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Dame de fer et montres en or.  La petite voleuse de la Tour Eiffel

 

« - Moins une !

- Lantier, soyez prêt !

BAOUM

- Déjà midi ?!

- Je retarde encore !

- Mon porte-feuille ! On m’a volé mon portefeuille !!!

- Moi aussi ! Au voleur !!!

- Quoi ? Impossible !

- On n’a rien vu, chef  !

- Ces voleurs sont des ombres ! »

 

 

 

 

 

 

 

Midi sonne. Au premier étage de la Tour Eiffel, le canonnier vient de faire retentir son canon. C’est l’occasion pour tout le monde de régler sa montre. Mais encore faut-il l’avoir encore. Depuis quelques jours, des vols réguliers se produisent sur le parvis même de la Tour Eiffel. Les passants se trouvent détroussés sans qu’ils ne s’en rendent compte. Montres, portefeuilles et diverses sacoches disparaissent comme par magie. Il faut être un voleur aguerri pour réussir à subtiliser tout ça sans que personne ne s’en rende compte. Au commissariat de police du quartier, les plaintes se multiplient. Un détroussé est plus embêté que les autres. On lui a volé sa sacoche avec des documents de la première importance, une sacoche marquée à la dorure de l’œil de la providence. Seraient-ce des documents du Grand Orient de France ? L’inspecteur Jules Dormoy est mandaté pour sauver la République !

 

 

 

 

© Richez, Manini, Ratte - Bamboo

 

 

Jack Manini et Hervé Richez mettent en scène une petite voleuse à la tire. Juliette habite dans une chambre de bonne. Son parapluie calant un châssis de toit, elle file par les hauteurs. Elle s’est installé un parterre de violettes. Jules est un jeune inspecteur charmant. Il recueille tout un aéropage d’animaux dans un appartement qui n’est pas fait pour eux. L’histoire va aller plus loin qu’une simple affaire de vol à la tire. A toucher des choses interdites, on risque de se brûler. En volant des bijoux, Juliette va mettre la main sur un scandale gouvernemental : « l’affaire des fiches ». Ce véridique scandale explosa en 1904, sous la Troisième République. Ce fut une opération de fichage politique et religieux mise en place dans l'Armée française par le général Louis André, ministre de la Guerre de l’époque. Manini et Richez font se rejoindre la petite et la grande Histoire.

 

 

 

 

© Richez, Manini, Ratte - Bamboo

 

 

Pour cette aventure, qui se déroule dix mois avant celle du canonnier, David Ratte est de plus en plus à l’aise. Son trait s’assouplit, gagne énormément en fluidité. La preuve en est donnée dès la couverture, somptueuse, le genre d’images à afficher en très grand format sur les murs. Le dessinateur offre une splendide immersion dans l’époque, ne permettant pas au lecteur de lâcher l’album avant la fin, faisant croire qu’on a fait pendant une heure un voyage dans le temps. Un envoûtement.

 

 

 

 

© Richez, Manini, Ratte - Bamboo

 

 

Les éditions Bamboo offrent à la Tour Eiffel une série d’anthologie. Chaque album est indépendant. La collection n’est pas marquée. On retrouve avec plaisir quelques personnages récurrents d’un album à l’autre comme les religieuses de l’orphelinat ou dans un tout autre style la Mort. N’importe qui que l’on peut croiser est susceptible d’être sur le devant de la scène d’un prochain album. La Dame de Fer a encore de bien belles histoires à nous raconter.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La petite voleuse de la Tour Eiffel 

 

Genre : Polar de Paris 

 

Scénario : Hervé Richez & Jack Manini 

 

Dessins : David Ratte

 

Couleurs : Mateo & David Ratte 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782818976869 

 

 

 



Publié le 13/02/2022.


Source : Bd-best


L’humour à pattes de velours.  Sa Majesté mon chat 1

 

« - Bonsoir Jean, votre maison est ravissante !

- Je suis tellement heureux que vous ayez accepté mon invitation, Emilie ! Permettez-moi de vous présenter Minou, mon chat. Bien sûr, comme tous les chats, il est persuadé que cette maison lui appartient. Et que c’est moi qui suis… son humain. En fait, je suis certain qu’il considère que nous sommes sur son territoire et qu’il n’est pas content du tout.

- Ha ha ha !

- Ha ha ha ha !

- Sa maison… Son humain… Ha ha ha ha ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Jean invite chez lui Emilie, une prétendante. Ou plutôt, il l’invite chez son chat Minou. Et l’on ne peut pas vraiment dire que ce soit du goût du félin qui compte bien lui faire comprendre qu’elle n’est pas la bienvenue dans cette maison. Elle mérite un avertissement sévère. Mais quand Jean appelle son chat pour manger du thon sauvage, les priorités changent. Minou ne peut pas résister, mais Emilie ne perd rien pour attendre. Cette pauvre innocente va regretter son insolence. On ne pénètre pas sur le territoire d’un chat en toute impunité. Mais Minou n’arrive pas toujours à faire comprendre ses intentions.

 

 

 

 

© Desberg, Talaï - Kennes

 

 

                On n’attendait pas forcément Stephen Desberg dans le domaine du gag, mais on l’attendait dans le domaine du chat. N’est-ce pas lui qui a créé Billy-the-Cat, série mythique du journal Spirou dessinée par Stéphane Colman ? Avec Sa majesté mon chat, Desberg nous fait pénétrer dans l’intimité de ces drôles de bestioles qui sont bien souvent beaucoup plus propriétaires des lieux que les humains chez qui ils sont censés habiter. Le scénariste ne verse pas dans le gag hilarant. On est dans l’humour délicat comme un félin, un humour tendresse, un humour à pattes de velours. Ces pattes se promènent dans la maison, puis dans le jardin, dans les rues, dans le quartier et sur les toits. Elles se promènent même à travers les âges pour nous expliquer comment s’est réalisée la conquête des chats sur le genre humain. Elles mèneront même jusqu’à la fugue, pour prouver l’indépendance féline.

 

 

 

 

© Desberg, Talaï - Kennes

 

 

                 Anna Talaï signe son premier album. La dessinatrice a un trait tout en délicatesse, sauf pour les yeux de Minou montrant son mauvais caractère. On est dans une ambiance graphique dans la famille de celle de Nicole Lambert et de ses Triplés, mais Minou est beaucoup plus acide que les doux garnements. Comme dans Tom et Jerry et de nombreux cartoons des années 50, on reste à hauteur animale. Les visages humains ne sont jamais montrés. Le chat est le patron, ou croit l’être, jusqu’au bout des griffes.

 

 

 

 

© Desberg, Talaï - Kennes

 

 

                On connaissait Garfield, Sushi, Azraël, Grippy, Raoul et autres chats célèbres de BD. Avec Minou, vous allez vraiment regarder celui chez qui vous habitez d’un œil nouveau. 

 

 

                 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sa Majesté mon chat

 

Tome : 1

 

Genre : Humour félin

 

Scénario : Stephen Desberg 

 

Dessins & Couleurs : Anna Talaï

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 40 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782380753523 

 



Publié le 13/02/2022.


Source : Bd-best


Le retour de La ferme des animaux  Robilar ou le Maistre Chat 3 - Fort Animo

 

« - Les animaux, Sire !!

- Ben quoi, les animaux.. ?

- Ils… Ils…

- Ils.. ?

- Ils parlent !

- C’est une plaisanterie ? Je le sais bien, que les animaux parlent. Enfin, certains d’entre eux. Pas tous, mais certains… Tenez, mon Chambellan, par exemple…

- Non, ils parlent, ils crient, ils protestent, ils exigent… Ils refusent, votre Majesté !! »

 

 

 

 

 

 

 

                Il estoit une fois un royaume. Dans ce royaume, un château. Dans ce château, un… Non, deux trônes. Sur ces trônes, un prince et son mari; face à eux, la cour, un matou chambellan et un messager. Ce dernier, affolé, annonce au Prince qu’à la ferme du père Riflon, depuis quelques jours, les animaux se sont révoltés et ont pris en otage le fermier et la fermière. Ils ont rameuté les animaux des fermes aux alentours. Ils ne veulent plus servir de nourriture. Le Prince est furieux et veux faire donner la garde. Robilar, le chat chambellan, se propose d’aller régler diplomatiquement ce problème d’intendance.

 

 

 

 

© Chauvel, Guinebaud, Lou – Delcourt

 

 

 

   Après un premier tome destructurant Le chat botté, un deuxième raillant les contes de princesses, David Chauvel revisite La ferme des animaux de George Orwell. Plus qu’une fable animalière, La ferme des animaux est une arène politique, une dystopie dans laquelle les bestioles ne sont que le reflet des hommes. Paru en 1945, le roman de l’écrivain britannique dénonce le stalinisme. Quatre version BDessinées sont sorties en fin d’année dernière. Fort Animo en est une cinquième, plus originale, plus détachée, moins conventionnelle et plus subversive. Chauvel s’est approprié l’essence de cette Ferme comme un grand chef assaisonne un plat pour le faire sien. Pour poursuivre dans la métaphore, le scénariste est un chef quatre étoiles. Robilar est digne d’être rangé entre Garulfo et De capes et de crocs. Les dialogues sont coupés au cordeau et bourrés de références. On entend même le loup, le renard et la belette chanter.

 

 

 

 

© Chauvel, Guinebaud, Lou – Delcourt

 

 

                Au dessin, Sylvain Guinebaud fait des prouesses. Ses animaux sont tous plus expressifs les uns que les autres. Fils graphique naturel de Bruno Maïorana et de Claire Wendling, Guinebaud, qui publie depuis 2000, mérite d’être sur le devant de la sène. Il est aussi à l’aise dans les moments de dialogue que dans les scènes d’action aux multiples personnages. Quant aux humains, le dessinateur retransmet à merveille leur crétinerie. Aux couleurs, Lou est impeccable dans les ambiances feu de guerre et les moments entre chiens et loups.

 

 

 

 

© Chauvel, Guinebaud, Lou – Delcourt

 

 

Robilar ou le Maistre Chat est un triptyque. Chaque tome peut se lire quasiment indépendamment. La série n’a qu’un seul défaut. Celui d’être terminée. A moins que ce ne soit un atout pour qu’elle devienne culte.

 

« Tous les mammifères naissent libres et égaux en droits (même les lapins) » Enfin, les lapins, non, peut-être pas quand même...

 

                 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Robilar ou le Maistre Chat

 

Tome : 3 - Fort Animo

 

Genre : Aventure humoristique moyenâgeuse

 

Scénario : David Chauvel 

 

Dessins : Sylvain Guinebaud 

 

Couleurs : Lou

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Conquistador

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413037897 

 

 



Publié le 10/02/2022.


Source : Bd-best


 

 

 

"Entre hommage, bio, admiration, Rivère et Wurm nous offrent leur Opéra de papier d'un Géant gentil"

 

 

 

 

 

À la lecture d’une biographie consacrée à Hergé, Philippe Wurm a eu l’envie de retracer la carrière d’Edgar P. Jacobs. Au départ, il comptait travailler seul, ensuite il a contacté Rivière, ce dernier connaissant Jacobs. Le duo s’est entendu,  nous livrant cet album à absolument ajouté à votre bibliothèque BD.

Voici donc  une nouvelle capsule "Derrière le masque" consacrée à Philippe Wurm pour cet album dédié à "Edgar P. Jacobs - Le rêveur d’apocalypses"

 

 

 

 

 

 

 

© Rivière – Wurm - Glenat

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 

 

 


 

Titre : Edgar P. Jacobs - Le rêveur d’apocalypses

 

Genre : BD documentaire

 

Éditeur : Glenat

 

Scénariste : François Rivière

 

Dessinateur : Philippe Wurm

 

Nombre de pages : 144

 

Prix : 22,50 €

 

ISBN : 9782344003916



Publié le 10/02/2022.


Source : Bd-best


Jeux de guerre.  Les enfants de la résistance Hors-série - L’escape game : L’évasion de l’aviateur anglais

 

«  Tu as sûrement déjà entendu parler des escapes games ! Ces « jeux d’évasion » grandeur nature permettent à tout le monde de se glisser dans la peau d’explorateurs à la recherche d’un trésor, de braqueurs de banque, de détectives enquêtant sur de mystérieuses disparitions… Le principe est simple : ton équipier et toi êtes enfermés dans une salle et votre but est de réussir à en sortir en fouillant, résolvant des énigmes, actionnant des mécanismes… Le tout en moins de 60 minutes. »

 

 

 

 

 

 

 

                1940 : le réseau du Lynx recherche un nouveau compagnon. François, Eusèbe et Lisa, les enfants de la résistance, ont bien besoin d’un coup de main. En pleine occupation, près de Pontain l’Ecluse, les habitants vivent au rythme des bottes allemandes depuis l’armistice du 22 juin 1940. Ce nouvel enfant de la résistance, c’est toi, ami lecteur. Tu vas recevoir les instructions pour ta première mission. Tous unis contre la dictature des nazis, il n’y a pas une seconde à perdre. Tu vas tout découvrir dans la maison qui abrite clandestinement l’opérateur radio Eurêka.

 

 

 

 

© Pieur, Vives, Ers, Dugomier – Le Lombard

 

 

                Les enfants de la résistance reviennent en mode Escape Game. Dans L’évasion de l’aviateur anglais, ils s’associent au lecteur afin de résoudre des énigmes. Chacune d’entre elles permet d’avancer dans l’intrigue. Il faudra donc résoudre un message en Morse, effectuer des manipulations sur un émetteur, choisir un bâtiment où cacher l’aviateur, faire appel à un passeur et communiquer avec lui. Mais il faut être prudent, l’armée allemande est aux aguets.

 

 

 

 

© Pieur, Vives, Ers, Dugomier – Le Lombard

 

 

                Rémi Prieur et Mélanie Vives prennent les rênes de la destinée des personnages de Benoît Ers et Vincent Dugomier. Ils nous immergent dans l’ambiance de l’occupation, avec tous les dangers que cela représente. Observation, coopération et communication vont être les atouts nécessaires pour résoudre seul ou en famille les énigmes spécialement mitonnées et dont certaines sont du type même de ce qu’étaient les messages secrets de l’époque. En cas d’impasse, des indices sont proposés. Entre les jeux, des encarts « Le sais-tu ? » permettent d’en apprendre plus sur l’époque : la ligne de démarcation, la Royal Air Force, les avions de reconnaissance,…

 

 

 

 

© Pieur, Vives, Ers, Dugomier – Le Lombard

 

 

                BD, romans, site-internet, exposition, podcast, escape-game, Les enfants de la résistance n’est pas une série, c’est un univers.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les enfants de la résistance

 

Tome : Hors-série - L’escape game : L’évasion de l’aviateur anglais

 

Genre : Histoire 

 

Scénario : Rémi Prieur & Mélanie Vives 

 

Dessins & Couleurs : Benoît Ers 

 

D’après le série créée par : Vincent Dugomier & Benoît Ers

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782808200028

 

 

 



Publié le 09/02/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4374 -  9 Février 2022

 

 

Saint-Valentin, Dites-le avec des fleurs

 

 

 

 

 

 

 

            On approche de la fête des amoureux. Chaque lecteur de Spirou est amoureux de son magazine. Alors, quand on a une sublime couverture signée Frédéric Pillot, illustrateur d’albums jeunesse et en particulier de la série lulu Vroumette, on ne peut qu’être sous le charme. Le dessinateur met en scène le Marsupilami qui observe deux éléphants qui roucoulent. On retrouve gags et récits complets sur le thème de l’amour. Ça fait du bien.

 

Les abonnés vont coller des autocollants Black Squaw sur leurs cahiers ou sur leurs frigos…au choix !

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Henriet, Yann – Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Exode

Jérôme K. Jérôme Bloche : Et pour le pire

 

 

Récits complets :

 

Cœur collège : Un amour de Clovis (Maya & Beka)

Cœur et la vocation (Le) (Toulmé)

Remise à niveau (Bercovici & Bernstein)

 

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Denise & Charles, chasseurs de créatures (Waltch, Gorobei & Ced)

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Feu de l’amour (le) (Martinage & Roulot)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Harry

Houba gags

Jeb Glithru (Gorobei & Ced)

Léon & Lena

Machine à tournedos (La)

Nelson

Pernille

Petit Spirou (Le)

Psychotine

Remise à niveau (Bercovici & Bernstein)

Solo, le petit robot (Martinage & Roulot)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Cee Cee Mia

En direct du futur : La méthode Tebo

Jeux : Mon amoureux secret (Mouk)

Leçon de BD (La) : Laurel

Oncle Pop (L’) : Le baiser

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Black Squaw

 

 

En kiosques et librairies le 9 Février 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 09/02/2022.


Source : Bd-best


Le nouvel univers Arleston.  La baroque épopée du monde qui ne voulait plus tourner - Volume 1

 

« - Grish ! Quelle terrible nouvelle ! Heureusement, tu étais là !

- Comme vous le voyez, Seigneur Régent.

- Voyons, mon frère, pas de cérémonie entre nous ! Nous sommes une famille !

- Lythek est blesséé.

- Certes… Mais je suis heureux de voir que notre neveu est indemne ! On m’a dit que vous vous étiez bien défendu, Majesté !

- Merci, Seigneur Régent.

- Nous ferons parler les survivants pour savoir qui les a envoyés.

- Vos hommes les ont achevés, Seigneur Régent.

- C’est fâcheux ! Ils seront réprimandés !

- Oui, sans preuves, nous ne pouvons accuser personne. »

 

 

 

 

 

 

 

                On dirait que les malheurs ne font que commencer pour la dynastie de l’Empire du bord. Héritier du trône d’Omnamül, Altek est destiné à prendre la suite de Sandrek, son père, qui était un formidable empereur, mais qui est mort, tout comme son épouse. Altek a une sœur, Humelle, mais il faut être un garçon pour pouvoir prétendre au trône. Pourtant, Altek n’est pas tout à fait celui que l’on croît, mais personne ne le sait, surtout pas son oncle Lompyste qui intrigue pour s’emparer du pouvoir. La veille du couronnement d’Altek, le monde s’arrête de tourner. Il va falloir trouver le moyen de le faire repartir.

 

 

 

 

© Arleston, Dimat, Torta – Bamboo

 

 

                Arleston créé encore un nouvel univers d’Heroïc-Fantasy. A quoi bon, pourrait-on penser ? Pourquoi se lancer dans ce qui serait un énième Lanfeust ou une ixième Forêt d’opale ? Tout simplement parce que La baroque épopée du monde qui ne voulait plus tourner, c’est tout sauf ça, et dans le fond, et dans la forme. L’idée lui est venue d’un monde qui s’arrête de tourner avec une face qui reste en plein jour et l’autre reste glaciale en nuit permanente. Sur une frange crépusculaire, la vie se concentre. C’est la dessinatrice Dana Dimat qui a souhaité une ambiance baroque. Cela a dirigé le récit vers un traitement plus léger, mais sur une trame solide. Dimat a pour la première fois imaginé graphiquement tout un univers. Après avoir été dans les codes précis des Elfes, elle peut se lâcher.

 

 

 

 

© Arleston, Dimat, Torta – Bamboo

 

 

                De part sa maquette, sa narration et son découpage, cette baroque épopée se détache de la BD traditionnelle, et grâce en particulier à la graphiste Noémie Chevalier. La couverture ressemble à celles des romans young adults. Le titre est écrit en gros et présente le personnages principaux façon affiche de cinéma. L’histoire est chapitrée. Les personnages n’hésitent pas à s’adresser aux lecteurs, comme ces deux corbeaux qui commentent les événements. Le ton de l’ensemble est voisin de ce qu’a fait Lemony Snicket avec la série de romans Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire. Paul Grimault et son roi et l’oiseau ne sont pas très loin non plus.

 

 

 

 

© Arleston, Dimat, Torta – Bamboo

 

 

                Notre monde ne tourne plus à cause d’un fichu virus. Celui d’Omnamül est victime d’un problème d’un autre type qui l’empêche aussi de tourner. Espérons que chacun trouvera une solution.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La baroque épopée du monde qui ne voulait plus tourner

 

Tome : Volume 1

 

Genre : Heroïc-Fantasy

 

Scénario : Christophe Arleston 

 

Dessins : Dana Dimat 

 

Couleurs : Florence Torta

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782490735198 

 

 

 



Publié le 08/02/2022.


Source : Bd-best


Bastons pour des champions.  Les p’tits diables 32 - Un amour de frère

 

« - Microbe, tu sais qu’on dort en moyenne 7 h 47 par jour ?

- Ah !

- Et, en moyenne aussi, on vit quatre-vingt ans. Ça veut dire qu’on dort environ vingt-cinq ans dans notre vie.

- Wahooo, c’est beaucoup.

- Oui. Debouuut !!!

- Mais qu’est-ce que tu fais ?! T’es dingue !!!

- Je me suis dit que peut-être ton cerveau dormait les vingt-cinq ans d’un coup… Alors, j’essaie de le réveiller. DEBOUUUT ! »

 

 

 

 

 

 

 

Le cerveau de Tom est-il endormi ? C’est une théorie développée par Nina. Son frère ne semble pas convaincu, surtout quand sa sœur lui hurle aux oreilles. Tout avait pourtant bien commencé avec un acrostiche. Tom déclinait les lettres du mot AMOUR en Atomiser - Méga atomiser - Over atomiser - Ultra atomiser - Re-Mégaoverultra atomiser. En échange, Nina lui promettait de l’amour… beaucoup d’amour. Nul doute que ça n’allait pas tarder à fighter.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Pourtant, un beau jour, Tom décide de devenir un frère d’amour. Sauf que… Chassez le naturel, il revient au galop. En guise de bouquet de fleurs, il offre un bouquet de chaussettes qui puent à Nina. Il lui apporte son petit déjeuner au lit : c’est un bol de lombrics. Il lui porte son cartable mais le fait atterrir dans un arbre. Il lui envoie des mots doux… avec un pistolet à fléchettes. Il la sert avant tout le monde en lui versant la bouteille d’eau sur la tête. Il la laisse passer en premier… quand il y a un grand trou sur le chemin. « Ce qu’il y a de bien avec l’amour, c’est que c’est contagieux. » Sa sœur lui en donnera tout autant.

 

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

A part ça, Tom trouve le moyen parfait pour lutter contre sa sœur : devenir elle. Bienvenue à Tomina ! Il met les habits les plus moches qu’il puisse trouver. Il se décoiffe et attache tout ce qu’il peut avec des chouchous multicolores. Il se résout à prendre une douche. Enfin, il lit plein de livres pour remplir son cerveau et devenir intelligent… ou bien il fait semblant. Ainsi devenu sœur, il peut embêter la sienne avec ses propres armes. Machiavélique. Manquerait plus que Grimmy ait la même idée.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Avec la régularité d’un métronome, comme tous les six mois, Olivier Dutto et son indissociable coloriste Benoît Bekaert sortent un nouvel album des P’tits diables. Tom et Nina sont devenus le vrai frère et la vraie sœur de dizaines de milliers de lecteurs qui sont ravis de les retrouver. Et quand on n’a pas vu son frère ou sa sœur depuis six mois, on passe un encore meilleur moment ensemble.

 

En 1969, Serge Gainsbourg et Jane Birkin chantaient « Je t’aime moi non plus ». Plus de cinquante après, dans un tout autre développement, Tom et Nina pourraient en reprendre le titre.

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 32 - Un amour de frère

 

Genre : Humour fraternel

 

Scénario & Dessins : Olivier Dutto

 

Couleurs : Benoît Bekaert

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302091139

 

 



Publié le 08/02/2022.


Source : Bd-best


American way of life & Polyglottes.  Goscinny à New-York / Versions originales

 

 « - Qu’est-ce que c’est, pour vous, l’Amérique ?

- C’est un pays où j’ai vécu sept ans, que je connais bien et qui défie la définition. On ne peut pas dire qu’on aime ou qu’on n’aime pas l’Amérique. C’est un monde, c’est un univers avec d’énormes défauts, des qualités absolument incroyables. Quand on a vécu parmi les Américains, on est marqué pour toujours par leur façon de voir. On a envie de quitter l’Amérique, et en même temps l’Amérique exerce sur vous un pouvoir extraordinaire. »

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde connaît le Goscinny scénariste d’Astérix, Lucky Luke, Iznogoud ou autres Petit Nicolas. Beaucoup le savaient rédacteur en chef du journal Pilote. Les plus curieux n’ignoraient pas qu’il avait passé son enfance en Argentine.  Peu savent qu’il a appris l’essentiel de son métier à New-York, au cœur de Manhattan, aux côtés de Harvey Kurtzman et de sa bande de Mad. C’est cette période américaine que nous raconte Clément Lemoine dans cet essai qui ne se contente pas de raconter le Goscinny-scénariste mais expose un Goscinny-citoyen du monde. Le livre montre la vision de l’Amérique de l’époque pour un immigré tout autant que la façon dont s’est forgé l’humour de marque « Goscinny ».

 

 

 

 

Photo du permis de retour de Goscinny aux Etats-Unis, établi en mars 1948

 

 

Clément Lemoine met de l’ordre dans une vie maintes fois racontée mais avec de nombreuses inexactitudes, certaines dues même aux propres extrapolations de Goscinny. Le livre débute par une partie biographique abondamment sourcée. La suite décrit les conséquences de cette période américaine de sept ans sur la carrière et l’œuvre du scénariste.

 

L’histoire commence comme un drama hollywoodien. La famille vit bourgeoisement en Argentine. Le père meurt le soir de Noël 1943. Il faut se mettre au travail. René, 17 ans, bachelier, commence à gagner sa vie en rentrant dans le service comptable d’une société. Il enchaînera les expériences sans passion, pendant qu’il publie ses premiers textes et dessins. 1945, USA, terre d’opportunités, l’appelle. Goscinny n’immigre pas depuis l’Europe, comme un certain trio Jijé-Franquin-Morris, mais depuis l’Argentine. Lemoine détaille avec minutie toute la carrière états-unienne du futur scénariste à succès, de Kunen Publishers à TV Family, jusqu’à l’après-Amérique. Dans le chapitre intitulé Les classes américaines, l’auteur de l’essai explique comment René a dégagé la substantifique moëlle de ses rencontres et expériences au pays de l’Oncle Sam pour devenir Goscinny. Dans la partie Une vision du monde, on apprend enfin comment il a tiré de son séjour les leçons politiques, économiques et culturelles que l’on retrouve dans son œuvre.

 

 

 

 

© Lemoine - La Déviation

 

 

Réédition augmentée d’un essai publié en 2012, un second livre vient compléter cette biographie ciblée. Dans Versions originales, Clément Lemoine analyse comment Goscinny a créé une œuvre à l’aura et aux acteurs internationaux. Astérix a voyagé à travers le monde, faisant de multiples rencontres. Des pionniers du monde entier ont mis le pied sur le sol américain pendant la conquête de l’Ouest : Lucky Luke les a croisés, que ce soit un grand Duc de Russie ou une actrice française. Ce ne sont que deux exemples dans l’œuvre de Goscinny. Grâce à des personnages de traducteurs et d’interprètes, le scénariste relie civilisations et cultures. En créant quiproquos et malentendus, Goscinny invente le comique de traduction. Lemoine recense tous les personnages de traducteurs et d’interprètes dans l’œuvre et en analyse l’utilisation dans les différentes histoires.

 

 

 

 

Couverture du book de Goscinny à destination des éditeurs américains 

© Anne Goscinny

 

 

En 2017, la formidable exposition René Goscinny au-delà du rire lui rendait un hommage conséquent. Ces deux livres de Clément Lemoine démontrent que l’homme a eu une vie exceptionnellement riche et que son œuvre a un potentiel analytique conséquent.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Dessin de couverture de Michaël Baril

 

 

 

One shot : Goscinny à New-York  

Genre : Biographie

Auteur : Clément Lemoine

Éditeur : La Déviation

Nombre de pages : 248 

Prix : 20 €

ISBN : 9791096373413

 

 


Dessin de couverture de Cabu

 

 

 

 

 

One shot : Versions originales  

Genre : Ouvrage d’étude

Auteur : Clément Lemoine

Éditeur : La Déviation

Nombre de pages : 128 

Prix : 12 €

ISBN : 9791096373437

 



Publié le 08/02/2022.


Source : Bd-best


Interview

 

Sulfureux, inclassable, impayable, déjanté mais réfléchi (et encore, pas tout le temps d’après lui !), les qualificatifs ne manquent pas pour tenter, tenter seulement, de cerner Patrice Killoffer, dit Killoffer.

 

 

 

 

 

Son dernier album, « Killoffer, en chair et en fer », c’est du lourd, du très lourd … mais poétique, sensible et tellement inquiétant … sur notre avenir ! Dans un monde ultratechnologisé, compenser la solitude de sa vie banale, monotone, sans relief avec un robot, telle est la situation initiale ! En être malade à son remplacement … à tel point que son nouveau perçoit sa « détresse » sentimentale et décide d’y remédier … Une ode robotico-humaine basée sur une réflexion philosophique de Dominique Lestel dans son « Machines insurrectionnelles – une théorie post-biologique du vivant ».

 

Pour ma part, lorsque j’envoie notre reporter maison Thierry Ligot interviewer Killofer, je ne sais absolument pas où il va mettre les pieds ! Lui qui a l’habitude de préparer religieusement ses questions et se documente sur chacun des auteurs va être propulsé dans une autre dimension avec un auteur qui ne manque pas d’humour mais cash dans chacune de ses réponses.

L’interview à ne pas manquer ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Killofer - Casterman

 

 

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 

 

 

Titre : Killofer en chair et en fer

 

Genre : Humour

 

Éditeur : Casterman

 

Scénario : Killofer

 

Dessinateur : Killofer

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 24,00 €

 

ISBN : 9782203239968  

 




Publié le 08/02/2022.


Source : Bd-best


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