Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


“Les cauchemars ne sont en fait que des rêves, en plus réalistes.”, citation de Dimitri Vallat.  La brigade des cauchemars 5 - Léonard

 

« - Alors, c’est le moment…  Le grand saut dans la tête de Léonard...

- Oui, je crois que vous êtes prêts. Mais ça va être compliqué… Et dangereux. Vous le savez, j’ai déjà tenté d’explorer son cauchemar, il y a longtemps. Des allers-retours incessants à la recherche d’Alice… Désormais, tout s’effondre dès que je franchis la porte du sas.

- Mais nous, on est la Brigade ! Son subconscient ne nous détectera pas !

- N’en sois pas si sûr. Léonard se doute qu’on cherche à entrer. »

 

 

 

 

 

 

 

Ultime épreuve pour Albert, Sarah et Tristan, alias la Brigade des cauchemars. Il est temps d’entrer dans la tête de Léonard pour tenter de ramener Alice, la mère de Tristan et  épouse d’Albert, prisonnière depuis longtemps de l’esprit du jeune homme perturbé. Entre rêve et réalité, les frontières sont de plus en plus ténues. Il va falloir jouer de stratégie, d’autant plus que des militaires malintentionnés tentent de faire main basse sur Morpheus, la machine qui permet de franchir la frontière des cauchemars.

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku, Langlais – Jungle !

 

 

Frank Thilliez, célèbre auteur de thrillers, confirme ses talents de scénariste de bande dessinée. En cinq volumes, il a créé un univers original, cohérent, avec la dose de surnaturel qu’il faut. En quelques albums, comme jadis un certain Club des cinq, la Brigade des cauchemars est devenu le groupe d’amis dans lequel on rêve tous d’entrer… On rêve d’entrer ? On cauchemarde d’entrer plutôt. Adressée aux jeunes adolescents, la série les emmène aux frontières de leurs peurs, aux portes de leurs cauchemars. Contrairement à ses romans pour adultes qui virent souvent au glauque, Thilliez rassure après avoir inquiété.

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku, Langlais – Jungle !

 

 

Yomgui Dumont fait tout passer par les yeux de ses personnages. Iris gigantesques ou pupilles minuscules, le lecteur est englouti dans les orbites. Les planches dans le monde réel restent classiques. Celles des rêves ont des intercases noires dans lesquelles le professeur, étant en contact avec les « voyageurs » est représenté comme sous forme d’un dessin fait à la carte à gratter. Dumont se lâche encore plus que dans les tomes précédents dans des doubles planches comme celle où les enfants préparent leur entrée dans l’esprit de Léonard, ou encore celle où ils se retrouvent coincés dans sa tête mais en dehors de ses rêves. Le dessinateur réalise une couverture efficace et mystérieuse dans laquelle les membres de la brigade sont prisonniers de la tête de Léonard. Aidé par la mise en couleurs de Drac, épaulée par Takaku et Langlais, on voit poindre la lumière de l’espoir dans l’obscurité du cauchemar.

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku, Langlais – Jungle !

 

 

Le cycle est terminé mais une porte s’ouvre vers une éventuelle suite. Ça peut être une fin en soi tout autant qu’une ouverture vers un second cycle. En attendant, une adaptation live est prévue pour 2023 pour France Télévisions.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La brigade des cauchemars

 

Tome : 5 - Léonard

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Franck Thilliez

 

Dessins : Yomgui Dumont

 

Couleurs : Drac, Takaku & Langlais

 

Éditeur : Jungle !

 

Collection : Jungle frissons

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782822232654

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


Gâteau, fluo, jumeaux, jeux de cartes et meurtres en série.  Détective Conan 99

 

« - Personne ne s’approche du corps ! Et personne ne quitte les lieux jusqu’à l’arrivée de la police !

- Empoisonnée, vous dites ? La victime Mizutoshi a été empoisonnée ?

- Oui… D’après les gars de la scientifique, ce gâteau qu’il a mangé avant de s’écrouler était parfumé au cyanure. »

 

 

 

 

 

 

 

La  fête d’anniversaire de la mannequin Remi Sekizawa tourne au drame. L’un des convives est mort en mangeant sa part de gâteau. Elle était empoisonnée. La victime gît au sol avec, inscrit sur le front : Vengeance divine. Il va falloir toute la perspicacité du jeune détective Conan pour trouver le coupable parmi les suspects. C’est la première enquête qu’il résoudra dans ce volume. Conan et ses amis partiront ensuite en visite à la ferme Hatoyama. Ils vont se retrouver enfermés dans un sous-sol avec un cadavre. Suivra une affaire de pièce close avec un macchabée à l’intérieur, avant de finir sur une affaire de tueur en série qui restera en suspens.

 

 

 

 

© 1994 Gosho Aoyama

© Kana 2021

 

 

 

99 volumes ! Multipliez à peu près par trois et vous obtiendrez le nombre d’enquêtes résolues par Conan, détective pas si jeune que ça. On reviendra sur sa longue carrière dans quelques semaines à l’occasion de la sortie événementielle du tome 100. Mais comment Gosho Aoyama fait-il pour d’une part se renouveler, et d’autre part proposer des enquêtes aussi minutieuses ? Le mangaka semble connaître tout sur tout, de la composition magnétique d’une météorite aux propriétés de l’encre d’un marqueur. Aoyama considère qu’il lui faut de quatre à douze heures pour trouver une intrigue, selon sa complexité. Afin de garder un large public, il les aborde avec un vocabulaire relativement simple, pas trop pointu. Conan peut être lu par de jeunes lecteurs. Il est censé avoir sept ans. Considérons que dès neuf ans, les lecteurs peuvent y trouver leur compte. Fine et intelligente, la série parvient à conserver ses lecteurs tout en gagnant de nouvelles générations.

 

 

 

 

© 1994 Gosho Aoyama

© Kana 2021

 

 

 

Si les volumes sont constitués d’enquêtes indépendantes, Aoyama n’en oublie pas le mystère principal. Conan, qui, on le rappelle à ceux qui l’ignoreraient, a avalé une pilule qui l’a renvoyé en enfance, retrouvera-t-il son corps d’origine ? Qui est cette organisation contre laquelle il lutte et qui est dirigée par un mystérieux « Boss » ? L’auteur, qui prétend connaître la fin mais n’a pas l’intention de conclure, avance homéopathiquement dans ce squelette narratif de la série, si bien que ceux qui n’auraient jamais lu cette série peuvent la commencer à n’importe quel tome et y trouver le plaisir polar. Les plus curieux auront loisir de remonter le fleuve des tomes pour tout comprendre.

 

 

 

 

© 1994 Gosho Aoyama

© Kana 2021

 

 

 

Mangas, Animes, adaptations live, Detective Conan est un univers polycéphale. Son auteur Gosho Aoyama est le digne héritier d’Agatha Christie et de Sir Arthur (Détective) Conan Doyle.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Detective Conan 

 

Tome : 99

 

Genre : Polar

 

Scénario & Dessins : Gosho Aoyama

 

Éditeur : Kana

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505084761

 

 

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


Qu’est-ce que tu dis ?  L’oreille de Vincent

 

« Comment, diable, ce cher Vincent Van Gogh a-t-il pu se meurtrir l’oreille gauche ? Au mauvais endroit au mauvais moment ? Toutes les hypothèses sont possibles... »

 

 

 

 

 

 

 

                Fils d'un pasteur néerlandais, c'est seulement en août 1880 à l'âge de 27 ans, que Vincent Van Gogh décida de devenir peintre. Autodidacte. Il commence par copier des dessins, particulièrement des scènes de la vie paysanne de Jean-François Millet, auquel il voue une estime quasi religieuse. Vincent peut compter sur l'aide matérielle et morale de son frère Théo. Il peint ses premières œuvres  autour du thème de la vie populaire, réalisant de nombreuses études de tisserands et de paysans, dans des tons sombres et lourds, comme la terre qu'ils labourent.

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                En 1886, venu à Paris dans l'espoir d'être mieux connu des milieux artistiques, et de vendre ses toiles, Van Gogh dut, comme beaucoup de ses amis impressionnistes, exposer dans la vitrine de salles de café ou de magasins. Officiellement, Van Gogh ne vendit de son vivant, en tout et pour tout, que deux tableaux, et ce par l'intermédiaire de Théo. Finalement, fatigué, dépressif, il souhaita quitter l'agitation de Paris, ses hivers rigoureux, pour le sud de la France où il emportait avec lui l'espoir de fonder une communauté d'artistes, un nouvel "Atelier du Midi".

                L'arrivée de Gauguin à Arles le 23 octobre 1888 devait encore accélérer la vie de Van Gogh, tout en contribuant à améliorer sa santé. Il était heureux, avant que les deux hommes ne s'opposent sur leur façon de travailler, et ce qu'il devait appeler, "la catastrophe", dans la journée du 23 décembre, qui vit Van Gogh menacer Gauguin avec un rasoir, avant de se mutiler partiellement l'oreille droite.

 

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                Ça, c’est la version officielle, que l’on peut lire en version plus détaillée sur le site impressionniste.net. Ce n’est qu’une version. Bob remet les pendules à l’heure et en propose 88 autres. Comme quoi, on ne sait jamais où est la vraie vérité. Van Gogh s’est peut-être endormi dans l’herbe pendant que le voisin passait la tondeuse. Il a peut-être été taquin avec Wolverine. Il a, pourquoi pas, mangé une fondu à côté d’un convive maladroit ou bien s’est trouvé mêlé à une manifestation de gilets jaunes. Qui peut affirmer détenir la vérité ? La vraie vérité se trouve probablement dans l’album de Bob.

 

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                Après ce drame, Van Gogh moribond fut conduit à l'hôpital de la ville où il retournera plus tard, se plaignant d'entendre des voix. Après plusieurs "attaques", Van Gogh sentit qu'il lui fallait quitter l'asile. Le 16 mai, il partit pour Paris, où il ne resta que quelques jours chez son frère, avant de partir, ne supportant plus le bruit et l'agitation de la ville, pour Auvers où il se confia au Dr Gachet, l'ami des peintres, dont il fera le portrait.

                Les circonstances exactes de son suicide le dimanche 27 juillet 1890 au soir restent mystérieuses. Il se tira une balle de revolver, réussit à se relever, mais ne décéda que le 29 juillet.

                Pendant son bref séjour à Auvers, moins de deux mois, il avait peint 70 toiles témoignant de la force d'âme et de la détermination avec lesquelles l'artiste avait poursuivi son but pendant dix ans.

                Son œuvre vue dans sa totalité révèle une étonnante richesse artistique et un grand pouvoir d'expression né des longues observations que le peintre tenait pour fondamentales dans son travail.

 

 

 

 

© Bob - Expé éditions

 

 

                Toute cette vie, vous ne la trouverez pas dans le livre de Bob qui se concentre sur l’« affaire » de l’oreille. Trêve de plaisanteries. L’oreille de Vincent est un petit album drôlissime, bourré d’anachronismes hilarants et dans lequel l’auteur invite de nombreuses références qui parlent à tous, de Predator à Harry Potter en passant par Peter Pan et Matrix.

 

Van Gogh disait : « Cette vie artistique, que nous savons ne pas être la vraie, me paraît si vivante et ce serait ingrat que de ne pas s'en contenter. » Il aurait très bien pu le dire à propos de cet album.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’oreille de Vincent

 

Genre : Humour 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Bob

 

Éditeur : Expé éditions

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782955702796 

 

 

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


 

 

 

Une première bd est toujours pour un auteur un « bébé » particulier et un moment unique ! Mais que dire si en plus, cela se double par un premier bébé dans la même année ? C’est tout le bonheur que Quentin Rigaud connaît avec Stigma et dans quelques mois … prénom non dévoilé encore !

 

 

 

 

 

 

Nous avons donc eu le plaisir de rencontrer ce double papa pour la naissance du premier ! Une brique de 736 pages … entre S-F, éco-terrorisme, aventures et amitié. Quentin accouche d’une histoire prenante, pleine de sensibilité à certains moments, avec des personnages attachants. Un univers bien à lui qu’il a mis 7 ans à mûrir … pour 30 chapitres qui sentent bon l’écolo-humanisme positif.

Le compte rendu de cette rencontre sporale ci-dessous

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 

 

 

© Quentin Rigaud - Casterman

 

 

 

Titre : Stigma Odyssée sporale

 

Genre : Science-fiction

 

Éditeur : Casterman

 

Scénario : Quentin Rigaud

 

Dessinateur : Quentin Rigaud

 

Nombre de pages : 736

 

Prix : 27,00 €

 

ISBN : 9782203225800



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


La jeune fille aux papillons.  Ténébreuse 1 - Livre premier

 

« - Nous savons qui tu es. On nous a envoyées pour t’engager. Dans un sombre château, une jeune fille de sang royal est retenue prisonnière. Nous t’engageons pour la secourir et la ramener auprès de son père. Elle est très jolie.

- Ecoutez, je suis un mercenaire, pas un chevalier errant. Si vous avez besoin d’une épée pour une petite guerre privée, je suis votre homme, mais délivrer les princesses, très peu pour moi. »

 

 

 

 

 

 

 

Arzhur, mercenaire à l’honneur déchu, se voit proposer une occasion pour se racheter. Trois vieilles pouilleuses viennent lui proposer un marché. S’il délivre une jeune princesse prisonnière dans le sinistre château noir gardé par de dangereuses créatures, son père l’engagera comme compagnon d’armes et il sera riche. C’est une seconde chance qu’il ne faut pas laisser passer. Pour y parvenir, les trois vieilles lui offrent une épée exceptionnelle, la seule capable de trancher des monstres. Aider de son fidèle écuyer Youenn, Arzhur accepte le marché. Mais une fois la tâche accomplie, les mégères vont rebattre les cartes. Arzhur n’a pas l’intention de se faire faire.

 

 

 

 

© Mallié, Hubert - Dupuis

 

 

Hubert écrit un conte moyenâgeux dans la plus pure tradition de La belle au bois dormant, sauf qu’ici la princesse est plus trouble, plus troublée et plus troublante. Faisant écho à notre époque, comme savaient le faire Perrault, Grimm, Andersen et autres spécialistes du genre, l’histoire soulève un thème de société, en l’occurrence ici la famille. Arzhur se trouve au cœur d’une affaire de famille dont on ne sait pas trop qui est toxique pour qui là-dedans. Entre une mère mi-femme mi-bête aux jupons cachant une queue serpentant au sol et un père récupéré par une marâtre ne voulant pas lâcher le grappin qu’elle a posé sur lui, Islen est une princesse captive d’un conflit entre ses parents. Héritière de pouvoirs, elle cherche sa place dans une société qui ne veut pas d’êtres hors normes mais dans laquelle elle a un rôle à jouer grâce ou à cause de son sang royal. « Désolé, je n’ai rien à te donner. », dit Islen à un écureuil. « Les êtres vivants ne sont pas faits pour rester enfermés. Enfuis-toi dans la forêt. » Cette scène résume à elle seule l’essence de ce récit traitant, plus que de l’enfermement physique, de l’enfermement moral, psychologique.

 

 

 

 

© Mallié, Hubert - Dupuis

 

 

Vincent Mallié est magistral. L’ancien élève de Régis Loisel égale son maître. Le château noir, la ville en colère, l’invasion des rats, Mallié réalise des planches d’un aboutissement rare. Ténébreuse pourrait être sa Quête.

Petite parenthèse. Que ceux qui accusaient Pierre Seron de plagier le trait de Franquin se repentissent. Jamais ils ne diraient que Mallié plagie Loisel. Il est de la même famille, tout comme le sont dans la leur Seron et Franquin. Ceci dit pour mettre certaines pendules à l’heure. Fin de la parenthèse.

 

 

 

 

© Mallié, Hubert - Dupuis

 

 

Après Beauté et Peau d’homme, Hubert offre au Moyen-Âge un nouveau conte d’exception. Avec une relativement courte carrière alignant les albums tous plus réussis les uns que les autres, le scénariste nous a quitté en laissant un vide immense. Il nous restera toujours son œuvre qui a déjà un goût d’éternel, dont Ténébreuse qui brille d’une sombre clarté.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ténébreuse

 

Tome : 1 - Livre premier

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Hubert 

 

Dessins & Couleurs : Vincent Mallié

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Aire Libre

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN : 9791034746354 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Quand la violence est dans l’« autre » camp.  Cas de force majeure

 

« Cédric est un livreur de 42 ans. Il est marié et père de cinq enfants. Le vendredi 3 janvier 2020, il est arrêté pendant sa tournée à scooter par quatre policiers pour un contrôle, non loin de la Tour Eiffel. Le ton monte rapidement : Cédric est un homme qui en impose. Il décide de filmer les policiers. Quelques minutes plus tard, il est transporté en urgence à l’hôpital. Il y meurt moins de quarante-huit heures après. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Ils s’appellent Cédric, Sofiane ou Maria. Ils ont été victimes de violences policières. Certains sont morts. D’autres en ont gardé des stigmates physiques ou psychologiques indélébiles. Ce ne sont pas forcément leurs vrais prénoms. L’auteur les a parfois modifiés parce que les instructions en justice sont en cours. Ces victimes, ça pourrait être vous, ça pourrait être moi, ça pourrait être n’importe qui. Remedium raconte leurs histoires, avec objectivité, dans un recueil poignant.

 

 

 

 

 © Remedium - Stock

 

 

 

                Un contrôle de pass sanitaire qui tourne mal, une manifestation qui dégénère, une interpellation qui part en vrille, les situations s’enchaînent dans des implacables sentences. Remedium montre une police qui s’acharne. L’auteur aurait pu choisir la facilité en racontant des histoires d’innocents injustement interpellés à cause de leurs origines ou de leurs couleurs de peau. Il en expose bien sûr, mais il cible aussi des délinquants sur qui les flics usent et abusent de leur statut. Arrêter un jeune qui tente de voler un scooter, d’accord. Mais pourquoi donc s’acharner sur lui à coups de pieds dans la tête ? Contrôler une manifestation, pas de problème. Mais pourquoi viser d’une grenade une mamie à sa fenêtre ? Remedium pose les questions, on pourrait dire, tout simplement.

 

 

 

 

 © Remedium - Stock

 

 

 

                L’auteur alterne les séquences de violence ordinaire des policiers avec des cas connus qui ont été largement médiatisés. George Floyd étouffé sous le genou d’un flic raciste et sadique, Michel, le producteur de musique tabassé par un groupe de policiers dans son studio d’enregistrement à Bagneux dans les Hauts-de-Seine, ou encore Debora qui, parce qu’elle n’aura soi-disant pas mis correctement son masque, accouchera d’un enfant mort-né,… Voilà les dénonciateurs malgré eux d’actes inadmissibles. Il y a aussi des histoires improbables comme celle de cette libraire de Bagnolet, en quartier sensible, accusée de ne pas respecter les distanciations devant sa boutique pour que les clients viennent récupérer des livres en click and collect, ou encore celle d’une écolière de CM2, accusée d’apologie de terrorisme suite à un débat organisé par son maître d’école sur la liberté d’expression après l’assassinat de Samuel Paty.

 

 

 

 

 © Remedium - Stock

 

 

 

                Alors qu’un certain ministre Jean-Michel avait son portrait dans Cas d’école, du même auteur, c’est un autre, nommé Gérald, qui se voit portraituré ici, un portrait encore moins reluisant que celui de son collègue de l’Education Nationale. Remedium termine quand même sur une petite note d’espoir, avec l’histoire d’Amar, brigadier-chef à la préfecture de police de Paris,  placardisé, qui dénonce les exactions de certains de ses confrères et devient un lanceur d’alerte avec une vision optimiste, arguant que les actes dénoncés sont le fait de brebis galeuses.

 

                Remedium signe un livre témoignage coup de poing, ce genre d’albums qui mettent le doigt là où ça fait mal et qui peuvent faire évoluer les mentalités.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Cas de force majeure

 

Genre : Histoires de violences policières ordinaires 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Remedium 

 

Éditeur : Stock

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 18,50 €

 

ISBN : 9782234092990

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Matisse au Maroc.  Tanger sous la pluie

 

« - Hassan ! Je t’amène tes clients !

- Ah enfin !

- Monsieur et Madame Matisse, enfin ! Je m’inquiétais, j’espère qu’Amido ne vous a pas perdu dans Tanger !

- Pas du tout, au contraire, c’est un guide on ne peut plus charmant !

- Bienvenue à l’hôtel Villa de France, c’est un grand honneur de vous recevoir ici. Je vais vous accompagner, par ici, je vous en prie. »

 

 

 

 

 

 

 

Janvier 1912, fraîchement débarqués à Tanger, au Maroc, Monsieur et Madame Matisse sont pris en charge par le jeune Amido qui les mène jusqu’à leur hôtel. Un arrêt dans le marché de la ville les enivre déjà des senteurs et des couleurs locales. C’est tellement « pictural » que le peintre jette déjà sur le papier ses premiers croquis. Arrivés à leur lieu de villégiature, le réceptionniste les installe dans la chambre 35, celle qui a la plus belle vue sur le golfe de Tanger. Matisse a hâte de se mettre au travail. Dès demain, à lui Tanger ! Mais, voilà que le lendemain, et pour plusieurs jours qui suivront, il pleut. Il paraît qu’il y pleut assez souvent d’ailleurs.

 

 

 

 

© Grolleau, Abdel de Bruxelles - Dargaud

 

 

Dès l’avant-propos, les auteurs ne prennent pas leurs lecteurs en otage. Si Matisse est réellement allé au Maroc à cette période, aucun livre n’est là pour raconter ses sensations. Là est arrivée leur imagination. En quatre chapitres, Fabien Grolleau raconte et romance les deux voyages que Matisse fit au Maroc. Chapitre un, il découvre la ville sous la pluie et cherche l’inspiration. Préférant rentrer au pays, sa femme le laisse sur place. Chapitre deux, le peintre trouve en Zorah, une fille qui vend ses charmes, sa muse, son inspiratrice. Elle sera sa Shéhérazade, lui contant une histoire merveilleuse pendant qu’il la peint. Mais tout ça ne sera pas du goût d’Hassan le réceptionniste. Chapitre trois, le soleil est revenu. Matisse profite du pays, de ses paysages, de sa nature, avant de rentrer en France. Chapitre quatre, il est de retour à Alger. Retrouvera-t-il Zorah ? Saura-t-il pourquoi la jeune femme a déclenché les foudres d’Hassan ? Connaîtra-t-il la fin de son histoire ?

 

 

 

 

© Grolleau, Abdel de Bruxelles - Dargaud

 

 

Dans un style graphique cousin de celui d’un Fabien Toulmé, mais avec des aplats de couleurs qui n’appartiennent qu’à lui,  Abdel de Bruxelles réalise un album envoûtant. Dès le débarquement à Tanger, on a changé de pays, on est là-bas, on découvre le Maroc avec Matisse et sa femme. Des petites rues aux patios intérieurs des grandes maisons, du marché aux épices au port de Méditerranée, Abdel de Bruxelles invite au voyage. Il y a aussi tout le traitement bleuté duconte narré par Zorah et qui verra sa conclusion dans une réalité dont on ne sait pas vraiment si elle a été inventée ou pas. Et que dire de cette fenêtre qui s’ouvre au premier matin ensoleillé alors que la pluie a cessé dans la nuit. Sublime.

 

 

 

 

© Grolleau, Abdel de Bruxelles - Dargaud

 

 

Quand on lit des milliers de bandes dessinées et qu’on tombe sur des albums comme ça, on sait pourquoi on le fait. Si le livre était paru chez un petit éditeur peu connu, les sélectionneurs d’Angoulême le trouveraient formidable et il remporterait de multiples prix. Tout n’est pas perdu. De sa couverture magnifique à sa dernière case à la sentence portant à réflexion, Tanger sous la pluie ne peut pas passer inaperçu. On n’est qu’au début de l’année et l’un des meilleurs albums de 2022 est déjà édité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Tanger sous la pluie 

 

Genre : Biographie romancée 

 

Scénario : Fabien Grolleau 

 

Dessins & Couleurs : Abdel de Bruxelles

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 21 €

 

ISBN : 9782205079715 

 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Pachydermes aériens.  Les géants du ciel

 

« Malgré sa relative fragilité face aux intempéries et l’emploi de gaz inflammable, le dirigeable a trouvé sa place dans le ciel, sa capacité d’emport de charge et son endurance lui procurant un immense avantage sur l’avion…

Vecteur d’exploration, bombardier stratégique ou luxueux paquebot volant, le dirigeable (autrement appelé aéronat selon un terme ancien) représente une véritable épopée technologique décrite ici par l’image grâce aux illustrations de Jean Bellis, et par un texte informatif dû à Jean Molveau, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’aérostation. »

 

 

 

 

 

 

 

Quelques dizaines d’années avant de pouvoir le faire grâce à l’aviation, l’homme partait déjà à la conquête du ciel grâce à l’aérostation. Dès la fin du XVIIIème siècle, il a pu s’élever grâce à la montgolfière et au ballon à gaz. Les débuts furent rudimentaires, les aléas du vent ne parvenant pas à être domptés. Armes de guerre ou transports d’agréments, les dirigeables verront leur apogée dans les années 1930, il y a bientôt cent ans.

 

 

 

 

© Bellis, Molveau - Idées plus

 

 

Le journaliste aéronautique Jean Molveau présente ces ballons dirigeables, des précurseurs jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. L’histoire commence précisément en 1783, six ans avant la fameuse Révolution française. Les frères Montgolfier font voler une enveloppe gonflée de fumée. Les premiers humains à monter à bord de ce ballon à air chaud furent Pilâtre de Rozier et le Marquis d’Arlandes qui effectuèrent un vol de vingt-huit minutes. Très vite, l’air chaud fut remplacé par de l’hydrogène. Petit à petit, l’homme apprendra à diriger ces engins volants dont la forme s’allongera. Des hélices apparaîtront.

 

 

 

 

© Bellis, Molveau - Idées plus

 

 

Il faudra attendre cent ans et les frères Tissandier pour voir apparaître le premier ballon dirigeable à propulsion électrique. Partout en Europe, mais aussi de l’autre côté de l’Atlantique, les expérimentations se multiplient. En 1900, le premier Zeppelin voit le jour. 1902, c’est le drame du Bradsky dont la nacelle se détache entraînant la mort de l’équipage. 1906, l’équipage de l’America qui tente de traverser l’Atlantique lance le premier SOS radio. L’équipage est recueilli par un vapeur, le dirigeable disparaît. La guerre de 14-18 voit les pays rivaliser d’ingéniosité pour faire des dirigeables des armes aériennes. 1931, Akron et Macon, les porte-avions aériens, peuvent opérer jusqu’à cinq avions. 1937, c’est le tristement célèbre accident du zeppelin Hindenburg qui scellera le sort de ces engins volants pour qui ce fut le début de la fin.

 

 

 

 

© Bellis, Molveau - Idées plus

 

 

Passionné d’aviation, Jean Bellis réalise depuis près de trente ans affiches et cartes postales sur le thème. Après avoir collaboré à la série Histoires d’avions, il dépeint en les peignant ces géants du ciel. On suit l’épopée de ces merveilleux fous volants dans des tons pastels et sous tous types de ciels. Chaque illustration est un petit tableau en soi, une invitation au voyage, même si les intentions de leurs inventeurs ne furent pas toutes pacifiques.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les géants du ciel 

 

Genre : Aviation 

 

Textes : Jean Molveau 

 

Dessins & Couleurs : Jean Bellis

 

Éditeur : Idées plus

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782374700595 

 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Lion XIII.  L’ogre lion 1 - Le lion barbare

 

« - Hé ! Comment vous faites ça, le coup des cornes et tout ?

- Dégage !!!

- Il m’a prévenu que t’étais pas très sympa et j’aurais dû le croire… le démon qui est dedans toi.

- Comment ça ?! Tu l’as vu ?!

- Ben oui, je lui ai même parlé... »

 

 

 

 

 

 

 

Wilt, jeune chevreau intrépide, vient d’assister à une scène hors du commun. Un lion moribond s’est métamorphosé en géant cornu et a massacré la horde de loups venue attaquer la secte dans laquelle Wilt avait été intégré de force. Bakham Tyholi, l’esprit vengeur, et Kgosi Bombataa Begazi, le lion monarque déchu, se partagent le même corps, mais ce dernier semble subir l’occupation de son double avec qui il ne peut pas communiquer. Qui plus est, le lion est amnésique et ne sait pas comment il en est arrivé là. Wilt lui promet de tout lui dire sur ce que raconte Bakham Tyholi sur son passé, s’il l’aide à retrouver sa famille à laquelle l’a arraché la secte.

 

 

 

 

© Bessadi, Joo - Bamboo

 

 

Bruno Bessadi lance une série d’Heroïc-Fantasy animalière et met en scène un trio bien particulier. Kgosi, le lion à l’œil crevé, ne se souvient plus de son passé. Il aurait été un roi tyran. C’est du moins ce que prétend Bakham, bouc à la chair à vif, dont la raison de vivre est de défendre les herbivores en massacrant à qui mieux mieux les carnivores de tout poils. Comment ces deux êtres que tout oppose se sont-ils retrouvés dans le même être ? Pris entre ces deux feux contradictoires, Wilt complète le trio. Il prend la décision d’aider le lion à retrouver sa mémoire et le guérir de ses tourments comme ces cauchemars incessants dans lesquels il voit ses fils assassinés.

 

 

 

 

© Bessadi, Joo - Bamboo

 

 

On ne peut pas dire que la genèse de la série ait été simple. D’abord proposée chez Soleil dès 2008, après la fin de Zorn et Dirna par le même dessinateur, elle est refusée sous prétexte que la bande dessinée anthropomorphique ne marchait pas. Une association avec un scénariste plus intéressé par une orientation Game of Thrones fut envisagée, mais Bessadi préférait garder une ambiance à la Conan. A la création du label Drakoo, l’auteur retente sa chance. Après un premier refus, Arleston décide de le publier enfin, et, on peut le dire, heureusement.

 

 

 

 

© Bessadi, Joo - Bamboo

 

 

Aux confrontations des univers de Conan le barbare, du Seigneur des anneaux et de Sibylline (oui, oui, la série de Macherot à l’ambiance fantastique et aux méchants sanguinaires), L’ogre lion mêle quête de soi et intrigues de cours.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’ogre lion

 

Tome : 1 - Le lion barbare

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario & Dessins : Bruno Bessadi

 

Couleurs : Joo 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782490735358 

 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Les Mondes d’Aldebaran ont encore des mystères et des aventures à nous offrir. C’est ainsi que nous pourrions réagir en découvrant ce nouveau cycle, « Neptune ».

Série de science-fiction désormais emblématique, chaque cycle nous a entraîné vers des confins et des aventures plus innovants les uns que les autres. Différents à chaque fois, mais gardant un fil conducteur essentiel : ses personnages et leurs quêtes humanistes. A travers leurs voyages sur de lointaines et inaccessibles planètes (actuellement, soyons optimistes), Kim et Manon nous ont offert des paysages superbes et grandioses, des créatures aussi bien attendrissantes qu’effrayantes, une flore fascinante, des êtres énigmatiques ou au contraire si proches de nous, bref un univers tiré de l’imagination sans limite de Leo !

 

 

 

 

 

 

 

Doublé d’interrogations et de réflexions sur l’impact, parfois dévastateur, de l’homme sur son environnement, nous pensions en avoir fait le tour !

C’était trop simple … et à force de s’exiler si loin, Leo ne pouvait que nous surprendre avec ce 6e cycle bien plus proche de notre planète bleue … Ainsi nous voici pour ce 25e tome … dans notre propre système solaire !

 

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

Nous nous retrouvons donc en 2203. Sur Terre, Manon vient de réussir sa formation de 3 ans d’agent spécial de l’ONU. Sidney, Luc et Alex sont là pour fêter avec elle l’événement dans un grand restaurant à la Tour Eiffel. Mais une urgence à la station « Albert Einstein », en orbite autour de la Terre, rappelle immédiatement Sidney et Luc, qui dirige un groupe d’élite d’agents spéciaux.

Une soucoupe inconnue s’en est approchée et impossible de communiquer avec elle ! Luc et son équipe sont choisis pour tenter de prendre contact avec ses mystérieux … et silencieux occupants. Dès le départ, il considère que Manon serait un atout pour cette mission et réussit à la convaincre d’y participer.

La visite de la mystérieuse soucoupe ne se fait pas sans surprise … et sans danger.

Elle amène également une masse de questions … et notamment, d’où vient-elle ? D’une base cachée dans notre système solaire ? D’un autre vaisseau ? Nettement plus grand ?

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

En approche de Bételgeuse, Kim, Marc, Maï Lan, à bord d’un vaisseau tsaltérian avec Serlen et Torn s’apprêtent à retourner sur la planète en vue de reprendre contact avec la mantrisse. But : lui demander d’offrir à l’humanité entière les bienfaits de cette miraculeuse gélule.

 

Pourtant, ils devront revenir car finalement un gigantesque vaisseau-monde est découvert près de Neptune. La soucoupe viendrait de là … Elle abriterait des humains. Mais aucun contact possible … Il s’agit dès lors de le prendre d’assaut. Des moyens importants en troupes d’élite et en matériel y sont consacrés.

Cependant, la mission tourne au chaos et la catastrophe n’est évitée qu’in extremis … notamment grâce aux facultés de Manon.

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

Si la recette semble la même, le schéma narratif similaire, il est clair que la saga prend un fameux coup de fraîcheur bien utile. Plus proche de nous et non plus sur une planète, mais à bord d’un vaisseau-monde, Leo revisite son concept « fétiche » : l’exploration d’un monde nouveau, inconnu mais vivable pour l’homme.

Par conséquent, cet épisode 1 fixe longuement le décor de ce nouveau cycle et le rappel des principaux personnages. Tout cela sans oublier de mêler déjà l’action au récit.

L’idée de la placer dans l’espace, puis très probablement exclusivement dans ce mystérieux vaisseau-planète offre des possibilités accrues de développement, d’intrigues, de questions … sans nous donner l’impression d’une xième version de l’exploration d’un monde d’Aldébaran, avec biotope, créatures, végétation, lois physiques, … propres !

 

Bref, Leo renouvelle intelligemment sa série. Son scénario promet de belles réflexions dans le second et dernier tome « déjà » de ce cycle ! Oui, autre nouveauté ! Une histoire complète en 2 tomes de 60 pages ! Ceci nous garantit une action plus dense … tout bénéfice pour le lecteur … Pour ce cycle en tout cas, puisque le suivant, intitulé « Bellatrix », déjà annoncé, reviendra à un schéma « classique » avec 5 albums de 46 pages et la découverte d’une nouvelle planète ! Il sera à nouveau centré sur Kim et Manon.

 

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

Enfin, il n’est plus utile de présenter le trait de Leo ! Reconnaissable parmi d’autres, sa ligne, sa couleur, eux, restent aussi personnel que parfait.

 

En conclusion, surprenant, innovant tout en restant dans la continuité des cycles précédents, fidèle à ceux-ci, Leo nous offre le premier tome d’un diptyque qui marquera la série.

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

Et pour les fans de Leo, ne nous privons pas du plaisir de le suivre dans ses autres séries ou albums à la une, « Demain » avec ses complices Louis Alloing et Rodolphe et une nouvelle série avec Rodolphe et Marchal d’ici quelques jours … Disons simplement qu’elle s’intitulera « Scotland » ! Mais nous vous en reparlerons en temps utile !

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Neptune

 

Collection : Les mondes d’Aldébaran

 

Tome : 1

 

Genre : Science-fiction

 

Éditeur : Dargaud

 

Scénario : Leo

 

Dessin : Leo

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 13,00 €

 

ISBN : 9782205089660

 

 



Publié le 18/02/2022.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2022