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Le conte de fées existe encore.  Aristophania 1 – Le royaume d’Azur

            « - Qui êtes-vous ?

-          J’étais une amie de Clément et je lui dois d’être encore en vie.

-          Qu’est-ce que vous voulez ?

-          Vous apporter d’autres mauvaises nouvelles. Vous devez quitter Marseille dès ce soir ! Et ne jamais parler de votre relation avec Clément. Il en va de votre vie, et, plus encore, de celle de vos enfants. Je ne peux vous en dire plus.

-          Madame, j’ignore quel était le secret de Clément, mais pour le garder auprès de moi, j’ai accepté de vivre caché, de ne pas me marier, et de ne le présenter à personne. J’ai élevé mes enfants seule, sans jamais rien devoir… à personne ! »

 

 

 

 

 

Marseille 1900. Aristophania Bolt, vieille dame respectable et chic, vient mettre en garde la famille de Clément. Cet ouvrier qui lui a sauvé la vie en perdant la sienne n’était pas le simple homme que l’on croyait qu’il était. A présent, sa famille est en danger. Il faut fuir, disparaître dans la région parisienne.

 

Quelques années plus tard, alors que leur mère est emprisonnée, Aristophania prendra les trois enfants, Basile, Calixte et Victor, sous son aile pour les amener dans le Sud de la France, au Royaume d’Azur. Ceux-ci découvriront en elle une magicienne les protégeant et luttant contre un mystérieux Roi banni.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Xavier Dorison prouve qu’il est encore possible d’écrire de nouveaux comptes de fées. Perrault et les frères Grimm n’en ont pas l’apanage. Peut-être que dans 300 ans, on lira Aristophania comme on lit aujourd’hui les grands classiques du conte traditionnel.

 

Aristophania est une héroïne atypique. Une vieille dame ridée qui envoie valdinguer des bonshommes dans la fleur de l’âge, il fallait oser. La mystérieuse fée devient rapidement attachante et crédible.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Les personnages secondaires sont le ciment d’une histoire réussie. En cela, plusieurs d’entre eux contribuent à l’affaire, comme le mystérieux Monsieur Cayenne, Black Butler de son état, collant comme le sparadrap du capitaine Haddock, ou encore Barboza, le chasseur de rats, faisant passer le Terminator du premier film pour un enfant de cœur.

 

Les auteurs ont eu la bonne idée et l’originalité de placer leur histoire en France. Alors que ce genre de récit se passe soit dans une Angleterre victorienne, soit dans un lieu sciemment indéfini, ils installent avec ce subterfuge une crédibilité inattendu à une histoire fantastique, comme un concept d’heroïc-fantasy locale.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Joël Parnotte s’inscrit dans l’arbre généalogique de Régis Loisel. Avec Vincent Mallié, et dans un autre style Sylvain Vallée, Parnotte fait partie des dessinateurs sur lesquels il faut compter… et conter. Son trait réaliste est tout aussi efficace dans la crasse de la ville que dans la beauté de la nature du Royaume d’Azur. Parfois trop hachuré sur les visages, il sait se faire évanescent lors des moments de magie. Le décor somptueux d’Azur en pleine planche est splendide.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Aristophania touche l’âme du lecteur qui, enfant, aimait avoir peur sous ses draps après qu’on lui ait lu son conte du soir avant d’éteindre la lumière.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Aristophania

 

Tome : 1 – Le royaume d’Azur

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Dorison

 

Dessins & Couleurs : Parnotte

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505070047

 



Publié le 17/01/2019.


Source : Bd-best


 Salon du Livre et de la BD de La Couture

39 ème Salon du Livre et de la BD de LA COUTURE

Au programme : rencontres, dédicaces,plus de 190 exposants, auteurs, éditeurs, associations culturelles,dessinateurs, fanzines, bouquinistes

Auteurs invités :

Emilie ACHIN
Alisson B
Wyatt ANDERSON
Jean-Michel ANDREAU
Mr Anonyme
Emilie ANSCIAUX (Stand LIVR’S Editions)
ATACREA
Fred BARETY
S.G BAUD’HUIN
Laure -Anne BRAUN (Stand LIVR’S Editions)
Claudie BECQUES
Patrick BERT
Philippe BIALEK
Jean-Pierre BOCQUET
Pascal BOILLET, peintre, illustrateur, auteur
Laure-Anne BRAUN
Eric CALLENS (stand librairie Au Pied de la Lettre)
Antoine CANDEILLE (Stand les Collections du Docteur OZ)
Francis CARPENTIER
Vincent CARRUE
Eve CAZALA
Marlène CHOMBART
Jean Pierre CHRUSZEZ
Isabelle CLEMENT (stand Editions HENRY)
Arnaud CODEVILLE
Marie Christine COLLARD
Christelle COLPAERT-SOUFFLET
Marie COMPAGNE
Marie-Hélène COPPA
Joël CORNO
Renaud CREPEL
Jean-Pierre CROSET ( stand ZINEDI)
Alcide DARIO
Paul DAUDIN CLAVAUD
Marie-France de MONNERON
Anne-Marie DEBARBIEUX
Gilles DEBOUVERIE
Thierry DECLERCQ
Cindy DECLIN (Stand Editions SYDNEY Laurent)
Yann DEJAURY
Mickaël DELAYEN
Jean-Paul DENAES
Angie L.DERYCKERE (Stand SHARON KENA Editions)
Daniel DEWALLE
Juliette DIERCKENS
Isabelle DIGNOCOURT
Elysséa Di MARCO ( stand LANSDALLS Editions)
Vanessa DUBANIEWICZ
Antoine DUCLERCQ
Amandine DUCRAY (Stand Editions SYDNEY Laurent)
Cathy DUJARDIN
Alain DUPAS
Egérie
Jeannick ELARD (samedi uniquement)
Laëtitia D.EMCO (Stand SHARON KENA Editions)
Marc FALVO
Jean Louis FARVACQUE
Valérie FLORIAN
Livia GAIL
Alice GARBE (Stand les Collections du Docteur OZ)
J.GEESEN (Stand Les Lumières de LILLE)
Sylvie GINESTET
Françoise GOSSELIN (Stand SHARON KENA Editions)
Lucie GOUDIN
Jérémie GRIMA
Céline GUFFROY
Sabine HAUTEFEUILLE
Elmor HELL
Hervé HERNU (stand librairie Au Pied de la Lettre)
Michel JADIN
Denis JAILLON
Anne JERCILOF
Régis JONCKHEERE (Stand Airvey Editions)
KAME
Vincent KNOCK
Manon KOLANEK
Nadia KOUROUMA
Amélie LAMIEE ( dimanche uniquement)
Max LANSDALLS ( stand LANSDALLS Editions)
Pierrette LAVALLEE (Stand SHARON KENA Editions)
Jean Le BOËL (stand Editions HENRY)
Patricia LE SAUSSE
Geneviève LECOCQ
Patrick SADI LECOINTE
André LESAGE (Stand Airvey Editions)
Danièle LHEUREUX
Catherine LINDA
Emilie LOYER
Louis LUCAS
Valérie MATTENS-DESCATOIRE
Sophie MERS
Christophe MESEURE
Jacques MESSIANT
Céline MIANNAY
Kévin MONFILS
Hervé MINEUR (Stand Airvey Editions)
Jean-Pierre MORTAGNE (Stand Les Lumières de LILLE)
Edéa NANIKI
Jean-Pierre NICOL
Muriel ODOYER
Joseph OUAKNINE
Catherine PARISOT
Marc Le PIOUFF (Stand Les Lumières de LILLE)
Sylvine PLOIX-HUGE ( stand LANSDALLS Editions)
PYEL (Stand LIVR’S Editions)
Vincent REMONT
Philippe SAIDJ
Dominique SAVIO
Sophie SELLIEZ
Gérard SEVIN
Philippe SOMBREVAL
Michaël STASKOWIAK
Lucien SUEL
TALOU
Christian TEEL (Stand Les Lumières de LILLE)
Anne THERENE
Sabine THEVENIN
Mildred VANHULLE
Patrick S.VAST
Jean-Yves VINCENT
Gustave WARCHOL
Cosette WAREMBOURG
S.A.WILLIAM (Stand LIVR’S Editions)
Delphine WYSOCKI
Jean-François ZIMMERMANN
Pierre ZYLAWSKI

Accès gratuit de 11h à 19h sans interruption (18h30 le dimanche)
Atelier pour enfants
Buvette et restauration rapide

Lieu : Salle des sports, de La Couture – 62136

Web : http://www.salondulivreetdelabd.fr


Pays : France

Date de l'événement : du 02/02/2019 au 03/02/2019.

Publié le 17/01/2019.


Source : Bd-best


Décès du dessinateur Denis Sire à l’âge de 65 ans

Disparition de l'auteur emblématique Denis Sire connu pour sa participation à Métal Hurlant et le groupe Dennis' Twist entre autres.

Denis Sire publie ses premières planches dans Métal hurlant à partir de 1976, dont le directeur est Jean-Pierre Dionnet et Philippe Manœuvre le rédacteur en chef. Elles aboutiront à la publication de son premier album, Menace diabolique (1979). Il publie également Triste jeudi dans L'Écho des savanes2.


1953 : Naissance à Saint-Nazaire.

Bercé par le Rock’n’Roll de radio Caroline et très impressionné par les comics books US et les illustrés belges, Denis Sire choisira très tôt de s’exprimer à travers la BD : « À 11 ans je créais mes propres aventures inspirées des « Spécial Autos » et « Sciences et Vie » de mon père, des reportages sur Indianopolis, les courses de Midgets, les proto, etc… »

Sixties

À 16 ans, il entre au Arts Appliqués où il rencontre, entre autres, Franck Margerin.
1971 : les talents de dessinateur de Denis Sire  sont reconnus pour la première fois par le magazine Pilote. À l’occasion d’un concours, ses planches sont exposées au fameux Drugstore des Champs-Élysées.

Premières publications

1976 : L’avènement des premiers courants indépendants arty l’amène à présenter ses dessins à Jean-Pierre Dionnet, rédacteur en chef de Métal Hurlant. Même si pour Denis Sire « c’est le dessin qui dicte le format, pas le contraire », Jean-Pierre Dionnet est dérouté par ces formats inédits « Impubliables ! Ce format gothique gigantesque ??? ».
Le style précieux de Denis Sire réussit tout de même à convaincre Jean-Pierre Dionnet de publier Menace diabolique, BD de Science Fiction au look rétro.

C’est aussi à cette époque que les lecteurs de L’Écho des Savanes découvrent les héros de Denis Sire dans Triste Jeudi.

1980: La vie exemplaire de Jijé, réalisé à trois mains avec Yves Chaland et Serge Clerc, est publié dans le Metal Hurlant n°64.

Science Fiction


En 1981, Les Humanoïdes Associés publie Bois Willys. Cette série fleuve où cohabitent robots et androïdes sera éditée dans plusieurs pays, sous différents formats et, sera redessinée en noir et blanc en 1992, sous le nom Zybline et Bettie.

« Nostalgia »


Après Bois Willys, Denis Sire s’éloigne de la science-fiction pour s’ancrer dans la vague de nostalgie des années 80. Twist, soutien-gorge 95C, Triumph pre-unit, Corvette Stingray et castagne sur l’asphalte fleurissent dans les aventures qu’il dessine pour Métal Hurlant. Elles sont rassemblées en 1982 dans l’album 6T Mélodie.

Les aventures de Zybline et Bettie se poursuivent avec la parution en 1985 de Lisa Bay. Avec cet album le trait de Denis Sire s’affine pour atteindre sa maturité.

Rock'n'Roll


1975 : les dessinateurs de Métal Hurlant forment le groupe de rock décadent Los Crados, qui deviendra le Dennis Sire Quartet en 1979, puis le Dennis Twist en 1986. À l’occasion de quelques concerts, Vincent Palmer accompagnera le Dennis Twist qui sera n°10 dans les charts en 86/87 ! Tournées, gloire et stupéfiants…

En 1978, Denis Sire a également l'occasion de réaliser cinq couvertures pour la collection Futurama, édition Presses de la Cité. Il fait de même en 1992 pour le magazine américain Cheval noir3 et en janvier 1993 pour l'édition américaine d' Heavy Métal4. Denis Sire dessine également des pochettes de disque vinyles 45 T., notamment pour le groupe Taxi Girl5.

L’Écho des Savanes


1987 : Lorsque l'aventure Métal Hurlant se termine, Denis Sire publie dans Zoulou, et surtout dans L’Echo des Savanes. « Là, je bosse avec mes maîtres Fanquin, Jijé, Brian Setzer… »

1997 : L’Île des Amazones, illustré par Denis Sire à partir d’un scénario de Jean-Pierre Dionnet, est publié.

Mythologies Mécaniques


À partir de la fin des années 80, Denis Sire nous fait redécouvrir les hauts-faits historiques de l’automobile et de la moto. Présentant les performances comme des aventures humaines, il rend un vibrant hommage aux pilotes, ingénieurs, ou designers qui ont fait l’histoire des sports mécaniques.

 

 

 

 

1987 : il consacre Best of Racing, publié par Art Moderne, aux grosses cylindrées. Le second volume de Best of Racing sera publié en 2002 par la galerie Mot’Art.

1992: Denis Sire co-écrit Racing 1950-1970, Monaco, Le Mans, Indianapolis avec William Pac.

Il dessine l'affiche de la Coupe de l’âge d’or de Montlhéry 1987 et celle
du Circuit des Remparts d'Angoulême 2005.

L’année suivante, à l'occasion de la troisième édition du Mans Classic, il réalise 24 tableaux représentant 24 scènes qui retracent l'histoire des 24 Heures du Mans.

2000 : publication de Mon Continental Circus à moi.

Illustrations

Outre les affiches de circuit, Denis Sire a réalisé plusieurs couvertures pour la collection de roman de SF Futurama, pour le magazine américain Cheval noir, pour Métal Hurlant et sa version américaine Heavy Metal.
Il a aussi illustré des pochettes de vinyles, notamment pour le groupe Taxi Girl.
Enfin, il dessine en 2002 une Majestic Norton Commando pour les timbres du bloc Collection jeunesse.

Expositions

Ses oeuvres ont été exposées en 2003 par la galerie Mot’Art, en 2004 aux Rendez-vous de la Bande Dessinée d’Amiens et en 2008 au Festival International de la BD d’Angoulême.

Recueils


Deux recueils de ses oeuvres sont diffusés. -Poupées de Sire, édité par Zanpano sous forme de Portfolio en deux tomes parus respectivement en 2001 et 2010.

 

 

 

 

 


Publié en 2006 par Nickel Productions et Heavy Metal. Cet ouvrage présente sa carrière et un grand nombre de ses dessins.
à l'occasion de la troisième édition du Mans classic, du 7 au 9 juillet, Denis Sire réalise 24 tableaux, 24 heures vues par, représentant 24 scènes retraçant l'histoire de la course d'endurance mancelle, les 24 Heures du Mans.

L'œuvre de Denis Sire se signale par son goût pour la mécanique automobile et motocycliste, la mécanique aérienne, les pin-up, un crayonné souvent très travaillé et un penchant soutenu pour la couleur.



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Une Maternité rouge, Christian Lax en expo au CBBD

Pour la première exposition de l’année dans sa Gallery, le musée de la BD se réjouit d’exposer une sélection de planches signées Christian Lax, extraites de son nouvel album Une Maternité rouge.

Avec un dessin d’une grande maitrise, l’auteur nous propose un voyage en pays dogon et salue la mémoire d’un peuple. Dans ce récit émouvant, le protagoniste partage le parcours de migrants et risque sa vie afin de sauver une sculpture précieuse, symbole et mémoire de sa culture.


Le CBBD est très heureux de faire découvrir à ses visiteurs cet album marquant, sensible, qui loue la force de l’Histoire, de la mémoire et de la transmission face à l’obscurantisme, la violence et la destruction.

Mélanie Andrieu, Centre Belge de la Bande Dessinée

 

Au Mali, une Maternité rouge, sculpture datant du XIVe siècle, est sauvée de la folie destructrice des islamistes par Alou, un jeune chasseur de miel. En compagnie d’autres migrants, sœurs et frères d’infortune, Alou prend tous les risques pour rejoindre l’Europe. Son but et son obsession : confier la précieuse statuette au musée du Louvre !


Christian Lax rejoint la collection Louvre avec un récit engagé, aux côtés de celles et ceux qui subissent la violence, la misère et la guerre et tentent de rejoindre nos côtes dans l’espoir d’une vie meilleure…

 

 

 

Christian Lax (photo copyright Futuropolis)

 


Poussé par son père, Christian Lax découvre très tôt l'univers coloré de la bande dessinée, et c'est son père, encore, qui lui trouve ses premiers travaux d'illustrateur. Il intègre l'École des Beaux-Arts de Saint-Étienne et, en 1975, se lance dans l'aventure professionnelle. Il faudra attendre 1981 pour que soit publié son premier album,Ennui Mortel (scénario de Michel Aubrun). En 1987, avec Des maux pour le dire, il raconte l’histoire magnifique, tout en pudeur, d’un handicapé, inspirée de la vie de son propre frère. En 1999, il crée la série le Choucas, dont il signe scénario et dessin.

C’est dans la collection « Aire Libre » (Dupuis) qu’il livre, seul ou avec Frank Giroud, quelques-uns des fleurons de la bande dessinée contemporaine : les Oubliés d'Annam(1990 et 1991), Azrayen'(1998 et 1999) ou encore l’Aigle sans orteils(2005). Enfin, chez Futuropolis, il conclura magnifiquement sa trilogie consacrée au vélo avecPain d’alouetteet l’Écureuil du Vel’d’Hiv’, et il donnera un récital graphique éblouissant avec Un certain Cervantès, hommage décalé et piquant au grand Miguel et à son Don Quichotte.

Christian Lax a reçu, en 2011, le Grand Boum de la ville de Blois pour l’ensemble de son œuvre.

Les Éditions Futuropolis

Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale

 

Musée de la Bande Dessinée
20, Rue des Sables à 1000 Bruxelles


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 29/01/2019 au 10/03/2019.

Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Ucc Dolores: vers l’infini et roux-delà

Après avoir mis sur pause Lanfeust sans en avoir fini (loin de là) avec lui, son dessinateur se la joue solo tout en continuant de Ta(r)quiner le goujon intergalactique et l’héroïsme rouquin.

 

 

 

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Cette fois, s’en allant voir chez Glénat ce qu’il s’y passe (historique tant l’auteur n’a jamais quitté Soleil), Didier Tarquin nous met en présence d’une héroïne féminine, rappelant l’inoubliable Pelisse (et aussi Lyse Tarquin, elle-même, non ?).

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Une femme dans un monde de brutes (ne croyez pas si bien dire) et élevée à l’écart de la gravité (au figuré plus qu’au propre) spatiale par des soeurs. Un couvent situé dans un écrin de verdure moyennageux (un peu Sherwood) que Mony va devoir quitter pour accomplir son destin et son héritage.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

L’héritage d’un père disparu matérialisé par l’imposante vieille carcasse d’un vaisseau mythique: l’Unité Cosmo Pirate Dolores. Un cheval fou que Mony va devoir apprivoiser avec une équipe dépareillée et peut-être pas aussi efficace qu’elle veut l’entendre (une sorte d’Ewok wolverinien et un malabar fumant comme un pompier et adorant les marcels). Et comme il est question d’un trésor, le trio va vote être rejoint par quelques drôles de gaillards mal-intentionnés.

 

 

 

 

 
© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Parfaitement incarné entre western, récits de pirates , héroïc fantasy et science-fiction, Didier et Lyse Tarquin trouvent leur voie avec une bonne dose d’énergie et sans temps mort. Très vite dans le feu de l’action, ce nouvel univers se révèle foisonnant (trop que pour trois tomes seulement) et surprenant, n’évitant pas le déjà-vu mais s’en accommodant très bien.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

On reste cependant sur notre faim, mal assis sur l’à suivre tant on est stoppés dans notre élan de lecture. L’adrénaline est là mais les 46 pages étaient peut-être trop courtes (dix pages en plus?) que pour mettre totalement sur orbite cette première partie un rien expéditive. De quoi nourrir encore plus de mystères et d’attentes, d’un autre côté.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat


Alexis Seny

Série : UCC Dolores

Tome : 1 – La Trace des nouveaux pionniers

Scénario, dessin et couleurs : Didier et Lyse Tarquin

Genre : Aventure, Science-fiction, Western

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 48

Prix : 13,95€



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Webwitch, un  bande dessinée d’érotic fantasy par Matt Martin

Nina Hoffman est agent secret, très sensuelle avec des compétences hors du commun. Tout semble être par fait pour elle…

jusqu'à ce que tout bascule. Elle découvre que ses réflexes et son agilité incroyable sont dus à une greffe transgénique extraterrestre la transformant en une hybride araignée-humaine – une Webwitch (sorcière de la toile) – destinée, en tant que membre de la Nation Arachnéïde, à éradiquer l'humanité. En revenant sur Terre, les Webwitchs réveillent le démon qui sommeille en Nina, la poussant à révéler sa nature génétique. Sa capacité à passer d’humaine à webwitch, d’ange à démon, la fera basculer entre deux mondes…

Cette bande dessinée d’erotic fantasy qui nous vient des USA est agrémentée d’une magnifique galerie de couvertures et d’illustrations: un must pour les fans d’érotisme sexy et d’action fantastique.

Alors? Laissez-vous prendre dans la toile de la séduisante Webwitch…

Matt MARTIN, est un scénariste et dessinateur de comics américain. Il est surtout connu pour sa création Snowman. Travaillant presque exclusivement pour Avatar Press, il a aussi réalisé plusieurs histoires et couvertures de la série Lady Death et les mini-séries Vortex et Coven: Dark Sister ainsi que le second tome de la série Alan Moore's Glory.

 

 

 

 

Webwitch Matt MARTIN

EN LIBRAIRIE LE 29 janvier 2019

ISBN 978-2-35954-137-3

RELIURE cartonné pelliculé

FORMAT 17,6 x 26,8 cm 240 pages en couleurs

COMICS PUBLIC AVERTI

PRIX PUBLIC TTC 19 €



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


FIBD Angoulême, Les auteurs et autrices en lice pour le Grand Prix

Depuis 2014, le Grand Prix est attribué, à la suite d’un vote de la communauté des auteurs et autrices professionnels de bande dessinée.

Tous les auteurs et autrices de bande dessinée professionnels, quelle que soit leurs nationalités et dont les œuvres sont traduites en français et diffusées dans l’espace francophone, sont admis à voter pour l’élection du nouveau Grand Prix du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême.
Le vote s’effectue en deux tours et sous forme électronique. Le lauréat est un auteur ou une autrice vivant au moment du vote, récompensé(e) pour l’ensemble de son œuvre et son empreinte sur l’histoire de la bande dessinée.

L’ensemble de la communauté des autrices et auteurs est éligible, à l’exception des ceux déjà récompensés par un Grand Prix, qu’il soit exceptionnel (prix du 10e, 20e, 40e anniversaire ou du millénaire – sauf le prix du trentenaire dit prix des fondateurs) ou non.

Premier Tour

Un vote en ligne a été ouvert du mardi 8 au 13 janvier 2019 à minuit. Il est demandé à chaque votant de donner librement, sans ordre de préférence, trois noms d'autrices ou d’auteurs pour concourir au titre de Grand Prix.
Voici donc les trois auteurs et autrices en lice pour le grand prix cette année :


Emmanuel Guibert

Né en 1964 à Paris (France), Emmanuel Guibert débute sa carrière avec une œuvre exigeante sur la montée du nazisme, Brune, qui lui prendra sept ans de travail. Au contact de ses camarades de l'atelier des Vosges, il décide de changer de technique et publie, entre 2000 et 2008, une série de planches inspirées par les souvenirs de son ami Alan Ingram Cope, La Guerre d'Alan. Fort de ce succès critique et commercial, il continue dans cette veine inspirée de vies avec Le Photographe, d'après des entretiens avec Didier Lefèvre, qui reçoit un Prix Essentiels du Festival en 2007. Grand technicien, reconnu par ses pairs comme un dessinateur innovant et précurseur, Guibert est également un scénariste prolifique.

Il crée avec Joann Sfar Les Olives noires, La Fille du Professeur et Sardine de l'Espace, ainsi qu'Ariol, avec Marc Boutavant, et ces deux dernières séries jeunesse vont mettre en lumière ses talents de conteur et de narrateur. Il est lauréat 2017 du Prix René Goscinny et a été mis à l'honneur par le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême en 2018.

 

 

 

 

 

Rumiko Takahashi

Quarante ans d'une carrière fulgurante, plus de 200 millions d'exemplaires vendus dans le monde, entrée au Eisner Hall of Fame en 2018, Rumiko Takahashi est sans aucun doute l'une des autrices majeures de la bande dessinée mondiale.
Née le 10 octobre 1957, Rumiko Takahashi s'intéresse très tôt à la bande dessinée, et dès le collège, propose ses premières œuvres à des revues. Vers la fin de sa première année à l'université, elle s'inscrit à l'atelier de gekiga fondé par le grand scénariste Kazuo Koike, qui est formel:  « toi, tu deviendras pro ».
Cette prophétie se réalise l'année suivante, en 1978, quand Rumiko Takahashi entame la publication de Urusei Yatsura (Lamu) dans les pages de l'hebdomadaire Sunday. Enchaînant les succès avec Maison Ikkoku (Juliette je t'aime) puis Ranma 1/2, elle va rapidement devenir la reine du shônen manga, les adaptations animées de ses séries contribuant à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières de l'archipel nippon. Dans une société où l'on accepte mal la différence ( « le clou qui dépasse appelle le marteau », dit un dicton bien connu), Rumiko Takahashi s'est toujours attachée à mettre en avant les outsiders et les excentriques, en faisant valoir leur droit à une seconde chance. Pétris de défauts mais aussi profondément humains, ses héros ont ainsi marqué plus d'une génération de lecteurs, au sein d'une œuvre qui, souvent sous le couvert de la comédie, se révèle extrêmement progressiste.
 

Chris Ware

Né en 1967 à Omaha (États-Unis), Chris Ware est publié très tôt dans RAW, la revue d’avant-garde d’Art Spiegelman et Françoise Mouly. Il entame au début des années 1990 une œuvre d’envergure avec la série des Acme Novelty, vraie-fausse revue à la forme et à la pagination changeante qui installe les personnages bientôt fameux de l’auteur : Quimby the Mouse, Rusty Brown et surtout Jimmy Corrigan. Tous se démarquent par leur timidité, par leur fragilité et par l’empathie immédiate qu’ils suscitent chez le lecteur… Depuis 25 ans, c’est une œuvre originale, qui oscille entre une douce mélancolie et une profonde tristesse, que propose Chris Ware, s’attachant toujours à regarder au microscope le quotidien de ses personnages et leurs gestes les plus dérisoires.

Par ailleurs, ses livres se distinguent par leur générosité, avec un graphisme immédiatement reconnaissable et une fabrication soignée. À la ligne claire élégante du trait répond la profusion de textes dont Chris Ware orne ses pages, faisant de chacun de ses livres un monde à explorer, où chaque espace, chaque interstice de papier est susceptible d’être occupé par du dessin et du texte. La force et la densité de cette œuvre n’ont jamais échappé à la critique. Salué à chaque nouvelle parution, Chris Ware a reçu de très nombreux prix, dont 28 Harvey Awards et 22 Eisner Awards.

L’auteur publie en 2012 le remarqué Building Stories, un livre-objet impressionnant constitué d’une quinzaine de livres de formats divers pouvant être lus dans un ordre choisi par le lecteur – celui-ci a reçu le Prix Spécial du Jury au Festival d’Angoulême en 2013.

Second Tour

Les trois autrices ou auteurs ayant obtenu le maximum de suffrages au premier tour sont soumis au vote du même collège du mercredi 16 au dimanche 20 janvier 2019 à minuit.
Le lauréat sera celle ou celui qui aura obtenu le nombre de votes le plus élevé.
Le nom du nouveau Grand Prix sera annoncé le mercredi 23 janvier 2019 vers 19 heures à l'occasion de l'ouverture officielle du Festival.

Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême – 9eArt+

71, rue Hergé
16000 Angoulême – France
+ 33 (0)5 45 97 86 50

36, rue Laffitte
75009 Paris – France
+ 33 (0)1 58 22 22 20


Pays : France

Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Chacun a un dossier sur lui.  XIII 13 – L’enquête – Deuxième partie

 

 

            « - Bon sang, Danny, comme ton frère avant toi, tu fais partie du New York Daily, nom d’un chien écrasé !

-          Oui, et il en est mort, comme Warren Ce qui n’a pas empêché votre foutu président de refuser leur reportage.

-          Je suis là Finkelstein. Stephen Dundee, le foutu président de l’American News Inc., groupe proopriétaire du New York Daily. Finalement, nous l’avons publié, ce formidable reportage sur l’énigmatique XIII. Quelles sont vos conditions pour retravailler pour nous, Danny ?

-          L’exclusivité, votre soutien pour avoir accès aux archives gouvernementales, et la totalité des droits d’auteur si je tire de cette enquête un nouveau livre. »

 

 

 

 

 

Danny Finkelstein enquête sur le dossier XIII. Le journaliste prend la succession de son frère afin d’enquêter sur les personnes qui ont croisé la route du fameux numéro XIII dans les tomes 14 à 19 de la série principale de livres illustrés consacrés à l’amnésique le plus célèbre du 9ème art. Certains des portraits qu’il livre donnent des informations capitales sur les individus concernés. On vous en laisse la surprise.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

Six courts passages en BD alternent avec les dossiers. Après une introduction lançant le contrat de Danny Finkelstein, on obtient des indices sur les parcours de vie d’Irina Svetlanova, Liam Mac Lane, Benjamin Carrington et Ciaran O’Neil.

 

Quelques semaines à peine après la clôture de la collection XIII Mystery, le « quand il n’y en a plus, il y en a encore » se met déjà en branle avec ce deuxième – trop court - épisode de l’enquête, sorte d’album XIII bis.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

Philippe Xavier fait le job dans son style proche de celui de William Vance. Les courts épisodes de bandes dessinées sont autant de bonbons, mais les scoops ou révélations se font surtout dans les portraits écrits par Danny Finkelstein sous le pseudonyme de Jean Van Hamme.

 

Même si Bruno Tatti signe une mise en couleurs correcte et classique, on regrette que la fidèle Bérengère Marquebreucq ait été écartée de la fin (?) de l’aventure.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

            Allez, on parie qu’en plus du cycle signé Sente/Jigounov, la saga XIII n’a pas fini de se ramifier ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : XIII

 

Tome : 13 – L’enquête – Deuxième partie

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Van Hamme

 

Dessins : Xavier & Vance

 

Couleurs : Tatti

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782505072676

 

 



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Juste un simple viking des Orcades…  Serpent Dieu 1- Les larmes d’Odin

 

 

            « - Cet homme est-il un danger pour notre village, sorcière ? Parle ! Dois-je le rendre à la mer ?

-          Ce viking est un guerrier-fauve, Seigneur Ulf. Un soldat d’Odin. Il est l’un des trois… Il porte la marque. Sa présence attire le regard de Loki. Le Serpent Dieu est en colère… Le sang coulera bientôt sur Islandia.

-          Alors il faut le tuer.

-          Tu n’as pas le droit de le faire. Odin le protège. Le guerrier-fauve est à lui. »

 

 

 

 

 

Rivage sud de l’Islande. Il y a fort longtemps. Un homme est retrouvé attaché à l’épave d’un drakkar qui s’est échoué. Le seigneur de l’île, Ulf Keludar, accompagné par son fils Olaf, vient de recueillir Elrik. L’homme s’avère être l’un des trois « berserks » choisis par le roi des dieux. Mais l’urgence est ailleurs. Björn le brûlé s’apprête à attaquer le village avec sa troupe de barbares.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            On a connu Thorgal et son épopée familiale, le serment auquel assistèrent Johan et Pirlouit, la série télévisée portant leur nom. Les vikings de Serpent Dieu sont la synthèse de tout ce qu’on a pu lire sur eux.

 

            Jérôme Le Gris n’écrit pas une histoire, mais une chanson de geste. Ça commence comme XIII : un homme est recueilli en bord de mer, mais il n’est pas amnésique. La comparaison s’arrêtera là. Le Gris invente une mythologie. Il fait son (Vi)King of Thrones.  

 

Elrik, héros au sens noble du terme, a été banni par le roi Hàkon de Norvège. Il n’a qu’une idée en tête : se venger. Mêlé malgré lui à un conflit entre deux tribus vikings, il rencontrera l’amour au milieu de la mort.

 

Le Gris dissémine des indices sur le passé complexe d’Elrik. Pourquoi a-t-il été banni ? Qui sont les autres guerriers-fauves ? Le scénariste piège intelligemment le lecteur dans une saga dont il voudra connaître les origines, puis l’évolution.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            Benoît Dellac montre la barbarie viking et les décors islandais avec un lyrisme évident. Là où son graphisme trouve son originalité, c’est dans des compositions et des découpages inédits. Lorsque la sorcière Freyda prend soin d’Elrik, le combat ayant éveillé le fils d’Odin est exposé dans des cases en rayons de soleil. Quand Elrik tombe dans l’eau glacée en plein combat, sa pelisse devient les cases de ses souvenirs. Le dessinateur est aidé en cela par les couleurs tranchées de Sébastien Bouet.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            Les deux albums suivant du cycle d’Islandia sont prévus pour cette année. La bande dessinée européenne se met quasiment au rythme de parution nippon. Quand c’est fait avec talent et respect du lecteur comme ici, c’est tant mieux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Serpent Dieu 

 

Tome : 1 – Les larmes d’Odin

 

Genre : Epopée viking 

 

Scénario : Le Gris

 

Dessins : Dellac 

 

Couleurs : Bouet 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Grafica

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344011751

 

 

 



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Duo pour un Space-Thriller.  Hope One 1

 

            « - Qu’est-ce que je fais-là ?... Que s’est-il passé ?...

-          Calmez-vous. Je vais répondre à toutes vos questions. Votre tension est basse, mais c’est normal. Tout va très vite rentrer dans l’ordre. Nous sommes à bord du vaisseau Hope, en orbite géostationnaire autour de la terre depuis 1971. Votre réveil était programmé dans l’ordinateur pour aujourd’hui. Et vous voilà.

-          Quel… Quel j… ? Je… ! Je dors depuis longtemps ?!?

-          On est en 2010, Megan. Vous avez dormi quarante-neuf ans.

-          C’… C’est une blague ?!! »

 

 

 

 

 

 

Megan Rausch, originaire de Cando, Dakota du Nord, se réveille dans l’espace après 49 ans de sommeil. Elle fait partie du programme Hope lancé par les USA en 1971, année où un conflit planétaire issu des tensions entre les blocs de l’Est et de l’Ouest a fini par déclencher une série de frappes nucléaires. Mais depuis les années 50, une coalition alliée travaillait déjà à un vaste projet de survie autonome dans l’espace. Lorsque la guerre a éclaté, le projet Hope a été finalisé à la hâte et lancé. Ainsi, plusieurs navettes Hope ont été envoyées avec des couples dans l’espace.

 

Adam explique tout ce programme à Megan qui a des troubles de mémoire. Les deux humains sont l’équipage du vaisseau Hope One.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Alors que le film Gravity brillait par son esthétisme mais souffrait d’une absence cruelle de scénario, Hope One redore le blason des récits d’astronautes.

 

            Le premier album de ‘Fane, Skud, était un récit de science-fiction, mais dans un tout autre style que celui-ci. Il n’en était que le dessinateur. Il a ensuite connu le succès en reprenant le Joe Bar Team, succédant à Bar2 qu’il avait côtoyé dans une agence de publicité. Depuis quelques années, il se lance dans des productions personnelles en tant qu’auteur complet.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Graphiquement, ‘Fane se positionne entre Marvano et Charlie Adlard. Scénaristiquement, on peut aussi placer cette histoire entre La guerre éternelle et Walking Dead : les survivants de l’espace fuient la destruction et reconstruisent une communauté. Hope one est entre les deux mais ne ressemble ni à l’un ni à l’autre.

 

            L’encrage rapide donne un effet « crayon » apportant aux personnages à la fois un dynamisme et une vitalité qui s’oppose au statisme de l’espace vide.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Les couleurs d’Isabelle Rabarot amènent du relief dans le décor intime de la capsule spatiale. Elle y fait pénétrer la lueur des étoiles apportant ombres et lumières sur les visages et les matériaux. Plus que dans d’autres albums où la variété des décors apporte une variété de lecture, Rabarot permet d’éviter la monotonie d’un récit en un lieu unique.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Avec Hope One, ‘Fane signe son meilleur album. Le concept réunissait tous les éléments pour que ce soit ennuyeux et poussif. L’auteur le transforme en huis-clos sous haute tension. ‘Fane invente le space-thriller.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Hope One

 

Tome : 1

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario & Dessins : ‘Fane 

 

Couleurs : Rabarot 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Comix Buro

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344031407

 

 



Publié le 14/01/2019.


Source : Bd-best


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