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L’actualité à travers les siècles.  Croquis d’Histoire

 

 

« - Au plus haut trône du monde, Sire, encore ne sommes assis que sur notre cul. Mon ami La Boétie vous l’aurait mieux dit encore... »

 

 

 

 

 

 

 

                Michel de Montaigne l’a dit à ce bon Roi Henri. Que l’on soit manant ou orgueilleux, noble ou bâtard, chacun est assis sur son cul. Voilà qui en dit long sur la condition humaine. Cette condition humaine, elle est analysée par Michel Iturria depuis la naissance de l’humanité. Pauvre homme préhistorique qui restera dans l’anonymat parce qu’il a inventé le feu avant l’écriture. Et cet invité aux noces de Cana, il trouve que le vin est de si bonne qualité qu’il est certainement frelaté. Attila était un homme délicieux dans le privé et tous les chefs vikings n’avaient pas le sens de l’humour. Iturria démontre que, dès le départ, entre Orient et Occident, la communication était vouée à l’échec. Le recueil permet également de croiser quelques couillons, comme celui qui proposa aux anglais de tirer les premiers, à la bataille de Fontenoy. Croquis d’Histoire ne serait-il pas un précis de démocratie à travers les âges ?

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

                Après avoir été pendant quatre décennies, le pilier du dessin d’humour politique dans Sud-Ouest, Iturria poursuit sa carrière dans le dessin d’humour. Son côté Plantu (en plus drôle) a laissé place à sa face Sempé. Mais l’observation de l’homme de tous les jours n’est pas si éloignée que ça de l’homme politique. Le dessinateur se place en fin observateur et raille l’espèce humaine depuis ses origines avec finesse et rigolade. Car, si souvent dans le dessin d’humour, on sourit, avec Iturria, on rit de bon cœur, parfois même à gorge déployée. Classés de manière historiquement chronologique, les dessins remontent de l’homme préhistorique jusqu’à nos contemporains, en passant par l’Antiquité et le Moyen-Âge. Les amateurs de bande dessinée apprécieront particulièrement celui, un peu à part, opposant Blek le Roc, symbole de l’Illustré, à un jeune auteur de pompeux « roman graphique ».

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

                Originaire du Pays Basque et ayant fait toute sa carrière dans la presse quotidienne régionale, Iturria a publié plus d’une trentaine de recueils de dessins d’humour politique et quelques albums de bande dessinée de la série Les Rubipèdes, les ancêtres des Rugbymen de Beka et Poupard, ainsi que des réflexions de l’élève Grabouilleau avec le romancier Claude Bourgeyx.

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

                Après Dernières nouvelles de l’ours et Un brusque changement d’ère, Croquis d’histoire est le troisième volume de ce qu’il convient donc d’appeler du Dessin d’humour, du vrai !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Croquis d’Histoire 

 

Genre : Humour historique 

 

Scénario & Dessins : Michel Iturria 

 

Éditeur : Cairn

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 19,50 €

 

ISBN : 9782350688770

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


Le retour du héros.  Lanfeust de Troy 9 - La forêt noiseuse

 

« - Il se passe des choses, vénérable Flarpaite ! Etranges et préoccupantes ! Anormales et inquiétantes ! Inconcevables et alarmantes ! Sinistres et…

- Oui, c’est bon, j’ai saisi. Contrairement à mes collègues, j’écoute. Dites les choses une fois, ça suffira.

- J’ai commencé à classer. Premier tas : un nombre inhabituel de Sages victimes de mort brutale sans cause apparente. Des villes et des villages sont touchés dans toutes les régions.

- Ça dure depuis longtemps ?

- Plusieurs semaines.  Et le nombre de cas augmente. Second tas : les plaintes de villages n’ayant jamais vu arriver les Sages remplaçants que nous avons envoyés.

- Morts aussi ?

- Non, aucun cadavre signalé. Plutôt évaporés, envolés. »

 

 

 

 

 

 

 

                C’est la panique à Troy. Les Sages disparaissent un à un. Lanfeust s’est rangé des épées, sauf celles qu’il forge de sa main ganté. Ça fait douze ans qu’il est redevenu forgeron. Mais face au mystère bien ennuyeux qui inquiète les hautes autorités, Lanfeust va être amené à reprendre les armes. Qui plus est, des habitants, dont lui, perdent leurs pouvoirs. Accompagné d’Hébus, le troll devenu aujourd’hui bibliothécaire, d’Aspette, sa nièce au caractère bien « forgé », et d’Atastrophe, l’étudiant timide, Lanfeust va traverser la forêt pour découvrir les sources du problème.

 

 

 

 

© Arleston, Tarquin, Tarquin– Soleil

 

 

Après les sagas de Troy, des étoiles et l’Odyssey, Lanfeust de Troy est de retour pour des aventures unitaires. Le forgeron a un peu perdu de sa superbe mais il est toujours prêt à partir à l’aventure. S’il n’est plus dans la séduction, il reste dans la protection, en l’occurrence ici celle de sa nièce Aspette, dont le cocasse pouvoir magique est d’obliger les autres à lui faire la révérence. Mais elle n’en abuse pas parce que ça lui donne de gros boutons sur le visage. Quant à Hébus, qui aurait cru qu’il aurait troqué sa massue contre des livres ? Depuis le début de la série, Lanfeust de Troy fait la part belle aux femmes. Cixi et C’ian étaient tout sauf des potiches. Elles nous manquent. Mais Flarpaite débarque en femme de pouvoir et de décision. C’est la première femme qui fait partie du triumvirat qui dirige Eckmül. A bonne histoire, bon méchant. Lan-Khu joue ce rôle à merveille.

 

 

 

 

© Arleston, Tarquin, Tarquin– Soleil

 

 

Après la parenthèse (qui n’est pas refermée) UCC Dolores, Didier Tarquin retrouve son complice Christophe Arleston. Même si certains d’entre eux manquent, on retrouve avec bonheur ces personnages qu’on a accompagné lors de ce véritable renouveau de l’heroïc-fantasy qu’a été à l’époque le lancement de Lanfeust de Troy. C’était LA série qu’il fallait lire. Les auteurs ont toujours su gérer leur série sans prendre les lecteurs en otage trop longtemps. Les cycles ont été indépendants. Ils s’offrent et offrent à présent encore plus de liberté en transformant l’univers en série de one shots. Évidemment, ça peut paraître court, mais certains personnages principaux étant déjà plantés depuis fort longtemps, on arrive tout de suite à l’essentiel. Ça, c’est aussi le savoir-faire Arleston qui n’y va pas par quatre chemins.

 

 

 

 

© Arleston, Tarquin, Tarquin– Soleil

 

 

Les fans de fantasy traditionnelle pure et dure ne pourront pas ne pas apprécier cet album. Alors, si la forêt cherche querelle, c’est cinquante-quatre planches d’aventure drôle et punchy qu’elle nous fait trouver.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Lanfeust de Troy  

 

Tome : 9 - La forêt noiseuse

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Christophe Arleston

 

Dessins : Didier Tarquin 

 

Couleurs : Lyse Tarquin

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302092037

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


A l’assaut du château !  Waldor 2 - La chute d’Hélégard

 

« - Avancez !

- Ça vous plaît d’avoir plein de crapauds autour de vous ?

- Duc ! Regardez qui on vous amène.

- Oh-hooo ! Quelle surprise ! Je n’espérais pas te revoir de si tôt. Surtout que nous avons un compte à régler ensemble, Waldor ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Waldor et Bromir ont été capturés par le Duc Avengine qui a des comptes à régler avec eux. Il tient Waldor pour responsable de sa jambe perdue dans l’éruption du volcan. Le Duc tient sa vengeance. Il compte envahir la cité de Bagnum, faire chuter son souverain Hélégard pour prendre le pouvoir et reconstituer Obor, le terrifiant dragon, en plein cœur de la ville. Avengine compte bien que Waldor ne vienne pas entacher ses plans. Il a même une nouvelle arme, le propulsior, qui envoie un projectile bâti dans un alliage tellement robuste que rien ne lui résiste. Réussira-t-il à mettre ses plans à exécution ?

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Avec Waldor, on assiste au retour en force et de la BD animalière, et de la BD moyenâgeuse. Depuis le temps qu’on attendait ça. Waldor et sa bande, c’est Robin des Bois et ses joyeux compagnons. Avengine, c’est un parfait méchant comme il en faut à toute bonne histoire. On a aussi un Omnibus en la personne du Mage et un bon Seigneur du Château que ses ouailles apprécient, ainsi qu’un bouc, bourreau armoire à glace, qui va s’avérer être un compagnon d’armes bien précieux. Quant au dragon Obor dont il ne reste que la tête, vivante, il est réellement méchant, pas comme un certain Fafnir.

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Dans les années 60, David De Thuin aurait été une star du journal Spirou. Il est malheureusement né trop tard pour avoir côtoyé Peyo, Deliège, Mazel, Will et les autres. Tout dans le ton, dans le fond et dans la forme de Waldor respire l’âge d’or. N’entendez pas par là que la série soit old school. C’est simplement qu’elle prouve que cet âge est loin d’être mort et a encore des choses à raconter. Si les nouveaux responsables de chez Dupuis ne l’ont pas compris (on en reparlera lors de la chronique d’un autre album de David de Thuin chez Expé éditions), ce n’est pas le cas chez Glénat qui édite cette série. Au niveau découpage, De Thuin reste dans le classicisme des quatre bandes avec quelques demi-planches respiratoires offrant de belles vues d’ensemble, que ce soit l’assaut de Bagnum ou la place d’exécution.

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Waldor et ses compagnons campent dans un bosquet, sauf qu’il n’est pas hanté, contrairement à celui qui a été traversé autrefois par un certain Chlorophylle. Souhaitons au renard le même succès que le lérot.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Waldor

 

Tome : 2 - La chute d’Hélégard

 

Genre : Aventure moyenâgeuse

 

Scénario, Dessins & Couleurs : David De Thuin

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Tchô !

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782344044025

 

 

 



Publié le 26/02/2022.


Source : Bd-best


Une quête de la rédemption où le plus fort aura besoin du plus petit … L’Ogre Lion T.1 Le lion barbare

 

 

 

Fan de la série « Les 5 Terres », avec un saupoudrage de La Fontaine (les fables évidemment) et de certaines scènes de la trilogie du Seigneur des Anneaux, version animalier anthropomorphique ou encore d’autres imageries médiévales, vous allez être heureeeeeeux !

 

 

 

 

 

 

 

Voici « L’Ogre Lion – 1 – Le lion barbare » de Bruno Bessadi !

Nous le connaissions déjà avec ses comics de « Bad Ass » ou de « Le Garde républicain », son univers fantasy de zombies des catacombes de « Zorn et Dirna », ou encore sa version tellement mimi de Boucle d’Or ! Voici qu’il nous revient dans une nouvelle série des plus prometteuses !

 

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

Le point de départ ? Un camp de moinillons d’une secte d’herbivore dévouée au dieu cornu au pied d’une montagne. Wilt, jeune caprin parmi eux, assiste à l’attaque de celui-ci par une horde de loups ! Mais alors que tout semble perdu, un démon cornu surgit, menace les carnivores avant de le massacrer ! Il s’agit de Bakham Tyholi, l’Ecorché, l’Esprit de la Vengeance !

Pourtant Wilt affirme le contraire ! Ce serait un lynx qu’il a vu mourir et se transformer ! Un lynx ? Non, un lion, un être venant des Terres du Sud, très dangereux, paraît-il !

Et en effet, Bakham se réincarne en ce lion borgne, de fort mauvaise humeur et amnésique !

 

 

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

C’est ainsi que cet improbable duo s’associe pour retourner dans les terres du sud. Wilt afin de revenir à son village d’où il a été kidnappé et Ksogi le lion, roi des monstres et des tyrans pour retrouver la mémoire et son trône.

En chemin, les embûches, obstacles et nouveaux compagnons vont égrener leur parcours.

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

 

Quel est le secret de Ksogi ? Pourquoi, en mourant, fait-il place au terrifiant et sanguinaire Bakham, qui lui sait tout de lui ? Quelles sont ses bribes de souvenirs qui viennent le hanter ? Ses enfants et leurs reproches ? Comment et pourquoi ce dieu de la Vengeance cohabite-t-il avec lui dans cette même enveloppe … transformable seulement à sa mort ?

Pourquoi les adorateurs du dieu cornu courent-ils derrière Wilt ? …

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

Que de questions dont nous espérons les réponses dans la suite …

Une saga (en 3 tomes) prenante tout en évitant la surmultiplication des protagonistes ou des intrigues ! En tout cas, au début …

 

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

 

 

Le dessin, le trait, les couleurs, l’ambiance sont un tout pétillant faisant la part belle à l’aspect heroic fantasy du récit. Un cadrage, un découpage de planches rythmant idéalement la nervosité de certaines scènes de combat ou au contraire le comique d’autres rencontres plus burlesques. Que du plaisir pour les yeux lors de la lecture.

 

Bref, tout y est pour nous assurer un triptyque passionnant.

 

NB : a signaler la présence, en fin de livre, d'un cahier de croquis avec descriptions des principaux personnages et explications des différents clans !  A surtout ne pas louper !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Le lion barbare

 

Série : L’ogre lion

 

Tome : 1

 

Genre : Fantasy - Animalier

 

Éditeur : Drakoo

 

Scénariste : Bruno Bessadi

 

Dessinateur : Bruno Bessadi

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN: 9782490735358



Publié le 23/02/2022.


Source : Bd-best


MĂ©fiez vous des apparences.  Molly West 1 - Le diable en jupons

 

« - Je crois que vous allez faire l’affaire.

- Je vous remercie de votre confiance, Madame. En lisant l’annonce dans le journal, j’ai pensé que votre initiative d’apporter la lecture jusque dans les…

- Ne vous fatiguez pas ! L’idée n’est pas de moi mais du Major Hood, un grand monsieur, mon fils ! Avec des hommes comme lui aux commandes, nous ne serions pas à la merci des états du Nord. »

 

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Zeppegno - Vents d’Ouest

 

 

La guerre de Sécession est terminée. Au fin fond du Far-West, Isabelle, alias Molly, une jeune femme, a répondu à une annonce pour apporter des livres dans des endroits perdus. Un cheval costaud, deux malles sur une carriole au cul d’une mule, et la tournée va pouvoir démarrer. Elle ira jusqu’au Sud de l’Etat, à la frontière mexicaine. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est qu’il n’y a pas que des livres dans les malles. Artie, l’orphelin qui vit dans la rue, s’y est caché. Il veut aller dans le Sud. Et à part les livres, il y a une surprise qui risque de causer bien des ennuis aux convoyeurs.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Zeppegno - Vents d’Ouest

 

 

Le duo indissociable Charlot/Fourquemin est de retour dans l’univers qui leur a porté chance avec Le train des orphelins : les Etats-Unis. Les cow-boys ont connu leur âge d’or mais ils n’ont pas dit leur dernier mot. Les auteurs sortent des sentiers battus en mettant en scène une femme dans un monde de brutes comme un chien dans un jeu de quille. Seulement, cette femme va rapidement montrer un visage inattendu. Molly n’est pas une potiche. C’est une précurseur du #MeToo. Elle compte bien montrer aux hommes qu’elle sait manier le colt aussi bien qu’eux. Elle est meurtrie dans sa chair et semble avoir des comptes à régler. Le titre n’est pas innocent. Quant à lui, Artie n’est pas là pour être un simple faire-valoir. Lui aussi a un vécu.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Zeppegno - Vents d’Ouest

 

 

Xavier Fourquemin est un dessinateur original. De séries en séries, quelques uns de ses personnages sont conçus comme des acteurs que l’on retrouve dans des rôles différents. Artie est le type de gamin que l’on a déjà croisé dans plusieurs de ses séries, et que l’on retrouve ici avec fidélité, comme un gimmick, comme si l’on faisait partie du cercle des amateurs de Fourquemin. Philippe Charlot est l’un des scénaristes sur qui il faut compter. Sa bibliographie commence à être bien conséquente avec des one shot qui ont compté comme Gran Café Tortini et des séries historiques comme Ellis Island.

 

Depuis Comanche, on n’avait pas vu d’héroïne titre dans le western BD. Molly West remet les pendules à l’heure et recharge les colts.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Molly West

 

Tome : 1 - Le diable en jupons

 

Genre : Western 

 

Scénario : Philippe Charlot 

 

Dessins : Xavier Fourquemin 

 

Couleurs : Chiara Zeppegno 

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782749309408

 

 

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


“Les cauchemars ne sont en fait que des rêves, en plus réalistes.”, citation de Dimitri Vallat.  La brigade des cauchemars 5 - Léonard

 

« - Alors, c’est le moment…  Le grand saut dans la tête de Léonard...

- Oui, je crois que vous êtes prêts. Mais ça va être compliqué… Et dangereux. Vous le savez, j’ai déjà tenté d’explorer son cauchemar, il y a longtemps. Des allers-retours incessants à la recherche d’Alice… Désormais, tout s’effondre dès que je franchis la porte du sas.

- Mais nous, on est la Brigade ! Son subconscient ne nous détectera pas !

- N’en sois pas si sûr. Léonard se doute qu’on cherche à entrer. »

 

 

 

 

 

 

 

Ultime épreuve pour Albert, Sarah et Tristan, alias la Brigade des cauchemars. Il est temps d’entrer dans la tête de Léonard pour tenter de ramener Alice, la mère de Tristan et  épouse d’Albert, prisonnière depuis longtemps de l’esprit du jeune homme perturbé. Entre rêve et réalité, les frontières sont de plus en plus ténues. Il va falloir jouer de stratégie, d’autant plus que des militaires malintentionnés tentent de faire main basse sur Morpheus, la machine qui permet de franchir la frontière des cauchemars.

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku, Langlais – Jungle !

 

 

Frank Thilliez, célèbre auteur de thrillers, confirme ses talents de scénariste de bande dessinée. En cinq volumes, il a créé un univers original, cohérent, avec la dose de surnaturel qu’il faut. En quelques albums, comme jadis un certain Club des cinq, la Brigade des cauchemars est devenu le groupe d’amis dans lequel on rêve tous d’entrer… On rêve d’entrer ? On cauchemarde d’entrer plutôt. Adressée aux jeunes adolescents, la série les emmène aux frontières de leurs peurs, aux portes de leurs cauchemars. Contrairement à ses romans pour adultes qui virent souvent au glauque, Thilliez rassure après avoir inquiété.

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku, Langlais – Jungle !

 

 

Yomgui Dumont fait tout passer par les yeux de ses personnages. Iris gigantesques ou pupilles minuscules, le lecteur est englouti dans les orbites. Les planches dans le monde réel restent classiques. Celles des rêves ont des intercases noires dans lesquelles le professeur, étant en contact avec les « voyageurs » est représenté comme sous forme d’un dessin fait à la carte à gratter. Dumont se lâche encore plus que dans les tomes précédents dans des doubles planches comme celle où les enfants préparent leur entrée dans l’esprit de Léonard, ou encore celle où ils se retrouvent coincés dans sa tête mais en dehors de ses rêves. Le dessinateur réalise une couverture efficace et mystérieuse dans laquelle les membres de la brigade sont prisonniers de la tête de Léonard. Aidé par la mise en couleurs de Drac, épaulée par Takaku et Langlais, on voit poindre la lumière de l’espoir dans l’obscurité du cauchemar.

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku, Langlais – Jungle !

 

 

Le cycle est terminé mais une porte s’ouvre vers une éventuelle suite. Ça peut être une fin en soi tout autant qu’une ouverture vers un second cycle. En attendant, une adaptation live est prévue pour 2023 pour France Télévisions.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La brigade des cauchemars

 

Tome : 5 - Léonard

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Franck Thilliez

 

Dessins : Yomgui Dumont

 

Couleurs : Drac, Takaku & Langlais

 

Éditeur : Jungle !

 

Collection : Jungle frissons

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782822232654

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


Gâteau, fluo, jumeaux, jeux de cartes et meurtres en série.  Détective Conan 99

 

« - Personne ne s’approche du corps ! Et personne ne quitte les lieux jusqu’à l’arrivée de la police !

- Empoisonnée, vous dites ? La victime Mizutoshi a été empoisonnée ?

- Oui… D’après les gars de la scientifique, ce gâteau qu’il a mangé avant de s’écrouler était parfumé au cyanure. »

 

 

 

 

 

 

 

La  fête d’anniversaire de la mannequin Remi Sekizawa tourne au drame. L’un des convives est mort en mangeant sa part de gâteau. Elle était empoisonnée. La victime gît au sol avec, inscrit sur le front : Vengeance divine. Il va falloir toute la perspicacité du jeune détective Conan pour trouver le coupable parmi les suspects. C’est la première enquête qu’il résoudra dans ce volume. Conan et ses amis partiront ensuite en visite à la ferme Hatoyama. Ils vont se retrouver enfermés dans un sous-sol avec un cadavre. Suivra une affaire de pièce close avec un macchabée à l’intérieur, avant de finir sur une affaire de tueur en série qui restera en suspens.

 

 

 

 

© 1994 Gosho Aoyama

© Kana 2021

 

 

 

99 volumes ! Multipliez à peu près par trois et vous obtiendrez le nombre d’enquêtes résolues par Conan, détective pas si jeune que ça. On reviendra sur sa longue carrière dans quelques semaines à l’occasion de la sortie événementielle du tome 100. Mais comment Gosho Aoyama fait-il pour d’une part se renouveler, et d’autre part proposer des enquêtes aussi minutieuses ? Le mangaka semble connaître tout sur tout, de la composition magnétique d’une météorite aux propriétés de l’encre d’un marqueur. Aoyama considère qu’il lui faut de quatre à douze heures pour trouver une intrigue, selon sa complexité. Afin de garder un large public, il les aborde avec un vocabulaire relativement simple, pas trop pointu. Conan peut être lu par de jeunes lecteurs. Il est censé avoir sept ans. Considérons que dès neuf ans, les lecteurs peuvent y trouver leur compte. Fine et intelligente, la série parvient à conserver ses lecteurs tout en gagnant de nouvelles générations.

 

 

 

 

© 1994 Gosho Aoyama

© Kana 2021

 

 

 

Si les volumes sont constitués d’enquêtes indépendantes, Aoyama n’en oublie pas le mystère principal. Conan, qui, on le rappelle à ceux qui l’ignoreraient, a avalé une pilule qui l’a renvoyé en enfance, retrouvera-t-il son corps d’origine ? Qui est cette organisation contre laquelle il lutte et qui est dirigée par un mystérieux « Boss » ? L’auteur, qui prétend connaître la fin mais n’a pas l’intention de conclure, avance homéopathiquement dans ce squelette narratif de la série, si bien que ceux qui n’auraient jamais lu cette série peuvent la commencer à n’importe quel tome et y trouver le plaisir polar. Les plus curieux auront loisir de remonter le fleuve des tomes pour tout comprendre.

 

 

 

 

© 1994 Gosho Aoyama

© Kana 2021

 

 

 

Mangas, Animes, adaptations live, Detective Conan est un univers polycéphale. Son auteur Gosho Aoyama est le digne héritier d’Agatha Christie et de Sir Arthur (Détective) Conan Doyle.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Detective Conan 

 

Tome : 99

 

Genre : Polar

 

Scénario & Dessins : Gosho Aoyama

 

Éditeur : Kana

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505084761

 

 

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


Qu’est-ce que tu dis ?  L’oreille de Vincent

 

« Comment, diable, ce cher Vincent Van Gogh a-t-il pu se meurtrir l’oreille gauche ? Au mauvais endroit au mauvais moment ? Toutes les hypothèses sont possibles... »

 

 

 

 

 

 

 

                Fils d'un pasteur néerlandais, c'est seulement en août 1880 à l'âge de 27 ans, que Vincent Van Gogh décida de devenir peintre. Autodidacte. Il commence par copier des dessins, particulièrement des scènes de la vie paysanne de Jean-François Millet, auquel il voue une estime quasi religieuse. Vincent peut compter sur l'aide matérielle et morale de son frère Théo. Il peint ses premières œuvres  autour du thème de la vie populaire, réalisant de nombreuses études de tisserands et de paysans, dans des tons sombres et lourds, comme la terre qu'ils labourent.

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                En 1886, venu à Paris dans l'espoir d'être mieux connu des milieux artistiques, et de vendre ses toiles, Van Gogh dut, comme beaucoup de ses amis impressionnistes, exposer dans la vitrine de salles de café ou de magasins. Officiellement, Van Gogh ne vendit de son vivant, en tout et pour tout, que deux tableaux, et ce par l'intermédiaire de Théo. Finalement, fatigué, dépressif, il souhaita quitter l'agitation de Paris, ses hivers rigoureux, pour le sud de la France où il emportait avec lui l'espoir de fonder une communauté d'artistes, un nouvel "Atelier du Midi".

                L'arrivée de Gauguin à Arles le 23 octobre 1888 devait encore accélérer la vie de Van Gogh, tout en contribuant à améliorer sa santé. Il était heureux, avant que les deux hommes ne s'opposent sur leur façon de travailler, et ce qu'il devait appeler, "la catastrophe", dans la journée du 23 décembre, qui vit Van Gogh menacer Gauguin avec un rasoir, avant de se mutiler partiellement l'oreille droite.

 

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                Ça, c’est la version officielle, que l’on peut lire en version plus détaillée sur le site impressionniste.net. Ce n’est qu’une version. Bob remet les pendules à l’heure et en propose 88 autres. Comme quoi, on ne sait jamais où est la vraie vérité. Van Gogh s’est peut-être endormi dans l’herbe pendant que le voisin passait la tondeuse. Il a peut-être été taquin avec Wolverine. Il a, pourquoi pas, mangé une fondu à côté d’un convive maladroit ou bien s’est trouvé mêlé à une manifestation de gilets jaunes. Qui peut affirmer détenir la vérité ? La vraie vérité se trouve probablement dans l’album de Bob.

 

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                Après ce drame, Van Gogh moribond fut conduit à l'hôpital de la ville où il retournera plus tard, se plaignant d'entendre des voix. Après plusieurs "attaques", Van Gogh sentit qu'il lui fallait quitter l'asile. Le 16 mai, il partit pour Paris, où il ne resta que quelques jours chez son frère, avant de partir, ne supportant plus le bruit et l'agitation de la ville, pour Auvers où il se confia au Dr Gachet, l'ami des peintres, dont il fera le portrait.

                Les circonstances exactes de son suicide le dimanche 27 juillet 1890 au soir restent mystérieuses. Il se tira une balle de revolver, réussit à se relever, mais ne décéda que le 29 juillet.

                Pendant son bref séjour à Auvers, moins de deux mois, il avait peint 70 toiles témoignant de la force d'âme et de la détermination avec lesquelles l'artiste avait poursuivi son but pendant dix ans.

                Son œuvre vue dans sa totalité révèle une étonnante richesse artistique et un grand pouvoir d'expression né des longues observations que le peintre tenait pour fondamentales dans son travail.

 

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                Toute cette vie, vous ne la trouverez pas dans le livre de Bob qui se concentre sur l’« affaire » de l’oreille. Trêve de plaisanteries. L’oreille de Vincent est un petit album drôlissime, bourré d’anachronismes hilarants et dans lequel l’auteur invite de nombreuses références qui parlent à tous, de Predator à Harry Potter en passant par Peter Pan et Matrix.

 

Van Gogh disait : « Cette vie artistique, que nous savons ne pas être la vraie, me paraît si vivante et ce serait ingrat que de ne pas s'en contenter. » Il aurait très bien pu le dire à propos de cet album.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’oreille de Vincent

 

Genre : Humour 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Bob

 

Éditeur : Expé éditions

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782955702796 

 

 

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


 

 

 

Une première bd est toujours pour un auteur un « bébé » particulier et un moment unique ! Mais que dire si en plus, cela se double par un premier bébé dans la même année ? C’est tout le bonheur que Quentin Rigaud connaît avec Stigma et dans quelques mois … prénom non dévoilé encore !

 

 

 

 

 

 

Nous avons donc eu le plaisir de rencontrer ce double papa pour la naissance du premier ! Une brique de 736 pages … entre S-F, éco-terrorisme, aventures et amitié. Quentin accouche d’une histoire prenante, pleine de sensibilité à certains moments, avec des personnages attachants. Un univers bien à lui qu’il a mis 7 ans à mûrir … pour 30 chapitres qui sentent bon l’écolo-humanisme positif.

Le compte rendu de cette rencontre sporale ci-dessous

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 

 

 

© Quentin Rigaud - Casterman

 

 

 

Titre : Stigma Odyssée sporale

 

Genre : Science-fiction

 

Éditeur : Casterman

 

Scénario : Quentin Rigaud

 

Dessinateur : Quentin Rigaud

 

Nombre de pages : 736

 

Prix : 27,00 €

 

ISBN : 9782203225800



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


La jeune fille aux papillons.  Ténébreuse 1 - Livre premier

 

« - Nous savons qui tu es. On nous a envoyées pour t’engager. Dans un sombre château, une jeune fille de sang royal est retenue prisonnière. Nous t’engageons pour la secourir et la ramener auprès de son père. Elle est très jolie.

- Ecoutez, je suis un mercenaire, pas un chevalier errant. Si vous avez besoin d’une épée pour une petite guerre privée, je suis votre homme, mais délivrer les princesses, très peu pour moi. »

 

 

 

 

 

 

 

Arzhur, mercenaire à l’honneur déchu, se voit proposer une occasion pour se racheter. Trois vieilles pouilleuses viennent lui proposer un marché. S’il délivre une jeune princesse prisonnière dans le sinistre château noir gardé par de dangereuses créatures, son père l’engagera comme compagnon d’armes et il sera riche. C’est une seconde chance qu’il ne faut pas laisser passer. Pour y parvenir, les trois vieilles lui offrent une épée exceptionnelle, la seule capable de trancher des monstres. Aider de son fidèle écuyer Youenn, Arzhur accepte le marché. Mais une fois la tâche accomplie, les mégères vont rebattre les cartes. Arzhur n’a pas l’intention de se faire faire.

 

 

 

 

© Mallié, Hubert - Dupuis

 

 

Hubert écrit un conte moyenâgeux dans la plus pure tradition de La belle au bois dormant, sauf qu’ici la princesse est plus trouble, plus troublée et plus troublante. Faisant écho à notre époque, comme savaient le faire Perrault, Grimm, Andersen et autres spécialistes du genre, l’histoire soulève un thème de société, en l’occurrence ici la famille. Arzhur se trouve au cœur d’une affaire de famille dont on ne sait pas trop qui est toxique pour qui là-dedans. Entre une mère mi-femme mi-bête aux jupons cachant une queue serpentant au sol et un père récupéré par une marâtre ne voulant pas lâcher le grappin qu’elle a posé sur lui, Islen est une princesse captive d’un conflit entre ses parents. Héritière de pouvoirs, elle cherche sa place dans une société qui ne veut pas d’êtres hors normes mais dans laquelle elle a un rôle à jouer grâce ou à cause de son sang royal. « Désolé, je n’ai rien à te donner. », dit Islen à un écureuil. « Les êtres vivants ne sont pas faits pour rester enfermés. Enfuis-toi dans la forêt. » Cette scène résume à elle seule l’essence de ce récit traitant, plus que de l’enfermement physique, de l’enfermement moral, psychologique.

 

 

 

 

© Mallié, Hubert - Dupuis

 

 

Vincent Mallié est magistral. L’ancien élève de Régis Loisel égale son maître. Le château noir, la ville en colère, l’invasion des rats, Mallié réalise des planches d’un aboutissement rare. Ténébreuse pourrait être sa Quête.

Petite parenthèse. Que ceux qui accusaient Pierre Seron de plagier le trait de Franquin se repentissent. Jamais ils ne diraient que Mallié plagie Loisel. Il est de la même famille, tout comme le sont dans la leur Seron et Franquin. Ceci dit pour mettre certaines pendules à l’heure. Fin de la parenthèse.

 

 

 

 

© Mallié, Hubert - Dupuis

 

 

Après Beauté et Peau d’homme, Hubert offre au Moyen-Âge un nouveau conte d’exception. Avec une relativement courte carrière alignant les albums tous plus réussis les uns que les autres, le scénariste nous a quitté en laissant un vide immense. Il nous restera toujours son œuvre qui a déjà un goût d’éternel, dont Ténébreuse qui brille d’une sombre clarté.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ténébreuse

 

Tome : 1 - Livre premier

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Hubert 

 

Dessins & Couleurs : Vincent Mallié

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Aire Libre

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN : 9791034746354 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


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