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Libération !  Spirou : l’espoir malgré tout 4 - Une fin et un nouveau départ

 

« - Ah ! Nos héros sont déjà là ! Bravo, Fantasio, pour ta mise à feu ponctuelle ! C’est une véritable hécatombe ! Magnifique !

- Pas d’quoi…

- Quant à toi, Spirou, Victor nous a raconté : félicitations pour ta perspicacité, sans toi, c’est un convoi  de prisonniers que nous détruisions par négligence.

- Oh, c’est la chance. Vous ne pensez pas qu’on aurait mieux fait d’arrêter ce train pour les libérer ?

- Quoi ? Mais quelle idée ! Pour se retrouver avec un régiment de SS aux trousses qui nous auraient tous massacrés sans pitié ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

                La fin de la guerre semble proche. Les boches devraient bientôt être vaincus. Mais pour Spirou, une victoire dans le sang n’est pas ce qu’il souhaitait. Il doit se rendre à l’évidence qu’il n’y a peut être pas d’autre solution. Avec Fantasio et Spip, il vient de rejoindre une bande de maquisards. Les allemands sont aux abois. Ils brûlent les fermes des paysans soupçonnés de résistance. Après un mois dans les bois, Spirou et ses compagnons apprennent par Victor et Mieke que les Alliés ont débarqué à Bruxelles. Il est temps pour nos héros de rejoindre la capitale. Y retrouveront-ils les artistes cachés Félix et Felka ?

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

                Dernier volet de L’espoir malgré tout pour Emile Bravo. C’est l’heure de la libération et des règlements de compte. Pour les héros, la joie ne peut être totale tant le traumatisme du conflit est grand. Les cicatrices jamais ne pourront se refermer. Le propos de Bravo était d’expliquer comment Spirou allait devenir le personnage codifié par Franquin. Il raconte comment Jean-Baptiste est devenu Spirou. La planche où il retrouve son uniforme est vraiment poignante. Il prendra confiance en lui et ne se laissera plus manipuler.

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

                La question que l’on peut se poser est : L’espoir malgré tout, est-ce d’abord une aventure de Spirou, ou est-ce principalement le récit d’un conflit ? Dans tous les cas, on est bien dans la naissance d’un héros. Mais l’œuvre d’Emile Bravo se rapproche plus d’un travail de mémoire sur la Seconde Guerre Mondiale que d’une aventure classique du groom. L’histoire est formidable mais l’aurait été tout autant avec un autre personnage que Spirou. On a dû mal à réaliser que c’est lui qui ramènera le Marsupilami de Palombie, lui qui combattra Zorglub, lui qui parcourra le monde de l’Afrique du Niokolo-Koba au Pôle Sud de Virus.

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

                Le peintre qu’a rencontré Spirou dans ce tournant du siècle a réellement existé. L’album se clôt par le dernier tableau peint par Felix Nussbaum avant son arrestation en juin 1944, témoignage poignant d’une époque tragique. Et pour revenir sur le questionnement de l’intérêt d’avoir placé Spirou en personnage principal de cette histoire, répondons que peu importe. Avec la quadrilogie de L’espoir malgré tout, Emile Bravo a tout simplement signé une œuvre majeure de la bande dessinée du vingt-et-unième siècle.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Spirou, l’espoir malgré tout

 

Tome : 4 - Une fin et un nouveau départ

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario & Dessins : Emile Bravo 

 

Couleurs : Fanny Benoit

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9791034731640 

 

 

 



Publié le 29/05/2022.


Source : Bd-best


Lorsque Notre-Dame de Paris évite la destruction... Les bâtisseurs T.1 Viollet-le-Duc

 

 

 

Paris, lundi 15 avril 2019, 18h18, une première alarme incendie retentit en plein office dans les murs de Notre-Dame sans que l’on détecte le moindre feu. Trente minutes plus tard, une seconde alerte incendie se fait entendre provoquant l’évacuation des lieux. Un départ de feu dans la charpente est constaté par les agents de sécurité.

 

 

 

 

 

 

 

L’origine de l’incendie est détectée dans la charpente à la base de la flèche qui culmine à 93m. Composée de 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb, elle est l’œuvre de l'architecte Viollet-le-Duc. En début de soirée, les journaux télévisés du monde entier débutent avec les images de l’incendie ravageant le toit de la cathédrale. A cet instant, beaucoup de personnes pensent que l’humanité va perdre l’un des joyaux de la République française. Et pourtant, la cathédrale avait déjà été menacée précédemment !

 

 

 

© Rubio – Ocana - Delcourt

 

 

La construction de l’édifice débute sous le règne de Louis VII en 1163, s’étalant sur deux siècles, se terminant en 1345. Notre-Dame va traverser les siècles, connaissants divers déboires. Sous la Révolution, elle est mise à disposition de la nation et va connaitre de nombreux actes de vandalisme. Lors de l’interdiction du culte catholique, elle sera transformée en entrepôt de vin. En 1804, Napoléon Bonaparte va s'y faire sacrer empereur des Français, en présence du pape Pie VII. Pour la circonstance, l’édifice avait été blanchi à la chaux.

 

 

 

 

© Rubio – Ocana - Delcourt

 

La cathédrale était alors dans tel état de délabrement que les responsables de la ville envisagèrent  la possibilité de l'abattre totalement. C’est l’époque où Victor Hugo va écrire son roman Notre-Dame de Paris qui remporta un énorme succès mais avait également pour but de sensibiliser le public à la valeur du monument. Amoureux du site, Victor Hugo contribua largement à sauver ce dernier d'un destin fatal ! Un grand programme de restauration  fut décidé. En 1845, Prosper Mérimée se tourna vers Jean-Baptiste Antoine Lassus et Eugène Viollet-le-Duc afin de sauver Notre-Dame.

 

 

 

 

© Rubio – Ocana - Delcourt

 

C’est cette incroyable histoire qui va nous être exposée par le scénariste Salvia Rubio et le dessinateur Eduardo Ocana. Ce duo va plus particulièrement s’attacher à nous expliquer la vie d’Eugène Viollet-Le-Duc, un architecte allant à contre-courant de son époque afin de sauver l’art gothique alors qu’il ne possédait aucun diplôme des Beaux-Arts. A la mort de Jean-Baptiste Antoine Lassus, Viollet-le-Duc va se retrouver seul pour terminer l’immense travail de restauration  de Notre-Dame de Paris.

 

 

 

 

© Rubio – Ocana - Delcourt

 

En conclusion, une bande dessinée qui va nous apprendre une multitude d’informations sur Notre-Dame de Paris, mais aussi sur son sauveur qui va donner son nom à la flèche qui lors de l’incendie du bâtiment va s’écrouler au plus grand désespoir de l’ensemble des témoins de la catastrophe.

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

 

Titre : Viollet-le-Duc

 

Série : Les Bâtisseurs

 

Tome : 1

 

Collection : Histoire et histoires

 

Genre : Récit historique 

 

Éditeur : Delcourt

 

Scénario : Salvia Rubio

 

Dessinateur : Eduardo Ocana

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 15,95 € 

 

ISBN : 9782413037736



Publié le 29/05/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4389 -  25 Mai 2022

 

 

Les cœurs de ferraille une histoire d’amour entre humains et robots

 

 

 

 

 

 

            Dans un univers à la Tom Sawyer avec une technologie hyper-moderne, Iséa est une jeune fille d’une dizaine d’année qui vit seule avec sa mère. Seule, pas vraiment. Iséa a une nounou, Debry, en la personne d’un grand robot humanoïde. La gamine communique en visio avec Tal, une camarade avec qui elle raconte ses journées. Mais par-dessus tout, Iséa est passionné d’une histoire, celle de Cyrano de Bergerac. Entre une mère autoritaire qui n’a pas pour sa fille l’amour qu’elle devrait lui donner et un robot cœur de ferraille en apparence mais cœur qui bat en réalité, Iséa tente de grandir. « Quand on est triste, il faut regarder la beauté du monde... » lui propose Debry en l’emmenant regarder les étoiles depuis le toit de la maison, simplement regarder les étoiles… Les BeKa signent un scénario surprenant, une histoire émouvante que l’on n’avait pas vu venir. Des robots dotés de sentiments, ce n’est pas nouveau dans la fiction. Mais au temps de la ségrégation, c’est inédit. Un robot est l’esclave idéal, mais à partir du moment où sa conscience s’éclaire, peut-on toujours le considérer ainsi ? Les cœurs de ferraille est un récit sur la servitude et ses conséquences, non seulement à la fin de ce XIXème siècle uchronique, mais jusqu’à aujourd’hui où des parallèles s’écrivent. José-Luis Munuera était le dessinateur idéal pour incarner ce récit. Capable d’alterner des scènes contemporaines à l’histoire et des passages issus de l’œuvre de Rostand, l’auteur espagnol apporte toute l’émotion, toute la tendresse, toute la tristesse parfois, donnant une dimension poignante à un conte dont les relations mère-fille sont au cœur… de ferraille.

 

            Pour les abonnés, suite de la prépublication en trois mini-livrets de la nouvelle série de Joann Sfar et Benjamin Chaud : Héliotrope.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Sfar, Chaud – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Cœurs de ferraille (Les) : Debry, Cyrano et moi

Sœurs Grémillet (Les) : Le trésor de Lucille

Spirou, l’espoir malgré tout : Une fin et un nouveau départ

 

 

Récit complet :

 

Clairière s’amuse ! (la) : Pâle emploi

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Coach (Le)

Crash Tex

Professeur Foldogon (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Houba gags

Incroyable tournée du Crumble Club et son orchestre (L’)

Kid paddle

Méthode Raowl (La)

Nelson

Pernille

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Terence & Bud

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Libon

En direct du futur : Dad TV (Klein)

Interview : BeKa et Munuera

Jeux : Cœur de récré (Waltch & Now)

Spirou et moi : Turk

 

 

Supplément abonnés :

Mini BD : Héliotrope (2/3)

 

 

 

En kiosques et librairies le 25 Mai 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


A voté !  Les p’tits diables 33 - Elu frère de l’année !

 

« - Je vais t’anéantir, Alien tout moisi !!!

- Mais moi aussi, je t’aime, microbe.

- Hein ?

- Ben oui ! « Qui aime bien, châtie bien ! ». Et toi, tu m’aimes tellement que tu m’attaques tout le temps.

- N’importe quoi !!! Je te déteste !T’es nulle ! Je vais t’atomiser !!!

- Ah, tu vois, tu recommences ! Tu me châties encore plus, frère d’amour. »

 

 

 

 

 

 

 

Qu’y a-t-il de plus proche de la haine que l’amour ? Tom et Nina détestent s’aimer et adorent se détester. Alors, quand Nina sort à Tom le proverbe « Qui aime bien, châtie bien ! », le petit frère se trouve tout décontenancé. Il compte bien la pulvériser, la dégommer, l’éparpiller. Et elle aussi, elle l’aime de tout son cœur. Quand les deux enfants ont l’un envers l’autre un excès de bienveillance, ce sont leurs parents qui s’en trouvent désabusés. Que ça commence bien ou que ça commence mal, les relations frère-sœur finissent systématiquement en pugilat.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

De toute façon, que personne ne s’inquiète, si un matin Nina décide de devenir gentille, sa « bonne » conscience saura la rappeler à l’ordre. Si c’est Tom qui attaque en lui trouvant le nouveau surnom de Ninaze, il va rapidement sentir le retour du bâton. Les parents vont se rendre à Kid Shop pour acheter un enfant. Vont-ils trouver une Nina ou un Tom à vendre ? Ou bien tout cela n’est-il encore qu’une élucubration de Nina qui trouve qu’elle a un frère d’occasion ? A part ça, la rubrique Frères et sœurs à travers le temps nous explique pourquoi les garçons seront toujours bêtes. SOS Nina démontre que contrairement à ce qu’elle dit, Nina n’a pas toujours la solution. On retrouve les aventures du cerveau de Tom. Et si vous avez dans la vraie vie un vrai frère, vous pourrez découper le blason du frère de l’année en page 29. Et pour pouvoir bien profiter du gag de la page 30, achetez l’album en double !

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Olivier Dutto et son coloriste fétiche Benoît Bekaert sont de retour pour un nouvel album des P’tits diables. Tom et Nina sont leurs enfants et ils le leur rendent bien. Bekaert met un relief pop aux dessins ronds de Dutto. Au bout de trente-trois albums, c’est toujours aussi drôle. La palme d’or revient au gag dans lequel maman revient des courses où le chat de la maison, Grippy, joue un rôle stratégique à la Cookie Monster de Sesam Street.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

La maman de l’année, c’est maman ! Le papa de l’année, c’est papa ! Le frère de l’année, c’est Tom ! La sœur de l’année, c’est Nina ! Le chat de l’année, c’est Grippy ! L’album d’humour gags de l’année, c’est le tome 33 des P’tits diables !

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 33 - Elu frère de l’année !

 

Genre : Humour fraternel

 

Scénario & Dessins : Olivier Dutto

 

Couleurs : Benoît Bekaert

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302095304

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


Deux tours dans le Donjon.  Donjon Potron-Minet –82 - Survivre aujourd’hui / Donjon Monsters 15 - Les Poupoutpapillonneurs

 

« - Comte, on est tous là. Je déclare ouvert le premier conseil d’administration du château de Cavallère.

- Je ne sais pas si mon père aurait aimé que sa maison devienne ça.

- Ça  quoi ?

- Un coupe-gorge géré comme une coopérative agricole.

- Hyacinthe. C’est une question de survie si on n’organise pas les choses, on va se faire massacrer. » 

 

 

 

 

 

 

 

                Hyacinthe de Cavallère tente le tout pour le tout pour protéger son château des ennemis farouches qui veulent s’en emparer. Il sera aidé dans sa tâche par un dragonneau que l’on connaîtra beaucoup mieux plus tard. Il est orange et s’appelle Marvin. Le jeune saurien vient à peine de quitter l’école maternelle qu’il fait son petit baluchon, appelé par l’aventure.  Les baffes vont tomber, les épées vont trancher.

 

 

 

 

 © Oiry, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                De son côté, le professeur Rovela, professeur de magie, amène ses élèves en sortie en forêt. Jérôme est un peu trouillard. Il espère que les cochons ne vont pas attaquer. Mais lorsque les enfants vont rencontrer Blaise, ils vont découvrir que tous les suidés ne sont pas forcément mauvais. Blaise a des dispositions pour la magie et intègre le groupe d’apprentis. Quand les jeunes intrépides vont décider d’explorer des tunnels naturels cheminant vers le centre de la Terre, là où vivent les démons, ils vont voir ce que c’est que de provoquer le danger. Le sortilège des Poupoutpapillonneurs les sauvera-t-il des démons… et des cochons ?

 

 

 

 

 © Juanungo, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Un Donjon Potron-Minet et un Donjon Monsters, voici la double dose qui vient enrichir l’univers créé par Joan Sfar et Lewis Trondheim. Donjon Potron-minet revient après quatorze ans de sommeil. Stéphane Oiry succède à Christophe Blain et Christophe Gaultier. Le dessinateur avait déjà travaillé avec Lewis Trondheim sur la série polar atypique Maggy Garrisson. Il ne force pas son trait et s’intègre dans la famille Donjon naturellement. Il n’y a qu’avec Grogro qu’il semble moins à l’aise, ne réussissant pas vraiment à se l’approprier. Juan Saenz Valiente, alias Juanungo, est un dessinateur argentin. Son graphisme est moins proche de l’univers habituel du Donjon mais il s’intègre parfaitement à Monsters. Ses personnages sont drôles au premier regard. En particulier le poulet Jérôme est inoubliable.

                Plus que jamais, Sfar et Trondheim mettent les différentes séries Donjon en réseau. On l’a dit, on découvre Marvin tout jeune dans Potron-Minet et Pirzuine, future femme du même Marvin, est l’une des élèves dans le Monsters.

 

 

 

 

 © Oiry, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Plus qu’une série, plus qu’une saga, Donjon est un univers dont chaque auteur est une pierre permettant de tenir l’édifice debout. Et on peut dire qu’avec des fondations solides nommées Sfar et Trondheim ce donjon-là n’est pas près de s’écrouler.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Donjon Potron-Minet

Tome : –82 - Survivre aujourd’hui

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

Dessins : Stéphane Oiry

Couleurs : Walter

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 48

Prix : 11,95 €

ISBN : 9782413016892

 

 

 

 

 

 

 


 

Série : Donjon Monsters

Tome : 15 – Les Poupoutpapillonneurs

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

Dessins : Juanungo

Couleurs : Walter

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 48

Prix : 11,95 €

ISBN : 9782413037675

 

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


Serial scalpeur.  Wild West 3 - Scalps en série

 

« - Par l’enfer !

- J’vous avais pas menti. Jamais vu une telle bestialité ! Ils lui ont tranché le sexe ! Et je crois qu’ils lui ont fourré…

- Dans la bouche ! Oh, mon Dieu !

- J’ai rien touché. Je l’ai découvert comme ça en revenant de la chasse. Un foutu hasard dégueulasse !

- Saloperies d’indiens ! Nous sommes à moins d’une heure du camp. C’est de la provocation. »

 

 

 

 

 

 


 

                Wild Bill Hickok vient d’être engagé sur un chantier de chemin de fer. Il y a de gros soucis de main d’œuvre et il faut développer l’attractivité du campement. Cela signifie multiplier les débits de boissons, les tables de jeux et les bordels. Avec tout ça, tous les desperados à la ronde vont rappliquer. Responsable de la sécurité, Hickok est payé grassement pour assurer que tout se passe bien. Mais quand un tueur en série passe à l’action, ce n’est pas du tout prévu. Il scalpe, découpe et plante une flèche dans l’œil droit de ses victimes. De son côté, Martha Jane Canary, dont l’époux a été assassiné par Wild Bill, est recueillie par une caravane traversant le Nebraska dans un grand état de faiblesse. Elle est bien décidée à se venger de celui qui lui a détruit la vie.

 

 

 


© Gloris, Lamontagne - Dupuis

 

 

                Scalps en série ouvre le deuxième cycle de Wild West, western dur et violent, impitoyable, dans lequel on a plus de chance de croiser des acteurs de Quentin Tarantino que John Wayne. Thierry Gloris signe un scénario âpre, avec des scènes à la limite du supportable. C’est loin d’être un cadeau pour Jacques Lamontagne qui pousse le crayon aussi loin qu’il le peut. Les lecteurs qui le connaissent depuis Aspic imagineront le second degré qu’il y avait dans cette série pour édulcorer, ou mieux supporter, ce qui se passe ici. Sauf qu’ici, il n’y a pas de second degré. L’Ouest, le vrai, était plus proche de cela que de l’imagerie que l’on nous a inculqué.

 

 

 

 

© Gloris, Lamontagne - Dupuis

 

 

                Le western est l’un des genres les plus bédégéniques. On ne compte plus les séries à succès. Ces dernières années, avec le trio Undertaker-Duke-Wild West, on a le sentiment qu’on est passé au niveau supérieur. Le phénomène se ressent aussi dans les séries télévisées. Westworld, en particulier la première saison, en est la preuve. Surenchère de violence ou souci  de réalisme ? Certainement un peu des deux.

 

 

 

 

© Gloris, Lamontagne - Dupuis

 

 

                Ce troisième album invite le polar au pays du Western. Le mélange des genres donne un album haletant dont on attend la suite avec une impatience non dissimulée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Wild West

 

Tome : 3 - Scalps en série

 

Genre : Western 

 

Scénario : Thierry Gloris 

 

Dessins & Couleurs : Jacques Lamontagne

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034759514

 

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


Un vent de fraîcheur sur le Manga.  Wind Fighters 3 - Face au Major Brickmack

 

« - Désormais, je suis un vrai aventurier… Je mène des missions à bien… Et j’ai même ma propre équipe ! Ça a toujours été mon souhait le plus cher… Moi qui n’ai jamais pu sortir de chez moi ! Mais plus que ça, je veux être celui qui n’a pas peur d’affronter les pires brutasses, celui qui deviendra le plus grand des windfighters !!!

- I… I… Il se retrouve…

- Face au Major Brickmack !!! »

 

 

 

 

 

 


                Helio veut jouer les durs à cuire. Va-t-il tenir la route ? Le Major Brickmack ne tolère aucun écart sur son chantier. Mais celui-ci ne connaît pas encore Helio. C’est un Wind Fighter. Et il rêve de devenir le plus grand. Son seul problème, il a le souffle court ce qui l’empêche de faire des efforts démesurés. En mission de ravitaillement à Tanrock, Helio et ses compagnons se trouvent donc confrontés à ce butor de Major qui exploite et maltraite ses ouvriers. De son côté, Hope, la sœur d’Helio, visite l’Oasis, leur refuge, avec Laria Lane, une boss qui cherche à créer une nouvelle génération de Wind Fighters. Les pouvoirs latents de Hope intéressent la féline Laria.

 

 

 

 

© Cointault - Glénat

 

 

                Wind Fighters est THE série manga à suivre. Il y a tout les ingrédients nécessaires au succès d’une série de ce type. Les aventuriers sont prêts à combattre pour un monde plus juste. Les héros ont un passé dont ils ne se souviennent plus et des supers-pouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas. On trouve un aventurier badass et un panda roux bipolaire pas si kawaï que ça. Tout un aéropage d’aventuriers novice est prêt à en découdre face à de gros méchants faits plus de muscles que de cervelle. Et tout ça est français ! Oui, Madame !

 

 

 

 

© Cointault - Glénat

 

 

                Sans pour autant appliquer une recette, Christophe Cointault a réussi un tour de passe-passe que peu d’auteurs européen peut se targuer d’avoir réussi : persuader le lecteur qu’il lit une histoire traduite du japonais. Ça l’fait, non ?  Double exploit, il signe une histoire d’action tout aussi attrayante pour les garçons que pour les filles. On pourrait appeler ça un Shonenjo. Hope n’est aucunement est retrait par rapport à Hélio. Elle a ses compétences et vit son aventure.

 

 

 

 

© Cointault - Glénat

 

 

                Prévue en quatre tomes, Wind Fighters est la série qui démontre que le manga francophone n’a rien à envier à l’original. Si Glénat a la bonne idée de l’envoyer sur le marché japonais, ça va faire un malheur. Le souffle des Wind Fighters risquerait de se faire sentir sur toute la planète.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Wind Fighters

 

Titre : 3 - Face au Major Brickmack 

 

Genre : Manga Shonen Heroïc Fantasy 

 

Scénario & Dessins : Christophe Cointault 

  

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 200 

 

Prix : 6,90 €

 

ISBN : 9782344046012

 

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


Vert anthracite.  Charbon 2 - La révolte

 

«  - Bonsoir, Traxer ! Tu as du mal à trouver le sommeil ?!

- Et toi, l’ami, ce n’est pas dans tes habitudes de te promener à ces heures tardives !

- J’ai été retardé par un vieil ami, qui m’a raconté des choses incroyables. Tu dois être au courant, toi qui vas aux réunions secrètes.

- Ah ! Non, dis-moi !

- Avec cette pollution, la population est à bout ! Ils veulent attaquer et saccager l’aéroport ! Ils parlent de placer des bombes !

- Quoi ?

- Mais bon, j’ai passé l’âge de faire la révolution. Bonne nuit, Traxer !

- Bonne nuit. » 

 

 

 

 

 

 

 

                Sur la planète Charbon, Balthazar vient de piéger Traxer. Œil de Moscou du Capitaine Xax, Traxer va aussitôt raconter à celui-ci le sabotage que préparent les rebelles. En réalité, Vladek et ses camarades comptent pénétrer dans les fondations du palais pour retrouver le jeune Apollo et l’incroyable trésor qu’il a déniché : des feuilles. En effet, sur la planète Charbon, la nature a totalement disparue depuis que l’empereur Toxico a interdit les végétaux. Grâce à Apollo, on sait à présent que la nature ne demande qu’à reprendre ses droits, mais elle aurait besoin pour ça d’un bon coup de pouce. La révolution verte est en marche !

 

 

 

 

© Colline – Paquet

 

 

                Suite et fin du diptyque Charbon. On retrouve avec un plaisir non dissimulé Apollo, fils d’ouvrier, et Asila, fille de l’empereur-dictateur. Eux que le destin opposait allaient s’allier pour tenter de faire reverdir la planète. Vladek, le père d’Apollo va  prendre les choses en mains. Si les enfants sont des pivots déclencheurs, le réalisme du scénario reste logique en faisant des adultes les acteurs de l’action. Vladek mène sa troupe dans la stratégie, la rébellion puis la révolution. Toxico est un Louis XVI en puissance. Xax joue le rôle du méchant hollywoodien. Tous les ingrédients sont réunis pour une histoire forte et intergénérationnelle.

 

 

 

 

© Colline – Paquet

 

 

                Michel Colline signe un scénario efficace. Dans un graphisme ligne claire très personnel et émouvant, à la fois vintage et moderne, Colline écrit une histoire à grand spectacle, un conte philosophique et écologique tourné vers l’avenir. L’auteur met en garde contre une hyper-industrialisation polluante sans tomber dans un pessimisme fatal. Dans toute situation aussi désespérée soit elle, il y a un espoir, il y a une lueur, il y a un feuillage. Avec la complicité de Maëlys Cantreau qui participe à la colorisation, Colline propose un album qui s’illumine tout doucement comme une ampoule à économie d’énergie.

 

 

 

 

© Colline – Paquet

 

 

                Après L’espoir, La révolte boucle une histoire qui se lit d’un trait et qui ferait un excellent scénario de long métrage animé. Michel Colline publie depuis vingt ans mais a fait enfin son entrée dans la cour des grands. Et quand on voit le haut commissaire du commerce galactique débarquer sur Charbon, on image parfaitement Colline au dessin d’un épisode de Donjon. Sfar et Trondheim, si vous nous entendez,...

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Charbon

 

Tome : 2 - La révolte

 

Genre : Aventure 

 

Scénario & Dessins : Michel Colline 

 

Couleurs : Michel Colline & Maëlys Cantreau 

 

Éditeur : Paquet

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782889322060

 

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


Sport & culture.  Manzana et Patxaran 5 - Farce basque

 

« - Ce tableau est un faux.

- Quoi ?!

- C’est un faux. Regardez le A avec les deux empattements de cette lettre… Arrue n’a jamais signé comme cela.

- Je ne vous ai pas convoqué pour que vous insultiez notre ville !

- Patxaran ! Pourquoi tu parles de ce que tu ne connais pas ?

- Je connais sans doute beaucoup mieux que vous deux la peinture basque ! Les yeux, ça se lave, bande de nazes !!! » 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Pays Basque. Les flics du Sud-Ouest sont de retour. Alors que Manzana et Patxaran sont convoqués par le maire de Saint-Jean-de-Luz à cause de l’insécurité croissante qui règne sur sa ville, le policier bayonnais, féru de peinture, se rend compte que le tableau de Ramiro Arrue qui trône dans la salle du conseil municipal est un faux. Les experts vont rapidement confirmer son diagnostic. Le sous-préfet de Bayonne charge Manzana et Patxaran de démasquer les coupables de cette forfaiture. Manzana étant en plein chagrin d’amour, Patxaran va devoir user de toute sa force (basque) pour dénouer l’intrigue.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                Manzana et Patxaran est une série de BD locale du Pays Basque. On en est déjà au cinquième épisode. Les auteurs traitent de façon humoristique et parodique la vie politique et culturelle dans ce joli petit coin de France, et ce n’est pas parce que j’y suis né que je dis ça. Pas besoin d’être basque ou d’y avoir été pour apprécier. Bien sûr, les locaux décèleront les subtilités cachées ou le second degré réservé aux aficionados, mais tout le monde pourra lire une bonne enquête policière drôle et bien ficelée. Vous aimiez la série Deux flics à Miami ? Et alors ? Vous y êtes allé à Miami ?

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                Aux côtés des deux héros, Yves Ugalde, adjoint à la culture de la ville de Bayonne tient un grand rôle, ainsi que Alexandre Picratès de la Vinasse, avec son nœud papillon, en qui les bascophiles reconnaîtront Alexandre de la Cerda, grand spécialiste de l’Histoire de la région, dans un rôle ici pas très reluisant. Les maires du coin en prennent pour leur grade. On reconnaît là toute l’acidité du journaliste Jean-Yves Viollier. On peut lire ses articles sur le blog ramdam6440.fr, sorte de Canard enchaîné en ligne consacré aux actualités du Sud-Ouest. Pierre-George met l’histoire en dessin dans un trait rond et une ligne claire.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                Les places des frontons sont le décor de nombreuses scènes de cette histoire. Avec cette farce, les épreuves de force basque n’auront plus de secrets pour vous.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Manzana et Patxaran

 

Tomes : 5 - Farce basque

 

Genre : Polar basque 

 

Dessins & couleurs : Pierre George 

  

Scénario : Jean-Yves Viollier 

 

Éditeur : Atlantica

 

Nombre de pages : 52 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782758805694

 

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


D’un danger à l’autre.  Aventurosaure 4 - Les portes de Jurassia

 

« - A l’aide !!! Au secours ! Mon fils !!!

- Que se passe-t-il ?

- Il a été enlevé !!! Haaaaa….

- Doucement…

- Mon pauvre garçon… Mon petit Razo chéri ! Je vous en prie… Aidez-moi à le retrouver ! Je… Je n’ai que lui au monde !

- Rassurez-vous, je suis certain qu’il n’est pas perdu. Je vous promets que nous allons garder l’œil ouvert ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que Rex et Cory s’engagent auprès de sa mère à retrouver le jeune Razo, ils ne se doutent pas que celui-ci est prisonnier dans le donjon du Général Ank avec Patchy et Gogo. Pour les uns, il faudra traverser une jungle inextricable. Pour les autres, il faudra trouver rapidement, très rapidement, un moyen d’évasion sous peine de finir dans le tunnel de l’agonie.

 

 

 

 

© Paré-Sorel – Presses aventure

 

 

Rex, véritable héros de l’histoire, fait une quête tout autant physique que spirituelle. L’esprit de son père disparu va l’accompagner et lui permettre de grandir en force et en bravoure. Avec Ank, c’est un puissant guerrier qui entre en scène. Plus prompt à agir qu’à réfléchir, l’individu est sans pitié. C’est un méchant si impitoyable que l’on en tremble pour les héros.

 

 

 

 

© Paré-Sorel – Presses aventure

 

 

Le québécois Julien Paré-Sorel réussit à faire oublier au lecteur qu’il est face à des dinosaures humanisés. Il y a tellement d’âme dans ses personnages qu’on a l’impression que ce sont des humains. Evoluant dans un monde d’Heroic-Fantasy sans pitié, on n’est jamais certain qu’ils vont s'en sortir. Des personnages meurent. C’est loin d’être banal dans une ligne claire tous publics.

 

 

 

 

© Paré-Sorel – Presses aventure

 

 

Tyratops le sorcier cherche à conquérir de nouveaux territoires, à étendre son règne de terreur et à imposer toute sa puissance maléfique. Pour cela, il a besoin de la jeunesse d’enfants. Rex et ses compagnons n’ont pas fini de lutter contre cet ennemi redoutable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Aventurosaure

 

Tome : 4 - Les portes de Jurassia

 

Genre : Jurassic Fantasy 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Julien Paré-Sorel 

 

Éditeur : Presses aventure

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 11,90 €

 

ISBN : 9782897518721 

 

 

 



Publié le 26/05/2022.


Source : Bd-best


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