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Sœur dégoûtée, c’est gagné !!!  Les p’tits diables 26 – L’as en soeur

 

 

            « - Allez, debout ! Bravo, c’est bien. Et maintenant, saute ! Bravo

-          Qu’est-ce qui se passe ici, microbe ?

-          Je fais faire ses devoirs à John, mon ver de combat. Depuis plus d’un an, je passe quatre heures par jour à l’entraîner pour que bientôt il puisse t’attaquer. »

 

 

 

 

 

 

Pas de trêve dans la guerre Tom/Nina. Il ne faudrait pas risquer de faire retomber le soufflé. Toute attaque implique une contre-attaque. Et là, on peut dire que Tom a mis le paquet. Son alien de sœur peut trembler, le garçon dresse des vers de combat. Ils serviront de recharge pour le verdeterminator, pistolet anti-sœurs de dernière génération.

 

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

 

Plus de 1000 gags et la fraîcheur est toujours au rendez-vous de la série d’Olivier Dutto. On ne se lasse pas de voir le frère et la sœur se poursuivre l’un et l’autre, se détester pour le meilleur et pour le rire. La fenêtre de tir est courte pour les parents afin de profiter des meilleurs moments calmes de la vie. Heureusement, cet épicurien de papa sait saisir la balle au bond, même s’il n’est pas toujours facile de garder la face devant les deux garnements.

 

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

A part ça, Tom va se découvrir des velléités de Baby-sitter en gardant Maxence, le petit frère de Solange. Le bambin s’avèrera être un personnage d’exception.

 

Outre le verdeterminator, Tom nous présentera toute une panoplie d’armes plus efficaces les unes que les autres pour ratatiner sa sœur, parmi lesquelles le morvex ou l’ongledepiedrator.

 

 

 

 

 


© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

 

L’enfance est le meilleur moment de la vie. Quand on est enfant, on est insouciant. Et plus ça va, plus on a de responsabilités et moins on a de temps pour soi. Ce sont Tom et Nina qui le disent.

 

Méditons cet adage et gardons notre âme d’enfant en lisant avec insouciance les albums des P’tits Diables.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 26 – L’as en sœur

 

Genre : Humour fraternel 

 

Scénario & Dessins : Dutto 

 

Couleurs : Bekaert 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302071056

 



Publié le 12/12/2018.


Source : Bd-best


Bienvenue sur la Boulard Zone !  Boulard 6 – En mode star

 

 

            « - Mais oui, je sais !

-          Tu sais quoi ?

-          Comment devenir une star ! Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ? Je vais créer ma chaîne YouToube ! »

 

 

 

 

Boulard n’a qu’un objectif dans la vie. De soirées concerts en castings de télé-crochets, il faut avouer que le jeune lycéen, le loup solitaire, n’a pas encore trouvé la lumière. Pourtant, il cherche… La voilà, l’idée, pourquoi ne pas créer une chaîne YouToube ?

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Avec ce sixième album, Boulard n’est plus seulement le second rôle des Profs. Il montre qu’il est bien capable de tenir la barre d’un bateau à lui tout seul. Bien sûr, on croisera çà et là Gladys ou Polochon. Mais l’univers Boulard est maintenant suffisamment développé pour qu’on puisse les reléguer au deuxième plan.

 

Le lycéen à la casquette à l’envers est indissociable de son pote Nintchinsky. Il va pouvoir compter sur lui pour l’accompagner dans sa nouvelle aventure numérique.  Les fiches Boulard, c’est bien, la Boulard Zone, c’est mieux ! Des vidéos exceptionnelles, avec des amis qui sont venus pour l’encourager, le Boulard 2.0 est arrivé !

 

En lycéen qui se respecte, Boulard a un gros cœur qui bat. Il bat pour Chloé, jolie blonde qui n’a d’yeux que pour son rockstar de petit copain. Alors, la gothique Solène va-t-elle faire chavirer le cador du bahut ?

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Boulard, c’est aussi une famille : un p’tit frère avec qui il fait bon de s’engueuler sans quoi on s’ennuierait, des parents qui ne s’entendent pas toujours mais qui au fond s’aiment plus que tout, une mamie star de l’EHPAD qui a toujours de bons conseils à donner.

 

Erroc a ainsi construit un monde solide, drôle et cohérent pour une série qui atteint l’âge de raison et s’émancipe de sa série-mère, avec laquelle la cohérence est maintenue, grâce, entre autres, aux couleurs de Jacqueline Guénard.

 

Stédo ne fait pas qu’éteindre des incendies avec les pompiers. Quand Boulard met l’feu, au sens figuré, au lycée, on peut compter sur le dessinateur belge. Son trait dynamique, digne descendant de Franquin, est dans la plus pure tradition de la BD franco-belge. Débutant chez Dupuis, qui n’a pas su exploiter son talent, il fait le bonheur des éditions Bamboo qui occupent un créneau quelque peu délaissé, ou moins mis en avant, par l’éditeur de Marcinelle : celui de la vraie bonne BD d’humour au sens noble du terme.

 

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard – Bamboo

 

 

 

Dans quelques clins d’œil, Stédo montre ses talents de caricaturiste. C’est ainsi qu’on aperçoit Bixente Lizarazu et Pierre Ménès commenter un match de foot.

 

On aimerait maintenant voir Stédo aux commandes d’une série d’albums aux histoires complètes. Il a le trait idéal pour des aventures comme celles des Petits Hommes à la grande époque.

 

En attendant, on est tous solidaires du cancre éternel.

Ne t’en fais pas, Thierry Boulard, si tu n’es pas encore une star dans ta vie, tu l’es dans la BD. Allez, garde la frite !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Boulard

 

Tome : 6 – En mode star

 

Genre : Humour lycéen 

 

Scénario : Erroc

 

Dessins : Stédo 

 

Couleurs : Guénard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818945100

 



Publié le 11/12/2018.


Source : Bd-best


Ne vous fiez pas aux apparences.  Frank Cho Artbook

 

            « - Voilà. Je vous ai révélé tous mes secrets. Maintenant, je vais devoir vous tuer. »

 

            Non, mais, ça ne va pas la tête ? Il est fou, ce chimpanzé, double graphique de Frank Cho. On ne va pas les dévoiler, ces secrets de dessin. On va les garder rien que pour nous.

 

 

 

 

 

 

 

            Vous vous attendiez à une compilation de culs et de nichons ? Passez votre chemin. L’artbook de Frank Cho est une leçon de dessin.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Et pourtant, Frank Cho est un autodidacte. Le dessinateur du Maryland s’est fait tout seul. Repéré par Marvel, il a travaillé entre autres sur Spider-Man, X-Men et Avengers. Sa série Skybourne vient de débuter chez Delcourt.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            De manière ludique, humoristique et, avouons-le, un brin sexy, Cho dévoile les secrets de ses techniques de travail et donne des clefs à qui veut tenter de les appliquer. Mais avant d’arriver au niveau de ce cador du dessin, il va falloir se lever tôt.

 

            L’album est divisé en six chapitres.

 

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Les bases de l’anatomie jettent les bases de la représentation du corps humain. Bon, il s’agit du corps d’une femme nue. Mais on oublie vite les beautés représentées pour se concentrer sur les techniques. Si, si, j’vous jure. On retient des choses. Par exemple, une tête et un pied humain sont à peu près de même longueur.

 

            Les corps en mouvement franchissent un palier supplémentaire. Représenter, c’est bien, mais donner l’illusion du mouvement, c’est mieux. Et quand ce sont de redoutables guerrières face à qui des dinosaures ne font pas le poids, c’est assez impressionnant.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            L’encrage montre le travail par couches successives employé par Cho. Il explique que les éléments les plus sombres doivent être encrés en premier, avec des traits épais.

 

            La peinture donne au graphisme de l’auteur une couleur hyperréaliste. L’utilisation de l’acrylique est évidemment ultra maîtrisée, mais le trait y perd en dynamisme.

 

            L’art d’utiliser le stylo-bille est un chapitre surprenant. Comment, avec l’instrument graphique le plus ordinaire qu’il soit on peut en arriver à un tel rendu ? Saisissant. C’est là où l’on se dit que ce Monsieur, c’est quelqu’un. Il arrive à donner au stylo bille un rendu crayon à papier.

 

            Enfin, la narration dévoile la construction d’un court récit. Et c’est le feu d’artifice final avec une chasse au dinosaure éprouvante.

 

 

 

 

 

© Cho – Delcourt

 

 

 

            Frank Cho Artbook, un ouvrage de référence à ranger à côté des Clefs de la Bande Dessinée par Will Eisner.

           

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Frank Cho Artbook

 

Genre : Artbook 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Frank Cho 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 200

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782413001836

 

 



Publié le 10/12/2018.


Source : Bd-best


Spirou 4209 - 12 Décembre 2018

 

 

 

Champignac, au cœur des secrets !

 

            Et si le Comte de Champignac avait côtoyé de grands esprits de la résistance lors de la Seconde Guerre mondiale ? Enigma nous dévoile un pan jusqu’alors inconnu de la jeunesse de Pacôme.

 

 

 

 

 

 

            Chez les Psy, le docteur Ménard va tester une nouvelle thérapie innovante : va-t-elle porter ses fruits ? Roger observe les tracas de ses humains et Soupir tente de quitter son hôtel maudit.

 

            Les petits veinards de la semaine sont les abonnés qui bénéficient avec leur numéro d’une superbe carte de vœux 2019 avec Walter Appleduck, dont le premier album est prévu pour le début d’année.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.


 

 

 

 

© Erre, Fabcaro - Dupuis

 

 


 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

 

 

Récits complets :

 

Psy (Les) : Retour de thérapie

Roger et ses humains : La rupture

Soupir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Kahl & Pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Rob

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Etien & Beka

En direct de la Rédac

Joue avec la petite Lucie

Pic et Zou

 

 

 

En kiosques et librairies le 12 Décembre.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 09/12/2018.


Source : Bd-best


Le dessin, c’est plus fort que toi !  Le secret de Zara

            « - Fini la peinture, Zara. Tu es encore trop petite pour ça…

-          Mais c’est pas possible, Papa ! C’est… C’est toute ma vie, Maman !

-          Nous n’avons pas dit que tu ne dessinerais plus, ma puce. Mais désormais, pour limiter les dégâts. Tu n’auras droit qu’aux crayons de couleur et aux stylos feutres ! Et qu’ils ne se promènent pas ailleurs que sur le papier !

-          C’est bien compris ?

-          Mais Papa, Maman…

-          C’est comme ça, Zara ! »

 

 

 

 

La sentence est tombée. Zara dessine partout dans la maison et ailleurs. Elle est atteinte de logorrhée picturale. Ses parents n’en peuvent plus. Il va falloir cadrer tout ça. Mais quand on est une petite fille qui aime l’art et la nature, on se sent incomprise. Zara devra être patiente…et grandir jusqu’au jour où elle pourra atteindre un pot de peinture rangé dans une étagère. Il n’en faudra pas plus pour que le naturel revienne au galop.

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Le duo d’Essence est de retour dans une nouvelle dimension, pour nous proposer un conte moderne, une belle histoire, jolie comme on n’en fait plus, ou comme on en fait peu.

 

            Comme dans Essence, Fred Bernard sème le trouble entre imaginaire et réalité. Pour Zara, quelle est la frontière entre les deux mondes ? Elle-même le sait-elle ?

            Dans un monde post-Charlie, Bernard insiste auprès des enfants sur l’importance de dessiner, sur la force des dessins dans la marche du monde.

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Benjamin Flao signe une magnifique couverture qui invite à ouvrir cet album pas comme les autres. Plus que jamais, les couleurs sont des personnages de l’histoire. La scène où Zara est poursuivie par les animaux matérialise un arc-en-ciel de vie.

            A l’instar d’Olivier Schwartz, Flao aime glisser des guests stars. Lors du « vernissage », on apercevra entre autres sur la même image Pouf, le copain de Boule, Tom-Tom,  Lebrac, Mlle Jeanne, un personnage de Matt Groening, Charlie de « Où est Charlie ? », et, Ô sacrilège, Tournesol, Tintin et Milou !

 

 

 

 

 

© Bernard, Flao - Delcourt

 

 

 

            Le label Les enfants gâtés modernise Delcourt Jeunesse. Les albums proposés sont magnifiques et bien maquettés. Cependant leur prix reste beaucoup trop élevé par rapport à la pagination. 22 planches pour 13,50 €, c’est exagéré. De ce fait, ces albums sont plus lus par des collectionneurs et amateurs de beaux dessins que par des enfants, qui « auraient dû » être la cible atteinte. C’est dommage, vue la qualité de la collection.

 

            Bref, que cela ne vous empêche pas de partager le secret de Zara. Enfants, prenez exemple, n’arrêtez jamais de dessiner.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le secret de Zara

 

Genre : Conte moderne 

 

Scénario : Bernard

 

Dessins & Couleurs : Flao 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Les enfants gâtés

 

Nombre de pages : 24

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9782756074085

 

 



Publié le 08/12/2018.


Source : Bd-best


Le secret de la potion magique : la Gaule a un incroyable talent et Astérix se fait Big in Japan et, cette fois, le ciel ne lui tombe pas sur la tête

Pour qui aime la BD et le cinéma d’animation, quand le chaudron de potion magique est plein à ras-bord et dévoile dans ses fumées une nouvelle aventure irréductible d’Astérix et Obélix, c’est un événement. Après quelques années de disette cinématographique et des films live globalement décevants, Alexandre Astier et Louis Clichy ont ravivé la flamme et retrouvé la serpe d’or avec un Domaine des dieux… divin. Plus abouti visuellement et encore plus délirant, Le secret de la potion magique enfonce le clou avec plus de grâce que Cétautomatix et retrouve l’Hommequitombeàpix, les Quatrefantastix, Derrix et même des Kaijus. Un festival dans une histoire originale mais toujours très inspirée, réparant le fiasco du Ciel lui tombe sur la tête et se servant on ne peut mieux de quelques arcs scénaristix du premier film de Claude Zidi qui a très mal vieilli.

 

Tout allait bien jusque-là. Nous étions en 50 avant Jésus-Christ (quoique, il a peut-être pris de l’avance par rapport à ce que disent les hagiographies). Toute la Gaule était toujours occupée par les Romains… Toutes? Non! Un petit village d’irréductibles Gaulois résistait encore et toujours à l’envahisseur. Jusqu’à ce jour noir de leur histoire qu’Astérix et Obélix ont compté. Jusque-là, tout allait pourtant bien, Panoramix se prenait pour Tarzan, super-héros de la forêt, surfant les branches sans se prendre les pieds dans sa longue barbe blanche. Puis, l’imprévu, un oisillon en péril et une chute vertigineuse pour le druide mythique. Panoramix résiste au crash test mais se retrouve avec une patte folle, trouvant ses limites et résolu à passer le relais. Mais encore faut-il trouver un habile successeur, maniant éthique et alchimie méthodique.

 

 

 

 

© SND

 

Rien qu’avec cette scène d’introduction aérienne et dramatique, Astier et Clichy nous en mettent plein les yeux avec un univers graphique encore plus affûté. Sur ces quelques dizaines de secondes, on sent tout le pouvoir d’adaptation et d’adoption intelligentes des deux cinéastes : parce que l’identité et la fluidité cinéma font de ce gag un bijou qui aurait été incapable à intégrer avec tant de richesses en BD (là où on s’en souvient Au service secret de sa majesté étant sans doute la meilleure transposition de la BD au cinéma live mais l’un des pires films du petit gaulois, paradoxalement).  C’est de bon augure pour la suite qui se déhanche déjà sur une improbable pépite sortie tout droit des années 80 : You spin me round. Ambiance disco au village de (perpétuelles) vacances mais de très courte durée : Panoramix étant incapable de préparer la potion magique, l’arrêt de mort est signé, c’est la fin pur et simple des irréductibles. Et ça ne tarde pas à arriver aux oreilles de César qui charge Tomcruz (puisqu’on vous disait qu’il était partout) d’une mission impossible désormais possible : anéantir le village gaulois et ramener le secret de la potion magique. Jusque-là tapis dans l’ombre, un ennemi intime de Panoramix croit son heure venue et n’a rien à envier à Voldemort. Magie blanche contre magie noir vont s’opposer et ça va barder (même Assurancetourix va avoir un rôle déterminant)!

 

 

 

 

© SND

 

Dans ce deuxième film au pays de Goscinny et Uderzo, Alexandre Astier et Louis Clichy envoient Astérix, Obélix, Panoramix et Pectine (nouveau personnage qui fait la part belle à l’enfance et aux yeux qui pétillent), comme souvent, en road movie, dans une variation télé-ciné-réalité entre « La Gaule a un incroyable talent » et « Qui sera le meilleur sorcier ». Même si les prétendants (Astier s’en donne à coeur-joie pour les nommer avec plus de références que de révérence, de Climatoseptix à Tectonix) à la succession du druide s’en tirent plus souvent avec un kloug qu’avec le clou du spectacle. Y compris de Jésus qui devra encore s’entraîner s’il veut arriver à la dernière scène.

 

 

 

 

© SND

 

Soyons clairs, pareille odyssée aurait pu être risquée, monotone et répétitive (dont des running gags tirent la force), il n’en est rien. Entre des fake news et des mises en scène façon le Média, une petite fille qui doit cacher qu’elle en est une et un combat de femmes libérées (et c’est pas si facile), un monologue d’Ordralfabétix (qui n’a rien à envier à Edouard Baer) et des bourre-pifs nez-contre-nez, des sangliers messagers et un Idéfix beaucoup mieux designé que sur le premier opus, des pirates qui tentent la reconversion, c’est tout un esprit parodique frondeur et salvateur qui s’empare de nous et fonctionne à pleine marmite.

 

 

 

 

© SND

 

C’est jubilatoire mais aussi tendre et bien vu avec quelques magnifiques messages à tirer en-dessous des couches de rires et de délires. Il y en a partout, il ne s’agit pas d’avoir une seconde d’inattention. Conscient de ses racines, ce dessin animé n’est pas l’arbre qui cache la forêt des Carnutes (ne laissez pas trainer vos mégots, elles prennent vite feu, ces choses-là) et prouve sa conscience des oeuvres qui sont passées avant lui. Et les plus étonnantes. À commencer par Astérix et Obélix contre César, premier film en prises de vue réelles de la saga au cinéma, réalisé par Claude Zidi. La musique de l’excellent Philippe Rombi fait penser à celle de Goldman dans les airs celtiques qu’il a trouvé, Christian Clavier est de retour et prête sa voix à Astérix (avec tact et sans en faire des caisses), à la tête d’un casting vocal aux petits oignons (Gérard Hernandez, Elie Semoun, François Morel, Alex Lutz…). Puis, il y a ce méchant druide qui pourrait être le frère du Devin et ces Romains qui n’ont jamais été aussi proche de réduire à néant le village irréductible.

 

 

 

 

© SND

 

Autre référence, encore plus inimaginable : Le ciel lui tombe sur la tête. Sans doute l’album le plus décrié de la série revu et corrigé par le cinéma pour un grand final Big in Japan, calé entre Dragonball et Goldorak. Un fulgurant et fracassant passage ovniesque qui nous en met plein la figure. Astier et Clichy auraient-ils tenté ce tour de force si le 33e tome d’Astérix avait été plus consensuel et moins aventureux ? Pas sûr. Albert, tout est pardonné, désormais. D’autant plus que pour raconter une histoire ancestrale, l’origin-story de Panoramix, Astier et Clichy reviennent à la base : au dessin d’Uderzo. Celui sur lequel le cinéma souffle et qui s’anime pour faire du spectateur le privilégié témoin de la naissance d’une oeuvre culte. Que d’émotions.

 

 

 

 

© SND

 

Pour faire bref mais aussi large, l’année nouvelle approchant et le dicton disant qu’il faut s’embrasser sous le gui, on a envie de couvrir Astier et Clichy de bisous, de les serrer fort comme des menhirs. En effet, le duo de réalisateurs et leurs équipes prouve que la magie existe, livre un formidable hommage à la culture populaire et s’en tire avec brio (et Briat qui fait la voix d’Obélix), les honneurs et les lauriers, mais aussi le sentiment d’être face au meilleur Astérix qu’on ait vu et lu depuis longtemps ! Par Bélénos, c’est Fest Noz.

 

 

 

 

© SND

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Astérix – Le secret de la potion magique

D’après l’oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo

Histoire originale

Réalisateurs : Alexandre Astier et Louis Clichy

Casting vocal : Christian Clavier, Guillaume Briat, Bernard Alane, Alex Lutz, François Morel, Elie Semoun, Gérard Hernandez…

Durée : 85 min



Publié le 07/12/2018.


Source : Bd-best


J’irai me faire massacrer chez vous.  Game Over 17 – Dark Web

 

 

            Une petite princesse se balançait, sur une toile d’araignée. Trouvant ce jeu, très amusant, elle invita un petit barbare… Mais elle ne vit pas la grosse araignée qui arriva et aussitôt les boulotta ! Ainsi imagine-t-on le Game Over de la couverture du dix-septième opus de la série sans parole de Midam, Adam et compagnie.

 

 

 

 

 

 

            Vous voulez casser du Blork ? Vous souhaitez vous mettre en valeur aux beaux yeux d’une princesse sublime ? Cet album est fait pour vous.

 

 

 

 

 

© Midam, Adam, Valérian – Mad Fabrik

 

 

 

            En faisant appel à des scénaristes en herbe, les dessinateurs Midam et Adam donnent une souffle nouveau régulier à leur série au concept répétitif. Ainsi, pas de lassitude. Au moins pour le lecteur. Le barbare et la princesse, eux, doivent en avoir plein les bottes de se prendre un game over dans les gencives à chaque page.

 

 

 

 

 

© Midam, Adam, Valérian – Mad Fabrik

 

 

 

            On appréciera pêle-mêle :

-          Une attraction infernale où il faut prendre la forme de l’espace que l’on doit franchir,

-          Un jeu de cartes géant à la belle reine de cœur,

-          Un ballon rebondissant fort original,

-          Une brosse à toilettes qui peut servir d’arme…ou pas,

-          Un appeau qu’il faut tenir par le bon bout,

-          Une catapulte-balançoire,

-          Un sabre laser pas très efficace.

 

On en passe et des meilleures.

 

Le running gag du précipice à franchir est un des bonheurs de l’album. Chaque fois, on se dit que ça va marcher, que nos héros vont y arriver. Il n’y a pas de raison pour que leur plan échoue. Et pourtant, ça rate… Et on en redemande.

Un autre concept récurrent est celui de la métamorphose. Mais celles-ci peuvent mettre la princesse très en colère.

 

 

 

 

 

© Midam, Adam, Valérian – Mad Fabrik

 

 

 

Le nombre de tomes de la série-mère, Kid Paddle, est dépassé. On ne pensait pas que la série Game Over pouvait aller si loin. A présent, on ne voit pas ce qui pourrait l’arrêter.

 

            Game Over, la série qui apporte le bonheur de perdre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Game Over

 

Tome : 17 – Dark Web

 

Genre : Humour geek 

 

Scénario : Midam et Valérian 

 

Dessins : Adam et Midam 

 

Couleurs : Angèle

 

Éditeur : Mad Fabrik

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782723499811

 

 

 



Publié le 06/12/2018.


Source : Bd-best


Aujourd’hui, on tire les rois. Les arcanes du « midi-minuit » 14 – L’affaire des rois 1/2

 

            « - Lenyar et York ensemble !

-          Vive le roi Gorony !

-          Vive le roi d’York !

-          La liesse de votre peuple est le meilleur ciment de nos accords !

-          Un nouveau départ pour nos deux pays ! Si vous voulez bien prendre place dans le véhicule royal… Les festivités nous attendent ! »

 

 

 

 

 

A Ilvak, capitale du Lenyar, la foule est en liesse. On reçoit le roi d’York et son épouse. York et Lenyar sont en union. La parade royale peut démarrer. La fête va être de courte durée. Un attentat arrête le cortège. Jim Mc Kalan et sa soi-disant cousine Jenna vont devoir user de beaucoup d’astuce et de diplomatie pour éviter une guerre entre les deux pays.

 

 

 

 

 

© Gaudin, Trichet, Odone - Soleil

 

 

 

Chez Soleil, on a tendance à considérer Arleston comme le taulier, le gardien des clefs, le patron de la baraque. C’est vrai. Mais l’éditeur peut aussi compter sur Jean-Charles Gaudin qui, entre autres avec Les arcanes du « Midi-Minuit » et Marlysa, est l’autre scénariste de la maison sur qui on peut se reposer. Lui aussi sait faire rimer qualité et popularité, intelligence et efficience.

 

 

 

 

 

© Gaudin, Trichet, Odone - Soleil

 

 

 

Jim et Jenna se trouvent mêlés à un nouveau 22 novembre 1963. Le confinement militaire de Beltran d’Amblin apporte un dimension tragi-comique a une intrigue pesante. Tous rentreront dans un autre 11 septembre, mais ça, ce sera l’objet de la deuxième partie de l’histoire.

 

Les arcanes du « midi-minuit » est une série à nombreux personnages. On suit leurs aventures parallèles, entre les miroirs et les intrigues.

 

 

 

 

 

© Gaudin, Trichet, Odone - Soleil

 

 

 

Au bout de quatorze albums et afin d’accrocher de nouveaux lecteurs, il manque juste en préambule une galerie et un portrait des principaux personnages afin de remettre chacun d’entre eux dans son contexte.

 

Cyril Trichet possède un trait clair. Il est de la famille graphique de Jean-Pierre Danard (Marlysa).

 

 

 

 

 

© Gaudin, Trichet, Odone - Soleil

 

 

 

Le dessinateur des arcanes réussi de belles scènes d’actions. L’attaque du convoi présidentiel est d’une efficacité redoutable. De l’escadrille explosant en vol aux victimes en panique, la mise en scène est boostée par les cadrages et les couleurs signées Odone. La scène qui s’ensuit est tout aussi saisissante quand en tournant la page on se retrouve brusquement dans un après-drame silencieux.

 

Les arcanes du « midi-minuit », une série qui se lit à n’importe quelle heure.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les arcanes du midi-minuit

 

Tome : 14 – L’affaire des rois 1/2

 

Genre : Thriller fantastico-politique

 

Scénario : Gaudin

 

Dessins : Trichet

 

Couleurs : Odone

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302071285

 



Publié le 05/12/2018.


Source : Bd-best


Welcome to the twilight zone.  Réalités obliques 3 - Rencontres obliques.

            « - Papa ?

-           ?

-          Papa ! Je te retrouve !!

-          Mais… Qui êtes-vous ? A quoi jouez-vous ?!

-          Tu ne me reconnais pas ? Regarde mon visage !

-          Arrêtez ! Vous faites peur à la petite !

-          Mais c’est moi, la petite ! Tu ne comprends pas ?!

-          Hein ?

-          Je suis elle, dans le futur ! »

 

 

 

 

 

 

Oppressantes, angoissantes, glaçantes, les rencontres obliques de Clarke sont une invitation au voyage dans la quatrième dimension.

 

            Vingt-cinq histoires très courtes, comme des Haïkus. Mais alors que les poèmes japonais retranscrivent la beauté fugace d’un instant de vie, les réalités de Clarke imagent la noirceur éphémère d’un moment de mort.

 

 

 

 

© Clarke – Le Lombard.

 

 

 

            Quatre citations illustrent le sommaire.

 

            La première est d’Emil Cioran : « Les douleurs imaginaires sont de loin les plus réelles, puisqu’on en a un besoin constant et qu’on les invente parce qu’il n’y a pas moyen de s’en passer. »

            La deuxième est signée André Gide : « La perception commence au changement de sensation ».

La suivante est de Hartwig Schierbaum : « Je déteste dormir. Mais j’adore rêver. »

            La dernière est une horreur d’humour noir de Bob Monkhouse : « Quand je mourrai, je veux m’en aller en paix, comme le fit mon grand-père : en m’endormant.et pas en beuglant comme les passagers dans sa voiture… »

 

            Ces quatre sentences sonnent comme une synthèse parfaite des récits composant cet album. Elles dirigent les quatre axes qu’a choisi Clarke pour composer le troisième opus de ces réalités.

 

 

 

 

 

© Clarke – Le Lombard.

 

 

 

            La phrase de Cioran est une fatalité masochiste. Ainsi, la douleur de la mère du Garçon dans le labyrinthe retranscrit la tristesse de cette femme qui ne peut accepter leur séparation. Mais l’enfant existe-t-il seulement ?

            Pour Gide, on ne comprend qu’à partir du moment où une fracture s’opère. C’est comme cela que le protagoniste principal d’Orphée au paradis apprend une nouvelle perception du temps.

            Schierbaum apporte un peu d’espoir. Au noir du sommeil, il intègre le blanc du rêve. Cependant, il ne dit à quels rêves il pense : cauchemars ou douces pensées ? Et pourquoi pas des « cauchemarrants », pour paraphraser Franquin ? Peu sûr chez Clarke. Les nuits solides amènent dans un sommeil détestable.

            Monkhouse fait un strike. Philosophant sur sa propre mort, qu’il souhaite calme, il la compare à celle de son grand-père qui a entraîné plusieurs victimes dans son départ. L’histoire Un voile sur les vivants entre dans cette catégorie.

 

 

 

 

© Clarke – Le Lombard.

 

 

 

            Ces rencontres obliques sont tellement courtes et percutantes qu’il est impossible de les raconter sans en extraire le sel. C’est pourquoi on ne peut en proposer ici que les sentiments afin de ne pas briser les uppercuts assénés par chacune d’entre elles.

 

            Clarke scénariste a invité neuf camarades à lui écrire chacun une histoire. Ils s’intègrent chacun parfaitement à cet univers oblique. Alors qu’y trouver Andréas ou Foerster est une évidence, la participation de Raoul Cauvin est surprenante. Et pourtant, le moustachu tire son épingle du jeu dans un domaine où on ne l’attendait pas du tout.

 

            Clarke dessinateur se pose en maître du noir et blanc qui sont les protagonistes principaux de l’ouvrage. Il n’hésite pas à les étaler sur de grandes surfaces, montrant leur domination dans cet univers parallèle.

 

 

 

 

© Clarke – Le Lombard.

 

 

            Les Réalités obliques sont à Clarke et à Mélusine ce que les Idées noires étaient à Franquin et Gaston : la marque d’un grand auteur qui a un talent d’une amplitude impressionnante.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Réalités obliques

 

Tome : 3 – Rencontres obliques

 

Genre : Quatrième dimension

 

Scénario : Clarke, Vehlmann, Kid Toussaint, Foerster, Cauvin, Zidrou, Andréas, De Jongh, Dugomier, Safieddine

 

Dessins : Clarke

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 16,45 €

 

ISBN : 9782803672363



Publié le 04/12/2018.


Source : Bd-best


J’irai au bout de tes rêves…  La brigade des cauchemars 2 -Nicolas

 

 

 

            « - Ce nouveau processeur est encore plus puissant ! Il va me permettre de créer de nouveaux programmes pour Cassandre…

-          Il faut qu’on parle de Sarah. Vous ne comptez tout de même pas lui révéler l’existence de la Brigade ?

-          Bien sûr que si. Je pense même l’intégrer à notre équipe dès aujourd’hui… »

 

 

 

Le professeur Angus recrute. Pour agrandir ses troupes et ainsi réussir à ramener sa femme Alice du cauchemar de Léonard, patient fou qu’il retient dans une cellule capitonnée. Alice est bloquée dans un monde parallèle onirique.

La jeune Sarah va épauler Tristan et Esteban, deux adolescents qui forment la brigade des cauchemars. Ceux-ci doivent pénétrer les rêves du jeune Nicolas. Mais un grain de sable va venir enrayer le mécanisme mis au point par le professeur Angus : Léonard s’est évadé de sa cellule et intègre lui aussi le rêve de Nicolas, au cœur des événements de 1986 dans la région de Tchernobyl.

 

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku – Jungle !

 

 

 

Frank Thilliez, célèbre auteur de thrillers, confirme ses talents de scénaristes de bande dessinée. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl est au cœur de ce deuxième épisode. Le scénariste donne corps à l’irradiation. Il humanise, ou plutôt « monstruise » la contamination. Cette toile de fond nucléaire de cet épisode est un message avéré à la jeune génération de lecteurs : se rappeler des erreurs du passé pour ne pas les recommencer.

 

En parallèle, les personnages évoluent. Sarah découvre le pouvoir qu’elle possède quand elle entre dans le monde des rêves, comme en acquiert chacun des êtres qui y pénètrent. Tristan reste désemparé par sa situation d’handicapé dans la réalité alors que les cauchemars des autres lui permettent de marcher. Les rapports entre le professeur, sa femme et le mystérieux interné jouent un rôle pivot dans une histoire que les auteurs veulent plus complexe qu’à la simple première lecture.

 

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku – Jungle !

 

 

 

            Yomgui Dumont fait tout passer par les yeux de ses personnages. Iris gigantesques ou pupilles minuscules, le lecteur est englouti dans les orbites.

            Les planches dans le monde réel restent classiques. Celles des rêves ont des intercases noires dans lesquelles le professeur, étant en contact avec les « voyageurs » est représenté comme sous forme d’un dessin fait à la carte à gratter. Un bel effet efficace.

 

            Le dessinateur réalise une couverture magnifique et mystérieuse. Envers ou endroit ? Rêve ou réalité ? Il matérialise le doute dans une composition où le sommeil met la tête à l’envers. Aidé par la mise en couleurs de Drac et Takaku, on voit poindre la lumière de l’espoir dans l’obscurité du cauchemar.

 

 

 

 

 

© Dumont, Thilliez, Drac, Takaku – Jungle !

 

 

 

            Alors que l’on pensait l’histoire terminée jusqu’au prochain cauchemar à visiter, un cliffhanger final, comme dans le tome 1, laisse le lecteur dans un suspense insoutenable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La brigade des cauchemars

 

Tome : 2 –Nicolas

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Franck Thilliez

 

Dessins : Yomgui Dumont 

 

Couleurs : Drac & Takaku 

 

Éditeur : Jungle !

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782822222655

 



Publié le 03/12/2018.


Source : Bd-best


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