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L’art de l’enfance.  Miss Charity 1 - L’enfance de l’art

« - Bonjour, je suis Charity Tiddler. J’espère que vous allez bien.

- Piii !

- Je suis très contente de vous connaître et…

- A qui parlez-vous ? Madame vous cherche… Mais à qui parliez-vous ? Allons que cachez-vous dans vos mains ?

- Je ne sais pas son nom.

- Le nom de qui ? Dieu nous vienne en aide ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Lorsque Tabitha, la bonne, découvre que la jeune fille de la famille Charity est en pleine conversation avec une souris, son sang ne fait qu’un tour. Mais elle ne dira rien. Au contraire, elle fournira même une cage pour celle qui sera baptisée Miss Petitpas. Aux bons soins du Dr Tiddler, le muriné ne sera pas la seule pensionnaire de la maison. Dick et Jack, les hérissons, la grive à l’aile cassée et l’oisillon tombé du nid ne seront que les premières bestioles recueillies par la petite Brigitte Bardot avant l’heure, toute droit sortie d’un roman de Sophie Rospotchine. Dans une Angleterre victorienne fin d’époque, une petite fille avec une passion atypique et un caractère déterminé va vivre les plus belles années, celles de l’enfance qui font ce que l’on devient.

 

 

 

 

© Clément, Montel, Murail - Rue de Sèvres

 

 

                L’histoire de Charity commence comme un film d’horreur. Ses deux sœurs sont mortes. Pour ses parents, elle n’est qu’une ombre destinée à rester à sa place, à être éduquée par des précepteurs et soignée par des bonnes. Mais grâce à un enthousiasme pour les petits animaux et la nature, l’enfant va prendre en main son destin. La faconde avec laquelle elle répond à son entourage, toujours avec respect mais avec aplomb, fait d’elle une figure du féminisme avant l’heure.

 

 

 

 

© Clément, Montel, Murail - Rue de Sèvres

 

 

                Paru en 2008 dans la collection Medium de L’Ecole des Loisirs, Miss Charity est un roman de Marie-Aude Murail, l’une des plus grandes autrices du jeune public. Il fallait tout le savoir-faire d’un Loïc Clément pour l’adapter sans « abimer » les mots de Murail. En choisissant de conserver de nombreux récitatifs, Clément permet à la bande dessinée de garder ce côté littéraire si fusionnel avec l’époque des faits relatés.

 

 

 

 

© Murail, Dumas - L'école des Loisirs

 

 

                Anne Montel poursuit sa collaboration avec son scénariste fétiche. Tous les deux ont l’habitude de travailler ensemble depuis de nombreuses années. La dessinatrice apporte une pincée de réalisme à ces animaux qui pourraient être ceux vivants une existence cachée dans Le temps des mitaines, preuve en est ce renard encravaté qui vient chatouiller un grillon. Les bêtes de Miss Charity n’ont pas d’habits et sont bien réels. Elle les observe et les dessine comme a pu le faire Anne Montel pour si bien les croquer.

 

 

 

 

© Clément, Montel, Murail - Rue de Sèvres

 

 

                Alors que Miss Charity démontre l’enfance de l’art, les auteurs nous invitent à l’art de l’enfance. C’est beau, c’est tendre, c’est la vie… tout simplement.       

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Miss Charity

 

Titre : 1 - L’enfance de l’art

 

Genre : Poésie victorienne

 

Scénario : Loïc Clément 

 

Dessins & Couleurs : Anne Montel

 

D’après : Marie-Aude Murail 

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 120 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782369816843



Publié le 04/05/2020.


Source : Bd-best


“Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai.”, Boris Vian.  Piscine Molitor

« - Salut Boris. Merci pour la nuit dernière.

- Voilà Vian. Dans le dernier Jazz Hot, il a été odieux.

- Comme d’habitude.

- Et lui, c’est qui ?

- Alain Vian, le frère. Il se fait appeler Vergencèdre.

- C’est élégant. Quelle famille !

- Tu as vu ce monde !

- Oui, il fait une chaleur à crever. Je vais faire des cocktails !

- Boris, c’est à nous ! »

 

 

 

 

 

 

 

                La foule de Saint-Germain-des-Près se presse au Tabou. On vient y boire des cocktails, écouter et danser sur du jazz. L’orchestre est en place. Celui qui joue de la trompette, c’est Boris Vian. Ingénieur à l’AFNOR le jour dont il démissionnera, il est musicien le soir et écrivain le reste du temps, Vian a une santé fragile. Est-ce pour ça qu’il brûle sa vie ? Il l’aura en tous cas bien remplie.

 

 

 

 

© Cailleaux, Bourhis -  Dupuis

 

 

                L’histoire racontée par Hervé Bourhis commence le 23 juin 1959 à 9 h à l’accueil de la piscine Molitor. Il pense que nager en apnée est bon pour son cœur. Le médecin lui a donné des pilules pour resynchroniser le rythme cardiaque. Le récit fait ensuite un bon jusqu’à l’enfance de Vian et déroule le fil de sa vie, en passant par le scandale Vernon Sullivan, jusqu’à cette projection fatidique, avant-première de l’adaptation cinématographique de « J’irai cracher sur vos tombes », dont il ne verra jamais la fin.

 

                On croisera Juliette Gréco, Miles Davis, Charlie Parker, Henri Salvador, Raymond Queneau, Sartre et le Castor, ainsi que tout le gratin du Paris by night de l’époque. Parmi tout l’aréopage qui gravite autour de Vian, une personnalité se détache du lot, son ami Jacques Loustalot, surnommé le Major. Le jeune homme à l’œil de verre eut un destin brisé, en tombant d’une fenêtre à seulement 23 ans pendant une surprise party.

 

 

 

 

© Cailleaux, Bourhis -  Dupuis

 

 

                Le trait anguleux de Christian Cailleaux et ses couleurs mélancoliques témoignent d’une vie dense et nostalgique d’une époque dont le héros Boris Vian semblait savoir qu’il fallait profiter avant qu’il ne soit trop tard. “La mort n'est pas drôle parce qu'elle ne supporte pas la répétition.”, disait Vian. Il semblait la défier autant qu’il la redoutait. Il n’aura vécu que trente-neuf ans mais aura marqué le siècle littéraire et artistique de son empreinte.

 

 

 

 

© Cailleaux, Bourhis -  Dupuis

 

 

Paru il y a onze ans, Piscine Molitor est réédité cette année à l'occasion des célébrations autour du centenaire de Boris Vian. Le tirage est limité à 1500 exemplaires avec dossier complémentaire de 16 pages et jaquette. Entre temps, les auteurs ont signé chez le même éditeur et dans la même collection le merveilleux Jacques Prévert n’est pas un poète.

 

Quoi de mieux que de lire ce livre en écoutant Boris Vian jouer du jazz ?

 

https://www.youtube.com/watch?v=ppzoZYsE0U0

     

Pour prolonger l’aventure aux côtés de l’artiste, l’émission Un siècle d’écrivains dresse son portrait.

 

https://www.youtube.com/watch?v=_ZJbFPfcz9U

   

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Piscine Molitor 

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Hervé Bourhis 

 

Dessins & Couleurs : Christian Cailleaux

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Aire Libre

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9791034750405

 



Publié le 30/04/2020.


Source : Bd-best


Séance de rattrapage : La mort vous va si bien.  Un air de gravité

« - Dites, mon ami, il me semble vous reconnaître. Je crois pouvoir vous identifier comme étant…

- Ben, avec la trognotte que la nature m’a octroyé, vous pouvez pas trop vous tromper !!

- Pour ma part, les rigolos du club littéraire me surnomment Zarathoustra !... Vous aussi, vous étiez philosophe, je crois savoir ?...

- Oui, je scribais… Je faisais dans les pensées et les belles lettres ! « L’existence précède l’essence. », c’est l’ego à bibi qu’avait graphé ça sur le papier !!

- Pour ma part, j’ai déclaré : « L’essence de l’être est la volonté de puissance. » ! Ainsi parlais-je !! Vous avez dû être bien surpris en arrivant ici ! Vous ne vous attendiez certainement pas à ce que le séjour des morts ressemble à ceci : ni ciel, ni enfer, ni jugement divin, ni Valhalla !!

- A vrai dire, m’sieur Zarathoustra, j’envisageais rien du tout ! C’est de trouver quelque chose en débarquant ici qui m’a estomarqué !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Quand Jean-Paul Sarthe et Friedrich Nietzsche se rencontrent dans l’au-delà, ça philosophe sur le sens de la vie, ou plutôt sur celui de la mort. Pour se dégraisser les rouages du cervelard, l’écrivain français graphe des babillages, des récits d’existrence qu’il embouteille et confie au courant de la flotte. Ce sont trois de ces récits des guignols les plus intéressants qu’il va raconter à son alter ego allemand.

 

 

 

 

© Foerster - Glénat

 

 

                « La horde de la douce nuit » est un horrifique conte de Noël dans lequel un SDF pleure sa douce transformée en harpie chantant des Jingle Bells. « La mère des viscères » met en scène un employé de Musée viré qui ramène chez lui des bandelettes d’une momie égyptienne qui vont métamorphoser sa vie. Enfin, « Un air de gravité » revient sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobourg. Le cirque Bartabosse trimballe son lot de Freaks : Hercule Pachymel, l’homme-éléphant, Zéphyr Baubidet, l’homme aux mains en marionnettes, Pégazette, la jument qui chante Zorro, et surtout Ulysse, le globe oculaire géant, l’éternel bébé né sans corps ou presque. Cet œil va en faire voir à plus d’un.

 

 

 

 

© Foerster - Glénat

 

 

                Philippe Foerster a fait les beaux jours de Fluide Glacial avec ses histoires extraordinaires. Après des collaborations avec Berthet ou Andréas, après l’excellente série tous publics Starbuck, après la tentative western avec La frontière, l’Edgar Allan Poe de la bande dessinée retrouve ses chaussons mais change de dimensions. Tout comme Le confesseur sauvage, Un air de gravité est le deuxième volume qui paraît chez Glénat dans la collection 1000 feuilles. Il passe des histoires très courtes de chez AUDIE à des récits plus longs liés dans un autre. L’histoire intégrant les autres, ici avec les âmes de Nietzsche et Sartre, n’est pas la plus intéressante, quoique le final dans lequel un Dieu sermonne sa progéniture vaille son pesant de cacahouètes. Les trois histoires imbriquées sont quant à elles du meilleur cru et il est vrai que la longue haleine sied bien à Foerster.

 

 

 

 

© Foerster - Glénat

 

 

                Philippe Foerster fait partie de ses auteurs de bande dessinée remarquables mais pas reconnus à leur juste valeur. A l’instar de gens comme Fabrice Parme, Andréas ou le regretté René Follet, chacun dans leur style, Foerster a un trait rien qu’à lui, estimé par la profession, mais malheureusement peut-être pas assez commercial aux yeux du grand public. En tout cas, qu’il ne change rien, c’est pour ça qu’on l’aime.

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Un air de gravité 

 

Genre : Fantastique

 

Scénario & Dessins : Philippe Foerster

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : 1000 feuilles

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 22 €

 

ISBN : 9782344018699

 



Publié le 29/04/2020.


Source : Bd-best


Un ami qui vous veut du bien.  Tous les héros s'appellent Phénix

« - Des soucis, Phénix ?

- Non. Phénix pensait que vous étiez le grand méchant loup.

- Non, je suis juste M.Smith, son professeur principal. Je vous raccompagne ?

- Non, merci. On habite de l’autre côté du lac.

- Et alors ?

- Phénix a très peur de monter parce qu’elle vous trouve très intimid…

- On ne va pas vous déranger, on n’habite pas loin.

- Montez ! Je ne dévore jamais les jeunes filles après dix-huit heures. »

 

 

 

 

 

 

 

                Il fait nuit noire. Sacha et Phénix rentrent chez elle. Leur vélo ayant crevé, elles sont prises en voiture par Jessup Smith, professeur d’anglais de la lycéenne Phénix, dix-sept ans. Sacha est plus jeune. A huit ans, elle est encore à l’école. Les deux gamines habitent une maison isolée au bord d’un lac avec leur mère. Elles ne l’appellent pas Maman mais Erika et semblent beaucoup plus proches de leur père qui a quitté le domicile et avec qui, à part quelques courriers, elles n’ont pas de contacts. Lorsque Jessup rencontre Erika, c’est le coup de foudre et l’enseignant ne tarde pas à emménager dans la maison familiale. Très vite, et en particulier quand sa nouvelle compagne s’absente, l’homme va montrer une autre facette de sa personnalité.

 

 

 

 

© Royer, Rugani - Rue de Sèvres

 

 

                Après les histoires de deux scientifiques, l’explorateur naturaliste James Audubon et le célèbre Charles Darwin, Jérémie Royer adapte le roman de Nastasia Rugani. Les deux gamines étant passionnées de plantes et d’insectes, Royer fait un pont avec ses albums précédents. Dans un graphisme émouvant, il transforme en dessins les mots sensibles de l’autrice. Il fait monter la tension petit à petit pour atteindre un paroxysme effrayant. De la veine d’histoires comme Monsieur Ripley, roman de Patricia Highsmith, adapté deux fois au cinéma sous le titre Plein Soleil, puis Le talentueux Monsieur Ripley, ou encore Harry un ami qui vous veut du bien, le film de Dominik Moll, sorti en 2000, avec Sergi Lopez.

 

 

 

 

© Royer, Rugani - Rue de Sèvres

 

 

                A l’instar du Fils de l’Ursari, Tous les héros s’appellent Phénix est l’adaptation d’un roman paru dans la collection Medium de l’Ecole des Loisirs. Rue de Sèvres appartenant à cet éditeur, la manne d’histoires adaptables est impressionnante. Les auteurs de BD n’ont qu’à se baisser pour ramasser une histoire de qualité.

 

                La liste des prix reçus par Tous les héros s’appellent Phénix est impressionnante : Prix littéraire des collégiens de l’Hérault 2015, Prix Sésame 2016, Prix littéraires des collégiens de la Sarthe et du Mans 2016, Prix littéraire des collégiens de Haute Savoie 2015-2016, Prix Talence 2016, Prix Epopée-Bron 2015, Prix Adolises-Montélimar 2016, Prix de la Vocation 2015. Le livre a aussi été nommé au Prix Sorcières 2015 et au Prix Farniente 2016. 

 

 

 

 

© Royer, Rugani - Rue de Sèvres

 

 

                Phénix est une jeune fille de tous les jours, de tous les lieux, de tous les âges. Elle subit sans broncher. Elle se mure dans un mutisme protecteur à l’égard de sa sœur, qui, du haut de ses huit ans, est la force qui la tient debout. Outre la qualité littéraire, scénaristique et graphique de l’histoire, Phénix peut sauver ses lectrices, ou ses lecteurs, d’une situation semblable à la sienne. C’est en cela qu’elle est une véritable héroïne.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Tous les héros s'appellent Phénix 

 

Genre : Thriller psychologique

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Jérémie Royer

 

D’après : Nastasia Rugani 

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 144 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782369811084

 



Publié le 28/04/2020.


Source : Bd-best


SĂ©ance de rattrapage : RĂ©union de Freaks.  Maudit sois-tu 1 - Zaroff

« - L’homme était accroché aux barreaux. Il s’est retourné vers le bas et a reçu la flèche ou le carreau en pleine bouche. Soit son tueur a eu une chance énorme, soit il est très fort.

- Il y avait un chien également.

- Notre homme a été mordu ?

- Non, il y a des poils un peu partout sur le corps, de longs poils bruns d’ailleurs.

- Après Robin de bois, nous avons le chien des Baskerville, maintenant…

- C’est donc un meurtre, Inspecteur ? »

 

 

 

 

 

 

 

                2019. Dans les égouts de Londres, un cadavre vient  d’être retrouvé. Aux yeux de la police, un suspect est rapidement mis en évidence. C’est l’oligarque russe Nicholas Zaroff.  Il possède trois théâtres et une galerie d’art à Londres, et une autre à New-York. Parti de rien, il a construit seul sa fortune. C’est un touche-à-tout qui s’est toujours tenu à l’écart de la politique du Kremlin. Il est aujourd’hui un homme d’affaires international. 170 ans plus tôt, son aïeul Vassili Zaroff avait pour loisir d’organiser sur son île des chasses à l’homme. Homme maudit issu d’une famille maudite, Nicholas cherche à venger son ancêtre en reproduisant ses techniques de traque.

 

 

 

 

© Pelaez, Puerta - Akama

 


                C’est le deuxième projet autour de Zaroff qui paraît en moins d’un an. Au Lombard, dans la collection Signé, François Miville-Deschênes et Sylvain Runberg avaient choisi de réaliser une suite directe plutôt qu’une adaptation de l’histoire originelle. Philippe Pelaez et Carlos Puerta choisissent aussi ce principe de suite, mais l’action se déroule plusieurs générations après. Et alors que les premiers étaient restés « sagement » dans un récit réaliste, Philippe Pelaez prend beaucoup plus de libertés avec une pointe de fantastique grâce aux manipulations génétiques du descendant du fameux Docteur Moreau, celui de la non moins fameuse Ile.

 

 

 

 

© Pelaez, Puerta - Akama

 

 

                Pelaez débute une trilogie à rebours qui se poursuivra par un Moreau se déroulant en 1848 et un Shelley, la créatrice de Frankestein, se passant en 1816. Avec cette histoire de vengeance, Pelaez invoque toute une littérature et une époque victorienne. Mary Shelley, Emily Brontë, Richard Burton et Charles Darwin sont les ancêtres des gibiers de ce nouveau Zaroff. Mais qu’ont-ils donc à se reprocher ?

 

                Le graphisme à la « Détectives » de Carlos Puerta accentue le côté horrifique et glaçant de l’histoire. Presque hyperréaliste, il donne une froideur rigide aux personnages. De toutes façons, dans ce genre d’histoires, il vaut mieux ne s’attacher à personne. On eut aimé quand même un ton un peu moins photographique à l’ensemble pour éviter l’impression roman-photo. 

 

 

 

 

© Pelaez, Puerta - Akama

 


                En 1932, le film The most dangerous game sort sur les écrans américains. Deux ans plus tard, le film arrive au cinéma en France sous le titre Les chasses du Comte Zaroff. Réalisé par Ernest B.Schoedsack et Irving Pichel, le film bénéficie des mêmes décors que King-Kong. Joël Mc Crea incarne Robert Rainsford tandis que Fay Wray, déjà héroïne du film avec le singe géant, tient le rôle féminin principal. L’infâme comte Zaroff est interprété par Leslie Banks. Cette pépite est visible sur :

 

https://www.youtube.com/watch?v=aPLOlvMiGG8

 

                Librement adapté de la nouvelle de Richard Connell parue en 1924,  le film est l’un des fleurons du cinéma hollywoodien des années 30. Il est surprenant qu’il n’y ait pas encore eu de remake. Le voir avant de lire cet album met dans l’ambiance.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Maudit sois-tu

 

Tome : 1 - Zaroff

 

Genre : Fantastique 

 

Scénario : Philippe Pelaez 

 

Dessins & Couleurs : Carlos Puerta

 

Éditeur : Ankama

 

Nombre de pages : 66

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9791033509783

 



Publié le 27/04/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4281 -  29 Avril 2020

 

 

Mort et déterré : Foule zombie

 

 

 

 

 

 

 

 

            Pas de quartier pour les macchabées ! Toujours mort et toujours déterré, Yan revient consoler sa famille de sa disparition. Il y a du bon dans la BD outre-Atlantique, et c’est dans Spirou !

 

            Deux récits complet sont au cœur du numéro : les femmes en blanc et HOME sont au sommaire pour réunir les générations. Ajoutons-y un deux pages du génial Tofépi et la sauce est prise et bien prise.

 

            Un accroche-porte des Sœurs Grémillet filtrera les invités des abonnés.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Di Gregorio, Barbucci – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Frnck : Prisonniers

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc (Les)

HOME : Système molaire

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Banc public confiné

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Katz

Il ne faut pas confondre sauvetage et sot de plage

Léon & Lena

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Matt

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Barbucci

En direct du futur : Monstres à gogo ! dans un prochain numéro spécial

Interview : Boisvert & Colpron

Jeux : La mort lui va si bien (Caritte)

Spirou et moi : Cyril Pomès

 

 

Supplément abonnés :

Accroche-porte : Les sœurs Grémillet

 

 

En kiosques et librairies le 29 avril 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 26/04/2020.


Source : Bd-best


Un final Ă  la hauteur.  Walking Dead 33 - Epilogue

« - Mesdames et messieurs… L’honorable Juge Hawthorne. Veuillez vous lever.

- Asseyez-vous. Je ne prendrai pas la peine de répéter les chefs d’accusation. Tout le monde ne parle plus que de ça depuis des jours… « Le procès de Carl Grimes ». Alors je tiens à vous rappeler que ceci n’est pas un procès. Il s’agit d’une audience informelle. Et nous sommes ici à la haute cour. Ça signifie que lorsque ma décision sera prise, elle sera définitive… Je suis seule face à l’accusé. Pas de jury, pas d’avocats. Pas de procès.

- Merci, Mich… Madame le Juge. Je n’ignore pas les lois qui gouvernent l’existence des citoyens de la communauté. Je sais à quel point la propriété privée est importante pour nous tous… Et à quel point il est criminel de détruire le bien d’autrui. Mais quand cette bestiole a déboulé sur ma propriété… je n’ai vu ni meuble, ni bétail, ni arbre fruitier… J’ai vu la chose qui a emporté la vie de tant d’entre nous… dont certains juste sous mes yeux. Et j’ai fait ce que j’estimais devoir faire. »

 

 

 

 

 

 

 

                Lorsque Carl Grimes, aujourd’hui adulte, a tué le rôdeur qui avançait vers sa maison, il ne se doutait pas qu’il allait se retrouver sur le banc des accusés. Cela fait plusieurs années maintenant que la vie de la communauté humaine est normale… enfin normale compte tenu de tout ce qu’il s’est passé. Les zombies restants sont aujourd’hui la propriété de ce qui s’apparentait jadis à des montreurs d’ours. Il en a tué un; il doit donc le remplacer. Mais avec tout ce qu’il a enduré dans sa jeunesse, Carl Grimes se retrouve face à ses plus monstrueux démon.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Rathburn - Delcourt

 

 

                196 chapitres de 22 planches. La conclusion de Walking Dead était redouté par la majorité de ses fans. Comment apporter un final concluant et satisfaisant à une série avec une telle aura ? Robert Kirkman, en proposant un saut dans le temps de plusieurs années réussit ce challenge. On n’en dira pas plus pour ne rien dévoiler, mais, tout en cohérence et en sensibilité, le scénariste apporte une vraie fin.

 

                C’est Charlie Adlard qui a demandé à son acolyte de conclure. Ne se voyant pas dessiner des morts-vivants toute sa vie, malgré le succès ininterrompu de la série, il souhaitait passer à autre chose et c’est courageux. Les dernières cases lui ont fait un petit pincement au cœur. On n’inscrit pas le mot Fin à un travail de seize ans sans émotion. N’oublions pas qu’il n’a pas créé graphiquement la série puisque les six premiers chapitres ont été dessinés par Tony Moore à qui il convient d’attribuer une petite part du succès.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Rathburn - Delcourt

 

 

                Dans cet épilogue, Michonne est devenue Juge d’Instruction. Les mots qu’elle prononce ont une résonnance particulière en cette période de pandémie. « Le monde du commerce et des envies frivoles a été remplacé par un monde de responsabilités et de survie. Une épidémie aux proportions apocalyptique a balayé la planète : les morts se relèvent et dévorent les vivants. En quelques mois, la société s’est effondrée. Dans un monde où les morts font la loi, nous avons pour devoir de commencer à vivre. » Bien sûr le Covid-19 n’est pas constitué d’une armée de zombies, mais on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Rathburn - Delcourt

 

 

                Ce trente-troisième opus est en fait un demi-comics complété par un conclusion de Robert Kirkman, un mot de Charlie Adlard, les cinq planches du projet d’origine présenté à l’éditeur en novembre 2002, puis un entretien avec Kirkman et Eric Stephenson, rédacteur en chef d’Image Comics. On retiendra surtout de tout cela le post-scriptum de la postface du scénariste : Negan a survécu. Cela laisse penser que si le dessinateur en a fini avec l’univers Walking Dead, Robert Kirkman a des idées derrière la tête.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Walking Dead

 

Tome : 33 - Epilogue

 

Genre : Thriller zombiesque 

 

Scénario : Robert Kirkman 

 

Dessins : Charlie Adlard

 

Trames et niveaux de gris : Rathburn

 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Contrebande

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9782756093512

 



Publié le 26/04/2020.


Source : Bd-best


Cuisine fantastique pour les jeunes lecteurs.  Monster Délices 1 - Le cœur de l’hiver

« - Je me suis emporté, excuse-moi, Chris… J’aime beaucoup, c’est génial comme pâtisserie… D’ailleurs, tu vas m’en préparer 300.

- Super !

- Pour demain matin ! Bien sûr, tu peux refuser si tu ne t’en sens pas capable…

- J’accepte le défi !

- Tant mieux, parce que sinon, c’est la porte ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                En réalisant une rose aux pommes, Chris, apprenti au restaurant Boudinet, ne se doutait pas qu’il venait de créer un dessert délicieux. A base de biscuit sablé, de confiture de rose et de chantilly pistache, le patron lui en réclame 300 pour le lendemain matin. Tout s’annonce bien jusqu’à ce qu’une bestiole étrange, écureuil cornu, lui en chaparde une fournée. En la poursuivant, Chris se trouve propulser dans un monde parallèle féérique où il rencontre Hanna, une elfe de son âge, qui participe à un concours de pâtisserie. La jeune fille dirige le Monster Délices, établissement qui suscite bien des convoitises. Chris tombe à pic pour lui donner un coup de main et mettre la main à la pâte afin de gagner le grand concours de pâtisserie Jack Frost.

 

 

 

 

© Hachmi, Dos Santos, Raphet - Le Lombard

 

 

                Monster Délices est formaté pour plaire aux enfants. Un dessin souple proche du cartoon, des dialogues simples et des personnages attachants, voilà la recette adoptée. Le scénario de Mariam Hachmi et Sylvain Dos Santos mélange les ingrédients façon Disney. Il y a un personnage masculin et un autre féminin auxquels les jeunes lecteurs prendront plaisir à s’assimiler. On y trouve une petite bestiole espiègle et charmante. Les adultes n’ont pas le beau rôle. Harcelants, que ce soit le chef Boudinet pour Chris ou Hella pour Hanna. Les enfants aimeront les détester.

 

 

 

 

© Hachmi, Dos Santos, Raphet - Le Lombard

 

 

                David Raphet a un graphisme sucré qui colle bien à l’histoire. Les personnages aux grands yeux lorgnent vers le manga sans y tomber. Les décors sont simples, ne perturbant jamais une lisibilité évidente faisant de Monster Délices une des premières BD à lire pour les enfants s’initiant au genre. Même s’il est vrai que Boule et Bill ou les Schtroumpfs sont d’une autre qualité, n’oublions pas que nous sommes au XXIème siècle et que les gamins lisent moins. Si une série comme celle-ci, plus proche du cartoon, peut en amener quelques uns à lire, c’est qu’elle aura réussi sa mission.

 

 

 

 

© Hachmi, Dos Santos, Raphet - Le Lombard

 

 

                Ce n’est finalement pas si innocent si le graphisme fait penser à du dessin animé. En effet, une série de cinquante-deux épisodes de onze minutes est en développement.

 

 

 

 

© La chouette Co

 

 

                Cerise sur le gâteau, Christophe Michalak fait partie de l’aventure. Les recettes de Hannah et Chris sont des fabrications du célèbre pâtissier. Pas si compliquées que ça à réaliser (en apparence), elles vont ravir les parents, ce qui fait de Monster Délices le cadeau idéal pour faire plaisir à toute la famille.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Monster délices

 

Tome : 1 - Le cœur de l’hiver

 

Genre : Aventure fantastique culinaire

 

Scénario : Mariam Hachmi & Sylvain Dos Santos 

 

Dessins & Couleurs : David Raphet

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803637133

 



Publié le 25/04/2020.


Source : Bd-best


Séance de rattrapage : Final grandiose pour une série qui mérite le Valhalla. Serpent Dieu 3- Les mânes de Loki

« - Les trois ne devaient jamais s’affronter… La mort de Sven a brisé ce vœu. Et celle d’Ygrid a aggravé les choses. Odin nous a reniés. Il n’y a plus de guerriers-fauves sur Midgard, Orcadien. Plus de gardiens pour contrer les vues du Serpent-Dieu. Nous ne sommes plus, toi et moi, que de simples guerriers. Désires-tu toujours, privé de la fureur du seigneur des ases, t’opposer à un Roi et un Dieu ?

- J’ai vu l’absurdité de ce que j’avais fait, Tarâ. Je ne l’ai compris qu’à la mort d’Ygrid. Ma colère s’est alors dissoute et j’ai pu clairement voir le mal que mes choix ont causé. Je ne désire rien d’autre désormais que de sauver ce qui peut encore l’être. Avec ou sans l’aide des Dieux. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                L’équilibre des trois piliers de Midgard est menacé. Le chaos s’annonce. De retour en Islandia, Elrik et Tarâ s’apprêtent à affronter l’armée de guerriers réveillés par Loki, parmi lesquels Nessa, son ancien amour morte sous la lame de son père. Elrik va devoir constituer des alliances contre nature s’il veut venir à bout de la légion des morts. Mais cela sera-t-il suffisant ?

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

                Jérôme Le Gris écrit une épopée. Fils naturel de Tolkien et de Jean Van Hamme, le scénariste forge une mythologie scandinave inspirée de celle existante en y ajoutant sa patte. Avec des dialogues pointus, il choisit le camp de la légende. Si on imaginait mal les vikings parler comme ils le font ainsi dans la réalité, on bascule avec naturel dans le camp d’une histoire témoin d’une époque et d’une ambiance, comment pourrait-on dire ?, littératurisée pour que les dieux en sortent grandis.

 

                Le Gris a relevé un défi important avec la conclusion de ce cycle. Raconter une grande bataille sans que cela ne soit redondant ou ennuyeux n’est pas donné à tout le monde. On est immergé dans le combat en ayant l’impression d’entendre le Carmina Buruna de Carl Orff ou La chevauchée des Walkyries de Ricahrd Wagner.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

                Sur le papier, ce troisième tome de Serpent Dieu avait tout pour être indessinable. Une bataille court sur une grosse partie de l’album dans un décor grandiloquent. De quoi en décourager plus d’un. Benoît Dellac l’a fait. C’est à la fois horrible et somptueux. C’est en tout cas objectivement d’une certaine prouesse. Les détails sont fignolés. Observez les arrière-plans des batailles et vous verrez que rien n’est négligé.

 

                Le découpage original ajoute une note de lyrisme. Outre de traditionnels fonds perdus, le dessinateur joue sur les double-pages, des compositions en rayons ou des cases savamment incrustés. Dans des histoires populaires, mais somme toute exigeantes comme Serpent Dieu, ce genre de talent passe malheureusement trop souvent inaperçu.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

                Le cycle d’Islandia se clôt avec ce troisième volume avec à peine un an entre les parutions du premier et du dernier tome. Prendre de l’avance sur la suite avant de publier le début a été une excellente idée de l’éditeur. L’idée est à reproduire pour d’autres séries et pour un deuxième cycle de celle-ci.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Serpent Dieu 

 

Tome : 3- Les mânes de Loki

 

Genre : Epopée viking

 

Scénario : Jérôme Le Gris 

 

Dessins : Benoît Dellac

 

Couleurs : Sébastien Bouet & Benoît Dellac

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Grafica

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344011775



Publié le 23/04/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4280 -  22 Avril 2020

 

 

Frnck face à une nouvelle tribu

 

 

 

 

 

 

 

 

            Frnck est déjà de retour. La série a un rythme de parution exemplaire. Deux albums par an est un bon compromis qui permet d’assurer une qualité certaine et un délai raisonnable à mi-chemin entre celui du manga et du franco-belge traditionnel. Comme dans l’épisode précédent, on est plongé dans un endroit et une époque inhabituels dès le départ, en l’occurrence ici dans un avion en vol. On va donc en savoir rapidement plus sur cet avion que l’on a découvert en dernière case de Dinosaures.

 

            Le numéro est marqué par l’hommage à Uderzo. Intitulé Uderzo et Spirou, le rendez-vous manqué, il explique pourquoi et comment l’un des plus grands dessinateurs du monde n’a jamais participé au journal de Spirou.

 

            A part ça, le vendredi noir se poursuit au parc Zombillenium avec un nouveau chapitre et la série de gags Family Life de Jacques Louis confirme son potentiel hilarant.

 

            Les chambres ou les bureaux des abonnés seront décorés d’un poster de Kiki, recherchée par Tif et Tondu sous la houlette de Blutch et Robber.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Blutch, Robber – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Nighthawk

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Frnck : Prisonniers

Zombillenium : Vendredi noir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Agent 212 (L’)

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Family Life

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over 

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Millborough (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Blutch

En direct du futur : Cazot & Mazel (Olive)

Hommage : Uderzo

Interview : Bocquet

Jeux : Brochette Partie (Bruce)

Leçon de BD (La) : Dan

 

 

Supplément abonnés :

Poster : Tif et Tondu (Blutch)

 

 

En kiosques et librairies le 22 avril 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 23/04/2020.


Source : Bd-best


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