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Spirou 4344 -  14 Juillet 2021

 

 

 

La brigade des souvenirs sur la piste d’un trésor !

 

 

 

 

 

 

 

 

            L’été bat son plein pour Spirou ! Cette semaine montre la présence de plus en plus fréquente de Jorge Bernstein qui s’affirme comme l’un des nouveaux agitateurs d’idées du magazine. Le robot-maison de H.O.M.E est là et a des voisins épouvantables. Cédric est quant à lui tout retourné.

 

Pour les abonnés, les hommes préhistos de Bouzard reviennent dans un stripbook hilarant.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Bouzard - Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Brigade des souvenirs (la) : La lettre de Toinette

H.O.M.E : Les voisins de l’épouvante

Marsupilami : SuperMarsu

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

Spirou : Un départ vers la fin

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cédric

Cellule de très légère crise (Pixel Vengeur/Bernstein)

Crapule (La pause-cartoon)

Croquidou

Crumble Club (Le) (La pause-cartoon)

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Encyclopédingue (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Grande réunion (La) (Mouk/Bernstein)

Kid Paddle

Microscoop

Minions (Les)

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Kaze Dolemite

En direct du futur : Marsupilami player one (Nguyen)

Jeux : Urbex à l’école (Berkati)

Leçon de BD (La) : Laurel

 

 

Supplément abonnés :

Stripbook : Un si grand artiste (Bouzard)

 

 

En kiosques et librairies le 14 juillet 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 11/07/2021.


Source : Bd-best


Pas de palme d’or pour l’huile de palme.  #Les belles vertes 2 - Sauvons les orangs-outans !

 

« - Vous tombez au bon moment ! On a prévu une opération de sensibilisation contre l’huile de palme.

-   Pour sauver les orangs-outans ??? Trop bien.

-   Oh non, vous savez pas ce que vous avez déclenché, là !

-   Oui, des orangs-outans mais d’autres espèces aussi. On a prévu des flyers pour les supermarchés ! Ce sont eux les plus gros revendeurs d’huile de palme. »

 

 

 

 

 

 


 

                Présente dans une bonne partie des produits de consommation courante, l’huile de palme est la cause d’un désastre écologique annoncé. Pour la produire, des forêts entières sont coupées pour les remplacer par des champs de palmiers. La principale conséquence est la disparition de nombreuses espèces animales, avec au premier plan les orangs-outans, à cause de la destruction de leurs milieux naturels. Ehma, Lily, Fadila et Silas décident de s’attaquer à Bioraffina, une raffinerie française dirigée par Jean-Jorges Darrigol, un beau spécimen d’hypocrite. Les belles vertes vont-elles réussir à éveiller les consciences en menant une nouvelle action d’éclat ? 

 

 

 

 

© Nicoloff, Zanon, Losty - Jungle

 


                Surfant sur la vague de la feel good BD girly, #Les belles vertes se place sur le créneau fort peu occupé de la bande dessinée engagée pour jeunes. Côté humour, il y a Les sisters. Côté tendresse, il y a Les carnets de Cerise. Côté écolo, il y a à présent cette nouvelle série, qui n’est pas réservée qu’aux filles.

 

 

 

 

© Nicoloff, Zanon, Losty - Jungle

 

 

                Loïc Nicoloff a prouvé son savoir-faire en collaborant avec Christophe Arleston, puis en prenant sa suite, sur les scenarii de Léo Loden. Il s’est essayé à la BD d’action et à l’humour. Avec #Les belles vertes, il est enfin en mesure d’obtenir son premier vrai grand succès personnel. Cette série est générationnelle. Elle répond à de nombreux problèmes que se posent les ados, préoccupés par l’avenir de la planète que leur laisseront les adultes. Ces ados, hermétiques aux discours politiques alambiqués et menteurs, s’engagent pour leur futur. Nicoloff ne présente pas un groupe de super-héroïnes.

 

                Alberto Zanon a un graphisme entre Nicolas Bannister et Aurélie Neyret. Les personnages aux grands yeux se rapprochent de ce qui se fait en dessins animés. C’est Antoine Losty qui s’est chargé de leurs design ainsi que de la couverture. Le dessinateur s’en est emparé pour se les approprier et en faire le reflet des jeunes de leur âge.

 

 

 

© Nicoloff, Zanon, Losty - Jungle

 

 

                Bonus instructifs, les auteurs ont intégré à leur histoire des pages didactiques, par l’intermédiaire de la tablette d’Ehma. On en apprend ainsi plus sur les bio-carburants, fausse bonne idée, les méfaits de la climatisation et la démoustication. La lecture reste fluide. L’éditeur aurait pu en faire une BD 2.0 avec des QR codes qui auraient permis d’aller glaner ces infos sur le web… mais cela aurait été en contradiction avec le message écologique des Belles vertes.

 

                #Les belles vertes est une série engagée et engageante, instructive mais jamais trop didactique, une belle aventure d’ados pour ados, mais pas qu’eux. Parents, lisez-la. Ça changera sûrement certaines de vos habitudes. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : #Les belles vertes  

  

Titre : 2 – Sauvons les orangs-outans ! 

 

Genre : Aventure écologique 

 

Scénario : Loïc Nicoloff 

 

Dessins : Alberto Zanon

 

Design des personnages & couverture : Antoine Losty

 

Couleurs : Francesca Piscitelli 

 

Éditeur : Jungle

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9782822232623

 



Publié le 11/07/2021.


Source : Bd-best


L’espoir d’un retour.  Sélénie

 

« - Toujours le nez dans les étoiles, Méliès !!

-   Je me fiche bien des étoiles !

-   Ah, encore la Terre ! A quoi bon t’user les yeux, nous ne sommes pas du bon côté !!

-   Bon côté ou pas, si on nous envoie un vaisseau, il faudra bien qu’il se montre !

-   Allons, mon garçon, sois patient ! Je désire autant que toi retourner là-bas, mais il nous faudra attendre encore un peu, l’endroit reste dangereux. »

 

 

 

 

 

 

 

Un dôme lunaire abrite une colonie d’humain ayant quitté la Terre. Cacochyme, machine très bien conçue à l’apparence humaine et au visage en forme de lune raconte à Méliès, petit garçon passionné d’astronomie, comment la planète bleue est devenue le théâtre d’une guerre causée par un certain Antacyclès, fugitif évadé d’une planète prison dans une très lointaine galaxie. Le maudit a érigé une armée puissante grâce à sa force hypnotique et ses compétences technologiques. Les humains ne durent leur salut qu’à l’intervention de Doria et Magis, policiers intergalactiques. Ils armèrent les résistants. Méliès et sa grande sœur Sélénie sont les enfants de Doria et d’un humain. Alors que la guerre continue à ravager la Terre, ils ont été exilés sur la Lune, en compagnie d’autres expatriés, sous la surveillance de Cacochyme. En attendant que la Terre se pacifie, la vie menait son cours sur la Lune… jusqu’au jour où une capsule spatiale alunit.

 

 

 

 

© Lebeault, Lofé - Delcourt

 

 

Quelle bonne surprise que ce conte de Fabrice Lebeault. Loin d’une énième histoire de science-fiction, l’auteur propose un conte spatial avec de multiples références. Certaines sont évidentes, comme Le Baron de Münchausen que Jean Image a mis en scène sur la lune dans Le secret des sélénites en 1982, comme encore Moëbius avec une scène d’introduction que le maître n’aurait pas reniée, comme aussi Hergé dont on aperçoit les Dupondt en combinaisons orange dans un tableau et surtout à cause de la virée en engin sur le sol lunaire. Un « cousin » de Tintin est d’ailleurs installé avec son chien blanc au comptoir d’un bar tout droit sorti du tableau Nighthawks d’Edward Hopper. Le professeur Ortaire, à quelques lettres près, sort de l’univers Jacobs. Ajoutons à tout cela la littérature de Jules Verne et le cinéma de Georges Méliès, ainsi que celui de Fred Wilcox avec sa Planète interdite et son robot, et la recette est complète.

 

 

 

 

© Lebeault, Lofé - Delcourt

 

 

Les amateurs du graphisme classe de Fabrice Lebeault ne seront pas déçus. Bien que plus assoupli que dans Horologiom, il garde son essence. Lebeault ajoute quelques nouvelles saveurs. L’histoire racontée par Cacochyme est traitée sous forme d’ombres chinoises. Le pneumaphore, voiture lunaire utilisée par Sélénie, Méliès et leur ami Verne, est conçus comme un personnage animé.

Les couleurs spatiales de Greg Lofé participent à la magie du dépaysement lunaire.

 

 

 

 

© Lebeault, Lofé - Delcourt

 

 

Avec une fin imprévisible, détricotant tout ce qu’il a construit, Fabrice Lebeault démontre qu’après presque trente ans d’une carrière classique on peut encore se dépasser, surprendre et envoûter le lecteur. Sélénie n’a qu’un seul défaut : être un one shot alors que l’univers ne demande qu’à être développé.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Sélénie 

 

Genre : Conte lunaire 

 

Scénario & Dessins : Fabrice Lebeault

 

Couleurs : Greg Lofé

 

Collection : Néopolis 

  

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 72

 

Prix :  15,95 €

 

ISBN : 9782413015215

 



Publié le 10/07/2021.


Source : Bd-best


Interview

 

 

Née à l'aube du XXe siècle de mère noire et de père Cherokee, Bessie Coleman est déterminée et passionnée d'aviation. Mais l'Amérique des années folles est aussi celle du Ku Klux Klan et de la ségrégation raciale : les écoles de pilotage sont inaccessibles pour une femme métisse. Partie passer son brevet de pilote en France, Bessie met ses talents d'aviatrice au service du trafic d'alcool d'Al Capone... Avec « Black Squaw », les auteurs de "Dent d'ours" initient une nouvelle série de haute volée mêlant histoire, grande aventure et drame psychologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'exposition des oeuvres d'Alain Henriet se tient à la Galerie Huberty & Breyne jusqu'au 31 juillet 2021.

 

https://www.bd-best.com/exposition-alain-henriet-galerie-huberty-breyne-partir-du-2-au-31-juillet-2021-news-11772.html

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot



Publié le 09/07/2021.


Source : Bd-best


Tout homme vivant sur cette terre a forcément un rôle à jouer.  Nijigahara Holograph

 

« - Vous confirmez l’identité ?

-   Oui... C’est bien mon ex-femme, on est séparés depuis six ans.

-   Vu l’état du corps, la mort remonte à plusieurs mois. Monsieur Kimura, je vous demande ça par pure curiosité, mais, qu’a-t-elle pu faire pendant ces cinq dernières années ? Parce qu’apparemment, quelqu’un vivait dans ce tunnel…

-   Je l’ignore. Je n’y suis pour rien… Moi, j’habite avec ma fille et nous menons une vie paisible et heureuse.

-   A ce propos, une rumeur étrange circulerait parmi les enfants de l’école primaire… dans ce tunnel… »

 

 

 

 

 

 

 

Un corps vient d’être retrouvé dans la plaine de Nijigahara, près d’un tunnel. D’après les enfants de l’école située juste à côté, un monstre se cacherait dans ce tunnel. Ayant pour but d’anéantir le monde, il réclame un sacrifice. Parallèlement, des papillons se mettent à proliférer autour des lieux. Entre passé et présent, les élèves de l’école reviennent sur les événements tragiques de leur enfance. Ils ont causé des blessures qui ne sont pas cicatrisées.

 

 

 

 

© Asano - Kana

 

 

Œuvre d’auteur exigeante, Nijigahara Holograph est à la fois un thriller et un drame social. Inio Asano démontre qu’on ne guérit jamais de son enfance. Surfant sur le fantastique sans jamais prouver qu’on y tombe vraiment, le récit analyse les âmes. Traitant de l’inceste et du harcèlement, le manga sème sans cesse le doute et le trouble sur les sentiments des personnages, avec des scènes parfois malaisantes. Le monstre du tunnel existe-t-il ou est-ce une métaphore des âmes déchirées ? Les papillons existent-ils ou symbolisent-ils une échappatoire vers un destin inéluctable ? A la manière d’un David Lynch dans Mulholland Drive, Inio Asano ne dit jamais tout. A la manière d’un Guillermo Del Toro dans Le labyrinthe de Pan, le mangaka utilise le fantastique pour pénétrer dans les tréfonds de l’âme humaine.

 

 

 

 

© Asano - Kana

 

 

Inio Asano a débuté il y a déjà vingt ans. Aujourd’hui connu pour Dead dead demon’s dededededestruction, Nijigahara Holograph est l’une de ses œuvres de jeunesse dont les chapitres sont parus entre 2003 et 2005. Panini Manga a publié l’ensemble sous le titre Le champ de l’arc-en-ciel en 2008. Kana réédite aujourd’hui l’histoire sous son titre original avec une couverture magnifique, dans la prestigieuse collection « Made in », gage de qualité au même titre que « Aire libre » chez Dupuis.

Si le scénario perd parfois le lecteur entre les époques, le graphisme d’Asano était déjà mûr. En particulier, les scènes avec les papillons sont de grands moments d’émotion graphique.

 

 

 

 

© Asano - Kana

 

 

« Nul ne guérit de son enfance », chantait nostalgiquement Jean Ferrat. Qu’on l’ait vécue comme une parenthèse enchantée ou y ayant souffert de drames, elle est le socle de notre vie. C’est le discours tragique d’Inio Asano. « On est content de gagner Hanaichimonme ! On enrage de perdre Hanaichimonme ! » Les comptines enfantines ne sont jamais anodines. Elles laissent des traces profondes…

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Nijigahara Holograph 

 

Genre : Thriller fantastique 

 

Scénario & Dessins : Inio Asano

 

Collection : Made in 

  

Éditeur : Kana

 

Nombre de pages : 298

 

Prix :  12,70 €

 

ISBN : 9782505110330

 



Publié le 09/07/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4343 -  7 Juillet 2021

 

 

Rêver pour garder l’espoir malgré tout

 

 

 

 

 

 

 

            On avait laissé Spirou dans les décombres d’une maison bombardée. On le retrouve en piteux état à l’hôpital. Malgré tout, il reste l’espoir… Le Spirou de Bravo, en pleine seconde guerre mondiale, est de retour. La couverture onirique du magazine montre un Spirou ailé surplombant une ville détruite. Fantasio, tel un prédicateur, brandit un Spip rappelant son maître à la réalité, pendant que Mieke l’appelle. Une étoile juive se mêle à celles du ciel. Plus que jamais, Emile Bravo poursuit son devoir de mémoire.

 

            Dans un équilibre parfait entre drame et comédie, votre hebdomadaire vous amène au restaurant chinois avec Cédric et son pépé.

 

Pour les abonnés, les autocollants Zorglub décoreront leurs maisons.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Munuera - Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Brigade des souvenirs (la) : La lettre de Toinette

Marsupilami : SuperMarsu

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

Spirou : Un départ vers la fin

 

 

Récit complet :

 

Cédric

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Léon & Lena

Méthode Raowl (La)

Microscoop (Bernstein/Moog)

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Terrasse de Jaguar (Bernstein/Bercovici)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Di Gregorio

En direct du futur : Léon & Lena, les enfants terribles (Cerq & Perrault)

Interview : Bravo

Jeux : Du repos pour Spirou (Schmittmy)

Spirou & moi : Alex Garin

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Zorglub

 

 

En kiosques et librairies le 7 juillet 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 07/07/2021.


Source : Bd-best


La reine du temps.  Dreams Factory 2 – La chrysalide des cœurs

 

« - Eliott ?!! Eliott, non… Dans quel pétrin tu vas encore te fourrer !!!

-   Attends, Indira !

-   Je ne le perdrai pas une deuxième fois !!! »

 

 

 

 

 

 


Londres, 1892. Indira veut ramener à la maison son petit frère Eliott qu’elle vient de retrouver. L’enfant travaillait dans la mine de charbon dirigée par Cathleen Sachs, qui semble exploiter de force de jeunes recrues. Aidée par Olin et Anton, Indira va devoir faire face à une redoutable adversaire. Autre qu’une Reine des neiges, Cathleen Sachs est celle des souvenirs et du temps.

 

 

 

 

© Hamon, Zako- Soleil

 

 

Dans une ambiance conte Steampunk, Dreams Factory, c’est un peu comme si Jules Verne pénétrait dans l’univers d’Andersen ou vice versa. Au XXIème siècle Jérôme Hamon prouve qu’on peut écrire de nouveaux contes traditionnels, dans une ambiance à la Cité des enfants perdus.

                À la base, les auteurs ont voulu partir d’Hansel et Gretel. A l'époque, quand des familles ne pouvaient plus nourrir leur progéniture, il y avait des enfants qu’on abandonnait, qu’on plaçait, des enfants à qui on disait qu’il était maintenant temps de voler de leurs propres ailes. Toutes ces histoires où les enfants se retrouvaient seuls abandonnés étaient des récits qui pouvaient leur parler parce que c’était dans l'air du temps, ça parlait de quelque chose de réel. Aujourd'hui, clairement, ce genre de récit n'a pas de résonance, sauf si on veut aller voir en profondeur. Hamon a voulu voir comment on pouvait transposer ces contes aujourd'hui.

 

 

 

 

© Hamon, Zako- Soleil

 

 

Au cœur de Dreams factory, deux thématiques s’opposent. La première est la société de consommation : les enfants sont des consommateurs. Le fondement même de notre société repose sur la consommation. On y prend du plaisir, mais de façon souvent passive. La deuxième thématique est le fait qu’à l'autre bout du monde, il y a des enfants qui participent à ça. Le travail des enfants a quelque chose de commun. Des gamins vont passer leur jeunesse à trimer dans des mauvaises conditions, à devoir travailler pour que leurs familles survivent, pour survivre eux-mêmes. C'est un système de vases communicants. Certains d’entre eux vont donner leur jeunesse pour que d'autres aient des paillettes dans les yeux en consommant les jouets qu’ils ont fabriqués.

Dans notre société, dans les fermes, les enfants travaillaient il n’y a pas si longtemps que ça. Cette histoire n’est pas une critique de ces systèmes-là, ni de leurs parents qui les laissent travailler. C’est un constat.

 

Hamon revisite également l’archétype de la sorcière, avec le personnage de Cathleen Sachs qui a certains côtés de la sorcière classique mais avec un enrobage assez lisse, un charisme que l’on met en avant dans notre société, où avec des beaux sourires et des belles manières on arrive à faire des choses assez horribles.

                Dans ce deuxième tome, les auteurs axent leur récit sur les relations entre frères et sœurs au fil du temps, avec tout ce qu’elles ontde fusionnel et de complexe à la fois.

 

 

 

 

© Hamon, Zako- Soleil

 

 

                Suheb Zako a mis près de trois ans à boucler la seconde partie de ce diptyque. Le résultat est magnifique mais malheureusement, à l’heure de la consommation de séries à la chaîne, de nombreux lecteurs ont dû se perdre en route. Un tel écart entre deux tomes est une grosse erreur éditoriale. Même, une partie de la magie de l’histoire s’est envolée. De plus, Lena Sayaphoum n’est plus aux couleurs et son enveloppe manque à l’enrobage.

 

                Dreams Factory reste néanmoins une fable émouvante, surprenante et poignante dont les deux tomes, indissociables, sont à lire comme un one shot.

  

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Dreams Factory

 

Tome : 2 – La chrysalide des cœurs

 

Genre : Conte 

 

Scénario : Jérôme Hamon 

 

Dessins & Couleurs : Suheb Zako 

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Métamorphose

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 9782302089648

 



Publié le 07/07/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4341/4342 -  23 Juin 2021

 

 

Spécial vacances : Bienvenue en Palombie

 

 

 

 

 

 

 

             Quand le numéro le plus attendu de l’année (avec celui de Noël)  débarque avec une couverture sublime, les vacances ne peuvent que s’annoncer sous les meilleurs auspices. Batem nous gratifie d’un écrin exceptionnel pour fêter l’été et le retour du Marsupilami dans SuperMarsu.

            Ceci n’est que la cerise sur un gâteau dans lequel on peut déguster huit récits complets dont un Zorglub et le grand retour du libraire de Salma et Libon. De nombreux gags tournent autour du Marsu et des auteurs invités sont au générique.

            Un cahier de jeux propose de nombreuses activités à distiller tout l’été.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Batem, Colman - Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Brigade des souvenirs (la) : La lettre de Toinette

Marsupilami : SuperMarsu

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

 

 

Récits complets :

 

A cœur au vert (Baas/Bernard)

Allô Dab’s ?

José & Pisco : un air de liberté

La carte postale

L’ex-libraire a disparu ! (Salma/Libon)

Sauvage (Dav)

Top Jefe en Palombie (Clément/Malassagne)

Zorglub : La formule palombienne

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Bienvenue en Palombie ! (Sti)

Crapule (La pause-cartoon)

Croquidou

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Palombisme estival (Bernstein/Photos)

Reporters sans frontières (Cunha/Pujol)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Viva Piraña

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Cahier de jeux (Schmitt, Joan, Mouk, Antoine et Morin, Waltch, Garouste, Berkati)

Coin des lecteurs (Le) : Cerq

En direct du futur : Le prix Atomium Spirou

Interview : Batem & Colman

Interview : Carbone, Cee Cee Mia & Marko

Leçon de BD (La) : Dutreix

Spirou et moi : Batem

 

 

 

En kiosques et librairies le 23 juin 2021.

3,90 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 06/07/2021.


Source : Bd-best


Petit Ă©change nocturne avec Dominique Bertail !

 

 

 

Il est 23h, je finis de relire pour la 3e- 4e fois un petit cahier BD… une perle ! Je ne suis pas le seul à avoir quelques insomnies … quelques questions se bousculent dans ma tête… Envie de les poser à Dominique Bertail sur ses cahiers… et là un échange s’engage … le voici en intégralité.


 

 

 

 

1)      D'où est venue l'idée de réaliser une BD sur Madeleine et comment êtes-vous rentré dans le projet ?

 

C'est Jean David qui en a eu l'idée et qui a pris contact avec Madeleine. Il m'a ensuite proposé de rejoindre le projet. Il m'a présenté Madeleine et on s'est mis au travail.

 

 

 

 

© Pablo Picasso -  Bertail – Morvan – Riffaud - Dupuis

 

 

 

 

2)      L'idée de publier d'abord les 3 premiers chapitres sous forme de "cahiers" en progression est-elle venue de par le sujet, l'envie de faire autrement que simplement sortir la BD le travail achevé ? Ou pour donner plus de place au travail préparatoire ou autre ? Surtout si l’on sait que ces cahiers ne sont publiés qu'en très petit nombre.

 

Aire Libre a l'habitude de prépublier en cahier. Ça a de multiples avantages. Tester l'impression, le rythme de lecture, observer les réactions du public et éventuellement adapter le travail en fonction. Mais en l’occurrence, cette prépublication a été essentielle pour Madeleine ! Cela lui a permis de voir l’avancée du travail sans devoir attendre deux ans. Chaque sortie de cahier lui redonnait beaucoup de l'énergie dont nous avions tous besoin.

Le premier cahier a permis à Madeleine de s'assurer qu'elle pouvait avoir confiance en notre façon de transmettre son histoire. Enfin, les cahiers avaient besoin de bonus et ça a été l'occasion de faire un petit « making of » qui finalement sera dans l'album et qui, je pense, apporte beaucoup au projet.

C'est un très grand confort de voir son travail aussi vite imprimé et visible en librairie. Cela donne la sensation d'être plus en contact avec les lecteurs.

 

 

 

 

© Bertail – Morvan – Riffaud - Dupuis

 

 

3)      La jaquette est à elle-même déjà une mine d'informations ... sera-t-elle jointe sous une quelconque forme dans la version BD achevée ?

 

Oui, les illustrations des cahiers seront dans l'album. Sauf le portrait par Picasso en couverture du cahier 1.

 

 

 

 

 

© Bertail – Morvan – Riffaud - Dupuis

 

 

4)      Y aura-t-il encore d'autres Cahiers pour les tomes suivants ou cela se finit-il avec ce troisième ?

 

Je ne sais pas encore ce qui est prévu pour les cahiers du tome 2.

 

 

 

 

 

© Bertail – Morvan – Riffaud - Dupuis

 

5)      Un tirage particulier et numéroté est prévu. Aura-t-il une jaquette particulière ?

 

Oui, une jaquette particulière est réservée au tirage spécial numéroté de l'album.

 

 

 

 

©  Bertail – Morvan – Riffaud - Dupuis

 

 

 

6)      La date de parution est-elle toujours fixée pour le 20 août ?

 

Oui

 

 

 

 

 

© Bertail – Morvan – Riffaud - Dupuis

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Pour la petite histoire, cela s’est déroulé un soir de juillet (le 4 pour être exact) entre 23h03 et 23h27 !



Publié le 05/07/2021.


Source : Bd-best


Le goût de vivre             Madeleine, Cahiers 3

 

 

Avoir une nouvelle bande dessinée entre ses mains pour la lire est souvent un plaisir … non toujours si les auteurs, le sujet, la série, … font partie de nos goûts. Nous la lisons, tournons ses pages, emportés par le dessin, le rythme de l’action, les dialogues ou que sais-je encore.Et parfois, nous nous mettons à penser à tout le travail qu’il a fallu pour la créer, à toutes ces étapes qui auraient pu faire capoter le projet. Pour n’en citer que quelques-unes : de l’écriture du scénario, après son choix, au storyboard, au crayonné puis à l’encrage de chaque planche avant de passer à sa mise en lumière, … sans parler des probables mais inévitables et innombrables échanges entre chaque acteur de cette création.

 

 

 

 

 


Tout ceci pour dire le plaisir de parcourir ce nouveau « Cahiers Madeleine ». Le 3e du nom … nous offre la suite du parcours de Madeleine Riffaud. Nous la retrouvons à son arrivée à Paris, son entrée dans la Résistance, ses premières actions et surtout l’évolution de son regard sur l’Occupation. Dupuis publie ainsi dans sa collection « Aire Libre » le remarquable travail des auteurs en cours de réalisation. Entre les pages déjà mises en bleu et celles uniquement encrées, le lecteur peut suivre le 3e chapitre de ce biopic.

 

 

 

 

 

 

© Bertail -Morvan- Riffaud - Dupuis

 

 

 

Dominique Bertail réussit à superbement mettre en images les propos de la véritable Madeleine Riffaud, recueillis par Jean David Morvan. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’a entraîné dans ce projet, après lui avoir fait rencontrer Madeleine elle-même. Son trait délicat et sensible donne au sujet à la fois sobriété et force dans les attitudes des personnages et atmosphères des scènes. Et si cela ne suffisait pas, la jaquette du Cahier complète la partie « travail de mémoire » que cette bande dessinée sera immanquablement. Une chronologie de la Résistance entre septembre 1939 et janvier 1943, 2 poèmes de Madeleine extraits de son recueil « Le poing fermé ».

 

 

 

 

© Riffaud Madeleine

 

Edité seulement à 1.300 exemplaires (les deux premiers cahiers ont été publiés à 2500 exemplaires chacun), ce nouveau Cahier sera une pièce maîtresse pour quiconque désirera posséder dans sa bibliothèque l’ensemble du travail publié réalisé pour ce biopic « Madeleine, Résistante » (date de parution prévue le 20 août 2021 … donc demain quasi). Mais nous y reviendrons certainement alors, tout comme nous vous parlerons plus longuement de cette femme exceptionnelle, résistante, poétesse, journaliste et correspondante de guerre, militante anticolonialiste, amie aussi bien d’artistes comme Paul Éluard ou Picasso que d’hommes politiques.

 

 

 

 

 

 

© Bertail -Morvan- Riffaud - Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

Série : Madeleine, cahiers

 

Tome : 3

 

Collection : Aire Libre

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Jean David Morvan – Madeleine Riffaud

 

Dessins & Couleurs : Dominique Bertail 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 32 + 2e & 3e couverture + 4 pages intérieures de la jaquette

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9791034750283

 



Publié le 05/07/2021.


Source : Bd-best


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