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Coucouche panier, amendes à fond. Les gendarmes 16 – Mise à pied

« - JP, le dresseur vient d’appeler, tu peux aller chercher notre nouveau chien !

 
-    Il est prêt ?

 
-    Oui, et avec six mois de dressage dans les pattes, il ne tardera pas à devenir un élément essentiel de notre brigade !

 
-    Tu sais qu’un chien comme ça équivaut à une arme lourde comme un bazooka !

 
-    J’essaierai de ne pas me blesser avec ! Hu hu hu ! »

 

 

Il y a fort à faire dans la plus célèbre gendarmerie de la BD. Mais heureusement, quand on est épaulé par la crème de la brigade cynophile, les malfrats n’ont qu’à bien se ranger. Les gendarmes n’ont plus rien à craindre, d’autant plus qu’ils ont été équipés d’efficaces nouveaux gilets pare-balles. JP en a pigé la logique. Et lorsqu’il s’agit de protéger les véhicules de la brigade par d’impressionnants blocs en béton, Latouille gère la situation.

Ce nouvel opus nous apprend également que les temps sont durs pour la gendarmerie. Pour recruter, il va falloir savoir se vendre sur les marchés. Mais entre un boucher et un apiculteur, attirer le client n’est pas gagné d’avance.

 

 

 

 

 

© Jenfèvre, Sulpice, Cazenove, Lunven - Bamboo

 

 

 

 

Cazenove et Richez allient leur talent et leur savoir-faire pour nous proposer une bonne cellule de gags. Sachant se renouveler, se moderniser et se rapprocher de l’actualité, les scénaristes se moquent avec sympathie des forces de l’ordre.

 

 

 

© Jenfèvre, Sulpice, Cazenove, Lunven - Bamboo

 

 

 

Quand on compare ce seizième volume des Gendarmes avec le tout premier, on mesure les progrès impressionnants de Jenfèvre qui est passé du statut de bon gribouilleur amateur à excellent dessinateur humoristique.

Avec les Gendarmes, les Pompiers et les Profs, les éditions Bamboo tiennent dans leur besace trois séries solides faisant office de piliers dans le monde du gag. Rigolez, vous êtes cernés.


Laurent Lafourcade


Série : Les gendarmes


Tome : 16 – Mise à pied


Genre : Humour gradé


Scénario : Sulpice & Cazenove


Dessins : Jenfèvre


Couleurs : Lunven


Éditeur : Bamboo


Nombre de pages : 48


Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818944707 



Publié le 14/06/2018.


Source : Bd-best


Makyo et sa bande italienne font un bond dans le temps pour raviver la flamme de l’Égypte, la fièvre dévastatrice aussi

Quand j’étais petit, je voulais devenir égyptologue. J’étais passionné, en tout cas, et compilais les images et les documentations sur ce pays de rêve mais dont on est revenu depuis. Certains ont eu Christian Jacq comme précepteur, moi, c’était plutôt De Gieter, son Papyrus et les aventures plus « tout public » que lui a consacré le petit écran. Au-delà de ce héros au glaive magique, le pays des pharaons continue de faire rêver. Et, cette fois, c’est Makyo qui entre dans le rêve égyptien, entre hier et aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Makyo/Sicomoro/Tanzillo chez Delcourt

 

Résumé de l’éditeur : Néferkheperourê vient de naître. Fils d’Amenhotep III et de la reine Tiy, le futur Akhénaton est en danger de mort suite à un attentat contre la vie de sa mère. Le prêtre Anoukis s’en remet à son vieux maître banni, seul dépositaire de rituels oubliés. Pour lui, l’enfant doit rejoindre le temps où il pourra être soigné. Et c’est Anoukis qui l’accompagnera sur la barque des milliers d’années…

 

 

 

 

© Makyo/Calore/Tanzillo chez Delcourt

 

Depuis que l’homme est homme et qu’il a conscience de son passé (ou qu’il veut mieux l’oublier sous des tonnes de béton pour faire des parkings et des buildings), il n’a eu de cesse de creuser. Trouvant des villages gaulois, des hommes de Cro Magnon et toutes sortes d’autres preuves tangibles d’un destin millénaire, d’une évolution des moeurs et des modes de vie. Avec des terrains de jeu archéologique qui semblent inépuisables et ne délivreront, sans doute, jamais tous leurs secrets.

 

 

 

 

© Makyo/Sicomoro

 

Une de ces zones aux milles trésors se situe au pied des pyramides au Caire. Nous sommes en 2011, l’heure n’est pas encore à l’agglutinement des touristes et pourtant… un homme semblant venu d’un autre temps vient d’apparaître derrière une grille rendant ce couloir de pyramide inaccessible en-dehors des heures d’ouverture. Dans ses mains, un bébé emmailloté. Dans sa bouche, un étrange accent prouvant que cet homme n’est pas d’ici… ou pas de maintenant. D’il y a trois millénaires, peut-être ?

 

 

 

Recherche © Makyo/Sicomoro

 

Déjà, ce premier album est le théâtre de jolies intentions graphiques destinées certainement à être perpétuées dans les prochains épisodes : Alessandro Calore, bien dans ses baskets, s’occupe de la partie moderne et contemporaine tandis qu’Eugenio Sicomoro, bien dans ses taptebs, remonte le temps, reconstitue et imagine le Thèbe des années 1300… avant notre ère. Les couleurs, d’un côté comme de l’autre de l’Histoire, sont assurées par Emiliano Tanzillo qui rajoute une jolie épaisseur de rêve et d’ambiance, de nuit et de lumières de feu, aux dessins des deux Italiens qui n’ont aucun mal à faire la liaison de l’un à l’autre et se révèlent acquis à leur cause et à faire vivre cette Égypte aussi magnifique que maléfique.

 

 

 

 

© Makyo/Sicomoro/Tanzillo chez Delcourt

 

Car les temps sont troublés, de sombres manoeuvres pour prendre le pouvoir sont en marche et les cadavres pleuvent comme une septième plaie biblique. C’est une guerre des clans qui s’opèrent et l’insouciant Néferkheperourê, élu des dieux pour devenir le pharaon Amenhotep IV (alias Akhenaton), pourrait bien en payer de sa vie dans ce royaume de brutes prêtes à faire couler le sang d’un enfant pour assouvir leur soif de pouvoir.

 

 

 

 

© Makyo/Sicomoro

 

 

Sans magie autre que le procédé qui fera voyager nos héros dans le temps, ce premier tome participe à la mythologie sans faire intervenir les dieux, même si forcément les humains les invoquent, laissant ainsi ceux-ci régler leurs comptes entre eux. S’il y a pas mal de dialogues, Makyo est aussi conscient du pouvoir de fascination de ses dessinateurs et leur laisse de l’amplitude pour faire place aux images. On avait fui l’Égypte, à notre plus grand regret, ces derniers temps, on y revient de manière aussi tragique que somptueuse.

 

 

 

 

© Makyo/Sicomoro/Tanzillo chez Delcourt

 

 

 

Alexis Seny

 

Série : Les deux coeurs de l’Égypte

Tome : 1 – La barque des milliers d’années

Scénario  : Makyo

Dessins : Alessandro Calore et Eugenio Sicomoro

Couleurs : Emiliano Tanzillo

Genre: Drame, Fantastique, Histoire

Éditeur: Delcourt

Nbre de pages: 64

Prix: 15,50€



Publié le 12/06/2018.


Source : Bd-best


Taille adulte: je parle en hauteur et non pas en largeur ! Taille adulte Tamara T.16

« - Et sinon avec Ivan vous l’avez déjà fait ?

 
-    Arrête avec ta curiosité malsaine, je ne te dirais rien !

 
-    Je suis sûr que tu ne l’a jamais fait ! Enfin je l’espère … beurk rien que d’y penser.

 
-    Wagner.

 
-    Ouais

 
-    Par pitié, ferme-la !  Tu m’énerves. »

 

 

 

 

Tamara revient ces prochaines semaines avec une double actualité. Tout d’abord le seizième tome de ses aventures (Taille adulte sortie prévue le 15 juin 2018) et ensuite un second long métrage « Tamara 2 » à l’affiche prochainement dans les salles obscures (à partir du 4 juillet 2018). Côté littéraire, après des mois de collaboration commune, Zidrou (scénariste) passe le témoin à Lou (qui n’est autre que la fille du dessinateur Christian Darasse).

 

 

 

 

© Lou – Darasse – Dupuis.

 

 

 

Tamara grandit et ses préoccupations changent : elle tient à réussir son bac, recherche l’amour alors qu’elle est toujours bleue de Diego et ne renonce pas à perdre quelques kilos superflus. Toutes ses résolutions vont être bousculées avec l’arrivée inopinée de Filandre, le demi- frère de Tamara, fruit des amours entre son père Philippe-André et sa compagne mannequin du Yatoukistan. On peut considérer cet album comme étant le « lien » entre la BD et le film à venir.  

 

 

© Lou – Darasse – Dupuis.

 

 

 

 

De nouveaux personnages apparaissent : le couple formé par Zak & Ivan, Adam un jeune garçon de 18 ans, rencontré sur le net, inséparable de  Melle Moustache (un chaton de couleur blanche). Depuis le septième tome, les concepteurs n’ont eu de cesse de faire évoluer la jeune fille vers l’âge adulte, un défi qui au départ paraissait suicidaire mais qui en fin de compte s’avère payant. Aujourd’hui, Tamara entre en faculté et va vivre plein de nouvelles aventures dans la jungle Parisienne.

 

Haubruge Alain.

 

Titre : Taille adulte.


Série : Tamara.


Tome : 16


Editeur : Dupuis.


Genre : Jeunesse Humour.


Scénario : Lou.


Dessin : Christian Darasse.


Couleur : Benoît Bekaert.


Nombre de pages : 56.


Prix : 10,95 €.


ISBN : 9782800174037



Publié le 11/06/2018.


Source : Bd-best


C’est à l’épreuve de la réalité qu’il saura qui il est. Voilà pourquoi le voyage d’Imm a commencé. To your eternity 6

    « - Ah, Tonali. Que veut le grand chef de l’île ?

 
-    Nous voulons quitter cette île… avec l’immortel et Piolan !

 
-    D’accord, mais pour ça, vous avez un bateau ?

 
-    Pff ! Vous n’êtes pas au courant ? L’immortel peut nous en fabriquer un plus gros que le vôtre en moins de cinq secondes ! Allons-y !

 
-    Il est hors de question que je vous laisse voler notre trésor… Revoyez vos plans, sinon je serai dans l’obligation de vous tuer. »

 

 

 

Hayase n’a pas l’intention de laisser Tonali et ses compagnons quitter l’ile prison. Imm est au cœur de la négociation. Il n’a pas réussi à devenir chef de Jananda, concentration des plus grands criminels du pays. Mais lorsque l’on fait face à un ennemi, il faut prendre garde à celui, bien pire, qui se tient en embuscade.

    Il y a des mangas d’aventure comme One Piece, des thrillers comme Monster, des suspens terrifiants comme King of Eden. Dire que l’on n’aime pas les mangas, c’est comme dire que l’on n’aime pas le cinéma. Comme dans tout type de littérature, tous les genres sont abordés. Si malgré tout, vous êtes réfractaire au Manga, lisez To your eternity. Cette histoire sensible, émouvante, poignante vous fera changer d’avis. Ce récit est une réflexion sur le sens de la vie et l’immortalité.

 

 

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

 

    Autour d’Imm, gravite toute une galaxie de personnages attachants ou détestables. La dessinatrice a créé une mythologie semblable à de l’heroic-fantasy, mais To your eternity n’en est pas. Dans une époque qui pourrait être un Moyen-Âge, Imm est un être immortel envoyé sur Terre pour y collecter des informations. Au fil de ses aventures, il peut prendre à loisir les apparences des gens qu’il croise…une fois qu’ils sont morts. Cela lui permet de devenir un loup, un ours, une enfant, un jeune homme masqué (la liste s’allonge au fil des chapitres) pour se tirer de situations compliquées dans lesquelles il pourrait se trouver. Imm est pourchassé par des Knockers, entités cherchant à dérober ses métamorphoses. L’immortel est guidé par l’observateur, maître encapuchonné qui le conduit dans sa quête. Hayase concentre en elle la cruauté et la méchanceté humaine, tandis que la vieille Piolan apporte de l’humour et du sens à la vie d’Imm.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

 

    Yoshitoki Oima signe le meilleur shônen depuis Full Metal Alchemist. Le magazine Animeland ne s’est pas trompé en l’élisant meilleure série du genre en 2017. La mangaka sera présente début juillet à la Japan Expo à Paris. Elle y effectuera une masterclass, un live drawing/conférence et dédicacera.

    To your eternity émeut aux larmes. Un conseil : ne vous attachez à personne, vous risqueriez d’avoir du mal à vous en remettre.



Laurent Lafourcade




Série : To your eternity


Tome : 6


Genre : Fantastique émouvant


Scénario & Dessins : Oima


Éditeur : Pika


Nombre de pages : 192


Prix : 6,95 €


ISBN : 9782811642198



Publié le 11/06/2018.


Source : Bd-best


Libertalia : la poudre aux yeux fait place à celle des canons

Pour le premier album de cette série, nous avions rencontré le trio d’auteurs à la tête de cette colonie de pirates qu’est Libertalia. Et ce n’est pas peu dire qu’ils nous avaient vendu du rêve en nous vantant la sagesse (peut-être un peu hirsute) de leurs pirates en quête de sens plus que de sang et pionnier dans bien des domaines sociaux. Elle était belle l’image d’Épinal et pourtant… Nous mentaient-ils comme des arracheurs de dents de malades du scorbut (et dieu sait que Paolo Grella s’y connaît, lui qui a un diplôme d’orthodontiste) ou leurs personnages leur ont-ils échappé pour céder à leur nature humaine et à leurs bas instincts ? Dans ce deuxième tome de Libertalia, du haut des Murailles d’Éden, la belle idéologie a chuté et s’est fracassée, craquelée.

 

 

 

 

 

 

 

© Miel/Pigière/Grella chez Casterman

 

Résumé de l’éditeur : Libertalia est-elle née en 1967, à Madagascar, de l’imagination de Daniel Defoe ou de la folie de deux hommes en rupture avec leur époque ? Dans la colonie pirate de toutes les utopies, ténèbres et lumières s’affrontent dans une lutte à mort sans vainqueurs ni perdants.

 

 

 

 

© Miel/Pigière/Grella chez Casterman

 

La fuite d’un monde qui se pensait moderne mais était bien moins que ça s’est bien passé et la communauté emmenée par le gentilhomme déchu Misson et le défroqué Carracioli coule des jours heureux sur ce paradis terrestre trouvé sur une île de Madagascar. Il fait beau, la mer est pleine de poisson, de requins, et les autochtones, s’ils ne parlent pas la même langue que les nouveaux arrivants ont vite appris le troc. Pour peu qu’on ne les poursuive pas jusque-là – ils sont toujours recherchés morts ou vifs -, nos marins d’eau salée devraient bien se plaire et jouer les révolutionnaires de l’humanisme (notamment par une certaine idée de la sécurité sociale)…

 

 

 

 

© Miel/Pigière/Grella chez Casterman

 

Enfin, ça, c’est sur papier, et si les eaux ne sont pas si tumultueuses que ça, il n’empêche qu’elles amènent à Libertalia un parfum d’hostilité pour mettre à mal la belle fraternité. Et là où on s’attendait à ce que le trio d’auteurs continue de jouer sur les deux tableaux – entre ce microcosme libertaire et le monde qui veut la peau des forbans -, il nous surprend en restant entre pirates. En effet, il n’y a pas besoin qu’elles soient menacées pour que les relations humaines se tendent et finissent en déliquescence.

 

 

 

 

© Miel/Pigière/Grella

 

Finalement, Rudi Miel et Fabienne Pigière accompagnés de ce surdoué de pirata qu’est Paolo Grella sont comme leurs héros, dans ce deuxième tome. Sans subterfuge, ils trouvent leur île à l’état sauvage, comme les hommes de Misson et Carracioli, se servant de ce qu’ils trouvent pour bâtir l’histoire. Et notamment des comportements humains qui s’ajustent ou s’opposent. Si la première solution est possible, la deuxième est de plus en plus plausible.

 

 

 

 

© Miel/Pigière/Grella chez Casterman

 

Car ce qui était encore un terrain d’entente et de paix possède assez de grain de sable et de sel pour enrayer la si belle machine utopiste. Le système de partage de richesses, toutes les richesses, les femmes, le manque d’action ou une simple incompatibilité d’humeurs sont autant de raisons qui vont mettre le feu aux poudres.

 

 

 

 

© Miel/Pigière/Grella chez Casterman

 

Et en matière de poudres, nos hors-la-loi s’y connaissent. Comme nos auteurs qui, dans ce carcan encore sauvage, livrent un album où grimpe inexorablement la tension (Paolo Grella est redoutable sur tous les plans et dans les expressions) tandis que les ennemis, encore loin de Libertalia, ajustent leurs pions. Sur ce jeu d’échec qui risque de tourner à la bataille navale, les chevaux fous sèment la zizanie, le ver est dans la pomme et les boulets sont plus rouges que jamais. L’éden est peut-être à l’Ouest, à bâbord ou à tribord, mais de moins en moins à Libertalia.

 

 

 

 

© Miel/Pigière/Grella chez Casterman

 

 

 

Alexis Seny

 

Série : Libertalia

Tome : 2 – Les Murailles d’Éden

Librement inspiré des bases jetées par Daniel Defoe

Scénario : Fabienne Pigière et Rudi Miel

Dessin et couleurs : Paolo Grella

Genre : Aventure, Historique

Éditeur : Casterman

Nbre de pages : 48

Prix : 13,95€



Publié le 11/06/2018.


Source : Bd-best


Les papas sont à la fête, les crayons de Nob et Delisle sont de sorties pour bricoler l’éloge du père parfait… ou pas tout à fait

Bonne fête, papa ! Voilà trois mots qu’on risque d’entendre ces prochains jours (le 10 juin en Belgique et le 17 juin chez nos voisins hexagonaux). De quoi partir à la recherche de cadeaux et se casser un peu la nénette. Un cadeau, ce n’est jamais anodin mais pas pour autant facile à dégoter. Jamais en reste, la BD vous file deux idées en compagnie de deux des plus grands représentants des papas dans le monde des p’tits miquets. Du plus (presque) parfait Dad au mauvais père. Après lecture, vous vous direz même peut-être qu’à défaut de les offrir, vous les garderiez bien. Mais ça, c’est votre problème.

 

 

 

 

 

 

 

© Nob chez Dupuis
Manuel du Dad (presque) parfait : suivez l’exemple !

 

Nob s’offre une parenthèse dans les péripéties de son héros bien ordinaire… mais pas trop. Avec ce personnage fétiche et emblématique désormais du Journal de Spirou, voilà l’égérie parfaite pour un manuel du père (presque) parfait. Sauf que si vous connaissez un peu Dad, même quand la mécanique des conseils est bien huilée, ça peut foirer !

 

 

 

 

© Nob chez Dupuis

 

Résumé de l’éditeur : Pour Dad, ce comédien au chômage père de quatre filles aux caractères bien trempés, chaque jour renferme son lot d’aventures. Entre Pandora l’intello, Ondine la volcanique, Roxane l’espiègle et Bébérenice la petite dernière, Dad a trouvé le rôle de sa vie: s’occuper de sa famille sans rien perdre de sa propre jeunesse. De ses expériences quotidiennes, cet éternel ado a tiré de nombreux enseignements dont il nous fait désormais profiter: comment trouver le cadeau de Noël parfait, les remèdes ultra-efficaces contre les bobos de tout poil et les recettes miracles pour mettre tout le monde d’accord à table.

 

 

 

 

© Nob chez Dupuis

 

Voilà le genre d’album devant lequel on se poste un peu dubitatif dans le rayon. En général, c’est tout ou rien. Comme quand il est question d’agenda, de journal intime customisé ou que sais-je encore d’objets dérivés. Tout est bon pour remplir les caisses et en matière de réemploi, la BD n’est jamais dernière. Sauf qu’ici, on s’est planté, dans les grandes largeurs. Plutôt que de nous servir un best-of qui n’en a pas l’air (c’est ce qu’on craignait), Dad nous offre un vrai album, une sorte de hors-série, avec des gags originaux dans lesquels les préceptes de ce « Best papa of the year » qui n’a pas à chômer… du moins avec ces quatre filles ingénieusement réparties sur l’échelle allant du bébé criard à l’adolescence rebelle.

 

 

 

 

© Nob chez Dupuis

 

Et là où ses albums sont moins orientés et font feu de tout bois avec raison et talent, Nob creuse donc le sillon du tuto, si populaire sur les chaînes Youtube. Le voilà donc seul face au crayon et à la case dans des décors forcément changeants pour mieux expliquer ses idées. Enfin, seul ? Non, Bébérénice, Pandora, Ondine et Roxane n’ont pas l’intention de le laisser leur voler la vedette et amène leur pierre à un édifice un peu plus chancelant. Car tout compte fait, Dad n’est pas parfait et c’est mieux ainsi. Qui peut se vanter de l’être, d’ailleurs ? Les essais sont parfois réussis, parfois manqués, mais les imperfections nourrissent le propos… et le croustillant des situations. Car ceux qui venaient chercher une psychologie à deux balles peuvent s’en retourner, l’intérêt est avant tout le gag allié à quelques leçons de vie toutes relatives.

 

 

 

 

© Nob chez Dupuis

 

Au fil des planches au format carré, Dad avance ses pions, thématique par thématique, de ses dix commandements aux joies du repas en passant par Culture et loisirs en passant par les incontournables langage et communication. Tout un programme dans lequel Dad, ce François Pignon en puissance, se débat et s’égosille plutôt que d’imposer sa loi. Avec ce côté humble qui consiste en cette juxtaposition de sa vision des choses avec celle de ses gamines. Et forcément, ça ne coïncide pas. Bien sûr, ce sont des images et des réflexes qu’ont popularisés les réseaux sociaux et leurs images virales. Et, justement, Nob possède l’originalité de son trait et la personnalité de son propos. Si les situations ont toutes été vécues un jour ou l’autre par un parent (célibataire ou pas), le dessinateur apporte le petit plus qui rend la lecture chouette et souriante, vachement conseillée, qu’on soit papa ou même pas. En bonus, Nob a même composé une chanson, avec des airs de Renaud, La complainte du papa fatigué. Un hymne qui monte en puissance et qui sera peut-être bientôt tube de l’été. Allez, ne fût-ce que berceuse de l’été.

 

 

 

 

© Nob chez Dupuis

 

 

 

Alexis Seny

 

Série: Dad

Hors-série

Titre: Manuel du Dad (presque) parfait

Scénario et dessin: Nob

Couleurs : Nob aidé par Laurence

Genre: Humour, Gag, Famille

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 72

Prix: 10,95€



Publié le 11/06/2018.


Source : Bd-best


Bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao. 40 éléphants 2 – Maggie, passe-muraille

 

« - Donc tes hommes se font prendre et ce serait à cause de mes filles ?
-    On pourrait nous aussi se mettre à vous balancer, mais ce serait bon pour les affaires de personne.
-    Ah, mon cher Art Stocker, il faudrait que tu t’écoutes parler. Que pourrais-tu balancer sur mes filles ? Vous ne savez rien. Si vous vous faites prendre, c’est parce que vous êtes stupides. Si vos opérations arrivent aux oreilles de la police, c’est uniquement parce que vous vous en vantez. Je pensais que cette rencontre avait pour but de départager nos territoires, une bonne fois pour toutes. Je constate avec désespoir qu’il ne s’agissait que de nous faire porter le chapeau pour l’incompétence de tes quarante voleurs.
-    C’est vrai. Il faut remettre à plat nos zones d’influence. Je te propose de nous voir à ce sujet après le bal de la Saint-Valentin d’Iris. Mais en attendant, je te mets en garde : il y a une salle petite cafteuse parmi tes filles. »

 

1920 : Alice et Art sont à la tête de deux groupes de bandits. Londres est assez grande pour quatre-vingt truands. Mais la cohabitation entre quarante voleurs et quarante éléphants n’est pas un long fleuve tranquille. La guerre des gangs fait rage et quand une taupe de la police s’intègre dans l’un des clans, cela fait l’effet d’un strike dans une partie de bowling. Florrie Doigts de fée marche sur des braises pendant que Maggie Passe-Muraille met à sac les riches villas londoniennes au nez et à la barbe des bobbies.

 

 

 

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

 

Kid Toussaint livre un scenario digne de Boardwalk Empire. Les personnages ne font pas dans les sentiments. Chacun voit midi à sa porte et tout est bon pour arriver à ses fins. Le scénariste rend hommage aux grands films mafieux des années 50 ainsi qu’aux films muets les ayant précédés. Usant d’une narration très cinématographique, Toussaint intègre des panneaux façon Histoires sans paroles (Entracte, Pendant ce temps… ), insistant ainsi sur l’époque dans laquelle nous fait voyager le récit.

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

Avec un graphisme de la même famille que celui de Cyril Pedrosa, Virginie Augustin déploie son découpage dans un style qui lui est propre. Sa marque de fabrique consiste, sans en abuser, à utiliser des cases rondes pour casser la rigidité de planches aux cases rectangulaires, permettant ainsi de faire le focus sur une action ou un dialogue à mettre en évidence.
Donnant à Iris quasiment la même tenue que Yamilah, la voyante des Sept boules de cristal, la dessinatrice rend un bel hommage au fondateur de la bande dessinée contemporaine.

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

 

 

Alternant les scènes publiques et les larcins discrets, Hubert tranche les tons chauds de foules en réception avec des bleus noirs pour les cambriolages de Maggie. Et quand la gamine se met à siffloter gaiement avec ses camarades pendant l’un de ces vols, on se trouve transporté en pleine Casa de papel.

Le cortège des 40 éléphants n’a pas fini sa marche.


Laurent Lafourcade


Série : 40 éléphants


Tome : 2 – Maggie, passe-muraille


Collection :  Grand angle


Genre : Aventure historique


Scénario : Kid Toussaint


Dessins : Augustin


Couleurs : Hubert


Éditeur : Bamboo


Nombre de pages : 56


Prix : 14,90 €


ISBN : 978281894502



Publié le 08/06/2018.


Source : Bd-best


 

 

« - Dois-je te rappeler que notre 4 L est prévue que pour six places ?

 
- J’ai pris un billet en train couchette pour ton fiancé. Nous irons le chercher à la gare de Périgueux. Voilà tout.

 
-    Je vous préviens : si Jean-Manu ne fait pas le trajet en voiture avec nous, je me suicide.

 
-    Cela ne fera jamais que la dix-septième fois en un mois »

 

 

 

 

Il y a dans la vie des événements qui lorsqu’ils reviennent dans l’actualité entraînent leurs lot de souvenirs tout en communiquant à tous un sentiment de bonne humeur. C’est le cas pour la série « Les beaux étés » qui nous transporte aux côtés de la famille Faldérault dans une douce nostalgie provoquant chez moi un flashback vers mon enfance. Pour ce quatrième épisode, le scénariste remonte le temps jusqu’à l’année 1980. C’était le temps des premiers succès de Lio avec notamment « le banana split », une chanson clin d’œil à double sens qui était sur toutes les lèvres. C’est l’année où la famille complète va prendre ses vacances dans une villa toute neuve, clé sur porte, dont Pierre est récemment devenu copropriétaire à Montpazier en Provence. 

 

 

 

 

 

 

© Zidrou – Lafèbre  – Dargaud.

 

 

 

 

 

C’est l’année de l’ouverture des Jeux Olympiques de Moscou boycottés par 56 pays dont la Chine et les États-Unis. Les enfants ont grandi, Nicole emmène son petit ami et c’est Julie qui prend le volant de Mam’Zelle Estered. C’est aussi l’année de la disparition de Joe Dassin, l’interprète de « l’été indien ». Tout semble fonctionner dans le meilleur des mondes sauf que lorsqu’ils arrivent à destination, quelques éléments sont manquants à la villa de leurs rêves. Victime d’une escroquerie, notre petite famille va rester sur place improvisant le camping à la belle étoile dans la joie et la bonne humeur. Malgré ce contretemps, les vacances de la famille vont pendre un gout de liberté, marquant les mémoires de chacun d’entre eux.

 

 

 

© Zidrou – Lafèbre  – Dargaud.

 

 

J’aime cette BD, tout est fait pour nous sortir de la grisaille de notre société actuelle. Dialogues, dessins et couleurs parviennent à me rendre le sourire. Il n’y a rien de surfait, c’est rempli de simplicité, de candeur, de douceur, de gentillesse et de bienveillance. Comme pour les tomes précédents, la recette fonctionne à merveille.  En attente du prochain tome prévu en novembre 2018 juste avant les vacances d’hiver !  

 

Haubruge Alain.



Titre : Le repos du guerrier.


Série : Les beaux étés.


Tome : 4


Editeur : Dargaud.


Genre : Aventure.


Scénario : Zidrou.


Dessin : Jordi Lafèbre.


Couleur : Jordi Lafèbre.


Nombre de pages : 56.


Prix : 13,99 €.


ISBN : 9782505070559



Publié le 08/06/2018.


Source : Bd-best


Chez Benjamin Lacombe, les Curiosities sont tout sauf un vilain défaut : un art book incontournable, obscur et flamboyant

Benjamin Lacombe est de retour. Cette fois pas d’histoire originale, ni de réinterprétation de grands classiques ; juste du Lacombe sur près de 300 pages. On en rêvait, il est là, le premier artbook de ce dessinateur de grand talent qui nous emmène aux confins de son univers si riche et addictif. Un voyage intense, un bain de jouvence visuel qui de couleurs vives en mélancolie nous reconnecte à un émerveillement d’une rare pureté.



Curiosities, c’est plus qu’un beau livre lambda destiné à faire joli dans une bibliothèque. Il ne suffit que de l’ouvrir pour que la magie opère et nous happe dans l’univers si merveilleusement onirique de Benjamin Lacombe. L’obsession passionnelle de l’auteur se dévoile au fil des pages, lui qui dessine sans relâche ne pouvant s’empêcher de noircir tout ce qui lui tombe sous la main ; un ticket de métro, une nappe de brasserie, une addition. C’est sans doute ainsi, en travaillant encore et toujours, qu’il est parvenu à déployer son univers, si riche que ses frontières ne cessent de s’étirer au loin, si puissant qu’il est capable de connecter instantanément à cet enfant que nous étions autrefois.

 

 

Ondine - Benjamin Lacombe

 

 

Ondine - Benjamin Lacombe
Ondine (Ed. Albin Michel), gouache et huile sur papier, 2012

 

Ainsi nous voyageons aux confins de l’univers de Lacombe, depuis sa genèse avec Cerise Griotte (Ed. du Seuil) à sa seconde exposition solo « Memories ». Puis nous rentrons dans un volet essentiel à son oeuvre : les contes. Une source d’inspiration inépuisable, comme il le dit lui-même. Ces contes, il les a explorés et transcendés à plusieurs reprises. Au travers de son inoubliable diptyque d’Alice au Pays des Merveilles, qui effrayait autant qu’elle fascinait, mais aussi en recréant sa Blanche Neige et son Ondine, toujours avec la douce mélancolie qu’on lui connaît.

 

 

Blanche Neige - Benjamin Lacombe

 

 

Blanche Neige - Benjamin Lacombe
Blanche-Neige (Ed. Milan), gouache et huile sur papier, 2010

 

S’ouvre alors un chapitre important, celui de la nature qui a toujours eu une place de choix au centre du travail de Benjamin Lacombe, que ce soit dans les couronnes fleuries de Frida Kahlo, dans son magnifique Herbier des fées, ou dans ses plongées au cœur du monde animal avec ses Destins de Chiens et Facéties de Chats.
Herbier des Fées - Benjamin Lacombe
Oeilletereine, image extraite de l’Herbier des Fées (Ed. Albin Michel), gouache et huile sur papier, 2011

 

 

Herbier des Fées - Benjamin Lacombe

 

 

© Benjamin Lacombe aux Éditions Maghen

 



Biberonné aux dessins animés japonais, Benjamin Lacombe ne pouvait manquer de dédier un chapitre de ses curiosities à l’Asie. Et ce n’est que pur plaisir pour celui qui s’immerge dans ces dessins sombres hantés par des geishas au teint pâle et aux yeux vitreux, enveloppées dans des nuées de papillons.
Madame Butterfly - Benjamin Lacombe

 

 

Madame Butterfly - Benjamin Lacombe

 

 

Le Parfum de Butterfly, gouache et huile sur papier, 2011

 

Vint alors la partie du voyage la plus sombre, à la rencontre des ombres qui peuplent ses dessins. Son travail a souvent été qualifié de sombre, voire de gothique, allant à contre-courant de ce que l’on pouvait voir dans les illustrations du secteur jeunesse. Mais, l’oeuvre de Lacombe ne doit pas se résumer qu’à cela ! Le dessinateur utilise les ombres de manière judicieuse, pour faire briller la lumière. Comme disait Victor Hugo : « Ne confondez pas le sombre avec l’obscur. L’obscur accepte l’idée de bonheur ; le sombre accepte l’idée de grandeur ».

 

 

Notre-Dame de Paris - Benjamin Lacombe

 

 

Notre-Dame de Paris - Benjamin Lacombe
Notre-Dame de Paris (Ed. Soleil), gouache et huile sur papier, 2012

 

C’est l’Histoire qui se dévoile ensuite, révélant une autre passion du dessinateur. À l’école, c’était sa matière préférée, depuis cette curiosité l’habite toujours. L’histoire, Benjamin Lacombe la réinvente elle aussi, l’entraînant dans son monde pour la métamorphoser, à l’image de sa merveilleuse Marie-Antoinette et de sa légendaire Frida Kahlo.

 

 

Antoinette - Benjamin Lacombe

 

 

Antoinette - Benjamin Lacombe
Le Théâtre d’Antoinette, détail d’une image extraite de Marie-Antoinette (Ed. Soleil), gouache et huile sur papier, 2014

 

En épilogue à ce magistrale voyage pictural, Benjamin Lacombe se devait de pousser les portes de cet étrange qui l’a toujours fasciné. Je pense et je constate que chacun s’est un jour ou l’autre senti différent, pas à sa place, rejeté. Nous sommes tous l’étranger, le différent d’un autre. Naître, c’est déjà être différent. Sans différence, nulle harmonie, conclut-il avec sagesse.
Jack et la Mécanique des Coeurs - Benjamin Lacombe.jpg

 

 

Jack et la Mécanique des Coeurs - Benjamin Lacombe.jpg

 

 

Image de couverture du livre « la Mécanique du Cœur » de Mathias Malzieu, gouache et huile sur papier, 2010

 

 

 

 

Frida - Benjamin Lacombe

 

 

Frida - Benjamin Lacombe
Frida (Ed. Albin Michel), gouache et huile sur papier, 2016

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Curiosities

Préface de Sébastien Perez et Françoise Mateu, directrice éditoriale au Seuil Jeunesse

Dessin et couleurs : Benjamin Lacombe (Page Facebook)

Genre: Artbook

Éditeur: Daniel Maghen

Nbre de pages: 304

Prix: 35 €



Publié le 08/06/2018.


Source : Bd-best


La guerre des Lulus.  La perspective Luigi T.1  Un air de Suisse à Berlin !

 

 

« Ludwig avait appris que les Allemands envoyaient en Suisse tous les Français qui étaient trop vieux ou trop jeunes ou trop mal foutus pour travailler. Ils ne voulaient pas s’encombrer de bouches inutiles. On a donc décidé de rejoindre le convoi des rapatriés mais comme Lucien et moi on était déjà assez grands pour être réquisitionné dans un bataillon de travailleurs, il a fallu qu’on se fasse discrets. Le problème, c’est que l’on s’est gouré de train. »

 

 

 

 

 

 

Que d’eau a coulé sous les ponts depuis le 19 janvier 2013, date de parution officielle du premier album « la guerre des Lulus » intitulé « la maison des enfants perdus » scénarisé par Régis Hautière et illustré par Hardoc.  Le 15 novembre 2017 marquait officiellement la fin des aventures des petits Lulus. Cette guerre de 14-18 racontée par des enfants ayant en commun d’être orphelins et d’avoir la première particule de leurs prénoms commençant par « Lu ». Ces derniers se trouvant aussi seuls, livrés à eux-mêmes, après l’évacuation de leur orphelinat. En cours d’aventure, ils vont faire la connaissance de Luce, une petite réfugiée belge, accompagnée de son chat, égarée par ses parents lors de leur fuite face aux Allemands. Très vite, les besoins vitaux vont ressurgir (nourriture et logement).

 

 

 

 

 

 

© Hautière – Cuvillier – Casterman.

 

 

 

 

 

Que de tristesse lorsque cinq albums plus tard, la paire  Hautière – Hardoc dépose les crayons annonçant le mot fin. Heureusement, un spin off à la série est né, nous racontant les aventures et péripéties de notre petite équipe lors de l’année 1916, lorsque ceux-ci pensant prendre un train en direction de la Suisse se sont malencontreusement retrouvés à Berlin. On retrouve le même scénariste auquel on a adjoint  Damien Cuvillier, un dessinateur ayant déjà traité précédemment un sujet plus ou moins semblable dans un diptyque paru aux Éditions Bamboo - Grand Angle «  Les souliers rouges ». Cette nouvelle collaboration garde l’esprit et le graphisme originel de la série, conservant son vocabulaire enfantin face à la dureté de la guerre.  

 

 

 

 

© Hautière – Cuvillier – Casterman.

 

 

 

 

Printemps 1916, nos Lulus tentant de rejoindre la Suisse vont prendre le mauvais train. Arrivé à Berlin, capitale du Reich, ils vont devoir apprendre à survivre dans une ville étrangère meurtrie par la famine. Très vite, ils rencontrent une bande de gosses des rues, tout en gardant bien de cacher leur véritable nationalité. En plein cœur du territoire ennemi, ils vont être confrontés à de nouveaux dangers, poursuivis par la police voire tombant captifs dans les griffes d’autres bandes.  En résumé, un très bon album, bien structuré, destiné à un public âgé de 7 à 77 ans.

 

Haubruge Alain



Titre : 1916 La perspective Luigi.


Tome : 1


Série : La guerre des Lulus.


Editeur : Casterman.


Genre : Aventure.


Scénario : Régis Hautière.


Dessin : Damien Cuvillier.


Couleur : David François.


Nombre de pages : 64.


Prix : 13,95 €.


ISBN : 9782203136847



Publié le 08/06/2018.


Source : Bd-best


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