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Surf in Pays Basque.  Manzana et Patxaran 4 - Nouvelle vague à Bayonne

 

« - Mais où est Patxaran ?

- Pas la moindre idée…

- Désolé, mais j’arrive à pied de Guéthary et je me suis encore perdu dans Biarritz.

- Nous avons besoin de gens discrets, et je sais que vous avez plaisir à enquêter ensemble. Depuis la reprise de la saison, nos clubs de surf connaissent beaucoup de soucis… Tentes déchirées, vols de matériel, incidents pendant les cours de surf… Vos supérieurs sont d’accord pour vous détacher à Biarritz le temps de l’enquête… Pour surveiller ce qui se passe, la maison va même vous offrir des cours de surf... »

 

 

 

 

 

 

 


 

                Pays Basque. Les flics du Sud-Ouest sont de retour. Cette fois-ci, ils vont avoir fort à faire pour déjouer les agissements d’un gang qui s’attaquent au club de surf. Mais quel est le but sous-jacent de ce groupuscule ? On ne s’attaque pas innocemment à ce sport pacifique sans raison valable. Les policiers vont devoir ravaler leur rancœur et se serrer les coudes pour déjouer un complot touristique de grande envergure.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                Patxaran est policier à Bayonne. Manzana fait le même job à Biarritz. Bayonne/Biarritz, c’est chat et chien, c’est la Syldavie et la Bordurie, c’est schtroumpf vert et vert schtroumpf. Si un bayonnais dit blanc, le biarrot dit noir. Pas parce qu’il pense noir, mais pour contredire son compatriote. Et c’est pareil dans l’autre sens. Si le biarrot dit oui, le bayonnais répondra non, sans même se préoccuper du sujet de la conversation.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                Patxaran a la carrure du joueur de rugby, ou plutôt de rubi. Il supporte l’Aviron Bayonnais… et sa femme. Manzana est plutôt gringalet. Il a embrassé une carrière dans les forces de l’ordre pour faire plaisir à maman. Leur ennemi juré, c’est l’infâme Gaiztoa. L’homme d’affaires crapuleux est un trafiquant en tous genres.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                La politique locale en prend pour son grade. Les maires des principales villes du Pays Basque sont des acteurs involontairement comiques de la série. Dans une ligne claire et ronde, les bâtiments tels que l’hôpital de Bayonne, le pont Saint-Esprit ou le phare de Biarritz mettent entre autres dans l’ambiance. Pierre George et Jean-Yves Viollier signent une BD régionaliste qui fera hurler de rire les locaux et amusera les autres.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                Avec cette nouvelle vague à Bayonne, vous ne ferez plus jamais du surf comme avant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Manzana et Patxaran

 

Tome : 4 - Nouvelle vague à Bayonne

 

Genre : Polar basque 

 

Dessins & couleurs : Pierre George 

  

Scénario : Jean-Yves Viollier 

 

Éditeur : Atlantica

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782758805410

 



Publié le 03/02/2021.


Source : Bd-best


La ville est un corps, le quartier est son âme.  Moi, Mikko et Annikki

 

« - Il faut toujours que je rêve à l’impossible.

- Ça m’arrive aussi ! Ce serait mieux de ne pas avoir de rêves pour ne jamais être déçue, mais ce serait absurde !

- C’est vrai ! Je suis complètement désarmée devant les rêves ! Un rêve se présente, et je fonce. Maintenant, je passe mon temps à épolucher les annonces immobilières ! Mais les maisons sont souvent retapées n’importe comment.

- Pourquoi pas un appart’ à Annikki ? Quelques appartements sont encore vacants là-bas et ils sont à la recherche d’habitants.

- Ah bon ? »

 

 

 

 

 

 

 

Tampere, Finlande, avec la bénédiction des pouvoirs politiques, des promoteurs s’attaquent au quartier d’Annikki, mis en pâture à la démolition. Dans cette ambiance particulière de fin d’un monde, Tiitu Takalo, autrice de BD, se bat aux côtés de son compagnon Mikko pour lutter pacifiquement contre le rouleau compresseur du profit matériel au détriment de l’humain et de l’Histoire de la ville. Ce que cherche à préserver une poignée de finlandais, plus que de « simples » bâtiments, c’est le patrimoine culturel qu’ils représentent. Les habitants du quartier voient en cette identité rien moins que leur avenir. Takalo raconte sa propre vie au sein d’Annikki.

 

 

 

 

 

© Takalo - Rue de l’échiquier

 

 

Pour faire entrer dans son album « tous les rebondissements de l’histoire mouvementée de ce quartier », Tiitu Takalo a choisi de s’axer précisément sur l’ilôt d’Annikki et ses maisons en bois. Fin 2013, le plan d’urbanisme a déclenché les hostilités. Il fallait sauver Annikki. S’ensuivent les premiers squats à la maison des cheminots, les rébellions et la solidarité des résistants.

 

 

 

 

© Takalo - Rue de l’échiquier

 

 

L’autrice remonte aux origines de l’urbanisme finlandais. On apprend comment la ville de Tampere est née de rien. Le livre est aussi une histoire de l’architecture et de l’industrialisation de la commune à travers les siècles.

 

 

 

 

© Takalo - Rue de l’échiquier

 

 

Alternant les styles graphiques que l’on soit dans l’histoire ou dans l’Histoire, Takalo met ses lecteurs en immersion dans un combat solidaire. Plus qu’une histoire, Moi, Mikko et Annikki est une chronique de quartier que, bien qu’elles racontent quelque chose de totalement différents, l’on peut ranger à côté des Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin, récemment adaptées en BD chez Steinkis par Isabelle Bauthian et Sandrine Revel.

A travers cette chronique, la dessinatrice questionne sur l’identité même d’une ville. Elle démontre que la ville est une personne. Elle démontre qu’en réparant des bâtiments, on peut sauver des âmes.

 

 

 

 

© Takalo - Rue de l’échiquier

 

 

Moi, Mikko et Annikki a reçu le prix Finlandia de la BD, équivalent finlandais du Fauve du meilleur album à Angoulême. En France, il vient de recevoir le Grand prix Artemisia de la bande dessinée féminine 2021.

 

Moi, Mikko et Annikki, c’est l’histoire de gens tout à fait ordinaires qui décidèrent d’agir, ne se contentant pas de dire « quelqu’un devrait faire quelque chose ! ». Ils le firent eux-mêmes car ils avaient des rêves.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Moi, Mikko et Annikki 

 

Genre : Autobiographie urbaine 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tiitu Takalo

 

Éditeur : Rue de l’échiquier

 

Nombre de pages : 248 

 

Prix : 21,90 €

 

ISBN : 9782374251943

 



Publié le 03/02/2021.


Source : Bd-best


La révolte des boxers.  Le loup en slip 5 - Le loup en slip passe un froc

 

« - C’est n’importe quoi ! Vous n’avez pas le droit !

- M… Mais pas le droit de quoi ?

- De porter mon slip !

- Mais c’est pas votre slip ! C’est un slip Dulou® !

- Raaaah ! J’écoute pas ! Si c’est ça, je porte plus le mien, na ! »

 

 

 

 

 

 

 


 

                Le loup est furax. Tout le monde porte le même slip que lui. Pas question de faire comme les autres. S’ils ont tous un slip rayé rouge et blanc, lui, il s’en passera. Il brûle toute sa garde-robe… euh… sa garde-slip. Mais il y a juste un hic : tout nu, il fait tout froid. Alors, pour se réchauffer les fesses, quoi de mieux que d’enfiler un froc ?

 

 

 

 

© Itoïz, Cauuet, Lupano – Dargaud

 

 

                Entre Le petit écho de la forêt et Alexandre le bienheureux, les aventures du loup en slip sont un enchantement. Publiés en parallèle aux Vieux fourneaux, elles ont été imaginées, dixit Wilfrid Lupano, pour expliquer aux enfants que le business de la peur profite à des gens. A l’origine, le personnage a été créé par Mayana Itoïz. Elle l’utilisait dans des toiles pour enfants.

 

                Dans un langage très théâtral, Lupano fait dire aux personnages toutes les questions et toutes les remarques que les jeunes lecteurs se feraient dans les situations rencontrées par les divers personnages. Lupano met en scène les animaux à la manière d’un Macherot moderne. Pastiches des hommes, ils réagissent à la manière des humains mais avec la candeur, l’innocence (ou pas) et la spontanéité de leur condition animale.

 

 

 

 

© Itoïz, Cauuet, Lupano – Dargaud

 

 

                Dans un graphisme adorable et des couleurs pastels, Itoïz offre aux enfants ce qui peut être leur première véritable bande-dessinée de réflexion. Dans cet épisode, les absurdités de la société de consommation sont mis en évidence. Le loup refuse d’être un « mouton » et de suivre une mode. Sa personnalité reprendra-t-elle le dessus ? L’individu parviendra-t-il à se positionner en tant que tel ? Les jeunes lecteurs vont apprendre à faire leurs propres choix en dépit d’un mouvement d’influence.

 

 

 

 

© Itoïz, Cauuet, Lupano – Dargaud

 

 

                Tout sauf mièvre, Le loup en slip ne prend pas les enfants pour des ânes. Le récit bien construit avec une problématique, une analyse et une issue est cohérent, drôle et malin.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le loup en slip

 

Tome : 5 - Le loup en slip passe un froc

 

Genre : Fable forestière 

 

Dessins & couleurs : Mayana Itoïz 

 

Avec la participation de : Paul Cauuet 

 

Scénario : Wilfrid Lupano 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 9,99 €

 

ISBN : 9782505083375

 



Publié le 03/02/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4321 -  3 Février 2021

 

 L’espoir au bout de la nuit

 

 

 

 

 

 

 

            Spirou accompagne P’tit Louis et sa sœur dans un train pas comme les autres. Nous sommes en 194…. Ils ne le savent pas mais les wagons roulent vers le camp de la mort d’Auschwitz.  Pourtant, tout le monde ne semble pas être convaincu du traquenard. Spirou flaire l’embrouille. Il décide de quitter le train en route et de sauter par une fenêtre avec les gamins. Le groom n’ira pas à Auschwitz, mais l’aventure ne fait que commencer.

 

            Fin de match (ou plutôt d’épisode) pour Louca, arrivée de CroquiDou, un petit crocodile qui va en faire craquer plus d’un et deux récits complets (Les Femmes en blanc et un one shot : La clairière s’amuse, qui a toute la puissance d’une série en devenir), voilà le sommaire de ce numéro comme chaque semaine épatant.

 

Juste un petit coup de gueule, une fois n’est pas coutume : deux petites pages en hommage à Berck qui a dessiné pendant tant d’années Sammy, une des séries qui a fait Dupuis, c’est bien maigre. Une couverture et des hommages dessinés par la nouvelle génération auraient été bienvenus. Les temps changent. Les stars sont vite oubliées.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Louis – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Un coupable intouchable

Créatures : La grande nuit

Louca : Foutu pour foutu

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

 

 

Récits complets :

 

La clairière s’amuse ! (Priou & Cerq)

Femmes en blanc (Les)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

CroquiDou

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Nelson

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Théo Grosjean

Concours de cuisine : Dad à dévorer

Interview : Bravo

Jeux : Boules de neige (Priou & Ben BK)

Leçon de BD (La) : Jouvray

 

Supplément abonnés :

Panonceau : Family life

 

 

En kiosques et librairies le 3 février 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 03/02/2021.


Source : Bd-best


Noir dedans et...  Blanc autour

 

« - Ecoutez tous ! Silence ! Du calme, du calme ! Voilà ce que dit l’annonce ! « Prudence Crandall, directrice de l’école pour filles de Canterbury, adresse ses plus sincères remerciements à tous ceux qui soutiennent son école et tient à les informer qu’à partir du premier lundi du mois d’avril prochain, l’école accueillera des jeunes filles de couleur, de neuf à dix-sept ans. Les matières enseignées sont la lecture, l’écriture, l’arithmétique, la grammaire, la géographie, l’histoire, la philosophie, la chimie, l’astronomie, le dessin et la peinture, la musique et le français ! » Et c’est paru hier dans le « Liberator », un journal abolitionniste clandestin de Boston qui circule sous le manteau !!

- Un telle école serait une calamité pour la ville !

- La réputation des enfants de Canterbury serait ruinée à jamais !

- Pour le bien de tous et pour l’honneur, il faut empêcher ça ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1832, les notables de Canterbury s’opposent à la décision de Prudence Crandall d’accueillir dans son école des jeunes filles de couleur. Mais c’est sans compter sur la détermination de l’institutrice. Au fin fond du Connecticut, Prudence Crandall applique son projet, quitte à perdre des élèves, certaines familles ne souhaitant pas que leur douce progéniture soit mélangée à des noirs ! L’Etat a depuis quelques années déjà aboli l’esclavage, mais l’ombre de Nat Turner plane dans les mémoires. Un an avant, en Virginie, l’esclave noir, instruit, a mené une révolte sanglante. « Il ne faudrait pas que ça arrive chez nous ! »

 

 

 

 

© Lupano, Fert - Dargaud

 

 

Wilfrid Lupano pose un pavé dans la mare d’une Amérique sortant d’une ère Trump rétrograde. Ce récit situé en 1832, basé sur des faits réels, résonne de façon inquiétante et moderne en 2021. Bien que les mentalités aient évolué, le chemin est encore long avant d’arriver à une harmonie et une tolérance universels. Avec Blanc autour, Lupano montre comment, par la volonté d’une seule personne, Prudence Crandall, ayant réellement existé, un pas de géant à été effectué. Crandall a été la première à proposer une éducation égalitaire et équitable. Et si tous les murs ne pourront pas tomber, la maîtresse d’école va donner de sacrés coup de masse dedans.

 

 

 

 

© Lupano, Fert - Dargaud

 

 

Stéphane Fert est l’une des révélations graphiques de ces dernières années. D’un esthétisme incroyable à la Cyril Pedrosa, ses planches sont peintes en couleurs directes. Quelques cases très grandes feraient de magnifiques tableaux. Avec émotion et délicatesse, Fert suspend les instants des scènes violentes qu’il assène comme des moments figés. Il en est de même sur la double page où Prudence attend l’arrivée des pensionnaires. Fert a dans son pinceau le pouvoir magique d’agir sur le temps qui passe. C’est une impression assez indescriptible qu’il est nécessaire de lire.

 

 

 

 

© Lupano, Fert - Dargaud

 

 

A ranger à côté de Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin, dessinée par Emilie Plateau chez le même éditeur il y a deux ans, et à l’instar de celui-ci, Blanc autour est un album incontournable alliant intelligence du scénario et beauté graphique. Noir dedans, blanc autour, pour un rendu non pas gris, mais éclaircissant les esprits. Indispensable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Blanc autour 

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Wilfrid Lupano 

 

Dessins & Couleurs : Stéphane Fert

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 144 

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782505082460

 



Publié le 01/02/2021.


Source : Bd-best


A vouloir jouer aux apprentis sorciers...  Akkad

 

« - Je suis à vous.

- Brm. Merci, président. Comme je le disais, les zones occupées par l’envahisseur comprennent maintenant la presque totalité de la côte Est… Leur armement est assez conventionnel… Destructeur mais classique… Mais leur mode opératoire nous est encore inconnu. Le fait qu’ils semblent venir d’un autre temps que le nôtre reste une énigme. Et ces zones qu’ils occupent, ils les ramènent dans leur temps. Dès qu’ils sont là, elles nous sont inaccessibles.

- Attendez, ce mot… inaccessibles… Concrètement, ça veut dire quoi ? Ne me dites pas qu’il n’y a pas moyen de forcer un accès.

- J’ai bien peur que si, président. »

 

 

 

 

 

 

 

Le monde est en danger. Des insectes gigantesques apparaissent au travers de failles spatio-temporelles. Ces immenses blattes peuvent surgir à n’importe quel endroit du globe et verrouiller l’espace-temps aux alentours. L’armée est impuissante. Sous la houlette du professeur Kessler, la science doit venir à son secours. Anton, Kyoko, Karim, Alao et Diane ont entre seize et dix-neuf ans. Ces jeunes camés vont être les cobayes à qui l’on va injecter des nanocomposants fabriqués à partir de l’ADN d’un alien. Ainsi, ils devraient acquérir les mêmes facultés que les envahisseurs et se retrouver à armes égales pour lutter contre leur invasion et sauver l’humanité. Mais attention, à vouloir trop jouer aux apprentis sorciers, qui plus est avec l’espace-temps, le professeur Kessler risque de perdre le contrôle.

 

 

 

 

© Clarke, Barthélémy - Le Lombard

 

 

Akkad n’est pas un simple récit d’invasion extra-terrestre. A l’instar de Starship Troopers dont le sujet n’était que prétexte à Paul Verhoeven pour filmer une satire de l’impérialisme américain, Akkad traite essentiellement des manipulations génétiques et du jeu dangereux que joue la science avec elles.

 

 

 

 

© Clarke, Barthélémy - Le Lombard

 

 

Clarke a trouvé les sources d’Akkad dans deux de ses lectures. Des fleurs pour Algernon, roman de Daniel Keyes, racontait comment un type ayant un retard intellectuel est pris comme cobaye pour développer des facultés supérieures. L’homme ne se remettra pas quand il réalisera que l’expérience est éphémère. Dans La stratégie Ender, d’Orson Scott Card, des enfants sont élevés militairement pour résoudre un conflit intergalactique. Ender croit jouer  mais dirige une guerre. Les cinq jeunes adultes d’Akkad accepteront-ils leur condition de cobayes sauveurs de l’humanité ou se révolteront-ils pour prendre en main leurs propres destins et leurs nouvelles capacités ?

 

 

 

 

© Clarke, Barthélémy - Le Lombard

 

 

Après avoir connu le succès dans la BD jeunesse avec Mélusine, Clarke enchaîne les one shots tous plus originaux et réussis les uns que les autres, chacun proposant un récit complètement différent des précédents tant au niveau du sujet que de la construction. Dilemma proposait deux fins alternatives. Akkad propose un déroulé cyclique. Clarke instille avec efficacité de nouveaux codes narratifs.

 

Akkad, au fond, c’est Le Club des Cinq écrit par Philip K.Dick.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Akkad 

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario & Dessins : Clarke 

 

Couleurs : Mathieu Barthélémy

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782803677061

 



Publié le 01/02/2021.


Source : Bd-best


La mécanique de la vie.  A cœur ouvert

 

« - Allo ?

- M. Keramidas, tétralogie de Fallot et Tachycardie sont absolument incompatibles ! Vous devez venir consulter d’urgence !.... M. Keramidas ? Vous êtes toujours là ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas Keramidas est auteur de BD. Tous les dimanches, il joue au foot en salle avec des potes et leurs enfants. Le 15 janvier 2016, son cœur s’est emballé. En 1973, Nicolas a été le premier bébé à être opéré à cœur ouvert en France. Quarante-trois ans plus tard, la machine semble de nouveau grippée. Son cardiologue ne laisse pas de place au doute : il va falloir arrêter le foot en salle… et opérer. Commence alors pour Nicolas la batterie d’examens, l’hospitalisation, puis une nouvelle opération cardiaque avant une longue rééducation.

 

 

 

 

© Keramidas - Dupuis

 

 

Nicolas Keramidas a fait ses armes de dessinateur aux studios d'animation Disney de Montreuil. Après une bonne décennie sous l’égide de la souris, il s’est lancé dans la bande dessinée avec le succès que l’on sait :  Luuna, Tykko des sables, Alice au pays des singes, puis les délirantes craziest adventures de Mickey et celles happiest de Donald. Son trait hyperdynamique et joyeux fait bouger ses personnages comme si on lisait un dessin animé.

 

 

 

 

© Keramidas - Dupuis

 

 

Tout le monde connaissait donc le dessinateur, mais on ne connaissait ni l’auteur complet ni l’homme. Avec A cœur ouvert, Nicolas Keramidas montre son cœur, au figuré comme au propre, bref, il montre son âme. Les pages de garde parlent d’elles-mêmes. En ouverture, carnet de santé, comptes-rendus médicaux, cachets et bracelet d’hospitalisation donnent le ton. En clôture, des photos, du bébé avec sa maman, à celles de l’adulte avec sa compagne et ses enfants, montrent la force de la vie d’une famille plus puissante que les épreuves.

 

 

 

 

© Keramidas - Dupuis

 

 

D’aussi loin qu’il se souvienne, Nicolas s’est toujours connu avec une cicatrice. Né fin 1972 avec un souffle au coeur, il est opéré à un an. C’est un enfant bleu. Grandir avec une tétralogie de Fallot n’a jamais vraiment changé sa vie, ou si peu… Quand en 2016, son cœur se met à battre plus vite que de raison, tout lui revient comme un boomerang. Puis, c’est la souffrance, la douleur et la peur… Mais le courage, l’entourage et l’encadrement médical formeront les bases solides du socle de la guérison.

 

Tout, tout, tout, l’auteur raconte tout. Avec pudeur, pédagogie et sensibilité, Keramidas signe un album majeur qui frappe dans le mille : en plein cœur.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : A cœur ouvert 

 

Genre : Biographie 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Nicolas Keramidas 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9791034733033

 



Publié le 01/02/2021.


Source : Bd-best


« Attention, les enfants ! » ou « Attention ! Les enfants ! » ?  Donjon Parade 6 - Garderie pour petiots

 

« - C’est une idée pourrie.

- C’est une idée géniale. Le gardien m’a félicité et il m’a même donné une tape sur la tête quand je suis sortie de son bureau.

- C’est moi qui t’ai tapé sur la tête.

- Regarde-moi toutes les familles qui arrivent ! Cette nouvelle clientèle va apporter un peu de prospérité au donjon… et on pourra augmenter nos salaires. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Mais quelle est donc cette idée géniale de Herbert que Marvin trouve pourrie ? Oyez, oyez ! Le donjon dispose désormais d’un espace « Donjon enfants ». La progéniture des chevaliers et autres aventuriers pourra s’entraîner à dévaliser sans risque un donjon factice tandis que leurs parents partiront à l’assaut du vrai Donjon. Le gardien a nommé Herbert responsable de cette extension d’activité. Tout le monde se prépare à l’arrivée des bambins : Grogro s’est fabriqué de fausses dents en sucre, les faux pièges sont en place, mais Marvin n’a pas l’intention de faire semblant d’être victime d’une hache en mousse. Les enfants ne vont pas tarder à arriver. Cette nouvelle garderie pour petiots ne va pas s’avérer de tout repos.

 

 

 

 

 © Nesme, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Donjon Parade est la série récréative de Donjon, la plus drôle des méandres de la collection. Après cinq volume dessinés par Manu Larcenet de 2000 à 2007, c’est Alexis Nesme qui est au dessin pour son grand retour. Le génial dessinateur du non moins formidable Mickey Horrifikland pose son graphisme enfantin en couleurs directes dans le Donjon. Ses personnages kawaïs sont en décalage avec la barbarie du scénario. Ce n’est pas parce que les enfants sont tout mignons qu’il ne peut pas y avoir du sang.

 

 

 

 

 © Nesme, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Sfar et Trondheim s’amusent comme des petits fous. Le plaisir de leur travail d’équipe se ressent à la lecture, en particulier dans cette série de Donjon Parade, avec des histoires comme on aurait pu en lire dans Mickey Parade… ou presque. Les auteurs ne prennent pas les enfants pour des crétins, que ce soit les personnages de l’histoire ou les lecteurs qui, dès dix ans, comprendront l’humour décalé qui leur est proposé.

 

 

 

 © Nesme, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                La vie est dure mais c’est la vie. C’est ce qu’apprendront, non seulement les enfants de la garderie, mais aussi ceux qui les encadrent.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Donjon Parade

 

Tome : 6 - Garderie pour petiots

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim

 

Dessins & Couleurs : Alexis Nesme

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782413022732

 



Publié le 01/02/2021.


Source : Bd-best


Un homme à la fenêtre.  Eggman

 

 « I am the eggman ! »

 

 

 

 

 

 

 

Un bonhomme en forme d’œuf, une maison, une fenêtre, un interrupteur. Avec quelques maigres ingrédients, José Parrondo réalise 300 gags en quatre cases.

 

 

 

 

© Parrondo - L’association

 

 

Quand Eggman regarde la pluie par la fenêtre, un bouton lui permet d’« allumer » la neige.

Quand Eggman est en désaccord au sujet de formes avec un camarade, les bulles valsent et la réconciliation est au rendez-vous.

Quand Eggman reçoit du monde, il rajoute des fenêtres.

Quand Eggman scie des barreaux, ce n’est pas pour sortir mais pour laisser rentrer un oiseau et regarder l’extérieur avec lui.

Quand Eggman voit le soleil se coucher à sa fenêtre, sa fenêtre se couche aussi.

 

 

 

 

© Parrondo - L’association

 

 

Les gags d’Eggman sont les gags de gag men. En mélangeant les lettres, on retrouve son essence. Il est complexe d’écrire sur Eggman parce que le personnage vit des situations absurdes dans un monde absurde. Les gags d’Eggman se dégustent comme des œufs, de différentes façons et à tous les âges.

 

 

 

 

© Parrondo - L’association

 

 

Parrondo est un poète. Il y a du Lewis Caroll chez lui. Les jumeaux Tweedeldum et Tweedeldee ne seraient-ils pas des cousins d’Eggman ?

Parrondo joue avec les codes, un peu à la manière d’un Lécroart ou d’un Jousselin. Eggman peut passer d’une case à l’autre ou une case passer d’un Eggman à l’autre

Certaines situations ressemblent à des Droodles, ces petits dessins au schéma simplissime à l’apparence abstraite mais au propos réaliste, comme le célèbre dessin vu de haut où un mexicain se fait cuire un œuf au plat. Tiens, encore un « egg » !

 

 

 

 

© Parrondo - L’association

 

 

Eggman tient une place de choix dans l’OuBaPo, l’ouvroir de bande dessinée potentielle. C’est une poésie graphique.

 

I am the Eggman. You are the Eggman. We are Eggmen.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Eggman

 

Genre : Humour ovoïde

 

Scénario & Dessins : José Parrondo

 

Éditeur : L’association

 

Nombre de pages :  304 

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782889325191

 



Publié le 31/01/2021.


Source : Bd-best


Johan et Pirlouit au pays de Chlorophylle.  Waldor 1 - Le dragon multiple

 

« - Baissez les armes, les gars. Je vous présente Bromir, un ami d’enfance.

- Waldor ! Eh bien !... Drôle de manière d’accueillir les vieux copains !

- Désolé… Je ne m’attendais pas à ta visite après si longtemps. Qu’est-ce qui t’amène ?

- C’est Stupendor qui m’envoie chercher ton concours. Bagnum, notre ville, est en danger.

- Mh !... Tu sais que je me suis retiré ici pour ne plus rien avoir à faire avec ce monde-là.

- Je sais, Waldor… Mais il est peut-être temps d’oublier les vieilles rancoeurs. Stupendor dit que tu es vraiment le seul qui pourrait nous sortir de là. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Bromir arrive dans la forêt dans laquelle vivent son vieil ami Waldor et ses compagnons. Bromir vient faire appel à eux car une caisse robuste sur laquelle figure le blason de la ville a été dérobée. Elle était pourtant bien cachée dans une salle secrète du château solidement gardée. Or, cette caisse contient un morceau d’Obor, un dragon immortel, le mal incarné, qui a été découpé en morceaux disséminés dans des caisses dispersées dans les grandes cités du continent. Plusieurs de ces caisses ont été volées. Cela signifie-t-il qu’un ennemi dangereux chercherait à reconstituer Obor ?

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Une louche de Macherot, un bol de Peyo et une rasade de Wasterlain, voilà quelques uns des ingrédients que David De Thuin a rassemblé pour Waldor. Les yeux qui observent Waldor dans la grotte rappellent ceux de ces petits êtres bleus qui observaient Johan et Pirlouit dans une certaine histoire de flûte. Obor est le dragon ayant le plus de personnalité depuis Fafnir. Hommage aux plus grandes séries de l’âge d’or, son nouvel univers est certainement le plus travaillé, le plus fouillé, le plus ambitieux qu’il n’ait jamais créé. Espérons qu’il tienne là la série qui fera enfin sa renommée.

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Est-ce grâce au succès critique rencontré par son album précédent Le roi des bourdons ? Toujours est-il que graphiquement De Thuin a fait des progrès fulgurants. Son trait ligne claire s’assouplit et s’encrasse légèrement pour donner aux personnages de Waldor autant de vie que ceux du Robin des Bois des studios Disney.

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Waldor est une série au potentiel puissant, preuve en est le nom de Bromir, pas loin d’un certain Boromir. Le Seigneur des anneaux, ça vous dit quelque chose ?

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Waldor

 

Tome : 1 - Le dragon multiple

 

Genre : Aventure moyenâgeuse

 

Scénario, Dessins & Couleurs : David De Thuin

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Tchô !

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782344039427

 



Publié le 29/01/2021.


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