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Je suis malade, complètement malade…  Les femmes en blanc 40 - Soufflez !

« - Tu savais que le mari de Lucienne est décédé, hier, chez lui, victime d’une crise cardiaque ?!

-          Ce sont des choses qui arrivent.

-          Elle n’a rien fait pour le sauver ?

-          Voyons, que voulais-tu qu’elle fasse, ma chérie… Quand l’heure est arrivée…

-          Il y a des gestes qui sauvent, maman. Tu devrais les connaître, si un jour la même chose arrivait à papa.

-          Tu crois ?

-          Et comment… »

 

 

 

 

 

Nathalie, infirmière à l’hôpital, n’a pas fini d’en voir avec ses parents. Entre un père hypocondriaque et une mère un brin stressée, la jeune femme en blanc gère métier et famille, étant toujours de bons conseils avisés. De basiques gestes qui sauvent aux procédés les plus originaux comme l’hirudothérapie (utilisation de sangsues), on n’a jamais fini d’apprendre les moyens de rester en bonne santé ou de la retrouver.

 

 

 

© Bercovici, Cauvin - Dupuis

 

 

 

On suit les (més-)aventures d’autres employés et malades, et on a même droit à une conférence sur la maladie de Lyme.

 

 

 

 

 

 

© Bercovici, Cauvin - Dupuis

 

 

            Bercovici est l’Usain Bolt du dessin. Il abat un nombre de planches incroyables à une vitesse époustouflante. On pourrait penser que son trait rapide et jeté n’est pas assez travaillé. C’est son style. Parmi toutes une galerie de patients et de soigneurs, on prend plaisir à retrouver au gré des histoires Nathalie et sa famille, le fameux Docteur minet ou Lisette, l’infirmière blonde à queue de cheval.

 

 

 

 

© Bercovici, Cauvin - Dupuis

 

 

 

            Raoul Cauvin ne s’arrête jamais. Trop négligé par son éditeur (quasi-)unique et historique Dupuis, Raoul est toujours un scénariste sur qui il faut compter. 80 ans au compteur, 40 albums des Femmes en blanc publiés. Le scénariste arrive encore à trouver de nouveaux angles d’approches, allant ici jusqu’à faire sourire avec des expériences de mort imminente.

 

            L’édition originale de ce quarantième album, ça se fête, est agrémentée d’une magnifique jaquette dont l’intérieur est un poster.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les femmes en blanc.

 

Tome : 40 - Soufflez !

 

Genre : Humour hospitalier.

 

Scénario : Cauvin.

 

Dessins : Bercovici.

 

Couleurs : Leonardo.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782800173320

 

 



Publié le 01/10/2018.


Source : Bd-best


Dans les villes de grandes solitudes (#1)… moi, le survivant bien… menacé, par deux mille ans de solitude et quelques clous dans mes portes… barricadées

 

 

Pas besoin de désert qui l’entoure; de ponchos, de mariachis, de pieds-tendres ou autres évadés enfiévrés qui l’habitent, pour voir une ville comme digne d’un western. Pas besoin de coups de feu ou de grande cavalcade, pour s’imaginer, à son approche, un panneau vous mettant en garde, au mieux, ou annonçant la sauce à laquelle vous allez être croqués, au pire… Ambiance. Acte 1.

 

    « Ici,étranger, il ne pleut que sur les cons… et on n’accepte que les manchots… et plus et pire si affinité »

 

 

 

 

 

Résumé de l’éditeur : Yvan s’est réfugié en Bretagne, dans la maison de vacances de ses parents… du temps où il était vivant. Il survit en récupérant des boîtes de conserve dans les maisons vides et en pêchant des araignées de mer. Pour retrouver ses amis, il ne sait où aller : à Néosalem où le psychopathe Saul a pris le pouvoir ? Ou à Fortville, avec ses Terres-Basses et ses horreurs paranormales ? Un soir, Camille lui rend visite. Par ses propos étonnants et sa connaissance incroyable des quinze familles, Yvan comprend qu’elle est l’Enfant-Minuit, l’élue des familles du mal. Camille le menace : il doit rejoindre ses amis à Fortville sous peine d’avoir la visite des cloueurs de nuit. Puis elle disparaît aussi soudainement qu’elle était arrivée. La nuit suivante, un bus à impériale sort de la mer et déverse une horde d’enfants zombies qui, armés de clous et de marteaux, attaquent le manoir où s’est réfugié Yvan. Commencent alors pour Yvan des nuits de veille, de fuite et de cauchemar.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Le noyau dur des Seuls a été éclaté et après avoir mis Terry comme un gosse dans un magasin de jouet, Vehlmann et Gazzotti s’intéressent au sort d’Yvan, comme un guerrier dans une vile-fantôme. Mine de rien, le petit Yvan a bien grandi. Et là où on n’aurait pas misé un kopeck sur sa capacité à survivre, il faut avouer qu’il s’est démené comme un beau diable avec ses petits poings. Qu’il en profite car ses doigts sont comptés presque autant que ses jours et il n’est pas au bout de ses surprises.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Et si notre lonesome four-eyed boy est en Bretagne, ce n’est pas en villégiature… ni même pour s’engager dans la marine avec son bonnet de marin et son ciré jaune. Non, dans cette petite ville qui serait hostile si elle n’était pas inhabitée, Yvan est en escale, pesant le pour et le contre, se demandant par où commencer. Le choix est cornélien tant les destinations plausibles, celles où il pourrait retrouver ses amis et compagnons de galère, paraissent semées de pièges…

 

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Mais comme on n’est en sécurité nulle part depuis que le monde des adultes est devenu celui des enfants et que le fantastique et l’ésotérisme se sont taillé la part du gâteau, Yvan va être pris au piège de la nuit dans ce charmant coin de France qui fait bretonner le jour et bredouiller le soir, quand la carcasse d’un bus sort des eaux et libère son peuple de cloueurs de la nuit, des enfants-zombies qui entendent bien emmener Yvan avec eux. Quitte à ce que ce soit petit bout par petit bout, dans une ambiance très 1789.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

On en a eu des sueurs froides tant ce nouveau tome marque le durcissement du ton et contient sans doute la scène (tout en ellipse) la plus abominable de la série. Prenant des nouvelles des autres « survivants » le temps de quelques cases, les deux auteurs enfoncent… le clou dans une aventure à faux-rythme de tracteur où l’air iodé a semble-t-il vicié les esprits, de plus en plus mauvais. Usagi réussit pleinement à imposer sa brume et un climat glauque dans ses couleurs pour donner un peu plus corps à cette histoire horrifique.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Notre main à couper qu’ils n’en resteront pas là et que ceux qui tirent les fiSeuls avaient besoin d’un jalon avec cet album pour mieux cerner jusqu’où ils pouvaient aller. Nous en sommes sortis terrifiés mais le feu vert est donné. Seuls a repris du galon pour continuer sa course en avant là où nous nous sommes retrouvés livides. Plus rien ne sera comme avant.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti


 

 

 

Alexis Seny

 

Série: Seuls

Tome: 11 – Les cloueurs de nuit

Scénario: Fabien Vehlmann

Dessin: Bruno Gazzotti

Couleurs: Usagi

Genre: Fantastique, Mystère, Thriller

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60€



Publié le 01/10/2018.


Source : Bd-best


Pour l’amour du Tibet.  La farce des hommes-foudre.

 

« - Albertus ? Quel drôle de nom ! Et tu viens d’où, Albertus ?

-          Tu es bien curieux, l’ami !

-          C’est toi qui es curieux avec tes grandes oreilles. Tu es touriste ?

-          Certainement pas ! Je suis artiste. J’écris, je dessine, tu vois ?

-          Moi aussi, je suis artiste ! Je repeins les maisons.

-          Dis-moi, c’est quoi ces soldats chinois qui se baladent en ville ?

-          Tu es écrivain et tu n’es pas au courant ? Ils recherchent des rebelles tibétains. »

 

 

 

 

 

 

Février 1959, à Katmandou, Albertus se réveille au milieu de vapeurs de champis. Les psilos des beatniks le sortent d’un rêve étrange dans les montagnes où des cavaliers en armes galopaient emmenées par une guerrière aussi belle que déterminée.

Ces jeunes adultes sont là sur les ailes de l’aigle pour oublier les temps, les habitudes, les règles, les codes…  et tous les guignols qui veulent leur dicter ce qu’ils ont à faire.

 

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

 

 

Albertus s’intéresse au voyage intérieur, mais c’est dans un tout autre trip qu’il va être embarqué, une aventure bien réelle, en rencontrant au Mandap, taverne népalaise, la femme qu’il a vue en rêve. Le prenant pour un espion, les comparses de la belle le capturent. Le voilà embringué dans une troupe de cavaliers nomades, les hommes-foudre.

Albertus va se retrouver acteur-spectateur d’une guerre civile dans laquelle les beaux yeux de Dolma luisent sous l’éclat des coups de fusils. Les rebelles veulent reprendre le Tibet aux chinois et aux tibétains de Lhassa. Eux, les Khampas, sont des nomades, et mènent la guérilla depuis la montagne.

 

 

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

Les auteurs racontent l’histoire d’un homme qui se trouve dans un lieu où il n’aurait pas dû être, qui rencontre des gens qu’il n’aurait pas dû rencontrer, et qui se trouve mêlé au destin d’un pays.

On ne peut s’empêcher de penser à Tintin au Tibet, le héros faisant figure de reporter malgré lui, mix de Tintin lui-même et de Hergé. Albertus ne dessine-t-il pas ? On songe aussi aux Chevaux du vent, le joli dyptique signé Fournier et Lax paru chez Aire Libre.

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

Pour un peu, on verrait apparaître Frédéric Lopez en tournage de son émission de voyages à la rencontre des peuplades oubliées « En terre inconnue ».

 

Loïc Verdier & Matthieu Alexandre réalisent un reportage, un témoignage, sous couvert d’une fiction. La farce des hommes-foudre, titre ô combien original et parfait, est une histoire de la résistance tibétaine. Les personnages que rencontre Albertus ont chacun leur particularité, du fils égaré de Conan Doyle à l’intéressé Poe qui promet l’Amérique à Dolma, du noble Sakya Mindu et ses transes spirituelles à Kyap, héros de la rébellion.

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

Le dessin de Verdier galope à travers la steppe. Influencé par Christophe Blain, il permet d’aborder plus aisément le drame historique. On s’envole dans les volutes des substances illicites du Cosmic chutney ; on galope dans la steppe sur les chevaux fidèles.

 

L’album est dédié à la mémoire de Gurgun Kyap, acteur et militant tibétain, mort en juillet 2016 dans un accident de moto dans la région de l’Amdo, au Tibet chinois.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La farce des hommes-foudre.

 

Genre : Road trip.

 

Scénario : Alexandre & Verdier.

 

Dessins : Verdier.

 

Couleurs : Vilet.

 

Éditeur : Casterman.

 

Nombre de pages : 152.

 

Prix : 22 €.

 

ISBN : 9782203168336

 

 

 

 



Publié le 28/09/2018.


Source : Bd-best


Les morsures du drame laissent des traces.  Dent d’ours 6 - Silbervogel

 

            « - Que dit ce damné message ?

-          Well… Hahem… Il est, comment dire… fort abscons ! Jugez-en, Sir !

-          Eva bien installée – Libérez l’oiseau d’argent !

-          C’est absurde ! L’armée allemande est écrasée, Hitler, Goebbels et Himmler se sont suicidés et les derniers dirigeants nazis tentent de négocier leur survie comme de misérables cancrelats aux abois… Qui pourrait donc encore s’avérer en position de tenter une action d’éclat ? »

 

 

 

 

 

 

Sir Wilberforce est circonspect. L’Allemagne est exsangue, mais les services secrets britanniques sont sur les dents. Quelqu’un tente un baroud d’honneur. C’est Hannah Reitsch. Elle a l’intention de redonner des couleurs au troisième Reich et à la Swastika en larguant sur New-York une bombe atomique, à bord d’une aile volante : le Silbervogel. Mais Werner, son ex-ami d’enfance, compte bien lui mettre des bâtons dans les roues du train d’atterrissage.

 

 

 

 

 

© Henriet, Yann, Usagi – Dupuis

 

 

 

 

Avec cette conclusion, Yann et Henriet ont construit une grande aventure, quête initiatique d’enfants que tout rassemble et qui deviendront des adultes que tout oppose. Les auteurs posent la question des influences de la destinée qui, comme autant de grains de sable dans une mécanique bien huilée, changent le cours des histoires et de l’Histoire.

 

Ce dernier tome a un petit air d’Espadon. Blake et Mortimer surveillent le récit entre les cases. Plus cocasse, un Clifton réaliste (son nom complet n’est-il pas Harold Wilberforce Clifton ?) prend les choses en main au sein des services de décryptage britannique.

 

 

 

 

 

© Henriet, Yann, Usagi – Dupuis

 

 

 

 

Alain Henriet est de la famille des dessinateurs réalistes classiques comme Hubinon, Pellerin ou Vance. Un graphisme impeccable, propre et sobre. Il laisse éclater son talent dans de grandes compositions comme cet « oiseau d’argent » qui s’apprête à foudroyer la Grosse Pomme. Depuis 1945, le 11 septembre est passé par là, donnant au récit une dimension grave supplémentaire.

 

 

 

 

© Henriet, Yann, Usagi – Dupuis

 

 

 

Yann et Henriet poursuivront leur partenariat. Ils préparent une série sur la vie de l’aviatrice afro-américaine Bessie Coleman, qui, entre autres, aura fort à faire pour affronter le Ku-Klux-Klan.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Dent d’ours.

 

Tome : 6 - Silbervogel.

 

Genre : Drame historique.

 

Scénario : Yann.

 

Dessins : Henriet.

 

Couleurs : Usagi.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 56.

 

Prix : 15,95 €.

 

ISBN : 9782800174112



Publié le 28/09/2018.


Source : Bd-best


Un meurtre… huit millions de témoins. Mourir sur Seine T.1

 

« - Sur le corps du marin : un étonnant tatouage où l’on reconnait une colombe, un crocodile, un tigre et un requin. Mais une partie de ce tatouage a été brulée.

-          C’est récent cette brûlure ?

-          Selon le légiste avec qui je viens de m’entretenir… À peu près l’heure de sa mort.

-          Et vous savez ce que représentais la partie brulée de ce tatouage ?

-          Un aigle. »

 

 

 

 

 

 

 

Adaptation BD du roman de Michel Bussi  « Mourir sur Seine », l’histoire nous entraîne en pleine manifestation de l’Armada de Rouen (Édition 2008).  Au petit matin du sixième jour de la fête, un marin est retrouvé sauvagement assassiné sur les quais. Quel individu a pu commettre un tel acte ? Quel est donc la signification de l’étrange tatouage présent sur le dos de la victime ? Mais surtout, pourquoi avoir marqué la victime post mortem au fer rouge ? Quel est donc le pacte liant des matelots issus du monde entier ? Quels sont les trésors perdus et engloutis dans les profondeurs de la Seine ? Voilà toute une série de questions auxquelles la police et les journalistes vont être confrontés. Parmi ces derniers, la superbe Maline, une femme de plus de trente-cinq ans, mais terriblement sexy, va aller de surprise en surprise tout au long de ses investigations.

 

 

 

 

 

© Bussi – Gaëts – Salvo – Petit à petit.

 

 

 

Avec habileté, Gaëts relève le pari de l’adaptation d’un roman à succès en scénario BD. Son travail est net, présentant un découpage captivant, séduisant l’ensemble du lectorat tout en réussissant à insuffler  le rythme nécessaire requis par le récit. Les représentations graphiques, confiées à Salvo, assurent parfaitement la liaison entre le texte et l’image. Seul petit bémol, je trouve les couleurs un peu trop flashy à mon goût. Pour sa part, l’éditeur nous gratifie d’un ensemble de plusieurs pages didactiques disséminées tout au long de l’album ayant rapport avec le récit.

 

 

 

© Bussi – Gaëts – Salvo – Petit à petit.

 

 

 

 

Paru en 2008, « Mourir sur Seine »est le troisième roman de Michel Bussi  récompensé la même année par le prix du Comité régional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde). Selon le classement GFK- Le Figaro, Michel Bussi est le troisième écrivain français en nombre de livres vendus (près d'un million d'exemplaires).

 

 

 

 

© Bussi – Gaëts – Salvo – Petit à petit.

 

 

 

 

NB : L'Armada est un large rassemblement de grands voiliers organisé à Rouen (en Seine Maritime). C’est l’un des évènements importants du monde de la mer. Depuis sa première édition en 1986, Il a lieu tous les quatre à six ans sur les quais de la Seine. Cette manifestation dure en général une dizaine de jours. La prochaine édition aura lieu en juin 2019.

 

 

 

 

 

 

 



Alain Haubruge.

 

 

Série : Mourir sur Seine.

 

Tome : 1/2.

 

Genre : Polar.

 

Scénario : Bussi - Gaëts.

 

Dessins : Salvo.

 

Éditeur : Petit à petit.

 

Nombre de pages : 80.

 

Prix : 15,90 €.

 

ISBN : 9791095670711



Publié le 28/09/2018.


Source : Bd-best


Vampire, vous avez dit vampire ? Non, empaleur.  Les méchants de l’histoire 1 - Dracula.

 

« - C’est un garçon !

-          Nous l’appellerons Vlad Dracula, fils de Vlad Dracul !

-          « Dracula » ! Tu sais que je n’aime pas ce nom ! ça ne sonne pas bien ! Pourquoi pas « Gargamel » tant qu’on y est ?

-          Femme ! Sigismond de Luxembourg, le roi de Hongrie, m’a ordonné de l’ordre du dragon, « Dracul ». On ne rit pas de ces choses-là. »

 

 

 

 

 

 

On est loin du vampire des Carpates. L’histoire racontée ici est la vraie. Celle de celui qui a inspiré la légende : le sanguinaire Vlad II de Wallachia, qui naquit en Transylvanie vers 1431. « Dracul », comme son père l’appelle, signifie aussi « diable » en valaque, un nom prédestiné pour celui qui s’avèrera être un des plus grands fous de l’Histoire du monde. Devenu prince de Valachie, le voïévode (commandant de la région) installa une tyrannie impitoyable dans laquelle le sang coulait comme un tsunami dévastant une contrée. Les forêts de pals poussèrent comme des champignons. Il ne faisait en particulier pas bon d’être ambassadeur d’une région alentours.

 

 

 

 

© Solé, Swysen - Dupuis

 

 

 

Bernard Swysen, par le truchement de l’humour, fait passer l’impossible. La cruauté insoutenable de Vlad Tepes, l’empaleur, aurait été inacceptable dans une bande dessinée réaliste. Ici, les empalés commentent, les écrevisses font de gras et les têtes roulent à qui mieux-mieux. Le scénariste multiplie les clins d’œil : Iznogoud, Cendrillon,…

Swysen s’est documenté. Les anecdotes multiples et précises apportent une caution véridique. On est dans de l’Oncle Paul avec du second degré. Mais l’ensemble reste un poil trop bavard.

 

 

 

 

 

© Solé, Swysen - Dupuis

 

 

 

 

 

Julien Solé dessine un tyran ridicule, plus bête que méchant, un Joe Dalton de Roumanie. Mais, comme pour le scénario, il fallait un angle d’attaque décalé pour rendre les scènes visibles. Solé empale à tours de bras, sans répéter deux fois le même supplice.

 

L’album est complété d’une préface de Matei Cazacu, historien spécialiste de la Roumanie, et d’un dossier didactique avec cartes, croquis, biographie de Bram Stocker, l’homme qui écrivit la légende, et listing des plus importantes versions cinématographiques dédiées au vampire. On note au passage que la vie du vrai Vlad reste à adapter.

 

 

 

 

© Solé, Swysen - Dupuis

 

 

 

 

 

 

Avec cette collection, dans laquelle on peut aussi lire Caligula dessiné par Fredman, les auteurs prouvent qu’on peut rire de tout, avec n’importe qui, au moins du moment que ça s’est passé il y a très très longtemps.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : Les méchants de l’histoire.

 

Tome : 1 - Dracula.

 

Genre : Biographie humoristique.

 

Scénario : Swysen.

 

Dessins : Julien Solé.

 

Couleurs : Bekaert.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 64.

 

Prix : 12,50 €.

 

ISBN : 9782800168586

 



Publié le 27/09/2018.


Source : Bd-best


Un béret, une écharpe, une culotte courte, la deuxième vie d’un mythe.  Benoît Brisefer – Intégrale 4

 

« - Ah, bonjour, Benoît ! C’est pour moi ? Comme c’est gentil, entre !

-          Vous avez l’air préoccupée, Madame Adolphine !

-          Aahlala ! Ne m’en parle pas ! Viens ! Suis-moi dans la cave ! C’est une véritable catastrophe ! Regarde, les ferrailleurs ne sont toujours pas venus enlever ma vieille chaudière, et le chauffagiste vient demain installer la nouvelle… »

 

 

 

 

 

 

Ne vous faites pas de bile, Madame Adolphine, Benoît est très fort, terriblement fort. Mais c’est toujours la même chose, personne ne le croit jamais. Ce n’est pas bien grave, il est quand même toujours prêt à rendre service.  

 

 

            Hold-up sur pellicule est l’album du renouveau. Alors qu’on croyait le petit bonhomme au béret définitivement perdu dans les limbes de l’âge d’or, le gamin est de retour quinze ans après sa dernière apparition dans Le fétiche. Un producteur de cinéma lance un film retraçant la vie de Lady d’Olphine, le robot-gangster. Pour tenir le rôle principal, l’idéal serait d’avoir la vraie Madame Adolphine. Mais des brigands souhaitent profiter du tournage pour cambrioler le Crédit Monopole.

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

 

            Dans L’île de la désunion, Benoît accompagne Monsieur Vladlavodka sur le tournage d’un film d’espionnage réalisé par la même boîte de production que le précédent. Mais l’inventeur, chargé de créer gadgets et autres inventions pour les besoins du long métrage, est kidnappé par des militaires qui s’arrachent la possession d’une île, faisant succéder les révolutions aux révolutions. Il ne manque plus que le général Alcazar que l’on croirait voir surgir au détour d’une case.

 

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

            La route du Sud embarque le garçon dans un rallye international effréné. Il va accompagner Monsieur Dussiflard qui s’occupe de l’assistance technique de Victor, jeune mécanicien qui fait sa première course. Mais pour certains concurrents, tous les coups sont permis. Et ça, c’est pas du jeu !

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

            Dans Le secret d’Eglantine, Benoît rencontre une petite fille aussi forte que lui. Suite à l’ingestion d’une potion malencontreusement mélangée à sa limonade, Eglantine a acquis une force surhumaine. Une petite fille à la force démesurée, dans une colonie de vacances, ça peut mettre la pagaille.

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

            Créée par Peyo et véritable rendez-vous des cadors de Marcinelle, la série a compté dans ses auteurs, outre Peyo lui-même, Will, Delporte, Walthéry, Gos et Blesteau. Lors du passage du giron Dupuis à l’escarcelle du Lombard, Thierry Culliford, fils de son père Peyo, prend les choses en main. Il compte bien relancer les aventures de Benoït. Co-scénarisées par Dugomier ou Garray, elles n’atteignent pas la magie de la première époque mais restent d’un très bon niveau.

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

            Pascal Garray, pur élève des studios Peyo, trop tôt disparu, a le trait propre et rassurant idéal pour prendre en charge la série. Il s’inscrit dans la continuité de Blesteau et offre au monde de Vivejoie-la-Grande le caractère intemporel qui rassure les anciens lecteurs et réconforte les jeunes.

Comme on l’apprend dans le dossier introductif de Patrick Gaumer, Benoît Brisefer était la série préférée de Pascal Garray, celle dans laquelle il pouvait développer un monde plus librement que dans le très codifié pays des Schtroumpfs.

 

            La suite de la carrière de Benoît Brisefer ne sera pas un long fleuve tranquille. On le verra lors de la parution du cinquième et ultime tome de cette intégrale.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : Benoît Brisefer.

 

Tome : Intégrale 4.

 

Genre : Aventures humoristiques.

 

Scénario : Culliford, Garray & Dugomier.

 

Dessins : Garray.

 

D’après : Peyo.

 

Couleurs : Nine & Studio Leonardo.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 176.

 

Prix : 25,50 €.

 

ISBN : 9782803672394

 



Publié le 26/09/2018.


Source : Bd-best


Deux premières de classe pour le prix d’une ! Léonie T.2 La rivale.

 

 

«  - J’ai réfléchi à un truc Léonie. J’ai décidé de te coacher !

-          Me … Quoi ?

-          Tu m’as coachée pendant les vacances. Grâce à toi j’ai réussi mon année. Eh bien, à mon tour de t’aider, de te faire partager mon savoir… pour te faire des amies ! Qu’est-ce que tu en dis ?

-          C’est… C’est super sympa Jenifer. »

 

 

 

 

 

C’est la rentrée des classes et pour la première fois de sa vie, Léonie s’y rend accompagnée de Jenifer, une amie qu’elle a coachée scolairement lors des dernières vacances d’été. À son tour, Jenifer va coacher Léonie vers de nouveaux apprentissages : le choix de ses vêtements, les divers sujets des conversations entre copines. Alors que tout semble se dérouler normalement, une nouvelle élève (Anissa) fait son entrée à  St Potache se révélant aussi studieuse et douée que notre première de classe.

 

 

 

 

 

© Godi – Falzar – Zidrou – Le Lombard.

 

Assise à côté de l’élève Ducobu depuis vingt- trois albums, Léonie Gratin se situe toujours en haut du tableau d’honneur de l’école Saint-Potache. Spin off de la série « L’élève Ducobu », Léonie va se révéler plus sociable que dans la série générale. Porté par le trio Zidrou, Godi et Falzar, aucun doute que cette nouvelle aventure plaira aux afficionados de la série initiale, le roi de la triche Ducobu et l’instit Latouche n’étant jamais très loin de notre petite rousse dans sa quête de nouvelles amitiés.

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Léonie.

 

Titre : La rivale.

 

Tome : 2.

 

Genre : Jeunesse.

 

Scénario : Falzar, Zidrou.

 

Dessins et couleurs : Godi.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782803672486. 

 

 

 



Publié le 25/09/2018.


Source : Bd-best


Ce n’est pas parce qu’il y a des filles que c’est un spin-off uniquement pour filles.  Les Schtroumpfs et le village des filles 2 – La trahison de Bouton d’Or

 

 

« - Regardez la cascade ! Il n’y a presque plus d’eau, c’est schtroumpfement bizarre ! Le niveau de l’eau a baissé à vue d’œil !

-          Qu’est-ce qui peut bien causer ça, Saule ?

-          Je n’en ai pas la moindre idée, mais je trouve ça schtroumpfement inquiétant ! Réunion du conseil, nous devons en parler ! »

 

 

 

 

 

 

Saule, la grande schtroumpfette du village des filles a parlé. La compétition entre Tempête et le Schtroumpf costaud est interrompue. L’heure est grave. La rivière se tarit. Son lit est bientôt sec. Les filles montent une expédition pour résoudre ce mystère. Accompagnées des Schtroumpfs costaud, maladroit et à lunettes, quelques filles du village vont remonter le cours d’eau pour découvrir le pourquoi du comment. Mais entre elles, certaines rivalités vont rapidement se faire sentir…

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

 

            Thierry Culliford le dit. Il souhaite faire des scénarii dont son père, le grand Peyo, aurait été fier. Epaulé par Luc Parthoens, les deux complices restent dans la logique et signent une histoire plaisante pour tous publics. Bien plus intéressant que le premier opus, recueil d’histoires courtes, ce deuxième épisode des « filles » est une longue aventure qui permet de bien camper les personnages, de s’en attacher, de leur en vouloir ou de les excuser.

 

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

            Alain Maury, qui est avec le regretté Pascal Garray l’un des plus fidèles successeurs de Peyo, reprend avec saveur le monde des Schtroumpfs qu’il avait quitté depuis La menace Schtroumpf, vingtième album des lutins bleus. Cette série dérivée lui offre cette opportunité et il s’en empare naturellement.

 

 

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

            La principale différence entre la série-mère et ce spin-off réside dans la colorisation. Exit les aplats de couleurs. Paolo Maddaleni ne fait pas dans la facilité. Il utilise ombres et lumières donnant à la série une ambiance 3D se rapprochant de l’univers du long métrage « Les Schtroumpfs et le village perdu » ayant engendré cette collection. C’est surprenant mais efficace, et contribue à donner une impulsion nouvelle aux Schtroumpfs.

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les Schtroumpfs et le village des filles.

 

Tome : 2 – La trahison de Bouton d’Or.

 

Genre : Aventure schtroumpfante.

 

Scénario : Culliford & Parthoens.

 

Dessins : Maury.

 

D’après : Peyo.

 

Couleurs : Maddaleni.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782803673223

 

 



Publié le 25/09/2018.


Source : Bd-best


Kivu ... le minerai de sang !

 

« - Ce que vous ne comprenez pas François, c’est que pour vous, l’Afrique est une carte géographique  de 57 pays dont les frontières ont étés tracées par les colonisateurs, souvent d’une simple ligne droite. Alors que pour les africains, l’Afrique est composée de plus de 3000 ethnies pas toujours très amies entre elles. Les forces armées de la RDC (FARDC) sont majoritairement composées d’hommes de l’ouest qui ne comprennent pas le Kiswahili et méprisent les habitants du Kivu qu’ils considèrent comme des paysans attardés.

-          Soit. Et la MONUSCO ?

-          Les casques bleus ? Ne me faites pas rire. Ceux d’ici sont principalement des Tanzaniens, des Pakistanais et des Égyptiens qui s’abstiennent soigneusement de participer au conflit. Surtout depuis que plusieurs d’entre eux ont étés victimes d’embuscades. »

 

 

 

Récit né de la rencontre effectuée par le scénariste Jean Van Hamme (Thorgal, XIII, Largo Winch) avec Guy Bernard Cadière (chirurgien belge), cette histoire met en lumière l’action du Dr Denis Wugmeke, directeur de l’hôpital de Bukavu Panzi situé dans la région nord-est de la république du Congo. Ce dernier est considéré comme un « réparateur de femme ayant subi un viol suivi de mutilations sexuelles ».

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard.

 

 

 

 

 

Alors que le sous-sol du Kivu regorge de richesses naturelles (dont le coltan, un minerai utilisé dans la fabrication des téléphones portables et tablettes), cette région est confrontée à de terribles massacres de population perpétré par des milices armées locales au profit de sociétés commerciales régionales et internationales. La région a basculé en 1994, quand des centaines de milliers d’Hutus rwandais se sont réfugiés dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsis et les tueries d’Hutus modérés (800.000 morts). Extrait au Kivu, ce minerai est fréquemment acheté par les groupes occidentaux via le Rwanda, une certaine façon de se donner bonne conscience aux yeux de l’opinion publique tout en occultant la situation dramatique vécue par les habitants de cette région minière. "Le conflit du Kivu est sciemment oublié ou minimisé par la communauté internationale qui fait preuve d'une sorte de cécité délibérée", Omar Kavota, directeur du Centre d'études pour la paix, la démocratie et les droits de l'Homme (Cepadho), une ONG basée dans la province du Nord-Kivu. De nombreux rapports internationaux ont qualifié le coltan de "minerai de sang" alimentant les groupes armés et la violence au Kivu. Pour la période débutant en 1988 et se terminant en 2000, le trafic illégal de ce minerai aurait permis à l’armée rwandaise d’engranger plus de 250 millions de dollars.

 

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard.

 

 

 

 

 

 

Ingénieur des mines fraîchement diplômé de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), François Daans travaille pour la multinationale Metalurco, un puissant consortium industriel. Il se voit confier par ses employeurs une mission devant aboutir à la négociation d'un important contrat dans la région du Kivu : trouver un remplaçant qui servira au mieux les intérêts de la Metalurco. Arrivé sur place, il découvre le règne du cynisme et de la corruption, dans des proportions qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Son destin et sa prise de conscience bascule définitivement lorsque sa route croise celle de Violette, une enfant congolaise traquée par un puissant chef rebelle. La prenant sous sa protection, il lui promet de faire l’impossible afin de retrouver la trace de son frère arrêté par une milice armée.

 

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard.

 

 

 

 

 

Les représentations ont été confiées à Christophe Simon, plus connu pour son travail dans l’équipe Martin et ensuite pour sa série Sparte et sa rencontre avec Van Hamme pour la reprise hommage à Paul Cuvelier d’un épisode des aventures de Corentin. Il nous délivre un dessin brut et tranchant, un style parfaitement adapté au sujet traité. Lecture à partir de 15 ans.

 

 

 

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard – Ariane Poissonier -RFI .

 

 

 

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Kivu.

 

Tome : 0.

 

Genre : Aventure.

 

Scénario : Jean Van Hamme.

 

Dessins et couleurs : Christophe Simon.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 72.

 

Prix : 14,99 €.

 

ISBN : 9782803672660. 



Publié le 24/09/2018.


Source : Bd-best


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