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Information générale concernant le monde de la BD
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Eternel adolescent.  Dad 5 – Amour, gloire et corvées

 

« - Cette place est libre ?

-          Oui, vous pouvez la prendre !

-          Quelle chance !

-          En plus de trouver une chaise longue vide, je profite d’un charmant voisinage !

-          Hi hi !

-          Excusez-moi… ça vous ennuierait de me passer de la crème dans le dos ?

-          Mais… Pas du tout ! »

 

 

 

 

 

 

Quel dragueur ce Dad ! Amener ses filles à la piscine et en profiter pour courir le guilledou sur le bord du bassin pendant qu’elles pataugent. Mais quand on est le papa de quatre gamines, la tranquillité n’est pas toujours au rendez-vous…

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

 

« Ondine a essayé de me noyer ! »

«  T’avais qu’à pas arracher mon bonnet ! »

« Dad, je crois que Bébérenice a fait caca. »

Bon, ben, ce n’est sûrement pas encore aujourd’hui que Dad va trouver la future ex-femme de sa vie.

Dans ce cinquième album, Dad va quand même connaître une grande histoire d’amour. Sera-ce avec la prof d’espagnol d’Ondine, qu’il drague ouvertement devant sa propre fille ? Ou bien avec sa doctoresse, dont il vient d’apprendre qu’elle est divorcée ?

Avec tout ça, il s’agit surtout de ne pas rater les premiers pas de Bébérénice.

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

 

Après un hilarant guide du Dad presque parfait, Nob revient au format standard. Les situations alternent entre humour et tendresse, entre rire et émotion.

 

Chose rare dans ce style de bandes dessinées, Nob fait évoluer ses personnages. Bébérénice grandit. La situation amoureuse de Dad évolue considérablement. D’espoirs en désillusions, le père de famille n’est pas épargné. Nob ne fait pas que dans la guignolade. Il propose de l’humour intelligent, celui qui fait sourire et émeut à la fois.

 

Comme Hergé l’a fait avec Milou, Nob utilise la bonne et la mauvaise conscience de Dad. L’ange gardien et le démon tentent chacun de l’influencer dans ses choix, comme lorsque Milou hésitait entre suivre Tintin ou s’arrêter pour ronger un os. Ici, pas question d’os, sauf sur ceux, aléas de la vie, sur lesquels Dad risque de trébucher.

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

 

Chacun sait que les parents doivent soigner leurs enfants. Avec Dad, les enfants peuvent se rendre compte de l’importance qu’ont leurs parents et que, bien qu’étant jeunes, ils ont aussi à veiller sur eux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Dad

 

Tome : 5 – Amour, gloire et corvées 


Genre : Humour familial

 

Scénario & Dessins : Nob

 

Couleurs : Nob & Laurence

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800174532

 

 



Publié le 29/11/2018.


Source : Bd-best


Exposition au Musée de la Bande dessinée Gallery d'Atom Agency

Sur les traces de l’Âge d’Or avec son dessin inspiré par les grands maîtres de la BD belge semi-réaliste, Olivier Schwartz se lance avec son complice bruxellois dans une série policière largement inspirée par Gil Jourdan. Comme lui, l’étudiant en droit Atom veut lancer son agence de détective privé en trio, avec le costaud Jojo la Toupie et l’impertinente Mimi-Pinçon, une jeune femme qui fume, mais ce n’est pas sa seule qualité.


Entraîné par un scénario dynamique et bourré de références, bien dans le style de Yann, l’amateur un peu nostalgique retrouve avec plaisir les ingrédients qui ont fait et feront toujours les bons classiques de la BD.

Jean-Claude De la Royère, Centre Belge de la Bande Dessinée

 

Une nouvelle série signée Yann et Schwartz avec un héros digne des grands classiques d’aventure.


France d’après-guerre, été 1949. Le jeune Atom Vercorian, fils de flic se rêvant détective privé, décide d’enquêter à la place de son commissaire de père sur la disparition des bijoux de la Bégum. La richissime Om Habibeh, épouse du prince sultan Aga Khan III, vient en effet de subir un hold-up aussi rapide que spectaculaire. Un célèbre fait divers qui défraya réellement la chronique à l’aube des années 50. Une véritable immersion dans l’ambiance rétro de la fin des années 40 avec des planches truffées de clins d’œil et fourmillant de détails.

Olivier Schwartz
Autodidacte au style rétro-futuriste marqué par la néo-ligne claire de Yves Chaland, Olivier Schwartz s’inscrit chez Spirou et Dupuis, avec le scénariste Yann, grâce à leurs aventures de Spirou & Fantasio : Le Groom vert-de-gris etLa femme-léopard. Des albums bourrés de références et de clins d’œil graphiques.

Yann
Véritable homme-orchestre du scénario et amateur invétéré du bon mot, il enrichit de savoureux dialogues chacune de ses créations. Il s’offre parfois le plaisir du crayonné mais se tourne très vite vers l’écriture. On le verra ainsi apporter son punch à Frank Le Gall («Yoyo» et un épisode de «Théodore Poussin»), Henriet (« Dent d’ours »), Batem et André Franquin («Le Marsupilami»), Olivier Neuray («Nuits blanches»), Morris («Lucky Luke»). Aujourd’hui, Yann est sans conteste un scénariste incontournable de la profession.

Les éditions Dupuis

Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale

Musée de la Bande Dessinée
20, Rue des Sables à 1000 Bruxelles


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 04/12/2018 au 27/01/2019.

Publié le 29/11/2018.


Source : Bd-best


Toujours une carte à abattre.  Cédric 32 – C’est pas du jeu !

 

            « - Dis-moi, Cédric, si tu pouvais choisir, là, maintenant, tu voudrais aller où en vacances ?

-          N’importe où, du moment que c’est avec Chen.

-          Bon d’accord ! Avec Chen, vous iriez où ?

-          Hé ! Ho ! Faudrait d’abord que je lui demande.

-          Si tu la laisses décider, laisse-moi te donner un bon conseil.

-          Ah oui, lequel ?

-          Vérifie d’abord que tu as assez d’argent de poche. »

 

 

 

 

 

 

 

Christian est toujours de bon conseil pour son ami de toujours Cédric. Que ce soit pour le coacher afin de conclure avec Chen, ou bien pour le retenir de son impulsivité quand il veut casser la figure à un camarade énervant.

            Entre Cédric et son pépé, c’est « Je t’aime moi non plus. ». Comme ils sont aussi mauvais joueurs l’un que l’autre, tout finit toujours par une engueulade. Mais si au final, papa ou maman s’en mêle, les deux larrons redeviennent complices, comme si rien ne s’était passé. Entre eux deux, c’est le principe du mouvement perpétuel : on joue, on se fâche, on s’aime.

 

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

Laudec créé ses scènes comme dans un théâtre de marionnettes. Les décors sont dépouillés. Une fois les scènes installées, l’attention du lecteur est ainsi portée sur les relations entre les personnages et leurs attitudes. C’était un principe revendiqué par Morris qui fonctionne à merveille et qui est toujours d’actualité.

 

 

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

Au bout de trente-deux albums, on pourrait se sentir lassés des joutes verbales entre Cédric et son grand-père, des tentatives du gamin de séduire sa petite chinoise, il n’en est rien. Les auteurs instillent régulièrement des petites nouveautés, des personnages secondaires qui prennent de l’ampleur, comme Lily, la petite voisine malade, ou bien Manu, qui sait raconter mieux que tout le monde ce qu’il a vu à la télévision la veille.

 

            Peut-on être un jour se rendra-t-on compte que Raoul Cauvin fait partie des fondations de la bande dessinée, a contribué à l’écriture de sa grammaire et est un personnage éminent de l’humour franco-belge ? Alors, pourquoi le scénariste n’est-il pas reconnu à sa juste valeur ? Pourquoi ses albums ne font-ils jamais (ou rarement) partie des sélections officielles ? Mais tout simplement, parce qu’il est populaire. N’est-ce pas là la véritable reconnaissance et la clef du bonheur ? Oui.

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

            Les séries de Raoul Cauvin, lorsqu’on les a abordées dès le plus jeune âge de lecteur, et c’est possible, reviennent comme des madeleines de Proust qu’il est toujours rassurant de croquer tout au long de sa vie.

 

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

            Cédric, c’est peut-être pas du jeu, mais c’est un bon moment de complicité avec une série familiale dans laquelle il y a un peu de chacun d’entre nous et d’entre les nôtres.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Cédric

 

Tome : 32 – C’est pas du jeu !

 

Genre : Humour familial

 

Scénario : Cauvin

 

Dessins : Laudec

 

Couleurs : Leonardo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800173979

 



Publié le 29/11/2018.


Source : Bd-best


Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humour.  Mars !

 

 

 

« - Et voilà, le sort en est jeté !! Dans quelques minutes, nos trois héros vont pénétrer dans la fusée qui les conduira à travers l’espace pour une extraordinaire épopée !!

-          Houlà.

-          Ne regarde pas en bas ! »

 

 

 

 

Jim, Mike et John, ou plutôt André, José et Jean-Michel, sont prêts à décoller pour Mars. Mais leur fusée, elle, l’est-elle ?

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

 

Qu’importe ! La France va conquérir l’espace, coûte que coûte et quoi qu’il se passe. Et si l’on se doute dès le départ que le voyage ne se fera jamais, pour les spationautes, rien n’est moins sûr. C’est certain, ils ont décollé. Et ce n’est pas la présence d’une femme de ménage portugaise dans la fusée qui va les troubler.

 

Fluide Glacial réédite dans un format classique cet album de 2014 pour lui donner la place qu’il mérite dans le monde de l’humour absurde, du nonsense et de la folie.

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial


 

 

 

Fabcaro et Fabrice Erre, à qui la rédaction de Spirou a confié la Page 2 de leur hebdomadaire, forment un duo fusionnel. Ils s’embarquent l’un et l’autre dans leurs délires fictionnels pour mieux mettre le doigt dessus et se moquer de l’absurdité du monde.

Ils signent ici une série de strips qui se suivent pour écrire à leur manière une grande étape de la conquête spatiale.

 

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

Dans Mars !, ce ne sont pas seulement les grands responsables de la NASA et autres dérivés internationaux qui en prennent pour leurs grades, ce sont aussi les principaux acteurs que sont les spationautes, mais aussi les journalistes, les politiques, ainsi que les citoyens lambda qui devant leurs postes de télévision gobent, crédules, toutes les images qui s’affichent sur leurs écrans. Un seul type d’être sauve la face de l’humanité dans cette farce : une enfant d’aujourd’hui qui, élevée dans un monde technologique, entourée d’images, saurait faire la part des choses et aurait le recul nécessaire pour analyser l’information et déjouer les fake news, … mais si ses parents répondaient correctement aux questions qu’elle se pose.

 

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

 

Il y a du Ionesco de Rhinocéros dans Mars ! Le loufoque fait partie de la normalité. Si on ne peut pas accéder à la porte de la fusée, qu’on en amène une deuxième à côté pour pouvoir y entrer.

 

Nos trois cosmonautes ont quand même derrière eux une formation solide et une culture certaine. Ils s’en sortiront, ils ont lu « Tintin au Congo ». Peuple de Mars, ils viennent en paix !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mars ! 

Genre : Humour spatial

Scénario : Fabcaro

Dessins : Erre

Couleurs : Greff

Éditeur : Fluide Glacial

Nombre de pages : 46

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782378780807

 

 



Publié le 28/11/2018.


Source : Bd-best


Little Mozart in Parisland, une partition française. Mozart à Paris.



    « - Madame. Monsieur Mozart est arrivé.
-    Mozart ?
-    Sur les recommandations de Monsieur le baron Grimm, Madame.
-    Ah oui, le petit prodige ! Eh bien, où est-il ?
-    Là, Madame.
-    Alors il s’agit de ça… Jeune homme, prenez le piano qui est là, voulez-vous ?
-    Madame, puis-je être conduit dans une pièce où il y a un feu de cheminée ? J’ai les doigts gelés.
-    Eh bien, vous vous réchaufferez en jouant. Nous vous écoutons. »

 

 

 

 

 

Paris, Avril 1778. Mozart a vingt-deux ans. Fraîchement débarqué de Salzbourg, il arrive dans la capitale française, accompagné de sa mère. Que va-t-il y faire ? Il ne le sait ; les choses se décident au fur et à mesure. En jouant quelques notes sur les pianos des réceptions mondaines, cela lui permet de se faire un carnet d’adresses. C’est ainsi que le petit prodige se met à donner des cours de musique à des duchesses. Il rencontre même Monsieur Legros, directeur du concert spirituel, qui lui commande une symphonie.

 

 

 

 


© Duchazeau, Walter - Casterman.

 

 

Mais pour réussir à Paris, il faut être entreprenant, audacieux, retors, courir aux quatre coins de la capitale, parler et se montrer. Dans ce pays où tant de musiciens médiocres et détestables ont fait fortune, il va être complexe pour Wolfgang de se faire une place, même avec les encouragements épistolaires de son père resté au pays.
« Etre quelque chose. Etre seulement quelque chose, enfin. »

Frantz Duchazeau s’empare d’une courte année de la vie du plus célèbre compositeur du monde pour décrire un microcosme parisien à deux vitesses. Ou l’on fait partie de la « haute », ou l’on est un élément des bas-fonds. C’est à cette dure réalité que va se trouver confronter le jeune prodige qui, après avoir effectué une tournée triomphale lorsqu’il avait sept ans, cherche la notoriété, le succès et l’argent.
Franchir la passerelle qui permet de passer d’un monde à l’autre est une épreuve périlleuse. Duchazeau adopte un point de vue onirique pour figurer ce chemin, Mozart marchant sur des dalles branlantes soutenues par des personnages qui perturbent sa route.

 

 

 

 

 

© Duchazeau, Walter - Casterman

 

Quand Mozart lit des lettres de son père ou pense à lui, c’est l’enfant de cinq ans qui est interpellé, cet enfant qui voudrait dominer Paris, cet enfant qui se questionne encore : « Suis-je trop grand pour être un enfant ? Ou ne suis-je pas assez grand pour être un adulte ? » Peut-être que c’est parce qu’il n’a pas eu le temps d’être un enfant à cause de son talent que son parcours de vie est perturbé à ce point. Dans cet épisode parisien, Mozart, jeune adulte, fait parfois figure d’un fougueux adolescent, le derrière entre deux chaises.

Duchazeau ne transcende pas seulement la musique. Non seulement, il réussit l’exploit de faire entendre des notes dans des cases mélodieuses, mais il fait un pont avec l’art abstrait. Quand le compositeur enseigne l’art du piano à la duchesse de Castries, c’est au cubisme de Picasso que fait appel le dessinateur pour traduire en images les sons issus de l’instrument.

    L’auteur rend également hommage à Windsor McCay. Tel Little Nemo vivant ses rêves comme une vraie vie et chutant de son lit à chaque nuit, Mozart est ramené à la réalité. Il est ainsi démontré que Little Wolfgang vit dans l’adulte qui cherche sa vie, et remonte sans cesse à la surface comme un écho inévitable, gageure du talent de ce génie.

    Sur une étroite palette de couleurs, Walter dépeint les ambiances des rues ou des salons parisiens, osant des couleurs plus « pop » dans les scènes imaginées.

 

 

 

 

 

 


© Duchazeau, Walter - Casterman

 



    Mozart à Paris est une tranche de vie d’artiste, décrite avec talent, onirisme et réalité par Frantz Duchazeau, auteur sensible et talentueux, faisant ici la convergence de plusieurs types d’art : la musique, la peinture, et bien évidemment la bande dessinée.

 



Laurent Lafourcade


 

One shot : Mozart à Paris


Genre : Tranche d’une vie d’artiste


Scénario & Dessins : Duchazeau


Couleurs : Walter


Éditeur : Casterman


Nombre de pages : 96


Prix : 18,95 €


ISBN : 9782203147171



Publié le 28/11/2018.


Source : Bd-best


Une souris à pas de loup sur un piano compose.  Mausart

 

            « - Cette musique semble vous ravir, Madame. D’où vient-elle, Don Juan ?

-          Il semblerait qu’elle provienne de la bâtisse dans laquelle vit M.Salieri, votre compositeur officiel, votre Majesté.

-          Salieri ? Jamais il n’avait joué de la sorte, très cher.

-          Don Juan, allez le trouver. Dites-lui qu’il se prépare à nous rejouer l’entièreté de cette partition dès demain soir, au palais, avant le bal que nous donnerons en l’honneur de notre reine. »

 

 

 

 

 

La jolie mélodie qui enchante les rues de la ville est bien issue du piano de Salieri. Mais la Reine a l’oreille fine. Le propriétaire de cet instrument n’a jamais joué de la sorte. Et pour cause, ce n’est pas lui qui est sur les touches, mais Mozart…ou plutôt Mausart.

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Mausart est une petite souris qui vit avec sa famille dans le piano de Salieri, le loup musicien officiel de la cour autrichienne. Le Roi et la Reine sont des oies qui ont des oreilles aussi fines que leurs lobes sont absents.
Alors que Ligo, le chat valet du loup, va devoir patienter avant de croquer le rongeur. En effet, le couple royal demande à Salieri de rejouer la mélodie pour l’anniversaire de la Reine. Il va donc falloir user de malice pour que le subterfuge fonctionne devant la cour.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Gradimir Smudja organise la rencontre de Raymond Macherot et de Milos Forman. En racontant Mozart dans une bande dessinée animalière avec la folie du cinéaste américain.

Les animaux représentant les personnages sont finement choisis en fonction de leurs caractères. Le « zoo » de la cour du roi est une faune en folie qui aurait pu figurer dans le film de 1984.

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

 

 

            Le dessinateur s’est adjoint les services du directeur de collection Thierry Joor afin de ficeler un scénario efficace.

 

            Un magnifique dossier d’illustrations clôture ce superbe album qui peut être apprécié tout autant par les plus jeunes lecteurs que par leurs parents, et qui souffre d’un seul défaut, celui d’être beaucoup trop court.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

            Mausart est à lire en parallèle au Mozart à Paris de Frantz Duchazeau : deux visions de la vie du prodige qui se complètent dans deux magies différentes mais tout aussi envoûtantes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mausart

 

Genre : Tranche animalière d’une vie d’artiste

 

Scénario : Joor

 

Dessins & Couleurs : Smudja

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413002581

 

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Prisonnier de son destin…malgré lui.  Le voyage de Marcel Grob.

 

            « - Vous vous appelez bien Marcel Grob et vous êtes né le 12 septembre1926 à Kirchberg en Alsace, c’est bien cela ?

-          C’est exact.

-          Vous avez donc 83 ans.

-          Oui. Je vous l’ai déjà dit. (…)

-          Dites-moi, Monsieur Grob, mécanicien-ajusteur, c’est bien le poste que vous occupiez chez les Waffen SS, non ? »

 

 

 

 

 

 

Octobre 2009, le juge Tonelli interroge Marcel Grob sur son passé sombre durant la guerre. Jeune homme, il a été enrôlé dans l’armée allemande, sans en avoir le choix.

Pourquoi, si longtemps après, ce magistrat s’acharne-t-il sur ce vieil homme au parcours qu’il n’a pas choisi ? Au cœur de l’horreur, Grob avait-il la possibilité de prendre en main son destin ? Chez les SS, « Mon honneur s’appelle fidélité. ». S’enfuir, c’est trahir. Désobéir, c’est trahir. Trahir, c’est mourir.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Sébastien Goethals habille le récit fort, poignant et dramatique de son trait réaliste et rapide. Ainsi, comme le principal protagoniste, on est embarqué dans l’action sans pouvoir réagir. Comme Marcel, on subit sans pouvoir s’arrêter, on est acteur-spectateur de scènes que l’on voudrait ne pas voir.

L’auteur du Temps des sauvages chez Futuropolis reste objectif. La peur appelle la peur, la haine appelle la haine, et surtout, l’incompréhension appelle l’incompréhension.

Les planches les plus fortes sont certainement celles sans texte où simplement les dessins permettent de réfléchir et de comprendre, ou tout du moins, d’essayer de comprendre.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

La couverture en dit long sur l’état d’esprit de l’homme dont on suit le destin. Les soldats allemands avancent comme un troupeau de moutons. L’un d’eux se retourne comme pour demander de l’aide ou implorer le pardon, c’est Marcel Grob.

 

            Philippe Collin est un nouveau venu dans le monde de la bande dessinée. L’homme fait les beaux jours de France Inter depuis des années. Découvert avec l’atypique émission Panique au Mangin Palace, l’animateur a occupé diverses tranches horaires sur la station. Depuis trois ans, il est au micro de L’œil du tigre, une émission sur l’histoire du sport, le dimanche en fin d’après-midi, émission passionnante qui ferait aimer le sport au plus pantouflard des auditeurs.

            Collin se lance dans le scénario pour réhabiliter la mémoire de son oncle Marcel Grob, malgré nous, du nom de ces soldats français intégrés contraints et forcés dans la Waffen SS. Ayant compris après son décès les origines cet engagement en 1944, Philippe fait acte de rédemption et demande pardon à Marcel de l’avoir considéré comme un nazi de base. Le voyage de Marcel Grob est une histoire vraie, avec quelques passages romancés dans une logique historique, comme la scène des prouesses de Grob en foot lui ayant permis de se faire une place privilégiée dans l’armée, les officiers adorant ce sport.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Un personnage pas comme les autres est au cœur du récit. Il s’agit d’un livre : La cerisaie, texte d’une pièce de théâtre d’Anton Tchekhov. Cette histoire est celle de la fin de l’aristocratie russe et de la prise de pouvoir d’une nouvelle classe sociale, symbolisée par des arbres qui sont abattus pour posséder une propriété. La beauté et la mort sont liées. Le blanc des fleurs de cerisiers y est dominant. Mais peut-on détruire un monde et accéder à une pureté ? C’est la question que doivent se poser les officiers nazis qui sèment le chaos.

 

            Est-ce grâce à la place importante de son scénariste dans le monde des médias que l’album est largement médiatisé ? Sur le net, outre une bande annonce « classique »

 

 

 

 

 

un teaser cinématographique avec des acteurs professionnels laisse imaginer le succès que pourrait rencontrer ce récit sur grand écran

 

 

 

 

 

 

Dans une interview réalisée par sa compatriote Léa Salamé sur France Inter, Philippe Collin dit tout de la genèse de l’album

 

 

 

 

 

 

 

            L’album se conclut avec un dossier réalisé par l’historien spécialiste du nazisme Christian Ingrao.  On y apprend le pourquoi du comment du drame des Malgré-nous incorporés dans la Waffen SS.

            Pour compléter la lecture de cet album, lisez Malgré Nous, l’excellente série en quatre albums signé Marie Terray et Thierry Gloris parue chez Quadrants-Soleil.

 

            Peut-on tout pardonner à Marcel Grob ? L’homme est-il coupable ou victime ? Chacun se fera une opinion sur le destin de cet homme dont la faute principale est d’être né au mauvais endroit au mauvais moment.

            Incontournable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le voyage de Marcel Grob

 

Genre : Drame historique

 

Scénario : Collin & Goethals

 

Dessins & Couleurs : Goethals

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 24,00 €

 

ISBN : 9782754822480

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


5 auteurs canadiens au SOBD

La bande dessinée est présente au Canada depuis fort longtemps, tant sur son versant francophone que du côté anglophone. De très grands artistes du 9e art sont nés au Canada, à l’instar d’Harold Foster (Tarzan, Prince Valiant) ou de Joe Shuster (Superman). Plus près de nous, on peut citer Julie Doucet et Dave Sims dans la veine underground ou, pour le versant super-héroïque, Stuart Immonen et Jeff Lemire.

Cette année, ce sont 5 artistes canadiens qui sont attendus au cœur de Paris, ainsi que 4 chercheurs ayant porté leurs études sur la bande des-sinée. Si certains des artistes sont notoires en France (Seth, Chester Brown), d’autres sont moins connus, le SoBD ayant vocation à contribuer à leur découverte par le public français (Joe Ollman, Julie Delporte, Siris).

Tous parleront de la bande dessinée canadienne dans les 4 tables rondes du Cycle Canadien, tandis qu’une sélection des œuvres des ar-tistes invités sera présentée dans l’exposition « Bande dessinée cana-dienne contemporaine ». Enfin, la production de plusieurs maisons d’édition canadiennes de bande dessinée pourra être consultée pendant toute la durée du SoBD.

 

 

 

 

Les artistes canadiens invités :


Chester Brown est né en 1960 à Montréal, au Canada. Bien qu’ayant grandi dans une province canadienne à majorité francophone, Brown ne parle pas français et a créé l’ensemble de son œuvre en anglais. Initiale-ment attiré par le comic book de super-héros, Chester Brown se tourne dans les années quatre-vingt vers la bande dessinée indépendante et rejoint la scène small press de Toronto.  Il a publié depuis de nombreuses œuvres marquantes (23 Prostituées, Marie pleurait sur les mains de Jé-sus, etc.)


Julie Delporte est née en 1983 à Saint-Malo, elle s’installe en 2005 à Montréal pour y mener des études de journalisme. Elle se plait au Cana-da, où elle s’engage dans une voie artistique, produisant plusieurs livres chez Colosse. Plus récemment, elle a écrit le récit d’une rupture amou-reuse, Journal (2014, chez l’éditeur français L’Agrume), puis de deux autres titres cette fois chez le canadien Pow Pow (Je vois des antennes partout, 2015, et Moi aussi je voulais l’emporter, 2017).


Joe Ollmann est un artiste canadien anglophone, né en 1966 dans une famille ouvrière, à Hamilton, dans l’Ontario, province où il réside toujours. Le dessin est une pratique de toujours pour Ollmann, et la bande dessi-née une vieille passion. Ses premières parutions remontent aux années quatre-vingt, dans la presse locale.  Ollmann produira tout au long de la décennie suivante le fanzine Wag! qui fera l’objet d’une compilation sous la forme d’un livre aux éditions Conundrum Press en 2005. Ce titre sera suivi d’une petite dizaine d’autres, publiés par Conundrum Press, Insom-niac Press ou encore Drawn & Quarterly. Mid-life, à caractère autobiogra-phique, a été traduit en français par Presque Lune (En quarantaine, 2015).


Né en 1962 dans l’Ontario, Seth entretient une amitié ancienne pour la bande dessinée. Parmi ses prédécesseurs, il reconnaît l’influence de Charles Schulz, auteur pour qui il assure la conception graphique et la maquette de l’intégrale des Peanuts (25 volumes édités par Fantagra-phics). En revanche, c’est porté par Robert Crumb, Harvey Pekar ou Lyn-da Barry qu’il s’engage sur la voie autobiographique avec La vie est belle malgré tout (1996) un récit partiellement fictif. S’il ne persiste pas dans l’autobiographie, Seth poursuit l’invention d’une galerie de portraits d’anciens dessinateurs avec Wimbledon Green (2005) ou encore La Con-frérie des cartoonists du Grand Nord (2011). Lié avec Chester Brown et Joe Matt, Seth est représenté dans leurs travaux tandis qu’il évoque ses conversations avec le premier dans La vie est belle malgré tout.

Siris est un artiste canadien d’expression française, habitant Saint-Jean-de-Richelieu et connu de la scène canadienne depuis plus de trente ans. Canadienne, mais pas seulement, puisqu’il participe à de nombreuses publications underground des deux côtés de l’Atlantique : Krypton, Mac Tin Tac, Sortez la chienne, La Monstrueuse, Baloney, ainsi que de nom-breux livres. Outre la participation à des revues collectives, Siris produit également des livres : J’ai eu des pensées toutes la journée (Phylactère, 1991) ou plus récemment l’autobiographie Vogue la valise (La Pastèque, 2017).

 

La 8e édition du SoBD se tiendra les 7, 8 et 9 décembre 2018
Halle des Blancs Manteaux – Paris IVe

www.http://sobd2018.com/


Pays : France

Date de l'événement : du 07/12/2018 au 09/09/2018.

Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Ultimes bévues, un final en beauté pour une série remise au goût du jour

"Bwouais... Quand j'étais jeune, j'ai fait deux ou trois bêtises...héhé, en tout cas je les ai tous bien em..." s'ensuit le cri de la mouette rieuse bien défraichie sur la quatrième de couverture accompagnant un Gaston à la barbe aussi fleurie que son chapeau.

 

 

 

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

Résumé de l'éditeur : Cette toute nouvelle édition de la collection Gaston Lagaffe intègre toutes les planches réalisées par André Franquin, certaines inédites. Chacune d'elle a été minutieusement remasterisée d'après le trait original, et délicieusement recolorées au plus près des souhaits de l'auteur.

En effet, la re-colorisation effectuée par Frédéric Jannin, restitue très bien l'ambiance voulue par le maître. La page de garde s'ouvre sur une espèce d'œil de Cain fixant sévèrement un Gaston fort préoccupé. Qu'à cela ne tienne la page trois dévoile un gag hilarant sur le thème d'un divan qui fait mouche tant dans le design que dans l'exercice de tir.

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

 

Nous retrouvons également des illustrations publicitaires réalisée par Franquin en 1989 pour une marque de pile qui étaient à l'origine réunies dans l'album "Gaston Lagaffe rempile et désopile". S'ajoutent également les quatre planches créés pour les transports publics édité en 87 dans un recueil pour diverses régies de transport intitulé "Fou du bus".

Nous découvrons un" En direct de la rédaction" où on n’arrêtes pas le progrès, avons droit à de délicieux jeux de mots et quelques cascades cocasses. Demesmaeker en prend encore pour son grade et Prunelle déguste également moult péripéties pour le plus grand bonheur des lecteurs du plus grand gaffeur de tous les temps. Nous terminons ce voyage avec les célèbres "oui mais si on danse ?" et l'armoire aux cent tiroirs, peu connue du grand public mais ho combien elle aussi surprenante auréolée d'un texte tout aussi tendeur de zygomatiques.

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

En prime à la fin de l'opus, les toutes dernières planches de Gaston par Franquin avec un style encore plus évolué et Gaston et une planche inachevée. L'auteur caressait l'idée de produire 1000 gags de l'empereur de la bévue... au moins cet album, rend hommage à ce génie créatif d'une façon élégante et bien achalandée.
Une idée cadeau pour les fêtes de cette fin d'année 2018 toute indiquée pour soigner la morosité.

 

Damien Caste

 

Titre : Ultimes bévues

Genre : Humour

Dessin : Franquin

Couleurs : Jannin

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€

ISBN : 9791034731381



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


L’étoile Sirius brille encore.  Natacha 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu.

 

            « - Bonne nouvelle, mes amis, la météo annonce que les chutes de neige cesseront dans deux jours… Les pistes seront dégagées ! Dans trois jours, on décolle ! J’ai déjà vu ça.

-          Ben, nous, on va en profiter pour aller photographier Manhattan sous la neige !

-          Bon ça ! Je viens avec vous !

-          Moi, je reste ici, je connais assez cette ville !

-          C’est bien, Walter ! Prenez un bon café… Moi, je vais continuer à vous lire le journal de Grand-Maman… Si vous voulez et si cela ne vous fait pas trop mal à la tête… Hm ?... »

 

 

 

 

Le commandant Turbo l’a annoncé, l’équipage a quelques jours devant lui avant de pouvoir s’envoler de New-York enneigée. Alors, si certains vont en profiter pour flâner dans les rues blanches de la Grosse Pomme, d’autres vont se replonger dans la lecture du carnet de voyage d’une aventurière du siècle passé.

            Au milieu du Pacifique, la grand-mère de Natacha et son Walter de l’époque font face à Blackmoon, pirate moderne des mers du Sud. Ils sont accompagnés de Jane, jeune femme en difficultés, et du petit Chacha, gamin malin.

Le cupide Blackmoon a tué le frère de Jane. Pas de quartier pour mettre la main sur des perles. C’est aussi la philosophie de l’ignoble Lee Kong et de son fidèle serviteur, dans leur casemate de l’île de Tuatupuri.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

François Walthéry livre le deuxième tome de ce diptyque après quatre longues années. Mais vu la qualité du résultat, ça valait le coup de prendre son mal en patience.

La première partie de l’histoire était essentiellement maritime. Celle-ci nous entraîne dans les tréfonds de la jungle de Nouvelle-Calédonie. Walthéry est aussi performant dans chacun des décors. C’est un dessinateur à la fois aérien (on le savait), maritime et végétal.

 

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Quelques cases font écho à Vol 714 pour Sidney, que ce soit lorsque les protagonistes déambulent dans la jungle luxuriante ou quand un avion survole une plage isolée sur une île de truands.

 

Avant tout, L’Epervier Bleu et sa suite sont une manière de remettre sur le devant de la scène l’homme à l’origine du scénario, Max Mayeu, dit Sirius. Sirius était un auteur complet qui a fait les beaux jours des éditions Dupuis et du journal de Spirou avec des séries comme Bouldaldar, Timour ou encore l’Epervier Bleu, sorte de cousin de Bob Morane, parcourant le globe, vivant des aventures hors du commun.

 

 

 

© Sirius – Dupuis.

 

Avec ce double album, Walthéry réalise un rêve de gosse et fait un remake de « L’île aux perles », aventure datant de 1950 du héros l’Epervier Bleu, qui donne ici son nom à un bateau. Il l’adapte à la sauce Natacha, par le biais de la grand-mère de l’hôtesse de l’air la plus célèbre du 9ème art, sur le même principe que dans L’hôtesse et Monna Lisa, Le grand pari et Les culottes de fer. Les héros de l’Epervier Eric et Larsen sont transposés en Natacha et Walter. Sheba est devenu Chacha, si bien qu’on a l’impression que le jeune hindou et le p’tit bout d’chique n’ont toujours fait qu’un.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Natacha est l’une de ses héroïnes à qui tout aventure va. Que ce soit elle ou sa grand-mère, elles restent crédibles dans toutes les situations.

 

Ce qui est rare est cher. Natacha est une héroïne rare et chère. Chère Natacha, il nous est impossible de nous passer de vous. Revenez vite faire escale pour de nouvelles aventures.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Natacha

 

Tome : 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Sirius & Walthéry

 

Dessins : Walthéry

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800169613

 

 



Publié le 27/11/2018.


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