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Spirou 4304 -  7 octobre 2020

 

 

Joan Sfar et Mathieu Sapin balancent tout !

 

 

 

 

 

 

 

            Le ministère secret ouvre ses portes. Sfar et Sapin nous révèlent un incroyable secret de la République française. Sapin passe au détecteur de mensonges afin de tout dévoiler sur leur création. Cette série existe pour informer le public. Il a visité les lieux les mieux gardés de France. Les auteurs vont sûrement se payer des procès, mais c’est le prix de la vérité ! Et Sfar, où est-il ? Il a disparu ! C’est inquiétant, ça !

 

            Double dose de Family Life. Tout le monde a droit à un récit trendrôle (tendre et drôle), mais seuls les abonnés pourront coller les autocollants signés Jacques Louis. On rangera plus tard !

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Louis – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Ministère secret (Le)

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

Zombillenium : Vendredi noir

 

 

Récit complet :

 

Family life

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Aliens troubadours

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kakl & Pörth

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Velhman

En direct du futur : Les dilemmes de la science, Champignac (béka)

Interview : Sapin

Jeux : The spy games (Joan)

Leçon de BD (La) : Colpron

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Family life

 

 

 

En kiosques et librairies le 7 octobre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 06/10/2020.


Source : Bd-best


L’âge d’or existe encore.  Spirou chez les Soviets

« - Fantasio !

- Quoi encore?

- Spip a disparu ! Et figure toi que le Comte est également introuvable !

- Allons, Spirou, observe les environs… Prends de la hauteur de vue… Juste derrière toi ! Il y a leurs traces dans la neige !

- Fantasio ! Tu devrais venir voir ça de plus près… Les grandes traces font deux fois la pointure du Comte… Quant aux petites, ce ne sont pas des traces d’écureuil… Et là ! Des traces de lutte !

- Hmmm… ça m’a tout l’air d’un enlèvement... »

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors qu’il était en train de faire des recherches expérimentales sur le « Métodur », le Comte de Champignac est enlevé par une cohorte de militaires soviétiques. Seules traces du rapt, des traces de pas dans la neige de l’hiver champignacais et un Spip en hypothermie que Spirou ranime in extremis auprès d’un poêle,. Mais l’écureuil semble comme irradié par le GPS. C’est un rayon mis au point par les soviétiques qui annihile la volonté de ses victimes, ne leur fixant qu’un objectif : se rendre au point d’émission du rayon. Dans le journal intime de Champignac, Fantasio apprend que les russes ont proposé une collaboration au Comte sur un projet top secret à Moscou, mais il a refusé. Le KGB serait-il responsable de sa disparition ? Tout semblant lié, Spip serait le meilleur moyen pour amener Spirou et Fantasio jusqu’à l’endroit de détention du Comte.

 

 

 

 

© Tarrin, Neidhardt - Dupuis

 

 

Après Le tombeau des Champignac réalisé avec Yann en 2007, Fabrice Tarrin signe son deuxième Spirou, mais cette fois-ci avec Fred Neidhardt. Il adopte pour cette occasion un graphisme plus proche de celui de Franquin, époque Corne de rhinocéros. Sans atteindre le niveau du maître (mais est-ce seulement possible ?), Tarrin s’applique à faire au mieux et le résultat est déjà formidable. Il aura mis cinq ans à venir à bout de cet album.

 

Au cœur de l’immeuble des éditions Dupuis, on croisera Monsieur de Mesmaeker, Monsieur Boulier, Charles Dupuis himself. Il ne manque plus que Gaston. Certainement une histoire de droits.

 

 

 

 

© Tarrin, Neidhardt - Dupuis

 

 

Le subversif Fred Neidhardt a accouché d’un scénario digne de l’âge d’or. Comme quoi, quand on veut, celui-ci existe encore. Greg aurait été fier de lui. Depuis Yann justement, on n’avait pas fait mieux. Neidhardt attribue à Fantasio un rôle beaucoup plus « tête sur les épaules » qu’à l’accoutumée. C’est quand même lui qui comprend et dirige la situation au moment de la disparition du Comte.

 

Les deux compères s’en donnent à cœur joie avec des p’tits clins d’œil du groom au reporter à la houppe. Outre le titre faisant allusion à la première aventure de Tintin, un rêve de Spirou en plein désert rappelle un délire dans le désert dans le crabe aux pinces d’or. Les auteurs n’ont même pas peur d’avancer à découvert avec une couverture du Petit-Vingtième montrant Tintin et en faisant allusion à son voyage à l’Est. Le personnage de Charles Dupuis en profite pour évoquer l’aujourd’hui légendaire duel des magazines Tintin-Spirou.

 

 

 

 

© Tarrin, Neidhardt - Dupuis

 

 

Cocasserie éditoriale : le pitch de départ de ce Spirou chez les Soviets, à savoir le Comte est enlevé et nos héros partent le chercher, est similaire à celui du Spirou à Berlin , de Flix, publié l’année dernière. La comparaison s’arrêtera là. Les deux sont des réussites.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Spirou chez les Soviets

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Neidhardt

 

Dessins & Couleurs: Tarrin

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9782800169552

 



Publié le 06/10/2020.


Source : Bd-best


D’autres chronokids...  Le pass’temps - Les joyaux de la couronne

« - Au secours !! Non !

- Marie !

- Léo ! Ta main !

- Outch ! Aïe ! Mon coude !

- A part ton coude, ça va ?

- Je vais bien, mais, qu’est-ce qui s’est passé ?

- Aucune idée !

- J’ai rêvé ou on a été aspirés par cette chose ?

- Impossible ! Y’a un truc !  »

 

 

 

 

 

 


 

                Il vient d’arriver un truc hors du commun à Léo et Marie. Alors qu’ils s’amusaient à se déguiser dans le grenier de leur grand-mère costumière, un miroir les a aspirés et téléportés plus de cinq cents ans plus tôt, en 1514. Les enfants ont atterri dans une chambre d’un château. C’est celle de Claude de Bretagne. Elle se marie demain avec François d’Angoulême. Seul problème, le Côte-de-Bretagne, joyau de la couronne, a disparu. Malgré le réconfort de sa dame de compagnie Lison, la future Reine de France est désemparée.

 

 

 

 

© Carbone, Delrieu - Jungle

 

 

                On ne présente plus Carbone. Depuis quelques années, la scénariste aligne les succès, en particulier chez Dupuis : Dans les yeux de Lya, Les zindics anonymes, et le best seller La boîte à musique. Le pass’temps avait déjà été édité en 2016. Le récit aurait mérité un poil plus de densité. Surfant sur le succès de Carbone, l’album s’offre ici une deuxième chance méritée sous une nouvelle couverture. Il ne tient qu’aux lecteurs à ce qu’il devienne une série.

 

 

 

 

© Carbone, Delrieu - Jungle

 

 

                Carbone utilise une petite histoire pour raconter un morceau de la grande Histoire. Claude de Bretagne, fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne, s’apprête à épouser le futur François 1er. Le Côte de Bretagne fait partie des joyaux de la Couronne de France. Au même titre que le célèbre Régent. Le Côte fait partie de la dot de Claude. On l’appelle aussi le spinelle. Il est aujourd’hui au Louvre, comme le Régent.

 

                Ariane Delrieu est illustratrice et graphiste indépendante. Cet album est sa première bande dessinée. Son trait dans la mouvance de Gijé et Cunha sert l’histoire dans de grandes cases. La scène du miroir est dynamique et envolée.

 

 

 

 

© Carbone, Delrieu - Jungle

 

 

                Un cahier didactique complémentaire, simple et instructif, en dit plus sur les personnages réels de l’histoire et sur la Renaissance.

 

                Le pass’temps permet de passer le temps dans tous les sens du terme, et surtout un agréable moment tous publics.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le pass’temps - Les joyaux de la couronne 

  

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Carbone 

 

Dessins & Couleurs : Ariane Delrieu

 

Éditeur : Jungle

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782822230599

 



Publié le 05/10/2020.


Source : Bd-best


L’aventure d’une vie, so fantastic, so british.  Le grand voyage de Rameau

« - C’en est assez ! Tout cela est hors de propos… Si nous sommes réunis ce soir, c’est avant tout pour savoir ce qu’il en coûte d’enfreindre nos interdits encore et encore.

- Oui, nous devons reconnaître que nous n’avons plus d’influence sur cette jeune, et cette nouvelle récidive met le conseil dans une position très délicate.

- Ainsi, devant tous, ce soir, nous vous soumettons le jugement suivant : toi, Rameau des Mille Feuilles, tu es exclue du bois ! Tu vivras désormais en exil. Mais si tu regrettes tes actes et que tu souhaites revenir au sein de la communauté, alors tu devras prouver ta bonne foi. Pour cela, il te faudra découvrir par toi-même pourquoi ces géants que tu aimes tant ont le cœur malade.

- Et pourquoi ils font le mal autour d’eux.

- Si tu ne trouves pas la réponse à cette question, alors tu devras rester en exil, hors des limites du bois, pour toujours… »

 

 

 

 

 

 

 

                 Rameau a bravé les interdits du petit peuple de la forêt auquel elle appartient. S’étant trop approchée du monde des humains, elle est envoyée dans leur civilisation afin de se rendre compte du danger qu’ils représentent. Rameau ne sera pas seule dans son périple. Un vieux sage aveugle décide de l’accompagner. L’homme est coiffé d’une grenouille qui a une dette envers lui et lui sert d’yeux. C’est ainsi que sur le dos de divers animaux, ils vont rejoindre la capitale britannique.

 

 

 

 

© Phicil - Soleil

 

 

                Le grand voyage de Rameau est un album qui porte bien son nom. Le lecteur n’est en aucun cas trompé sur la marchandise. Phicil emmène ses personnages et ses lecteurs dans une odyssée à la Nils Holgersson de la campagne anglaise jusqu’aux ruelles londoniennes. Le récit comporte pléthore de références victoriennes: Lewis Carroll, Oscar Wilde et Jack l’éventreur sont parmi les plus célèbres. On découvre aussi d’autres personnalités moins connues du grand public comme l’écrivain révolutionnaire William Morris.

                Dès que l’on met en scène un petit peuple, on ne peut s’empêcher de penser à Pierre Dubois, elficologue distingué, qui a notamment écrit pour René Hausman. On y retrouve quelques « codes » qui ont fait le sel de ses histoires. Nul doute qu’il apprécierait celle-ci.

 

 

 

 

© Phicil - Soleil


 

                Graphiquement, Phicil fait partie d’une mouvance allant de Guillaume Bianco à Grégory Panaccione, avec quelques incursions chez Anne Montel. Les grandes cases permettent de s’immerger à hauteur de Rameau, presque comme si on vivait l’aventure à sa hauteur. A Londres, Phicil intègre ses personnages dans quelques tableaux de maîtres dont il se sert de décor.  Mc Neill Whistler et Monet participent ainsi au voyage. D’autres cases sont inspirées d’illustrateurs de renom comme John Bauer ou Gustave Doré.

 

                Phicil a conçu son album comme bien plus qu’une bande dessinée. Il ose une introduction narrée, illustrée, à la manière de l’incipit du Seigneur des Anneaux, plaçant le petit peuple dans son contexte. Il en est de même pour la forme de l’épilogue.

 

 

 

 

© Phicil - Soleil

 

 

                Que dire du magnifique travail éditorial des éditions Soleil sur cet album ? La collection Métamorphose est déjà soignée, mais ce pavé de 216 pages est particulièrement beau. Les directrices de collection Barbara Canepa et Clotilde Vu, ainsi que les maquettistes, présentent un ouvrage magnifique. L’écrin est à la hauteur de l’histoire.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le grand voyage de Rameau 

 

Collection : Métamorphose

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Phicil 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 216

 

Prix : 26 €

 

ISBN : 9782302090170

 



Publié le 04/10/2020.


Source : Bd-best


Donjon, baston et corruption.  Donjon Antipodes +10000 - Rubéus Khan

« - Désolé, oncle Stanislas… J’ai tout tenté mais je n’ai pas pu m’empêcher qu’ils fassent du dégât…

- Hmm… Ils ont détruit le prototype de séquenceur autonome ?

- Non, non ! Je sais que c’est un enjeu pour votre boîte… Pendant que je me battais, j’avais ça en tête : éviter qu’ils ruinent votre recherche !

- Robert… La police va nous interroger, il faut qu’on accorde nos violons. Ça m’arrangerait qu’on en reste à ma théorie : la batterie et le labo où on la fabriquait sont détruits ! Tu comprends, ce genre de boulot est soumis à un appel d’offres. Et mes équipes sont en retard… On n’aura jamais le contrat. Si c’est détruit, il y a les assurances. Tu dis ce que je t’ai dit, et tout ira bien ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Entre autres petits boulots, Robert de Vaucanson est veilleur de nuit dans l’usine de son oncle pour un salaire de misère. Un soir, les locaux sont assaillis par un Diabolo dans un exosquelette. Tel un Bruce Willis en marcel, Robert défend bec et plumes son lieu de travail… pour se rendre compte quelques heures plus tard que c’est son propre oncle qui a organisé l’attaque. Refusant de se faire complice de l’escroquerie, Robert se retrouve en prison, éloigné de son fils pour qui il est tout. Il y côtoie la violence et la réalité du monde des « vrais » truands. A la faveur d’une évasion, il va profiter de son nouveau carnet d’adresses pour infiltrer les bas-fonds. Désormais, il est Rubéus Khan. Cela lui permettra-t-il de déjouer les magouilles de son oncle, retrouver son fils Tommy et prouver son innocence ?

 

 

 

 

 © Vince, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

Au départ, il y avait Donjon, série moyenâgeuse racontant la geste d’un canard, à l’origine humble sous-fifre au service du gardien du donjon, qui se trouve embarqué dans des aventures héroïco-fantastiques. Ce sera la période Zénith. Très vite, sont apparues les séries Donjon Potron-Minet et Donjon Crépuscule racontant respectivement les origines et la déchéance du Donjon. Donjon Parade  s’est incrustée entre les deux premiers albums originels pour des aventures humoristiques. Donjon Monster s’est ajoutée comme séries de one shot, chaque album étant dessiné par un auteur différent. Ajoutez à cela quelques bonus, un compte twitter, instagram et facebook. On croyait en avoir fini jusqu’à ce que le duo géniteur Trondheim/Sfar ne lance Donjon Antipodes + et –, se déroulant respectivement 10000 ans après la destruction et 10000 ans avant la construction du Donjon. Alors qu’Antipodes - est dessiné par Grégory Panaccione, Antipodes + est mis en images par Vince.

 

 

 

 

 © Vince, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

Même si le Donjon lui-même est fatalement absent de l’histoire, Sfar et Trondheim sont parvenus à conserver l’essence même de leur série. Les amateurs de jeux de rôles et de canards y trouveront leur compte. L’histoire est rapide, enlevée, efficace. Les scénaristes ont adopté la méthode Van Hamme qui consiste à tailler dans le lard pour ne raconter que l’essentiel. Il n’y a pas une longueur. Ça se lit sans interruption comme se regarde une série télé addictive. Les geeks quadra apprécieront particulièrement un combat type  « Golgoth » qui aurait pu se trouver dans un épisode de Goldorak.

 

 

 

 

 © Vince, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

Au dessin, Vince va également vite, très vite, parfois même trop vite. Le job est fait mais on aurait aimé un peu plus de soin dans certaines planches. On est clairement dans de la BD pop-corn, avec tout le respect qu’on doit au genre. Peut-être qu’il manque seulement une petite touche de Stan pour faire un rendu aussi parfait que dans Les Chronokids. Auteurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour la suite.

 

A part ça, Delcourt soigne ses lecteurs aux petits oignons. L’album est en réalité augmentée. L’application Delcourt Soleil + vous permettra de profiter du scénario dessiné de chacune des planches. On peut y apprécier toute l’évolution du découpage et s’amuser à comparer la prévision du final.

 

 

 

 

 

 © Vince, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

On savait que Donjon était une série. On savait que Donjon était un concept hydrocéphale décliné sur papier et sur la toile. Avec Donjon Antipodes, on s’aperçoit que c’est une galaxie.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Donjon Antipodes

 

Tome : +10000 - Rubéus Khan

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

 

Dessins : Vince

 

Couleurs : Walter

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782413016861

 



Publié le 04/10/2020.


Source : Bd-best


Un malabar petit, mais costaud !  Petit Poilu 23 – Duel de bulles

 

« Il est petit, il est poilu. C’est Petit Poilu ! Le v’là parti de bon matin. Le v’là parti et tout va bien. Mais ?... Que se passe-t-il ? ça se bouscule et tout bascule ! »

 

 

 

 

 

 


                Tel un bernard-l’hermite dans une coquille qui n’est pas la sienne, à l’intérieur de celle d’un escargot, Petit Poilu se trouve emporté dans un nouvel univers. Accueilli par le carrosse-cargot, un carrosse gastéropode, il est amené dans un palais baveux où l’accueille celle qui semble être la reine : la diva Kary Cole. Un duel de bulles commence alors entre eux. Qui fera la plus grosse ?

 

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Comme toujours, un thème de discussion ressort de la lecture de l’histoire de Petit Poilu. Ici, c’est l’esprit de compétition qui est au cœur du récit. Concourir, c’est bien. Vouloir gagner, c’est légitime. Mais est-ce si grave de perdre du moment que tout le monde est resté fair-play et que l’on progresse ?

 

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Céline Fraipont et Pierre Bailly ont compris depuis le début que les enfants aiment qu’on leur raconte des histoires et que celles-ci aient une structure répétitive. Les « grands » pourraient reprocher aux aventures de Petit Poilu d’être toujours les mêmes. C’est qu’ils ne les ont pas comprises.

 

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Petit Poilu a déjà treize ans. Mais comme ses lecteurs il restera toujours un enfant. Ses aventures ont commencé en 2007. Il est depuis devenu une gloire de la BD pour tous petits, mais aussi du dessin animé. C’est d’ailleurs la seule série de feu la collection Puceron qui subsiste. Depuis quelques albums, Dupuis a l’intelligence d’éditer ses aventures sous deux formes différentes : celle d’un album classique et une autre en petit format. Les enfants peuvent ainsi l’amener partout.

 

                Si vous passez à côté d’une série comme celle-ci, c’est que vous êtes malheureusement devenus adultes. Et ça, c’est grave parce que ça ne se soigne pas.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=4P4HZOadAjc

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Petit Poilu

 

Tome : 23 – Duel de bulles

 

Collection : Première BD

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Céline Fraipont 

 

Dessins & Couleurs : Pierre Bailly 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782800171586

 



Publié le 04/10/2020.


Source : Bd-best


Un labyrinthe de facéties.  Les petits mythos 11 - Crète party

« - Je vous fais visiter, Sire ?

- Le principe est tout bête ! Tous les couloirs sont résolument identiques…

- Un coup à droite, un coup à gauche et on est perdu, huhu !

- La prison parfaite ! Jamais le Minotaure ne parviendra à en sortir ! M… Mais au fait… C’… C’est vrai, ça… Comment est-ce qu’on va faire pour sortir, nous ? Tout se ressemble ! Nous sommes piégés comme le premier Minotaure venu !!! Je n’ai même pas pensé à emprunter la bobine de fil de ma fille Ariane !... J’en aurais fait un feu pour appeler à l’aide ! »

 

 

 

 

 

 

 

                A Cnossos, pour enfermer Astérion le Minotaure, dit Totor, fruit des amours de son épouse la Reine avec le taureau de Poséidon, Minos demande à Dédale d’imaginer une prison où le monstre pourrait rester enfermé. L’architecte construit alors pour lui le fameux labyrinthe.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Les gags de cette onzième fournée des Petits Mythos tournent pour partie autour ou à l’intérieur du labyrinthe. L’autre moitié met en scène nos héros dans des situations diverses et variées. Le trident de Poséidon et l’éclair de Zeus en feront voir des vertes et des pas mûres à leurs possesseurs et à ceux qui s’en emparent. Hercule a toujours un travail à terminer et Ulysse une quête à accomplir.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                En quelques années, Les petits mythos est passée de statut de série de bande dessinée à concept beaucoup plus large. Un supplément instructif sur la mythologie complète l’album. Le guide La mythologie expliquée par les petits mythos vient de bénéficier d’une nouvelle édition enrichie. Dans une toute autre dimension, les petits mythos deviennent les héros d’une expo : Le resto des petits mythos. A déguster en famille, elle est visible jusqu’en avril 2021 et fait partie intégrante de l’exposition Dans les cuisines d’Alésia qui présente les us et coutumes alimentaires des Gaulois et des Romains.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Christophe Cazenove est le Raoul Cauvin des éditions Bamboo. L’homme aux plus de 160 albums est l’un des piliers fondateurs de l’humour maison. Il a entre autres à son actif Les gendarmes, Les pompiers, Les fondus, Les sisters, Cath et son chat, tous des succès considérables.

 

                Philippe Larbier a le trait rond et drôle qui s’adresse aux enfants dès le plus jeune âge. Le duo ne parle pas à des idiots. Huit pages bonus accès sur la Crète et un gigantesque labyrinthe en pages de garde élargies finalisent l’album.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Amusants et instructifs, les gags des petits mythos permettent d’apprendre en rigolant. Que demander de plus ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


 

Série : Les petits mythos

 

Tome : 11 – Crète party

 

Genre : Humour

 

Scénario :  Christophe Cazenove

 

Dessins : Philippe Larbier

 

Couleurs : Alexandre Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818947081

 



Publié le 04/10/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4303 -  30 Septembre 2020

 

 

 

Le Marsupilami réinventé !

 

 

 

 

 

 

 

            Le Marsupilami, quand il n’y en a plus, il y en a encore. Pour fêter la parution imminente de La bête en album, le journal Spirou dégaine un numéro spécial. Frank Pé nous dit tout sur la façon dont il s’est approprié le personnage.

 

            Deux récits complets du Marsupilami sont signés chacun par un auteur maison que l’on aimerait lire plus souvent dans des séries qui ne seraient qu’à eux : Pau et Dav.

 

            Après un été Houba Houba, les abonnés vont pouvoir ranger leurs huit petits fascicules du Marsupilami dans un magnifique étui signé Frank Pé, fresque splendide.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Frank Pé, Zidrou – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Boîte à musique (La) : La mystérieuse disparition

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

 

 

Récits complets :

 

Marsu : Kwerk ! (Dav)

Marsu : La conquista del paraiso (Pau)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cartoon Johan de Moor (La pause-cartoon)

Cartoon Sti (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Marsu : Le docteur m’a reçu (Bercovici & Bernstein)

Marsu : Qu’est-ce qui est jaune et noir… ? (Mab)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Zidrou

En direct du futur : Midam, le kid de Bruxelles

Frank Pé raconte la création de son Marsupilami

Jeux : Le retour du Marsu !

Oncle Pop (L’) : La jungle

Spirou et moi : Kid Toussaint

 

 

Supplément abonnés :

Etui : Le Marsupilami – La bêete

 

 

 

En kiosques et librairies le 30 septembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 30/09/2020.


Source : Bd-best


Les adieux d’une idole de l’âge d’or.  Valhardi Intégrale 6 - 1981-1984

« - Bonjour, Monsieur ! Nous ne nous sommes plus revus depuis l’affaire du dossier X ! Que devenez-vous ?

- Rien, Valhardi ! Et bientôt moins que rien… Je suis fichu… ruiné… lessivé !

- Mais votre compagnie d’assurances, Monsieur ?

- J’aurais dû prendre une assurance contre les assurances ! Maintenant, il est trop tard…

- Je vous offre un café au bistrot du coin et vous me raconterez tout... »

 

 

 

 

 


 

                Enquêteur dans le domaine des assurances, Jean Valhardi reprend du service. On le retrouve ici dans ses deux dernières grandes aventures. En ce début des années 80, l’un des héros emblématiques de la maison Dupuis s’apprête à tirer sa révérence.

 

                Dans "Le naufrageur aux yeux vides", Valhardi est aux prises avec une bande de « pirates » modernes dirigés par un chef aveugle, cupide et sadique. Vouloir crever les yeux de ses prisonniers avec un diamant, ce n’est pas très sympa. Valhardi va devoir déjouer une arnaque à l’assurance qui prend des proportions internationales.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                "Un Gosse à abattre" est une chasse à l’homme. Un gamin amateur de plongée assiste à une scène qu’il ne devait pas voir. Devenir la cible de tueurs acharnés, Valhardi le prend sous son aile dans une ville en proie à des inondations d’une ampleur hors du commun.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                Ce sixième opus de l’Intégrale Valhardi a une saveur bien particulière. Follet et Duchâteau nous ont quitté cette année. Ils ne verront pas la concrétisation de cet hommage à leur collaboration. Les deux auteurs ont repris ensemble en 1981 le héros mythique de Jijé qui était inexploité depuis plus de quinze ans. Avec Le naufrageur aux yeux vides", Duchâteau écrit un polar aventurier économique. Valhardi, agent pour une compagnie d’assurances, est un enquêteur au poing assuré, un Schwarzenegger européen. Entre OSS117 et le Gorille, celui qui vous salue bien, il est un héros au charme old school. On tremble pour lui-même si on sait qu’il s’en sortira.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                C’est Jacques Stoquart qui prend le relais sur "Un Gosse à abattre". Aventure à 100 à l’heure, Valhardi ne souffle pas un instant. Dans un décor original noyé sous les eaux, Follet y est magistral. La scène du tigre sur quatre planches est une merveille. Cette histoire sera malheureusement le chant du cygne de Valhardi. Le problème de ce scénario est que Valhardi n’y a plus son âme. Il aurait pu être remplacé par Jacques Le Gall ou des membres de La patrouille des Castors sans problème.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                Ces aventures raviront les amateurs de BD de l’âge d’or, même si elles n’en faisaient déjà plus partie. Elles ont malheureusement perdu l’essence même de la série. Elles brillent par l’absence de Gégène, alter ego de Valhardi. Pourtant, dans chacune des histoires de cette compilation, Valhardi est accompagné d’un personnage qui, sans trop modifier le cours du récit, pourrait être Gégène. Est-ce que Dupuis a sabordé sa série en demandant aux auteurs de la « moderniser », comme ils le feront plus tard avec Tif et Tondu ? C’était en tout cas une grave erreur qui, dans une situation comme dans l’autre, a sonné le glas des héros.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                René Follet était un maestro de la bande dessinée. Sans quitter la scène, il n’a jamais eu la série qui faisait la notoriété des auteurs à une époque où toutes les « stars » avaient la leur. Les Zingari, avec Yvan Delporte, ou bien Ivan Zourine, avec Jacques Stoquart, auraient pu être cette clef. Ça n’a malheureusement pas été le cas. Sa reprise de Valhardi dut trop courte, un feu follet qui aurait mérité de brûler plus longtemps.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                Comme dans tous les albums de la merveilleuse collection Dupuis Patrimoine, un riche dossier introductif complète le livre. Il est signé pour ce volume des noms moins merveilleux Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault qui, en quelques années, sont devenues les références dans le domaine de l’histoire de la bande dessinée en général et des éditions Dupuis en particulier. Dossier X, un court récit galop d’essai pour Follet, et une nouvelle d’Alain De Kuyssche intitulée Le 8e Indice finissent de démontrer tout l’intérêt des collections intégrales.

 

                Valhardi, héros de la première heure créé par Jean Doisy et Jijé, a souffert de sa publication anarchique en albums. Les histoires de Jijé, de Paape et de Follet se sont mélangées sans aucune logique, ni d’auteurs, ni chronologique. Ça a certainement contribué à la disparition de cette série qui, plus que toute autre, fait partie du patrimoine.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Valhardi

 

Tome : Intégrale 6 - 1981-1984

 

Collection : Dupuis Patrimoine

 

Genre : Aventure/Policier 

 

Scénario : André-Paul Duchâteau & Jacques Stoquart 

 

Dessins : René Follet

 

Dossier introductif : Christelle & Bertrand Pissavy-Yvernault 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9791034747757

 



Publié le 30/09/2020.


Source : Bd-best


Après Le train des orphelins, la fourmilière des immigrés.  Ellis Island 1 - Bienvenue en Amérique !

« - Êtes-vous marié ?

- Votre âge ?

- Pourquoi venez-vous aux Etats-Unis ?

- Avez-vous de la famille qui vous attend ?

- Avez-vous de l’argent ?

- Qui a payé votre traversée ?

- Comment vous appelez-vous ?

- Votre métier ?

- Êtes-vous polygame ?

- Êtes-vous anarchiste ?

- Venez-vous pour nuire aux Etats-Unis d’Amérique ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Au large de New-York, Ellis Island est le point de passage obligé des immigrés en provenance d’Europe. Pour les boiteux, les goitreux, les cardiaques, les malvoyants, les vieillards et les déficients mentaux, c’est le seul endroit qu’ils connaîtront de l’Amérique avant de faire le voyage retour. Pour d’autres, Ellis Island va être soit un rapide lieu de transit, soit un purgatoire de quelques jours qui leur octroiera, ou pas, un laissez-passer définitif pour le Nouveau Monde.

 

 

 

 

© Charlot, Miras - Bamboo

 

 

                A travers le destin de trois migrants, Philippe Charlot raconte un pan de l’Histoire de l’Amérique. Un sicilien, un italien, une russe, Tonio, Giuseppe, Nadia. Les voyageurs ont pour ambition de se construire une nouvelle vie. Tonio est cultivé et instruit. Les habitants de son village ont financé son trajet et comptent bien avoir des retombées. Giuseppe le maçon est venu travailler avec son oncle installé sur place. Après avoir échappé à la révolution russe, Nadia débarque avec son bébé pour devenir préceptrice des enfants d’une riche famille. En la personne de Vitto, les nouveaux arrivants vont croire trouver l’ange gardien qui les aidera à franchir les embûches administratives. Mais on n’a rien sans rien. Il est facile de mettre le doigt dans un engrenage, il est plus complexe de l’y ôter.

 

 

 

 

© Charlot, Miras - Bamboo

 

 

                Miras est un dessinateur polonais qui vit en Angleterre. Après Harmonijka paru chez Glénat, il retrouve Philippe Charlot. Des villages italiens au grand hall d’enregistrement de l’île, les auteurs racontent l’espoir de ces gens qui tentent de gagner une vie digne de ce nom alors qu’ils n’avaient rien. Dans des couleurs teintées du rouge de l’incertitude, ils leur ouvrent les porte d’une Amérique qui est déjà une jungle urbaine.

 

                Riche de sens, la couverture de l’album est exceptionnelle. Telle une barrière vers une vie nouvelle, l’ombre du bras de la Statue de la Liberté bloque la route d’une colonne d’arrivants attendant leur sésame pour fouler le sol américain.

 

 

 

 

© Charlot, Miras - Bamboo

 

 

                Ellis Island est l’un des meilleurs incipit de séries de l’année. Annoncé en deux volumes, on ne peut imaginer que les auteurs et l’éditeur en restent là. Si Charlot et Miras poursuivent et réussissent à garder l’île comme véritable héroïne de l’histoire, on peut d’ores et déjà prédire à Ellis Island, le même succès et la même longévité que Le train des orphelins.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ellis Island

 

Tome : 1 - Bienvenue en Amérique !

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Philippe Charlot 

 

Dessins & Couleurs : Miras

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818967843 

 



Publié le 28/09/2020.


Source : Bd-best


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