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« Les enfants se déguisent dans l’espoir d’abuser leur monde. »                                                    Choc : Les fantômes de Knightgrave III

 

 

«  - Où suis-je ?

- Vous m’auriez déçu si vous n’aviez pas posé cette question. L’important n’étant toutefois pas de savoir « où » nous sommes, mais avec « qui » nous sommes. Etes-vous un homme heureux, inspecteur ?

- Donnez-moi une bonne raison de répondre à vos questions.

- Vous brûlez d’envie de m’en poser.

- Pourquoi me séquestrez-vous ?

- Vous trichez, inspecteur. Ma réponse d’abord.

- Je supposais être un homme raisonnablement heureux, jusqu’à ce qu’une fusée teutone m’anesthésie au trichlorométhane.

- Je vous séquestre car je désire vous faire un cadeau. J’aime prodiguer le bonheur autour de moi. »

 

 

 

 

 

8 septembre 1955. L’inspecteur Fixchusset, de retour des obsèques de son ami Paul Dawson qui vient d’être inhumé à Sevenoaks, a été enlevé par de mystérieux ravisseurs. Qui sont-ils ? Que lui veulent-ils ? Lui apporter du bonheur ?

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Tous les journaux l’ont annoncé. Monsieur Choc est mort. Lui qui a échappé à tant de guet-apens des forces de l’ordre, à tant de règlements de comptes de malfrats, a terminé noyé dans les eaux troubles d’Istanbul, bêtement, à la suite d’un dérapage de sa voiture lors d’une course poursuite.

 

Fixchusset est très sceptique. La presse a décrit l’habit du cadavre comme de confection. Ce mégalo-narcissique ne pouvait porter que du sur mesure. Et cela sans compter le heaume de la victime, grossièrement façonné. Choc court-il toujours ?

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Colman alterne son récit entre 1955, époque de la « mort » de Choc, et les années 30 avec l’arrivée dans le Berlin nazi d’Eden et de son ami William, soi-disant Marquis. Des incursions dans l’enfance d’Eden à Londres rappellent l’innocence. Mais ça, c’était avant...

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Eric Maltaite rend le plus bel hommage qu’il pouvait faire à son père. Dans un graphisme semi-réaliste, il montre le paradoxe du personnage qui, d’un enfant si sensible et attachant, se transforme en monstre sous l’éclat des bombes.

 

Une intégrale en noir et blanc, éditée avec la classe que mérite un personnage comme Choc, montre la splendeur du trait du dessinateur. Noir et blanc comme cette pie mystérieuse et magnifique qui traverse le ciel.

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Maltaite et Colman signent une biographie tragique. L’histoire de Choc est le destin d’un homme qui rêvait de déterrer des trésors et d’écumer les mers, mais qui s’est égaré sur les sentiers de la perdition. Choc, c’est aussi une histoire d’amour à mort, ou comment deux destins se sont croisés, l’un influençant l’autre dans une frénésie de mégalomanie.

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Les fantômes de Knightgrave se dissipent dans le feu et dans le sang. Et pourtant, la partie ne fait que commencer. En joignant ce triptyque à Tif et Tondu contre la Main Blanche, les auteurs paraphent une œuvre magistrale.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Choc

 

Tome : Les fantômes de Knightgrave III

 

Genre : Polar

 

Scénario : Colman

 

Dessins : Maltaite

 

Couleurs : Cerise & Maltaite

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782800168067

 



Publié le 07/05/2019.


Source : Bd-best


Une « autre » quête.                         Un putain de salopard 1 - Isabel

«  - Corinne m’a raconté, c’est toi qui recherches ton père ? ‘paraît que tu as des photos ? Montre-moi… Lui, jamais vu ! Mais l’autre, si c’est ton père, c’est un salopard… Un putain de salopard ! Il était connu sous le nom de Mermoz.

- Mermoz, comme l’aviateur ?

- Ouais ! Sauf que lui, c’est pas du courrier qu’il transportait entre ici et la Guyane… Plutôt des trucs pas très catholiques…

- Alors il pilotait des zincs…

- De toute façon, si c’est ton père, il est mort depuis longtemps…

- Mort ? Mais comment ? »

 

 

 

 

La mère de Max vient de décéder. Il vient de débarquer en Amazonie où il a passé les trois premières années de sa vie avec deux photos de son enfance sur lequel il est avec sa mère, et un homme différent sur chacune d’entre elles.  L’un d’eux est certainement son père. Mais lequel ? Accueilli par trois filles qui travaillent sur place, il va mener son enquête jusqu’aux tréfonds de la forêt amazonienne.

 

 

 

 

© Loisel, Pont, Lapierre - Rue de Sèvres

 

 

Bien que le « héros » Max soit un homme, bien avant le #MeToo, les femmes tiennent la dragée haute dans les seventies du temps de cette histoire. Corinne a des mœurs très libérées. Sa vie est un jeu qu’elle a pris en main et dont elle maîtrise le parcours. Elle est serveuse au « Toucan ». Charlotte et Christelle sont deux infirmières arrivées en Amérique du Sud pour tenir un dispensaire en pleine cambrousse. Elles vont avoir fort à faire et se trouveront mêlées bien malgré elles dans une affaire de réseau de prostitution avec de filles du pays et des ouvriers de chantiers. Dernière femme de premier plan du récit et non des moindres puisqu’elle est celle qui a les honneurs de la couverture avec Max, Baïa, jeune brésilienne muette, est la locale de l’étape. Elle va être le fil d’Ariane du français à travers la forêt.

 

Olivier Pont rêvait d’une histoire en Guyane où il avait voyagé. Son idole Loisel l’embarque au Brésil, dont la géographie permettait des développements scénaristiques plus larges. Le trait hyper dynamique du dessinateur correspond parfaitement à l’univers Loisel. Avec moins d’épaisseur que celui de son maître, les personnages de Pont se fondent dans la forêt inextricable dépeinte avec autant de talent que l’aurait fait Loisel lui-même.

 

 

 

 

© Loisel, Pont, Lapierre - Rue de Sèvres

 

 

Décidément, Loisel réussit un nouveau coup de maître. Le roi Midas du neuvième art, c’est lui. Encore une fois, il signe une histoire addictive, un livre qu’on ne peut refermer avant de l’avoir terminé avec un final sur un cliffhanger de haut niveau.

 

Les couleurs de François Lapierre sont elles aussi dans les tons de l’univers du créateur de La quête de l’oiseau du temps. Ses lumières  traversent la canopée dans les scènes en forêt. Sur les pistes, le coloriste fait soulever la poussière. On peut juste regretter que, sur certaines cases, l’ombrage de certains plans pour mettre en exergue la scène principale prenne le pas et estompe le trait d’Olivier pont.

 

 

 

 

© Loisel, Pont, Lapierre - Rue de Sèvres

 

 

Le tome 1 de cette nouvelle série s’intitule Isabel. Personne ne s’appelle comme cela. Est-ce la mère de Max ? A bien y penser, il y a aussi un personnage qui apparaît en fin d’album et qui ne porte pas de nom. Serait-ce elle ? On ne peut en dire plus sans dévoiler une part du mystère.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Un putain de salopard

 

Tome : 1 - Isabel

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Loisel

 

Dessins : Pont

 

Couleurs : Lapierre

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782369816720



Publié le 06/05/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4230 -  8 Mai 2019

 

 

 

Spirou : Retour vers l’enfer !

 

 

 


 

 

 

            Après avoir attendu L’espoir malgré tout, c’est Un peu plus loin vers l’enfer que vont se rendre Spirou et Fantasio. Le deuxième volet de la grande saga d’Emile Bravo démarre cette semaine pour plus de trois mois dans le journal. Comme un passage de relais, le Marsupilami tire sa révérence.

 

            Petite nouveauté de ces dernières semaines, L’aventure sur commande revient pour son deuxième épisode. Comme après la première partie, c’est aux lecteurs de décider de l’avenir des héros de Nicoby.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Karensac, Pico – Dupuis 

 

 

Histoires à suivre :

 

Aventure sur commande (L’)

Frnck : Cannibales

Marsupilami (Le) : Bienvenido a Bingo !

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Agent 212 (L’)

Capitaine Anchois

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Cromheecke

En direct du futur : Zorglub

Interview : Bravo

Jeu : Gare à vous Spirou et Fantasio (Antoine & Morin)

Spirou & moi : Timothé Le Boucher

 

 

Supplément abonnés :

Mini-livre : Aubépine : La saga des chevaliers châtaignes

 

 

 

En kiosques et librairies le 8 mai 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 05/05/2019.


Source : Bd-best


Là où ils passent, les gags repoussent.  Le club des huns 1 - Des huns pitoyables

 

 

« - Ce serait bien que tu te trouves une occupation.

- Pfff ! Il a raison Pancrace, il me faut une occupation ! Un projet même ! Mais lequel ?! Déjà, je vais éviter de devenir bûcheron, ça manque d’envergure pour un guerrier comme moi ! Hop ! … La Gaule ! Je vais envahir la Gaule ! … Pancrace ! Pancrace ! J’ai un projet ambitieux ! La Gaule ! Je veux avoir la Gaule !

- Ah ? T’as essayé le gingembre ? »

 

 

 

 

On ne se moque pas impunément d’Attila, sauf si l’on désire goûter au pal !

 

Le Club des Cinq, c’était de la roupie de sansonnet. Le Club des Huns dépasse les bornes : ils sont six ! Attila, nabot colérique, Joe Dalton des steppes, est, tout le monde le sait, le fléau des Dieux. Pancrace est l’intellectuel de la bande, chargé de rédiger la biographie du plus petit des grands maîtres du monde. Bruno, rescapé d’une  terrible bataille contre les Burgondes, réussi l’exploit d’être encore plus petit que son nabot de chef. Très premier degré, il est un peu simplet. Berthold est père de famille. Il va délaisser ses quatre enfants et Bibiche….tous sauf un, Borodin, qui va l’accompagner. Il faut juste qu’il comprenne  qu’il ne peut pas participer aux entraînements. Zsambor est le brutus de la bande. Son cerveau est un maillet. Ses yeux voient des lapins partout. Son but dans la vie : frapper. Il est flanqué d’un « traducteur » qui le dirige dans ses opérations.

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Après l’hilarante série Tony et Alberto, les très drôles Nino et Rebecca, Dab’s revient avec des personnages terrifiants et sanguinaires. Aux chiottes, Game of thrones ! Les barbares du Club des huns vont vous faire passer pour des enfants de cœur. Enfin…. Ça aurait pu, mais…. Bon… Comment expliquer ?.... On est là pour se marrer et plutôt que de fendre des crânes, on va se fendre la poire.

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Mais comment Dupuis a pu laisser filer une série comme ça ? Après une prépublication dans Spirou, les guerriers changent de camp pour être publiés en album chez Bamboo, l’éditeur qui monte, qui monte, qui monte, en profitant en toute légitimité d’un créneau quelque peu délaissé par l’éditeur de Marcinelle. L’essentiel est que le lecteur y trouve son compte. Et il est bon le compte.

 

Gags en demi-planches ou en page complète, histoires courtes, Dab’s ne s’impose pas de contraintes et développe ses idées au gré des besoins. On a même droit à un récit de Noël et à une parodie du joueur de flûte de Hamelin, rebaptisé Ham l’Hun.

Dans une dominante jaunâtre type herbe cramée, les couleurs de Gom donnent un ton bien particulier à la série et qui n’appartient qu’à elle.

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Le but d’Attila et de sa troupe dans la vie est d’envahir la Gaule. Mais avec des barbares comme ça, la contrée peut dormir sur ses deux oreilles. Elle n’est pas prête de les voir débouler.

 

Et qu’on se le dise, Le club des Huns peut aussi se lire … au pieu.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le club des huns

 

Tome : 1 - Des huns pitoyables

 

Genre : Humour belliqueux

 

Scénario & Dessins : Dab’s

 

Couleurs : Gom

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966846

 



Publié le 04/05/2019.


Source : Bd-best


Un thème plus que moderne.  Les Schtroumpfs 37- Les Schtroumpfs et la machine à rêver

 

« - Quoi ? Il en manque six ? Ah mais ! Cette histoire commence à me schtroumpfer sur les nerfs ! Et bien sûr, ils ne sont pas au village. Je parie qu’ils sont tous dans les bois !

- Ils arrivent, Grand Schtroumpf !

- On va tout vous expliquer, Grand Schtroumpf !

- On a schtroumpfé un jeu…

- Et on s’amusait tellement que…

- Oui, je sais. Vous n’avez pas vu schtroumpfer le temps ! »

 

 

 

 

 

Mais pourquoi donc des Schtroumpfs manquent-ils régulièrement à l’appel au repas du soir ? Le Grand Schtroumpf est inquiet, mais ils finissent toujours par rentrer. Après une filature, le Schtroumpf à lunettes découvre le pot aux roses. Les fugueurs se retrouvent au cœur d’un arbre creux pour regarder une grande plaque de cristal, les yeux équipés de lunettes spéciales. Mais l’instrument de loisir n’est pas anodin. C’est encore une manigance de Gargamel, aidé par le sorcier Occultus, pour soutirer de l’or aux victimes qui en deviendront addicts.

 

 

 

 

© De Coninck, Diaz, Jost & Culliford - Le Lombard

 

 

 

Qui aurait cru qu’un jour les Schtroumpfs auraient pu traiter du thème si actuel de l’addiction aux écrans ? Sans dévoyer la série, en restant fidèle à ses poncifs, les scénaristes Alain Jost et Thierry Culliford ont réussi l’exploit d’aborder le sujet, à mille lieues de l’univers moyenâgeux. Par le biais des incantations d’un sorcier malfaisant, les Schtroumpfs se trouvent fascinés par une tablette leur faisant vivre leurs rêves les plus fous. Mais les auteurs n’en restent pas là. Les lutins bleus sont rackettés par leur nouveau jouet qui leur réclame des pépites d’or s’ils veulent continuer à l’utiliser. Cela fait furieusement penser à ces jeux en apparence gratuits mais dont les options payantes sont nécessaires pour pouvoir en profiter pleinement. (Non, on n’a pas parlé de Fortnite…) Même le Grand Schtroumpf va se trouver en difficultés.

 

 

 

 

© De Coninck, Diaz, Jost & Culliford - Le Lombard

 

 

Jeroen de Coninck est entré aux studios Peyo en 1991. Il a un paquet de Schtroumpfs au compteur. C’est le quatrième qu’il réalise en duo avec Miguel Diaz après Schtroumpf le héros, Les Schtroumpfs et le demi-génie et Les Schtroumpfs et le dragon du lac. Les deux compères travaillent dans une symbiose parfaite. Autant les Schtroumpfs que Gargamel (ce qui n’a pas été évident pour tous les successeurs) sont d’une maîtrise totale. Si on devait pinailler, le mage Occultus tire plus du graphisme des dessins animés que du pur trait de Peyo. Albine la corneille blanche est elle dans le moule. Qui plus est, elle offre à ce pauvre Azraël un rôle se souffre-douleur dont il se serait bien passé.

 

 

 

 

© De Coninck, Diaz, Jost & Culliford - Le Lombard

 

 

 

Les Schtroumpfs et la machine à rêver joue un double rôle : celui de retrouver avec un plaisir constant des personnages mythiques, et celui de traiter en famille du thème des addictions au numérique.

 

Peyo peut se reposer en paix, la série est en de bonnes mains.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Schtroumpfs

 

Tome : 37- Les Schtroumpfs et la machine à rêver

 

Genre : Aventure humoristique

 

Scénario : Jost & Culliford

 

Dessins : De Coninck & Diaz

 

Couleurs : Studio Nine Culliford

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803673131

 

 



Publié le 03/05/2019.


Source : Bd-best


Des frites ! Des frites ! Des frites !  La cantoche 4 - Faut pas gaspiller !

 

 

« - Bienvenue à l’atelier de la cantoche ! Je vais vous enseigner ici les bases de la cuisine. Vous savez déjà ce que vous voulez apprendre à faire ?

- Oui ! Comme vous. Réchauffer les plats surgelés ! »

 

 

 

 

 

Je préfère manger à la cantine,

Avec mes copains et mes copines.

Et même si la viande est dure comme du caoutchouc,

Au moins je suis sûr de rigoler un bon coup.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Dans une école, la cantine, ou plutôt la cantoche, c’est un peu l’espace détente. On quitte le stress et la rigidité de la salle de classe. On oublie la maîtresse, sa sévérité et ses exercices. Et on prend une petite bouffée d’air, au grand dam des dames de service... et du chef. C’est parti pour un splendide lancer de purée… Mais après, faut nettoyer ! Par ailleurs, l’échange de desserts permet de négocier un exercice, mais à saveurs équivalentes. Mais que le chef n’oublie pas l’adage suivant : Trop de frites tuent les frites.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Quelques pages de vacances font varier les décors. Le jour de la corvée « pommes de terre » à la colo du camp scout, c’est l’occasion d’apprendre ce que l’on peut en faire. La fondue au fromage en classe de neige, ça plombe.

 

Dans le cadre rigide du gag en quatre cases proche du strip, Nob dégaine les gags aussi vite que  les enfants passent avec leurs plateaux pour se faire servir au self. Pas de cadres pour border les images, des couleurs directes dans des bleus verts solaires. Un seul petit reproche, le chef cuistot ressemble trop à Dad. Rajoutez lui des lunettes et vous obtenez le papa d’Ondine et de ses sœurs.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Vite, ça sent les frites ! Vite, ça sent le rire !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La cantoche

 

Tome : 4 - Faut pas gaspiller !

 

Genre : Humour pédago-culinaire

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Nob

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9791036304750

 



Publié le 01/05/2019.


Source : Bd-best


« Découvre qui tu es et tu seras sauvée ! » Brindille 2 - Vers la lumière

 

 

« - Si les chasseurs d’ombres la cherchent, vous savez ce que ça veut dire ? La tribu est condamnée… Elle doit disparaître !

- On est sûr que c’est eux ? Et qu’ils la cherchent ?

- On est sûrs de rien… mais le risque est trop grand ! »

 

 

 

 

 

                 Le vieux sage a écouté les vibrations de la pierre. Il ne faut surtout pas que la jeune fille soit attrapée par ses poursuivants. Ailleurs, Brindille, la proie, se réveille échouée et blessée aux abords d’un lac, au cœur d’une forêt inextricable. Elle ne va pas rester longtemps seule. Elle retrouve le loup, le soigne et panse ses plaies. Mais pour sauver son ange-gardien, il faudra affronter les sirènes. Mais vite, la horde arrive…

 

 

 

 

© Brremaud, Bertolucci – Vents d’Ouest

 

 

Brindille poursuit sa fuite en avant et sa quête d’identité. Une forêt, des animaux, des êtres fantastiques, Brindille a tout du conte. Vers la lumière est le deuxième et dernier chapitre de ce diptyque des bois. Des contes, des contes, des contes, tout le monde en a lu des milliers. Mais le final de celui-ci, jamais au grand jamais, on ne l’a jamais lu.

 

Frédéric Brrémaud rompt le rythme de la première partie. Brindille n’est plus seulement dans une échappée. Elle doit prendre son destin en main, et le mot n’est pas si innocent que ça. Le scénariste surprend tout le monde avec une conclusion inédite, imprévisible, émouvante.

 

 

 

 

© Brremaud, Bertolucci – Vents d’Ouest

 

 

Federico Bertolucci n’a plus rien à prouver dans le décor bucolique de la forêt dangereuse. Lui aussi continue à surprendre en laissant éclater son imagination et son talent dans un kraken surgi des profondeurs réveillé par le sang.

 

 

 

 

© Brremaud, Bertolucci – Vents d’Ouest

 

 

La première partie était magnifique et sauvage, la deuxième est surprenante et poignante. Le diptyque Brindille forme un récit fantastique dans tous les sens du terme, un récit initiatique qui va jusqu’à redéfinir le sens de la vie.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Brindille

 

Tome : 2 - Vers la lumière

 

Genre : Fantastique forestier

 

Scénario : Brrémaud

 

Dessins & Couleurs : Bertolucci

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9782749308449

 



Publié le 30/04/2019.


Source : Bd-best


Lorsqu’un géant se réveille...                                                    Le dernier Atlas 1

 

 

 

«  - Hey, Ismaël ! Tu finis dormir ? Ça faire plus de trois jours !

- Désolé pour ça… J’ai dû avoir une sorte d’insolation. Dites… Les éléments radioactifs que ces maliens demandaient, c’est pour faire quoi ?

- Un réacteur, une « bombe sale », ou un putain de dentifrice à l’uranium. Pour ce qu’on en a à foutre… C’est pas tes affaires.

- Ok, ok… Mais je crois que je sais ou trouver ça. Vous vous rappelez les Atlas envoyés en Inde, après la catastrophe de Batna ? Il y en a un qui n’a jamais été démantelé, à cause d’un problème juridique. Le George Sand

- Et comment tu sais ça, toi ?

- J’en avais entendu parler… Et je viens de vérifier sur le net. Ce robot fonctionnait avec une pile nucléaire. Ça devrait suffir au maliens, non ? »

 

 

 

 

 

2018. Pour récupérer une pile nucléaire, Ismaël Tayeb trouve l’idée du siècle : voler le dernier de ces robots géants mis en marche sous l’ère De Gaulle. L’homme a monté sa boîte. Il vend des jeux d’arcade pour les cafés et récolte les fonds que lui doivent ses clients. Dans les années 90, il a fait de la prison pour un vol à main armée. Conneries de môme. Tout ça, c’est du passé ? Son job n’est qu’une façade pour celui qui fait partie  d’un gang de malfrats. Et il ne doit pas décevoir son patron qui vient de le mettre sur un gros coup. L’occasion pour lui de changer sa vie.

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

Au Sud de l’Algérie, dans le parc de Tassili, l’ex-reporter de guerre Françoise Halfort analyse la faune et la flore d’une zone irradiée. D’étranges motifs géométriques ornent les ailes des insectes.

 

En Inde, Ismaël réussira-t-il à organiser la remise sur pied d’un géant de fer qui pourrait soulever le monde ? Qu’annoncent les comportements étranges des animaux en Afrique du Nord ?

 

Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval adoptent la méthode du roman feuilleton. De nombreux protagonistes, des événements indépendants à différents endroits du globe, des mystères, des chapitres. Le personnage principal est atypique. Loin du héros beau gosse, le quinqua porte sur lui le poids de son passé et de ses actes.

 

Le dernier Atlas a quelque chose de radiophonique. Sans comprendre au départ où les auteurs veulent nous amener, on est emporté dans un tourbillon qui empêche de refermer le livre.

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

On ne peut s’empêcher de penser à Jacobs. Paradoxe pour un récit estampillé Dupuis, mais on aurait bien vu le professeur Mortimer accompagner la quête d’Ismaël.

 

Le texte final « Une uchronie française » brouille sciemment l’esprit du lecteur. Et s’il y avait quelque chose de vrai dans tout ça ? Après tout, Idras Belkacem a bien commenté les plans d’un Atlas devant le général De Gaulle en 1943 à Alger.

 

Hervé Tanquerelle est bien loin de son trait à la Blain du Leg de l’alchimiste. Plus souple, plus épais, son graphisme adopte un look vintage très marqué seventies qui sied à merveille au sujet, alors que l’histoire se déroule bel et bien en 2018 Le design des robots de Fred Blanchard n’est pas sans rappeler les cœurs d’acier du Spirou du regretté Yves Chaland.

 

N’oublions pas Laurence Croix (qui l’a été, oubliée, sur la couverture). Ses couleurs accompagnent les événements et les lieux dans des tons parfois tranchés d’une scène à l’autre mais qui se font écho. Elle éclaire les scènes nocturnes mettant en avant les aplats noirs de Tanquerelle comme pour mieux les mettre en exergue.

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

Le dernier Atlas fait figure d’événement en ce printemps dessiné. Le choc est évident mais il ne faudrait pas que l’album soufre d’une presse trop dithyrambique. Certains pourraient être déçus, comme pour ces films que l’on voit, après que tout le monde les a trouvé géniaux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le dernier Atlas

 

Tome : 1

 

Genre : Thriller uchronique

 

Scénario : Vehlmann & De Bonneval

 

Dessins : Tanquerelle

 

Design : Blanchard

 

Couleurs : Croix

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 232

 

Prix : 24,95 €

 

ISBN : 9782800171166

 



Publié le 29/04/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4229 -  1er Mai 2019

 

 

 

Spécial couleurs et coloriages

 

 

 

 

 

 

 

 

            Un numéro haut en couleurs qui restera dans les annales du journal : Spirou, encore et toujours, innove et surprend. Sous une merveilleuse couverture de Renaud Collin, cet hebdo spécial couleurs et coloriages en fait voir de toutes. Hormis différents coloriages mystérieux ou relaxant, un exercice de style oppose six coloristes maisons sur un même dessin de Dad. Chacun explique sa technique avec justifications de ses choix. Anne-Claire Jouvray offre plus loin une leçon de coloriage. Fred Neidhardt raconte en trois planches l’histoire de la couleur dans l’histoire du journal. Même nos chers cavaliers de l’apocadispe se mettent aux couleurs. Sauf qu’eux ne les voient pas toutes bien.

 

            Côté récits à suivre, Raowl termine sa grande aventure.

 

Pour rester dans le domaine du coloriage, les abonnés ont droit à un Wakatoon (dessin à colorier qui s’anime) du Marsupilami.

 

 

 

 

© Wakatoon – Dupuis 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Marsupilami (Le) : Bienvenido a Bingo !

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

 

 

Récits complets :

 

50000 nuances de groom (Neidhardt)

Atlas & Axis : Gris

Cavaliers de l’apocadispe (Les) ne voient pas tous bien les couleurs.

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Dégoût et des couleurs (Perrault & Cerq)

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Harcèlement s’couleur (Dav & Sti)

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Mini-Mythes (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Yoann

Coloriage relaxant : Télémaque

De toutes les couleurs : Un dessin de Nob par 6 coloristes différents

En direct du futur : Trondheim

Jeu : Coloriage géant (Joan)

Leçon de BD (La) : Anne-Claire & Jérôme Jouvray

 

 

Supplément abonnés :

Carte animée Wakatoon - Marsupilami

 

 

 

En kiosques et librairies le 1er mai 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 28/04/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4228 -  24 Avril 2019

 

 

 

Le démolisseur a des arguments-massues !

 

 


 

 

 

 

Super-Groom est en difficultés ! Alors que celui-ci fait face au démolisseur, Fabien Vehlmann donne des conseils aux lecteurs pour devenir un Super Groom du quotidien sans avoir à bondir de toits en toits avec un masque et un écureuil.

 

Pas de récit complet cette semaine, mais des histoires à suivre en super (c’est le cas de le dire) forme. En particulier, dans Raowl, Tebo nous offre une impressionnante case en double page centrale : un atelier de torture dans les bas-fonds d’un château lugubre.

 

A part ça, les abonnés vont pouvoir se mettre aux boulettes. Un tout nouveau supplément de recettes de cuisine en BD dessiné par Garouste va faire de tous de vrais chefs.

 

 

 

© Garouste – Dupuis 

 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Marsupilami (Le) : Bienvenido a Bingo !

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

Super-Groom : L’effet domino

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Millborough (La pause-cartoon)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

Willy Woob

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Obion

En direct du futur : Jérôme K.Jérôme Bloche

Interview : Vehlmann

Jeu : Super Groom à la rescousse ! (Waltch)

Spirou & moi : Mathilde Domecq

 

 

Supplément abonnés :

Fiche-cuisine : Les recettes de Nono (Garouste)

 

 

 

En kiosques et librairies le 24 avril 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 20/04/2019.


Source : Bd-best


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