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Quête en conte.  L’homme qui courait après sa chance

«  - Eh bin alors ? Besoin d’aide, mon garçon ?

-   Quoi, c’est toi, la limace, sans bras ni jambe, qui vas m’aider ? M’aider à trouver ma foutue chance ?

-   Oh moi, j’en sais rien… Mais mon cousin a trainé avec un vieil ermite, là-haut dans la montagne. On l’appelle « Celui-qui-sait-tout » ! Va le voir, il te dira ce que tu veux savoir. »

 

 

 

 

 


 

 

                Un jeune fermier joue de malchance. Des corbeaux pillent son potager et, rentrant bredouille en amour du bal, il surprend compère renard en train d’embarquer les hôtes de son poulailler. Ce fermier est un vrai chat noir. Un escargot avisé lui conseille d’aller tout en haut de la montagne rencontrer un vieil ermite qui soi-disant « sait tout ». Le voici donc parti en quête de sa chance sur une route semée de rencontres : un tigre famélique, un chêne atrophié et une belle demoiselle triste. Le fermier réussira-t-il à trouver la réponse à sa question et à celles des personnages dont il croisera la route ?

 

 

 

 

© Polza – Delcourt

 

 

                Polza s’empare de certains poncifs du conte initiatique pour raconter une histoire originale. Comme dans tout récit du genre, le récit n’est qu’une enveloppe pour dégager des thèmes philosophiques. Peut-on forcer sa chance ? Vaut-il mieux attendre que la roue tourne toute seule ? Polza tente de répondre à ces questions et n’épargne rien à son héros, rien.

 

 

 

 

© Polza – Delcourt

 

 

                Le dessinateur du remarqué Carnet de santé foireuse signe une histoire qui a tout pour devenir un conte classique. Il y a de la tendresse et de la cruauté. Le récit est basé sur un schéma narratif répétitif. Il possède plusieurs niveaux de lecture. Les plus petits y verront une histoire d’aventure. Les jeunes lecteurs autonomes pourront réfléchir sur le thème de la compréhension au sens général. L’album serait un excellent support en classe. Les plus grands qui ont gardé un cœur d’enfant se régaleront de l’implicite du récit et de la fin non conventionnelle.

 

 

 

 

© Polza – Delcourt

 

 

Le graphisme rondouillard et cartoon de Polza est adapté aux plus jeunes. Chaque dessin est rigolo. L’album intègre la merveilleuse collection jeunesse Les enfants gâtés des éditions Delcourt. S’il est un éditeur qui ne se moque pas des enfants en leur offrant des livres au même soin que ceux destinés à leurs parents, c’est bien lui. Ainsi, L’homme qui courait après sa chance côtoie entre autres Cheval de bois cheval de vent de Gradimir Smujda et Wilfrid Lupano, Capitaine Fripouille d’Alfred et Olivier Ka ou Le secret de Zara de Benjamin Flao et Fred Bernard. Les enfants gâtés fait pour l’instant un sans-faute.

 

Si l’homme de Polza court après sa chance, on ne peut que conseiller au lecteur de courir après lui.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’homme qui courait après sa chance 

 

Genre : Conte 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Polza 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Jeunesse, les enfants gâtés

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782413026631

 



Publié le 05/11/2020.


Source : Bd-best


Saga d’Heroïc-Fantasy animalière.  Sa Majesté des Ours 1 – Les colonnes de Garuda

«  - Votre majesté…

-   Relevez-vous. D’autres personnes sont-elles au courant de votre… trouvaille ?

-   Non, votre majesté, personne ne nous a vus sur la plage. Et nous sommes passés par les cuisines, comme pour une livraison de poissons.

-   Très bien… Déballez-moi donc cette « pêche » du jour.

-   Quelle horreur ! C’est bien un…

-   …un humain !

-   Un enfant humain… »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Au Royaume de Valencyre, des loutres viennent porter à sa Majesté Ours la découverte qu’ils viennent de faire au milieu de leur parc à huîtres. A l’intérieur d’un régalec échoué, type de cétacé local, ils ont trouvé un enfant humain. Il était mort bien avant sa traversée, mais à présent il semble bel et bien vivant. Il se nomme Ifrit. Le roi décide de réunir le conseil. Le garçon a peu de souvenirs de sa vie antérieure, celle d’avant le rituel qui l’a ramené à la vie. Il a été ressuscité par Kalygaryd, celle qui a épousé les ténèbres. Il a fui pour éviter qu’on ne lui ouvre les entrailles afin d’analyser sa résurrection. Il vient prévenir le Royaume d’un grand danger : les cités animales font l’objet de convoitises. Une troupe de mercenaires est en marche pour les conquérir. Il va falloir préparer une expédition pour aller chercher des alliés dans les terres australes.

 

 

 

 

© Cassegrain, Dobbs, Vatine – Glénat/Comix Buro

 

 

                Olivier Vatine a créé un nouvel univers d’heroïc-fantasy animale dans un monde inversé. Alors qu’on avait l’habitude de voir des humains accompagnés de créatures fantastiques, on y trouve ici des animaux humanisés flanqués d’un humain de compagnie, enfin presque. Le concept inversé amène des questions. D’où vient cet humain ? Que lui est-il réellement arrivé ? Où sont ses congénères ? Voici autant de questions qui trouveront leurs réponses tout au fil de cette saga à la Game of Bear-Thrones.

 

 

 

 

© Cassegrain, Dobbs, Vatine – Glénat/Comix Buro

 

 

                Dobbs s’est emparé de l’univers d’Olivier Vatine pour en dégager un scénario sur le principe de La communauté de l’Anneau. Le scénariste a déjà adapté de nombreux romans : La bête humaine, L’île du Dr Moreau, La guerre des mondes, L’homme invisible, et bien d’autres. Il utilise ici le squelette réalisé par Vatine avant que celui-ci n’en fasse le storyboard.

 

 

 

 

© Cassegrain, Dobbs, Vatine – Glénat/Comix Buro

 

 

                Le royaume animalier dessiné par Didier Cassegrain est une réussite. Avec des inspirations côté Dark Crystal ou Brisby et le secret de Nimh, ses personnages et ses ambiances reflètent des influences magiques. Côté couleurs, le dessinateur-coloriste tombe de la luminescence de Nymphéas Noirs, adapté du roman de Michel Bussi avec Fred Duval, dans le sombre univers de Valencyre. Sombres, justement trop sombres sont la totalité des scènes de l’album qui aurait mérité un peu plus de clarté graphique, le trait de Cassegrain se trouvant ombragé par les tons marron. Pour le coup, pour faire « ours », ça fait bien « ours ».

 

                Sa Majesté des Ours reste l’excellent premier tome d’une nouvelle saga en bande dessinée qui s’annonce grandiose.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sa Majesté des Ours

 

Tome : 1 – Les colonnes de Garuda

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Idée originale et Story board : Olivier Vatine 

 

Scénario : Dobbs 

 

Dessins & Couleurs : Didier Cassegrain 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Comix Buro

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782344035979

 



Publié le 05/11/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4308 -  4 Novembre 2020

 

 

We huile Blork you !

 

 

 

 

 

 

 

            Voilà un retour bien attendu. Si Kid Paddle ne semblait pas sorti des radars grâce au petit barbare de Game Over, il revient sur le devant de la scène avec un nouveau venu dans la famille de ses créateurs. En effet, Ian Dairin épaule Midam au dessin. Patelin co-scénarise, mais il le faisait déjà sur la série parallèle.

 

            Fin d’enquête pour l’Atom Agency et fin de chevauchée pour Les Tuniques bleues. Deux récits complets pas comme les autres : Star system, par les inénarrables Fabrice, et une aventure spatiale signée du jeune auteur Fabio Ruotolo.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Libon – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Ministère secret (Le)

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

 

 

Récits complets :

 

Safari (Ruotolo)

Star System (Erre & Fabcaro)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Agent 212 (L’)

Capitaine Anchois

Cartoon de Caritte (La pause-cartoon)

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Katz

Kid Paddle

Millborough (La pause-cartoon)

Nelson

Objectif Terre : Habile réhabilitation (Priou & Madaule)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Cyprien

En direct du futur : Du neuf sur Spirou.com

Interview : Midam

Jeux : Cherche et détruis (Joan)

Leçon de BD (La) : Dutreix

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Les cavaliers de l’apocadispe

 

 

 

En kiosques et librairies le 4 novembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 04/11/2020.


Source : Bd-best


1964. Une histoire dans l’Histoire, un monstre pour des cicatrices.  Asadora ! 3

« - Tu m’as dit avoir déjà vu ce truc-là, n’est-ce pas ?

- Oui…

- Kasuga m’a tout expliqué… Ta famille a été touchée de plein fouet par la typhon de la baie d’Ise… C’est terrible…

- Terrible ? Non… Parce que pour moi, ils sont toujours en vie, quelque part… C’est cette « chose » qui les a enlevés… Mais je suis soulagée, la vérité va enfin éclater au grand jour ! Les gens sauront maintenant qu’on disait la vérité ! Les forces d’autodéfense vont passer à l’action, n’est-ce pas ? Je vous en prie ! Retrouvez ma famille… et débarrassez-nous de ce monstre !! »

 

 

 

 

 

 

                Questionnée par le colonel Jissôji à propos du « monstre » qu’elle a aperçu, Asa lui demande de tout mettre en œuvre pour retrouver sa famille. Elle est convaincue qu’ils sont encore vivants. Mais il y a plus urgent pour l’image du Japon à travers le monde en cette année 1964. Les jeux olympiques approchent. Ils marquent la fête de la paix. Le Japon est devenu une patrie pacifique et doit le prouver. Les forces d’autodéfense, peu nombreuses, n’iront pas lutter contre le prétendu monstre. Le colonel annonce à Asa et à Monsieur Kasuga qu’il a besoin d’eux pour piloter un avion prêt à agir si la bête surgit. Il ne reste qu’une semaine avant le début des JO. Tout peut arriver à tout moment. Il va falloir se tenir prêt à partir au moindre événement…

 

 

 

 

ASA DORA! ©2020 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

                Asadora ! ne se contente pas de raconter les aventures d’une jeune japonaise sur plusieurs décennies. Cette série, c’est l’histoire d’un pays, c’est celle du Japon dans la deuxième partie du XXème siècle. Asadora ! est un livre d’Histoire dans lequel l’Histoire est mise en exergue par des événements fictifs et des symboles surnaturels qui exposent entre les lignes les souffrances endurées par le pays et la politique mise en œuvre pour se relever. Si au premier degré Asa est l’héroïne de ce qui pourrait être un nouvel épisode de Godzilla, elle est en fait le témoin privilégié d’une reconstruction.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2020 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

                Le monstre que l’on a pour l’instant à peine entraperçu symbolise les cicatrices de la seconde guerre mondiale et le rôle trouble du Japon. Il n’est pas visible par tous, mais il est encore là. Le pays veut, comme on dit vulgairement, se racheter une conduite. Il faut à tout pris éviter que le mal ne refasse surface, au propre dans la fiction, au figuré dans la réalité. C’est la mission qui est confiée à Asa. Naoki Urasawa fait monter tout doucement le suspens. Il prend son temps et joue avec les nerfs de ses lecteurs. Ce sont là toutes les possibilités et différences du manga par rapport à la bande dessinée européenne. L’auteur intègre subtilement des éléments réels. L’émouvant chapitre Les lettres fait référence à Kôkichi Tsuburaya, cet athlète japonais, entre autres marathonien, qui se suicidera en 1968 par amour pour un sport pour lequel il sait qu’il ne pourra plus être le meilleur.

 

 

 

 

Marque-page offert par BDfugue

ASA DORA! ©2020 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

                Urasawa est un phénomène. Chacune de ses séries est la pierre d’une œuvre magistrale, sans faute. En seulement 3 tomes, Asadora ! a rejoint 20th century boys, Pluto, Billy Bat et l’exceptionnel Monster dans la liste des mangas qu’il faut avoir lu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

ASA DORA! ©2020 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

 

Série : Asadora !

 

Tome : 3

 

Genre : Aventure Shonen 

 

Scénario & Dessins : Naoki Urasawa 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 182 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505085263

 



Publié le 04/11/2020.


Source : Bd-best


Une carrière la tête sur les épaules.  J'perds pas la boule

« - Ça t’a vraiment plu, le théâtre hier ?

- Évidemment !

- Dis j’me disais que je pourrais venir te voir jouer demain ?

- Bien sûr ! Tip-Top ! Mais… Tu t’intéresses au foot ?

- Je m’intéresse à toi. J’y connais rien donc c’est l’occasion. »

 

 

 

 

 

 

 

                Si comme la copine de Vikash Dhorasoo vous n’y connaissez rien au foot, voici l’occasion de vous y mettre. Si vous n’aimez pas le foot, pas de problème non plus. Avant d’être une histoire de ballon rond, cet album est avant tout celle d’un petit garçon d’une famille d’immigrés indo-mauriciens qui a grandi au Havre.

 

 

 

 

 © Gleason, Dorhasoo - Revival

 

 

                Vikash Dhorasoo a mené une carrière de footballeur professionnel. Il a joué à Lyon, à Milan, à Paris. Il a joué avec les plus grands dans les stades les plus prestigieux. Il a couru sur les terrains mais a aussi attendu sur le banc de touche. Le footballeur ne cache rien sur sa carrière. On le découvre enfant, on le suit dans sa carrière, de ses débuts jusqu’à sa retraite sportive.

 

                L’auteur a de l’humour et du recul sur son parcours. L’ensemble est présenté sous forme de gags semblant à peine scénarisés tellement tout est cocassement crédible. Les scènes de la vie familiale sentent le curry et invitent à danser sur un air de Séga. Les entraînements et les matchs sentent la sueur et invitent à taper dans le ballon. A chaque situation, Dhorasoo trouve le détail qui va faire sourire.

 

 

 

 

 © Gleason, Dorhasoo - Revival

 

 

                Emily Gleason est une dessinatrice au trait naïf et aux couleurs pop. Plus proche d’artistes comme le peintre Hervé Di Rosa, qui s’est cependant essayé à la bande dessinée dans les années 80, l’autrice du remarqué Ted drôle de coco, paru chez Atrabile, et de la drôle de Kermesse existentielle dans les pages de Spirou, décuple le potentiel humoristique de la vie du footballeur. Ce n’est pas la masseuse de l’équipe qui dira le contraire, ni Silvio Berlusconi qui croit que l’argent peut tout.

 

                Les éditions Revival mènent un travail patrimonial international vivifiant. Entre la réédition de l’incunable Monsieur Poche d’Alain Saint-Ogan, celle de La variante du dragon, pépite des années 80 signée Frank et Golo, et Squeak the mouse, classique trash de Mattioli, Revival se lance dans la création francophone avec cet album.

 

 

 

 

 © Gleason, Dorhasoo - Revival

 

 

                Le titre « J’perds pas la boule » n’est pas un simple jeu de mots. Il faut être fort pour réussir à garder la tête sur les épaules quand on vit son rêve dans un milieu hors du commun, aussi sportif que politique, comme celui du football. Les auteurs démontrent qu’un footballeur n’a pas que des jambes.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=w0LCCVZEGqg

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : J'perds pas la boule

 

Genre : Sportif et humoristique 

 

Scénario : Vikash Dhorasoo 

 

Dessins & Couleurs : Emilie Gleason 

 

Éditeur : Revival

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9791096119363

 



Publié le 01/11/2020.


Source : Bd-best


Ouvrage didactiquenombrilistement hilarant. L’art du 9e Art

« - Bonjour, je suis Scott McCloud, célèbre théoricien de la bande dessinée…

-   Bonjour, je suis Emmanuel Reuzé, auteur de bande dessinée.

-   Nous vous proposons de vivre une épopée fabuleuse et exaltante !

-   Un merveilleux voyage au cœur de la bande dessinée. C’est parti ! »

 

 

 

 

 

 

                Les ouvrages didactiques sur la bande dessinée sont nombreux. Il y a eu le livre d’entretiens dirigé par Philippe Vandooren où Franquin et Jijé nous apprennent comment on devient créateur de bandes dessinées. Il y a eu les deux gros volumes de L’art de la BD par Duc. Le grand Will Eisner a également décodé le genre dans « Les clés de la bande dessinée ». Et puis il y a eu les livres de Scott McCloud « Faire de la bande dessinée », « L’art invisible » ou encore « Réinventer la bande dessinée ».  Fort du succès de ce dernier, Emmanuel Reuzé a décidé de porter à son tour une pierre à l’édifice en réalisant cet « art du 9e Art » en compagnie de son mentor Scott Mcloud, sauf que tout ne va pas se passer comme prévu. Le personnage de McCloud qu’il utilise dans ses albums n’est pas libre de droit. Il va devoir partir pour laisser sa place à son cousin Scott McCrawd, lui aussi soi-disant grand spécialiste de la bédé. Ensemble, ils vont tout expliquer.

 

 

 

 

© Reuzé - Fluide glacial

 

 

                A l’occasion de la sortie du tome 2 de « Faut pas prendre les cons pour des gens », les éditions Fluide glacial profitent du succès de leur nouvelle star pour rééditer sous une nouvelle couverture cet album paru en 2017. Packaging refait à la manière des « Faut pas prendre… », l’auteur et l’éditeur ne cachent pas leur stratégie. Ils l’avouent même en couverture. Le ton est donné. On va apprendre des choses, mais surtout, on n’est pas là pour sortir les mouchoirs.

 

 

 

 

© Reuzé - Fluide glacial

 

 

                Reuzé traite de tous les sujets rarement décodés. Après un démarrage sur la genèse de la bande dessinée et l’étude du style, l’auteur brise les tabous : l’argent, les complots, les projets refusés, les métiers extravagants,… Reuzé n’y va pas par quatre chemins dans cette mise en abîme qui se moque des éditeurs, des auteurs, des lecteurs, ainsi que, nouveauté, des critiques. Pif et Hercule themselves vont vous apprendre à devenir critique de bédé sans bosser. Instructif et poilant.

 

 

 

 

© Reuzé - Fluide glacial

 

 

                Pour ceux qui en doutaient encore, la bande dessinée est réellement un art. Et Emmanuel Reuzé est un artiste de ce 9e Art, rayon humour. Prends garde à toi, Fabcaro, la relève est déjà là.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’art du 9e Art 

 

Genre : Humour didactique 

 

Scénario & Dessins : Emmanuel Reuzé 

 

Éditeur : Fluide glacial

 

Nombre de pages : 128 

 

Prix : 18,90 €

 

ISBN : 9791038201507



Publié le 01/11/2020.


Source : Bd-best


Trio pour un duo.  Les tuniques bleues 65 – L’envoyé spécial

« - 231… 232… 233… Tous ces morts, quelle boucherie !

Ils sont partis ?

Tiens, vous n’étiez pas mort ! 232, alors… Vous ne participez pas à la bataille ?

J’évite. Ce n’est pas très bon pour la santé, voyez-vous… Et franchement, j’ai la sensation qu’ils se débrouillent aussi bien sans moi. Je n’ai jamais vu la différence en tous cas… Au fait, vous êtes qui ? Un Sudiste ?

Pire. Un journaliste. »

 

 

 

 

 

 


                Sur le champ de bataille sur lequel vient de combattre le 22ème de cavalerie de l’armée yankee, William Howard Russel, journaliste britannique au Times, compte les morts. L’un d’eux vient de ressusciter. C’est Blutch ! Envoyé spécial pour son journal aux Etats-Unis afin de couvrir le conflit, Russel fait d’emblée connaissance avec LE soldat exemplaire des bleus. Pour être au plus près du conflit, le reporter va être escorté du caporal rebelle et, heureusement pour lui, de son zélé Sergent d’alter ego.

 

 

 

 

© Munuera, Beka, Sedyas - Dupuis

 

 

                Vous vous souvenez de l’histoire de l’album de Gaston numéro 5 qui n’existait pas et qui un jour a été publié ? Les tuniques bleues font une histoire du même type. Voici l’épisode 65, avant le numéro 64. Un bon moyen de tester ce qui pourrait être une nouvelle équipe pour prendre en mains la destinée de Blutch et Chesterfield.

 

 

 

 

© Munuera, Beka, Sedyas - Dupuis

 

 

Fin 2019, alors que Cauvin annonçait qu’il arrêterait de scénariser Les tuniques bleues après le soixante-quatrième, les Beka découvrent l’existence de William Russell, journaliste ayant couvert la guerre de Sécession. Ils en parlent avec le stakhanoviste Munuera qui participe au scénario et prend en charge le storyboard de cette aventure qui devait être dessinée par Lambil. Mais le dessinateur prenant son temps sur le dernier récit de son complice de toujours et Munuera étant frustré de ne laisser son storyboard dans d’autres mains, fussent-elles celles de Willy Lambil, le dessinateur espagnol s’est retrouvé adoubé par la maison Dupuis avant l’heure du passage de témoin. Munuera mixe son trait naturel à celui de la série pour un résultat élancé, comme dans Zorglub.

 

 

 

 

© Munuera, Beka, Sedyas - Dupuis

 

 

                Comme dans la plupart des albums de la série, et comme le faisaient Morris et Goscinny sur Lucky Luke, le couple Beka est parti d’un personnage et d’une anecdote authentique. Trois arcs narratifs composent l’histoire. Outre le principal explicité plus haut, on peut suivre l’histoire à travers les yeux de Daisy, directrice d’un orphelinat voué à l’abandon, et sous l’angle des généraux et de leurs manigances. Selon ces angles, Munuera assouplit ou rend plus réaliste son trait.

 

 

 

 

© Munuera, Beka, Sedyas - Dupuis

 

 

                On ne sait pas encore si le trio Beka/Munuera sera aux manettes des épisodes suivants. Ils le méritent amplement après ce coup d’essai. Espérons que la succession de Lambil et Cauvin se fera correctement et proprement, sans aller dans tous les sens à tort et à travers comme c’est le cas actuellement sur Spirou et Fantasio. Eviv sel seuqinut seuelb !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

© Munuera, Beka, Sedyas - Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les tuniques bleues

 

Tome : 65 – L’envoyé spécial

  

Genre : Aventure humoristique 

 

Scénario : Beka & Munuera 

 

Dessins : Munuera 

 

Couleurs : Sedyas 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 10,95  €

 

ISBN : 9791034747931

 



Publié le 31/10/2020.


Source : Bd-best


Il est interdit d’interdire.  L’Hutopie

« -  Luana, tu la seule qui puisse encore arrêter tout ça ! Luana, tu dois m’écouter !

- Je n’ai pas le temps !

- Ce projet d’interdire l’utilisation de la lettre H est une fausse bonne idée !

- On en a déjà discuté !

- Les conséquences seront catastrophiques.

- Tu vois tout en noir. » 

 

 

 

 

 


 

                Antoine et Luana ne sont plus vraiment sur la même longueur d’ondes. Après avoir mené deux ans plus tôt l’A Révolution qui a mis fin au régime totalitaire d’Averamiane, kommandeur des kommandeurs, les lendemains de lutte ne sont pas si simples que cela. Un système démocratique permettant à chacun de s’exprimer a été mis en place. Un bâtiment symbolique a été inauguré il y a tout juste un an. H de verre, s’y déroulent toutes les discussions transparentes politiques. On le nomme l’Hutopie. Forte du succès de ce symbole,  la population s’en est emparée et insère des H sur les devantures des magasins ou encore les slogans publicitaires. Les dirigeants voient le H leur échapper et souhaitent, Luana en tête, faire interdire l’utilisation de la lettre H afin d’éviter les abus. Mais en quoi des individus peuvent-ils s’arroger le H ? La guerre est déclarée dans le clan des révolutionnaires d’hier.

 

 

 

 

 © Ohazar, Tixier - Michel Lafon

 

 

                Jean-Christophe Tixier et Ohazar sont de retour un an et demi après L’A révolution. L’Hutopie n’est pas sa suite directe mais un one shot qui en découle. Les deux tomes peuvent se lire indépendamment mais il est clair que les lecteurs de la première partie y trouveront une dimension supplémentaire.

 

                Jean-Christophe Tixier est un écrivain. Nouvelles, Roman adulte et pièces radiophoniques sont autant de cordes à son arc. Mais c’est le roman jeunesse qui a fait son succès avec des séries comme Les initiés, Bienvenue au 50 ou encore Dix minutes dans la collection de polars Souris Noire. Il est venu à la bande dessinée à la demande d’Ohazar qui a créé l’univers de la série.

 

 

 

 

 © Ohazar, Tixier - Michel Lafon

 

 

                Après divers guides et autres albums humoristiques, Ohazar se lance dans la bande dessinée d’aventure. Avec L’A révolution et L’Hutopie, il créé une série dans une société dystopique avec laquelle les habitants doivent composer. Dans un graphisme souple à la frontière d’un dynamique trait « net », il se lance dans une série à étapes qui ne demanderait qu’à être développée en webtoon.

 

                L’A révolution et L’Hutopie montrent une société complexe dans laquelle toute solution ou toute réponse à une question en entraîne une nouvelle. Ainsi, si le pouvoir autocratique chute dans la première partie, y succéder est d’une extrême complexité. Napoléon est bien un produit dérivé de la révolution française. Des tensions apparaissent dans le groupe d’amis qui semblait indissociable. Est-ce que la désunion fera la force ?

 

 

 

 

 © Ohazar, Tixier - Michel Lafon

 

 

                L’A révolution et L’Hutopie, c’est une bande d’amis comme dans La brigade des cauchemars, confrontée à des problèmes sociétaux, comme dans Hunger Games. L’histoire pourrait se passer n’importe où et presque n’importe quand. Ohazar et Tixier y démontrent que la politique est l’affaire d’un peuple. Ils posent la difficile question de la reconstruction d’un régime après une chute. Dans ce Mai 68 puissance 10 2.0, Antoine et sa bande parviendront-ils à interdire d’interdire ?

 

                Le final pose des jalons de réflexion pour construire l’étape supplémentaire d’une histoire qui deviendrait un triptyque. Alors pourquoi pas un Artist-X pour conclure et assurer aux héros une liberté de pensée ?

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’Hutopie

 

Genre : Aventure révolutionnaire 

 

Scénario : Jean-Christophe Tixier 

 

Dessins & Couleurs : Ohazar 

 

Éditeur : Michel Lafon

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782749942483

 



Publié le 30/10/2020.


Source : Bd-best


Voici la clef pour le cas où...  La boîte à musique 4 - La mystérieuse disparition

« - Que se passe-t-il, ma chérie ?

- Regarde ça : tu sais d’où elle vient ?! Enfin… surtout ce qu’elle ouvre !

- Fais-moi voir ça ! Non, je ne sais pas ce qu’elle peut ouvrir ! En tout cas, elle est jolie ! Où l’as-tu trouvée ?

- Dans… le carton que j’ai descendu à la cave… Il est tombé ! C’était dans les affaires de… Maman ! »

 

 

 

 

 

 

 

                En descendant à la cave des cartons contenant les affaires de sa mère disparue, Nola trouve une étrange clef. Elle ressemble à un dessin qu’a laissé sa maman dans un cahier. A quoi peut-elle bien servir ? Une seule façon de le savoir : retourner à Pandorient. Un peu de poudre de camouflage, une main sur la boîte à musique, et c’est reparti pour le monde parallèle. Mathilda saura-t-elle lui dire comment utiliser cette clef ? Igor et Andréa ne manqueront pas d’aider Nola dans sa quête, surtout qu’ils vont avoir une nouvelle énigme à résoudre.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

                Nola continue à apprendre à vivre sans Annah, sa maman. Carbone aborde de manière frontale le thème du deuil, tout en douceur et en délicatesse. Ranger des cartons, vider une penderie, ce ne sont pas des choses anodines quelques mois après une disparition. Carbone gère impeccablement les sentiments de Nola. Les moments tristes ne sont jamais larmoyants mais toujours porteurs d’espoir. La boîte à musique est une série qui n’a rien de plombant. Elle reste de l’aventure jeunesse, un feuilleton mystérieux, drôle et fantastique.

                Carbone développe le monde de Pandorient en introduisant de nouveaux personnages, comme ici Willow, une copine d’Igor et Andréa, dont la prof de musique disparaît. La scénariste est aussi une inventrice qui aurait laissé Gaston pantois. Elle imagine le Muzenol, un instrument de musique zen, et un collier de liaison, permettant de communiquer sans qu’on ait besoin de le recharger comme un smartphone qui se vide en une demi-journée.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

                Gijé met en image les mots de Carbone comme si ses dessins étaient des notes sur une portée musicale. On ressent dans son graphisme le plaisir qu’il a à illustrer cette histoire. La palme de cet épisode revient à Karl, le monstrueux voisin de la prof de musique inspiré par les yokaïs et qui a velu au journal de Spirou une de ses meilleures couvertures de l’année.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

                Saluons enfin la maquette de la série. Les couvertures sont dans une unité tout simplement magnifique.

 

                La boîte à musique ne va pas tarder à devenir pour la bande dessinée ce que sont les mélodies des plus grands compositeurs : classique !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La boîte à musique

 

Tome : 4 - La mystérieuse disparition

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Carbone

 

Dessins & Couleurs : Gijé

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 979103473

 



Publié le 30/10/2020.


Source : Bd-best


Zens, restons zens.  Les profs 23 - Heure de cool

« -  Tu as 16.

- Quoi ? C’est pas vrai ?

- Il faut que tu…

- Wouuuuuu ! Ouais ! 16 ! 16 ! Tu le crois, ça ?

- Sususususuper.

- Oh ! Faut que j’appelle ma mère ! Elle va pas en revenir ! Maman ! T’es assise ? J’ai eu 16 ! Oui oui, t’as bien entendu ! 16, c’est un truc de dingue ! Yeees !!!

- Vous lui avez filé quoi, à Boulard ?

- Rien. J’ai juste pris sa tension ! »

 

 

 

 

 

 

 


                Quand Boulard ramène un 16, on se demande dans quelle matière cela peut bien être. Peu importe, ce qui compte, c’est le résultat. Le lycéen non confiné est de retour avec ses profs préférés. Ces derniers vont encore avoir du fil à retordre, non seulement avec les élèves, mais aussi avec l’institution. Quand Madame la proviseur décide de filmer les cours pour booster les profs avec des Like, est-ce vraiment une bonne idée ? On est au XXIème siècle mais tout progrès technologique est-il bon à prendre ? Côté administratif, au contraire, à part des changements de sigles, on est encore au temps des cavernes. Ce n’est pas Nadine, agent du rectorat, qui nous contredira. La réforme du bac est bien évidemment au rendez-vous, ainsi qu’une nouvelle élève, Louise, dont la tante n’est pas n’importe qui.

 

 

 

 

© Léturgie, Erroc, Sti, Guénard - Bamboo

 

 

                Avec la réalité de l’Education Nationale, il vaut mieux relativiser. Professeurs, c’est ce que vous apprennent à faire les auteurs de cette série qui, après vingt-trois albums et deux hors-séries (Les Profs refont l’Histoire et L’album des 20 ans), est toujours aussi marrante, poilante, bidonnante… et réaliste. Les auteurs n’inventent rien, ou pas grand-chose. Ils se contentent, et c’est déjà beaucoup, de distordre la réalité. Que l’on soit dans le sérail ou pas, le résultat est tout aussi efficace. On a de toutes manières tous été  sur les bancs d’un collège, et pour certains d’un lycée, qui avait forcément quelque chose du Lycée Fanfaron. Et une bonne partie des lecteurs y sont encore.

 

 

 

 

© Léturgie, Erroc, Sti, Guénard - Bamboo

 

 

                Sti et Erroc rivalisent d’inventivité pour coller au plus près d’une réalité. Ils semblent connaître tous les méandres de l’Education Nationale car tous les arcanes sont dévoilés, de la vie du remplaçant sauveur pédagogique à celle de l’agent d’entretien des espaces verts du lycée.

                Léturgie en est à son sixième album. Il est à présent totalement émancipé du graphisme de Pica. Son trait est assoupli pour un dynamisme renforcé.

 

 

 

 

© Léturgie, Erroc, Sti, Guénard - Bamboo

 

 

                L’album se clôt par un cahier d’illustrations : Les profs se confinent et se déconfinent ! Composé de dessins de Léturgie et de Pica, il démontre que les profs ont continué à travailler pendant la crise de la Covid-19. On n’est pas des planqués !

 

                Les profs tome 23, c’est la garantie d’heures de colles pour certains, d’heures de cool pour d’autres, et surtout d’heures de rire pour tous.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les profs

 

Tome : 23 - Heure de cool

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Erroc & Sti 

 

Dessins : Simon Léturgie 

 

Couleurs : Jacqueline Guénard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818975961

 



Publié le 29/10/2020.


Source : Bd-best


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