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Une déclaration d’amour.  Petit éloge de Tintin

 

« C’est en 1957, l’année de mes sept ans, comme pour justifier certain fameux slogan, que l’événement intervint. Une vieille amie de la famille m’apporta Le Lotus Bleu. Par quel miracle suis-je entré dans cette histoire parlant d’une guerre sino-japonaise dont je ne savais évidemment rien ? Pourquoi suis-je tombé sous le charme d’un album dont seules les premières pages avaient été modernisées, le reste étant la mise en couleurs d’une version antérieure ? J’ignorais même qu’il constituait la suite d’un autre, Les Cigares du Pharaon. »

 

 

 

 

 

 

La vie de Jacques Langlois est indissociable de celle de Tintin. Le reporter à la houppe l’a accompagné depuis son plus jeune âge, depuis ce jour de 1957, où, du haut de ses sept ans, on lui offre Le Lotus Bleu. Comme il le dit, si ça avait été Tintin au Congo, peut-être serait-il passé à côté d’une passion dévorante. Trois ans plus tard, en décembre 1960, Jacques entame une correspondance épistolaire avec Hergé. Elle durera plus de vingt ans, émaillée de rencontres entre le créateur et son lecteur.

 

 

 

 

 

Ce Petit éloge de Tintin n’est ni une biographie de Jacques Langlois ni d’Hergé. Pour cette dernière, on se réfèrera au minutieux Lignes de vie de Philippe Goddin. Ce n’est pas non plus un dictionnaire. Si on en voulait un, (re-)lisez l’excellent Dictionnaire amoureux de Tintin par le non moins passionnant Albert Algoud. Ce n’est pas non plus une description détaillée de chacun des albums. Pour cela, il suffit de se replonger dans Le monde d’Hergé de Benoît Peeters. Ce Petit éloge de Tintin, c’est l’histoire d’amour d’un gamin pour un personnage de papier, un recueil d’événements d’une vie, un album de souvenirs que Jacques Langlois nous fait l’amitié de partager.

 

 

 

 

 

Langlois parle de la popularité hors norme de Tintin, seul rival du Général de Gaulle. Il détaille les conséquences de la participation de Hergé au Soir volé. Il raconte comment et pourquoi Hergé changea de position sur le port du knickerbocker, le pantalon de golf, par son héros. Langlois expose comment chacun des personnages secondaires est apparu dans la série. Puis les éditions Casterman, le journal Tintin, les Studios Hergé, Spielberg, tout passe par le prisme Langlois.

 

 

 

 

 

Jacques Langlois fut vice-président de l’association Les Amis de Hergé. Il en est toujours administrateur. Grâce à Tintin, comme de nombreux lecteurs, il a pu et su conserver une âme d’enfant, et c’est d’ailleurs ce môme-là qui témoigne dans ce livre, comme si l’œuvre d’Hergé avait le pouvoir d’arrêter le temps. Empreint de sincérité, ce petit éloge de Tintin est une grande déclaration d’amour qui respire la passion et ne donne qu’une envie : relire Tintin.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

© Bertrand Neuman-Nat Neujean pour la silhouette

© Langlois - François Bourin

 

 

 

 

 

Titre : Petit éloge de Tintin 

 

Genre : Hommage

 

Auteur : Jacques Langlois

 

Éditeur : François Bourin

 

Nombre de pages : 264 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9791025205068

 

 

 



Publié le 14/02/2021.


Source : Bd-best


La mort aux dents.  Mort et déterré 2 - Pas de quartier pour les macchabées

 

« - Tu vas être tranquille, ici. Ma mère n’y met jamais les pieds. C’est pas un cinq étoiles mais tu seras à l’aise.

- Après un an dans un cercueil, le confort est vraiment le dernier de mes soucis.

- Les morts qui jouent du clairon dans leur tombe ne sont pas légion. Est-ce que tu sais pourquoi tu es devenu… Eh bien…

- Un zombie ? Aucune idée. Je suis resté conscient après ma mort et à un moment donné j’ai réussi à bouger…

- Tu penses que ça va durer ? Je veux dire, t’as pas peur de redevenir juste un cadavre ordinaire ?

- Je pense pas à ça. Mettons que je m’en fais moins pour mon avenir que pour ma famille.

- La vie est un miracle, mon vieux. T’en es la preuve ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Les proches de Yan ne se remettent pas de la mort de leur fils. Pourtant, celui-ci est bien vivant…. Enfin, non… Il est mort, mais il est vivant. Bref, il est mort-vivant. Son ami Nicolas l’héberge dans sa maison. Mais comme sa mère est un poil intrusive, il le planque dans le cabanon de jardin. Le confort est sommaire, mais quand on a passé un an dans un cercueil, Yan ne va pas faire le difficile. A part Nico, seule Alice est au courant de la « résurrection » de Yann. Mais l’enquête sur son assassinat n’est pas encore résolue et une vidéo de zombie qui circule sur le net intrigue…

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

                Avec Mort et déterré, Boisvert et Colpron réveillent la bande dessinée québécoise. On ne la connaît pas bien sur notre continent. Il est temps qu’elle soit mise en lumière parce qu’à part Les Nombrils de Delaf et Dubuc ou bien Paul de Michel Rabagliati, on ne peut pas dire qu’elle ait sa part du marché.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

                Le scénariste Jocelyn Boisvert adapte et développe son roman pour le neuvième art. Le romantique qui, ado, écrivait de la poésie en cachette et trouvait merveilleux l’idée que l’amour survive à la mort réalise son rêve par l’intermédiaire de son héros. Lui qui a toujours préféré imaginer des personnages excentriques plutôt que d’en être un cache un petit côté gothique en lui. L’histoire de Yan Faucher est aussi le moyen de parler des relations familiales et du délicat thème de la vie avec le deuil. A hauteur d’enfant-lecteur, Boisvert l’aborde avec tact prouvant que l’on peut parler de tout du moment que c’est bien explicité. Il est également des sujets qui peuvent choquer ou interpeler les parents mais pas les plus jeunes, alors que la mort, c’est la vie, tout simplement.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

                Pascal Colpron parlait de son Petit Nombril aux éditions de La Pastèque. Il a été l’assistant de Delaf sur les tomes 4 à 7 des Nombrils. Sous les couleurs vert-cadavre d’Usagi, il s’occupe maintenant de celui de ce jeune mort-vivant. Son graphisme réaliste donne un côté véridique à l’histoire.

 

                Mort et déterré est une série tous publics qui, entre autres, fait qu’on a beaucoup moins peur de mourir une fois qu’on l’a lue : une feel good dead story.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Mort et déterré

 

Tome : 2 - Pas de quartier pour les macchabées

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Jocelyn Boisvert 

 

Dessins : Pascal Colpron 

 

Couleurs : Usagi 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034733415

 



Publié le 14/02/2021.


Source : Bd-best


Damnatio Memoriae.  Les rivières du passé 1 - La voleuse

 

« - Je suis heureux d’enfin vous rencontrer, Linn. Vous excuserez mon intrusion. Je m’informe toujours sur mes futurs collaborateurs. On apprend tant de choses sur les gens en observant là où ils vivent. Remarquable. Tout est à vendre ?

Seulement ce que j’ai volé. Je garde les rares cadeaux que l’on m’ait faits, quand j’avais encore mon père.

Un très ancien traité d’alchimie. Votre père soutenait qu’il n’avait jamais été question de transmuter du plomb en or. Pour lui, l’alchimie était l’art de révéler une idée cachée dans une autre. Et cette gargouille ? Un cadeau d’anniversaire pour vos dix ans. Votre père ne croyait pas en Dieu mais il était persuadé que ces démons étaient censés nous protéger du mal. D’après ce que j’ai entendu, vous êtes une voleuse encore bien plus habile que lui. »

 

 

 

 

 

 

                Paris, de nos jours. Benyamin Argonovitch vient louer les services d’une voleuse hors pair afin de subtiliser un objet qu’il désire par-dessus tout : un bijou égyptien ancien. Cette voleuse, on l’appelle Enfer, on l’appelle Stacey, Elle, Jane. Ce n’est pas son nom. Capable de se faufiler dans les Musées les mieux protégés, de dérober les biens les mieux gardés, Linn, car c’est comme cela qu’elle s’appelle vraiment, est engagée dans un larcin qui va l’amener au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer. Elle va franchir les couloirs du temps pour se retrouver dans un Paris moyenâgeux assailli par une horde de Shayks, mi-stryges, mi-garous.

 

 

 

 

© Desberg, Corboz - Daniel Maghen

 

 

                Après Oliver Page & les tueurs de temps, diptyque dessiné par Griffo paru chez Glénat, Stephen Desberg organise un nouveau voyage dans le temps. Il y est aussi question de Moyen-Orient, mais ce n’est pas dans l’antiquité qu’il envoie ses personnages, c’est au Moyen-Âge. Le scénariste instille le mystère par petites touches. L’introduction avec Maître Worn, le maître de la peur, qui promet aux Shayks des quartiers de Paris et la peau du Chevalier Cerf, est un pré-générique bien mystérieux. Se retrouver d’une page à l’autre dans un Paris contemporain surprend tout autant qu’il questionne. Sans Fripouille ni Montmirail, Desberg remplace Les visiteurs par des visiteuses au voyage bien plus périlleux.

 

 

 

 

© Desberg, Corboz - Daniel Maghen

 

 

                Yannick Corboz se positionne comme l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération. Clairement, il marche sur les pas de Jean-Pierre Gibrat, tout en gardant sa personnalité avec un encrage rapide qui lui permet de garder la vivacité de son crayonné. Ses personnages sont théâtralement magistraux, que ce soient les héroïnes Linn et Lamia, ou les hors du commun Maître Worn et Chevalier Cerf. Le cahier graphique qui clôt l’album en témoigne.

 

 

 

 

© Desberg, Corboz - Daniel Maghen

 

 

                Les rivières du passé semblent couler vers la Sérénissime pour le deuxième volet de ce diptyque à grand spectacle. Avec Les rivières du passé, Desberg offre à Corboz la possibilité de laisser éclater son talent.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les rivières du passé

 

Tome : 1 - La voleuse

 

Genre : Thriller fantastique

 

Scénario : Stephen Desberg 

 

Dessins & Couleurs : Yannick Corboz

 

Éditeur : Daniel Maghen

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782356740960 

 



Publié le 12/02/2021.


Source : Bd-best


Maniacollectionneurs.  Les fondus des voitures de collection 2

 

« - Dis, Thierry, je viens de flasher sur cette Facel Vega, je voudrais me mettre à collectionner… Quelles sont les questions à poser avant l’achat ?

- Première question, le budget : il faut que tu tiennes compte de 3 choses… Le prix d’achat de la voiture, évidemment, mais aussi les coûts d’entretien et ceux d’assurance ! Seconde question, quelle voiture acheter ? D’une marque qui existe encore, ou d’une marque disparue ?!

- Pourquoi ? Ça change quelque chose ?

- Un peu ! Les coûts d’entretien pour une marque disparue sont plus lourds ! Les pièces détachées d’une Hispano-Suiza ou Facel Vega sont vachement plus chères ! Troisième question : quelle utilisation tu vas en faire ? Soit tu roules pour le plaisir, soit tu participes à des rallyes, à des rassemblements, soit tu achètes pour investir, spéculer… Autre question : tu la ranges où ? Car il te faut évidemment un lieu fermé, ne serait-ce pour qu’elle ne s’abîme pas, ou pour éviter les vols ! Enfin et surtout tu dois te poser la question la plus importante !

- Ah bon ? Laquelle ?

- … Si moi, je ne veux pas acheter cette Facel Vega en premier ! »

 

 

 

 

 

 

                Thierry et ses potes sont plus que fondus des voitures de collection. Ils en sont maniaques. Quand Thierry tombe en panne avec sa 404, il faut que ce soit une camionnette 404 qui vienne le chercher. Quand sa femme cherche pourquoi ses poubelles dégoulinent de confiture de fraises, elle se rend compte que c’est parce que son époux les a vidés pour récupérer les bocaux afin de ranger sa quincaillerie. Et si Axel manque d’activités pour fêter son anniversaire avec ses potes, son père peut lui en trouver. Tout tournera autour des automobiles.

 

 

 

 

© Cazenove, Richez, Bloz - Bamboo

 

 

                Bloz a toujours eu une attirance pour tout ce qui est vintage. Amateur de vieilles mécaniques, il roule en moto ancienne et rencontre régulièrement des passionnés de cylindrées. Injustement taxées de non écologiques, les voitures de collection sont somme toute si peu nombreuses que les industriels et les pouvoirs politiques feraient mieux de balayer devant leurs portes. Bref, Bloz met à l’honneur ce que l’on peut appeler avec grâce les belles bagnoles, s’attachant à restituer fidèlement les modèles.

 

 

 

 

© Cazenove, Richez, Bloz - Bamboo

 

 

                Richez et Cazenove varient les types d’automobiles pour diversifier les marques et les époques, avec cependant un faible pour les populaires françaises des années 50 à 70. Bien qu’on y retrouve tous les fondus, Thierry prend vraiment une longueur d’avance et est vraiment le plus fondu d’entre les fondus des voitures de collection.

 

 

 

 

© Cazenove, Richez, Bloz - Bamboo

 

 

                Plus qu’un album d’humour qui ravira tous les aficionados du gag, amateurs ou pas de voitures, Les fondus des voitures de collection est une série au graphisme automobile soigné à ranger aux côtés des chroniques de Starter de Jidéhem. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les fondus des voitures de collection

 

Tome : 2

 

Genre : Humour calandré

 

Scénario : Richez & Cazenove 

 

Dessins : Bloz 

 

Couleurs : Pierre Schelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818978269 

 



Publié le 12/02/2021.


Source : Bd-best


Star war.  Von Braun

 

« - Hu hu hu !

- Wernher ! Un peu de sérieux ! Un de vos V2 a traversé la frontière mexicaine et s’est écrasé en pleine ville, de l’autre côté du Rio Grande !

- Pardon Major, c’est nerveux…

- Nous avons de la chance, il n’y a aucune victime.

- Hu hu hu ! Pourtant, de nombreux morts ont été retrouvés sur les lieux, Major, hu hu !

- C’est pour ça que vous rigolez ?! Parce que vous avez la chance que votre fusée se soit écrasée en plein cimetière ?! L’humour allemand, certainement…

- Voyons, Major ! Tout se termine bien. Le gouvernement mexicain a accepté nos excuses.

- Hmmm. Je ne sais pas si quelque chose est capable de réellement vous préoccuper, mais sachez que les services secrets américains, qui ont recruté des agents allemands parmi les anciens nazis, font désormais en sorte de bloquer toute les enquêtes vous concernant vous et vos collègues établis aux Etats-Unis. »

 

 

 

 

 

 

 

Après la Seconde Guerre Mondiale, Wernher Von Braun, ingénieur nazi à l’origine des missiles balistiques V2, est débauché par la première puissance mondiale pour développer ses projets pour le compte de l’armée américaine.  Accompagné d’autres ingénieurs allemands, Von Braun est installé à Huntsville.

Dès le début des années 50, c’est un autre défi qui démarre, celui de la course à l’espace. Les soviétiques sont déjà bien avancés dans le domaine. Von Braun permettra-t-il aux Etats-Unis de rester dans la course ?

 

 

 

 

© Walter - Des ronds dans l’O

 

 

Après KZ Dora qui racontait la déportation de son grand-père dans le camp de concentration allemand de Dora, Robin Walter signe son deuxième album, idée partant là encore du camp de Dora où l’ingénieur Von Braun menait ses recherches sur les fusées V2. Walter montre comment le scientifique et ses collègues ont été « blanchis » par les Etats-Unis dans le cadre de l’opération Paperclip, en échange de travail au service de l’armée américaine. Walter montre le rôle pivot de Von Braun dans le développement du lanceur Saturn V qui permit le lancement des missions lunaires du programme Apollo.

 

 

 

 

© Walter - Des ronds dans l’O

 

 

Walter réalise un biopic objectif sur la vie de Von Braun. Au-delà de toute idéologie, l’homme a vécu pour son métier. On le voit vulgariser sa science dans des émissions produites par Walt Disney, bien que les relations de celui-ci avec le régime hitlérien n’aient pas toujours été claires. (Relisez pour cela Deux frères à Hollywood, par Felix Ruiz et Alex Nikolavitch paru en 2019 chez 21g.) On le voit blessé lorsqu’il demande à sa fille de changer de chaîne lorsqu’un humoriste plaisante sur son passé.

 

 

 

 

© Walter - Des ronds dans l’O

 

 

Cette histoire du plus célèbre des ingénieurs nazis ayant permis aux américains de poser le pied sur la lune, comme le précise Robin Walter en postface, démontre que technique, pouvoir et morale sont constamment imbriqués.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Von Braun 

 

Genre : Biopic 

 

Scénario & Dessins : Robin Walter

 

Éditeur : Des ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 1884 

 

Prix : 22 €

 

ISBN : 9782374181011

 



Publié le 11/02/2021.


Source : Bd-best


La fille transparente et l’homme d’écailles.  Sarissa of Noctilucent Cloud 1

 

« - Dites !

- Oui, Shinobu ?

- Votre truc, là… C’est un enlèvement ! Vous comptez me faire quoi ?!

- Un enlèvement ? Je préfère parler de recrutement… Dans tous les cas, sache qu’on agit sur des bases  légales.

- C’est quoi ce baratin ?!

- Nous agissons selon des instructions officielles qui dépassent le cadre de l’état.

- J’ai du mal à vous suivre…

- Tu veux vérifier de tes propres yeux ? Voici l’autorisation signée par le cabinet du Premier Ministre, celle du Parlement, le transfert d’autorité sur ta personne, et pour finir, l’accord signé de tes parents. »

 

 

 

 

 

 

 

Shinobu Nabari n’est pas un fantôme. Pourtant, tout le monde semble l’ignorer. Grâce à cette capacité à passer inaperçue, elle est enrolée, sans vraiment avoir donné son avis, par l’IOSS, une agence internationale militaire qui lutte contre des créatures qui apparaissent aléatoirement dans le ciel. Shinobu ne se voit pas, les créatures non plus. Mais elle, elle les voit et peut donc les combattre.

 

 

 

 

© Miki Matsuda, Kome 2018

 

 

Miki Matsuda est spécialiste des mangas mecha, science-fiction mettant en scène des personnages utilisant ou incarnant des armures robotisées. Avec Sarissa, il s’écarte un peu du genre mais reste dans un domaine ou la technologie et les monstres se côtoient et s’affrontent.

 

Shinobu est une Fireball, comme douze autres personnes nées le même jour. Sa capacité à disparaître lui permet de rendre son avion indétectable. Son coéquipier est Danke, un être à l’apparence humaine qui tente de dissimuler son visage monstrueux et dont le corps est recouvert d’écailles. Lui aussi est Fireball. Il est capable de résister à des tirs de 9 mm, ses griffes tranchent des vitres blindées et il est doté d’une force impressionnante. Un troisième personnage complète le trio. Il s’agit de Gabriel, capable de voir à travers les murs et à de longues distances. Ensemble, ils combattent les arpenteurs célestes, serpents ailés menaçant la Terre.

 

 

 

 

© Miki Matsuda, Kome 2018

 

 

Illustratrice de livres et de boîtes de maquettes spécialisée dans les cyborgs, Kome signe avec Sarissa sa première série manga, une entrée dans le milieu qui ne passe pas inaperçue. Aussi à l’aise dans les détails techniques des avions (voir la postface détaillée) que dans les créatures aériennes, Kome marche sur les pas de Yuji Iwahara dont la Dimension W vient de se clore.

 

A mi-chemin entre le lyrisme réaliste d’un Blue Thermal (Komikku) et le fantastique monstrueux d’un Demon Slayer, Sarissa of Noctilucent Cloud mêle les genres jusqu’à se définir comme un Shonen avec un personnage principal féminin.

 

 

 

 

© Miki Matsuda, Kome 2018

 

 

Noctilucent, ou noctulescent, désigne ce qui est visible la nuit, luisant dans la nuit, en parlant de nuages, comme par exemple la vapeur d’eau qui s’échappe lors du décollage d’une fusée ou d’un avion de chasse et qui monte vers la haute atmosphère pour former des nuages noctilucents. Sarissa joue dans ce domaine, navigue sur cette évanescence. Qu’est-ce qui est visible ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Pour qui ? Pour quoi ?

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sarissa of Noctilucent Cloud

 

Tome : 1

 

Genre : Aviation fantastique  

 

Scénario : Miki Matsuda 

 

Dessins : Kome 

 

Éditeur : Panini Manga

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782809494259

 



Publié le 11/02/2021.


Source : Bd-best


Neige au printemps.  Neige 14 - Le printemps d’Orion 1/2

 

« - Tu es un étrange pèlerin ! Bien plus riche qu’il n’y paraît.

- Oui Sève. Cela évite de passer par les troqueux pour quémander quelques litres de gazole ou d’ersatz en échange d’une pinte de sang.

- Pardi. Line et moi en sortons anémiés pour trois jours à chaque fois. Les prix ne cessent d’augmenter ! Avant, tu avais un litre pour un verre de sang. C’est deux verres, de nos jours.

- Eh oui, grand-père. Les stocks s’amenuisent. Le marché manquera de pétrole dans très peu de temps. Allez chercher les jerricans.

- Tu penses réellement que ce n’est qu’un simple guérisseur itinérant ?

- Certainement pas ! » 

 

 

 

 

 

 

                Mais qui est cet aventurier qui a sauvé Grand-père Jo, sa bru Sève et sa petite-fille Line ? Il dit s’appeler Le Rebouteux.. Il vient de chasser une bande de cloqueux de sa zone pour accéder à une réserve de carburant. Jo a déjà croisé il y a très longtemps la route de ce Rebouteux quand il était enfant et qu’on appelait… Neige ! Aujourd’hui, Neige apprend qu’il possède en sa moëlle épinière le remède au mal d’Orion qui lui a été implanté enfant. Deux solutions s’offrent à lui pour sortir l’Europe de l’hiver : se sacrifier ou atteindre la centrale du Printemps d’Orion.

 

 

 

 

© Gine, Convard, Quaresma - Glénat

 

 

                Après treize ans d’absence, la série culte de Gine et Convard revient pour le premier des deux actes de sa conclusion.  Formidable saga post-apocalyptique, elle provoqua en 1986 aux lecteurs du journal Tintin un effet similaire à celui que fit l’arrivée de XIII dans Spirou en 1984. Une Europe sous une coupole de Neige, des groupes de personnes qui tentent de survivre par des moyens plus ou moins catholiques, une mystérieuse congrégation de douze personnes, voici les ingrédients d’une saga qui aura marqué toute une génération. Après quelques aléas éditoriaux au départ (passage du Lombard à Glénat au quatrième album), prévue dès le départ en quinze albums, Neige et ses lecteurs attendaient impatiemment une vraie fin. Les mini-séries Neige fondation et Neige origines ont permis de patienter.

 

 

 

 

© Gine, Convard, Quaresma - Glénat

 

 

                Didier Convard est plus que spécialiste de la franc-maçonnerie. Il l’a prouvé avec Le triangle secret et ses séries dérivées, puis à présent avec L’épopée de la franc-maçonnerie. Bien avant ces succès-là, Neige montrait déjà des accents de cette confrérie. La congrégation des Douze, mise en place par Northman, père adoptif de Neige, a tout d’une loge.

 

                Christian Gine n’a jamais quitté la scène mais a diversifié ses activités, seul (La grande ombre), ou avec d’autres (Les boucliers de Mars, Sir Nigel,…). Ce quatorzième album de Neige sort neuf mois après sa date prévue pour cause de COVID. Ce report permettra d’attendre moins avant le quinzième et dernier… on l’espère.

 

 

 

 

© Gine, Convard, Quaresma - Glénat

 

 

                Le printemps d’Orion dégèlera-t-il l’Europe ? Neige détient la clef. A lui de décider comment l’utiliser...

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Neige

 

Tome : 14 - Le printemps d’Orion 1/2

 

Genre : Anticipation

 

Scénario : Didier Convard 

 

Dessins : Christian Gine

 

Couleurs : Antoine Quaresma

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782344028391 

 



Publié le 10/02/2021.


Source : Bd-best


Comme un animal sans cage.  Le réveil du tigre

 

« - Finalement, on n’est pas venus pour rien, les gars.

- Je sais qui vous êtes, mister. Vous avez débarqué en Californie en 1853. Après avoir exercé de nombreux métiers, vous vous êtes fixé à Blue Hill où vous avez vécu avec une institutrice venue de la côte Est…

- Tu en sais beaucoup sur moi… Mais toi, qui es-tu ?

- Heu… C’était dans votre fiche... »

 

 

 

 

 

 

 

Comment se fait-il que Matt Monroe, jeune détective privé de l’agence Pinkerton, en sache aussi long sur Chen Long, alias Chinaman ? L’enquêteur a débarqué dès l’âge de cinq ans chez le Docteur Monroe, avec sa mère qui venait d’être embauchée comme gouvernante. Le médecin vécut une histoire d’amour avec elle. Il l’épousa et adopta son fils. Matt eut une vie heureuse au sein de sa nouvelle famille. Son père biologique ignorait son existence. Aujourd’hui, sa mère est morte et il retrouve son père. Cet homme, c’est Chen Long.

Les deux hommes se trouvent au cœur d’une sordide affaire d’enlèvements de jeunes femmes et dont la raison est plus complexe qu’en apparence. Ayant croisé la route de ravisseurs, Chinaman va voir sa vie chamboulée. Le tigre se réveille et il n’est pas content. Encore meurtri par la guerre de Sécession, Chen Long va prendre la route de la vengeance et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

 

 

 

 

© TaDuc, Le Tendre - Dupuis

 

 

Plus de treize ans après la parution du neuvième et dernier album de Chinaman, Olivier TaDuc et Serge Le tendre offrent une vraie conclusion à leur série. Mais qu’est-ce qui justifie que l’histoire soit accueillie dans la prestigieuse collection Aire Libre, écrin d’excellence de la maison Dupuis ? Et bien tout simplement parce que Le réveil du Tigre est une histoire puissante au dessin impeccable totalement indépendante du reste de la saga. Nul besoin d’avoir lu les albums précédents. Même si ceux qui ont suivi les aventures de Chen Long l’accompagneront ici avec plus d’émotion, les autres liront l’un des meilleurs westerns de ces dernières années.

 

 

 

 

© TaDuc, Le Tendre - Dupuis

 

 

Serge Le Tendre ne l’est pas avec son personnage. Il lui fait supporter et subir les pires tourments. TaDuc l’accompagne à fond dans, non pas ce que l’on pourrait considérer comme un déchaînement de violence, mais dans une quête de justice. Les colts pétaradent et les têtes coupées valsent. Le final éblouissant rougit le pétrole qui n’aura jamais autant été au cœur d’une intrigue depuis There will be blood, le film de Paul Thomas Anderson en 2007.

 

 

 

 

 

© TaDuc, Le Tendre - Dupuis

 

 

Le tigre est réveillé. Il ne fallait pas l’énerver. Non, il ne valait mieux pas...

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le réveil du tigre 

 

Genre : Western 

 

Scénario : Serge Le Tendre, Olivier TaDuc & Chantal Vincentelli-Ta 

 

Dessins : Olivier TaDuc 

 

Couleurs : Olivier TaDuc & Luc Perdriset 

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Aire Libre

 

Nombre de pages : 136 

 

Prix : 28,95 €

 

ISBN : 9791034754199

 



Publié le 10/02/2021.


Source : Bd-best


Nouvelle rose, nouvelle flèche.  Nottingham 1 - La rançon du roi

 

«  - Tu n’es pas sans savoir que notre « bon » roi Richard tarde à rentrer de sa « Sainte » croisade. Je vis au fond d’une forêt mais pas dans un couvent, ma belle. J’ai ouï dire qu’un certain Léon de Battinger l’avait jeté dans un cachot.

- Léopold de Babenberg, le duc d’Autriche !

- Lors de son retour, Richard s’est échoué près de ses terres et le duc l’a capturé. En effet, Richard s’est moqué de lui durant la croisade et Léopold en a profité pour se venger. Depuis quelques semaines, à part quelques rumeurs, aucune nouvelle sure ne nous est parvenue du continent. Seul le Prince Jean semble vouloir persuader tout le monde que son frère est mort. Richard n’ayant pas d’héritier, c’est le trône lui-même que Jean réclame. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cœur de la forêt de Sherwood, Lady Marianne est en plein pourparlers avec la vieille Scarlett, matriarche d’une bande de coupe-jarrets. La jeune châtelaine saxonne cherche à constituer une bande de compagnons qui pourront aider « l’esprit de la forêt » à protéger les habitants de son hameau du joug cruel des Normands, emmenés par Hugues de Morville, chien de guerre du Prince Jean. Ce dernier veut profiter de l’absence de son frère le Roi Richard, prisonnier sur le continent, pour s’emparer de la couronne d’Angleterre. Mais qui est cet « esprit de la forêt » ? Sous la capuche de celui que l’on appellera Robin des Bois, se cache….William, shérif de Nottingham.

 

 

 

 

© Dellac, Brugeas, Herzet, Bechu - Le Lombard

 

 

Vincent Brugeas et Emmanuel Herzet proposent une relecture nouvelle, originale, inédite et totalement surprenante du mythe de Robin des Bois. En effet, après Michael Curtis, Wolfgang Reitherman pour Disney, Kevin Reynolds, Ridley Scott, et surtout M.Pokora, que pouvait-on raconter de plus sur cette légende littéraire qui remonte au XIVème siècle ? Les scénaristes ont choisi d’aborder le récit sous le prisme de l’antagonisme. En faisant endosser le rôle du justicier au shérif de Nottingham, censé être son ennemi juré, ils l’attaquent par un angle complexe, se mettant des contraintes pour lesquelles il allait falloir user de malice pour justifier les actions des personnages.

Le Prince Jean veut détourner l’argent recueilli par les shérifs pour verser leur contribution annuelle qui leur permet de garder leur charge d’officier de la couronne. Jean veut financer sa prise de pouvoir avec cet argent, ce à quoi s’oppose William, sous couvert d’un bandit masqué, afin de ne pas se mettre à dos le possible héritier du royaume.

Le « méchant » devenant bon, les scénaristes de La Cagoule ont dû intégrer un nouvel ennemi, ce qu’ils font avec le dévoué et cruel Hugues de Morville.

 

 

 

 

© Dellac, Brugeas, Herzet, Bechu - Le Lombard

 

 

Après le très réussi Serpent-Dieu, Benoît Dellac démontre une nouvelle fois qu’il sait choisir ses scénarios. Libre de ses découpages, le dessinateur déstructure les planches dans des mises en scène non conventionnelles. Si la planche doit se lire en double-pages pour un flash-back, la disposition des cases y invite naturellement le lecteur.

Dellac préfère multiplier les cases que les actions. Il travaille ainsi ses planches à partir d’une case principale. Dessiner une planche dans une planche, on n’avait vu ça nulle part ailleurs, ni même la séquence étoilée, autre flash-back raconté par Marianne. Les couleurs de Denis Bechu aident à la lisibilité de ces compositions inhabituelles, preuve en est un combat dans la neige avec juste quelques touches de rouge dans une séquence immaculée.

 

 

 

 

© Dellac, Brugeas, Herzet, Bechu - Le Lombard

 

 

Nottingham s’annonce comme un triptyque d’action dont la flèche atteint la cible en plein cœur.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Nottingham 

 

Tome : 1 - La rançon du roi

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Vincent Brugeas & Emmanuel Herzet 

 

Dessins : Benoît Dellac

 

Couleurs : Denis Bechu 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,75 €

 

ISBN : 9782803680351

 



Publié le 09/02/2021.


Source : Bd-best


Pique et pique sans colegram.  Complots à Versailles 3 - L’aiguille empoisonnée

 

« - Que se passe-t-il ?

- Il y a eu un vol cette nuit… Des pierreries… A la garde-robe de la Reine… M.Bontemps en discute avec le prévôt.

- Un vol ?

- Quelle coïncidence ! Annoncez-nous, je vous prie…. Nous avons des nouvelles à transmettre à propos de ce vol.

- Vous êtes donc déjà au courant ?

 -A vrai dire, nous sommes là pour vous signaler la disparition d’Agnès Bonneval…

- Pour elle aussi vous savez ?

- Quelle a été enlevée ? Oui, bien sûr.

- Point du tout ! Elle a dérobé les bijoux de la Reine avant de disparaître.

- Non. Vous vous trompez ! Agnès ne peut avoir fait une telle chose. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                A la cour de Louis XIV, la jeune couturière Agnès Bonneval a disparu, ainsi que les bijoux de la Reine. Tout l’accuse. Les faits sont indiscutables. Girard, garde de la cassette de la Reine, a affirmé qu’elle l’avait déposée elle-même dans l’armoire forte. 20.000 livres de bijoux. Elle est bonne pour la potence. Cécile Drouet, la guérisseuse devenue Comtesse d’Altafuente, est certaine de l’innocence de son amie. Elle compte bien aider Julien Bricourt, le fiancé d’Agnès, à retrouver la disparue et le butin. Le mystère règne à la cour, d’autant plus que les morts mystérieuses se succèdent.

 

 

 

 

 © Carbone, Adragna - Jungle

 

 

                Complots à Versailles est à l’origine une série de quatre romans d’Annie Jay publiés chez Hachette Jeunesse entre 1993 et 2017. L’autrice est spécialisée dans les romans historiques pour adolescents, mêlant personnages fictifs et réels dans un contexte historique précis. Elle permet d’aborder l’Histoire par le biais d’aventures policières et amoureuses, pleines de suspens et de sentiments, sans jamais tomber dans la guimauve.

 

 

 

 

 © Carbone, Adragna - Jungle

 

 

                Avec tout son savoir faire, Carbone adapte le troisième volume de ces complots versaillais. L’univers d’Annie Jay sied à merveille à la scénariste de la Boîte à musique. Le seul problème de cet épisode est son titre qui dévoile une partie de l’énigme, mais comme c’était déjà le titre du roman, les autrices l’ont conservé.

 

                La dessinatrice italienne Giula Adragna est professeur de manga. Elle adopte ici un découpage européen mais certains de ses personnages semblent tout droit issus d’animés. En particulier, Girard est le prototype même des méchants ridicules qu’on peut y trouver.

 

 

 

 

 © Carbone, Adragna - Jungle

 

 

On le sait, le public BD est très majoritairement masculin. L’aiguille empoisonnée est une enquête historique pas exclusivement réservée aux filles, mais qui montre qu’on peut leur proposer des scénarii intelligemment ficelés. Elles sont un véritable public qui a le potentiel pour s’intéresser à la BD.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Complots à Versailles

 

Tome : 3 - L’aiguille empoisonnée

 

Genre : Aventure historique

 

Dessins : Giulia Adragna

 

Scénario : Carbone

 

D’après : Annie Jay

 

Couleurs : Yellowhale S.R.L. Creative Studio

 

Éditeur : Jungle

 

Collection : Miss Jungle

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12,95 €

 

ISBN : 9782822231992

 



Publié le 09/02/2021.


Source : Bd-best


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