En images et en bulles
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Et si le roi des singes n’avait pas été vaincu...  The Kong Crew 1 - Manhattan Jungle

« - Les services de renseignement nous ont confirmé que les deux individus dans la « zone » sont le professeur Jonas Parker et le journaliste Irvin Stone. Bref, un biologiste suicidaire et un fouteur de merde. Notre mission sera de survoler Manhattan afin de les localiser. Ordre de rester en périphérie de la zone. Personne n’y entre. Alors, ne jouez pas les héros. Suis-je clair ? Si vous avez des questions, c’est maintenant.

- Colonel ? Nos avions de chasse sont armés pour ça, alors si par hasard on s’écartait… On pourrait peut-être tester nos munitions ?

- Bradley Turner, vous étiez affecté dans le Pacifique, avant… Laissez-moi vous expliquer la situation. Votre ennemi, c’est onze tonnes de muscles, de nerfs et d’instinct de prédation. Il y a quatorze ans, en 1933, Kong nous a mis une branlée… »

 

 

 

 

 

1947, Sandy Hook, pointe nord du New Jersey. Un groupe d’aviateurs de l’US-Air-Force est réuni à Fort Hancock pour se préparer à sauver deux individus qui ont pénétré dans Manhattan. Depuis que Kong en est le maître, la zone a été évacuée. Malgré toute l’énergie déployée pour vaincre la bête, le gorille reste le maître des lieux. Fort, malin, violent, Kong a appris à se méfier de ses chasseurs. New-York est son domaine, Manhattan est sa jungle.

 

 

 

 

© Herenguel - Ankama

 

 

Virgil Price est le héros américain par excellence. Un poil macho, un brin tête brûlée, il est au premier rang des missions dans lesquelles on l’envoie. Son survol de Manhattan ne va pas se passer comme prévu. Sortira-t-il indemne de la jungle urbaine ? Spit le teckel est la mascotte de l’escadron. Saucisse de joie, une telle recrue sera-t-elle de taille à lutter contre des dinosaures ? Le journaliste Irvin Stone se pense invincible derrière son crayon. « Le poids des mots, le choc des photos », comme disait l’autre.  Le poids qu’il s’apprête à avoir en face va être un peu plus lourd que celui des photos. Jonas Lazarus Parker est le Tournesol de l’aventure. Vieillard émerveillé par tout ce qu’il découvre, ses yeux d’enfants lui font prendre des risques inconsidérés. Se rendra-t-il compte des réels dangers qui l’entourent ? Ajoutons à cela des amazones et il ne manque plus qu’un Johnny Weissmuller pour sauter de lianes en lianes.

 

 

 

 

© Herenguel - Ankama

 

 

Eric Herenguel n’a plus rien a prouver. Après ses débuts chez Zenda, il se fait connaître en succédant à Laurent Vicomte dans Balade au bout du monde. Autant dire qu’il était attendu au tournant; mais il a parfaitement négocié son virage. Les succès se sont alors enchaînés avec parmi eux Edward John Trelawnay, Krän, Lune d’argent sur Providence, ainsi qu’une incursion dans le monde de Troy avec Nuit Safran. The Kong Crew s’annonce comme un blockbuster. La série réunit tous les ingrédients pour y parvenir : une histoire prête à séduire plusieurs générations, des personnages détestables ou attachants, une bonne dose de mystères et un graphisme coup de poing.

 

 

 

 

© Herenguel - Ankama

 

 

The Kong Crew n’est pas une totale nouveauté. Les deux chapitres qui composent ce titre ont été publiés respectivement en janvier 2018 et 2019 aux éditions Caurette en format Comics en noir et blanc. Herenguel y ajoute des couleurs et Ankama une édition de belle qualité.

 

 

 

 

 

© Herenguel - Caurette

 

 

Dans un dossier final de l’album, outre de magnifiques illustrations de l’auteur reproduites dans la Manhattan Gallery, on apprend qu’une adaptation en série animée est déjà à l’étude. Sous la houlette de Sonia Demichelis qui a pris en charge le design graphique, les bases de travail sont posées. Le contexte uchronique permettra des digressions par rapport à la BD et s’axera peut-être sur d’autres personnages.

 

Avec The Kong crew, Herenguel fait son Skull Island mâtiné de Rampage. Ça pulse, on ne s’ennuie pas une seconde. Vite, la suite !

 

 Bande annonce :

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : The Kong Crew

 

Tome : 1 - Manhattan Jungle

 

Genre : Uchronie

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Herenguel

 

Éditeur : Ankama

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9791033511274

 



Publié le 03/12/2019.


Source : Bd-best


Miss Fury    Fugue en Si mineur

 

 

 

1942, New York. Beaucoup d'hommes partent vers l'Europe à bord de navires de guerre. Miss Fury est là pour veiller sur la ville sans défense. Elle doit faire face à une organisation sectaire d'espionnage industriel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite piqûre de rappel, le premier Miss FURY a fait ses débuts le 06 Avril 1941 en tant que bande dessinée dominicale crée par Tarpe MILLS. Elle fut considérée à l'époque comme le premier comics féministe. Initialement appelée BLACK FURY (la FUREUR NOIRE) elle est finalement devenue Miss FURY.  Son alter ego était la riche mondaine Marla DRAKE.

 

 

 

 

 

© Tarpe Mills – Corinna Bechko – Jonathan Lau – Graph Zeppelin

 

 

 

Corinna Bechko en tant que scénariste et Jonanthan LAU en tant que dessinateur, la font revivre dans le New York des années 40, plus précisément en 1942.  Miss FURY doit combattre une organisation d'espionnage industriel qui lance une terreur dans la Big Apple. Un air de Gotham City plane et on s’attend à voir surgir BATMAN. Ben non....  Les méchants sont des vilains hommes et les femmes sont des héroïnes ou des pauvres victimes.

 

 

 

 

© Tarpe Mills – Corinna Bechko – Jonathan Lau – Graph Zeppelin

 

 

 

C'est une réalisation actuelle, talentueuse, dans la veine de la Catwoman de 2004 jouée au cinéma en 2004 par Halle Berry. Le petit plus que j'apprécie : les couvertures originales de l'époque féminine et fétichiste à souhait !!!!

 

 

 

Horus 66

 

 

Titre : Fugue en si mineur

 

Collection : Miss Fury

 

Genre : Comics

 

Scénario : Corinna Bechko

 

Dessins : Jonathan Lau

 

Éditeur : Graph Zeppelin

 

Nombre de pages : 126

 

Prix : 16,00 €

 

ISBN : 9791094169438



Publié le 03/12/2019.


Source : Bd-best


Les révoltes vigneronnes.  La révolte des vignerons

 

 

 

1907, le monde vinicole connaît une sérieuse mutation et sa pire décennie : récoltes abondantes, stocks importants, concurrence européenne, effondrement des prix, les "mauvais artisans " devenant légions.

 

 

 

 

 

 

 

Gaston, un jeune homme de 12 ans, va être le témoin oculaire de cette colère, de cette révolte  des vignerons du Languedoc. Malgré l'affection débordante de sa mère, il n'arrive pas à prendre du recul et à faire son examen de conscience. 

 

 

 

 

© Corbeyran – Lucien Rollin – Glénat

 

Mais la Grande guerre arrive. Elle l'attrape et l'englobe. Il la subit de plein fouet pendant deux ans. Il s'en sort vivant mais traumatisé et blessé. Après-guerre, il rage face aux malfrats de la vigne qui profite des nouvelles lois mal appropriées sur le vin.

 

 

 

 

© Corbeyran – Lucien Rollin – Glénat

 

 

 

 

Le chemin est encore long pour parler d'une "appellation d'origine" et du "fait vigneron". Il faudra attendre 1935 pour qu’une loi soit adoptée au Parlement. C'est la loi « Capus » qui protège les vignerons des contrefaçons et des magouilleurs.

 

 

 

 

© Corbeyran – Lucien Rollin – Glénat

 

 

 

 

Un cahier didactique de sept pages, bien documenté, apporte un complément sur les révoltes vigneronnes du sud de la France. Cette collection VINIFERA continue à nous faire plaisir, nous apportant au fur et à mesure des parutions une consolidation sur l'histoire globale du vin depuis l'Antiquité jusqu’à nos jours.

 

Horus 66

 

Titre : Les révoltes vigneronnes

 

Collection : Vinifera

 

Genre : Oenologie

 

Scénario : Corbeyran

 

Dessins : Lucien Rollin

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344024881 

 

 

 

 

 



Publié le 02/12/2019.


Source : Bd-best


Carthago 10, les prédateurs en haut de la chaîne disparaissent

Carthago opus 10, voilà cet opus clôt le troisième cycle de cette série d'anticipation à tendance fantastique. Il faut encore souligner que cette bande dessinée est Française ...
J'ai  trouvé des lenteurs mais  heureusement que le parallélisme avec les Aborigénes d'Australie (interprétant et traduisant ce qu'il  se passe dans la profondeur des océans) sauve ce tome.

 

 

 

 

 

 

 

© Bec - Bufi - Humanoïdes Associés 2019

 

Résumé : Les ressources naturelles sont cherchées toujours plus loin, toujours plus profond. Au risque de libérer des monstres qu'on croyait depuis longtemps disparus... Lors d'un forage dans une caverne sous-marine, des scaphandriers sont attaqués par un megalodon. Ancêtre préhistorique du requin, il est le plus féroce prédateur des mers que n'ait jamais connu notre planète. Employée par le richissime collectionneur Feiersinger, l'océanographe Kim Melville découvre que des spécimens ont survécu dans des grottes sous-marines alors qu'ils sont censés avoir disparu depuis 5 millions d'années ! Une découverte qui pourrait remettre en question l'équilibre écologique de la planète et la survie même de l'humanité.

 

 

 

 

© Bec - Bufi - Humanoïdes Associés 2019

 

Il y a encore des clins à nos films cultes tels que ABYSS de James Cameron et DES DENTS DE LA MER de Steven Spielberg.
Les Mégalodons, présents tout au long de la saga, et prédateurs en haut de la chaîne alimentaire disparaissent... Que se passe t'il . Ben l'ultime bêtise humaine se réalise dans les dernières pages...

 

 

© Bec - Bufi - Humanoïdes Associés 2019

 

Là, je reste sur une belle faim. Et je me dis que ce n'est pas la fin de l'histoire et qu'il fallait cet avis de "calme plat" avant la tempête du prochain opus avec un beau saut dans le temps.

 

Chroniqué par Horus 66

 

Série: Carthago

Tome: 10 - L'Abîme regarde en toi

Scénario: Christophe Bec

Dessin : Ennio Bufi 

Genre: Science-Fiction, Aventures

Éditeur: Humanoïdes Associés

Nbre de pages: 64

Prix: 14,50€

EAN : 9782731696059



Publié le 02/12/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4260-4261 -  4 Décembre 2019

 

 

 

 

Numéro spécial 100 pages ! : Noël à New-York

 

 

 

 

 

 

            S’il ne fallait se procurer qu’un seul numéro de Spirou dans l’année, ce serait celui-là. La double-page de couverture traditionnelle est signée Blain, avec classe, ambiance et Big Apple.

 

Depuis la nuit des temps, le Spécial Noël est un concentré de pépites. Will, Hausmann et tant d’autres se sont frottés aux histoires de Noël. Qu’ils soient rassurés depuis les étoiles où ils nous observent, la nouvelle garde a bien repris le flambeau.  Huit récits complets, avec des auteurs maison comme Libon et ses indispensables Cavaliers de l’Apocadispe, mais aussi des invités comme Dav qui nous gratifie d’un Noël à Central Park avec un graphisme animalier formidable. Il faut une vraie série de Dav dans Spirou !!!!

 

            Côté histoires à suivre, deux séries démarrent cette semaine : un retour, celui de Frnck, qui après les cannibales va avoir fort à faire avec les dinosaures, et une nouveauté Olive, par un duo féminin, Véro Cazot et l'étoile qui monte Lucy Mazel, l’histoire d’une ado un peu paumée dans la vie qui s’est créé un monde imaginaire qui la rend heureuse.

 

            Enfin, chose exceptionnelle et pas des moindres, Spirou propose à ses abonnés, et uniquement à eux, de gagner un voyage à New-York !

 

            Spirou, ami, partout, toujours, même de l’autre côté de l’Atlantique.

 

 

 

 

 

© Fabcaro, Erre, Greff - Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Sur les traces du coupable

Frnck : Dinosaures

Olive : Une lune bleue dans la tête

Spirou chez les Soviets

 

 

Récits complets :

 

Alliance (Munuera)

Cavaliers de l’apocadispe (Les) : représentent l’esprit de New York

Espace de quelques secondes, peut-être… (L’) (Jacques Louis)

Frigo de Rockfeller (Le) (Campi & Zabus)

Génie dans la lampe (Le) (Chamblain & Nalin)

Monte-en-l’air de Noël (Les) (Dab’s)

Noël à Central Park (Un) (Dav)

Ollie Day (Piette & De Radiguès)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cramés !

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Petit Parrain Noël  (La pause-cartoon)

Merry New-York ! (Alfred)

Minions (Les)

Nelson

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

Tutos de Psychotine (Les) (Pujol & Cunha)

Wishlist (Ced & Stivo)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Feroumont

Conte : Un toit pour Noël (Feroumont & Damas)

En direct du futur : Les cadeaux des abonnés

Gagnez un voyage à New-York en jouant à Jeurêka avec Spirou & Fantasio

Interview : Bocquet (Frnck)

Interview : Cazot & Mazel (Olive)

Jeux : Noël sur Broadway (Antoine & Morin)

Jeux Nouba à Broadway (Caritte)

Leçon de BD (La) : Nix

Oncle Pop (L’) : Noël made in USA

Spirou et moi : Rony Hotin

Test : Christmas gifts for NYC

 

 

 

En kiosques et librairies le 4 Décembre 2019.

2,90 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 01/12/2019.


Source : Bd-best


Silent Dragon, un univers fantastique de la veine d'AKIRA

J'ai eu une très belle surprise en lisant ce comic book.
Quatorze ans ... quatorze longue années, nous avons enfin notre édition Française.
Dans un monde futuriste qui n'est pas loin. Nous sommes dans la seconde moitié de notre vingt et unième siècle au Japon dans une techno mégalopole dégradée , usée par une Terre mourante.

 

 

 

 

 

 

 

© Diggle - Yu - Stewart - Glénat 2019

 

 

Résumé : Amour, Trahison, honneur et guerre sans merci dans les coulisses du néo-Tokyo de 2063.Tokyo, 2063. La ville a évolué en une gigantesque mégalopole techno-punk. Renjiro est le conseiller et stratège du plus grand criminel japonais : le seigneur de guerre yakuza Hideaki. Sous sa direction, le clan du Dragon Noir a pris le contrôle des quartiers malfamés de Honshu en éliminant avec force et cruauté tous leurs opposants. Mais Hideaki a d'autres ambitions que de régner sur la pègre, il projette de renverser le gouvernement lui-même.

 

 

 

© Diggle - Yu - Stewart - Glénat 2019

 

 

Sa soif de pouvoir est telle qu'il imagine pouvoir défaire la junte ultra-nationaliste et surarmée qui protège le pouvoir en place. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. Pris entre deux feux, Renjiro va devenir le pion d'une guerre sans merci lorsque Hideaki lui demande de s'infiltrer chez l'ennemi. Entre son honneur de guerrier et la puissance du groupe d'élite militaire, il comprend que sa rédemption va dépendre de sa capacité à jouer double-jeu... Pourra-t-il mettre ses principes de côtés jusqu'au bout et faire émerger le statu quo ?Andy Diggle et Leinil Francis Yu, deux méga-stars de la planète « super-héros », nous plongent dans un univers futuriste riche et inattendu, évoquant le néo-Tokyo de Akira. Un cocktail explosif d'action, de thriller et de SF porté par des héros puissants et charismatiques.


Nous abordons  le code du guerrier Japonais avec RENJIRO. Ce dernier est mis à rude épreuve.
Doit'il rester intègre ou jouer à double face avec HIDEAKI ou rester fidèle à la junte militaire ?
HIDEAKI est méchant à souhait. Il a soif de pouvoir et prêt à éliminer tous les obstacles qui se présentent devant lui..
Un des deux auteurs, Lenil YU est né pour dessiner des cyber-technologies : tels que des robots, des cyborgs, des objets futuristes mais tellement près de nous...

 

 

 

© Diggle - Yu - Stewart - Glénat 2019

 

 

Il nous plonge dans un univers fantastique de la veine d'AKIRA. Je reste abasourdi  sur la précision de ces dessins sur l'artillerie de la junte militaire.
Bravo.

 

Chronique par Horus 66

 

Titre : Silent Dragon

Tome : 2

Scénario : Andy Diggle

Dessins : Leinil Francis Yu

Couleurs : Dave Stewart

Genre : Science-Fiction

Nbr de pages : 160

Editeur : Glénat

Prix : 18.50 €

ISBN : 9782344025475

 



Publié le 01/12/2019.


Source : Bd-best


Quand des mots deviennent des images, on entend une mélodie.  Le chant du monde

« - Tu es encore capable de courir comme ça tout le temps ?

- Je suis capable de courir comme ça avec l’homme que j’aime…

- Tu m’aimes ?

- J’aimerai celui qui me donneras la maison paisible qu’il m’a promise…

- Tu ne m’as jamais dit que notre amour, ce serait de courir en tirant la langue comme des chiens.

- Je t’ai promis une maison dans les forêts de mon pays. Tu crois que je n’en ai pas plus envie que toi ? Je t’y mènerai.

- Tu en as dit, des mots. Mon père n’en a dit que trois : sans moi, rien ! Mais lui, il tient à ce qu’il promet ! Il a promis cette chasse, on l’a !... »

 

 

 

 

 

Une chasse à l’homme dans la campagne, un couple en fuite, des traqueurs sévères et déterminés, Le chant du monde est entonné à mille voix et résonne dans les collines. Sur les bords de la Durance, l’aventure commence comme un western. La tragédie s’installe. Le couple se sépare pour mieux fuir ses poursuivants. Gina va se cacher chez des gens de confiance tandis que son homme, Cheveux rouges, fuit dans la nature après avoir tiré sur l’un de ses chasseurs.

 

 

 

 

© Ferrandez - Gallimard

 

 

Antonio, l’homme du fleuve, habite sur une île. C’est un poète, écolo avant l’heure qui vit d’amour et d’eau fraîche. Afin de partir sur les traces de son fils, le besson Cheveux rouges, le vieux Matelot va faire appel à lui, lui qui connaît mieux que personne les sentiers perdus et les chemins secrets du Haut Pays. Leur quête va les mener jusqu’en pays Rebeillard, jusqu’à chez Toussaint, le vieux bossu, marchand d’almanachs, oncle du besson, et qui en sait des choses sur les gens du pays. Il les soigne, il en sait, et bien plus encore...

 

 

 

 

© Ferrandez - Gallimard

 

 

La postface de Jacques Mény, président des Amis de Jean Giono, raconte toutes les vies de l'histoire, de sa genèse à cette adaptation. Le chant du monde est paru pour la première fois en 1934 aux éditions Gallimard. Son adaptation en bande dessinée paraît chez le même éditeur quatre-vingt cinq ans plus tard. Lyrique, visionnaire, voire subversif pour l’époque, cette histoire furieusement d’actualité fait la part belle aux femmes et les montre fortes et déterminées, restant en retrait mais étant maîtresses de leurs choix. Giono rêvait d’écrire le roman dans lequel « on entendrait chanter le monde » et « percevoir le halètement des beaux habitants de l’univers ». Il l’a fait. Albert Camus l’a adapté au cinéma en 1965 avec Charles Vanel, Hardy Krüger, André Lawrence et Catherine Deneuve. Giono avait commencé à adapter son roman en scénario pour le septième art en 1942 mais abandonna le projet. Giono-Camus-Ferrandez autour d’une œuvre, il y a pire comme trio d’artistes pour se retrouver à chanter la même complainte.

 

 

 

 

© Ferrandez - Gallimard

 

 

Alors que certains dessinateurs pratiquent une technique de la BD ultra-classique ou que d’autres prennent chacune de leurs planches pour une œuvre à exposer dans un musée, Jacques Ferrandez donne une nouvelle dimension à son art, et ce depuis Carnets d’Orient. Il insère l’une des techniques dans l’autre. Ainsi, de nombreuses planches ou doubles planches présentent un décor dans lequel sont intégrées des cases. On ne lit pas un album qui se passe en Provence. On y va. On y est. Réellement. Physiquement. Tout du moins, on a la certitude d’y être allé une fois l’album terminé. Ferrandez transforme le lecteur en voyageur et montre toute la puissance du medium bande dessinée pour l’évasion. Il est aidé en cela par les mots de Giono, écrivain exégète du roman provençal, et se pose en médiateur pour traduire ses phrases en images avec respect et talent. 

 

Dès l’un de ses premiers albums Arrière pays, Ferrandez donnait le ton de sa carrière. Avec Carnets d’Orient, fresque algérienne, sa saga chef-d’œuvre, il a traversé la méditerranée tout en restant dans des ambiances chaudes du Sud. Malgré quelques exceptions (Commissaire Raffini, L’outremangeur,…), Ferrandez revient toujours à ses premières amours et à ce qui fait sa spécificité. Il paraît même qu’il ré-ouvrirait ses Carnets d’Orient.

 

En attendant, voici quelques mots de l’auteur sur son œuvre :

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le chant du monde

 

Genre : Aventure

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Ferrandez

 

D’après : Jean Giono

 

Éditeur : Gallimard

 

Collection : Fétiche

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 22 €

 

ISBN : 9782075109628

 



Publié le 01/12/2019.


Source : Bd-best


Que la force soit avec toi !  Les p’tits diables 28 - Frère Power

« - Maman, pourquoi je suis obligé d’aller aux courses ?

- Parce que tu n’as plus de chaussures, Tom.

- Ouais, mais moi j’étais bien à la maison. J’avais plein de trucs à faire… Fallait que j’embête l’alien, que j’embête l’alien, que j’embête l’alien… Et que je l’embête encore.

- Eh bien, pas de regret alors, t’aurais pas pu.

- Et pourquoi ?

- Parce que ta sœur est là et que tu aurais été seul à la maison.

- Ah oui, t’as raison, aucun regret. Au moins, je peux m’occuper d’elle ici… Tiens, l’alien, mange ta ceinture de sécurité !

- Et toi, microbe, mange les vieilles miettes entre les fauteuils ! »

 

 

 

 

On se demande bien pourquoi maman est désespérée d’aller faire les courses avec ses deux enfants. Elle aurait pu profiter d’un moment de répit. Mais non. Il a fallut les emmener…

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Les relations entre frères et sœurs, c’est une histoire aussi vieille qu’Adam et Eve… ou presque… Caïn et Abel. On sait comment ça s’est terminé. Tom et Nina n’iront pas jusque là. Ils se détestent, c’est vrai, mais ils s’adorent tout autant.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

« Toi le frère que je n'ai jamais eu

Sais-tu si tu avais vécu

Ce que nous aurions fait ensemble... »

 

            Il est sûr qu’en écrivant cette chanson Maxime Le Forestier ne connaissait pas Nina. Il n’aurait certainement alors pas rêvé d’avoir un frère… comme Tom.

 

« Que le temps nous apprenne

A nous aimer

En frère

Puisqu'on ne sera toujours

Que la moitié d'un tout... » 

 

            Cet extrait de la comédie musicale « Les 10 commandements » résonne comme un but dans l’esprit des parents des p’tits diables. Leurs enfants vont-ils un jour être deux moitiés fusionnelles ? L’espoir fait vivre.

 

« Petit frère n'a qu'un souhait devenir grand

C'est pourquoi il s'obstine à jouer les sauvages dès l'âge de dix ans... »

 

            Le groupe IAM, lui, a forcément lu les albums de Dutto. Cette chanson aurait pu être interprété par Nina elle-même. Tom joue les sauvages; ça fait vingt-huit albums qu’on le sait.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Bref, toujours avec autant d’énergie, d’humour et de haine, Les p’tits diables sont de démoniaques amours dont on ne se lasse jamais au grand jamais de leurs chamailleries. Mais n’oublions pas que Dutto donne aussi toujours un côté didactique à ses albums. Ici, on apprendra avec intérêt comment parfumer ses chaussettes.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Dans la BD populaire jeunesse, on ne parle quasiment jamais des coloristes. Et pourtant, ils font un important travail de création. Benoit Bekaert, dit BenBK, fait une démonstration accélérée de son travail dans cette vidéo :

 

 

 

 

 

 

Avec Les p’tits diables, que le « Frère Power » soit avec toi, mais prends garde au « Sister Return » !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 28 - Frère Power

 

Genre : Humour fraternel

 

Scénario & Dessins : Dutto

 

Couleurs : Bekaert

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302077775

 

 



Publié le 30/11/2019.


Source : Bd-best


La dernière transaction d’un banquier. Emouvant.  Vasco 30 - L’or des glaces

 

 

« - Tu dois être épuisé par ton voyage. D’abord, on boit à nos retrouvailles, beau toscan ! Ces moines distillent une eau-de-vie de framboise de derrière les fagots ! Comme quoi, la religion a parfois du bon !

- Je boirais plus volontiers un vin chaud mêlé de miel pour me réchauffer les entrailles.

- Tu as apporté l’or ?

- Oui. Et toi, tu m’as obtenu un rendez-vous avec le prince Dimitri ?

- Tu pourras le rencontrer d’ici un jour ou deux.

- Le prince est-il toujours disposé à accorder à notre compagnie le privilège du commerce par l’ancienne route du Sud ?

- Oui, mais… Depuis notre dernier échange épistolaire, il s’est passé de graves événements dont il faut que je te parle. »

 

 

 

 

 

 

Vasco Baglioni vient d’arriver en Russie. Il y retrouve son vieil ami le baron hollandais Hans Peter Van Loo. Vasco est issu d’une famille de banquiers siennois. A ce titre, son oncle Tolomeï l’envoie parcourir le monde afin d’accomplir des missions au titre de la banque. Celle-ci est la dernière.

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Van Loo apprend à Vasco que la Russie est déchirée par un conflit entre le prince Dimitri et le prince Michel de Tver’.  Les deux souverains de principautés locales sont en désaccord profond. Le premier vient d’enlever le second, qui se trouve contraint d’accepter les conditions imposées, le tout sous le regard des Mongols qui se complaisent de ces luttes intestines. Le Prince Dimitri va trouver en Vasco un négociateur de poids. L’argent n’a peut-être pas d’odeur mais il est le nerf de la guerre.

 

Dominique Rousseau s’en sort très bien dans les paysages enneigés des steppes. Il dessine une cour du Kremlin dont Gilles Chaillet aurait été fier. Il se tire moins bien des gros plans des visages qui apparaissent rigides, avec trop de traits, pas très « esthétiques ».

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Gilles Chaillet, pur produit de l’école Martin, nous a quitté subitement en 2011. Ce grand spécialiste du Rome Antique a créé avec Vasco une série originale dans un univers et une époque encore jamais exploitées. D’une gentillesse extrême, Chaillet a eu la lucidité, contrairement à beaucoup d’auteurs avec leurs personnages, de ne jamais oublier la profession de Vasco. Il travaille pour une banque et les transactions restent au cœur de chacun des récits. Luc Révillon et Chantal Chaillet closent avec ce trentième tome une série mythique qui a vu le jour en 1980 dans les pages du journal Tintin et en 1983 en albums. Le plus grand spécialiste de l’œuvre de Chaillet et l’épouse de ce dernier étaient les plus à même de poursuivre l’aventure, ce à quoi ils se sont attachés depuis la disparition du créateur de Vasco. Avec L’or des glaces, ils livrent une histoire classique qui se conclue dans un bond dans le temps avec émotion par le dernier retour d’un personnage emblématique de la série.

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Le Lombard a décidé de clore ce classique. A l’instar d’un Bruno Brazil, peut-être Vasco connaîtra-t-il un jour un revival ? Il lui faudrait un repreneur du talent d’un Marc Jailloux pour relancer la série au niveau des meilleurs albums de Gilles Chaillet, époque « Ténèbres sur Venise ».

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Vasco

 

Tome : 30 - L’or des glaces

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Révillon & Chaillet

 

Dessins : Rousseau

 

Éditeur : Lombard

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803674428

 



Publié le 28/11/2019.


Source : Bd-best


Les années sanglantes. Staline

 

 

Janvier 1934 Moscou. À la barre du dix-septième congrès du Parti communiste de l’union soviétique, Staline jubile et ment. Sa nation est victorieuse du capitalisme en plein effondrement. Tout va bien en façade, richesse bonheur et joie de vivre, alors qu’en réalité la famine fait des ravages auprès du peuple qui est sous tutelle d’un pouvoir oligarchique absolu.

 

 

 

 

 


 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas ici d’une biographie du petit père des peuples. N’en déplaise à certain, Staline fut l’un des pires dictateurs du siècle passé.

L’équipe composée de Vincent Delmas au scénario, l’historien Nicolas Werh, Fernando Proietti au dessin et Christophe Regnault au story-board, nous convie à la découverte des exactions commises par Staline dès la mort de Lénine. Ce dernier avait rédigé une lettre dans laquelle il mettait sérieusement en doute les capacités de Staline à gouverner. Diffusée auprès des grands dirigeants du Parti, Staline va tout faire pour conserver le pouvoir.

 

 

 

 

 

© Vincent Delmas – Nicolas Werth -  Fernando Proietti – Christophe Regnault - Glénat

 

 

Ce sera le début de l’élimination de l’ensemble de ses opposants, au départ au moyen de manœuvres politiques pour ensuite passer aux purges expéditives. Cette situation perdurera pendant plus de quinze années engendrant au nom de l’idéologie marxisme – léninisme pas loin de vingt-sept millions de morts.

 

 

 

 

 

 

À se procurer sans délai, un autre regard sur une des tragédies les plus noires de ce vingtième siècle.

 

 

Haubruge Alain

 

 

 

L'avis de Horus66

 

Dans cette série de personnalités  en  bandes dessinées dans la quelle de grands universitaires historiques et de chercheurs du CNRS, nous avons Nicolas WERTH.
 Ce dernier participe depuis 1997 au séminaire "Histoire soviétique: sources et méthodes". C'est particulièrement l'histoire sociale des années 1920-1930 qui l'intéresse, notamment les rapports entre le pouvoir et la société.

C'est la référence pour parler de  STALINE : "le petit père du Peuple".

Cet homme nous fascine encore plus de 66 ans après sa mort. Il faut désormais parler d'un dictateur qui a su frayé un chemin dans un pays déstabilisé.

L'ouverture des archives soviétiques lors de la chute de l'URSS  (fin des années 1990) nous montre un homme avide de pouvoir jusqu'à son ascension à la plus haute marche. Il fut habile et pervers pour éliminer tous ses camarades de combat, il réussit à élever son pays en tant qu grande puissance industrielle au prix de purges, de procès fleuves et de famine.

Ce récit nous montre la noirceur du personnage, l'avidité de pouvoir. L'idéal socialisme soviétique n'est plus.

 

 

Série : Ils ont fait l’histoire

 

Titre : Staline

 

Genre : Histoire

 

Scénario : Vincent Delmas – Nicolas Werth

 

Dessins : Fernando Proietti – Christophe Regnault

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344032527 



Publié le 28/11/2019.


Source : Bd-best


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