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Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humour.  Mars !

 

 

 

« - Et voilà, le sort en est jeté !! Dans quelques minutes, nos trois héros vont pénétrer dans la fusée qui les conduira à travers l’espace pour une extraordinaire épopée !!

-          Houlà.

-          Ne regarde pas en bas ! »

 

 

 

 

Jim, Mike et John, ou plutôt André, José et Jean-Michel, sont prêts à décoller pour Mars. Mais leur fusée, elle, l’est-elle ?

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

 

Qu’importe ! La France va conquérir l’espace, coûte que coûte et quoi qu’il se passe. Et si l’on se doute dès le départ que le voyage ne se fera jamais, pour les spationautes, rien n’est moins sûr. C’est certain, ils ont décollé. Et ce n’est pas la présence d’une femme de ménage portugaise dans la fusée qui va les troubler.

 

Fluide Glacial réédite dans un format classique cet album de 2014 pour lui donner la place qu’il mérite dans le monde de l’humour absurde, du nonsense et de la folie.

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial


 

 

 

Fabcaro et Fabrice Erre, à qui la rédaction de Spirou a confié la Page 2 de leur hebdomadaire, forment un duo fusionnel. Ils s’embarquent l’un et l’autre dans leurs délires fictionnels pour mieux mettre le doigt dessus et se moquer de l’absurdité du monde.

Ils signent ici une série de strips qui se suivent pour écrire à leur manière une grande étape de la conquête spatiale.

 

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

Dans Mars !, ce ne sont pas seulement les grands responsables de la NASA et autres dérivés internationaux qui en prennent pour leurs grades, ce sont aussi les principaux acteurs que sont les spationautes, mais aussi les journalistes, les politiques, ainsi que les citoyens lambda qui devant leurs postes de télévision gobent, crédules, toutes les images qui s’affichent sur leurs écrans. Un seul type d’être sauve la face de l’humanité dans cette farce : une enfant d’aujourd’hui qui, élevée dans un monde technologique, entourée d’images, saurait faire la part des choses et aurait le recul nécessaire pour analyser l’information et déjouer les fake news, … mais si ses parents répondaient correctement aux questions qu’elle se pose.

 

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

 

Il y a du Ionesco de Rhinocéros dans Mars ! Le loufoque fait partie de la normalité. Si on ne peut pas accéder à la porte de la fusée, qu’on en amène une deuxième à côté pour pouvoir y entrer.

 

Nos trois cosmonautes ont quand même derrière eux une formation solide et une culture certaine. Ils s’en sortiront, ils ont lu « Tintin au Congo ». Peuple de Mars, ils viennent en paix !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mars ! 

Genre : Humour spatial

Scénario : Fabcaro

Dessins : Erre

Couleurs : Greff

Éditeur : Fluide Glacial

Nombre de pages : 46

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782378780807

 

 



Publié le 28/11/2018.


Source : Bd-best


Little Mozart in Parisland, une partition française. Mozart à Paris.



    « - Madame. Monsieur Mozart est arrivé.
-    Mozart ?
-    Sur les recommandations de Monsieur le baron Grimm, Madame.
-    Ah oui, le petit prodige ! Eh bien, où est-il ?
-    Là, Madame.
-    Alors il s’agit de ça… Jeune homme, prenez le piano qui est là, voulez-vous ?
-    Madame, puis-je être conduit dans une pièce où il y a un feu de cheminée ? J’ai les doigts gelés.
-    Eh bien, vous vous réchaufferez en jouant. Nous vous écoutons. »

 

 

 

 

 

Paris, Avril 1778. Mozart a vingt-deux ans. Fraîchement débarqué de Salzbourg, il arrive dans la capitale française, accompagné de sa mère. Que va-t-il y faire ? Il ne le sait ; les choses se décident au fur et à mesure. En jouant quelques notes sur les pianos des réceptions mondaines, cela lui permet de se faire un carnet d’adresses. C’est ainsi que le petit prodige se met à donner des cours de musique à des duchesses. Il rencontre même Monsieur Legros, directeur du concert spirituel, qui lui commande une symphonie.

 

 

 

 


© Duchazeau, Walter - Casterman.

 

 

Mais pour réussir à Paris, il faut être entreprenant, audacieux, retors, courir aux quatre coins de la capitale, parler et se montrer. Dans ce pays où tant de musiciens médiocres et détestables ont fait fortune, il va être complexe pour Wolfgang de se faire une place, même avec les encouragements épistolaires de son père resté au pays.
« Etre quelque chose. Etre seulement quelque chose, enfin. »

Frantz Duchazeau s’empare d’une courte année de la vie du plus célèbre compositeur du monde pour décrire un microcosme parisien à deux vitesses. Ou l’on fait partie de la « haute », ou l’on est un élément des bas-fonds. C’est à cette dure réalité que va se trouver confronter le jeune prodige qui, après avoir effectué une tournée triomphale lorsqu’il avait sept ans, cherche la notoriété, le succès et l’argent.
Franchir la passerelle qui permet de passer d’un monde à l’autre est une épreuve périlleuse. Duchazeau adopte un point de vue onirique pour figurer ce chemin, Mozart marchant sur des dalles branlantes soutenues par des personnages qui perturbent sa route.

 

 

 

 

 

© Duchazeau, Walter - Casterman

 

Quand Mozart lit des lettres de son père ou pense à lui, c’est l’enfant de cinq ans qui est interpellé, cet enfant qui voudrait dominer Paris, cet enfant qui se questionne encore : « Suis-je trop grand pour être un enfant ? Ou ne suis-je pas assez grand pour être un adulte ? » Peut-être que c’est parce qu’il n’a pas eu le temps d’être un enfant à cause de son talent que son parcours de vie est perturbé à ce point. Dans cet épisode parisien, Mozart, jeune adulte, fait parfois figure d’un fougueux adolescent, le derrière entre deux chaises.

Duchazeau ne transcende pas seulement la musique. Non seulement, il réussit l’exploit de faire entendre des notes dans des cases mélodieuses, mais il fait un pont avec l’art abstrait. Quand le compositeur enseigne l’art du piano à la duchesse de Castries, c’est au cubisme de Picasso que fait appel le dessinateur pour traduire en images les sons issus de l’instrument.

    L’auteur rend également hommage à Windsor McCay. Tel Little Nemo vivant ses rêves comme une vraie vie et chutant de son lit à chaque nuit, Mozart est ramené à la réalité. Il est ainsi démontré que Little Wolfgang vit dans l’adulte qui cherche sa vie, et remonte sans cesse à la surface comme un écho inévitable, gageure du talent de ce génie.

    Sur une étroite palette de couleurs, Walter dépeint les ambiances des rues ou des salons parisiens, osant des couleurs plus « pop » dans les scènes imaginées.

 

 

 

 

 

 


© Duchazeau, Walter - Casterman

 



    Mozart à Paris est une tranche de vie d’artiste, décrite avec talent, onirisme et réalité par Frantz Duchazeau, auteur sensible et talentueux, faisant ici la convergence de plusieurs types d’art : la musique, la peinture, et bien évidemment la bande dessinée.

 



Laurent Lafourcade


 

One shot : Mozart à Paris


Genre : Tranche d’une vie d’artiste


Scénario & Dessins : Duchazeau


Couleurs : Walter


Éditeur : Casterman


Nombre de pages : 96


Prix : 18,95 €


ISBN : 9782203147171



Publié le 28/11/2018.


Source : Bd-best


Une souris à pas de loup sur un piano compose.  Mausart

 

            « - Cette musique semble vous ravir, Madame. D’où vient-elle, Don Juan ?

-          Il semblerait qu’elle provienne de la bâtisse dans laquelle vit M.Salieri, votre compositeur officiel, votre Majesté.

-          Salieri ? Jamais il n’avait joué de la sorte, très cher.

-          Don Juan, allez le trouver. Dites-lui qu’il se prépare à nous rejouer l’entièreté de cette partition dès demain soir, au palais, avant le bal que nous donnerons en l’honneur de notre reine. »

 

 

 

 

 

La jolie mélodie qui enchante les rues de la ville est bien issue du piano de Salieri. Mais la Reine a l’oreille fine. Le propriétaire de cet instrument n’a jamais joué de la sorte. Et pour cause, ce n’est pas lui qui est sur les touches, mais Mozart…ou plutôt Mausart.

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Mausart est une petite souris qui vit avec sa famille dans le piano de Salieri, le loup musicien officiel de la cour autrichienne. Le Roi et la Reine sont des oies qui ont des oreilles aussi fines que leurs lobes sont absents.
Alors que Ligo, le chat valet du loup, va devoir patienter avant de croquer le rongeur. En effet, le couple royal demande à Salieri de rejouer la mélodie pour l’anniversaire de la Reine. Il va donc falloir user de malice pour que le subterfuge fonctionne devant la cour.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Gradimir Smudja organise la rencontre de Raymond Macherot et de Milos Forman. En racontant Mozart dans une bande dessinée animalière avec la folie du cinéaste américain.

Les animaux représentant les personnages sont finement choisis en fonction de leurs caractères. Le « zoo » de la cour du roi est une faune en folie qui aurait pu figurer dans le film de 1984.

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

 

 

            Le dessinateur s’est adjoint les services du directeur de collection Thierry Joor afin de ficeler un scénario efficace.

 

            Un magnifique dossier d’illustrations clôture ce superbe album qui peut être apprécié tout autant par les plus jeunes lecteurs que par leurs parents, et qui souffre d’un seul défaut, celui d’être beaucoup trop court.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

            Mausart est à lire en parallèle au Mozart à Paris de Frantz Duchazeau : deux visions de la vie du prodige qui se complètent dans deux magies différentes mais tout aussi envoûtantes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mausart

 

Genre : Tranche animalière d’une vie d’artiste

 

Scénario : Joor

 

Dessins & Couleurs : Smudja

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413002581

 

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Prisonnier de son destin…malgré lui.  Le voyage de Marcel Grob.

 

            « - Vous vous appelez bien Marcel Grob et vous êtes né le 12 septembre1926 à Kirchberg en Alsace, c’est bien cela ?

-          C’est exact.

-          Vous avez donc 83 ans.

-          Oui. Je vous l’ai déjà dit. (…)

-          Dites-moi, Monsieur Grob, mécanicien-ajusteur, c’est bien le poste que vous occupiez chez les Waffen SS, non ? »

 

 

 

 

 

 

Octobre 2009, le juge Tonelli interroge Marcel Grob sur son passé sombre durant la guerre. Jeune homme, il a été enrôlé dans l’armée allemande, sans en avoir le choix.

Pourquoi, si longtemps après, ce magistrat s’acharne-t-il sur ce vieil homme au parcours qu’il n’a pas choisi ? Au cœur de l’horreur, Grob avait-il la possibilité de prendre en main son destin ? Chez les SS, « Mon honneur s’appelle fidélité. ». S’enfuir, c’est trahir. Désobéir, c’est trahir. Trahir, c’est mourir.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Sébastien Goethals habille le récit fort, poignant et dramatique de son trait réaliste et rapide. Ainsi, comme le principal protagoniste, on est embarqué dans l’action sans pouvoir réagir. Comme Marcel, on subit sans pouvoir s’arrêter, on est acteur-spectateur de scènes que l’on voudrait ne pas voir.

L’auteur du Temps des sauvages chez Futuropolis reste objectif. La peur appelle la peur, la haine appelle la haine, et surtout, l’incompréhension appelle l’incompréhension.

Les planches les plus fortes sont certainement celles sans texte où simplement les dessins permettent de réfléchir et de comprendre, ou tout du moins, d’essayer de comprendre.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

La couverture en dit long sur l’état d’esprit de l’homme dont on suit le destin. Les soldats allemands avancent comme un troupeau de moutons. L’un d’eux se retourne comme pour demander de l’aide ou implorer le pardon, c’est Marcel Grob.

 

            Philippe Collin est un nouveau venu dans le monde de la bande dessinée. L’homme fait les beaux jours de France Inter depuis des années. Découvert avec l’atypique émission Panique au Mangin Palace, l’animateur a occupé diverses tranches horaires sur la station. Depuis trois ans, il est au micro de L’œil du tigre, une émission sur l’histoire du sport, le dimanche en fin d’après-midi, émission passionnante qui ferait aimer le sport au plus pantouflard des auditeurs.

            Collin se lance dans le scénario pour réhabiliter la mémoire de son oncle Marcel Grob, malgré nous, du nom de ces soldats français intégrés contraints et forcés dans la Waffen SS. Ayant compris après son décès les origines cet engagement en 1944, Philippe fait acte de rédemption et demande pardon à Marcel de l’avoir considéré comme un nazi de base. Le voyage de Marcel Grob est une histoire vraie, avec quelques passages romancés dans une logique historique, comme la scène des prouesses de Grob en foot lui ayant permis de se faire une place privilégiée dans l’armée, les officiers adorant ce sport.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Un personnage pas comme les autres est au cœur du récit. Il s’agit d’un livre : La cerisaie, texte d’une pièce de théâtre d’Anton Tchekhov. Cette histoire est celle de la fin de l’aristocratie russe et de la prise de pouvoir d’une nouvelle classe sociale, symbolisée par des arbres qui sont abattus pour posséder une propriété. La beauté et la mort sont liées. Le blanc des fleurs de cerisiers y est dominant. Mais peut-on détruire un monde et accéder à une pureté ? C’est la question que doivent se poser les officiers nazis qui sèment le chaos.

 

            Est-ce grâce à la place importante de son scénariste dans le monde des médias que l’album est largement médiatisé ? Sur le net, outre une bande annonce « classique »

 

 

 

 

 

un teaser cinématographique avec des acteurs professionnels laisse imaginer le succès que pourrait rencontrer ce récit sur grand écran

 

 

 

 

 

 

Dans une interview réalisée par sa compatriote Léa Salamé sur France Inter, Philippe Collin dit tout de la genèse de l’album

 

 

 

 

 

 

 

            L’album se conclut avec un dossier réalisé par l’historien spécialiste du nazisme Christian Ingrao.  On y apprend le pourquoi du comment du drame des Malgré-nous incorporés dans la Waffen SS.

            Pour compléter la lecture de cet album, lisez Malgré Nous, l’excellente série en quatre albums signé Marie Terray et Thierry Gloris parue chez Quadrants-Soleil.

 

            Peut-on tout pardonner à Marcel Grob ? L’homme est-il coupable ou victime ? Chacun se fera une opinion sur le destin de cet homme dont la faute principale est d’être né au mauvais endroit au mauvais moment.

            Incontournable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le voyage de Marcel Grob

 

Genre : Drame historique

 

Scénario : Collin & Goethals

 

Dessins & Couleurs : Goethals

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 24,00 €

 

ISBN : 9782754822480

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Ultimes bévues, un final en beauté pour une série remise au goût du jour

"Bwouais... Quand j'étais jeune, j'ai fait deux ou trois bêtises...héhé, en tout cas je les ai tous bien em..." s'ensuit le cri de la mouette rieuse bien défraichie sur la quatrième de couverture accompagnant un Gaston à la barbe aussi fleurie que son chapeau.

 

 

 

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

Résumé de l'éditeur : Cette toute nouvelle édition de la collection Gaston Lagaffe intègre toutes les planches réalisées par André Franquin, certaines inédites. Chacune d'elle a été minutieusement remasterisée d'après le trait original, et délicieusement recolorées au plus près des souhaits de l'auteur.

En effet, la re-colorisation effectuée par Frédéric Jannin, restitue très bien l'ambiance voulue par le maître. La page de garde s'ouvre sur une espèce d'œil de Cain fixant sévèrement un Gaston fort préoccupé. Qu'à cela ne tienne la page trois dévoile un gag hilarant sur le thème d'un divan qui fait mouche tant dans le design que dans l'exercice de tir.

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

 

Nous retrouvons également des illustrations publicitaires réalisée par Franquin en 1989 pour une marque de pile qui étaient à l'origine réunies dans l'album "Gaston Lagaffe rempile et désopile". S'ajoutent également les quatre planches créés pour les transports publics édité en 87 dans un recueil pour diverses régies de transport intitulé "Fou du bus".

Nous découvrons un" En direct de la rédaction" où on n’arrêtes pas le progrès, avons droit à de délicieux jeux de mots et quelques cascades cocasses. Demesmaeker en prend encore pour son grade et Prunelle déguste également moult péripéties pour le plus grand bonheur des lecteurs du plus grand gaffeur de tous les temps. Nous terminons ce voyage avec les célèbres "oui mais si on danse ?" et l'armoire aux cent tiroirs, peu connue du grand public mais ho combien elle aussi surprenante auréolée d'un texte tout aussi tendeur de zygomatiques.

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

En prime à la fin de l'opus, les toutes dernières planches de Gaston par Franquin avec un style encore plus évolué et Gaston et une planche inachevée. L'auteur caressait l'idée de produire 1000 gags de l'empereur de la bévue... au moins cet album, rend hommage à ce génie créatif d'une façon élégante et bien achalandée.
Une idée cadeau pour les fêtes de cette fin d'année 2018 toute indiquée pour soigner la morosité.

 

Damien Caste

 

Titre : Ultimes bévues

Genre : Humour

Dessin : Franquin

Couleurs : Jannin

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€

ISBN : 9791034731381



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


L’étoile Sirius brille encore.  Natacha 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu.

 

            « - Bonne nouvelle, mes amis, la météo annonce que les chutes de neige cesseront dans deux jours… Les pistes seront dégagées ! Dans trois jours, on décolle ! J’ai déjà vu ça.

-          Ben, nous, on va en profiter pour aller photographier Manhattan sous la neige !

-          Bon ça ! Je viens avec vous !

-          Moi, je reste ici, je connais assez cette ville !

-          C’est bien, Walter ! Prenez un bon café… Moi, je vais continuer à vous lire le journal de Grand-Maman… Si vous voulez et si cela ne vous fait pas trop mal à la tête… Hm ?... »

 

 

 

 

Le commandant Turbo l’a annoncé, l’équipage a quelques jours devant lui avant de pouvoir s’envoler de New-York enneigée. Alors, si certains vont en profiter pour flâner dans les rues blanches de la Grosse Pomme, d’autres vont se replonger dans la lecture du carnet de voyage d’une aventurière du siècle passé.

            Au milieu du Pacifique, la grand-mère de Natacha et son Walter de l’époque font face à Blackmoon, pirate moderne des mers du Sud. Ils sont accompagnés de Jane, jeune femme en difficultés, et du petit Chacha, gamin malin.

Le cupide Blackmoon a tué le frère de Jane. Pas de quartier pour mettre la main sur des perles. C’est aussi la philosophie de l’ignoble Lee Kong et de son fidèle serviteur, dans leur casemate de l’île de Tuatupuri.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

François Walthéry livre le deuxième tome de ce diptyque après quatre longues années. Mais vu la qualité du résultat, ça valait le coup de prendre son mal en patience.

La première partie de l’histoire était essentiellement maritime. Celle-ci nous entraîne dans les tréfonds de la jungle de Nouvelle-Calédonie. Walthéry est aussi performant dans chacun des décors. C’est un dessinateur à la fois aérien (on le savait), maritime et végétal.

 

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Quelques cases font écho à Vol 714 pour Sidney, que ce soit lorsque les protagonistes déambulent dans la jungle luxuriante ou quand un avion survole une plage isolée sur une île de truands.

 

Avant tout, L’Epervier Bleu et sa suite sont une manière de remettre sur le devant de la scène l’homme à l’origine du scénario, Max Mayeu, dit Sirius. Sirius était un auteur complet qui a fait les beaux jours des éditions Dupuis et du journal de Spirou avec des séries comme Bouldaldar, Timour ou encore l’Epervier Bleu, sorte de cousin de Bob Morane, parcourant le globe, vivant des aventures hors du commun.

 

 

 

© Sirius – Dupuis.

 

Avec ce double album, Walthéry réalise un rêve de gosse et fait un remake de « L’île aux perles », aventure datant de 1950 du héros l’Epervier Bleu, qui donne ici son nom à un bateau. Il l’adapte à la sauce Natacha, par le biais de la grand-mère de l’hôtesse de l’air la plus célèbre du 9ème art, sur le même principe que dans L’hôtesse et Monna Lisa, Le grand pari et Les culottes de fer. Les héros de l’Epervier Eric et Larsen sont transposés en Natacha et Walter. Sheba est devenu Chacha, si bien qu’on a l’impression que le jeune hindou et le p’tit bout d’chique n’ont toujours fait qu’un.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Natacha est l’une de ses héroïnes à qui tout aventure va. Que ce soit elle ou sa grand-mère, elles restent crédibles dans toutes les situations.

 

Ce qui est rare est cher. Natacha est une héroïne rare et chère. Chère Natacha, il nous est impossible de nous passer de vous. Revenez vite faire escale pour de nouvelles aventures.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Natacha

 

Tome : 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Sirius & Walthéry

 

Dessins : Walthéry

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800169613

 

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Aventure en jaune et êtres innommables, mais dans…  Blake et Mortimer 25 – La vallée des immortels 1.

            « - Il se trouve, Colonel Olrik, que je tiens de mes ancêtres un testament écrit il y a de nombreux siècles par mon aïeule Lu-Tah. Elle y parle d’un fils qu’elle aurait eu avec un certain Gong Shou, l’héritier désigné de l’Empereur Shi Huangdi… Si ce texte dit vrai, je suis le dernier descendant de ce Gong Shou… et donc l’héritier du premier Empereur ! Peut-on se prévaloir d’une meilleure ascendance lorsqu’on a pour ambition de s’emparer de la Chine ?! Mais ce seul document écrit par une pauvre inconnue, convaincra-t-il le peuple chinois ? Malheureusement non, on m’accusera de manipulation…

-          D’où l’intérêt, si j’ai bien compris, du manuscrit de ce Sho qui mentionne Gong Shou et accrédite cette histoire d’« héritage ».

-          Exactement ! J’ai une équipe à Londres, chargée de récupérer la lettre d’introduction de Sho et les analyses des experts britanniques. Un autre de mes agents est infiltré auprès du Docteur Sun-Yi-Sun. Il lui volera la première moitié du texte qu’il apportera à Hong-Kong. »

 

Le général Xi-Li s’associe au maléfique Colonel Olrik pour mettre la main sur les preuves de son ascendance afin de créer un nouvel Empire, un nouvel ordre mondial.

De l’autre côté de la planète, à Londres, le professeur Philip Mortimer commence à enquêter sur le rôle crucial d’une petite invention technologique dans l’Histoire de la Chine.

Le Capitaine Francis Blake, quant à lui, est en charge de la protection de Hong Kong, colonie britannique esseulée aux portes de l’Empire du Milieu.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

 

            On avait eu droit au prequel du Secret de l’Espadon, avec Le bâton de Plutarque, voici le sequel. Yves Sente est comme dans des chaussons dans le monde d’Edgar P. Jacobs. Avec cette Vallée des immortels, le scénariste créé le chaînon manquant entre les intrigues d’espionnage et les aventures archéologiques de nos deux compères. Cette histoire est une synthèse réussie des poncifs de la série et a le mérite de réunir les amateurs de l’un et de l’autre genre pratiqués par Jacobs. Des ailes volantes et des parchemins retrouvés, un mécanisme d’arme de guerre empirique et une base secrète, Sente ravit l’afficionado. Des redites et du verbiage ? Certes, mais cela fait partie de la charte Jacobs.

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

            L’ex-directeur éditorial du Lombard adresse un petit clin d’œil à des poulains de son ancienne écurie en donnant un petit rôle au Père Odilon Verjus, héros au fort caractère créé par Yann et Verron dans les années 90.

 

 

 

 

© Verron, Yann – Le Lombard.

 

 

 

            Deux nouveaux venus tiennent les rênes graphiques du navire. Les néerlandais Teun Berserik et Peter Van Dongen se positionnent en princes de la ligne claire. Dans la digne descendance de Theo van Den Boogaard (Léon-la-Terreur), ils réalisent un travail minutieux et presque parfait. Seules deux ou trois attitudes de personnages sont perfectibles.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

            Leur couverture est un hommage appuyé au dieu Hergé. Dans une case du Lotus Bleu, Tintin est transporté en pousse-pousse dans une scène similaire.

 

 

 

 

 

© Hergé – Casterman, pour l’extrait du lotus bleu.

 

 

            Dans les interviews des auteurs, on a la surprise d’apprendre qu’ils se sont partagés les planches. Le mimétisme entre eux est impressionnant. Impossible de faire la différence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Porté par l’élan de nostalgie, Blake et Mortimer ont encore de beaux jours devant eux. La deuxième partie de ce diptyque en est évidemment la première pierre. Jean Van Hamme vient d’annoncer qu’il va en écrire un nouveau scénario et la suite de l’injustement controversée Onde Septimus de Jean Dufaux verra bien, semble-t-il, le jour un jour.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blake et Mortimer

 

Tome : 25 – La vallée des immortels / Première partie : Menace sur Hong-Kong

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Sente

 

Dessins : Berserik & Van Dongen

 

Couleurs : Van Dongen

 

Éditeur : Blake et Mortimer

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782870972441

 

 

 



Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Sans Jacquouille mais avec Tomcrouz, Sacha prend un portoloin et joue les visiteurs dans le Versaille de Louis XV et c’est génial, messire !

Imaginez un peu cette étrange situation : à chacun de vos éternuements, pour peu que vous touchiez un objet vintage (ou plus si aspérité), vous risqueriez un voyage dans le temps  dont vous nous direz des nouvelles. C’est ballot, non ! Et, pourtant, ce petit super-pouvoir à la Benoît Brise-l’âgede-fer, c’est celui de Sacha… ou plutôt de son chihuahua. Mais comme l’un ne va pas sans l’autre, les voilà qui partagent des aventures tout aussi divertissantes que dangereuses et enrichissantes. Un deuxième album vient de sortir, toujours aussi frais et inventif, décalé.

 

 

 

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 



Résumé de l’éditeur : Pour ses dix ans, Sacha rêvait d’un rat méga intelligent, mais à la place, sa mère lui a offert un chihuahua qu’il a baptisé Tomcrouz. Et depuis, un phénomène étrange se produit : à chaque fois que Tomcrouz éternue sur un objet ancien, tous deux se retrouvent transportés à travers l’Histoire et le temps… Comme tous les ans, la mère de Sacha a organisé une escapade au Breiz Manège. À peine le jeu de la course à la cuillère est-il lancé que sa mère s’extasie : incroyable, une cuillère du grand couvert royal ! Et lorsque Tomcrouz éternue dessus, le duo se retrouve transporté à Versailles, à la cour du roi Louis XV, où Sacha va découvrir le rituel des dîners, l’hygiène, la médecine d’antan, et peut-être même un indice autour de la disparition de son père…

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Avant de le retrouver dans le prochain film d’animation… Astérix, Tom Cruise est partout. Et la BD n’y échappement, phonétiquement et avec quelques arrangements orthographiques. Alors que la plage bretonne profite d’une inespérée météo sèche, la voilà assaillie par quelques enfants turbulents pour un anniversaire. Au fil des disgressions, l’incollable maman de Sacha voit son regard attiré, telle une pie, par la cuillère de Taran, l’insupportable (d’autant plus qu’il convoite la même fille que Sacha) gamin dont c’est l’anniversaire. Un vieillerie d’un autre temps, témoin des fastes dînatoires du Roy de France. Quand celui-ci invitait « à sa table » quelques représentants de la plèbe pour le regarder manger. Tout un programme indigeste quand on sait que la succession de mets était quasiment sans fin.

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Tout un programme digeste et intrépide quand Sacha et son chien s’emparent du sujet et jouent les visiteurs au temps du Roi-Soleil.  Problème: la cuillère qui est un peu leur portoloin (pour les fans d’Harry Potter) a vite fait d’éveiller les convoitises et la course-poursuite dans ce siècle des lumières tamisées et disjonctées a vite fait de s’orchestrer. Avec ce qu’il faut de bravoure, de fantastique, d’informations historiques utiles mais pas rédhibitoires et aucun temps mort.

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Le soin apporté à la couverture n’est pas un miroir aux alouettes, Anaïs Halard et Bastien Quignon tiennent le bon bout de la lorgnette et livrent un album jeunesse qui n’exclut pas les grands enfants et utilise de manière folle les potentialités de la BD. Avec une gestion de couleur qui finit de nous faire tourner la tête et de nous envoyer dans les méandres du temps. Heureusement, Sacha et Tomcrouz connaissent leur chemin, peu importe les détours grisants qu’il nous font prendre. Un deuxième album aussi génialement loufoque que le premier. On mise sur la série plus qu’un Louis !

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

 

Alexis Seny

 

Série : Sacha et Tomcrouz

Tome : 2 – La cour du roi

Scénario : Anaïs Halard

Dessin et couleurs : Bastien Quignon

Genre : Aventure, Fantastique, Histoire

Éditeur : Soleil

Collection : Métamorphose

Nbre de pages : 88

Prix : 16,95€



Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Il doit bien y avoir un moyen de s’échapper de cet enfer…  The promised neverland 4

 

            « - Et pour couronner le tout, Norman va se faire livrer demain ! Elle a confisqué nos cordes… Emma a la jambe brisée… Pour ce qui est de l’évasion, y’a pas de raison, on fera en sorte de la mener à bien ! La jambe d’Emma va se rétablir. Pour les cordes, ce n’est pas un problème, on en refera. Mais qu’est-ce qu’on va faire maintenant… !? On était censés inspecter les alentours pour pouvoir nous évader au plus tôt… »

 

 

 

            Les orphelins de Grace Field House sont en plein désarroi. Leur si gentille « Maman » a déjoué leurs plans et s’est débarrassée de Sister Krone. A présent, c’est au tour de Norman de quitter le domaine et de se faire livrer aux monstres assoiffés de chair fraîche. Alors, s’il n’est pas possible de quitter les lieux en groupe, l’urgence est de le faire évader.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

            Kaiu Shirai arrive à maintenir la tension de ce « survival » à son paroxysme. La situation des orphelins reste critique. Les cartes sont rebattues entre eux et leur nounou chérie puisqu’à présent chacun connaît les intentions des autres. Cet opus nous en apprend plus en particulier sur la configuration et les plans des lieux de l’intrigue.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

 

            Posuka Demizu glisse l’horreur sous les sourires. L’hypocrisie des personnages traverse leurs visages menteurs, que ce soient ceux des enfants, niant leurs stratégies d’évasion, ou celui de Mama, qui œuvre pour leur « bien ». Et lorsque l’on découvre un cadavre avec une fleur sortant du cœur au détour d’une page, c’est au milieu d’un décor théâtral, comme pour mieux semer le trouble entre ce qui pourrait se passer et ce qu’il faudrait éviter.

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

            « Il doit bien y avoir un moyen de s’échapper de cet enfer… Il y en a sûrement un, en dehors du sommeil et des rêves… » Orphelins de Grace Field House, méditez cette citation d’Hugo Pratt dans Corto Maltese. La lumière est au bout du chemin…

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : The promised neverland

Tome : 4

Genre : Survival

Scénario : Shirai

Dessins: Demizu

Éditeur : Kazé

Nombre de pages : 192

Prix : 6,79 €

ISBN : 9782820332844

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Sommaire Spirou 4207 du 28 novembre 2018

Les récits de Natacha : Sur les traces de l’Epervier Bleu

 

            Enfin une couverture signée Walthéry ! On attendait ça depuis 4 ans. Ça fait trois semaines que Natacha est revenue nous raconter les aventures de sa grand-mère au plus profond de la jungle de Nouvelle-Calédonie. Qu’est-ce que ça fait du bien. Il faut dire qu’avec Yoko Tsuno, elle est la dernière héroïne survivante des années 70. Dans une interview, le maître Walthéry raconte sa rencontre avec Sirius, créateur de la série l’Epervier Bleu.

 

 

 

 

 

            Les humains de Roger officialisent leur rupture dans un récit complet, pendant que le pépé de Cédric pique une crise et que Kid Noize fait écouter du bon son à son bougon de chien. On ne saurait que trop vous recommander d’aller voir sur le net les clips de l’homme à tête de singe.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis

 

 

 

            Avec Inukshuks, l’esprit de Noël arrive dans Spirou, préfigurant le numéro spécial annoncé pour la semaine prochaine.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

Super-Groom : Duel au sommet !

 

Récits complets & Gags :

Boni

Capitaine Anchois

Cédric

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Inukshuks

Kahl & Pörth

Katz

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Rob

Roger et ses humains : La rupture

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Walthéry

En direct de la Rédac

Jeux : Teampunk City (Lavoine)

 

Supplément abonnés :

Autocollants Zombillenium

 

 

En kiosques et librairies le 28 novembre.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


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