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Décès du scénariste Frank Giroud.

C’est avec une très grande tristesse que nous avons appris ce jour le décès de Frank Giroud. Scénariste de plusieurs séries à grandes audiences (Le décalogue, Secrets, Quintett, …). 

Il nous a quittés ce 13 juillet 2018 à l’âge de 62 ans.  On l'avait croisé récemment aux cotés de Volante dans  « L’avocat » et avec Mezzomo pour le « Le vétéran ».  Début du mois dernier voyait l’arrivée dans  les librairies de « Churchill et moi » avec Andréa Cucchi aux crayons.  

Frank Norbert Henri Giroud-Bit, dit Frank Giroud, réussit en 1977 le concours de l'École nationale des chartes, dont il démissionne sans obtenir le diplôme d'archiviste paléographe.

Après avoir obtenu un mémoire de maîtrise en histoire (1981), et passé l'agrégation d'histoire, il a enseigné cette discipline à Milan, puis Grenoble et accompagné de nombreux voyages organisés, ce qui lui a permis de connaître de nombreux pays et cultures. Très jeune, il écrit pour la bande dessinée et se consacre totalement au métier de scénariste à partir du succès de Louis la Guigne.

À signaler également ses incursions dans le monde de la chanson notamment pour Juliette sur l'album Assassins sans couteaux.

Il a participé à l'ouvrage Femmes de l'artiste peintre Franck Ayroles.

L’ensemble de la rédaction présente ses  plus sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses proches.

 

 

 

 

 

Photographie ©  Thierry Ligot.



Publié le 15/07/2018.


Source : Bd-best


Fabrice Le Hénanff infiltre Wannsee et les coulisses de la solution finale : « le papier devait rester marqué, la couleur l’imprégner pour en faire resurgir les fantômes »

Sans arme mais avec la haine et la violence des mots, c’est ainsi que s’est tenue la conférence unilatérale de Wannsee. Celle-là même que, près de 80 années plus tard, Fabrice Le Hénanff a infiltrée, y jouant les espions, les souris invisibles au coeur de l’état-major de l’horreur sans perdre une miette de ce qui se racontait… et allait bientôt se matérialiser en l’un des plus grands monstres que le siècle dernier ait connu: la solution finale. Dans le labyrinthe de ce huis clos qu’est la villa Marlier, le temps d’une réunion expéditive pour envisager l’étape suivante (et d’où l’humanité ne reviendrait plus) que réservait les Nazis aux Juifs, Fabrice Le Hénanff de son style flamboyant et martyrisé a trouvé son chemin pour mener à 2018. Une époque contemporaine qui semble ne rien avoir appris de ses erreurs et continue à se voiler la face et les faux-semblants dans l’utilisation des mots pour caractériser des foules d’hommes et de femmes en détresse. Quand on parle de « centres de tri » et de « question des migrants ». D’un pan à l’autre de l’histoire, nous avons fait le bond avec Fabrice Le Hénanff. Interview pour que la mémoire, même lancinante de douleur, triomphe de l’ignorance.

 

 

 

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Résumé de l’éditeur : Wannsee, banlieue de Berlin, le 20 janvier 1942. Quinze hauts fonctionnaires du Troisième Reich participent à une conférence secrète organisée par les SS. En moins d’une heure trente, ils vont entériner, et organiser, le génocide de millions de Juifs.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Bonjour Fabrice, c’est aujourd’hui que paraît Wannsee, un album qui me paraît éminemment important. Comment vous sentez-vous ?

Bien mais c’est vrai qu’il y a de la fébrilité, de l’inquiétude. Jusqu’ici, je n’ai pas eu de retour hormis les journalistes qui m’ont interviewé, aujourd’hui, et à qui j’ai demandé comment ils avaient trouvé cet album. Leurs retours sont bons. Après, vous savez, il y a des albums qui ont de très bonnes critiques qui ne se vendent pas et d’autres qui se font démonter par la presse mais partent comme des petits pains. C’est un mystère, on verra comment cet album est reçu.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Avec cet album, vous revenez en tout cas à un sujet que vous affectionnez : la seconde guerre mondiale. Vous entrez dans une brèche qui parle forcément de la guerre mais aussi d’autres choses.

Le lecteur pourrait très bien se dire : encore un ouvrage sur la guerre, sur le conflit. Moi, je ne vois pas cet album comme ça, ce n’est pas LA guerre mondiale en tant que telle. C’est un aspect de celle-ci, un autre épisode, une autre finalité, un autre drame.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Ce sujet, je l’avais dans un coin de ma tête. Je le traînais sans être jamais parvenu à trouver le point d’accroche. Je retournais dans tous les sens cette phrase factuelle : la solution finale a été mise en place lors de la conférence de Wannsee par quinze hauts-fonctionnaires, le 20 janvier 1942. Tout était là mais je devais trouver le moyen de tenir 80 planches autour d’une table de discussion. Et, surtout, parvenir à ce que le lecteur ne la quitte pas en cours de route.

D’autant plus que dans cette conférence, les quinze individualités autour de la table se sont, à peu de chose près, fondues dans la voix collective. Il n’y a pas eu de remous, la réunion n’a pas tiré en longueur et tout ne semble être, au final, qu’une simple formalité…

En résulte un texte de 15 pages qui m’a servi de boîte de travail mais qui n’était pas suffisant que pour tenir les 80 planches en question. Il me fallait apporter d’autres éléments. Puis, se posait la question de la représentation de ces quinze hommes. Le dessin à la couleur ne fonctionnait pas. J’ai donc opté pour un rendu tirant plus vers le sépia.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Et vous êtes, j’ai l’impression, un cran graphique au-dessus de ce que vous nous aviez proposé jusqu’ici.

C’est la suite, pas forcément logique. Une étape importante. Casterman m’a ici poussé à me sortir les mains des poches, à y aller. Wannsee, je le vois comme un album spécial, avec un graphique lui aussi spécial. Je pense qu’il va être important pour la suite. Il y aura un avant et un après. C’est un album plus crayonné, au traitement plus léger pour mieux plonger vers les ténèbres. À la réflexion, je pense que je me rapproche des caméléons dont il était question dans mon premier album. Dans le sens où j’ai essayé de trouver une réponse graphique à chaque album. La peinture dans H.H. Holmes, l’hyper-réalisme dans Westfront et Oostfront…

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Ici, il m’a fallu du temps pour trouver la bonne façon de faire. Sans encrer, je ne suis pas bon dans cet art. Mais là où je palliais les défauts de mon dessin par la couleur; j’ai voulu, dans Wannsee, le remettre en avant, ne pas le masquer.

Sur cet album, signe du ciel pour tenter de ramener ces (in)humains à la raison ?, on a l’impression qu’il pleut continuellement.

J’ai hachuré les originaux, les cases ont été martyrisées par mon crayon, avec l’aide de pointes très dures, les plus dures possibles. Si je m’aventurais dans un tel récit, le papier devait en rester marqué. L’empreinte devait impacter le dessin et la couleur rentrer dans la griffure, pour l’imprégner et en faire resurgir comme un fantôme.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Tous les hommes à cette table sont des fantômes, ils sont là, font acte de présence mais pas de bravoure. Tous sont subordonnés aux décisions d’Heydrich. Tous sauf un, dans votre récit :  Kritzinger.

Oh, vous savez, il s’est couché comme les autres mais pour faire durer la sauce je devais y glisser un peu d’opposition, un ressort, mon poil-à-gratter. En réalité, il ne sait rien passer et, quand bien même, Heydrich aurait dit : fermez-la !

Les rapports sont pires, en fait. Ils relatent les initiatives prises par certains participants de cette réunion face à des commanditaires qui n’en attendaient pas tant mais qui ont peut-être eu aussi peur que chacun essaie de se tirer la couverture à lui. L’idée de cette réunion, c’était d’accélérer le mouvement après certains fiascos connus notamment sur le front de l’est.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

La villa Marlier de Wannsee, près de Berlin, servait donc de huis clos dans votre album. Encore fallait-il varier les angles, les images pour ne pas lasser. Et en sortir, quand même un peu.

Ça me tenait à coeur de sortir de cette maison maudite. C’est en effet tout ce qu’il y a de plus huis clos: une salle, une table autour de laquelle se concentre l’album. Il s’agissait de varier les plans mais aussi de créer quelques coupures. Le début de l’album permettait l’arrivée et la présentation des personnages, s’enchaînaient la mise en place de la situation et une première pause. On sort, on fume une cigarette et j’en profite pour raconter la Shoah par balles. La réunion ne sert de toute façon à rien, tout est écrit et on s’en fiche du consentement des uns et des autres. Il m’importait aussi de parler de la question des métissages également abordée lors de cette conférence. Quant à Auschwitz, il n’y a pas de preuve qu’ils aient parlé de ça.
Projet de couverture abandonné

 

 

 

 

© Le Henanff

 

 

Lors d’une de ces pauses dont vous profitez pleinement pour nous extirper ailleurs et renforcer un peu plus votre pouvoir graphique, il y a cette planche sublime et glaçante bâtie comme une étoile juive et illustrant toute l’horreur de cette guerre.

Cette planche m’a donné du fil à retordre. À la base, il devait y en avoir plus mais c’est la seule qui soit restée. Hormis la composition, c’est le seul symbole de tout l’album pour les Juifs. Et une étoile jaune un peu plus loin. Il y avait tellement de croix gammées qu’à un moment je devais montrer la victime…

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Celle que les quinze hauts-fonctionnaires du parti nazi ont chassée, noyée sous des termes techniques et jouant avec les mots pour faire passer comme du petit-lait le sinistre plan d’extermination. Et quand on entend, encore aujourd’hui, parler de la « question des migrants » et de « centres de tri », je me dis qu’on n’a rien compris.

C’est tout à fait ça et c’est étonnant. Mon album arrive comme une piqûre de rappel, à temps, à point, mais je ne sais pas si elle servira. Après les Juifs, il y a eu les Bosniens, les Arméniens… Ça ne s’appelait plus la Shoah mais le massacre continue. Aux suivants…

On parle de jouer sur les mots, quitte à appeler un chat, un chat et un rat, un rat, vous faites intervenir ces deux animaux le temps de plusieurs planches.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Là aussi, ils me permettaient de sortir de table, de quitter la complaisance et d’avoir d’autres vues, d’autres pièces à explorer. En plus, avec une dimension symbolique, certes pas des plus fines. Cette idée m’est venue vers la fin de l’album, en me souvenant du film Pour l’exemple que j’avais vu il y a très longtemps et dans lequel des soldats anglais, dans leurs tranchées, organisaient le procès d’un rat qu’ils accusaient de leur voler leur nourriture, de les contaminer, de souiller leurs affaires, etc. Le timing était le bon et je pouvais intégrer à ma grande histoire une autre plus petite, avec cette symbolique un peu lourdingue, du chat chassant le rat et parvenant à l’attraper. Ma crainte étant qu’il me reste assez de pages pour aborder la question des métisses.

 

 

 

 

 

Avoir autant de monde autour d’une table, c’est compliqué à gérer ?

Oui et non. Certains ne sont que des figurants. Je n’ai besoin que de certains pour faire vivre le débat dirigé par deux acteurs : Heydrich et Eichmann. Les autres sont des figurants mais entraînent tout de même la difficulté de leur mettre un visage.

 

 

 

 

© Le Henanff chez Casterman

 

Dans ce « joli » petit monde, ce n’est pas trop dur de passer autant de temps de création ?

À chaque fois que je fais un album, je me lève avec, je mange avec, je me couche avec et je rêve avec. Il m’a fallu douze mois pour dessiner Wannsee et deux ans pour l’écrire. Si les premiers mots étaient lourds, tout s’est mis à couler de source avec le dessin. Hormis le rat qui est venu plus tard, j’ai eu beaucoup de réponses à mes questions.

Et la couverture ?

Vaste sujet, également. J’ai soumis énormément de propositions qui ont été refusées par Casterman. À cause de leur violence, de leur horreur. Puis, je suis tombé sur la p. 25, ce qui est pour moi un des moments les plus importants : la table de décision, au premier plan et Auschwitz en fond. Casterman en a refait un montage, et Auschwitz a laissé sa place à la villa. C’était plus discret. En fait, pour pouvoir mettre ma planche avec l’étoile juive, j’ai fait des concessions sur la fin et la couverture. En tout cas, sur celle-ci, je ne voulais pas qu’il y ait de croix gammées – bon, il y en a une petite sur un brassard. Même si ça fait vendre, à ce qu’il paraît. Si je vends 10% de livres en moins, on saura à quoi c’est dû (il rit).


En fait, là, je digère cet album qui fut exigeant. On parle souvent d’accouchement, de bébé quand on parle d’un album. Dans mon cas, avec Wannsee, ce fut plus une césarienne. Je n’ai aucune idée du public que trouvera ou pas cet album. On est parti sur un tirage bas, prudent, de 5000 exemplaires. Aura-t-il une vie après dans les écoles, les bibliothèques ? On verra. Toujours est-il que je suis heureux. Honnêtement, j’ai fait de mon mieux.

Pour la suite, vous revenez à un autre de vos thèmes fétiches, la peinture et ses grands représentants. Ici, Monet.

Quelles vacances ! Je reviens à la couleur, je me pose, autant financièrement qu’intellectuellement. Je peins et ça me repose. C’est assez compliqué de sortir d’un album comme Wannsee, ça laissera des traces.

 

 

 

 

© Le Henanff

 

 

 

 

© Le Henanff

 

Sinon, j’ai d’autres propositions de scénaristes. On verra, selon mes envies, quels projets me plairont à travailler.

Merci beaucoup Fabrice !

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Alexis Seny

 

Titre : Wannsee

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs  : Fabrice Le Hénanff

Genre: Historique, Huis clos, Politique

Nbre de pages: 88

Prix: 18€



Publié le 13/07/2018.


Source : Bd-best


GLÉNAT ET QUATRE FLEUVES : FAIRE GRANDIR LA JEUNESSE

Les éditions GLÉNAT sont heureuses d’annoncer l’acquisition des ÉDITIONS QUATRE FLEUVES, maison d’édition spécialisée en jeunesse à compter de début juillet 2018.

Fondée en 1985 par Catherine Hellier du Verneuil et Francois Guérout, QUATRE FLEUVES est riche d’un catalogue de plus de 250 titres, dont des best-sellers comme La Couleur des émotions d’Anna Llenas. Reconnu pour sa production originale et très qualitative, cet éditeur est un acteur important sur le marché des livres pour les tout-petits (livres bain, livres à flaps, livres matières…) ainsi que sur les livres-objets et les livres animés comme en témoignent ses très beaux pop-up.

En pleine croissance, QUATRE FLEUVES rejoint la maison GLÉNAT en vue de bénéficier de l’ensemble de ses services transversaux pour développer encore davantage son catalogue. Les collaborateurs de QUATRE FLEUVES intégreront les équipes GLÉNAT au 1er septembre prochain.

QUATRE FLEUVES restera diffusé et distribué par Média Participations jusqu’au 31 décembre 2018, date à partir de laquelle GLÉNAT assurera la diffusion dans son organisation actuelle avec son partenaire HACHETTE.

Il s’agit d’un catalogue complémentaire à l’offre actuelle de GLÉNAT JEUNESSE qui permettra un fort développement sur ce marché.

«  Nous avons vécu une vraie rencontre avec GLÉNAT ; nous sommes très contents de rejoindre cette maison dont nous partageons les valeurs. » Catherine Hellier du Verneuil

« Nous sommes heureux d’enrichir notre production avec ce catalogue de qualité et tout le savoir-faire de Catherine Hellier du Verneuil » Marion Glénat



Publié le 13/07/2018.


Source : Bd-best


Les chemins de Compostelle : l’art de se retrouver en découvrant le monde.

« Le Moyen-Âge occidental représente les trois destinations principales de pèlerinage par trois signes que les marcheurs vont porter sur eux.

-          Les clés signifient Rome : clés entrecroisées qui ouvrent les portes de la Ville éternelle, annonciatrices du Paradis. Clés qui symbolisent aussi le corps des deux apôtres sacrifiés à la persécution.

-          Les palmes et la croix symbolisent Jérusalem : ce sont les palmes agitées devant le fils de l’Homme lors de son entrée dans la Ville sainte, le dimanche dit des Rameaux, et la croix de son supplice.  

-          La coquille est l’attribut des jacquets, ainsi qu’on surnomme ceux qui prennent la route de Compostelle. Il s’agit du pecten ramassé par les pèlerins sur les grèves de Galice, mais aussi du symbole, féminin, de la Vierge protectrice des pérégrins, et du symbole antique de la naissance. » 

 

Résumé éditeur :

 

C’est en traversant le temps et la France que Jhen nous emmène sur les traces de Jacques de Compostelle, à la rencontre de Jacques le Majeur, martyr chrétien, ayant terminé ses jours en Galice. Nous retrouvons les pèlerins, qui – entre légendes et réalités – nous font découvrir le patrimoine français. Depuis les origines du pèlerinage à la Légende Dorée de Jacques de Voragine, des constructions de cathédrales en passant par la rencontre de personnages marquants de l’histoire de France, tels Nicolas Flamel, l’alchimiste, Jacques Cœur, Prosper Mérimée ou Bernard de Clairveaux… Jhen nous emmène à la découverte d’un des plus célèbres voyages initiatiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Chemins de Compostelle.

 

Avec ce livre, l’équipe Martin nous propose la découverte des chemins de Compostelle. Ces chemins guidant de nombreux pèlerins (croyants ou incroyants) vers eux-mêmes. Il faut relever l’incroyable travail effectué par Arnaud de la Croix afin de nous présenter les différentes routes initiatiques de ce pèlerinage au moyen de textes sans parti pris. Il rassemble pour les lecteurs une masse importante d’informations permettant une découverte historique et religieuse accessible à tout un chacun.

 

 

 

 

 

 

© Chemins de Compostelle.

 

 

Yves Plateau complète graphiquement les nombreuses photographies dispersées au long des pages constituant cet ouvrage. Ses dessins apportent un bonus non négligeable à la vision de ces pèlerins en quête de rencontre avec l’autre comme avec Dieu. Ces nombreux marcheurs ayant chacun leurs propres motivations, se détachent de leurs fonctions, de leurs familles et de leurs conforts afin d’effectuer plusieurs centaines voire milliers de kilomètres à travers les routes européennes convergeant vers un seul lieu : (Santiago) Saint-Jacques de Compostelle.

 

Chroniques d'en haut --> Compostelle par la montagne

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Les voyages de Jhen

Titre : Les chemins de Compostelle.

Genre : Historique

Scénario : Arnaud de la Croix.

Dessins : Yves Plateau.

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 56

Prix : 12,90 €

ISBN : 9782203090354  



Publié le 13/07/2018.


Source : Bd-best


Réflexion sur le sens de la vie … Je vais rester

 

 

 

«  -Y’a un petit train de touriste qui y va … Mais je préférerais mourir asphyxié dans une fosse à purin que de poser mes fesses là-dedans.

-          Comme en 1990 avec le paysan, sa femme et son ami …

-          Je … ça me rassure de savoir que la mort est tout le temps présente, dans n’importe quelle situation. C’est pas pour me moquer de ces gens »

 

 

 

 

 

Résumé éditeur : C’est l’été, Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances. Il a tout organisé, réservé, payé et noté dans un carnet les moments importants du séjour. Un accident tragique survient alors qu’ils n’ont pas encore déposé leurs bagages à l’appartement...  et elle se retrouve seule. Contre toute attente, elle décide de rester sur place et faire ce qui était prévu. Son hébétude et son déni laisseront-t-ils de la place à l’imprévu ?...

 

 

 

 

© Trondheim – Chevillard - Rue de Sèvre.

 

 

 

Certains crieront au génie, d’autres à l’arnaque.  Avec  Lewis Trondheim  au scénario, soit on apprécie son style d’écriture ou on le rejette totalement. Pour ma part, je me situe au point milieu de ces deux  extrêmes. Oui, l’histoire est captivante et l’on a fortement envie de découvrir l’attitude de Fabienne face au drame qui la touche. Par contre, le cheminement de l’histoire est hyper lent avec une conclusion laissant beaucoup de lecteurs sur leur faim.  Le titre traduit bien l’intrigue : Fabienne seule … face à son destin immédiat et à sa décision de poursuivre ses vacances selon le planning établi par Roland, son défunt mari.  C’est à cet instant que l’aventure prend tout son sens ! 

 

 

 

 

 

© Trondheim – Chevillard - Rue de Sèvre.

 

 

 

Le traitement des images laissé à l’appréciation de Chevillard Hubert  est splendide. Avec ces illustrations, ce dernier  établit une relation fusionnelle avec les lecteurs, captivant ceux-ci tout au long du récit. En résumé, une réflexion sur le sens de la vie vis-à-vis de celle des autres laissant le sentiment d’être passé à côté de la sienne tout en s’en accommodant.

 

Haubruge Alain.

 

 

Titre : Je vais rester


Genre : Drame social


Scénario : Lewis Trondheim


Dessins : Hubert Chevillard


Éditeur : Rue de Sèvre


Nombre de pages : 120


Prix : 18,00 €

 

ISBN : 9782369812289



Publié le 11/07/2018.


Source : Bd-best


Marini règle ses contes avec le prince charmant de Gotham : « Un Batman plus taciturne, qui pourrait être joué par Clint Eastwood »

Malgré toutes les sauces auxquelles s’est accommodé le chevalier noir, on en demande encore. Toujours plus. Car Batman, de ses origines à aujourd’hui, a toujours su garder sa classe et sa force de fascination, soignant ses entrées, de cases en cases, de main en main, sur tous les continents. Et le vieux n’est pas en reste. Après un premier volet remarqué, Marini a rallumé le bat-signal dans un monde fort sombre (et qui aurait pu l’être encore plus avec un Bruce Wayne soupçonné – à tort, évidemment – de viol, comme voulait le faire à la base l’auteur franco-belge auquel le comics va comme un gant, une seconde nature) pour la deuxième partie de son Dark Prince charming. Un conte défait dans lequel le Joker fait office de vilaine marraine autour de l’enlèvement d’un enfant mais aussi de second héros équilibrant le jeu avec un Batman déchaîné. Goddamn… Gotham. 

 

 

 

 

 

 

 

 

@Enrico Marini chez Dargaud/DC Comics

 

Bonjour Enrico, ça y est, il y a un signal lumineux dans le ciel, votre Batman trouve sa conclusion. Mais Batman, qui est-il pour vous ?

C’est Bruce Wayne (il rit). Un des héros de mon enfance et un grand cadeau, merveilleux qu’on m’a fait. Dargaud et DC m’ont offert cette chance unique de jouer mon Batman. C’est d’autant plus incroyable que, quand j’étais petit, tous les enfants que je connaissais voulaient être Batman, avec ses gadgets, ce sens du combat contre le Mal. Batman, c’est une sorte de Zorro. Il nous permet de nous amuser tout en combattant un méchant.

Bien sûr, si les histoires portent son nom, il n’y a pas que lui qui entre en compte dans l’ADN de celles-ci.

En effet, au-delà de la personnalité charismatique de Batman, il me permettait de rentrer dans un décor comme Gotham qui me permettait de m’exprimer plus que d’habitude. Batman, plus que son personnage et justicier principal, c’est tout un univers qui me parle beaucoup. Plus que d’autres, c’est sûr. Et, si je suis fasciné par Spiderman, le côté sombre amené par Batman est encore plus fascinant. C’est lui, dans le monde du comics, qui a les meilleurs adversaires.

 

 

 

 

@Enrico Marini lors du Bat Concert

 

À cela s’ajoute l’absence de super-pouvoir. C’est ce qui porte l’intelligence, le besoin de gadget. Et pas mal de facettes à découvrir au fil des aventures de ce détective.

Votre version vous a-t-elle permis d’en savoir plus sur ce personnage ?

Non, ma version, je la connaissais, j’avais toutes les informations. Je me suis basé sur mes références, mes classiques de gamin. Ceux qui m’ont rendu quasi-intime avec ce super-héros. Tant les versions de Neal Adams et Denny O’Neil que celle de Kevin Nolan… Puis, plus tard, Frank Miller, Année 1, Killing Joke.

J’aime cette version de Batman, mur, sombre, plus viril et également plus délictuel. J’ai aussi aimé découvrir ce personnage comme introverti.

 

 

 

 

@Enrico Marini

 

Puis, il y a le Joker.

Alors, lui, je ne pouvais pas m’en passer. Mon histoire est autant une histoire de Batman que du Joker. C’est un acteur, en totale opposition avec un Batman plus taciturne, qui pourrait être joué par Clint Eastwood, d’ailleurs. Le Joker, lui, est dans la représentation, il a une façon de bouger bien à lui, et évolue d’un côté plus humoristique à l’autre, complètement psychopathe. Il est capable de moments de tendresse, de mélancolie mais aussi des pires atrocités. En fait, il change de personnage toutes les cinq minutes. C’est là que j’ai pris le plus de plaisir. J’espère qu’il surprendra le lecteur, mon Joker.

 

 

 

 

@Enrico Marini

 

J’espère que le public sera séduit par la version que j’en ai. J’ai tenté de trouver des facettes nouvelles tout en ne déviant pas de la trajectoire des histoires classiques du chevalier noir. Les bases restent, j’ai essayé d’amener des touches personnelles.

 

 

 

 

 

 

@Enrico Marini

 

Des touches personnelles, partout et tout le temps : à l’inverse de 99,9% des comics où toutes les étapes de création sont distribuées entre des scénaristes, des dessinateurs, des encreurs, des coloristes et que-sais-je-encore, vous avez tout fait de A à Z. C’était la condition pour que ce Batman vous appartienne totalement ?

J’ai tout fait et même plus. Même le lettrage. C’est une folie. Si je raconte ça à des Américains, ils vont être morts de rire. En effet, eux, ils sont facilement à cinq sur un même projet. Ici, j’ai aussi fait le layout et la maquette. C’était un gros boulot mais ce fut plaisant. Comme ces contacts avec les Américains, avec Dargaud que je connaissais déjà, tout le monde était inclus. Bon, il y a eu énormément de mails, dans tous les sens, des Skype.

 

 

 

 

 

@Enrico Marini chez Dargaud/DC Comics

 

Et, au final, voilà, c’est déjà fini. Après un an et demi très intense, l’intégralité du bébé est en librairie.

Et aux États-Unis ?

Je vais y aller cet été, participer à la convention de San Diego, accompagné un peu ces deux albums. Je me rendrai ainsi compte de l’accueil qui lui a été réservé. Puis, il faudra un an pour que je puisse faire un vrai bilan.

 

 

 

 

@Enrico Marini chez DC Comics

 

Vous aurez donc proposé 126 planches, c’est beaucoup et peu à la fois. N’avez-vous pas eu de frustration à ne pas utiliser certains personnages ? Et ce, même si vous en faites déjà intervenir beaucoup.

126 planches, c’est un an et demi. La couleur directe m’a pris du temps, aussi. Mais je pense que l’histoire était suffisante que pour ne pas la rallonger. Une fois que j’ai eu l’idée de base, je l’ai posée, une fois que j’avais décidé de faire une histoire qui soit autant celle de Batman que du Joker, le scénario a été très vite. Mais je l’ai laissé murir deux ou trois mois.

 

 

 

 

@Enrico Marini chez Dargaud/Dc Comics

 

Si, un jour, je reviens à Batman, je ne veux en tout cas pas d’une longue série, quel que soit le sujet. Je ne suis pas un homme de longue série. Bon, j’aimerais encore faire deux ou trois albums des Aigles de Rome, j’ai de plus en plus de mal à réaliser les Scorpion. Aujourd’hui, je suis plus un homme de one-shot. Soixante pages, ce n’est pas assez, mais un peu plus, cent ou cent vingt, ça me satisfait.

Vous n’êtes pas le premier, pas le dernier, à vous accaparer un super-héros et à passer outre-Atlantique. De quel artiste, aimeriez-vous voir un Batman ?

Oh, ce n’est pas obligé que ce soit un Batman. Il y a Hulk, le Punisher… C’est vrai qu’il y a beaucoup d’Européens, surtout des Italiens et des Espagnols qui s’illustrent dans le monde du comics. Je ne suis pas le premier Français à m’y aventurer. Peut-être le premier à le faire tout seul. L’essentiel, je crois, c’est d’être passionné par le super-héros qu’on anime. J’espère être parvenu à faire passer ça. C’était un challenge.

Sinon, allez, un Batman par Mathieu Lauffray, ça pourrait être vraiment bien. C’est fascinant ce qu’il arrive à faire. Son langage, son style fait pour ça.

Ce samedi, vous présentiez, en conclusion d’une après-midi sous le signe de l’homme chauve-souris, le Batman de Leslie H. Martinson et Ray Kellogg avec Adam West. Que représente ce film pour vous ?

Je dois avouer que j’ai été plus influencé par ceux de Burton et Nolan. Mais ce film, c’est cartoonesque et amusant, fun, c’est une chouette parodie. C’est culte, quoi !

 

Propos recueillis par Alexis Seny

 

Titre : Batman – The Dark Prince Charming

Tome : 2/2

Scénario, dessin et couleurs : Enrico Marini

Genre : Comics, Thriller, Action

Éditeur : Dargaud & DC Comics

Nbre de pages : 72

Prix : 14,99€



Publié le 11/07/2018.


Source : Bd-best


Le plat est correct mais manque de sauce.  Etoilé 2 – Plat de résistance.

« - Samuel n’a jamais eu de chance dans la vie. Pour la première fois de sa vie, il a un cadre solide. Il me fait confiance. A l’équipe aussi. Je ne l’ai jamais vu aussi serein.

-          Vous en pensez quoi ?

-          C’est beau, chef !... Il s’est assagi, il écoute…

-          C’est de la merde. C’est pas au niveau. C’est comme vous ! J’ai plus d’idées. Comment je peux travailler ici avec une équipe aussi nulle ? Dans ce clapier dégueulasse…

-          Il va s’épanouir avec moi. J’le sens.

-          Putain de temps, putain de restaurant, putain de vie. »

 

 

 

 

 

 

Le chef Samuel Lejeune est débauché du restaurant financé par sa femme. La cuisine a été plus forte que l’amour,… ou ne serait-ce pas plutôt l’argent ? Pietruch, chasseur d’étoiles, mais pas de comètes, a débauché le finaliste de l’émission The ultimate cook. Dorénavant, Samuel travaille pour lui, dans un luxueux établissement.

Paula n’a pas dit son dernier mot. Pour contrer la trahison de son mari, elle engage Nicole, venue d’Asie, avec qui elle compte bien reconquérir une étoile.

 

 

 

 

 

 

 

© Lehéricey, Desmarès, Brahy, Denoulet - Dupuis

 

 

 

 

Après un hors-d’œuvre constitué par le tome 1, prometteur mais manquant un brin de dynamisme, heureusement sauvé par un cliffhanger final prometteur, ce plat de résistance avait tout pour être le must de la carte. Sur le pitch, ça marche. On a un décor rarement exploité en BD, on a l’intrigue, on a des personnages forts aux caractères bien trempés, il manque juste un scénario. Dis comme ça, cela peut paraître dur. Les deux scénaristes font ce qu’elles peuvent, mais il faudrait un Corbeyran pour assaisonner le tout. Les séquences sont parfois trop courtes, passent du coq à l’âne.

Il n’est pas trop tard pour sauver la série. Il est urgent que Dupuis réagisse et engage quelqu’un qui pourrait aider Lehéricey et Desmarès et assaisonner le dessert. L’idée de l’équipe de bras cassés engagés pour épauler Nicole est excellente. Il suffit (la critique est facile mais l’art est difficile) d’appliquer la bonne recette.

 

 

 

 

© Lehéricey, Desmarès, Brahy, Denoulet - Dupuis

 

 

 

 

Luc Brahy fait tout ce qu’il peut pour sauver le navire. Heureusement que c’est lui qui est à la barre, ou plutôt en cuisine. Le dessinateur rapide et talentueux permet à ses afficionados de continuer à réserver leurs places dans le restaurant « Etoilé », mais il faut absolument corriger la carte avant que les clients ne se lassent.

Les dégradés de Bertrand Denoulet donnent à la série une ambiance intéressante. En pleine cuisine pendant les préparatifs ou lors de scènes nocturnes, le coloriste fait sentir les odeurs des plats et les tensions entre les personnages.

 

Etoilé a tout pour en récolter, des étoiles, mais a besoin d’aide en cuisine.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Etoilé

Tome : 2 – Plat de résistance

Genre : Thriller culinaire

Scénario : Lehéricey & Desmarès

Dessins : Brahy

Couleurs : Denoulet

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 52

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782800174563 

 

 



Publié le 10/07/2018.


Source : Bd-best


Le Tour de France fait sa bataille des nuages, sans sabre laser, juste à la force des mollets et du braquet, toujours plus haut, toujours plus loin

 Y’a pas que la baballe dans la vie, les matchs de Coupe du monde se raréfient au fur et à mesure que le tournoi avance et il est temps de penser aux autres aventures sportives de cet été. Et notamment une autre au long cours qui commencera ce 7 juillet et fera la part belle aux forçats de la route (quand l’UCI est en déroute et blanchit Froome plus vite que son ombre bannie du Tour, et ça, c’est triste, enfin soit, disons-nous que le spectacle est ailleurs). Dès ce dimanche, la grande Boucle prendra le départ de Noirmoutier, au niveau de la mer mais ne réfrénera pas ses ardeurs et celles de ces cyclistes pour atteindre quelques monstres de montagnes, pentus et décisifs (on l’espère). Car c’est dans la succession des monts, des pics et des cols que la réputation du Tour de France s’est aussi faite. En danseuse ou à la moulinette, Didier Ocula et Thomas Liera clôturent leur triptyque officiel (« du souvenir » comme ils l’appellent) sans suffoquer, sans mal de l’altitude, avec la force des attitudes.

 

 

 

 

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

Résumé de l’éditeur : Ce sont à coup sûr les étapes du Tour de France les plus palpitantes, les plus spectaculaires et les plus douloureuses pour l’organisme. La tête dans les nuages, le cou tendu, là-haut, tout là-haut, juste à côté du soleil, les hommes doivent s’affronter, mais face à eux, il n’y a que leur âme. C’est un bien étrange et singulier duel que de se battre avec soi-même en pleine montagne.

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

La bataille des nuages, c’est onirique, ça pourrait aisément être le titre d’une histoire de Sf, d’un  cloudy space opera son et lumière. Il n’en est rien (quoique, certains coureurs sont si assoiffés de victoires qu’ils pourraient pédaler de manière stratosphérique pour arriver à poser le premier… boyau sur la Lune), si le son et la lumière sont bien là, le spectacle se fait au ras des pâquerettes ou des edelweiss,  sans sabre laser mais à la force des jambes et d’un courage que la route cherche à malmener. De la défaillance à la consécration, du virage magistralement négocié à la chute qu’on n’avait pas vu venir, de la mise-à-pied aux pédales qu’on ne peut plus sentir, l’ascension est vitale autant que mortelle.

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

S’ils avaient déjà abordé le sujet dans leurs précédents tomes, les deux auteurs carolos ont donc décidé de prendre de la hauteur, de l’altitude, de surplomber les lacets et les raidillons. Quand les hommes aussi sportifs soient-ils se retrouvent à avoir l’apparence de vulgaires insectes dans une nature qui les dépasse mais sur qui ils veulent néanmoins gagner. Gagner contre soi, contre les conditions, puis sur les autres. Bon, à l’heure actuelle, avec les progrès techniques (pas motorisés, s’il vous plaît), les voitures suiveuses et toute une série d’améliorations qui permettent plus ou moins de confort quand on vit sa journée sur une selle, ça peut paraître surmontable; mais imaginez cette course, il y a quelques décennies, quand les couleurs ne pouvaient compter que sur leurs ressources, et les plus insoupçonnées.

 

 

 

 

©Ocula/Liera

 

Ainsi, fidèle à leurs habitudes, Ocula et Liera nous baladent dans l’histoire à deux roues, compilant onze histoires connues ou méconnues qui ont vu les vélos viser le ciel. Il y a Merckx évidemment et cannibalement mais aussi un Jacques Anquetil superstitieux, un Pintarelli devenu momie à cause des chutes sous la pluie, l’ouvrier Roger Walkowiak qui rêvait de jaune ainsi que de ce Christophe Colomb des cimes qu’était Alphonse Steinès, ce journaliste aussi fou que jusqu’au-boutiste qui guida le peloton au pays des neiges éternelles ou presque, le Tourmalet.

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

Si le temps est toujours compté, encore plus sur les premiers, en montagne, le tandem sur son tricycle semble avoir eu un peu plus de temps pour concrétiser cet album naturellement spectaculaire, y remplir l’avant-plan comme l’arrière-plan (clins d’oeil à l’appui) et pour le fignoler en une admirable conclusion. Ocula et Liera se sont dégagés des rayons pour laisser parler un peu plus la fantaisie et la magie de la mise en scène. Le trait rond du deuxième fond dans la bouche et sous les yeux. Se dégageant du réalisme feint et trop appuyé que pour délivrer une quelc… (calque?)onque saveur de certaines oeuvres, Liera a un graphisme enthousiasmant qui fait de ce Tour un Disneyland à ciel ouvert et sans frontière, si ce n’est les limites humaines. Les couleurs d’Hamo et Colin Vanecht se fondent dans une chart qu’on imagine forcément restrictive et parviennent à donner un peu plus vie à ces images déjà bien animées, passant de la quiétude à l’orage et la brume qui peuvent faire s’écrouler toutes les ambitions de coureurs. Une apothéose à deux roues qui, malgré les scandales dans lesquels les autorités du cyclisme semblent bien se complaire, ne freine pas notre enthousiasme. Qu’ils sont beaux ces efforts, quand ils sont insoupçonnables (on l’espère de tout coeur).

 

 

 

 

©Ocula/Liera

 

 

Alexis Seny

 

Série : Le Tour de France

Tome : 3 – La bataille des nuages

Scénario : Didier Ocula

Dessin : Thomas Liera

Couleurs : Hamo et Colin Vanecht

Genre : Sport, Histoire, Récits courts

Éditeur : Dupuis

Licence : Le Tour de France

Nbre de pages : 44 (+ 4 pages de cahier graphique)

Prix : 14,95€



Publié le 10/07/2018.


Source : Bd-best


Sous un ciel nouveau de Kei Fujii et Cocoro Hirai, 12eme Prix Asie de la Critique ACBD

Dans le cadre du festival Japan Expo, l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) décerne lePrix Asie de la Critique ACBD 2018àSous un ciel nouveau de Kei Fujii et Cocoro Hirai publié aux éditions Ki-oon.Ce prix distingue une bande dessinée asiatique remarquable parue en français entre juillet 2017 et juin 2018.

Sous un ciel nouveauconstitue un recueil de quatre nouvelles explorant les dessous des relations affectives, qu’il s’agisse des liens entre parents et enfants, des jeux de séduction ou de la transmission à travers l’enseignement. On y découvre un vieux couple de province tentant de faire vivre le restaurant d’un fils brutalement décédé, un jeune enfant devant faire face au deuil de son père, un filou promettant le mariage pour escroquer des jeunes femmes ou encore un professeur livrant sa dernière leçon de vie.

Kei Fujii et Cocoro Hirai livrent dans ce volume une déclinaison de destins ancrés dans le quotidien et pourtant terriblement bouleversants, saisis et accompagnés dans ces moments où tout bascule. Ils marient à merveille tragique des situations, délicatesse du regard et subtilité dans la mise en scène.Initialement publié en ligne au Japon,Sous un ciel nouveau paraît en France grâce au travail des éditions Ki-oon, au sein de leur collection grand format « Latitudes ».

Les quatre autres titres en compétition pour le Prix Asie de la Critique ACBD 2018étaient :

- L’Atelier des sorciersdeShirahama Kamome, Pika

- Made in Abyssde Akihito Tsukushi, Ototo

- Tokyo, amour et libertésde Kan Takahama, Glénat

- La Virginité passé 30 ansde Atsuhiko Nakamura et Bargain Sakuraichi, Akata

 



Publié le 10/07/2018.


Source : Bd-best


Rentrée 2018, les immanquables ! (1)  « Spirou ou l’espoir malgré tout T.1 » Émile Bravo

 

 

 

Dix ans après la parution de l’album « Spirou, le journal d’un ingénu », Émile Bravo nous propose la suite des aventures de Spirou, faisant évoluer  son héros au cours de la Seconde Guerre mondiale.  « Spirou ou l’espoir malgré tout » sera décliné en quatre tomes pour un total de 327 pages.

Quatre années ont été nécessaires à l’auteur afin d’écrire cette nouvelle histoire dont la parution du premier tome est prévue début octobre 2018.

 

 

 

 

 

 

© Émile Bravo – Dupuis.

 

 

Cette nouvelle aventure permettra à notre groom de rencontrer un peintre Juif allemand et son épouse polonaise tous deux réfugiés à Bruxelles.

 

 

 

© Émile Bravo – Dupuis.

 

 

 

Les plus impatients peuvent retrouver dès à présent les vingt premières pages en prépublication dans le N° 4175 du Journal de Spirou paru à l’occasion des 80 ans du journal.

 

 

 

© Émile Bravo – Dupuis.

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Editeur : Dupuis.


Date de parution : 5 octobre 2018.


Scenariste : Bravo Emile


Dessinateur : Bravo Emile


Nombre de pages : 88


Prix : 16,50 €



Publié le 09/07/2018.


Source : Bd-best


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