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Un meurtre… huit millions de témoins. Mourir sur Seine T.1

 

« - Sur le corps du marin : un étonnant tatouage où l’on reconnait une colombe, un crocodile, un tigre et un requin. Mais une partie de ce tatouage a été brulée.

-          C’est récent cette brûlure ?

-          Selon le légiste avec qui je viens de m’entretenir… À peu près l’heure de sa mort.

-          Et vous savez ce que représentais la partie brulée de ce tatouage ?

-          Un aigle. »

 

 

 

 

 

 

 

Adaptation BD du roman de Michel Bussi  « Mourir sur Seine », l’histoire nous entraîne en pleine manifestation de l’Armada de Rouen (Édition 2008).  Au petit matin du sixième jour de la fête, un marin est retrouvé sauvagement assassiné sur les quais. Quel individu a pu commettre un tel acte ? Quel est donc la signification de l’étrange tatouage présent sur le dos de la victime ? Mais surtout, pourquoi avoir marqué la victime post mortem au fer rouge ? Quel est donc le pacte liant des matelots issus du monde entier ? Quels sont les trésors perdus et engloutis dans les profondeurs de la Seine ? Voilà toute une série de questions auxquelles la police et les journalistes vont être confrontés. Parmi ces derniers, la superbe Maline, une femme de plus de trente-cinq ans, mais terriblement sexy, va aller de surprise en surprise tout au long de ses investigations.

 

 

 

 

 

© Bussi – Gaëts – Salvo – Petit à petit.

 

 

 

Avec habileté, Gaëts relève le pari de l’adaptation d’un roman à succès en scénario BD. Son travail est net, présentant un découpage captivant, séduisant l’ensemble du lectorat tout en réussissant à insuffler  le rythme nécessaire requis par le récit. Les représentations graphiques, confiées à Salvo, assurent parfaitement la liaison entre le texte et l’image. Seul petit bémol, je trouve les couleurs un peu trop flashy à mon goût. Pour sa part, l’éditeur nous gratifie d’un ensemble de plusieurs pages didactiques disséminées tout au long de l’album ayant rapport avec le récit.

 

 

 

© Bussi – Gaëts – Salvo – Petit à petit.

 

 

 

 

Paru en 2008, « Mourir sur Seine »est le troisième roman de Michel Bussi  récompensé la même année par le prix du Comité régional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde). Selon le classement GFK- Le Figaro, Michel Bussi est le troisième écrivain français en nombre de livres vendus (près d'un million d'exemplaires).

 

 

 

 

© Bussi – Gaëts – Salvo – Petit à petit.

 

 

 

 

NB : L'Armada est un large rassemblement de grands voiliers organisé à Rouen (en Seine Maritime). C’est l’un des évènements importants du monde de la mer. Depuis sa première édition en 1986, Il a lieu tous les quatre à six ans sur les quais de la Seine. Cette manifestation dure en général une dizaine de jours. La prochaine édition aura lieu en juin 2019.

 

 

 

 

 

 

 



Alain Haubruge.

 

 

Série : Mourir sur Seine.

 

Tome : 1/2.

 

Genre : Polar.

 

Scénario : Bussi - Gaëts.

 

Dessins : Salvo.

 

Éditeur : Petit à petit.

 

Nombre de pages : 80.

 

Prix : 15,90 €.

 

ISBN : 9791095670711



Publié le 28/09/2018.


Source : Bd-best


Vampire, vous avez dit vampire ? Non, empaleur.  Les méchants de l’histoire 1 - Dracula.

 

« - C’est un garçon !

-          Nous l’appellerons Vlad Dracula, fils de Vlad Dracul !

-          « Dracula » ! Tu sais que je n’aime pas ce nom ! ça ne sonne pas bien ! Pourquoi pas « Gargamel » tant qu’on y est ?

-          Femme ! Sigismond de Luxembourg, le roi de Hongrie, m’a ordonné de l’ordre du dragon, « Dracul ». On ne rit pas de ces choses-là. »

 

 

 

 

 

 

On est loin du vampire des Carpates. L’histoire racontée ici est la vraie. Celle de celui qui a inspiré la légende : le sanguinaire Vlad II de Wallachia, qui naquit en Transylvanie vers 1431. « Dracul », comme son père l’appelle, signifie aussi « diable » en valaque, un nom prédestiné pour celui qui s’avèrera être un des plus grands fous de l’Histoire du monde. Devenu prince de Valachie, le voïévode (commandant de la région) installa une tyrannie impitoyable dans laquelle le sang coulait comme un tsunami dévastant une contrée. Les forêts de pals poussèrent comme des champignons. Il ne faisait en particulier pas bon d’être ambassadeur d’une région alentours.

 

 

 

 

© Solé, Swysen - Dupuis

 

 

 

Bernard Swysen, par le truchement de l’humour, fait passer l’impossible. La cruauté insoutenable de Vlad Tepes, l’empaleur, aurait été inacceptable dans une bande dessinée réaliste. Ici, les empalés commentent, les écrevisses font de gras et les têtes roulent à qui mieux-mieux. Le scénariste multiplie les clins d’œil : Iznogoud, Cendrillon,…

Swysen s’est documenté. Les anecdotes multiples et précises apportent une caution véridique. On est dans de l’Oncle Paul avec du second degré. Mais l’ensemble reste un poil trop bavard.

 

 

 

 

 

© Solé, Swysen - Dupuis

 

 

 

 

 

Julien Solé dessine un tyran ridicule, plus bête que méchant, un Joe Dalton de Roumanie. Mais, comme pour le scénario, il fallait un angle d’attaque décalé pour rendre les scènes visibles. Solé empale à tours de bras, sans répéter deux fois le même supplice.

 

L’album est complété d’une préface de Matei Cazacu, historien spécialiste de la Roumanie, et d’un dossier didactique avec cartes, croquis, biographie de Bram Stocker, l’homme qui écrivit la légende, et listing des plus importantes versions cinématographiques dédiées au vampire. On note au passage que la vie du vrai Vlad reste à adapter.

 

 

 

 

© Solé, Swysen - Dupuis

 

 

 

 

 

 

Avec cette collection, dans laquelle on peut aussi lire Caligula dessiné par Fredman, les auteurs prouvent qu’on peut rire de tout, avec n’importe qui, au moins du moment que ça s’est passé il y a très très longtemps.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : Les méchants de l’histoire.

 

Tome : 1 - Dracula.

 

Genre : Biographie humoristique.

 

Scénario : Swysen.

 

Dessins : Julien Solé.

 

Couleurs : Bekaert.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 64.

 

Prix : 12,50 €.

 

ISBN : 9782800168586

 



Publié le 27/09/2018.


Source : Bd-best


Un béret, une écharpe, une culotte courte, la deuxième vie d’un mythe.  Benoît Brisefer – Intégrale 4

 

« - Ah, bonjour, Benoît ! C’est pour moi ? Comme c’est gentil, entre !

-          Vous avez l’air préoccupée, Madame Adolphine !

-          Aahlala ! Ne m’en parle pas ! Viens ! Suis-moi dans la cave ! C’est une véritable catastrophe ! Regarde, les ferrailleurs ne sont toujours pas venus enlever ma vieille chaudière, et le chauffagiste vient demain installer la nouvelle… »

 

 

 

 

 

 

Ne vous faites pas de bile, Madame Adolphine, Benoît est très fort, terriblement fort. Mais c’est toujours la même chose, personne ne le croit jamais. Ce n’est pas bien grave, il est quand même toujours prêt à rendre service.  

 

 

            Hold-up sur pellicule est l’album du renouveau. Alors qu’on croyait le petit bonhomme au béret définitivement perdu dans les limbes de l’âge d’or, le gamin est de retour quinze ans après sa dernière apparition dans Le fétiche. Un producteur de cinéma lance un film retraçant la vie de Lady d’Olphine, le robot-gangster. Pour tenir le rôle principal, l’idéal serait d’avoir la vraie Madame Adolphine. Mais des brigands souhaitent profiter du tournage pour cambrioler le Crédit Monopole.

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

 

            Dans L’île de la désunion, Benoît accompagne Monsieur Vladlavodka sur le tournage d’un film d’espionnage réalisé par la même boîte de production que le précédent. Mais l’inventeur, chargé de créer gadgets et autres inventions pour les besoins du long métrage, est kidnappé par des militaires qui s’arrachent la possession d’une île, faisant succéder les révolutions aux révolutions. Il ne manque plus que le général Alcazar que l’on croirait voir surgir au détour d’une case.

 

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

            La route du Sud embarque le garçon dans un rallye international effréné. Il va accompagner Monsieur Dussiflard qui s’occupe de l’assistance technique de Victor, jeune mécanicien qui fait sa première course. Mais pour certains concurrents, tous les coups sont permis. Et ça, c’est pas du jeu !

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

            Dans Le secret d’Eglantine, Benoît rencontre une petite fille aussi forte que lui. Suite à l’ingestion d’une potion malencontreusement mélangée à sa limonade, Eglantine a acquis une force surhumaine. Une petite fille à la force démesurée, dans une colonie de vacances, ça peut mettre la pagaille.

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

 

 

            Créée par Peyo et véritable rendez-vous des cadors de Marcinelle, la série a compté dans ses auteurs, outre Peyo lui-même, Will, Delporte, Walthéry, Gos et Blesteau. Lors du passage du giron Dupuis à l’escarcelle du Lombard, Thierry Culliford, fils de son père Peyo, prend les choses en main. Il compte bien relancer les aventures de Benoït. Co-scénarisées par Dugomier ou Garray, elles n’atteignent pas la magie de la première époque mais restent d’un très bon niveau.

 

 

 

 

 

 

© Garray, Culliford, Dugomier, Nine, Leonardo - Le Lombard

 

 

 

            Pascal Garray, pur élève des studios Peyo, trop tôt disparu, a le trait propre et rassurant idéal pour prendre en charge la série. Il s’inscrit dans la continuité de Blesteau et offre au monde de Vivejoie-la-Grande le caractère intemporel qui rassure les anciens lecteurs et réconforte les jeunes.

Comme on l’apprend dans le dossier introductif de Patrick Gaumer, Benoît Brisefer était la série préférée de Pascal Garray, celle dans laquelle il pouvait développer un monde plus librement que dans le très codifié pays des Schtroumpfs.

 

            La suite de la carrière de Benoît Brisefer ne sera pas un long fleuve tranquille. On le verra lors de la parution du cinquième et ultime tome de cette intégrale.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : Benoît Brisefer.

 

Tome : Intégrale 4.

 

Genre : Aventures humoristiques.

 

Scénario : Culliford, Garray & Dugomier.

 

Dessins : Garray.

 

D’après : Peyo.

 

Couleurs : Nine & Studio Leonardo.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 176.

 

Prix : 25,50 €.

 

ISBN : 9782803672394

 



Publié le 26/09/2018.


Source : Bd-best


Deux premières de classe pour le prix d’une ! Léonie T.2 La rivale.

 

 

«  - J’ai réfléchi à un truc Léonie. J’ai décidé de te coacher !

-          Me … Quoi ?

-          Tu m’as coachée pendant les vacances. Grâce à toi j’ai réussi mon année. Eh bien, à mon tour de t’aider, de te faire partager mon savoir… pour te faire des amies ! Qu’est-ce que tu en dis ?

-          C’est… C’est super sympa Jenifer. »

 

 

 

 

 

C’est la rentrée des classes et pour la première fois de sa vie, Léonie s’y rend accompagnée de Jenifer, une amie qu’elle a coachée scolairement lors des dernières vacances d’été. À son tour, Jenifer va coacher Léonie vers de nouveaux apprentissages : le choix de ses vêtements, les divers sujets des conversations entre copines. Alors que tout semble se dérouler normalement, une nouvelle élève (Anissa) fait son entrée à  St Potache se révélant aussi studieuse et douée que notre première de classe.

 

 

 

 

 

© Godi – Falzar – Zidrou – Le Lombard.

 

Assise à côté de l’élève Ducobu depuis vingt- trois albums, Léonie Gratin se situe toujours en haut du tableau d’honneur de l’école Saint-Potache. Spin off de la série « L’élève Ducobu », Léonie va se révéler plus sociable que dans la série générale. Porté par le trio Zidrou, Godi et Falzar, aucun doute que cette nouvelle aventure plaira aux afficionados de la série initiale, le roi de la triche Ducobu et l’instit Latouche n’étant jamais très loin de notre petite rousse dans sa quête de nouvelles amitiés.

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Léonie.

 

Titre : La rivale.

 

Tome : 2.

 

Genre : Jeunesse.

 

Scénario : Falzar, Zidrou.

 

Dessins et couleurs : Godi.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782803672486. 

 

 

 



Publié le 25/09/2018.


Source : Bd-best


Ce n’est pas parce qu’il y a des filles que c’est un spin-off uniquement pour filles.  Les Schtroumpfs et le village des filles 2 – La trahison de Bouton d’Or

 

 

« - Regardez la cascade ! Il n’y a presque plus d’eau, c’est schtroumpfement bizarre ! Le niveau de l’eau a baissé à vue d’œil !

-          Qu’est-ce qui peut bien causer ça, Saule ?

-          Je n’en ai pas la moindre idée, mais je trouve ça schtroumpfement inquiétant ! Réunion du conseil, nous devons en parler ! »

 

 

 

 

 

 

Saule, la grande schtroumpfette du village des filles a parlé. La compétition entre Tempête et le Schtroumpf costaud est interrompue. L’heure est grave. La rivière se tarit. Son lit est bientôt sec. Les filles montent une expédition pour résoudre ce mystère. Accompagnées des Schtroumpfs costaud, maladroit et à lunettes, quelques filles du village vont remonter le cours d’eau pour découvrir le pourquoi du comment. Mais entre elles, certaines rivalités vont rapidement se faire sentir…

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

 

            Thierry Culliford le dit. Il souhaite faire des scénarii dont son père, le grand Peyo, aurait été fier. Epaulé par Luc Parthoens, les deux complices restent dans la logique et signent une histoire plaisante pour tous publics. Bien plus intéressant que le premier opus, recueil d’histoires courtes, ce deuxième épisode des « filles » est une longue aventure qui permet de bien camper les personnages, de s’en attacher, de leur en vouloir ou de les excuser.

 

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

            Alain Maury, qui est avec le regretté Pascal Garray l’un des plus fidèles successeurs de Peyo, reprend avec saveur le monde des Schtroumpfs qu’il avait quitté depuis La menace Schtroumpf, vingtième album des lutins bleus. Cette série dérivée lui offre cette opportunité et il s’en empare naturellement.

 

 

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

            La principale différence entre la série-mère et ce spin-off réside dans la colorisation. Exit les aplats de couleurs. Paolo Maddaleni ne fait pas dans la facilité. Il utilise ombres et lumières donnant à la série une ambiance 3D se rapprochant de l’univers du long métrage « Les Schtroumpfs et le village perdu » ayant engendré cette collection. C’est surprenant mais efficace, et contribue à donner une impulsion nouvelle aux Schtroumpfs.

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les Schtroumpfs et le village des filles.

 

Tome : 2 – La trahison de Bouton d’Or.

 

Genre : Aventure schtroumpfante.

 

Scénario : Culliford & Parthoens.

 

Dessins : Maury.

 

D’après : Peyo.

 

Couleurs : Maddaleni.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782803673223

 

 



Publié le 25/09/2018.


Source : Bd-best


Kivu ... le minerai de sang !

 

« - Ce que vous ne comprenez pas François, c’est que pour vous, l’Afrique est une carte géographique  de 57 pays dont les frontières ont étés tracées par les colonisateurs, souvent d’une simple ligne droite. Alors que pour les africains, l’Afrique est composée de plus de 3000 ethnies pas toujours très amies entre elles. Les forces armées de la RDC (FARDC) sont majoritairement composées d’hommes de l’ouest qui ne comprennent pas le Kiswahili et méprisent les habitants du Kivu qu’ils considèrent comme des paysans attardés.

-          Soit. Et la MONUSCO ?

-          Les casques bleus ? Ne me faites pas rire. Ceux d’ici sont principalement des Tanzaniens, des Pakistanais et des Égyptiens qui s’abstiennent soigneusement de participer au conflit. Surtout depuis que plusieurs d’entre eux ont étés victimes d’embuscades. »

 

 

 

Récit né de la rencontre effectuée par le scénariste Jean Van Hamme (Thorgal, XIII, Largo Winch) avec Guy Bernard Cadière (chirurgien belge), cette histoire met en lumière l’action du Dr Denis Wugmeke, directeur de l’hôpital de Bukavu Panzi situé dans la région nord-est de la république du Congo. Ce dernier est considéré comme un « réparateur de femme ayant subi un viol suivi de mutilations sexuelles ».

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard.

 

 

 

 

 

Alors que le sous-sol du Kivu regorge de richesses naturelles (dont le coltan, un minerai utilisé dans la fabrication des téléphones portables et tablettes), cette région est confrontée à de terribles massacres de population perpétré par des milices armées locales au profit de sociétés commerciales régionales et internationales. La région a basculé en 1994, quand des centaines de milliers d’Hutus rwandais se sont réfugiés dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsis et les tueries d’Hutus modérés (800.000 morts). Extrait au Kivu, ce minerai est fréquemment acheté par les groupes occidentaux via le Rwanda, une certaine façon de se donner bonne conscience aux yeux de l’opinion publique tout en occultant la situation dramatique vécue par les habitants de cette région minière. "Le conflit du Kivu est sciemment oublié ou minimisé par la communauté internationale qui fait preuve d'une sorte de cécité délibérée", Omar Kavota, directeur du Centre d'études pour la paix, la démocratie et les droits de l'Homme (Cepadho), une ONG basée dans la province du Nord-Kivu. De nombreux rapports internationaux ont qualifié le coltan de "minerai de sang" alimentant les groupes armés et la violence au Kivu. Pour la période débutant en 1988 et se terminant en 2000, le trafic illégal de ce minerai aurait permis à l’armée rwandaise d’engranger plus de 250 millions de dollars.

 

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard.

 

 

 

 

 

 

Ingénieur des mines fraîchement diplômé de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), François Daans travaille pour la multinationale Metalurco, un puissant consortium industriel. Il se voit confier par ses employeurs une mission devant aboutir à la négociation d'un important contrat dans la région du Kivu : trouver un remplaçant qui servira au mieux les intérêts de la Metalurco. Arrivé sur place, il découvre le règne du cynisme et de la corruption, dans des proportions qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Son destin et sa prise de conscience bascule définitivement lorsque sa route croise celle de Violette, une enfant congolaise traquée par un puissant chef rebelle. La prenant sous sa protection, il lui promet de faire l’impossible afin de retrouver la trace de son frère arrêté par une milice armée.

 

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard.

 

 

 

 

 

Les représentations ont été confiées à Christophe Simon, plus connu pour son travail dans l’équipe Martin et ensuite pour sa série Sparte et sa rencontre avec Van Hamme pour la reprise hommage à Paul Cuvelier d’un épisode des aventures de Corentin. Il nous délivre un dessin brut et tranchant, un style parfaitement adapté au sujet traité. Lecture à partir de 15 ans.

 

 

 

 

 

 

© Van Hamme – Simon – Le Lombard – Ariane Poissonier -RFI .

 

 

 

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Kivu.

 

Tome : 0.

 

Genre : Aventure.

 

Scénario : Jean Van Hamme.

 

Dessins et couleurs : Christophe Simon.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 72.

 

Prix : 14,99 €.

 

ISBN : 9782803672660. 



Publié le 24/09/2018.


Source : Bd-best


Toute histoire finit par un commencement. Le chant des Stryges 18 - Mythes.

 

« - Tom va te relayer, Nivek… Tu devrais prendre un peu l’air… Tu es aussi pâle qu’un mort…

-          Non… ça va…

-          J’insiste… J’aimerais qu’on parle…

-          De quoi veux-tu que nous parlions ? Tu as vu l’état du monde ? Y a-t-il vraiment quelque chose à ajouter ?

-          On peut voir les choses sous cet angle et baisser les bras, en effet… mais on peut y voir aussi une chance. »

 

 

 

 

Debrah, Kevin Nivek, Abeau et leurs quelques compagnons d’infortune se sont tirés des décombres de la caverne provoquée par la chute des météorites. Le sérum mis au point par Chrys les a mis à l’abri de toute mutation. Mais cela ne fait pas pour autant d’eux des élus ; ils sont tout simplement des survivants. A présent, sont-ils en sursis ou en enfer ?

Des alliés s’imposent et des dangers surgissent, mais l’avenir est entre les mains d’une stryge.

 

 

 

 

 

© Corbeyran, Guérineau, Fogolin - Delcourt

 

 

 

21 ans ont été nécessaires à Corbeyran et Guérineau et leurs six (!) coloristes successifs pour conter la légende des stryges. Une série-mère de dix-huit albums (un organigramme prévu dès le départ) et un hors-série, trois séries parallèles, dessinées par Suro, Charlet et Horne, et quelques clins d’œil dans d’autres séries : l’affaire est faite.

 

C’est avec une pointe d’émotion que le lecteur que je suis referme la page de cette saga ayant accompagné une vie de jeune adulte. Les ombres des stryges m’ont suivi, m’ont évité de tomber dans des pièges, écartant des emprises dans lesquelles aurait pu m’emporter le destin. Les expériences réalisées, les vestiges traversés et les existences croisées m’ont forgé au fur et à mesure que l’énigme des stryges s’écrivait petit à petit.

 

 

 

 

 

© Corbeyran, Guérineau, Fogolin - Delcourt

 

 

Au travers de rencontres et de défis, les révélations m’ont appris à éviter manipulations et chutes, à m’évader de cellules dans lesquelles je ne voulais pas rester à jamais.

Bien sûr, les pouvoirs acquis en « grandissant » sont des réalités virtuelles. Les enlèvements de souvenirs et les exécutions de décisions hybrides qu’il faut prendre font partie d’un parcours à suivre. Les stryges m’ont appris une importance : garder en point de mire les mythes qui font rêver.

 

            Les auteurs ont créé une légende. La série est née avec les débuts d’internet. Les doutes de l’existence du livre Contact et Inducement ont fait rêver.

            Le chant des stryges est un récit biblique au sens empirique du terme. Avec ce dix-huitième album, Corbeyran et Guérineau apportent une fin cohérente.

Les stryges ont commencé comme un polar fantastique et se termine en récit post-apocalyptique. Depuis le début de la saga, Walking Dead est passé par là. Les personnages en font même référence. Mais on peut penser que le scénariste avait tout prévu ainsi et a été tout simplement rattrapé par une autre fiction sur laquelle il lui était alors impossible de faire l’impasse.

 

 

 

 

 

© Corbeyran, Guérineau, Fogolin - Delcourt

 

 

 

Eric Corbeyran et Richard Guérineau, vous avez prouvé qu’une série de BD pouvait être aussi forte et prenante qu’une série télévisée. Vous avez inventé une nouvelle écriture, par saisons, jusqu’alors inédite en bande dessinée.

Alors, à tous ceux que les épisodes du complot dans X-files ont collé des frissons de mystères et de passion, lisez le chant des stryges. Il ne peut que vous embarquer, et comme celui des sirènes, il ne vous laissera pas partir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le chant des Stryges.

 

Tome : 18 - Mythes.

 

Genre : Thriller fantastique.

 

Scénario : Corbeyran.

 

Dessins : Guérineau.

 

Couleurs : Fogolin.

 

Éditeur : Delcourt.

 

Collection : Machination.

 

Nombre de pages : 56.

 

Prix : 14,95 €.

 

ISBN : 9782756070407

 

 

 

 

 



Publié le 21/09/2018.


Source : Bd-best


Connecté mais fidèle à lui-même.  Les nouvelles aventures de Gai-Luron 3 – Gai-Luron est complètement 2.0

« - Dis donc Jujube, tu me sembles bien contrarié ! Où est donc passé l’Auguste de notre duo comique ?

-          Contrarié, c’est le mot ! Je reviens du repas annuel des seconds rôles de la BD !

-          Ah oui, au Flunch d’Angoulême ?

-          Tout se passait bien, le capitaine Haddock chantait des chansons paillardes à tue-tête pendant le dessert…

-          Son intolérance au gluten le fait débloquer !

-          Et là, tout à coup, Fantasio me sort tout de go : « De toute façon, Gai-Luron et toi, vous êtes complètement has been ! » »

 

 

 

 


 

Pour sûr, ce n’est pas très sympa de traiter ainsi des piliers de l’humour. Leurs détracteurs ne sont pas au jus. Depuis leur grand retour, Gai-Luron et Jujube ont retrouvé leur statut d’as de la gaudriole, de chantres de la galéjade. Le chien dépressif et son compagnon félin sont toujours là, bon pied bon œil. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont à la pointe du progrès.

Du drone à l’overboard, du casque de réalité virtuelle au food truck (oui, oui, c’est du progrès) en passant par la montre connectée, Gai-Luron ne veut pas mourir idiot et teste tout. Mais que l’on se rassure, pas question de pousser plus loin dans la modernité, l’esprit de la « bête » reste le même. Les réflexions du Gai-Luron 2018 sont fidèles à celles du même individu quarante ans plus tôt. Le créateur Marcel ne les renierait pas.

 

 

 

 

 

© Amouriq, Sti, Mirabelle - Fluide Glacial

 

 

 

 

 

Après Fabcaro et Felder sur des dessins de Pixel vengeur, c’est au tour de Sti de scénariser les aventures de Gai-Luron sur des dessins d’Amouriq. Le ch’ti polyvalent est l’auteur sur lequel il faut compter. Nouveau co-scénariste des Profs, animateur de la malédiction de la page 13 dans Spirou, il s’est installé depuis quelques années, doucement mais sûrement, à un poste stratégique dans le monde de la BD faisant de lui l’homme de la situation. Aux manettes de Gai-Luron, il se love dans les chaussons de Gotlib.

 

Autant Pixel Vengeur a un trait proche de celui de Gotlib jusqu’à ce qu’un novice ne puisse remarquer un changement de dessinateur, autant Amouriq garde son graphisme, sauf sur le héros aux longues oreilles. Gai-Luron est d’une maîtrise parfaite, mais Jujube manque un peu d’élan. Les figurants, eux, sont du Amouriq pur jus et semblent tout droit sortis de l’Auto-école ou autre série du dessinateur.

 

 

 

 

 

 

© Amouriq, Sti, Mirabelle - Fluide Glacial

 

 

 

 

Gai-Luron 2.0 a encore de beaux jours devant lui, et s’il continue à nous donner des conseils pertinents comme le concept de « tronc d’arbring », il se pourrait bien qu’il soit élu un jour président.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les nouvelles aventures de Gai-Luron.

 

Tome : 3 – Gai-Luron est complètement 2.0.

 

Genre : Humour canin.

 

Scénario : Sti.

 

Dessins : Amouriq.

 

Couleurs : Mirabelle & Amouriq.

 

Éditeur : Fluide Glacial.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782378780258

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié le 20/09/2018.


Source : Bd-best


Cinq millions de visiteurs, Vingt-cinq états, un empereur et une gamine.  La fille de l’exposition universelle 1 – Paris 1855.

« - Le second mort a reçu une balle en pleine tête et les poissons ont achevé de le rendre identifiable. Certainement un des assassins de Maria Zambelli. Nous savons que son cocher était armé. Le pauvre bougre a dû se défendre comme un beau diable avant d’être poignardé et jeté à la Seine. C’est bel et bien un assassinat.

-          On ose s’attaquer à une femme qui m’est chère ! Une innocente victime, c’est monstrueux !

-          Connaissant l’attachement…très personnel…de votre seigneurie à Mademoiselle Maria Zambelli, nos services ont fait le nécessaire pour minimiser l’affaire. Officiellement, c’est un suicide. Nous faisons tout ce qui est possible pour appréhender les coupables.

-          Il faut traquer cette bande d’assassins, qu’ils expient leur crime. Je veux les voir souffrir. Je veux qu’ils m’implorent à genoux ! »

 

 

 

 

 

 

La maîtresse de Napoléon III vient d’être retrouvée pendue au pont de l’Alma, assassinée par les complotistes dont elle faisait partie. L’empereur est dans une passe politique complexe. Sa gestion de la colonie algérienne n’est pas du goût de certains colons qui tentent le coup d’état.

 

            La fille de l’exposition est une nouvelle série concept. On suivra la vie de Julie Petit-Clou aux travers des différentes expositions universelles qui auront émaillé son existence. Dans ce premier épisode, elle a douze ans et est apprentie-voyante, sous l’égide de sa mère. Mais Julie n’est pas une chiromancienne d’opérette, roublarde et malhonnête. La jeune fille ressent de vraies visions qui vont l’aider à percevoir la clef de mystères et cerner la personnalité de gens.

 

 

 

 

 

© Manini, Willem, Wennish - Bamboo

 

 

 

            Jack Manini déploie une idée originale, proposant une aventure feuilletonnesque au bon goût des journaux d’antan. De l’aventure, du suspens, une révélation finale surprenante, le scénariste marche sur les pas d’Eugène Sue et de Maurice Tillieux. Les Mystères de Paris rencontrent Queue-de-Cerise (pour ne pas dire Gil Jourdan). Tillieux avait la réputation de souvent finir ses histoires par un long monologue, souvent par manque de pages. Manini reprend un peu ce procédé, mais de manière calculée et pertinente. Hommage avéré ?

            L’auteur créé une passerelle entre fiction et réalité grâce à des personnages secondaires comme Napoléon III, ou encore Joseph Lambot, inventeur du ciment armé, qui expose son invention en cette année 1855.

A mille de lieu de sa captivante biographie sur Arthur Cravan, Manini montre une nouvelle face de son savoir-faire. Il fait de la bande dessinée populaire, au sens noble du terme, présentant des personnages fictifs dans un contexte historique travaillé : Napoléon III et l’Algérie.

 

 

 

 

 

© Manini, Willem, Wennish - Bamboo

 

 

 

            On connaît le graphisme rond, dynamique et animé d’Etienne Willem. Ici, le dessinateur dégaine des planches aux découpages plus originaux les unes que les autres. La plupart d’entre elles semblent être issues de verrières du Grand Palais. C’est osé, c’est surprenant, mais vu le contexte historique, ça fonctionne à merveille.

 

            Les couleurs de Tanja Wenish contribuent au voyage : une embuscade dans la nuit parisienne, un repère de brigands, une roulotte de voyante, la cour de Badinguet sont autant d’endroits et d’ambiances réhaussés par les tons efficaces de la coloriste.

 

            En bonus, un dossier complémentaire de six pages présente l’exposition universelle de 1855, cadre de cette histoire des douze ans de Julie Petit-Clou.

 

Manini et Willem démarrent un projet grand public, une de ces histoires qui aurait fait un tabac en récit à suivre dans un hebdomadaire de BD, mais qui, espérons-le, en fera un directement en album.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La fille de l’exposition universelle.

 

Tome : 1 – Paris 1855.

 

Genre : Aventure historique.

 

Scénario : Manini.

 

Dessins : Willem.

 

Couleurs : Wennish.

 

Éditeur : Bamboo.

 

Collection : Grand Angle.

 

Nombre de pages : 56.

 

Prix : 14,90 €.

 

ISBN : 9782818945209

 



Publié le 19/09/2018.


Source : Bd-best


Les Contes de notre enfance façon Lavoisier : rien ne se perd tout se transforme !

Père castor, raconte-nous une histoire ! Oui mais une belle, alors ! Et pourquoi pas une sauvage, une réinventée. Comme les idées reçues, les contes de notre enfance ont la vie dure et sont protéiformes. C’est ainsi qu’on retrouve des mythes, des légendes dans des histoires de super-héros, aujourd’hui; qu’Alice au pays des merveilles a vu son univers tentaculaire rejoindre des genres très différents (dont nous vous avons fait écho à plusieurs reprises). Véritablement, comme le prônait Lavoisier, rien ne se perd tout se transforme, la preuve avec trois albums parus il y a peu.

 

 

 

 

 

 

 

© Ersin Karabulut chez Fluide Glacial

 

Contes saumâtres :le chat botté est amoureux de Catwoman

Résumé de l’éditeur : Parus il y a vingt ans de cela dans l’éphémère collection « Humour Libre » de Dupuis, ces quatorze contes saumâtres, inspirés des récits mythiques ou des personnages célèbres appartenant à notre folklore, tournent en dérision les figures légendaires de notre enfance. Ces fables délicieusement mordantes furent autrefois publiées en deux volumes, en 1997 et 1998, et réunissaient alors la fine fleur de la bande dessinée: Juillard, Zep, Boucq, Dupuy & Berberian, Hermann, Clarke, ou encore Jean-Claude Denis, auteurs émérites et reconnus aujourd’hui, dont certains sont devenus Grands Prix d’Angoulême entre-temps.

 

 

 

 

© Yann/Rossi chez Dupuis

 

Meilleur exemple de notre sélection qu’une histoire peut avoir plusieurs vies, les Contes Saumâtres de Yann et co se taillent une jolie part dans le catalogue des trente ans de la collection Aire Libre. Autrefois connues en deux albums parus sous le titre de Sales petits contes et prenant pour cibles Andersen et Perrault, voilà l’intégralité des histoires revisitées avec délice et folie par Yann et une sacrée bande de dessinateurs encore plus légendaires aujourd’hui qu’à l’époque : Hermann dans un genre manga pour donner un air bien moins candide à Cendrillon et ses deux citrouilles bien en place, un Rossi divin pour faire du barbe bleue à la sauce Tarantino; Robin emmenant le vilain petit canard sur la banquise voir Bardot et puis mourir; Boucq offrant au petit soldat de plomb et obsédé encore quelques munitions ou encore, entre autres, un Zep en forme olympique pour emmener le chat botté sur les traces de Catwoman !

 

 

 

 

© Yann/Zep chez Dupuis

 

 

 

 

© Yann/Hermann chez Dupuis

 

Avec audace et se foutant bien d’être consensuel sans pour autant tomber dans la facilité et la vulgarité, Yann réussissait un joli exercice d’auteur en croisant les influences et en offrant un regard complètement barré sur un pan de notre patrimoine littéraire. Attention les enfants, bouchez-vous les oreilles et fermez les yeux. Les autres, régalez-vous !

 

 

 

 

© Yann/Wendling chez Dupuis

 

 

 

Alexis Seny

 

érie : Contes saumâtres

Intégrale

Scénario  : Yann

Dessin et couleurs : Charles Berbérian, Denis Bodart, François Boucq, Clarke, Jean-Claude Denis, Philippe Dupuy, Pierre-Yves Gabrion, Hermann, André Juillard, Michetz, Robin, Christian Rossi, Claire Wendling, Zep

Couleurs : Cerise, Éric Dérian, Bruno Marchand, Évelyne Tran-Lê

Genre: Contes, Humour, Parodie

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 96

Prix: 20,95€



Publié le 18/09/2018.


Source : Bd-best


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