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Une petite perfusion ?  Vampire State Building 1

 

 

« - Ah, ils sont là ! Je les ai trouvés !

- Hello, beau gosse ! Tu n’as pas mis ton uniforme ? Tu sais pourtant que ça fait craquer les filles !

- Euh… Rachel, je suis mécano, pas chez les Marines…

- Dites bonjour au héros du jour !

- Mon pote, si tu attends que je te serre dans mes bras, tu peux crever ! Tu me laisses trop dans la merde pour la coloc…

- Viens là, Terry ! On voulait que tu admires une dernière fois ce que tu lâches, le pays où tous les rêves se réalisent. »

 

 

 

 

 

 

Du haut de l'Empire State Building, ce ne sont pas les rêves de ces jeunes américains qui vont se réaliser, mais plutôt leurs cauchemars. Le coucher de soleil qu’ils admirent du haut du quatre-vingt-sixième étage du gratte-ciel qui a été le plus élevé du monde jusqu’en 1967 va être, pour certains d’entre eux, le dernier. L’immeuble ne va pas tarder à être envahi par une horde de zombies-vampires assoiffés de sang venus pour vénérer leur maître.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

Le cinéma a ses films d’art et d’essai et ses blockbusters, ses films engagés ou intimistes et ses comédies grand public ou histoires pleines d’action, d’aventures et de castagne. En BD, c’est pareil. Vampire State Building surfe dans la dernière catégorie. On n’est pas là pour réfléchir, on est là pour passer un bon petit moment, se vider l’esprit en mangeant du pop corn. Dans cette option, Vampire State Building est ultra efficace.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

Le duo Ange et Patrick Renault appliquent la recette du survival, si tant est qu’il y en ait une, avec un savoir-faire méticuleux. Sans aucune longueur, sans aucun ennui, les scènes d’action alternent avec les respirations. Pour autant, les scénaristes ne nous invitent pas à une simple course poursuite à huis-clos. Les vampires ont un but. Le massacre n’est pas innocent. En filigrane, les auteurs décrivent une Amérique rongée par les attentats à répétition, celle des Etats-Unis post 9-11, où depuis cette date, rien n’a été et rien ne sera plus jamais comme avant.

 

Qui mieux que Charlie Adlard pouvait mettre en scène cette apocalypse ? Certes, le dessinateur américain est dans ses chaussons, mais on découvre ici son trait enrobé des couleurs très Comics de Sébastien Gérard. Le graphisme du dessinateur de Walking Dead supporte très bien cet enrobage qui lui donne un relief supplémentaire.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

La couverture est aussi simple que puissante. Surmontée d’un logo original, la main ensanglantée d’un vampire semble entrouvrir une porte vers l’horreur.

 

L’association internationale des auteurs engendre un album hybride « FranComics » qui se lit à la vitesse de l’action, sans pouvoir le refermer, et dont on attend la suite avec frustration comme dans toute bonne série télévisée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Vampire State Building

 

Tome : 1

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Renault & Ange

 

Dessins : Adlard

 

Couleurs : Gérard

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302075450

 



Publié le 05/06/2019.


Source : Bd-best


Femmes au bord de la crise de rire.  Mamma Mia 1 - La famille à dames

 

 

« - C’est gentil de nous accepter chez toi, mamie !

- Bah… Après la mort de ton grand-père, il y a de la place. Et puis tu m’as dit que c’était pour pas longtemps.

- Oui, juste le temps de retrouver un travail stable !

- Et voici donc notre petite Emma qui a bien grandi.

- Tu sens pas bon ! Surtout de la bouche ! »

 

 

 

 

 

 

                 Emma et sa maman Aurélie viennent emménager chez Marie, la grand-mère de cette dernière. Mais voilà que débarque Sophie, la mère d’Aurélie, en transit pour une durée indéterminée après son retour du Brésil. Les quatre drôles de dames vont cohabiter pour le meilleur et pour le pire. Vous ne connaissiez pas les conflits de générations ? Avec cette quadruple dose, vous allez le comprendre. Et si à ces filles, on en ajoute une cinquième en la personne de Kim, la poupée d’Emma, on obtient, avec les réflexions de sa propriétaire, la cerise sur le gâteau.

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

Chacune a sa propre personnalité. La mamie est le prototype de l’(arrière-)grand-mère qui a envie de profiter de ses copines et de ses activités : club du troisième âge, sorties entre amies,… Sophie est la femme fatale qui n’a pas vu qu’elle a pris de l’âge. Elle cherche sans cesse à séduire. C’est sans conteste la plus drôle de la bande. Elle s’occupe de sa petite fille, mais,, comme elle ne s’est jamais occupée de sa propre fille, elle découvre le métier. Aurélie a les préoccupations de la jeune mère de famille qui cherche n’importe quel job qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa progéniture. Elle a du mal à tout gérer et peine à se faire aider. Quant à la petite Emma, elle commande, observe et commente. Ne serait-ce pas elle la seule adulte de la famille ?

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

Lewis Trondheim, l’homme aux plus de 160 albums, créé un petit monde attachant. Caricature originale d’une famille du XXIème siècle, Mamma Mia est une bande dessinée résolument dans l’air du temps. Trondheim est un fin observateur. Les gags sont si drôles et si vrais. Une bonne dose de tendresse rend le tout émouvant, avec des situations qui peuvent même parfois tirer une petite larme.

 

Obion, connu pour être le roi du calembour dans Spirou avec ses Ob’sessions, a un graphisme que l’on pourrait situer à mi-chemin entre celui de Nob et celui de Trondheim lui-même. Il permet de crédibiliser tout type de situation, amusante ou touchante. Ses cases sans cadre sont mises en évidence par des couleurs évanescentes.

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

A ranger à côté de Dad, Mamma Mia est une série qui plaira à toute la famille et où chacun pourra se reconnaître en quelqu’un. Même les garçons ! Oui, Madame.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Mamma Mia

 

Tomes : 1 - La famille à dames

 

Genre : Humour familial

 

Scénario : Trondheim

 

Dessins & Couleurs : Obion

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 97910

 



Publié le 05/06/2019.


Source : Bd-best


Remake de Seuls sauce animale.  Les cinq sans maîtres 1

 

 

 

« - Maî-Maître ! Maî-Maître ! J’ai fini ! ‘Pouvez ouvrir ! J’ai balisé le périmètre !

- ‘Te fatigue pas, ils ne sont plus là !

-  Qu… Qui ça « ils » ?

- Tous ! Tes maî-maîtres, tes pas maî-maîtres, les hommes, quoi !... Pouf ! Disparu !

- Mheuuu non ! Le mien est juste aux toilettes en train de baliser son périmètre ! Ou alors il me prépare mes biskits… avec les restes de jambon et du gras de saucisse… Hmmm ! J’adooore ça !!!

- Tu as déjà vu cette place vide, toi ? Avec les copains, on vient de faire le tour de la ville. Y a plus d’hommes ! Fini ! Plus un seul !

- Quoi !!!

- On est enfin débarrassés d’eux ! La vraie vie va pouvoir commencer, mon toutou ! Une vie de liberté ! Sans ces satanés humains, ça va être la belle vie ! Y’a plus personne pour nous prendre la tête. »

 

 

 

 

 

 

Paris semble vidée de tous ses humains. Les animaux sont les seuls êtres vivants occupant les rues. Si pour certains, cet élan de liberté leur donne des ailes, pour d’autres, la situation est plutôt angoissante.

 

Un bouledogue, un pigeon, une vache, un sanglier et une chatte de bonne famille vont devoir apprendre à survivre dans un monde qui retourne à l’état sauvage. Ils devront se méfier des dangereuses rencontres s’ils veulent s’en sortir. Mais bon sang, où sont donc passés les hommes ?

 

 

 

 

© Jitéry, Cazenove, Karinka, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

 

En proposant un pitch de départ qui immanquablement fait penser à la série Seuls de Gazzotti et Vehlmann, les scénaristes Cazenove et Karinka prenaient un gros risque. Mais en y insufflant une plus grosse dose de La ferme des animaux de George Orwell que de Sa majesté des mouches de William Golding, ils emmènent le récit dans une toute autre direction. Ce club des cinq à l’allure de musiciens de Brême peut-il survivre sans les humains ? Et sans les hommes, l’instinct sauvage des animaux va-t-il prendre le dessus ? L’ombre de Macherot plane également sur cette histoire dans laquelle l’humour cache une cruauté non feinte.

 

 

 

 

© Jitéry, Cazenove, Karinka, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

 

Les dialogues, très travaillés, versent dans le Audiard. Faut pas prendre les animaux flingueurs du bon Dieu pour des canards sauvages ! La répartie est de mise. En plaçant l’action dans la capitale, les auteurs peuvent jouer avec la gouaille du Titi parisien.

 

 

 

 

© Jitéry, Cazenove, Karinka, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

 

Jitéry a réalisé un travail de dingue sur cet album. Son graphisme est de la veine de la toute première version de Billy-the-Cat qu’ont publié Colman et Desberg en 1982 dans Spirou. Dynamique, nerveux, voire cruel, le trait du dessinateur fait claquer l’histoire. Question décors, du Louvre au Sacré-Cœur, des toits de Paris aux ponts sur la Seine, Jitéry s’est appliqué à restituer les différents lieux de la ville.

 

C’est nouveau, c’est frais, c’est bien. Avec Les cinq sans maîtres, Bamboo invente le concept du thriller animalier post-apocalyptique.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les cinq sans maîtres

 

Tome : 1

 

Genre : Aventure animalière

 

Scénario : Cazenove & Karinka

 

Dessins : Jitéry

 

Couleurs : Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966044

 



Publié le 04/06/2019.


Source : Bd-best


Un menu qui manque un peu de saveur.  Étoilé 3 - Chariot de desserts

 

 

« - On a été inspectés.

- Quoi ?? Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?

- Le service était parfait. Je ne voulais pas te stresser, t’as l’air ailleurs en ce moment...»

 

 

 

 

 

 

                 Aidée par la cheffe Nicole, Paula compte bien récupérer l’étoile perdue avec le départ de Samuel, débauché par un homme d’affaires pour son restaurant de luxe. La guerre est ouverte. Mais encore plus que culinaire, c’est un affrontement psychologique qui  est au cœur de la vie des ex-amoureux et de tous ceux qui travaillent autour d’eux.

 

 

 

 

© Brahy, Lehericey, Desmarès, Denoulet - Dupuis

 

 

Le scénario d’Etoilé repose sur une idée originale qui avait tout pour être un succès. Pourtant, il s’avère que sur ce plat si alléchant l’assaisonnement a été un peu oublié. C’est dommage. Comme une salade sans vinaigrette, comme un maquereau sans vin blanc, comme une sardine sans huile, Etoilé manque de saveur.

 

Le talent de Luc Brahy n’aura pas suffit à pallier à l’absence de scénario de cette mini-série prometteuse. Avec tout le respect que l’on doit aux scénaristes, il manque cruellement le savoir-faire d’un Corbeyran. En particulier dans cette conclusion, ce « chariot de desserts », les scènes se succèdent abruptement si bien qu’on en oublie l’argument principal de la trilogie, comme u repas dans lequel les plats se succèderaient les uns à la suite des autres sans réel concept culinaire.

 

 

 

 

© Brahy, Lehericey, Desmarès, Denoulet - Dupuis

 

 

Les états d’âme des personnages prennent trop de place par rapport à l’intrigue. On se croirait parfois dans Grey’s anatomy, sauf que dans Grey’s Anatomy ça marche parce que la série est installée sur la longueur.

 

Considérons cette mini-série comme un galop d’essai pour leurs auteurs. Avec le tournemain d’un Philippe Etchebest de la BD (looking Cauchemar en cuisine), ils pourront rebondir. Quant à Luc Brahy, le dessinateur est maintenant confirmé. Il ne lui manque plus qu’à trouver son XIII ou son Largo Winch pour asseoir sa légitimité.

 

 

 

 

© Brahy, Lehericey, Desmarès, Denoulet - Dupuis

 

 

Comme dans tout art, culinaire ou pas, les goûts et les couleurs ne se discutant pas, souhaitons à Etoilé de trouver et d’accueillir ses clients.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Etoilé

 

Tome : 3 - Chariot de desserts

 

Genre : Thriller culinaire

 

Scénario : Lehericey & Desmarès

 

Dessins : Brahy

 

Couleurs : Denoulet

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 52

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034733521

 



Publié le 04/06/2019.


Source : Bd-best


Hollywood a trouvé sa vedette.  El Chipo

 

 

« - Alors, jeune homme, qu’est-ce qui vous fait penser que vous pourriez convenir ?

- Eh bien… La sociologie relative a mis en exergue l’interchangeabilité du notionnel et la prédominance iconographique du décorum sur le vivant. Comme le prouve le récent engouement pour l’anonymisation héroïque d’ailleurs…

- Hein ?

- Les justiciers masqués.

- On peut même dire que le transludisme de l’être dans sa représentation médiatique sacralise l’accessoire. De fait, l’universalité de l’imagerie pop…

- En clair ?

‘ En clair ? Euh… Mettez des plumes à n’importe qui et tout le monde verra un indien. »

 


 

 

 

                 El Chipo est comédien. M. Gottferdom le reçoit en entretien d’embauche. En effet, c’est la panique dans les bureaux californiens de la Subway Indian Meyer TM. L’acteur principal de la nouvelle superproduction en tournage est en garde à vue pour détention, usage et promotion de stupéfiants. Le réalisateur, quant à lui, vient d’être arrêté pour attentat à la pudeur. Et pour le reste de l’équipe de production, ce n’est pas la panacée non plus. Toujours est-il que pour l’instant, il est urgent de trouver l’acteur qui pourra remplacer la vedette. Et pour cela, qui mieux que El Chipo pourrait faire l’affaire ? El Chipo, est une saucisse, c’est une doublure confirmé. A son tour à présent d’être dans la lumière.

 

 

 

 

© Witko - Delcourt

 

 

 

Il y a des OVNI qui tournent dans le ciel et il y a les OVNI qui se lisent. El Chipo est de ceux là. Voici un album qui ne ressemble à aucun autre, à rien de ce qu’on avait pu lire jusqu’ici. Voilà une histoire avec un héros formidable, épatant, exceptionnel : une saucisse, autrement dit une chipolata, mais tout le monde l’appelle El Chipo.

 

Witko signe un album jouissif, l’un des plus drôles de ces dernières années. L’auteur promène sa saucisse tout au long de son aventure. C’est si bien fait qu’on en oublie sa condition… jusqu’au moment où, par un émouvant flash-back, l’auteur raconte comment son héros en est arrivé là. Et l’on y croit ! On le prendrait même au sérieux, le bougre.

 

 

 

 

© Witko - Delcourt

 

 

 

Les gags en quatre cases forment un récit qui se déroule et met en boîte non seulement l’industrie cinématographique, mais aussi l’Amérique des soixante dernières années, de la guerre du Vietnam à la moumoute de Donald Trump.

 

Des tableaux parodiques mettent en scène El Chipo sur des couvertures d’albums ou des affiches de cinéma. L’indien des Village People, c’était lui. Sur le célèbre tableau Nighthawks d’Edward Hopper, c’était aussi lui. Sur le lit de Pulp Fiction et sur le banc de Forrest Gump, encore lui. Et les affiches publicitaires de Monsieur Propre ou de Banania? Toujours lui.

 

 

 

 

© Witko - Delcourt

 

 

 

Avec El Chipo, la collection Pataquès des éditions Delcourt propose un barbecue de franche rigolade. Attention à ne pas faire tomber la saucisse entre les grilles.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

One shot : El Chipo

 

Genre : Humour déjanté

 

Scénario, dessins & couleurs : Witko

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 978243012429

 



Publié le 03/06/2019.


Source : Bd-best


Une série qui a réussi son virage.  Mélusine 27 – La guerre sans magie

 

 

« - Eh ben ? Ça marche pas ?

- Nous… Nous n’avons plus de magie ?

- Mais comment ?

- Regardez ! C’est la même chose chez l’ennemi !!

- Plus de magie ?

- ça veut dire qu’on va devoir reprendre les bonnes vieilles méthodes... »

 

 

 

 

 

 

                 Mais que se passe-t-il sur le champ de bataille qui voit s’affronter les hordes de sorciers et les fées en furie ? Il semble bien que la magie n’opère plus chez eux, quelque soit leur camp. Les fantômes prennent le pas et sèment le trouble. Liés aux lieux qu’ils hantent par des actes notariés, ils font figure d’occupants dans ce monde où la résistance va devoir s’organiser. Kaspar, le père sorcier de Mélusine, et Sigrid, sa mère fée, les meilleurs ennemis, vont se trouver embastillées. Notre sorcière et sa sœur Mélisande vont-elles réussir à les libérer et à sortir le monde du chaos dans lequel il se dirige inéluctablement ?

 

 

 

 

© Clarke, Cerise - Dupuis

 

 

 

Avec des personnages secondaires comme Mathys et son père, gourous africains, ou Ping Hao et son peuple de samouraïs, cette aventure de l’univers de Mélusine s’érige en tour de Babel d’un monde magique.

 

Ce qui est fantastique sous le crayon de Clarke, c’est que tout semble simple. Et pourtant, ses décors dépouillés cachent des points de vue et des structures de dessin pas si évidentes. Trois arbres esquissés et la forêt est impénétrable. Un château posé sur un promontoire rocheux et la visite peut commencer.

 

 

 

 

© Clarke, Cerise - Dupuis

 

 

Mélusine n’est malheureusement plus prépubliée dans le journal Spirou. Elle y aurait toute sa place et a toute la force pour en être un pilier.

 

Depuis que Clarke est seul aux commandes de la série, l’auteur a entamé une lente mutation qui semble se terminer, mais pas se conclure, avec cet album. Comme si la petite fée Mélusine était pendant cette transition sortie de sa chrysalide et qu’elle allait devenir l’héroïne d’une grande saga. Ce qui est sûr, c’est qu’après cet épisode-ci, Mélusine ne sera plus jamais comme avant. On voyait bien cela poindre, notamment depuis la mort de Cancrelune. Le lecteur découvrira à la fin de cette histoire que, depuis quelques albums, Clarke plaçait les pions sur son échiquier. Mine de rien, l’auteur est en train d’écrire son p’tit Seigneur des anneaux.

 

 

 

 

© Clarke, Cerise - Dupuis

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Mélusine

 

Tome : 27 – La guerre sans magie

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario & dessins : Clarke

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034736881

 

 



Publié le 03/06/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4234 -  5 Juin 2019

 

 

 

Spécial OuBaPo – 28 auteurs relèvent 5 défis en bande dessinée.

 

 

 

 

 

 

 

            Etienne Lécroart est un auteur exceptionnel. C’est le pape du défi en bande dessinée. Il adapte depuis des années le concept de l’OuLiPo (ouvroir de littérature potentielle) au neuvième art. Il s’agit de créer des histoires en s’imposant des contraintes comme faire réaliser un strip à plusieurs auteurs avec la dernière case imposée, inclure des cases entre d’autres, récupérer une case dans un strip pour en créer un nouveau, et bien d’autres... C’est à cet exercice de style qu’est consacré le journal de cette semaine. Et ça commence dès la couverture sur laquelle, à y regarder de près, la tête de Spirou n’est pas une tête de Spirou.    

 

            Et pour les abonnés, un défi OuBaPo supplémentaire entre Thierry Martin et les Jouvray leur est offert.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Lécroart, Pic, Alfred, Libon – Dupuis 

 

 

 

Défis Oubapo :

 

Final imposé (Lécroart, Nicoby, Jousselin, Ayroles, Thiriet, Libon, Parrondo, Delisle)

L’inoculation (Pic, Alfred, Libon, Erre, Nix, Collin)

L’aveuglette (Dairin, Sti, Dutreix, Isa)

L’emprunt (Madaule, Bataillon, Bianco, Frantz Hofmann, Pourquié, Munuera)

La centrifuge (Deligne, Simon, Henriet, Spiessert, Floris)

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Imbattable : Le passe-temps de la factrice

Mort et déterré : Un cadavre en cavale

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Récit complet :

 

Marc & Pep (Nicoby)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Trondheim

En direct du futur : Tif et Tondu par Blutch

Interview : Lécroart

Jeu : Le générateur SpirOubapo (Surcouf)

Spirou et moi : Stéphane Fert

 

 

Supplément abonnés :

Défi Oubapo : Le double aveugle (Martin, Jouvray)

 

 

 

En kiosques et librairies le 5 juin 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 02/06/2019.


Source : Bd-best


Livre didactique pour enfants à partir de 6 ans. La famille Blaireau-Renard T.2 Les arbres.

 

-          Oh regardez !

 

-          C’est fou ! L’arbre est en train de repousser.

 

-          Comment il peut encore avoir de la force ?

 

-          Il le veut. Ca suffit

 

 

 

 

Série issue de l’imagination de Brigitte Luciani (scénariste) et d’Ève Tharlet (dessinatrice), « La Famille Blaireau-Renard » existe depuis de nombreuses années sous le titre « Monsieur Blaireau et Madame Renarde ».

 

 

 

 

 

© Luciani – Tharlet  - Dargaud 

 

Dans le premier livre, Madame Renarde et sa fille pénètrent dans le terrier occupé par Monsieur Blaireau et ses trois enfants. Commence une cohabitation entre les deux familles.

 

 

 

 

 

© Luciani – Tharlet  - Dargaud

 

Cette série jeunesse a connu un succès international. Quinze éditions étrangères, encouragée par l’Éducation Nationale Française, la série a connu en 2018 une adaptation télévisée diffusée sur France 5 et la RTBF sous le nom "La Famille Blaireau-Renard". En parallèle, un premier tome à vocation didactique traitant des émotions était paru en août 2018.

 

 

 

 

 

© Luciani – Tharlet  - Dargaud

 

 

Cette année, l’aventure se poursuit avec les Éditions Dargaud nous proposant de retrouver les mêmes personnages traitant cette fois une thématique nature, plus particulièrement orientée vers les arbres. Notre famille recomposée part en balade dans la forêt à la recherche de champignons. La découverte d’une souche d’arbre reprenant vie va entrainer nos amis vers une leçon didactique concernant l’existence et l’utilité des arbres.

 

 

 

 

© Luciani – Tharlet  - Dargaud

 

 

La collaboration entre les deux jeunes femmes est extraordinaire, elles sont tout à fait complémentaires. Les textes composés de mots simples et de phrases courtes sont facilement accessibles pour les enfants. Les illustrations portent le projet vers le firmament de la perfection. Les planches didactiques complémentaires sont tout à fait équilibrées et précises sans paraître ni rébarbatives, ni scolaires.

 

 

 

 

© Luciani – Tharlet  - Dargaud – JJ Procureur

 

 

C’est un livre plus particulièrement destiné aux enfants, mais beaucoup d’adultes vont tomber sous le charme de la (re)découverte des beautés de la nature.

 

 

 

 

 

 

À se procurer d’urgence afin de le lire à voix haute à vos enfants et petits-enfants.

 

 

 

 

 

 

À signaler pour nos amis belges, l’exposition d’une sélection de planches originales illustrant le talent des auteures se tenant actuellement dans la Gallery du Musée de la BD situé au 20 Rue des sables à 1000 Bruxelles. (Exposition accessible jusqu’au 16 juin 2019).

 

Haubruge Alain.

 

Série : La famille Blaireau-Renard

 

Tome : 2. Les arbres 


Genre : Aventure didactique animalière

 

Scénario : Brigitte Luciani

 

Dessins & Couleurs : Ève Tharlet

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 9,99 €

 

EAN : 9782205077858

 

ISBN : 9782745995001



Publié le 02/06/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4233 -  29 Mai 2019

 

 

 

 

Comme des bêtes ! La nouvelle série au poil 

 

 

 

 

 

 

            Après les Minions, une deuxième série dérivée d’un long métrage de cinéma débarque dans les pages du journal. Comme pour les petits bonshommes jaunes, il ne s’agit pas d’une adaptation, mais d’une création. Goum et Lapuss s’en sortent très bien et évitent le piège de l’album « alimentaire » que l’on voit trop souvent en bande dessinée.

 

            Les abonnés ont droit à de très sympas autocollants Frnck sur lesquels les hommes préhistos découvrent le portable de leur hôte.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Cossu, Bocquet – Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Imbattable : Le passe-temps de la factrice

Mort et déterré : Un cadavre en cavale

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Cramés

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Lambil & Cauvin

En direct du futur : Zombillenium

Interview : Lapuss & Goum

Jeu : Le mercredi de Crapule (Bataillon)

Leçon de BD (la) : Neidhardt

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants Frnck

 

 

 

En kiosques et librairies le 29 mai 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 27/05/2019.


Source : Bd-best


Que la bande dessinée animalière est puissante !  Le veilleur des brumes 2 - Un monde sans ténèbres

« - Ben alors, Monsieur Je-sais-tout, je croyais qu’il n’y avait pas de vie en dehors du val-de-l’aube.

- Bienvenue à Crapauville, neveux et nièce !

- Ouah…

- C’est la ville la plus industrialisée du monde !

- Incrotable !

- J’ai jamais rien vu de pareil…

- Regardez tous ces gens.

- Le veilleur des brumes doit être balèze. »

 

 

 

 

 

 

Pierre, le petit cochon, Roxane, sa copine renarde, et Roland, l’hippopotame découvrent un monde inexploré. Ils pensaient qu’au-delà de leur contrée, il n’y avait que les ténèbres. Ils viennent de découvrir un barrage identique au leur, avec des êtres vivants. Cela contredit tout ce qu’on leur avait enseigné sur leur monde. Vince, le lézard foufou, leur ouvre les yeux. C’est le cas de le dire… Comprenne qui lira. Outre Crapauville, ils vont découvrir plusieurs communautés : castors, louves, taupes, avant d’affronter le pire des dangers.

 

 

 

 

© Tsutsumi, Kondo – Grafiteen

 

 

Tirée du court métrage nommé aux Oscars en 2015 The Dam Keeper (littéralement Le gardien de barrage), on y retrouve toute l’intelligence, tout le savoir-faire et toute la sensibilité qui ont fait le succès des studios Pixar dont sont issus les deux auteurs. Ce petit film de 18 minutes est visible sur Dailymotion : https://www.dailymotion.com/video/x4d76pc

 

 

 

 

© Tsutsumi, Kondo – Grafiteen

 

 

La série dépasse le cadre de ce court métrage pour développer un univers riche et sensible.

 

Tel que pour une série de mangas, c’est un véritable pool d’auteurs qui est aux commandes de cette petite merveille. Le scénariste Robert Kondo et le dessinateur Daisuke « Dice » Tsutsumi sont accompagnés d’un agent-producteur, un directeur artistique, trois créateurs, cinq créateurs-graphistes, un graphiste et trois producteurs. Est-ce que cela annonce un développement plus étendu qu’une simple BD ? L’avenir nous le dira.

 

 

 

 

© Tsutsumi, Kondo – Grafiteen

 

 

Kondo ne se contente pas d’écrire une histoire d’animaux. Depuis Calvo et autres Macherot, la bande dessinée animalière a montré sa puissance et sa force. Sous des apparences futiles, elle traite de sujets graves, voire épineux. Le veilleur des brumes ne déroge pas à la règle. Le sujet fondamental en est le deuil. Comment découvre-ton le monde réel une fois que l’on a perdu ses parents, béquilles qui nous protégeaient ? Avant, avions-nous une vision objective et vraie de ce qui nous entoure ? Le chemin de Pierre est celui que l’on fait tous. Accompagné par ce petit cochon, le lecteur comprend entre les lignes l’inéluctabilité de la route de vie de tout un chacun et la nécessité d’y avancer.

 

Mais ne vous y trompez pas. L’histoire n’est pour autant pas du tout plombante. C’est aussi une aventure, avec sa dose d’humour, de suspens et de sentiments. Avec un final digne d’un blockbuster, l

 

 

 

 

© Tsutsumi, Kondo – Grafiteen

 

 

Avec un graphisme pastel non détouré, Tsutsumi embarque tout le monde dans le monde de Pierre. Les protagonistes sont d’une précision sentimentale incroyable. Quand par exemple, un adorable animal que l’on rêverait d’avoir comme doudou s’avère être un monstre d’une cruauté sanguinaire, ou bien  lorsque les yeux d’un lézard ne sont pas ce que l’on croît et que cela change tout le rapport que l’on a au personnage, il faut être sévèrement doué pour le faire ressentir.

 

Le veilleur des brumes devait au départ être un diptyque. La série s’allonge pour notre plus grand bonheur.

 

 

Une préquelle au Veilleur des brumes intitulée Le cochon, le renard et le moulin, destinée à un public plus jeune est sortie au cinéma au mois de mars dernier. Voici la bande annonce :

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Titre : Le veilleur des brumes

 

Tome : 2 - Un monde sans ténèbres

 

Genre : Aventure fantastique animalière

 

Scénario : Kondo

 

Dessins & Couleurs : Tsutsumi

 

Éditeur : Grafiteen

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782745995001



Publié le 25/05/2019.


Source : Bd-best


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