans une retraite confortable, le père d’Harry s’éclipse tous les soirs pour une mission dont il ne peut rien dire et, du coup, ça va intriguer notre petit héros qui va vite s’apercevoir que son enquête le mène dans l’obscurité d’un plateau de tournage quasi-clandestin mais illuminé par la présence de son chef d’orchestre mythique : Sir Alfred Hitchcock… en compagnie de l’intransigeante Alma. Les remontrances font vite place à une expérience inoubliable : Harry va devenir figurant, par la force des choses… et, par la tournure de celles-ci, acteur de la sauvegarde de cette ultime oeuvre. Car les vautours et les corbeaux rodent autour de ce trésor sur pellicule qui peut sans aucun doute rapporter une fortune s’il tombe dans les mauvaises mains.

 

 

 

 

© Ferdjoukh/Pitz chez Rue de Sèvres

 

Retrouvant la grandeur éblouissante d’un Hollywood qui n’avait pas encore perdu toutes ses paillettes mais dont les lettres reconnaissables étaient déjà dans un sale état, le duo nous entraîne dans un voyage très agréable au pays de quelques légendes. S’évadant du script de la réalité, c’est sur les chemins trépidants de la fiction que le cinéma explose le décor pour se confondre avec les faits avérés (le couple Alfred-Alma, l’authenticité d’un cinéma encore fait-main). Les méchants n’ont peur de rien et Harry encore moins dans ce qui sera une course-poursuite généreuse et sans cascadeur. Nicolas Pitz, de son style très accrocheur et raffiné, trouve une ambiance et une reconstitution intactes. Et ce n’est pas du cinéma, c’est de la BD… bien dirigée.

 

 

 

 

© Ferdjoukh/Pitz chez Rue de Sèvres

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : La bobine d’Alfred

Récit complet

D’après le roman de Malika Ferdjoukh et une histoire de Gérard Goldman

Scénario : Malika Ferdjoukh

Dessin et couleurs : Nicolas Pitz

Genre: Polar

Éditeur: Rue de Sèvres

Nbre de pages: 100

Prix: 14€



Publié le 07/06/2018.


Source : Bd-best


Couples sortez de votre quotidien chiant à mourir…  Moins qu’hier (plus que demain)

 

 

            « - Mmm, il est délicieux ton café, ma chérie… Quel bonheur de le boire face à toi au petit matin… J’aime tant ton visage au réveil, pas coiffée et pas maquillée, c’est merveilleux…

-          Bernard, en fait t’es chiant… Tu es toujours positif, toujours content de tout… En fait, je réalise que je m’emmerde avec toi…

-          Tu vois, ça j’adore chez nous, le fait qu’on se dise tout… Je trouve ça formidable… »

 

 

 

Anne et Grégoire, Flore et Jérémy, Géraldine et Fabien, Agathe et Bernard,…  Les couples diffèrent mais les anecdotes sont de celles qu’il arrive à tous. L’homme et la femme ont chacun leurs défauts et leurs qualités, leurs travers et leurs spécificités. Et ça fait rire, parce que Grégoire, Jérémy ou Bernard, c’est aussi Alain, Bruno ou Laurent, Anne, Flore ou Agathe, c’est aussi Jacqueline, Sophie ou Virginie. Ces gens-là, ce sont eux, ce sont vous, ce sont nous.

Les hommes sont-ils tous machos et les femmes toutes féministes ? Cela forme-t-il des couples compatibles ? Des fois, ça arrange bien les uns ou les autres d’être catégorisés. Un voyageur parle un peu trop fort dans le train ? Madame va envoyer Monsieur régler l’affaire.

 

 

 

 

 

 

© Fabcaro - Glénat

 

 

 

 

            Le quotidien, passionnant pour les uns, peut s’avérer ennuyeux pour les autres. Partager le ciné, la forêt, la cuisine main dans la main, c’est s’emmerder pour certains. Une excuse mal à propos pour une invitation à dîner que l’on n’a pas envie d’honorer, et c’est le ridicule assuré.

            Entre beaux-parents et enfants, entre potes et prêtre, les quiproquos engendrés sur la vie du couple sont légion.

 

 

 

 

© Fabcaro - Glénat

 

 

 

 

            Avec Jean-Louis et Moins qu’hier (plus que demain), Fabcaro fait un doublé d’entrée dans la collection Glénaaarg ! Le premier est une réédition, le second une nouveauté. On mesure ainsi les progrès faits par l’auteur. Le premier est rigolo, le second est hilarant. Dans le premier, le graphisme rondouillard faisait partie intégrante du comique des situations. Dans le second, le trait réaliste évasif tranche avec les dialogues caustiques et cocasses, mais aussi réalistes.

 

            Moins qu’hier (plus que demain) est un livre de société qui déclare les couples unis par les liens d’un mariage précaire et conflictuel…ou pas.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Moins qu’hier (plus que demain)

Genre : Humour couplé

Collection : Glénaaarg !

Scénario, Dessins & Couleurs : Fabcaro

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 64

Prix : 12,75 €

ISBN : 9782344025796



Publié le 07/06/2018.


Source : Bd-best


Morrison et ses ouailles, outlaws du Grand Ouest, verront-ils cette maison bleue adossée à la colline ?

Le braquage était parfait, la fuite, elle, va être longue et périlleuse. Avec leurs uniformes datant d’une guerre de sécession finie depuis longtemps, quoique toujours dans les mémoires, la bande de Morrison n’a en effet pas course gagnée et les embûches vont se succéder du désert à la ville, San Francisco se lève dans le bruit des guns !


 

 

 

 

 

 

 

© Seiter/Brecht aux Éditions du Long Bec

 

Résumé de l’éditeur : Après avoir attaqué un train et volé 350 000 dollars, les outlaws fuient vers l’Ouest avec une bande d’Apaches et une compagnie du 7e de cavalerie aux trousses. Les accrochages et les morts se succèdent à un rythme soutenu et des tensions apparaissent au sein du groupe de fugitifs. Morrison et ses acolytes ont peut-être récupéré beaucoup d’argent, mais, au bout du compte, combien seront-ils à pouvoir en profiter ?…

 

 

 

 

© Seiter/Brecht

 

Les westerns se suivent et ne se ressemblent pas sur les planches de BD, signe que le genre désavoué selon les périodes et les modes est loin d’avoir dit son dernier mot. Et Roger Seiter et Daniel Brecht en ont d’ailleurs plusieurs à dire. S’il est vrai qu’on a vu bien des courses-poursuites (au rythme de Tornado plus que des Fast and Furious) et des chasses-à l’homme dans bien des décors, c’est justement le décor choisi par les deux auteurs qui n’est pas banal. Et les autochtones qui y sont passés.

 

 

 

 

© Seiter/Brecht aux Éditions du Long Bec

 

C’est au forceps que le convoi doit avancer et… s’ébranler. En effet, l’entente n’est plus vraiment au beau fixe entre les quinze survivants. L’appât d’un gain jamais trop grand pour un seul homme (or ils sont encore nombreux à devoir se partager les 300 000 dollars) et les tensions inhérentes à une communauté sous pression, encore plus quand elle est formée par une horde de brigands.

 

 

 

 

© Seiter/Brecht aux Éditions du Long Bec

 

Alors, c’est vrai, il faut aller vite mais le duo Seiter-Brecht ne se précipite pas – d’où l’intérêt de deux tomes de 54 planches – et permet aux lecteurs de s’imprégner de ce désert caliente et ébouillantant. Brecht burine les visages, martyrise leur témérité tandis que les mines des outsiders s’aiguisent, muées par l’envie d’en finir avec ces gangsters de l’Ouest qui ont semé la pagaille et la mort dans ces contrées qui pourraient être calmes (c’est d’ailleurs pour ça que les coups de feu, comme des coups de tonnerre, s’entendent à des miles à la ronde). Les vautours rodent désormais et il ne restera pas beaucoup d’humains pour profiter du magot… s’il en reste. La maîtrise règne et fait sa loi au milieu des hors-la-loi et Seiter et Brecht (dont le trait renoue avec une certaine conception « Giraudienne » du western ont plus que réussi à nous embarquer dans cette cavale infernale.

 

 

 

 

© Seiter/Brecht aux Éditions du Long Bec

 

Tellement infernale que certains se sont dit que cela valait la peine de vous la mettre un peu plus dans les oreilles. Courant 2019, en plus d’une intégrale de vachement bon diptyque, L’or de Morrison devrait connaître une version numérique augmentée et sonore. Le samedi 21 avril, les éditions du long bec et Audio Picture ont participé au premier hackathon du livre numérique, organisé à Strasbourg, et l’ont remporté grâce à cette proposition de BD sonore enrichie. Ainsi, des comédiens joueront les personnages dans une mise en scène sonore. L’interaction avec l’auditeur/utilisateur se fera grâce à un système de notification lors de l’écoute. Lorsque l’histoire comporte une scène en parallèle de la scène écoutée, l’appareil vibre et l’histoire continue quand l’auditeur/utilisateur déverrouille la notification pour regarder la scène annexe. Le challenge sera de ne pas perturber l’écoute avec le visuel. Bref, enfilez votre plus belle tenue d’outlaw et préparez vos oreilles, ça va faire du bruit.

 

 

 

 

© Seiter/Brecht aux Éditions du Long Bec

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : L’or de Morrison

Tome : 2/2

Scénario : Roger Seiter

Dessin et couleurs : Daniel Brecht

Genre : Western

Éditeur : Éditions du Long Bec

Nbre de pages : 54 ( + dossier de huit pages)

Prix : 16,50€



Publié le 06/06/2018.


Source : Bd-best


Gisèle et Béatrice … Conte érotique mixant satire sociale et humour caustique.

«  - Et enfin avec moi, vous êtes froide et distante.


- Que voulez-vous dire ?


- Vous m’avez très bien compris…J’adore vos seins !


- Ça c’est du harcèlement sexuel !! Arrêtez !!


- Harcèlement sexuel Mon dieu … comme vous y aller.


- Si vous continuez, j’entame une procédure »

 

 



Réédition réalisée par les Éditions Dupuis dans la collection « Air Libre » de l’album « Gisèle et Béatrice » scénarisé et dessiné par Benoît Feroumont paru en septembre 2013, devenu introuvable au fil des mois passés. L’auteur nous délivre un conte érotique totalement décalé sous forme de satire sociale, mixant scènes coquines avec les sentiments vrais, le tout traité avec un humour hyper caustique. On y découvre la vie de Béatrice, une femme sous payée pour ses compétences professionnelles et harcelée par son patron.

 

 

 

 

 

 

© Feroumont – Air libre – Dupuis.

 

 

 

Bien décidée à se venger de ce dernier, elle l’invite et en profite pour l’ensorceler en « le » transformant en femme de ménage venant de l’est « Gisèle ». Son patron ayant disparu de la sphère du travail, elle en profite pour prendre en main sa société. Côté privé, elle fait subir à ce dernier  « Gisèle » l’ensemble des humiliations machistes réservées à la gent féminine. Pas de démonstration pornographique mais plutôt une réflexion sur la place globale de chacun d’entre nous  dans la société.

 

 

 

 

© Feroumont – Air libre – Dupuis.

 

 

En résumé, une histoire troublante et émouvante alliant sensualité, humour et propos engagé, se laissant déguster jusqu’au bout, destinée à un public averti.

Haubruge Alain


Titre : Gisèle et Béatrice


Genre : Fantastique – ésotérique – Roman graphique.


Éditeur : Dupuis


Collection : Air Libre


Scénario : Benoît Feroumont


Dessins : Benoît Feroumont


Nombre de pages : 128


Prix : 16,50 €


ISBN : 9791034730339



Publié le 06/06/2018.


Source : Bd-best


L’humour des frères Cohen et la violence de Tarantino réunis car… Il faut flinguer Ramirez – Acte 1

    « - Reprenons. Vous disiez qu’il avait été embauché à la Robotop en Avril 81… C’est exact ?

 
-    Tout à fait. C’était un lundi si ma mémoire est bonne.

 
-    Parlez-moi de lui. Avait-il des comportements suspects, à l’époque ?

 
-    Des… Des comportements suspects ?! Nooon ! Jamais de la vie ! Jacques a toujours été discret, et sans histoire ! Les autres ont déjà dû vous le dire ! Je ne comprends pas pourquoi tout le monde s’acharne sur lui ! Je ne comprends pas ce qu’on lui reproche. Jacques est innocent. Comment pouvez-vous insinuer qu’il serait responsable des événements de ce matin ?! C’est fou !

 
-    On aurait bien quelques raisons d’en douter, Monsieur Jackson ! Votre collègue nous laisse un certain nombre de cadavres sur les bras. »

 

 

 

 

 

 

Salle d’interrogatoire de Falcon City, Arizona, Octobre 1987. Il y a eu un gros problème à l’entreprise d’aspirateurs Robotop. Un certain Jacques Ramirez est recherché. Ses collègues sont abasourdis. Qui se cache derrière ce monsieur si tranquille ? Personne ne répare un aspirateur comme lui.

    Muet comme une tombe, l’homme terrifie les plus féroces truands qui le reconnaissent. Avec sa tâche recouvrant le milieu de son visage et ses moustaches bien garnies, Madre de dios, gare aux règlements de comptes.
    Doux comme un agneau, considéré comme un traître par la pègre locale, ce ne sont pas deux ou trois gars qui réussiront à le ramener au parrain.
    Blanc comme neige, que cache le passé de ce modeste employé ?

 

 

 

 

 

 

© Petrimaux - Glénat

 

 

 

    C’est un jeu du chat et de la souris qui se déroule sous nos yeux entre ce bon Ramirez, des tueurs impitoyables et des policiers abasourdis, le tout perturbé par la chevauchée diabolique de Chelsea Tyler et Dakota Smith, qui se la jouent Thelma et Louise.

    Le scénario haletant, déjanté, drôle et cruel ne laisse pas place aux longueurs. Aussi passionnant qu’une bonne série télévisée moderne au charme vintage, le concept est poussé jusqu’aux intermèdes publicitaires. L’humour des frères Cohen est lié à la violence de Tarantino pour une histoire sans faille.

    Graphiquement, il n’y a quasiment rien à reprocher au dessin de Nicolas Petrimaux si ce n’est quelques attitudes ou visages un peu verts en début d’album, mais c’est vraiment pour avoir quelque chose à dire tant cet album conceptualisé est une réussite. Du chapitrage au générique de fin en passant par l’intégration des noms de lieux aux décors dans un effet relief, l’auteur profite de l’avantage que donne la BD par rapport au cinéma et s’en amuse : être seul aux commandes d’un blockbuster qui demanderait 500 ou 1000 personnes pour le grand écran.

 

 

 

 

 

© Petrimaux - Glénat

 

 

    La mise en couleur est exemplaire, d’une maîtrise impressionnante. Les planches peuvent se regarder comme des compositions codifiées où les tons font partie intégrante du découpage.

    Cette chasse au Ramirez n’a pas fini de faire parler d’elle, introduisant l’album dans le top ten des meilleures parutions du semestre. Comme le Vacuumizer 2000 qui est plus qu’un aspirateur, l’album est une révolution pour vous et votre salon… euh… bibliothèque.


Laurent Lafourcade


Série : Il faut flinguer Ramirez


Titre : Acte 1


Genre : Polar


Scénario, Dessins & Couleurs : Petrimaux


Éditeur : Glénat


Nombre de pages : 144


Prix : 19,95 €


ISBN : 9782344011881



Publié le 06/06/2018.


Source : Bd-best


Du bleu dans le patrimoine. Les Schtroumpfs – 6 Mini-Récits

    « - Toi, va me schtroumpfer des nèfles !
-    Bien, Grand Schtroumpf !
-    Hep ! Vous deux ! Schtroumpfez-moi des noix !
-    Oui, Grand Schtroumpf !
-    Si on schtroumpfait plutôt de la salsepareille ! C’est bon, la salsepareille !
-    Non ! Le Grand Schtroumpf a dit des noix et nous schtroumpferons des noix !
-    Grand Schtroumpf ! J’ai une nèfle !
-    Non ! Ça, c’est un gland !
-    Ah ?
-    Ah ! Schtroumpfez les pommes là-bas !
-    Moi, je n’aime pas les pommes ! »

 

 

 

 

Ils sont venus, ils sont tous là : le Grand Schtroumpf, le Schtroumpf bêta, le Schtroumpf grognon, le schtroumpf farceur,... Les éditions Dupuis éditent leurs six premières aventures dans leur format originel, celui des mythiques mini-récits.

Les Schtroumpfs noirs présente le petit monde dans son village de champignons. Les Schtroumpfs n’ont pas encore d’identité particulière. Une mouche noire en contamine un en le piquant, puis c’est la pandémie.

 

 

 

© Peyo, Delporte - Dupuis

 

 

 

 

Gargamel, rêvant d’or et de pierre philosophale, fait son apparition dans Le voleur de Schtroumpfs.

 

 

 

© Peyo, Delporte - Dupuis

 

 

 

L’œuf et les Schtroumpfs est certainement l’un des scenarii les plus drôles de l’histoire de la BD. En ramenant un œuf destiné à un grand gâteau, les deux Schtroumpfs envoyés en mission ne se doutaient pas des pouvoirs magiques de la chose, exauçant les vœux de quiconque tapote dessus. La scène finale est un coup de théâtre digne des meilleures pièces de boulevard.

 

 

 

© Peyo, Delporte - Dupuis

 

 

 

 

Comment faire quand on veut véroler le village des Schtroumpfs et qu’on est un grand sorcier vilain ? : se transformer en faux Schtroumpf. C’est ce que décide de faire Gargamel. Sauf que sa métamorphose a un hic.

 

 

 

© Peyo, Delporte - Dupuis

 

 

 

La faim des Schtroumpfs oblige les habitants du village a un exode hivernal. La réserve ayant brûlée, il faut partir chercher de la nourriture.

 

 

 

© Peyo, Delporte - Dupuis

 

 

 

 

Le centième Schtroumpf apprend qu’il est dangereux de s’abriter sous un arbre pendant un orage. Qui plus est quand on le fait avec un miroir, ça peut créer un double de soi qui fait tout à l’envers.

 

 

 

© Peyo, Delporte - Dupuis

 

 

Ces six histoires sont les seules des petits lutins bleus dessinées par Peyo tout seul. Yvan Delporte a co-signé le scénario de trois d’entre elles : Les noirs, le voleur et L’œuf. Elles font partie du patrimoine mondial du neuvième art et devraient figurer parmi les lectures obligatoires des programmes scolaires : elles appartiennent à l’histoire de l’Art.
Encartées à l’intérieur du beau journal de Spirou à la fin des années 50 et au début des 60, ces aventures seront remontées quelques années plus tard aux formats de planches classiques.

 

 

 

 

© Peyo, Delporte - Dupuis

 

 

 

Avant de devenir rédacteur en chef de Spirou, Frédéric Niffle avait entrepris l’édition des six mini-récits des Schtroumpfs en trois coffrets de deux histoires. Malheureusement, seul le premier était paru.
Plus tard, le premier volume de l’intégrale de la série n’intégrait que Les Schtroumpfs noirs dans leur format original.
Cette réédition rattrape le coup en proposant six petits albums indépendants d’une grande qualité éditoriale.

Indispenschtroumpf !



Laurent Lafourcade


Série : Les Schtroumpfs


Tomes : Mini-récits 1 à 6


Genre : Aventures humoristiques en bleu


Scénarios : Peyo & Delporte


Dessins : Peyo


Éditeur : Dupuis


Nombre de pages : 48


Prix : 5,90 € par titre


ISBN : 9782390340355, 362, 379, 386, 393, 409



Publié le 05/06/2018.


Source : Bd-best


Mort par la France, un pan de l’histoire volontairement occulté.

 

 

« L’Histoire est une compagne de voyage intransigeante et parfois impitoyable… Elle vous fait prendre des chemins escarpés, des sentiers semés de pièges, d’embûches et de déceptions. Celle que je m’apprête à vous raconter a été trop longtemps dissimulée. Enfouie sous des tonnes de mensonges, sous des tombereaux d’hypocrisie. Mais la vérité est comme la vie, elle trouve toujours un chemin. »

 

 

 

 

 

Dans l’histoire de chaque nation il y a des actes commis dans le passé au nom celle-ci que l’on préfère occulter afin de tenter de les oublier. « Mort par la France » en est un bel exemple.  Qui se souvient de ce qui s’est passé le premier décembre 1944 à Thiaroye au Sénégal ? La version officielle parle d’une décision défensive face à une mutinerie de soldats « indigènes », anciens prisonniers de guerre. Depuis l’État français ment sur cet épisode tragique en niant cet assassinat de masse.

 

 

 

 

 

 

© Perna – Otero – Arènes BD.

 

 

 

 

En novembre 1944, 1280 soldats africains originaires des pays de l’AOF (Afrique –Occidentale française) transitent par le camp de Thiaroye (situé à +/- 15 km de Dakar) en attendant de rejoindre leurs villages respectifs.  Ces derniers ont combattus lors de l’offensive allemande début mai 1940, ont été faits prisonniers par les Allemands et employés comme travailleurs forcés par ces derniers.  Faisant partie des premiers prisonniers libérés, ils ont été démobilisés et renvoyés par bateau au Sénégal. Seul problème, leurs indemnités  ne leur ont pas été payées. Ces tirailleurs Sénégalais décident alors de montrer leurs mécontentements en chahutant le général Dagnan. Ordre est donné par l’état-major de procéder à une démonstration de force  afin de mater cette rébellion. Et c’est là que l’impensable va se produire : l’ordre d’ouvrir le feu sur les émeutiers est donné ! Soixante –dix d’entre eux ne se relèveront jamais, sans compter le nombre important de blessés.  Trente-quatre d’entre eux, considérés comme des meneurs, seront condamnés à des peines d’un à dix ans de prison, écopant d’une amende de 100 francs et perdant leurs droits à leurs indemnités de démobilisation. Graciés en 1947 par Vincent Auriol (président de la République) ils ne recouvreront jamais le droit à leur retraite militaire.

 

 

 

 

© Perna – Otero – Arènes BD.

 

 

 

Scénarisé par Pat Perna d’après le livre « Prisonniers de guerre ‘indigènes’ Visages oubliés de la France occupée » comportant les recherches effectuées par l’historienne Armelle Mabon, l’album présente l’histoire de ces « oubliés » volontaires par la France. En 2014, François Hollande a été le premier président français à reconnaître cette « répression sanglante » de Thiaroye et à promettre de donner au Sénégal l’accès aux archives françaises. Nicolas Otero est à la tête du graphisme de cette histoire particulièrement puissante, ses illustrations renforçant le côté émotionnel du récit. À partir de 14 ans et plus.

Haubruge Alain


Titre : Morts par la France

Editeur : Les Arènes BD

Genre : Drame historique

Scénariste : Pat Perna

Dessinateur : Nicolas Otero

Nombre de pages : 146

Prix : 20 €

ISBN : 9782352047391



Publié le 04/06/2018.


Source : Bd-best


Y a-t-il une mort au-delà de la mort ? Seuls 11 – Les cloueurs de nuit

 

 

 

    «  - Cassez-vous, les mouettes ! Z’avez rien d’autre à fiche que me mater ?! Font chier, celles-là… Bon, j’vais apprendre à conduire et puis c’est marre ! Reste à savoir où aller. Parce que, comme des courges, on s’est pas donné de point de ralliement si on se perdait les uns les autres ! Pour moi, y a que deux choix : Neosalem ou Fortville, c’est les deux seules villes qu’on connaît tous. Sauf qu’à Neosalem, ya des psychopathes qui veulent me capturer et me torturer au couteau !... Et qu’à Fortville…
-    A Fortville, il y a des amis qui espèrent ta venue, Yvan ! »

 

 

 

 

    Suite à une prophétie de Camille, l’enfant-minuit, Yvan décide de rejoindre ses amis. Mais dans quelle ville sont-ils ? Pour l’instant, seul en Bretagne dans la maison de vacances familiale, l’adolescent est assailli par une horde d’enfants maléfiques venus de la mer dans un autobus sorti des eaux. Après une nuit de terreur, il va falloir partir…

 

 

 

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

 

 

    Avec cet épisode, on comprend mieux l’objectif de Fabien Vehlmann quant au troisième cycle de Seuls qui a commencé avec l’aventure précédente : La machine à démourir. Chacun des albums est (ou sera) axé plus particulièrement sur l’un des enfants du quintett original, en l’occurrence ici Yvan. Comme Terry dans le tome 10, Yvan se retrouve isolé du groupe. Les autres ne sont pas délaissés pour autant.

    Le scénariste est-il sadique ? Le monde des enfants de Seuls est de plus en plus effrayant. En quoi les enfants décédés ont-ils à craindre de reperdre la vie ? Yvan vit un cauchemar éveillé, comme dans cette scène où il est cloué par ses habits sur une table de billard par les espèces d’enfants-zombies aux yeux rouges.

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

 

 

    Le graphisme de Bruno Gazzotti est là pour rendre supportable des scènes épouvantables. Son style est du pur « école Spirou » parfait. La série lui permet de varier les décors d’un album à l’autre. Le magnifique magasin de La machine à démourir fait place à un port de pêche triste et grisâtre comme dans une fin d’après-midi morose dans le mauvais temps d’une saison où l’on a l’impression que le jour ne se lève jamais.

    Vehlmann et Gazzotti en arrivent au mi-temps de la saga Seuls. Dodji et ses compagnons n’ont pas fini d’en baver, ni d’en mourir…de peur.

Laurent Lafourcade


Série : Seuls


Tome : 11 – Les cloueurs de nuit


Genre : Aventure fantastique


Scénario : Vehlmann


Dessins : Gazzotti


Couleurs : Usagi


Éditeur : Dupuis


Nombre de pages : 46


Prix : 10,95 €


ISBN : 9782800170473



Publié le 04/06/2018.


Source : Bd-best


Embarquez à bord du dernier navire corsaire. L'aigle des mers. T.1

 

« - Lieutenant, désignez dix hommes pour l’inspection du navire norvégien.

 
-    C’est un navire de commerce répertorié mon capitaine, vous croyer vraiment que …

 
-    Lieutenant, ne discutez pas, exécutez.

 
-    Ce navire a un comportement suspect, il est trop lent à la manœuvre »

 

 

 

 

 

 

Avec « l’aigle des mers », Philippe Thirault nous propose un scénario calqué en grande partie sur l’histoire vraie du voilier allemand le Seeadler (l’aigle des mers). Aux faits historiques, Il  incorpore les éléments essentiels à tout bon roman, mettant en scène l’amour impossible entre le capitaine allemand (Hugo Von Krüger) et une jeune fille faite prisonnière mais éprise de liberté (Pénélope Lynes). Les illustrations de ce récit prévu en deux tomes ont été confiées à la dextérité d’Enea Riboldi, un grand passionné de voile, illustrateur depuis plus de quinze ans à la revue de voile Bolina.

 

 

 

 

 

 

© Tirault -Riboldi – Humanoîdes associés

 

 

 

En 1916, les alliés forment un blocus naval contre l’Allemagne. Les rares navires arrivants à le forcer se trouvent rapidement dépourvus en ravitaillement (charbon). C’est pour cette raison que ce voilier fut transformé en navire corsaire, équipé d’un moteur auxiliaire de 1000 ch et pourvu de locaux pour l’hébergement de l’équipage et des prisonniers. Conservant son apparence extérieure inoffensive, on y trouvait deux canons de 105 camouflés, des mitrailleuses et des fusils. L’équipage composé de marins aguerris et motivés était dirigé par le comte Felix von Luckner. Il prend la mer le 21 décembre 1916, réussissant à franchir le blocus britannique en prenant l’apparence d’un transport de bois norvégien et ce malgré l’inspection menée à son bord par le croiseur anglais HMS Avenge. 

 

 

 

© Tirault -Riboldi – Humanoîdes associés

 

 

 

 

Une fois dans l’Atlantique, il hissa ses couleurs allemandes tout en prenant l’aspect d’un navire de commerce simulant soit un incendie ou alors une panne afin d’attirer, de piller et couler ses proies. Dans l’Atlantique, pas moins de quatorze navires marchands tombèrent dans ce piège ne faisant aucune victime, l’équipage du navire adverse étant embarqué avant sa destruction totale au canon. Un premier tome réussi, une lecture captivante fidèle à la réalité historique. À partir de 14 ans et plus.

Haubruge Alain

 

 

Série : L’aigle des mers


Titre : Atlantique 1916


Tome : 1


Genre : Aventure historique


Scénario : Thirault Philippe


Dessins : Enea Riboldi


Éditeur : Humanoïdes associés


Nombre de pages : 56


Prix : 14,50 €


EAN : 9782731673760



Publié le 03/06/2018.


Source : Bd-best


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