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Information générale concernant le monde de la BD
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Une souris à pas de loup sur un piano compose.  Mausart

 

            « - Cette musique semble vous ravir, Madame. D’où vient-elle, Don Juan ?

-          Il semblerait qu’elle provienne de la bâtisse dans laquelle vit M.Salieri, votre compositeur officiel, votre Majesté.

-          Salieri ? Jamais il n’avait joué de la sorte, très cher.

-          Don Juan, allez le trouver. Dites-lui qu’il se prépare à nous rejouer l’entièreté de cette partition dès demain soir, au palais, avant le bal que nous donnerons en l’honneur de notre reine. »

 

 

 

 

 

La jolie mélodie qui enchante les rues de la ville est bien issue du piano de Salieri. Mais la Reine a l’oreille fine. Le propriétaire de cet instrument n’a jamais joué de la sorte. Et pour cause, ce n’est pas lui qui est sur les touches, mais Mozart…ou plutôt Mausart.

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Mausart est une petite souris qui vit avec sa famille dans le piano de Salieri, le loup musicien officiel de la cour autrichienne. Le Roi et la Reine sont des oies qui ont des oreilles aussi fines que leurs lobes sont absents.
Alors que Ligo, le chat valet du loup, va devoir patienter avant de croquer le rongeur. En effet, le couple royal demande à Salieri de rejouer la mélodie pour l’anniversaire de la Reine. Il va donc falloir user de malice pour que le subterfuge fonctionne devant la cour.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Gradimir Smudja organise la rencontre de Raymond Macherot et de Milos Forman. En racontant Mozart dans une bande dessinée animalière avec la folie du cinéaste américain.

Les animaux représentant les personnages sont finement choisis en fonction de leurs caractères. Le « zoo » de la cour du roi est une faune en folie qui aurait pu figurer dans le film de 1984.

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

 

 

            Le dessinateur s’est adjoint les services du directeur de collection Thierry Joor afin de ficeler un scénario efficace.

 

            Un magnifique dossier d’illustrations clôture ce superbe album qui peut être apprécié tout autant par les plus jeunes lecteurs que par leurs parents, et qui souffre d’un seul défaut, celui d’être beaucoup trop court.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

            Mausart est à lire en parallèle au Mozart à Paris de Frantz Duchazeau : deux visions de la vie du prodige qui se complètent dans deux magies différentes mais tout aussi envoûtantes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mausart

 

Genre : Tranche animalière d’une vie d’artiste

 

Scénario : Joor

 

Dessins & Couleurs : Smudja

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413002581

 

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Prisonnier de son destin…malgré lui.  Le voyage de Marcel Grob.

 

            « - Vous vous appelez bien Marcel Grob et vous êtes né le 12 septembre1926 à Kirchberg en Alsace, c’est bien cela ?

-          C’est exact.

-          Vous avez donc 83 ans.

-          Oui. Je vous l’ai déjà dit. (…)

-          Dites-moi, Monsieur Grob, mécanicien-ajusteur, c’est bien le poste que vous occupiez chez les Waffen SS, non ? »

 

 

 

 

 

 

Octobre 2009, le juge Tonelli interroge Marcel Grob sur son passé sombre durant la guerre. Jeune homme, il a été enrôlé dans l’armée allemande, sans en avoir le choix.

Pourquoi, si longtemps après, ce magistrat s’acharne-t-il sur ce vieil homme au parcours qu’il n’a pas choisi ? Au cœur de l’horreur, Grob avait-il la possibilité de prendre en main son destin ? Chez les SS, « Mon honneur s’appelle fidélité. ». S’enfuir, c’est trahir. Désobéir, c’est trahir. Trahir, c’est mourir.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Sébastien Goethals habille le récit fort, poignant et dramatique de son trait réaliste et rapide. Ainsi, comme le principal protagoniste, on est embarqué dans l’action sans pouvoir réagir. Comme Marcel, on subit sans pouvoir s’arrêter, on est acteur-spectateur de scènes que l’on voudrait ne pas voir.

L’auteur du Temps des sauvages chez Futuropolis reste objectif. La peur appelle la peur, la haine appelle la haine, et surtout, l’incompréhension appelle l’incompréhension.

Les planches les plus fortes sont certainement celles sans texte où simplement les dessins permettent de réfléchir et de comprendre, ou tout du moins, d’essayer de comprendre.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

La couverture en dit long sur l’état d’esprit de l’homme dont on suit le destin. Les soldats allemands avancent comme un troupeau de moutons. L’un d’eux se retourne comme pour demander de l’aide ou implorer le pardon, c’est Marcel Grob.

 

            Philippe Collin est un nouveau venu dans le monde de la bande dessinée. L’homme fait les beaux jours de France Inter depuis des années. Découvert avec l’atypique émission Panique au Mangin Palace, l’animateur a occupé diverses tranches horaires sur la station. Depuis trois ans, il est au micro de L’œil du tigre, une émission sur l’histoire du sport, le dimanche en fin d’après-midi, émission passionnante qui ferait aimer le sport au plus pantouflard des auditeurs.

            Collin se lance dans le scénario pour réhabiliter la mémoire de son oncle Marcel Grob, malgré nous, du nom de ces soldats français intégrés contraints et forcés dans la Waffen SS. Ayant compris après son décès les origines cet engagement en 1944, Philippe fait acte de rédemption et demande pardon à Marcel de l’avoir considéré comme un nazi de base. Le voyage de Marcel Grob est une histoire vraie, avec quelques passages romancés dans une logique historique, comme la scène des prouesses de Grob en foot lui ayant permis de se faire une place privilégiée dans l’armée, les officiers adorant ce sport.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Un personnage pas comme les autres est au cœur du récit. Il s’agit d’un livre : La cerisaie, texte d’une pièce de théâtre d’Anton Tchekhov. Cette histoire est celle de la fin de l’aristocratie russe et de la prise de pouvoir d’une nouvelle classe sociale, symbolisée par des arbres qui sont abattus pour posséder une propriété. La beauté et la mort sont liées. Le blanc des fleurs de cerisiers y est dominant. Mais peut-on détruire un monde et accéder à une pureté ? C’est la question que doivent se poser les officiers nazis qui sèment le chaos.

 

            Est-ce grâce à la place importante de son scénariste dans le monde des médias que l’album est largement médiatisé ? Sur le net, outre une bande annonce « classique »

 

 

 

 

 

un teaser cinématographique avec des acteurs professionnels laisse imaginer le succès que pourrait rencontrer ce récit sur grand écran

 

 

 

 

 

 

Dans une interview réalisée par sa compatriote Léa Salamé sur France Inter, Philippe Collin dit tout de la genèse de l’album

 

 

 

 

 

 

 

            L’album se conclut avec un dossier réalisé par l’historien spécialiste du nazisme Christian Ingrao.  On y apprend le pourquoi du comment du drame des Malgré-nous incorporés dans la Waffen SS.

            Pour compléter la lecture de cet album, lisez Malgré Nous, l’excellente série en quatre albums signé Marie Terray et Thierry Gloris parue chez Quadrants-Soleil.

 

            Peut-on tout pardonner à Marcel Grob ? L’homme est-il coupable ou victime ? Chacun se fera une opinion sur le destin de cet homme dont la faute principale est d’être né au mauvais endroit au mauvais moment.

            Incontournable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le voyage de Marcel Grob

 

Genre : Drame historique

 

Scénario : Collin & Goethals

 

Dessins & Couleurs : Goethals

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 24,00 €

 

ISBN : 9782754822480

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


5 auteurs canadiens au SOBD

La bande dessinée est présente au Canada depuis fort longtemps, tant sur son versant francophone que du côté anglophone. De très grands artistes du 9e art sont nés au Canada, à l’instar d’Harold Foster (Tarzan, Prince Valiant) ou de Joe Shuster (Superman). Plus près de nous, on peut citer Julie Doucet et Dave Sims dans la veine underground ou, pour le versant super-héroïque, Stuart Immonen et Jeff Lemire.

Cette année, ce sont 5 artistes canadiens qui sont attendus au cœur de Paris, ainsi que 4 chercheurs ayant porté leurs études sur la bande des-sinée. Si certains des artistes sont notoires en France (Seth, Chester Brown), d’autres sont moins connus, le SoBD ayant vocation à contribuer à leur découverte par le public français (Joe Ollman, Julie Delporte, Siris).

Tous parleront de la bande dessinée canadienne dans les 4 tables rondes du Cycle Canadien, tandis qu’une sélection des œuvres des ar-tistes invités sera présentée dans l’exposition « Bande dessinée cana-dienne contemporaine ». Enfin, la production de plusieurs maisons d’édition canadiennes de bande dessinée pourra être consultée pendant toute la durée du SoBD.

 

 

 

 

Les artistes canadiens invités :


Chester Brown est né en 1960 à Montréal, au Canada. Bien qu’ayant grandi dans une province canadienne à majorité francophone, Brown ne parle pas français et a créé l’ensemble de son œuvre en anglais. Initiale-ment attiré par le comic book de super-héros, Chester Brown se tourne dans les années quatre-vingt vers la bande dessinée indépendante et rejoint la scène small press de Toronto.  Il a publié depuis de nombreuses œuvres marquantes (23 Prostituées, Marie pleurait sur les mains de Jé-sus, etc.)


Julie Delporte est née en 1983 à Saint-Malo, elle s’installe en 2005 à Montréal pour y mener des études de journalisme. Elle se plait au Cana-da, où elle s’engage dans une voie artistique, produisant plusieurs livres chez Colosse. Plus récemment, elle a écrit le récit d’une rupture amou-reuse, Journal (2014, chez l’éditeur français L’Agrume), puis de deux autres titres cette fois chez le canadien Pow Pow (Je vois des antennes partout, 2015, et Moi aussi je voulais l’emporter, 2017).


Joe Ollmann est un artiste canadien anglophone, né en 1966 dans une famille ouvrière, à Hamilton, dans l’Ontario, province où il réside toujours. Le dessin est une pratique de toujours pour Ollmann, et la bande dessi-née une vieille passion. Ses premières parutions remontent aux années quatre-vingt, dans la presse locale.  Ollmann produira tout au long de la décennie suivante le fanzine Wag! qui fera l’objet d’une compilation sous la forme d’un livre aux éditions Conundrum Press en 2005. Ce titre sera suivi d’une petite dizaine d’autres, publiés par Conundrum Press, Insom-niac Press ou encore Drawn & Quarterly. Mid-life, à caractère autobiogra-phique, a été traduit en français par Presque Lune (En quarantaine, 2015).


Né en 1962 dans l’Ontario, Seth entretient une amitié ancienne pour la bande dessinée. Parmi ses prédécesseurs, il reconnaît l’influence de Charles Schulz, auteur pour qui il assure la conception graphique et la maquette de l’intégrale des Peanuts (25 volumes édités par Fantagra-phics). En revanche, c’est porté par Robert Crumb, Harvey Pekar ou Lyn-da Barry qu’il s’engage sur la voie autobiographique avec La vie est belle malgré tout (1996) un récit partiellement fictif. S’il ne persiste pas dans l’autobiographie, Seth poursuit l’invention d’une galerie de portraits d’anciens dessinateurs avec Wimbledon Green (2005) ou encore La Con-frérie des cartoonists du Grand Nord (2011). Lié avec Chester Brown et Joe Matt, Seth est représenté dans leurs travaux tandis qu’il évoque ses conversations avec le premier dans La vie est belle malgré tout.

Siris est un artiste canadien d’expression française, habitant Saint-Jean-de-Richelieu et connu de la scène canadienne depuis plus de trente ans. Canadienne, mais pas seulement, puisqu’il participe à de nombreuses publications underground des deux côtés de l’Atlantique : Krypton, Mac Tin Tac, Sortez la chienne, La Monstrueuse, Baloney, ainsi que de nom-breux livres. Outre la participation à des revues collectives, Siris produit également des livres : J’ai eu des pensées toutes la journée (Phylactère, 1991) ou plus récemment l’autobiographie Vogue la valise (La Pastèque, 2017).

 

La 8e édition du SoBD se tiendra les 7, 8 et 9 décembre 2018
Halle des Blancs Manteaux – Paris IVe

www.http://sobd2018.com/


Pays : France

Date de l'événement : du 07/12/2018 au 09/09/2018.

Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Ultimes bévues, un final en beauté pour une série remise au goût du jour

"Bwouais... Quand j'étais jeune, j'ai fait deux ou trois bêtises...héhé, en tout cas je les ai tous bien em..." s'ensuit le cri de la mouette rieuse bien défraichie sur la quatrième de couverture accompagnant un Gaston à la barbe aussi fleurie que son chapeau.

 

 

 

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

Résumé de l'éditeur : Cette toute nouvelle édition de la collection Gaston Lagaffe intègre toutes les planches réalisées par André Franquin, certaines inédites. Chacune d'elle a été minutieusement remasterisée d'après le trait original, et délicieusement recolorées au plus près des souhaits de l'auteur.

En effet, la re-colorisation effectuée par Frédéric Jannin, restitue très bien l'ambiance voulue par le maître. La page de garde s'ouvre sur une espèce d'œil de Cain fixant sévèrement un Gaston fort préoccupé. Qu'à cela ne tienne la page trois dévoile un gag hilarant sur le thème d'un divan qui fait mouche tant dans le design que dans l'exercice de tir.

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

 

Nous retrouvons également des illustrations publicitaires réalisée par Franquin en 1989 pour une marque de pile qui étaient à l'origine réunies dans l'album "Gaston Lagaffe rempile et désopile". S'ajoutent également les quatre planches créés pour les transports publics édité en 87 dans un recueil pour diverses régies de transport intitulé "Fou du bus".

Nous découvrons un" En direct de la rédaction" où on n’arrêtes pas le progrès, avons droit à de délicieux jeux de mots et quelques cascades cocasses. Demesmaeker en prend encore pour son grade et Prunelle déguste également moult péripéties pour le plus grand bonheur des lecteurs du plus grand gaffeur de tous les temps. Nous terminons ce voyage avec les célèbres "oui mais si on danse ?" et l'armoire aux cent tiroirs, peu connue du grand public mais ho combien elle aussi surprenante auréolée d'un texte tout aussi tendeur de zygomatiques.

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

En prime à la fin de l'opus, les toutes dernières planches de Gaston par Franquin avec un style encore plus évolué et Gaston et une planche inachevée. L'auteur caressait l'idée de produire 1000 gags de l'empereur de la bévue... au moins cet album, rend hommage à ce génie créatif d'une façon élégante et bien achalandée.
Une idée cadeau pour les fêtes de cette fin d'année 2018 toute indiquée pour soigner la morosité.

 

Damien Caste

 

Titre : Ultimes bévues

Genre : Humour

Dessin : Franquin

Couleurs : Jannin

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€

ISBN : 9791034731381



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


L’étoile Sirius brille encore.  Natacha 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu.

 

            « - Bonne nouvelle, mes amis, la météo annonce que les chutes de neige cesseront dans deux jours… Les pistes seront dégagées ! Dans trois jours, on décolle ! J’ai déjà vu ça.

-          Ben, nous, on va en profiter pour aller photographier Manhattan sous la neige !

-          Bon ça ! Je viens avec vous !

-          Moi, je reste ici, je connais assez cette ville !

-          C’est bien, Walter ! Prenez un bon café… Moi, je vais continuer à vous lire le journal de Grand-Maman… Si vous voulez et si cela ne vous fait pas trop mal à la tête… Hm ?... »

 

 

 

 

Le commandant Turbo l’a annoncé, l’équipage a quelques jours devant lui avant de pouvoir s’envoler de New-York enneigée. Alors, si certains vont en profiter pour flâner dans les rues blanches de la Grosse Pomme, d’autres vont se replonger dans la lecture du carnet de voyage d’une aventurière du siècle passé.

            Au milieu du Pacifique, la grand-mère de Natacha et son Walter de l’époque font face à Blackmoon, pirate moderne des mers du Sud. Ils sont accompagnés de Jane, jeune femme en difficultés, et du petit Chacha, gamin malin.

Le cupide Blackmoon a tué le frère de Jane. Pas de quartier pour mettre la main sur des perles. C’est aussi la philosophie de l’ignoble Lee Kong et de son fidèle serviteur, dans leur casemate de l’île de Tuatupuri.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

François Walthéry livre le deuxième tome de ce diptyque après quatre longues années. Mais vu la qualité du résultat, ça valait le coup de prendre son mal en patience.

La première partie de l’histoire était essentiellement maritime. Celle-ci nous entraîne dans les tréfonds de la jungle de Nouvelle-Calédonie. Walthéry est aussi performant dans chacun des décors. C’est un dessinateur à la fois aérien (on le savait), maritime et végétal.

 

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Quelques cases font écho à Vol 714 pour Sidney, que ce soit lorsque les protagonistes déambulent dans la jungle luxuriante ou quand un avion survole une plage isolée sur une île de truands.

 

Avant tout, L’Epervier Bleu et sa suite sont une manière de remettre sur le devant de la scène l’homme à l’origine du scénario, Max Mayeu, dit Sirius. Sirius était un auteur complet qui a fait les beaux jours des éditions Dupuis et du journal de Spirou avec des séries comme Bouldaldar, Timour ou encore l’Epervier Bleu, sorte de cousin de Bob Morane, parcourant le globe, vivant des aventures hors du commun.

 

 

 

© Sirius – Dupuis.

 

Avec ce double album, Walthéry réalise un rêve de gosse et fait un remake de « L’île aux perles », aventure datant de 1950 du héros l’Epervier Bleu, qui donne ici son nom à un bateau. Il l’adapte à la sauce Natacha, par le biais de la grand-mère de l’hôtesse de l’air la plus célèbre du 9ème art, sur le même principe que dans L’hôtesse et Monna Lisa, Le grand pari et Les culottes de fer. Les héros de l’Epervier Eric et Larsen sont transposés en Natacha et Walter. Sheba est devenu Chacha, si bien qu’on a l’impression que le jeune hindou et le p’tit bout d’chique n’ont toujours fait qu’un.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Natacha est l’une de ses héroïnes à qui tout aventure va. Que ce soit elle ou sa grand-mère, elles restent crédibles dans toutes les situations.

 

Ce qui est rare est cher. Natacha est une héroïne rare et chère. Chère Natacha, il nous est impossible de nous passer de vous. Revenez vite faire escale pour de nouvelles aventures.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Natacha

 

Tome : 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Sirius & Walthéry

 

Dessins : Walthéry

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800169613

 

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Glénat au FIBD 2019 : Les auteurs présents, albums et sélection officielle et deux expositions inédites

Les éditions Glénat vous donnent rendez-vous à Angoulême du 24 au 27 janvier 2019.

Cette année, vous pourrez découvrir deux restrospectives inédites mettant à l’honneur les oeuvres de Milo Manara et de Tsutomu Nihei.

De l’ébullition italienne des années 1970 à la rencontre avec Federico Fellini, des collaborations avec Hugo Pratt à son goût de la sensualité, cette retrospective exceptionnelle célèbre cinquante ans de carrière de ce maître de la bande dessinée mondiale.

 

 

 

 

 

 

Une exposition inédite qui revient sur l’œuvre de l’un des plus grands tenants du manga de science-fiction, créateur des séries BLAME!, Knights of Sidonia et d’Aposimz, paru en fin d’année.

Deux auteurs sont en compétition pour la Sélection officielle:

Nicolas Pétrimaux pour Il faut flinguer Ramirez. L’album est aussi en lice pour le Prix des lycéens.

Shinichi Ishizuka pour Blue Giant Tome 3.


LES ALBUMS EN SÉLECTION OFFICIELLE

Il faut flinguer Ramirez
Nicolas Petrimaux

Il faut flinguer Ramirez - Tome 01​
Egalement en Sélection Prix des Lycéens
    
Blue Giant - Tome 3
Ishizuka Shinichi

 
LES AUTEURS EN DÉDICACE

Didier & Lyse Tarquin
Loisel & Vincent Mallié
Alexis Nesme
Olivier Berlion
Yslaire
Benoit Dellac
Manara
Liberatore
Chabouté
Nicolas Petrimaux
Fabcaro
Timothé Le Boucher
Julien Neel
Tebo
Zep
Wilfried Lupano
Fabrizio Petrossi
Nicolas Keramidas
Olivier Vatine & Varanda
Falque & Didier Convard
Eric Stalner
Espe & Corbeyran
Timothée Montaigne
Corentin Rouge
Sylvain Vallée
Camille Moulin-Dupré
Antoine Dole & Vinhnyu


Pays : France

Date de l'événement : du 24/01/2019 au 27/01/2019.

Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Aventure en jaune et êtres innommables, mais dans…  Blake et Mortimer 25 – La vallée des immortels 1.

            « - Il se trouve, Colonel Olrik, que je tiens de mes ancêtres un testament écrit il y a de nombreux siècles par mon aïeule Lu-Tah. Elle y parle d’un fils qu’elle aurait eu avec un certain Gong Shou, l’héritier désigné de l’Empereur Shi Huangdi… Si ce texte dit vrai, je suis le dernier descendant de ce Gong Shou… et donc l’héritier du premier Empereur ! Peut-on se prévaloir d’une meilleure ascendance lorsqu’on a pour ambition de s’emparer de la Chine ?! Mais ce seul document écrit par une pauvre inconnue, convaincra-t-il le peuple chinois ? Malheureusement non, on m’accusera de manipulation…

-          D’où l’intérêt, si j’ai bien compris, du manuscrit de ce Sho qui mentionne Gong Shou et accrédite cette histoire d’« héritage ».

-          Exactement ! J’ai une équipe à Londres, chargée de récupérer la lettre d’introduction de Sho et les analyses des experts britanniques. Un autre de mes agents est infiltré auprès du Docteur Sun-Yi-Sun. Il lui volera la première moitié du texte qu’il apportera à Hong-Kong. »

 

Le général Xi-Li s’associe au maléfique Colonel Olrik pour mettre la main sur les preuves de son ascendance afin de créer un nouvel Empire, un nouvel ordre mondial.

De l’autre côté de la planète, à Londres, le professeur Philip Mortimer commence à enquêter sur le rôle crucial d’une petite invention technologique dans l’Histoire de la Chine.

Le Capitaine Francis Blake, quant à lui, est en charge de la protection de Hong Kong, colonie britannique esseulée aux portes de l’Empire du Milieu.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

 

            On avait eu droit au prequel du Secret de l’Espadon, avec Le bâton de Plutarque, voici le sequel. Yves Sente est comme dans des chaussons dans le monde d’Edgar P. Jacobs. Avec cette Vallée des immortels, le scénariste créé le chaînon manquant entre les intrigues d’espionnage et les aventures archéologiques de nos deux compères. Cette histoire est une synthèse réussie des poncifs de la série et a le mérite de réunir les amateurs de l’un et de l’autre genre pratiqués par Jacobs. Des ailes volantes et des parchemins retrouvés, un mécanisme d’arme de guerre empirique et une base secrète, Sente ravit l’afficionado. Des redites et du verbiage ? Certes, mais cela fait partie de la charte Jacobs.

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

            L’ex-directeur éditorial du Lombard adresse un petit clin d’œil à des poulains de son ancienne écurie en donnant un petit rôle au Père Odilon Verjus, héros au fort caractère créé par Yann et Verron dans les années 90.

 

 

 

 

© Verron, Yann – Le Lombard.

 

 

 

            Deux nouveaux venus tiennent les rênes graphiques du navire. Les néerlandais Teun Berserik et Peter Van Dongen se positionnent en princes de la ligne claire. Dans la digne descendance de Theo van Den Boogaard (Léon-la-Terreur), ils réalisent un travail minutieux et presque parfait. Seules deux ou trois attitudes de personnages sont perfectibles.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

            Leur couverture est un hommage appuyé au dieu Hergé. Dans une case du Lotus Bleu, Tintin est transporté en pousse-pousse dans une scène similaire.

 

 

 

 

 

© Hergé – Casterman, pour l’extrait du lotus bleu.

 

 

            Dans les interviews des auteurs, on a la surprise d’apprendre qu’ils se sont partagés les planches. Le mimétisme entre eux est impressionnant. Impossible de faire la différence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Porté par l’élan de nostalgie, Blake et Mortimer ont encore de beaux jours devant eux. La deuxième partie de ce diptyque en est évidemment la première pierre. Jean Van Hamme vient d’annoncer qu’il va en écrire un nouveau scénario et la suite de l’injustement controversée Onde Septimus de Jean Dufaux verra bien, semble-t-il, le jour un jour.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blake et Mortimer

 

Tome : 25 – La vallée des immortels / Première partie : Menace sur Hong-Kong

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Sente

 

Dessins : Berserik & Van Dongen

 

Couleurs : Van Dongen

 

Éditeur : Blake et Mortimer

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782870972441

 

 

 



Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Sans Jacquouille mais avec Tomcrouz, Sacha prend un portoloin et joue les visiteurs dans le Versaille de Louis XV et c’est génial, messire !

Imaginez un peu cette étrange situation : à chacun de vos éternuements, pour peu que vous touchiez un objet vintage (ou plus si aspérité), vous risqueriez un voyage dans le temps  dont vous nous direz des nouvelles. C’est ballot, non ! Et, pourtant, ce petit super-pouvoir à la Benoît Brise-l’âgede-fer, c’est celui de Sacha… ou plutôt de son chihuahua. Mais comme l’un ne va pas sans l’autre, les voilà qui partagent des aventures tout aussi divertissantes que dangereuses et enrichissantes. Un deuxième album vient de sortir, toujours aussi frais et inventif, décalé.

 

 

 

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 



Résumé de l’éditeur : Pour ses dix ans, Sacha rêvait d’un rat méga intelligent, mais à la place, sa mère lui a offert un chihuahua qu’il a baptisé Tomcrouz. Et depuis, un phénomène étrange se produit : à chaque fois que Tomcrouz éternue sur un objet ancien, tous deux se retrouvent transportés à travers l’Histoire et le temps… Comme tous les ans, la mère de Sacha a organisé une escapade au Breiz Manège. À peine le jeu de la course à la cuillère est-il lancé que sa mère s’extasie : incroyable, une cuillère du grand couvert royal ! Et lorsque Tomcrouz éternue dessus, le duo se retrouve transporté à Versailles, à la cour du roi Louis XV, où Sacha va découvrir le rituel des dîners, l’hygiène, la médecine d’antan, et peut-être même un indice autour de la disparition de son père…

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Avant de le retrouver dans le prochain film d’animation… Astérix, Tom Cruise est partout. Et la BD n’y échappement, phonétiquement et avec quelques arrangements orthographiques. Alors que la plage bretonne profite d’une inespérée météo sèche, la voilà assaillie par quelques enfants turbulents pour un anniversaire. Au fil des disgressions, l’incollable maman de Sacha voit son regard attiré, telle une pie, par la cuillère de Taran, l’insupportable (d’autant plus qu’il convoite la même fille que Sacha) gamin dont c’est l’anniversaire. Un vieillerie d’un autre temps, témoin des fastes dînatoires du Roy de France. Quand celui-ci invitait « à sa table » quelques représentants de la plèbe pour le regarder manger. Tout un programme indigeste quand on sait que la succession de mets était quasiment sans fin.

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Tout un programme digeste et intrépide quand Sacha et son chien s’emparent du sujet et jouent les visiteurs au temps du Roi-Soleil.  Problème: la cuillère qui est un peu leur portoloin (pour les fans d’Harry Potter) a vite fait d’éveiller les convoitises et la course-poursuite dans ce siècle des lumières tamisées et disjonctées a vite fait de s’orchestrer. Avec ce qu’il faut de bravoure, de fantastique, d’informations historiques utiles mais pas rédhibitoires et aucun temps mort.

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Le soin apporté à la couverture n’est pas un miroir aux alouettes, Anaïs Halard et Bastien Quignon tiennent le bon bout de la lorgnette et livrent un album jeunesse qui n’exclut pas les grands enfants et utilise de manière folle les potentialités de la BD. Avec une gestion de couleur qui finit de nous faire tourner la tête et de nous envoyer dans les méandres du temps. Heureusement, Sacha et Tomcrouz connaissent leur chemin, peu importe les détours grisants qu’il nous font prendre. Un deuxième album aussi génialement loufoque que le premier. On mise sur la série plus qu’un Louis !

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

 

Alexis Seny

 

Série : Sacha et Tomcrouz

Tome : 2 – La cour du roi

Scénario : Anaïs Halard

Dessin et couleurs : Bastien Quignon

Genre : Aventure, Fantastique, Histoire

Éditeur : Soleil

Collection : Métamorphose

Nbre de pages : 88

Prix : 16,95€



Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Marc-Antoine Mathieu et Laurent Gerbier invité d'honneur du SOBD 2018

Installé dans le Marais, quartier historique de la capitale, ouvrant ses portes peu avant les fêtes de fin d’année, le SoBD accueille environ 20 000 visiteurs, des centaines d’artistes et d’auteurs, des dizaines d’éditeurs avec plus de 60 exposants. De plus, le SoBD propose 5 expositions, 13 rencontres et tables rondes, une remise de prix, 2 masters class, 7 ateliers…

La 8e édition du SoBD se tiendra du vendredi 7 au dimanche 9 décembre, dans la Halle des Blancs Manteaux (Paris IVe). Hors master class, le SoBD est en accès gratuit.

Chaque année, le SoBD met à l’honneur deux personnalités de la bande dessinée : un artiste et un chercheur ayant notamment porté son travail sur l’artiste en question. En 2018, le SoBD accueille Marc-Antoine Mathieu, artiste trans-disciplinaire auteur d’une œuvre qui ne cesse de questionner la bande dessinée et le livre, et Laurent Gerbier, philosophe et très bon connaisseur du 9e art, co-directeur de la collection Iconotexte des Presses Universitaires François Rabelais.

 

 

 

 

 


Marc-Antoine Mathieu - Depuis Paris-Mâcon, écrit avec ses frères et paru il y a trente ans dans la célèbre collection X de la maison Futuropolis, Marc-Antoine Mathieu a produit un peu plus d’une vingtaine de livres. S’il n’est donc pas un auteur prolifique, comme le 9e art en connaît, il s’est fait rapidement remarquer grâce aux pérégrinations oniriques de Julius Corentin Acquefacques. Cette série, mettant en œuvre un même personnage, a traversé un quart de siècle (de 1990 – L’Origine – à 2013 – Le Décalage) en ne déployant qu’une demi-douzaine de titres. Chacun d’entre eux questionnant un ou plusieurs des fondements de la bande dessinée (statut du personnage, construction du récit, bi-dimensionnalité du dessin, couleur, etc.), le temps nécessaire à la création de chaque opus augmentait progressivement, témoignant de la méthode de l’artiste : élaborer une œuvre moins pressée par l’urgence du dessin et de la publication que par la nécessité d’une approche réfléchie.

 

 

 

 


Marc-Antoine Mathieu

 

 

Laurent Gerbier - Pour parler de la transdisciplinarité du travail de Marc-Antoine Mathieu, il fallait à ses côtés une personnalité qui la pratique également. Tel est bien le cas de ce philosophe spécialiste de la Renaissance, auteur d’une thèse sur Machiavel, secrétaire de la Société internationale des Amis de La Boétie, qui entretient également depuis longue date une réflexion sur la bande dessinée. Outre ses travaux menés dans le champ de l’Université, Laurent Gerbier a multiplié depuis un quart de siècle les textes sur la BD. Des écrits publiés dans les pages de Critix, de Neuvième Art, de Le Canada, pays invité en 2018


Chaque année, le SoBD met la bande dessinée d’un autre pays en avant. Après le Royaume-Uni, Taïwan, la Suède, et la Suisse (2014 à 2017), c’est le au tour de Canada de s’installer au cœur de Paris sur le SoBD.

 

La 8e édition du SoBD se tiendra les 7, 8 et 9 décembre 2018
Halle des Blancs Manteaux – Paris IVe

www.http://sobd2018.com/


Pays : France

Date de l'événement : du 07/12/2018 au 09/12/2018.

Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Il doit bien y avoir un moyen de s’échapper de cet enfer…  The promised neverland 4

 

            « - Et pour couronner le tout, Norman va se faire livrer demain ! Elle a confisqué nos cordes… Emma a la jambe brisée… Pour ce qui est de l’évasion, y’a pas de raison, on fera en sorte de la mener à bien ! La jambe d’Emma va se rétablir. Pour les cordes, ce n’est pas un problème, on en refera. Mais qu’est-ce qu’on va faire maintenant… !? On était censés inspecter les alentours pour pouvoir nous évader au plus tôt… »

 

 

 

            Les orphelins de Grace Field House sont en plein désarroi. Leur si gentille « Maman » a déjoué leurs plans et s’est débarrassée de Sister Krone. A présent, c’est au tour de Norman de quitter le domaine et de se faire livrer aux monstres assoiffés de chair fraîche. Alors, s’il n’est pas possible de quitter les lieux en groupe, l’urgence est de le faire évader.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

            Kaiu Shirai arrive à maintenir la tension de ce « survival » à son paroxysme. La situation des orphelins reste critique. Les cartes sont rebattues entre eux et leur nounou chérie puisqu’à présent chacun connaît les intentions des autres. Cet opus nous en apprend plus en particulier sur la configuration et les plans des lieux de l’intrigue.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

 

            Posuka Demizu glisse l’horreur sous les sourires. L’hypocrisie des personnages traverse leurs visages menteurs, que ce soient ceux des enfants, niant leurs stratégies d’évasion, ou celui de Mama, qui œuvre pour leur « bien ». Et lorsque l’on découvre un cadavre avec une fleur sortant du cœur au détour d’une page, c’est au milieu d’un décor théâtral, comme pour mieux semer le trouble entre ce qui pourrait se passer et ce qu’il faudrait éviter.

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

            « Il doit bien y avoir un moyen de s’échapper de cet enfer… Il y en a sûrement un, en dehors du sommeil et des rêves… » Orphelins de Grace Field House, méditez cette citation d’Hugo Pratt dans Corto Maltese. La lumière est au bout du chemin…

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : The promised neverland

Tome : 4

Genre : Survival

Scénario : Shirai

Dessins: Demizu

Éditeur : Kazé

Nombre de pages : 192

Prix : 6,79 €

ISBN : 9782820332844

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


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