Information générale concernant le monde de la BD
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Junk Food ... Au royaume de la malbouffe

 

 

 

Junk food : régime alimentaire néfaste pour l’organisme consistant à manger des aliments à fort apport calorique (sucres et graisses) mais à faible valeur nutritive.

 

 

 

 

 

 

 

Notre mode de vie actuel nous confronte à manger rapidement : c’est le règne des fast-foods et des plats industriels préparés. Sans forcément s’en rendre compte, nous détruisons notre santé en consommant ces drogues quotidiennes proposées par les industries agroalimentaires. Actuellement, l’obésité et le diabète du type 2 tuent 11 millions de personnes par an. L’impact du sucre sur la santé mentale est encore très largement sous-estimé. L’addiction alimentaire n’est malheureusement pas encore reconnue comme une maladie et est un phénomène concernant le monde entier, que l’on soit adulte ou pas, maigre ou gros, riche ou pauvre.

 

 

 

 

 

 

© Arthur Croque – Émilie Gleason - Casterman

 

 

 

Émilie Gleason  nous fait découvrir à travers les yeux de Zazou (inspirée par le témoignage d’une petite française), une boulimique XXS de 19 ans, les multiples dangers de cette malbouffe. Pour cela, elle a accumulé, tout autour de la planète, de nombreux témoignages de personnes confrontées à ces addictions. On y croisera Winnie la bingeuse compulsive, Némo le mangeur émotionnel, Clodette l’accro au sexe et au sucre, chacun d’entre eux illustrant une facette de cette addiction aux mille nuances.

 

 

 

 

 

 

© Arthur Croque – Émilie Gleason - Casterman

 

 

Aidée par Arthur Croque, elle retranscrit au moyen de la BD le combat des accros de ces drogues quotidiennes surchargées en sucre et en graisse. Son dessin est direct, brut voir même parfois violent à l’égal des dangers de ce mode d’alimentation qui nous est imposée par de nombreuses industries agroalimentaires dénuées de tous scrupules.

 

 

 

 

 

© Arthur Croque – Émilie Gleason - Casterman

 

 

 

-          Mangez 5 fruits et légumes par jour

-          Limitez l’ajout de sucre et de sel

-          Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé …

Ces messages censés guider notre conduite alimentaire sont-ils efficaces ?

Avec plus de 8 millions de personnes obèses en France, on peut en douter. Des pays situés aux quatre coins du monde commencent à prendre des mesures draconiennes pour endiguer ce fléau. Au Mexique, certains états ont interdit la vente de soda et de sucreries aux mineurs, instaurant sur ces denrées des taxes élevées.  

 

 

 

 

 

 

© Arthur Croque – Émilie Gleason - Casterman

 

 

 

À la fois documentaire et fiction, ce roman graphique souligne les dangers de la surconsommation de la malbouffe et du sucre, la première drogue consommée au monde. Rédigé en mode rapport, ce livre qui ne peut laisser indifférent une fois la dernière page tournée. Beaucoup de lecteurs iront ensuite chercher des informations complémentaires en consultant notamment les différentes sources et titres d’ouvrages laissés en fin de livre..

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

 

 

Titre : Junk Food

 

Genre : Documentaire – Alimentation - Société 

 

Éditeur : Casterman

 

Scénario : Arthur Croque

 

Dessin : Émilie Gleason

 

Nombre de pages : 223

 

Prix : 21,00 €

 

ISBN : 9782203203303

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Bd-best


Lookers - Origines

 

 

 

 

« Avant, je pensais comme toi, que les mortels étaient des larves tout en bas de la hiérarchie cosmique, si loin des dieux, demi-dieux et démons … mais mon séjour sur terre m’a appris que les humains ont nombre de qualités, telles que l’amour, la compassion, l’amitié, l’honneur … la vie »

 

 

 

 

 

 

 

 

Le démon Beset a trouvé une candidate à son projet « Désespoir » ! Une jeune femme qui vient à peine de se suicider dans son bain, encore vivante … mais déjà maudite ! Vulcain se charge alors de la « transformer » en parfaite héraldesse du combat de Besset. Elle s’appellera Mizery ! Sa première mission sera de retourner dans le « monde d’en haut » et d’y collecter un maximum d’âmes innocentes !

 

 

 

 

 

© Collectif – Tabou

 

 

Grâce à cela, Beset et Vulcain sont convaincus de pouvoir ouvrir les scellés sacrés du Paradis ! Armée de Despair, une épée buvant les âmes comme Bacchus du vin, forgée par Vulcain, Mizery s’abandonne alors aux délices de la damnation … sur terre !

Mais sur leur chemin, les Lookers, Tania et Michelle aidée par Pandora pour l’occasion se feront une joie de remettre de l’ordre dans cette invasion de morts-vivants !

 

 

 

 

 

© Collectif – Tabou

 

 

 

 

Tel est le pitch du 1er récit de ce recueil qui en regroupe 6, de dessinateurs différents. Entre action, sexe et violence, nos 2 héroïnes se défoncent sans compter !

Que ce soit dans les milieux des « snuff movie », d’une bacchanale infernale ou à la recherche d’un grimoire ancien volé par les Sœurs de Sainte-Gertrude, rien ne pourra les arrêter.

Un graphisme, ou plutôt des graphismes où l’érotisme est à l’honneur, notamment dans la surprenante « Galerie des couvertures ». Imaginez des couvertures « décentes », puis leur version « moins sage » … Un régal d’imagination visuelle.

 

 

 

 

 

© Collectif – Tabou

 

 

 

 

Bref, un peu de légèreté déjantée pour cette rentrée ! Et maintenant, n’hésitez pas à vous plonger dans la suite des aventures de « Lookers & Ember ».

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Lookers Origines

 

Éditeur : Tabou

 

Scénario : Doug Miers

 

Dessin : Jeremy Rock, Patrick Fillion, Tim Seeley, Ivan Abrani, Albert Holoso

 

Nombre de pages : 240

 

Prix : 22,00 €

 

ISBN : Évide

 



Publié le 07/01/2023.


Source : Bd-best


Capitaine Albator, Mémoire de l’Arcadia – vol 1 à 3

 

 

 

Autre manga culte repris pour un one-shot, « trilogique » ici, le plus célèbre pirate balafré de l’espace réapparaissait sur nos écrans radar en 2019-2020.

Relu à l’occasion des fêtes de fin d’année, la série « Capitaine Albator, Mémoire de l’Arcadia » relevait au départ plus du pari insensé que du succès garanti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reprendre le héros du maître Leiji Matsumoto pouvait paraître une gageure ! Le faire dans un format franco-belge pour un lectorat européen encore plus ! Le manga cultissime à la sauce européenne … Mais la formule fonctionne et ce dernier tome de la trilogie « Albator, Mémoire de l’Arcadia » le prouve. Et ce n’est pas non plus le succès énorme du « Goldorak » de Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu et Alexis Sentenac qui nous contredira !

Mais revenons-en à Albator. Conçu dans l’esprit de la série BD originale, où il s’intègre entre les épisodes 17 et 18, moment où l’Arcadia quitte la Terre pour foncer vers le combat final avec la Reine des Sylvidres.

 

 

 

 

 

 

© Alquié Jérôme - Kana

 

 

 

En quelques mots, en l’an de grâce 2977, les humains ont laissé mourir leur planète, asséché les océans et épuisé à l’extrême les ressources naturelles, inconscients et insouciants de la menace qui plane sur eux. Car du fond de l’univers, le peuple sylvidre, qui avait colonisé la Terre 300 millions plus tôt est en route pour en reprendre possession. C’est une question de survie pour lui. A cet effet, leur reine y a envoyé une sphère noire chargée de 3 missions : les guider vers leur destination, réveiller ses sœurs restées sur Terre pour y préparer l’invasion et provoquer une immense tempête glaciale afin de tout immobiliser.  Mais cela, tout fan de la série le sait déjà !

C’est ici que débute cet inédit. Une équipe de scientifiques découvre sur Terre un mausolée sylvidre. Le professeur Reiji, le docteur Imer et son assistante Talika y entrent pour trouver une sylvidre géante endormie. Responsable de cette glaciation soudaine, Talika la réveille contre la volonté d’Imer. Mais pourquoi ? Quel est ce mystère ? Quelle est la motivation qui pousse Talika à mettre la Terre en péril ?

 

 

 

 

 

© Alquié Jérôme - Kana

 

 

 

 

Ce 3e tome va voir l’ultime confrontation entre Albator et Talika.

Nous y découvrons la raison pour laquelle cette dernière, rongée par la vengeance, est prête à tout pour détruire partout et définitivement les Sylvidres. Une vengeance où la destruction de la Terre et la disparition de humains ne sont que des dégâts collatéraux secondaires et ainsi acceptables.

Si le second opus marquait clairement un tournant dans la compréhension psychologique de la trame, ce dernier nous offre une apothéose en crescendo d’émotions et d’alliances contre nature.

Les humains restent en grande partie ce qu’ils sont. Pourtant, certains, tel le docteur Imer, auraient pu, en rendant un brin d’humanité à Talika, changer les choses.

Toujours est-il que cette dernière libèrera les 3 Sylvidres pionnières. Ensemble, elles pourraient rendre leurs sœurs immortelles ou au contraire les détruire à tout jamais ! Manipulées par Talika, comment Albator réussira-t-il à contrecarrer ce dessein ?

 

 

 

 

 

© Alquié Jérôme - Kana

 

 

 

 

Mais le plus de cette trilogie est avant tout dans le fait que Jérôme Alquié, avec l’accord et l’assentiment de Leiji Matsumoto, fournit ici enfin les réponses à bien des questions concernant Albator, ses amis, ses ennemis, … laissées en suspens par leur créateur. Un certain nombre de clins d’œil et hommages, notamment à ce dernier, se retrouvent également dans ces albums.

 

Pour rappel, et comme toujours avec des franchises de mangas japonais, pas une étape de celle-ci n’a pas été, avant réalisation, approuvée par le Maître en personne.

Scénario, dessin, couleurs, et même l’esprit de la série « Albator 78 » y sont scrupuleusement respectés. L’aspect écologique n’est pas non plus bradé.

 

 

 

 

 

© Alquié Jérôme - Kana

 

 

 

 

Enfin, la psychologie des personnages leur donne une réelle consistance. Rien n’est gratuit dans leurs agissements, y compris parfois leur sacrifice ultime. La reine des Sylvidres, elle-même, n’est pas épargnée dans le don de sa propre personne. Ce qui la guide n’est-il pas son désir sincère de sauver son propre peuple de l’extinction en l’installant durablement sur Terre ? Dès lors, nous entrons dans leurs pensées intimes, dans ce qui pourrait aisément les faire tomber en désespoir ou au contraire les sauver. Un subtil jeu d’influences qui secoue chacun mais tellement humain finalement !

 

 

 

 

 

 

Jérôme Alquié a donc bien réalisé un exploit de bout en bout. La trilogie parfaite du célèbre capitaine pirate de l’espace ! Aucun fan, ancien ou nouveau, ne pourra la décrier ou hurler à la trahison en la dévorant.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Série : Capitaine Albator Mémoire de l’Arcadia

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Classics

 

Scénario : Alquié Jérôme

 

Dessin : Alquié Jérôme

 

Couleurs : Alquié Jérôme

 

Adapté de l’œuvre de Matsumoto Leiji

 

Tome 1

 

Titre : Les doigts glacés de l’oubli

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 11,99 €

 

ISBN : 9782505070511

 

Tome 2

 

Titre : Les ténèbres abyssales de l’âme

 

Nombres de pages : 46

 

Prix : 11,99 €

 

ISBN : 9782505070528

 

 

Tome 3

 

Titre : Des cœurs brûlants d’amour

 

Nombre de pages : 59

 

Prix : 12,99 €

 

ISBN : 9782505070535

 

 



Publié le 05/01/2023.


Source : Bd-best


Tout ce qui brille.  Les souris du Louvre 4 – Le clan de la couronne

 

« - Tu cherches quelque chose ?

-   Hmm… Nan, c’est un réflexe. Mon père est conducteur de métro et parfois on s’amuse à dégommer quelques rats au lance-pierre. Alors, je guette.

-   Il n’y a pas de rats au Louvre !

-   Mais des souris, si ! C’est à cause de l’une d’elles que j’en suis là. J’ai une vengeance à prendre ! »

 

 

 

 

 

 

 

 Aujourd’hui, c’est mardi, jour de fermeture, le jour des tournages de clips et de cinéma, des défilés de mode et des soirées privées. Bastien est au Louvre pour préparer un exposé. C’est la punition qu’il a eue. Il prétend ne pas aimer les Musées. Son copain Milo, que l’on connaît bien, lui assure le contraire : Bastien aime les Musées mais il ne le sait pas encore. Du côté des souris égyptiennes qui fréquentent les parties cachées du Louvre, Esope est désespéré. Il les a toutes faites : la couronne-reliquaire, celle de Charlemagne, de Louis XV, de l’impératrice Eugénie, même la couronne de fleurs et de fruits. Rien ! Pas la moindre trace d’un « clan de la couronne » au Musée du Louvre. Isis voudrait comprendre ce qui est arrivé à son père, vizir du clan égyptien, et prévenir Pharaon. Ça semble peine perdue…jusqu’à ce qu’ils rencontrent un gratteur d’or, ancien soldat de l’armée de Xanthos.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

 Pour cette quatrième incursion dans les coursives du plus célèbre Musée du monde, on retrouve évidemment Milo, le petit garçon, gardien du cercle dont une des missions est de protéger les œuvres, ainsi qu’Esope et Isis, les souris antiques, qui sont dans un bien mauvais pas. Alors que les bestioles étaient vraiment au premier plan du tome précédent, les auteurs rétablissent l’équilibre avec les humains dans celui-ci. Les uns vont être au service des autres, que ce soit pour un sauvetage ou une rédemption.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

Sous le graphisme fort agréable de Sandrine Goalec, Joris Chamblain profite de l’aventure pour donner quelques clefs et secrets du Louvre. On apprend ainsi, dans la fluidité de l’histoire, qu’un tableau n’est pas placardé sur un mur. Il s’agit de David tuant Goliath de Daniele da Volterra, qui est un double-tableau en champ-contrechamp, avec des différences donnant une impression de mouvement. On découvre aussi l’existence d’une galerie tactile pour les visiteurs non-voyants ou les curieux désireux d’apprendre et de comprendre une autre façon d’appréhender l’art. Un supplément final, signé Fabrice Douar, invite à visiter la galerie d’Apollon dans laquelle est exposée la collection de gemmes de Louis XIV.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

En plus d’offrir une aventure à suspens, la série donne envie de mettre les pieds au Musée. Après avoir lu Les souris du Louvre, jamais plus vous ne visiterez un tel lieu sans regarder dans les moindres recoins au cas où vous en verriez passer une ou deux… si ce n’est une armée.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les souris du Louvre

 

Tome : 4 – Le clan de la couronne 

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Joris Chamblain

 

Dessins : Sandrine Goalec

 

Couleurs : Drac

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 11,50 €

 

ISBN : 9782413048404

 



Publié le 01/01/2023.


Source : Boulevard BD


Ric se remet en selle.  Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet 6 – Le tiercé de la mort

 

« - Mais !? Qu’entends-je, chers téléspectateurs !?... Une détonation ?! Une détonation a retenti dans l’hippodrome ?! Dieu tout-puissant ! Fricadelle du gourbi ! Fricadelle du gourbi s’écroule à son tour !? Oh ! Mon dieu ! Non ! Une autre détonation !? Lascive du Valois s’effondre, elle aussi, fauchée en pleine course ! » 

 

 

 

 

 

 

 

   Depuis sa cabine de commentateur en direct de l’hippodrome de Saint-Cloud, Léon Zitrone assiste, atterré, à l’assassinat de trois chevaux en pleine course. Comme le dit un client du PMU Au Père Gourio, c’est plus l’hippodrome de Saint-Cloud, c’est les abattoirs de la Villette. Grévisse, qui a joué gros, voit toutes ses « conomies », comme il dit, envolées. Le commissaire Bourdon est dépêché sur les lieux. Il ne va pas tarder à mettre Ric Hochet sur le coup. Ça ferait un article du tonnerre. Pour Ric, en fin limier, il s’agit avant tout de démêler l’affaire. Nadine, en cavalière hors pair, pourrait bien servir d’alliée dans la place.

 

 

 

 

© Zidrou, Van Liemt, Cerminaro - Le Lombard

 

 

 

Suite des enquêtes délicieusement vintages du journaliste-détective le plus célèbre de la bande dessinée. Cette fois-ci, Ric est embarqué dans le milieu des paris sportifs, et en particulier le tiercé, toujours d’actualité, mais qui à l’époque était l’événement des dimanches après-midi. Les tribunes des champs de course étaient bondées, tout comme les bars, lieux de vie des ouvriers rêvant de multiplier leur paye. Les repas de famille s’arrêtaient pour regarder religieusement la course, Bon-Papa vibrant en attendant de savoir s’il allait remporter le jackpot. Nombreux étaient les parieurs. Rares étaient ceux qui faisaient fortune. Ces courses existent toujours mais sont nettement moins populaires qu’à l’âge d’or.

 

 

 

 

© Zidrou, Van Liemt, Cerminaro - Le Lombard

 

 

 

Zidrou et Van Liemt sont définitivement maîtres de l’univers et des personnages. Ils ne sont plus dans un souci de reprise, bien qu’ils respectent le cahier des charges, mais dans un esprit de continuité de leur série à eux. Et ça, si ce n’est pas la preuve d’une réussite ? On est ancré dans une époque. Preuve en sont les costumes, les véhicules, les décors. Les auteurs ne s’empêchent pas les clins d’œil comme cette enseigne Cubitus qui orne le siège de l’université canine pour chiens guides. C’est violent parfois, les méchants sont des vrais. C’est humoristique quand il se peut, sans jamais tomber dans le ridicule. On est dans du vrai polar à la Agatha Christie comme savaient si bien le faire Duchâteau et Tibet.

 

 

 

 

© Zidrou, Van Liemt, Cerminaro - Le Lombard

 

 

 

C’est vintage mais c’est frais. C’est du Ric Hochet. Les paris sont bouclés. Le départ est lancé. Rien ne va plus.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet

 

Tome : 6 – Le tiercé de la mort

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Zidrou 

 

Dessins : Simon Van Liemt

 

D’après : Tibet & Duchâteau 

 

Couleurs : Cerminaro 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782808203463

 



Publié le 01/01/2023.


Source : Boulevard BD


Deux tours de plus dans le Donjon.  Donjon Monsters 16 – Quelque part ailleurs / Donjon Zénith 9 – Larmes et brouillard

 

« - Je ne sais pas comment ils vont s’y prendre mais je suis certain qu’ils vont réussir…

-   C’est grave à vos yeux ?

-   La ville riche s’étend, elle va empiéter sur un cimetière qui est grand comme un pays. En quoi ça vous dérange ?

-   Vous allez rire. Venez !

-   Si vous m’emmenez au cimetière, je ne vais pas rigoler du tout. Je sais que c’est absurde mais j’ai une peur bleue de tout ce qui touche à… la mort ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Le cimetière de Nécroville n’est pas un cimetière comme les autres. Les morts y vivent en toute quiétude. En toute quiétude ? Pas tout à fait. Ça, c’était avant. Aujourd’hui, la ville haute, pour se développer, doit empiéter sur ce lieu. Ce n’est pas du goût de tout le monde. Des morts ont disparu. On leur veut du mal. Andrée, jeune avocate, mène l’enquête, une enquête qui va l’emmener dans les couloirs du temps.

 

 

 

 

 © Delisle, Trondheim, Sfar – Delcourt

 

 

                Au zénith du Donjon, Herbert et Isis ont un fils. Il naît comme traditionnellement pendant un trek en yack à destination du pays Kochaque. Très vite, des tensions vont apparaître dans le couple. En effet, le canard n’est pas tout à fait d’accord pour que son fils ait un baptême kochaque, c’est-à-dire se retrouver seul dans une fosse aux loups, lutter contre les éléments et résister aux crocs acérés de la meute en faisant fi de leurs coups de griffe. Au grand dam de sa chérie, Herbert enlève leur rejeton. Leur couple s’en remettra-t-il ?

 

 

 

 

 © Boulet, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Un Donjon Zénith et un Donjon Monsters, voici la double dose qui vient enrichir l’univers créé par Joan Sfar et Lewis Trondheim. La série Monsters invite Guy Delisle. Connu pour ses albums autobiographiques et sensibles, on n’attendait pas cet auteur canadien dans l’univers du Donjon. Il y est aussi à l’aise que ses prédécesseurs dans une histoire aux frontières de la vie qui réfléchit sur son sens. Mention particulière pour la maîtresse défunte et son penchant pour la bouteille. La série Zénith met le couple Isis/Herbert face à son destin. Que se passe-t-il lorsqu’un père et une mère ne sont pas d’accord sur le destin de leur progéniture ? L’amour sera-t-il plus fort que la mort ? Et là où Sfar et Trondheim arrivent encore à surprendre après cinquante, et oui cinquante, albums de Donjon, c’est quand les deux histoires se croisent avec l’ouverture d’un coffre qui se passe dans les deux récits.

 

 

 

 

 © Boulet, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Plus qu’une série, plus qu’une saga, Donjon est un univers dont chaque auteur est une pierre permettant de tenir l’édifice debout. Et on peut dire qu’avec des fondations solides nommées Sfar et Trondheim ce donjon-là n’est pas près de s’écrouler.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

Série : Donjon Monsters

Tome : 16 – Quelque part ailleurs

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

Dessins : Guy Delisle

Couleurs : Walter

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 48

Prix : 11,95 €

ISBN : 9782413037675

 

 

 

 

 

Série : Donjon Zénith

Tome : 9 – Larmes et brouillard

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

Dessins : Boulet

Couleurs : Walter

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 48

Prix : 11,95 €

ISBN : 9782413047117

 



Publié le 01/01/2023.


Source : Boulevard BD


A travers les conflits du siècle, Mattéo dans la seconde guerre mondiale.  Mattéo 6 – 6ème époque (septembre 1939-juin 1940)

 

« - Mon pauvre Mattéo… Tu sais que mon Louis est sorti troisième d’Hypokhâgne…

-   Oui, et le plus jeune de sa promotion…

-   Mais… T’as reçu mes lettres, alors ?... Tu aurais pu me répondre…

-   Tu parlais de « ton » Louis comme s’il n’avait pas de père… Alors, un père qui n’existe pas, ça écrit des lettres qui n’existent pas… »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Septembre 1939. Mattéo est revenu de la guerre d’Espagne. Après avoir retrouvé Paulin qui a refait sa vie, il lit dans le journal que Varsovie est sous les bombes allemandes. Hitler est déchaîné. Daladier fait juste les gros yeux. Mattéo apprend que Juliette travaille toujours à la Poste. Elle lui annonce que leur fils Louis vient d’être mobilisé comme sous-lieutenant. Juliette est morte d’inquiétude. Mattéo décide de partir à la rencontre de son fils. Réussira-t-il à lui avouer qu’il est son père ?

 

 

 

 

© Gibrat - Futuropolis

 

 

 

Mattéo ne se contente pas d’observer la marche du monde. Il y participe. Comme quoi, on peut être un héros et mouiller sa chemise. Gibrat se sert de l’Histoire pour raconter son histoire, ce qui lui donne encore plus d’intensité. En six volumes, la série Mattéo n’est pas une histoire. Ce n’est pas non plus une aventure. C’est une fresque, une comédie humaine avec tout ce qu’il y a de tragique dans le mot comédie.

 

 

 

 

© Gibrat - Futuropolis

 

 

 

                On savait Jean-Pierre Gibrat dessinateur de grande classe. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi il n’est pas cité plus souvent dans la liste des « grandprimables » d’Angoulême. Il est l’un des meilleurs dessinateurs réalistes contemporains. Les décors nous entraînent dans l’Europe du milieu XXème. Ses personnages féminins se ressemblent ? Et alors ? Elles sont si belles… Gibrat est le maître de la couleur directe. Pour autant, il ne privilégie pas l’esthétisme, mais la vitalité, grâce aux coups de crayons qui restent apparents sous des tons divers. On le connaissait scénariste minutieux. On l’apprécie de plus en plus comme un dialoguiste exceptionnel. Chaque parole est écrite comme un échange théâtral, mais sans la grandiloquence de cet art qui est un spectacle vivant sur scène, tout simplement avec une justesse et une finesse percutantes, comme dans les grands films de cinéma. Paradoxalement, Gibrat est aussi adepte des planches muettes.

 

 

 

 

© Gibrat - Futuropolis

 

 

 

                Mattéo aura traversé tous les conflits européens du XXème siècle à travers l’Europe qui brûle. Gibrat nous a présenté une histoire de ce siècle, nous montrant tous les bouleversements que nos grands-parents et arrière-grands-parents ont traversé. Pour continuer, l’auteur prévoit une suite au Vol du corbeau dans laquelle Jeanne suivra François en Indochine. Il se pourrait même qu’il y ait des liens avec l’univers de Mattéo.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Mattéo

 

Tome : 6 – 6ème époque (septembre 1939-juin 1940)

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Jean-Pierre Gibrat 

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9782754824736



Publié le 01/01/2023.


Source : Boulevard BD


Les enfants perchés de la Révolution

 

 

 

Paris, avril 1789 … Après un hiver particulièrement rigoureux, le prix du pain s’envole dans les premiers mois de l’année. La grogne augmente parmi le peuple, les États généraux qui devaient s’ouvrir à Versailles sont reportés au début du mois de mai. La disette ainsi que l’exclusion des assemblées électorales du tiers état mécontentent particulièrement les habitants du faubourg Saint-Antoine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 avril, au cours d'une assemblée d'électeurs du tiers état, Réveillon aurait tenu des propos inquiétants sur les salaires des ouvriers. Il aurait regretté le bon vieux temps où ils étaient payés 15 sous par jour au lieu de 25. Parmi le peuple, le bruit se répand rapidement qu’il veut baisser les salaires. Dès le soir, son nom est hué. La rumeur est rependue dans les cabarets et dans les ateliers, si bien que le mécontentement finit par exploser. Les établissements Réveillon sont pillés, la troupe est envoyée et ouvre le feu sur les manifestants.

 

 

 

 

 

© Jean-Sebastien Bordas - Casterman

 

 

 

C’est dans ce contexte que le lecteur fait la connaissance de Michel (11 ans). C’est le fils d'un artisan veuf du faubourg Saint-Antoine. Lorsque son père disparaît au cours de l’émeute contre la baisse des salaires, il est confié par son oncle à un refuge pour enfants trouvés. Subissant des mauvais traitements, il fugue poursuivant une petite voleuse de pain. Lorsqu’il la rattrape sur les toits de Paris, il fait la connaissance d’une bande d'enfants " perchés " survivant dans des cabanes de bric et de broc. Accepté parmi eux, il va tenter de les convaincre afin de l'aider à retrouver son père, probablement emprisonné à tort à la Bastille.

 

 

 

 

 

© Jean-Sebastien Bordas - Casterman

 

 

 

Jean-Sébastien Bordas est aux commandes du scénario et des illustrations de sa première bande dessinée plus particulièrement destinée aux enfants. Comme l’indique le titre, il s’appuie sur l’affaire Réveillon pour nous faire découvrir Michel et une bande d’enfants vivant sur les toits de la capitale. Les dessins sont facilement accessibles pour les plus jeunes mais, aussi pour les ainés. Sans en avoir l’air d’y toucher, l’auteur parvient à donner une leçon d’histoire aux lecteurs.

 

 

 

 

 

© Jean-Sebastien Bordas - Casterman

 

 

 

Une première histoire prévue en trois tomes, le premier épisode plante le décor, l’action tout en introduisant les différents protagonistes. C’est avec impatience que l’on attend la suite afin de poursuivre les aventures de Michel et de ses amis à l’assaut de la Bastille ! A signaler la présence en fin de livre d’un mini dossier didactique constitué de quatre pages.

 

 

Alain Haubruge

 

 

Titre : L’affaire Réveillon

 

Série : Les enfants perchés de la révolution

 

Tome : 1

 

Éditeur : Casterman

 

Genre : Historique – Jeunesse

 

Scénario : Jean- Sébastien Bordas

 

Dessin : Jean-Sébastien Bordas

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203226012

 

Sortie prévue le 4 janvier 2023

 



Publié le 01/01/2023.


Source : Bd-best


Mes coups de cœur 2022

 

 

Voilà, 2022 tire sa révérence et 2023 pointe le bout de son nez …

L’heure des bilans et autres classements …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et en parlant de classement, j’avoue ne jamais avoir été « fan » de ce type d’activité.

Pourquoi ? Simple ! Mes coups de cœur varient souvent en fonction du moment, de mes états d’âme, voire des rencontres faites tout au long de l’année.

 

Une de mes questions favorites lors de nos capsules de « Derrière la palette … » avec les auteurs est : quel serait pour toi la BD ultime ? Celui que tu emporterais si tu ne pouvais en prendre qu’une ou celle qui t’a le plus marqué, impressionné ?

Leur réponse est souvent : « Difficile de n’en choisir qu’une ! Mais ... »

Cet exercice-ci est finalement similaire.

 

Donc pour m’y plier malgré tout, voici un petit panel des sorties 2022 qui m’ont le plus marqué à l’un ou l’autre moment de l’année. Sans ordre particulier … au gré de mes souvenirs !

 

Parmi les séries dans leur ensemble, 5 m’ont impressionné, marqué ou passionné au point de les (re)lire entièrement à l’occasion d’une nouvelle sortie.

 

-          « Les 5 Terres » de Lewelyn & Lereculey avec la sortie du tome 7, « L’heure du cadeau », chez Delcourt.

-          « Adelin & Irina », de Nico, aux éditions du Tiroir … un auteur découvert grâce à mon ami Alain Henriet.

-          « La Guerre des Lulus », de Régis Hautière & Hardoc, chez Casterman, avec la sortie du tome 8, « Luce » et surtout un début d’année 2023 chargé en émotions et surprises.

-          « Airborne 44 », de Philippe Jarbinet, avec la sortie du tome 10, « Wild Men », chez Casterman.

-          « Shelton & Felder », de Jacques Lamontagne, avec la sortie du tome 4 « L’héritage de Rockfellow », aux éditions Kennes.

 

Parmi les autres sorties BD, je retiendrai :

-          « Edgar P. Jacobs – le rêveur d’apocalypses » de Philippe Wurm, chez Glénat.

-          « Erreur Système » de Valérie Mangin & Jenolab, chez Casterman.

-          « Furioso 1 » de Philippe Pelaez & Laval Ng, chez Drakoo – Bamboo.

-          « Les voitures de Lefranc » de Xavier Chimits, chez Casterman … qui avec le très « martinien » « Le scandale Arès » de Régric et Seiter, chez Casterman offre le plaisir de revisiter tous les tomes de la série.

-          « Vesper – 2 – L’Archimériste » de Jeremy, chez Dargaud.

-          « Michel Vaillant : Légendes 1 - Dans l'enfer d'Indianapolis » de Denis Lapière et Vincent Dutreuil, aux éditions Graton.

-          « Corto Maltese – Nocturnes Berlinois » de Ruben Pellejero & Juan Diaz Canales, chez Casterman.

-          « Les ailes de l'espérance 1 & 2 » de Antunes & Du Caju, aux éditions Paquet.

-          le terrible historico-burlesque « Le Petit Théâtre des Opérations - Vol 3 » de Monsieur Le Chien & Julien Hervieux, chez Fluide Glacial.

-          « Alice à Wonderland - De l'autre côté du miroir » de Raven Gregory / Robert Gill / Jason Embury, chez Grapf Zeppelin.

-          Et mon coup de cœur spécial Noël et fêtes de fin d’année, le sublime « Nello et Patrasche » Marc Legendre et Griggo, aux éditions Kennes.

 

J’aurais pu y ajouter évidemment les albums de Baudouin Deville et de sa fée des lumières, Bérengère Marquebreucq … mais suis-je réellement « objectif » tant j’apprécie leur talent et génie associé ?

 

Au niveau des revues et magazines, « Tintin, c’est l’aventure » est sans conteste celui qui nous a le plus passionné, tant par la qualité que la variété de ses articles, à chaque fois sur des thèmes abordés par Hergé dans son œuvre.

 

Nous pourrions faire de même avec les interviews réalisées cette année dans le cadre de nos capsules « Derrière la palette … ». Mais là, c’est carrément impossible, tant chacune d’elles fut un moment d’exception et de franche rencontre.

La plus déjantée fut néanmoins celle de Killofer pour la sortie de « Killofer en chair et en fer », chez Casterman.

Les deux plus marquantes, très certainement celle d’Hermann, dont je suis fan depuis ma plus tendre enfance et celle de Philippe Berthet, à l’occasion de la sortie du tome 2 de « La Fortune des Winczlav !

La plus émouvante, la journée presse organisée par Casterman pour la sortie de « Airborne 44, t 10 – Wild Men » de Philippe Jarbinet à l’abbaye de Stavelot.

 

Parmi les festivals et autres foires, il est évident que « Trolls et Légendes » à Mons est hors-catégorie !

 

Je pourrais également souligner l’immense plaisir que nous avons eu à visiter telle ou telle exposition. Parmi toutes, exceptionnelles et plus intéressantes les unes que les autres, j’en citerais néanmoins 3.

-          "Michel Vaillant Art Strips" à la galerie Huberty & Breyne,

-          "Franquin, Bon pour …" à la librairie CFC,

-          "Corto Maltese - Nocturnes Berlinois" à la galerie Champaka.

 

2022 marquait réellement le retour à une vie culturelle « normale » avec ses événements marquants un peu partout.

2023 ne pourra en être autrement … nous en sommes convaincus !

 

Nous aimerions profiter de ce petit bilan pour remercier également tous nos lecteurs / lectrices, fans du 9e Art qui nous ont suivis assidûment cette année. Nous sommes lus dans 29 pays dont les principaux sont évidemment la Belgique, la France, l’Allemagne, la Suisse et le Canada !

 

Merci également aux maisons d’éditions (et à leurs AP) qui nous font confiance et apprécient notre travail (bénévole) ou plutôt la façon dont nous vivons notre passion pour le 9e Art !

Nous nous engageons à poursuivre en ce sens …

 

Et pour finir, encore tous nos vœux pour 2023 et vive la BD, quelle qu’elle soit !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

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Publié le 31/12/2022.


Source : Bd-best


The Ex-People – 1

 

 

 

Il est parfois surprenant de changer de style de lecture, de catégorie de BD.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes en 1271 et 7 pèlerins arrivent à Jérusalem à la recherche d’un « mystérieux et douteux monastère de l’urgence de Dieu du Pardon miséricordieux et tout-puissant » dans la ruelle sans issue du Golgotha. La petite bande est assez atypique puisque constituée notamment d’un chat, d’un oiseau et d’un cheval ! Une odeur de brûlé se dégage à leur passage … Ils espèrent y retrouver leur intégrité physique car … ils sont morts ! Fantômes de leur propre existence, ce ne sont plus que des ex-gens, des ex-people !

Pas courant, mais qui nous plonge directement dans le genre « conte » fantastique.

 

 

 

 

 

© Desberg – Utkin - Bamboo

 

 

 

Chacun avec son passé et quelques cadavres à trainer rêve du pardon de Dieu et espère l’obtenir en rachetant ses fautes avec de l’argent gagné par de bonnes actions ! Et là, ce n’est pas forcément gagné d’avance !

Mais comment se sont-ils rencontrés ? Sur le chemin de la Ville Sainte, les obstacles ne manquent pas … Leur Croisade peu commune est semée d’embûches comme de gens peu fréquentables …

 

 

 

 

 

 

 

© Desberg – Utkin - Bamboo

 

 

Un premier volet qui nous narre la rencontre de ces 7 pèlerins fort « particuliers », les raisons de leur état et leur cheminement mouvementé jusqu’à Constantinople.

 

Récit hors du temps et hors cadre classique, ce conte a de quoi nous surprendre de bout en bout. Epopée à la fois poétique et moyenâgeuse, où humour, dérision, second degré et clins d’œil ne manquent pas, dans un graphisme unique, mélange d’un trait à la fois emprunt de naïveté à la grosse gouache et d’un rythme désarticulé, scénariste et dessinateur forment un couple improbable mais au résultat explosif !

 

 

 

 

© Desberg – Utkin - Bamboo

 

 

Stephen Desberg nous offre un petit florilège de situations cocasses, de dialogues soignés et drôles dès les premières cases. On y retrouve toute sa maîtrise des ficelles narratives.

 

 

 

 

 

 

© Desberg – Utkin - Bamboo

 

Avec Alexander Utkin au crayon, ce dernier explose dans sa mise en page. Ses cases à la fois expressives, parfois à l’extrême, et vives donnent une énergie incroyable à la narration. Utilisant à bon escient des ficelles graphiques originales, il prouve une fois de plus son immense talent.

 

 

 

 

 

© Desberg – Utkin - Bamboo

 

 

 

 

Bref, un premier tome explosif et prometteur dont la suite et fin n’est prévue que pour le 1 janvier 2024 !!! Patience patience donc !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : The Ex-People

 

Tome :1

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Scénario : Stephen Desberg

 

Dessin : Alexander Utkin

 

Nombre de pages : 74

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818990100

 



Publié le 31/12/2022.


Source : Bd-best


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