En images et en bulles
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Divin.  Divine

« - Quelqu’un peut m’expliquer ce qu’il s’est passé ?

- C’est-à-dire que…

- C’est de ma faute ! Aïe ! Camille m’a provoquée !

- Allons, allons !

- Pffff ! Quel sale menteur !

- Sarah, une jeune citadine ne doit pas se comporter comme une vulgaire campagnarde… Ce n’est pas convenable !

- Si ! Si ! Je recommencerai quand même, si on me défie encore ! Et je ferai toute ma vie ce que j’ai envie de faire ! Quand même ! »

 

 

 

 

 

 

                Sarah Bernhardt est née femme forte et déterminée. Dès sa petite enfance, elle annonçait vouloir de sa vie ce qu’elle aurait envie. Ce sentiment va diriger sa carrière et faire d’elle la plus grande star, même si on ne les appelait pas comme ça, de son époque.

 

                De l’infirmière altruiste dans les années 1870 auprès des blessés de guerre contre les prussiens à la tragédienne inspirée qui construit sa légende, Eddy Simon et Marie Avril racontent l’histoire de Sarah Bernard, celle qui rajoutera un « h » et un « t » pour monter sur les planches.

 

 

 

© Simon, Avril - Futuropolis

 

 

 

                L’insoumise, L’aventurière et Je me quitte sont les trois actes de cette biographie objective qui met en exergue la carrière théâtrale de la comédienne qui, de 1871 à 1880, construira sa légende sur les planches. « La voix d’or » de Victor Hugo et « Le monstre sacré » de Jean Cocteau sont les deux facettes de l’unique talent de Sarah.

 

                L’album fourmille d’anecdotes. Certaines ont traversé les siècles, comme la scène où Sarah Bernhardt se fait livrer un cercueil pour dormir dedans. D’autres sont moins connues comme la façon dont elle laisse une tâche d’encre décider du sort de son contrat. Il n’est pas étonnant que l’album soit sous-titré Vie(s) de Sarah Bernhardt.

 

 

 

 

© Simon, Avril - Futuropolis

 

 

                A travers ce destin romanesque, c’est aussi l’histoire d’une fin de siècle et du début d’un autre que racontent les auteurs. Paris se façonne pendant que le monde bouge. Jusqu’au bout Sarah ne laissera pas l’Histoire s’écrire sans elle. On verra comment, affaiblie et amputée d’une jambe gangrénée, elle ira jusqu’au front soutenir les poilus de la Der des Der.

 

                Eddy Simon n’en est pas à sa première biographie, puisqu’on lui doit aussi celles de Rodin, Eiffel et Renoir. Celle-ci se lit comme un roman. Le rythme rapide et saccadé, parfois un peu trop, des scènes immerge dans une vie de folie de cette dame pressée, forgée par la force que lui donnait son public, n’hésitant pas à donner de sa personne dans des combats politiques auprès de Zola ou contre la peine de mort. Toujours est-il qu’on sort de la lecture de ce livre avec le sentiment d’avoir connu personnellement cette grande dame.

 

 

 

 

© Simon, Avril - Futuropolis

 

 

                Marie Avril fait un double travail de dessinatrice de bandes dessinées et d’affichiste. Outre les têtes de chapitres, des illustrations pleines pages semblent issues de colonnes Morris. Somptueux. Morris… Morris… Lucky Luke. La re-lecture parallèle de l’album du cow-boy raconte l’aventure américaine de l’actrice dont il est juste fait allusion dans Divine. La confrontation des deux visions n’est pas si improbable que ça.

 

                On parle rarement du travail de l’éditeur et de l’imprimeur. Avec une couverture soignée aux lettres d’or, un rendu soigné des couleurs de l’autrice et une chronologie complémentaire en fin d’ouvrage, Futuropolis a fait de Divine plus qu’un livre un bel objet.

 

                Ce début d’année est faste en biographies dessinées toutes plus passionnantes les unes que les autres. Après La baronne du jazz (Steinkis) et en attendant Django main de feu (Aire Libre-Dupuis), Divine démontre comme ce genre sied parfaitement au neuvième art, qui au travers des images, fait passer la musique ou la voix de ces personnages qui ont contribué à l’histoire du monde.

 

                Bien que soufrant du poids des ans, toute l’émotion du talent de Sarah Bernhardt se retrouve dans cet enregistrement d’époque :

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Divine 

 

Genre : Biographie 

 

Scénario : Eddy Simon 

 

Dessins & Couleurs : Marie Avril 

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 176

 

Prix :  22 €

 

ISBN : 9782754823166

 



Publié le 29/01/2020.


Source : Bd-best


Les aventuriers du village de campagne.  Pas de pitié pour les indiens

 

 

« - Les gars, si on allait au bois voir Manitoba ?

- Ça fait longtemps !

- Manitoba !

- J’ai pris la lampe ! »

 

 

 

 

 

 

 

                1976, Sud-Ouest de la France, Beaumont du Quercy, quatre cents âmes. Les gens du crus côtoient quelques babas cools venus s’installer pour fuir un monde qui commence déjà à aller trop vite. Jules, Titi et Jean vivent dans ce petit village de campagne. Ils jouent dans une petite grotte au fond des bois où se cache Manitoba, une tête de squelette perchée sur un piquet avec une veste, un chapeau et une pipe. Les consoles de jeux et internet n’existent pas encore. La télévision n’est pas au service des enfants. Alors, quand on habite ici, on s’amuse avec ses copains dans la rue, les champs et les forêts. Jean est le fils du couple d’instituteurs du village. Roulant en 2 CV et au penchant rock et yé-yé mais la tête sur les épaules, ils ont du recul par rapport aux comportements de gens et savent leur parler. Jules vit avec sa mère et son oncle, le curé du village. Elle n’est pas tout à fait seule dans sa tête. Cette famille atypique est source de ragots pas toujours bienveillants. Jules est amoureux de Djémila, une gamine fille d’immigrés. Quand à Titi, c’est un môme du village comme les autres, sauf que Jules, Titi et Jean sont unis comme les doigts d’une main pour le meilleur...et pour le dramatique.

 

 

 

 

© Dumontheuil - Futuropolis

 

 

                Nicolas Dumontheuil dépeint une époque qui a suivi celle de la guerre des boutons, une époque rêvée où l’on prenait le temps de vivre. Il y rassemble des souvenirs de son enfance qu’il mêle à une fiction tendre et réaliste.

 

                Le trio champêtre est mené par Jules. Dans un groupe, il y en a toujours un qui entraîne les autres à faire des bêtises. Mais ouvrir l’enclos des vaches pour les laisser s’échapper sur la route aura des conséquences qui va bouleverser leurs vies lorsqu’un pochtron perdra la vie en percutant l’une d’entre elles avec sa voiture. Les enfants en sont traumatisées. Un sentiment de culpabilité les enserre. La vie est parfois dure et ne fait pas de cadeaux. Et pourtant…, il est encore trop tôt pour devenir adultes. Leur innocence et leur capacité de résilience va les remettre dans leurs préoccupations d’enfant et la vie quotidienne va suivre son cours.

 

 

 

 

© Dumontheuil - Futuropolis

 

 

                Dumontheuil choisit une manière chapitrée, à la Loustal, pour dérouler son histoire. Il y a des bulles, certes, mais l’essentiel est raconté par l’intermédiaire de cartouches récitatifs dont le narrateur est Jean. Jean-Nicolas, Nicolas-Jean, l’auteur sème le trouble. L’album est un hommage à une époque bénie : le coin secret dans les bois, le cinéma d’extérieur improvisé, l’instituteur bucolique qui aime son métier, les premières inquiétudes envers le nucléaire, et les indiens… parce que que seraient nos trois petits cow-boys s’il n’y avait pas d’indiens en face ?

 

 

 

 

© Dumontheuil - Futuropolis

 

 

                Graphiquement, l’auteur opte pour une ligne à l’encrage net. On est bien loin de Qui a tué l’idiot ? qui a fait son succès. Ce parti pris plus classique permet d’intéresser un plus large lectorat, car cette chronique villageoise peut être lue un panel étendu, de l’adulte nostalgique à l’enfant rêveur qui se rendra compte que l’aventure peut être au coin de la rue plutôt que devant un écran.

 

                A ranger à côté de Mon voisin Raymond de Troub’s, Pas de pitié pour les indiens contribue à un retour aux sources nécessaire, vivifiant et qui montre qu’on a compris le sens de la vie.

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Pas de pitié pour les indiens 

 

Genre : Chronique de village 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Nicolas Dumontheuil 

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782754827454

 



Publié le 28/01/2020.


Source : Bd-best


Immersion dans les années 80, enfin arrive l’album tant attendu.  Tif et Tondu - Mais où est Kiki ?

 

« - Allo ? Bonsoir Rose, pourrais-je parler à Mademoiselle Kiki, s’il vous plaît ?

- Mais, mademoiselle est partie depuis un moment maintenant. Elle devait vous rejoindre à la librairie. Vous lui avez même envoyé une voiture ?... Vous avez oublié ? Mademoiselle a d’ailleurs trouvé que c’était une bien gentille attention de votre part… Elle n’est pas avec vous ? Ce n’est pas normal… Il n’y a pas tant de bouchons à cette heure-ci…

- Moi ? Je lui aurais envoyé une voiture ?

- Eh bien ! Oui… Enfin, vous ou monsieur Tif… Non ? »

 

 

 

 

 

 

                Kiki, la comtesse Amélie d'Yeu, a disparu. Tondu appelle chez elle. Sa dame de maison sait juste qu’elle est partie en voiture. Quelques minutes avant, Tif et Tondu signaient leur roman L’antiquaire sauvage dans une librairie, par une pluvieuse fin d’après-midi sombre. Tout se passait bien jusqu’au moment où un drôle de grand bonhomme baraqué dépose sur la table de dédicace un livre sur lequel est inscrit la phrase « Mais où est Kiki ? », accompagnée d’une tâche de sang. L’homme disparaît aussitôt. Quel est ce mystère ? Toujours est-il que la comtesse semble bel et bien s’être volatilisée. Quelques mois plus tôt, les deux détectives privés romanciers avaient contribué à l’arrestation d’un collectionneur d’art véreux. Les deux affaires sont-elles liées ?

 

 

 

 

© Blutch, Robber, Merlet - Dupuis

 

 

                C’est l’événement. C’est un choc sans Choc. Tif et Tondu sont de retour dans Spirou sous les crayons de Blutch, avec son frère Robber au scénario et les couleurs originales d’Isabelle Merlet. L’histoire est ancrée dans les années 80 et commence de façon mystérieuse à souhait.

 

 

 

 

© Blutch, Robber, Merlet - Dupuis

 

 

                Blutch est un amoureux de l’âge d’or de Marcinelle. Il a choisi son pseudo à cause du personnage éponyme des Tuniques Bleues. Depuis son adolescence, il est troublé par Kiki, apparue dans l'épisode "Tif et Tondu contre le cobra", la comtesse, qui sous la plume de Will, était une des premières héroïnes sexy du journal de Spirou. C’est pour rester sur leurs émotions et souvenirs d’enfants que les deux frères ont choisi de composer un récit tournant autour de la belle blonde.

 

 

 

 

© Blutch, Robber, Merlet - Dupuis

 

 

                Tondu garde son côté sérieux à la Brett Sinclair et Tif son côté déluré style Danny Wilde. Blutch et Robber leur ont juste donné le métier précis de « justi-romanciers ». Le récit est ancré au mi-temps des années 80. Pas de téléphone portable, mais une R5, des petits détails qui ont le bon goût de madeleines d’époque. Une palme particulière peut être décerné à la scène dans le parc de la maison de Garches, une petite pépite qui n’est pas sans faire penser à Tintin abordant la maison du Docteur Müller dans L’île noire.

 

 

 

 

© Blutch, Robber, Merlet - Dupuis

 

 

                Alors que les Spirou vus par les autres auteurs sont des histoires singulières qui ne verraient pas leur place dans la collection classique (hormis Le tombeau des Champignac), ce Tif et Tondu de Blutch et Robber pourrait très bien s’insérer dans la série d’origine. Il n’annonce pour autant pas une collection.

 

                Dupuis réalise un grand coup éditorial avec la parution de cet album. Il a été précédé de trois « Cahiers de Tif et Tondu », ouvrant les portes de la création de l’album, avec des planches en noir et blanc, ainsi que des illustrations inédites. L’album en noir et blanc est publié en parallèle. Le roman « L’antiquaire sauvage » est sortit en septembre. Paraît également en janvier une édition de « L’ombre sans corps » dans l’excellente collection 50/60, dirigée par Frédéric Niffle, et qui gagne a être développée.

 

 

 

 

© Blutch, Robber, Merlet - Dupuis

 

 

                Seule ombre au tableau, Isabelle Merlet n’a pas réalisé les couleurs des dix dernières planches. C’est pourtant tout son talent et ses couleurs très eighties qui imprègnent l’histoire dans son époque.

 

                Après Charlie dont les recherches rendent fous, Mais où est Kiki ? va en faire tourner des têtes.

 

Une nouvelle jeunesse pour Tif & Tondu

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Tif et Tondu

 

Tome : Mais où est Kiki ?

 

Genre : Aventure policière 

 

Scénario : Robber 

 

Dessins : Blutch 

 

Couleurs : Merlet 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782800174655

 



Publié le 28/01/2020.


Source : Bd-best


Touchant et angoissant, un manga frappé par la grâce.  L’enfant et le maudit 7

« - Tiens ? L’âme n’est pas là ?

- Elle ne peut pas bouger.

- Pourquoi ?

- Parce qu’elle dort.

- La malédiction se répand en elle.

- Je pensais qu’elle n’était pas affectée.

- On a écalé sa coquille.

- Elle commence à déborder. On ne pourra pas la rendre à maman.

- Que faire ?

- Voilà des étrangers. »

 

 

 

 


 

Des corbeaux discutent sur le toit de la chaumière dans laquelle est caché l’enfant, blessée. Le maudit attend, attablé  au devant enneigée de la demeure. Epuisé, il revient d’un combat impitoyable en forêt. Il est inquiet pour l’enfant, non pas à cause du coup d’épée qu’elle a reçu dans le dos. Il est superficiel. Non, un autre mal la ronge, bien plus grave et à l’issue inquiétante.

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

L’histoire est celle de Sheeva, une petite fille abandonnée, et d’un être cornu qui l’a recueillie et qui auparavant était un humain. Ils survivent dans une zone contaminée par un mal mystérieux qui transforme les personnes atteintes en êtres étranges, bêtes noires élancées. Il paraît que « de l’autre côté », le monde n’est pas contaminé.

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

Nagabe met le lecteur tour à tour dans la peau du maudit et de celle de l’enfant. Quand on est le maudit, on tente d’échapper à la mort dans un combat dont l’issu aurait tout pour être fatale. Quand on est l’enfant, on tremble de peur mais on survit grâce à l’innocence et au maudit qui nous protège.

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

Ce septième opus donne quelques clefs quant à la condition de « maudit ». Leurs sons, leurs souvenirs, leurs mots et leurs yeux ne sont que des parties d’une Maman qui les a créés. Ils sont des réceptacles destinés à recueillir des âmes volées. Mais cela, seuls les enfants noirs peuvent le faire. Sheeva n’aura-t-elle pas un destin dirigé ?

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

Il y a quelque chose d’exceptionnel dans l’histoire de L’enfant et le maudit. Nagabe est un virtuose pour faire avancer son récit. Le mangaka invente les scènes d’action contemplatives. La scène du coup d’épée reçu dans le dos par la petite est un exemple de découpage à étudier dans les écoles de graphisme. De l’impact à la chute du corps en passant par le reflet dans la lame, les pages sont époustouflantes.

Autre scène magnifique, lorsque le maudit marche dans la nuit en plein cœur de la forêt sombre et mystérieuse, les contours des personnages et des décors sont blancs sur un fond noir de Chine.

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

On ne sait pas si Mylène Farmer a lu L’enfant et la maudit mais Komikku devrait lui envoyer. C’est certain qu’elle adorerait.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : L’enfant et le maudit

 

Tome : 7

 

Genre : Fantastique 

 

Scénario & Dessins : Nagabe

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 196 

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782372874571

 



Publié le 27/01/2020.


Source : Bd-best


Une aventure pour prendre confiance en soi.  Cécil et les objets cassés

« - Je suis une alchimiste voyageuse. Je parcours le pays pour trouver des éléments de cette liste et constituer une potion réparatrice.

- Whaa ! Hypra bien.

- Pour réparer quoi ?

- Ça, c’est pas vos oignons !

- Mais !

- Cette potion réparatrice, elle pourrait réparer ma clef ?

- Bien évidemment. C’est une potion réparatrice, ça répare tout. Vous me rendez ma carte maintenant ?

- Tiens.

- Merci, bye-bye ! Bon vent ! Euh… Pourquoi vous me suivez ?

- Ben… On part pour l’aventure avec toi ! »

 

 

 

 

 

                Cécil est une grenouille qui aime la lecture et l’odeur du thé. Son ami Ficelle est un souriceau qui adore l’aventure et la rigolade. Ils sont accompagnés de Poussière, un nuage de la substance du même nom logeant dans des poteries. Il aime s’y cacher car il ne supporte pas les lumières trop vives. Dans l’herboristerie tenue par Cécil, cette dernière rencontre Nicol, une rate peu sympathique, alchimiste voyageuse, qui laisse tomber une carte qui semble être une carte au trésor. Malgré les réticences de la rate, voilà une équipe de quatre compère constituée pour partir à l’aventure. Première étape, Nicol a quatre ingrédients à récupérer : une roche volcanique spéciale, un œuf fossile, un gland-écaille et de l’eau pure.

 

 

 

 

© Shanta - Biscoto

 

 

                Elodie Shanta écrit et dessine une jolie fable animalière sur la confiance en soi. Avec un graphisme simple et des personnages facilement reproductible pour des enfants, l’autrice invite des animaux à la Macherot dans une histoire moyenâgeuse à la Peyo. Bien sûr, Shanta n’a pas la prétention d’imiter ces grands noms de la bande dessinée grand public, mais son histoire en a le charme enfantin, qu’on pourrait croire désuet mais qui va revenir au grand galop dans cette époque où tout va trop vite.

 

 

 

 

© Shanta - Biscoto

 

 

                Le récit limpide se déroule avec humour et aventure. Les jeunes lecteurs ne manqueront pas de s’imaginer qui en batracienne curieuse, qui en muridé aventureux.

 

 

 

 

© Shanta - Biscoto

 

 

                Prépubliée dans le joli magazine Biscoto, Cécil et les objets cassés mérite d’être la première bande dessinée avec paroles que les enfants peuvent lire tout seuls, puis d’être le premier tome de ce qui serait une série qui les enchanterait.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Cécil et les objets cassés 

 

Genre : Aventure

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Elodie Shanta 

 

Éditeur : Biscoto

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782379620140

 



Publié le 27/01/2020.


Source : Bd-best


Une vraie vie de légende où l’on entend les notes de swing.  La baronne du jazz

 

 

« - Je ne sais pas si c’était une si bonne idée de venir ici.

- Allons, tu ne vas pas faire ta froussarde. On va juste écouter un peu de musique.

- C’est quoi ici ?

- Un club de Swing. Vous voyez ces musiciens là-bas ? Le batteur s’appelle Gene Bulalrd. Il était pilote durant la guerre. Maintenant, il gère l’endroit pour Joe Zelli. Bullard est français mais la plupart des autres sont d’anciens soldats américains. Cette musique, c’est de la magie pure. »

 

 

 

 

 

 

                Quand Pannonica Rotschild fait le mur de sa finishing school, l’école de bonnes manières, avec ses camarades de chambrée, c’est pour se rendre dans un club de swing. La musique américaine est la passion de la jeune femme. Elevée par sa mère avec son frère et sa sœur dans une prison dorée après la disparition tragique de leur père, elle est une adulte déterminée. Elle sait ce qu’elle veut faire de sa vie. A l’aube des années 30, rares sont les femmes qui décident de prendre leur destin en main. Son mariage et les années de guerre, la traversée de l’Atlantique et la musique, celle de Thelonius Monk, surtout celle de Thelonius Monk, telle est l’aventure vraie de la baronne du jazz.

 

 

 

 

© Tamaillon, Horviller - Steinkis

 

 

                Stéphane Tamaillon est romancier et scénariste. Il a signé la série Liloo fille des cavernes, dessinée par Pierre Uong, aux éditions Frimousse. Avec La baronne du jazz, il entre dans la cour des grands biographes en bandes dessinées tels José-Louis Bocquet ou Golo. Il scinde son récit en deux parties distinctes, deux histoires d’amour, celle pour un homme, puis celle pour une musique. La jeunesse et la vie de femme mariée de Pannonica forment le premier volet. Sa rencontre avec le baron Jules de Koenigswarter va lui permettre de parcourir le monde. Sa condition de juive dans un monde embrasé par la seconde guerre mondiale va l’amener en Angleterre où elle rejoindra les forces françaises libres. C’est après la guerre que se fera la fracture. Son couple ne survivra pas à la nomination de Jules comme ambassadeur. C’est le divorce. Le deuxième volet de l’histoire raconte sa fuite vers les Etats-Unis et son amour de la musique. Les clubs de Manhattan lui permettent de rencontrer les plus grands noms du jazz : Parker, Blakey, Coltrane, Gillepsie. L’un d’entre eux en particulier va bouleverser son âme et sa vie : Thelonius Monk.

 

 

 

 

© Tamaillon, Horviller - Steinkis

 

 

                Pour son premier album de BD, Priscilla Horviller fait une entrée remarquée dans le neuvième art. Son dessin est empreint de la musicalité du jazz. Ses cases en noir et blanc mettant en couleur uniquement les personnages principaux qui y figurent sont d’une grand originalité. Horviller maîtrise son personnage principal en le faisant vieillir avec justesse et réalité tout au long de l’album. L’introduction, avec ce papillon qui se pose sur une portée et dont on aura l’écho en toute fin, est très poétique et émouvante.

 

 

 

 

© Tamaillon, Horviller - Steinkis

 

 

                Coup de génie de l’éditeur et/ou des auteurs, un lien Spotify en fin d’album permet d’écouter la playlist de La baronne du jazz. Alors, un seul conseil, flashez le code dès le départ et laissez-vous porter durant toute la lecture par cette bande son jazzy.

 

                Notons que Nathalie Dessay incarne Pannonica dans un concert romanesque avec la bande originale de Zoot Octet. Le spectacle se jouera encore en mai 2020 à Alfortville. En voici un extrait :

 

 

 

                Regardez la vidéo ci-dessous jusqu’au bout. Après le générique de fin, on y voit et on entend Pannonica, aux côtés de Thelonius Monk...

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La baronne du jazz 

 

Genre : Biographie musicale 

 

Scénario : Stéphane Tamaillon 

 

Dessins & Couleurs : Priscilla Horviller 

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 150

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782368462751

 



Publié le 26/01/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4268 -  29 janvier 2020

 

 

 

 

Vacances forcées pour SuperGroom !

 

 

 

 

 

 

 

            SuperGroom est de retour. Alors que sort très prochainement son premier album, le deuxième tome commence cette semaine dans Spirou. Ayant promis avant sa mort à Lubna de continuer à endosser son costume de SuperGroom, Spirou ne peut pas baisser les bras. Pourtant, sa conscience écologique l’amène à ranger provisoirement ses effets, le temps pour le Comte de Champignac de lui concocter de nouvelles inventions moins gourmandes en énergie. Mais voilà que Spirou est enlevé. Ayant Spip en otage, ses ravisseurs l’inscrivent à une compétition qu’il doit gagner s’il veut revoir son écureuil vivant. La Wordwilde Olympic War est une guerre olympique permettant de déterminer qui est le meilleur mondial de sa catégorie. Spirou-SuperGroom est sommé d’y gagner ses galons de nouveau Dieu du XXIème siècle. Fantasio et Champignac vont devoir suivre les épreuves de leur ami sur le DarkNet.

 

            On peut lire trois récits complets avec des héros récurrents qu’il est toujours agréable de retrouver : Les femmes en blanc, Capitaine Anchois et Walter Appleduck.

 

            Pour les abonnés, après des ours et des canaris, c’est avec des orangs-outans que Sergio Salma nous demandent de démêler le vrai du faux.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Salma - Dupuis

 


 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Dinosaures

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

SuperGroom : Chapitre 1

 

 

Récits complets :

 

Capitaine Anchois

Femmes en blanc (Les)

Walter Appleduck : Sachons nous amuser en toute anxiété

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Matt

Minions (Les)

Nelson

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Kox

En direct du futur : Djief & Betbeder, pour Créatures

Interview : Vehlmann

Jeux : Du Rififi à Bruxelles (Mouk)

Leçon de BD (La) : Jouvray

 

 

Supplément abonnés :

Stripbook : Deux histoires d’orangs-outans (Salma)

 

 

En kiosques et librairies le 29 Janvier 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 26/01/2020.


Source : Bd-best


Du rire à plein dentier.  Les Seignors 3 - Pires que des gosses !

« - C’est dingue tout ce monde dans le salon !

- L’effet « Inspecteur Derrock » !

- On s’croirait à la messe du dimanche !

- Chuut ! Shhhh !Chuut !

- Mais comment ils peuvent aimer ce feuilleton ? C’est d’un mou !!! Jamais vu une course-poursuite aussi lente !

- ça, faut admettre !

- En plus, ceux du fond ne voient rien du tout ! Faudrait installer le poste en hauteur... »

 

 

 

 

 

 

 

                Malheur à qui change les habitudes des pensionnes d’Hosannah, première maison de retraite participative et autogérée. Alors, lorsque le Capitaine Silver prend l’initiative de mettre la télé de la salle commune sur une étagère en hauteur, il ne sait pas à quelles foudres il s’expose.

 

                Il fait bon vivre à Hosannah. Les pensionnaires sont comme des gamins, avec leurs petites habitudes qu’il ne faut pas perturber, leurs rituels immuables, leurs médicaments et leurs couches-confiance. Si certains ont conscience du poids des ans qui s’abbat sur eux, d’autres sont beaucoup moins lucides et se croient encore dans la fleur de l’âge. Les cours de gym difficiles et les problèmes de prostate vont vite remettre tout le monde sur un pied d’égalité.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Si on retrouve tous nos pensionnaires habituels dans ce troisième opus, l’un d’entre eux vole littéralement la vedette aux autres : Miche. Avec sa pile cardiaque, son déambulateur, son sixième sens et son ordinateur, le papi à la canne sort du lot. Et ce n’est pas son fiston qui dira le contraire; il le pratique à ses dépens.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Hervé Richez et Sti nous immergent dans cet hospice avec délectation. Ils vont loin, très loin, pas aussi loin que le club tricot, mais ils poussent le curseur au maximum. Pour preuve, un grand tournoi de jeu de quilles entre les résidents actuels et les anciens dépeint en une seule case est un grand moment de la série.

 

                Juan offre son graphisme dynamique à ces petits vieux au ralenti. Mais si leurs muscles les empêchent de faire certaines choses, leurs neurones fonctionnent encore très bien. Juan dessine leurs facéties et contribue fortement aux effets comiques de la série.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Les seignors en ont encore sous la couche confiance. Les femmes, par exemple, sont encore peu exploitées. Les auteurs tiennent là un concept armé pour devenir un best-seller de chez Bamboo au même titre que Les gendarmes, Les pompiers ou Les profs.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les Seignors

 

Tome : 3 - Pires que des gosses !

 

Genre : Humour gériatrique 

 

Scénario :  Richez & Sti 

 

Dessins : Juan 

 

Couleurs : Amouriq & Mirabelle 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818968628

 



Publié le 25/01/2020.


Source : Bd-best


Un chien dans un jeu de quilles.  Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom 1 - Blackchurch

« - Commissaire !?

- Lord Harold !

- J’ai bien reçu la lettre de recommandation de Monsieur le directeur de Scotland Yard ! C’est un honneur de vous accueillir. Entre nous, j’ai été un peu surpris qu’un jeune homme de votre qualité veuille nous rejoindre ici… à Blackchurch !

- Monsieur le Commissaire, j’espère faire bénéficier mes collègues des études scientifiques que j’ai suivi à Cambridge… La police doit commencer à utiliser les…

- Oui… C’est très intéressant ! Inspecteur Rich, je vous confie notre nouvelle recrue !

- A vos ordres, commissaire !

- Vous lui expliquerez notre fonctionnement… Moi, j’ai du travail ! »

 

 

 

 

 

 

Quand un fils de bonne famille, né avec une cuillère d’argent dans la bouche, décide de faire quelque chose de sa vie, ça a de quoi déstabiliser la high society londonienne, tout autant que les bas-fonds dans lesquels il va mettre les pieds.

 

Lord Harold Alaister Cunningham Talbot est le douzième du nom. Héritier d’une grande lignée de l’Angleterre victorienne, plutôt que de profiter du luxe, mais de l’ennui, de la bourgeoisie britannique, il décide de devenir bobby. Nommé à Blackchurch, l’un des quartiers les plus miteux de la ville, il va faire la connaissance d’un autre monde, celui des pubs et des pickpockets, celui de la corruption et rues boueuses. Ce qu’il ne sait pas, c’est que dans la haute société, des manigances se trament et un complot sourd.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Canthelou - Vents d’Ouest

 

 

Le scénario de Philippe Charlot semble d’un classicisme absolu. Reposant sur le principe simple mais qui a fait ses preuves du chien dans un jeu de quilles, les enquêtes de Lord Harold avaient tout pour rentrer dans le cadre des séries agréables, qui se lisent et qui s’oublient, avec lesquelles on passe un bon moment et que l’on qualifie parfois péjorativement de « sympas ». Mais, car il y a un « mais », une fois les personnages installés et le décor planté, Charlot réalise un strike qu’il est impossible d’expliciter ici sous peine d’en dire trop. On n’allait quand même pas s’arrêter à une « simple » disparition de plaques de rues. Les enquêtes de Lord Harold s’annoncent comme une passionnante série au long cours aux multiples ramifications, à la manière des séries télévisées modernes. Les personnages ont chacun leur propre personnalité, et sous chacun de leur cliché se cache une ambiguïté prétexte à des comportements et des agissements inattendus. Par ailleurs, les femmes des tripots tiennent la dragée haute aux garçons de mauvaise vie pendant que ces dames prenant le thé comptent bien donner leur avis et l’imposer. Loin d’être de simples faire-valoir, elles veulent être actrices de leurs destins, qu’elles fassent partie des sommets ou de la rue.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Canthelou - Vents d’Ouest

 

 

Xavier Fourquemin fait l’effort de dissocier Harold des personnages de ses autres séries, souvent trop ressemblants. Son trait dynamique entre dans une tradition franco-belge qu’il fait bon de voir encore au goût du jour et sur le devant de la scène.

 

Un petit carton jaune pour l’éditeur Vents d’Ouest qui laisse passer en quatrième de couverture une faute d’orthographe grosse comme une maison. Pour une telle maison, ça fait désordre.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Canthelou - Vents d’Ouest

 

 

Dans le neuvième art, le duo Uderzo/Goscinny est indissociable. Dans l’aventure sérieuse, le duo Charlier/Hubinon fait figure de référence tout comme le duo Lambil/Cauvin dans l’aventure humoristique. En ces années 2010, c’est un autre couple qui s’apprête à laisser des traces dans l’avenir : le duo Fourquemin/Charlot. Après Le train des orphelins, une des (si ce n’est la) meilleures séries de la décennie et l’étonnant Cimetière des innocents, les voici aux commandes d’une nouvelle aventure, avec, pour la première fois, un univers et un personnage principal aux potentiels capables de nous accompagner pendant un bon nombre d’années et de volumes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom

 

Tome : 1 - Blackchurch

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Philippe Charlot 

 

Dessins : Xavier Fourquemin 

 

Couleurs : Simon Canthelou 

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782749309033 

 



Publié le 23/01/2020.


Source : Bd-best


Obéir c’est trahir, désobéir c’est servir !   -   Les enfants de la résistance T.6 Désobéir

 

Le dégoût du S.T.O avait fait changer l’opinion de la population. Elle entrait de plus en plus en sympathie avec la résistance… Et s’écartait davantage de Pétain. Même si nous avions gagné du terrain, il était primordial que chacun continue à désobéir. Désobéir malgré les risques. Désobéir en âme et conscience. Même si c’était parfois fou ! Désobéir à sa peur pour certains ! Désobéir pour ne pas devenir un esclave dans les usines d’Hitler. Continuer à désobéir surtout lorsque les lois sont inhumaines ou injustes. Plus que jamais, la désobéissance civile était nécessaire. À tous niveaux, c’était un rôle essentiel de la résistance que de l’encourager. Et partout, en France, elle s’activait à ça, encore et toujours.

 

 

 

 

 

 

Dix-neuf février 1943, la triple écluse située près du village de Ponchartrain l’Écluse a été bombardée par l’aviation anglaise la nuit précédente. Elle faisait partie d’une des nombreuses cibles stratégiques relevées par les alliés. La veille, en réponse à la défaite allemande face à Stalingrad, Goebbels prononçait à Berlin un discours appelant l’ensemble des Allemands à la guerre totale. En France, le gouvernement Pétain de Vichy met en place le S.T.O (service du travail obligatoire) pour les hommes âgés de 20 à 22 ans.

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

C’est avec plaisir que l’on retrouve nos amis Lisa, Eusèbe et François continuant à résister contre l’occupant sous le pseudo du « Lynx ». Lisa fait tourner le cœur de nos deux garçons. Rapidement, François s’aperçoit de la liaison existante entre Lisa et Eusèbe, tenant à les rassurer afin que cette dernière n’influence en rien les opérations effectuées par le « Lynx ».

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

Ensemble, nos amis vont mettre en place la distribution d’un trac tiré à 150 exemplaires exhortant les jeunes gens appelés au S.T.0 à refuser cette situation tout en les encourageants à fuir et rejoindre le maquis avec l’aide de la population. Grace à un ingénieux stratagème, ils vont assurer cette action sans prendre des risques inconsidérés.

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

Pour sa part, Eusèbe découvre que ses parents font partie d’un réseau d’évasion mis en place afin d’évacuer des enfants juifs vers des contrées plus sécurisantes. Le livre aborde aussi les Zazou, des jeunes affichant une attitude insouciante par rapport à la guerre, défiant les autorités (française et allemande) en adoptant un mode vestimentaire américain, écoutant du jazz et portant les cheveux longs en opposition aux souhaits de Vichy. En réaction aux lois raciales de Vichy obligeant le port de l’étoile jaune aux Juifs, ces derniers s’affichèrent avec une étoile jaune marquée Zazou, une façon pour eux de manifester leur esprit de contradiction, mais aussi une attitude de défi.

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

Une fois de plus, pari  à nouveau relevé haut la main par l’équipe Dugomier-Ers qui nous gratifient d’une BD agréable à lire par tous, mais aussi avec un côté didactique destiné aux plus jeunes lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Les enfants de la résistance

 

Tome : 6 - Désobéir

 

Genre : Jeunesse

 

Scénario : Vincent Dugomier

 

Dessins : Benoît Ers

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803675579 

 

 



Publié le 23/01/2020.


Source : Bd-best


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