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N’exagérons rien !  Ana Ana 18 - L’histoire incroyable

 

« - Baleineau ! Il m’est arrivé une chose terrible. Une vague gigantesque m’a englouti. J’ai bu une de ces tasses ! Ouh là là !!! Après ça, j’ai eu l’impression de recracher la moitié de l’océan. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Par une belle journée d’été, Goupille se baigne dans la mer. Prudence étant mère de sureté, le renardeau est muni de brassards. Mais lorsqu’une immense vague surgit, ce n’est pas suffisant pour rester à la surface. Goupille se retrouve sous l’eau et boit la tasse. De retour à la surface, après avoir toussé, toussé, toussé, puis craché, craché, craché, il raconte sa mésaventure à Baleineau. Ce dernier, éberlué, va la raconter à PingPong, qui lui-même la répète à Touffe de poils, et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les doudous soient au courant. Un seul problème, en passant d’un doudou à l’autre, l’histoire est exagérée, déformée, amplifiée.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                Dominique Roques et Alexis Dormal reprennent le principe du téléphone arabe et dénoncent le système. Comme d’habitude, on peut lire les histoires d’Ana Ana à divers niveaux. Si les plus petits apprendront qu’il est important de ne pas déformer les propos de ses camarades, les plus grands découvriront que les informations que l’on nous diffusent sont à prendre avec des pincettes. Distordue, une info avec un fond de vérité peut rapidement devenir une fake news.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                A mi-chemin entre l’album illustré et la BD, Ana Ana est le meilleur vaccin du monde. C’est une panacée, un remède universel qui guérit de tous les maux et d’une des maladies les pires : celle qui touche de nombreux adultes, à savoir qu’ils ont oublié qu’ils ont été enfants. Ana Ana est là pour le leur rappeler. Merci Docteur Roques ! Merci Professeur Dormal !

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

On reprendrait bien une tasse, pas d’eau de mer, mais de Ana Ana ! Vive vive Ana Ana !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ana Ana

 

Tome : 18 - L’histoire incroyable

 

Genre : Petit bonheur poétique 

 

Scénario : Dominique Roques 

 

Dessins & Couleurs : Alexis Dormal 

 

Éditeur : Dargaud Jeunesse

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 7,95 €

 

ISBN : 9782205085815

 

 

 



Publié le 13/12/2021.


Source : Bd-best


La déesse aux ailes d’or.  Asadora ! 5

 

« - On va mourir ! Elle va nous tuer !

- Calmez-vous !

- Que peut-on faire ?!

- A ton avis ?! On s’enfuit d’ici tout de suite !

- Vous plaisantez ?! Si on la laisse faire, cette chose sortira de l’eau et ira sur la terre ferme !! »

 

 

 

 

 

 

 

Octobre 1964, à la veille de l’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo, à bord d’un biplan, Asa et Keiichi Nakaido survolent l’océan et affrontent la créature aux yeux multiples. Pendant ce temps, Yone passe une audition dans une agence artistique plus que douteuse.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 


                Yone qui veut faire une carrière dans le milieu du spectacle est victime de producteurs qui la prennent pour un jouet, la vêtant de tenues légères, la déguisant en Marilyn des banlieues. Avec eux, Asadora apporte sa pierre au #MeToo. Avec eux, Urasawa montre que les monstres les plus pernicieux, les plus dangereux, les plus redoutables, ne sont pas forcément ce que l’on a le plus en évidence. Qui mène le combat le plus risqué ? Est-ce Yone face à deux types abjects ? Ou bien est-ce Asa au volant de son biplan qui empêche le monstre marin de s’approcher des côtes ? Le mangaka alterne les scènes mais pas les angoisses.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

 Après un épisode de transition dans lequel la tension montait crescendo, ce cinquième opus est à fond dans l’action. On retrouve pour la première fois au bout de cinq tomes le savoir faire de l’auteur pour rendre une série addictive. L’installation a pris quatre tomes, mais le lecteur est maintenant happé dans une série aux multiples ramifications qu’il ne pourra plus lâcher. Il semble qu’Urasawa travaille comme un show runner. Seul son nom figure en couverture, mais on apprend discrètement en fin de volume que six autres auteurs que Naoki Urasawa sont crédités : deux dessinateurs et quatre coopérateurs sur diverses tâches non précisées.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

Asadora est le surnom d’un feuilleton-fleuve très populaire de la chaîne japonaise NHK diffusé depuis 1961. Soixante ans ! Le chef d’orchestre Urasawa semble bien parti lui aussi pour une longue série manga. Les jeux olympiques n’ont pas commencé !

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Asadora !

 

Tome : 5

 

Genre : Aventure Shonen 

 

Scénario & Dessins : Naoki Urasawa 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 184 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505110507

 

 

 



Publié le 13/12/2021.


Source : Bd-best


« Comment réfléchir à la question de la peine de mort, lorsque l’on est face à l’un des pires bourreaux de l’Histoire ? »  L’enfer est vide tous les démons sont ici

 

« - Bonjour. Je suis journaliste à l’express en France. J’ai rendez-vous avec votre rédacteur en chef.

- Vous êtes Mademoiselle… ?

- Amelot. Jeanne Amelot.

- Monsieur Abecassis, voici la journaliste que vous attendiez.

- Vous êtes juive ?

- Je suis journaliste, j’ai été envoyée par ma rédaction pour couvrir le procès, je... 

- Je sais tout ça ! Ce n’est pas ma question. »

 

 

 

 

 

 


 

                7 avril 1961, la jeune journaliste Jeanne Amelot arrive à Tel Aviv pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann pour L’express. Le criminel nazi est responsable de l’extermination de millions de juifs. Malgré un accueil glacial par le rédacteur en chef du journal local, Jeanne le convainc de l’intégrer à son équipe de journalistes. Elle sait que va se tenir ici, à Jérusalem, un procès historique. Les journées vont être longues et difficiles.

 

 

 

 

© Bardiaux-Vaïente, Kerfriden—Glénat

 


                Marie Bardiaux-Vaïente est historienne. Elle a signé une thèse sur l’abolition de la peine de mort dans les six pays fondateurs de l’Union Européenne. Après avoir raconté en bande dessinée les tenants et les aboutissants de la carrière de l’avocat Robert Badinter qui deviendra en 1981 Garde des Sceaux dans le gouvernement de Pierre Mauroy sous François Mitterrand dans l’excellent album L’abolition, elle décrit l’un des plus retentissants procès de l’après-guerre, celui d’Adolf Eichmann.

 

 

 

 

© Bardiaux-Vaïente, Kerfriden—Glénat

 

 

                La scénariste a évité le piège dans lequel elle aurait pu tomber, à savoir celui du récit de procès verbeux et froid.  Les acteurs se succèdent à la barre. Leurs témoignages sont traduits en images dans des scènes en noir et blanc. Les séquences sont entrecoupées de réactions des journalistes. On a souvent froid dans le dos face à l’horreur décrite et à l’implacabilité de l’accusé mais on ne peut pas refermer le livre jusqu’à la décision finale des jurés et même au-delà puisqu’en conclusion la question de la peine de mort est replacée dans l’Histoire. Accompagnée dans le procès par la célèbre Hannah Arendt, Jeanne Amelot ne serait-elle pas l’avatar de Marie Bardiaux-Vaïente ?

 

                Comme il l’avait fait sur L’abolition, Malo Kerfriden réalise un travail de dessinateur exceptionnel faisant de cet album un livre indispensable. Dans des bichromies bleues et sables, l’auteur montre les scènes du temps présent pour les personnages. Les flash-backs sont traités dans un noir et blanc net et glacial. En particulier, le témoignage de Rivka Yosselevska est une scène insoutenable dont on ne peut ressortir indemne.

 

 

 

 

© Bardiaux-Vaïente, Kerfriden—Glénat

 


                « Comment réfléchir à la question de la peine de mort, lorsque l’on est face à l’un des pires bourreaux de l’Histoire ? » Voilà toute la problématique soulevée par L’enfer est vide tous les démons sont ici car, plus que la retranscription d’un procès historique, le livre est un plaidoyer contre la sentence ultime remettant en cause la loi du talion.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’enfer est vide tous les démons sont ici 

 

Genre : Histoire 

 

Scénario : Marie Bardiaux-Vaïente 

 

Dessins & Couleurs : Malo Kerfriden 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 124

 

Prix : 19,50 €

 

ISBN : 9782344040041

 

 

 

 



Publié le 13/12/2021.


Source : Bd-best


Tout sur ma mère.  Glouton 4 - La plaie de la forêt

 

« - Maman ?

- Ben oui ! Tu ne reconnais plus l’odeur de ta propre mère ?

- C’est parce que je suis enrhumé.

- C’est parce que tu ne viens jamais me voir, oui ! Affreux ! »

 

 

 

 

 

 

 


 

« Maman, c'est toi la plus belle du monde
Aucune autre à la ronde
N'est plus jolie… »

 

                Dans la dangereuse forêt du Grand Nord, au fin fond d’une grotte, Glouton retrouve Griffe-les-ours, sa maman. Quoi de plus important dans la vie qu’une Maman ? Mais quand on a une Maman qui a plus le caractère de Ma Dalton que de celle de Boule, il faut s’y accommoder.

 

« Tu as, pour moi, avoue que c'est étrange
Le visage d'un ange
Du paradis »

 

                On ne va pas se leurrer, l’ange, dans le visage de la maman de Boxe-avec-les-loups (c’est ainsi qu’elle appelle son fils), il faut le chercher loin. La matriarche a tout d’un démon, surtout lorsque l’on veut s’attaquer à son fiston. N’est-ce pas les loups ?

 

 

 

 

© B-Gnet - BD Kids

 


« Dans tous mes voyages
J'ai vu des paysages
Mais rien ne vaut l'image
De tes beaux cheveux gris »

 

                Les cheveux gris de la maman de Glouton montrent-ils la sagesse des âges ? Euh… Comment dire ? En tous cas, des paysages, Glouton va en voir grâce à Griffe-les-ours. Et sous toutes les coutures… parce que les mères ne pardonnent pas tout.

 

« C'est toi, maman la plus belle du monde
Et ma joie est profonde
Lorsqu'à mon bras
Maman
Tu mets ton bras »

 

                Cet album de Glouton est un petit traité philosophique sur l’amour Mère-Fils. Les bras d’une maman sont toujours les plus doux… sauf quand ils enlacent le fils dans un concours d’apnée.

 

 

 

 

© B-Gnet - BD Kids

 

 

« Maman, c'est toi la plus belle du monde
Car tant d'amour inonde
Tes jolis yeux
Pour toi, c'est vrai
Je suis malgré mon âge
Le petit enfant sage
Des jours heureux »

 

                Petit enfant sage, petit enfant sage… Faut le dire vite ! Quand Glouton arrêtera de détruire les pièges que sa mère construit pour les loups, on pourra revoir la copie. Mais rassurez-vous, l’adversité réunit les familles, et au dessus d’une maman, il y a toujours une maman. C’est prouvé dans ce tome, ainsi que dans la fin de la chanson de Luis Mariano sur des paroles de Marino Marini et Vincent Bonifay.

 

 

 

 

© B-Gnet - BD Kids

 


« J'avais fait des rêves
Où l'on m'aimait sans trêve
Mais les rêves s'achèvent
Et toi seule m'est restée

C'est toi Maman la plus belle du monde
Et lorsque tout s'effondre
Autour de moi
Maman, toi tu es là »

 

                Avec Glouton, B-Gnet joue dans l’humour tous publics et s’éclate autant qu’il amuse les lecteurs. La fusion se ressent. Digne « cousin » humoristique de Libon, qui signe Tralaland chez le même éditeur, B-Gnet mérite la même reconnaissance.  Un peu plus de finesse dans le décor et ça sera gagné.

 

                Glouton, c’est drôle, c’est subservif. Glouton est une BD qui se gloutonne. On en redemande. C’est ça la gourmandise.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Glouton

 

Tome : 4 - La plaie de la forêt

 

Genre : Nature sauvage 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : B-Gnet 

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782408032708

 

 



Publié le 13/12/2021.


Source : Bd-best


Passage de relais de séries pour Kid Toussaint.  Absolument normal 2 – Tous seuls / Magic Seven 10 – Le commencement

 

« - On a accompli beaucoup avec nos pouvoirs, mais maintenant, on ne sait plus quoi faire. On hésite, on tâtonne, on n’est pas d’accord… On en vient même à se disputer. Notre devineresse a tout donné aussi. Elle semble épuisée. Et il n’y a pas de raison que je prenne toutes les décisions seul. Alors, allons demander à la seule personne qui sache ce que nous traversons… Le mage unique.

-   C’est ce que disait le dernier livre des mages, on doit t’envoyer dans le passé pour que tu le rencontres. »

 

 

 

 

 

 

 


 

En opération au Dadjoustan pour faire tomber un dictateur dont Nathaniel est l’éminence grise, les Magic 7 se trouvent dans en fâcheuse posture. Leurs pouvoirs sont inefficaces face à une armée dont le seul but est de les exterminer. Léo, le spirite, ne voit qu’une solution : aller demander conseil au Moyen-Age au Mage unique. Les Seven vont unir leurs dernières forces pour l’envoyer dans le passé. Reviendra-t-il avec la solution pour vaincre leurs ennemis ?

 

 

 

 


© Toussaint, Ruiz, Beroy, Noiry - Dupuis

 

 

Dans Tous seuls, Cosmo et Tim, évadés des centres Nouvel Horizon, trouvent refuge dans une ferme isolée, en plein cœur d’une forêt enneigée. Tim est à bout de forces. Ils sont accueillis par Oger, une force de la nature dont Cosmo va rapidement découvrir la véritable personnalité. Il ne découvrira pas que ça. Une jeune fille, comme lui sans pouvoir apparemment, est enchaînée dans une grange.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martusciello, Pizzetti - Dupuis

 


                En envoyant les Magic Seven aider la population opprimée, les auteurs dénoncent des exactions comme celles infligées aux Ouïghours par les autorités chinoises.

Endgame pour les jeunes mages qui doivent venir à bout de leur Infinity War. Tant du point de vu narratif qu’éditorial, Kid Toussaint a construit une toile posant les fondements d’une mythologie moderne de super-héros. Magic Seven est une série univers à la Marvel à elle toute seule. La série se termine, mais chacun des personnages est puissant, riche et possède un potentiel certain pour être tête de série indépendante. Il y aurait de quoi développer une quantité indénombrable de spin-offs.

 

 

 

 

© Toussaint, Ruiz, Beroy, Noiry - Dupuis

 

 

                Cet ultime tome peut presque se lire indépendamment. Le titre « Le commencement » est judicieusement choisi. Rarement héros, et lecteurs, auront été autant bousculés. Au dessin, Kenny Ruiz est plus que magistral. Il est accompagné par Beroy, son ancien professeur de dessin, qui signe les pages moyenâgeuses. Le côté initiatique et passage de relais de la série se retrouve dans les relations entre les auteurs. Ça aussi, c’est « Magic ». 

 

                Ados aux pouvoirs surnaturels, c’est aussi ce que l’on trouve dans Absolument Normal. La différence avec Magic Seven, c’est que là les personnages subissent leurs pouvoirs plus qu’ils ne les utilisent. Cosmo, qui lui n’en a pas, se trouve en marge. Il doit pallier sa normalité par l’astuce.

                Cet épisode revisite le mythe de la cabane dans les bois. Hansel et Gretel ou encore Le petit Poucet ont trouvé leur héritier. En affrontant un ogre, Cosmo se trouve dans leur position. Avec ses camarades, les auteurs dénoncent les fake news et les dangers des écrans qui peuvent faire détourner la signification des images. 

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martusciello, Pizzetti - Dupuis

 


                Magic 7 et Absolument normal sont deux séries sur la différence. Comme un passage de relais, l’une cède la place à l’autre, comme pour mieux la laisser se développer.

 

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

 

https://youtu.be/r-GdgCTjeMA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Absolument normal

Tome : 2 – Tous seuls

Genre : Aventure fantastique 

Scénario : Kid Toussaint 

Dessins & Couleurs : Alessia Martusciello & Alberto Pizzetti 

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48 

Prix : 9,90 €

ISBN : 9791034752706

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Magic Seven

Tome : 10 – Le commencement

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Kid Toussaint 

Dessins : Kenny Ruiz & Beroy

Couleurs : Noiry 

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 56

Prix : 10,95 €

ISBN : 9791034753314

 

 



Publié le 13/12/2021.


Source : Bd-best


Lorsque Dan Lacksman (Telex)  part à la recherche des Beatles … La story Nostalgie Londres 1968

 

 

 

Brice Depasse et sa Story Nostalgie débarquent en BD ! Une grande première après 20 années sur les ondes de la première radio en Belgique. L'animateur radio s'est associé au dessinateur français Aurélien Baudinat pour mettre en images les histoires étonnantes et le foisonnement dans l'univers de la musique et des arts, à Londres en 1968.

 

 

 

 

 

 

"Londres 1968" propose un voyage inédit et captivant dans la capitale britannique de la fin des années 1960 et raconte les moments forts de cette période durant laquelle des géants comme Freddie Mercury, David Bowie, John Lennon et les Beatles, préparaient, chacun dans leur coin, des œuvres déterminantes pour leur carrière et pour la musique mondiale.

 

 

 

 

 

 

© Brice Depasse – Aurélien Baudinat – Éditions Chronica

 

Pour réaliser ce voyage, "Londres 1968" suit les traces d'un jeune Belge parti à Londres pour réaliser son rêve: rencontrer les Beatles, groupe mythique dont il est totalement dingue. Ce jeune Belge, pas totalement inconnu puisqu'il s'agit de Dan Lacksman, l'un des membres fondateurs du mythique groupe Telex, vivra des moments inoubliables à faire rêver tous les amateurs de musique.

 

 

 

 

 

© Brice Depasse – Aurélien Baudinat – Éditions Chronica

 

Basée sur des anecdotes véridiques et inédites, la BD "La Story" conte une tranche de vie étonnante et fidèlement illustrée sur une centaine de pages remplies d'émotion, d'amour et de belles surprises.  

L’occasion pour l’équipe de Bd Best de rencontrer Brice Depasse, confessions de l’intéressé ci-dessous

 

 

 

 

 

Remerciements à la librairie Brüsel Waterloo

 

 

 

 

Brüsel Waterloo

225 Chausée de Bruxelles

1410 Waterloo

+32 2 511 08 09

 

 

 

 

 

Titre : La Story Nostalgie - Londres 1968

 

Genre : Musique

 

Scénario : Brice Depasse

 

Dessins : Aurélien Baudinat

 

Éditeur : Éditions Chronica

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 19,50 €

 

ISBN : 9782931115039

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 



Publié le 13/12/2021.


Source : Bd-best


Du chevalier d’antan à l’explorateur moderne. Sur les traces d’un petit reporter...

 

 « Etymologiquement, l’aventure, c’est « ce qui doit arriver » (du latin adventura), ce qui implique, pour qui y est embarqué, une situation tangentielle entre le hasard (faire face aux aléas du voyage) et la destinée (suivre sa route selon la « bonne aventure »). Tout en empruntant le parcours chronologique qui mène le petit reporter du pays des Soviets jusqu’à sa dernière implication aux côtés des Picaros, se précisera le portrait de Tintin, le modèle de reporter-aventurier selon Hergé. »

 

 

 

 

 

 

 

On ne compte plus les livres sur Hergé, son univers et ses personnages. Certains sont consacrés à des albums en particulier, d’autres à des personnages. Celui d’Yves Crespel et Nicolas Goethals a ceci d’original que le sujet en est l’aventure, l’aventure avec un grand A, l’aventure avec ses rebondissements mettant à l’épreuve l’ingéniosité d’un héros.

 

 

 

 

© Crespel, Goethals - Sépia

 

 

Qu’est-ce qui pousse un reporter à partir à l’aventure ? Qu’est-ce qu’un aventurier ? Comment l’attitude de Tintin a-t-elle évoluée au fil des albums ? Les auteurs distinguent trois périodes dans les aventures de Tintin : Celle où il est seul, ou presque, jusqu’à L’étoile mystérieuse, celle des aventures du trio Tintin-Haddock-Tournesol jusqu’à Coke en stock, album pivot, celle des aventures finales, avec chacune ses particularités.

 

 

 

 

© Crespel, Goethals - Sépia

 

 

Si dans sa première partie de carrière Tintin subit les événements, à partir de sa rencontre avec Haddock, puis surtout l’arrivée de Tournesol, le reporter s’émancipe et oriente ses décisions. Comme le précisent les chapitres, après le départ au pays des Soviets, Tintin va à l’aventure, puis l’aventure vient à Tintin. Le cœur de la série, ce sont donc les grands récits tricéphales, avec notamment les trois diptyques dans lesquels Haddock et Tournesol ont des rôles majeurs : Le secret de la Licorne & Le trésor de Rackham le Rouge, Les 7 boules de cristal & Le temple du soleil, Objectif lune & On a marché sur la lune. Les auteurs s’attardent sur des cases, jamais représentées pour cause de droits, mais précisément référencées. Les tintinophiles avertis ne remarqueront pas leur absence tellement elles ont marqué leur imaginaire. Les autres pourront accompagner leur lecture de cet essai avec les albums en parallèle.

 

 

 

 

© Crespel, Goethals - Sépia

 

 

La troisième partie de l’ouvrage démontre la richesse et la diversité des récits d’Hergé. On verra comment celui-ci s’est cherché en même temps que Tintin cherchait Tchang au Tibet. On verra comment les personnages se dévoilent dans le huis-clos des Bijoux de la Castafiore. On pourrait croire qu’il ne s’y passe rien, mais il s’y dit tout. Alors que Vol 714 pour Sydney semblait marquer le retour de l’aventure classique, grâce à l’analyse détaillée de la couverture, Crespel et Goethals démontrent le symbolisme sous-jacent du mystère dans lequel on va pénétrer. Tel un mandala aux multiples fioritures, l’aventure terrestre s’avèrera comporter une dimension spirituelle dans laquelle le fantastique joue un rôle spécifique, dépassant les scènes champignonesques de L’étoile mystérieuse et les barbes colorés des Dupondt hoqueteux. L’analyse de Tintin et les Picaros apporte un éclairage façon chant du cygne concernant la fameuse « aventure » dont il est question. C’est le seul album qui n’est pas surtitré « Les aventures de Tintin ». Ce n’est pas innocent.

 

Dans leur conclusion, les auteurs de l’essai partent de l’héritage du scoutisme pour démontrer comment, au final, évasion et introspection sont les deux piliers d’une œuvre impérissable, dont le goût de l’Alph’Art inachevé semblait encore une fois rebattre les cartes.

 

Sur des paroles de jean-Loup Dabadie, Julien Clerc chantait :

 

« Partir partir

On a toujours

Un bateau dans le cœur

Un avion qui s'envole

Pour ailleurs

Mais on n'est pas à l'heure »

 

                Ces paroles semblent écrites pour Tintin, pour ses départs à l’aventure et ce temps qui ne semble pas avoir de prise sur lui. On dit toujours que partir, c’est mourir un peu. Pour Tintin, c’est tout le contraire.

 

Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Sur les traces d’un petit reporter... 

 

Genre : Analyse d’œuvre

 

Auteur : Yves Crespel & Nicolas Goethals

 

Couverture : Frédérique Goethals

 

Éditeur : Sépia

 

Collection : Zoom sur Hergé

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9791033401629

 



Publié le 10/12/2021.


Source : Bd-best


DĂ©fis en folie !  Les sisters 16 - Cap ou pas cap ?

 

« - On l’aura bien mérité, notre goûter, Marine !

- Cap ou pas cap de manger une tartine de ciment avec des cuisses de grenouilles sur Mars ???

- Pfff… Portnawak !!!

- Quand tu joues à Cap ou pas cap proposes au moins des choix qui soient possibles. A priori, c’est un peu compliqué d’aller sur Mars, tu vois ?!

- Ah, oui ! Pas bête ça ! Alors Cap ou pas cap de manger une tartine de ciment avec des cuisses de grenouilles… mais à la maison ??? »

 

 

 

 

 

 

 

                Cap ou pas cap ? Voilà le nouveau jeu qui fait fureur chez les Sisters. Marine en use et en abuse, mais propose des défis pas franchement réalisables. Et quand sa sœur Wendy arrive à l’embrouiller pour qu’elle lui lance un défi faisable, l’arroseuse se trouve vite arrosée. Heureusement pour Wendy, ses amis sont là pour l’aider à supporter la tornade blonde ! Elle n’est pas seule pour faire face aux facéties de sa cadette. Sammie en est la témoin privilégiée. Max en est la victime parfois consentante, parfois pas.

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

                Les Sisters sont toujours en forme. On ne sait pas laquelle des deux dépense le plus d’énergie : Marine pour embêter sa sœur ou bien Wendy pour préserver son cadre de vie ? Y’a de l’énergie à revendre chez les frangines. On met notre main à couper qu’il y a plus d’une lectrice, ou d’un lecteur (Les Sisters ne sont en aucun cas réservées aux filles), qui va essayer de faire un « chapeau » de sable ou de sauter d’un rocher, bouée canard autour de la taille. Cap ou pas cap ?

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

                Christophe Cazenove est un vrai caméléon. Il est capable de se propulser dans la peau d’un chat (Cath et son chat), de pompiers, de gendarmes, de héros de la mythologie (les p’tits mythos) et, ce qui est encore plus étonnant, d’une gamine et d’une ado du XXIème siècle. William lui donne les idées des situations vécues ou presque par le père de famille qu’il est. Bien que ses filles soient maintenant plus grandes, les souvenirs restent inspirants.

 

                Trêve de rigolade, les auteurs tiennent à leurs lecteurs en faisant des actions de prévention : plus jamais une grande sœur ne laissera traîner son rouge à lèvres, plus jamais une petite sœur ne laissera traîner son doudou au risque de le perdre. De toutes façons, on pourra toujours le retrouver à l’odeur. On a le Puduk qu’on peut ! William joue avec ses personnages comme un marionnettiste avec ses pantins. Il multiplie les expressions, s’amusant à leur imaginer de multiples attitudes ce qui fait que rien ne semble répétitif.

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

                Comme à l’habitude, l’album s’ouvre par un gag des deux sœurs plus petites et se termine par un gag où elles s’imaginent adultes. Sisters for ever !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les sisters

 

Tome : 16 - Cap ou pas cap ?

 

Genre : Humour et sororité 

 

Scénario : Cazenove & William 

 

Dessins & Couleurs : William 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818984093

 

 

 



Publié le 10/12/2021.


Source : Bd-best


Inauguration du « Carrefour de la Bande des Quatre » à Waterloo

 

 

 

Cette semaine, nous avons fêté le 75e anniversaire de la création par Morris du personnage de Lucky Luke. Ce dernier a fait son apparition le 7 décembre 1946 dans un hors-série du journal Spirou.  À ce jour, Lucky Luke est la quatrième plus grande vente de BD dans le monde, avec plus de 300 millions d'albums, traduits en 29 langues.

 

 

 

 

 

 

À cette occasion, les organisateurs du FBDW (asbl  Waterloo BD Festival) avec la collaboration de la commune de Waterloo ont procédé à l’inauguration d’un carrefour rebaptisé « Carrefour de la Bande des Quatres ». Situé entre l’avenie Belle Vue et la Drève de la Meute, c’est l’endroit où Joseph Gillain (Jigé) est venu s’installé en 1946 avec sa famille. Dans la plus grande des chambres de l’habitation, il y a créé ce que l’on peut considérer comme le premier atelier BD en Europe. En accueillant André Franquin, Willy Maltaite (Will) et Maurice de Bevere (Morris). Jean Dupuis (fondateur de la maison d'édition Dupuis) désignait les quatre dessinateurs du surnom de « Bande des quatre »

 

 

 

Florence Reuter (Bourgmestre de Waterloo) - Manu Scarmure - Reynold Leclercq

 

 

 

 

 

 

 

La plaque indiquant le carrefour qui portera désormais officiellement ce nom est accompagnée d'un panneau explicatif retraçant en détail cette aventure qui fait partie de l'histoire de la BD.

 

 

 

 

 

 

 

Chaque coin du carrefour a également reçu une plaque au nom de chacun des quatre célèbres dessinateurs, sans que les dénominations officielles ne soient  modifiées.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, l’intégralité du discours prononcé par Thierry Ligot pour l’inauguration de la plaque consacrée à Will

 

« Jacky et Célestin, Eric et Artimon, Lili mannequin, Benoît Brisefer, Antoine, Pépin, Marco et Aldebert, Kalendula ou Calendula ?

La cité des rubis, Le Mystère de Beersel, Bambochal, La revanche d’Arsène Lupin, Antoine et l’anneau magique, Joyeuses Pâques pour mon petit Noël, Les étranges amis de Noël, Le virus mugissant (pour être dans l’air du temps !), …

Quel pourrait bien être le lien entre ses personnages ou ses titres ? Pas d’idées ?

Un indice ? Si j’ajoute Natache ? Non pas Walthéry !!! Isabelle, La 27e lettre ou encore L’Appel de l’Enfer … Oui voyez-vous ?

Mais en avançant encore Tif et Tondu plus de doute ! Oui je vous parle bien de Will …

 

Willy Maltaite de son nom de baptême. Né en 1927 à Anthée, très tôt, il est frappé par le virus du dessin. Et comme sa scolarité ne le passionne pas réellement, ses parents lui proposent l’école St-Joseph de Maredsous. Mais il échoue à l’examen d’admission. A Dinant, un de ses professeurs le dirige néanmoins vers un jeune artiste « dessinant de petits mickey » dans Spirou, un certain Joseph Gillian dit Jijé ! Il a 14 ans et ce dernier accepte de le prendre sous son aile protectrice.

L’aventure de la BD pour le futur Will commence …

Willy le dira lui-même en parlant de son mentor : « J’ai appris mon métier chez lui, mais il m’a tout d’abord communiqué l’ABC du dessin. Je ne savais rien du tout et il m’a montré comment voir juste. En plus, c’était un type universel, il faisait aussi bien de la gravure sur bois que de la sculpture ou de la peinture. J’ai tout fait avec lui, sans réaliser de BD, jusqu’à l’âge de 20 ans».

Et c’est donc tout naturellement qu’en 1946, il suit son Maître lorsque ce dernier vient s’installer ici à Waterloo, dans cette maison. Ils n’y sont pas seuls puisque Morris et Franquin les rejoignent … La « Bande des 4 » est formée … Reste à elle, à se réaliser.

Ambiance, confiance, apprentissage mais aussi virées exceptionnelles sont les ciments de cet atelier unique, le 1er en son genre !

Réalisant d’abord des cartoons et des illustrations, ses premières publications seront pour « Bonnes soirées » et « Le Moustique ».

Mais l’envie et le talent sont là pour réaliser son rêve : publier SA 1ère bande dessinée ! Il s’y attèle … le chemin sera long.

En 1947, il entre chez Dupuis et l’année suivante, se voit confier une série … et pas n’importe laquelle !

En 1948, les 4 se séparent. Jijé, Morris et Franquin partent pour les E-U.

Son projet de BD est prêt, mais Dupuis n’y croit pas ! Pas grave, Will ne renonce pas et avec un cousin imprimeur, il le publie à compte d’auteur en 15.000 exemplaires, Le Mystère de Bambochal.

La série confiée par Dupuis ? Tif et Tondu ! avec de grands noms comme partenaires : Fernand Dineur, Maurice Rosy, Maurice Tillieux ou encore Stephen Desberg.

Mais son travail ne s’arrête pas à cette simple série. Il collaborera aussi avec Franquin, logique, Goscinny, Charlier, Peyo, Vicq, Yvan Delporte, Raymond Macherot, … soit dans certaines collections, soit dans des onre-shot, comme on dirait aujourd’hui.

De 1966 à 1969, il dirige même la collection Carrousel de chez Dupuis.

A partir de 1988, il décide de porter une attention encore plus particulière à l’esthétisme de ses dessins, et notamment à la couleur, cette mise en lumière qui aujourd’hui est de plus en plus reconnue dans le monde du 9e Art !

Ce sera l’envol vers de nouvelles techniques : celles des couleurs directes avec Le Jardin des désirs, La 27e lettre et L’Appel de l’Enfer.

Alliant en fonction de ses albums aventures pures et érotisme soft à la douce magie d’un fantasme surréaliste, Will au travers ses multiples séries et œuvres va entraîner des générations de lecteurs dans ses voyages et son imaginaire.

Il est un touche à tout, ne cesse de vouloir innover quitte à déplaire à certains, se passionne aussi pour la sculpture, à la peinture.

Il nous quitte le 18 février 2000 … Will, voici ta plaque ! »

 

 

 

 

 

 

 

Célinie Leman-Brabant / Tanguy Stukens / Cédric Tumelaire / Florence Reuter / Manu Scarmure

 

© WBDF – Aline Scoriels

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge



Publié le 10/12/2021.


Source : Bd-best


Destin funeste d’une ville et d’un peuple.  Hong-Kong, cité déchue

 

« - Mais qu’est-ce qui t’es arrivé ? Tu t’es battu ?

- Non… C’est les autres qui m’ont frappé à l’école. Moi, je ne leur ai rien fait. Maman, la maîtresse était là, elle les a vus, et elle les a laissés me frapper. Pourquoi est-ce qu’elle ne m’a pas protégé ? Au lieu de ça, elle a dit que je n’étais qu’un jap, et que c’est tout ce que je méritais.

- Quand ton père aura gagné assez d’argent ici, nous irons vivre à HongKong. Et crois moi, plus aucun professeur ne te traitera ainsi. »

 

 

 

 

 

 

 

                La famille de Kwong-Shing Lau habite en Chine. Pour le jeune garçon élevé au Japon, la vie est loin d’être facile. Heureusement, ils vont bientôt pouvoir aller s’installer à HongKong. Qu’est-ce que c’est beau ! Tout est tellement propre et si parfaitement ordonné. Les libertés individuelles y sont inviolables. Quelques années plus tard, en 2019, un mouvement pacifiste anti-extraditions, dont fait partie Kwong-Shing Lau, s’oppose à un projet de loi proposé par le gouvernement pro-Pékin permettant à la Chine d’intervenir dans le système juridique de HongKong. Sur les huit millions d’habitants de la ville, deux millions ont fait front. Le projet a été abandonné mais jamais retiré.

 

 

 

 

© Kwong-Shing Lau– Rue de l’échiquier

 

 

                HongKong cité déchue est le recueil d’histoires et de d’images engagées parues dans la presse et sur les réseaux depuis 2019. L’auteur les a rassemblées dans une cohérence narrative pour une édition taïwanaise. Ces récits et dessins dépeignent l’actualité sombre d’un pays où les droits de l’homme ne sont pas ou plutôt ne sont plus la priorité des dirigeants. Les éditions Rue de l’échiquier ont ajouté de nombreuses notes de bas de page afin de préciser le contexte de l’actualité locale.

 

 

 

 

© Kwong-Shing Lau– Rue de l’échiquier

 

 

                Une station de métro bouclée par la police est le théâtre d’une tuerie répressive. Pourtant, « Nothing happened »… Les images de vidéosurveillance sont dans un premier temps verrouillées mais fuiteront. Les soi-disant suicides se multiplient. Les lycéens sont abusivement contrôlés. Police rime avec tout sauf avec justice. La série de dessins HongKong 2028 dénonce dans une projection futuriste un 1984 annoncé sous le culte de la personnalité de Xi Jinping. Kwong-Shing Lau n’oublie pas la pandémie partie de Wuhan qui n’a pas épargné HongKong avec des forces de l’ordre mieux équipées que les soignants.

 

                Kwong-Shing Lau est un artiste hongkongais protéiforme. Il déploie ses talents sous divers supports. Outre le papier, le créateur s’exprime également sur support numériques. Il a par ailleurs réalisé plusieurs films d’animation. Le graphiste est un auteur engagé. Pacifiste, il a participé aux protestations citoyennes depuis 2019, s’opposant à la dictature en vigueur dans le pays. Son enfance au Japon lui a certainement permis d’acquérir un certain recul face aux événements dénoncés dans l’ouvrage.

 

 

 

 

© Kwong-Shing Lau– Rue de l’échiquier

 

 

                HongKong cité déchue est la chronique d’une mort annoncée, celle d’une ville passée d’un symbole de l’ouverture au monde à l’image d’une dictature répressive. Rarement un artiste chinois a osé s’exprimer de manière aussi directe, réaliste et courageuse. Il démontre à ceux qui l’ignoreraient encore que l’art est le meilleur rempart face à la cruauté et la bêtise des hommes, pour que, comme le dit Kwong-Shing Lau dans sa postface, les faits ne soient jamais occultés des mémoires.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Hong-Kong, cité déchue

 

Genre : Reportage 

 

Scénario & Dessins : Kwong-Shing Lau

 

Traduction : Bernard Speller 

 

Éditeur : Rue de l’échiquier 

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 24,90 €

 

ISBN : 9782374252964

 

 

 



Publié le 09/12/2021.


Source : Bd-best


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