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Lucky Luke fête ses 75 ans chez Seed Factory

 

 

 

À l’occasion du 75e anniversaire de Lucky Luke, la Maison de l’Image s’est transformée en  Saloon de Seed Factory. Différents dessinateurs du nord et du sud du pays ainsi que de l’autre côté de nos frontières s’y sont retrouvés afin de rendre hommage à Morris. L’exposition de leurs œuvres débutera à partir du 14 octobre jusqu’au 27 décembre 2021.

 

 

L’équipe de Bd Best était présente à l’inauguration de celle-ci et vous propose d'en revivre quelques moments au moyen du diaporama ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exposition du 14 octobre jusqu’au 27 décembre 2021

Ouvert du lundi au vendredi de 09 h à 17 h

Maison de l’Image « Seed Factory »

Avenue des Volontaires 19

1160 Bruxelles

Tel:+32 2 7434720

Entrée gratuite

 

 

L'équipe de Bd Best

 

 




Publié le 16/10/2021.


Source : Bd-best


Un cadavre bien convoité.  Undertaker  6 - Salvaje

 

« - Joséphine, vous m’avez demandé l’impossible, le voilà avec moi ! Je suis de retour avec Caleb ! Et je me félicite d’avoir aussi captu…

-   Taisez-vous… J’ai besoin de me concentrer. Je serais bien venue vous accueillir à la gare, Sid, mais je dois finir la fresque avant que l’on expose le cercueil ici.

-   Laissez-moi vous aider.

-   Allons, Sid ! Vous savez bien que je n’aime pas que vous me touchiez avec vos mains !

-   Pardonnez-moi… Sans doute la capture de l’apache le plus recherché de tout l’Arizona me fait perdre la tête. On… On vous l’a annoncée, j’espère ?

-   Evidemment… Et il s’avère que ce Salvaje était « une » apache… Vous n’avez pas de quoi vous vanter, mon ami ! Franchement… Qu’est-ce qu’on peut craindre d’une femme ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Pour que Sid Beauchamp puisse épouser Joséphine Barclay, il a dû répondre à ses desiderata, en l’occurrence rapatrier le cadavre de son fils Caleb du territoire indien dans lequel il est mort. Ça fait des années qu’elle ne l’avait pas vu. Il a été autrefois enlevé par les apaches qui en ont fait l’un de leurs plus brillants guerriers : l’indien blanc. Mort soi-disant après une attaque de diligence, sa mère souhaite récupérer sa dépouille. Richissime, elle possède la moitié des terres de Tucson et la plus grosse compagnie de diligences d’Arizona. Autant dire que Sid a tout à y gagner à l’épouser. Et lorsqu’il est question de cadavre, à qui fait-on appel ? A Jonas Crow, bien sûr. Notre croque-mort préféré a découvert qu’en fait Sid est l’assassin de Caleb. Ce dernier le fait prisonnier, ainsi que l’indienne Salvaje, épouse de Caleb, leur fils et un vieux guerrier. La troupe arrive en ville pour des obsèques en bonne et due forme… ou pas.

 

 

 

 

© Meyer, Dorison, Delabie - Dargaud

 

 

                Xavier Dorison sort des sentiers battus du western conventionnel. Blueberry, Comanche et Jerry Spring jouaient dans la cour des classiques. Stern abat la carte de l’anti-héros. Lucky Luke et Six coups sont carrément dans l’humour. Undertaker se trouve aux confluents de tout cela. C’est Dust, d’Hermann, qui se rangerait le plus facilement à côté de la série de Meyer et Dorison que toutes les autres citées plus haut.

 

                Jonas Crow est un personnage hors du commun. Avec des rapports à la mort totalement hors normes, le fossoyeur joue la carte de la violence et de l’humour. Rendre chic un cadavre ne se fait pas sans un certain recul.

 

 

 

 

© Meyer, Dorison, Delabie - Dargaud

 

 

                Si Jonas Crow ne fait pas dans la dentelle et ne fait rien sans contrepartie, ses auteurs ne lui épargnent rien non plus et ne lui rendent pas la vie facile, loin de là. Tantôt chasseur, tantôt gibier, l’homme en noir a vu ses rapports avec les apaches changer dans la première partie du diptyque : L’indien blanc. C’est Derib, auteur qui a toujours défendu la cause des indiens, qui a dû être content. Cette deuxième partie quitte les grands espaces pour cloitrer les personnages en ville, donnant presque une impression, à tort, de huis-clos.

 

Plus que jamais, Ralph Meyer marche sur les pas de Giraud-Moebius. Il est quasi à niveau égal avec le maître. Une arrivée en ville sous les « Pendez-les ! », un train filant à bride abattue vers le crash, des pelles qui creusent le sol gelé, chaque scène est un coup de maître. Ce n’est pas un hasard si Eddy Mitchell est fan de la série et si elle s’est déjà vendue à 585 000 exemplaires.

 

 

 

 

© Meyer, Dorison, Delabie - Dargaud

 

 

L’indienne Salvaje a tout compris de l’Undertaker : « Tu es un drôle d’homme, Jonas Crow… Ni mort, ni vraiment vivant, tu n’aimes pas vraiment tes amis, tu ne détestes pas vraiment tes ennemis… Tu n’es nulle part. »… sauf peut-être dans les meilleures bibliothèques, pourrait-on rajouter.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Undertaker

 

Tome : 6 - Salvaje

 

Genre : Western 

 

Scénario : Xavier Dorison 

 

Dessins : Ralph Meyer 

 

Couleurs : Caroline Delabie & Ralph Meyer

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782505083382

 



Publié le 14/10/2021.


Source : Bd-best


5 114 961 exemplaires d’une voiture mythique.  La fabuleuse histoire de la 2CV

 

« - Wooh ! C’est quoi c’t’engin ?!?

-   Ben, pourquoi ils sont venus avec celle-là ?

-   Une boîte de conserve ? Où est l’ouvre-boîte ?

-   Ils nous tapent la honte !

-   Eeeeh bonjour, mes p’tits chéris !!!

-   Prêts pour la grande aventure ? »

 

 

 

 

 

 

Quand Ethan et Lina sortent du collège et aperçoivent leurs grands-parents qui sont venus les chercher en 2 CV, ils ne sont pas franchement ravis. Ils auraient préféré rentrer en Cactus, modèle moderne de chez Citroën. Mais voyager à l’ancienne, découvrir le paysage et remonter le temps en apprenant plein d’anecdotes sur les 2 CV va s’avérer être un parcours merveilleux… bien que deux malfrats les prennent en chasse.

 

 

 

 

© Uderzo-Ott, Eho, Bayo – Idées plus

 

 

Monique Uderzo-Ott signe un hommage à la plus belle et la plus originale automobile du monde. Elle glisse une petite intrigue sans prétention mais le principal intérêt du récit est historique. Sans didactisme et avec passion, Papy et Mamy reprennent l’aventure de la deudeuche depuis ses origines. On apprend que la 2CV est née borgne. Le phare était positionné au milieu du capot. En 1937, Pierre Boulanger, ingénieur et PDG chez Citroën, a résumé le concept : « Quatre roues sous un parapluie. ». Il vendait la 2CV comme une petite voiture pas chère, simple à conduire et à entretenir. On voit comment les prototypes ont continué à être développés en cachette pendant la seconde guerre mondiale. On assiste au lancement de la voiture au salon de l’automobile de Paris en 1948. On fait le tour des 2 CV à travers l’Europe et on participe à diverses courses. Un petit point sur la façon dont elle a été exploitée au cinéma et on finit dans une convention.

 

 

 

 

© Uderzo-Ott, Eho, Bayo – Idées plus

 

 

Avec les couleurs de Max Bayo, Jérôme Eho transmet le virus. Le dessinateur rend sur le papier la vivacité de la voiture. Ses 2 CV sont vivantes, comme celles de la vraie vie. Ses personnages sont plus d’un trait amateur mais ça va très bien avec le propos de l’album. Eho glisse même un petit hommage à Olis et Gilson en offrant au garagiste Isidore un rôle de pompiste.

 

 

 

 

© Uderzo-Ott, Eho, Bayo – Idées plus

 

 

Les derniers modèles de 2 CV sont sortis d’usine au Portugal en 1990, deux ans après la fermeture de la dernière usine en France. Trente-et-un ans après, on ne cesse de parler d’elle. De multiples clubs de passionnés se retrouvent régulièrement. Des magazines lui sont consacrés… et même des BD ! Si ce n’est pas un phénomène de société…

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La fabuleuse histoire de la 2CV

 

Genre : Aventure passion

 

Scénario : Monique Uderzo-Ott 

 

Dessins : Jérôme Eho

 

Couleurs : Max Bayo

 

Éditeur : Idées plus

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782374700588

 



Publié le 14/10/2021.


Source : Bd-best


Contemplations dans la forêt bleue.  Les grands cerfs

 

« - Bonjour ! Je suis Léo.

-   Salut, moi c’est Nils.

-   Et moi, c’est Pamina.

-   Vous savez que c’est spécial ici…

-   Cette chaleur en avril, ce n’est pas normal en effet.

-   Ici, c’est spécial car vous êtes sur un passage…

-   Ah bon, on est venus s’installer ici pour l’isolement, vous savez.

-   Vous êtes sur leur passage. Le passage d’un clan… Le clan des cerfs. Des grands cerfs ! »

 

 

 

 

 

 

 

Pamina et Nils ont décidé de vivre au cœur de la montagne des Vosges, dans une ancienne métairie en pleine forêt. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils vont devoir apprendre à cohabiter avec un clan de cerfs. Initiée par Léo, photographe animalier de son état, Pamina va apprendre à les observer, les découvrir, les voir évoluer. Mais d’autres prédateurs hantent la forêt, d’une part les chasseurs, d’autre part les membres de l’ONF, l’office national des forêts. Les plus sauvages ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

 

 

 

 

© Nocq – Daniel Maghen

 

 

Gaétan Nocq adapte le roman éponyme de Claudie Hunzinger. Après avoir entendu l’autrice dans l’émission de Laure Adler L’heure bleue sur France Inter, Nocq se procure le livre et c’est le coup de cœur. Il contacte Hunzinger, va à sa rencontre dans sa vallée. Avec une vue panoramique sur le vallon aux cerfs, Nocq s’immerge dans l’ambiance. Il se promène au milieu des arbres, il entend et voit le ruisseau couler. Il a troqué son manteau de citadin contre celui du campagnard.

 

 

 

 

 

© Nocq – Daniel Maghen

 

 

On apprend que le clan des cerfs compte huit à vingt-deux mâles menés par un grand chef. Les biches sont plus haut. Le clan vit en harmonie jusqu’à la saison des amours où ils doivent s’affronter pour conquérir des femelles. Pour les observer, il faut se mettre à l’affût muni d’une arme spéciale : un téléobjectif. On comprend comment l’hiver les cerfs survivent à la famine, pouvant ravager des cultures. On est sensibilisé à la surpopulation du gibier et comment chasseurs et ONF ont des partis pris opposés.

 

La forêt de Nocq est bleue. Jamais on n’en est choqué. Ça semble si naturel, comme si toutes les forêts avaient toujours été de cette couleur. L’auteur se justifie par les différences d’incidence de la lumière sur les choses. Ce bleu laissera sa place à un magenta s’imposant avec la dramaturgie du récit. Les nuits quant à elles sont sensationnelles. La scène du comptage nocturne des animaux est incroyablement réalisée.

 

 

 

 

© Nocq – Daniel Maghen

 

 

Quand Claudie Hunzinger s’est entretenue avec Laure Adler, elle lui a dit être venue avec les arbres de sa forêt, les cerfs, les salamandres, les papillons. Elle a dit être venue avec eux pour éviter qu’ils ne disparaissent avec ce monde qui change à grande vitesse. Grâce à son roman, elle leur a donné des mots pour prouver et préserver leur présence. Grâce à son album, Gaétan Nocq leur donne des images sublimes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les grands cerfs 

 

Genre : Emotion

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Gaétan Nocq

 

D’après : Claudie Hunzinger

 

Éditeur : Daniel Maghen

  

Nombre de pages : 256 

 

Prix : 29 €

 

ISBN : 9782356741035

 



Publié le 13/10/2021.


Source : Bd-best


L’homme qui voulait être une légende.  Fausses pistes

 

« - Frank, il faut me comprendre… Tu viens d’avoir 40 ans. Le vrai Jake « Wild Faith » Johnson n’avait que 30 ans lors de la fusillade. Le spectacle doit rester crédible…

-   Parce que tu trouves que ce spectacle est crédible ? Que ce costume est crédible ?! T’en connais beaucoup des Marshals qui se promenaient avec un flingue plaqué or doté d’un canon de 16 pouces ?... en 1880 ?! C’est un gros plein aux as de la NRA (lobby des armes à feu) qui a rajouté ce flingue à la légende en 1950 ! Même cette foutue ville n’est pas au bon endroit ! Elle a été reconstruite cinq miles trop loin !

-   Frank… La NRA est le sponsor de cette ville… et tu es trop vieux.

-   Sam !... Ça fait quinze ans que je suis Marshal tous les jours de la semaine. Le doc est dentiste, mais moi, je ne sais rien faire d’autre !... Je suis Jake « Wild Faith » Johnson ! »

 

 

 

 

 

 

 

Trop vieux pour le rôle qu’il tient dans un spectacle dans un parc immergeant le public dans une ville du Far West à la grande époque des cow-boys, Frank Paterson est remercié. Il n’endossera plus le costume de Jake Johnson, trop jeune pour lui au moment des faits relatés. Il est au bout de sa vie. Pour lui, il est plus Jake que Frank. Il a un problème de frontière entre la réalité et la fiction. Que va-t-il devenir à présent ? A la faveur d’un voyage à travers le grand Ouest offert comme cadeau de départ, il va pouvoir réinventer la légende.

 

 

 

 

© Duhamel - Bamboo

 

 

Plus qu’un voyage d’agrément, c’est un véritable pèlerinage que fait le cow-boy déchu. Sur les traces des héros mythiques qu’il adule, il devra supporter une bande de touristes, américains du XXIème siècle de base, goûter le breuvage psychédélique d’un chaman aveugle, affronter un « vrai » fou preneur d’otages. Il visitera les grandes étendues sauvages, sera mis face à sa réalité dans la ville du péché : Las Vegas, et traversera le désert de sel de l’ancien lac Bonneville. 

 

 

 

 

© Duhamel - Bamboo

 

 

                En quelques années, Bruno Duhamel est devenu une valeur sûre de la maison Bamboo : Le retour, Jamais, Le voyage d’Abel, #Nouveau contact, maintenant Fausses pistes. L’auteur a signé cinq histoires formidables, très différentes, avec pourtant un point commun : celui de raconter les destins de marginaux en conflit avec un paradoxal monde moderne. Dans Fausses pistes, c’est le cas de Frank-Jake. L’homme va être confronté aux paradoxes d’une Amérique qui, entre fake news et armes à feu, a perdu ses légendes.

 

 

 

 

© Duhamel - Bamboo

 

 

                Les histoires de Duhamel sont des histoires de solitude, des histoires sur l’évolution du monde et des récits d’évasions spirituelles. Fausses pistes est un western contemporain hors normes, qui ne ressemble à rien de ce qui a pu être fait jusqu’à présent dans ce genre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Fausses pistes 

 

Genre : Western

 

Scénario, Dessins &Couleurs : Bruno Duhamel

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782818978764

 



Publié le 13/10/2021.


Source : Bd-best


Survol de carrière.  Aria 40 – Carnet de voyage

 

« - Hem… Euh… ‘jour… Excusez-moi si mon apparition vous a saisie !

-   Saisie ?... Mais on vous entend venir de loin… D’ailleurs vous me suivez depuis des heures !... Cela dit, asseyez-vous et partagez mon repas !...

-   Vos yeux pétillent de curiosité, ça vous donne un charme fou… Vous me rappelez…

-   Qui ?... Quoi ?...

-   Non… Rien… ça vous prend souvent de vous promener seule ? »

 

 

 

 

 

 

                Aria voyage très souvent seule, presque toujours. Ce quarantième et dernier album d’Aria est présenté comme le carnet de croquis d’un homme, Weyland lui-même, qui a accompagné la jolie blonde dans ses aventures et ses pérégrinations. Les illustrations dévoilent l’envers du décor des histoires, avec commentaires et anecdotes. Pour terminer, trois courts récits inédits en album closent l’opus, avec déjà un parfum de nostalgie.

 

 

 

 

© Weyland - Dupuis

 

 

Durant quarante-deux ans, Michel Weyland est arrivé à renouveler sa série en mêlant aventure et faits de société, avec des sujets comme le viol, le racisme, la violence conjugale ou encore la famille au sens large. Avec sa sensibilité et son tact, l’auteur raconte, suggère, plus qu’il ne montre, sans tomber dans un manichéisme simplifié. Parallèlement, il n’oublie pas qu’Aria évolue dans un monde d’Heroïc Fantasy, mais ce thème n’est pas exposé avec grandiloquence comme dans Lanfeust. C’est une fantasy presque naturelle où les peuples vivent les uns aux côtés des autres, les uns contre les autres, comme pourraient le faire différentes castes d’une société humaine.

 

 

 

 

© Weyland - Dupuis

 

 

Graphiquement, Aria a toujours été une jeune femme dynamique, mais son visage et son regard ont été gravés par le poids des événements et des difficultés personnelles qu’elle a vécus ces dernières années. Petit à petit, les épisodes d’Aria sont devenus peut-être moins originaux, moins « grand spectacle », mais plus touchants, plus émouvants. D’épisodes en épisodes, de jolies surprises ont étoffé une mythologie que Weyland a construit lentement mais sûrement. Cette série est rentrée dans la catégorie des classiques.

 

 

 

 

© Weyland - Dupuis

 

 

Aria est la seule série à avoir fait les beaux jours aussi bien de Spirou que de Tintin. La guerrière a enchanté le journal des éditions du Lombard tout au long des années 80 avec ses meilleurs épisodes : Les chevaliers d’Aquarius, L’anneau des Elflings ou Le tribunal des corbeaux. Depuis 1994, la blonde a rejoint le calot du groom.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’opéra, un aria est un grand air pour soliste. Michel Weyland a su le transformer en chanson de geste pour une belle aventurière au grand cœur.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Aria  

 

Tome : 40 – Carnet de voyage 

 

Genre : Aventure 

 

Scénario & Dessins : Michel Weyland

 

Couleurs : Nadine Weyland 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9791034750351

 



Publié le 13/10/2021.


Source : Bd-best


Interview

 

 

 

Dans le cadre de la Fête de la BD à Bxl, le C.B.B.D recevait ce dimanche 03 octobre Catel Muller & José Louis Bocquet pour la présentation de leur roman graphique consacré à Alice Guy. Ce fut l'occasion pour notre équipe de les rencontrer pour une nouvelle petite capsule de "Derrière le masque".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand Alice Guy fait son cinéma au C.B.B.D ...

 

 

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images: Axelle Coenen



Publié le 12/10/2021.


Source : Bd-best


Précurseuse du 7e art ... « Alice Guy » de Catel et Bocquet

 

 

 

« Le premier enfant qui eut l’idée de placer ses petites mains devant une source lumineuse en agitant les doigts pour voir leur ombre démesurément grandie danser sur les parois d’une grotte ou un mur inventa le cinématographe. » Alice Guy (1873-1968).

Il est des centres d’intérêt qui se conjuguent sous plusieurs formes, en plusieurs tomes, en plusieurs volumes, en plusieurs genres …

 

 

 

 

 

 

 

Mais avant, petite leçon d’histoire : « Alice Guy, ou Alice Guy-Blaché (à partir de son mariage en 1907), née le 1er juillet 1873 à Saint-Mandé et morte le 24 mars 1968 à Wayne dans l'État du New Jersey aux États-Unis, est une réalisatrice, scénariste et productrice de cinéma française, ayant travaillé à la fois en France et aux États-Unis.

Pionnière du cinéma, elle propose à Gaumont, chez qui elle n'est initialement que secrétaire, de tourner de courtes fictions pour soutenir la vente des caméras et projecteurs. … » et blablabla … merci Wikipédia pour cette biographie bien faite … mais peu motivante à lire !

 

 

 

 

© Bocquet – Muller – Casterman

 

 

Alors pourquoi ne pas découvrir le destin hors-norme de cette femme qui a bousculé les « bonnes convenances » de son époque pour vivre son rêve, sa passion, sous une autre forme ?

Donc reprenons, qui est donc Alice Guy ?

En quoi, cette femme « restée dans l’ombre » de l’Histoire a-t-elle marqué son époque ?

Comment va-t-elle s’y prendre ?

Pour suivre cette « Clandestine de l’Histoire » dans sa vie trépignante, Catel Muller et José-Louis Bocquet se proposent comme guide, nous y entraînant sur plus de 315 pages passionnantes. Loin d’être repoussantes, le lecteur s’y sent immédiatement à l’aise … les pages, les chapitres, les épisodes de la vie d’Alice se dévorent sans que nous ne nous rendions compte !

 

 

 

 

 

© Bocquet – Muller – Casterman

 

 

 

 

Aux balbutiements du cinéma, un an avant que les frères Lumières n’inventent le cinématographe (1895), à Paris, une jeune femme de 21 ans se fait engager par Monsieur Gaumont, fondé de pouvoir chez « Richard, Comptoir de la Photographie ».

- Mais je crains que vous ne soyez trop jeune, mademoiselle !

- N’ayez crainte, ça me passera

Rapidement, en travaillant de 8h30 à 23h, 7 j sur 7, terriblement efficace, elle se rend indispensable. Et lorsque Léon Gaumont fonde sa propre société, c’est tout naturellement qu’il embarque cette jeune femme énergique sur son paquebot … la « Cinématographie Gaumont » avec comme projet l’image animée !

Pour booster la vente d’appareils de projection, Alice propose de réaliser de petits films qui seront projetés aux candidats acquéreurs. En effet, comment ne pas mieux les convaincre qu’en visionnant des films ?!

 

 

 

 

 

 

© Bocquet – Muller – Casterman

 

 

Et cela fonctionne à merveille. Elle va alors réaliser quelques centaines de petits courts métrages muets, avec les moyens du bord au départ … Du burlesque à la simple danse gitane, scènes de la vie courante ou sketchs tournés en France et partout en Europe, elle se crée une filmographie impressionnante pour soutenir la vente de projecteur.

Filmographie impressionnante, oui ! Mais dont il ne reste pas grand-chose aujourd’hui … malheureusement ! Car à cette époque, ses films n’étaient pas forcément conservés … n’étant au départ qu’un support publicitaire ! Sans réel générique, ils étaient détruits sitôt usés ou, après emploi, rangés et oubliés dans un coin, une vieille malle au mieux, pour ne pas dire jetés à la poubelle !

 

 

 

 

 

© Bocquet – Muller – Casterman

 

 

 

Du Buster Keaton, du Charlot avant l’heure, le client est conquis … Et loin de s’arrêter, elle se lancera tout naturellement dans de plus grosses productions …

Elle se prend au jeu de la réalisation et va, entre 1898 et 1899, jusqu’à « inventer » le péplum, le 1er de l’histoire du cinéma, avec une Passion de Jésus-Christ. Tourné en plusieurs épisodes pour un total de 35 minutes, ils seront « dispersés » au gré des ventes « publicitaires » de projecteurs. Enorme succès international, elle en tournera, en 1906, de nouveaux épisodes (La Naissance, la Vie et la Mort du Christ) mais avec des moyens nettement supérieurs alors : budget en conséquence, 300 figurants, 25 tableaux, … Oui le péplum est bien né !

Ses créations connaîtront souvent le succès populaire … mais seront aussi parfois des flops !

Ainsi va l’histoire du cinéma et de ses créateurs …

 

 

 

 

 

© Bocquet – Muller – Casterman

 

 

Ses sujets de prédilection sont variés. Pourtant, là encore, elle se montrera parfois avant-gardiste, n’hésitant pas à traiter, sur un ton parfois « satirique » des thèmes comme le sexisme, la traite des blanches, le féminisme, ...

Mariée en 1907 avec Herbert Blaché, un opérateur de Gaumont à Londres, elle le suit aux Etats-Unis. Elle y deviendra la 1ère femme à créer une société de production cinématographique, la Solax !

Elle se construit des studios, tourne films sur films n’hésitant pas à s’entourer d’un casting inédit avec aucun acteur blanc (A Fool and His Money, en 1912) !

La fortune est au rendez-vous !

Hollywood n’est pas encore née qu’elle est à nouveau pionnière en son domaine !

Le nombre de ses productions est impressionnant !

 

Cette vie, loin d’être un fleuve tranquille, est à l’image de l’épopée du cinéma, dont Alice Guy est un pilier fondateur indiscutablement.

 

 

 

 

 

 

© Bocquet – Muller – Casterman

 

 

 

 

 

 

 

 

Son mariage finit dans les bras d’une jeune actrice ! Elle est ruinée et doit revenir en France. Plus jamais, elle ne récupérera sa place et son aura !

Et dire qu’elle avait côtoyé, d’égal à égal, les plus grands de son époque ! Léon Gaumont évidemment, mais également Georges Demenÿ, les frères Lumière, les frères Pathé, Gustave Eiffel, Georges Méliès, Emile Zola, la Belle Otero, Caruso, Charlie Chaplin, … pour ne citer qu’eux !

Elle meurt dans un quasi anonymat en 1969 et sans avoir revu le moindre de ses films.

C’est un peu par hasard qu’en 2011, Matin Scorsese la tire de l’ombre où les projecteurs l’avaient « oubliée ». Ses films sont redécouverts, retrouvés ici et là et mis enfin à l’honneur … à la place qu’ils méritent au Panthéon du Cinéma.

 

« Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d’une sensibilité rare, au regard incroyablement poétique et à l’instinct formidable. Et pourtant, elle a été oubliée par l’industrie qu’elle a contribué à créer. »

 

 

 

 

 

 

 

C’est toute cette vie foisonnante que José-Louis Bocquet nous scénarise avec brio, sans longueur, ni lassitude. Une impressionnante documentation, constituée notamment des mémoires d’Alice Guy elle-même, lui a servi de base à la réalisation de son scénario. Complicité parfaite avec sa dessinatrice de cœur, le séquençage en pages et en cases, de la naissance à la mort d’Alice Guy, est digne d’un biopic BD « oscarisable » !

Avec Catel Muller, ils ont réalisé un remarquable travail de recherche historique et de représentation imagée … emplie de justesse, de reconnaissance culturelle et historique.

Le dessin léger et souple, en noir et blanc, nuancé de gris, donne une ambiance très Belle Epoque à l’ensemble … pour le plus grand plaisir des yeux du lecteur.

 

Une chronologie précise, des notices biographiques fort détaillées et une filmographie-bibliographie complètent cette brique de 400 pages au total.

 

Comme pour les 3 premiers tomes de cette collection « Les Clandestines de l’Histoire », le lecteur découvre le destin incroyable de cette femme de génie, autonome, indépendante, affirmée dans un monde d’hommes.

 

Une bible indispensable à n’en pas douter aussi bien pour tout amoureux du cinéma, que pour bédéphile amateur ou accroc.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Alice Guy

 

Genre : Roman graphique

 

Scénario : José-Louis Bocquet

 

Dessin : Catel Muller

 

Éditeur : Casterman

 

Collection : Les Clandestines de l’Histoire

 

Nombre de pages : 400

 

Prix : 24,95 €

 

ISBN : 9782203171657



Publié le 11/10/2021.


Source : Bd-best


Aux meilleures intentions, les pires conséquences ... L'adoption T.3

 

 

 

Gaëlle et Romain, un couple dans la quarantaine, prennent la décision d’adopter un enfant âgé d’une dizaine d’années. Wajdi, un jeune garçon yéménite ayant fui la guerre et perdu sa famille va entrer dans la vie du couple. Attendu depuis de nombreux mois par ce dernier, les événements ne vont pas se passer comme les parents adoptifs le prévoyaient.

 

 

 

 

 


Renfermé sur lui-même, l’enfant refuse toute marque de tendresse venant de sa nouvelle famille. Un violent incident survenu à l’école va provoquer une décision plus qu’inattendue de la part des parents adoptifs vis-à-vis de cet enfant très marqué par la guerre dans son pays, les privations et les souffrances.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou – Monin - Bamboo

 

 

Nouveau cycle, nouvelle histoire scénarisée par Zidrou et illustrée par Arno Monin. Pas nécessaire d’avoir lu le premier cycle pour entrer dans ce troisième tome.  Zidrou nous fait découvrir une nouvelle famille en quête d’adoption. Il organise son scénario différemment de ce qu’il nous avait proposé pour le premier cycle. On évite cette fois, le côté « guimauve » qui avait fait le succès du premier tome de la série. On entre directement dans le vif du sujet, sans fioritures, le pré adolescent étant mis en scène directement au contact de sa famille adoptive.

 

 

 

 

 

© Zidrou – Monin - Bamboo

 

 

 

Arno Monin illustre avec beaucoup de sensibilité la rencontre entre les membres de la famille  adoptive et l’enfant. Il nous fait découvrir ce récit avec beaucoup de tendresse, partageant les diverses situations avec une bonne dose d’empathie. Notre duo nous réserve une surprise en fin d’album, annonciatrice de la suite de l’aventure délivrée par Zidrou.

 

 

 

 

 

© Zidrou – Monin - Bamboo

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Titre : Wajdi

 

Série : L'adoption

 

Tome : 3

 

Genre : Société

 

Scénariste : Zidrou

 

Dessinateur : Arno Morin

 

Editeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782818976890   

 


 

 



Publié le 08/10/2021.


Source : Bd-best


Les fastes de la République par le prisme d’une gamine.  La fille du président 1 – Premier tour

 

« - Si mademoiselle veut bien se donner la peine…

-   Merci, Donald… Bien. A bientôt, et merci… 

-   B… Bonjour, papa… 

-   Emilienne, ma chérie, tu sais que, désormais, tu ne dois plus m’appeler Papa, mais Monsieur le Président. 

-   Hein ? Dé… Sédolée, Monsieur le Pr…

-   Mais non, je rigole, andouille ! Allez, viens dans les bras de papa !”

 

 

 

 

 

 

 

Emilienne voit sa vie bouleversée. Son père a été élu Président de la République. A présent, elle loge au Palais de l’Elysée, avec tous les avantages et inconvénients que cela comporte : une gouvernante sur le dos, un père qu’il ne faut pas déranger en plein conseil des Ministres, un adversaire politique pas très honnête, une mère attirée par les flashs des appareils photos, mais heureusement, il y a aussi Jean-Kévin, le fils du chef de la sécurité qui connaît bien les arcanes du Palais. Sauront-ils déjouer les manigances de Carnut, le chef de l’opposition, qui cherche par tous les moyens à provoquer un scandale ?

 

 

 


© Deloye, Cuvellier, Galopoin - Auzou

 

 

Vincent Cuvellier immerge le lecteur à l’Elysée par le prisme d’une jeune fille de 11 ans à laquelle on pourra aisément s’assimiler. De spectatrice passive de ce qu’il se passe, elle passera à actrice du pouvoir en prenant les rênes. Avec les tableaux des anciens présidents qui parlent et le fantôme de l’Elysée, Cuvellier apporte une touche de poésie et permet de prendre du recul dans une histoire qu’il faut prendre au sérieux mais que l’on peut, que l’on doit, aborder par un angle plus relatif. Le scénariste démontre à juste titre que les adultes ont beaucoup à apprendre des enfants car ils sont à la fois capables de se sortir de situations inextricables mais ont aussi un talent d’observateur et d’écoute qui n’appartient qu’à eux.

 

 

 


© Deloye, Cuvellier, Galopoin - Auzou

 

 

Olivier Deloye, le dessinateur d’Emile et Margot, l’une des séries stars de BD Kids, passe cette année dans la cour des grands. Après Ô Verlaine !, chez Steinkis, pour un public plus adulte, il dessine une aventure grand format pour enfants, et pas qu’eux. Quelques décors soignés et des vues de Paris placent l’histoire dans son contexte.

 

 

 

 

© Deloye, Cuvellier, Galopoin - Auzou

 

 

Pour l’année présidentielle qui s’annonce, La fille du président est l’album idéal pour mettre les jeunes lecteurs dans l’ambiance sans les saouler avec les discours soi-disant sérieux des politicards de tous styles.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : La fille du président 

 

Tome : 1 – Premier tour 

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Vincent Cuvellier 

 

Dessins : Olivier Deloye

 

Couleurs : Marie-Odile Galopin 

 

Éditeur : Auzou

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782733877852

 



Publié le 07/10/2021.


Source : Bd-best


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