Information générale concernant le monde de la BD
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Lorsque Iko dégaine quelques réponses pour Bd Best

 

 

 

Rencontré également lors de la brocante de Temploux, Iko a préféré nous répondre à quelques questions plus tard … Voici donc son interview à distance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1) In 3 words, who are you? ( En trois mots, qui est - tu ?)

 

A Mexican who found a Mauser c96 and wanders in the ruthless and competitive west of the bd

 

(Un mexicain qui a trouvé un Mauser C96 et erre dans l’ouest impitoyable et compétitif de la bd)

2) What was the first comic you read? (Quelle est la première BD que tu as lue ? )

 

A Disney's mickey mouse in Italy there was a very popular weekly magazine when I was a child

 

(Un Mickey Mouse de Disney en Italie. Il y avait un magazine hebdomadaire très populaire quand j’étais enfant)

3) You are the designer of “Durango”. How did this happen? (Tu es le dessinateur de “Durango”. Comment est-ce arrivé ?)

 

While i was drawing the 4th volume of “Ténèbres”, my agent (she is not anymore) told me that Jean Wacquet (my editor) was looking for a new illustrator for “Durango” and if I was interested. I knew there was already a very good illustrator I don't know what problems there were and they never told me anything about it...I read something about it in some interview

 

(Alors que je dessinais le 4ème tome de “Ténèbres”, mon agent (elle ne l’est plus) m’a dit que Jean Wacquet (mon éditeur) était à la recherche d’un nouvel dessinateur pour Durango et si cela m’intéressait. Je savais qu’il y avait déjà un très bon dessinateur. Je ne sais pas quels problèmes il y avait et ils ne m’ont jamais rien dit à ce sujet... J’ai lu quelque chose à ce sujet dans une interview)

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

4) How is your collaboration with Yves Swolfs going? (Comment se passe ta collaboration avec Yves Swolfs ?) I think you have to ask him the question. I am a big fan of Yves Swolfs and spaghetti westerns (I am Italian) as a fan it is difficult to define a "collaboration" I hope he appreciates the effort to keep the name of the Durango as the most famous "spaghetti western" in the world of comics

 

(Je pense qu’il faut lui poser la question. Je suis un grand fan d’Yves Swolfs et des westerns spaghetti (je suis Italien). En tant que fan, il est difficile de définir une « collaboration » J’espère qu’il apprécie l’effort de garder le nom du Durango comme le plus célèbre « western spaghetti » dans le monde de la bande dessinée.) 5) You also worked with Bec for the "Ténèbres" series, a universe totally different from the spaghetti western. Do you have a preference? (Tu as également travaillé avec Bec pour la série « Ténèbres », un univers totalement différent du western spaghetti. As-tu une préfèrence ?) On "Ténèbres" I had a more personal style. For “Durango”, I tried to align myself with Yves' style because I know he has many fans and readers do not digest different styles. for the rest neither fantasy nor West Artistically they are my passions I have always preferred science fiction but none me he never made her draw

 

( Sur « Ténèbres » j’avais un style plus personnel. Pour Durango, j’ai essayé de m’aligner sur le style d’Yves car je sais qu’il a beaucoup de fans et que les lecteurs ne digèrent pas les différents styles. Pour le reste la fantasy, l’Ouest Artistiquement ce sont mes passions. J’ai toujours préféré la science-fiction mais personne ne me l’a jamais fait dessiner.)

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

 

6) What are your future projects? (Quels sont tes futurs projets ?)

I don't have time to do anything else and I don't know any other publishers. I know there are other good and fast designers working on the Durango variants. at the moment I have no idea what plans they have in the upper echelons for the future of the series and for me

 

( Je n’ai pas le temps de faire autre chose et je ne connais pas d’autres éditeurs. Je sais qu’il y a d’autres bons et rapides dessinateurs qui travaillent sur les variantes Durango. Pour le moment, je n’ai aucune idée des plans qu’ils ont dans les échelons supérieurs pour l’avenir de la série et pour moi ) 7) Are you on the next “Durango” volume? (Est- tu sur le prochain volume de “Durango” ?) Yes, I'm drawing the second part of a Mexican saga

 

(Oui, je dessine le second volet de la saga Mexicaine )

 

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

 

8) Any idea when it will be released? (Une idée de lorsqu’il sera disponible ? ) is a tome longer than normal are more or less in the middle I hope for next year

(C’est un tome plus long que la normal, dans la seconde partie de l’année, j’espère l’année prochaine)

9) Can we have some information about his screenplay ? (Pouvons-nous avoir quelques informations sur son scénario ?) I believe this story will confirm Durango's nickname 'the peacemaker". while as a mexican designer I hope to keep the Mexico name high, which, as true spaghetti western fans know, was a very symbolic place ;)

 

(Je crois que cette histoire confirmera le surnom de Durango « l’artisan de la paix » alors qu’en tant que designer mexicain, j’espère garder le nom du Mexique élevé, qui, comme le savent les vrais fans de western spaghetti, était un endroit très symbolique )

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

 

Propos recueillis par : Thierry Ligot

 

Mise en page : Alain Haubruge



Publié le 04/09/2022.


Source : Bd-best


Suivez le guide !  Alvar Mayor 3 - La réalité des songes

 

« - Alvar Mayor ! Alvar Mayor ! Tu es alvar Mayor, n’est-ce pas ?

- Oui, tu me connais ?

- J’ai cru que je ne te trouverais jamais ! Je suis un vieux poète, un conteur d’histoires, je recrée seulement les fantaisies que deviennent les aventures des hommes quand elle se terminent dans le monde de la réalité.

- Je ne te comprends pas.

- Peu importe. J’ai juste besoin que tu me guides. »

 

 

 

 

 

 


 

Alvar Mayor attend un homme qu’il doit guider dans la jungle lorsqu’il est abordé par un conteur qui compte bien les accompagner. Le « client », un certain Iñigo, souhaite retrouver la forteresse de Julian Rosales, l’homme qui fut son acolyte dans la quête de l’or du Pérou et qui lui a volé Angela, la femme dont tous les deux étaient amoureux. Ils vivraient tous les deux dans cette forteresse dont Iñigo compte bien la libérer. Entre une nature hostile et des ombres attirantes, la folie va-t-elle mener la danse ? Entre le monde réel et celui de l’imagination, les routes sur lesquelles marche Alvar Mayor sont souvent bien difficiles à emprunter, surtout s’il y a de l’or inca ou de l’amour au bout.

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

Vingt récits viennent conclure la trilogie intégrale d’Alvar Mayor proposée par les éditions i-latina. Parus dans le magazine argentin Skorpio entre 1982 et 1986, ils montrent le talent de deux auteurs incontournables : le scénariste Carlos Trillo et le dessinateur Enrique Breccia, l’un des maîtres internationaux du noir et blanc, dont   le talent dépasse allègrement celui de Hugo Pratt dans le domaine. Breccia est à Pratt ce que Franquin est à Hergé : le dynamiteur d’un ordre établi. Les grandes images de début et de fin de chaque histoire sont fabuleuses. L’Amérique du Sud est si grande que l’aventurier a toujours de nouvelles directions à prendre. Alvar Mayor se revendique homme libre et souhaite rester maître de ses choix. Il apprendra à ses dépens que ce n’est pas toujours possible. Certaines histoires semblent clairement avoir influencé Hermann pour Jérémiah ou Van Hamme pour Thorgal; seul le décor change.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

Un entretien avec Enrique Breccia apporte la touche finale à cette réédition dont les trois imposants volumes sont aussi disponibles en coffret. On y apprend qu’Alvar Mayor est né en 1976 lorsque Carlos Trillo proposa l’idée à son compatriote. Il s’agissait des aventures d’un américain du Sud en Amérique hispanique après la découverte et la colonisation de l’Amérique par l’Espagne. Très rapidement, les deux auteurs ont trouvé leur équilibre, entre la vision littéraire de Trillo et le graphisme de Breccia. Une histoire est ainsi parue chaque mois. Des légendes inventées par les espagnols en arrivant en Amérique du Sud jusqu’à un fantastique poétique et philosophique, la saga d’Alvar Mayor est passée d’un certain réalisme historique à un onirisme exotique, sans que les deux compères n’en aient jamais discuté. Breccia raconte que cela s’est fait avec fluidité, grâce à l’osmose de leurs visions. Le dessinateur souligne qu’il ne faut pas oublier que la série contient également un certain humour ironique et subtil.

 

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

« Alvar Mayor, je l’ai dessiné avec une énergie et une joie qui se sont maintenues intactes au cours des années, du début à la fin. », déclare Enrique Breccia. Il n’avait pas besoin de le dire tellement ça se voit. Alvar Mayor est une pièce majeure de la bande dessinée argentine.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Alvar Mayor

 

Tome : 3 - La réalité des songes

 

Genre : Aventures sud-américaines 

 

Scénario : Carlos Trillo 

 

Dessins : Enrique Breccia 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Grandes Autores

 

Nombre de pages : 232

 

Prix :  30 €

 

ISBN : 9782491042257

 

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Une vie.  La commode aux tiroirs de couleurs

 

« - Maman, je n’arrive pas à dormir… Tu fais quoi ?

- Je lis une lettre d’Abuela que j’ai trouvée dans la commode.

- Hein ! Abuela veut pas qu’on ouvre les tiroirs !

- Ah ! Ah !... Tant qu’elle était là, c’est sûr, il valait mieux ne pas s’y risquer ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Maintenant qu’Abuela, la grand-mère de la famille en espagnol, a rejoint ses ancêtres, voici venu le temps des secrets. Ses secrets, l’histoire de sa vie, elle les rangeait dans une commode aux tiroirs de couleurs. Au travers de lettres et d’objets, sa petite fille y découvre l’histoire de sa famille. Des photos, une médaille de baptême,… et le voyage dans le temps peut commencer. Pour fuir la guerre civile espagnole, un couple envoie ses enfants en train chez leurs grands-parents à Narbonne. Rita a 10 ans, Leonor 16 et Carmen 6. Ce jour-là, les enfants ont embrassé leurs parents pour la dernière fois. Elles font partie de la Retirada, l’exode vers la France de 400 000 républicains espagnols. Entre travaux de couture et menus larcins, Rita va grandir et commencer sa vie, tenter de tout oublier et de redémarrer à zéro. Puis, c’est Toulouse et l’amour, avant d’être rattrapé par le passé...

 

 

 

 

 © Grisseaux, Winoc, Causse, Ruiz - JC Lattès / Bamboo Grand Angle

 

 

                Le roman d’Olivia Ruiz est adapté en bande dessinée. Sensible, émouvant, poignant même parfois, l’autrice écrit un nouveau « Une vie » de Maupassant. Ici, Jeanne est remplacé par Rita, le Sud de la France et l’Espagne remplacent la Normandie. La famille, les hommes, les enfants sont les trois piliers qu’ont en commun ces deux femmes que près d’un siècle sépare. Sans vouloir rivaliser avec le style littéraire exceptionnel d’un Maupassant au sommet de son art et dans le fond et dans la forme, dans son roman, Olivia Ruiz parvient à retranscrire une émotion similaire. Ruiz revendique dans la postface le côté fictionnel du récit. Malgré l’absence d’éléments sur son histoire familiale, elle comble les vides dans un devoir de mémoire et rend hommage aux femmes.

 

 

 

 

 © Grisseaux, Winoc, Causse, Ruiz - JC Lattès / Bamboo Grand Angle

 

 

                C’est cette émotion que traduisent en images Winoc et Amélie Causse, mêlant leurs graphismes dans cette adaptation par la scénariste Véronique Grisseaux. On y retrouve toute l’essence du récit. Il est juste parfois dommage que le média BD ne soit pas utilisé à plein. On est parfois souvent plus proche du livre illustré. C’est plus respectueux pour l’œuvre originelle, mais moins original pour la bande dessinée. Il est vrai que la forme épistolaire est difficilement traduisible sur ce point; peut-être aurait-on été trop éloigné du but recherché. Il n’en reste pas moins que l’histoire prend aux tripes et il est impossible de ne pas avoir une petite larme au coin de l’œil.

 

 

 

 

 

 © Grisseaux, Winoc, Causse, Ruiz - JC Lattès / Bamboo Grand Angle

 

 

                La commode aux tiroirs de couleurs montre le poids de la grande Histoire dans celle d’une famille. La commode aux tiroirs de couleurs donne envie de s’en construire une.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La commode aux tiroirs de couleurs 

 

Genre : Une vie

 

Scénario : Véronique Grisseaux 

 

D’après : Olivia Ruiz 

 

Story-board et décors : Winoc

 

Personnages, encrages & couleurs : Amélie Causse

 

Éditeur : JC Lattès / Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782818993880

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Nous, jaunes et marrants...  Les Minions 5 - Sporta Bikini / 6 - Mini Boss Kabuki !

 

« - Go !

- Waouuuuuu !

- Go ! Go ! Go ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Go ! Go ! Go ! C’est parti pour une double fournée de gags visuels déjantés et hilarants des Minions. Un langage universel, une aura internationale : ils sont de retour !

 

Le ridicule ne tue pas, sinon, ces nabots jaunes seraient occis depuis belle lurette. Mais les fourbes s’en tirent toujours par des pirouettes. Et si l’un de leurs camarades s’en prend plein la tête, les autres ne se laissent pas abattre. S’il n’en reste qu’un, je serai celui-là. Voilà leur philosophie, bon pied, bon œil, qu’il y en ait un ou deux (d’yeux).

 

 

 

 

© 2022 Universal City Studios LLC All Rights Reserved

© Collin, Lapuss - Dupuis

 

 

 

En accord avec Universal Studios, Renaud et Lapuss surfent sur le succès des sbires de Gru (Moi, Moche et Méchant). On n’avait pas vu un tel succès pour un petit peuple depuis les lutins bleus, vous savez, ceux avec un chapeau blanc poursuivi par un sorcier.

 

Dans ces albums, les Minions se mettent au sport dans l’un et se font complices de Gru dans son enfance dans l’autre. Ils s’amusent et détonnent, reléguant au second plan les sportifs de haut niveau et accompagnant Gru dans son ascension. Le tome 5 invite à l’exercice. Le tome 6 est un complément au deuxième film des Minions sorti sur les écrans cet été.

 

Ce n’est pas à Lapuss’ qu’il faut apprendre à faire du gag visuel. Il a astiqué les zygomatiques des lecteurs de Spirou avec Le Piou pendant des années.

 

 

 

 

© 2022 Universal City Studios LLC All Rights Reserved

© Collin, Lapuss - Dupuis

 

 

 

Le dessin de Renaud est somptueux. Le dessinateur de l’excellente série Le monde selon François n’a pas galvaudé son style. Il ne pénètre pas dans le monde des Minions, mais il les fait entrer dans le sien. Et ça fonctionne à merveille.

De grands dessins fourmillent de détails. On ne se lasse pas de les regarder, d’en explorer tous les coins. Qui plus est, ils seraient idéaux pour servir de modèles à des puzzles. Tiens, Messieurs Legain et Benef, de chez Dupuis, ça ne vous dirait pas de vous lancer dans ce business ?

 

 

 

 

© 2022 Universal City Studios LLC All Rights Reserved

© Collin, Lapuss - Dupuis

 

 

 

Que l’on soit fan de l’univers du film ou non, ces albums sont une lecture adaptée au public de 3 à 333 ans.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les Minions

 

Tomes : 5 - Sporta Bikini / 6 - Mini Boss Kabuki !

 

Genre : Humour jaune 

 

Scénario : Lapuss’ 

 

Dessins & Couleurs : Renaud Collin 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034733545 / 9791034733552 

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Et si tout le savoir du monde disparaissait ?  Les omniscients 3 – Le berceau

 

« - Maintenant, tu dois nous expliquer d’où vous venez ta sœur et toi !

- C’est quoi ce lieu étrange, Diego ?

- Qui es-tu vraiment, à la fin ?! On ne sait rien de toi !

- Je vous expliquerai tout ! Promis ! Mais il faut d’abord retrouver Diana ! Et vite ! Il faut la sauver du FBI ! »

 

 

 

 

 

 


James, Jessica, Amber, Albert et Diego sont cinq adolescents qui n’avaient rien de commun. Le destin les a réunis : ce sont des omniscients. Ils possèdent le savoir absolu. Don du ciel ou fardeau ? Toujours est-il qu’il faut vivre avec. Alors qu’ils viennent d’apprendre qu’un autre groupe possède les mêmes pouvoirs qu’eux, les iconoclastes, une fille ressemblant comme deux gouttes d’eau à Diego a été enlevée par le FBI qui veut l’étudier. C’est sa sœur. Elle serait la source de leur incroyable talent. Les omniscients doivent la tirer de là, mais ils doivent aussi lutter contre la destruction par un virus de toutes les données mondiales stockées sur support informatique fomenté par les iconoclastes. Dans l’Arctique, la bibliothèque de la fin du monde protégeant toutes les données mondiale résistera-t-elle à l’attaque ?

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani, Bekaert - Le Lombard

 

 

Des hommes ou des dieux ? Pas plus les omniscients que les lecteurs ne savent qui ils sont vraiment. Grâce au pouvoir d’Amber de voir le passé, les auteurs disséminent des indices. Dans ce troisième épisode, l’action avance dans deux axes. Si sauver Diana est de l’intérêt disons « privé » des omniscients, sauver le savoir du monde est de salubrité publique. Le scénariste s’inquiète ici de la dématérialisation du monde. Quand on stocke nos mails ou que l’on conserve nos photos sur un cloud, on est rassuré de savoir qu’ils sont aux mains de grandes sociétés qui nous permettront de les retrouver quelque soit l’endroit d’où l’on se connectera. Pourtant, on ne réalise pas qu’une simple faille dans le système de sécurité de ces Google ou autres pourrait tout faire disparaître.

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani, Bekaert - Le Lombard

 

 

Renata Castellani et Benoit Bekaert, la dessinatrice et le coloriste, sont en fusion. On peut saluer le travail de l’italienne qui se met totalement au service de l’histoire. Dans plusieurs scènes, elle aurait pu en mettre graphiquement plein la vue. Elle préfère se concentrer sur les acteurs plutôt que sur les événements, sans pour autant négliger ces derniers. C’est le meilleur système pour être au plus près de leurs préoccupations et avoir l’impression de faire partie du groupe. Bekaert entre dans le jeu en accentuant les focus sur les visages.

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani, Bekaert - Le Lombard

 

 

Le premier cycle des Omniscients se clôt avec de nombreuses questions en suspend. Ce premier combat contre les iconoclastes n’est qu’une introduction. On attend pour la suite un véritable affrontement, occasion justement de donner une seconde impulsion à ce non-pas Stranger Things mais Stranger Spirits.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les omniscients

 

Tome : 3 – Le berceau

 

Genre : Thriller fantastique 

 

Scénario : Vincent Dugomier  

 

Dessins : Renata Castellani  

 

Couleurs : Benoît Bekaert 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782808203609

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Imbrication de créations.  Feuilles volantes

 

«  - C’est toi qui fais ça ?

- Oui… Merci, désolé m’sieur…

- Tu devrais utiliser une plume atome pour ton encrage… Et il vaut mieux faire le lettrage avant de dessiner les bulles. Mais si tu t’intéresses au Moyen-Âge, tu devrais te documenter… Cette époque n’avait pas besoin de monstres pour être fantastique. »

 

 

 

 

 

 

 

                Alors qu’il se promenait en forêt afin de s’inspirer du réel pour dessiner, comme le lui avait conseillé son père, le jeune Max rencontre un olibrius, sorti de nulle part, comme il le qualifie lui-même, qui lui donne des conseils. L’homme semble s’y connaître particulièrement bien en bande dessinée. Qui est-ce type qui vit tout seul dans une maison isolée en forêt ? Toujours est-il qu’il conforte Max dans son objectif de devenir dessinateur de petits miquets. Passionné par le Moyen-Âge, Max entreprend de raconter l’histoire de frère Raoul, un moine copiste. Quelques années plus tard, c’est Suzie, la fille de Max, qui poursuivra la carrière de son père.

 

 

 

 

© Clérisse - Dargaud

 

 

                Quel est le point commun entre un dessinateur de BD en herbe de la fin du XXème siècle, un moine copiste du XVème qui vit l’invention de l’imprimerie, une graphiste du milieu du XXIème qui utilise une technologie en images virtuelles ? Ce sont des créateurs dont les histoires, à des années de distances, se croisent, s’imbriquent, s’entrechoquent dans une prouesse scénaristique signée Alexandre Clérisse. L’imprimeur naissant qui présente son invention révolutionnaire à frère Raoul et l’ermite forestier qui conseille Max se confondent. Est-ce le même personnage ? A quel moment la réalité prend-elle le pas sur la fiction ? Quels en seront les conséquences sur Suzie en plein questionnement sur sa carrière ? Les pas de son père la guideront vers la réponse à toutes ces questions.

 

 

 

 

© Clérisse - Dargaud

 

 

                Alexandre Clérisse signe une ode au métier de créateur de bandes dessinées. On ne peut s’empêcher de voir en Max un avatar de lui-même. Il rend hommage à l’imprimerie sans qui le métier ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Il image le futur dématérialisé du métier. Trois époques, trois décors, un traitement graphique commun dans la couleur directe exécutée de façon si particulière qui fait de Clérisse plus qu’un auteur un artiste. Mais ça, on le savait déjà. Les souvenirs de l’empire de l’atome, L’été Diabolik ou encore Une année sans Cthulhu étaient déjà des sommets de dessin, sur des scenarii de Thierry Smoldoren. Ici, il prend la main sur le scénario, comme à ses débuts en prenant des risques dans cette triple histoire qui n’en est qu’une.

 

 

 

 

© Clérisse - Dargaud

 

 

                Les meilleures histoires s’écrivent-elles sur des feuilles volantes ? Celles-ci sont reliées dans l’un des merveilleux événements de l’année, un album digne de l’Oubapo, l’ouvroir de bande dessinée potentielle.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

 

One shot : Feuilles volantes 

 

Genre : Voyage temporel

 

Scénario, Dessins & couleurs : Alexandre Clérisse

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 144

 

Prix : 23 €

 

ISBN : 9782205084764

 

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


La planète du singe.  Darwin’s incident 1

 

« - En êtes-vous vraiment sûr ?

- Il s’agit du rapport officiel de l’académie nationale des sciences. Le décryptage du séquençage de l’ADN et les dernières technologies d’analyse du génome le confirment. Ce nouveau-né est un hybride mi-humain mi-chimpanzé. C’est un humanzee. »

 

 

 

 

 

 

Charlie est un humanzee, un être hybride né d’un humain et d’une femelle chimpanzé dans un institut de recherche biologique. Elevé par un couple de scientifiques humains depuis quinze ans, il va aujourd’hui rentrer au lycée. Entre une intégration parmi des adolescents pas toujours bienveillants et un groupe de véganes extrémistes qui voient en lui une icône, Charlie va devoir trouver sa place dans une société formatée pour une soi-disant normalité.

 

 

 

 

© Shun Umezawa/Kodansha Ltd.

 

 

On parle souvent de bestialité pour dénoncer des comportements humains violents. Cette histoire démontre que la cruauté humaine est bien plus profonde et que l’on ferait mieux d’attribuer l’adjectif « humanité » à des animaux dangereux. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre Charlie et César, de la planète des singes. Mais là où, dans la dernière trilogie cinématographique de La planète des singes, César s’affiche en opposant aux humains, Charlie est, pour l’instant du moins, dans une posture d’observation. Le jeune humanzee n’aspire qu’à vivre sa vie d’adolescent. Mais gare à qui s’attaquerait à ceux qu’il aime. Ses capacités animales prendraient rapidement le dessus.

 

 

 

 

© Shun Umezawa/Kodansha Ltd.

 

 

Shun Umezawa signe un manga engagé, engagé contre les dérives scientifiques, mais aussi engagé contre la dictature du véganisme. Le prénom de la lycéenne qui se liera d’amitié avec Charlie n’est pas anodin. Elle s’appelle Lucy, comme le plus vieux squelette d’hominidé découvert par Yves Coppens. La boucle entre l’homme et le singe est ainsi bouclée.

Dans sa bonté, Charlie est redoutable. Plus fort qu’un chimpanzé et plus intelligent qu’un humain, il est avant tout une victime de sa condition particulière. Comment Umezawa le fera-t-il « évoluer » ? La façon dont il orientera la série pourrait en faire une série majeure.

 

 

 

 

© Shun Umezawa/Kodansha Ltd.

 

 

« Le courant de la conscience s’étend des humains opprimés à tous les animaux, conduisant à de formidables réponses sur l’évolution. » Cette phrase de Charles Darwin prend une toute autre dimension dans cet « incident » qui est l’un des événements manga de l’année. Le grand prix reçu au Manga Taisho Award 2022 est plus que justifié.

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Darwin’s incident

 

Tome : 1

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario & Dessins : Shun Umezawa 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 978237287

  

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Retour sous l’océan.  Les aventures de Spirou et Fantasio 56 - La mort de Spirou

 

« - Tiens, l’enquête spéciale de Seccotine est enfin sortie… Ah , mais dis donc, c’est une enquête sur Korallion… Tu te souviens ?

- La ville secrète sous la mer ?

- Apparemment ils la transforment en complexe de tourisme. les temps changent, mon vieux.

- Et c’est tant mieux ! »

 

 

 

 

 

 


                Fondé dans le plus grand secret par Herbert D’Oups, Korallion est une ville sous-marine, havre de silence à deux cents mètres de profondeur. Aujourd’hui, elle devient un complexe de tourisme fréquenté par des milliers de touristes. Spirou et Fantasio trouvent la situation bien étrange. Ils sont déjà allés à Korallion, jadis. Mais là, sachant que Zorglub est consultant, pilier de la réussite de Korallion, ils se demandent s’il n’y a pas anguille sous roche. Enfin, pour Spirou, on dirait plutôt murène sous roche. Spirou et Fantasio prennent deux places pour la cité sous-marine et se mêlent aux touristes afin d’aller voir sur place ce qu’il s’y trame.

 

 

 

 

© Schwartz, Abitan, Guerrive, Doucet - Dupuis

 

 

                Olivier Schwartz ayant fait ses preuves sur les trois meilleurs albums de la série parallèle des Spirou « vus par », il se voit confier la destinée de la série mère, avec deux nouveaux venus au scénario : Benjamin Abitan et Sophie Guerrive. Le premier est comédien, auteur et metteur en scène. On lui doit notamment les adaptations radiophoniques des aventures de Tintin pour Radio France. Spécialiste des dialogues rythmés et efficaces, il signe son premier scénario. La seconde est une autrice complète. Sa fantaisie et son humour décalé ont séduit les éditions Dupuis qui ont fait appel à elle. A la manière de ce que font certains scénaristes de Blake et Mortimer en se basant sur des aventures vécus par les héros et en proposant une suite ou un écho, Guerrive et Abitan reprennent le décor de Spirou et les hommes-bulles et renvoient Spirou et Fantasio dans la cité sous-marine de Korallion. Ils renouvellent la série en séduisant les aficionados.

 

 

 

 

© Schwartz, Abitan, Guerrive, Doucet - Dupuis

 

 

                Au dessin, Schwartz met du vintage dans les années 2020. Ça seyait impeccablement pour la série parallèle. Ça va tout aussi bien pour la série mère. Le dessinateur a le sens de la mise en scène et en donne à voir dans tous les coins de case. Il a l’intelligence de faire une bande dessinée qui se lit et se relit en découvrant toujours quelque chose de caché, de reclus dans un coin de case. En particulier, son Champignac retrouve toute la malice qu’il avait à la grande époque franquinienne.

 

 

 

 

© Schwartz, Abitan, Guerrive, Doucet - Dupuis

 

 

                Espérons qu’avec cette nouvelle équipe, la série Spirou et Fantasio connaîtra enfin un rythme de parution régulier. Le dessinateur en tout cas en est capable. Ce nouveau départ débutant par une mort annonce une nouvelle vie riche en aventures pour le groom de Marcinelle.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les aventures de Spirou et Fantasio

 

Tome : 56 - La mort de Spirou

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Benjamin Abitan & Sophie Guerrive

 

Dessins : Olivier Schwartz

 

Couleurs : Alex Doucet 

  

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 11,90 €

 

ISBN : 9782800173832

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Dernier week-end de janvier

 

 

 

La « Mecque » du 9e Art et de ses salons ! Le rassemblement de la BD par excellence ! Angoulême se tient traditionnellement le dernier week-end de janvier. Entre les flocons de neige, Denis Choupin, dessinateur à succès de la série « Opération Hitler »  arrive par le train pour y satisfaire ses fans. Sa série cartonne et son scénariste a un empêchement. Prévue en 9 tomes, le 4 sorti, il peine sur le 5 !

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit à petit, la monotonie s’installe. La routine le guette … et dès lors, même le festival ne ressemble plus qu’à un sablier qui voit les grains de sable s’écouler immanquablement.

Dédicaces, bla-bla répétitifs avec les fans, toujours les mêmes questions, les mêmes réponses ! Repas, rencontres, discussions avec les potes, projets d’expo, … rien de neuf sous le ciel d’Angoulême. Son seul « tracas » : comment rentrer samedi soir à la place de dimanche ! Son fils se fiance dimanche et il se doit d’être là !!!

 

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès - Casterman

 

 

 

Et vendredi, une étincelle … une lueur d’improbable vient troubler sa douce mélancolie. Une femme souhaite une dédicace pour son mari, accroc à la série … mais qui fait la file ailleurs ! Et puis le hasard aime se jouer des coïncidences. Voilà que Denis croise ce fan, Marc et son épouse Vanessa. Un verre, un petit resto. Est-ce réellement pour parler BD ou quelque chose est-il en train de naître ? Mais quoi ? Le charme subtil de Vanessa, le trouble maladroit de Denis font naître une subtile harmonie silencieuse entre eux. Tout semble couler si lentement en se succédant inévitablement …. jusqu’à … ?

Symbole parfait de l’auteur qui a connu un succès et qui est désormais cantonné dans une série « réussie », Denis Choupin a surtout besoin d’un « déclencheur », de ce qui le réveillera … d’une muse éventuellement … ou d’une parenthèse ? Cet envoutement peut-il se prolonger après le festival ?

 

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès - Casterman

 

 

 

Bastien Vivès nous livre ici un roman-graphique tout en nuances, en douceur, en mélancolie langoureuse. Mais pas que ! Le festival d’un dessinateur petit à petit enclin à la lassitude de l’événement. Est-ce autobiographique ?

Cette anecdote paradoxale dans la vie d’un homme simple, marié, sur le point de fiancer son fils, casé et dans la « norme » est à la fois le huis-clos d’un trio que tout oppose qu’une histoire qui n’aurait jamais dû être.

D’ailleurs, ce triangle racinien crée entre ses protagonistes des liens à la fois naïfs, innocents et troublants. De sous-entendus en découvertes, Bastien fait de son dessinateur qui n’a rien d’un don Juan un objet de désir pour la superbe femme d’un autre. Marc et Vanessa forme un couple idéal mais distant. Marc, dans sa banalité, sera un déclic à une parenthèse éphémère.

 

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès - Casterman

 

 

 

Album des plus personnels de Bastien, on y retrouve, comme dans ses albums précédents, son amour pour les femmes. Et cette fois, il pousse cette passion à sa limite en y flatter ce qu’il aime le plus chez elle : leur élégance.

Il y distille avec une poésie légère le désir brûlant qui pourrait consumer ces 2 êtres échappés de leur quotidien le temps d’un week-end.

 

A la lecture de « Dernier week-end de janvier », il est impossible de ne pas y déceler également un certain regard ironique sur le milieu de l’art, sur l’ambiance d’Angoulême, son festival, ses choix, ses polémiques. Une réflexion parfois acerbe du monde dans lequel il nage lui-même, sur ceux qui le composent, sur les apparences et les sentiments amoureux refoulés ou non.

 

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès - Casterman

 

 

 

Bastien Vivès revient ainsi à la création totale. Du scénario au dessin, il nous immerge dans son univers pour notre plus grand plaisir de lecture.

Un roman-graphique délicieux en cette rentrée torride.

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Dernier week-end de janvier

 

Genre : Roman graphique 

 

Éditeur : Casterman

 

Scénario : Bastien Vivès

 

Dessin : Bastien Vivès

 

Couleurs : N&B

 

Nombre de pages : 180

 

Prix : 20,00 € 

 

ISBN : 9782203243200

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4403 -  31 août 2022

 

 

Toute la vérité sur… l’histoire de Nathan

 

 

 

 

 

 

 

            Louca sans Louca, c’est possible. Pour ce dixième épisode, Bruno Dequier raconte l’histoire de Nathan, l’esprit qui aide Louca dans sa vie et dont on ne sait pas tout sur ce qui lui est arrivé. A part ça, dernier chapitre de Superino et histoire complète d’A-Lan sont les deux points forts complémentaires de ce numéro dans lequel les abonnés trouveront des étiquettes pour leurs cahiers ou leurs livres de classe à l’effigie du Petit Spirou, Louca, Croquidou, Kid Paddle, les cavaliers de l’apocadispe et un p’tit Marsu.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Dequier, Janry, Batem, Mouk, Midam, Libon – Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Louca : L’histoire de Nathan

Spirou & Fantasio : La mort de Spirou

Superino (sous forme de mini-récit)

Tuniques bleues (Les) : Irish Melody

 

 

Récit complet :

 

A-Lan

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Coach (Le)

Crash Tex

Croquidou

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Grotesque (La pause-cartoon)

Houba gags

Kid Paddle

Minions (Les)

Nelson

Pernille

Psychotine

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Jacques Louis

En direct du futur : Spirou chez les fous (Libon)

Interview : Dequier

Jeux : La sélection (Catters)

Leçon de BD (La) : Colpron

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Etiquettes de la rentrée

 

 

 

En kiosques et librairies le 31 Août 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 02/09/2022.


Source : Bd-best


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