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Un conte fantastique, romanesque et envoûtant.  Aristophania 2 - Progredientes

 

« - Cette bouillabaisse mérite d’entrer au Panthéon des délices !

- J’aurais aimé en dire autant de ce que tu m’as apporté hier. Je ne peux rien faire pour la mère de ces enfants, Aristophania. Jamais un Calamyrh de la cour sombre n’a été aussi puissant. L’élixir dans lequel ce tissu a été trempé est un poison mortel pour l’Azur, un poison comme je n’en ai jamais vu. Il absorbe toute vie, toute lumière, toute énergie. Je ne peux remplir le vide qu’il a creusé chez Adèle Francoeur. Et je veux que tu mènes une autre croisade que celle qui concerne le sort de cette femme.

- Mais…

- Tu vas renvoyer les enfants chez eux. Ils ne doivent pas rester en Azur. »

 

 

 

 

 

Sur un apparent banal marché de bord de Méditerranée, Aristophania se voit confier une mission par une vendeuse de bouillabaisse qui n’est autre que la Reine d’Azur. Aristophania a sept jours devant elle pour se rendre à La Rochelle afin de rencontrer un chimiste, le chevalier Petitjean,. Lui seul pourra analyser le poison qui ronge Adèle et en trouver la provenance, avant que d’autres personnes en soient victimes.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Pour la Reine, l’Azur devient trop dangereux pour les enfants d’Adèle. Alors qu’ils viennent de retrouver leur mère dans un mauvais état, empoisonnée par un venin mystérieux, ils doivent partir. Mais ce n’est pas l’avis d’Aristophania. Pour elle, l’un d’eux peut les aider à remporter la guerre contre la cour sombre. La citadelle de la vieille dame est-elle si sûre qu’elle le pense ?

 

Joël Parnotte excelle dans les décors, les cadrages et les mises en scène. Les scènes sous l’eau et celles où Aristophania flottent dans l’air sont d’une maîtrise et d’une réussite certaines. Quelques gros plans de visages sont un peu rigides. Mais si l’on peut se permettre de faire un conseil à un si talentueux dessinateur, c’est d’éviter d’abuser d’à-plats noirs en sommet de cases. C’est un tic graphique qui fait à la fois son originalité et son défaut, qui est souvent réussi, mais qui peut aussi faire rater des cases. (cf. case 1 planche 56)

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Après avoir introduit les personnages dans le premier tome, Xavier Dorison place les pions d’un complot maléfique. Pour cela, il remonte aux origines du Royaume d’«Hyperborée » et de l’apparition de l’Azur, esprit ou entité, concept ou réalité, le flou reste volontaire.

 

Les progredientes sont ceux qui avancent, qui progressent vers un terme. Ce deuxième épisode est celui où chacun des enfants poursuit une quête de soi, à la fois se cherche, et à la fois s’affirme, en particulier Victor avec sa clairvoyance et ses capacités d’analyse. On retiendra l’histoire de la chaîne de l’éléphant, leçon de vie à méditer.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

L’originalité du concept de cette série est exceptionnel. En analysant le fond, on s’imagine un Seigneur des Anneaux. En observant la forme, on est plus proche de Peter Pan. Tout en étant, ni dans l’un, ni dans l’autre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Aristophania

 

Tome : 2 – Progredientes

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Dorison

 

Dessins & Couleurs : Parnotte

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505075592

 



Publié le 18/11/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4258 -  20 Novembre 2019

 

 

 

 

Lya sur les traces du coupable !

 

 

 

 

 

 

            Lya, la jeune avocate stagiaire en fauteuil roulant, est de retour pour continuer son enquête. Trouvera-t-elle le responsable de son accident et la raison du silence de ses parents ? Côté récits complets, on oscille entre une valeur sûre depuis 1975 : L’agent 212, et un des fers de lance de l’humour des années 2010 : Walter Appleduck. Spirou est plus que jamais transgénérationnel.

 

            Ce qui est rigolo, c’est que la couverture de cette semaine où une ombre plane sur l’héroïne et celle de la semaine dernière avec H.O.M.E ont exactement la même composition.

 

            Il ne sera jamais « Trop tard » pour lire le mini-récit de Pau avec un retournement de situation final qui rappelle qu’on récolte toujours la monnaie de sa pièce.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Pau - Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Sur les traces du coupable

Harmony : Dies irae

Spirou chez les Soviets

 

 

Récits complets :

 

Agent 212 (L’)

Walter Appleduck : L’appétit vient en mangeant mais il faut des trucs à manger.

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Cramés !

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kahl & Pörth

Macadam Valley  (La pause-cartoon)

Méthode Raowl (La)

Nelson

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Alfred

En direct du futur : Boisvert & Colpron (Mort et déterré)

Interview : Da Cunha & Carbone

Jeux : Les jeux de Lya (Caritte)

Leçon de BD (LLa) : Dab’s

 

 

Supplément :

 

Mini-récit : Trop tard (Pau)

 

 

En kiosques et librairies le 20 Novembre 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 17/11/2019.


Source : Bd-best


Rome n’a pas d’amis, seulement des serviteurs et des esclaves.  Alix 38 - Les Helvètes

 

 

« - Le territoire helvète, vidé de sa population, était devenu une porte ouverte aux incursions des Germains. Donc, après qu’ils eurent prêté serment d’allégeance à Rome, j’ai renvoyé les Helvètes chez eux, leur fournissant assez de blé pour qu’ils puissent survivre sur les terres qu’ils avaient eux-mêmes dévastées. Mais aujourd’hui, j’ai besoin de garantir durablement la frontière, afin de tourner mes légions vers les royaumes parthes qui deviennent menaçants. Je vais donc implanter des colonies romaines en territoire helvète. Les chefs helvètes sont divisés, et le pays n’est pas sûr. Et c’est là que tu interviens, Alix… Tu vas partir à la rencontre des tribus et t’assurer de leur loyauté. »

 

 

 

César envoie Alix en Helvétie afin d’y porter des trésors destinés aux divinités des locaux. Son statut de patricien et ses origines celtes font de lui le parfait émissaire pour cette mission. Rome a besoin de forger une alliance solide et durable. Mais entre les maraudeurs des tribus alpines et les pillards germains, le voyage ne sera pas de tout repos. Audania, fille celte d’un ami de César, accompagne Alix dans son périple, ainsi que le jeune Lucius, chargé de rendre compte de l’installation des colons.

 

 

 

 

© Bréda, Jailloux, Chagnaud - Casterman

 

 

Cinquième album du duo Jailloux/Bréda. Depuis la disparition de Jacques Martin, le duo des Marc est le seul « groupe » de repreneurs à être du niveau du maître. Basée sur un synopsis du créateur d’Alix en personne, Les Helvètes en a l’esprit, le ton et les gênes.

 

 

 

 

© Bréda, Jailloux, Chagnaud - Casterman

 

 

Marc Bréda présente un scénario historiquement pointu. Il intègre les poncifs de Martin : un incipit réel, une problématique politique et des personnages forts. Audania retrouvera sa tante Senaca, une chef celte, n’admettant pas la domination romaine, refusant la soumission des Helvètes et se positionnant comme un rempart face à un Alix tout à la fois diplomate et déterminé à accomplir la mission que lui a confié César. Le scénariste glisse des allusions à l’actualité, ou bien est-ce que parce que les hommes n’ont pas évolué, toujours est-il que le #balancetonporc aurait déjà été utile à l’époque. Le final dramatique laisse un peu circonspect parce qu’il montre d’une part un Alix assez passif et résigné, manquant de caractère, et d’autre part une disparition tragique convenue. Enfin, Enak est l’oublié du récit, faisant une figuration inutile. L’ensemble ne décevra cependant pas les fans de la première heure car l’œuvre créée par Martin est poursuivie dans un respect certain.

 

Graphiquement, Marc Jailloux est dans les chaussons de son mentor époque « Enfant grec ». Un Capitole rutilant de lumière ouvre l’album. Somptueux. Le cœur du récit se passe ensuite dans les montagnes suisses dont l’auteur reproduit les forêts avec un réalisme que les couleurs de Jean-Jacques Chagnaud mettent en valeur.

 

 

 

 

© Bréda, Jailloux, Chagnaud - Casterman

 

 

Après Astérix, il y a quelques années, c’est au tour d’Alix, mais d’une autre façon, de nous emmener chez les Helvètes.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Alix

 

Tome : 38 - Les Helvètes

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Bréda

 

Dessins : Jailloux

 

Couleurs : Chagnaud

 

D’après un synopsis de : Jacques Martin

 

Éditeur : Casterman

 

Parution : 27 Novembre

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203166622

 



Publié le 16/11/2019.


Source : Bd-best


T.P.V ? La naissance de la 2 CV Citroën

 

 

T.P.V trois initiales qui pour la plupart d’entre nous n’ont aucune signification. Et pourtant, c’est l’ancêtre d’une voiture qui va se vendre à plus de cinq millions d’exemplaires plus connue sous le nom de 2 CV Citroën.

 

 

 

 

 


Tout débute au commencement des années 1920 avec une enquête commanditée par les frères Michelin (André et Édouard) menée dans la France entière afin de déterminer ce que devait être une voiture accessible à tous. Accessoirement, il s’agissait d’un projet permettant de vendre des pneumatiques qui ne sera pas suivi par les constructeurs français.

 

 

 

 

© Dugomier – Wozniak - Glénat

 

 

 

En 1935, lorsque Michelin reprend Citroën, Pierre Boulanger en devient le vice-président et relance l’idée de la T.P.V (Toute Petite Voiture) destinée plus particulièrement aux commerçants, agriculteurs, ecclésiastiques, ouvriers. Il écrit un cahier des charges draconien, la définissant avec quatre places assises, 50 kg de bagages transportables, 2 CV fiscaux, une traction avant pouvant atteindre une vitesse de pointe de 60 km/h, une boîte à trois vitesses. Un véhicule facile d’entretien avec une suspension permettant de traverser un champ labouré avec un panier d’œufs sans en casser un seul et ne consommant que 3 litres aux 100 kilomètres. Elle doit aussi pouvoir être conduite facilement par un débutant.

 

 

 

 

© Dugomier – Wozniak - Glénat

 

 

 

Le projet va connaître plusieurs stades : recherche du moindre coût en combinant les meilleures solutions techniques, des essais réels plus ou moins concluants ont lieu sur le site de la Ferté-Vidame. Alors que le prototype de la voiture devait être présenté au salon automobile de Paris en 1939, la situation internationale va en décider autrement. À l’entrée de la Seconde Guerre mondiale, l’ensemble des prototypes seront détruits ou mis à l’écart afin d’éviter que l’envahisseur allemand ne se les approprie (en 1994, trois d’entre eux seront retrouvés cachés dans un grenier.)

 

 

 

 

 

 

© Dugomier – Wozniak - Glénat

 

 

À la libération, les travaux et essais vont reprendre, Pierre Boulanger faisant appel à Flaminio  Bertoni (créateur esthétique de la Traction Citroën) pour donner une touche esthétique finale à la 2 CV. Début octobre 1948, la voiture est présentée au salon de l’auto inauguré par le président Auriol. Accueillie avec dérision par les constructeurs concurrents, la 2 CV va rencontrer un énorme succès international que Pierre Boulanger ne connaîtra jamais, ce dernier étant décédé accidentellement au volant d’une traction 15 six en novembre 1950.

 

 

 

 

 

 

C’est cette histoire passionnante que nous propose de vivre le scénario de Dugomier. Les illustrations sont signées par Olivier Wozniak, un dessinateur dont je me réjouis du retour au premier plan des sorties BD. En résumé, la saga d’une voiture produite jusqu’en 1990 à plus de cinq millions d’exemplaires.

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Titre : La naissance de la 2 CV

 

Genre : Automobile

 

Scénario : Dugomier

 

Dessins : Wozniak Olivier

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344029060



Publié le 16/11/2019.


Source : Bd-best


A travers les conflits du siècle, Mattéo dans la guerre civile espagnole.  Mattéo 5 – 5ème époque (septembre 1936-janvier 1939)

« - Jusqu’à votre arrivée tapageuse, j’exerçais une petite influence dans la région. Certains bruits courent encore jusqu’à moi… Ils peuvent s’arrêter au rez-de-chaussée. Pour d’autres, je les laisse monter jusqu’à l’étage… Enfin, jusqu’à vous.

- Et vous me suggérez d’y prêter l’oreille ?

- Nous n’écoutons pas les mêmes hymnes, peut-être pouvons-nous nous accorder sur les bruits. Qu’en pensez-vous ?

- Que pour votre âge vous avez l’oreille fine… Méfiez-vous que, dans d’autres circonstances, elle ne vous mène au poteau d’exécution.

- Vous croyez me faire peur, et vous me faites rêver.

- C’est le propre des révolutions. »

 

 

 

 

 

Septembre 1936. On retrouve Mattéo dans une Espagne en proie à la guerre civile. Franco, le généralissime, s’est auto-proclamé chef de l’état nationaliste. Mattéo vit chez Don Figueras, riche vieillard propriétaire de la villa squattée par les rebelles. Amélie étant prisonnière des franquistes, Mattéo propose de l’échanger avec le curé du village. Mais si la guerre contre les fascistes laisse des traces, un autre conflit perturbe le clan : Aneschka ne semble pas prendre si bien que ça le retour d’Amélie.

 

 

 

 

© Gibrat - Futuropolis

 

 

La guerre d’Espagne est complexe. L’armée a tenté de renverser le gouvernement de Front populaire. Les extrêmes, gauche et droite, commettent des attentats. Le gouvernement  arme le peuple. Communistes et anarchistes mènent leurs combats. Comme aurait dit quelqu’un, c’est la chienlit. Mattéo ne se contente pas de l’observer. Il y participe. Comme quoi, on peut être un héros et mouiller sa chemise. Gibrat se sert de l’Histoire pour raconter son histoire, ce qui lui donne encore plus d’intensité.

 

 

 

 

© Gibrat - Futuropolis

 

 

On savait Jean-Pierre Gibrat dessinateur de grande classe. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi il n’est pas cité plus souvent dans la liste des « grandprimables » d’Angoulême. On le savait aussi maître de la couleur directe. On le connaissait scénariste minutieux. On l’apprécie de plus en plus comme un dialoguiste exceptionnel. Chaque parole est écrite comme un échange théâtral, mais sans la grandiloquence de cet art qui est un spectacle vivant sur scène, tout simplement avec une justesse et une finesse percutantes, comme dans les grands films de cinéma. Preuve en est l’introduction entre Mattéo et Don Figueras. Ou encore celui-ci : « La guerre se déchirait un peu plus loin… L’aviation nous la raccommodait. ». Paradoxalement, Gibrat est aussi adepte des planches muettes. L’échange des prisonniers de guerre se fait dans un silence tendu.

 

 

 

 

© Gibrat - Futuropolis

 

 

Il reste une époque pour clôturer la saga Mattéo. Que va-t-il lui arriver en Mai 1940 ? L’homme aura traversé tous les conflits européens du XXème siècle à travers l’Europe qui brûle.

 

Pour la suite, Gibrat prévoit une suite au Vol du corbeau dans laquelle Jeanne suivra François en Indochine. Il se pourrait même qu’il y ait des liens avec l’univers de Mattéo. Des jalons seront posés dans le sixième et dernier volume de cette série.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Mattéo

 

Tome : 5 – 5ème époque (septembre 1936-janvier 1939)

 

Genre : Histoire

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Gibrat

 

Éditeur : Futuropolis

 

Parution : 20 Novembre

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9782754807463

 



Publié le 16/11/2019.


Source : Bd-best


Le nouvel associé du diable.  Harmony 5 - Dies irae

« - Qu’est-ce que… C’est une blague ? Qui êtes-vous bordel ?!

- Je suis ce que tu recherches depuis tant d’années. Je suis la toute puissance. Je suis ton Dieu. Accepte de te soumettre et je te redonnerai vie. Sois mon serviteur et je t’offrirai  le pouvoir.

- Que… Que voulez-vous que je fasse ? Qu’attendez-vous de moi ?

- Es-tu prêt à m’obéir aveuglément pour vivre à nouveau, Harold ?

- Pour faire quoi ? Je ne comprends pas…

- Oui ou non, la vie ou la mort, la lumière ou les ténèbres. Quelle est ta décision, Harold ? Le temps presse...

- Oui, oui, je ferai ce que vous voudrez !

- Ainsi soit-il. »

 

 

 

 

 

Harold Richards a signé un pacte pour revenir d’entre les morts sous des conditions spécifiques : un contrat moral implacable avec une entité mystérieuse. L’homme accepte et revient le visage caché sous un masque tel les tueurs d’Halloween ou de Scream. Il constitue une équipe de mercenaire afin de retrouver Harmony et les siens, cachés dans une maison isolé en forêt. La première étape est de kidnapper Eden et Payne. Mais pour cela, il va falloir éloigner Harmony. Richards et son « diable » gardien en ont-ils les pouvoirs ? Les rêves mènent à tout...

 

 

 

 

© Reynès - Dupuis

 

 

Harmony est pratiquement absente de ce cinquième épisode. Mathieu Reynès avait envie de consacrer un album aux méchants de la série. Loin de tomber dans l’empathie ou la compassion, il donne des clefs pour mieux les comprendre. Le dessinateur s’est donné une difficulté supplémentaire en affublant le ressuscité Harold d’un masque froid et angoissant. L’émotion et les sentiments ne peuvent passer que par les yeux. Grâce à son expérience, Reynès y parvient parfaitement avec des angles de vue et des cadrages calculés. Par ailleurs, le lecteur avisé remarquera le clin d’œil à Magic Seven. On vous laisse chercher.

 

 

 

 

© Reynès - Dupuis

 

 

Reynès tombe dans une mode graphique utilisant les flous pour mieux séparer les différents degrés de profondeur d’une image. On perd l’intérêt de la bande dessinée en lui insufflant les défauts du cinéma. Il n’en abuse heureusement pas, mais pourrait aisément s’en passer complètement.

 

 

 

 

© Reynès - Dupuis

 

 

Pour la première fois, peut-être pour encore mieux les fusionner avec son trait, Reynès réalise les couleurs tout seul. Le profane n’y verra pas la différence. Les tons et les ombres donnent une profondeur presque 3D aux dessins. Le scénario étant plus sombre que les précédents, les couleurs le sont aussi. Ajoutons à cela les trois planches en noir bordeaux de début d’album, et l’on remarque la volonté de l’auteur d’oser et d’aller plus loin.

 

 

 

 

© Reynès - Dupuis

 

 

Harmony est une série qui se complexifie, dans le bon sens du terme, au fil des albums. A la manière d’une série télévisée dont les ramifications se développent d’un épisode à l’autre, elle a ce côté addictif qui fait que l’on a hâte de savoir ce qu’il va arriver aux personnages et comment les rebondissements vont changer le cours du récit dans des moments de tension.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Harmony

 

Tome : 5 - Dies irae

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario, Dessins & Couleurs  : Reynès

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034736959

 



Publié le 15/11/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4257 -  13 Novembre 2019

 

 

 

 

Dans un instant, la vie de cette famille va changer. H.O.M.E

 

 

 

 

 

 

 

            Il n’y a pas que la vie de cette sympathique famille qui va changer. Celle des lecteurs de Spirou aussi. Alors qu’ils s’apprêtaient à aménager dans leur nouveau pavillon, un robot géant vient de prendre la place de leur nouveau domicile. Pas démontés pour un sou, les membres de la famille vont rentrer dedans et s’installer dans leur nouveau chez eux. Bourhis et Spiessert lancent leur série avec un long récit de dix planches. Ça s’annonce bien déjanté comme Les cavaliers de l’apocadispe et Walter Appleduck.

 

            C’est la valse des fins avec la conclusion des Tuniques Bleues, de Jérôme Bloche et de Tif et Tondu.

 

            En bonus abonnés, on retrouve les poilants hommes préhistoriques de Bouzard dans un Stripbook dans lequel l'un d'entre eux va faire une mauvaise rencontre.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Bouzard - Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Harmony : Dies irae

Jérôme K.Jérôme Bloche : Contrefaçons

Spirou chez les Soviets

Tif et Tondu : Mais où est Kiki ?

Tuniques Bleues (Les) : La bataille du cratère

 

 

Récit complet :

H.O.M.E : Ma maison trop space (Bourhis & Spiessert)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley  (La pause-cartoon)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Savoïa

En direct du futur : Trois sœurs (Barbucci)

Interview : Bourhis & Spiessert

Jeux : The robot mega party (Joan)

Spirou et moi : Arroyo

 

 

Supplément abonnés :

Stripbook : La mauvaise rencontre (Bouzard)

 

 

En kiosques et librairies le 13 Novembre 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 14/11/2019.


Source : Bd-best


Flamenco, flammes & Co.  Studio Danse 11

 

 

« - Je m’appelle Lamentacion ! Et voici Paqui !

- Nous allons vous initier au Flamenco, cette danse et ce chant typiques de l’Andalousie !

- Pour ressentir le Flamenco, il faut puiser au fond de votre âme toutes les émotions qui sont en vous…

- Si ! Il faut vivre avec son cœur !

- ça ne va pas mieux, Alia ?

- Non ! Mon copain me maaanque ! J’aimerais tant le revouaaaaar !! »

 

 

 

 

Julie, Alia et Luce sont en stage Flamenco en plein cœur de Séville, avec Mary, leur prof de modern jazz. Dès leur arrivée, Alia est en manque de son petit copain Evan. Mais ça vaut le coup de souffrir quand on s’entraîne dans de si belles tenues traditionnelles. Pendant ce temps, Carla va vite se rendre compte qu’elle a tout intérêt à ce que ses camarades de classique reviennent. Quant à elle, Capucine, la petite sœur de Julie, est l’Etoile de la maison. Et les parents, ils apprennent ce que c’est que d’avoir des filles passionnées de danse.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

Le trio Crip-Beka est de retour après deux ans d’absence avec les pensionnaires de leur école de danse, occupés sur la série Les fées Valentine chez Dargaud. Ils nous promettent que ça ne se reproduira plus puisque Les fées vont changer de dessinateur.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

Crip est un dessinateur classique, avec un trait universel, propre, net et précis. Il maîtrise une pure ligne claire. Il n’est pas évident de faire danser des personnages. Qu’il s’agisse justement de classique, avec des exercices de barre, de Hip-Hop, de disco ou de flamenco, Crip sait trouver les mouvements justes pour faire virevolter ses personnages.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

La coloriste Maëlla Cosson respecte le trait de Crip. Elle reste sobre dans les scènes de jour et laisse éclater ses couleurs dans les soirées. Ce qui est remarquable et qui ne se remarque pas, preuve d’un travail bien fait, c’est que l’escapade en Espagne qui occupe un petit tiers de l’album nous amène réellement dans la chaleur sévillane.

 

Les Beka sont des scénaristes éclectiques. Ils excellent dans des domaines extrêmement variés : de l’aventure en contexte historique précis avec Champignac, de l’humour sportif avec Les rugbymen, de la philosophie avec Le jour où… Bien qu’étant une série de gags, on peut plus facilement qualifier Studio Danse de série tendresse plutôt que de série humoristique. Les sourires sont légers, mais il se dégage de l’univers musical qu’ils ont créé un sentiment de bien-être et de bonheur communicatif aux lecteurs. Les jeunes filles ne sont pas de simples adhérentes à des cours de danse, elles ont une famille, une vie de collégiennes, éventuellement des petits copains. Elles sont actrices de leur vie, et c’est ça qui est primordial pour que les lectrices s’identifient à elles.

 

 

 

 

© Crip, Béka, Cosson - Bamboo

 

 

En sortant simultanément leurs deux blockbusters féminins, les éditions Bamboo réalisent un doublé gagnant. Les Sisters ont dépassé les quatre millions d’albums vendus. Studio Danse se situe au-delà du million et demi. Et ce n’est pas parce que ce sont des séries de « filles » que les garçons n’ont pas le droit de les lire.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Studio Danse

 

Tome : 11

 

Genre : Humour chorégraphié

 

Scénario : Béka

 

Dessins : Crip

 

Couleurs : Cosson

 

Éditeur : Bamboo

 

Parution : 13 novembre

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818967379



Publié le 13/11/2019.


Source : Bd-best


Bismarck, un jeu de cache cache de la bataille jusqu'au terrible naufrage

Nous connaissons si nous sommes amoureux de la marine : Jean-Yves DELITTE .
C'est un passionné de l'univers maritime et il nous propose depuis quelques années une dizaines d'ouvrages BD  afin d'appréhender  sous un nouvel angle les grandes batailles navales.
La belle surprise vient de cette BD : le BISMARCK.

Résumé de l'éditeur : Nous sommes le 24 mai 1941. La guerre embrase le monde depuis plus d’un an. L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste se sont alliées pour étendre sur toute l’Europe et davantage leurs visions funestes et abjectes. Les grandes démocraties, qui pourtant semblaient puissantes, n’en finissent pas de reculer. Quelque part dans les eaux glacées, entre les terres du Groenland et celles d’Islande, quatre redoutables vaisseaux s’affrontent dans un déluge de feu et d’acier.

 

 

 

© Delitte - Glénat

 

 

Parmi eux, le Bismarck, fleuron de la marine allemande, fait montre de sa toute-puissance et coule le HMS Hood britannique. Ivre de vengeance, la Royal Navy mobilise une véritable armée navale pour intercepter l’impétueux cuirassé allemand avec comme seul mot d’ordre : le couler !

Une course folle s’engage car le titan allemand a été blessé dans la confrontation et il cherche à rejoindre les côtes françaises pour se réparer.

Tout d'abord une petite piqûre d'histoire : le BISMARCK est le premier cuirassé de la classe BISMARCK . Construit sous l'Allemagne nazie, il est connu comme le plus grand à l'époque (au niveau de européen), au niveau mondial et devant lui il y avait deux cuirassés Japonais.

 

 

 

© Delitte - Glénat

 

 

Entre le contrat de construction en 1936 et son lancement, il y a juste trois ans. Ce fut une prouesse de technologies à l'époque et le plus rapide des vaisseaux de sa classe.

Nous abordons la bataille navale par un des rares rescapés du BISMARCK (un peu plus de 110 sur 2200 hommes d'équipage). Il explique à son petit fils le jeu de cache cache de la bataille jusqu'au terrible naufrage : seulement 9 mois aprés son lancement ....

 

 

 

 

© Delitte - Glénat

 

 

Le cahier pédagogique tient haut son rang dans la collection  LES GRADES BATAILLES NAVALES par sa recherche iconographique et bibliographique. Une très belle réussite dans cette collection.

 

Chroniqué par Horus66


Titre : Le Bismarck

Scénario et dessin : Jean-Yves Delitte

Genre : Historique

Collection : Les Grandes batailles navales

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 56

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782344031063



Publié le 13/11/2019.


Source : Bd-best


Au revoir, Tome ! Merci pour tout.  Le petit Spirou 18 - La vérité sur tout !

 

 

« - Surprise !

- Tu m’as cueilli des fleurs, c’est gentil ! Avec les racines...

- Je ne voulais pas les couper. Et puis comme ça, tu pourras les replanter chez toi…

- Eh bien, moi, je savais que tu viendrais. Je nous ai préparé un pique-nique.

- Tu savais ? Mais comment ?!

- Ben, c’est comme ça les amoureux. On s’espère, on s’attend… On imagine, on est prêts l’un pour l’autre à chaque instant.

- D’où le pique-nique ! Ha ha, je comprends.

- Surprends-moi plutôt avec une de tes histoires. Que s’est-il passé pour toi cette semaine ?

- Ah, ben justement… Faut que je te raconte ça ! »

 

 

 

 

 

Les grands esprits se rencontrent. Quand le petit Spirou amène un bouquet de fleurs (arrachées à l’instant) à la petite Suzette qui est en train de barboter dans une mare, celle-ci l’avait intuitivement prévu et avait préparé en secret un pique-nique. Les amoureux, comme elle le dit, ça s’espère et ça s’attend. Les tourtereaux s’installent et le petit Spirou raconte comment s’est passée l’inspection du prof de gym M.Mégot par M.Deltoïde, son baraqué supérieur hiérarchique. Mais la visite, qui devait être à l’origine unique et ponctuelle, s’est avérée quotidienne depuis quinze jours. Mais pourquoi donc ? La vérité est parfois bien cachée.

 

 

 

 

© Tome, Janry, Cerise - Dupuis

 

 

C’est cette « histoire vraie » qui ouvre le dix-huitième album du Petit Spirou. Les gags plus bidonnants les uns que les autres succèdent à ce récit étonnamment tendre. Bien sûr, il faut aimer l’humour gras, mais on est habitué. Le petit Spirou fait maintenant partie de la famille. Alors entre les flatulences de Monsieur Mégot et ses passages aux toilettes, comme on dit, ça dépote ! Et quand ce dernier décide de faire un cour de « méditure », la sagesse des corps et des esprits des écoliers est dans un bon karma.

 

 

 

 

© Tome, Janry, Cerise - Dupuis

 

 

L’album précédent du Petit Spirou date d’il y a déjà quatre ans. Il n’a pas été évident pour les auteurs de se remettre de la disparition de Stuf, le coloriste attitré de la série, le troisième larron de la série. Cerise le remplace avec les honneurs en se glissant dans ses chaussons, tant et si bien que les lecteurs distraits n’y verront pas de différence.

 

Janry fait partie du cercle très restreint des dignes successeurs de Franquin. On aurait rêvé qu’il eut pu « jouer » avec le Marsupilami. Les tracasseries éditoriales ne lui ont pas permis de le faire quand il était aux manettes du grand Spirou. Avec le petit Spirou (et son complice Tome), il a su créer l’univers parallèle avec le succès que l’on sait.

 

 

 

 

© Tome, Janry, Cerise - Dupuis

 

 

Il aurait été formidable de lire Tome et Janry sur une belle grande série d’aventures rien qu’à eux. Les lecteurs auraient eu envie de les voir sur plus d’ « espaces ». La grande faucheuse ne leur a pas laissé le temps de le faire. Tome nous a quitté le 5 octobre dernier, nous laissant tous malheureux. Les auteurs Dupuis se sont mobilisés pour honorer comme il se doit la mémoire de Tome et la sortie de l’album disponible avec trois couvertures différentes.

 

 

 

 

© Tome, Janry, Cerise - Dupuis

 

 

En hommage à Tome qui n’aurait pas voulu que l’on s’arrête de rire, poilons nous avec ce petit Spirou, subversif et détonnant, qui se permet de faire ce que (l’on croit que) nos enfants n’oseraient pas faire.

 

18 ans, c’est l’âge auquel on devient adulte et à partir duquel on peut voler de ses propres ailes. Aujourd’hui, Petit Spirou, tu as 18 albums. 18, comme 18 ans (même si tu as été créé il y a plus longtemps). Tu vas devoir te passer d’un de tes créateurs, comme si tu étais devenu adulte. Mais merde, c’est pas parce qu’on arrive à 18 qu’on n’a plus besoin de ses parents...

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le petit Spirou

 

Tome : 18 - La vérité sur tout !

 

Genre : Humour

 

Scénario : Tome

 

Dessins : Janry

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Parution : 15 Novembre

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034731251

 



Publié le 13/11/2019.


Source : Bd-best


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