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Parent Ă  temps plein, dessinateur quand il peut.     Family Life 1

« - Doucement. Attention, plus à gauche ! Doucement… Voilà. Tu peux tout poser là, on rangera après !

- Où ça, là ? Je te signale que j’ai un « facehugger » sur la tronche !

- A tes pieds, gros râleur ! Non, attends, on va tout poser au salon, ce sera plus simple pour trier.

- Je… Je crois que je viens de me faire une hernie.

- C’est ça la nouvelle maison ? C’est nul ! Y a rien à faire ici ! Où sont les marqueurs, la télé ?

- Il faut le temps qu’on déballe les caisses, Mélanie ! En attendant, tu n’as qu’à aller jouer avec les papillons et les petits escargots, dehors…

- Ouais. On va plutôt me mettre « La reine des neiges » sur la tablette, d’accord ? »

 

 

 

 

 

 

 

Un dessinateur de petits mickeys emménage avec sa femme et ses enfants dans une nouvelle maison. Une gamine exigeante, un deuxième enfant en bas âge, une femme qui donne tout ce qu’elle peut et qui s’épuise à la tâche, parmi tout ça, l’auteur doit trouver sa place. Il va tout faire pour prouver qu’il est le chef de famille et faire respecter la loi dans un quotidien dont chaque jour est un jour nouveau. T’as qu’à croire !

 

 

 

 

© Louis – Dupuis

 

 

Après Le chômeur et sa belle, Jacques Louis est de retour pour une nouvelle chronique familiale hilarante. Mise en abime de sa vie de famille, il n’hésite pas à se moquer de lui-même dans des situations à peine exagérées que tous les parents ont connu. En effet, il a beau vouloir le croire et le faire croire, le patron, ce n’est pas lui. Les adorables petits monstres qu’il a enfanté sont plus agités, actifs, rapides voire hargneux que des vélociraptors.

 

 

 

 

© Louis – Dupuis

 

 

Jacques Louis avoue s’inspirer à 90 % de son quotidien, le scénariste qu’il est s’emparant des 10 % restant afin de dynamiser, si tant est qu’il le faille, la sauce pour la rendre plus surprenante, plus émouvante, plus drôle. Mais apparemment, il n’a pas eu à beaucoup se forcer. Sa femme et ses filles valident ses planches. Il n’hésite pas à adapter la réalité si c’est pour le bien de l’histoire. Le Jacques de la BD est par exemple beaucoup plus colérique que le vrai. Il a un côté Donald Duck attachant.

 

 

 

 

© Louis – Dupuis

 

 

Christian, le père de Jacques, était dessinateur de presse en Belgique. Son fils a choisi une voie différente en pratiquant un autre exercice de style, celui des raconter des histoires. L’histoire de Family Life n’est pas qu’une comédie. C’est une chronique sociale contemporaine qui aborde aussi avec sensibilité les soucis de années 2010 : réseaux sociaux, attentats, écologie et bien d’autres préoccupations actuelles.

 

Family Life rejoint la liste des séries familiales issues du journal Spirou comme Dad ou Tamara, et dans lesquelles tendresse et humour cohabitent dans un équilibre idéal.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Family Life

 

Tome : 1

 

Genre : Chronique familiale

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Jacques Louis

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9791034741304

 



Publié le 12/09/2020.


Source : Bd-best


« Protéger les petits producteurs devrait être une priorité politique... »  Le temps des mitaines 2 - Cœur de renard

« - C’est pas le prix convenu, M. Ronfeu.

- Les temps sont durs pour tout le monde, Lupin…

- Mais comment voulez-vous qu’on vive si vous nous achetez nos produits à ce tarif-là… avec tout ce qu’on a investi ?! Il nous faut notre argent !

- Ecoute, moi aussi j’ai une entreprise à gérer… Je ne peux pas faire mieux. Maintenant, si ça ne te convient pas, je peux toujours acheter la marchandise ailleurs ! »

 

 

 

 

 

 


 

                Il fut un temps où la famille Blaireau n’avait pas de problèmes d’argent. Ces apiculteurs vendaient leur production aux supermarchés Ronfeu. Le père, la mère et leur fils travaillaient ardemment pour leur client de plus en plus exigeant. Il en voulait de plus en plus et réduire les prix d’achat. Ils ont beaucoup investi. A présent, il ne veut plus les payer. De quoi rendre les blaireaux exsangues. Vont-ils réussir à rembourser leurs dettes ? Au pré du petit jour, le grand concours de la fête des fleurs va-t-il changer la donne ?

 

 

 

 

 © Montel, Clément - Dargaud

 

 

                Loïc Clément développe l’univers des Mitaines. Alors que le premier tome était une enquête, il nous amène ici dans une chronique sociale. Hitchcock laisse sa place à Guédiguian. Le combat des petits producteurs locaux face à l’ogre de la grande distribution est l’argument de départ de ce récit. Si l’histoire est peut-être moins prenante que dans le tome 1, elle montre une autre facette du scénariste Clément. Celui-ci explique dans une postface que Le temps des Mitaines est une saga. Les personnages principaux sont multiples et se partagent la vedette selon les tomes. Arthur l’ours apparaît donc un peu plus en retrait même s’il a quand même de l’importance. Quant à la renarde Kitsu, elle tient ici un rôle pivot.

 

 

 

 

 © Montel, Clément - Dargaud

 

 

                Anne Montel habille l’histoire de son trait simple et enchanteur. Voyez ici le terme « simple » comme une grande qualité. Sans fioritures, sans vouloir faire du beau pour faire du beau comme le font de grands dessinateurs très talentueux privilégiant le graphisme à l’histoire, elle offre une lecture abordable et directe pour tous, dès le plus jeune âge, avec ses couleurs qui font du bien.

 

 

 

 

 © Montel, Clément - Dargaud

 

 

                Dans une deuxième partie de l’album, « le dessous des mitaines » expose la galerie des personnages. Les auteurs dévoilent quelques secrets de fabrication et les nombreuses influences de Don Bluth à Wes Anderson, en passant même par Cyril Lignac.

 

 

 

 © Montel, Clément - Dargaud

 

 

                Le duo Clément/Montel a réussi son coup dans le sens où Le temps des mitaines n’est pas seulement une série qui se lit, mais une série qui se relit. Après la réédition des deux premiers tomes, un troisième volume totalement inédit est attendu pour très bientôt.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le temps des mitaines

 

Tome : 2 - Cœur de renard

 

Genre : Aventure animalière

 

Scénario : Loïc Clément

 

Dessins & Couleurs : Anne Montel

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782205083057

 



Publié le 12/09/2020.


Source : Bd-best


Une opération des colons.  Tomahawk

« - Jean ?... Tu es là ? L’ours ! Je l’ai vu ! Enorme ! Avec sa tâche noire sur l’œil ! Je ne peux me tromper ?

- Où ?

- A la cascade des trois fourches !

- Reste ici, Jean ! Tu n’oublieras donc jamais ?... Après tout ce temps…

- Je dois y aller, Abequa ! Tu le sais.

- Tu seras porté déserteur. Ils te pendront ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Juin 1758. Jean Malavoy, soldat français en Amérique du Nord, vient d’être réveillé en sursaut. Il quitte Abequa, l’indienne dont il partage la vie, pour se lancer à la poursuite d’un grizzly. C’est le frère de celle-ci qui vient de le prévenir. A la garnison, la disparition du soldat ne tarde pas à se faire remarquer. L’appel de la nature a été plus fort que tout. En pleine guerre de sept ans, le Nouveau monde voit les forces françaises du Canada en conflit avec la colonie britannique de New-York. C’est bientôt la bataille de Fort Carillon mais le sang coule déjà dans les forêts.

 

 

 

 

© Prugne – Maghen

 

 

                C’est déjà le cinquième album que Patrick Prugne consacre à l’Amérique du Nord et à sa colonisation. Après Canoë Bay (1756), Frenchman (1803), Pawnee (1811), Iroquois (1608), l’auteur continue l’exploration d’un monde qui se construit, aux dépens de ses autochtones. Tomahawk est une histoire de choc de cultures. Les colons européens n’ont pas la même notion de la nature que les Hurons ou les Iroquois. Par ailleurs, les différentes tribus indiennes étant rivales, en fonction des opportunités, des alliances vont se nouer avec les envahisseurs des différents pays.

 

 

 

 

© Prugne – Maghen

 

 

                Prugne réalise des planches de plus en plus belles. Les forêts aquarelles sont magnifiées dans une histoire qui a du sens. L’auteur aurait pu tomber dans la « facilité » de la démonstration graphique. Il n’en est rien. C’est tout l’intérêt de ces aventures américaines. Les animaux sont remarquables, qu’ils soient parti prenante du récit comme le grizzly, ou étant observateurs, servant juste de respirations.

 

 

 

 

© Prugne – Maghen

 

 

                Les lecteurs ayant été initiés à la bande dessinée avec Yakari, puis ayant été passionnés par le sujet avec Les pionniers du Nouveau Monde, trouveront dans les histoires de Patrick Prugne la quintessence du genre.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Tomahawk 

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Patrick Prugne

 

Éditeur : Daniel Maghen

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 19,50 €

 

ISBN : 9782356740861



Publié le 11/09/2020.


Source : Bd-best


Les tribus périssent mais les dieux sont immuables.  Kariba

« - A mon signal, rame ! Incroyable !

- Un vrai miracle !

- Regarde ! La lumière de la lune… Rhutapa… Le royaume caché.

- Cet endroit… Il est étra…

- WAAAAAWAAAAAAA

- Tu entends ça ?

- Un esprit ? Je crois que ça vient de l’eau… !

- On aurait dit des sanglots.

- Je ne sais pas, Tongai. Cet endroit me file les jetons. Si tu t’étais trompé ? Si le trésor était gardé par Nyaminyami ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Naviguant sur le Zambèze par une nuit de pleine lune, Tongai et Rock découvrent un bébé sur les rives du fleuve, au milieu des roseaux. Quelques années plus tard, Siku, car c’est ainsi qu’elle s’appelle, a bien grandi. Tongai, qui l’a adoptée, travaille sur le barrage de Kariba, jusqu’au jour où il disparaît. Siku semblant pouvoir dompter le fleuve va tout faire pour le retrouver, aidée en cela par le jeune Amedeo, fils de l’ingénieur aux commandes du chantier du barrage. En cherchant son père, Siku va remonter le fleuve, rencontrer pirates et autres malfaiteurs, et surtout faire une quête initiatique sur ses origines.

 

 

 

 

© Clarke, Clarke, Snaddon – Vents d’Ouest

 

 

                Entre la Zambie et le Zimbabwé, le barrage de Kariba existe réellement. Il a été construit entre 1955 et 1959. 128 mètres de haut, 579 mètres de long, il est l’un des plus grands du monde. 57000 personnes ont été déplacées, une catastrophe humaine, sociale, économique et sanitaire pour la population locale. Les auteurs se sont emparés de cet événement historique pour écrire un conte moderne sensibilisant les lecteurs sur les conséquences d’un tel chantier sur l’environnement local.

 

 

 

 

© Clarke, Clarke, Snaddon – Vents d’Ouest

 

 

                Daniel et James Clarke, accompagnés par Daniel Snaddon, ont réuni tous les composants nécessaires pour réaliser une grande aventure comme on en fait rarement. Kariba a tout du grand spectacle comme on en voit encore parfois au cinéma, comme on en lit encore de temps en temps, et qui réunit les générations. Là où le jeune lecteur verra la quête d’une gamine aux pouvoirs magiques qui recherche son père dans un décor majestueux, les adultes décèleront les conséquences ravageuses de la construction d’un barrage hydraulique. Par la métaphore de Nyaminyami, poisson-serpent géant attaquent le chant, les auteurs dénoncent la colonisation d’un peuple qui ne demandait rien à personne. Dans la préface, les auteurs revendiquent leur volonté de présenter une œuvre de fiction, accompagnant l’Histoire comme on peut accompagner un rêve au réveil, en finissant par faire sens.

 

 

 

 

© Clarke, Clarke, Snaddon – Vents d’Ouest

 

 

                Les dessins de James Clarke invitent au voyage physique et spirituel. Le dépaysement est total. Les couleurs sont féériques. Les personnages ont graphiquement un air de ceux de Christophe Ferreira dans Le monde de Milo. Les différents décors sont autant de tableaux de fonds immergeant dans une ambiance sauvage, mystérieuse et exotique. Kariba est une œuvre fin prête à être adaptée en dessin animé. La bande annonce de l’album est d’ailleurs conçue comme tel.

 

 

 

 

   

Entre Vaïana et Les jungles perdues, Kariba est l’une des belles surprises inattendues qui démontre que le rêve et la magie sont plus fort que tout et permettront au monde de se relever… quoiqu’il se passe.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Kariba 

 

Genre : Aventure exotique

 

Histoire : Daniel Snaddon, Daniel & James Clarke

 

Scénario : Daniel Clarke

 

Couleurs : James Clarke

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 232 

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN : 9782344040546

 



Publié le 11/09/2020.


Source : Bd-best


Plongée dans l’atmosphère des cités … La part du Ghetto

 

-          C’est quoi cette embrouille, frère ?

-          Cela a commencé hier matin dans la cour de récré et ça s’est terminé au calibre cette nuit !

-          Ma cousine s’est crêpé le chignon avec une gamine à l’école.

-          À la sortie, ma tante a enguellé la mère de la gamine et puis elle lui a collé une mandale.

-          Deux heures plus tard, le père de l’autre gamine s’est pointé chez ma tante avec deux costaux et un flingue …

 

 

 

 

 

 

Avril 2018, Manon Quérouil-Bruneel et Malek Dehoune publient aux Éditions Fayard « La Part du Ghetto ». Dans ce livre, ils abordent les sujets sensibles des banlieues (drogues, prostitution, vol, incarcération, braquage et ennuis avec la police).

 

 

 

 

 

© Corbeyran – Dégruel - Delcourt

 

 

 

Ils expliquent l’évolution des mentalités sur trois générations :

- la première arrivée en France y croyait et travaillait dur,

- la seconde n’était que révolte,

- l’actuelle est celle des « petits arrangements » qui veut tout, tout de suite.

En retranscrivant les témoignages d’Elis, Farid, Karima, Ryan, Tino et d'autres, les auteurs en font un état des lieux actuel sans surfer sur les clichés, relatant simplement les faits sans les juger. L'ouvrage est alors encensé par la critique.

 

 

 

 

 

© Corbeyran – Dégruel - Delcourt

 

 

Trente mois plus tard, Eric Corbeyran adapte en scénario BD les différents témoignages recueillis. Il donne un visage aux déclarations des protagonistes rencontrés tout au long du reportage. Il se glisse dans la peau de chacun d’entre eux, racontant leur arrivée dans cette banlieue où règne le système de la débrouille.

 

 

 

 

 

© Corbeyran – Dégruel - Delcourt

 

 

Soutenant  les auteurs du livre, Yann Dégruel représente graphiquement chacun des intervenants, donnant l’image manquante au livre initial. Une BD qui ne sera surement pas lue dans les différentes banlieues, mais qui donne une représentation sincère à ces différents témoignages.

 

A partir de 16 ans.

 

 

 

Haubruge Alain

 

Titre : La Part du Ghetto

 

Genre : Société - Reportage

 

Scénario : Éric Corbeyran 

 

Dessins : Yann Dégruel

 

Éditeur : Delcourt - Mirages

 

Nombre de pages : 136 

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782413019893



Publié le 10/09/2020.


Source : Bd-best


Tiens, voilĂ  du Bouddha !  5 minutes forward 3

« - Réfléchis deux secondes. Pourquoi crois-tu que tu es encore en vie ? Car tu peux changer le futur… Tu as le droit de fuir, Yamato ! Tu n’as pas besoin d’avoir le courage de te battre ! Ce dont tu as besoin, c’est du courage de t’enfuir et de te résoudre à survivre à tout prix ! Il y avait le résumé d’un livre dans le journal de ma sœur. Il était écrit que, dans ce livre, le héros s’enfuyait et que ses camarades mouraient tous dans le métro.

- Alors, Yûto et Kakeru aussi, ils vont mourir…

- Même si cela arrive, tu devras survivre juqu’au bout ! Alors serre les dents, ravale tes larmes et enfuis-toi !! »

 

 

 

 

 

 

 

                Le combat continue dans les couloirs du métro. Yamato et ses camarades sont aux prises avec des bouddhas géants qui jouent avec des rames de métro comme on le ferait avec des mikados. Le seul moyen de les combattre est d’utiliser les Odd Genius, ces boules magiques qui permettent de les meurtrir. Mais le combat est inégal. Les monstres de pierre n’ont qu’un objectif : déchiqueter tout humain qui leur tombe sous les mains.

 

 

 

 

© 5FUNGO NO SEKAI ©2018 Hiroshi FUKUDA/SHOGAKUKAN

 

 

 

                Hiroshi Fukuda transforme quasiment son Shonen en Seinen. Le mangaka n’y va pas par quatre chemins dans les scènes gore dans lesquelles les corps sont démembrés et les têtes arrachés. Il y va même d’une scène légèrement érotique sous une douche. Pourtant, on reste haletant dans cette course en avant, cette lutte pour la survie. On tremble pour les héros de ce récit. On court avec eux, si bien qu’on en est presque fatigués.

 

 

 

 

© 5FUNGO NO SEKAI ©2018 Hiroshi FUKUDA/SHOGAKUKAN

 

 

 

                Après une première partie clôturant la scène du métro, Fukuda relance l’action avec l’arrivée d’un avion qui tente de se poser, puis l’introduction d’un scientifique qui en sait plus qu’il ne veut en dire sur ce phénomène qui ne détruit pas que le Japon, mais le monde entier. On verra aussi ce qu’il se passe lorsque la bouche des bouddhas n’est plus bloquée par la barre qui la lui obstrue.

 

 

 

 

© 5FUNGO NO SEKAI ©2018 Hiroshi FUKUDA/SHOGAKUKAN

 

 

 

                Même si 5 minutes forward joue avec le voyage dans le temps qui permettra certainement de ressusciter des victimes, on ne peut s’empêcher d’être terrorisés pour ces personnages prêts à mourir pour le futur de l’humanité. Complètement addictif.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : 5 minutes forward

 

Tome : 3

 

Genre : Survival 

 

Scénario & Dessins : Hiroshi Fukuda  

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix : 6,85 €

 

ISBN : 9782505083061

 



Publié le 09/09/2020.


Source : Bd-best


Un homme de l’Atlantide.  Carthago 11 – Kane

« - Oui, c’est bien ce jeune homme… C’est pas tous les jours qu’on voit un étranger par ici… Je lui ai donné de l’argent pour qu’il me montre ses mains !... Elles étaient vraiment étranges… Un peu comme les pattes d’une loutre !...

- Il trace vers l’Est…

- Il se dirige sans doute vers Xian de Kenli.

- Il suit le fleuve…

- Bellazza… Vous croyez qu’il veut rejoindre la mer jaune ?

- C’est une possibilité. Mais je ne connais pas le sujet Kane aussi bien que Donovan pour en avoir l’absolue certitude. »

 

 

 

 

 

 

 

                Kane, l’homme-triton, s’est évadé du centre de recherche dans lequel il était tenu prisonnier. Le centenaire des Carpates a envoyé ses sbires à sa recherche. Depuis qu’il a sauvé, onze ans plus tôt, les passagers du bus dans lequel il se trouvait emporté par une rivière en crue, Kane faisait l’objet d’études scientifiques. L’insupportable vie de bête de laboratoire n’était plus tenable pour le jeune homme. Mais si la vie à l’intérieur du centre n’est pas des meilleures, l’extérieur est peuplé de dangers. La battue est lancée.

 

 

 

 

© Bec, Bufi, Meloni – Les Humanoïdes Associés

 

 

                Christophe Bec offre une parenthèse à sa série fétiche. Avec Kane, débute un diptyque racontant le parcours de cet homme-triton qui, lorsqu’il est habillé et que ses mains sont gantées, ne laisse pas supposer de son état. Des plaques rugueuses sur la peau, des branchies sur les côtes, les mains palmées, voilà sa constitution. Entre les scientifiques qui veulent l’étudier et les malfrats qui veulent en tirer un bon paquet de dollars, Kane va  devoir user de stratégies pour échapper à toutes les convoitises. Bec nous amènera jusqu’à Wuhan, heureusement sans qu’on entende parler de coronavirus.

 

 

 

 

© Bec, Bufi, Meloni – Les Humanoïdes Associés

 

 

                Ennio Bufi enchaîne les tomes à un rythme soutenu. Le dessinateur signe son cinquième épisode en deux ans et demi. Abattre cinquante-quatre planches en six mois n’est pas donné à tout le monde, d’autant plus que l’univers de Carthago est riche est varié. Bec n’hésitant pas à envoyer ses personnages en ville ou dans les fonds-marins, son partenaire doit tenir le choc. Bufi s’en tire avec brio. Ses planches ne sont pas avares de détails techniques ou animaliers. Le combat maritime entre un requin mastodonte et un kraken au bec acéré est l’un des grands moments de cet opus, et le genre de scènes qui fait l’originalité et le succès de la série.

 

                Série d’aventures, poésie maritime, fable écologique, Carthago est pensée, conçue et réalisée comme un univers qui prête à la réflexion sur un futur à construire en osmose avec la mer.

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


Série : Carthago

 

Titre : 11 – Kane 

 

Genre : Aventure sous-marine 

 

Scénario : Christophe Bec 

 

Dessins : Ennio Bufi 

 

Couleurs : Andrea Meloni 

 

Éditeur : Les Humanoïdes Associés

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782731647884

 



Publié le 09/09/2020.


Source : Bd-best


Le chemin de la lucidité prend parfois de curieux détours.  Peau d’homme

« - Il serait fort utile pour une femme de connaître la vie et les sensations de l’autre sexe, tant les hommes sont pour nous un continent étranger, aux mœurs fort éloignées des nôtres.

- Sans doute, marraine, mais je ne vois pas comment ça serait possible !

- Bianca, il faut que je te parle de quelque chose, mais tu dois me jurer le secret le plus absolu, surtout envers les hommes. Oui ? Jure !

- Je le jure.

- Les femmes de notre famille, nous avons un secret, nous avons en notre possession une peau d’homme.

- Une quoi ?

- C’est un objet fort rare, peut-être unique, venu de fort loin. Touche-le, n’aie pas peur ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Lorsque sa marraine fait découvrir à Bianca une peau d’homme, celle-ci ne se doutait pas que le cours de sa vie allait s’en trouver bouleversé. Promise à un riche marchand qu’elle ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, la jeune femme ne voit pas son avenir sous un ciel très radieux. Dans l’Italie du Quattrocento, déguisée en homme, Bianca va faire la connaissance de son futur époux, découvrir sa face cachée et en apprendre plus sur les mœurs masculins. Costumée en Lorenzo, elle ouvrira les yeux et ouvrira ceux du monde.

 

 

 

 

© Hubert, Zanzim – Glénat

 

 

                Véritable ode à la liberté sexuelle et volonté d’aide à assumer ses désirs, Peau d’homme est une œuvre majeure mais malheureusement posthume d’Hubert. En transposant près de six cents ans en arrière un problème de société contemporain pas encore complètement résolu, Hubert invite à la réflexion et ouvre les esprits sans pour autant donner de leçon.

                Par l’entremise de sa peau d’homme, Bianca va découvrir que Giovanni, son libertin de futur mari, a un penchant marqué pour la gent masculine. De supposée « victime » en début de récit d’un destin écrit, la belle rousse va passer à un statut de salvatrice. Le chemin est parsemé d’embûches dont la plus difficile à franchir fait partie de sa propre famille. Son frère Angelo prêche la bonne parole de Dieu. Tentatrices, corruptrices et impures fornicatrices sont des créatures sataniques. Hubert en fait le porte-parole de l’intolérance.

 

 

 

 

© Hubert, Zanzim – Glénat

 

 

                Zanzim a la lourde tâche de porter haut le scénario de son camarade trop tôt disparu. Les deux hommes avaient l’habitude de travailler ensemble et c’est d’ailleurs Zanzim qui avait poussé Hubert à traiter de ce sujet délicat. Une fois l’angle trouvé et l’histoire finalisée, le dessinateur s’est lancé dans son enluminure. Entre L’âge d’Or de Pedrosa et Beauté du même Hubert et des Kerascoët, le trait de Zanzim offre une approche magnifique à ce récit sensible. Il multiplie les originalités allant de planches classiques à des découpages éclatés, passant de colorisations classiques à des scènes de bagarres toutes rouges ou à des déambulations en noir et blanc sur lesquelles se détachent en couleurs les personnages principaux de l’instant. Et que dire des crachas infâmes de l’homme d’Eglise dont les paroles s’enflamment comme sur des vitraux.

 

 

 

 

© Hubert, Zanzim – Glénat

 

 

                Tant au point de vue scénaristique, graphique que du message porté, Hubert et Zanzim, sous couvert d’ouverture d’esprit et de tolérance, signent un album marquant de l’année et l’une des plus belles histoires d’amour depuis Sambre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Peau d’homme 

 

Genre : Tolérance

 

Scénario : Hubert 

 

Dessins & Couleurs : Zanzim

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : 1000 feuilles

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 27 €

 

ISBN : 9782413000167

 



Publié le 08/09/2020.


Source : Bd-best


Sa parole est sa loi.  Le convoyeur 1 - Nymphe

« - Foutaises ! Il n’y a que toi et moi qui connaissions ta mission ! Tu as vendu mon paquet, et tu essaies de me faire gober une histoire à dormir debout !!!

- Je ne mens jamais.

- Garde ta morgue pour ceux que ça impressionne, et même si tu disais vrai, qu’est-ce que ça change pour moi ? Comment tu vas me rembourser ?!

- J’ai seulement besoin d’un délai, tu dois me faire confiance.

- Chef, on a toujours notre petit cadeau pour le duc d’Arcasso… On pourrait envoyer le convoyeur lui porter, vous en dites quoi ?

- Je vais te donner une chance, convoyeur, une dernière chance ! »

 

 

 

 

 

 


 

 

Dans une France post-apocalyptique rongée par la « Rouille » qui a détruit le fer, même celui contenu à l’intérieur des corps, un mercenaire des temps nouveaux accompli des missions, fricotant parfois avec des malfrats pas très catholiques. Il livre tout ce qu’on lui demande, n’importe quoi, n’importe où, avec pour seul salaire de faire avaler à ses employeurs un œuf bizarre.

 

 

 

 

© Armand, Roulot – Le Lombard

 

 

Après Jack Irons, spécialiste des ponts en tous genres à travers la planète, Roulot lance un nouveau héros, ou plutôt anti-héros sans peur et sans reproche. Il mêle monde futuriste dévasté avec question de survie, comme une relecture de Walking Dead. Les fonges remplacent les zombies et leurs spores contaminent les humains comme les morsures des morts-vivants. Dans ce premier épisode, le scénariste doit comme il se doit présenter l’ambiance générale et les principaux personnages. Une partie des humains ont des malformations les faisant ressembler à des bêtes de foire, à cause de la « Rouille ». Cette contamination a un écho particulier en cette période étrange de COVID-19. Le convoyeur lui-même reste très mystérieux. Il accompagne une communauté à la recherche des hommes disparus du village, et en particulier du père d’Alice, compagnon d’Ana. La route est dangereuse. C’est bientôt la saison des spores.

Là où le scénariste se perd un peu, c’est dans l’axe de la narration. On apprend sur le tard qu’on est dans un flashback total. Les temps du récit s’emmêlent. L’ensemble reste compréhensif mais le déroulé en est inutilement brouillé.

 

 

 

 

© Armand, Roulot – Le Lombard

 

 

Après les westerns Sykes et Texas Jack, et la reprise injustement avortée de Bob Morane, Armand mêle ces mondes pour ce que l’on pourrait considérer comme un western futuriste avec des baroudeurs, de la castagne et du fantastique. Les planches sont tantôt sales (dans le bon sens d’ambiance du terme), tantôt flamboyantes. Ses créatures défigurées ou malformées sont ingénieusement pensées. Le final hollywoodien monte crescendo vers des planches aux influences comics invitant Kill Bill chez les X-Men.

 

 

 

 

© Armand, Roulot – Le Lombard

 

 

Entre Neige et Mad Max, la nouvelle série de Tristan Roulot et Dimitri Armand fait une curiosité qui fait une entrée fracassante dans le neuvième art.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le convoyeur

 

Tome : 1 - Nymphe

 

Genre : Western moderne

 

Scénario : Tristan Roulot

 

Dessins & Couleurs : Dimitri Armand

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,45 €

 

ISBN : 9782803675753

 



Publié le 08/09/2020.


Source : Bd-best


Une traversée de Paris.  Deux passantes dans la nuit 1 - Arlette

"- C'est sensass, votre numéro !

- Merci.

- Vous voulez bien m'apprendre quelques tours ?...

- Impossible, on n'a pas le droit de révéler nos secrets...

- Il s'appelle comment votre lapin ?...

- Il a pas de nom.

- Moi, c'est Arlette, et vous ?...

- Moi pas."

 

 

 

 

 

 

 

                Arlette vient de sortir de prison. Etre libérée dans Paris occupée, elle aurait pu rêver mieux après avoir purgé une peine pour une faute qu’elle n’avait pas commise. La voilà dans les rues avec sa valise, sa robe d’été et ses désillusions. La voici au Paradis, un cabaret dans lequel elle vient d’assister à un spectacle de magie. Son premier abord avec Anna, la magicienne, est bien froid. Elles vont pourtant devoir traverser la capitale dans la nuit, fuyant des poursuivants pour l’une, tentant de retrouver son homme pour l’autre.

 

 

 

 

© Coutelis, Leconte, Tonnerre - Bamboo

 

 

                Cet album est un événement. Il marque le grand retour de Patrice Leconte à la bande dessinée. Le cinéaste revient à ses premières amours. Collaborateur régulier de Pilote et de Fluide Glacial dans les années 70, son succès au cinéma, avec notamment la troupe du Splendid, l’a éloignée du 9ème Art pour signer les films que l’on connaît dans le 7ème. Les bronzés, Tandem, Les spécialistes, Ridicule, entre autres, font partie du patrimoine du cinéma français. A charge pour lui de connaître la même gloire en bande dessinée. Deux passantes dans la nuit a tout d’un film. Un duo qui n’aurait jamais dû se rencontrer, une ambiance nocturne et mystérieuse, une époque riche en rebondissements, voici la recette d’un récit plus d’ambiance que d’action. Leconte s’est adjoint les services de Jérôme Tonnerre, scénariste de cinéma. Les deux hommes donnent un ton Traversée de Paris et rendent hommage à un genre. Pensée pour le cinéma, les auteurs ont finalement pensé qu’il serait plus intéressant de la traiter en bande dessinée.

 

 

 

 

© Coutelis, Leconte, Tonnerre - Bamboo

 

 

                Al Coutelis est un vieux briscard de la BD. Il a travaillé avec les plus grands : Moebius, Gotlib, Christin, Tronchet, Charlier et tant d’autres. Avec Leconte, ils se côtoyiez en conférence de rédaction à Pilote mais n’avaient jamais travaillé ensemble. Plus de quarante après, c’est réparé. Ils visitent ensemble la nuit parisienne occupée, des clubs privés aux églises entrouvertes, des rencontres avec des résistants à celles avec des occupants. Après divers essais, Coutelis a décidé de prendre en charge lui-même les couleurs. Le résultat donne des scènes monochromes ou presque, comme des filtres décrivant des ambiances.

 

 

 

 

© Coutelis, Leconte, Tonnerre - Bamboo

 

 

La couverture aussi a tout d’une affiche de cinéma, mais on ne comprend pas bien le côté crayonné d’Arlette avec ses bras non finalisés. Ceci dit, c’est assorti avec le côté flou du personnage dont on ne connaît pas grand-chose.

 

Deux passantes dans la nuit est annoncé comme un diptyque. Arlette et Anna en sont les héroïnes malgré elles, victimes de l’Histoire et tentant de vivre la leur.

 

 

 

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Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


Série : Deux passantes dans la nuit

 

Tome : 1 - Arlette

 

Genre : Occupation 

 

Scénario : Patrice Leconte & Jérôme Tonnerre 

 

Dessins & Couleurs : Alexandre Coutelis

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818967065

 



Publié le 07/09/2020.


Source : Bd-best


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