Information générale concernant le monde de la BD
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Faites entrer l’accusé.  Ed Gein, autopsie d’un tueur en série

 

« - Edward Theodore Gein ! Espèce de stupide gosse ! Qu’est-ce que tu fabriques ?! Tu as failli tomber dans l’escalier et te briser le cou !

- Pardon ! Pardon, Maman !

- Seule une mère serait capable de t’aimer, espèce de petit crétin ! »

 

 

 

 

 

 

 


                Edward Theodore Gein naquit le 27 août 1906. Dès le premier jour, il eut des rapports particuliers avec sa mère. Celle-ci vécut comme un châtiment divin d’avoir enfanté d’un bébé dont elle déteste le père, pourtant son époux. Qui plus est, l’enfant est un garçon, avec ce sale machin entre les jambes. Alors, elle se promet qu’il ne finira pas comme les autres hommes. Les parents Gein tiennent une épicerie à La Crosse, dans le Wisconsin. Ed a un grand frère, Henry. Augusta, la mère, prétend être la seule capable de s’occuper de son fils. George, le père, est alcoolique et violent. Lorsqu’il décède en 1940, Ed vivra la période la plus heureuse de sa vie. Mais lorsque ce fut au tour de sa mère, en 1945, ce fut un choc énorme. Ed deviendra tueur et nécrophile, déterrant et découpant des cadavres. L’histoire éclatera dans la presse en 1957.

 

 

 

 

© Schechter, Powell - Delcourt

 

 

                 Lorsque sort sur les écrans le film d’Alfred Hitchcock Psychose en 1960, le réalisateur prétend ne pas prendre de position morale dans son long métrage. Le film traite de gens dérangés à qui on ne peut appliquer de notion de moralité. Le roman qui a inspiré le film était basé sur un fait réel, l’histoire d’un homme qui avait gardé le corps de sa mère dans sa maison. C’était l’histoire d’Ed Gein. Dans son flegme légendaire, le grand réalisateur ne pouvait que supposer qu’il avait bu un verre de lait avant de commettre ses crimes.

 

 

 

 

© Schechter, Powell - Delcourt

 

 

                Harold Schechter est un journaliste et écrivain américain spécialisé dans les serial killers. Il a enquêté minutieusement sur la vie d’Ed Gein. On se croirait dans la série True Detective. C’est glauque et malsain. L’éditeur a mis un avertissement aux lecteurs en quatrième de couverture. Certaines scènes semblent être issues de films de David Fincher. Ed était un chuchoteur de Walking Dead avant l’heure, découpant les visages de cadavres pour se les mettre sur la face. Au co-scénario et au dessin, Eric Powell reste dans des niveaux de gris verdâtres. Une mise en couleurs classique aurait rendu certaines scènes insupportables. Powell représente un Ed Gein au regard terrifiant. Les scènes d’interrogatoires et de procès en fin d’album sont assurées dans un découpage en gaufrier diaboliquement efficace.

 

 

 

 

© Schechter, Powell - Delcourt

 

 

                Massacre à la tronçonneuse et Le silence des agneaux doivent beaucoup à Ed Gein. Faites entrer l’accusé ! Ed Gein, autopsie d’un tueur en série est un one shot glaçant qui démontre que la réalité peut parfois dépasser la fiction.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Ed Gein, autopsie d’un tueur en série 

 

Genre : Drame biographique 

 

Scénario : Harold Schechter & Eric Powell

 

Dessins & Niveaux de gris : Eric Powell

 

Traduction : Lucille Calame

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 288

 

Prix : 24,95 €

 

ISBN : 9782413046424

 

 

 

 



Publié le 12/05/2022.


Source : Bd-best


Une enfant de la Résistance.  Simone 1 - Obéir c’est trahir, désobéir c’est servir.

 

« - Simone, viens vite voir ! Ils parlent de la gestapo de Lyon sur la 2. tu es toute pâle, qu’est-ce qui t’arrive ?

- Tu vois, ce type… Il serait plus jeune… Il serait en couleur… On dirait celui qui m’a torturée. »

 

 

 

 

 

 

 

                2 février 1972, à La Tronche, en Isère, Simone Lagrange aperçoit à la télévision le visage d’un homme qu’elle semble reconnaître. Cet individu, le « boucher de Lyon », serait le nazi qui l’aurait torturé vingt-huit ans plus tôt, 33 place Bellecour, à Lyon. Elle a des doutes. Est-ce bien lui ? Il faudrait qu’elle le voit bouger pour en être certaine. Et qui est cette ombre qui se penche sur l’épaule de Simone et la pousse à ne pas se replonger dans cette histoire qui ferait mal à tout le monde? Simone va revivre son enfance depuis 1939 et se remémorer les années de guerre, l’occupation, les bombardements et ranimer ses souvenirs douloureux d’enfant juive dans la période la plus noire de l’histoire de l’humanité.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Walter - Glénat

 

 

                Après la vie d’Irena Sendlerowa, David Evrard et Jean-David Morvan se penchent sur celle de Simone Lagrange, et par ricochet sur les exactions de Klaus Barbie. Au-delà du drame de la déportation, les dégâts qu’a fait la guerre au sein même des familles est mis en exergue au travers du personnage de Jeanne. Orpheline recueillie à bras ouverts par la famille de Simone, elle passera du rôle de victime à celui de bourreau en devenant l’éminence grise des responsables de la gestapo. Simone Lagrange est née Simy Kadosche. Elle deviendra l’un des témoins clés du procès Barbie, mais ça, l’histoire le racontera certainement plus tard. Engagée très jeune dans la Résistance, elle sera la face opposée de Jeanne, des Caïn et Abel de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Walter - Glénat

 

 

                David Evrard montre une Simone déterminée et n’ayant pas froid aux yeux. C’est une réelle enfant de la résistance. Jeanne est satanique et porte en elle l’injustice qu’elle a vécu d’avoir perdu ses parents. Quant à Klaus Barbie, il porte en lui la fourberie des dirigeants nazis. Comment pourrait-on se méfier d’un brave homme qui caresse un chat ? Mais quand le regard de haine prend le dessus, le requin laisse apparaître ses dents acérées. Evrard a le pouvoir rare de rendre glacial un dessin ligne claire que l’on classerait tous publics.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Walter - Glénat

 

 

                Quand on parle de personnages aux pouvoirs exceptionnels, on pense à tort aux héros de fiction. Simone Lagrange rejoint Irena Sendlerowa et Madeleine Riffaud dans la série des super-héroïnes de la vraie vie dont jean-David Morvan a entrepris de raconter le destin.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Simone

 

Tome : 1 - Obéir c’est trahir, désobéir c’est servir. 

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Jean-David Morvan  

 

Dessins : David Evrard 

 

Couleurs : Walter 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344043158

 

 

 



Publié le 11/05/2022.


Source : Bd-best


Livre d’art ou catalogue ? Les deux !  CAC 3D - Encyclopédie des figurines de collection Franco-Belge résine

 

« Je me souviens… Je me souviens de mes premières figurines BD. C’était à l’époque où je fréquentais l’école communale... »

 

 

 

 

 

 

 

                A la manière de Georges Pérec qui racontait des bribes de souvenirs dans « Je me souviens » en 1978, Turf, auteur de La nef des fous, préface cette encyclopédie des figurines de collection franco-belge en résine orchestrée par Christian Mallet. Turf se rappelle des Tintin monochromes Steenval dans des petits sachets achetés en maisons de la presse. Il n’a pas oublié non plus les Schtroumpfs Bully et les cadeaux des stations Esso. Il se souvient que, plus tard, étudiant aux Beaux-Arts, il est rentré de Paris avec une poupée Tintin et une fusée Aroutcheff. Le virus de la collectionnite de produits dérivés était en route. Impossible de faire marche arrière. Les recueils CAC3D étaient donc la meilleure chose qui pouvaient arriver pour assouvir sa passion.

 

 

 

 

 © Mallet - Côte-à-cas éditions

 

 

                Il y a des albums CAC3D consacrés à Hergé, à Spirou, à Uderzo ou à d’autres auteurs ou séries. Celui-ci est d’une part plus général car il traite de tous types de BD, réalistes ou humoristiques, mais resserre sa cible sur les figurines franco-belge en résine. Pas moins de trente-quatre fabricants sont recensés dans cette édition, des plus connus (Attakus, Fariboles, Leblon Delienne, Pixi,…) à d’autres moins exposés (Crognote Production, Grieco Collection,…).

 

 

 

 

 © Mallet - Côte-à-cas éditions

 

 

                Si l’on retrouve de grands classiques représentés comme un buste de Pélisse, un Espadon, des Schtroumpfs ou des motards du Joe Bar Team, on découvre des merveilles comme un Soda enfilant sa veste, Bizu, Schnockbul et Mukès marchant dans la neige, ou encore Jérôme Moucherot sur le museau d’un crocodile. La bande dessinée italienne est mise à l’honneur par Infinite Statue, avec Corto évidemment, mais aussi Zorry Kid de Jacovitti, Martin Mystère, Tex ou Dylan Dog entre autres. On trouve même dans ce livre un Kid Lucky sculptant un totem produit par CAC éditions et Christian Mallet himself en 2016 : 45 exemplaires réalisés sur les 70 prévus, estimés à 480 €.

 

 

 

 

 © Mallet - Côte-à-cas éditions

 

 

                Parmi les curiosités, on notera une splendide scène issue du Pays maudit dans laquelle Johan et Pirlouit se penchent sur un groupe de Schtroumpfs, parue chez Fariboles. La scène complète est à 1800 €, alors que les éléments séparés (Johan + Pirlouit + socle Schtroumpfs) font un total de 1760 €. On retrouve la même différence avec le Cosmoschtroumpf et sa fusée. Autre curiosité, rigolote, il y a cette Colombe Tiredaile en trois modèles : agenouillée, légèrement dévêtue, puis vêtue de légèreté, une jolie litote pour dire toute nue.

 

                On pourrait disserter des heures sur ce recueil. Il vaut mieux que vous le consultiez. Vous le lirez avec plus de plaisir que ne le fait le père de Boule avec son journal troué par Bill chez Leblon Delienne.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : CAC 3D - Encyclopédie des produits dérivés

 

Tome : Encyclopédie des figurines de collection Franco-Belge résine 

 

Genre : Argus

 

Auteur : Christian Mallet

 

Éditeur : Côte-à-cas éditions

 

Nombre de pages : 240

 

Prix : 39 €

 

ISBN : 9782491066031

 

 

 



Publié le 11/05/2022.


Source : Bd-best


Vaste programme.  Mort aux cons

 

« - J’allais pour rentrer les poubelles quand je l’ai vue… Sur le coup, je l’ai pas reconnue… Mais sa tête était intacte… C’est comme ça que j’ai su que c’était elle !

- Pauvre petite Zara !

- C’est horrible !

- Je ne pouvais pas la laisser comme ça… Alors j’ai pris un grand sac plastique, puis j’ai ramassé les morceaux… Y en avait partout !

- Je vous remercie de vous en être aussi bien occupée !

- Ah ! Vous voilà ! Figurez-vous que Zara… la chatte de votre voisine… est morte cette nuit ! »

 

 

 

 

 

 


                Ben débarque en pleine conversation de voisines dans le hall de son immeuble. Zara, la chatte de sa voisine a été retrouvée morte. Elle aurait pu tomber en sautant sur son balcon pour aller chez sa maîtresse. Elle est bien venue chez lui et est restée un moment sur le canapé. Puis elle est repartie… Enfin, ça, c’est que dit Ben. Il faut dire que ce con de chat l’a griffé. Ben l’a attrapé par le cou et l’a jeté dans la rue, depuis l’étage. Ainsi démarra la croisade de Ben à l’assaut des cons, un engrenage infernal qu’il n’arrivera pas à stopper, se débarrassant de tous types de cons, animaux, puis humains, qui croiseront sa route.

 

 

 

 

© Corbeyran, Saint-Georges - Jungle

 

 

                D’après le dictionnaire, un con est quelqu’un d’idiot, un imbécile, une personne stupide. Ben fait une allergie aux cons. Après avoir tué le chat de sa voisine, il s’en prend à tous ces cons d’animaux promenés en laisse par leurs propriétaires. Il tranche les laisses, kidnappe les bêtes et les trucide. Sa carrière d’assassin animalier s’arrêtera le jour où il tuera sa conne de concierge. Ce ne sera que la première victime d’une longue série, s’écrivant dans une surenchère morbide.

 

 

 

 

© Corbeyran, Saint-Georges - Jungle

 

 

                Corbeyran adapte le roman de Carl Aderhold et s’attaque au vaste sujet de la connerie. Jusqu’à quel point peut-on laisser un con nous marcher sur les pieds ? Qui sont-ils pour se permettre de nous ennuyer ? Déjà, Georges Brassens dissertait sur le sujet. Il y a les jeunes blancs-bec qui prennent les vieux mecs pour des cons. A contrario, les vieux fourneaux prennent les jeunots pour des cons. Bref, le temps ne fait rien à l’affaire : quand on est con, on est con ! Ben a écouté Brassens et en a tiré ses conclusions. Il n’y a pas de remède à la connerie. Il faut donc rayer de la carte les malheureux incurables qui en sont victimes. Les victimes entourant de plus en plus le jeune homme, la police, et en particulier le Commissaire Marie, ne va pas tarder à s’intéresser de très près à lui. Suivront quelques scènes, quelques joutes verbales, dignes des meilleurs épisodes de Columbo dans lesquels le lieutenant tente de confondre le suspect.

 

                Lauréat d’un prix Jeunes Talents au festival d’Angoulême en 2018, Alexis Saint-George signe son premier album. L’ensemble est fort honorable, même si certaines expressions exacerbées sont encore un peu vertes. Les plans d’ensemble sont maîtrisés, la couverture est efficacement redoutable. Le dessinateur a un potentiel de progression certain.

 

 

 

 

© Corbeyran, Saint-Georges - Jungle

 

 

                Il paraît qu’on est tous le con de quelqu’un. Tant qu’on n’est pas celui de Ben, pas d’inquiétude. Cynique et drôle, avec une conclusion arrivant comme une sentence, Mort aux cons montre ce que certains pourraient parfois avoir envie de faire quand certains cons les poussent à bout. Mais faut pas ! Non, faut pas ! Ben le fait pour vous ! « Mort aux cons ! » est le nom de Baptême de la première jeep qui rentra dans Paris à la Libération. « Vaste programme ! » commenta le Général de Gaulle.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mort aux cons 

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Corbeyran

 

D’après : Carl Aderhold

 

Dessins & Couleurs : Alexis Saint-Georges

 

Éditeur : Jungle

 

Collection : RamDam

 

Nombre de pages : 136

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 9782822230476

 

 

 

 



Publié le 11/05/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4387 -  11 Mai 2022

 

 

L’espoir malgré tout La croisée des chemins

 

 

 

 

 

 

 

            Un Spirou en chasse un autre. La mort de Spirou s’st interrompu la semaine dernière pour laisser place à la dernière partie d’Un espoir malgré tout. Le titre est clair : Une fin et un nouveau départ. C’est avec beaucoup d’émotion qu’on assiste à la fin de cette belle aventure de plusieurs années, devoir de mémoire réalisé par Emile Bravo. Il n’empêche que le magazine aurait pu mieux organiser ses prépublications pour éviter d’avoir eu à couper l’histoire de Schwartz.

 

            Après deux semaines d’absence, c’est le retour des récits complets, avec un unitaire signé Cyrille Pomès et un épisode de l’excellente série H.O.M.E.

 

            Pour les abonnés, Lerouge offre un jeu à découper inspiré de la queue du Marsupilami.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Lerouge, Batem – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Sœurs Grémillet (Les) : Le trésor de Lucille

Spirou, l’espoir malgré tout : Une fin et un nouveau départ

 

 

Récits complets :

 

H.O.M.E : Robot vs robot

Z’auriez pas vu Kiki ? (Pomès)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Coach (Le) (Bercovici & Bernstein)

Professeur Foldogon (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Houba gags

Kid paddle

Nelson

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Terence & Bud

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Renaud Collin

En direct du futur : Ultime Sabbat (De Pins)

Interview : Bravo

Jeux : Le camp de la résistance (Joan)

Spirou & moi : Bernadou

 

 

Supplément abonnés :

Jeu : La queue du Marsupilami

 

 

 

En kiosques et librairies le 11 Mai 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 11/05/2022.


Source : Bd-best


Harcèlement (1) ... M'harcèle pas !

 

 

 

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une brochure éditée par Infor- Jeunes Brabant Wallon qui traite d’un sujet concernant plus de 1 enfant sur 10 victime de harcèlement à l’école. D'après un rapport parlementaire « Comprendre et combattre le harcèlement scolaire » remis le 13 octobre 2020 à l’assemblée nationale, près de 700.000 enfants sont victimes de harcèlement scolaire chaque année en France, soit 5 à 6 % des jeunes au total. Le lundi 07 février 2022, la commission des affaires culturelles a adopté, en nouvelle lecture, la proposition de loi, modifiée par le Sénat, visant à combattre le harcèlement.

 

 

 

 

 

 

 

Infor- Jeunes Brabant Wallon s’est intéressé au sujet et a réalisé une brochure de 28 pages destinée aux élèves. Cette dernière, scénarisée par Marjorie Martin & Cédric Hervan est aussi illustrée par ce dernier (Les combattants du rail « Zéphyr BD », Le dernier des Schoenfeld « Glenat », C’était à Khorsabad, Alix tome 25 « Casterman »,..).

 

 

 

 

 

© Hervan – Martin – Gourdin – Infor-jeunes Brabant Wallon

 

 

 

La publication demande aux élèves de reconnaitre une situation de harcèlement pour ensuite les solliciter au niveau du rôle dans lequel ils se reconnaissent (victime, témoin ou harceleur). Des conseils sont dispensés afin d’aider chacun des acteurs suivant leur rôle.

 

 

 

 

 

 

© Hervan – Martin – Gourdin – Infor-jeunes Brabant Wallon

 

 

Le harcèlement est affaire de tous, ne fermons pas les yeux ! Devenons acteurs de changement ! Dans ce cadre, cette brochure est gratuite, donc accessible à tous en cliquant sur le lien suivant :  https://issuu.com/inforjeunesbw/docs/brochure_m-harcele-pas

 

 

 

 

© Hervan – Martin – Gourdin – Infor-jeunes Brabant Wallon

Elle peut également être obtenue en version papier en contactant Infor-jeunes à l’adresse suivante :

mharcelepas@ijbw.be

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

 

Titre : # M’Harcèle pas ! 

 

Éditeur : Infor-Jeunes Brabant Wallon

 

Genre : Société

 

Scénario : Marjorie Martin - Cédric Hervan

 

Dessin : Cédric Hervan

 

Couleurs : Cédric Hervan – Véronique Gourdin

 

Nombre de pages : 38

 

Prix : néant

 

ISBN : néant



Publié le 09/05/2022.


Source : Bd-best


Sypnosis original pour les 70 ans de Lefranc... Lefranc T.33 Le Scandale Arès

 

 

 

16 juin 1940, les armées françaises sont en déroute un peu partout sur le territoire. La guerre éclair voulue par Hitler, s’appuyant sur l’extrême rapidité et mobilité de ses divisions lui permet de rapidement de contourner, puis d’enfoncer les lignes françaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

Visiblement, la bataille de France, à peine commencée le 10 mai 1940, est déjà gagnée par le Troisième Reich. Rien, ni personne ne pourra arrêter les Allemands !

Pourtant ici et là, des actes de bravoure éphémères ont lieu. C’est le cas ce jour-là, sur la départementale 6, près de Luxeuil-les-Bains, dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté.

Une colonne d’une trentaine de Panzer est entièrement détruite par 2 chasseurs inconnus. Seul survivant, le colonel Karl von Lieds, blessé, a bien des photos de ces 2 mystérieux avions, dont un est néanmoins abattu et serait tombé dans un lac proche. Mais, auprès de sa hiérarchie, il préfère se taire. Quelques mois plus tard, il se retrouve envoyé sur le front de l’Est d’où il ne reviendra pas !

 

 

 

 

 

© Martin –Seiter – Régric - Casterman

 

 

 

Inutile de chercher des informations de cet engagement aérien dans les archives militaires ou autres. Nulle trace … du moins officiellement ! C’est ce que Guy Lefranc constate immédiatement une quinzaine d’années plus tard ! Sollicité par Marlène von Lieds, cette dernière souhaite en savoir plus sur le désastre subi par son père à l’époque, et surtout sur ces avions d’une technologie révolutionnaire mais qui semble n’avoir jamais existés !

Elle montre ainsi à Lefranc le dossier réalisé par son père à ce sujet, ses photos, ses notes et surtout sa conclusion : « Il pensait que si à l’époque, l’aviation française avait été largement équipée de ce type de chausseurs, jamais l’armée allemande n’aurait pu l’emporter. »

 

Dès lors, pourquoi ce silence au sein du ministère des Armées ? Qui cela dérange-t-il ? A quel secret s’attaque-t-il ? Quel scandale risque-t-il de faire éclater s’il allait au bout de son enquête ?

 

 

 

 

 

© Martin –Seiter – Régric - Casterman

 

 

 

 

Voilà donc le pitch de cette nouvelle aventure du célèbre journaliste de Jacques Martin. Car c’est bien un synopsis original inédit (« Le Scandalor ») du maître que Roger Seiter et Régric ont adapté pour cet album des 70 ans du reporter ! Le 33e déjà !

Si Jacques Martin était un passionné d’automobiles au point d’en faire un véritable défilé de modèles mythiques dans ses albums, il ne faut pas oublier qu’il l’était également d’aviation. Normal avec un père pilote de chasse durant la Première Guerre Mondiale, affecté en 1921 à la célèbre escadrille des Cigognes, stationnée à Strasbourg !

Imaginé un prototype de chasseur révolutionnaire, en avance sur tous ceux existants, mais volontairement ignoré par les autorités militaires pour des raisons politiques a dû être un régal pour Jacques Martin.

 

 

 

 

 

 

© Martin –Seiter – Régric - Casterman

 

 

Ce tome nous replonge ainsi dans le passé du journaliste, retour en 1956 ! Dans la même veine que ces premières aventures, Lefranc garde cet esprit d’enquêteur fouineur, toujours prêt à aller chercher le scoop quel que soit le danger ou l’ennemi auquel il s’attaque … ici la DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense). Barbouzes et secrets militaires, scandales politiques et magouilles, l’intrigue est parfaitement construite par Roger Seiter. Nous y retrouvons un peu l’ambiance des récits d’espionnage et des relents d’après-guerre où les secrets liés à la défaite militaire se doublaient des rancunes encore vivaces entre anciens résistants et pétainistes notoires.

Quant au dessin, Régric maîtrise bel et bien le trait martinien. Le rythme à donner aux scènes d’action passe notamment par un découpage efficace des planches ainsi que des angles de vue soignés et variés.

Personnellement, Régric, je te rassure, j’ai apprécié à leur juste valeur les scènes de plongée fort réalistes. Merci.

 

Il est aussi à noter cette coïncidence entre une certaine actualité géopolitique européenne et la scène finale dont nous ne pourrions qu’espérer qu’elle ne soit pas que fiction.

 

 

 

 

 

© Martin –Seiter – Régric - Casterman

 

 

 

En conclusion, un album digne d’un 70e anniversaire pour un reporter toujours prompt à dévoiler les luttes souterraines, à déjouer les machinations de puissances géopolitiques, à s’opposer aux desseins criminels d’organisations de tous bords.

 

Bon anniversaire, Guy Lefranc ! Nous te retrouverons l’an prochain sur « La Route de Los Angeles » pour ta 34e aventure avec le duo Corteggiani et Alvès !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Le scandale Ares

 

 

Série : Lefranc 

 

 

Tome : 33

 

 

Éditeur : Casterman

 

 

Genre : Aventure

 

 

Scénario : Jacques Martin – Roger Seiter

 

 

Dessin : Régric

 

 

Couleurs : Bruno Wesel

 

 

Nombre de pages : 48

 

 

Prix : 11,95 € 

 

 

ISBN : 9782203223653 

 

 

Parution prévue le 18/05/2022



Publié le 09/05/2022.


Source : Bd-best


Etrange bestiau.  Ana Ana 19 - Touffe de poils, drôle d’animal !

 

« - Bouuuuuuuh !

- Que se passe-t-il, Touffe de poils ???

- Je ne suis pas un animal… Et vous tous, si ! J’aimerais être comme vous ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Pendant que les doudous et Ana Ana jouent au badminton dans le jardin, Touffe-de-poils, étendu sur le canapé du salon, consulte une encyclopédie animalière. Tous les animaux de la planète sont dans le livre. Il y a une baleine comme Baleineau, un ours comme Grizzou, un renard comme Goupille, un pingouin comme Pingpong, un lapin comme Zigzag, mais il n’y a rien qui lui ressemble à lui, Touffe de poils… Il y a bien des animaux verts comme lui. Est-il une grenouille, un lézard, une chenille, une tortue ? Il est très triste car il ne ressemble à rien et va pleurer sur son étrange condition auprès de ses camarades.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                Montaigne, Malraux, Sartre, Descartes ou encore Karl Marx ont écrit sur la Condition Humaine. En 1859, Charles Darwin s’intéressa à la théorie de l’évolution dans « De l’origine des espèces », démontrant que les espèces humaines et animales étaient apparentées. Les différentes religions se sont aussi penchées sur le cycle de la vie. En peinture, des artistes comme Paul Gauguin avec « D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » ont participé à la réflexion sur le thème. En bande dessinée, à part Jodorowski et ses délires psychédéliques, il aura fallu attendre Dominique Roques et Alexis Dormal pour disserter sur le sujet. Les auteurs n’axent cependant pas vraiment leur essai sur la condition humaine, mais sur celle de… Doudou !

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                Comme dans chacun de ses albums innocents, Ana Ana offre un sujet de discussion en famille. Au-delà de tout thème de réflexion, et dans un monde de brutes comme le nôtre, laissons la politique et la guerre aux adultes, ou à ceux qui croient l’être, et profitons des instants de bonheur offerts par la joyeuse petite bande d’Ana Ana. Touffe de poils est le personnage au potentiel comique le plus fort, peut-être justement parce qu’il n’est assimilable à rien d’autre qu’à un doudou, mais ça, la conclusion dira peut-être autre chose. L’important est que dans cette histoire, on rit, on rit vraiment, soit par les textes et dialogues courts et percutants, juste essentiels, de Dominique Roques, soit par le dessin, et en particulier le panel d’expressions de Touffe de poils, d’Alexis Dormal.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 


Que l’on soit un petit ou un grand, un humain ou un animal, Ana Ana accepte tous les amis possibles ! Vive vive Ana Ana !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ana Ana

 

Tome : 19 - Touffe de poils, drôle d’animal !

 

Genre : Petit bonheur poétique 

 

Scénario : Dominique Roques 

 

Dessins & Couleurs : Alexis Dormal 

 

Éditeur : Dargaud Jeunesse

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 7,95 €

 

ISBN : 9782205085815

 

 



Publié le 08/05/2022.


Source : Bd-best


Sans se retourner.  Aimer pour deux

 

« - Je suis heureux que la guerre soit finie, que tout le monde soit libre à nouveau. Mais en fait, personne n’est jamais vraiment libre, n’est-ce pas ? Votre mari a malheureusement été très clair. Il refuse de divorcer. Lisez attentivement ce papier. Mais je vous conseille de bien réfléchir avant de le signer. Il s’agit pourtant du seul moyen de retrouver votre liberté. »

 

 

 

 

 

 

 


                Paris, quelques mois après la Libération, Monique veut divorcer de Francis. Celui-ci est prêt à accepter à la seule condition qu’elle renonce à ses droits sur leur fille Nicole. Amoureuse d’un officier américain rencontré dans la capitale, elle décide de tout quitter par amour pour lui. Monique revient sur ces années de guerre, de son arrivée dans Paris occupé en 1941 à son idylle avec Francis, des boîtes de jazz clandestines à la représentation du Tristan et Isolde de Wagner à l’Opéra. Le bruit des bottes cadence la vie des parisiens, résistants ou collabos, jusqu’à l’arrivée des sauveurs venus de l’autre côté de l’Atlantique.

 

 

 

 

© Desberg, Van Der Zuiden, Alquier - Bamboo

 

 

                Stephen Desberg romance la vie de sa mère, aujourd’hui disparue, en essayant de comprendre ce qui l’a amenée à laisser sa sœur aînée à son père et redémarrer une nouvelle vie avec celui qui deviendra son père à lui. Il ne cherche jamais à justifier ses actes. Il ne la juge pas. On n’aurait jamais pu penser qu’un tel récit puisse être objectif, et pourtant il l’est. Les témoins de l’époque n’étant plus de ce monde, le scénariste avoue et assume le côté romanesque de son récit, avec notamment les personnages de Ginny Pinkerton, homosexuel noir et juif, pianiste caché, et Manon, courtisane imperméable à l’Occupation, couchant avec l’ennemi, juste pour offrir à son fils ce dont il aurait besoin.

 

 

 

 

© Desberg, Van Der Zuiden, Alquier - Bamboo

 

 

                Après les anges d’Auschwitz, Emilio Van Der Zuiden poursuit son duo avec Stephen Desberg. Son dessin ligne claire est de la même famille que celui d’un Javi Rey (Violette Morris). La netteté et la pureté de son trait contrastent avec la violence des uniformes nazis qui symbolisent tant d’ignominie. Cela axe un peu plus le récit, très émouvant, sur les personnages et sur leurs âmes, qu’elles soient indécises ou déterminées. Van Der Zuiden les utilise comme des marionnettes dont il tire les ficelles pour leur faire jouer leurs rôles respectifs au mieux.

 

 

 

 

© Desberg, Van Der Zuiden, Alquier - Bamboo

 

 

La Seconde Guerre Mondiale est un des sujets de prédilection du neuvième art. On ne peut que saluer la qualité de certaines productions : Maus évidemment, mais aussi Irena, ou encore Si je reviens un jour. Avec cette romance sur fond de braise, Desberg et Van Der Zuiden contribuent à ce devoir de mémoire avec tous les avantages que peut apporter la bande dessinée.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

Version luxe

 

 

 

One shot : Aimer pour deux 

 

Genre : Drame 

 

Scénario : Stephen Desberg

 

Dessins : Emilio Van Der Zuiden

 

Couleurs : Fabien Alquier

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818978177

 

 

 

 



Publié le 08/05/2022.


Source : Bd-best


Love dead road.  Mezkal

 

« - Mon garçon, je me demande pourquoi less gens jettent autant de bonnes choses à manger. Ils préfèrent la mauvaise nourriture qui fait grossir leurs corps.

- Attendez, je vais vous aider !

- Hein ?

- Merci, M’sieur. Viens avec nous si tu veux, je suis sûr que grand-père est d’accord pour que tu partages notre repas de ce soir.

- Ok, gamin, ça marche.

- Hein ? »

 

 

 

 

 

 


                En perdant sa mère, Vananka Darmont, la trentaine, a tout perdu. Elle est morte en lui laissant ses dettes. Seule solution pour lui, quitter la ville, la guitare à la main. En rendant service à un vieil indien et son petit fils aveugle, ceux-ci l’emmènent chez eux. Vananka va y rencontrer la jolie, la très jolie Leila, et n’aura d’yeux que pour elle. La vie aurait pu continuer éternellement, dans ce havre de paix aux portes du désert, s’il n’y avait pas eu Felipe, le cousin mafieux. Ultra-violent, il va proposer à Vananka de travailler pour lui… sans vraiment lui laisser le choix. Il va devenir convoyeur de camions citernes à la cargaison pas très catholique. Entre bandes rivales et flics aux méthodes expéditives, pas besoin d’être chaman pour deviner que tout va très vite dégénérer.

 

 

 

 

© Stevens, Jef - Soleil

 

 

                Kevan Stevens signe un road-trip sans pitié. Sur une bande originale allant de Santana à Hôtel California version Gipsy Kings, l’histoire d’amour entre Vananka et Leila ferait passer celle de Roméo et Juliette pour une bluette. Sexe, drogue, rock n’roll, ou plutôt blues et musiques hispanisantes. Le scénariste y va à fond. Si une tête doit être coupée, on y va. Quant aux scènes d’amour, elles ne restent pas platoniques. Le spectateur a déjà tout vu, donc pas besoin d’édulcorer, inutile de le prendre par la main. Au dessin, Jef joue le jeu. Le dessinateur n’a peur de rien ce qui donne de grandes envolées de meurtres ou de sexe.

 

 

 

 

© Stevens, Jef - Soleil

 

 

                Les auteurs n’en oublient pas l’humour, très présent dans l’album. Si la méchanceté de certains personnages les fait parfois tomber dans le parodique, c’est au travers des flics et des bandes rivales secondaires que l’on trouve les acteurs les plus drôles. Ainsi, des Hell’s Angels casqués au nain Capitaine de police, ils apportent au récit la dose nécessaire permettant de supporter la violence.

 

                Stevens et Jef multiplient les références cinématographiques. Le sang coule comme dans le Kill Bill de Tarantino. Le ridicule ne tue pas comme dans le Pattaya de Gastambide. Les délires psychédéliques ne dépareraient pas dans l’Arizona Dream de Kusturica. Côté BD, on retrouve le punch de Il faut flinguer Ramirez, mais dans un graphisme plus acerbe et des couleurs poussiéreuses (dans le sens concret du terme). Bénéficiant d’une pagination importante, Jef se permet parfois de très grandes cases ou des découpages originaux faisant de Mezcal une bande dessinée d’ambiance.

 

 

 

 

© Stevens, Jef - Soleil

 

 

                Le Mezcal est une eau-de-vie mexicaine à base d’Agave. Ça pique, ça réveille, ça excite… tout comme la quête de Vananka. « On a dark desert highway, Cool wind in my hair,…. » Welcome to the Hotel Mezcal !

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mezkal 

 

Genre : Road-Trip 

 

Scénario : Kevan Stevens

 

Dialogues : Kevan Stevens & Jef 

 

Dessins & Couleurs : Jef

   

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 188

 

Prix : 26,50 €

 

ISBN : 9782302096387

 

 

 



Publié le 08/05/2022.


Source : Bd-best


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