En images et en bulles
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Lorsque l’enfant parait …L’Année zéro

 

Il y a quelques jours, nous vous présentions l’album « L’Année zéro » de Frenk Meeuwsen. Une vision paternelle de l’auteur de sa propre expérience de la grossesse, de la naissance et de sa première année de « papa ». A la fois tendre et comique, troublant à force de s’y retrouver parfois, nous avions trouvé le résultat de cette évocation introspective d’une paternité réfléchie et désirée douce et sensible.

Voilà qu’il y a également environ un mois sortait ce qui au premier abord pourrait apparaître comme son pendant « féminin » : « L’Année zéro » vue par Anna Roy (La maison des Maternelles) et dessinée par Mademoiselle Caroline.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire est simple : Madeleine, sage-femme et « surtout sage-femme », comme elle aime à le préciser. En plus de travailler dans un hôpital, elle est aussi en « libéral ». 27 ans, un amoureux (Antoine, doux, gentil, attentionné, capable de la rassurer facilement), elle aime la vie et la vie l’aime en retour.

Que lui demander de plus d’ailleurs ? Un petit virage ? Un virage à 180° même ! Voilà qu’elle est enceinte, elle la sage-femme dont c’est le métier.

Et la « grande » aventure commence … La grossesse, l’accouchement, les premiers jours et surtout les galères qui apparaissent. Tout n’est pas si idyllique, plus si parfait … son post-partum, sa parentalité, son couple … Fatigue, perte d’énergie, moment de blues, de découragement, et nouveau regard sur son propre travail, sur ses difficultés, notamment lorsqu’il s’agit d’annoncer de mauvaises nouvelles aux mamans.

Sa vie d’avance ? Elle peut l’oublier car plus rien ne sera jamais comme avant : sorties, amis, sexualité, famille, boulot, finances, loisirs, … même son corps …

 

 

 

 

 

©  Anna Roy -  Mademoiselle Caroline - Delcourt

 

 

 

Cet énorme bouleversement dans la vie de Madeleine, Anna Roy y transpose simplement sa propre expérience, son propre vécu de sage-femme et de maman. Elle sait parfaitement ce qu’elle raconte pour être passer par là. Donc rien « d’anormal » d’après elle, c’est le cheminement normal !

 

 

 

 

 

©  Anna Roy -  Mademoiselle Caroline - Delcourt

 

 

 

 

 

Au dessin, Mademoiselle Caroline, de son nom Caroline Capodanno, avec son trait « à la Claire Bretécher » donne vie à tout ce petit monde.

 

 

 

 

 

 

©  Anna Roy -  Mademoiselle Caroline - Delcourt

 

 

Un carnet de voyage dans l’existence et le chambardement provoqué par la naissance d’un bébé. A la fois tendre, douce, pleine d’émotions, cette ode à la parentalité est également un cri à la vie.

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Année Zéro

 

 

Genre : Humour

 

 

Éditeur : Delcourt

 

 

Collection : Mirages

 

 

Scénario : Anna Roy

 

 

Dessin & couleurs : Mademoiselle Caroline

 

 

Nombre de pages : 160

 

 

Prix : 23,95 €

 

 

ISBN : 9782413040149



Publié le 14/06/2022.


Source : Bd-best


Planète interdite.  Le pays de la nuit

 

« - Vous êtes  sûr que c’est habité ?

- A priori, oui…

- Tiens ! Regardez là-bas ! Une ville !... En tout cas un gros bourg.

- Ça ne me dit pas où je peux me poser…

- Et là ? Après les arbres ?

- Hum…

- Après tout, c’est vous le boss, hein ?

- Alors, go !!! »

 

 

 

 

 

 


 

Derrière Bételgeuse, dans la constellation d’Orion, un vieil Isolbloc 54, vaisseau de transport de marchandises, donne des signes de grande fatigue. Ron pilote. Sylvie est agent commercial. Georges est le patron. Traversant une ceinture d’astéroïdes, la navette subit des avaries. Il va falloir se poser le plus rapidement possible. La planète Erebus est à trois jours de voyage. C’est loin. Caltus est beaucoup plus proche, à huit heures. Y vivent des mormons en quasi autarcie. Les laisseront-ils s’y poser ? De toute façon, pas le choix. Il va falloir faire un atterrissage en catastrophe.

 

 

 

 

© Rodolphe, Marcelé - Mosquito

 

 

Ambiance Twilight Zone - Quatrième dimension pour ce nouveau scénario de Rodolphe. Le scénariste met en scène un trio de voyageurs de l’espace échoué sur une planète inconnue. Ils se rendent rapidement compte qu’ils sont observés par une sorte de Nosferatu s’envolant dans les airs. Une forêt, un bourg, une église, une communauté religieuse,… Le trio va de surprise en surprise sur une planète cousine de la Terre mais qui ne l’est pas. Rodolphe trouble le jeu, semant le doute chez les personnages et chez les lecteurs. Le mystère est constant. La tension est palpable. C’est une vraie réussite, un one shot comme on aime en lire, simple en apparence mais malin, le genre de livre qui ne se referme pas jusqu’au final. Il y a même une petite atmosphère à la Jérémiah. Il est juste regrettable que le personnage féminin change de prénom en cours de récit. Annoncée comme s’appelant Sylvie en page 8, elle se nomme Shirley à partir de la page 17.

 

 

 

 

© Rodolphe, Marcelé - Mosquito

 

 

Au dessin, on retrouve Philippe Marcelé, un complice habituel de Rodolphe, un vieux de la vieille, un dessinateur à la carrière non pas dans le style mais dans la veine de celle d’Al Coutelis, ce genre d’auteurs omniprésents depuis une quarantaine d’années mais qui n’ont malheureusement jamais occupé le devant de la scène. Marcelé adopte ici un graphisme en noir et blanc charbonneux qui sied parfaitement au récit, le rapprochant de l’esprit Quatrième dimension, dont nous avons parlé, cette série télévisée américaine des années 60 dans laquelle chaque épisode démarrait sur fond réaliste avant de dévier vers un fantastique inattendu. Le dessinateur invite le lecteur parmi les rescapés. L’image pleine planche du vaisseau échoué sur Caltus est remarquable : corbeaux noirs sur fond blanc, corbeaux blancs sur fond noir, une leçon de dessin.

 

 

 

 

© Rodolphe, Marcelé - Mosquito

 

 

Au pays de la nuit, les réveils peuvent être difficiles. En tout cas, les lendemains ne pourront que vous surprendre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le pays de la nuit 

 

Genre : Science-fiction

 

Scénario : Rodolphe 

 

Dessins : Philippe Marcelé

 

Éditeur : Mosquito

 

Nombre de pages : 52 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782352839217

 

 

 



Publié le 12/06/2022.


Source : Bd-best


Espagne Ă©ternelle.  Soledad

 

« - Soledad… enfin ! Rien n’a changé ! Non, rien n’avait changé… et pourtant cala faisait quinze ans que je n’atais pas revenu à Soledad. Seule la maison de mes parents paraissait être plus en ruine que les autres… Mais comme elle me semblait belle !... C’était mon enfance, cette maison abandonnée, des tas de souvenirs qui me revenaient en cascade... »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

Une chaude après-midi d’été, dans une rue à demi-ombragée d’un village qui somnole, Carmen et Sarah discutent. L’une brode, l’autre l’écoute donner son avis sur tout. Un berger rentre son troupeau de brebis. Un homme est perclus de remords après un cauchemar. Un autre revient au village après des années d’absence. Il y a aussi cet instituteur qui, en pleine leçon de choses, reçoit la visite d’un inspecteur qui lui annonce de mauvaises nouvelles pour l’école.

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

En 1980, Tito nous faisait découvrir Soledad, petit village espagnol en Castille, aride et meurtri par la guerre civile. Contrairement à ce qui pourrait se faire sur  un tel sujet, ce n’est pas l’action qui est privilégiée mais les rapports entre les principaux protagonistes. On suit le déroulement des événements aux côtés d’un enfant, d’une grand-mère ou d’un témoin quelconque, fragile et impuissant face aux turpides des événements, et notamment après ce 30 août 1936, jour où l’armée nationaliste envahit et pille le village. La série est née dans le mythique mensuel (A suivre…) avant d’avoir été éditée en albums par Glénat, puis Casterman.

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

Il y a des héros, il y a de l’aventure. Il y a des super pouvoirs, il y a du sexe. Il y a des monstres, il y a des combats. D’autre part, il y a Tito. Rendu célèbre par la série politiquement dérangeante Jaunes, sur scénario de Jan Bucquoy, il s’est forgé en construisant deux séries sentimentales : Soledad (6 albums), puis Tendre Banlieue (20 albums). Tito raconte la vie, la vie vraie, dans un village espagnol avec Soledad, ou la grise ville avec Tendre Banlieue. A l’époque où ses séries étaient sur le devant de la scène, peu d’auteurs le faisaient. Au cinéma, il y avait Lelouch, souvent profondément ennuyeux. En bande dessinée, il y avait Lauzier réservé aux sexagénaires obsédés. Quand Tito raconte la vie, on ne peut qu’accrocher, non pas par son trait, agréable et propre mais extrêmement classique, voire trop réaliste, figeant certaines expressions, mais par ses qualités scénaristiques.

 

 

 

 

 

© Tito - Casterman

 

 

Arrêtons-nous un instant sur Tendre Banlieue, dont on espère un jour une intégrale. La série était plutôt destinée aux adolescents, les représentant dans leurs cités, sans fard ni paillettes, comme la vie que bien souvent ils mènent. Les sujets traités sont réels et durs s’il le faut : racisme, famille, école, amours,… Le meilleur épisode de la série est Le cadeau, exposant les relations entre une jeune fille et sa grand-mère.

 

De Tendre Banlieue à Soledad, Tito ce n’est que ça, mais c’est déjà tout ça, des ambiances avant tout. Ce sont les choses de la vie. L’intégrale de Soledad remet sur le devant de la scène une série discrète et majeure des années 80.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Soledad (Intégrale) 

 

Genre : Chroniques espagnoles

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tito

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 304 

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782203231368

 

 

 



Publié le 12/06/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4391 -  8 juin 2022

 

 

Trempez dans l’aventure avec Créatures

 

 

 

 

 

 

            Troisième acte pour Créatures. Les jeunes héros de Djief et Betbeder reviennent dans leur New-York infesté. Pas la peine de sortir votre tenue de gala. Vous n’allez pas être invité à une avant-première sur Broadway, mais bien dans des bas-fonds infestées de bestioles bien pires que des rats.

 

            Pour les abonnés, c’est un splendide pop-up de Spirou et Fantasio, dans L’espoir malgré tout, concocté par Emile Bravo lui-même.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Bravo– Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Le Cotroy

Cœurs de ferraille (Les) : Debry, Cyrano et moi

Créatures : Dans les entrailles de Yog

Spirou, l’espoir malgré tout : Une fin et un nouveau départ

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Coach (Le)

Crash Tex

Professeur Foldogon (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Estampille

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Houba gags

Kid paddle

Méthode Raowl (La)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : BeKa

En direct du futur : Vacances au parc

Interview : Betbeder & Djief

Jeux : Créatures en boîte ! (Garouste)

Spirou & moi : Chemineau

 

 

Supplément abonnés :

Pop-up : Spirou l’espoir malgré tout

 

 

 

En kiosques et librairies le 8 juin 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 



Publié le 12/06/2022.


Source : Bd-best


Le cœur près d’un trésor.  Les sœurs Grémillet 3 - Le trésor de Lucille

 

« - Qu’a-t-on fait pour mériter une chose pareille ? Une colonie sur la côte Atlantique en plein mois de Novembre ! Il faudra expliquer à Maman qu’en automne, on va plutôt aux Caraïbes ! Comme si la vie n’était pas déjà assez triste…

- Pitié, ne me dis pas que c’est fini entre Ulysse et toi, une fois de plus !

- Au moins, la distance me fera du bien.

- Ça, c’est certain !

- Eh, ne me dis pas que nous sommes d’accord !

- Nous deux ? Impossible !

- Sarah ! Cassiopée ! Je ne trouve pas votre sœur. Vous savez où elle est ? »

 

 

 

 

 

 


                Sarah, Lucille et Cassiopée sont en colo au bord de l’océan. La côte Normande au mois de Novembre, ce n’est pas la Côte d’Azur au mois de Juillet. Le temps a beau être gris, les occasions de rêver sont quand même là. Alors que Sarah et Cassiopée apprennent à faire des nœuds marins avec leurs camarades de vacances, Lucille s’est « évadée ». Observer les talitres sauteurs, c’est bien plus intéressant. Ces crustacés que l’on appelle souvent à tort des puces de mer sont captivants. Au téléphone, la grand-mère des trois sœurs leur apprend qu’une partie de la famille a vécu là pendant la Grande Guerre jusqu’au jour de sa disparition. Voilà de quoi attiser la curiosité des sœurs Grémillet.

 

 

 

 

 © Di Gregorio, Barbucci - Dupuis

 

 

                Après un épisode consacré à Cassiopée, puis un autre tournant autour de Sarah, Lucille est mise en vedette dans ce troisième tome. Entre chasse aux souvenirs et au trésor, Lucille vit en fusion avec les animaux. Elle relâche les crabes dans la mer, court au milieu des mouettes et écoute ce qu’une baleine échouée est venue dire. Incomprise de ses camarades, Lucille préfère la compagnie des bêtes. Elles valent tellement mieux que les humains.

 

 

 

 

 © Di Gregorio, Barbucci - Dupuis

 

 

                Comme La brigade des souvenirs, comme Les sauveurs d’esprits, comme Olive, Les sœurs Grémillet est de ces séries des années 2020 qui voguent sur les sentiments. Est-ce parce que l’époque est anxyogène ? Est-ce parce qu’il y a eu une overdose d’aventures ? D’aventures pour l’aventure. Toujours est-il que ces séries feel good sont des bulles d’évasion qui permettent de prendre du recul et de recentrer ses préoccupations sur l’individu, sur la nature ou ce qui est naturel, sur le sens de la vie. Ça, Giovanni Di Gregorio l’a parfaitement compris. Dans les années 70, on s’évadait avec Bobo. Aujourd’hui, on s’évade avec Les sœurs Grémillet. Au dessin, Alessandro Barbucci se montre aussi à l’aise sous les nuages noirs prêts à cracher leurs gouttes que sous le soleil dardant ses rayons sur les plaines. 

 

 

 

 

 © Di Gregorio, Barbucci - Dupuis

 

 

                En nous invitant avec les sœurs Grémillet à la recherche d’un trésor, les auteurs contribuent à constituer le nôtre, celui rassemblant toutes les lectures merveilleuses dont cette série fait partie.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les sœurs Grémillet

 

Tome : 3 - Le trésor de Lucille

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Giovanni Di Gregorio

 

Dessins & Couleurs : Alessandro Barbucci

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 979103475

 

 

 

 



Publié le 11/06/2022.


Source : Bd-best


Les couleurs des sentiments.  Elles 2 - Universelle(s)

 

« - Fais gaffe ! Il y a des tornades dehors ! J’ignore si c’est juste pour t’empêcher de sortir… ou pour te faire disparaître avec ton monde. Dans tous les cas, je crois que tu as raison. Il faut partir à tout prix. » 

 

 

 

 

 

 


                Elle, c’est son prénom, n’est pas toute seule dans sa tête. Elle possède plusieurs personnalités ayant chacune une dominante sentimentale. En fonction de son état psychologique, c’est donc l’une ou l’autre de ses personnalités qui prend le leadership. Et voilà que Bleue vient de s’imposer, alors que Elle l’avait enfouie au fin fond de son subconscient. Les rôles sont à présent inversés. Elle va devoir trouver comment s’évader de son moi profond pour reprendre son destin en mains.

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                Quiconque est parent d’une adolescente ne peut ignorer que c’est parfois le bazar dans sa tête. Elle est une série profonde, qui traite autant d’amitié que de schizophrénie, autant du genre que de névrose. Elle souffre de troubles de la personnalité. Ne serait-elle pas borderline ? Elle est hypersensible et hyperémotive. Son humeur est instable et très réactive. L’image qu’elle a d’elle-même change souvent. Elle souffre de symptômes dissociatifs, avec l’impression de ne plus être elle-même ou de ne plus être réelle. Seul les syndromes de l’auto-mutilation et des idées suicidaires ne sont pas abordées, car il ne faut pas oublier qu’on reste dans de la bande dessinée tous publics.

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                Kid Toussaint et Aveline Stokart signent un best seller dans l’air du temps d’une époque anxiogène pour les adolescents. Tout en délicatesse, dans une ambiance graphique sublime. Tout est résumé dans le logo de la page de titre, réalisé comme un arc-en-ciel aux couleurs nouvelles. Stokart matérialise le subconscient d’Elle dans des scènes variées, inattendues, surprenantes comme des rêves dont on se demande d’où ils nous viennent. Elle n’est pas un récit pessimiste. C’est l’histoire d’une ado qui cherche à faire émerger sa véritable personnalité. On l’accompagne dans son combat contre des apparences. Et quand les auteurs rebattent les cartes dans un cliffhanger surprenant, on ne peut qu’en être scié.

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                Pour parfaire l’album, un cahier d’amitiés présente les compagnons d’Elle : Otis, Line, Farid et Maëlys, avec leurs goûts et leurs aversions, et un flashcode permet d’accéder sur Instagram à un filtre pour savoir quelle « Elle » on est.

 

                Ceux qui attendaient une série qui ne ressemble à aucune autre trouveront en Elles ce qu’ils cherchent. Quête de personnalité et/ou difficultés à quitter l’enfance pour passer à l’âge adulte, Elles transcende les sentiments dans un récit d’émotions.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Elles

 

Tome : 2 - Universelle(s) 

 

Genre : Sentiments lycéens 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins & Couleurs : Aveline Stokart 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 13,45 €

 

ISBN : 9782808200004

 

 

 



Publié le 11/06/2022.


Source : Bd-best


Inceste au collège.  Le manoir de Chartwell

 

« - Alors, comment s’est passée ta première semaine ?

- Maman ! J’y crois pas ! On me fait redoubler ma 5ème ! Pourquoi ? (…) Je viens de la faire, la 5ème, et ma moyenne passait ! 

- Elle passait tout juste ! Tu avais de mauvaises notes et tes professeurs…

- Mais maman ! Elle passait quand même, alors pourquoi ?

- C’est comme ça, et puis c’est tout ! (…) On s’est dit que si tu avais été au courant, tu n’aurais peut-être pas accepté d’aller à Chartwell ! »

 

 

 

 

 

 

 

Début des années 70, lorsque les parents de Glenn Head ont inscrit leur fils au collège de Chartwell, ils étaient loin de se douter de ce que leur enfant allait vivre. Le manoir de Chartwell était un pensionnat à la manière britannique, situé à Mendham dans le New Jersey, dirigé par un expatrié anglais Terence Michael Lynch. Pour ses élèves, le manoir est leur nouvelle maison. Ils devront toujours s’adresser à lui en l’appelant Monsieur. Ils sont là parce qu’ils sont les meilleurs, parce qu’ils font partie de l’élite. Enfin, ça, ils ont un peu de mal à le croire. Très vite, l’ambiance va tourner au cauchemar. Ça va commencer par les petits bisous du soir à Monsieur, avant d’arriver aux attouchements pour les uns et aux sévices corporels pour d’autres, certains subissant les deux.

 

 

 

 

© Head - Delcourt

 

 

Cet album n’est malheureusement pas une fiction. Cet album, c’est l’histoire vraie de Glenn Head. L’auteur raconte ses années au pensionnat et les lourdes conséquences qu’elles auront sur la fin de son adolescence et sa vie d’adulte. Head subit le traumatisme de l’inceste à une époque où la parole d’un enfant ne valait rien à côté de celle d’un adulte. Les élèves de Chartwell n’avaient pas d’autre option que de se taire. Ce n’est que des années plus tard que « Monsieur » se retrouvera devant la justice. Mais ce que ce monstre ne pourra jamais payer ce sont les cicatrices non pas physiques mais morales des élèves qui seront passés par son institution. Glenn Head en restera meurtri à vie.

 

 

 

 

© Head - Delcourt

 

 

L’auteur reste le plus objectif possible. Le livre n’est pas manichéen, avec les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Jeune adulte, il a fréquenté les milieux interlopes de New-York dans les années 80. Toxicomane, il était client des peep-shows et se rendait aux alcooliques anonymes. Glenn Head a mis cinquante ans à réussir à raconter son parcours dans un comics underground cru et émouvant, salué, entre autres, par l’immense Robert Crumb dont il est l’un des fils graphique et spirituel.

 

 

 

 

© Head - Delcourt

 

 

« Nul ne guérit de son enfance » chantait Jean Ferrat. Quand on a vécu ce que Glenn Head a subit, il est possible de soulager la douleur mais pas de l’annihiler. Après Amytiville, Le manoir de Chartwell est une maison bien plus diabolique. C’est sans conteste l’un des chocs BD de l’année.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le manoir de Chartwell 

 

Genre : Drame psychologique

 

Scénario & Dessins : Glenn Head

 

Traduction : Samantha Goldfarb

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 240 

 

Prix : 27,95 €

 

ISBN : 9782413043454

 

 

 



Publié le 11/06/2022.


Source : Bd-best


Etudier la BD à l’école et au collège.  La BD en classe 2 - Bulles de nature

 

« - J’ai choisi une plante facile pour toi. Ce sont ces fleurs orange. Tu ne pourras pas te tromper.

- Ce sont des fleurs sauvages ou vous les cultivez ?

- Les deux. Mes parents ont semé des graines il y a quelques années. Et depuis, elles se ressèment toutes seules sans qu’on ait à s’en occuper. » 

 

 

 

 

 

 

Quand la jeune Mauve Bergamote explique à ses amies la façon dont les graines de fleurs se ressèment seules une fois qu’on les a cultivées au départ, le parallèle avec l’enseignement coule de source. C’est ainsi que, sous la direction du SNE, le Syndicat National de l’Edition, une équipe de pédagogues et d’enseignants sème parmi les élèves des petites graines qui en feront des amoureux de la bande dessinée.

 

 

 

 

 © SNE

 

 

Après « Faites entrer les monstres ! » paru en 2020, « Bulles de nature », deuxième volet de La BD en classe, propose une étude approfondie et de nombreuses activités autour d’un panel d’albums à dominante écologique et consacrés à la nature. Comme pour le premier tome, indépendant de celui-ci, La BD en classe se présente sous la forme de deux fascicules : un dossier enseignant de 52 pages et un carnet élève en comprenant 116.

 

 

 

 

 © SNE

 

 

Le dossier enseignant débute par la présentation du sujet et des ouvrages du corpus. Tous les genres et tous les styles sont représentés. Il y a du populaire et familial avec Ariol, du manga avec Les enfants loups, de l’adaptation littéraire avec Calpurnia, du Comics avec La ferme petit pois, du didactique avec Hubert Reeves nous explique la forêt. Ce ne sont que quelques exemples parmi les dix-sept albums sélectionnés. Chaque partie du dossier enseignant cible un domaine particulier en s’appuyant sur des extraits des BD. La nature est abordée sous les axes des perspectives qui permettent de la découvrir et des transformations dues à l’intervention humaine. Le développement durable est abordé par l’observation de la nature et la protection de l’environnement, puis par l’influence de l’humain sur l’environnement. On abordera ensuite les genres littéraires au service du récit, avec le merveilleux, le fantastique et la science-fiction, avant d’analyser les objectifs du développement durable. Des clés d’analyse littéraire mettent l’accent sur l’expression des émotions, puis sur les outils narratifs de la BD avec les cadrages et les compositions. On terminera sur le mode d’emploi d’un atelier BD en classe.

 

 

 

 

 © SNE

 

 

Un carnet élève individuel accompagne ce dossier enseignant. Alternant activités, jeux et larges extraits des albums, il permet aux élèves de s’approprier le projet et de pénétrer au cœur du sujet. Apparier des onomatopées et des cases, dessiner un décor, imaginer les textes de bulles, sont, parmi d’autres activités, les outils pour leur faire comprendre les processus de conception et de fabrication des bandes dessinées.

 

 

 

 

 © SNE

 

 

Faciliter l’utilisation de la bande dessinée dans les établissements scolaires, tel est le but de cette publication du Syndicat national de l’Edition. Cerise sur le gâteau : le dossier enseignant et le carnet élève sont tous les deux téléchargeables gratuitement sur le site du SNE : https://www.sne.fr/actu/bulles-de-nature-second-opus-de-la-collection-la-bd-en-classe/

 

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La BD en classe

 

Tome : 2 - Bulles de nature

 

Genre : Ouvrage pédagogique

  

Éditeur : Syndicat National de l’Edition

 

Nombre de pages : 52

 

Prix : gratuit

 



Publié le 10/06/2022.


Source : Bd-best


 

 

 

Et la saga continue, telle une chanson épique entonnée tambour battant, le rythme ne ralentit pas. Et aussi régulier qu’un métronome, voici déjà le tome 3 de la geste de Sten.

 

 

 

 

 

 

De fils de Roi à Roi lui-même, il a appris que seuls le résultat et le pouvoir comptaient. Mais maintenant qu’il y est, encore faudra-t-il s’y maintenir ! Et comme découvert dans le tome 2, aucun scrupule ne l’a arrêté pour s’emparer de la couronne ! Cela lui a fait de nombreux ennemis, prêts à tout pour le renverser.

Dès lors, c’est entouré de complots, de potentiels traîtres, d’adversaires à l’intérieur comme à l’extérieur de son royaume qu’il doit combattre tout à la fois. Et nul proche pour le soutenir puisque même sa femme enceinte semble vouloir le trahir. Il n’a plus qu’une seule solution : une course effrénée à la violence, à la cruauté où nul, proche ou non, ne peut échapper. La terreur sanguinaire qui l’absorbe lentement lui font reculer toutes les barrières de l’humanité ! Son règne se fera par le vide pour tous ceux et celles qui refuseraient de lui obéir, qui oseraient même s’opposer à lui.

 

 

 

 

 

©  Bruno De Roover - Przemyslaw Klosin - Anspach

 

 

Et dans cette course, il compte bien conserver la main. Manipuler, massacrer, être partout à la fois enfin de ne pas se laisser déborder ou surprendre par l’un ou l’autre de ses opposants. Sten, le sanguinaire, le cruel, le sans-pitié est Celui qu’il faut abattre ! mais qui pourrait y arriver ? Gavnar ? Erle, son épouse enceinte dont la vie ne tient qu’à la naissance de son héritier ? Un ennemi encore invisible ?

Un décompte mortel est lancé … qui arrivera le premier ? Ou plutôt, pour qui marquera-t-il la fin tragique ?

 

 

 

 

©  Bruno De Roover - Przemyslaw Klosin - Anspach

 

 

Le rythme de ce tome 3 est tel un océan en fureur. Il déferle sur le lecteur, ne lui offrant aucun moment de répit dans une narration nerveuse, comme le dessin. Et les rebondissements, les retournements, les désespoirs au vu des échecs des tentatives de renversement de Sten, … semblent amuser Bruno De Roover. Il se joue du lecteur, lui fait croire à une fin heureuse possible avec cette piste, ou celle-ci. Pourtant, il accorde à son héros maudit le don de déjouer tous les pièges comme s’il devinait les arcanes machiavéliques d’un scénario bigrement bien ficelé.

 

 

 

 

 

©  Bruno De Roover - Przemyslaw Klosin - Anspach

 

Cette atmosphère en crescendo est également largement due au talent de Przemyslaw Klosin. Si au premier tome, son trait semblait parfois « brouillon » (bien que collant idéalement avec l’ambiance voulue par le scénario), il explose ici de nervosité à certaines planches, de tendresse ou de désespoir à d’autres. Une palette de couleurs à souligner les états d’âme des protagonistes qui y gagnent profondeur et consistance. Et même ses planches panoramiques ajoutent, par leur répit, de l’intensité aux suivantes.

 

 

 

 

 

©  Bruno De Roover - Przemyslaw Klosin - Anspach

 

 

En conclusion, une saga haletante, une course débridée d’un tyran nordique détestable (en fonction des goûts et affinités de chacun !) loin des épopées vikings « classiques » prévisibles.

Et une promesse d’un 4e et dernier (déjà) tome explosif !

Mais pour cela, il faudra être plus que patient. En effet, aucune date ou estimation n’est actuellement avancée. Et pour preuve, les auteurs seraient pour l’instant sur un autre projet : une histoire autour de Sherlock Holmes à Amsterdam !!!! Question évidente : pourrons-nous découvrir cela prochainement aux Editions Anspach ? L’éditeur reste dans le vague …

Wait and see … ou plutôt : « Vent og se »

 

 

Thierry Ligot

 

 

Titre : Colère froide

 

 

Série : Jylland

 

 

Tome : 3

 

 

Éditeur : Les éditions Anspach

 

 

Genre : BD aventure

 

 

Scénario : Bruno De Roover

 

 

Dessins : Przemyslaw Klosin

 

Nombre de pages : 46

 

 

Prix : 15,00 €

 

 

ISBN : 9782931105085



Publié le 09/06/2022.


Source : Bd-best


A consommer sans modération … Avec les compliments du chef

 

 

 

Mais quel festin que ce dernier né des éditions Anspach !

Sorti cette semaine, il a la fraîcheur, la légèreté, la saveur des mets les plus fins.

 

 

 

 

 

 

Du pur Gilles Dal au menu avec son complice Fred Jannin au service. Inutile de rappeler leurs perles passées, celle-ci est un succulent dosage entre gags, situations burlesques, vécues ou non mais tellement gastronomiques pour les zigomatiques.

 

Le cadre ? Le restaurant gastronomique justement ! Le « Brugmann » à Bruxelles avec son chef Matthias Van Eenoo et sa cuisine fine, inventive, de saison, pleine d’amour et d’envie de perfection. De fait, de l’avis du Guide Michelin : « L’élégance est omniprésente chez Brugmann. L’intérieur est orné de belles œuvres d’art moderne, la terrasse à l’arrière est superbe. Le chef s’y connaît aussi en matière de style, avec une cuisine et des associations aussi modernes que le décor ! Un restaurant qui ne manque pas de classe. »

 

 

 

 

 

 

© Dal- Jannin – Éditions Anspach

 

 

 

Pourtant, même dans les plus grands, la superbe mécanique du service peut apporter des surprises. Entre clients « particuliers » et situations cocasses, les auteurs s’amusent à les croquer avec légèreté et humour … Nous pourrions presque y trouver du « Franquin gustatif » sans le noir de ses « Idées ».

Comment ne pas s’imaginer dans certaines scènes cultes du film « Le Grand Restaurant » avec Louis de Funès ?

 

 

 

 

 

© Dal- Jannin – Éditions Anspach

 

 

 

 

 

L’idée de départ vient d’ailleurs du restaurant lui-même qui, depuis des années, récolte dans un petit cahier toutes des anecdotes vécues. Et si aucune ne semblait réellement exploitable telle quelle, la caricature a fait le reste pour leur redonner vie en BD.

Tout y est donc passé sur le grill : le menu, les clients et leurs comportements faussement sophistiqués, la recherche constante d’originalité et de nouveauté, le stress des services qui s’enchaînent, la pression des réputations sur les réseaux, le souci du standing, les allergies et autres intolérances, l’introduction des nouvelles technologies, … et j’en oublie …

 

 

 

 

 

 

© Dal- Jannin – Éditions Anspach

 

 

 

Cerise sur le gâteau, le dessin de Fred s’accorde évidemment parfaitement avec la philosophie de l’album. Les clins d’œil graphiques avec certains de ses personnages antérieurs feront sourire les plus « vieux ». Ses « tronches » sont tellement caractéristiques et caricaturées qu’on en apprécie que davantage la saveur de la lecture.

 

Bref, une BD étoilée à n’en pas douter !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Avec les compliments du chef

 

 

Éditeur : Les éditions Anspach

 

 

Genre : Humour

 

 

Scénario : Gilles Dal

 

 

Dessins : Frédéric Jannin

 

 

Nombre de pages : 46

 

 

Prix : 15,00 €

 

 

ISBN : 9782931105092



Publié le 09/06/2022.


Source : Bd-best


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