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Remède au burn out.  100 bucket list of the dead 4

 

« - Aaah ! Ça avance bien ! Déjà 15 vœux de ma liste accomplis. Je ne pensais pas que ça irait aussi vite ! En continuant comme ça, on devrait pouvoir arriver à 100 en un mois !

- Si c’est pour se faire bouffer par les zombies aussitôt fait… j’ai du mal à m’en réjouir... »

 

 

 

 

 

 

 

Akira, Kenichiro et Shizuka poursuivent leur périple à travers un Japon gangréné par une invasion de zombies. Akira Tendo, 24 ans, ancien employé d’une entreprise esclavagiste, a dressé la liste des 100 souhaits qu’il espère réaliser avant de mourir. Libéré de la dictature d’un chef de service toxique, les hordes de créatures qui errent ça et là ne lui font pas peur tellement il est soulagé de goûter à une liberté, qui a ses limites, certes, mais une liberté nouvelle. Avec ses camarades le fantasque Kenichiro et la raisonnée Shizuka, Akira tente de rejoindre le village de ses parents à bord d’un camping-car.

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

 

Les auteurs Haro Aso et Kotaro Takata réalisent dans ce quatrième volume quatre vœux de leur héros, à savoir : manger des sushis dans un bon resto, se baigner dans des sources thermales chaudes, construire une maison dans les arbres et rejoindre son village d’enfance pour passer du bon temps en famille. Au passage, il sera initié au SUP Yoga et fera la fête dans un cabaret burlesque. Les auteurs adjoignent au trio un quatrième membre. Aux côtés de la brune, il fallait bien une blonde. Voilà que débarque Béatrix Amerhauser, une allemande passionnée de culture japonaise. Kyoto, le mont Fuji, la cérémonie du thé, l’ikebana, tout cela n’a aucun secret pour elle. Loin d’être réservée, elle est à 100 bucket list of the dead ce que Michonne est à Walking Dead. L’étudiante n’a pas peur de dessouder du zombie.

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

 

Il y a tous les codes du manga dans cette série, de scènes hyper réalistes façon Seinen à des expressions de visages démesurées kawaï Shojo. On passe par tous les sentiments. Les apparitions des inquiétants zombies sont contrebalancées par le recul qu’ont les personnages sur ce qui leur arrive. Beatrix, loin d’être pudique, ne laisse pas Akira et Kenichiro de marbre. Ce dernier n’hésite pas non plus à exhiber ses petites fesses rebondies. On voit là tout l’humour spécifique japonais sur le sujet. Le tout n’est jamais vulgaire et reste toujours très drôle.

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

100 bucket list of the dead est le meilleur remède au burn out. Elle démontre que dans les situations les plus périlleuses, il y a toujours moyen de s’évader. On n’attend plus qu’une adaptation en anime pour donner à la série la dimension supplémentaire qu’elle mérite. 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : 100 bucket list of the dead

 

Tome : 4

 

Genre : Zombies

 

Scénario : Haro Aso 

 

Dessins : Kotaro Takata 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505112259

  

 

 



Publié le 09/03/2022.


Source : Bd-best


Aventures coquines Ă  la fac ... Annie va Ă  la fac

 

 

 

Une bonne tranche de rire, facile parfois, coquin ici et là, potache et bon enfant certainement !

 

 

 

 

 

 

 

Annie va à la fac et son papounet chéri la conduit à son kot … Et on ne peut pas dire que son arrivée passe inaperçue ! Ses colocs et les étudiants du kot d’en face comptent bien, dès le départ, l’entraîner dans les plaisirs de la vie estudiantine.

Malgré les recommandations très précises de son papounet, Annie n’est pas contre. Un rien naïve mais pas bigote pour autant, elle est de bonne volonté pour s’intégrer à cette nouvelle vie.

 

 

 

 

 

© LeON – Vincenzo Cucca - Tabou

 

 

 

Tout ceci à la plus grande joie de Tina et de Benji … « plus grande joie » … façon de parler, car ces 2 gai-lurons légèrement dévergondés risquent rapidement de découvrir qu’Annie aurait un « ange gardien » pour la « protéger », elle et sa moralité.

Les histoirettes se suivent sans difficultés avec néanmoins au détour de l’une ou l’autre, l’irruption très « protectrice » de cet ange gardien un peu mystérieux.

Humour sans prise de tête, saynètes cocasses, un érotisme plus que light et un minimum grivois, on sourit et s’amuse de la première à la dernière page aux mésaventures de la jeune Annie.

 

 

 

 

 

© LeON – Vincenzo Cucca - Tabou

 

 

LeON nous plonge dans ces caricatures d’idées reçues de la jeune provinciale débarquant à la fac et se laissant embarquer sans arrière-pensée et sans voir le mal dans des situations burlesques. C’est tellement rafraîchissant qu’on en redemanderait sans hésitation.

 

 

 

 

 

© LeON – Vincenzo Cucca - Tabou

 

 

Il faut reconnaître que le dessin de Vincenzo Cucca s’adapte parfaitement à l’ambiance. Différent dans son style que dans « Colonisation », il prend visiblement bien du plaisir avec son trait cartoonesque, ses couleurs vives, sa mise en page vivante et aérée. Le tout donne cette petite légèreté si agréable à l’ensemble.

 

Bref, une chouette petite lecture … qui nous pousserait presque à vouloir retourner à cette vie estudiantine si palpitante !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Annie va à la fac

 

Editeur : Tabou

 

Genre : Érotique

 

Scénario : LeON

 

Dessin : Vincenzo Cucca

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 17,00 €

 

ISBN : 9782359541809

 

 



Publié le 08/03/2022.


Source : Bd-best


Le chant du dessin.  Edgar P. Jacobs le rêveur d’apocalypses

 

« - Tu sais, Edgar, plutôt que de dépenser, on ferait mieux de penser à une manière de gagner notre vie. Si on s’inscrivait à l’Académie par exemple ! Depuis le temps qu’on en parle !

- Pourquoi pas… Je ne suis pas aussi doué que toi pour le dessin… Mais bon… Du moment qu’on ne m’empêche pas d’aller voir des films ou d’assister à des représentations d’opéra ! Ça me va !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1921, Edgar Pierre Jacobs et son ami Jacques Van Melkebek prennent une bière chez Leopold à Bruxelles. Les temps sont durs pour les deux jeunes hommes à la recherche d’entrées d’argent régulières. Jacques est passionné de dessin. L’Académie Royale des Beaux-Arts est faite pour lui. Quant à Edgar, il rêve d’opéra. Chanter sur scène, voilà son destin. Mais Edgar est passionné par tous les Arts, que ce soit les Arts antiques qu’il admire dans les Musées ou les arts graphiques. Rattrapé par son talent dans ce dernier domaine, à la faveur de rencontres, son destin l’amène vers le dessin. Edgar passe de l’art lyrique au dessin publicitaire et à l’illustration. 1941, Jacques lui présente un certain Hergé, qu’il assistera. 1942, la guerre empêchant les planches des auteurs américains d’arriver en France, Jacobs se verra proposer de remplacer Alex Raymond. Ainsi naîtra Le rayon U. 1946, c’est avec la naissance du journal Tintin que Blake et Mortimer font leur apparition dans Le secret de l’Espadon.

 

 

 

 

© Wurm, Rivière, Bekaert - Glénat

 

 

                La vie de Jacobs est si riche que l’auteur a tout d’un héros de bande dessinée. Le scénariste François Rivière s’est entretenu des heures durant avec lui. Si quelqu’un connaissait bien l’ermite du Bois des Pauvres, c’est bien lui. Il était donc l’homme idéal pour raconter sa vie et faire qu’elle se lise « comme un roman ». On croisera bien sûr Laudy et Hergé, mais aussi Franquin et Martin, Leblanc et Duchâteau, pour ne citer qu’eux. La véritable surprise de l’album ne vient pas tant de Jacobs dont bon nombre de lecteurs connaissaient les grandes lignes de la vie, pas tant non plus de François Rivière qu’on savait excellent scénariste (Albany en particulier), mais de Philippe Wurm. Si le dessinateur n’en est pas à son coup d’essai, il publie depuis 1988, il est la révélation de ce Rêveur d’apocalypse. Wurm donne une ahurissante leçon de ligne claire. L’introduction est merveilleuse. Le final est magistral. Le cœur de l’album est un envoûtement.

 

 

 

 

© Wurm, Rivière, Bekaert - Glénat

 

 

                En complément à cet album, on ne peut que conseiller la lecture de deux ouvrages indispensables. Le fouillé Edgar P.Jacobs, un pacte avec Blake et Mortimer, signé François Rivière et Benoît Mouchard paru aux Impressions Nouvelles, raconte dans le menu détail la vie privé et publique de Jacobs. Dans un autre style, l’intimiste Mystère Edgar P.Jacobs, livre signé Jean Knoertzer aux éditions Maïa, permet de pénétrer dans l’intimité du maître, de visiter sa maison, de partir en vacances et d’admirer des expositions avec lui, à travers de nombreuses photos inédites et documents, de découvrir sa vie et ses projets.  

 

 

 

 

© Wurm, Rivière, Bekaert - Glénat

 

 

                Grâce à Wurm et Rivière, on a vraiment l’impression d’avoir partagé la vie de Jacobs, de l’avoir côtoyé. Jacobs rêvait d’apocalypses. Son œuvre a fait rêvé, fait rêver et fera rêver des générations de lecteurs, à travers ses livres et ceux de ses repreneurs. Par Jacobs, demeure !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Edgar P. Jacobs le rêveur d’apocalypses 

 

Genre : Biographie

 

Scénario : François Rivière

 

Dessins : Philippe Wurm 

 

Couleurs : Benoît Bekaert

 

Éditeur : Glénat

  

Nombre de pages : 144

 

Prix : 22,50 €

 

ISBN : 9782344003916

 

 

 



Publié le 08/03/2022.


Source : Bd-best


Rions entre philosophes.  Soufflement de narines

 

« - J’aimerais mettre tout le monde d’accord.

- Je ne suis pas d’accord. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Réfléchir aux grandes questions de la vie, voici le but de ce petit précis philosophique. Assis à une table en terrasse, allongé sur le divan d’un psy ou agenouillé devant leur progéniture, des hommes et des femmes assènent des sentences implacables. On ne sait pas si toutes les vérités sont bonnes à dire, là n’est pas la question, mais toutes les vérités sont dites, que ce soit par un adulte, un enfant, un chien, un miroir ou même Dieu. Tous ces acteurs ont pour seul but que de nous montrer le sens de la vie.

 

 

 

 

© Personne - Delcourt


 

                « Miroir, miroir, qui est la plus belle ? » « Pousse-toi, tu es devant. » répond l’objet. « Pourquoi renvoie-t-il toujours la baballe ? » demande un chien à sa psy. « Le bonheur ne fait pas l’argent » annonce le milliardaire. Tout ça se fait dans un soufflement de narines. Mais qu’est-ce qu’un soufflement de narines, au juste ? C’est à la fois un réflexe physique permettant de contenir un rire, c’est aussi une manifestation du dépit. Si les situations de ce livre peuvent, pour certaines, amener à se retrouver dans la situation 2, le lecteur ne se trouvera jamais dans la situation 1. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est si drôle qu’il est impossible d’étouffer les rires qui sont provoqués.

 

 

 

 

© Personne - Delcourt

 

 

                « Les gens qui font des généralités sont des cons. » « J’ai envie de tout arrêter mais je n’ai rien commencé... » « C’est important d’être sûr de soi. Enfin, je crois... » J.Personne enchaîne les strips avec sobriété. Sur des fonds de couleurs uniformes, les personnages en ombres chinoises, avec quelques touches de blanc sur leurs habits ou dans le décor, expriment leurs soufflements. De soufflements super en soufflements sur le sens de la vie, ils ont un regard, à la fois sur leur passé, et sur leur avenir. Comme un oxymore, les « Avant j’étais triste... » sont les séquences les plus drôles.

 

 

 

 

© Personne - Delcourt

 

 

                Des collections d’humour qui fleurissent chez divers éditeurs, Pataquès est de loin la plus drôle. Soufflement de narines est une petite perle qui ne pouvait trouver meilleur écrin.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Soufflement de narines 

 

Genre : Humour

 

Scénario, Dessins & Couleurs : J.Personne

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

  

Nombre de pages : 96

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413041009

 

 

 



Publié le 03/03/2022.


Source : Bd-best


Une somme pour une œuvre.  Hergé et la presse

 

 

« C’est l’une des caractéristiques les plus frappantes de l’œuvre d’Hergé (…) que d’avoir été immédiatement publiée. On pourrait même dire qu’elle fut publiée avant d’être publiable. Toute sa formation se fit à découvert : sous les yeux de ses premiers lecteurs. »

 

 

 

 

 

 


                Cette phrase est due à l’un des plus grands spécialistes d’Hergé : Benoît Peeters. L’homme a longuement interview le maître, connaît son œuvre sur le bout des doigts et a écrit plusieurs ouvrages sur son univers. Cette phrase résume à elle seule l’intérêt d’un ouvrage comme celui de Geoffroy Kursner. L’œuvre d’Hergé s’est forgée dans la presse. On pourrait même dire qu’elle a contribué à la formation de la presse du XXème siècle. De journaux en magazines, de revues en publications diverses, l’œuvre d’Hergé est concomitante à l’Histoire de la presse. Hergé a commencé à publier dans la presse scoute dès 1925. il n’a alors que dix-huit ans. Le Petit Vingtième, Cœurs Vaillants, L’Echo Illustré, Le Soir, ne sont que quelques uns des plus célèbres périodiques dans lesquels on a pu lire ses planches.

 

                Geoffroy Kursner a réalisé un véritable travail de fourmi pour recenser les parutions des bandes dessinées d’Hergé dans la presse du monde entier. L’auteur aurait pu se contenter de la Belgique et de la France, voire des pays francophones. Non, on ira en Allemagne, au Portugal et même de l’autre côté de l’Atlantique. De son vivant, Hergé a été édité dans plus de trois cents journaux et revues de quarante-quatre pays. On ne parlera pas que de Tintin, mais aussi de Jo & Zette, Quick & Flupke ou Popol & Virginie. Ainsi, une première partie raconte, comme un roman, l’histoire des parutions dans la presse. La deuxième partie est plus « administrative ». Kursner y traite des aspects contractuels, techniques et promotionnels. Il ne se contente pas des publications complètes, mais aborde aussi les projets qui n’ont pas abouti. La dernière partie est un inventaire exhaustif des parutions dans la presse du monde entier du vivant d’Hergé. Un addenda propose cependant ce qui s’est passé au-delà.

 

 

 

 

© Les impressions nouvelles

 

 

                L’après-guerre a été décisif dans les rapports d’Hergé avec la presse. L’abbé Norbert Wallez a usé de son réseau pour tenter de le faire publier chez Dupuis, dans Spirou. Après moultes discussions, la famille Dupuis renoncera à le publier à cause du passé peu recommandable du créateur de Tintin. La face de l’histoire de la BD franco-belge a été à deux doigts d’être fort différente de celle que nous avons connue. S’ensuivra la création du journal Tintin grâce à Raymond Leblanc. On assistera ensuite à la création des Studios Hergé, avec Bob de Moor, Edgar P.Jacobs, Jacques Martin, Roger Leloup et bien d’autres.

                Les adaptations des dessins animés et des films dans la presse ne sont pas non plus oubliées, ni même les projets refusés par Hergé et/ou Casterman, pas plus que les parutions non autorisées, les plagiats et les pastiches.

 

 

 

 

© Les impressions nouvelles

 

 

Livre d’Histoire et histoires de livres, Hergé et la presse est un ouvrage indispensable à tout tintinophile qui se respecte, ainsi qu’à tous les curieux désireux de comprendre comment s’est construite l’œuvre de celui qui a posé les bases de la bande dessinée franco-belge. Et après ça, on n’a qu’une seule envie. Relire Tintin et les autres histoires d’Hergé. Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Hergé et la presse 

 

Genre : Ouvrage d’étude

 

Auteur : Geoffroy Kursner

 

Éditeur : Les impressions nouvelles

 

Collection : Réflexions faites

 

Nombre de pages : 616

 

Prix : 36 €

 

ISBN : 9782874499210

 

 

 



Publié le 03/03/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4377 -  2 Mars 2022

 

 

Spécial science-fiction Dernier arrêt avant la voie lactée

 

 

 

 

 

 

 

            Sur une planète inconnue, une navette se ravitaille en carburant. Une pompiste à trois yeux fait le plein pendant qu’un cosmonaute lui demande un renseignement. Un robot enchenillé nettoie le pare-brise. Un papa tenant sa fille dans les bras sort de l’engin, un garçon courant devant lui. Ce dessin signé Arthur de Pins a été envoyé à six auteurs ou équipes d’auteurs pour imaginer une histoire complète qui en découlerait. Un exercice de style original et inédit.

 

Les abonnés mettront en place un jeu de plateau ZorgCorp, imaginé et mis en scène par Pascal Colpron.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Colpron – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Exode

Jérôme K. Jérôme Bloche : Et pour le pire

Yoko Tsuno : Les gémeaux de Saturne

 

 

Récits complets :

 

Les 6 histoires de SF inspirées par la couverture :

            Simon de l’espace (Munuera)

            La panne (Libon)

            Technophilie aiguë (Alfwen & Princesse Barbare)

            Un petit coin de l’espace (Bocquet & Gally)

            Garde alternée (Cazot & Mobidic)

            Station Z (gag de Colpron)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Professeur Foldogon (La pause-cartoon)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Baas

En direct du futur : Un siècle d’édition

Jeux : Retour maison (Joan)

Spirou & moi : Ravard

 

 

Supplément abonnés :

Jeu de plateau ZorgCorp, imaginé et mis en scène par Pascal Colpron

 

 

En kiosques et librairies le 2 Mars 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 03/03/2022.


Source : Bd-best


Les arcanes de la Maison Fleury T.2  Les coulisses

 

 

 

 

 

Le « Tueur de Vénus » est loin d’avoir été arrêté … ni même identifié en tant soit peu ! Le commissaire Barnes est dans le plus total smog. Ses visites, fort agréables et jouissantes soi-dit en passant du tome 1, à la Maison Fleury pourraient-elles lui donner malgré tout une piste ?

 

 

Ce deuxième tome démarre justement avec la mort d’une femme venue s’y réfugier. Une femme ou plutôt un …

D’autre part, plusieurs événements semblent s’y tramer … ou tourner autour …

Sans parler de ce niais de Jack, le livreur de l’épicerie, ou ce photographe amateur de jolis corps, mister Lloyd … Tout deux s’amourachant de la même pensionnaire de la Maison Fleury, Pearl !

A moins que ce Yankee, Garnet, venu livrer clandestinement un mystérieux artefact … à un groupe de gentlemen si british ?

Cela n’aurait-il d’ailleurs pas un lien avec cette secte honorant un texte ancien, le « Homo Homini Deus Est » et pratiquant des sacrifices mystiques ?

 

 

 

 

 

© Gabrielle Di Caro – Tabou BD

 

 

 

Maintenant, la solution ne se trouverait-elle pas dans ce drôle de cirque des « horreurs » ?

 

Le mystère s’épaissit ainsi au fur et à mesure que l’action et les crimes se développent. Que de pistes amorcées en vue de brouiller la vérité aux yeux du lecteur.

Bref, Barnes et son adjoint, le jeune Reid, ont bien difficile à avancer dans ce brouillard. Leur enquête progresse … et prendra-t-elle fin dans le tome 3 ?

 

 

 

 

 

© Gabrielle Di Caro – Tabou BD

 

 

 

Gabriel Di Caro continue à faire des merveilles aussi bien dans sa narration douce et feutrée à certains moments, sensuellement torrides à d’autres. Pourtant, son scénario reste fluide et clair. Le tout dans un univers visuel tellement victorien … envoûtant, mystérieux et érotique à la fois. Son trait, sa palette des teintes donnant au récit cette ambiance londonienne doucereuse d’une si charmante maison de plaisir XIXe siècle. L’art de se plonger également dans l’esprit de l’époque, puritain à ces heures et tellement libertin dans ces secondes ! Les mœurs y sont dépeintes avec légèreté mais sans exagération ou volonté moralisatrice.

 

 

 

 

 

© Gabrielle Di Caro – Tabou BD

 

 

 

Et comment ne pas savourer, entre deux scènes d’action intense ou narratives, ses suaves délires d’étreintes charnelles ? Entre frou-frou et effeuillage léger, rien de vulgaire ou de foncièrement « hard » dans son dessin. Soignant aussi bien le fond comme la forme, le trait comme le dialogue, nous finissons par en oublier que cette série est cataloguée « pour public averti » !

 

Ainsi, c’est avec beaucoup d’impatience que nous attendrons le tome 3 afin d’élucider ces nouveaux crimes à Whitechapel.

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Série : Les arcanes de la Maison Fleury

 

 

Tome : 2

 

 

Titre : Les coulisses

 

 

Éditeur : Tabou BD

 

 

Scenario : Gabriele Di Caro

 

 

Dessinateur : Gabriele Di Caro

 

 

Nombre de pages : 56

 

 

Prix : 17,00 €

 

 

ISBN : 9782359541786

 



Publié le 03/03/2022.


Source : Bd-best


Lecture nocturne de notre chroniqueur ... Les soumises - SĂ©ances de dressage

 

 

Plus besoin de présenter Xavier Duvet aujourd’hui. Considéré par beaucoup comme désormais le « Maître » en la matière, son style, ses histoires, son dessin font références !

Après « Les Maîtresses », il était plus que logique que Xavier Duvet s’intéresse, par l’autre bout de la lorgnette aux plaisirs interdits des relations domination-soumission.

Au travers ces deux histoires purement féminines, nous voici entraîné dans des scénarios flirtant bon le plaisir consenti d’une soumise pour sa maîtresse, étant l’objet de ses désirs et envies.

 

 

 

 

 

 

 

 

D’abord Delphine, soumise de nature, aimant les femmes, elle est à la fois l’amante, la servante, l’esclave d’Elvira. Elle se plie sans sourciller à ses moindres caprices … pour le plus grand plaisir de Jean-Seb, l’invité de la soirée. L’occasion pour ce dernier, en découvrant cette relation étrange pour lui, de réaliser son fantasme.

 

 

 

 

 

© Xavier Duvet – Tabou BD

 

 

 

Ensuite, Elvira désireuse d’éviter la lassitude décide d’emmener, en we, Delphine chez son amie Estelle. Celle-ci dirige une start-up de rencontre fétichiste et sa réputation de dominatrice n’est plus à faire. Ceci au point d’être fort sollicitée pour entrer à son service …

 

 

 

© Xavier Duvet – Tabou BD

 

 

C’est la chance d’Audrey, d’abord simple stagiaire dans la société avant d’être « embauchée » à plein temps. Désormais, en plus d’être au service personnel d’Estelle, elle continue à servir le café aux employées de la boîte et accessoirement à leur servir également de « soupape de détente ». Qui s’en plaindrait puisque, paraît-il, tout le monde y bosse 2 fois plus et qu’il n’y a plus jamais d’absentes !

 

 

 

 

 

 

© Xavier Duvet – Tabou BD

 

Le 2e récit nous invite chez Rebecca qui rêve de bosser dans la mode. Sa maîtresse lui propose alors de rencontrer une amie, Deliah, photographe adulée pour ses clichés dans le monde de la lingerie. Le reste sera leur rencontre au cours d’une soirée des plus chaude.

 

 

 

 

 

© Xavier Duvet – Tabou BD

 

 

 

Bref, 2 récits, mais 3 ambiances, 3 relations soumise-dominatrice qui plairont aux adeptes du genre. Sans parler du bonus, 21 pages d’esquisses ! L’occasion d’apprécier plus encore la qualité du travail, la beauté et la maîtrise du crayon de Xavier Duvet. Porno chic en noir et blanc, trash à certains moments, ce spécialiste du genre n’en est pas moins amoureux des belles femmes, de leur plastique et des jeux de soumission et de leurs variantes.

 

A ne pas mettre entre toutes les mains tout en n’oubliant pas que tout ceci n’est qu’histoire de papier … mais toujours avec consentement mutuel !

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Les soumisses – Séance de dressage

 

Éditeur : Tabou BD

 

Collection : Saga Duvet

 

Genre : Erotique

 

Scenario : Duvet Xavier

 

Dessinateur : Duvet Xavier

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 20,00 €

 

ISBN : 9782359541304



Publié le 03/03/2022.


Source : Bd-best


Korak ou un plongeon rafraîchissant dans l'univers de Edgard Brice Burroughs ...Korak, le fils de Tarzan

 

 

La BD américaine, ce n’est pas uniquement les comics ! Et ses héros ne sont pas tous des super-héros à la Marvel ! Heureusement diront certains ! Parmi tous les héros made in USA, certains ont plus marqué de leur empreinte l’imaginaire de chacun, de leur époque. C’est ainsi que nous pouvons mettre Edgar Rice Burroughs sous le feu de nos projecteurs. Si son nom ne vous dit peut-être pas tous grand-chose, ses héros, eux, sont universellement célèbres.

 

 

 

 

 

 

4e fils d’un homme d’affaires, vétéran de la Guerre de Sécession, Edgar naît en 1875. En 1911, après de nombreuses années de petits boulots, … il travaille comme marchand de taille-crayons. Cela lui laisse énormément de temps libre, qu’il occupe à lire des pulps.

Ces publications populaires et peu onéreuses (aux environs de 10 cents de l’époque) de la 1ère moitié du XXe siècle racontent en général des fictions présentées comme réelles. Ses thèmes varient entre romance, policier, fantastique, horreur, fantasy ou simplement science-fiction ! L’augmentation du prix du papier dans les années ’50 sonnera leur glas, accéléré en cela par l’apparition des comics, le succès de la télévision et des romans.

Bref gavé de cette littérature bon marché, Rice se convainc qu’il est également capable d’écrire ce genre de récit.

 

« ...si des gens sont payés pour écrire des inepties comme celles que je peux lire dans certains de ces magazines, je peux écrire des histoires aussi pourries. »

 

 

 

 

 

© Du Bois Gaylord - Manning Russ – Royer Mike – Cardoso Guillermo 

 

 

 

C’est ainsi qu’en octobre 1912 paraît « Tarzan seigneur de la jungle ». Le succès est immédiat. Et si Rice écrit également sur d’autres thèmes : science-fiction, fantasy, western, récits historiques, … l’engouement du public pour son homme-singe le pousse à envisager de le « rentabiliser » sous différentes formes : BD, films, produits dérivés, …

Convaincu d’avoir trouvé la poule aux œufs d’or, il va désormais l’exploiter et la développer.

En 1923, il fonde la Edgar Rice Burroughs Inc ! Et Tarzan devient l’un des héros les plus populaires aujourd’hui encore !

Un mythe universel était né … et avec lui son « univers ».

26 tomes seront publiés entre 1912 et 1995 (le dernier étant co-écrit par Joe S. Lansdale sur base d’un tapuscrit de 80 pages retrouvé après la mort de son créateur).

 

 

 

 

 

© Du Bois Gaylord - Manning Russ – Royer Mike – Cardoso Guillermo 

 

 

 

Le 4e opus de ses aventures, intitulé « Le fils de Tarzan » (1915/1916) se centre sur ce dernier : Jack. Elevé par ses parents, Jane et John-Tarzan, à Londres, pour sauver Pahkut, il se voit obliger de fuir et de se réfugier dans la jungle. Bien que n’y ayant jamais vécu, convaincu qu’il ne pourra plus la quitter, il apprend à vivre avec les singes … qui le nomme désormais Korak !

 

 

 

 

 

© Du Bois Gaylord - Manning Russ – Royer Mike – Cardoso Guillermo 

 

 

 

En 1964, Gold Key Comics demande à Gaylord Dubois d’imaginer la suite à ces aventures ! Le cinéma a terriblement « trahi » son image, sa superbe. Il a perdu de sa « candeur ». Il s’agit de revenir au Korak initial, dans l’esprit voulu par Edgar Rice Burroughs ! Avec Russ Manning au dessin, de nombreux récits vont ainsi combler les fans de la série.

Une ligne claire réaliste, classique sans détail inutile mais avec un soin dans les expressions, notamment des visages, voilà des qualités indéniables qui vont participer au succès de la renaissance des aventures de Korak.

Avec son esprit manichéen, sans vulgarité ni sexe ou nudité excessive, le duo lui (re)donne vie mensuellement, dans le respect de l’esprit, du dessin, des couleurs, des ambiances de la bande dessinée de l’époque. Pas besoin d’histoires alambiquées, avec des protagonistes tordus au caractère morose, névrosé, ou psychotique, … Une certaine « bonne humeur » et « naïveté » bon enfant transparaissent dans chacun des 12 mini-récits de 1964, regroupés par Graph Zeppelin dans ce tome 1.

 

 

 

 

 

© Du Bois Gaylord - Manning Russ – Royer Mike – Cardoso Guillermo 

 

 

 

190 pages à lire sans arrière-pensée, sans aucune volonté de la pensée woke, bien-pensante d’aujourd’hui. Loin des contraintes scénaristiques actuelles, un plaisir simple, une lecture divertissante pour des aventures où le bon gagne et le méchant est puni. Korak, sous la plume de Gaylord Dubois va petit à petit s’émanciper de ses parents pour devenir un héros adulte à part entière.

 

Les récits nous sont offerts sans ajout ni bonus. Il s’agit pour les collectionneurs et amateurs BD des années ’60 d’une chance de se replonger dans l’œuvre de Burroughs, et pour les autres l’occasion de le découvrir.

Un volume qui a toute sa place aux côtés des autres recueils de Tarzan, … en attendant le 2e tome pour mai prochain ?

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Korak, le fils de Tarzan 

 

Éditeur : Graph Zeppelin

 

Collection : Les années comics

 

Scénario : Du Bois Gaylord

 

Dessin : Manning Russ – Royer Mike – Cardoso Guillermo

 

Couleurs : Hyam Jason – Wood Keith

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 29,00 €

 

ISBN : 9782490357482



Publié le 02/03/2022.


Source : Bd-best


Opération résurrection.  Mort et déterré 3 - Les derniers jours d’un zombie

 

« - Ça va pas ?

- Elle est morte…

- Qui ça ?

- Alice.

- Vous le reconnaissez pas ? C’est Yan… Votre fils.

- Bonjour Papa. Bonjour Maman.

- Yan ?

- Surprise ! Vous ne vous attendiez pas à me revoir, hein ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Yan retrouve sa famille. Ses parents sont tout étonnés de le revoir. Et pour cause, il est mort depuis un bon moment. Son retour n’a pas l’air d’être leur principal sujet de préoccupation. La famille est en pleine déliquescence. Son père est alcoolique au plus haut point. Sa mère s’est trouvé un nouveau compagnon. Alors, un fils qui ressuscite, on s’en occupera plus tard. Pour, Yan et Nicolas, c’est une course contre la montre qui commence. Alice a été tuée. Elle doit être incinérée. Il faut absolument empêcher ça sinon elle ne pourra jamais se « zombifier ». Et quand l’amant de la maman de Yan va apprendre que le fils de sa chérie est celui sur qui il a tiré, il va … perdre la boule.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

                Acte 3 pour Mort et déterré, la série qui réinvente le récit de zombies. Jocelyn Boisvert adapte son roman et développe les thèmes abordés. Après la mort et la justice, le concept de famille au sens large et de couple en particulier est au cœur de cet épisode. On assiste à une auto-destruction par alcoolisme, un adultère qui occulte tout ce qu’il y a autour et autres avanies familiales. Si en lisant cette histoire, certains parents en cours de séparation pouvaient se rendre compte du mal qu’ils peuvent faire à leurs enfants en les mettant au second plan, c’est déjà quelque chose de gagné.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

                Pascal Colpron garde un trait semi-réaliste et adapte les attitudes des personnages aux scènes tragiques ou comiques. Dans ces dernières, Yan est plus élastique. Voir un zombie courir, s’attendrir ou être tazzé, ce n’est pas tous les jours qu’on peut en profiter. Toutes les émotions de Yan passent par ses yeux. On retiendra également le rêve de Yan où il essaye de passer incognito déguisé en Michael Jackson. Ça vaut le détour. Et lorsqu’il s’agit de représenter une scène de … décapitation, Colpron parvient à la dédramatiser, même si sur le coup, on en garde le souffle justement coupé.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

                Mort et déterré allie comme c’est rarement le cas comédie et tragédie. Comme on l’a dit à la sortie du tome précédent, c’est une série tous publics qui, entre autres, fait qu’on a beaucoup moins peur de mourir une fois qu’on l’a lue : une feel good dead story.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Mort et déterré

 

Tome : 3 - Les derniers jours d’un zombie

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Jocelyn Boisvert 

 

Dessins : Pascal Colpron 

 

Couleurs : Usagi 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034753345

 

 

 



Publié le 01/03/2022.


Source : Bd-best


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