En images et en bulles
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La mystérieuse Cité se réveille.  Le monde de Milo 7

« - Ce village est comme un camp retranché alors?

- C’est exactement ça.

- Et on ne peut pas revenir en arrière ? Tout autour, c’est un monde de désolation ?

- L’œil du temps n’autorise le passage que dans une seule direction…

- Le portail ? C’est comme ça que vous l’appelez ?

- Et c’est vrai qu’il ressemble à un œil quand il s’ouvre !

- Et comment pouvez-vous être certains qu’on ne peut pas revenir en arrière ?

- C’est vrai ça !

- Nous avons essayé tous les moyens, nous avons même guetté les nouvelles arrivées pour essayer de profiter de son ouverture. Mais cela n’a rien donné…

- Tous ici nous sommes condamnés à nous terrer dans ce camp perdu quelque part au milieu de la terre sans retour... »

 

 

 

 

 

                Milo et Sirah sont partis à la recherche de Valia. Poursuivie comme une chimère, la jeune femme semble irrattrapable. De plus, il paraît beaucoup plus compliqué de sortir du monde dans lequel ils ont pénétré que d’y entrer. L’aventure amènera nos héros face à des autochtones qui effrayants, qui terrorisés, qui surprenants. Et si certains autres étaient partis à la quête d’un oiseau du temps, le point commun entre les deux recherches n’est pas forcément le mot « quête ».

 

 

 

 

© Marazano, Ferreira - Dargaud

 

 

                Le scénario de Marazano démarre sur les chapeaux de roue. Suite directe du diptyque précédent, le scénariste ne s’embarrasse pas d’une introduction. Il met directement les lecteurs et les personnages dans le feu de l’action. Procédé assez rare en bande dessinée, une fois passée l’impression d’avoir sauté des pages si l’on n’a pas lu, ou si on a oublié, l’album précédent, on se rend compte de l’efficacité du modus operandi. Au final, que manque-t-il ? Rien. Ce sont juste des habitudes, des rituels de narration qui sont reconsidérés. Bien sûr, il y a des pauses dans ce récit à toute allure. Que l’on soit rassuré, on respire quand même. Mais la linéarité du récit est non pas déstructurée, mais restructurée.

 

 

 

 

© Marazano, Ferreira - Dargaud

 

 

                Ferreira a été biberonné aux Mystérieuses Cités d’Or. Son graphisme en est imbibé comme un baba au rhum arrosé par Boris Eltsine. Il est en fusion avec le dynamisme du scénario. Les nouveaux personnages intègrent l’univers fantastique de la série. Le Béotarque est un butor aussi énigmatique qu’un sphinx. Mention spéciale à une petite boule de poil mignonne comme tout, sorte de Mogwaï capable de se transformer en Gremlin.

 

                Le seul petit bémol que l’on puisse faire à l’épisode est la monotonie chromatique grisâtre de ce monde sombre dans lequel viennent de pénétrer Milo et Sirah. C’est un poil lassant, mais le récit le demande.

 

 

 

 

© Marazano, Ferreira - Dargaud

 

 

                Le cliffhanger final nous laisse dans une situation imprévisible et angoissante. Comme on l’a dit pour le tome précédent, vite, la suite !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le monde de Milo

 

Tome : 7

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Marazano

 

Dessins & Couleurs : Ferreira

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782205079395

 

Publié le 19/03/2020.


Source : Bd-best


Angèle & René 2, de Curd Ridel, sur Ulule

Curd Ridel est auteur-illustrateur de BD parues dans plusieurs grandes maisons d’édition Françaises et Belges dont Les aventures de Pif le chien, Radio Kids, ANGÈLE et RENÉ, Le Gowap, Tandori fakir du Bengale… 

 

 

 

 

 

 

Ridel s’est lancé dans l'auto édition avec le tome 1 d’ANGÈLE et RENÉ. Après le succès rencontré, il propose aujourd'hui le Tome deux... LE PORC DE L'ANGOISSE ! 

 

 

 

 

© Ridel

 

 

Il s'agit d'une série jeunesse qui a la particularité de plaire autant aux enfants qu'à leurs parents. La série était publiée jadis au Lombard. Elle est aujourd’hui remastérisée pour redynamiser les couleurs et le lettrage, pour toujours une très belle édition en TRÈS GRAND FORMAT (24,5/32,7 CM), l'idée étant, bien sûr, de ressortir l'ensemble de la collection ainsi que des nouveautés. 

Angèle est une adorable petite fille affublée de deux grosses couettes dorées. C’est une gamine comme les autres sauf que son animal domestique n’est ni un caniche nain, ni un petit chaton mais un adorable cochon rose nommé… René !

Et lorsqu’un cochon tout rose, René, intègre le cercle familial d’une petite fille pleine de malice, Angèle, dont il est le meilleur ami, les situations qui en découlent n’engendrent pas la mélancolie.

 

 

 

 

© Ridel

 

 

Retrouvez ANGÈLE et RENÉ et toute la petite famille en grande forme sur ULULE ! : https://fr.ulule.com/angele-et-rene-tome-2/?fbclid=IwAR0hNh_uU_QuwWQNR2j1Vy7hkVwm2J8iqmXkE9J7xUHz9mhObEpohYWsVfI

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 19/03/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4275 -  18 mars 2020

 

 

 

Créatures. Elles arrivent !

 

 

 

 

 

            Alors que Seuls se termine cette semaine, un autre « seuls » commence avec Créatures. Des enfants sont livrés à eux-mêmes dans un New-York en ruine. Mais à la différence de ceux de Gazzotti et Vehlmann, ils sont vite entourés de compagnons pas très cools.

 

            Au menu également, on sera effrayé par un nouveau chapitre de Zombillenium et inquiété par celui de Super-Groom. On lira également un bel hommage à Hubert, scénariste entre autres de Beauté qui vient de nous quitter.

 

            Pour les abonnés, en ces temps compliqués et par un malheureux hasard, c’est la première fiche du manuel de survie de Seuls qui leur permettra de pallier à une éventuelle pénurie d’eau.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Gazzotti, Vehlmann, Hamo - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Nighthawk

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Seuls : Les révoltés de Néosalem

Spirou chez les Soviets

Super-Groom : Chapitre 2

Zombillénium : Vendredi noir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cédric

Comme des bêtes

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Léon & Lena

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Millborough (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Passe-moi l’ciel

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans le réseau des lecteurs : Seuls, Manuel de survie !

En direct du futur : Erre & Fabcaro, les pros de l’édito

Hommage : Hubert

Interview : Betbeder & Djief

Jeux : Brooklyn Survival ! (Antoine & Morin)

Spirou et moi : Terkel Risbjerg

 

 

Supplément :

Seuls, le manuel de survie : fiche 1 : pénurie d’eau 1

 

 

En kiosques et librairies le 18 mars 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 18/03/2020.


Source : Bd-best


 

 

 

 

Les Éditions Dargaud sont  heureuse d'apporter leur petite pierre à l'édifice #restecheztoi en vous offrant dix albums en lecture numérique gratuite sur leur site, pour occuper les petits et grands lecteurs.

 

 

 

 

 


Grand merci aux auteurs et autrices qui se sont prêtés au jeu sans la moindre hésitation.

 

 

 

 

 

Nous vous mettons donc à disposition ces albums à lire gratuitement (et intégralement) sur notre site via notre outil de lecture. Pour y accéder rien de plus simple, cliquez sur lien ci-dessous, choisir l’album et ensuite cliquer sur le bouton "Feuilleter cet album" sous la couverture.

Lien vers le site des Editions Dargaud

 

 

 

Haubruge Alain



Publié le 18/03/2020.


Source : Bd-best


Tout donner pour l’art et brûler sa vie.  Basquiat

« - J’ai quelques dizaines de cents.

- Ça devrait suffire pour deux bières.

- J’ai adoré ton passage.

- Tu le connais ? C’est…

- Klaus Nomi, je sais. Ravi de te rencontrer. Et si on décorait leurs murs ?

- Super idée !

- Steve va péter un câble.

- Mais qu’est-ce que vous foutez, bordel ?

- Dehors ! Et ne revenez jamais ! »

 

 

 

 

 

 

                Les soirées dans les clubs, l’alcool et la cigarette, l’art et la drogue. Ainsi était le quotidien de Jean-Michel Basquiat, artiste new-yorkais, mort d’overdose en 1988.

 

 

 

 

© Voloj, Mosdal - Soleil

 

 

                Est-ce le New-York des années 80 qui a fait Basquiat ou est-ce Basquiat qui a fait le New-York des années 80 ? Dans cette biographie atypique, Julian Voloj et Soren Mosdal retracent le parcours du bad boy de Manhattan, comme s’il était lui-même une de ses œuvres, comme s’il conversait avec les personnages de ses dessins. La couverture sur laquelle son ombre est l’une de ses productions conceptualise le parti pris des auteurs.

 

 

 

 

© Voloj, Mosdal - Soleil

 

 

                On aurait aimé un peu plus de densité dans les dialogues de Voloj pour rester plus longtemps dans les scènes. L’album se lit très vite, trop vite. Les personnages de Mosdal manquent un peu de finitions. Ce qui passe dans les décors est moins adapté aux acteurs. Mais comme tout est rapide comme la vie de Basquiat, c’est un point de vue justifié qui se défend.

 

                Le graffiti est ce qui a fait l’originalité de son parcours. Avec le mouvement Samos, il va de soi que Basquiat a révolutionné le paysage urbain. Sa rencontre avec Andy Warhol, le jour où dans un restaurant il lui a vendu pour un dollar un de ses dessins, a changé sa vie et l’a propulsé dans le cercle fermé des artistes contemporains bankables.

 

 

 

 

© Voloj, Mosdal - Soleil

 

 

                On ne guérit jamais de son enfance. Entre un père qui l’a délaissé et une mère dépressive, les cicatrices qui l’auront marqué ne se cicatriseront jamais. Pris sous l’aile de Warhol, il ne se remettra jamais de la mort de son mentor.

 

                Après Basquiat, l’enfant rayonnant, paru en mars 2019 aux éditions du Chêne, cet album est la deuxième biographie du peintre en peu de temps. Immersive, tragique et fascinante, elle fait de sa vie un graffiti, un dessin jeté sur un mur et qui n’a pas eu le temps d’être fignolé, parce que tout s’est consumé trop vite, comme un ange qui se serait brûlé les ailes à s’approcher trop près du soleil.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Basquiat 

 

Genre : Biographie 

 

Scénario : Julien Voloj 

 

Dessins & Couleurs : Soren Mosdal

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 80

 

Prix :  18,95 €

 

ISBN : 9782302080379

 



Publié le 18/03/2020.


Source : Bd-best


Bande - annonce interview exclusive Dany - Lapière Air Libre Dupuis

 

 

Prochainement sur Bd Best, l'interview exclusive de Dany & Lapière pour leur première collaboration et dernier album disponible aux Éditions Dupuis Air Libre Un homme qui passe ! En attendant cette dernière, en voici la bande-annonce:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Thierry Ligot - Dupuis

 

 

 

 

 

 

Résumé éditeur: Sur l'île normande de Chausey, une tempête inattendue fait chavirer le destin : celui de Paul, un homme déjà vieux sur le point d'en finir, et celui de Kristen, une jeune fille dont le bateau est venu se fracasser sur les rochers. L'histoire de cette rencontre est en apparence celle d'un double-sauvetage : une réponse à une fusée de détresse lancée au-dessus des vagues. Car Kristen n'est pas là par hasard. Paul est un reporter-photographe connu pour sa série "Terra" et Kristen travaille pour l'éditeur qui attend la maquette de son nouveau livre. Un livre différent, plus intime, "le journal d'une vie d'aventures amoureuses", confie l'artiste. Les portraits de femmes témoignent sur les murs des conquêtes du Don Juan et chevauchent les souvenirs dans la maison de son enfance. Le réalisme époustouflant et les jeux de lumière ajoutent à l'image une texture cinématographique vivante qui creuse le vécu de chaque ride et accompagne dans la houle les récits d'un voyage sentimental. Face à cet homme sans attache, qui se défend pourtant d'exhiber ses trophées, Kristen n'a pas dit son dernier mot. Elle porte la voix des femmes d'aujourd'hui dans l'antre du solitaire, homme d'une autre génération en voie de disparition.


 

Thiery Ligot & Haubruge Alain.

 

 

 



Publié le 14/03/2020.


Source : Bd-best


Le vieil homme qui rêvait d’évasion.  Le voyage d’Abel

« - Tiens, Monsieur Abel ! Alors, on vient chercher son guid… Heu… Son petit paquet, je veux dire… Qu’est-ce que j’en sais, moi, si c’est un guide ? Quelle idée ! Tenez !... Le paquet est un peu abîmé… à cause de la pluie….

- J’ai besoin d’un timbre.

- Alors, un timbre… Lequel, Monsieur Abel ?

- Je voudrais le paquebot blanc.

- Je n’ai plus de paquebot, Monsieur Abel… C’était la collection de l’an dernier.

- C’est quoi la nouvelle collection ?

- Les animaux de la ferme…

- Vous n’avez rien qui fasse un peu plus rêver que des percherons ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Reclesme, un petit village au cœur de la France, dans une campagne profonde, Abel, un vieil agriculteur solitaire, s’occupe de sa ferme qui part en ruine. Les vaches ne sont plus toutes jeunes. Le troupeau de chèvres est gardé par une saleté de chien bien efficace quand il s’agit de palier aux défaillances de son maître. Abel n’a jamais voulu de ce boulot. Ses frères ayant décampé, il s’est trouvé seul en mesure de reprendre l’exploitation familiale. Il n’a qu’un but : partir, voyager, s’évader. En attendant, il collectionne les guides de voyages.

 

 

 

 

© Duhamel, Sivan - Bamboo

 

 

                Le voyage d’Abel n’est pas une nouveauté. C’est la réédition d’un album autoédité en 2014, alors que les auteurs ne trouvaient pas d’éditeurs. Etonnant tant ce récit est empreint de sensibilité et de tendresse. Mais il faut dire qu’à l’époque il n’avait pas été proposé chez Bamboo, et depuis, son dessinateur Bruno Duhamel est devenu une valeur sûre de la maison.

 

 

 

 

© Duhamel, Sivan - Bamboo

 

 

                Quel est le point commun entre Charles Trenet, Axel Bauer, Joséphine Baker et Dario Moreno ? Ils ont fait des chansons qui toutes sont passées dans le transistor d’Abel pendant qu’il prenait son petit déjeuner. Elles sont presque le seul lien entre lui et la civilisation. Vivant à l’écart du village, Abel n’entend pas d’autres voix lorsqu’il ne va pas dans le bourg. Entre la mer du fou chantant, le cargo du rocker, les deux amours de l’exotique danseuse à la ceinture de bananes et les espoirs de carnaval du rondouillard chanteur comique, le choix est loin d’être innocent. Toutes invitent au départ.

 

                Histoire sur la solitude, l’évolution du monde et l’évasion spirituelle, ce livre fait figure de premier épisode d’une trilogie qui se poursuivra avec Jamais et se terminera (?) avec #Nouveau contact. Madeleine, Doug, Abel sont trois acteurs d’un paradoxal monde moderne. La différence avec les deux histoires suivantes est que celle-ci n’est pas scénarisée par Duhamel lui-même, mais par Isabelle Sivan, avocate et écrivain dont c’est à ce jour la seule bande dessinée.

 

 

 

 

© Duhamel, Sivan - Bamboo

 

 

                En quatre chapitres figurant chacun une saison, la chronique de la vie d’Abel  se déroule dans un bleu-gris original, avec des touches de couleurs lorsque l’esprit du paysan prend le large.  Dans un silence final émouvant, l’aboiement de son chien de berger résonne encore dans le vent une fois que l’on a refermé l’album.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le voyage d’Abel

 

Genre : Chronique paysanne 

 

Scénario : Isabelle Sivan 

 

Dessins & Couleurs : Bruno Duhamel

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818977903

 



Publié le 13/03/2020.


Source : Bd-best


La factrice du souvenir.  Si je reviens un jour… Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

« - Cela fait combien de temps que nous nous connaissons ?

- Au moins quarante ans, depuis l’époque où nous étions vos élèves au lycée Jean de la Fontaine.

- Déjà. Le temps passe si vite. Je suis heureuse de vous avoir près de moi. Vous êtes comme mes filles. Vous êtes ma famille. Il y a cependant une chose dont je ne vous ai jamais parlé. C’est le cartable de Louise.

- Qui est Louise ?

- C’était aussi une de mes élèves, une élève brillante, la plus brillante de toutes. Elle était promise à un bel avenir mais ils l’ont tuée. J’ai voulu la protéger mais je n’y suis pas arrivée. Pourquoi n’a-t-elle pas voulu rester chez moi ? Si vous saviez combien je regrette… Je n’ai jamais pu oublier. J’ai pensé que le cinquantenaire du lycée serait le bon moment pour parler d’elle. »

 

 

 

 

 

 

                Paris, années 80. Madame Malingrey prend le thé avec des anciennes élèves à elle. Elle leur montre les lettres que Louise Pikovsky, une autre de ses élèves de collège, lui a écrite durant l’été 1942, avant d’être déportée pour Drancy avec sa famille, et de ne jamais revenir. Le 22 janvier 1944, Louise écrit sa dernière lettre. Elle et les siens sont tous arrêtés. Elle court confier son cartable à son enseignante avant que la police, qui leur a demandé de se préparer, ne revienne les chercher.

 

 

 

 

© Lambert, Trouillard- Des ronds dans l’O

 

 

                L’histoire est divisée en trois parties. Une introduction montre Madame Malingrey évoquant le souvenir de Louise. Le corps de l’album est consacrée à la vie de Louise et de sa famille de 1942 à 1944. L’épilogue montre comment les lettres ont été retrouvées dans une armoire du lycée.

 

 

 

 

© Lambert, Trouillard- Des ronds dans l’O

 

 

                Paris, XVIème, 2010. au lycée Jean de la Fontaine, les lettres de Louise sont retrouvées dans une vieille armoire. Depuis les années 80 et le cinquantenaire du lycée pendant lequel Madame Malingrey avait fait dont de celles-ci à l’établissement, elles avaient été oubliées. La journaliste de France 24 Stéphanie Trouillard s’en est emparée pour réaliser un webdocumentaire en 2017. On peut le voir sur : http://webdoc.france24.com/si-je-reviens-un-jour-louise-pikovsky/, une forme d’écriture interactive et originale. Aujourd’hui, ce travail est transformé en bande dessinée pour les éditions Les ronds dans l’O dont le travail de mémoire, dans tous les sens du terme est l’un des objectifs.

 

 

 

 

© Lambert, Trouillard- Des ronds dans l’O

 

 

                Thibaut Lambert, après son sensible et drôle L’amour n’a pas d’âge, illustre l’histoire de Louise avec une simplicité cruellement efficace. On ne peut s’empêcher de rapprocher cet ouvrage de l’extraordinaire série Irena chez Glénat, racontant dans un graphisme « enfantin » l’histoire d’Irena Sendlerowa qui sauva plus de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Les dessins issus de photos sont d’une grande émotion et l’on ne peut s’empêcher d’avoir une larme au coin de l’œil lorsque, une fois la bande dessinée terminée, le visage de Louise ouvre le dossier complémentaire dans lequel les photos des lettres retrouvées sont reproduites.

 

 

 

 

© Des ronds dans l’O

 

 

                Louise voulait pouvoir lire, lire en ne s’arrêtant que pour penser à ses lectures. Il ne faut jamais s’arrêter de lire afin que des tragédies comme celles dont elle a été victime ne reviennent jamais. Et lisons, lisons pour Louise les livres qu’elle n’a pas eu le temps de lire...

 

                Si je reviens un jour…. est une œuvre de devoir de mémoire. Elle se lit comme un roman, sauf que tout y est dramatiquement vrai. Cet album devrait être distribué par le Ministère de l’Education Nationale dans tous les collèges de France.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Si je reviens un jour... 

 

Genre : Témoignages historiques 

 

Scénario : Stéphanie Trouillard 

 

Dessins & Couleurs : Thibaut Lambert

 

Éditeur : Des ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 112

 

Prix :  20 €

 

ISBN : 9782374180847

 



Publié le 12/03/2020.


Source : Bd-best


Un siècle après, comme un écho.  Ils ont tué Léo Frank

« - Le voilà.

- Lève-toi !

- Je peux m’habiller ?

- Là où on t’emmène, t’auras pas besoin de vêtements.

- Vous me faites mal !

- Venez avec nous. On va le pendre sur la tombe de la petite Mary. »

 

 

 

 

 

 

 

                1915. Enlevé en pleine nuit de la cellule de prison dans laquelle il est détenu, Léo Frank, soupçonné d’avoir violé et assassiné la jeune Mary Phagan, 14 ans, est emmené en pleine forêt pour y être pendu. Ce sont des hommes, des notables, des gens « bien comme il faut », qui ont organisé ce rapt et qui s’érigent en tribunal populaire.

                1982. Alonzo Mann, témoin des événements, reçoit deux journalistes, Jerry Thompson et Robert Sherborne. En 1913, il était garçon de bureau dans une fabrique de crayons, la National Pencil Compagny sur Forsyth street. Celle-là même où travaillait Mary. Il a souvent voulu dire ce qu’il savait, mais personne ne voulait l’écouter. Aujourd’hui, il souhaite que la vérité dans le meurtre de Mary Phagan soit dévoilée. Alors, qui est le coupable ? Leo Frank, patron juif de l’entreprise dans laquelle travaillait la victime ? Ou bien Jim Conley, ouvrier noir qui a découvert son corps ?

 

 

 

 

© Bétaucourt, Perret - Steinkis

 

 

                Plus qu’un album de bandes dessinées, Ils ont tué Léo Frank est un témoignage journalistique d’une barbarie humaine. Xavier Bétaucourt est allé rechercher les témoignages, réquisitoires et plaidoyers des minutes du procès. Il a épluché les journaux de l’époque afin de rendre au mieux les propos des différents protagonistes de l’affaire.

                Bétaucourt commence par le lynchage, pour revenir au jour du drame, et poursuivre par le procès. Un épilogue dépeignant l’Amérique de Trump montre que le chemin qu’il reste à parcourir pour que les mentalités changent est plus long que celui qui a été fait.

 

 

 

 

© Bétaucourt, Perret - Steinkis

 

 

                Olivier Perret, après Quelques jours à vivre, collabore pour la deuxième fois avec Xavier Bétaucourt. Dans un sépia début XXème, il illustre l’affaire. Les seules touches de couleurs concernent les scènes de témoignage d’Alonzo Mann. Même le final « trumpien » est retranscrit dans ce sépia angoissant signifiant que certaines mentalités n’ont malheureusement et dramatiquement pas évolué.

 

                Alors qu’il y avait tout pour que l’ensemble soit poussif et ennuyeux tant au niveau scénaristique que graphique, les auteurs ont réalisé un livre passionnant qu’il est impossible de refermer avant de l’avoir terminé et dans lequel un certain suspens est maintenu le plus longtemps possible.

 

 

 

 

 

 

                D’Autopsie d’un meurtre à Philapdelphia, de Douze hommes en colère à L’affaire Dominici, les films de procès sont légions. En BD, c’est beaucoup plus rare. Ils ont tué Léo Frank fait figure de réussite et de modèle dans le genre.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Ils ont tué Léo Frank 

 

Genre : Chronique historique 

 

Scénario : Xavier Bétaucourt 

 

Dessins & Couleurs : Olivier Perret

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 102

 

Prix :  18 €

 

ISBN : 9782368463734

 



Publié le 11/03/2020.


Source : Bd-best


Un cancre qui mérite son auréole.  Ducobu 25 - L’idole des écoles !

« - Tu sais ce que j’aimerais que tu me rapportes, fils ?

- Je sais, papa ! Tu aimerais que je te rapporte enfin de meilleurs résultats scolaires. Avoir pour enfin unique un cancre fini, un zéro malgré lui, ce doit être pour toi un véritable châtiment divin. Mais je me battrai, Papa ! J’irai jusqu’à étudier s’il le faut ! Et je te rapporterai ce 1/10 dont tu rêves depuis si longtemps !

- Qu’est-ce que tu me racontes là, idiot ? Je t’aime comme tu es : un grand cœur vaut mieux qu’une grosse tête ! »

 

 

 

 

 

 

 

Une première de la classe, un cancre bien gras, un instituteur ringard mais cultivé, un squelette et son chien : voici la recette pour un délicieux album de l’élève Ducobu. Toujours aussi drôle, toujours aussi fin, ou pas, cette vingt-cinquième fournée des gags de l’école Saint-Potache ne déroge pas à la règle.

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

Zidrou est à la pointe de l’actualité. On a droit dans cet album au désormais traditionnel exercice attentat-intrusion qui se fait dans toutes les écoles. Mais avec Ducobu, le danger est déjà à l’intérieur.

Les dix commandements du cancre émerite concrétisent la carrière du blondinet. De « L’école, tu exècreras. » à « Au coin toujours tu finiras! », l’ensemble des albums est résumé dans ces tables de la loi.

Et si Ducobu s’apprête à devenir l’idole des écoles, c’est parce qu’il s’apprête à se lancer dans une carrière musicale. Rassurez-vous, elle n’ira pas plus loin que le coin de la classe.

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

Godi est un auteur aussi discret qu’efficace. Avec le nombre de cases qu’il a fait dans lesquelles Léonie et Ducobu sont côte à côte à leur table de travail, jamais on n’en a ressenti aucune lassitude. C’est même une madeleine rassurante.

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

L’album bénéficie d’un double supplément. Des strips Au coin !, prépubliés dans le journal de Mickey, complètent la BD, tandis qu’un making of du troisième film, qui vient de sortir, conclue l’affaire.

 

 

Ducobu est un élève extrêmement lucide et qui a du recul sur sa condition d’écolier. Dans un gag, il explique en effet à l’instit Latouche qu’il devrait faire en sorte que, chaque matin, les élèves arrivent à l’école en riant et repartent le soir en pleurant. Ça pourrait bien être possible. Qu’on se le dise !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Ducobu

 

Tome : 25 - L’idole des écoles !

 

Genre : Humour scolaire 

 

Scénario : Zidrou 

 

Dessins : Godi 

 

Couleurs : Laure Godi 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803677146



Publié le 10/03/2020.


Source : Bd-best


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