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Des coulisses de la République aux mines de diamants africaines.  Katanga – Coffret Intégrale Collector

« - Il va falloir que tu me dises où sont les cailloux, Charlie. Plus vite on les aura, plus vite on pourra repartir. De quoi t’as peur ? Forthys ne paiera que si c’est toi qui lui remets les pierres. Ta petite sœur te couvre, Charlie. L’astucieuse Alicia a fait de toi le nègre le plus précieux de toute l’Afrique, en ce qui me concerne.

-     Ok, chef, dès qu’on approche, je te dis. On y va vite, vite. Et on repart.

-     Exactement. Vite, vite. »

 

 

 

 

 

 

 

Charlie, domestique noir, a planqué trente millions de dollars de diamants. André et sa bande de mercenaires ont bien l’intention de mettre la main dessus…surtout André. Mais armes, argent et politique ne sont pas les compagnons les plus paisibles pour mener à bien une telle mission. Le temps peut vite commencer à tourner, le peuple se révolter et le Katanga prendre feu et prendre sang.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Perdriset– Dargaud

 

 

                Après « Il était une fois en France », Nury et Vallée signent une trilogie de haut niveau avec (Il était une fois le) Katanga. Sauf que le Katanga n’existe pas. Mais, c’est tout comme. Pays diamantifère voisin du Congo, son territoire est la proie de toutes les convoitises.         

 

On ne peut s’empêcher de penser à Jimmy Tousseul, série jeunesse qui a fait les beaux jours de la maison Dupuis dans les années 90. Mais là où Desberg et Desorgher traitaient le sujet de l’Afrique coloniale et des mercenaires sous un angle tous publics, Nury et Vallée adoptent une vision, certes fictive, mais semblant beaucoup plus proche des exactions qui se passaient dans ce genre de pays à cette époque.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Perdriset– Dargaud

 

 

« Katanga » emmène le lecteur aux confins de la cruauté humaine. Dans cette série, il n’y a pas un personnage pour rattraper l’autre. C’est un véritable ramassis de pourritures, un aréopage de corrompus qui se côtoient dans la France-Afrique des années 60. Dans « Katanga », on empoisonne, on tue, on baise, on égorge, sans vergogne et sans scrupule. Il y a du Tarantino dans le scénario de Nury. La violence est si présente qu’elle en devient presque naturelle. La tension monte crescendo jusqu’à un final rarement vu en BD et digne des meilleurs blockbusters hollywoodiens. Le scénariste n’épargne rien à ses personnages. Les destins vont tous, sans exception, être bouleversés. Personne n’en sortira indemne. Et bien malin sera celui qui pourra deviner qui s’en sortira tout court.

 

Vallée donne à ses personnages des trognes toutes droit sorties d’« Un taxi pour Tobrouk » ou de « Cent mille dollars au soleil ». Il maîtrise cadrages et compositions, comme dans la scène du verre empoisonné où l’œil du lecteur navigue autour de l’ombre de la mort. Les fusillades et poursuites sont menées à brides abattues. Le dessinateur pousse son crayon jusqu’aux limites de la cruauté. C’est une véritable boucherie qui est représentée dans un final impitoyable, jusqu’à la limite du supportable. On peut se poser la question de l’utilité d’un tel spectacle. Le dessin semi-réaliste de l’auteur fait passer la pilule. On imagine ainsi la violence de ce morceau d’histoire dramatique de l’Afrique, ici romancé, mais ô combien proche de ce qui a dû réellement se passer dans certains coins du continent au crépuscule de la colonisation.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Perdriset– Dargaud

 

 

« On a bien tort de ne jamais se méfier des clowns. » dit Charlie, le frère d’Alicia. Au Katanga, on ne peut faire confiance à personne… à personne… « L’histoire de l’Afrique, à quoi ça tient. »

 

                Série que n’aurait certainement pas renié Bob Denard, un des derniers mercenaires de la République, décédé en 2007, « Katanga » est menée avec force et lyrisme.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=ECqAlTnF4l4&feature=emb_logo

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Katanga

 

Tome : Coffret Intégrale Collector

 

Genre : Aventure-Thriller

 

Scénario : Fabien Nury

 

Dessins : Sylvain Vallée

 

Couleurs : Jean Bastide & Luc Perdriset

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64 x3

 

Prix : 54,95 €

 

ISBN : 9782205087123

 



Publié le 02/12/2020.


Source : Bd-best


Girl in color et Man in black.  MacGuffin & Alan Smithee – Summer of love

« - Encore à tourmenter mon chat, Agent Smithee ?

-          Oups ! Mère-Grand !

-          La mission que j’ai à vous confier devrait être à la mesure de vos moyens… Voilà ! Vous devez retrouver cette jeune fille. Ses parents sont très inquiets.

-          Quoi ? Mais c’est quoi cette mission toute pourrie ? C’est du ressort de la police, ça !

-          C’est un service que je rends à un ami très cher, le pasteur Martin Luther King, de Chicago. Il connaît bien cette jeune fille et a demandé mon aide ! Bref, vous partez pour l’Illinois et vous y chercherez cette gamine !

-          Mac est d’accord avec ça ?

-          L’agente MacGuffin est affectée à une autre mission !

-          Comment… ? »

 

 

 

 

 

 


 

1967. L’agent Smithee est désemparé. Non seulement, on lui confie une mission banale pouvant être réalisée par de simples flics, mais il ne l’effectuera pas en compagnie de sa collègue habituelle, l’agente MacGuffin, à qui on a octroyé un partenaire plus jeune sur une autre mission de la plus haute importance. Bref, pas d’autre choix que d’obéir aux ordres de son supérieur hiérarchique, il faut partir. Que l’espion se rassure, la mission n’est pas si anodine que cela. Il doit retrouver la fille d’amis du Pasteur Martin Luther King, disparue depuis quatre jours. De son côté, MacGuffin se trouve aux prises avec les barons de la drogue, du Mexique jusqu’à San Francisco à une petite fête avec Charles Manson.

 

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

Le québécois Michel Viau est à la base historien de la BD. Il écrit ici deux histoires parallèles qui se rejoignent dans un final jamesbondien. Les pages de garde montrent d'emblée le ton. Hommage à toute une culture seventies, Summer of love multiplie les clins d’œil sans pour autant tomber dans le piège du catalogue. Squiddly la pieuvre intègre un délire psychédélique, Scoubidou et Sammy font un caméo dans la rue pendant que tout un tas d’acteurs célèbres jouent les seconds rôles grâce aux talents de caricaturiste de Ghyslain Duguay. Le dessinateur a un trait à mi-chemin entre Bruno Gazzotti et les débuts de Mathieu Reynès. Côté couleurs, le dessinateur gère impeccablement l’époque. C’est pop mais pas criard. 

 

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

Summer of love n’est pas la première aventure des agents très spéciaux de la S6, section spéciale de sécurité et des services supranationaux. Deux albums sont déjà parus en 2017 et 2019 chez Perro et trois mini-albums de poche ont été auto-édités. Avant de rééditer les deux premières grandes aventures, les éditions du Tiroir proposent un inédit. Comme pour un film de James Bond ou un épisode d’Amicalement vôtre, nul besoin de connaître les précédents pour comprendre. Les personnages sont présentés de telle façon que ceux qui les découvrent comprendront tout de suite leurs fonctions et leurs relations tandis que ceux qui les connaissent les retrouveront avec plaisir.

 

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

Le titre MacGuffin & Alan Smithee sonne comme celui d’une éphémère série signée Dany et Greg dans les années 70 : Jo Nuage & Kay Mac Cloud, dont un album a été édité en 2000 chez Joker, où l’on était déjà dans de l’espionnage humoristique.

 

 

 

 

 © Viau, Duguay

 

 

Dans un esprit Chapeau melon et bottes de cuir (Coucou Mère-Grand), on est à la frontière entre l’univers de Ian Fleming et celui d’Austin Powers ou d’OSS 117. De l’humour, de l’action, et une bande son Flower Power que l’on peut se faire en podcast grâce au listing proposé en début d’album, que demander de plus ? D’autres épisodes.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=MPYe4U5c8HY&feature=emb_logo

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : MacGuffin & Alan Smithee – Summer of love

 

Tome : Summer of love

 

Genre : Espionnage 

 

Scénario : Michel Viau 

 

Dessins & Couleurs : Ghyslain Duguay 

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782931027202

 



Publié le 02/12/2020.


Source : Bd-best


Le plus vieux métier du monde. Les profs refont l’histoire Edition collector Noir & Blanc

« -  Sire ! Le visiteur que vous attendiez est arrivé !

-   Qu’il entre !

-   Bonjour mon ami ! Vous êtes professeur d’histoire dans un lycée, n’est-ce pas ? J’ai entendu parler de vous !

-   Ah bon ? C’est… C’est un honneur sire !

-   Il paraît que vous êtes un fin connaisseur de mes campagnes, que vous avez étudié toutes mes stratégies…

-   Oh oui sire, je vous admire tant ! » 

 

 

 

 

 

 

 


                Saviez-vous que Napoléon avait pris conseil auprès d’un ancêtre de Polochon, en tant que « prof de stratégie » ? Voilà peut-être pourquoi l’enseignant est si passionné par la vie et l’œuvre de l’Empereur. Ça n’empêchera pas l’illustre homme de guerre d’être exilé à Sainte-Hélène.

 

 

 

 

© Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                Cette anecdote n’est que l’une de celles racontées par les historiens Pica et Erroc dans ce bel album paru en 2008. Pica y est au sommet de son art. En sortant du cadre du lycée, il démontre qu’il est aussi à l’aise quel que soit le décor, même si on le savait déjà depuis les aventures de Marine. Cela valait bien une luxueuse réédition en noir et blanc faisant la part belle au trait dynamique de celui qui avait débuté sa carrière sous le nom de Pierre Tranchand. Un making of et des bonus complètent l’ouvrage.

 

 

 

 

© Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                Outre le début du XIXème siècle, la machine à remonter le temps marche à plein régime. Alors que le professeur Mortimer s’était retrouvé dans un « piège diabolique » sous la houlette d’Edgard-P. Jacobs, nous retrouvons ici selon les époques les ancêtres des enseignants du lycée Fanfaron. Et tout se passe sur la chaîne de télévision (virtuelle) TV2.

 

 

 

 

© Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                On remonte ainsi jusqu’aux origines du monde et de l’enseignement. On découvre le feu avec les homo-profiens. Les scribes étant exploités, on assiste à la première grève égyptienne. Un sultan oblige son fils adoré à prendre des cours. L’école Amina des Bois rencontre – déjà - des difficultés avec les parents d’élèves. Miss Gladys fait face à un vent de révolte mené par le mousse Boolard sur le Bahuty. On termine par un bond dans le futur avec les robots-profiens.

 

 

 

 

 © Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                Cet album hors-série fait le même effet que lorsque l’on ouvre les fenêtres d’une salle de classe après un cours avec 32 élèves. C’est une bouffée d’oxygène. Sans s’endormir sur leurs lauriers, les auteurs se sont remis en question. A sa sortie originelle, l’album portait le n°I. On attend à présent que Simon Léturgie relève le défi pour une nouvelle digression.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les profs

 

Tome : Les profs refont l’histoire Edition collector Noir & Blanc

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Erroc 

 

Dessins : Pica

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 29,90 €

 

ISBN : 9782818979785

 



Publié le 01/12/2020.


Source : Bd-best


Un livre dans le sang.  Danthrakon 3 – Le marmiton bienheureux

« - Fragonos ! Nous y voilà !

-   Oui, mais il va falloir nous dire ce qu’on fait ici !

-   Toi, tu n’es qu’un grimoire sur pattes et je n’ai rien à t’expliquer.

-   Je n’aime pas la manière dont vous me parlez. Et surtout, je n’aime pas que vous ayez volé le corps de votre fille. Je n’irai pas plus loin avant d’avoir parlé à Lerëh.

-   Elle est là et nous entend, mais c’est moi qui ai le contrôle. »

 

 

 

 

 


                La magicienne Lyreleï a investi le corps de sa fille Lerëh. Elle ne le lui rendra pas tant qu’elle n’aura pas récupéré le Danthrakon, ce livre qui coule dans les veines de l’apprenti-cuisinier Nuwan. Mais le grimoire suscite toutes les convoitises, à commencer par celle du grand inquisiteur Amutu. Mais celui qui tient la clef du mystère du grimoire, c’est Tinpuz, le fuff de compagnie de Nuwan, qui est loin d’être une simple bestiole d’agrément.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Fin de cycle pour l’aventure Danthrakon. Arleston, scénariste et directeur éditorial, clôt la première série du label Drakoo. On est dans de l’Heroïc-Fantasy tout ce qu’il y a de plus classique mais Arleston sait toujours trouver le petit plus qui fera l’originalité d’une histoire. Ici, les transferts de Lyreleï d’un monde à un autre ont de quoi surprendre, et elle la première. Le Fuff Tinpuz, qu’on aurait pu penser être un ersatz du Fourreux (La quête de l’oiseau du temps), trouve dans cette conclusion une essence inédite.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Olivier Boiscommun maîtrise ses personnages et leurs attitudes. Les scènes de magie sont grandiloquentes. Elles sont enluminées. Là où le bât blesse, c’est au niveau des décors. Il aurait fallu ajouter à l’équipe un décorateur pour arriver à des planches fines et abouties qui auraient mieux mis en valeur le travail du scénariste, ainsi que celui du dessinateur sur les personnages.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Côté couleur, après avoir été épaulée par le pro Claude Guth, Florence Torta montre qu’elle n’a plus besoin de personne pour voler de ses propres ailes. C’est là encore dans les scènes de magie qu’on le remarque.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Avoir créé un tel univers et en rester là serait dommage. Avec des décors plus poussés, la série pourrait atteindre la force d’un Lanfeust de Troy. Un second cycle serait bienvenu pour le démontrer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 Coffret 3 tomes - Drakoo/Bamboo

 

Série : Danthrakon

 

Tome : 3 – Le marmiton bienheureux

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Christophe Arleston 

 

Dessins : Olivier Boiscommun 

 

Couleurs : Florence Torta 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782490735273

 



Publié le 30/11/2020.


Source : Bd-best


La Marque Jaune a laissé des traces...  Blake et Mortimer 27 – Le cri du Moloch

« -  Nous nous connaissons ?

- De nom, je crois. Je suis le professeur Scaramian.

- Scaramian !

- Votre ami Francis Blake a certainement dû vous parler de moi en termes peu flatteurs, si j’en juge par votre réaction.

- Il m’a simplement précisé que vous vouliez le faire limoger pour avoir détruit Orpheus.

- Et vous approuvez cette destruction ?

- J’approuve toute destruction qui sauve le pays d’un danger manifeste.

- Et si je vous apprenais que ce danger subsiste ?

- Que diable insinuez-vous là ?

- Je n’insinue rien. Je vous informe. L’ennemi, et ne demandez pas de qui il s’agit car je l’ignore, n’a pas enfoui un Orpheus dans Londres, mais sept ! Sept éclaireurs, sept œufs déposés au cœur de la City. Cinq sont morts-nés, irrécupérables. Il en restait deux, vous en avez détruit un. Je suppose que vous devinez la suite... »

 

 

 

 

 

 

 

                Le professeur Mortimer vient d’apprendre que Londres est encore sous la menace extra-terrestre. Après la destruction d’un Orpheus, il apprend qu’un autre vaisseau s’apprête à attaquer la capitale britannique. Son pilote, le Moloch, est capable de s’approprier le corps d’humains pour pouvoir agir en toute discrétion. Il est détenu dans les laboratoires du professeur Scamarian. Mais le jour où l’alien s’évade, le danger n’est plus hypothétique. Des signes cabalistiques s’inscrivent sur des murs de Londres. Blake et Mortimer vont devoir faire appel à Olrik, complètement hagard dans une chambre du Bedlam Hospice, pour déjouer les plans machiavéliques venus d’ailleurs.

 

 

 

 

© Cailleaux, Schréder, Dufaux, Croix – Blake et Mortimer

 

 

                Jean Dufaux signe son deuxième album et le troisième dans la lignée de La Marque Jaune, œuvre ô combien mythique. Après s’être injustement pris une volée de bois vert lors de la parution de L’onde Septimus, le scénariste publie enfin la suite directe, sept ans après. Dufaux marche sur les pas de Jacobs, alliant mystère façon polar, extra-terrestres, savants fous et technologies modernes. Respectueux et dans la continuité du maître, il dénoue une énigme qu’aurait pu écrire Jacobs. Sans vouloir comparer, celui-ci écrivant aussi d’excellentes histoires, il y a presque plus de naturel dans la façon dont Dufaux s’approprie l’univers jacobsien que ce que ne fait Yves Sente. 

                On trouve même un clin d’œil direct à Jacobs dans une mise en abyme lors d’une vente aux enchères où le prix de la couverture originale du Secret de l’Espadon s’envole.

 

 

 

 

© Cailleaux, Schréder, Dufaux, Croix – Blake et Mortimer

 

 

                Christian Caillaux succède à Antoine Aubin, occupé sur une autre histoire du duo. Il faut finement analyser l’encrage pour dénicher la personnalité du style Cailleaux. C’est plus facile sur les dernières planches où le dessinateur se lâche plus.

                Le dessinateur est épaulé par Etienne Schréder qui avait déjà travaillé sur la première partie de l’histoire. Ce dernier assure ainsi la cohérence graphique, le tout dans le plus pur respect du trait de Jacobs. Le mimétisme est étonnant.

 

 

 

 

© Cailleaux, Schréder, Dufaux, Croix – Blake et Mortimer

 

 

                Dargaud devra profiter du prochain album pour corriger l’oubli de taille en quatrième de couverture, à savoir le nom de Bob de Moor n’est pas crédité sur Les 3 formules du Professeur Satô 2. Ce dessinateur majeur de l’histoire de la BD, qui rêvait de reprendre Tintin si ça avait été possible, est condamné à rester l’homme de l’ombre. Il est plus que temps de lui rendre les honneurs qu’il mérite.

                Les prochains Blake et Mortimer annoncés sont Huit heures à Berlin, dessiné par le talentueux Antoine Aubin sur scenario de Bocquet et Fromental, un nouveau Berserik/Van Dongen mais cette fois-ci avec Van Hamme, ainsi qu’un nouveau Sente/Juillard dont l’action restera dans la perfide Albion.  

 

                En attendant, la Reine d’Angleterre peut profiter de ce Cri du Moloch où elle pourra s’admirer dans ses jeunes âges années.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=tkQzEbpu2M0&feature=emb_logo

 

https://www.youtube.com/watch?v=bfNvF7aj7RA

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

Version luxe – Blake et Mortimer

 

 

 

Série : Blake et Mortimer

 

Tome : 27 – Le cri du Moloch (L’onde Septimus—Deuxième partie)

 

Genre : Espionnage 

 

Scénario : Jean Dufaux 

 

Dessins : Christian Cailleaux & Etienne Schréder

 

Couleurs : Laurence Croix 

 

Éditeur : Blake et Mortimer/Dargaud

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782870972922

 



Publié le 29/11/2020.


Source : Bd-best


Dans la ville des hauts et des bas.  Chroniques de San Francisco 1

 

« - Maman ! Oui. Non, maman, tout va bien. Je m’amuse beaucoup. Cette ville est formidable. Non, je ne suis pas encore allée au Top of the Mark. Mais, tu sais, ça a dû changer depuis que papa t’y a emmenée danser. Oui. J’aurai le temps. D’ailleurs, c’est à ce sujet que je t’appelle… Je… J’ai décidé de rester. Maman, je ne suis pas stupide. Je sais que je ne suis là que depuis cinq jours, mais je me sens bien et… Il est temps que je vole de mes propres ailes. Maman, je reviendrai. Si, je te le jure. Oui, peut-être que j’aurai changé, et… j’espère bien. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1976. Mary Ann Singleton décide de s’installer à San Francisco. La jeune femme est tombée d’amour pour cette mégapole qui, comparée à l’Ohio d’où elle vient, a déjà un siècle d’avance. Douze mois de joies et de peines, d’amitiés et d’opportunités, de fêtes et d’échéances, vont s’écrire dans la vie de Mary et des franciscanais gravitant autour du 28 Barbary Lane, pension familiale où elle loge. Entre une amie qui l’invite à relâcher sa sexualité, un supérieur qui trompe sa femme, un copain gay qui s'affirme, une logeuse qui lui offre des joins, Mary Ann assiste à la mutation d’une société dans une ville jungle où les mœurs se libèrent et où il faut se battre pour se faire sa place.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Armistead Maupin est l’écrivain américain auteur de ces Chroniques de San Francisco. Publiées en feuilleton dans le San Francisco Chronicle, elles se sont étalées sur neuf romans auxquels s’ajoutent deux romans satellitaires reprenant des personnages secondaires de la saga. Les chroniques ont été adaptées une première fois à la télévision dans les années 90. Une nouvelle série est sortie en 2019 sur Netflix, adaptée du huitième roman de la collection Mary Ann en automne.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Isabelle Bauthian s’empare de la collection de romans d’Armistead Maupin pour la transposer en bande dessinée et la faire découvrir à un nouveau public. Le découpage mensuel démontre l’importance du terme de chroniques dans le titre car c’est exactement à cela dont il faut s’attendre. Ce n’est pas une histoire avec un début, un milieu, une fin. Même si les personnages évoluent, on assiste à des tranches de leurs vies. N’allez pas croire que l’on reste sur notre faim. Maupin est à San Francisco ce que Woody Allen est à New-York : l’observateur de la vie de gens qui existaient avant lui et qui poursuivront leurs destins après. Bauthian l’a bien assimilé. L’album appelle une suite tout en se suffisant à lui-même.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Sandrine Revel amène toute la sensibilité de son trait à cette histoire de vies qui n’est rien d’autre qu’une histoire d’amours. Son trait crayons de couleurs a le charme old school d’une technique moderne idéale pour raconter un récit d’une autre époque mais ô combien encore d’actualité. La couverture cinématographique est construite sur la base d’une affiche, avec les personnages principaux posant sur fond d’images de la ville. La dessinatrice bordelaise, lauréate du prix Artémisia en 2016 pour son album Glenn Gould, une vie à contresens poursuit son œuvre cohérente et sans faute faisant d’elle une autrice grand-primable à Angoulême.

 

                Les chroniques de San Francisco est un This is us avant l’heure. Une histoire où l’on pourrait croire qu’il ne se passe rien mais où il se dit tout.

 

 

https://youtu.be/flCHZIQPPCE

 

https://www.youtube.com/watch?v=8nZkNkJZzv8

 

https://www.youtube.com/watch?v=__LU6EpAyUA

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Chroniques de San Francisco

 

Tome : 1

 

Genre : Chroniques

 

Scénario : Isabelle Bauthian

 

D’après : Armistead Maupin

 

Dessins & Couleurs : Sandrine Revel

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782368463598

 



Publié le 28/11/2020.


Source : Bd-best


Un grand morceau de tendresse.  Le p’tit bout d’chique - Intégrale

 

« - Hé !!?... La porte du grenier s’est ouverte !?

- P’tit bout de chique !!?

- … Oh !? C’est drôle ! On dirait qu’… Qu’on m’appelle ?! Il… Il y a quelqu’un ?...? Personne ?! Pourtant… J’ai bien entendu…? Papa a peut-être bien raison… Je lis trop de bandes dessinées !... Quel bazar, ici !... »

 

 

 

 

 

 


 

 

 

                Le p’tit bout d’chique a entendu du bruit dans le grenier familial. Y a-t-il des souris dans le tiroir de l’armoire ? L’enfant l’ouvre et trouve le premier numéro du journal de Spirou. Le magazine appartenait à son père, le même qui vient de punir son fils parce qu’il lisait des illustrés au lieu de faire son devoir de calcul. Il le lui a dit. A force de lire ces imbécillités faites par des débiles, des idiots et des dégénérés, on n’apprend rien et on devient fou. Soudain, dans le grenier, apparaissent Spirou, « le » Spirou d’origine créé par Rob-Vel, et les Tif et Tondu de Fernand Dineur. Sont-ils vraiment réels ? L’imagination du p’tit bout d’chique est-elle plus forte que tout ? C’est bien sûr la deuxième question qui entraîne une réponse affirmative. Ainsi est définit ce petit bonhomme de huit ans créé par Walthéry : un gamin de la campagne des années 50, proche de la nature, rêveur, émerveillé ou affolé par un rien, un poulbot des champs, un manneken des villages.

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Le p’tit bout de chique, c’est un peu Walthéry quand il était petit. Cette série est certainement sa plus personnelle, la plus tendre, empreinte de nostalgie, mais pas de regrets, respirant le temps où l’on avait le temps, où l’on prenait le temps. Le gamin s’amuse comme il peut, avec un rien. Il est fleur bleue, tombe facilement amoureux, comme de cette petite fille qui habite non loin de l’école. Il se fait mener par le bout du nez par Martine, la copine blonde autoritaire. Mais dans son cœur, il y a avant tout sa maman. Son papa est plus distant, colérique, mais rien ne remplace une partie de pêche avec lui. L’enfant est aussi proche des animaux. Il est prêt à casser sa tirelire pour innocenter une chèvre gourmande, et gare à celui qui tentera d’empoisonner un chaton !

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Les éditions du Tiroir remettent à l’honneur une œuvre majeure de François Walthéry comportant, entre autres un récit fondateur pour les amateurs de BD franco-belge : Le tiroir, dont il est question en début de chronique. Ce n’est pas une simple histoire courte, c’est un bijou qui cible le cœur du lecteur, c’est un écrin de bonheur pour quiconque a tenu dans sa main un jour dans sa vie un numéro du journal de Spirou. Une deuxième pépite brille avec l’histoire La balade du p’tit bout d’chique, dans laquelle il rend visite à sa marraine en ville. Chaque enseigne, chaque néon, chaque devanture de magasin est au nom d’un des auteurs de Marcinelle : Peyo, Hubinon, Will, Tacq, Azara, Derib, Roba, Macherot, Franquin, Fournier et tant d’autres que l’on peut s’amuser à retrouver. On y verra que la civilisation ne rassure pas vraiment notre héros à l’écharpe jaune. Et que les fans de Natacha se rassurent, Walthéry a également pensé à eux.

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Cette intégrale comporte trois albums signés Walthéry… alors qu’il n’en avait publié que deux chez Marsu Productions au début des années 90. Outre les recueils Le p’tit bout de chique et Bout à bout, ce dernier étant scénarisé par Serdu, on trouve un inédit en album Le p’tit bout de chique en vacances. Mais, Mittéï n’a-t-il pas dessiné un album de ce titre ? La réponse est oui et non. Dans ces quarante-cinq planches de Walthéry, on trouve une histoire de colombophiles (clin d’œil au Vieux bleu), Les joyeuses colonies de vacances (salut Pierre Perret), Le p’tit bout d’chique gagne le tour de France (où il ne manque que le Fantasio de La mauvaise tête) et Bravo la costa, qui est la fameuse histoire Le p’tit bout de chique en vacances, jadis dessinée par Mittéï dans l’album éponyme. Le dessinateur ayant pris des libertés par rapport au scénario, Walthéry, assisté de Jean-François de Marchin comme depuis le tome 2, a voulu redonner son dynamisme et son humour au récit de Michel Dusart, trop rigidifié par le trait de Mittéï, avec tout le respect que l’on doit à ce second couteau de grand talent.

 

 

 

 

 © Walthéry - Editions du Tiroir

 

 

                Cette belle intégrale ne serait pas complète sans un instructif dossier introductif signé Jean-Luc Dieu. On en apprend plus sur la genèse du personnage, sur les débuts de son créateur et son apprentissage aux studios Peyo. S'y ajoutent des entretiens avec Dusart, De Marchin et, évidemment, Walthéry. On découvrira que cette intégrale était prévue chez Dupuis avant que la maison n’abandonne le projet pour le plus grand bonheur des excellentes éditions du Tiroir, éditeur qui publie aussi de nouvelles histoires avec la saveur de celles que l’on pouvait lire avant, preuve en est leur magazine L’aventure.

 

                « Madame Bovary, c’est moi ! », disait Flaubert. « Le p’tit bout d’chique, c’est moi ! » peut enchaîner Walthéry.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le p’tit bout d’chique  

 

Genre : Aventures au coin de la rue

 

Scénario : François Walthéry, Michel Dusart & Serdu

 

Dessins : François Walthéry & Jean-François de Marchin

 

Participation aux Décors : Serdu & Jean-François de Marchin 

 

Couleurs : Alice Van Linthout

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Nombre de pages : 164

 

Prix : 30 €

 

ISBN : 9782931027196

 



Publié le 26/11/2020.


Source : Bd-best


Deux frères dans la tourmente d’un siècle.  Les frères Rubinstein 2 - Le coiffeur de Sobibor

« -  Celui qui dit être un « coiffeur »… Où est-il ?

- Je… Je suis là, Monsieur !

- Debout et suis-moi !!! Là-bas ! Tu vois les lavabos ?...

- Oui !?

- Va faire ta toilette… Rase-toi… Tu dois être propre et avoir une allure impeccable. Pas question que tu t’occupes des officiers de la SS si tu sens mauvais et que ta présentation est négligée. Allez ! Dépêche-toi !!! Dans une demi-heure, le commandant Reichleitner va venir tester tes capacités… Il sera ton premier client. Si tu réussis ce test, tu devras te lever comme ça, tous les matins, une heure avant les autres juifs, en même temps que les gens qui travaillent aux cuisines. Tu devras utiliser ce temps pour te préparer puis pour nous recevoir dans ta boutique avant que ne commence notre service. »

 

 

 

 

 

 

 

 

1942. Moïse Rubinstein a été déporté dans le camp de concentration de Sobibor. Sa formation de coiffeur lui permet de prétendre au poste de coiffeur du camp. Quelques années plus tôt, en 1929, il a appris le métier à Paris pendant que son frère Salomon faisait ses armes dans la couture. L’intelligence de l’un complète la malice de l’autre. Devenus trop tôt adultes à cause d’un drame familial, les frères Rubinstein tentent de se faire une place dans une capitale qui commence à voir planer au-dessus d’elle l’ombre de la République de Weimar.

 

 

 

 

 © Le Roux, Chevallier, Brunschwig, De Cock - Delcourt

 

 

Luc Brunschwig confirme dès ce deuxième tome la puissance de la saga des frères Rubinstein. On navigue entre les années dans une anarchie de bons dans le temps dans un sens ou dans l’autre totalement cohérente et compréhensive. Moïse se sent responsable de la situation dans laquelle ils se trouvent. Il veut payer la dette qu’il estime avoir envers son frère et lui permettre de reprendre ses études. Mais la vie n’est pas là pour leur faire des cadeaux.

 

 

 

 

 © Le Roux, Chevallier, Brunschwig, De Cock - Delcourt

 

 

Etienne Le Roux et Loïc Chevallier offrent une immersion qui va de ce que le monde a connu de plus tragique jusqu’au féérique. Le camp de concentration fait froid dans le dos quand on sait que les auteurs « se contentent » de dépeindre la réalité. La dernière planche est d’une force incroyable, amenant au malaise. Avec certaines scènes au cinéma L’Odyssée, c’est comme si les dessinateurs invitaient à une résilience graphique.

 

 

 

 

 © Le Roux, Chevallier, Brunschwig, De Cock - Delcourt

 

 

Dans une histoire comme celle des frères Rubinstein, on aurait pu s’attendre à l’aventure d’un héros et d’un zéro. Brunschwig évite d’emblée le piège du duo antagoniste. Si les regards émotifs sont tournés vers Moïse, Salomon est un personnage tout aussi puissant qui porte l’espoir dans les yeux et dans le cœur. C’est un exemple démontrant que jamais, au grand jamais, il ne faut baisser les bras. Face aux problèmes, il ne se laisse pas abattre, entrevoit toujours une solution, fait montre d’un optimisme à toutes épreuves.

 

En seulement deux albums, Les frères Rubinstein marquent l’année BD 2020 et s’imposent comme les acteurs d’une saga majeure de la décennie à venir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les frères Rubinstein

 

Tome : 2 - Le coiffeur de Sobibor

 

Genre : Chronique familiale historique

 

Scénario : Luc Brunschwig 

 

Dessins : Etienne Le Roux & Loïc Chevallier

 

Couleurs : Elvire De Cock

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 70

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782413023920

 



Publié le 24/11/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4311 -  25 Novembre 2020

 

 

Les cavaliers de l’apocadispe dans la cour des grands

 

 

 

 

 

 

 

            Les cavaliers de l’apocadispe ont des responsabilités. Olive devient délégué de classe. Comment va donc se passer la réunion à laquelle notre cavalier froussard va assister ?

 

            Tiens ? Voilà un récit complet de Spirou & Fantasio. Il est signé Jean-Sébastien Duclos, auteur québécois lauréat du prix Atomium Spirou 2020.

 

            Cédric vient compléter le triptyque de récits complets avec son meilleur pote. Non, ce n’est pas Christian, c’est le cygne colérique.

 

            Pour les abonnés, enfin on peut profiter de Lerouge en dehors des jeux avec un carnet de voyage aussi local que dépaysant en Ardèche.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Lerouge – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Ministère secret (Le)

Télémaque : L’impossible retour

 

 

Récits complets :

 

Cavaliers de l’apocadispe (Les) : ont des responsabilités

Cédric : César et moi

Spirou & Fantasio : Jimanju

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kahl & Pörth

Katz

Kid Paddle

Léon & Lena

Marges (Moog)

Millborough (La pause-cartoon)

Nelson

Petit labrador (Le) (La Corneille)

Professeur Foldogon (La pause-cartoon)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Temps qui passe…(Le) (Mab)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Jacques Louis

En direct du futur : Les sœurs Grémillet 2 (Barbucci)

Interview : Libon

Jeux : Panique au labo ! (Priou & Mistablatte)

Spirou & moi : Bacci

 

 

Supplément abonnés :

Carnet de voyage : l’Ardèche (Lerouge)

 

 

 

En kiosques et librairies le 25 novembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 24/11/2020.


Source : Bd-best


Danse, basket et gala africain.  Studio Danse 12

« - Aaaah ! Regarde l’insta de cette étoile, la vie qu’elle a ! Elle passe son temps à danser ! A Londres, Tokyo, Séoul, New-York…

- Oui, mais ce que tu ne vois pas, Alia, c’est tout le reste : les douleurs, les doutes, les larmes, la solitude… Les moments où tout s’effondre. Le courage qu’il faut pour rebondir encore et encore…

- Tu as raison, Julie. La réalité, c’est moche. Qu’est-ce qu’on peut faire contre ça ?

- Danser ! A Londres, Tokyo, Séoul, New-York... »

 

 

 

 

 


 

                La danse n’a pas que des côtés roses. Si les voyages sont un des points positifs du métier, il y a pas mal de faces sombres : les blessures, l’éloignement de la famille, les coups bas dans les compétitions et les castings,… Alors, pour oublier tout ça, la solution est de danser. Soigner le mal par le mal, ce ne serait pas la bonne solution ? C’est en tous cas la réponse de Julie pour ôter ses doutes à Alia. Les jeunes filles retrouvent leur copine Luce, leurs familles, leurs amis, leurs profs de danse pour un douzième gala de danse.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

                Le papa de Capucine et de Julie va devoir mettre la main à la pâte, ou plutôt les chaussons de danse aux pieds et la tenue de sport pour assister aux cours de danse et participer aux entraînements. La basketteuse Maya va goûter aux pointes, mais l’esprit d’équipe du sport va lui manquer. Sam fait du djembé avec tout et n’importe quoi. Et le spectacle de fin d’année autour d’un conte africain va être le point d’orgue d’une année au Studio Danse.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

                Bertrand Escaich et Caroline Roque, plus communément appelés les BeKa, poursuivent leur immersion dans la vie feel-good de ces adolescentes passionnées de danse et de leurs familles qui subissent leur mode de vie avec compassion, tendresse, complicité et aussi plaisir. Le duo se diversifie de plus en plus. Outre Studio Danse et Les rugbymen côté humour, les BeKa ont su toucher un large public avec la série Le jour où… Ils ont pris en main la jeunesse de Champignac dans la série éponyme qu’ils ont créé, et ont signé avec brio la nouvelle aventure des Tuniques bleues, confirmant leur polyvalence et leur potentiel.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

                Le dessinateur tourangeau Crip a le trait rond et rassurant idéal pour cette série bienveillante où les rivalités entre danseuses ne sont jamais bien violentes. Sa représentation de la savane costumée pour le gala final est « trop kawaï ». La couverture d’une apparente simplicité épurée est assez finement construite lorsqu’on l’observe en détails.

 

                Studio Danse fait partie de ces séries humoristiques fédératrices, universelles et tous publics. C’est frais, c’est doux, ça fait du bien.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Studio Danse

 

Tome : 12

 

Genre : Humour chorégraphié 

 

Scénario : Béka 

 

Dessins : Crip 

 

Couleurs : Cosson 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976807

 



Publié le 23/11/2020.


Source : Bd-best


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