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Bienvenue dans la capitale des machos.  Le Marsupilami 32 – Bienvenido a Bingo !

 

 

« - Il n’y a que des casinos et des cailloux à Bingo. Vous n’y trouverez rien pour faire du shopping !

- Vous êtes originaire de la région ?

- Si ! Je suis né à Santa Dolorosa Carolina El Liebre de las Lagrimas de Sangre, près del « Culo delDemonios », dans la banlieue de Bingo. Pourquoi ?

- Simple curiosité d’ethnobotaniste ! Sachez toutefois qu’une femme peut avoir d’autres centres d’intérêt que le shopping ! La sauvegarde du patrimoine naturel de l’humanité, par exemple. Comme sauver le plus vieux cactus du monde de la cupidité d’un horrible promoteur immobilier.

- Le vieux miraculeux ?

- Exactement ! Grâce à ma modeste notoriété et au soutien de la population, j’ai bon espoir de mener à bien ma mission. »

 

 

 

 

 

 

Dans l’avion de la compagnie Bingair, Diane Forest fait la connaissance d’un prototype de macho de base. Et le machisme des bingolotos n’a d’égal que leur amour du jeu et de la sieste. Faisant le voyage pour protéger le plus vieux cactus du monde faisant office d’arbre à vœux, son arrivée dans la capitale du « Pas#MeToo » ne va pas être aussi simple que prévue. Bibi s’est cachée dans sa valise. A la douane, la petite Marsupilamie s’échappe, Diane est arrêtée. Depuis le fin fond de la forêt palombienne, la maman Marsupilamie, affolée par sa disparition, part à la recherche de sa progéniture.

 

 

 

 

© Batem, Colman, Cerise - Dupuis

 

 

Stephan Colman surfe sur la vague du féminisme. Il se moque d’une société archaïque encore trop autocentrée sur le mythe du mâle dominant.

 

Il injecte de plus en plus de second degré dans ses scenarii. Les vœux accrochés au vieux cactus sont à mourir de rire. Jetez donc un coup d’œil en fond de case sur le nom de l’aéroport de Bingo. Observez ce que font les avocats pendant le procès de Diane devant un tribunal fantoche.

 

 

 

 

© Batem, Colman, Cerise - Dupuis

 

 

Batem, maintenant, c’est le taulier. Rien à dire au patron. Son berger allemand n’a (presque) rien à envier à ceux qui hantent les planches de QRN sur Bretzelburg. Tous les animaux de la forêt palombienne, des singes aux perroquets, des jaguars aux serpents, sont au rendez-vous. La réunion de famille est assurée avec brio.

 

 

 

 

© Batem, Colman, Cerise - Dupuis

 

 

Le dessinateur prouve dans cet album qu’il est aussi à l’aise dans la dense forêt tropicale qu’en ville style Las Vegas, ou encore qu’en plein désert.

 

Bienvenido a todo los lugares donde hay Marsupilamis !

 

 

 

 

© Batem, Colman, Cerise - Dupuis

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le Marsupilami

 

Tome : 32 – Bienvenido a Bingo !

 

Genre : Aventure exotique

 

Scénario : Colman

 

Dessins : Batem

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis-Marsu Productions

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034733385

 



Publié le 14/05/2019.


Source : Bd-best


Terrain d’aviation, prière d’entrer.  Martin Milan, pilote d’avion-taxi Intégrale 1

 

 

« - Eh, bien ! On peut dire que les avions te fascinent, toi, au moins…

- Vous êtes un pilote, m’sieur ? Un vrai ?

- Et comment, petit. Un vrai de vrai ! Je m’appelle Martin Milan !

- Et moi Petibout. Oh, dites, m’sieur ! Comment est-ce que vous avez fait pour devenir pilote, m’sieur ?

- C’est que… C’est toute une histoire, mon garçon ! Il faudrait que je te raconte ma vie !

- Oh, racontez, m’sieur ! Ça m’intéresse ! »

 

 

 

 

 

Martin Milan est un pilote, un vrai de vrai. Depuis tout petit, il rêvait en regardant les avions d’évoluer dans le ciel. Il en rêvait et a accompli son rêve. Martin Milan est un rêveur né, il n’a jamais cessé de l’être et n’arrêtera jamais. Son histoire est une histoire d’amour, d’amour pour les avions, pour le ciel et pour les gens. Martin Milan est avant tout philanthrope. Il aime les gens. A bord de son vieux coucou Le Pélican, il va exercer ses missions au service de causes cocasses et émouvantes.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Outre huit courts récits, le présent volume propose, dans un ordre chronologique, trois plus longues histoires.

 

On connaissait l’opposition entre la Syldavie et la Bordurie. Dans Destination guet-apens, c’est entre la Slavonie et la Baltovaquie que la tension règne. Martin va se trouver mêlé à une affaire d’espionnage dans le no man’s land séparant les deux états. Le Betisooka, arme au rayon rendant neuneu mise au point par le Docteur Haquel-Hahn, est l’objet de toutes les convoitises entre agents secrets et autres espions.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Dans Les clochards de la jungle, Martin  s’envole vers la forêt tropicale avec un passager clandestin : le fils d’un explorateur disparu qui attendrira le cœur de notre aviateur. Mais la zone est dangereuse et les dangers les plus périlleux ne sont pas forcément les plus sauvages; des trafiquants contrôlent la région.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Dans Eglantine de ma jeunesse, Martin est engagé par le directeur de la compagnie africaine des planteurs réunis pour organiser un safari « à l’envers ». Eglantine est une tigresse tout ce qu’il y a de plus pacifique. Elle a été élevée avec le fils du patron. Il faut à présent la rendre à la nature mais elle ne survivrait pas à la sauvagerie de la savane et des chasseurs. Le mieux est de la relâcher dans une réserve. Quand on est plus habitué à faire des léchouilles qu’à sortir les crocs, l’affaire n’est pas si simple.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Christian Godard…. Christian Godard… Godard ?... Godard !.... Cinéma !... Mais non ! On a dit Christian, pas Jean-Luc ! Et on parle bien de BD, de bande dessinée. Ce n’est pas du cinéma.

 

On parle peu, beaucoup trop peu de Christian Godard dans tous les ouvrages qui traitent de l’histoire du 9ème art. Et pourtant, quelle carrière ! L’homme est l’auteur complet de deux grandes séries : Norbert et Kari, aventures en polynésie, et Martin Milan, le pilote d’avion-taxi. Ce n’est pas tout. Il a scénarisé entre autres Pamphile et Philéas pour Dufranne et Chroniques du temps de la vallée des Ghlomes pour Ribera. Ça ne vous dit rien ? Peut-être. Par contre, si on parle du Vagabond des limbes avec le même Ribera, de Toupet avec Blesteau et de la Jungle en folie avec Mic Delinx, là, ça interpelle tout le monde. Godard a un CV a en faire rougir plus d’un.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Martin Milan a fait les beaux jours du journal Tintin de 1967 à 1984, avant une tentative de retour en auto-édition au Vaisseau d’Argent, puis chez Dargaud au début des années 90. Le graphisme franco-belge marqué école Tintin, école de Bruxelles, plutôt humoristique au départ, tendra vers plus de semi-réalisme au fil du temps.

 

Plus qu’une série classique d’aventures, Martin Milan est une série poétique et sensible. Plus que dans toute autre série, Godard y a mis toute son âme. Le créateur et son personnage sont indissociables. Même si Henri Dufranne a collaboré à quelques épisodes, dont Eglantine de ma jeunesse dans le présent volume, Martin, c’est Christian.

 

La série, sous une apparence « gros nez » est bourrée d’émotion. Elle se distingue par des dialogues hors pair, ce qui était assez rare à la fin des années 60 où la production était divisée en histoires de pure aventure et en séries comiques. Martin Milan est une série transversale dans laquelle l’action, l’humour et les dialogues ont chacun autant d’importance.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

En septembre 1984, les Cahiers de la BD consacraient un numéro à Christian Godard. L’universitaire Alain Chante se demandait qui était Martin. Un grand flegmatique qui finit par s’énerver ? Un romantique qui ne supporte pas qu’on le lui dise ? Un crétin intégral ? Le dieu-cargo ? Un homme chevaleresque et tout ça ? Un philosophe ? Il finissait par conclure que Martin était un homme riche de souvenirs et d’expériences, un homme qui a su se déprendre de ses certitudes et qui est conscient de ses faiblesses, un homme sur qui on peut compter, et que l’on souhaite avoir pour ami.

 

Mais celui qui définit encore mieux Martin, c’est Schnockmaster, un des personnages de Destination Guet-Apens : « Vous voulez savoir qui c’est, ce gars-là, hein ? Eh bien je vais vous le dire ! C’est un homme, rien qu’un homme… mais… un vrai. ».

 

Godard a 87 ans. Avec André-Paul Duchâteau, il est l’un des derniers gentlemen de la BD. Il a un blog qu’il alimente régulièrement de souvenirs et d’actualités : http://christiangodard.canalblog.com.

 

Patrick Gaumer remonte aux origines de la carrière de Christian Godard dans un copieux dossier introductif.

 

La présente intégrale qui démarre redonne à ce héros la place de grand classique qu’il mérite. Prenez le vol avec confiance, c’est Martin Milan, pilote d’avion-taxi, qui tient le manche à balai.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Martin Milan

 

Tome : Intégrale 1

 

Genre : Aventures

 

Scénario & Dessins : Godard

 

Dossier introductif : Gaumer

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 29 €

 

ISBN : 9782803672509

 



Publié le 12/05/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4231 -  15 Mai 2019

 

 

 

Réouverture du Royaume après rénovation

 

 

 


 

 

 

            Ça faisait quatre ans qu’on attendait le retour des oiseaux bavards. Quatre ans ! Il faut dire que Benoît Feroumont a été accaparé par son travail dans le monde du dessin animé, ainsi que par son épisode de Spirou. On lui pardonne. Que ne ferait-on pas pour la meilleure série moyenâgeuse après Johan et Pirlouit.

 

            Après Le Labo, c’est aussi le grand retour dans ce numéro de Jean-Yves Duhoo avec une nouvelle série scientifique : Objectif terre, dont le premier volet est consacré au catamaran Energy Observer.

 

Frnck se termine. On a aussi droit à l’épilogue de la première partie de Super Groom, avec une scène post-générique, comme dans les « vrais » films de super-héros.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé – Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc (Les) : Soins à domicile

Objectif terre : Energy observer

Super-Groom : L’effet domino

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Jouvray

En direct du futur : Seuls

Interview : Anne (Le Royaume)

Jeu : Les aventures d’Alice (Lavoine)

Leçon de BD (La) : Munuera

 

 

Supplément abonnés :

Poster : La boîte à musique

 

 

 

En kiosques et librairies le 15 mai 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 12/05/2019.


Source : Bd-best


Prends garde à toi, Karaté Kid !  Pilo 3 - Banzaï !

 

 

« - Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue au club de Karaté « Sakura » pour votre premier cours. Je m’appelle Florian, je suis votre professeur et j’esp… Ah, Pilo, déjà une question. Je suis étonné. Allez, on t’écoute.

- Florian, est-ce que tu vas nous apprendre à casser des briques avec la tête ?

- Euh, non, ça n’est pas…

- Alors, est-ce que tu vas nous apprendre à faire du Nunchaku en faisant le grand écart ?

- Pas vraiment, mais tu sais…

- Et à donner des coups de pied en sautant hyper haut ? Ou à couper des pastèques en deux avec un sabre ?

- Avant tout, il y a deux choses essentielles que vous devrez apprendre. Le calme. Et la concentration.

- Holàlà, mais c’est vachement plus dur que de casser des briques avec la tête, ça, non ? »

 

 

            Pour cette nouvelle année scolaire, Pilo a décidé de se mettre au karaté. Après une visite médicale et une prise de sang, accompagné par sa maman, le gamin est bon pour le service : il peut pratiquer ce sport. Il va en apprendre tous les rudiments. Pour notre apprenti Karaté Kid, les éléments sont parfois plus forts que lui. Mais, prend garde à toi, Jérémie, arrête d’embêter les copains de Pilo sinon tu vas prendre des coups de Mawashi-géri dans le derrière.

 

 

 

 

© Mariolle, Bekaert - Bamboo

 

 

            De toutes nos chères têtes blondes, comme le dit l’expression, Pilo est le garçon le plus rêveur de la galaxie. Quand il s’amuse, mais aussi dans toutes les situations de son quotidien, il vit à fond ses petits plaisirs et concrétise dans son esprit les scènes les plus folles qu’il pourrait connaître. En bref, son imagination est sans limite.

 

            On retrouve avec plaisir tous les personnages secondaires qui gravitent dans série : la maman de Pilo évidemment, mais aussi sa Mémé, chez qui il a passé des vacances, sa nounou Janis, ado hippie, ainsi que ses deux super copains Bouli et Fabio. Et on fait la connaissance de Florian, le prof de karaté.

 

 

 

 

© Mariolle, Bekaert - Bamboo

 

 

            Julien Mariolle réalise une série tendre et attachante. A mille lieux de personnages comme Titeuf ou le Petit Spirou, Pilo est un véritable petit garçon. Pas d’animaux comme dans Boule et Bill ou Cath et son chat, mais dans l’esprit et concernant le public ciblé, on en est déjà plus proche. Pilo est peut-être la série la plus réaliste mettant en scène des enfants. L’auteur nous immerge au cœur du cerveau du gamin pour mieux comprendre ses rêves, pour mieux comprendre tous ceux des enfants de son âge.

 

 

 

 

© Mariolle, Bekaert - Bamboo

 

 

            Les couleurs rassurantes de Benoît Bekaert contribuent à faire passer avec cet album un délicieux moment, comme un goûter pris en revenant de l’école.

 

            Alors, Pilo décrochera-t-il sa ceinture jaune de karaté ? Il en rêve. Ça se voit...

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Pilo

 

Tome : 3 - Banzaï !

 

Genre : Humour

 

Scénario & Dessins : Mariolle

 

Couleurs : Bekaert

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966815

 



Publié le 10/05/2019.


Source : Bd-best


Exposition Follet Lepage & Lax.

 

 

 

Depuis ce matin et jusqu'au 8 juin 2019, la galerie Daniel Maghen a le plaisir de vous présenter une exposition consacrée à trois auteurs incontournables du 9e Art Emmanuel Lepage et René Follet pour Les Voyages de Jules à paraître aux Éditions Daniel Maghen le 9 mai, et Christian Lax.

 

 

 

 

© Daniel Maghen - Emmanuel Lepage – René Follet – Sophie Michel

 

Après Les Voyages d’Anna en 2005 et Les Voyages d’Ulysse en 2016 (prix ACBD, 35 000 exemplaires vendus), Emmanuel Lepage, René Follet et Sophie Michel offrent un dernier volet aux aventures du peintre imaginaire Jules Toulet avec Les Voyages de Jules. Pour cet ouvrage, Lepage et Follet, deux maîtres du dessin maritime et du carnet de voyage, donnent vie à un magnifique récit organisé autour d’un échange de lettres entre les personnages principaux de la saga, à travers de superbes illustrations présentées lors de l’exposition. On retrouve des scènes-clés de L’Île au Trésor, Moby Dick, Moonfleet, L’Odyssée, Arthur Pym, Pêcheurs d’Islande...

Seront aussi exposées des planches et des illustrations originales d’Emmanuel Lepage issues d’Ar-Men, l'Enfer des enfers, Des Voyages d’Anna, d’Ulysse et de Muchacho, dont la couverture de l’édition luxe de ce dernier.

La galerie Daniel Maghen a le plaisir de consacrer également cette exposition au dessinateur et scénariste français Christian Lax, avec notamment les splendides planches au lavis d’encres noires rehaussées de touches d’aquarelle de son dernier ouvrage : Une Maternité rouge. Plongé au cœur de l’Afrique, Lax offre un récit touchant, celui d’un jeune Malien qui partage le parcours de migrants et risque sa vie afin de sauver une sculpture précieuse, symbole et mémoire de sa culture, et de l’amener jusqu’au Louvre. Un dessin d’une rare efficacité, ponctué de paysages sublimes et de portraits poignants.

 

 

 

 

© Futuropolis - Christian Lax

 

 

 

Des planches issues de Un Certain Cervantès seront également présentées, ainsi que du Choucas et de sa trilogie historique consacrée au vélo : L'Aigle sans orteils, Pain d'alouette et L'Écureuil du Vel'd'Hiv'

Galerie Daniel Maghen

36 Rue du Louvre

75001 Paris

Ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 19h00

Exposition du 10 mai au 8 juin 2019

 

 



Publié le 10/05/2019.


Source : Bd-best


La quête du tigre du temps.                                     Sabre

 

 

 

            Plus près de l’origine des temps, le soleil se couche dans une soirée rougeâtre. Le fleuve prend les couleurs du feu avant qu’il ne disparaisse derrière les montagnes. La lune se lève et son reflet bleuté ondoie dans l’eau calme d’une nature apaisée.

 

 

 

 

 

            Dans l’obscurité profonde, les yeux jaunes d’une tigresse aux dents de Sabre s’allument. La bête va donner naissance à des petits. Alors que le ciel se zèbre d’éclairs violacés, les trois bébés ont pris vie et se mettent déjà à téter leur mère. Deux d’entre eux ressemblent comme deux gouttes d’eau à leur mère. Le troisième, tout jaune avec des tâches noires, fait plutôt l’effet d’un vilain petit canard. Gauche et pataud, il va apprendre la vie sous nos yeux. Ses crocs vont pousser, d’abord le premier, puis le deuxième, comme deux sabres qui ornent son visage et feront de lui un survivant dans le monde du plus fort dans la chaîne alimentaire.

 

 

 

 

© Feres - Dargaud

 

 

            Dans un monde où l’homme n’est pas encore apparu, la nature a tous les droits. Sur terre, dans l’espace et sous l’eau, la forêt, les planètes et les fonds marins. Un volcan entre en éruption pendant que des oies sauvages le survolent.

 

 

 

 

© Feres - Dargaud

 

 

            Le petit tigre jaune, initié par les siens, va apprendre la vie et faire ses expériences. Sa rencontre avec divers animaux va lui faire prendre conscience des dangers dont il faut se méfier et des amitiés qu’il est possible de nouer. Au fil des saisons, il découvrira la vie et la mort, ses joies et ses peines.

 

 

 

 

© Feres - Dargaud

 

 

            Avec ce premier album, Eric Feres signe un OVNI, un album qui ne ressemble à aucun autre. Quête initiatique animale sans parole, Sabre est une fable poétique dont chaque image est un tableau. Les décors sont somptueux. Les couleurs sont tranchées selon les séquences.

 

 

 

 

© Feres - Dargaud

 

 

            Il faudrait être sans âme pour ne pas se laisser attendrir par cette petite boule de poil dégingandée. Sabre peut être le nom de ce tigron attachant, mais aussi symboliser les lois de la nature qui tranche les moments de la vie, de façon inéluctable et définitive.

 

 

 

 

© Feres - Dargaud

 

 

            Bien avant le Roi Lion, la nature avait son prince. Il s’appelait Sabre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Sabre

 

Genre : Quête initiatique animalière

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Eric Feres

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 256 

 

Prix : 16,95 €

 

ISBN : 9782205079326

 



Publié le 09/05/2019.


Source : Bd-best


Même Vitruve a son disciple.  Léonard 50 - Génie, vidi, Vinci !

 

 

« - DEBOUT, DISCIPLE ! Oh ! Après tout, non ! Vous pouvez rester couché, disciple !

- Puis-je savoir ce que vous faites dans mon lit ? A part alimenter certaines rumeurs qui courent dans toute la ville de Vinci ?

- Je suis un génie fini !!!

- DEBOUT, MAITRE ! »

 

 

 

 

C’est quoi ce petit coup de mou ? Il est bien las, notre génie international. Mais son disciple unique et préféré va l’aider à reprendre du poil de la bête. Rassurez-vous, Léonard va vite se remettre à la tâche, aidé de (ou ralenti par) tout son petit monde. Ils sont venus, ils sont tous là : Raoul Chatigré, Bernadette la souris, Yorick le crâne, Mathurine la bonne, le propre reflet doué de pensé de Léonard, sans oublier la désormais indispensable Pozzarella, Mozza pour les intimes, la fille adoptive du génie.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

Et c’est parti pour une cinquantième volée d’inventions : l’alcootest, l’autobiographie, l’ampoule économique, le bain à bulles, la nitroglycérine, la corrida, on en passe et des meilleures.

 

Fidèle à Bob de Groot mais développant son univers, Zidrou, qui signe ici son quatrième album,  continue à poser son empreinte dans le monde du génie. Un nouveau duo fait son apparition pour une série de running gags. Il s’agit des frères Atanasio et Anastasio Schippatore, deux bandits de grands chemins qui, non sans rappeler le regretté Robin Dubois, surgissent d’une traboule pour réclamer la bourse ou la vie à chacun des personnages passant dans la rue. Mais contrairement au pensionnaire de Sherwood, ce n’est pas spoiler le suspens que de dire qu’ils n’arriveront jamais à leurs fins.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

Turk est de loin l’un des meilleurs dessinateurs humoristiques du monde. Son trait épais, rond, reconnaissable entre mille, est d’une efficacité redoutable. Même ses onomatopées sont vivantes. Leurs lettres souffrent ou claquent au rythme du disciple ou des inventions.

 

On ne sait pas si les auteurs ont lu notre dernière chronique léonardienne sur BD-Best, mais les fins d’histoires, symbolisées par des saynètes en dessin unique de Raoul et Bernadette, ne débordent plus la dernière case de la planche. La lecture de la planche n’est plus « perturbée » par ce gag supplémentaire, qui de fait, prend une dimension beaucoup plus truculente.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

A l’occasion des 500 ans de la disparition du véritable Léonard de Vinci (Comment ça, celui-ci serait-il un imposteur ? Nous qui croyions lire une biographie….), un dossier réalisé en collaboration avec le château du Clos Lucé, demeure tourangelle du génie, clôt l’album. On y apprend tout un tas d’anecdotes sur l’inventeur et l’artiste.

 

La série a été adaptée en dessins animés en 2009, mais malheureusement totalement en numérique. On n’y retrouve pas le trait spécifique de Turk pourtant idéalement adaptable en animation traditionnelle. En 2010, l’émission de télévision feu-In monde bulles a consacré un épisode spécial à Léonard. On peut la revoir sur :

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Léonard

 

Tome : 50 - Génie, vidi, Vinci !

 

Genre : Humour ingénieux

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins : Turk

 

Couleurs : Kaël

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803673025

 



Publié le 08/05/2019.


Source : Bd-best


Jean Auquier met un terme à sa mission de directeur général du Musée de la Bande Dessinée

En accord avec les responsables de l’association, après plus de trente années de présence dans l’équipe de direction du Centre belge de la Bande Dessinée, dont onze années passées à sa direction générale, Jean Auquier a décidé de mettre un terme à sa mission à la date du 30 juin 2019. L’Assemblée générale du Musée le remercie chaleureusement pour le travail accompli au cours de ces années.

Jean Auquier : « - Ensemble, avec les équipes du Musée, nous avons amené le Centre Belge de la Bande Dessinée à une audience internationale majeure, un succès public parmi les plus importants du secteur culturel bruxellois et à un crédit professionnel certain dans les métiers qui sont les nôtres, à savoir en matière de gestion culturelle, de préservation du patrimoine et, plus encore, de conservation et de promotion de la bande dessinée.

« Entreprise culturelle associative dont plus de 90% des revenus sont générés par ses propres activités, le Musée de la Bande Dessinée jouit d’une situation financière particulièrement saine. Il peut être fier de ses quelque 30 emplois directs (hors brasserie et librairie), de ses activités pédagogiques et documentaires, de son travail exemplaire en matière de conservation des oeuvres originales et publiées et, bien sûr, de ses expositions !

« Au terme de ma mission, je me consacrerai davantage à différentes tâches liées à la promotion culturelle, notamment BD, et à ce qui demeure le maître-mot de ma vie professionnelle : transmettre.

« Bien sûr, je continuerai d’être attentif à l’avenir du Centre Belge de la Bande Dessinée, de ses activités et au respect qu’il et elles méritent. En automne 2019, le Musée aura trente ans. Il aura mis en oeuvre et produit plus de deux cent expositions, valorisant plus de deux mille créateurs belges et internationaux de toutes générations, genres et styles. Il aura accompagné autant de jeunes talents à travers workshops et ateliers, dans et hors ses murs. Quant au nombre de visiteurs estimé, il atteint sans doute les cinq millions (235 000 en 2018), provenant de tous les continents.

« Je tiens à remercier les auteurs, ayant-droits, éditeurs et partenaires qui m’ont personnellement accordé leur confiance au cours de toutes ces années ainsi, bien sûr, que les équipes du Musée de la Bande Dessinée. Longue vie au CBBD ! »

Jean Auquier,

Directeur général (jusqu’au 30 06 2019)



Publié le 08/05/2019.


Source : Bd-best


Fuir avant que le monde ne soit mis à genoux.                                           Femme sauvage

 

 

 

«  - Rejoindre les Rebels dans le Nord. Le Yukon. Là-bas, ils sont tranquilles, loin des fachos et de la police fédérale. J’ai de quoi tenir une semaine. Après, il faudra que je pose des collets. J’ai appris avec Steve, un des nombreux mecs de ma mère. Je devais avoir 5 ans. Les dimanches, on allait relever les collets dans la forêt, derrière la maison. La position du lièvre mort. Le filin autour de son cou… comme un collier sanglant. Imaginer qu’il a tiré dessus toute la nuit et que le filin a sectionné sa peau… Lentement. La position du lièvre mort au petit matin dans l’herbe humide… Il faudra que je pose des collets même si c’est dégueulasse, mais pas autant que le cours de la Bourse à Wall Street. »

 

 

 

 

 

Une jeune femme quitte la ville et une civilisation en perdition pour rejoindre une troupe de rebelles en pleine nature.  Seule avec son sac à dos, elle gagne la montagne pour atteindre son but. Elle devra faire face à la cruauté de chasseurs, à l’attaque de bêtes sauvages ou vice versa. Elle devra lutter pour sa survie et apprendre à se sustenter. Elle gardera toujours une pensée pour Ethan, son compagnon décédé, l’amour de sa vie. Elle apprendra le respect de l’eau, de l’air et de la terre, de toutes les créatures qui peuplent la surface de cette foutue planète.

 

 

 

 

© Tirabosco - Futuropolis

 

 

Femme sauvage est une ode au retour à la terre, un hommage à la méditation, aux pensées. Respirer, calmer le rythme cardiaque, sentir la vie partout autour, l’odeur de la prairie qui monte, le vrombissement des mouches dans l’air chaud, puis le silence.

 

Tirabosco divise son récit en deux parties distinctes : avant et après la rencontre avec l’être recouvert d’une peau de bête. Là, la lutte pour la survie fait place à l’apprivoisement mutuel de deux personnages que tout oppose : quelqu’un qui veut retourner à la nature et quelqu’un qui ne connaît rien d’autre que la vie sauvage.

 

 

 

 

© Tirabosco - Futuropolis

 

 

Avec son trait épais et charbonneux, Tirabosco écrit un conte moderne, pessimiste mais avec une petite lumière que l’on aperçoit, au fond, tout là-bas. Femme sauvage est une histoire émouvante où l’on verse sa petite larme à la fin, tout simplement parce qu’on est happé par des personnages attachants qui nous mettent face à nos responsabilités d’êtres humains.

 

 

 

 

© Tirabosco - Futuropolis

 

 

Entre Délivrance et Into the wild, avec un boulon de Géant de fer, Femme sauvage est une recherche de soi, un combat contre la violence ordinaire, une fable écologique.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Femme sauvage

 

Genre :  Retour aux sources

 

Scénario & Dessins : Tirabosco

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 240

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782754824590

 



Publié le 08/05/2019.


Source : Bd-best


Il y a toujours quelqu’un pour t’apprendre à nager.                                   Les brûlures

 

 

«  - Ils lui ont d’abord donné des cours d’apnée… Puis, comme ça ne suffisait pas, ils sont passés à la leçon de cuisine. Un barbecue Ardor 2500 chauffé à blanc, la pauvre gamine a dû chanter tout un opéra ! Puis, quand ils ont obtenu ce qu’ils voulaient… Pang ! Pang ! Pang ! Elle devait protéger quelque chose auquel elle tenait beaucoup.

- Quelque chose ou … quelqu’un. Putain, Light ! Comment peux-tu bouffer ces saloperies face à un spectacle pareil ?

- Ben quoi ?! Elle est morte. Je suis vivant. Faut bien que je mange ! »

 

 

Le cadavre d’une prostituée est retrouvé calciné dans la piscine d’une villa. L’inspecteur Assane Ndiaye, dit Nutella, vient d’arriver sur la scène de crime. Light, son collègue, lui décrit les faits avec une nonchalance grasse. Ce crime n’en est qu’un parmi d’autres. Toutes des prostituées…  Entre des longueurs de piscine et une enquête complexe, Nutella va se trouver confronté au plus complexe des dilemmes face auquel un policier peut faire face.

 

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

Zidrou perturbe à dessein les codes du polar. Pendant la première partie du récit, on navigue entre les découvertes de corps assassinés et des séquences à la piscine où le « héros » tente de dragouiller une nageuse. Très vite, ces scènes en apparence anodines s’avèrent plus importantes dans la direction vers laquelle le scénariste veut nous amener. Et quand des sentiments vont venir perturber l’éthique de sa profession, l’inspecteur va devoir faire des choix. Ceux-ci seront-ils les bons ?

 

Zidrou renforce son scénario avec des personnages secondaires forts comme Light, moins falot qu’il n’y paraît, ou bien Edith, la vieille dame du bassin.

 

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

Laurent Bonneau n’est pas un simple dessinateur de bande dessinée. C’est un artiste polymorphe. Son site en témoigne. Allez donc jeter un coup d’œil du côté de http://www.laurentbonneau.com/index.html. Vous y découvrirez l’étendue de son travail. Avec Les brûlures, Bonneau utilise plusieurs types de graphismes et diverses techniques de colorisation. Les couleurs se mêlent aux personnages pour les fondre dans les situations dans lesquelles ils se trouvent. Mais là où l’auteur laisse éclabousser son talent, ce sont dans toutes les scènes à la piscine. L’eau est peinte avec toutes ses ondulations et montre les reflets à sa surface.

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

La couverture offre un angle de vue inédit qui fonctionne à merveille et ne peut qu’inciter à ouvrir l’album. Le nageur avance en crawl vu du fond de la piscine. S’il y avait un prix de la meilleure couverture de l’année, celle-ci serait parmi les favoris.

 

Les brûlures est une histoire sombre, un polar noir. Les auteurs en ont fait un récit d’un genre nouveau : le polar bleu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les brûlures

 

Genre : Thriller

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins & Couleurs : Bonneau

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782818966778

 



Publié le 07/05/2019.


Source : Bd-best


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