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Information générale concernant le monde de la BD
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Au pied de mon sapin, j’ai trouvé…  Episode 5 : L’enfance d’une idole  Kid Lucky4 – Suivez la flèche

« - Hey, Kid, qu’est-ce que tu fais ?

-          Salut, Dopey. Ben, tu le vois : je joue avec mon ombre… J’ai remarqué qu’elle est souvent en retard sur ce que je fais. Par exemple, je tire plus vite qu’elle !

-          Nooon ?! »

 

Le petit Lucky Luke vient de se découvrir une qualité et des compétences qui lui permettront plus tard de capturer les plus grands malfrats de l’Ouest. Mais il lui reste encore à parfaire son apprentissage pour maîtriser son don.

 

 

 

 

 

 

 

© Achdé - Dargaud

 

 

 

            Entre les gags mettant en scène le futur meilleur tireur de l’Amérique, ses amis, son premier amour Joannie, on en apprend un peu plus sur les origines du cow-boy, sur la façon dont la tante Martha et l’oncle Elias ont pris en charge sont éducation. On découvre aussi moultes anecdotes sur la façon dont vivaient les gens à l’époque.

 

 

 

© Achdé - Dargaud

 

 

 

 

Alors que Boule et Bill est une série mignonne accessible aux lecteurs même avant qu’ils sachent lire, Kid Lucky pousse le curseur. Mais là où Titeuf paraît parfois provocateur et le Petit Spirou peut sembler vulgaire, Kid Lucky, dans le monde de l’enfance, tire son épingle du jeu. La série d’Achdé se positionne aux confluents de toutes ces séries de mômes. L’auteur a eu l’intelligence de faire de son personnage un enfant aux préoccupations d’enfant, et voyant les adultes et le monde avec ses yeux d’enfant.

 

Mais qu’il est rigolo, cet album de Kid Lucky. Achdé est comme Brigitte Bardot sur sa Harley Davidson. Il n’a besoin de personne et file comme le vent. Ça donne envie de voir ce qu’il ferait seul aux manettes du grand Lucky.

 

 

 

Série : Kid Lucky

Tome : 4 – Suivez la flèche

Genre : Western humoristique

Scénario & Dessins : Achdé

Couleurs : Mel

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782884714419



Publié le 29/12/2017.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Josep Homs fait des ravages avec Shi : « Qu’importe ce que je dois montrer, que ce soient des personnages victoriens ou des vikings, il faut que le lecteur entre dans l’histoire »

Shi’s like the wild, comme dirait Patrick Swayze ! Et la nouvelle série de Zidrou et Josep Homs n’y déroge pas appuyant avec virtuosité la furie et la folie des temps qui courent et des temps anciens, victoriens. Avec l’échine brûlée, dans une fin d’ère qui sent le roussi, le duo s’engage à tombeau ouvert derrière ses deux héroïnes, radicalement faites pour ne pas se rencontrer et pourtant. Shi, c’est le choc des mondes et des civilisations, du rationnel et du fantastique. Le deuxième tome est sorti il y a quelques semaines et nous avons rencontré son dessinateur, tout juste auréolé d’un Prix Saint-Michel. Et notre petit doigt nous dit que ce n’est pas fini.

 

 

 

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Bonjour Josep, avec Shi, quel changement de style et de genre pour vous… qui vous va comme un gant.

Oui, c’est vrai mais je voue une réelle passion à l’époque victorienne, elle fait partie de mes grandes inspirations. Au cinéma, en littérature, dans les illustrations que je concevais plus jeune. Chez moi, je cultive aussi cette atmosphère à travers du Rimbaud, des lustres, des photos. Je l’adore pour un paquet de choses, pour ses courants artistiques mais aussi pour la différenciation sociale et salariale qui était à l’oeuvre, ce côté patriarcal, cette esthétique face à un côté sale, pauvre. Ça permet le travail des personnages.

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Votre dessin est mine de rien sophistiqué. Pas trop difficile ?

Pour moi, c’est facile. Comme je l’ai dit, je fais ce que j’aime faire. Zidrou m’a offert un scénario sur-mesure, avec une narration qui me permettait de prendre le pas, d’expérimenter. Il me laisse tout faire, notamment dans la distribution des planches.

Il faut dire que comme ce n’était pas un secret que j’adorais cette période de l’Histoire, j’en ai parlé avec Zidrou qui a pris tous les éléments que je lui donnais pour en faire une histoire.

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Avec certaines planches dans lesquelles vous faites l’économie des mots.

Ça fait toute la différence quand il y a des mots et quand il n’y en a pas. C’est vrai que c’est difficile de se passer de mot, il faut pourtant que l’expression des personnages soit la même que quand ils disent des dialogues. Il faut représenter tout ça. Mais, c’est quand même de toute façon la même manière de travailler. Cela dit, le scénario est assez bien écrit que pour que ça marche. C’est intéressant de pouvoir manier des moments de silence (ndlr. … relatif quand on voit l’expressivité du dessin de Josep).

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Et le réalisme, où le placez-vous ?

Il a une part importante. Qu’importe ce que je dois montrer, que ce soient des personnages victoriens ou des vikings, il faut que le lecteur entre dans l’histoire, qu’il soit amené à cette époque. Dans le troisième tome, je travaille autour de l’entrée de Londres. Et, mine de rien, si cela relève de l’anecdote pour d’autres, il est important que les lecteurs qui connaissent tel lieu, telle place puisse s’y retrouver. Il s’agit d’atteindre le plus haut degré de crédibilité, de réalisme. Cela dit, c’est un plaisir plus qu’un problème.

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Comme dans Millenium, les femmes ont ici aussi un rôle majeur.

C’est un autre élément qu’a amené Zidrou. J’adore les femmes, la culture japonaise, l’aventure, il a assorti tout ça. C’est un art de travailler les personnages féminins. Surtout à une époque, encore une fois patriarcale, où les femmes n’avaient pas beaucoup de latitude pour se révéler. Ici, nos héroïnes ont leur mot à dire.

 

 

 

 

© Homs

 

Puis, ce deuxième tome marque un peu plus un basculement dans le fantastique, avec un monstre tout-puissant, un roi-démon !

Oui, c’est là qu’intervient la culture japonaise qui provoque le contraste dans cette société victorienne, la culture ancienne mais aussi le monde du tatouage qui possède une iconographie  intéressante. J’ai longtemps hésité à leur donner un aspect fantastique ou pas. Puis, si je connais et apprécie le style de tatouage japonais classique, je cherchais quelque chose de plus personnel, qui soit incarné. Je ne pouvais pas représenter quelque chose qui existait déjà. J’ai donc travaillé un peu sur le style japonais mais je n’y ai pas spécialement été fidèle.

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Aussi loin que ces événements puissent sembler, ils sont liés à un propos très actuel : le marché des armes, une conspiration…

La manière dont le scénario les amène est très importante. Le tout est de voir comment il y a eu cette liaison entre l’époque que nous racontons et le monde d’aujourd’hui. Il y a une continuité durant des années à exploiter, une sorte de magnificence, quelque chose qui est plus grand, qui nous échappe encore, sans savoir où ça nous mènera.

En matière de BD victorienne, qu’avez-vous aimé ?

Disons que le Peter Pan de Loisel m’a marqué à l’époque et a créé un précédent.

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Comme beaucoup d’auteurs qui travaillent avec Zidrou, vous êtes Espagnol. Comment expliquez-vous que depuis quelques années, la BD franco-Belge se soit tournée un peu plus vers le talent de vos compatriotes ?

C’est une affaire de bon moment. Quand Zidrou est arrivé en Espagne, il venait d’une BD jeunesse très populaire et avait désormais besoin de faire une BD plus adulte. Alors, il a prospecté là où il était arrivé. Il a rencontré Jordi Lafebre, notamment, avec le succès qu’on connaît pour Les Beaux étés. Puis, tout s’est fait de fil en aiguille, avec le collectif « La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien », nous étions tous de Barcelone, issu de la même école, les contacts ont fonctionné, avec des ricochets. Tous plus ou moins à la même époque, nous nous sommes mis à travailler avec Zidrou. C’est facile de collaborer avec lui, il connaît l’Espagnol, les éditeurs.

 

 

 

 

© Zidrou/Homs chez Dargaud

 

Avec une petite consécration pour votre collaboration : vous avez reçu le Prix Saint-Michel du meilleur dessin, il y a quelques semaines.

La série fonctionne bien, nous avons de beaux retours, de quoi laisser penser que la série sera longue avec la possibilité de visiter différentes époques. On verra. Mais le Prix Saint-Michel, c’est la conséquence de tout un travail basé sur le scénario sur-mesure de Zidrou.

Dans un autre style, vous faites partie des auteurs qui ont rendu hommage à Franquin et à son Gaston dans un album collectif…

Je pense que Franquin et Uderzo sont les plus grands dessinateurs qu’on ait connus. Ils sont la Bible de la BD classique. C’est ce que je lisais quand j’étais enfant. L’idée, pour moi, comme j’avais compris la chose, était de trouver une manière de célébrer cet anniversaire. Je n’ai pas eu trop à présenter ce que je voulais faire chez Dupuis, j’avais la liberté mais j’ai dû chercher le bon moment pour réaliser la planche et avoir du plaisir à le faire alors que j’avais beaucoup de travail. Je l’ai réalisé avec tout mon respect, en tout cas.

 

 

 

 

© Homs chez Dupuis

 

Et le troisième tome, que pouvez-vous nous en dire ?

Si les deux premiers tomes s’intéressaient à présenter ces deux héroïnes, leurs origines, ce qui les a réunies, le pourquoi de leur rage. Avec le deuxième, on connaît ces personnages, leurs souffrances. On va continuer à Londres avec ce troisième tome qui s’intitulera Revenge !

Merci Josep et excellente année 2018 !

 

Propos recueillis par Alexis Seny

 

Série : Shi

Tome : 2 – Le Roi-Démon

Scénario : Zidrou

Dessin et couleurs : Josep Homs

Genre : Aventure, Historique, Fantastique

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 50

Prix : 13,99€



Publié le 29/12/2017.


Source : Bd-best


Menez l'enquête au musée Hergé !

Dimanche 7 janvier 2018, tous les visiteurs bénéficieront de la gratuité sur la visite du Musée Hergé !
Comme les Dupondt, chaque enfant mènera l'enquête et tentera de résoudre le quizz qui sera offert à l'entrée !


Tintin est né un 10 janvier, alors…petits et grands, déguisez-vous en Tintin, et recevez un cadeau unique et personnalisé !
Et ce n'est pas tout ! C'est le dernier jour pour de venir contempler au Musée Hergé la maquette historique de La Licorne ! Celle-là même qui inspira Hergé pour créer l'aventure mythique du 'Secret de La Licorne'. Après le 7 janvier, le vaisseau reprendra la route vers d'autres horizons...

Musée Hergé Museum
Rue du Labrador, 26 - B-1348 Louvain-la-Neuve

Contact : Tél : +32 10 488 421  mail info@museeherge.com

Web : http://www.museeherge.com/


Pays : Belgique

Publié le 29/12/2017.


Source : Bd-best


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 4 : Une grande œuvre du patrimoine  Bizu Intégrale 3

« - Bizu, joli nom… Y a-t-il quelqu’un à cette heure ? Ho ! Les gens de Ker Bizu !

-          Bizu, viens voir.

-          Que…Qu’est-ce ?

-          Bonjour ! Ma longue errance a conduit mes pas chez vous. (…)

-          Schnockbul, venez vite, le Chevalier Potage nous rend visite. »

 

Bienvenue à Ker Bizu, Chevalier Potage ! Suivez-nous dans le folklore bretonnisant des belles histoires d’un monde enchanté.

 

            Cette intégrale constitue l’apogée de la carrière de Jean-Claude Fournier. Les quatre aventures de Bizu présentées ici forment l’œuvre la plus personnelle et la plus aboutie du dessinateur breton. C’est une apogée, mais aussi un chant du cygne, puisque nous avons là les dernières histoires du petit bonhomme des bois de Brocéliande. Bizu, tout comme Les centaures Aurore et Ulysse ou les Krostons, est passé à côté de la destinée qu’il aurait dû avoir.

 

 

 

© Fournier - Dupuis

 

 

 

 

            L’introduction de Martin Zeller raconte cette époque de la carrière de Bizu, qui est à la fois une renaissance et un baissé de rideau. On y apprend qu’après un passage chez Fleurus, c’est Philippe Vandooren qui a demandé à Fournier de réfléchir à une nouvelle aventure de Bizu pour Dupuis. Emberlificoté dans une histoire brouillonne (Le grand désordre), l’auteur l’abandonne pour proposer un nouveau départ. Les Bilzigs, petit peuple de la forêt, y jouent un rôle prépondérant, notamment Karig, avec le gag récurrent du sceptre du Grand Karnablem. On y apprend à l’occasion que ces personnages sont inspirés, ou tout du moins sont un hommage, aux ci-dessus nommés Krostons de Deliège.

 

 

 

 

 

© Fournier - Dupuis

 

            La deuxième partie de l’avant-propos retrace l’histoire de la création de ce qui deviendra plus tard le plus important festival de BD en France après Angoulême : Quai des Bulles, dont Fournier a été l’un des maîtres d’œuvre.

            Suivent les quatre plus merveilleuses aventures de Bizu, Mukès et Schnockbul.

 

            Le chevalier potage est le conte d’un personnage de bois et de légumes né de la rencontre d’un bonhomme de neige et d’une épouvantaille. Il erre à travers landes et bois, débarque à Ker Bizu et se trouve atomisé par un Schnockbul se prenant pour Tarzan. Bizu et ses amis n’ont que trois jours pour reconstituer le chevalier sinon des malheurs s’abattront sur leur maison pour les siècles à venir.

 

            Le trio Jabadao & La croisière fantôme sont basés sur des postulats opposés. Dans le premier, trois individus peu recommandables qui recherchent un trésor pénètrent dans le monde de Bizu. Dans le second, ce sont Bizu et ses compatriotes qui intègrent un autre univers : un bateau contenu dans une bouteille. Mais dans un cas comme dans l’autre, le grand Karnablem et les Bilzigs se tiennent prêts à venir aider Bizu car il est face à de graves dangers.

 

            La houle au loup est menée très peu de fois par siècle. Elle est le fait d’une meute qui commence à tourner autour d’une jeune louve assise au centre du cercle jusqu’à ce qu’elle se transforme en jeune femme. A Brocéliande, la frontière entre mythe et réalité est ténue, et Frakan, horrible chasseur de merveilles, capture les êtres prodigieux pour les revendre fort cher.

 

            On ne lira jamais L’ami du Cargalot, histoire de marionnettiste, restée à l’état de projet, les chiffres de vente décevant ayant signé l’arrêt (définitif ?) de la série.

 

            Il y a déjà longtemps, Fournier m’a raconté que s’il reprenait un jour Bizu, il en ferait une série pour les tout-petits. Quoiqu’il en soit, cet univers a un potentiel certain qui n’attend qu’à être exploité. Reviens, Bizu !

 

Série : Bizu

Tome : Intégrale 3

Collection : Patrimoine

Genre : Aventure fantastique

Scénario & Dessins : Fournier

Couleurs : D’Authenay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 256

Prix : 28 €

ISBN : 9782800170183



Publié le 28/12/2017.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 3 : Un road-movie burlesque  L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

« - Ah ! Aja ! Je peux vous appeler Aja, n’est-ce pas ? Vous êtes superbe ! Votre chambre vous plaît ?

-          Parfait !

-          Monsieur Batisti, producteur de cinéma.

-          Enchanté.

-          Monsieur Ah-je-touche-à-tout est un grand écrivain râjasthâni qui, pour échapper aux persécutions dans son pays a dû voyager en malle.

-          Nooon ?

-          En effet, heureusement, plus de peur que de mal… »

 

L’actrice Sophie Morceaux a des connaissances. Ce fakir qu’elle vient de rencontrer dans sa chambre d’hôtel a tout pour devenir un personnage de cinéma. C’est pour cela qu’elle décide de le présenter dès le soir-même à un producteur.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou, Falzar, Kyung Eun Park - Jungle

 

 

Lorsqu’il débarqua à Paris pour s’acheter un lit à clous dans un magasin Ikea, Ajatashatru Lavash Patel ne se doutait pas qu’il allait vivre la plus extraordinaire aventure de toute une vie, parcourir l’Europe et une partie de l’Asie dans des moyens de transports tous plus improbables les uns que les autres, poursuivi par le réseau d’un malhonnête gitan chauffeur de taxi, que le fakir a lui aussi tenté d’arnaquer.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou, Falzar, Kyung Eun Park - Jungle

 

 

            Zidrou et Falzar adapte un des plus grands succès littéraires de ces dernières années, un roman drôle et populaire, marqué dans son temps et dans la société actuelle. L’auteur Romain Puértolas, sous couvert d’une comédie, traite de sujets d’actualité comme les migrants.

 

            Le choix du dessinateur Kyung Eun Park est plus discutable. S’il mène le récit tambour battant, appelons un chat un chat, les gueules de ses personnages sont moches. (Remarquez, chez Hermann aussi et ça ne l’a pas empêché de faire carrière). Il reste agréable de repérer les petits clins d’œil qu’il glisse dans les figurants : Tamara et Yogi, les personnages de Zidrou et Darasse, mais aussi des célébrités comme Hollande, Villerets Trump, Poutine, Merkel, Sarkozy, Bruni,…

 

            L’ensemble traduit bien l’ambiance loufoque du récit, même si, comme dans de nombreuses adaptations de romans en BD ou au cinéma (ce qui va être le cas pour cette histoire), l’action

 passe trop vite.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

Genre : Aventure

Scénario : Zidrou & Falzar

Dessins : Kyung Eun Park

Couleurs : 1ver2anes

Adapté de : Romain Puertolas

Éditeur : Jungle !

Nombre de pages : 54

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782822215848



Publié le 27/12/2017.


Source : Bd-best


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 2 : Une série chorale  40 éléphants 1 – Florrie, doigts de fée

« - Avec quel argent comptes-tu payer tes consommations ?

-          Quoi ?! Mon…mon portefeuille !

-          Ne t’inquiète pas. T’as de la chance. Cette jeune fille l’a justement retrouvé. (…) Il faut l’excuser… Elle est nouvelle dans le quartier et ne pouvait pas te connaître.

-          Je prends la moitié et elle est pardonnée. Elle roule avec toi ?

-          Maintenant, oui ! »

 

En dérobant le portefeuille de ce gentleman, Florrie ne se doutait pas que ce serait son passeport pour intégrer le club très fermé des « éléphants ». En 1920, Londres n’est certainement pas la ville la plus sécuritaire d’Angleterre. Dans l’antichambre de la société et le milieu du banditisme, les femmes ont pris le pouvoir en créant une association de malfaiteurs. Florrie va faire ses classes dans ce milieu et devra tirer son épingle du jeu tout en menant un bien nommé double jeu.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Toussaint - Augustin - Bamboo

 

Première partie d’un diptyque, cet album est au cœur de l’actualité. A l’heure où les langues se délient pour que cesse enfin la dictature de monstres, les « éléphants » montrent que le problème ne date pas d’aujourd’hui quant à la place de la femme dans la société.

 

Dans les scénaristes du moment, s’il fallait choisir celui dont on parlera encore demain, on peut parier sur Kid Toussaint. Après les succès de Magic Seven et de Holly Ann, il se lance dans une série chorale, témoignage d’une époque de l’Angleterre du XXème siècle. Comme dans Magic Seven, il parvient à nous faire suivre le chemin de nombreux personnages sans perdre le lecteur. « Le crime est notre affaire », titre emprunté à Agatha Christie aurait pu être le cri de ralliement de ces pachydermes en jupons.

 

 

 

 

© Toussaint - Augustin - Bamboo

 

 

 

Virginie Augustin a le british coup de crayon pour faire vivre le monde et l’ambiance des éléphants. Des bas-fonds de la ville jusqu’aux quartiers huppés, des ruelles sombres aux boutiques de luxe, Londres habite cet album. La dessinatrice signe en particulier une composition étoilée épatante dans la double page du vol de bijoux chez Harrods.

 

Prestidigitatrice du larcin, vous n’entendrez pas les clochettes de « Florrie doigts de fée », mais vous ferez avec elle un bout de chemin dans l’Angleterre d’il y a cent ans.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : 40 éléphants

Tome : 1 – Florrie, doigts de fée

Collection : Grand Angle

Genre : Aventure historique

Scénario : Toussaint

Dessins : Augustin

Couleurs : Hubert

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 56

Prix : 14,90 €

ISBN : 9782818943526



Publié le 26/12/2017.


Source : Bd-best


Sous le voile noir, la dureté d’un quotidien sur fond de maltraitance et d’absence de liberté

Pauline a disparu ! Pire, Gina apprend que sa propre cousine est partie en Syrakie pour rejoindre le Grand Khalifat, cette organisation qui « soutient les opprimés contre le diktat des mécréants. « Bla Bla de fanatiques ! » fulmine tante Alice, la soixante-huitarde de la famille…

De camarades de classe en passeurs louches, et toujours par le sésame des réseaux sociaux, Gina remonte sa piste jusqu’à Harak, en lisière des combats, où est retenue la récente convertie… Gina parviendra t’-elle à exfiltrer Pauline ? Alice, toute en subtilité et en discrétion, va-t-elle les aider où précipiter la catastrophe ?
En ce début d’année 2018, Casterman a choisi de frapper fort en publiant cette bande dessinée abordant sous forme humoristique un des sujets les plus préoccupants de ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

© Dodo - Cha - Casterman

 

 

Cha & Dodo nous proposent de suivre les aventures de Gina, une jeune fille partie rejoindre en Syrakie, sa cousine Pauline disparue quelques semaines auparavant. Notre jeune héroïne va remonter la filière islamique afin de retrouver cette dernière.
C’est sans compter sur leur tante Alice qui, elle aussi, à son tour va infiltrer de façon peu banale les rangs des djihadistes. Nos deux femmes vont vivre des aventures peu conventionnelles aux côtés des combattants de l’État islamique.


Un livre a laissé trainer dans toutes mains adolescentes dans l’espoir que nos jeunes désorientés trouvent des éléments de réflexion face à une décision qu’ils pourraient amèrement regretter. 

 

 

 

 

© Dodo - Cha - Casterman

 

 

   
En 2015, trois cent quinze Français sont partis faire le jihad en Irak ou en Syrie. Les chiffres dévoilés par BFM Tv sont édifiants: 140 femmes françaises ont rejoint les rangs du jihad représentant 44% des personnes ayant quitté la France. Ces recrues, souvent très jeunes, endoctrinée sur Internet ont tout quitté pour suivre un compagnon, parfois même avec leur enfant, né en France.


Le phénomène n'est pas nouveau, mais il s'est accéléré en 2015, notamment à travers les attentats. Lors de chaque attaque, des figures féminines ont émergés et ont été mises en avant dans la propagande de Daesh, suscitant très probablement de nouvelles vocations. Hasna Aït Boulahcen a aidé les terroristes du 13 novembre, ou Hayat Boumeddiene, la compagne d'Amedy Coulibaly, aujourd'hui en Syrie. Depuis 2013, cent quarante- huit  citoyens français sont morts au service de Daesh.

 

 

 

 

© Dodo - Cha - Casterman

 

 

Composé d’environ 600 personnes, les femmes représentent à peu un tiers du continent français du groupe État islamique. Ces jeunes adolescentes, pas forcément illettrées, veulent affirmer leur rupture avec notre société en devenant maîtresses de leur propre sort. Pour certaines d’entre elles, le départ vers la Syrie est également la quête du cœur, d’un idéal masculin. À leurs yeux, les djihadistes paraissent sérieux. Ces jeunes filles sont séduites par l’idée de se marier avec un combattant.


Par manque de recul et de raisonnement, elles se font une image tronquée de la réalité. C’est là que réside la manipulation de Daesh, utilisant leur propagande sur les réseaux sociaux, appelant ces jeunes à construire une nouvelle vie. Les jeunes filles ne réalisent pas les conditions de captivité et les horreurs infligées aux esclaves sexuelles. Elles ne mesurent pas la dureté d’un quotidien sur fond de maltraitance et d’absence de liberté. Constatant un fossé énorme entre la propagande affichée et la réalité, certaines sont revenues en France.

Titre : Le Voile Noir

Scénario  : Dodo  

Dessin : Cha  

Genre : Action, humour, aventure  

Éditeur: Casterman  

Nbre de pages : 48  

Prix : 9.99 €

ISBN : 9782203120846 

 

Liens utiles : https://www.youtube.com/watch?v=Ggibflu9HhI  et  https://www.youtube.com/watch?v=0gw817WfYJI

 



Publié le 25/12/2017.


Source : Bd-best


Le Règne… ou l’apocalypse des animaux façon Runberg/Boiscommun ?

Un peu plus tôt cette année, nous vous parlions de la nouvelle aventure initiée par Sylvain Runberg et Olivier Boiscommun. Le Règne voyait différentes espèces d’animaux anthropomorphes s’unir (ou se détester) pour subsister face à un dérèglement climatique et des temps plutôt obscures énigmatiques. Neuf mois plus tard, c’est le deuxième acte qui déboule et le combat fait encore plus rage tandis que le brouillard se lève un peu plus sur ce monde post- (ou pré- ?) apocalyptique.


 

 

 

 

 

 

 

© Runberg/Boiscommun chez Le Lombard

 

Résumé de l’éditeur : Au terme d’un long périple, les trois mercenaires accompagnés des trois enfants arrivent devant les remparts du Shrine. Mais il leur faut encore trouver les offrandes nécessaires pour rentrer dans le si précieux sanctuaire, et ainsi se mettre à l’abri des grands cataclysmes qui s’annoncent…

Sur quelques mètres-carrés, les voilà tous regroupés. Bons, méchants et ni l’un ni l’autre. Veuves, orphelins, bourreaux et justiciers. Bons, brutes et truands. Un monde cosmopolite qui se retrouve les pieds dans la boue… et le sang. Sauf pour ceux qui ont la « chance » de dominer le Shrine, les moines de Cathardis. De vrais vautours ceux-là. Cependant, ils sont du bon côté des remparts de cette citadelle nucléaire et imprenable (quoique…) et voilà nos survivants obligés de marchander, de vaincre ou mourir.

 

 

 

 

© Runberg/Boiscommun chez Le Lombard

 

Après un premier tome qui claquait, voilà un deuxième qui tabasse. En effet, sans demi-mesure et sans trop attendre, Runberg et Boiscommun (qui n’a vraiment rien de commun même après avoir fait sortir ses héros des bois) transforment leurs 54 planches imparties en véritable champ de bataille, monstrueux et n’épargnant personne, montrant que David ne peut pas toujours gagner face à Goliath.

 

 

 

 

© Runberg/Boiscommun chez Le Lombard

 

Mais sur ce sanctuaire ensanglanté, des ombres planent. Si les deux auteurs dévoilent çà et là quelques secrets, ils ne lâchent pas le morceau : il reste des zones d’ombre. À commencer par le fait qu’on n’a pas encore vu d’humains. Pourtant leur présence se rapproche, Runberg la fait sentir, Boiscommun marque d’effroi les gueules de nos protagonistes. Tous craignent les démons humains. Le chaos se répercute un peu dans la lecture, on manque de quelques repères pour bien profiter de cette chute d’empire hargneuse et fratricide.

 

 

 

 

© Runberg/Boiscommun chez Le Lombard

Mais l’ampleur du dessin d’Olivier Boiscommun efface l’ardoise des petits griefs pour nous emporter vers les airs et échapper, vers un autre continent, à l’oeil du cyclone. Pour combien de temps ? Ce deuxième tome ne se perd pas en chemin et ouvre l’appétit… féroce en espérant que le duo prévoie une suite !

 

Série : Le Règne

Tome : 2 – Le maître du Shrine

Scénario  : Sylvain Runberg

Dessin et couleurs : Olivier Boiscommun

Genre: Animalier, Héroïc Fantasy, Aventure

Éditeur: Le Lombard

Nbre de pages: 56

Prix: 14,45€



Publié le 25/12/2017.


Source : Bd-best


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 1 : Un huis-clos en extérieur  L’île aux remords

« - Evidemment j’aurais préféré que ce soit sur une île, une vraie, avec des mouettes et le clapotis des vagues à deux pas ! Mais, bon, ce bout de garrigue m’a permis de vivre. Je peux bien lui offrir ma dépouille !

-          Dis, tu veux pas changer de sujet ?

-          Ah, ça, c’est typique des toubibs ! ça veut sauver le monde et ça veut pas le préparer à la mort !!!...

-          Pourtant, c’est plus à vous qu’aux curés de faire le pont entre.. Au fait, le pont, comment qu’il est ? »

Un pont ? Il n’y en a plus. Cévennes, septembre 1958. Les orages d’arrière-saison bouleversent les paysages et les âmes.

Grâce aux pluies diluviennes qui ont isolé un homme dans son domaine devenu une île, un huis-clôt est installé. Jean Pujol, médecin de campagne, est bloqué avec son père en ce lieu. Le mauvais temps s’est arrêté mais le niveau de l’eau reste élevé. Vient alors le temps des confidences. Revenu au village depuis quatre ans, après vingt-cinq ans d’éloignement, Jean va raconter à son père que son métier l’a mené jusqu’en Indochine. Le patriarche, quant à lui, va révéler à son fils tout ce qu’il ignorait sur ses origines. A présent, aucun des deux ne peut fuir…

 

 

 

 

© Quella-Guyot-Morice-Grand Angle

 

Après Facteur pour femmes, Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice signent, pour leur troisième collaboration, un nouveau one-shot insulaire.

Comme souvent dans ce genre de scénario, le postulat de départ n’est qu’un prétexte à pénétrer les tréfonds de l’âme humaine et les histoires de famille. Remarquez, dans Walking Dead, les zombies ne sont qu’un détail. En cinq chapitres, enfermés comme des tigres en cage, le père et le fils vont se retrouver dans une impasse qui va les amener à se remettre en questions.

 

 


 


 

© Quella-Guyot-Morice-Grand Angle

 

Il y a une certaine classe dans le graphisme de Morice, qui fait penser à celui de Gibrat d’il y a quelques années. Qui plus est, il a un talent certain dans les couleurs dont les ambiances font ressentir tous les sentiments des saisons et des lieux.

Pièce de théâtre à deux voix ponctuée de flash-backs, pour le lecteur, l’île aux remords ne sera pas celle des regrets.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L’île aux remords

Collection : Grand Angle

Genre : Drame

Scénario : Quella-Guyot

Dessins & Couleurs : Morice

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 63

Prix : 18,90 €

ISBN : 9782818942901

 



Publié le 25/12/2017.


Source : Bd-best


Une statue Gaston Lagaffe verra probablement le jour en 2018 à Charleroi

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, la Ville de Charleroi va ajouter une statue de Gaston Lagaffe afin d'honorer les 60 ans du roi de la bévue créé par Franquin.

Quoi de plus pertinent de proposer au public un personnage dont l'éditeur (Dupuis) siège non loin du centre ville. Aucune information actuellement quand à l'endroit ou elle sera apposée ni même dans quel situation il sera présenté ne filtre pour le moment. Un budget de 100 000 € y est consacré qui couvre également la rénovation des statues existantes de Lucky Luke, Spirou, et du Marsupilami se trouvant sur un rond point ville haute dans un état fort délabré actuellement en cette fin d'année 2017.

La possibilité de remplacer intégralement les statues citée plus haut plutôt que de les rénové est envisagé par les instances responsables et plus fidèle à la représentation des dessins originaux. Aucune solution par contre n'est envisagée pour la statue Boule et Bill dans un avenir proche.

L'échevine (adjointe au maire) Julie Patte avait à cœur ce projet depuis 2015. Il reste à espérer que ce projet verra bien le jour, affaire à suivre.



Publié le 22/12/2017.


Source : Bd-best


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