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Information générale concernant le monde de la BD
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Ne pas se fier aux apparences… L'art de mourir

            « - Désolée de t’avoir fait attendre, Philippe.

 
-          Vingt-cinq ans, ce n’est pas si long.

 
-          Tu as l’air meurtri, comme si je t’avais manqué.

 
-          Tu te trompes.

 
-          Si tu le dis… Depuis que tu as appris que je vivais à Barcelone, tu t’y rends chaque année. Peut-être dans l’espoir de m’y croiser… On peut en parler, tu sais. Tu veux savoir pourquoi je t’ai quitté ?

 
                                            -          J’aimerais plutôt savoir pourquoi tu m’as fait venir de Paris. »

 

 

 

 

 

 
Sophie a demandé à Philippe son ex-mari, flic parisien, de venir dans la capitale catalane. Leur fille, dont il apprend en même temps l’existence, vient de se suicider. Comme lui, elle adorait Jacques Brel et le chocolat blanc. Elle aurait aimé lui dire tant de choses. Mais en se penchant sur la vie de sa fille, Philippe Martin va découvrir que l’affaire n’est pas celle d’une simple disparition.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Le trait de Berthet, c’est l’élégance incarnée. Depuis ses débuts et une certaine « Couleur café », le dessinateur porte un trait qui a de la classe. Si le Sean Connery de James Bond était une BD, il serait un album de Berthet.
 
            Là où Berthet réussi une œuvre cohérente, c’est qu’il semble mettre son âme à l’intérieur de ses personnages, comme un acteur incarne les rôles qu’il joue. Le privé d’Hollywood, c’est lui, il lui ressemble. Philippe Martin, héros de cet « art de mourir », c’est lui ; ils ont le même prénom. Même Dottie, dans Pin-Up, ce doit être lui.

 

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
Avec la collection Ligne Noire, Berthet reproduit le principe de collection qu’il avait chez Dupuis au milieu des années 80, mais avec une thématique précise, celle du polar noir. Raule, scénariste de Jazz Maynard, propose à son dessinateur un scénario sur mesure.
L’histoire a pour originalité de partir d’une situation finale et d’essayer de comprendre comment on a pu en arriver là. Comme son nom l’indique, « L’art de mourir » est une histoire de mort, mais aussi une histoire d’art. Emma, la victime, était sur le point de décrocher un doctorat en histoire de l’art avec une thèse sur le suicide dans l’histoire de l’art. La boucle est bouclée.
En laissant dissimulé le visage de Sophie tout au long des planches dans lesquelles elle apparaît, les auteurs ajoutent au mystère du triangle familial entre la fille décédée et ses parents séparés.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Qui mieux que Dominique David peut comprendre le trait de son compagnon pour l’envelopper de couleurs en osmose ? Personne. La coloriste est indissociable de l’œuvre du dessinateur.
 
            Si mourir est un art, en découvrir la cause en est un autre beaucoup plus complexe.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L'art de mourir

 

Genre : Polar

 

Scénario : Raule

 

Dessins : Berthet

 

Couleurs : David

 

Éditeur : Dargaud

 

Collection : Ligne noire

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505070399

 

 



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


Communiqué de presse de Daniel Maghen concernant l'affaire Jacobs.

 

 

Réponse de Daniel Maghen aux récentes accusations dont il fait l'objet dans l'Affaire Jacobs.

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs inexactes et malintentionnées se répandent sur Internet, notamment par le biais des réseaux sociaux et de forums spécialisés dont les utilisateurs sont anonymes.

Il est allégué que j’aurais illégalement acquis, et revendu, des œuvres originales d’Edgar P. Jacobs.

Je me retrouve ainsi victime collatérale d’un conflit entre éditeurs et ayants-droit d’Edgar P. Jacobs, qui ne me concerne en rien.

Je suis galeriste, éditeur, marchand d’œuvres d’art. Je recherche pour mes clients des œuvres originales de bande dessinée.

À cet égard, j’ai acquis en 2015 un certain nombre de planches d’Edgar P. Jacobs, de manière officielle et légale.

À cette époque, aucun acteur du monde de la bande dessinée n’évoquait un quelconque problème relatif à l’achat et à la revente de ces œuvres.

Au contraire, des œuvres d’Edgar P. Jacobs étaient continuellement commercialisées depuis 2005, notamment dans diverses maisons de vente, et je n’ai fait que m’inscrire dans un marché préexistant.

Les planches que j’ai achetées ont également été vendues de manière transparente, officielle et légale, à différents collectionneurs dont je déplore que la probité soit mise en doute.

À ce jour, en dépit de la désinformation circulant dans divers médias, je n’ai été entendu ni même convoqué par un juge.

Je n’ai commis aucun acte illicite. J’attends sereinement l’issue de cette procédure et espère la fin de ces calomnies.

Daniel MAGHEN

 

 

 

 

 

 

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


Vivre, aimer, respirer, l’art de la nature, la nature de l’art.  Les grands espaces.

 

 

            « Longtemps j’ai rêvé d’avoir dans mon appartement parisien une porte spéciale qui s’ouvrirait directement sur les prés. Je l’emprunterais à chaque saison, en un rien de temps en un coup de crayon. J’irais faire des provisions de paysages, d’odeurs, de silence… Peut-être que je m’attarderais un peu. Récitation. »

 

 

 

 

 

 

 

            Catherine Meurisse a grandi à la campagne. Ses parents ont choisi ce cadre pour les élever, sa sœur et elle. La campagne sera leur chance : 200 habitants, de nouveaux amis, des animaux et une ferme en ruine : leur nouvelle maison.

 

            C’est ainsi que démarre une nouvelle vie, où les valeurs sont redéfinies, où deux petites filles ouvrent les yeux sur un monde nouveau.

 

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

Quand les deux sœurs trouvent une fleur de lys gravée sur une pierre, marque de maçon, elles imaginent Louis XIV, celui-ci apparaît au fond du jardin, témoin improbable des siècles écoulés.

 

            Les gamines adoptent la campagne, l’apprivoisent et l’honorent. A la manière de Pierre Loti, elles créent un Musée où elles conservent tout ce qu’elles peuvent dénicher, jusqu’aux crottes des animaux. « Tant qu’on chie, on vit. », clame un agriculteur. Dans Le roman d’un enfant, Loti regrette plus tard d’avoir collectionné tant de trésors…puisque tout finit en cendres et aux vers, « à quoi bon » ? « Tout finit…ou tout commence ? » répond la Catherine enfant à sa sœur qui lui raconte cela.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

Cette scène a un écho particulier après ce qu’il s’est passé le 7 janvier 2015. Pour la petite fille, la mort appartenait aux guerres 14-18 et 39-45. La mort des hommes, elle ne voyait pas bien, mais celle des animaux, elle connaissait. Elle avait tripoté des types réduits en poussière dans des tombes, mais ce n’était pour elle que des vestiges. On est dans « La légèreté » quand on sait le drame que vivra Catherine lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Autre écho, lorsque la famille visite le Louvre, les deux sœurs dissertent sur le romantisme. Alors que Catherine définit le peintre romantique comme quelqu’un qui cherche à retrouver un paradis perdu, sa sœur lui demande ce qu’elle a perdu, elle. « Ben, rien. » répond la future dessinatrice. Une phrase d’anticipation poignante.

 

Marcel Proust est un autre ami de la famille. Catherine baptise un platane Swann, pour mieux aller se reposer de son côté.  Les mots de l’écrivain se posent dans le jardin fleuri de la petite famille.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

L’album alterne entre futilité et gravité, entre amusement et dénonciation. Monsanto, les pesticides, le remembrement, les politiciens qui organisent des vins d’honneur pour mieux apprivoiser l’électeur de la cambrousse, tout de qui abîme, pollue ou désertifie la campagne en prend pour son grade.

 

            Isabelle Merlet a tout compris du monde de Meurisse. Sa mise en couleur volète comme les ailes d’un papillon, reçoit les rayons de soleil de fin d’après-midi d’été et sublime tant les fleurs des champs que les feuilles des grands arbres aux verts multiples.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

 

            La légèreté ne trouverait-elle pas sa source dans ces grands espaces ? « Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit, ce n’est pas moins de rêve, mais plus de rêve » dit Proust. Rêver, c’est devenir, mais c’est aussi se souvenir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les grands espaces

 

Genre : Chronique de vie

 

Scénario & Dessins : Meurisse

 

Couleurs : Merlet

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 92

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782205074505

 

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


Trop beau pour être vrai ?  Walking Dead 30 – Nouvel ordre mondial.

 

 

            « - Je m’appelle Lance Hornsby. Je gère toutes les entrées dans la communauté. Pour commencer, vous allez me donner vos noms et m’indiquer la zone géographique d’où vous venez.

-          Je veux parler à Stéphanie.

-          Nous aimons les nouveaux. Nous avons besoin de nouveaux. Nous adorons les nouveaux. Les nouveaux sont le sang qui fait battre le cœur de notre communauté. Mais je ne mettrai jamais en danger ce que nous avons construit, juste pour vous mettre à l’aise. Je préfèrerais encore demander à un de mes chers collègues de vous tirer une balle dans la tête. Alors nous allons faire les choses dans l’ordre. Pas de précipitation. Ai-je été bien clair ? »

 

 

 

 

 

Michonne et ses acolytes rencontrent les membres d’une nouvelle communauté. Et, comme d’habitude, ils ne savent pas où ils mettent les pieds. Amis ou ennemis ? Enfer ou paradis ? Dans un monde où des zombies peuvent surgir n’importe où n’importe comment, au détour d’un bosquet ou au coin d’une rue, on ne peut faire confiance à personne.

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

 

Les survivants débarquent dans la société qui abrite Stéphanie, avec qui Eugène a discuté par radio. Mais ce sont de drôles de stromtroopers armés qui les accueillent. Princesse se demandent à quoi peut bien servir une telle combinaison. « Les zombies attaquent direct la zigounette ? ». L’accueil est rigide, encadré, et voilà nos amis conduits au cœur de ville aux 50000 rescapés. Ce « phare dans la nuit » est dirigé par Pamela Milton. La gouverneuse les invite dans leur monde sorti des cendres, qui a mis de l’ordre dans le chaos mondial. Mais est-ce bien ce dont ils ont rêvé, toujours espéré retrouver un jour ? Est-ce bien la civilisation ?

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

Les auteurs ont depuis quelques épisodes étoffé leur équipe afin de garder le rythme régulier et soutenu de la série depuis sa création. Ainsi, Charlie Adlard est épaulé par Gaudiano et Rathburn pour l’encrage, les trames et les niveaux de gris, une organisation à la mangaka. Le lecteur n’y verra que du feu.

Robert Kirkman donne la part belle à Michonne dont le passé lui revient en pleine figure.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

Le scénariste donne un coup de pied à la politique. L’ère Donald Trump passe aussi par Walking Dead. Lorsque Pamela visite la communauté de Rick, celle-ci s’interroge sur le fonctionnement de leur société. Et oui. Rick a la même maison que tout le monde, fait les mêmes corvées, le même travail, avec la même rémunération. Tous sont égaux ici. Pour Pamela, ça n’a aucun sens…

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

En faisant des allusions à l’actualité politique mondiale, et en particulier américaine, Walking Dead reste une série d’intérêt qui amène à la réflexion sur la nature humaine, celle du peuple et de ses dirigeants…qui ne sont pas les mêmes.

Alors, sont-ce les zombies les plus dangereux ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Walking Dead

 

Tome : 30 – Nouvel ordre mondial

 

Genre : Thriller zombiesque

 

Scénario : Kirkman

 

Dessins : Adlard

 

Encrage : Gaudiano

 

Trames et niveaux de gris : Rathburn

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Contrebande

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782756093512

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


FIBD 2019 - Sélection officielle et prix René Goscinny

LA COMPÉTITION OFFICIELLE

Le Palmarès Officiel du Festival International de la Bande Dessinée prime des œuvres publiées en langue française, quel que soit leur pays d’origine, et diffusées dans les librairies des pays francophones, entre le 1er décembre 2017 et le 30 novembre 2018.

Il est composé de huit prix, appelés Fauves d’Angoulême. Plusieurs jurys attribueront les Fauves d’Angoulême, désignés au sein de cinq listes d’albums présélectionnées, listes constituées en amont par deux Comités de Sélection, réunissant des spécialistes reconnus de la bande dessinée. La Sélection Officielle, la Sélection Jeunesse, la Sélection Patrimoine, la Sélection Bande Dessinée Alternative et la Sélection Polar SNCF forment la Compétition Officielle, et réunissent une centaine de livres et publications.

La Sélection Officielle


Décernés par le Grand Jury du Festival, les quatre prix de la Sélection Officielle récompensent des albums issus d’une sélection de 45 livres triés sur le volet.
 

Fauve d’Or - Prix du meilleur album


Ce prix met à l’honneur le meilleur album de l’année, sans discernement
de genre, de style ou de provenance géographique.

Fauve d’Angoulême - Prix Spécial du Jury


Ce prix récompense une œuvre qui a particulièrement marqué le jury
de par sa narration, son esthétique et/ou pour l’originalité de ses choix.

Fauve d’Angoulême - Prix de la Série


Ce prix distingue une œuvre en trois volumes ou plus,
et ce peu importe sa longueur totale.

Fauve d’Angoulême - Prix Révélation


Ce prix est décerné à l’album d’un.e auteur/autrice encore au début de son parcours artistique, et qui a publié professionnellement trois albums ou moins.
 

La Sélection Polar SNCF


5 livres en compétition. Récompense du polar en bande dessinée, le Fauve Polar SNCF est attribué à un album par un jury de personnalités.
 

La Sélection Patrimoine


8 livres en compétition. Fauve d’Angoulême - Prix du Patrimoine, il est décerné par le Grand Jury du Festival. Ce prix met à l’honneur une œuvre qui fait partie de l’histoire mondiale du neuvième art, ainsi que le travail éditorial qui a permis de le distinguer.
 

La Sélection Jeunesse


10 livres en compétition. Le Fauve d’Angoulême - Prix jeunesse récompense un ouvrage principalement destiné à la jeunesse. Il est remis par un jury d’enfants âgés de 8 à 12 ans, ainsi que les autrices Claire Fauvel et Julia Billet, lauréates du Fauve Jeunesse 2018.
 

La Sélection Bande dessinée alternative


Le Fauve d’Angoulême - Prix de la Bande Dessinée Alternative est attribué par un jury d’experts et récompense la meilleure production non professionnelle. Une trentaine de publications non professionnelles sont en compétition, et ce de toute origine géographique ou période.

 

 

LE COMITÉ DE SÉLECTION

    Stéphane Beaujean - Directeur Artistique - FIBD - 9eArt+
    Xavier Guilbert - Journaliste - du9.org
    Guillaume Dumora - Libraire - Le Monte en l’air
    Valérie Mangin - Scénariste
    Jean-Pierre Mercier - Conseiller scientifique de la Cité
    Thi Nguyen - Libraire - Au repaire des héros
    Anne Claire Norot - Programmation - FIBD - 9eArt+

LE COMITÉ DE SÉLECTION JEUNESSE

    Stéphane Beaujean - Directeur Artistique - FIBD - 9eArt+
    Marc Boutavant - Auteur
    Romain Gallissot - Chroniqueur - BoDoï
    Thi Nguyen - Libraire - Au repaire des héros
    Vo Song Nguyen - Libraire - Librairie Millepages Jeunesse BD
    Juliette Salin - Journaliste - Le Monde des Ados
    Ezilda Tribot - Responsable Jeunesse - FIBD - 9eArt+

LE GRAND JURY 2019

    Dominique Goblet - Présidente / Autrice
    Pénélope Bagieu - Autrice
    Jérôme Briot - Libraire La Planète Dessin
    Pauline Croquet - Journaliste Le Monde
    Édouard Fouré Caul-Futy - Délégué artistique de l'Orchestre de Paris
    Charlotte Le Bon - Actrice et illustratrice
    Augustin Trapenard - Journaliste France Inter / Canal+



Publié le 20/11/2018.


Source : Bd-best


Au Garfield des jours…  Garfield 67 – Garfield voyage léger.

 

 

            « - Garfield ! Odie ! Venez là ! On va prendre une photo pour la carte de vœux… Et on veut que tout le monde soit dessus !... Le livreur de pizzas ?

Il fait partie de la famille. »

 

 

 

 

 

Lorsque Jon et sa fiancée Liz demandent aux animaux de les rejoindre sur le canapé pour une photo de famille, il va de soi que le livreur de pizzas est convié.

Oui, Garfield voyage léger, mais en fonction de ce qu’il a l’habitude de trimballer. C’est ainsi qu’il ne partira pas sans ses croquettes, sa télévision et la télécommande qui va avec, sa canne pêche, toutes sortes de choses…et son pote le chien Odie. Autant dire que le félin ne va jamais beaucoup plus loin que le bout de son jardin.

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

Entre strips quotidiens et planches dominicales, le nouveau recueil de Garfield est d’un excellent cru. Et si le chat perd ses poils, il garde sa répartie et son humour.

 

            67 albums au compteur, autant de tonnes de croquettes avalés, de millions de parts de pizzas englouties, de milliers de plats de lasagnes ingurgités et de giga-milliards de poils perdus. Mais Garfield est toujours aussi en forme.

            Drôles, universels, classiques, efficaces, les strips et gags du chat le plus flemmard de la galaxie sont un plaisir pour les lecteurs et une leçon de mécanique pour les auteurs d’humour en devenir. Cela mérite un retour sur la genèse et l’histoire de la série.

 

 

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

            Après avoir été refusée par le King Features Syndicate et le Chicago Tribune-New-York Daily News, Jim Davis signe sa série chez United Feature Syndicate en 1978. Le succès prend feu comme une trainée de poudre. La même année, ce sont 41 journaux qui publient Garfield. En 1981, 850 journaux accueillent le chat dans le monde entier. Jim Davis créé une société Paws, Inc pour en gérer les droits. En 2002, Garfield devient la bande dessinée la plus diffusée au monde. Deux ans plus tard, le chat fédère près de 265 millions de lecteurs dans plus de 2600 journaux et dans 111 pays.

            Aujourd’hui, Jim Davis scénarise et réalise des croquis, mais encrage, colorisation et lettrage sont confiés à des collaborateurs.

 

            Garfield doit son nom au grand-père acariâtre de son créateur. Le patronyme de Jon lui vient d’une marque de café des années 50. Odie dérive d’une publicité radiophonique pour Oldsmobile-Cadillac. Notons qu’au départ le chien avait son propriétaire, mais le personnage a disparu.

            Au fil des années, Garfield s’est physiquement humanisé pour effectuer des actions basiques qu’un quadrupède ne peut pas concrètement réaliser.

 

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

 

            Le site officiel US de Garfield https://garfield.com/comic est un vrai petit supermarché : Applis, goodies, livres, merchandising de toutes sortes... Plus intéressant, l’onglet comics propose des strips en version originale. Facilement traduisibles, les fans peuvent vivre au jour le jour la carrière américaine du greffier.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Garfield

 

Tome : 67 – Garfield voyage léger

 

Genre : Humour félin

 

Scénario & Dessins : Jim Davis

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034731152

 



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Animabilis : sous prétexte d’avoir vu un loup-garou, par la force des saisons, le talent de Thierry Murat est tout-terrain et toutes… émotions

Animabilis, qu’est-ce donc ça ? Un sort inédit sorti de la baguette magique d’Harry Potter ? Non, un récit incroyable sorti du crayon de plus en plus magique de Thierry Murat, à la recherche des légendes effrayantes d’autrefois et qui semble avoir trouvé le passeur de leur mémoire. Il s’appelle Victor, vient de Paris et n’est pas préparé à ce qu’il va voir dans ce coin perdu et où la froideur de l’hiver ne semble pas activer la chaleur humaine, au contraire des bûchers prêts à prendre feu.

Résumé de l’éditeur : Hiver 1872. Le journaliste Victor de Nelville débarque de Paris dans le nord du Yorkshire pour relater les faits extraordinaires qui se déroulent dans la lande de Fylingdales dont l’écho est venu jusqu’en France. Padfoot, le loup-garou, le chien noir aux yeux rouges, annonciateur de mort, serait revenu dans la région. Depuis, une maladie décime les troupeaux. L’engouement du lectorat mondain de la capitale, friand de ces péripéties ésotériques à la mode, saupoudrées de celtitude et d’exotisme anglo-saxon, a poussé son journal à l’envoyer là-bas relater ces « balivernes »… Au village où il s’installe, l’accueil est glacial.

 

 

 

 

© Murat chez Futuropolis

 

Dès le prologue, on sent qu’Animabilis va forger le voyage et l’expérience d’une sensualité graphique qui va s’évader du livre et meuble notre bulle de lecture. Un gamin qui joue les chevaliers nous fixe d’un regard inatteignable. Sur des enluminures moyenâgeuses, il faut le suivre dans une histoire dont on ne ressort pas indemne, alliant les lettres épistolaires et des phylactères fantômes pour faire corps avec l’image, l’art de l’illustration et celui de la BD. Les images et les vides entre les cases, fragmentant le dessin entre le concret et l’imaginaire du lecteur.

 

 

 

 

© Murat chez Futuropolis

 

Dans cette traque aussi extérieure qu’intérieure, Thierry Murat prouve une nouvelle fois, un peu plus fort, son génie et sa science de la narration. Dans le ton et la force, dans le décor et l’épure de celui-ci. Animabilis, dont on vous laissera le soin de découvrir la signification avant d’entrer pleinement dans ce récit, est un tout, une incroyable prouesse qui fait lien et sens entre les formes d’expression. Tout au long de quatre saisons qui changent une vie.
© Murat chez Futuropolis

Dans le cri du corbeau qui n’augure rien de bon – ou peut-être, si ? – dans la corrélation entre les récitatifs et les lettres faites main que le héros écrit avec onirisme et sens de l’enquête littéraire. Le texte qui, de bout en bout, a une sonorité, une forme de long poème dont l’image est la musique. On ne s’étonne même pas que Thierry Murat ait goûté au concert dessiné avec l’un de ses précédents albums, Au vent mauvais, et le groupe The Hyènes. Animabilis, c’est du live intégralement porté par et sur le papier, avec un jeu de lumière et d’ombre qui fait la 3D et le jeu de couleurs sobres pour mieux faire exploser cinq pages qui seront le tournant de cet album.

 

 

 

 

© Murat chez Futuropolis

 

Un album dont on ne ressort pas indemne et qu’il faudra sans doute écumer plusieurs fois pour en découvrir tous les messages et l’énigmatisme, plus loin que les loups et les sorcières, avec l’amour à perte de vue, plus loin que la haine des hommes, et un témoignage sur l’art d’être artiste et de vivre après la mort. C’est bluffant et brillant, mal-aisant et bien-aisant. Par la force des saisons, le talent de Thierry Murat est tout-terrain et toutes émotions singulières. À la chaleur des bougies, la lumière est puissante.

 

 

 

 

© Murat chez Futuropolis

 
    


 

 

Alexis Seny

 

Titre : Animabilis

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs : Thierry Murat

Genre : Fantastique, Horreur

Éditeur : Futuropolis

Nbre de pages : 158

Prix : 23€



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Les auteurs et événements Glénat au SLPJ Montreuil

Découvrez les événements Glénat et les auteurs présents au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil du 28 novembre au 3 décembre.

LES ÉVÉNEMENTS GLÉNAT

Mercredi 28 novembre
 
12h30-13h30
Scène littéraire
    
Méto : les 10 ans de la trilogie avec Yves Grevet, auteur,

Thomas Ehretsmann, illustrateur et Lylian, scénariste.

13h-13h45
Scène BD
    
Les secrets du bruitage derrière les livres audio

Comment ratatiner ? avec Roland Garrigue, illustrateur.

13h45-14h30
Scène BD
    
Atelier Escape Game autour de la collection

Escape Book avec Fabien Fernandez, auteur.

14h30–16h30
Scène Pépite
    
Dédicace d’Elizabeth Holleville pour L’Été Fantôme
En sélection Pépite BD 2018


LES AUTEURS BD JEUNESSE

En dédicace sur le stand Glénat
du vendredi 30 octobre au lundi 3 novembre
      
Lou - Tome 08
Julien Neel
    
Mickey à travers les siècles​​
Fabrizio Petrossi
    
Bergères guerrières - Tome 02​​
Amélie Fléchais et Jonathan Garnier
    
Meto - Tome 01​​
Nesmo & Lylian

La Quête d'Ewilan - Tome 06​​
Laurence Baldetti
    
Ma vie selon moi - Tome 02
Sophie Ruffieux
 
Brindille - Tome 01​​
Federico  Bertolucci

L'Aventure fantastique - Tome 01​​
Lylian & Paul Drouin

L'Île aux diables - Tome 01
Gregory Saint-Félix​
    
Tib & Tatoum - Tome 04​​
Bannister & Grimaldi


LES AUTEURS GLÉNAT JEUNESSE

Princesse Kevin​​
Roland Garrigue

Même les méchants ont des secrets
Magali Le Huche

Les Sorcières de la rue des tempêtes​​​
Frédéric Pillot

L'équipage le plus terrible du monde​​
Mélanie Allag

Sam & Watson, plus forts que la jalousie !​​
Ghislaine Dulier & Bérengère Delaporte

Le garage de Gustave​​​
Leo Timmers

Escape ! Au secours de Chi​
Fabien Fernandez

 

http://slpjplus.fr/salon/


Pays : France

Date de l'événement : du 28/11/2018 au 03/12/2018.

Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Prochaine mise en chantier du Chat Cartoon Museum

Dans le cadre d'un projet architectural, la région Bruxelloise va construire un immeuble pour le Chet Cartoon Museum.

Une convention doit être signée entre le dessinateur Philippe Geluck et la région pour l'occupation de ce bâtiment.

La convention sera signée par le Ministre-Président Rudi Vervoort et Philippe Geluck, qui feront le point sur leurs implications respectives dans ce futur nouvel atout pour Bruxelles.

Le projet architectural sera présenté par Pierre Hebbelinck, l’architecte lauréat de l’appel d’offres lancé par la Société d’Aménagement Urbain, que le gouvernement a chargée de construire ce bâtiment.



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Sommaire Spirou 4206 du 21 novembre 2018

 

Kid Noize : Une série qui va faire du bruit

 

            Une série-concept inédite débarque cette semaine. Le personnage principal se confond avec l’un des co-scénaristes : Kid Noize, l’homme à tête de singe, le DJ masqué, arrive de son monde parallèle. L’autre Kid (Toussaint) apporte son savoir-faire de scénariste professionnel. Qui d’autre que le créateur de Magic 7 et de Télémaque pouvait le faire mieux ? Un jeune dessinateur fait ses premiers pas : Otocto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Super-Groom revient avec la première partie d’un nouveau chapitre. Spirou, façon Comics, ça marche aussi. Autre temps fort : Un hypnotiseur vient montrer ses compétences dans l’hôpital des Femmes en blanc.

 

 

 

 

Histoires à suivre :

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

Super-Groom : Duel au sommet !

Tuniques bleues (Les) : Sallie

 

Récits complets & Gags :

Boni

Cramés !

Crapule

Femmes en blanc (Les) : Hypnose… Vous avez dit hypnose ?

Game Over

Kahl & Pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

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Rubriques :

Edito

Interview : Kid Noize

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Jeux : Zani-Mots (Caritte)

 

 

En kiosques et librairies le 21 novembre.

 

 

Prix: 2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


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