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Des coulisses de la République aux mines de diamants africaines, le blockbuster-BD du moment.  Katanga 2 – Diplomatie

« - Il va falloir que tu me dises où sont les cailloux, Charlie. Plus vite on les aura, plus vite on pourra repartir. De quoi t’as peur ? Forthys ne paiera que si c’est toi qui lui remets les pierres. Ta petite sœur te couvre, Charlie. L’astucieuse Alicia a fait de toi le nègre le plus précieux de toute l’Afrique, en ce qui me concerne.

-          Ok, chef, dès qu’on approche, je te dis. On y va vite, vite. Et on repart.

-          Exactement. Vite, vite. »

 

 

Charlie a planqué trente millions de dollars de diamants. André et sa bande de mercenaires ont bien l’intention de mettre la main dessus…surtout André. Mais armes, argent et politique ne sont pas les compagnons les plus paisibles pour mener à bien une telle mission.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Nury, Vallée - Dargaud

 

            Après « Il était une fois en France », Nury et Vallée signent une nouvelle collaboration de haut niveau avec (Il était une fois le) Katanga. Sauf que le Katanga n’existe pas. Mais, c’est tout comme. Pays diamantifère voisin du Congo, son territoire est la proie de toutes les convoitises.         

 

On ne peut s’empêcher de penser à Jimmy Tousseul, série jeunesse qui a fait les beaux jours de la maison Dupuis dans les années 90. Mais là où Desberg et Desorgher traitaient le sujet de l’Afrique coloniale et des mercenaires sous un angle tout public, Nury et Vallée adoptent une vision, certes fictive, mais semblant beaucoup plus proche des exactions qui se passaient dans ce genre de pays à cette époque.

 

            « Katanga » emmène le lecteur aux confins de la cruauté humaine. Dans cette série, il n’y a pas un personnage pour rattraper l’autre. C’est un véritable ramassis de pourritures, un aéropage de corrompus qui se côtoient dans la France-Afrique des années 60. Dans « Katanga », on empoisonne, on tue, on baise, on égorge, sans vergogne et sans scrupule. Il y a du Tarantino dans le scénario de Nury. La violence est si présente qu’elle en devient presque naturelle.

 

 

 

 

© Nury, Vallée - Dargaud

 

 

 

            Vallée donne à ses personnages des trognes toutes droit sorties d’« Un taxi pour Tobrouk » ou de « Cent mille dollars au soleil ». Cela a le mérite de rendre le propos plus supportable. Il maîtrise cadrages et compositions, comme dans la scène du verre empoisonné où l’œil du lecteur navigue autour de l’ombre de la mort. Les fusillades et poursuites sont menées à brides abattues.

 

Les auteurs accomplissent l’exploit, souvent tenté mais pas toujours réussi, de ralentir la lecture dans les scènes de fond et de l’accélérer dans les scènes d’action.

 

            Série que n’aurait certainement pas renié Bob Denard, un des derniers mercenaires de la République, décédé en 2007, « Katanga » est un excellent blockbuster-BD.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Katanga

Tome : 2 - Diplomatie

Genre : Aventure-Thriller

Scénario : Nury

Dessins : Vallée

Couleurs : Bastide & Perdriset

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 64

Prix : 16,95 €

ISBN : 9782205076875



Publié le 04/01/2018.


Source : Bd-best


Parmi vos bonnes résolutions, vous voulez devenir un vrai méchant ? On a quelques excellentes lectures pour vous y aider ! #3

Encore une fois et malgré que vous eussiez juré qu’on ne vous y reprendrait plus, vous avez passé 2017 à être trop bon et trop con. Le coeur sur la main tandis que les autres la gardaient en poche ? C’est tout vous, ça ! Mais, 2018 va voir de quoi vous vous chauffez ! Pour l’an neuf, vous avez décidé d’être méchant, simplement méchant, horrifiquement méchant. Pour entamer votre métamorphose, voilà quelques vilaines lectures dont vous nous direz des nouvelles.

Plus Méchants que ça, tu meurs !

 

 

 

 

 

 

 

© Dobbs/Menuel chez Hachette

 

Avec un Freddy jubilant et plus inquiétant que jamais (sous le dessin impérial de Guillaume Menuel) et un titre scintillant en lettres de sang, il était hors de question de ne pas commencer ce topic de fin d’année par Méchants. Véritable encyclopédie de bien belle facture sur Les grandes figures du mal au cinéma et dans la pop culture, Méchants est l’oeuvre d’un homme qui n’est pas tout neuf dans les jardins du diable : Dobbs. Celui qui aurait pu être sociologue émérite a plongé tout entier dans le monde des histoires, au cinéma, dans les jeux vidéo et, surtout dans la bande dessinée.

 

 

 

 

© Dobbs/Goinard chez Hachette

 

Celle-là même qui lui a offert des serial-killers et des univers forts (Allan Quatermain, Scotland Yard, Mister Hyde et Frankenstein) sur un plateau et lui a donné, en 2017, toute latitude pour adapter quelques bijoux de H.G. Wells (ici, là où encore là). S’en évadant un peu, celui qui est aussi conférencier en histoire du cinéma et analyse filmique termine l’année en force avec une irrésistible cerise sur le gâteau.

 

 

 

 

Immortan Joe © Dobbs/Salaun chez Hachette

 

Une cerise de 320 pages, excusez du peu, pour sembler un rien exhaustif car des méchants, il y en a autant que des héros. C’est dire la tâche herculéenne qui attendait « double-B » (B comme dans Biff Tannen, Boba Fett ou Beetlejuice forcément présents dans ce livre), qu’une pléthore de dessinateurs (cinquante au total, de tous les horizons mais que le talent n’a pas épargné pour mettre en lumière et en sombreur ces figures du crime et de la peur) vient aider à surfer ce vaste sujet, avec rigueur, machiavélisme mais aussi concision.

 

 

 

 

© Dobbs/Saviori chez Hachette

 

Aux délices du vice, Dobbs a ainsi dû calmer ses ardeurs pour susciter l’imaginaire et les souvenirs du lecteur et coucher sur une seule page l’essentiel de ces personnages cultes qui pourraient faire l’objet de longs essais. Sans oublier pour autant de se parer d’une cinquantaine de pages d’introduction et de clés de compréhension, didactique et utile à nous remettre les idées en place (avant qu’Hannibal trifouille dedans ?). Méthodique et présentant ses héros maléfiques en quelques mots-clés comme on en trouve sur les cartes à jouer ou dans les jeux vidéo, le passionné livre une petite bio, les origines, l’évolution et la fin du méchant (attention spoilers) ainsi que des anecdotes et des punchlines qui ne ratent jamais leur cible.

 

 

 

 

© Dobbs/El Gunto chez Hachette

 

Ça flingue à tout berzingue, d’Adam Sutler (de V for Vendetta) à Zorg (du Cinquième élément) en passant par Ben (de C’est arrivé près de chez vous), Peterbilt 281 (le camion fou de Duel, le premier Spielberg), Pinhead (de Hellraiser) ou l’inoubliable Sentenza (du Bon, la brute et le truand) …

 

 

 

 

© Dobbs/Bannister chez Hachette

 

Bref, s’il n’est bien sûr pas exhaustif, Dobbs ratisse large, nous bombarde de références et de souvenirs et réveille chez nous une furieuse envie de revoir une des pelletées de films. Et, dans l’antre du Malin, sans lui vendre leur âme, les artistes conviés excellent tous plus les uns que les autres, évoquant moins que réinventant toutes ces fabuleuses figures majeures qui n’ont pas fini de nous éprouver et nous épouvanter. Et, pourtant, on en redemande. Même si on va mettre cet ouvrage dans un coffre-fort, pour sa richesse émanante mais aussi de peur que tout cet arsenal malveillant en sorte un jour.

 

Titre : Méchants

Sous-titre : Les grandes figures du mal au cinéma et dans la pop culture

Auteur : Dobbs

Illustrateurs : Chaiko Tsai, Simon Goinard, Stefano Carloni, Sabrina Miramon, Chris Regnault, Mathier Leysenne, Valp, Xavier Roth-Fichet, Didier Casegrain, Jon lam, Patxi Pelaez, Maba, Dimitri Armand, Max Grecke, Ricardo Tércio, Marc Simonetti, Guillaume Menuel, Marco Castiello, Mara, Jaouen Salaün, Fabio Lai, Clémence Perrault, Chloe Veillard, Florent Auguy, El Gunto, Nicola Saviori, Emilio Laiso, Mirka Andolfo, Aly fell, Alberto Varanda, Roberto Ricci, Marguerite Sauvage, Otto Schmidt, Mathieu Reynes, Grelin, Elia Bonetti, Nicolas Bannister, Carlos Valenzuela, Pierre Loyvet, Djet, Vicent Cifuentes, Caza, Olivier Vatine, Stéphane Perger, Anders Lazaret, Jon lankry, Emmanuel Bazin, Mathieu Moreau, Lorenzo de Felici et Gaspar Tamas

Genre : Dictionnaire, Anthologie, Encyclopédie

Éditeur : Hachette

Collection : Heroes

Nbre de pages : 320

Prix : 35 €



Publié le 04/01/2018.


Source : Bd-best - Alexis Seny


De la BD intelligente pour les Tout-petits, mais pas que.  Petit Poilu 21 – Chandelle-sur-Trouille

« Il est petit, il est poilu. C’est Petit Poilu ! Le v’là parti de bon matin. Le v’là parti et tout va bien. Mais ?... Que se passe-t-il ? ça se bouscule et tout bascule ! »

 

            Voici le point de départ de chacune des aventures de ce petit bonhomme au nez rouge et à la combinaison verte. Dans chacune d’entre elles, les auteurs délivrent un message à destination des tout-petits mais qui fait aussi réfléchir leurs parents, en particulier dans cette histoire-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Fraipont, Bailly - Dupuis

 

 

            Allume et Allumette sont un couple de bâtonnets à l’embout en chlorate de potassium. Ils doivent s’exiler de leur pays où le climat hostile met leur vie quotidiennement en danger. Petit Poilu va les accompagner jusqu’à Chandelle-sur-Trouille où les habitants ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de ces migrants. Les Chandellains vont-ils finir par les accepter ?

 

 

 

 

© Fraipont, Bailly - Dupuis

 

 

Le terme est dit. Les Allumettes sont des migrants au pays des Chandelles. Petit Poilu ne pouvait pas être plus dans l’actualité qu’avec un tel sujet. Bailly et Fraipont mettent les points sur les « i ». Si chacun n’y met pas du sien, il va être compliqué de trouver une solution pour l’avenir du monde. Dans un tel problème, les enfants sont le meilleur vecteur pour faire prendre conscience à leurs parents que tolérance, acceptation et solidarité sont les piliers de la politique internationale du XXIème siècle. Ce sont peut-être des « gros mots » qui sont employés ici, mais c’est bien le thème sous-jacent à cette aventure de Petit Poilu.

 

Vas-y, Petit Poilu, fonce ! Le monde à besoin de toi.

 

Série : Petit Poilu

Tome : 21 – Chandelle-sur-Trouille

Collection : Première BD

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Fraipont

Dessins : Bailly

Couleurs : Mel

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 32

Prix : 9,50 €

ISBN : 9782800171586



Publié le 04/01/2018.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Parmi vos bonnes résolutions, vous voulez devenir un vrai méchant ? On a quelques excellentes lectures pour vous y aider ! #2

De drôles de rencontres aux abords du bureau des destins perdus

Un pacte avec le diable, ça vous dit ? Parfait mais vous allez peut-être déchanter. Et parce qu’il n’y a pas que Goethe dans la vie, c’est Nancy Vilbajo qui nous entraîne dans les arcanes du bureau des destins perdus.

 

Un changement de genre radical pour celle qui nous avait entraînés dans les turpitudes infernales des trains de notre SNCB nationale plus souvent en retard qu’à leur tour. Se dégageant de son quotidien (quoique, qui sait ce sont peut-être des légendes urbaines qu’elle vient nous relater), la Binchoise a donc osé vaciller dans des nouvelles fantastiques et un brin horrifiantes.
© François Bouton

Surréaliste, aussi, car on ne changera pas l’ADN de la fière Belge qu’elle est. Et voilà qu’on redécouvre une écrivaine bien habile à sortir des rails pour se confronter le paranormal sans pour autant perdre pied et en restant en contact avec le monde tragi-comique qui nous entoure.

    Ah, la nuit ! Inquiétante boite de Pandore, engrais de la noirceur de notre âme.

Tragi-comique comme cette langouste en costume-cravate (une oeuvre de François Bouton, déjà présent dans SNCB mon amour et qui change de style pour mieux accompagner ce nouvel opus) qui ouvre le bal et donne le ton sur la couverture. Dans ces 233 pages de délire jouissif, Nancy nous fait donc côtoyer ces destins perdus, qu’ils soient voulus ou subis. Tantôt bien wallons, tantôt héritier de noms anglo-saxons qui en jettent (Maddox, c’est mieux que René et Janis bien mieux que Josiane), les voilà à tituber, à trébucher dans les couloirs qui mènent à la damnation et au bureau du diable.

 

 

 

 

© Nancy Vilbajo aux Éditions du Chat Ailé

 

Ou peut-être n’est-ce que le destin fatidique et facétieux. Un bureau qui a ses entrées n’importe où, d’une plage aux chiens mystérieuse à des rêves cauchemardesques en passant par des wagons en route vers la destination et la solution finale ou encore dans la rue d’un SDF qui fait de l’humanité son héritière. Dans l’écriture de Vilbajo, il y a du Kafka mais aussi du Ray. À mesure que passent les histoires, en quelques pages ou des dizaines, Nancy a surtout un sens particulier et bien à elle de battre et rabattre les cartes tout en restant toujours maîtresse d’un jeu machiavélique mais aussi inspirant et très prenant.

 

Titre : Le bureau des destins perdus

Auteur : Nancy Vilbajo

Illustrateur : François Bouton

Genre : Nouvelles, Polar, Horreur, Fantastique

Éditeur : Le chat i

Collection : Polar

Nbre de pages : 231

Prix : 18 €



Publié le 02/01/2018.


Source : Bd-best - Alexis Seny


Parmi vos bonnes résolutions, vous voulez devenir un vrai méchant ? On a quelques excellentes lectures pour vous y aider ! #1

Bescherelle ta mère, Pivot ton père, Szewczyk notre maître !


Être un monstre, ce n’est pas uniquement mettre un masque et prendre un couteau. Cela peut aussi se faire insidieusement, gangrenant un peu plus, chaque jour, un monde qui a non seulement perdu son Latin mais est en train de perdre son français. À coup d’affiches, de folders, mais surtout de tweets et des statuts sur des réseaux sociaux qui ont depuis longtemps remplacé les journaux intimes de papier. Refusant de les garder pour eux, les cancres de l’orthographe partagent du coup généreusement leurs fautes qui sauteront aux yeux des plus avertis (qui sont de moins en moins). Et puisqu’il y a bien des sites pour remettre à leur place les feuilles de choux usant de grands procédés populistes, sensationnalistes et putassier (et putaclic); des sites ont aussi vu le jour pour recenser les plus grosses « coquilles » et foutages de gueule linguistique qui pullulent sur le web ou ailleurs.

 

 

 

 

© Sylvain Szewczyk chez Flammarion

 

Le plus célèbre de ces justiciers de la langue de Molière (plutôt que de celle d’Hanouna) est sans aucun doute Bescherelle ta mère mis sur pied par Sylvain Szewczyk, 25 ans et un sacré niveau en matière de sans-faute, prenant en défaut Monsieur et Madame Tout Le Monde qui, après tout et malheureusement, n’y peut pas toujours grand-chose ainsi que, surtout, quelques grands (mais petits francophiles) de ce monde. Bien sûr, les plus vilains les suivront à la (mauvaise) lettre. Et là, on se moque à coeur-joie de les voir tomber dans tous les panneaux, conscient qu’on ne peut pas leur jeter la pierre : qui ne fait jamais de faute ?

 

 

 

 

© Sylvain Szewczyk chez Flammarion

 

Mais « Je t’apprends le français, bordel », par sa compilation tous azimuts et évitant l’écueil du « best-of » chouette mais fade et sans conscience, est aussi une bonne manière de se rappeler certaines règles qui pourraient nous échapper. Car oui, à force de voir des fautes, la tentation est grande d’en faire, inconsciemment manipulés que nous sommes. Sylvain Szewczyk se fait donc aussi didactique, l’air de rien mais marquant les esprits de manière simple, efficace et hilarante.

 

Titre : Je t’apprends le francais bordel !

Auteur : Sylvain Szewczyk (et tous ceux qui ont mis leur pierre à l’édifice, bien malgré eux)

Genre : Compilation, Humour, Apprentissage

Éditeur : Flammarion

Collection : Documents

Nbre de pages : 160

Prix : 14,95 €



Publié le 02/01/2018.


Source : Bd-best


Le nouvel angle d’une série culte : Auteurs et personnages reboostés     Les profs 20 – Lycée Boulard

« - Il s’appelle Boulard, Madame la Ministre !

-          C’est donc ce gamin à casquette ridicule qui a fait descendre dans la rue tous les lycéens du pays ? (…)

-          Le mouvement lycéen a la sympathie de l’opinion : 72 % des sondés le soutiennent…

-          72 % ? Et mes sondages à moi, ils en sont où ?

-          Euh… Eh bien j’avoue que je n’ai pas les chiffres en tête, Madame la Ministre, mais...

-          Combien ?

-          27 % d’opinions favorables, Madame la Ministre… (…)

-          Je vais accepter la proposition de ce Boudard…Bouchard…Choubard…

-          Boulard ?

-          Oui ! Je vais confier la gestion du lycée Fanfaron aux élèves ! »

 

Depuis que Polochon a viré Boulard de son cours d’histoire parce qu’il discute avec ses voisins, joue aux jeux vidéos, mange des kebabs et envoie des textos à sa grand-mère, c’est la chienlit au lycée Fanfaron. L’élève ne compte pas en rester là et soulève les foules pour lutter contre le dictat des profs…jusqu’à ce que Madame la Ministre de l’éducation nationale vienne y mettre son grain de sel, et pas forcément dans le sens que l’on pourrait penser.

 

 

 

 

 

 

 

Pour le vingtième album des profs, Erroc dynamite le concept et, au lieu de gags, propose une longue histoire dans le décor du lycée Fanfaron. Ça marche plus que ce que l’on pouvait espérer. Comme un squelette autour de l’humour bien spécifique à la série, un récit solide vient cimenter le tout. De plus, les personnages ayant été si bien campés depuis des années, il n’y a pas de temps perdu en présentations.

Au-delà du comique de situation, le scénariste fait passer des messages sur l’école en France. Il n’hésite pas à toucher à la politique. La Ministre de l’éducation nationale représentée sous les traits de Najat Vallaud-Belkacem en prend pour son grade et paye pour ses prédécesseurs, et ses successeurs.

 

 

 

 

 

 

Qu’il est bon de retrouver Léturgie dans une histoire de longue haleine. Il peut ainsi laisser exploser le dynamisme de son graphisme comme ce l’était dans Spoon et White. Bien qu’en y insufflant sa personnalité, il respecte cependant le trait de Pica, , aidé dans la tâche par les couleurs signées depuis le départ par Jacqueline Guénard.

 

Pef n’a pas à aller chercher loin le scénario de son prochain film. S’il veut réaliser Les profs 3, le pitch est écrit.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les profs

Tome : 20 – Lycée Boulard

Genre : Humour

Scénario : Erroc

Dessins : Léturgie

Couleurs : Guénard

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 46

Prix : 10,60 €

 ISBN : 9782818943489

 



Publié le 02/01/2018.


Source : Bd-best


Omnibus, une intégrale de Crimson à tirage unique chez Glénat Comics

Sortie d'une intégrale très attendue chez Glénat Comics en cette fin d' année 2017. La série culte des années 90 est réunie ici dans un impressionnant volume de 656 pages. Un ultime achat de fête de fin d'année pertinent pour les fans et opportun pour ceux désirant connaître la création de Brian Augustyn et Humberto Ramos.

Résumé : Le retour tant attendu d'une série culte ! Alex Elder a le sang qui bouillonne : ses amis se sont fait massacrer par une bande de motards vampires ! Mordu, l'adolescent ne doit son salut qu'à Ekimus, le dernier des Gregori, qui le transforme à son tour en vampire. Complètement déboussolé et ivre de vengeance, Alex apprend de la bouche de son sauveur qu'il n'a pas hérité que de nouvelles canines. Il serait également l'Élu d'une antique prophétie... Crimson, série culte d'Humberto Ramos et Brian Augustyn, est enfin de retour ! Revivez, pour la première fois en intégralité, l'ascension du jeune Alex Elder du statut d'adolescent à celui d'Élu destiné à débarrasser l'humanité des vampires.

 

 

 

 

© Augustyn Brian, Ramos Humberto - Glénat Comics

 

Les vampires ont eu la cote dans les années 90. Ce fut un véritable engouement pour les grandes canines aussi bien au cinéma que dans le neuvième art qui nous concerne. Augustyn est non seulement un scénariste mais aussi un écrivain autant qu'un éditeur de BD. On lui doit son premier roman graphique "Elseworlds" un Batman sorti en 1989. Quand à Humberto Ramos on le connaît également pour ses travaux aussi chez DC Comics mais aussi chez Marvel avec les Avengers. Avec "Out There" il s’associe donc avec Augystyn pour la série Crimson.

 

 

 

 

Ces deux talents réunis créent donc une série aussi sanglante que bourrée d'action au style graphique coupant comme un rasoir mais très intéressant au demeurant qui propose pour l'époque un renouveau surprenant. Côté soins du lecteur assidu dans cette intégrale, il sera gâté avec le chapitre bonus "Scarlet X". Cette série devenue au fil du temps un grand classique et constitue déjà un collector car l'éditeur l'a imprimé en tirage unique, c'est dire si ce gros volume est un achat des plus intéressant malgré son prix quelque peu élevé mais quand on aime...

 

Série : Crimson

Titre : Omnibus

Tome : intégrale

Genre : fantastique

Scénario : Augustyn Brian

Scénario & Dessins : Ramos Humberto

 

Éditeur : Glénat Comics

Nombre de pages : 9782344024775

Prix : 49 €

ISBN : 9782884714419



Publié le 29/12/2017.


Source : Bd-best - Damien Caste


Au pied de mon sapin, j’ai trouvé…  Episode 5 : L’enfance d’une idole  Kid Lucky4 – Suivez la flèche

« - Hey, Kid, qu’est-ce que tu fais ?

-          Salut, Dopey. Ben, tu le vois : je joue avec mon ombre… J’ai remarqué qu’elle est souvent en retard sur ce que je fais. Par exemple, je tire plus vite qu’elle !

-          Nooon ?! »

 

Le petit Lucky Luke vient de se découvrir une qualité et des compétences qui lui permettront plus tard de capturer les plus grands malfrats de l’Ouest. Mais il lui reste encore à parfaire son apprentissage pour maîtriser son don.

 

 

 

 

 

 

 

© Achdé - Dargaud

 

 

 

            Entre les gags mettant en scène le futur meilleur tireur de l’Amérique, ses amis, son premier amour Joannie, on en apprend un peu plus sur les origines du cow-boy, sur la façon dont la tante Martha et l’oncle Elias ont pris en charge sont éducation. On découvre aussi moultes anecdotes sur la façon dont vivaient les gens à l’époque.

 

 

 

© Achdé - Dargaud

 

 

 

 

Alors que Boule et Bill est une série mignonne accessible aux lecteurs même avant qu’ils sachent lire, Kid Lucky pousse le curseur. Mais là où Titeuf paraît parfois provocateur et le Petit Spirou peut sembler vulgaire, Kid Lucky, dans le monde de l’enfance, tire son épingle du jeu. La série d’Achdé se positionne aux confluents de toutes ces séries de mômes. L’auteur a eu l’intelligence de faire de son personnage un enfant aux préoccupations d’enfant, et voyant les adultes et le monde avec ses yeux d’enfant.

 

Mais qu’il est rigolo, cet album de Kid Lucky. Achdé est comme Brigitte Bardot sur sa Harley Davidson. Il n’a besoin de personne et file comme le vent. Ça donne envie de voir ce qu’il ferait seul aux manettes du grand Lucky.

 

 

 

Série : Kid Lucky

Tome : 4 – Suivez la flèche

Genre : Western humoristique

Scénario & Dessins : Achdé

Couleurs : Mel

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782884714419



Publié le 29/12/2017.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 4 : Une grande œuvre du patrimoine  Bizu Intégrale 3

« - Bizu, joli nom… Y a-t-il quelqu’un à cette heure ? Ho ! Les gens de Ker Bizu !

-          Bizu, viens voir.

-          Que…Qu’est-ce ?

-          Bonjour ! Ma longue errance a conduit mes pas chez vous. (…)

-          Schnockbul, venez vite, le Chevalier Potage nous rend visite. »

 

Bienvenue à Ker Bizu, Chevalier Potage ! Suivez-nous dans le folklore bretonnisant des belles histoires d’un monde enchanté.

 

            Cette intégrale constitue l’apogée de la carrière de Jean-Claude Fournier. Les quatre aventures de Bizu présentées ici forment l’œuvre la plus personnelle et la plus aboutie du dessinateur breton. C’est une apogée, mais aussi un chant du cygne, puisque nous avons là les dernières histoires du petit bonhomme des bois de Brocéliande. Bizu, tout comme Les centaures Aurore et Ulysse ou les Krostons, est passé à côté de la destinée qu’il aurait dû avoir.

 

 

 

© Fournier - Dupuis

 

 

 

 

            L’introduction de Martin Zeller raconte cette époque de la carrière de Bizu, qui est à la fois une renaissance et un baissé de rideau. On y apprend qu’après un passage chez Fleurus, c’est Philippe Vandooren qui a demandé à Fournier de réfléchir à une nouvelle aventure de Bizu pour Dupuis. Emberlificoté dans une histoire brouillonne (Le grand désordre), l’auteur l’abandonne pour proposer un nouveau départ. Les Bilzigs, petit peuple de la forêt, y jouent un rôle prépondérant, notamment Karig, avec le gag récurrent du sceptre du Grand Karnablem. On y apprend à l’occasion que ces personnages sont inspirés, ou tout du moins sont un hommage, aux ci-dessus nommés Krostons de Deliège.

 

 

 

 

 

© Fournier - Dupuis

 

            La deuxième partie de l’avant-propos retrace l’histoire de la création de ce qui deviendra plus tard le plus important festival de BD en France après Angoulême : Quai des Bulles, dont Fournier a été l’un des maîtres d’œuvre.

            Suivent les quatre plus merveilleuses aventures de Bizu, Mukès et Schnockbul.

 

            Le chevalier potage est le conte d’un personnage de bois et de légumes né de la rencontre d’un bonhomme de neige et d’une épouvantaille. Il erre à travers landes et bois, débarque à Ker Bizu et se trouve atomisé par un Schnockbul se prenant pour Tarzan. Bizu et ses amis n’ont que trois jours pour reconstituer le chevalier sinon des malheurs s’abattront sur leur maison pour les siècles à venir.

 

            Le trio Jabadao & La croisière fantôme sont basés sur des postulats opposés. Dans le premier, trois individus peu recommandables qui recherchent un trésor pénètrent dans le monde de Bizu. Dans le second, ce sont Bizu et ses compatriotes qui intègrent un autre univers : un bateau contenu dans une bouteille. Mais dans un cas comme dans l’autre, le grand Karnablem et les Bilzigs se tiennent prêts à venir aider Bizu car il est face à de graves dangers.

 

            La houle au loup est menée très peu de fois par siècle. Elle est le fait d’une meute qui commence à tourner autour d’une jeune louve assise au centre du cercle jusqu’à ce qu’elle se transforme en jeune femme. A Brocéliande, la frontière entre mythe et réalité est ténue, et Frakan, horrible chasseur de merveilles, capture les êtres prodigieux pour les revendre fort cher.

 

            On ne lira jamais L’ami du Cargalot, histoire de marionnettiste, restée à l’état de projet, les chiffres de vente décevant ayant signé l’arrêt (définitif ?) de la série.

 

            Il y a déjà longtemps, Fournier m’a raconté que s’il reprenait un jour Bizu, il en ferait une série pour les tout-petits. Quoiqu’il en soit, cet univers a un potentiel certain qui n’attend qu’à être exploité. Reviens, Bizu !

 

Série : Bizu

Tome : Intégrale 3

Collection : Patrimoine

Genre : Aventure fantastique

Scénario & Dessins : Fournier

Couleurs : D’Authenay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 256

Prix : 28 €

ISBN : 9782800170183



Publié le 28/12/2017.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 3 : Un road-movie burlesque  L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

« - Ah ! Aja ! Je peux vous appeler Aja, n’est-ce pas ? Vous êtes superbe ! Votre chambre vous plaît ?

-          Parfait !

-          Monsieur Batisti, producteur de cinéma.

-          Enchanté.

-          Monsieur Ah-je-touche-à-tout est un grand écrivain râjasthâni qui, pour échapper aux persécutions dans son pays a dû voyager en malle.

-          Nooon ?

-          En effet, heureusement, plus de peur que de mal… »

 

L’actrice Sophie Morceaux a des connaissances. Ce fakir qu’elle vient de rencontrer dans sa chambre d’hôtel a tout pour devenir un personnage de cinéma. C’est pour cela qu’elle décide de le présenter dès le soir-même à un producteur.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou, Falzar, Kyung Eun Park - Jungle

 

 

Lorsqu’il débarqua à Paris pour s’acheter un lit à clous dans un magasin Ikea, Ajatashatru Lavash Patel ne se doutait pas qu’il allait vivre la plus extraordinaire aventure de toute une vie, parcourir l’Europe et une partie de l’Asie dans des moyens de transports tous plus improbables les uns que les autres, poursuivi par le réseau d’un malhonnête gitan chauffeur de taxi, que le fakir a lui aussi tenté d’arnaquer.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou, Falzar, Kyung Eun Park - Jungle

 

 

            Zidrou et Falzar adapte un des plus grands succès littéraires de ces dernières années, un roman drôle et populaire, marqué dans son temps et dans la société actuelle. L’auteur Romain Puértolas, sous couvert d’une comédie, traite de sujets d’actualité comme les migrants.

 

            Le choix du dessinateur Kyung Eun Park est plus discutable. S’il mène le récit tambour battant, appelons un chat un chat, les gueules de ses personnages sont moches. (Remarquez, chez Hermann aussi et ça ne l’a pas empêché de faire carrière). Il reste agréable de repérer les petits clins d’œil qu’il glisse dans les figurants : Tamara et Yogi, les personnages de Zidrou et Darasse, mais aussi des célébrités comme Hollande, Villerets Trump, Poutine, Merkel, Sarkozy, Bruni,…

 

            L’ensemble traduit bien l’ambiance loufoque du récit, même si, comme dans de nombreuses adaptations de romans en BD ou au cinéma (ce qui va être le cas pour cette histoire), l’action

 passe trop vite.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

Genre : Aventure

Scénario : Zidrou & Falzar

Dessins : Kyung Eun Park

Couleurs : 1ver2anes

Adapté de : Romain Puertolas

Éditeur : Jungle !

Nombre de pages : 54

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782822215848



Publié le 27/12/2017.


Source : Bd-best


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