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Spirou 4332 -  21 Avril 2021

 

 

Spécial Robots

 

 

 

 

 

 

 

 

            Des robots en veux-tu en voilà pour ce nouveau numéro de Spirou. A l’occasion de la sortie du premier album de H.O.M.E, votre magazine se met à l’ère Transformers. Dans une couverture gris mécanique, Bourhis et Spiessert robotisent aux côtés du robot de leur série Imbattable, Gretchen de Zombillenium, Dad, Les cavaliers de l’apocadispe et Raowl. Inattendu et superbe. A l’intérieur, de nombreux auteurs invités apportent leurs gags et récits complets sur le thème. Parmi eux, Bernstein, Dutreix, Munuera, Pomès participent à ce numéro exceptionnel, couronné par un Papertoy H.OM.E pour les abonnés.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Marc BVR, Bourhis, Spiessert – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Scarface

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

Super-Groom : Chapitre 6

 

 

Récits complets :

 

Allô Dab’s ?

Dans les coulisses du Spirou (Dutreix & Bernstein)

Eurêka ! (Pomès)

H.O.M.E

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Aliens exploreurs

Brève (et désordonnée) chronologie des robots dans l’histoire (Baker & Ducoudray)

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Encyclopédingue (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Intelligence artificielle (Munuera)

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Terence & Bud (Mab)

Tuteurs mécaniques (Repos)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Priou

Concours abonnés : construisez un robot

Interview : Conversation robotique entre Bourhis & Spiessert et deux chercheurs en robotique

Jeux : Bienvenue sur la planète Robolux ! (Antoine et Morin)

Leçon de Bd (La) : Baker

 

 

Supplément abonnés :

Papertoy : H.O.M.E

 

 

En kiosques et librairies le 21 avril 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 


 



Publié le 20/04/2021.


Source : Bd-best


Ours thérapie. Tout sur l’ours Barnabé, un ours peut en cacher un autre

 

« - Je ne comprends rien à ce logiciel…

-   Demande à tes enfants !

- Je ne comprends rien à l’ours Barnabé…

-   Demande à tes enfants ! »

 

 

 

 

 


 

                L’ours Barnabé a quarante ans. Avec plus de 1000 gags au compteur, l’animal n’a pas pris une ride. Publié du Japon jusqu’aux Etats-Unis, en passant par la Chine, l’Allemagne ou encore la Suède, Barnabé a conquis non seulement le monde entier mais aussi toutes les générations. Le trait est simple mais l’univers est riche. Voici tout le propos de Jean-Luc Coudray qui consacre le premier ouvrage d’étude à l’ours Barnabé et à son créateur Philippe Coudray, qui n’est autre que son frère jumeau.

 

 

 

 

© Coudray, Coudray - PLG

 

 

                L’ours Barnabé, est-ce une série pour enfants ? Clairement, dans la forme, oui. Dans le fond, c’est bien plus complexe que ça. Un livre de Barnabé, c’est un livre qui s’achète pour les enfants mais que lisent aussi les parents. Un livre de Barnabé, c’est presque un prétexte pour les adultes d’avoir une BD qui traîne à la maison. Alors, l’ours Barnabé est-il tendance ? Justement, non. Et c’est en cela que réside toute sa force. Barnabé est intemporel et universel. C’est un ours philosophe écologiste. Il est heureux, parfois fataliste certes, mais trouvera toujours une issue ou une réflexion salvatrice.

 

 

 

 

© Coudray, Coudray - PLG

 

 

                Philippe Coudray décortique la série de son frère. Il l’autopsie, bien qu’elle ait encore de beaux jours devant elle. L’univers dans lequel vit l’ours, entre nature et civilisation, où il se rend parfois pour aller, par exemple, visiter un Musée, est finement analysé. La science, l’art, l’écologie, l’espace, le rêve sont quelques uns des thèmes récurrents. Philippe n’oublie pas également de nous parler de Jean-Luc. On apprend que l’auteur de l’ours Barnabé est passionné par la recherche du Bigfoot et se rend régulièrement en Amérique du Nord pour des expéditions. Dans des entretiens, Philippe Coudray se confie sur la recherche des gags, les thématiques, l’inspiration, l’humour et ses relations avec les lecteurs.

 

 

 

 

© Coudray, Coudray - PLG

 

 

Paru dans la collection Mémoire vive des éditions PLG, le livre se lit avec intérêt et fluidité. L’auteur ne s’écoute pas et met le doigt sur la richesse de tout ce qui se lit entre les lignes et entre les cases, sur les dessins et dans les intentions.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’ours Barnabé

 

Tome : Tout sur Barnabé, un ours peut en cacher un autre

 

Genre : Etude approfondie d’humour d’ursidé

 

Auteur : Jean-Luc Coudray 

 

Scénario & Dessins : Philippe Coudray

 

Éditeur : PLG

 

Collection : Mémoire vive

 

Nombre de pages : 136

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782917837429 

 

 



Publié le 20/04/2021.


Source : Bd-best


Les couleurs dans le cœur.  Zonia et le feu

 

«  - Que se passe-t-il ? Qu’est-ce que vous faites ?

-   Zonia, ma chérie, ça ne se voit pas ? Nous rangeons les vêtements et les couvertures de peau.

-   Nous rangeons les verres, les casseroles, les plats.

-   Les poupées, les déguisements, les jouets.

-   Tous les aliments dont nous aurons besoin pour le voyage.

-   Nous rangeons tout ce qui pourra nous être utile. Nous abandonnons le village.

-   Quoooooooi ??!! »

 

 

 

 

 


 

                En plein cœur de l’Amazonie, la tribu de Zonia plie bagages. Au loin, la fumée monte dans le ciel. Le feu s’approche ; il faut partir. Nourriture et biens sont rassemblés dans des hottes que chacun porte sur son dos. Tout le monde est à la tâche : papa, maman, même grand-mère. Pour la petite Zonia, la situation est inenvisageable. C’est son village. Il est hors de question de l’abandonner. Du haut de ses trois pommes, accompagnée de ses amis de la forêt, elle, Zonia, va aller affronter le feu.

 

 

 

 

© Calvi - Bang ediciones

 

 

                Dans un graphisme d’une ligne claire tout ce qu’il y a de plus pur, Fernando Calvi raconte le passage de l’enfance à l’adolescence d’une petite guerrière qui comprend qu’il est l’heure pour elle d’affronter la vie. L’auteur met tous les ingrédients pour que les enfants soient attirés et s’immergent dans son histoire. Tant graphiquement que scénaristiquement, Calvi a tout compris. Il y a plein de petits animaux de la forêt aux couleurs bigarrées. Il y a un ennemi à la Scar ou Shere Khan. Il y a un Graal à atteindre et combattre dans un final grandiose qui ne se résumera pas dans un simple affrontement mais dans une théorie où l’éloquence et la fatalité seront les principaux adversaires.

 

 

 

 

© Calvi - Bang ediciones

 

 

                Zonia est dans un esprit proche de Yakari, mais où Derib aurait croisé son talent avec Picasso. Bien que réaliste, le trait de Calvi emprunte au cubisme. Les couleurs n’hésitent pas à lorgner vers Robert Combas. Elles sont tranchées, parfois osées. On en prend plein les yeux, comme en pleine éruption.

 

 

 

 

© Calvi - Bang ediciones

 

 

                Quand la bande dessinée pour enfants propose des albums comme ça, on se demande pourquoi il serait nécessaire de lire des albums pour adultes. Zonia met le feu à la collection Mamut. Il n’y a plus qu’à espérer que ses aventures se transforment en série.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Zonia et le feu

 

Genre : Aventure 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Fernando Calvi 

 

Traduction : Léa Jaillard 

  

Éditeur : Bang ediciones

 

Collection : Mamut

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 11 € 

 

ISBN : 9788418101458 

 



Publié le 19/04/2021.


Source : Bd-best


Les héros ne meurent jamais.  Tarzan, seigneur de la jungle 1

 

« - Là ! Regardez !

-   Il s’agit d’une tribu d’anthropophages !

-   Il vaudrait mieux ne pas tomber entre leurs mains, sous peine de finir en plat en sauce pour leur dîner.

-   Merci, Samuel… Cette idée va me couper l’appétît pour tout le restant du voyage.

-   Monsieur de Grauw… Je vous conseille d’abaisser votre fusil. Il vaudrait mieux ne pas risquer de les exciter. Que se passe-t-il, Jane ? Tu sembles contrariée… Nous sommes à l’abri sur ce navire, et notre guide belge, de Grauw, malgré son côté rustre, est un homme d’expérience. Sans compter les officiers français qui sont là pour garantir notre sécurité… »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Le Molly-Aïda vogue sur un fleuve d’Afrique équatoriale. A son bord, Jane et son père. Ils font partie d’une expédition qui vise à trouver le « chaînon manquant ». Des explorateurs ont rapporté des témoignages de tribus africaines ayant observé de nombreux spécimens. Mais entre animaux sauvages, anthropophages et nature hostile, le voyage ne va pas s’avérer de tout repos, d’autant plus que ce qu’ils vont trouver va être bien autre chose que ce qu’ils étaient venus chercher.

 

 

 

 

© Bec, Subic - Soleil

 

 

                Faut-il toujours raconter l’histoire de Tarzan ? Les générations se renouvelant, il est nécessaire de garder à la surface de la culture une histoire aussi forte que celle-ci. Certains ont été les lecteurs du roman originel d’Edgar Rice Burroughs. D’autres l’ont découvert avec les illustrés d’Hal Foster et de Burne Hogarth. De multiples adaptations BD ont suivi. Certains ont vu et revu les films avec Johnny Weissmuller. D’autres l’ont découvert grâce à Greystoke avec Christophe Lambert. Là encore, d’autres versions ont été tournées. Certains ont été biberonnés avec la série de dessins animés de 1978 Tarzan seigneur de la jungle. D’autres ont vu au cinéma l’adaptation Disney.

                Il manquait une version fidèle en bande dessiné du premier roman de Burroughs. Christophe Bec comble le vide.

 

 

 

 

© Bec, Subic - Soleil  

 

 

              Christophe Bec ose une longue introduction sans parole, à la manière de ce qu’avaient faits les studios Pixar au cinéma avec Wall-e. Hormis quelques cartouches, il faudra attendre vingt planches avant d’entendre un phonographe chanter « Let me call you sweetheart » de Beth Slater Whiston et Leo Friedman. De la mort de ses parents à la découverte de leur cabane en passant par son enfance et son adolescence parmi les singes, la vie de Tarzan est décrite dans des planches flamboyantes. Le dessinateur serbe Stevan Subic se surpasse dans des compositions sauvages et rudes, exotiques et offrant à la nature animale et végétale un rôle prépondérant. Les premiers dialogues n’apparaissent vraiment qu’à la moitié de l’album lorsque l’on prend connaissance de l’expédition arrivant en ces terres africaines. De la rencontre avec Jane à la bataille avec la tribu, les auteurs font un grand écart réussi entre une sensibilité certaine et une action violente.

 

 

 

 

© Bec, Subic - Soleil

 

 

                Publié en 1912, Tarzan seigneur de la jungle n’est que la première histoire d’une longue série de romans et de nouvelles d’Edgar Rice Burroughs. Avec cette adaptation, Christophe Bec confirme son statut de grand raconteur d’histoires, que ce soient les siennes comme le fabuleux Carthago, ou celles des autres comme ce Tarzan. Les autres volumes lui tendent les bras. On ne peut être qu’impatient de lire ce qu’il fera avec Bob Morane, associé au non moins talentueux Corbeyran.

 

                Le cri de Tarzan résonnait depuis longtemps dans la jungle. Il trouve un écho merveilleux dans ce qui est plus qu’une adaptation, un nouvel écrin.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Tarzan, seigneur de la jungle

 

Tome : 1

 

Genre : Aventure  

 

Scénario : Christophe Bec 

 

D’après : Edgar Rice Burroughs 

 

Dessins : Stevan Subic

 

Couleurs : Hugo Sebastian Facio

 

Couverture : Eric Bourgier 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 84

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782302091795

 



Publié le 19/04/2021.


Source : Bd-best


Personne ne peut rompre le serment des fées.  Lancelot – La pierre de mémoire

 

« - Merlin sait très bien que je ne peux rien pour vous. Sans la pierre, je ne suis plus rieeeen ! Bouhouhou !

-   La pierre ?

-   La pierre de mémoire.

-   Qu’est-ce que c’est ?

-   La pierre contient le souvenir de tout ce qui ne doit pas être oublié. Elle est la mémoire de notre monde. Nous, les druides, en étions les gardiens.

-   Qu’est-il arrivé à la pierre ?

-   Elle fut hélas perdue. Il y a bien longtemps. Les druides ne la cherchent plus

-   Mais la pierre, elle se souvient vraiment de tout ?

-   Absolument ! »

 

 

 

 

 

 

                Fils adoptif de la fée Viviane, Lancelot cherche à découvrir ses origines. Et pourquoi des cornes lui poussent-elles sur la tête ? Accompagné de son amie Aliénor Mandragore, il apprend par un druide qu’il existe une pierre de mémoire qui sait tout sur tout. Mais celle-ci a été volé jadis par Brandus des îles, roi maudit. Si Lancelot veut en apprendre plus sur lui-même, il lui faudra la retrouver.

 

 

 

 

© Labourot, Gauthier – Rue de Sèvres

 

 

                Après le succès de la série Aliénor Mandragore, cinq tomes parus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot proposent un one shot dérivé autour du personnage de Lancelot. Est-ce pour attirer les garçons dans l’univers ? On peut penser que certains jeunes lecteurs auraient pu, à tort, croire ne pas être public cible. Toujours est-il que le monde exploité par les auteurs est destiné à tous, depuis le départ. Travaillant ensemble sur diverses séries depuis quinze ans, la complicité dans leur travail ressurgit des histoires qu’ils racontent.

 

 

 

 

© Labourot, Gauthier – Rue de Sèvres

 

 

                Séverine Gauthier s’empare de l’univers des chevaliers de la table ronde en reprenant la destinée de personnages emblématiques au milieu d’acteurs qu’elle créé de toutes pièces. Elle utilise ce qui est peut-être la plus vieille histoire d’heroïc-fantasy du monde pour en donner les codes à son public. Ici, l’histoire de Lancelot est une quête de personnalité. C’est un récit émouvant sur une recherche généalogique et pose la difficile question : qui sont nos parents ? Ceux qui nous ont conçu ? Ou bien ceux qui nous ont élevé ?

 

 

 

 

© Labourot, Gauthier – Rue de Sèvres

 

 

                Thomas Labourot a un graphisme idéal pour immerger le public dans le monde voulu. Apparenté à celui de José-Luis Munuera, avec des personnages moins élancés, son trait amène à des combats grandioses. Les aventures d’Aliénor et de Lancelot permettent aux lecteurs de grandir avec la série. C’est la marche idéale pour eux pour se propulser ensuite dans Troy et autres univers plus ado-adultes.

 

                « La pierre de mémoire » est conçu comme un one shot. La fin poignante et le potentiel du personnage ne demandent qu’à être exploités dans une série dédiée à Lancelot.

 

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Lancelot – La pierre de mémoire

 

 Genre : Heroïc-Fantasy

 

Scénario : Séverine Gauthier 

 

Dessins & Couleurs : Thomas Labourot

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 4

 

Prix : 13 €

 

ISBN : 9782810213795 

 



Publié le 18/04/2021.


Source : Bd-best


 Une méthode complète.  Je fais ma première BD

 

« - Euh, M’sieur ! Du coup, vous pouvez nous dire ce que vous faites là ?

- Ouais. Et qui vous êtes aussi.

- Hé hé… Je m’appelle Greg Blondin. Je suis le dessinateur de la BD « Les enquêtes polar de Philippine Lomar ».

- Greg qui ?

- Vous devez sûrement me connaître. Je donne également des cours de dessin en atelier. J’ai aussi une chaine YouTube qui s’appelle Web Dessin, où je donne des astuces pour dessiner.

- D’accord M’sieur. Mais on doit faire quoi concrètement ?

- A VOS CRAYONS !!! »

 

 

 

 

 

                Dans une mise en abime le présentant en intervenant devant une salle de classe, Greg Blondin introduit une méthode simple, efficace et détaillée prouvant aux enfants, et pourquoi pas aux plus grands, que tout le monde est capable de réaliser une bande dessinée. Il suffit d’un peu de talent bien sûr, mais surtout de beaucoup de motivation.

 

 

 

 

© Blondin – Fleurus

 

 

                On ne parle bien que de ce que l’on connaît bien, l’auteur est lui-même dessinateur de BD depuis quinze ans. Il a parcouru le monde à la rencontre de jeunes gens, et des moins jeunes, pleins de velléités pour entrer dans le métier et a constaté que pour progresser, il était nécessaire de se tromper. Blondin met tout de suite tout le monde à l’aise dès sa préface : c’est grâce aux erreurs que l’on progresse. Ce livre, oui c’est une méthode, mais avant tout, c’est une transmission de passion.

 

 

 

 

© Blondin – Fleurus

 

 

                Greg Blondin divise son livre en trois chapitres logiques : le scénario, le dessin et la couleur.

 

                Pour le scénario, il faut tout d’abord trouver une thématique, des personnages, une problématique avec un élément déclencheur, un déroulement et une finalité. La phase écrite avec un un synopsis et un découpage écrit permettent d’asseoir les bases avant de se lancer dans le dessin. Dans un coup de pouce à l’inspiration, Blondin donne des pistes de départ.

 

                Du story board à l’encrage, toutes les phases du dessin sont ensuite détaillées. L’auteur parle des bulles, des différents plans, des onomatopées, des expressions du visage, des proportions, des positions, des décors, de la perspective. L’ensemble est bourré d’astuces et de tutos de dessins. C’est indéniablement le point fort et le must de l’album.

 

                Enfin, Greg Blondin monte les différentes techniques possibles de mises en couleurs : outils, méthodes, ambiances. Cette étape à ne pas négliger sera la vitrine de la BD. Il est primordial d’y apporter le plus grand soin.

 

 

 

 

© Blondin – Fleurus

 

 

                Il y a quelques semaines, Bayard Presse rééditait sa méthode : 100 % BD. Avec Je fais ma première BD, du scénario à la mise en couleurs, les éditions Fleurus et Greg Blondin proposent leur mode d’emploi. Similaires sur certains points et complémentaires sur d’autres, les deux ouvrages feront des apprentis auteurs les stars du 9ème Art de demain.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Je fais ma première BD 

 

Genre : Didactique 

 

Auteur : Greg Blondin

 

Éditeur : Fleurus

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 12,95 €

 

ISBN : 9782215175476

 



Publié le 18/04/2021.


Source : Bd-best


Un ado au château.  Gibus 2 – Pour vous servir !

 

« - Gibus, tu te souviens que tu dois faire un stage d’observation chez un commerçant ? Tu es allé voir le boulanger ? Le boucher ?

- Non, mais t’inquiète M’man, j’ai encore du temps !

- Tu me dis ça toutes les emaines !

- Oui, mais ce n’est pas tout de suite le stage…

- Sinon, tu comptes te laver avant le repas ?

- Bien sûr ! Mais t’inquiète M’man, j’ai le temps ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Gibus, le fils du Seigneur de Puygras, doit faire son stage, comme on le fait de nos jours en classe de 3ème.  Sauf que, quand on s’y prend au dernier moment, on se retrouve avec ce qu’il reste. C’est comme ça que Gibus se retrouvera à faire son stage chez… un bourreau. Ceci est l’une de ses cinq aventures dans lesquelles il ira rendre visite à sa grand-mère en maison de retraite, il montrera ses velléités écologiques pour décorer le sapin de Noël, il fera les soldes et il amènera Sicorde au club d’agility. Et tout ça en famille.

 

 

 

 

© Lhote, Frecon – BD Kids

 

 

                Parodie moyenâgeuse de notre monde moderne, les aventures de Gibus sont une pépite de rire. La vie en maison de retraite est passée au crible. Mémé Pâquerette ne peut pas y faire des pâtisseries comme elle veut. Et puis, il y a de la place au château. Pourquoi resterait-elle dans ce mouroir ? Lors de son stage avec le bourreau, Gibus lui fait complètement changer sa façon de travailler. Pour le sapin ou pour les habits de fourrure, Gibus sort la carte Ecologiste en herbe, faisant tout pour protéger la nature et les animaux. Et quand il s’agit de mettre Sicorde, le petit chien qui ne se sent pas en super forme, au sport, c’est le patron du club canin qui va se remettre en question.

 

 

 

 

© Lhote, Frecon – BD Kids

 

 

                Olivier Lhote et Sylvain Frécon s’adressent à tous types de lecteurs dans des aventures à plusieurs niveaux de lecture. C’est l’un des albums les plus drôles du moment avec Migali, d’Arlène et Lambert, paru chez Auzou BD. Ces deux albums ont les points communs de faire rire tout autant les petits que les grands, avec un dessin rigolo qui chatouille et un second degré pertinent.

 

 

 

 

© Lhote, Frecon – BD Kids

 

 

                Gibus pourrait être un personnage échappé de Johan et Pirlouit qui irait se ballader dans des histoires humoristiques et tendres de Raoul Cauvin, mais avec un petit plus, un côté moderne qui pétille.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Gibus

 

Tome : 2 – Pour vous servir !

 

Genre : Humour moyenâgeux  

 

Scénario : Olivier Lhote 

 

Dessins & Couleurs : Sylvain Frécon

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9791036325410

 



Publié le 17/04/2021.


Source : Bd-best


Ongi Etorri Euskal herrira.  Patria

 

« - Bittori, Bittori ! Tu es au courant ? Ils disent qu’ils abandonnent ! Quel soulagement ! Surtout pour toi qui as perdu ton mari…

-   Merci, Joana, c’est gentil…

-   « Ama, Ama, allume la télé !

-   Oui, Xabier, je suis au courant. La voisine me l’a dit.

-   Ah, je pensais que tu ne le savais pas. »

 

 

 

 

 

 

 

                2011, Pays Basque espagnol, près de Saint-Sébastien. L’organisation basque indépendatiste ETA dépose les armes après plus de cinquante ans de conflit. Opposée au régime franquiste, ces résistants militent pour l’indépendance du Pays Basque. Responsable d’attentats meurtriers et récoltant l’impôt révolutionnaire, l’ETA (Euskadi Ta Askatasuna : Pays Basque en liberté) lutte par la violence. Le mari de Bittori, entrepreneur, a été tué par l’ETA il y a quelques années. L’assassin serait-il Joxe Mari, le fils de son amie d’enfance Miren ?

 

 

 

 

© Fejzula - Ankama

 

 

                Toni Fejzula adapte le best seller de Fernando Aramburu paru en 2016. Dans ce roman choral, les points de vue de huit personnages alternent pour présenter les événements sous l’angle des victimes ou des terroristes. Patria cherche à comprendre pourquoi et comment d’un desiderata que l’on peut penser légitime de l’indépendance l’organisation ETA a glissé dans la spirale infernale de la violence, des enlèvements, des attentats meurtriers avec parfois des victimes civiles. Au-delà du microcosme basque, Patria trouve un écho dans chacun des conflits armés dans le monde. Ce n’est pas anodin si c’est Toni Fejzula, un auteur d’origine serbe, qui se soit engagé dans cette adaptation en BD.

 

 

 

 

© Fejzula - Ankama

 

 

                Pour aider à la compréhension du récit et rendre la lecture fluide, Fejzula utilise un code couleurs pour chacun des personnages, code rappelé par un marque-page accompagnant l’album. Le passé vient éclairer le présent dans une narration non chronologique. Dans un graphisme en couleurs directes apparenté à Miguelanxo Prado, Fejzula navigue d’un personnage à l’autre, de coups de cœur en coups de feu, et toujours de larmes en peines, dans la fureur et dans le sang. Si dans cette histoire, les hommes gardent les armes, ce sont les femmes qui gardent les âmes, dans toute la force et la puissance de leurs conditions.

 

 

 

 

© Fejzula - Ankama

 

 

                Patria écrit l’histoire du Pays Basque de la fin du XXème siècle. Le récit a également fait l’objet d’une série télévisée. L’adaptation en bande dessinée de Toni Fejzula a la grâce et le lyrisme des opéras tragiques.

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Patria 

 

Genre : Histoire 

 

Scénario, Dessins & Couleurs :  Toni Fejzula

 

D’après : Fernando Aramburu 

 

Traduction : Aurore Rousseau 

 

Éditeur : Ankama

 

Nombre de pages : 304

 

Prix : 26,90 €

 

ISBN : 9791033512738

 



Publié le 16/04/2021.


Source : Bd-best


Orange is the new gag. Nelson 23 – Totalement ingérable

 

« - Je te laisse rentrer chez toi si tu me promets de ne pas t’énerver…

- Promis. Hé ! Pourquoi j’entends une sirène de pompiers qui approche ?

- Et voilà, tu t’énerves déjà ! Je ne peux jamais te faire confiance ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Nelson a l’art d’inverser les rôles. Quand Julie s’absente, il y a neuf chances sur dix, voire plus, qu’elle retrouve son appartement sens dessus dessous en rentrant. Et encore, si elle le retrouve sens dessus dessous, c’est le moindre mal. Il peut arriver qu’elle le retrouve dévasté, brûlé, atomisé… Vraiment pas facile de vivre avec un diablotin à la maison. Ajoutez à cela un chien stupide, Floyd, et un collègue de bureau célibataire endurci et sportif du dimanche, Hubert. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Julie est entourée. Vous remarquerez que l’on n’a pas dit « bien entouré ».

 

 

 

 

© Bertschy – Dupuis

 

 

                Pas de thématique spécifique pour cette vingt-troisième fournée des gags de Nelson. On constate cependant une avalanche de guests célébrissimes : la fée Clochette, le Schtroumpf bricoleur, le chat de Geluck, la raie du plombier… euh… si on peut appeler ça une star…, le chef Raoni, un autre Schtroumpf, paresseux celui-ci, et ajoutons un masque de Hello Kitty. Des invités pareils, ça démontre bien le statut d’icône de Nelson.

 

 

 

 

© Bertschy – Dupuis

 

 

                Les strips de Nelson sont comme le bon vin, ils s’améliorent en vieillissant. En plus de vingt albums, Nelson s’est affirmée comme une des meilleures séries de strips européenne. Elle n’a pas à rougir de la comparaison avec Peanuts, Hagar Dünor le viking ou autres calvin et Hobbes, et encore moins de l’autre star du strip orange : Garfield. Bertschy peut sans se vanter faire figure de modèle parmi les auteurs de strips à suivre en exemple.

 

 

 

 

© Bertschy – Dupuis

 

 

                Nelson est peut-être totalement ingérable. Il est en tous cas complètement irrésistible. Diablotin for ever.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Nelson

 

Tome : 23 – Totalement ingérable

 

Genre : Humour diabolique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Bertschy

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034738274

 

 



Publié le 16/04/2021.


Source : Bd-best


Deux derniers Tome.  Rages 1 – Le rideau de titane / La mort à lunettes

 

« - Ah ! Mister Malek… J’ai apprécié cette conversation et… avec votre permission… j’aurais aimé la poursuivre.

- Ecoutez, je vais prendre le bus…

- « Si Dieu le veut »… « Inch’Allah ! »… Vous comprenez ?

- Je ne parle pas l’arabe… Je rentre à East Harlem et je crois bien que vous m’avez fait rater ce bus… Monsieur…

- Alexander Birke. C’est aussi mon quartier. »

 

 

 

 

 

 

 

                 New York, Novembre 2005. Malcolm Malek Brown, ancien GI, reconstruit sa vie. Il a connu la guerre, la prison, la ségrégation. Aujourd’hui, pour lui, musulman, faire le ménage dans une chapelle, ce n’est pas un problème. « Pour le balai, c’est la même poussière. » Sa rencontre avec Alexander Birke va bouleverser sa vie. Le vieil homme est rescapé de la Shoah. Originaire d’Allemagne, il est passionné d’échecs et de gospel. Ces deux hommes que tout oppose vont faire un bout de route ensemble, pour le meilleur et pour le pire… C’est La mort à lunettes.

 

 

 

 

© Goffaux, Tome - Kennes

 

 

                Sur une planète animale, dans un monde post-apocalyptique, un rideau de titane infranchissable sépare un monde opprimé d’une terre de libertés. Jin le panda va mener le combat. Mais de batailles en désillusions, il va se rendre compte que le paradis espéré cache une réalité et un fonctionnement guère glorieux. Les jeux du cirque vont commencer ! C’est Rages.

 

 

 

 

© Dan, Tome - Kennes

 

 

                La mort à lunettes était censé être la suite de Sur la route de Selma, album dessiné par Philippe Berthet dans les années 90, un des premiers Aire Libre. Malcolm devait être le fils de Clement Brown. Il en reste juste une trace que l’on remarque lors d’une visite au cimetière de l’homme sur la tombe de son père. Les deux récits prennent des indépendances complètes.  Ici, les auteurs proposent un road movie exigeant. Les personnages antagonistes se nourrissent l’un de l’autre. Les cicatrices de l’un sont soignées par les mots de l’autre. Les conséquences psychologiques de chaque guerre montrent leurs béances. Même si l’histoire était bouclée bien avant cet événement tragique, l’Amérique de George Floyd est pointée du doigt. Mis en image par Gérard Goffaux, l’album aura nécessité huit ans de travail. Sa lecture donne à penser à tout ce qu’aurait pu encore raconter son scénariste dans ce nouveau mode de narration, non linéaire, philosophique et engagé.

 

 

 

 

© Goffaux, Tome - Kennes

 

 

                D’apparence fantastique, Rages traite aussi du sujet du communautarisme, de la vie en société et des différences, de paradis perdus et de désillusions. Ce premier album d’une série animalière dessinée par Dan, repreneur de Soda, est tout sauf léger. Le sujet des migrants est au cœur de l’histoire. Le monde salvateur s’appelle An-Ahm. Ce nom n’est pas sans rappeler Annam, protectorat français au cœur du Vietnam. Relire Les oubliés d’Annam de Lax et Giroud, paru chez Aire Libre dans les années 90, comme Sur la route de Selma, permet une analyse comparative de ces albums que tout oppose sur la forme mais réunit sur le fond.

                Rages se termine sur un cliffhanger. La série connaîtra-t-elle une suite ou restera-t-elle inachevée par la mort de son scénariste ? L’avenir nous le dira, mais l’histoire peut se suffire à elle même en considérant cette fin comme ouverte à l’appréciation des lecteurs, comme l’Histoire de notre monde qui siècle après siècle, voit ses guerres évoluer mais jamais s’arrêter.

 

 

 

 

© Dan, Tome - Kennes

 

 

                Rages et La mort à lunettes sont deux albums posthumes de Philippe Tome. Ce n’est pas anodin si l’homme avait choisi de les publier, non pas chez Dupuis, son éditeur historique, mais chez Kennes, une plus petite maison qui a tout le potentiel pour devenir un poids lourd de demain. Tous les deux montrent une nouvelle face de ce scénariste aussi à l’aise dans l’humour que dans l’action et qui quittait ici un fonctionnement classique pour proposer des narrations nouvelles.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Rages

Tome : 1 – Le rideau de titane

Genre : Science-fiction 

Scénario : Tome 

Dessins & Couleurs : Dan

Éditeur : Kennes

Nombre de pages : 80

Prix : 16,95 €

ISBN : 9782380751482

 

 

 

 

 

 

 


One shot : La mort à lunettes

Genre : Polar 

Scénario : Tome 

Dessins : Gérard Goffaux

Couleurs : Redj

Éditeur : Kennes

Nombre de pages : 72

Prix : 17,95 €

ISBN : 9782380751475

 

 



Publié le 15/04/2021.


Source : Bd-best


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