En images et en bulles
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Sunday, bloody Sunday.  Croke Park

« - Sean, Antoine ne connaît pas notre histoire, et on ne peut pas lui en vouloir. Mais il est certain que ce match risque de réveiller les mémoires…

- Et si tu activais la tienne, Anthony, pour notre petit français ? Tu sais qu’on ne se lasse jamais de tes histoires…

- Tu crois vraiment que ça intéresse les jeunes d’entendre les vieux radoter, Maureen ?

- Si ce n’était pas le cas, pourquoi je m’installerai à votre table, Anthony ?! Allez, je vous écoute…

- Bon, tu l’auras voulu… Tu as déjà entendu parler du Bloody Sunday, fils ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Dans le pub de Maureen, Anthony, irlandais dans l’âme, raconte à un jeune français un événement déterminant dans l’histoire du pays dont son père a été marqué à jamais.

                21 novembre 1920, à Croke Park, le stade de sport de Dublin, un match de football gaélique est disputé entre l’équipe de Dublin et celle de Tipperary.

                Demain, le 24 février 2007, à Croke Park, le stade de sport de Dublin, un match de rugby est disputé entre anglais et irlandais. Ce match sera lourd de sens. Quatre-vingt-sept plus tôt, la rencontre s’était soldée par une tuerie. C’était le Bloody Sunday. Le sport va-t-il mener à la réconciliation ?

 

 

 

 

 © Guérineau, Gâche - Delcourt

 

 

                Sylvain Gâche s’empare du massacre fomenté par l’armée anglaise en 1920 pour raconter un morceau de l’histoire de l’Irlande par le sport. Croke Park n’est pas l’histoire d’un homme; c’est avant tout l’histoire d’un lieu. Cet album arrive pile au moment du centenaire de la commémoration de la tragédie née des représailles des soldats britanniques envers l’exécution par l’IRA de quatorze espions anglais. Gâche démontre comment la loi du Talion a meurtri le pays jusqu’à très récemment.

 

 

 

 

 © Guérineau, Gâche - Delcourt

 

 

                Richard Guérineau revient au contemporain qu’il avait quitté depuis les Stryges. Croke Park lui permet de montrer deux facettes bien différentes de ses capacité. Dans la partie 1920, on est dans du thriller implacable où des incorruptibles s’invitent dans des tueries sanglantes. Dans les rencontres sportives, que ce soit celle de 1920 ou celle de 2007, le dessinateur use de l’esthétisme de son trait dans de belles compositions de jeux. On est sur le terrain. On y est aussi lors du massacre. Sans dévoiler la fin, on la connaît d’avance dans ses grandes lignes, on ne peut que penser aux attentats en France, et en particulier à celui du Bataclan où le public s’est fait exterminer dans la salle de spectacle comme les joueurs à Croke Pak.

 

 

 

 

 © Guérineau, Gâche - Delcourt

 

 

                La couverture met en avant-plan un officier anglais aux faux airs d’Adolf Hitler, peut-être pour appuyer sur la cruauté de ce dimanche sanglant qui n’est rien d’autre qu’une épuration irlandaise. Les poteaux de rugby associés à une cage de football et à un ballon rond intriguent de premier abord. C’est juste qu’il s’agit, on l’a dit, d’un tout autre sport : le football gaélique.

 

                Avec Jujitsufragettes, Croke Park inaugure la nouvelle collection Coup de tête des éditions Delcourt. Elle a pour ambition de raconter l’Histoire par le biais du sport, comme le fait depuis quelques années Philippe Collin dans son émission dominicale L’œil du tigre, sur France Inter.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Croke Park

 

Genre : Sportif & historique 

 

Scénario & dossier historique : Sylvain Gâche 

 

Dessins & Couleurs : Richard Guérineau 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Coup de tête

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 21,90 €

 

ISBN : 9782413020134

 



Publié le 19/10/2020.


Source : Bd-best


Merci la vie !  DĂ©tox 2 - L'acceptation

« - Ouh la vache ! Le réveil… M… Mal de crâne carabiné… Ah, c’est dur… Hier soir ?? Je ne me rappelle plus de rien… Qu’est-ce que je… ? Pff… Ah si… La petite… C’est comment son prénom, déjà ?... Adèle… Me suis sauvé avec elle… On étais partis pour prendre la tangente… Se tirer de ce stage chez les dingues... »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Matthias d’Ogremont se réveille seul dans sa tente en pleine campagne. Il est en stage « Détox ». Le parisien stressé sur-connecté s’est payé un séjour de dix jours dans la nature au milieu des chèvres. Et ce n’est pas facile tous les jours. La veille, il a tenté une escapade avec une camarade de galère mais ils ont été repris par les gentils organisateurs du stage. Entre le jus de romarin et les toilettes sèches, le reste de la semaine risque de paraître encore long. Va falloir tenir le coup… Matthias y arrivera-t-il ? Est-ce le même homme qui rentrera chez lui ?

 

 

 

 

 © Jim, Gallo - Bamboo

 

 

                Peut-on se passer de la 4 G, des embouteillages et des collègues de bureau ? C’est la problématique que posent les auteurs de ce diptyque. Quand c’est une question de vie ou de mort, les cartes sont rebattues et les réponses peuvent être inattendues.

 

                Matthias d’Ogremont existe, Jim l’a rencontré. Il s’appelle Christian. Stakhanoviste du travail, dévoreur de vie, fêtard invétéré, l’homme s’est aperçu qu’il était en train de brûler sa vie et ne voyait plus sa famille. Christian est parti en stage détox. Il a réappris à vivre, tout simplement, ou plutôt tout complexement. Il se rendra compte, et nous avec en lisant l’histoire qu’il a inspiré, que ce ne sera pas si facile que ça. Le corps et l’esprit sont indissociables. Si l’un défaille, il entraîne l’autre dans sa chute.

 

 

 

 

 © Jim, Gallo - Bamboo

 

 

                Antonin Gallo emmène un colosse, une force de la nature, dans une nature encore plus forte que lui. Le dessinateur pose ses personnages réalistes dans une nature presque hyper-réaliste. Le combat moral entre les deux est ainsi graphiquement mis en scène. La scène du taureau est un combat des chefs d’une puissance et d’une symbolique non innocente.

 

                Dans sa postface, Jim raconte la façon dont il s’est emparée de la vie de Christian, comment il l’a adaptée pour en faire l’aventure de Matthias.  Ses compagnons stagiaires permettent à Jim de montrer d’autres personnalités, tout aussi truculentes ou graves les unes que les autres. Ainsi, chaque lecteur ou lectrice trouvera quelqu’un en qui s’identifier.

 

 

 

 

 © Jim, Gallo - Bamboo

 

 

                Détox est une histoire de quête de soi. Détox n’est pas le récit de la vie d’un homme, c’est celui d’une société toute entière qui va vite, trop vite et dont les auteurs nous apprennent à prendre le temps.

 

                Vous aussi souffrez d’un speed quotidien ? Vous aussi pensez avoir besoin d’un stage mais croyez ne pouvoir le faire ? Alors, dans un premier temps, lisez Détox, vous aurez déjà fait une bonne partie du chemin.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Détox

 

Tome : 2 - L'acceptation

 

Genre : C'est la vie

 

Scénario : Jim 

 

Dessins : Antoine Gallo & Jim 

 

Couleurs : Antoine Gallo

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782413019848

 

 



Publié le 19/10/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4306 -  21 octobre 2020

 

 

 

Bienvenue dans les limbes !

 

 

 

 

 

 

 

            Mais quelle bonne surprise ! Vehlmann et Gazzotti lancent un spin-off de Seuls. Pour faire patienter entre deux grands récits mettant en scène nos cinq « orphelins » préférés, les auteurs vont nous raconter dans des récits complets des aventures indépendantes de nouveaux personnages et permettant d’en apprendre plus sur l’univers de Seuls.

 

            Les femmes en blanc dont c’est bientôt la fin offrent le deuxième récit complet de ce numéro comprenant également un hommage mérité à Bruno Madaule, omniprésent dans le journal depuis 2006.      

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Caritte – Dupuis

 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Ministère secret (Le)

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc (Les)

Souvenirs des limbes : La meute

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Minions (Les)

Nelson

Objectif Terre : Positive attitude (Madaule, Priou)

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

The Mighty Millborough (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Beka

En direct du futur : Le plein de super (Vehlmann)

Hommage à Bruno Madaule

Interview : Vehlmann et Gazzotti

Jeux : Carnet de bord (Mouk)

Leçon de BD (La) : Laurel

 

 

Supplément abonnés :

Mini-récit : Prisonnier des amazones (Caritte)

 

 

 

En kiosques et librairies le 21 octobre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 19/10/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4305 -  14 octobre 2020

 

 

Bouge ta vie avec Dad

 

 

 

 

 

 

 

            Zumba, Yoga, Aquagym, Squats, Crossfit, Vélo d’appartement, et on en passe ! Il va avoir un corps de rêve le Dad. Il va transformer son body pour dégainer un look parfait. Bon, ben, on verra bien… Trois gags de Dad sont au programme pour bouger la vie avec lui.

 

            A part ça, encore une grosse dose de Family Life, un gag du trop rare Imbattable, un nouveau chapitre de SuperGroom et une double page en un seul dessin des Tuniques Bleues qui aurait fait un joli poster.     

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Bertschy – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Ministère secret (Le)

Super Groom : Chapitre 4

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

 

 

Récit complet :

 

Family life

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois (La pause-cartoon)

Cédric

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Estampille

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Imbattable

Katz

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Grosjean

En direct du futur : Frnck à la croisée des chemins (Bocquet)

Interview : Nob

Jeux : A table les filles ! (Waltch)

Spirou et moi : Perrault

 

 

Supplément abonnés :

Panonceau de porte : Nelson

 

 

 

En kiosques et librairies le 14 octobre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 


 



Publié le 14/10/2020.


Source : Bd-best


Le bruit des mots est la lumière des images.  Contes des cœurs perdus 5 - Le silence est d’ombre

 

 

« - Tout le monde dehors ! Sortez ! Vite !... Où est Amun ? Est-ce que quelqu’un l’a vu ? »

 

 

 

 

 

 


 

                Un drame vient d’avoir lieu dans l’orphelinat d’un village africain. Un incendie en pleine nuit. Les enfants sont évacués. L’un d’eux manque à l’appel. C’est Amun. L’ombre d’un grand corbeau noir survole son corps endormi dans les flammes.

                « Après la vie, il y a la mort, et avant une nouvelle vie, il existe un entre-deux que l’on appelle le « monde sombre »... » C’est ce monde que nous invite à découvrir Amun. Suivons-le…

 

 

 

 

© Sanoe, Clément – Delcourt

 

 

                Ne vous y trompez pas. Le silence est d’ombre n’est pas une histoire triste, c’est une histoire émouvante. Le silence est d’ombre n’est pas une histoire pessimiste, elle est au contraire porteuse d’un espoir infini. Le silence est d’ombre n’est pas une histoire de mort, c’est une histoire de vie.

 

                Avec l’histoire d’Amun, Loïc Clément raconte un destin qui lui tenait à cœur depuis longtemps. Et s’il existait un monde inversé par rapport au nôtre ? Un monde dans lequel les morts se demanderaient ce qu’il pourrait se passer après qu’ils soient morts ? Un monde où, pourquoi pas, une vie succèderait à la mort ?

 

 

 

 

© Sanoe, Clément – Delcourt

 

 

                La collection Les contes des cœurs perdus porte très bien son nom.  Son titre n’a pas été choisi innocemment. Il y a une réelle unité dans les histoires de Jeannot, Dracula, Amun et les autres. Mais plus que perdus, leurs cœurs sont égarés. Ils trouveront une route à suivre. En effet, les contes de Clément sont porteurs de meilleurs lendemains pour ses personnages. Même si la vie ne les a pas gâtés, ils apprennent de leurs douleurs pour atteindre une lumière qu’ils méritent et à laquelle chacun a droit.

 

                Le titre « Le silence est d’ombre » résonne comme un double hommage à Didier Comès. L’auteur de Silence et de L’ombre du corbeau était un grand artiste, chantre du noir et blanc, alors que Sanoe est une peintre aux mille couleurs. Silence est un album majeur du 9ème art. Un muet, simple d’esprit, fait face à la méchanceté des hommes. Il communique par le regard. Amun, lui aussi, de son monde parallèle, ne peut pas communiquer « normalement ». En pleine guerre de 14, L ’ombre du corbeau traite de l’absurdité de la mort, concept au cœur de l’aventure d’Amun.

 

 

 

 

© Sanoe, Clément – Delcourt

 

 

                Cet album a la forme d’une BD mais se rapproche presque plus du livre illustré, de l’objet conte. Les somptueuses et délicates grandes cases en couleurs de la dessinatrice prennent ainsi une ampleur méritée qui en met plein la vue à chaque page.

 

                Le silence est d’ombre, peut-être, mais sa lecture est dans la lumière.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Contes des cœurs perdus

 

Tome : 5 - Le silence est d’ombre

 

Genre : Histoire d’amour

 

Scénario : Loïc Clément

 

Dessins & Couleurs : Sanoe

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Jeunesse

 

Nombre de pages : 40

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782413019718

 



Publié le 14/10/2020.


Source : Bd-best


La bête n’est pas morte.  Le Marsupilami - La bête 1

« - C’est… C’est quoi cet animal ?

- Qu’est-ce que j’en sais, moi ! Un singe ! Les chasseurs Chahutas l’ont pris avec les autres dans leurs filets.

- Non, mais… Vous avez vu la couleur de son pelage ?!? Passez-moi votre lampe-torche, Tillieux !

- Le plus étonnant, c’est sa queue ! C’est bien simple, on dirait qu’un naturaliste bourré lui a collé un tuyau d’arrosage au cul.

- Singe ou pas singe, cet animal va peut-être me permettre de me refaire ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Port d’Anvers. C’est l’histoire d’une tête de bielle qui a rendu l’âme à 130 miles des côtes du Brésil. La tuile ! Enfin, la tuile, ça sera plutôt les conséquences. Après la réparation des avanies, le navire vient donc de débarquer en Belgique. La halte forcée en haute mer n’a pas vraiment été appréciée par les passagers clandestins du bateau. Certains des animaux de contrebande ont ravagé leurs cages et ont pris le pouvoir dans les bas-fonds du navire. C’est ce que remarque l’armateur qui vient constater les dégâts. Parmi ces bêtes, il y a LA bête !

A l’école, le jeune Amaï est le souffre-douleur de ses petits camarades. Ce n’est pas facile d’être le fils d’un allemand dans la Belgique, quelques années après la guerre. L’enfant vit dans son monde. Au grand désespoir de sa mère, il recueille tous types d’animaux et transforme sa maison en véritable arche de Noë. La rencontre avec la bête va bouleverser sa vie.

 

 

 

 

© Frank Pé, Zidrou - Dupuis

 

 

Frank Pé est l’un des plus formidables dessinateurs animaliers du moment. On le savait depuis Zoo, la trilogie qu’il a signé avec Philippe Bonifay. On s’en doutait déjà bien avant, grâce à Broussaille, mais aussi grâce à un one shot aujourd’hui oublié qui mériterait une remise en avant dans une belle réédition : Comme un animal en cage, l’unique aventure de Vincent Murat, scénarisée par Terence. « La bête » d’aujourd’hui est un étonnant écho à cette œuvre de jeunesse.

 

 

 

 

© Frank Pé, Zidrou - Dupuis

 

 

Des cales sales d’un paquebot de contrebande à une jungle palombienne inextricable, Frank Pé montre un monde plus réaliste que ce que l’on avait pu avoir jusqu’à présent pour le Marsupilami, à part dans quelques histoires courtes des albums dérivés.

 

Zidrou situe le récit en 1955, époque à laquelle Spirou et Fantasio ont ramené l’animal de Palombie. L’introduction est proche de films comme Godzilla, Alien ou Les dents de la mer dans lesquels les monstres se devinent plus qu’ils ne se voient. De part son traitement plus adulte, de part la tension inhérente, « La bête » a tout d’un blockbuster.

 

 

 

 

© Frank Pé, Zidrou - Dupuis

 

 

Le potentiel d’un personnage comme le Marsupilami semble infini. Entre les mains d’artistes comme Frank Pé et Zidrou, son temple est bien gardé. La bête est un des must de cette fin d’année.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le Marsupilami - La bête

 

Tome : 1

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins & Couleurs: Frank Pé

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 156 

 

Prix : 24,95 €

 

ISBN : 9791034738212

 



Publié le 13/10/2020.


Source : Bd-best


Traquer les bourreaux.  Beate et Serge Klarsfeld—Un combat contre l’oubli

« - Elle a giflé le chancelier, laissez passer !

- Emmenez-la dans mon bureau, on va l’interroger !

- Je suis une allemande, mariée à Serge Klarsfeld… Je suis révoltée contre l’injustice et l’impunité dont bénéficient d’anciens nazis en Allemagne… Comme Kurt Kiesinger, élu chancelier en 1966… Aujourd’hui, après de multiples échecs, j’ai enfin réussi cette action symbolique. »

 

 

 

 

 

 

 

 

7 novembre 1968, au palais des congrès de Berlin, lors du seizième congrès du CDU, parti conservateur et libéral allemand, Beate Klarsfeld gifle Kurt Kiesinger, chancelier d’Allemagne fédérale. Elle est aussitôt arrêtée et interrogée sur son geste. Son but : révéler le passé nazi de sa cible.

 

 

 

 

© Bresson, Dorange, Klarsfeld - La boîte à bulles

 

 

Quelques années avant, en 1960, sur un quai de métro de la porte de Saint-Cloud, Beate, jeune allemande, a rencontré Serge Klarsfeld, un étudiant qui achève ses études à Sciences-Po. Ils ne se quitteront plus. Ils feront de la traque des anciens nazis le combat de leur vie, un combat contre l’oubli.

 

 

 

 

© Bresson, Dorange, Klarsfeld - La boîte à bulles

 

 

Adapté de l’ouvrage Mémoires, de Serge et Beate Klarsfeld, cet album est lui-même une œuvre de mémoire. On accompagnera les Klarsfeld sur la piste de Maurice Papon, René Bousquet et surtout l’ignoble Klaus Barbie. On apprendra le rôle prépondérant du journaliste Ladislas de Hoyos dans la chute de ce dernier qui le confondra en lui posant une question en français lors d’une interview réalisée en langue allemande.

 

 

 

 

© Bresson, Dorange, Klarsfeld - La boîte à bulles

 

 

Pascal Bresson présente Beate Klarsfeld comme une femme d’un courage extrême, d’une détermination à toute épreuve à la limite de l’inconscience tellement elle a risqué sa vie. Dans une première partie de leur vie, Serge apparaît plus  « administratif ». Il est un enquêteur minutieux, d’un soutien indéfectible pour sa femme sur le terrain. Petit à petit, on le verra prendre les choses en main et passer à l’action, avec, lui aussi, des actes de courage insensés. Il reprendra ses études à 37 ans pour passer son diplôme d’avocat.

 

 

 

 

© Bresson, Dorange, Klarsfeld - La boîte à bulles

 

 

Sylvain Dorange illustre la vie du couple Klarsfeld dans un graphisme semi-réaliste à mi-chemin entre celui de Jean-Michel Beuriot (Amours fragiles) et David Evrard (Irena). Lu justement en parallèle à Irena, racontant la vie d’Irena Sendlerowa qui sauva des milliers d’enfants juifs du ghetto de Varsovie, ce combat contre l’oubli, comme le souligne son titre tout sauf innocent, est à mettre entre les mains, entre autres, de tous les collégiens et lycéens d’Europe et du reste du monde.

 

Témoignage historique, thriller inattendu, Bresson et Dorange signent un album passionnant sur l’histoire d’un couple qui a rendu une justice légitime et un honneur incroyable à l’humanité.

 

 

Voici les deux trailers de l’album, l’un axé sur Beate, le second sur Serge.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Acvss2F6pdo&feature=emb_title

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=BhKJQ8HYNE8

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Beate et Serge Klarsfeld—Un combat contre l’oubli 

 

Genre : Témoignage historique

 

Scénario : Pascal Bresson 

 

Dessins & Couleurs : Sylvain Dorange

 

D’après : Les mémoires de Serge et Beate Klarsfeld (éditions Fayard)

 

Éditeur : La boîte à bulles

 

Collection : Hors champ

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782849533680

 



Publié le 11/10/2020.


Source : Bd-best


Qu’est-ce qu’on a fait au bon « Day » ?  Ollie & l’Alien

« - Ce matin, à 8h02, l’état-major m’a informé d’une nouvelle extrêmement importante. Mes chers américains, oui, les extraterrestres existent. Cette journée est historique. Déjà parce que ça va bien faire fermer la gueule aux médias qui disaient que « Naniania, mauvais président, naniania ». Mais aussi parce qu’à l’heure où je vous parle, un vaisseau alien est en train d’atterrir sur le sol du Nevada. Depuis maintenant un an, nous discutons secrètement avec eux pour organiser une rencontre ce 18 juillet 2019. ils viennent en paix. J’en profite pour adresser au reste du monde un déso pas déso. C’est nous que les aliens ont choisis. Soyez pas trop dég. Dans quelques heures, je vais rencontrer le chef de leur espèce dans un bunker secret. Il se fait appeler le « roi alien ». Il s’agira alors de la première rencontre entre un humain et un alien.

- Terriens… Non, il ne s’agit pas de la première, mais de la seconde. Nous sommes sur votre planète car nous aimerions parler à… Ollie Valery Dreyfus. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

                En direct à la télévision, le président des USA s’adresse solennellement à la population. Les aliens font l’honneur aux américains de se poser sur le sol de leur nation. Leur chef n’a qu’une requête : rencontrer Ollie Valery Dreyfus. Pourquoi veulent-ils être mis en relation avec ce simple serveur dans un fast-food d’une trentaine d’années ? Tout simplement parce que vingt-trois ans plus tôt, alors qu’il avait douze ans, Ollie a rencontré un alien. D’un simple contact avec sa main, il l’a fécondé, ce que, bien évidemment, il ignorait. Cet acte n’est pas sans conséquence. La bestiole est enceinte. Le bébé ne peut pas venir au monde sans son papa. Ollie a quarante-cinq jours pour prouver à son beau-père pas comme les autres qu’il peut être un bon conjoint, un honnête homme et un père digne de ce nom. Va-t-on pouvoir éviter un incident diplomatique majeur ?

 

 

 


© Bernard, Combet - Delcourt 

 

 

                Ollie et l’Alien est l’histoire improbable d’un couple mixte dans une définition très futuriste du terme. C’est avant tout un hommage à plusieurs décennies de cinéma, allant des années 80 aux années 2010. Les poncifs du cinéma d’action américain sont au rendez-vous. Le nom Dreyfus est emprunté à Richard Dreyfuss, acteur principal de Rencontres du troisième type réalisé par Steven Spielberg. Les auteurs ont vu E.T., Mars Attacks et Paul. Ils ont aussi regardé Independance Day et Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu. Leur histoire fait le grand écart entre ces deux films qui n’avaient, on le croyait, rien en commun. Ils y ajoutent un humour délirant à la Judd Apatow ou à la Farrelly brothers. Le mail envoyé par le roi Alien au président vaut son pesant de cacahouètes. On croise même Justin Bieber en invité surprise. Il y a juste une question que l’on peut se poser : alors que l’intrigue se déroule en 2019, pourquoi le rôle du Président n’est-il pas tenu par Donald Trump ?

 

 

 

 

© Bernard, Combet - Delcourt 

 

 

                Florent Bernard est un enfant du net. Membre des célèbres collectifs Golden Moustache et Studio Bagel, il a écrit pour la télévision et le cinéma. Après Ballade, publié chez Bamboo-Grand Angle, le dessinateur lyonnais David Combet dessine cette histoire totalement foutraque dans graphisme enlevé, très webtoon, dynamique et souple. L’album intègre la collection Une case en moins dirigée par Davy Mourier. Les auteurs y sont principalement issus du web, mais il leur a été demandé de développer un projet inédit. En fin d’album, un QR code vous permettra d’accéder aux tweets loufoques du président Mike Pullman. Mais le sont-ils tant que ça comparés à ceux de Trump ? Enfin, on ne saurait que trop vous conseiller le podcast Floodcast présenté par Florent Bernard accompagné par Adrien Ménielle. Leurs propos n’engagent qu’eux et le président des Etats-Unis. Un épisode est intégralement consacré à Ollie et l’Alien. Voici le lien vers leur page : https://soundcloud.com/floodcast.

 

 

 

 

© Bernard, Combet - Delcourt 

 

 

                Farce déjantée, blockbuster en images et en bulles, Ollie et l’Alien est une comédie d’action tout simplement jubilatoire.

 

                Florent Bernard nous parle de l’album sur :

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=PmbNzmJp0B8

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Ollie & l’Alien 

 

Genre : Blockbuster

 

Scénario : Florent Bernard 

 

Dessins & Couleurs : David Combet

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Une case en moins

 

Nombre de pages : 96 

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9782413020158 

 



Publié le 11/10/2020.


Source : Bd-best


« Si beau que ça fait mal. »  Astheneia

« Les schémas corporels de la plupart des organismes pluricellulaires révèlent une certaine forme de symétrie. La symétrie bilatérale est un trait d’évolution. Une petite minorité d’êtres est asymétrique. Quelque étrange changement a dû se produire pendant mon développement embryonnaire. Je suis née avec une frange de symétrie sur tout le corps. Et dès lors, j’ai commencé à détruire presque tout ce que je touchais. Finalement, j’ai décidé de me chercher un endroit adapté. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle a le corps divisé par une ligne de symétrie. Elle détruit tout ce qu’elle touche. Alors, elle cherche un endroit où elle ne puisse plus faire de mal. Elle est habillée de plastique pour protéger le monde autour d’elle. Lui, il ne fait pas beaucoup attention aux autres, même pas du tout. Alors, il s’esquive. Il est une masse de désintérêt. Pour supporter son trouble du déficit de l’attention et son hyperactivité, il cherche ses propres intérêts, et une chose sur laquelle focaliser son attention. Un jour, il va l’apercevoir… et il va la prendre en filature.

 

 

 

 

© Tena - Bang ediciones

 

 

L’asthénie se différencie de la fatigue. C’est un affaiblissement général de l’organisme qui touche le physique, le psychique, la libido et l’intellect. Elle souffre de cette maladie. Elle s’en est fait un monde, un monde où elle finit par accepter cet homme après avoir essayé de le dissuader par peur de le faire souffrir, de lui faire mal,… de le tuer. Son monde, son cocon, c’est Astheneia.

 

 

 

 

© Tena - Bang ediciones

 

 

Les personnages d’Andrés Tena n’ont pas de nom. C’est pour être un peu plus vous, un peu plus moi, un peu plus toi, un peu plus chacun, avec nos qualités et nos défauts, nos exigences et nos résignations. Le monde d’Andrés Tena est la fatalité d’un siècle où, paradoxe aux progrès technologiques, la communication est de plus en plus complexe entre les êtres. La fausse socialité des réseaux est une solitude réelle mise en exergue. Astheneia est aussi le récit d’une séduction toxique et d’une confiance trahie. Elle pensait tellement être un danger pour lui qu’elle n’a pas imaginé que la situation pouvait se retourner. Et puis il y a ce poulain, si pur, si beau, qu’il déclenche chez elle un syndrome de Stendhal, maladie psychosomatique provoquant des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations ou des hallucinations chez certains individus exposés à des œuvres d’art qui les subjuguent.

 

 

 

 

© Tena - Bang ediciones

 

 

Le trait d’Andrés Tena fait montre d’un esthétisme atypique. Les personnages longilignes et dégingandés n’ont pas de pupilles. Leurs lèvres sont épaisses et leurs doigts interminables. Les décors sont minimalistes. Les couleurs restent dans des tons pastels à la gamme réduite.

 

Astheneia n’est pas un récit facile d’accès. D’un apparent pessimisme sur la nature humaine, l’auteur ouvre une porte vers un espoir certain. Une curiosité à découvrir, un conte philosophique étrange.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Astheneia 

 

Genre : Conte philosophique.

 

Scénario & Dessins : Andrés Tena 

 

Éditeur : Bang ediciones

 

Traduction : Léa Jaillard

 

Nombre de pages : 136 

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9788418101106

 



Publié le 11/10/2020.


Source : Bd-best


Vis ma vie de pompier.  Les pompiers 20 - Sauve qui peut

« - Vous devez être la journaliste ?

- Heu… Oui !

- J’approuve à 100 % votre démarche, mais le plus compliqué sera de convaincre les effectifs de vous accepter ! On va leur demander tout de suite !

- Avoir une journaliste dans les basques à longueur de journée ? Non merci ! On a assez de soucis come ça !

- Vous nen pouvez même pas imaginer ce que ça fait d’être caillassé !

- Faut être pompier pour savoir !

- Vous perdez votre temps !

- … et le nôtre !

- Et si je vous prouve que je comprends parfaitement ce que vous vivez ? »

 

 

 

 

 

 

 


                En demandant à vivre en immersion dans le quotidien d’une caserne de pompiers, une jeune journaliste était loin de se douter qu’elle allait se retrouver en immersion dans le caillassage. Il n’y a pas plus populaire comme métier. Tout le monde les aime, les pompiers. T’as qu’à croire ! La reporter va rapidement se rendre compte que chacune des interventions de la troupe est une aventure pleine de dangers non seulement pour ceux qui les appellent, mais surtout pour eux.

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

                Alors que jusqu’à il y a quelques années, les pompiers bravaient les incendies, sauvaient des gens accidentés, transportaient des malades et allaient chercher des petits chats dans les arbres, leurs journées sont beaucoup plus dangereuses pour eux par les temps qui courent. Pas question de sortir en intervention sans fermer le camion à clef. Gare à tous types de projectiles qui jaillissent par les fenêtres des cités. Mais malgré les risques, les pompiers restent à votre service.

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

                Ce n’est pas que la série des Pompiers prenne un virage, mais ce vingtième album provoque des rires plus jaunes que les précédents. Christophe Cazenove prend l’actualité - qui devient malheureusement banalité - à bras le corps pour, par l’intermédiaire de l’humour, faire prendre conscience d’une situation dramatique pour ceux que l’on appelait avant les soldats du feu mais pour qui les incendies ne représentent plus que 6 % des interventions. Un cahier supplémentaire de six pages expose les « nouveaux risques » auxquels ils sont confrontés.

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

                On va encore le répéter mais Stédo est l’un des meilleurs dessinateurs du genre. Il est un digne descendant graphique de Franquin. Il parsème ses planches de clins d’œil. Coucou Curd Ridel et le Gowap sur un tag ! Les séries maisons ne sont en reste. Les gendarmes, les séniors et Gladys sont invités en guests.

 

                Le congrès des sapeurs-pompiers qui devait se dérouler à Marseille mi-octobre est repoussé à 2021. Les auteurs y dédicaceront leurs albums et Gaëtan Dutel, créateur de deux jeux de société pour comprendre les gestes de premiers secours, illustrés par Stédo, sera également présent.

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

                On se marre bien dans cet album, ne nous y trompons pas. Mais sérieusement, les pompiers peuvent être fiers d’avoir pour porte-paroles Cazenove et Stédo.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


 

Série : Les pompiers

 

Tome : 20 - Sauve qui peut

 

Genre : Humour

 

Scénario :  Christophe Cazenove

 

Dessins : Stédo

 

Couleurs : Favrelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976784

 



Publié le 10/10/2020.


Source : Bd-best


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