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Trouver un trésor pour récupérer le sien.  L’or du bout du monde 1 - Laureen

 

« - Je cherche une certaine Laureen O’Reilly. On m’a dit qu’elle vivait ici.

-   C’est moi, Messire.

-   Pas de Messire entre nous, Miss. Je suis juste un modeste employé de la banque Lee & Cushing.

-   Et qui nous veut quoi ?

-   Il y a trois ans exactement, un dépôt a été effectué dans notre agence de Dublin. Il y fut spécifié que le coffre loué ne pourrait être ouvert que cette année, et uniquement par les descendants d’un certain Dick O’Reilly.

-   C’était le père de Laureen, mais il s’est barré à sa naissance pour partir en Amérique. Personne l’a jamais revu. Sa mère en est morte de chagrin, et c’est comme ça qu’on a récupéré la p’tiote.

-   Qui est l’unique héritière que nous ayons trouvée. Une signature, Miss, et voilà la clef de votre coffre. »

 

 

 

 

 

 

 

1902, en Irlande, Laureen est bonne dans une riche famille catholique. Quand elle se retrouve engrossé par le fils du Comte de la maison, la famille lui impose une séance chez une faiseuse d’ange, autrement dit un avortement. Laureen décide de fuir et de rejoindre la ferme où elle a été élevée par une famille d’accueil. Ils ne la reprendront que si elle pose son bébé à l’orphelinat une fois qu’elle aura accouché, ce qu’elle se résigne à faire. Un beau jour, un notaire vient lui porter la clef d’un coffre de banque. La jeune femme y trouve un pendentif en or et une lettre en espagnol où il est question d’un trésor inca. C’est pour elle l’espoir de faire fortune et de récupérer sa fille. Le voyage est long et les vautours tournent autour d’elle… Laureen réussira-t-elle à se faire une place au milieu des chasseurs de trésors ?

 

 

 

 

© Félix, Delaporte, Bouet - Bamboo

 

 

Jérôme Félix a été conseillé par un véritable aventurier moderne pour écrire son scénario : Philippe Esnos. Décédé l’année dernière, le chercheur de trésor n’aura pas connu le plaisir de voir l’histoire achevée. Avec une âme de Jack London, Esnos parcourait les bilbiothèques de France et d’Espagne avant de traverser le monde, et en particulier l’Amérique du Sud, à la recherche de trésors disparus. Depuis 2000, il essayait de découvrir le tombeau du dernier empereur inca Atahualpa en Equateur. L’idée de L’or du bout du monde est tirée de l’histoire d’une famille ayant hérité de façon inattendue d’une somme impressionnante en 1965, somme déposée par un de leurs ancêtres explorateurs dans une banque écossaise cinq générations plus tôt.

 

 

 

 

© Félix, Delaporte, Bouet - Bamboo

 

 

Jérôme Félix, le scénariste du très remarqué western Jusqu’au dernier, part sur les traces de chercheurs de trésors. Laureen rencontre même l’aventurier Richard Burton, que l’on a pu récemment croiser dans Maudit sois-tu (Ankama). Petit paradoxe scénaristique, Laureen le rencontre vers 1903 alors qu’il est décédé en 1890.

 

                Le dessinateur Xavier Delaporte a un trait réaliste rappelant les grandes heures des collections Larousse des années 70-80 sur L’histoire de France et La découverte du monde dans lesquelles les meilleurs dessinateurs de l’époque se sont succédés et pas des moindres puisque des artistes comme Toppi, Poïvet, Buzzelli, Marcello ou Manara entre autres y ont contribué. Delaporte marche dignement sur leurs traces, et dans la forme, et dans le fond.

 

 

 

 

© Félix, Delaporte, Bouet - Bamboo

 

 

                L’album se clôt par un dossier autour de Philipe Esnos. Ce carnet d’un aventurier comprend un entretien avec Olivier Gondard qui a été un compagnon de route d’Esnos. Il raconte son histoire et sa méthode de travail.

 

                L’or du bout du monde est un diptyque. Laureen a traversé l’Alantique. Il ne lui reste « que » la jungle. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’or du bout du monde

 

Tome : 1 - Laureen 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Jérôme Félix, avec les conseils de Philippe Esnos 

 

Dessins : Xavier Delaporte 

 

Couleurs : Sébastien Bouet 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782818967294

 



Publié le 27/02/2021.


Source : Bd-best


Sales vieux !  Anatole et Léontine 1 – Suspends ton vol

 

« - Je peux recevoir la nouvelle pensionnaire seul, vous savez !

-   Soyez pas désagréable… Elle a de gros seins ?

-   Comment voulez-vous que je sache…

-   Vous n’aimez pas les gros seins ?

-   Si, mais… Raaah ! Taisez-vous ! Il faut que la première chose qu’elle aperçoive l’emplisse de joie !

-   Elle va pas être déçue !

-   Le plus important, c’est de lui faire la meilleure impression possible de notre établissement ! »

 

 

 

 

 

 

 

Quand Anatole attend l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire à l’Ehpad, il ne se doute pas qu’elle va être tout aussi sale gosse que lui. En vieille dame indigne, Léontine va mettre un coup de balai dans la résidence « Le dernier voyage ». Le directeur, les aides-soignants et les autres pensionnaires, s’ils pensaient connaître ce qu’il pouvait y avoir de plus désagréable et politiquement incorrect avec Anatole, ne vont pas être déçus de la nouvelle recrue. Comme on dit, les deux font la paire !

 

 

 

 

© Flamand, Lapuss’ - Kennes

 

 

Si Anatole a besoin d’un anti-moustique, il invite un collègue dans sa chambre. Il servira d’appât. Le pauvre bougre hagard et en fauteuil roulant n’est pas dérangeant.

Si Léontine aime la poésie, elle n’est pas contre, elle est surtout tactile. Attention, la machine de ses prétendants pourrait s’emballer.

Quand Anatole participe à l’activité peinture du mercredi après-midi, il y a de fortes chances pour que l’animatrice se trouve sur la toile… au moins de manière abstraite.

Quand Léontine offre des fragments de lune à deux toutereaux plus très jeunes, le plâtrier de la résidence a intérêt à faire du bon boulot pour qu’ils aient un bon petit goût de revenez-y.

 

 

 

 

 

© Flamand, Lapuss’ - Kennes

 

 

Anatole et Léontine s’entendent comme chiens et chats. Et pour cause : ils marchent sur les mêmes plates-bandes. Et gare à qui tenterait de s’interposer entre eux, ça pourrait vite tourner au vinaigre. Acariâtre, roublards, obsédés sexuels et tout simplement méchants, ces deux vieux feraient passer Tatie Danielle pour une sainte nitouche. Lapuss’ et Flamand démarrent une nouvelle série politiquement incorrecte, transformant une maison de retraite en cours de récréation où tous les coups sont permis.

 

 

 

 

© Flamand, Lapuss’ - Kennes

 

 

On connaissait les Seignors de Sti, Richez et Juan chez Bamboo dans leur pension privative de luxe. Il va falloir supporter les insupportables Anatole et Léontine qui tentent de suspendre le vol du temps mais pas celui du rire, aussi irrévérencieux soit-il.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Anatole et Léontine

 

Tome : 1 – Suspends ton vol

 

Genre : Humour d’Ehpad 

 

Scénario : Stéphane Lapuss’ 

 

Dessins & Couleurs : Stéphane Flamand 

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782380751727

 



Publié le 24/02/2021.


Source : Bd-best


Cinq princesses et un prétendant.  Robilar ou le Maistre Chat 2 – Un ogre à Marier

 

« - Bienvenue à toutes dans mon humble demeure. Sachez que je suis extrêmement sensible à l’honneur que vous me faites en acceptant, que dis-je, en vous portant volontaires pour ce concours qui verra la plus méritante d’entre vous devenir mon épouse.

-   Vous oubliez pas un truc, là ?

-   Plaît-il ?

-   Le kiss.

-   Le smack. Oui, la transformation.

-   Non, parce que nous voulons bien faire preuve d’amabilité voire de compréhension, mais enfin tout de même…

-   Mais bien sûr !! Où avais-je la tête ? … qui verrala plus méritante d’entre vous m’offrir le baiser qui me rendra mon apparence d’homme, puis m’épouser et me faire la joie d’une descendance nombreuse et vigoureuse, qui règnera à ma suite sur ce riant pays. »

 

 

 

 

 

 

 

                Il estoit une foy un royaume. Dans ce royaume, un château. Dans ce château, un trône. Et sur ce trône, un ogre totalement déprimé. Sa mine ferait passer un enterrement d’enfant mort-né pour une sarabande de carnaval. Le chat Robilar, qui l’a déjà aidé à trouver un château et à expulser le Roy, va maintenant lui donner un coup de patte pour vaincre cette dépression. Ce qui lui manque, c’est une princesse.

 

 

 


© Chauvel, Guinebaud, Lou – Delcourt

 

 

                Après un premier tome destructurant Le chat botté, c’est à toute une panoplie de princesses que s’attaque David Chauvel, endossant son costume de Perrault-XXIème siècle. Ainsi, Aurore, plus connue sous le nom de La belle au bois dormant, laisse sa place à Zellandine, la belle au bois sans soif. Peau d’Âne n’est pas remplacée par Catherine Deneuve. Le cake d’amour sera préparé, ou pas, sous la houlette de Catherinette Peau d’Bique. La princesse au petit pois l’avait sous son matelas, Nadège est aussi au petit pois, mais chiche, et elle l’a plutôt dans la tête. Blanche-Neige voit sa place squattée par Sophia Margaretha alias Blanche-Mièvre. Enfin, il y a Ray Ponce, sorte de Raiponce affublée de Ray Ban. Chacune d’entre elles est accompagnée d’un animal disneyen à souhait : un perroquet, un chat, un singe, un lapin et un cochon d’inde se répartissent les rôles.

 

 

 


© Chauvel, Guinebaud, Lou – Delcourt

 

 

                Chauvel entraîne ses princesses dans un crépage de chignons organisé en compétition : une recette, de la déco, une course à pieds. Tous les coups sont permis et le final est imprévisible.

 

                Au dessin, Sylvain Guinebaud dynamise un scénario déjà punchy. Si les animaux sont sa spécialité, les princesses ont chacune leurs caractéristiques. A la fois belles et ridicules, elles montrent un panel d’expressions théâtrales étendu. Si Chauvel fait du Perrault, Guinebaud fait du Molière dans une modernité parodique respectueuse.

 

 

 

 

© Chauvel, Guinebaud, Lou – Delcourt

 

 

                Au niveau du découpage, Guinebaud fait preuve de plus de maîtrise et d’uniformité que dans le premier tome. S’il était déjà une franche réussite, ce deuxième épisode est un sans faute. La perfection Maörana est déjà atteinte. Le dessinateur se met la barre haute pour la suite.

 

                Chaque tome des aventures de Robilar est une histoire complète. Ses tribulations s'annoncent comme l'un des succès des années 2020. A plusieurs degrés, elles peuvent se mettre dans les mains des enfants dès huit ans aussi bien que dans celles de leurs parents, et de leurs grands-parents qui y trouveront un petit goût du Goscinny déjanté d’Iznogoud. 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Robilar ou le Maistre Chat

 

Tome : 2 – Un ogre à Marier

 

Genre : Aventure humoristique moyenâgeuse

 

Scénario : David Chauvel 

 

Dessins : Sylvain Guinebaud 

 

Couleurs : Lou

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Conquistador

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413020035 

 



Publié le 23/02/2021.


Source : Bd-best


La danse avant tout, la danse malgré tout.  Tanz !

 

«  - Je ne comprends pas ta fascination pour Gene Kelly…

-   Han ! Comment oses-tu ? Gene Kelly est immense !

-   Mais c’est que de l’accrobatie… Purement technique… Pas de substance…

-   Non mais quel hypocrite ! C’est sûr que la technique n’a aucune importance, ben voyons ! Et bien sûr qu’il y a une substance, l’Americana, c’est la volonté de saisir l’âme d’une nation… »

 

 

 

 

 

 

 

 

1957. L’Allemagne est encore empreinte de ses blessures de guerre, et cela se ressent dans l’ambiance générale. Uli a 19 ans. Et à 19 ans, quand on a la danse dans la peau, on ne rêve pas en gris. Faisant fi des qu’en-dira-t-on, Uli danse comme il respire. Faisant fi des qu’en-dira-t-on, Uli s’éprend d’Anthony, un danseur afro-américain qu’il rencontre à Berlin. Ne serait-ce pas là un signe pour traverser l’Atlantique et conquérir Broadway ?

 

 

 

 

© Mazars – Le Lombard

 

 

D’auditions en répétitions, Uli entraîne le lecteur dans le tourbillon de sa passion. D’amitiés en chagrins d’amour, Uli dévoile son intimité sans filtre dans une époque où la vie privée ne s’étalait pas comme aujourd’hui et où les mœurs n’étaient pas aussi libérées, et où, surtout, l’opinion n’était pas prête à accepter ce qu’elle considérait comme des dérives. Uli n’est rien moins qu’un courageux passionné de la danse et de l’amour.

 

 

 

 

© Mazars – Le Lombard

 

 

Tanz ! est le projet de fin d’études à la Haute école des arts du Rhin de son autrice Maurane Mazars. Dès 2018, le projet remporte le prix Raymond Leblanc de la jeune création. Love dream, peace dream, dance dream, american dream, l’autrice réunit tous ces rêves en un seul, celui d’Uli. Le psychologue Jacques Salomé disait : « Au lieu de rêver ta vie, vis ton rêve ! ». C’est exactement ce que Mazars fait faire à son personnage dans un graphisme et des couleurs tout droit sortis du tableau La joie de vivre d’Henri Matisse.

 

 

 

 

© Mazars – Le Lombard

 

 

Récompensé par le Fauve révélation à Angoulême cette année, Tanz ! démontre que la danse, non seulement ça se vit, mais aussi ça se lit.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Tanz ! 

 

Genre : Danse & émotion 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Maurane Mazars 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 248 

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782803676873

 



Publié le 22/02/2021.


Source : Bd-best


Loving Games.  Kid Paddle 16 – Kid N’Roses

 

« - Bienvenue aux mille chamallows, Monsieur… Quel type de chamallows vous ferait plaisir ?

-   Alors, je vais vous prendre des licornes sauvages, quelques cœurs de Cupidon, une dizaine de chatons mignons et une poignée de tendres baisers.

-   Voilà ! Votre fille va se régaler !

-   Ma fille ? Non, c’est pour mon fils, il part camper avec ses copains. »

 

 

 

 

 

 

 

                Quand le papa de Kid Paddle va acheter des chamallows tout mignons, ce n’est pas pour sa fille, mais pour que son fils se régale avec ses copains dans une soirée camping. Mais les gamins ne vont pas s’extasier devant la mignonerie des licornes, le rose girly des baisers et des cœurs et les chatons si kawaïs. Leur but : les faire fondre pour les faire dégouliner façon films d’horreur.

 

 

 

 

© Midam, Dairin, Patelin, Gof, Angèle – Dupuis

 

 

                Trois ans après Men in Blork, le gamin le plus geek de l’histoire de la BD est de retour avec ses potes, son père, sa sœur, son maître d’école, le guichetier du cinéma, Mirador, Billy, et parfois même un petit barbare, une princesse naïve et des Blorks, des tas de Blorks cruels et assoifés de sang et de gnons. Et eux, ce ne sont pas des mi-gnons, mais des gnons complets. Direction Game Over si on ne peut pas les éviter.

 

                Midam s’était déjà entouré de tout un pool de scénaristes pour Game Over. Il fait pareil à présent pour Kid Paddle. On remarquera notamment l’arrivée de Sti, un des meilleurs gagmen du moment et l’on notera que Patelin s’inscrit comme un auteur incontournable de l’univers avec un gag à faire sur soi de rire au propre comme au figuré, ou plutôt comme au sale.

 

 

 

 

© Midam, Dairin, Patelin, Gof, Angèle – Dupuis

 

 

                La principale nouveauté de la série est l’arrivée au dessin de Ian Dairin pour accompagner Midam. Le dessinateur de Katz intègre l’univers avec un encrage respectueux et dans lequel on décèle pourtant sa « patte ». Pour un auteur félin, ce n’est pas mal. Toujours est-il que Midam n’a pas choisi Dairin par hasard, comme si la fusion de leurs traits allait de soi.

Cerise sur le gâteau, Dany vient faire un petit cou-cou !

 

 

 

 

© Midam, Dairin, Patelin, Gof, Angèle – Dupuis

 

 

                Adepte des salles de jeux, Kid n’est pas prêt de finir d’envahir les salles de lecture. A vos manettes !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Kid Paddle

 

Tome : 16 – Kid N’Roses

 

Genre : Humour geek 

 

Scénario : Midam, Patelin, Sti & Gof 

 

Dessins : Midam & Dairin 

 

Couleurs : Angèle

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034747771

 

Publié le 22/02/2021.


Source : Bd-best


La fin d’une trilogie initiatique majeure.  Le veilleur des brumes 3 – Retour à la lumière

 

« - … Fils ?

-   … Papa…

-   C… C’est bien toi ? Viens là que je te regarde de plus près…

-   Papa !!

-   J’en reviens pas… Qu’est-ce que tu as grandi. Mais oui c’est bien toi. Alors raconte… Comment tu as fait pour venir jusqu’ici ?

-   C’est une longue histoire.

-   J’ai tout mon temps. »

 

 

 

 

 

 

 

                Pierre, le petit cochon, a la lourde tâche de pallier à l’absence de son père qui était veilleur de brumes et qui, de son moulin, empêchait celles-ci d’envahir la ville. Après un long voyage plein de péripéties, il retrouve enfin son papa. Est-il l’heure d’un passage de témoin ? Il faut faire vite. La brume noire s’approche du village. Il faut à tout prix l’éloigner, pour ainsi faire fuir la mort. Entouré de ses amis la jolie renarde Roxane, le grand Roland, l’hippopotame, le dur de la classe et Vince, le lézard foufou, Pierre va devoir prendre son destin en mains.

 

 

 

 

© 2019 by Tonko House Inc.

 

 

                Tsutsumi calque son dessin sur celui du dessin animé qui a inspiré la série. Son trait peinture est somptueux. Les personnages animaliers sont adorables. La figuration de la brume est terrorisante.

 

Comme pour une série de mangas, c’est un véritable pool d’auteurs qui est aux commandes de cette petite merveille. Le scénariste Robert Kondo et le dessinateur Daisuke « Dice » Tsutsumi sont accompagnés d’un agent-producteur, un directeur artistique, trois créateurs, cinq créateurs-graphistes, un graphiste et trois producteurs. Est-ce que cela annonce un développement plus étendu qu’une simple BD ? L’avenir nous le dira.

 

 

 

 

© 2019 by Tonko House Inc.

 

 

                Le scénario de Kondo est tendre et émouvant. Il ne se contente pas d’écrire une histoire d’animaux. Depuis Calvo et autres Macherot, la bande dessinée animalière a montré sa puissance et sa force. Sous des apparences futiles, elle traite de sujets graves, voire épineux. Le veilleur des brumes ne déroge pas à la règle. Le sujet fondamental en est le deuil. Comment découvre-ton le monde réel une fois que l’on a perdu ses parents, béquilles qui nous protégeaient ? Avant, avions-nous une vision objective et vraie de ce qui nous entoure ? Le chemin de Pierre est celui que l’on fait tous. Accompagné par ce petit cochon, le lecteur comprend entre les lignes l’inéluctabilité de la route de vie de tout un chacun et la nécessité d’y avancer. L’histoire n’est rien moins qu’une quête sur le sens de la vie.

 

 

 

 

© 2019 by Tonko House Inc.

 

 

                Le veilleur des brumes est une véritable petite pépite. Tiré du court métrage nommé aux Oscars en 2015 The Dam Keeper (littéralement Le gardien de barrage), on y retrouve toute l’intelligence, tout le savoir-faire et toute la sensibilité qui ont fait le succès des studios Pixar dont sont issus les deux auteurs. Voici les trailers de ce petit film de 18 minutes :

 

https://www.youtube.com/watch?v=mTd3J1GFC5M

 

https://www.youtube.com/watch?v=EzcrhgMBNq4

 

La série dessinée reprend les personnages de Pierre et Rox mais construit un récit fort dont le court-métrage n’en serait qu’un prologue, développant un univers riche et sensible.

 

                Une préquelle au Veilleur des brumes intitulée Le cochon, le renard et le moulin, destinée à un public plus jeune est également sortie il y a quelque mois. Voici la bande annonce :

 

https://youtu.be/4qCu6J9Vc7k

 

 

  Le veilleur des brumes est un bâton, un témoin solide permettant au jeune lecteur d’être accompagné dans sa vie qui change, dans la perte de l’enfance, et à l’adulte de revenir sur cette mutation. Ceux qui apprécieront le plus ce veilleur des brumes sont justement les adultes chanceux qui n’ont pas guéri de leur enfance.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


Titre : Le veilleur des brumes

 

Tome : 3 – Retour à la lumière

 

Genre : Aventure fantastique animalière 

 

Scénario : Robert Kondo 

 

Dessins & Couleurs : Dice Tsutsumi 

 

Éditeur : Milan

 

Collection : Grafiteen

 

Nombre de pages : 208

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782745995018

 



Publié le 21/02/2021.


Source : Bd-best


Sous les planchers du plus grand Musée du monde.  Les souris du Louvre 3 - Le serment oublié

 

« - Marliens, Marliennes, merci d’être venus si nombreux à cette réunion exceptionnelle. Les conteurs et moi-même avons débattu de l’incident d’hier après-midi…

- Incident ?! Une déclaration de guerre, oui !

- Il a raison ! Qu’on nous amène le coupable !

- C’était un accident, mais qui a des conséquences fâcheuses : nous allons devoir quitter la cour Marly avant la dératisation !

- Et pour aller où ?! Chez les fous guerriers de la cour carré ? Ha ! »

 

 

 

 

 

 

 

 Branle bas de combat chez les souris du Louvre. Esope s’est montré aux humains. Une dératisation est prévue. Il faut donc quitter les sous-sols de la cour Marly. Mais les autres clans semblent réticents à les accueillir. Les prochains jours s’annoncent éprouvants. Envahi par les remords, Esope veut expier sa faute mais les siens ne sont pas encore prêt à lui pardonner. Comment pourra-t-il faire sa rédemption ?

De son côté, Milo, le petit garçon, est devenu gardien du cercle dont une des missions est de protéger les œuvres. Il rêve de pouvoir le raconter à sa copine Victoire.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

                Dans un style proche de celui de Cyril Pedrosa à ses débuts, Sandrine Goalec invite au voyage dans les couloirs du Louvre. Les personnages humains, dans un style gros nez, sont aussi réussis que les souris humanisées. Dans cet épisode, l’exode des souris fait passer les humains au second plan. Les couleurs de Drac accentuent l’immersion au niveau des souris dans les sombres sous-sols de la cour Marly.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

                Joris Chamblain, créateur des formidables carnets de Cerise et scénariste de deux aventures de Yakari, est une valeur sûre du scénario intelligent pour enfants. Il vient de lancer Alyson Ford chez Vents d’Ouest.

 

                Depuis quelques années, le Louvre profite de la bande dessinée pour entrer dans les foyers. Les albums co-édités par Futuropolis sont tous plus réussis les uns que les autres. En collaboration avec les éditions Delcourt, Les souris du Louvre s’adressent à des lecteurs plus jeunes. La cible est atteinte.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

Les poétiques chats de Matsumoto chez Futuropolis avaient déjà envahi le Musée dans Les chats du Louvre. Les malicieuses souris prennent encore plus possession des lieux.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les souris du Louvre

 

Tome : 3 - Le serment oublié

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Joris Chamblain

 

Dessins : Sandrine Goalec

 

Couleurs : Drac

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782413024651

 



Publié le 21/02/2021.


Source : Bd-best


Beatle Girl.  Magical Mystery June

 

«  - Ah au fait, coup dur : je vais rencontrer sa mère. Faudrait que je ne dise pas de connerie. Et que je sois présentable.

-   Le mieux, c’est que tu fasses la femme mystérieuse, distante tu vois. Ça fait romancière ou actrice drama française… Et hop, César de la meilleure belle-fille…

-   Non pour la distance et le mystère. A mon avis, le mieux, c’est que j’y aille pas. Tant pis pour le César… » 

 

 

 

 

 

 

 

June, jeune adulte, est autrice de BD, fan des Beatles et independante girl. Si elle n’a pas envie de rencontrer sa belle-mère, personne ne peut l’y obliger. Pour les repas entre amis, surtout quand on reçoit un couple de potes qui viennent d’avoir un bébé, faut pas compter sur elle pour faire semblant de passer une bonne soirée. June vient juste de s’installer chez son amoureux fan d’ACDC. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il soit Liverpool compatible.

 

 

 

 

© Evemarie – Expé éditions

 

 

June est magique. Elle désarçonne par ses réflexions cashs et rebelles. Le politiquement correct, elle ne connaît pas. Rater une soirée pour regarder des vidéos de chats qui tombent, elle ne va pas s’en cacher. Prolonger ses vacances histoire de gagner quelques jours pour pouvoir de nouveau fermer correctement son sous-tif, elle ne va pas s’gêner.

 

June est mystérieuse. Les Beatles logent-ils vraiment chez elle ? Est-ce une illusion résultant d’une quelconque fumette ? Sont-ils envahissants physiquement ou seulement cérébralement ?

 

 

 

 

© Evemarie – Expé éditions

 

 

Si June est toquée de Lennon, Mc Cartney et consorts, c’est peut-être tout simplement parce qu’elle est l’avatar d’Evemarie qui est elle-même groupie de base. Alors qui est la cinquième Beatle, June ou Evemarie, Evemarie ou June ? Après Hey June (et pas Jude) paru l’année dernière chez Delcourt dans la poilante collection Pataquès, la dessinatrice revient en tant qu’autrice complète. Affairé par ses multiples projets, son scénariste Fabcaro ne fait plus office que de Guest Star. L’autrice s’en sort très bien toute seule. Parmi les autres invités, le Coluche de Fabrice Erre vient souffler le gag ultime, Alfred Hitchcock himself lui suggère une corde et Kiki, le chien de Willy Woob, apparaît pour une tendre léchouille happy end.

 

 

 

 

© Evemarie – Expé éditions

 

 

A lire en écoutant en boucle les quatre garçons dans le vent, Magical Mystery June, c’est de la Pop BD, fraîche, drôle, avec des situations express comme dans Tik Tok mais avec du fond : un humour grand écart entre les années 60 et 2020 en passant par le geek 80. June, douce junkie, play it again !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Magical Mystery June 

 

Genre : Humour friend 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Evemarie 

 

Éditeur : Expé éditions

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 97822955702772

 



Publié le 19/02/2021.


Source : Bd-best


On ne choisit pas sa famille, et encore moins sa mère.  La fée assassine

 

«  - Bonjour, Mlle Duroy, Maître Garelle. Votre compagnon, le Dr Duval, m’a demandé de vous défendre dans cette terrible affaire. La première chose que je dois savoir, c’est si vous reconnaissez les faits pour lesquels vous êtes accusée ?

-   Oui, je les reconnais.

-   Les avez-vous prémédités ?

-   Bien sûr que non !

-   Que s’est-il passé ?

-   Je ne sais pas.

-   Comment ça vous ne savez pas ?

-   Non, je ne sais pas. Les choses sont enfouies en moi depuis tant d’années… »

 

 

 

 

 


 

Paris, décembre 2006, Fanny est en garde à vue. La jeune femme a commis l’irréparable, le soir du 24. Mariée à Thibault, un médecin ce soir là de garde, Fanny semblait avoir tout pour être heureuse. Pourtant, entre un père absent et une mère toxique, les blessures de jeunesse sont profondes. Sa sœur Tania, elle l’aimait sa sœur Tania. Et cet amour était réciproque. Malgré les différences d’affection de leur mère, cette dernière ayant une préférence revendiquée pour Tania, les deux sœurs ont toujours été fusionnelles. Alors, que s’est-il passé ce soir là ? Quel événement a déclenché le drame ?

 

 

 


© Grenson, Roge – Le Lombard

 

 

La fée assassine commence comme un thriller : un commissariat, un interrogatoire, une femme éclaboussée de sang. On ne sait pas vraiment ce qu’il s’est passé. Très vite, on se rend compte qu’on ne va pas être plongé dans une enquête policière banale, mais dans un drame psychologique profond. A la manière d’un thérapeute, la scénariste Sylvie Roge creuse les failles pour nous inviter dans les cicatrices morales de Fanny, meurtrissures d’enfance, qui ne se sont jamais refermées et qui, pour cause, ne peuvent pas être guéries parce que le mal est encore là. On ne choisit pas sa famille, et encore moins sa mère. S’il y a des gens toxiques, il y a des gens vénéneux. La mère de Fanny est une amanite à la personnalité complexe, bourreau elle-même meurtrie.

 

 

 

 

© Grenson, Roge – Le Lombard

 

 

Souvent, dans les histoires de gemmelité, l’une ou l’autre d’entre elles prend l’ascendant. Ici, les liens sont étroits. Il n’y a rien de malsain entre les deux jumelles. A une filiation compliquée, les auteurs opposent une relation bienfaisante et fusionnelle entre Fanny et Tania. Roge et Grenson ne signent pas une « simple » œuvre de fiction. Ils ont mis aussi beaucoup d’eux au travers des personnages de l’oncle et de la tante des jumelles.

 

Dans un découpage aéré, Olivier Grenson donne une place primordiale aux visages. Les regards, tristes, haineux, joyeux aussi parfois car il y en a dans toutes vies, aussi malheureuses puissent-elles être, suffisent pour tout comprendre. On pourrait presque suivre toute l’histoire sans rien lire. Impressionnant. 

 

 

 

 

 


© Grenson, Roge – Le Lombard

 

 

Au milieu de nuances à mi-chemin entre le gris et le sépia, Grenson pose des touches de rouge : du sang bien sûr, un manteau, des ballons, du vin…et des boules de Noël. Le dessinateur de Niklos Koda pense chacune de ses planches. Ce sapin qui clignote page 10, pourquoi cette planche ? Dans un écho en fin d’album, elle prend une autre dimension.

 

Entre Garde à vue de Claude Miller et Les liens du sang de Claude Chabrol, La fée assassine est un thriller psychologique dont les personnages puissants joués par des acteurs de choix ferait un excellent film.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La fée assassine 

 

Genre : Thriller psychologique 

 

Scénario : Sylvie Roge

 

Dessins & Couleurs : Olivier Grenson 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 22,50 €

 

ISBN : 9782803676200

 



Publié le 19/02/2021.


Source : Bd-best


Des steppes russes à Berlin… Machines de guerre T.4 L’étoile de Koursk (T-34)

 

 

 

30 novembre 1939, l’Union Soviétique lance une vaste offensive contre la Finlande.  Vingt-trois divisions réparties en quatre armées, totalisant 450000 hommes envahissent le pays. Engagée dans le combat aux côtés des rouges, Aleksandra Samusenko observe à la jumelle les chars russes se faire détruire par l’armée finnoise. Victime d’une mauvaise tactique décidée par les autorités russes, ralentis par la neige et munis de chenilles trop étroites, ces derniers sont des proies beaucoup trop faciles pour l’ennemi.

 

 

 

 

 


Appelée au quartier général, sa hiérarchie écoute ses explications sur les revers subis par l’Armée Rouge  et prend la décision de l’envoyer à Leningrad  afin d’aider et de conseiller les ingénieurs dans la construction d’un nouveau char. Lorsqu’elle intègre l’équipe, le T-34 n’est qu’un prototype qui va accueillir toute une série d’améliorations. Doté de ces dernières modifications, ayant parcouru 800 kilomètres sans aucun problème, les deux prototypes de ce char vont s’inviter face à Staline lors du défilé du Premier mai sur la place rouge à Moscou.

 

 

 

 

© Pécau – Mavric – Andronik – Vernay - Delcourt

 

 

 

 

Jean-Pierre Pécau (scénariste) nous fait découvrir cette « machine de guerre » à travers le récit de la vie d’Aleksandra Samusenko, une jeune femme soviétique qui a combattu sur différents fronts. Elle va mener une carrière de guerrière, se faisant une place dans un milieu plus particulièrement masculin. Elle a été reconnue héroïne de l’union soviétique pour avoir détruit trois chars Tigre allemands lors de la bataille de Koursk.  Sur sa route, elle va croiser Joseph Beyrle, un militaire US fait prisonnier par les Allemands lors du débarquement de Normandie, qui va combattre les nazis sous l’uniforme soviétique (ce fut le seul militaire US à combattre sous les deux couleurs).

 

 

 

 

© Pécau – Mavric – Andronik – Vernay - Delcourt

 

 

Senad Mavric et Filip Andronik (dessinateurs et coloristes) nous entrainent au cœur des scènes de bataille, les explosions et nombreux tirs étant bien réalistes.

 

 

 

 

© Pécau – Mavric – Andronik – Vernay - Delcourt

 

 

 

Correctement utilisé, le T-34 fut une mauvaise surprise pour le Reich, donnant du fil à retordre aux Allemands. Ce sera le char qui quelques mois plus tard rentrera dans Berlin en ruine. Aleksandra Samusenko ne verra malheureusement pas le drapeau rouge flotter sur le Reichstag. Elle sera tuée par des tirs de fusées allemandes.

 

 

 

 

© Pécau – Mavric – Andronik – Vernay - Delcourt

 

 

Le dossier didactique disponible en fin d’ouvrage décrit les forces et faiblesses mais aussi les évolutions de ce char T-34 en nous gratifiant d’une biographie d’Aleksandra Samusenko.

 

 

 

© Pécau – Mavric – Andronik – Vernay - Delcourt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain


 

Série : Machines de guerre

 

Tome : T.4

 

Titre : L’étoile de Koursk 

 

Genre : Histoire

 

Scénario : Jean-Pierre Pécau 

 

Dessins : Senad Mavric & Filip Andronik

 

Couleurs : Jean Vernay 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 16,95 €

 

ISBN : 9782413025092



Publié le 19/02/2021.


Source : Bd-best


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