Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Danger pour Jean Dauger.  Manzana et Patxaran 6 - Sale temps pour l’aviron

 

« - Manzana ! Mais qu’est-ce que tu fais-là ?

- J’ai ordre de venir te chercher… Vindemess et Picratès de la Vinasse ont réussi à s’évader cette nuit. La priorité absolue est de les rattraper !

- Ah bon ? Comment ont-ils fait ?

- Picratès a réussi à faire rentrer une de ses bouteilles de gros rouge et… »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Après s’être fait remarqué pendant une conférence de presse de l’Aviron, le club de rugby bayonnais, Patxaran s’est retrouvé à la circulation. Heureusement, l’évasion des deux malfrats Hubert Vindemess et Alexandre Picratès de la Vinasse le ramène aux affaires. Manzana, le policier biarrot, vient débaucher son binôme. Ensemble, ils ont pour mission de remettre les bandits sous les verrous. Mais ce n’est pas le seul problème auquel les deux compères vont se trouver confronté. Le Maire de Bayonne affronte des manifestations réclamant sa démission, le directeur de l’hebdomadaire « La semaine du Pays Basque » disparaît. Tout cela, ce n’est que peccadilles à côté du séisme qui ébranle la région : les nouveaux dirigeants guatémaltèques de l’Aviron bayonnais, sous l’égide de Patriste Grillagé, envoient l’équipe jouer à Mulhouse ! Ça valait le coup de se moquer du Biarritz Olympique et de leur exil lillois.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                C’est déjà la sixième aventure de Manzana et Patxaran, ceux à côté de qui Starsky et Hutch sont des enquêteurs pour les voleurs de poule. Manzana et Patxaran, le biarrot et le bayonnais, sont prêt à tout pour remettre de l’ordre quand rien ne va plus au Pays Basque. Les politiques en prennent pour leur grade. Etchepagaille, le maire de Bayonne, a été cherché un groupe financier au Guatemala pour renflouer le club de rugby de la ville. Maïder Arostégriffe, mairesse de Biarritz, est une Cléopâtre qui s’ignore. Mais c’est avant tout le sport qui est ici à l’honneur, et en particulier son argent, argent sale évidemment sinon il n’y a aucun intérêt.  

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                Jean-Yves Viollier et Pierre George rebondissent sur l’affaire qui a secoué la côte basque en septembre 2021 lorsque le Biarritz Olympique, engagé en Challenge européen, a demandé à l'European Professional Club Rugby l'autorisation de jouer ses matches à domicile à Lille. En conflit avec la Mairie, Jean-Baptiste Aldigé, président du Biarritz Olympique, avait déclaré : « On s'échappe parce qu'on est condamnés à mourir ici ». Trois mois plus tard, Les comités directeurs de la Fédération française de rugby (FFR) et de la Ligue nationale (LNR) ont complété leurs règlements respectifs afin de « conforter l’ancrage territorial des clubs ». Ces décisions interdirent aux équipes de se délocaliser loin de leur ville d’origine et mirent fin aux rumeurs d’installation du club dans le Nord. Dans cette histoire de Manzana et Patxaran, c’est donc l’aviron bayonnais qui se trouve confronté au problème, avec une scène d’anthologie en fin d’album entre les édiles des deux villes voisines.

 

 

 

 

© George, Viollier – Atlantica

 

 

                S’il y en bien deux qui ne vont pas se prendre un renvoi 22 comme on dit au rugby, ce sont bien Manzana et Patxaran. Ces deux-là, on se les garde, pour un Pays Basque en toute sécurité… ou pas.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Manzana et Patxaran

 

Tomes : 6 - Sale temps pour l’aviron

 

Genre : Polar basque 

 

Dessins & couleurs : Pierre George 

  

Scénario : Jean-Yves Viollier 

 

Éditeur : Atlantica

 

Nombre de pages : 52 

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782758805762

 



Publié le 17/12/2022.


Source : Boulevard BD


La bataille des trois empereurs.  Les grandes batailles de l’Histoire de France 2 - Austerlitz 1805

 

« - On marche de jour, on trotte de nuit, ceux qui tombent dans les fossés on peut même pas les réveiller à coups de plat de sabre ! C’est bien, Jean-Roch, c’est bien mais c’est trop ! Une guerre de plus et un titre d’empereur, c’est pas un peu trop non plus ?

- Toi, mon gars, j’pourrais t’faire manger ta poudre ! J’explique ! Qui a mis fin aux cinq années de guerre de la première coalition ? Not’général ! Mondovi, Lodi, Arcole ! Victoires sur victoires… Un Bonaparte si puissant qu’il pourrait prendre le pouvoir en France et démanteler l’Autriche ! La paix est faite en Europe, mais pas en mer : l’Angleterre dait de la piraterie partout… Alors v’là not’ p’tit tondu en Egypte pour couper la route des Indes aux English... »

 

 

 

 

 

 

 

                Août 1805, Antoine Lange est nommé Maréchal des logis. A trente ans, devenir sous-officier au premier escadron de la garde est une belle promotion. Bonaparte défend le pays contre l’Angleterre. Alliée à l’empereur germanique et au tsar russe, ils menacent la France. En décembre, c’est à Austerlitz, au sud de la Moravie, que va avoir lieu l’affrontement entre les troupes napoléoniennes et les armées autrichiennes et russes. Napoléon 1er, François 1er d’Autriche et Alexandre 1er de Russie s’opposent dans la bataille des trois empereurs. L’un d’eux en sortira victorieux et grandi. L’Histoire a retenu son nom.

 

 

 

 

© Davoz, Notaro, Perdriset, Lerolle - Plein vent

 

 

                Pascal Davoz est LE scénariste spécialiste de Napoléon. Après une quadrilogie publiée chez Casterman avec Jean Torton, après la trilogie La gloire des Aigles racontant la campagne de Russie, avec Philippe Eudeline, chez Joker et Idées Plus, on le retrouve au scénario de cet album exclusivement consacré aux tenants et aux aboutissants de la bataille d’Austerlitz. Davoz revient sur chacun des moments clefs, dévoilant et développant les stratégies de l’Empereur des français. Les plus grands maréchaux, Ney, Soult, Davout, Lannes, Bernadotte, Murat, s’apprêtent à mener le combat. Sur le plateau de Pratzen, l’ennemi est en position dominante. Il va falloir l’acculer à la faute. Ce sera le prix de la victoire.

 

 

 

 

 

© Davoz, Notaro, Perdriset, Lerolle - Plein vent

 

 

                Au dessin, Massimiliano Notaro assure la rigueur historique. La bataille ne lui fait pas peur. Il rentre avec honneur et respect du champ de bataille. L’album intègre la collection Les grandes batailles de l’Histoire de France. C’est le deuxième tome après Bir Hakeim 1942 signé Jean-François Vivier et Francesco Rizzato.

 

 

 

 

 

© Davoz, Notaro, Perdriset, Lerolle - Plein vent

 

 

                Le soleil d’Austerlitz s’éteindra à Waterloo. Mais pour l’instant il brille dans cette fine reconstitution de la bataille de 1805.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les grandes batailles de l’Histoire de France

 

Tome : 2 - Austerlitz 1805

 

Genre : Histoire 

 

Scénario : Pascal Davoz 

 

Dessins : Massimiliano Notaro 

 

Couleurs : Luc Perdriset & Christian Lerolle 

 

Éditeur : Plein vent

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782492547775 

 



Publié le 17/12/2022.


Source : Boulevard BD


De peintre en fille.  Rosa Bonheur, peintre et amie des animaux

 

« - Anna, je peux vous déranger ? Anna, je sens à votre peinture que vous avez saisi qui j’étais vraiment. Vous savez, d’autres ont essayé de le comprendre, mais sans jamais y parvenir. Voudriez-vous écrire ma biographie ?

- Que pourrais-je refuser à une amie ?

- Et bien, commençons sans attendre. J’ai tant de souvenirs à vous raconter. »

 

 

 

 

 

 

 

                On la connaît comme peintre et amie des animaux. Elle s’appelle Rosa Bonheur. Elle habite le château de By, en Seine-et-Marne, une vaste demeure sans tourelles ni pont-levis. Une jeune peintre américaine qui pourrait être sa petite fille vit avec elle depuis quelques temps. Se sentant affaiblie, Rosa Bonheur dévoile à son amie l’histoire de sa vie, une vie meurtrie mais qui a forgé l’artiste majeure qu’elle est devenue.

 

 

 

 

© Céka, Pécout - Faton

 

 

                Née le 16 mars 1822 à Bordeaux, Rosa a été très jeune attirée par la nature, appréciant plus la compagnie des animaux que celle des humains. Elle passait son temps à dessiner. Il faut dire qu’avec un père peintre d’histoire et professeur de dessin sa voie semblait tracée, mais son père ne l’encouragea pas sur ce chemin là. Puis ce fut le départ pour Paris où l’enfant ne trouvera jamais sa place, la mort de sa mère l’année de ses onze ans, délaissée par son père embrigadé dans le saint-simonisme, mouvement artistique sectaire. Après avoir tenté de l’engager vers d’autres métiers, le père de Rosa se rendra à l’évidence. Sa fille était faite pour l’art. Plus rien n’arrêtera la carrière de celle qui signera ses toiles Rosa Bonheur, du nom de sa mère, et qui deviendra l’une des plus grandes peintres animalières de l’Histoire de l’Art.

 

 

 

 

© Céka, Pécout - Faton

 

 

                Christelle Pécout dessine cette biographie signée Céka. Le scénariste choisit l’approche par le biais du récit dans le récit. Il s’immerge ainsi dans la tête de la peintre qui est la personne la plus légitime pour raconter sa propre histoire. On ressent d’autant mieux l’immersion et les rapports des personnages entre eux. La dessinatrice ne cherche pas à faire du Rosa Bonheur. Spécialiste des bios, Pécout garde son style pour mieux s’effacer derrière les artistes qu’elle représente. Après des découvreuses et des musiciens, il semblait plus périlleux de dessiner le destin d’une peintre. Le défi est relevé avec grâce.

 

 

 

 

 

© Céka, Pécout - Faton

 

 

                En fin d’album, un riche dossier revient sur l’histoire de Rosa Bonheur, féministe avant l’heure, avec de nombreuses reproductions de tableaux permettant de profiter de tout le talent de la femme dont on vient de partager la vie. Jusqu’au 15 janvier 2023, Rosa Bonheur est exposée au Musée d’Orsay à Paris, à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

https://youtu.be/PxissmG9N0g

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Rosa Bonheur, peintre et amie des animaux 

 

Genre : Biopic 

 

Scénario : Céka 

 

Dessins & Couleurs : Christelle Pécout 

 

Éditeur : Faton

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782376350378 

 



Publié le 17/12/2022.


Source : Boulevard BD


Merveilleux doublé Disney.  Mickey Terror-Island / Picsou Le dragon de Glasgow

 

« - Un bateau ?! Vous avez acheté un bateau ?

- Le voilà !

- Wouah, il est superbe !

- Euh, non… Il est là.

- Tadaam !!

- Et oui ! Les détectives Mickey, Dingo et Donald reprennent du service ! Et sur les océans, cette fois ! Lady Peppermint nous a offert ce navire pour débuter notre nouvelle enquête... »

 

 

 

 

 

 

 

Lady Peppermint vient d’offrir un bateau à Mickey, Dingo et Donald. Les détectives vont reprendre du service sur les océans. Lord Peppermint, féru d’archéologie, a disparu. Pris de passion pour une légende, il serait parti chercher un fabuleux trésor sur une île mystérieuse. La Lady charge donc Mickey et ses amis de retrouver son époux. Une fois le petit bateau affrété, c’est le départ. Mais, dans leur sous-marin, Pat Hibulaire et Ratineau sont aussi en route.

 

 

 

 

© Nesme - Glénat

© Disney Enterprises, Inc

 

 

 

C’est au cœur de l’enfance de Picsou que nous embarque Le dragon de Glasgow. Le petit Balthazar, dit Balt, et ses copains jouent dans une mine encore en activité. Une veine a été abandonnée. Les enfants ont envie de l’explorer. Pendant que Mathilda, la petit sœur de Balt, fait le gué à l’entrée, les autres tentent de démonter les planches qui bloquent l’embouchure du canal mystérieux. Attention à Grisou. Il pourrait bien les dénoncer. Adorant le théâtre, Picsou fait la rencontre de Erin, nièce de la directrice de la troupe. Erin va être une compagne de choix pour les explorations dans la mine.

 

 

 

 

© Chamblain, Petrossi, Tatti, Jepsen - Glénat

© Disney Enterprises, Inc

 

 

 

Deuxième incursion d’Alexis Nesme dans l’univers Disney. Après Horrifikland sur scénario de Lewis Trondheim, Nesme signe tout seul un nouvel album dans la thématique trouille. L’auteur cible l’époque des cartoons Les nettoyeurs de pendule et les revenants solitaires, chefs d’œuvre des années 30. Il parsème son histoire avec des gags du même acabit dans un graphisme magnifiquement old school. Pat Hibulaire, comme à l’origine de ses origines, a une jambe de bois. Les fans d’Indiana Jones repèreront le clin d’œil au héros dans le temple perdu avec la boule géante qui tente d’écraser nos héros.

 

 

 

 

© Nesme - Glénat

© Disney Enterprises, Inc

 

 

 

Après une incursion dans Mickey All Stars, Joris Chamblain apporte sa magie dans l’univers Disney. Midas de la BD jeunesse, le scénariste dévoile un pan de la jeunesse de Picsou avant qu’il ne parte aux Etats-Unis, et il explique pourquoi. Fabrizio Petrossi est une valeur sûre des séries Disney. Son trait hyper dynamique aux personnages attachants et décors immersifs donne un album merveilleux dans une ambiance Mickey Parade.

 

 

 

 

© Chamblain, Petrossi, Tatti, Jepsen - Glénat

© Disney Enterprises, Inc

 

 

 

Terror-Island et Le dragon de Glasgow confirment l’exceptionnelle qualité de la collection Disney initiée par les éditions Glénat. S’adressant tout autant aux nostalgiques qu’aux nouveaux jeunes lecteurs, les coups de maîtres se succèdent.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mickey Mouse - Terror Island 

Genre : Aventure 

Scénario, Dessins & Couleurs : Alexis Nesme 

Éditeur : Glénat

Collection : Walt Disney 

Nombre de pages : 56

Prix : 15 €

ISBN : 9782344051108 



 

 

 

 

 

 


One shot : Picsou - Le dragon de Glasgow 

Genre : Aventure 

Scénario : Joris Chamblain

Dessins : Fabrizzio Petrossi

Couleurs : Bruno Tatti, assisté de Merete Jepsen 

Éditeur : Glénat

Collection : Walt Disney 

Nombre de pages : 56

Prix : 15 €

ISBN : 9782344051122



 



Publié le 17/12/2022.


Source : Boulevard BD


Tuez qui vous voulez, ils reposeront en paix.  Le crime parfait

 

« - Avez-vous une dernière volonté à exprimer ?

- J’veux m’adresser à vous tous, bande de faux-culs, qui venez assister au spectacle… Voir l’assassin de vos filles payer de sa personne… Et vous repaître de mon sang versé en réparation de mes crimes ! Mes crimes sont-ils plus grands que les vôtres, vous, les lâches, les pleutres, qui abandonnez à des mains étrangères le soin d’abattre l’épée de la vengeance ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Au moment d’être mené à l’échafaud, Jouvert, l’assassin s’adresse aux badauds venus assister à son exécution. Son bourreau, d’une implacable froideur, accomplit sa tâche comme un fonctionnaire qui se rend au bureau. Bourreau/bureau, les deux mots se répondent, tout comme boucher et Bouchet, nom de l’exécuteur. Mais qu’il prenne garde à lui. Mêmes les morts sont capables de vengeance. Cette histoire signée Richard Guérineau est l’une des onze qui composent ce collectif, le premier proposé par les éditions Philéas.

 

 

 

 

© Gess – Philéas

 

 

                Encore un collectif. Un thème battu et rebattu, celui du crime. Un album que l’on laisse sur une table basse en se disant qu’on lira quelques histoires de temps en temps. Et pourtant… Et pourtant… Incroyablement, la sauce prend. Si recette il y a, elle est réalisée par un grand chef. Loin des histoires classiques avec un assassin, une victime, un mobile, les auteurs rivalisent d’ingéniosité pour à chaque fois surprendre le lecteur, l’amener dans des directions imprévues, dans des univers inattendus. Chaque récit se conclut par un hors texte qui revient sur la victime du crime.

 

 

 

 

© Guérineau – Philéas

 

 

                Emmanuel Moynot nous entraîne dans un pavillon de banlieue dortoir. Il est dans ses chaussons, ses aficionados apprécieront, mais le final est hitchcockien. Chabouté nous transporte à Dallas pour le jour le plus célèbre de l’Histoire de la ville vu par le prisme des commanditaires. Rabaté nous embarque dans un train vers un destin que le voyage chamboulera. Pomès et Gess nous invitent à la danse, chacun dans son style. Le récit le plus surprenant, parce qu’il sort de la zone de confort de son auteur, parce qu’il surprend avec son discours désabusé sur l’évolution de la société dans un futur proche, est celui signé De Metter. Exceptionnel. Ce ne sont que quelques exemples dans ce collectif qui sort des sentiers battus.

 

 

 

 

© Pomès – Philéas

 

 

                Encore un collectif sur le crime ? Non. Enfin un collectif sur le crime.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le crime parfait 

 

Genre : Thriller/Polar 

 

Scénarios, Dessins & Couleurs : Barral, Chabouté, De Metter, Gess, Guérineau, Holgado, Krassinsky, Liéron, Moynot, O’Griafa, Peyraud, Pomès, Rabaté, Sandoval, Seltzer 

 

Éditeur : Philéas

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782491467883 

 



Publié le 17/12/2022.


Source : Boulevard BD


L’argus indispensable.  Trésors de la bande dessinée BDM 2023-2024

 

« Au début des années 1970, les collectionneurs d’illustrés et d’albums d’avant-guerre sont rejoints par une nouvelle génération d’amateurs, au moins aussi exaltée que ses aînés, qui se passionne pour les albums Dupuis-Lombard-Dargaud-Casterman ! Jusqu’à la parution du Guide Horus et du premier BDM, tous deux en 1979, le marché est à ce point dynamique que les prix s’envolent, mais de façon très anarchique. Essentielles à toute collection, les connaissances bibliographiques et bibliophiliques sont encore balbutiantes et les « marchands du Temple » n’ont que le mot « rare » à la bouche pour désigner leur « marchandise », semant la confusion parmi les collectionneurs qui peinent à identifier les vraies premières éditions et ne savent plus à quelle côte se vouer ! C’est une telle cacophonie que les prix peuvent varier du simple au triple, quel que soit l’état des albums... »

 

 

 

 

 

 

 

Le BDM a quarante-trois ans. Comme le dit Philippe Mellot, l’un des pères fondateurs, dans un article introductif, jusqu’à la fin des années 70, les collectionneurs étaient perdus dans les côtes anarchiques des albums de bandes dessinées. En 1979, la première édition de ce qui s’appellera plus tard Trésors de la bande dessinée BDM, du nom de ses créateurs Béra, Denni et Mellot, voit le jour et met de l’ordre grâce à sa rigueur encyclopédique. Aujourd’hui, l’argus en est à sa vingt-troisième édition, avec ses 1680 pages en papier proche du papier bible. D’ailleurs, bible, c’en est une.

 

 

 

 

© Les arènes BD

 

 

Après Valérian et Laureline pour l’édition précédente, Johan et Pirlouit et les Schtroumpfs sont en couverture. Les Schtroumpfs envahissent d’ailleurs le prologue. Philippe Mellot annonce le travail réalisé depuis la précédente édition. En deux ans, ce sont  8000 à 10000 nouveautés et rééditions qui se sont ajoutése. Le chapitre Tintin avec sa collection de seconds plats a encore été revu et augmenté. Pour tous les albums, les côtes ont été révisées.  Mellot revient ensuite sur les origines des cotations et les rapports de Salvador Dali avec la bande dessinée, qui est devenue un art à part entière, comme le prédisait l’artiste, mais bien avant la date qu’il annonçait.

 

 

 

 

 

© Les arènes BD

 

 

Tous les chapitres ne pouvant être reproduits dans toutes les éditions, un index permet de les retrouver dans les éditions précédentes du BDM. Un petit glossaire permet de s’y retrouver dans les termes techniques. Coiffe, portfolio, coupes, ex-libris,… Tous les mots qui seront employés sont explicitées, ainsi que les abréviations utilisées. On termine par les particularités bibliophiliques selon les éditeurs avant de rentrer dans le vif du sujet. Une dernière indication d’importance pour cette nouvelle schtroumpf du BDM : les côtes annoncées ne concernent plus les albums en « bon état » mais les albums en « très bon état ».

 

 

 

 

© Les arènes BD

 

 

C’est parti pour 1470 pages de côtes d’albums. Les livres en ont une, ou pas. Les carottes de Patagonie, album de Lapinot signé Lewis Trondheim, paru à L’Association en 1992, s’échange à 350 €. L’héritier de l’inca, premier tome du Scrameustache de Gos, paru en 1973 chez Dupuis se négocie 60 €, tandis que L’ivoire du Magohamoth, début de la saga de Lanfeust de Troy en 1994 par Tarquin et Arleston chez Soleil, avoisine les 150 €. Ce ne sont que quelques exemples pris au hasard dans ce pavé illustré, non pas par des couvertures d’albums (sauf pour Tintin), mais, originalité, par des affiches d’adaptations cinématographiques des BD. Avant les adresses utiles et l’index des auteurs des albums permettant de retrouver toute la production de chacun d’entre eux, un conséquent chapitre biblio recense les catalogues, guides, encyclopédies, dictionnaires et revues d’études, anthologies, monographies,…

 

Plus qu’un argus, le BDM est un catalogue encyclopédique qui s’ouvre au hasard, se picore. C’est un bel objet cabinet de curiosités. Bref, c’est le cadeau idéal pour tous les bédéphiles en cette fin d’année.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Trésors de la bande dessinée BDM 2023-2024 

 

Genre : Argus

 

Auteurs : Philippe Mellot, Laurent Turpin, Isabelle Morzadec, François San Millan

 

Éditeur : Les arènes BD

 

Nombre de pages : 1680 

 

Prix : 49,90 €

 

ISBN : 9791037507280

 



Publié le 17/12/2022.


Source : Boulevard BD


Joyeux anniversaire, Calife !  Iznogoud 32 - Des bougies pour Iznogoud

 

« - Bonjour Môssieurs de la garde royale. J’aimerais rencontrer votre majestueux et sympathique grand vizir.

- Majestueux et sympathique ? On a changé de vizir ? Tu étais au courant ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Ça fait plus de cinquante ans qu’Iznogoud tente de devenir calife à la place du calife. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va le changer. Et on va même dire que c’est tant mieux. Izngoud est toujours aussi vil, détestable, cupide, ambitieux, désagréable, odieux, mais c’est comme ça comme l’aime. On le retrouve dans cinq nouvelles tentatives pour prendre la place de commandeur des croyants. Toutes vont échouer. On le sait d’avance mais on s’en moque. L’essentiel, c’est qu’on va se marrer. Lui, peut-être pas, mais nous, c’est certain.

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny - Imav

 

 

                Dans Les sphères magiques, Iznogoud va découvrir un sport tout droit venu du sud de la France : la pétanque. Sauf que dans la version orientale de ce jeu, si l’une des sphères fait un « carreau » et qu’elle en touche une autre, le lanceur disparaît dans un autre endroit et à une autre époque. Dans Le trône enchanté, l’individu qui pose son séant sur le dit siège se transforme en œuvre d’art. Le fakir Rouayââl prédit à Iznogoud un avenir où il sera adoré et acclamé. Pour le guider dans ce glorieux projet, quoi de mieux qu’un « gêpêhess » autrement appelé lampe magique. Le vizir, toujours accompagné de son homme de main Dilat Laraht aura ensuite à faire à un fourbe banquier, caricature de Bernard Tapie. Enfin, l’histoire au titre éponyme à l’album, Des bougies pour Iznogoud, le met face à une magicienne-pâtissière lui proposant des bougies enchantées. Celui qui les souffle sur son gâteau d’anniversaire reprend la forme qu’il avait le jour de sa naissance. Ça tombe bien, c’est l’anniversaire du bon calife Haroun El Poussah.

 

 

 

 

© Elric, Andrieu, Goscinny - Imav

 

 

                Après un tome précédent aux multiples auteurs, le duo Elric/Andrieu officie seul aux commandes de ce nouvel opus, avec la participation d’Anne Goscinny sur la dernière histoire. Le scénariste et le dessinateur conservent la formule qui a fait le succès de la série à ses origines : des histoires courtes de six à neuf planches. On y retrouve des caricatures de célébrités : Tapie, on l’a dit, mais aussi Philippe Etchebest, Cyril Lignac, Mercotte, Pierre Fresnay, Orane Demazis. Les calembours succèdent aux calembours dans un délire tout naturel. Ça pourrait paraître suranné, c’est drôlissime. Par un tour de passe passe, Elric et Andrieu lient toutes les histoires à la dernière. Amusez-vous à repérer les figurations de Honorée dans chacune d’entre elles.

 

 

 

 

© Elric, Andrieu, Goscinny - Imav

 

 

                Ce qui nous ferait plaisir avec Iznogoud, c’est comme les anniversaires, qu’il revienne régulièrement tous les ans. Il semble que ça soit bien parti pour.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Iznogoud

 

Tome : 32 - Des bougies pour Iznogoud

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Olivier Andrieu, avec la participation d’Anne Goscinny 

 

Dessins : Elric

 

D’après : Goscinny & Tabary 

 

Couleurs : Bruno Tatti 

 

Éditeur : Imav

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,90 €

 

ISBN : 9782365901680 

 



Publié le 17/12/2022.


Source : Boulevard BD


Spirou 4418 -  14 décembre 2022

 

Ami… Partout… Toujours…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Le slogan qui clôt chacune des introductions de sommaire sur ce site est en couverture du journal de la semaine. Et pour cause, il est historique. Il est le slogan des Amis de Spirou, club de lecteurs existant pendant la guerre. C’est ce club qui est le héros de la nouvelle série signée Evrard et Morvan. Comment de jeunes lecteurs de BD luttent contre l’envahisseur nazi ? Vous le saurez en lisant Les amis de Spirou.

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont lire dans une mini-BD la deuxième partie du deuxième tome de Héliotrope. Sorcellerie, magie, fantômes et vampires sont au rendez-vous.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Chaud, Sfar – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Amis de Spirou (Les) : Un ami de Spirou est franc et droit…

Olive : Retour sur Terre

Trésor : La vague rouge

 

 

Récit complet :

 

Clairière s’amuse ! (La) : Pique-nique party

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cédric

Coach (Le)

Crash Tex

Crumble Club

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fabrique de la fabrique (La)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Grotesque (La pause-cartoon)

Houba Gags

Kid Paddle

Licorne (La)

Minions (Les)

Nelson

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

  

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Dutreix

En direct du futur : Dupuis au Musée (Tinlot)

Jeux : En temps de guerre (Bataillon)

Spirou et moi : Van Liemt

 

 

Supplément abonnés :

Mini-BD : Héliotrope 2 (2/3)

 

 

 

En kiosques et librairies le 14 Décembre 2022.

2,70 €

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Bd-best


Happy happy birthday birthday, Ana Ana !  Ana Ana 20 - Joyeux anniversaire !

 

 

« - Préparons un goûter d’anniversaire !

- Oui !

- Ce sera une chouette surprise pour Ana Ana ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Ana Ana dort de son plus profond sommeil. Aujourd’hui est un jour spécial, c’est son anniversaire. Chut ! Ne la réveillons pas ! Goupille et les doudous quittent la chambre à pas de loups pour se rendre dans la cuisine. Objectif : Préparer un goûter d’anniversaire surprise. Il va falloir préparer un gâteau, gonfler des ballons, découper des guirlandes, créer des chapeaux et réaliser des dessins à offrir. Dans tout cela, c’est le gonflage de ballons qui va s’avérer le plus complexe. Tout sera-t-il fin prêt lorsqu’Ana Ana va se réveiller ?

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                Si Ana Ana fête son anniversaire, la collection de ses petits albums fête son vingtième numéro. Tout commença par une douce nuit, se poursuivit sous un déluge de chocolat et par une virée à la mer. Ana Ana et ses doudous ont été les champions du désordre et des super-héros en herbe. Ils sont tous allés au bain, n’ont pas peur du noir et ont transformé le jardin en savane. Touffe de poils a eu droit à son coup de peigne. Ana Ana a été tour à tour malade et très pressée. Elle n’a pas voulu être une princesse. Papillons, lilas et fraises des bois ont précédé un bel hiver. Les doudous se sont pris pour des bibliothécaires avant de faire un étrange dessin et de faire partir le chagrin de leur amie, et avant qu’elle n’entende une histoire incroyable. Ce drôle d’animal de Touffe de poils a été à l’honneur d’une histoire. Aujourd’hui, c’est un anniversaire. Demain, on apprendra comment bien dormir avec six doudous.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                Il n’y a pas plus feel good que cette série de petits albums jeunesse à mi-chemin entre la bande dessinée et le livre illustré. Ça a l’air de rien mais il y a quelque chose de magique. L’histoire est, au premier degré, d’une banalité extrême, et pourtant, elle est savamment construite. Ana Ana et ses doudous frappent le cœur. Si quelqu’un n’est pas ému ni embarqué dans ces préparatifs d’anniversaire, c’est qu’il n’a jamais été enfant. Et ça, c’est impossible.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

A mon prochain anniversaire, j’invite Ana Ana et ses doudous pour être sûr que la fête soit réussie. Vive vive Ana Ana !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ana Ana

 

Tome : 20 - Joyeux anniversaire !

 

Genre : Petit bonheur poétique 

 

Scénario : Dominique Roques 

 

Dessins & Couleurs : Alexis Dormal 

 

Éditeur : Dargaud Jeunesse

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 7,95 €

 

ISBN : 9782205203141

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Boulevard BD


Mengele n’est pas le seul à être traqué.  La guerre invisible 3 – L’institut

 

« - Messieurs, je vous présente Simon Wiesenthal. Depuis 1945, Simon consacre sa vie à la traque des nazis en fuite. Je l’ai fait venir à l’occasion de « l’opération migrateur », opération visant à la capture d’Hans-Erich Jaeger. Simon, je vous laisse le soin de nous présenter notre cible. »

 

 

 

 

 

 


 

                Tel-Aviv 1952. Chaïm Glassman, médecin de formation, a fait de la traque des anciens nazis le but de sa vie. Aujourd’hui, l’opération migrateur est lancée. Il s’agit de mettre la main sur le Sturmbannführer Hans-Erich Jaeger, chef adjoint de la Sipo en Pologne. Cheville ouvrière de la solution finale, il s’est volatilisé juste avant la chute du Reich. Il serait en Argentine sous une fausse identité. L’objectif est de le retrouver et de le traduire devant la justice. Parmi ses amis, il y a Manfred Fürbringer qui n’est autre que le savant allemand qui est au cœur d’une manipulation montée par les russes. La cheville ouvrière de l’opération de traque ne va être autre que Marga, la propre fille de Chaïm. Mettra-t-elle la main sur la cible ?

 

 

 

 

© Giroud, Galandon, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                L’institut clôt le tryptique de La guerre invisible. La série créée par le regretté Frank Giroud et poursuivie magistralement par Laurent Galandon s’achève. Le personnage de Fürbringer en est le fil rouge. Le scientifique est un pion que se disputent les blocs de l’Est et de l’Ouest pour mener à bien la chasse aux criminels nazis. Avec La disparition de Josef Mengele et Beate et Serge Klarsfeld, un combat contre l’oubli, La guerre invisible démontre que la seconde guerre mondiale ne s’est pas arrêtée en 1945, loin de là.

 

 

 

 

© Giroud, Galandon, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                Olivier Martin peint et dépeint toute la tension qu’il y a dans l’histoire. Le danger et la mort sont au coin de chaque rue. La violence extrême peut frapper à la porte à tout moment. Que ce soit dans un camp comme dans l’autre, certains y laisseront des plumes. Attardons-nous un instant sur la maquette et les couvertures sublimes de la série. Pour chaque volume, trois personnages principaux surplombent le titre de la série. En bas, le décor est planté. Pour l’institut, un homme écoute des bandes magnétiques, comme dans le film allemand La vie des autres. Attention, les murs ont des oreilles. Il y a toujours quelque part quelqu’un qui vous écoute. Aux couleurs, Gaëtan George reste dans des ambiances discrètes et tièdes de mi-saison, afin de garder la tension qui va crescendo.

 

 

 

 

© Giroud, Galandon, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                La guerre invisible est un triptyque redoutable. Le véritable héros dans tout ça c’est bien Laurent Galandon qui a fait plus qu’honorer le travail de Frank Giroud.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La guerre invisible

 

Tome : 3 - L’institut

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Laurent Galandon & Frank Giroud 

 

Dessins : Olivier Martin 

 

Couleurs : Gaétan Georges

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 60 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782369814580 

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Boulevard BD


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2023