Information générale concernant le monde de la BD
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Spirou 4406 -  21 Septembre 2022

 

 

La vie en slip De la BD au dessin animé

 

 

 

 

 

 


 

            Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ou plutôt lu La vie en slip dans Spirou. Et pour cause, Steve Baker supervisait son adaptation en dessin animé. C’est ce que l’auteur raconte dans un récit complet qui accompagne deux nouveaux gags de la série. Côté récits complets, on retrouve aussi une histoire de Cédric avec un Laudec seul aux commandes qui s’en sort royalement, ainsi que les petits métiers méconnus, qui semble inaugurer une nouvelle collection d’histoires scénarisées par Zabus et l’exceptionnel Alexandre Clérisse.

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont accrocher un panonceau de porte Elliot au collège.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Grosjean – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Louca : L’histoire de Nathan

Tuniques bleues (Les) : Irish Melody

 

 

Récits complets :

 

Cédric

Petites métiers méconnus (Les) (Clérisse & Zabus)

Vie en slip (La) De la BD au dessin animé !

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Coach (Le)

Crash Tex

Crumble Club

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Grotesque (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Léon & Lena

Minions (Les)

Nelson

Pernille

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Vie en slip (La) (x2)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Kid Toussaint

En direct du futur : Un Marsupilami inconnu par Flix

Jeux : Sauvez Chichi ! (Caloucalou & Meralli)

Spirou & moi : Pochep

 

 

Supplément abonnés :

Panonceau de porte : Elliot au collège

 

 

 

En kiosques et librairies le 21 Septembre 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 21/09/2022.


Source : Bd-best


Eros & Thanatos ... Art book

 

Eros & Thanatos, Amour et Mort, deux extrêmes inséparables dans la Vie. A la fois opposés et proches, ils représentent deux points distants qu’une multitude de lignes peuvent rejoindre … en direct ou dans un entrelacement de nœuds aussi tortueux que le serait l’âme humaine.

« Eros & Thanatos » est ainsi LE titre idéal pour ce sulfureux et sensuel Art Book mettant en avant le travail de Raúlo Cáceres.

 

 

Rassemblés sur 80 pages, en 3 catégories (Donjons humides, Horreurs sensuelles, Turgescences cosmiques), ce recueil nous offre quelques visions, parfois tourmentées, de guerrières, sorcières, vamps ou victimes du vice et de la luxure. Aux yeux du lecteur, une galerie inédite de tableaux plus érotico-pornographiques les unes que les autres couvrent l’étendue de l’immense talent de Raúlo Cáceres.

Réalisés entre de 2018 à 2021, issus parfois de collections privées, ce cocktail détonnant « sexe, violence, cruauté » est un véritable métissage de son style hyper réaliste.

 

 

 

 

 

© Raulo Caceres – Éditions Tabou

 

 

En une nonantaine d’exquises, de dessins, d’estampes, de crayonnés préparatoires, nous sommes transportés dans l’univers heroïc-fantasy d’un maître du genre, mais également légèrement S-F en fonction des sections du livre.

Néanmoins, ses dieux, monstres, héros, héroïnes sont autant de sources d’extase visuelle que de remarquables odes au corps de la femme fatale et mortelle à la fois.

Tout y rassemblé pour les sublimer … que ce soit par les tenues ou les décors tantôt de désolation, tantôt de ruine, de royaumes barbares, d’apocalypse, de jungles, de cimetières maudits ou de planètes mutantes.

 

 

 

 

 

 

© Raulo Caceres – Éditions Tabou

 

 

Issue de diverses mythologies, du fantasy, de la S-F mais également des traditions antiques, le crayon de Raúlo Cáceres fait ressortir, grâce à sa parfaite maîtrise du noir & blanc, toute la puissance et l’intensité de chaque scène. Impossible désormais de ne pas reconnaître immédiatement sa griffe dans cet album sans narration. Ceci permet, en outre et en toute liberté, de le feuilleter au gré de nos envies, de s’arrêter sur telle ou telle dessin pour en admirer plus en profondeur les détails et la finesse du trait.

 

 

 

 

 

© Raulo Caceres – Éditions Tabou

 

 

Evidemment, ce ArtBook est clairement pour un public « averti » et donc dit « adulte ». Dès lors, nul doute que plus qu’un simple recueil de dessins osés, cet album est un ouvrage indispensable à tout fan du genre.

 

 

 

Thierry ligot

 

 

 

Titre : Eros & Thanatos

 

Editeur : Tabou

 

Dessin : Raulo Caceres

 

Genre : Pour Adultes + 18 ans

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 35,00 €

 

ISBN : 9782359541830

 

Parution : 27 septembre 2022

 

 



Publié le 20/09/2022.


Source : Bd-best


Visages cachés, pouvoirs révélés.  Masques 1 - Le masque sans visage

 

« - Une livraison ? A cette heure-ci ?

- Oui, mais c’est personnel, Tonio !

- C’est quoi ? C’est quoi ?

- Ça, Jorge, c’est notre retraite assurée. »

 

 

 

 

 

 

 

                2 Novembre. La fête des morts bat son plein dans les quartiers populaires de Veracruz. Hector et Jorge, deux ados qui travaillent dans un restaurant familial, se voient confier des caisses par de louches individus qui leur demandent de les cacher jusqu’au soir. La tentation est trop grande. Les deux frères en ouvrent une et découvrent des masques. La tentation est trop grande d’en essayer un. Pendant ce temps, en France, Siera, brillante lycéenne originaire du Burbuto, reçoit un colis venant de son pays avec ce mot : « On n’échappe pas à sa famille. ». A l’intérieur, un masque. Également le même jour, en Belgique, Al rentre à son domicile en skate après avoir joué au Yamakasi et retrouvé sa copine dans un fast food. Son père, collectionneur de masques, s’inquiète de la disparition d’un chargement… à Veracruz.

 

 

 

 

© Jurion, Kid Toussaint - Le Lombard

 

 

                « Le but premier d’un masque ? Travestir la réalité ? Les masques n’ont pas été faits pour aider leurs porteurs mais pour sauver l’humanité d’un quelconque grand mal, grand mal dont les masques peuvent être d’ailleurs responsables. » JS, le père de Al, n’est pas un simple collectionneur. Il en est non seulement expert, mais, sans être un démiurge, connaît parfaitement les lois qui les régissent. Il connaît tous les masques ancestraux et leurs origines. Ils ont été taillés dans l’armure, la chair et les os d’un ancien dieu mort sur Terre. Chacun a son pouvoir magique. Celui d’Al lui donne une apparence et une force herculéenne. Celui de Siera la rend invisible. Celui d’Hector, d’origine aztèque, est maléfique.

 

 

 

 

© Jurion, Kid Toussaint - Le Lombard

 

 

                Kid Toussaint et Joël Jurion lancent une nouvelle série à la frontière entre les tourments adolescents de Elles et l’action et le dynamisme de Klaw. Avec Masques, ils inventent une nouvelle mythologie à la Marvel faisant des adolescents des super-héros profitant de leurs pouvoirs ou les subissant. Le genre, le manichéisme entre le bien et le mal, ainsi que l’universalité des origines sont au cœur de l’aventure. Pour parfaire le tout, les auteurs n’oublient pas la petite touche d’humour grâce à Gunawan.

 

 

 

 

© Jurion, Kid Toussaint - Le Lombard

 

 

                Savoir aller chercher au fond de soi, voilà ce que peuvent permettre de faire ces masques qui sont une clef pour chacun de ces adolescents qui cherchent leur personnalité, qui tentent de se construire dans un monde, le nôtre, de plus en plus énigmatique.              

Si elle est bien accompagnée par un travail éditorial soutenu, Masques s’annonce comme la nouvelle petite bombe du Lombard. La série a tout pour faire un carton.

 

                 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Masques

 

Tomes : 1 - Le masque sans visage

 

Genre : Aventure 

 

Dessins : Joël Jurion  

 

Scénario : Kid Toussaint

 

Couleurs : Yoann Guillé 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782808205795

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


Dystopie Corse.  Agughia

 

« - Alors ?

- Il y avait quoi dans ce sac ?

- Rien d’important. Vous inquiétez pas.

- Non ? Vous travaillez pour Radius, vous savez que c’est un sujet sensible ici. »

 

 

 

 

 

 

 

                Un vacancier vient de débarquer en Corse à l’aéroport de Figari. L’île a beaucoup évolué. Dans un futur où le maquis a été envahi par des constructions ultra-modernes, l’île est devenue un centre de vacances bétonné, convoitise de tous les promoteurs avides. Des opposants au progrès s’agitent sur les « résinfos », prêts à basculer dans la lutte armée. L’organisation écologiste, radicale et clandestine s’oppose à cette surenchère du tourisme. L’homme qui a débarqué en vacances travaille pour Radius dans une plateforme en orbite basse, oxygène en boîte et nuit perpétuelle. C’est cette société qui est chargée de transformer la Corse… dans le respect de l’environnement et des valeurs insulaires. T’as qu’à croire ! Bref, le nouvel arrivant se fait dérober un sac par Agughia, une militante écologiste. Les forces de l’ordre prennent les choses en main craignant la préparation d’un attentat terroriste alors que, curieusement, le voyageur ne semble pas trop préoccupé par le larcin dont il est victime. Ajoutons à  cela un tueur au visage métallique courant entre les flics et les rebelles et la chasse au sac volé peut démarrer.

 

 

 

 

 © Micol - Dargaud

 

 

                La Corse est si belle qu’elle corrompt les âmes les plus nobles. Agughia veut partir, quitter l’île pour ne pas assister au désastre en servant des paninis midi et soir. Radius est une entreprise cupide qui ne compte pas se laisser « emmerder » par les locaux. Les normes environnementales, les contraintes et les principes de précaution sont des règles archaïques que l’on peut contourner par des parades juridiques.

 

 

 

 

 © Micol - Dargaud

 

 

                Hugues Micol livre un album détonnant sur l’avenir sombre d’un coin de paradis. Il soulève la problématique du tourisme de masse régit par des sociétés dont l’argent est le nerf de la guerre. Les locaux sont des victimes dont le seul levier de survie est la rébellion. Et elle est motivée. Qu’est-ce qui est le plus beau ? Des brochettes de touristes bronzant par étage sur une plage cybernétique ou la jeune Agughia plongeant dans une rivière de montagne ?

                L’auteur tire un signal d’alarme dans une course-poursuite haletante. On le sent affligé par une situation qu’il est encore temps de maîtriser. En prenant l’exemple de la Corse, c’est le monde entier qui est alerté. Micol est un poète, un rêveur et le démontre dans cette comédie-dramatique, cette vision décapante.

 

 

 

 

 © Micol - Dargaud

 

 

                « C’est pas une bande de pouilleux qui va me manquer de respect. Je viens d’un endroit civilisé qui s’appelle le continent. » dit le chef des gendarmes, interrogeant les compagnons de la petite voleuse. Si c’est ça que la soi-disant civilisation veut apporter aux derniers coins de nature sauvage, le monde ne tourne pas rond.

 

                Agughia montre le pire de ce qui pourrait arriver à la Corse, mais comme dans toute sombre dystopie, ou presque, il y a une lueur d’espoir qui scintille et qui ne demande qu’à briller.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Agughia 

 

Genre : Anticipation

 

Scénario & Dessins : Hugues Micol

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782206088953

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


Règlements de comptes.  Les 5 terres 8 - « Plus morte que morte »

 

« - Quand même… J’ai du mal à croire qu’Alissa se soit fait démonter par ces gamines !!

- Elle venait de se battre avec une foldingue plutôt solide, elles ont dû la prendre par surprise…

- On m’avait bien dit que depuis qu’on a délaissé les friches pour se recentrer sur les docks, elles commençaient à se croire tout permis. J’aurais dû écouter.

- Si le bruit se répand qu’Alissa la chaîne s’est fait démolir au coin d’une rue… Je ne donne pas cher de notre peau.

- T’oserais jamais dire ça si elle était là.

- Ben justement ! Elle n’est pas là. Et pour cause… T’as vu dans quel état elles l’ont mise ? Si ça se sait, il n’y aura plus de crainte, plus de respect, plus rien. »

 

 

 

 

 

 


 

Le clan du Sistre n’a pas l’intention de se laisser déstabiliser parce qu’un membre du clan s’est fait passer à tabac. Alissa, fille aînée et héritière du clan, est entre la vie et la mort. La guerre est déclarée avec le clan du Coucal. Dirigé par leur cheffe Hisa, le but du Coucal est de décapiter le Sistre. Pendant ce temps, le commissaire Shin Taku mène l’enquête sur la mort d’une cheffe de quart de corvette, deux étudiantes en archéologie sont perdues dans la jungle, un jeune est enfermé dans une cage suspendue, trois entrepôts partent en fumée, une salle de jeux et une distillerie sont détruites. Mana le déclare : l’heure du châtiment a sonné. « Toute membre ou alliée du clan du Coucal est une morte en sursis. » Mana veut du sang dans les caniveaux.

 

 

 

 

© Lewelyn, Lereculey, Martinos - Delcourt

 

 

L’origine du clan du Sistre remonte à plusieurs générations. Il était composé de truandes spécialisées dans le trafic d’alcool frelaté. Ses membres vivaient dans les bas-fonds, loin du faste du palais impérial. Au fil du temps, le clan a gagné en puissance, les forces de l’ordre étant incapables d’imposer leurs lois dans ces quartiers reculés, en particulier le treizième. Le Sistre réussit à s’installer dans un palais bâti au milieu de leur quartier devenu quasiment zone protégée. Puis l’influence du Sistre s’est étendue au reste de la cité d’Alysandra. Aujourd’hui, la puissance du Sistre est remise en cause par le clan du Coucal composé d’anciennes gamines de rues.

 

 

 

 

© Lewelyn, Lereculey, Martinos - Delcourt

 

 

Ceux qui s’attendaient à lire une énième version de La planète des singes peuvent aller se rhabiller. Ce qui est d’ailleurs épatant dans l’histoire c’est que l’on oublie rapidement que les personnages sont des singes. C’est graphiquement intéressant et conceptuel par rapport à la série, mais ça ne joue pas sur les agissements des personnages. Lys, ce deuxième cycle des 5 terres se rapproche plus d’un Game of thrones ou d’une guerre intestine comme ce qui se passait à Chicago sous la prohibition. Les enjeux sont politiques et financiers. Les clans adverses ne se font pas de cadeau. C’est la loi du plus fort… jusqu’à la torture. Le trio de scénaristes Andoryss, Chauvel et Wong, sous le pseudonyme commun de Lewelyn joue à un Risk sournois dans la ville d’Alysandra. Au dessin, Jérôme Lereculey assure de façon incroyable. Le découpage reste classique, avec quelques fonds perdus judicieux, technique popularisée par l’école Delcourt des années 90, juste ce qu’il faut.

 

 

 

 

© Lewelyn, Lereculey, Martinos - Delcourt

 

 

Les 5 terres est la série concept à suivre de ces années 2020. Le rythme de parution rapide est pour l’instant respecté. Les séries télé se « bindwatchent », Les 5 terres se « readwatchent ».

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les 5 terres

 

Tome : 8 - « Plus morte que morte » 

 

Genre : Heroic-Fantasy 

 

Scénario : Lewelyn 

 

Dessins : Jérôme Lereculey 

 

Couleurs : Dimitris Martinos 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782413043065

 

 

 

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


Grandiose Urasawa.  Asadora ! 6

 

« - Cette « chose »… Ce monstre a été repoussé par une gamine de 17 ans…

- En effet…

- Elle a vraiment fait du bon travail… En d’autres circonstances, elle serait honorée de la médaille du Premier Ministre…

-  Certes, mais dans la mesure où c’est une mission top secrète… »

 

 

 

 

 

 

 

Dans un hôpital japonais, le Premier Ministre lutte contre un cancer. Nous sommes en 1964. Cet après-midi, c’est la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Tokyo. L’homme pour qui l’accession du Japon au statut de nation moderne passe par la réussite des jeux Olympiques ne pourra malheureusement pas y assister. Pourtant, il compte bien assumer ses fonctions ministérielles encore un peu. Il compte sur la jeune Asa pour veiller sur le pays. L’avenir du pays repose sur elle. Pendant ce temps, Shota, marchand de journaux à la sauvette, se rêve marathonien. Le marathon de Tokyo sonne pour lui le début du compte à rebours pour qu’il soit prêt pour les prochains jeux à Mexico.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

© KANA 2022

 

 

 

Asa, 17 ans, pilote hors pair, est chargée par les forces de l’ordre de rester constamment joignable pour aller repérer les éventuelles apparitions du monstre. Minoru Jissoji gère cette mission secrète de la lycéenne pour le gouvernement. Les personnages secondaires font toute la force de la série et constituent le squelette solide indispensable à toute bonne saga. Entre les cours de chant de Yone et la découverte du catch féminin par Miyako, l’apparition du « monstre » est géré comme l’a fait Spielberg dans le premier Jaws. Si le requin des dents de la mer terrorisait, c’est parce qu’on ne le voyait quasiment pas. Ça n’empêche pas la tension de monter crescendo.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

© KANA 2022

 

 

 

Le contexte historique est capital. Les vestiges d’Hiroshima sont encore fumants. Le Japon vise sa reconstruction dans l’olympisme et voit en ce monstre le caillou dans la chaussure, l’aigle américain peut être, qui va l’empêcher de faire briller son aura. Les pouvoirs publics n’ont pas l’intention de vivre sous un joug, quel qu’il soit. Côté JO, on apprend que ceux de Tokyo ont été les derniers où il n’y avait pas de contrôle anti-dopage. « Tu crois vraiment qu’il suffit de s’entraîner sainement pour parvenir à battre des records olympiques ? » demande Mickey à Shota avant de lui proposer des gélules.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

© KANA 2022

 

 

 

Ça y est. La série d’Urasawa a atteint le niveau d’exception des autres créations du maître. Ce mangaka est définitivement un magicien. 20th century boys, Monster, Pluto, Billy Bat et maintenant Asadora sont toutes des séries remarquables. Il sait construire un scénario comme personne, faisant monter la tension en parallèle à l’évolution des personnages, que l’on apprend à connaître, non seulement dans leur quotidien, dans leur passé. Et l’on vit et l’on vibre avec eux au fil de l’intrigue. Graphiquement, Urasawa dynamise un style héritier de Tezuka. Son style est par rapport à celui du créateur d’Astro Boy ce que le style Franquin est à celui d’Hergé.

 

Que ceux qui découvrent maintenant Asadora se lancent dans la série dès le premier volume. Ceux qui la suivent ne peuvent plus en décrocher. Allez, on le dit ? Naoki Urasawa est le meilleur mangaka de l’histoire.

 

Asadora est le surnom d’un feuilleton-fleuve très populaire de la chaîne japonaise NHK diffusé depuis 1961. Soixante ans ! Le chef d’orchestre Urasawa semble bien parti lui aussi pour une longue série manga. Les jeux olympiques viennent tout juste de commencer ! Abebe Bikila est en piste.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Asadora !

 

Tome : 6

 

Genre : Aventure Shonen 

 

Scénario & Dessins : Naoki Urasawa 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 184 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505115342

 

 

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


Man versus Woman.  Patriarchy 1 - Le châtiment

 

« - Je déteste cette cérémonie. Pourquoi ne pas faire les choses simplement ? Comme si en plus d’abandonner son enfant, on devait aussi mettre en scène notre souffrance ? Je ne comprends pas que Sigrid fasse perdurer ce rituel. Tu sais quoi, Kahina ? Je ne veux pas vivre ça ! Si mon enfant est un  garçon, je ne veux pas le voir sacrifié ! Je préfère m’enfuir du Thing et tenter ma chance à l’extérieur !

- Tu racontes n’importe quoi, Ishta. Tu es née dans le Thing, tu ne sais pas de quelles horreurs est capable le protectorat. Tu veux finir esclave, marquée au fer, droguée à l’opium, violée, battue, pendue ou décapitée pour un simple regard posé sur un homme qui l’aura mal interprété ? »

 

 

 

 

 

 

 

Dans un monde post-apocalyptique, hommes et femmes sont divisées en deux castes. Alors que « Le protectorat » prône la dictature masculine affirmant sa supériorité sur les femmes, celles qui se font appeler les valkyries ont trouvé refuge dans ce qu’elles appellent le Thing, un ancien parc d’attractions devenu leur forteresse. Lorsque l’une d’entre elles accouche d’un garçon, tel Moïse, il est confié au fleuve qui, lors d’une cérémonie de séparation, décidera s’il vivra ou pas. Avec les hommes du Protectorat, c’est la guerre ouverte. Ces hommes n’ont pour objectif que d’éradiquer la communauté de ces femmes rebelles pour les réduire à l’esclavage.

 

 

 


© Runberg, Saveg, Ortega, Crespo - Caurette

 

 

Sylvain Runberg et Anna Saveg écrivent une uchronie à quatre mains. Il fallait cette double vision masculine et féminine pour traiter d’un tel sujet mettant la différence des sexes au cœur du problème. Les auteurs démontrent comment l’héritage politique radical républicain a amené à l’effondrement de la civilisation industrielle et à un raz de marée misogyne car tout cela été dû à une certaine Serena Jones, présidente des Etats-Unis élue quelques années plus tôt en 2028 et héritière spirituelle de Trump… en pire. Et comme dans la politique contemporaine que nous connaissons, il y a des scissions aux seins même des clans.

 

 

 

 

© Runberg, Saveg, Ortega, Crespo - Caurette

 

 

Belen Ortega est une dessinatrice espagnole. Elle a déjà travaillé avec Runberg sur Millenium Saga chez Dupuis. Aux commandes d’un Batman chez DC Comics, elle apporte à Patriarchy tout son savoir-faire dans le domaine du Comics. Les fonds perdus donnent une sensation d’immersion. Les couleurs d’Amparo Crespo enflamment les conflits.

 

 

 

 

© Runberg, Saveg, Ortega, Crespo - Caurette

 

 

D’abord pensé pour la télévision, Patriarchy est devenu une bande dessinée. Un premier cycle de trois volumes est annoncé et les auteurs ont déjà des idées pour la suite. Qui sait ? Tout cela finira peut être en série pour une plateforme. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Patriarchy

 

Tome : 1 - Le châtiment 

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario : Sylvain Runberg & Anna Saveg 

 

Dessins : Belen Ortega 

 

Couleurs : Amparo Crespo 

 

Éditeur : Caurette

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782382890219

 

 

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


Pédagogistoriquement vôtre.  Les profs refont l’Histoire 2

 

« -  Une armée ! Une armée !

- Mmh… Je reconnais cet étendard ! Celui du Sacré Charlemagne ! Préparez son accueil, vite !

- Sa Majesté Charlemagne ! Roi des Francs et de Lombardie ! »

 

 

 

 

 

 


                An de Grâce 778, Charlemagne, pas encore empereur, visite un monastère non loin de Roncevaux. Rentrant de Saragosse, il vient vérifier si les directives qu’il a données sur la généralisation de l’enseignement par les moines sont bien appliquées. Préparent-ils correctement la future élite du Royaume ? En salle d’histoire moderne, Frère Antoine inculque et loue les victoires de sa Majesté. Venue du couvent des Fanfaronnes, Sœur Gladys fait apprendre les rudiments du breton. But les élèves are complètement nioul ! « Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ? » chantait France Gall, de façon un peu exagérée. Ce sacré Charlemagne se retrouve ainsi aujourd’hui dans l’une des histoires de ce deuxième volume des Profs refont l’histoire.

 

 

 

 

 © Sti, Pica, Guénard - Bamboo

 

 

                Sept histoires composent ce volume dans lequel on retrouve un Pica en grande forme, et ça fait plaisir, et pour la première fois un Sti tout seul au scénario, Erroc lui confiant, confiant, ce spin-off. Les récits sont classés de façon chronologique. On démarre au crétacé, ou plutôt au crétalycée avec un dinosaure aux allures de notre Boulard national, sauf que c’est Thierrex Boulard, qui arrive en retard pour les enseignements. Espérons que les élèves ne mettent pas le provisaure en colère.

 

 

 

 

 © Sti, Pica, Guénard - Bamboo

 

 

                On poursuit en Grèce antique, à Marathon, où les éducateurs de l’école platonicienne en ont marre que tout le monde encense l’éducation spartiate. Après la visite de Charlemagne, on fait un bon quelques années pour se retrouver en 1229 avec une première révolte estudiante dans le quartier latin parisien. Puis, c’est l’histoire de Gladys d’Arc. On verra comment elle échappa au bûcher. Les mousquetaires du Roy vont tenter de retrouver les ferrets de la Reine au XVIIème siècle, sous l’excellent titre « De cape et de craies ». On poursuivra dans les tranchées. Partis de l’anecdote authentique selon laquelle les soldats français et allemands ont fait une trêve pour fêter Noël, les combattants font de même pour la rentrée scolaire. Enfin, direction Chicago avec « Les incorrigibles ». La profibition a décrété la fin des notes mais il y a des enseignants rebelles.

 

 

 

 

 © Sti, Pica, Guénard - Bamboo

 

 

                Comme le dit Pica, cette disgression lui permet de dessiner autre chose que des tables, des chaises et des tableaux. Même si le format histoires courtes ne lui permet pas de présenter de grandes cases avec de vastes décors, il parvient quand même à assurer le voyage dans le temps et le dépaysement. Il aura fallu quatorze ans pour que « Les profs refont l’histoire » connaisse une suite. C’est chose faite et ça valait le coup d’attendre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les profs refont l’Histoire

 

Tome : 2

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Sti 

 

Dessins : Pica 

 

Couleurs : Jacqueline Guénard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,90 €

 

ISBN : 9782818994405

 

 

 

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


Les ancêtres de Largo s’envoient en l’air.  La fortune des Winczlav 2 - Tom & Lisa 1910

 

« - Entrons dans le vif du sujet, M.Winczlav, est-ce que le nom de O’Casey vous dit quelque chose ?

- Bien sûr. Tout le monde connaît le whiskey irlandais O’Casey. Mon père en descendait trois bouteilles par semaine.

- En voilà une. Il s’en vend chaque mois des centaines de milliers de caisses dans tous les Etats-Unis. Je vous sers un verre ? Je crois que vous en aurez besoin. »

 

 

 

 

 

 


 

                Thomas Winczlav a rendez-vous chez un notaire new-yorkais. Ce dernier lui apprend que son arrière-grand-père maternel Brendan O’Casey a fondé une entreprise de whiskey qui vaut aujourd’hui plus de quarante millions de dollars. Ses descendants directs sont tragiquement décédés dans un accident de carriole. Thomas, dit Tom, et sa sœur Elisabeth, dite Lisa, en sont les seuls héritiers. Lui vient d’acquérir un saloon dans le Comté de Tulsa. Elle est passionnée d’aéroplanes et travaille près de Paris dans l’usine de Louis Blériot. La première guerre mondiale va bientôt faire retentir ses bombes. Le destin de la famille Winczlav, qui va devenir Winch, va prendre un tournant décisif.

 

 

 

 

© Berthet, Van Hamme, Versaevel - Dupuis

 

 

                Après un premier tome faisant voyager de l’Europe à l’Amérique, ce deuxième épisode, cette deuxième branche de l’arbre généalogique de Largo Winch prend le chemin inverse. On commence l’aventure avec Tom en 1910 en Oklahoma. On la poursuit avec sa sœur Lisa en France. Entre les deux, leur mère Julie, femme autonome avant l’heure, assemble les pièces d’un puzzle familial compliqué dont elle espère des retombées.

 

 

 

 

© Berthet, Van Hamme, Versaevel - Dupuis

 

 

                Jean Van Hamme construit l’histoire de la famille Winch comme il l’avait fait avec celle des Steenfort, les maîtres de l’orge. Comme il le fait en sens inverse, il doit prendre garde à bien maîtriser les conséquences que donneront les causes qu’il est en train de forger. Que tous ceux qui l’attendaient au tournant se repentissent, l’homme est inattaquable. Encore une prouesse à étudier dans les écoles de scenarii. Il mêle le destin de ses personnages de papier à ceux de la grande histoire. Lisa côtoie Von Richtofen, le Baron Rouge, as de l’aviation de la guerre de 14.

 

 

 

 

© Berthet, Van Hamme, Versaevel - Dupuis

 

 

                Epaulé par Dominique David pour le côté rigueur documentaire et les crayonnés des décors, Philippe Berthet est un puriste de la ligne claire. On ne l’attendait pas dans des scènes de combats aériens, et sûrement que lui non plus. Il s’en sort avec maestria, n’ayant pas à rougir de la comparaison avec un Alain Henriet. Aux couleurs, Meephe Versaevel respecte l’univers Berthet qui est cohérent depuis le début de la carrière du dessinateur.

 

                Winczlav devient Winch à cause d’une secrétaire qui n’arrive pas à prononcer le nom parce qu’elle a un cheveu sur la langue. Comme quoi, le destin des grands héros de BD tient à peu de choses.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La fortune des Winczlav

 

Tome : 2 - Tom & Lisa 1910

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Jean Van Hamme 

 

Dessins : Philippe Berthet, avec la participation de Dominique David 

 

Couleurs : Meephe Versaevel

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9791034761050

 

 

 



Publié le 18/09/2022.


Source : Boulevard BD


La fin du conflit.  Les grandes grandes vacances 5 – Un vent de liberté

 

« - C’est bon, Robert, on a tout !

- Merci, Pierre. On va pouvoir y aller…

- Papa ! Rien à signaler sur la route !Tout est calme.

- On y va… Au revoir, les enfants. Et soyez bien prudents en rentrant, hein !

- C’est pour quand, la fin de la guerre ?

- On n’en sait rien, ma belle. Mais une chose est sûre, c’est pour bientôt ! »

 

 

 

 

 

 


 

                Normandie, 1944. Colette, Ernest et leur père observent les parachutistes qui atterrissent. Les bombardements incessants résonnent comme un tocsin. Les groupes de résistants s’agitent afin de préparer l’arrivée des Alliés. Les allemands sentent le vent tourner, ainsi que les collabos. C’est l’heure des fuites ou des derniers barouds d’honneur. C’est l’heure aussi des règlements de compte et des rédemptions.

 

 

 

 

© Bravo, Hédelin, Boulet – BD Kids

 

 

                Des Enfants de la résistance au Réseau Papillon, de Spirou, l’espoir malgré tout à La guerre des Lulus, les récits sur la période de la Seconde Guerre mondiale mettent à l’honneur les enfants. Toutes ces histoires passionnantes font office de devoir de mémoire tout autant qu’elles sont passionnantes et émouvantes à lire. Les grandes grandes vacances est l’adaptation de la série de dessins animés en dix épisodes diffusée en 2015 et rediffusée régulièrement, avec une bible graphique signée Emile Bravo. Outre cette retranscription en images, il existe aussi une novellisation de la série, ainsi qu’un livre documentaire : Les cahiers d’Ernest et Colette 1939-1945 permettant de comprendre le déroulement du conflit.

 

 

 

 

© Bravo, Hédelin, Boulet – BD Kids

 

 

                En fin d’album, la chronique « C’est arrivé en vrai… » réalisée par la journaliste Pascale Hédelin est un complément documentaire pour découvrir et comprendre l’Histoire de France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Avec des articles courts et précis, c’est un petit supplément très instructif très utile, en particulier pour les enseignants. Le débarquement, la mode américaine, les camps de la mort, la libération, la fin des nazis : tout est explicité avec des mots simples et précis.

 

 

 

 

© Bravo, Hédelin, Boulet – BD Kids

 

 

                En arrivant en Normandie, Ernest et Colette ne se doutaient pas que ces grandes grandes vacances ne ressembleraient pas aux autres. Une série à mettre dans toutes les bibliothèques des écoles et des collèges.

 

               

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

https://youtu.be/ASsvC0pHic8

 

 

 

 

Série : Les grandes grandes vacances

 

Tome : 5 – Un vent de liberté

 

Genre : Histoire 

 

Scénario : Gwenaëlle Boulet 

 

Dessins : tirés du Dessin animé, d’après Emile Bravo

 

Dossier complémentaire : Pascale Hédelin 

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9791036333095

 

 

 



Publié le 15/09/2022.


Source : Boulevard BD


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