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Un dernier tour de piste.  Rencontres improbables

 

 

            « - Moi, j’ai fui sous Chirac.

-          Moi sous Sarko.

-          Moi à cause de Hollande.

-          Ça prouve bien que nous, les riches, nous ne sommes pas sectaires. »

 

 

 

 

 

Ils ne font pas de jaloux, les riches. On devrait même les remercier. Qu’est-ce qu’on serait sans eux ? En tous cas, ils nous permettent de bien nous marrer dans le dernier recueil des dessins de Pétillon. Mais alors qu’ils croient qu’on rit grâce à eux, on rit en fait d’eux. Là est l’art du cartoonist qui détourne des situations improbables pour en faire des monuments d’humour.

 

 

 

 

© Pétillon– Dargaud

 

 

René Pétillon nous a quittés en septembre dernier alors qu’il finissait de travailler sur ce recueil. Ces « rencontres improbables » sont la synthèse de tout son art. Dessins, strips, planches, les trois structures qui font l’essence même de la bande dessinée alternent avec justesse comme sur une gamme musicale dans cet album qui résonne aujourd’hui comme un chant du cygne.

 

 

 

 

© Pétillon– Dargaud

 

 

Pétillon venait d’arrêter le dessin de presse pour se consacrer uniquement à la bande dessinée. Il n’aura pas eu le temps de nous offrir de nouvelles enquêtes ratées de Jack Palmer.

 

 

 

 

© Pétillon– Dargaud

 

 

Dans ces « rencontres », on l’a vu, les riches en prennent pour leurs grades, tout comme les flics, les stars, mais aussi les corses, ceux qui essayent de contourner la loi littorale ou qui posent des bombes sans savoir pourquoi. Mais ceux-ci ont le sens de l’humour. N’ont-ils pas été aux premières loges pour se marrer de L’enquête Corse ?

 

 

 

 

© Pétillon– Dargaud

 

 

Le début et la fin de l’album se font écho. L’hommage aux plus grandes séries de bandes dessinées vues par les plus grandes pointures du cinéma est une poilade hors pair. L’épilogue est une déclaration d’amour à Reiser. Pétillon regrettait de ne pas avoir été fichu de lui dire combien il aimait son travail. Il est allé le rejoindre, il a dû le lui déclarer, et ils doivent bien se marrer ensemble là-haut en observant le monde qui ne tourne pas très rond.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Rencontres improbables

 

Genre : Dessins d’humour 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Pétillon

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505075083

 



Publié le 08/02/2019.


Source : Bd-best


Ah sacré Papa, dis-moi où es-tu caché ?  Télémaque 2 – Aux portes de l’enfer

 

             « - Pénélope, reine d’Ithaque, tu me fais l’honneur de me recevoir en ces temps troublés qui mettent en péril notre amitié. Avec mon père Nestor, nous avons combattu aux côtés de ton mari et nos deux royaumes, Pylos et Ithaque, ont toujours eu des intérêts communs. Mais aujourd’hui, l’heure est grave. Ton fils Télémaque a enlevé Polycaste, ma sœur, promise au roi de Pythie, Néoptolème le conquérant, qui a déjà marché sur Argos et Mycènes, menace maintenant nos terres.

-          Polycaste la téméraire n’était-elle pas promise à Nicostrate, prince de Sparte ?

-          Euh… Si, mais nous avons dû changer nos plans…

-          Tu me parles d’amitié mais Pylos est incapable de tenir ses promesses… Tu me parles d’amitié mais tu ne m’as pas présenté tes condoléances pour la perte de mon mari. Quant à mon fils, de ce que j’en sais, il a disparu, ce qui ajoute à mon chagrin. »

 

 

 

 

 

Pénélope pleure la perte de son mari et le départ de son fils. Régente du royaume d’Ithaque, elle ne se laisse pas impressionner par la flotte de Pylos qui encercle son île. Pendant ce temps, sur l’île d’Eréa, Télémaque, Polycaste, Zéphyr et le cyclope Personne rencontrent Circé. La magicienne en sait-elle plus sur la disparition d’Ulysse ?  Pour la maîtresse des lieux, « les hommes sont tous des porcs. ». La situation risque de se compliquer…

Qui plus est, Télémaque n’est pas le seul à rechercher quelqu’un. Les frères de Polycaste tentent quant à eux de récupérer leur sœur.

 

 

 

 

© Ruiz, Kid Toussaint, Noiry - Dupuis

 

 

En quelques albums, Kenny Ruiz s’est positionné comme le boss dans le concept de transition entre manga et BD franco-belge, la balance penchant quand même fortement du côté du second. Le dessinateur n’hésite pas à exagérer les visages, mais sans en abuser. Fait rarissime chez nous, il utilise des trames sur quelques cases, comme un test pour voir si ça marche. On le confirme.

Question découpage, pour le voyage au royaume d’Hadès, Ruiz nous propose un véritable vertige graphique, déconstruction et désorientation de planches, une « Planète Ranxerox » puissance 10 pour ceux qui se rappellent des Petits Hommes.

 

 

 

 

© Ruiz, Kid Toussaint, Noiry - Dupuis

 

 

            Les couleurs violacées de Noiry, notamment dans les scènes de nuit, sont d’une splendeur propre à la série. Le jaune d’or est également un ton dominant. Quelle que soit la scène, lorsqu’on ouvre un album au hasard, on peut savoir si c’est un Télémaque. Un atout.

 

 

 

 

© Ruiz, Kid Toussaint, Noiry - Dupuis

 

 

Kid Toussaint fait aimer et comprendre la mythologie sous un angle nouveau. Ainsi, ceux qui n’y connaissaient rien apprennent, ceux qui en étaient férus en ont une nouvelle approche. Par ailleurs, Toussaint fait des clins d’œil à l’actualité. #balancetonporc.

 

Le scénariste joue définitivement dans la cour des grands. Du classique au contemporain, de Holly Ann à Kid Noize, de 40 éléphants à Magic Seven, Kid aurait la légitimité de se faire appeler King Toussaint.

 

 

 

 

© Ruiz, Kid Toussaint, Noiry - Dupuis

 

 

La série Télémaque est ce qui pouvait arriver de mieux à la saga d’Ithaque depuis Ulysse 31.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Télémaque

 

Tome : 2 – Aux portes de l’enfer

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins : Ruiz 

 

Couleurs : Noiry 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782800174716

 

 



Publié le 07/02/2019.


Source : Bd-best


Stern-minus tout le monde (se) descend

Nous voilà déjà de retour au Far West (et d’autres chroniques vous y immergeront encore, promis) dans l’univers singulier et cinglant de ce bon vieux Stern, croque-mort bibliophile et un brin taciturne dans cette bonne ville de Morrison. Une ville dont l’univers s’invite aussi à la Comics Art Factory aux côtés du noir de noir Fred Druart. Mais, chaque chose en son temps.

 

 

 

 

 

 

 

© Maffre/Maffre/Durandelle/Durandelle/Oburie/Lavaud, chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : 1856, dans la petite ville de Morrison, le conseil municipal délibère dans la salle d’école sur les affaires courantes et notamment sur le renouvellement du contrat du croque-mort – Stern – dont la place est remise en question. Mais très vite, la réunion est perturbée par la présence en ville d’une fine gâchette, Colorado Cobb, venu… dédicacer son livre de mémoires intitulé « Guns & Women » !

 

 

 

 

© Maffre/Maffre/Durandelle/Durandelle/Oburie/Lavaud, chez Dargaud

 

Morrison, moins de deux cents âmes mais un sacré tempérament. C’est là que ces couillus de Maffre Brothers situent l’Ouest le vrai! Ils ne sont pas vite gênés et ça tombe bien: ils ne se gênent pas dans ce troisième opus. On prend souvent le western pour un terrain de jeu où les balles traversent les corps mais passent surtout au-dessus de nos têtes. Même pas mal, c’est du divertissement et la vie continue, de coucher de soleil en coucher de soleil.

 

 

 

 

© Maffre/Maffre/Durandelle/Durandelle/Oburie/Lavaud, chez Dargaud

 

Après un premier album plus cérébral, un deuxième en furie, ce troisième fait le joyeux mais aussi triste mélange. Les balles qui sifflent et ricochent (on ne se méfie jamais assez des ricochets ) nous… atteignent. Les enjeux sont véritables et profond, sans marche-arrière possible. On ne joue plus aux cowboys, il faut assumer d’en être, être adultes aussi. Et bons ou méchants, ils ont leurs (dé)raisons. Brisés qu’ils sont. Souvent.

 

 

 

 

© Maffre/Maffre/Durandelle/Durandelle/Oburie/Lavaud, chez Dargaud

 

Même s’il y a toujours de la place pour les impostures. Ainsi Colorado Cobb vient d’arriver en ville, sa réputation le précède, surtout celle que les livres lui prêtent (on retrouve un thème de Sykes) mais le gaillard semble en fait bien moins net et traîne quelques ennuis qui vont bientôt mettre la ville à feu et à sang.

 

 

 

 

© Maffre/Maffre/Durandelle/Durandelle/Oburie/Lavaud, chez Dargaud

 

Stern assiste en spectateur à la fin d’un monde et n’en sortira pas indemne. Dans cet album, scénario et dessin se rejoignent, tirés au cordeau. Le répit se fait rare et l’action défouraille, subtile et incisive. Julien Maffre taille chaque case comme si sa vie en dépendait, jouant d’effets cinéma. Comme ces magnifiques duels offerts en pâture à nos rétines. À nos tympans, presque: Stern, ça fait du bruit.
© Maffre/Maffre/Durandelle/Durandelle/Oburie/Lavaud, chez

Décalé pour faire plus vrai que jamais, rien ne sera plus comme avant dans Stern mais on ose espérer qu’il y aura un après. Ça ne peut pas finir ici!

 

 

 

 

© Maffre/Maffre/Durandelle/Durandelle/Oburie/Lavaud, chez Dargaud

 

 

 

Alexis Seny

 

Série : Stern

Tome : 3 – L’Ouest le vrai

Scénario : Frédéric Maffre

Dessin : Julien Maffre

Couleurs : Julien Maffre, Laure et Lucie Durandelle, Étienne Oburie et Bastien Lavaud

Genre : Western, Humour

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 72

Prix : 14,99€



Publié le 07/02/2019.


Source : Bd-best


Comment une jeune fille de 15 ans a modifié l’Histoire de l’Amérique.  Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin

            « - Avez-vous été victime d’un incident en prenant le bus ?

-          Oui.

-          Quand a-t-il eu lieu ?

-          Le 2 mars 1955.

-          Quel bus prenez-vous ?

-          Highland Gardens.

-          Quelle heure était-il environ ?

-          14h30.

-          Où vous rendiez-vous ?

-          Je rentrais à la maison après l’école.

-          S’il vous plaît, pouvez-vous nous dire à la cour ce qui s’est exactement passé ce 2 mars ? »

 

 

 

 

 

Claudette Colvin a 15 ans. Comme tous les jours, elle a pris le bus pour rentrer chez elle. Il s’est rapidement rempli. Une femme blanche lui a demandé de lui céder son siège. Claudette a refusé. Le chauffeur est alors descendu pour interpeller deux policiers. Ils ont frappé l’adolescente et l’ont évacuée du bus. C’est comme cela que Claudette Colvin s’est retrouvée quelques jours plus tard devant une cour de justice de l’Alabama. Elle plaide non coupable et entame ainsi un combat national aux côtés de Rosa Parks, Jo Ann Gibson Robinson et Martin Luther King.

De sa naissance à l’abolition de la ségrégation, on suivra les pas de Claudette Colvin, encore vivante aujourd’hui, et l’on apprendra pourquoi son nom a quasiment disparu des tablettes.

 

 

 

© Plateau– Dargaud

 

 

            Alors que tout le monde connaît l’histoire de Rosa Parks, celle de Claudette Colvin est beaucoup plus méconnue. Cette biographie dessinée les fait se croiser et démontre le rôle primordial de la seconde dans l’évolution du changement des mentalités dans une Amérique raciste.

 

            A l’heure où les montées de partis politiques extrémistes progressent comme des armées de démons, la vie de Claudette Colvin donne un coup de pied dans la fourmilière. Ce livre témoignage montre d’où l’on est parti, du gouffre qu’on dû franchir les comportements pour devenir tout simplement « civilisés ». Il invite à ne pas revenir en arrière, avec quelque communauté que ce soit.

 

 

 

 

© Plateau– Dargaud

 

 

            Le graphisme d’Emilie Plateau est fin, délicat, minutieux, sensible. Son album n’est pas une bande dessinée classique. Il n’y a justement pas de bandes. Il n’y a pas de cases. Il y a, certes, plusieurs dessins par page. Ils sont effectués dans un minimalisme efficace. Sur fond blanc, une fois le lieu installé, les personnages réagissent dans des situations dépouillées de tout le superflu. Quelques scènes sur fond noir rappellent le désarroi de Claudette dans un monde xénophobe où l’on veut la faire passer du rôle de victime à celui de coupable.

 

 

 

 

© Plateau– Dargaud

 

 

            Le trait d’Emilie Plateau, c’est quelques lignes de finesse dans un monde de brutes. L’autrice est admirative du travail de Claire Brétécher. On y retrouve le désir d’aller directement et uniquement à l’essentiel. Pour synthétiser, si on effectue un grand écart, le style graphique de Noire, c’est un peu Agrippine à Persépolis.

 

 

 


© Plateau– Dargaud

 

 

Noire est l’adaptation du roman éponyme de Tania de Montaigne. Emilie Plateau se l’approprie pour le transformer en biographie dessinée dans un style inédit, efficace et percutant. Indispensable.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin

 

Genre : Biographie

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Emilie Plateau

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 136

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782205079258



Publié le 06/02/2019.


Source : Bd-best


La mystérieuse Cité se réveille. Le monde de Milo 6 – Le grand soleil de Shaardaaz 2/2

 

            « - Ahhhhhhhh !!!!!

-          Milo ! Calme-toi, je suis là…

-          Oh, Valia, c’est toi ? J’ai fait un horrible cauchemar ! Nous étions poursuivis par d’horribles bestioles et puis nous sommes tombés dans un monde super bizarre… peuplé de gens bizarres et de choses bizarres et…

-          C’est toi qui est bizarre… Et tout le reste est bien réel… Tu n’as pas rêvé ! »

 

 

 

 

Le réveil de Milo est agité. Mais tout ce qu’il croyait être un rêve est bel et bien la réalité. L’ancienne cité abandonnée, les habitants réfugiés, l’invasion des hurleurs d’Orion, la fille des nuages, la ronce géante,… Il s’en souvient maintenant. Et à présent, les parasites sont sur le point d’attaquer. Milo réussira-t-il à débarrasser le monde des envahisseurs, à ranimer le père de Sirah, tombé en léthargie le jour d’une attaque de hurleurs, puis à regagner la sérénité de sa maison au bord du lac ?

 

 

 

 

© Marazano, Ferreira - Dargaud

 

 

Le diptyque commencé sous le titre La fille des nuages se termine avec un autre nom Le grand soleil de Shaardaaz. On ne voit pas vraiment l’intérêt de ce changement de titre plus perturbateur qu’utile. Peu importe. L’important est que les auteurs nous présentent une bien bonne histoire qui met des paillettes dans les yeux du lecteur aventurier.

 

 

 

 

© Marazano, Ferreira - Dargaud

 

 

Marazano et Ferreira sont des enfants des années 80. Leur série respire bon le parfum des sagas de Récré A2, tant graphiquement qu’au niveau du scénario. Esteban et Zia n’ont qu’à bien se tenir. Sirah et Milo assurent la relève. Le coup de génie des auteurs est là. N’importe quel parent de leur génération, biberonné aux succès télévisés, qui ouvre un album du Monde de Milo va indubitablement le mettre entre les mains de ses enfants.

 

 

 

 

© Marazano, Ferreira - Dargaud

 

 

Les héros sont attachants. Le gamin de 10 ans se rêvera dans la peau de Milo. La gamine du même âge s’imaginera dans la tunique de Sirah. L’histoire est intelligente, dynamique, mêle habilement humour et aventure. Les deux gendarmes, avec leur uniforme identique en tous points à ceux de leurs collègues de Saint-Tropez, sont un sommet de désopilance.

 

 

 

 

© Marazano, Ferreira - Dargaud

 

 

Contrairement aux diptyques précédents, celui-ci laisse le lecteur en plein suspens. Vite, la suite !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le monde de Milo

 

Tome : 6 – Le grand soleil de Shaardaaz 2/2

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Marazano 

 

Dessins & Couleurs : Ferreira 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782205078930

 



Publié le 05/02/2019.


Source : Bd-best


La passion sous le crayon.  Les collectionneurs de sciences

 

             « - Tu peux m’expliquer la différence que tu fais, toi, entre des collections et un Muséum d’histoire naturelle ?

-          Je ne suis pas fan du tout multimédia et du spectaculaire qui envahissent les Muséums. J’aime bien la science dans son jus, simple, naturelle. Et je n’aime pas trop être enfermée dans des règles. Dans un Muséum, on est soumis à des contraintes administratives. Moi, en fonction des besoins, je dispose assez librement des objets dans les collections, dans les réserves, etc. »

 

 

 

 

 

Pour un reportage dessiné à l’Université de Rennes I, le dessinateur A.Dan rencontre des professeurs, des passionnés, des étudiants, qui gravitent autour du département des collections scientifiques. Parmi eux, Gaëlle, autodidacte, arpente les couloirs de la faculté depuis longtemps. Elle est la plus à même de répondre à ses questions sur le fonctionnement de la structure.

 

 

 

 

© A.Dan– Des Ronds dans l’O

 

 

« Les collectionneurs de sciences » n’est pas qu’une bande dessinée. C’est une déclaration d’amour à une mémoire, celle des pierres, des plantes, des animaux. C’est un coup de chapeau à des professions, celles de ces hommes et ces femmes qui conservent les traces du passé, les recherches et découvertes de leurs prédécesseurs. On les accompagne en immersion au cœur de leur quotidien.

 

Dans un style réaliste cousin de Christian Lax, A.Dan invite le lecteur à se concentrer sur le catalogue des collections dont il reproduit des pièces choisies avec précision, minutie et vie. Quel paradoxe pour des fossiles, des pierres, des insectes, des os ou des animaux empaillés. L’auteur nous donne l’impression de toucher ces reliques.

 

 

 

 

© A.Dan– Des Ronds dans l’O

 

 

A.Dan nous amène dans les coins les plus reculés de l’Université, dans la partie immergée de l’iceberg. Il nous fait pénétrer dans les archives et les réserves où sont conservées, comme des fantômes, toutes les pièces qui ne peuvent être exposées.

 

 

 

 

© A.Dan– Des Ronds dans l’O

 

 

            Les couleurs aux crayons apportent une légèreté et une évanescence, comme pour éviter qu’elles n’abiment les pièces.

 

            D’un sujet pointu, A.Dan tire un album reportage passionnant dont la lecture une fois terminée semble avoir été trop courte tellement on aurait aimé rester plus longtemps à errer dans les couloirs de ces lieux.

 

Bien que d’un style totalement différent, l’album est à ranger à côté du merveilleux Zoo de Frank et Bonifay.

 

            Il ne manque plus que Milou qui pourrait surgir au détour d’une case avec l’os du squelette d’un animal dans la mâchoire.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les collectionneurs de sciences 

 

Genre : Chronique scientifique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : A.Dan 

 

Éditeur : Des Ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9782374180595

 



Publié le 04/02/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4217 -  6 Février 2019

 

L’épopée urbaine de Walter et Billy

 

            Le meilleur cow-boy stagiaire de l’ouest est la vedette du Spirou de la semaine : une couv, une interview des auteurs, une histoire complète et….et….et…. un poster pour les abonnés.

 

 

 

 

 

            La nouvelle formule continue à se mettre en place avec la nouvelle rubrique « Spirou et moi ». Cette semaine, Mathieu Burniat évoque ses premières émotions avec le journal.

 

            La nouveauté côté strips, c’est Macadam Valley. Hilarant.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Fabcaro, Erre, Greff – Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : En quête de vérité

Pebble’s Adventures

Super Groom : La nuit des héros

Télémaque : Aux portes de l’enfer

 

 

Récits complets :

 

Roger et ses humains : L’exil

Walter Appleduck : La grande ville, c’est la providence avec des lois

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Harry

Kahl & Pörth, aventuriers de l’extrême

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Page 12 bis

Psy (Les)

Tash et Trash (La pause-cartoon)

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin du lecteur (Le), avec Bienvenue dans mon atelier ! : Laurent Verron

Interview : Erre & Fabcaro

En direct du futur : Le Royaume, Féroumont

Jeu : La guerre des monstres (Caritte)

Spirou & moi : Mathieu Burniat

 

 

Supplément abonnés :

Poster : Walter Appleduck

 


En kiosques et librairies le 6 Février.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 03/02/2019.


Source : Bd-best


Comme une aide providentielle…  Les Zindics anonymes 1 – Mission 1

 

            « - C’est pas encore ce soir qu’on va aller au ciné !

-          Non, désolé, il va falloir reporter. Je dois retourner au commissariat ! J’ai des auditions à faire.

-          C’est ça d’avoir un père flic !

-          Capitaine et Officier de police judiciaire, jeune homme !

-          Bref… T’es toujours après tes cambrioleurs ?

-          Oui, et le patron nous met la pression ! »

 

 

 

 

Avoir un papa policier, ce n’est pas tous les jours faciles. Il n’y a pas d’heure pour les truands. Avoir un fils malin comme pas deux, ça peut servir pour démêler des affaires. Sauf que le papa ignore tout des velléités de son fils à résoudre des enquêtes en utilisant les moyens modernes à sa disposition. C’est ainsi que Tom, avec son amie Lilia et sa demi-sœur Margot, va fonder les « Zindics anonymes » et tenter d’aider les forces de l’ordre à trouver les coupables de la série de cambriolages qui impliquerait Fabian, un surveillant de son lycée.

 

 

 

 

© Carbone, Christ, Vincent - Dupuis

 

 

            Bénédicte Carboneil, dite Carbone, était enseignante jusqu’à il y a peu. C’est dire si elle sait parler à l’enfant d’aujourd’hui.

 

            Les Zindics anonymes s’adressent à l’enfant du XXIème siècle dans un souci de plaisir de lecture et d’aventure hérité de l’école « J’aime lire » et « Je bouquine ».

 

 

 

 

© Carbone, Christ, Vincent - Dupuis

 

 

            Tom a une situation contemporaine. Ses parents sont séparés. Il a une demi-sœur. Il utilise les technologies d’aujourd’hui avec plus d’aisance que les adultes : le téléphone portable et les arcanes d’internet n’ont pas de secret pour lui.

 

            Avec son amie Lilia, les relations sont d’une amitié platonique. A dix ans, on n’ose pas avouer qu’on s’aime ni s’avouer qu’on aime. Pourtant, au détour d’une planche, une case laisse entrevoir leurs deux mains voulant se rapprocher, dévoilant un extrait de leurs sentiments.

 

            Les adultes ont des rôles de « grands », préoccupés par leurs métiers et leurs conditions. Ils sont là pour agir en tant que tels et faire physiquement et socialement ce que ne peuvent pas faire les enfants. Ce sont des faire-valoir prétextes à la crédibilité du récit. Les enfants restent positionnés en tant que héros auxquels les lecteurs s’assimilent.

 

            James Christ adopte un style clair mettant l’accent sur les personnages, et en particulier sur les enfants dont les expressions sont finement perçues dans leurs représentations. Sans être négligés, les décors n’attirent pas l’attention et les bâtiments restent parfois (trop ?) géométriques ou froids.

 

 

 

 

© Carbone, Christ, Vincent - Dupuis

 

 

            Les couleurs souvent nocturnes de Vincent ancrent l’histoire dans un suspens confortable motivant la lecture.

 

            En montrant des héros jeunes ados ayant des vies comme peuvent avoir leurs lecteurs, les auteurs démarrent une série prometteuse au potentiel au long cours.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Zindics anonymes

 

Tome : 1 – Mission 1

 

Genre : Policier 

 

Scénario : Carbone 

 

Dessins : James Christ 

 

Couleurs : Vincent 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034736812

 



Publié le 02/02/2019.


Source : Bd-best


De héros en zéro et vice-versa, mon père ce poivrot

Se tuer à petite eau de feu, de godet en godet, à faire de la bouteille votre amie, votre maîtresse, votre déesse… comme si les panneaux d’affichage ne suffisaient pas à vous rappeler vos démons et fantômes qui dansent dans les volutes et les vapeurs du bar où vous avez vos habitude. Y’a-t-il un mal plus insidieux que la boisson? Ou peut être est-ce un bien? Assez que pour Lulu ait plongé, jusqu’au point de non-retour, il y a des décennies. Certes, un lourd passé a plombé son enfance.

 

 

 

 

 

 

 

© Louis/Daviet chez Grand Angle

 

Résumé de l’éditeur : Lucien Basset est alcoolique. Au dernier degré. Celui qui vous pousse à boire même de l’éther. Tout le reste a fini par passer après le bistrot. Sa femme l’a quitté, mais il est aussi sans nouvelles de son fils depuis trois ans. Un soir, pourtant, il décide que cette fois, c’est la bonne ! Il arrête de picoler parce qu’il a un truc important à faire ! Il a rendez-vous avec quelqu’un pour lui sauver la vie !

 

 

 

 

© Louis/Daviet chez Grand Angle

 

Naître sous x, c’est pas un cadeau. Mais le remède que Lulu y a trouvé, c’est de renaître sous A. Alcoolique non anonyme. Noyé mais en apnée, gueulard mais avec les blessures anesthésiées.

 

 

 

 

© Louis/Daviet chez Grand Angle

 

Jusqu’à ce qu’un JT de TF2 fasse électrochoc et réveille un tant soit peu, « autant comme autant » comme il dit. Du point de non-retour en road movie , rangeant sa vie, Lulu va prendre ses cliques et ses claques et disparaître de sa colline pour poursuivre sa quête, l’image furtive qu’il a vu par-delà les effluves et qui donne enfin du sens à sa vie.

 

 

 

 

© Louis/Daviet chez Grand Angle

 

Scénariste et dessinateur, Stéphane Louis nous avait habitué à des aventures spatiales avant de revenir à des récits plus « ordinaires », intimes (Road Therapy, L’amour est une haine comme les autres, Mon homme (presque) parfait…). Ici, c’est par la fiction que Louis raconte l’histoire de l’alcoolique qu’était son paternel. À côté du sens des réalités, les nuances alternées. C’est dire si Louis en a vu des vertes et des pas mûres.

 

 

 

 

© Louis/Daviet chez Grand Angle

 

Le portrait qu’il livre de Lulu n’est pas pour autant à charge et cherche la justesse, un peu de tendresse aussi pour autre chose que le goulot, sans pour autant faire de compromis.

 

 

 

 

© Louis/Daviet chez Grand Angle

 

Semant le parcours d’embûches et de tentations, plus que la statue chancelante d’un homme qui a cultivé sa solitude, Louis et Vera Daviet (indéboulonnable coloriste, par tous les temps, et de la ville à la campagne, du verre à la mise au vert) dressent surtout le portrait du diable alcool . Et des turpitudes dans lesquelles ils traînent les destins un peu trop fragiles.

 

 

 

 

© Louis/Daviet chez Grand Angle

 

Burlesque puis concerné, avec une pointe de ténacité dans l’œil de son (z)héros, le trait de Louis est une nouvelle fois vif et comics, avec du relief pour incarner toujours mieux ce récit, témoin d’une réalité sans donner des leçons et en rendant son personnage cassé attachant, mine de rien. Ce n’était pas gagné mais que ferions-nous avec un tel passif ?

 

Alexis Seny

 

Titre : Mon père ce poivrot

Récit complet

Scénario et dessin  : Stéphane Louis

Couleurs : Véra Daviet

Genre: Drame, Fiction autobiographique

Éditeur: Grand Angle

Nbre de pages: 72

Prix: 16,90€



Publié le 01/02/2019.


Source : Bd-best


Le final (?) éblouissant d’une série concept.  La geste des Chevaliers Dragons 27- Le dragonomicon

 

 

            « - Cela fait des siècles, des millénaires sans doute, que les hommes cherchent à comprendre pourquoi les dragons apparaissent. pourquoi, et surtout… comment et quand. Car si nous étions en mesure de prévoir les apparitions draconiques, nous serions capables de mieux les combattre. Nous pourrions envoyer des guerriers avant même la venue de la bête des guerriers qui attendraient leur arrivée, armes à la main, et qui occiraient le dragon à l’instant de son apparition. »

 

 

 

 

 

            Line fait partie de l’Ordre des Chevaliers Dragons. La jeune femme a élaboré une théorie permettant de prévoir les apparitions des dragons. Fuyant des mercenaires avec à leur tête l’impitoyable O, tueuse sans vergogne, Line consigne ses découvertes dans un manuscrit : Le dragonomicon. Va-t-elle réussir à prouver sa thèse avant d’être rattrapée par ses détracteurs ?

 

 

 

 

© Ange, Boutin-Gagné, Paitreau - Soleil

 

 

            Après 20 ans d’existence, la série de one shots aux multiples dessinateurs créée par le duo de scénaristes Ange et le dessinateur Varanda semble se clore avec ce vingt-septième volume, et certainement l’un des meilleurs de la collection. Mais est-ce vraiment fini ? Si ça l’était, ce serait une belle conclusion. Dans une histoire où l’amour fait obstacle à la haine, Ange vogue dans une ère où le fantastique frôle la réalité sans que l’on ne soit sûr de rien. Après tout, pourquoi les dragons n’auraient-ils jamais existé ? George R.R. Martin ne les contredirait pas.

 

 

 

 

© Ange, Boutin-Gagné, Paitreau - Soleil

 

 

            Patrick Boutin-Gagné dessine son troisième volume. Le graphisme du dessinateur sert à merveille le monde moyenâgeux aux frontières du fantastique des dragons. Fortement influencé par Christian Gine, son trait s’insère dans des découpages dont certaines planches se rapprochent plus d’Andréas.

 

Boutin-Gagné mérite maintenant de connaître le succès avec une série dont il serait le maître d’œuvre. Convard, Arleston, ou pourquoi pas lui-même tout seul, devraient se pencher sur son cas.

 

 

 

 


© Ange, Boutin-Gagné, Paitreau - Soleil

 

 

            En fin d’album, les différents titres sont replacés sur une frise chronologique ce qui permet une relecture de la série dans un autre ordre. Le couple Ange a réussi une série concept cohérente qui se clôt, ou pas, dans un final « éblouissant ».

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La geste des chevaliers dragons

 

Tome : 27- Le dragonomicon

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Ange 

 

Dessins : Boutin-Gagné 

 

Couleurs : Paitreau 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782302072824

 



Publié le 31/01/2019.


Source : Bd-best


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