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La dernière transaction d’un banquier. Emouvant.  Vasco 30 - L’or des glaces

 

 

« - Tu dois être épuisé par ton voyage. D’abord, on boit à nos retrouvailles, beau toscan ! Ces moines distillent une eau-de-vie de framboise de derrière les fagots ! Comme quoi, la religion a parfois du bon !

- Je boirais plus volontiers un vin chaud mêlé de miel pour me réchauffer les entrailles.

- Tu as apporté l’or ?

- Oui. Et toi, tu m’as obtenu un rendez-vous avec le prince Dimitri ?

- Tu pourras le rencontrer d’ici un jour ou deux.

- Le prince est-il toujours disposé à accorder à notre compagnie le privilège du commerce par l’ancienne route du Sud ?

- Oui, mais… Depuis notre dernier échange épistolaire, il s’est passé de graves événements dont il faut que je te parle. »

 

 

 

 

 

 

Vasco Baglioni vient d’arriver en Russie. Il y retrouve son vieil ami le baron hollandais Hans Peter Van Loo. Vasco est issu d’une famille de banquiers siennois. A ce titre, son oncle Tolomeï l’envoie parcourir le monde afin d’accomplir des missions au titre de la banque. Celle-ci est la dernière.

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Van Loo apprend à Vasco que la Russie est déchirée par un conflit entre le prince Dimitri et le prince Michel de Tver’.  Les deux souverains de principautés locales sont en désaccord profond. Le premier vient d’enlever le second, qui se trouve contraint d’accepter les conditions imposées, le tout sous le regard des Mongols qui se complaisent de ces luttes intestines. Le Prince Dimitri va trouver en Vasco un négociateur de poids. L’argent n’a peut-être pas d’odeur mais il est le nerf de la guerre.

 

Dominique Rousseau s’en sort très bien dans les paysages enneigés des steppes. Il dessine une cour du Kremlin dont Gilles Chaillet aurait été fier. Il se tire moins bien des gros plans des visages qui apparaissent rigides, avec trop de traits, pas très « esthétiques ».

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Gilles Chaillet, pur produit de l’école Martin, nous a quitté subitement en 2011. Ce grand spécialiste du Rome Antique a créé avec Vasco une série originale dans un univers et une époque encore jamais exploitées. D’une gentillesse extrême, Chaillet a eu la lucidité, contrairement à beaucoup d’auteurs avec leurs personnages, de ne jamais oublier la profession de Vasco. Il travaille pour une banque et les transactions restent au cœur de chacun des récits. Luc Révillon et Chantal Chaillet closent avec ce trentième tome une série mythique qui a vu le jour en 1980 dans les pages du journal Tintin et en 1983 en albums. Le plus grand spécialiste de l’œuvre de Chaillet et l’épouse de ce dernier étaient les plus à même de poursuivre l’aventure, ce à quoi ils se sont attachés depuis la disparition du créateur de Vasco. Avec L’or des glaces, ils livrent une histoire classique qui se conclue dans un bond dans le temps avec émotion par le dernier retour d’un personnage emblématique de la série.

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Le Lombard a décidé de clore ce classique. A l’instar d’un Bruno Brazil, peut-être Vasco connaîtra-t-il un jour un revival ? Il lui faudrait un repreneur du talent d’un Marc Jailloux pour relancer la série au niveau des meilleurs albums de Gilles Chaillet, époque « Ténèbres sur Venise ».

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Vasco

 

Tome : 30 - L’or des glaces

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Révillon & Chaillet

 

Dessins : Rousseau

 

Éditeur : Lombard

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803674428

 



Publié le 28/11/2019.


Source : Bd-best


Les années sanglantes. Staline

 

 

Janvier 1934 Moscou. À la barre du dix-septième congrès du Parti communiste de l’union soviétique, Staline jubile et ment. Sa nation est victorieuse du capitalisme en plein effondrement. Tout va bien en façade, richesse bonheur et joie de vivre, alors qu’en réalité la famine fait des ravages auprès du peuple qui est sous tutelle d’un pouvoir oligarchique absolu.

 

 

 

 

 


 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas ici d’une biographie du petit père des peuples. N’en déplaise à certain, Staline fut l’un des pires dictateurs du siècle passé.

L’équipe composée de Vincent Delmas au scénario, l’historien Nicolas Werh, Fernando Proietti au dessin et Christophe Regnault au story-board, nous convie à la découverte des exactions commises par Staline dès la mort de Lénine. Ce dernier avait rédigé une lettre dans laquelle il mettait sérieusement en doute les capacités de Staline à gouverner. Diffusée auprès des grands dirigeants du Parti, Staline va tout faire pour conserver le pouvoir.

 

 

 

 

 

© Vincent Delmas – Nicolas Werth -  Fernando Proietti – Christophe Regnault - Glénat

 

 

Ce sera le début de l’élimination de l’ensemble de ses opposants, au départ au moyen de manœuvres politiques pour ensuite passer aux purges expéditives. Cette situation perdurera pendant plus de quinze années engendrant au nom de l’idéologie marxisme – léninisme pas loin de vingt-sept millions de morts.

 

 

 

 

 

 

À se procurer sans délai, un autre regard sur une des tragédies les plus noires de ce vingtième siècle.

 

 

Haubruge Alain

 

 

 

L'avis de Horus66

 

Dans cette série de personnalités  en  bandes dessinées dans la quelle de grands universitaires historiques et de chercheurs du CNRS, nous avons Nicolas WERTH.
 Ce dernier participe depuis 1997 au séminaire "Histoire soviétique: sources et méthodes". C'est particulièrement l'histoire sociale des années 1920-1930 qui l'intéresse, notamment les rapports entre le pouvoir et la société.

C'est la référence pour parler de  STALINE : "le petit père du Peuple".

Cet homme nous fascine encore plus de 66 ans après sa mort. Il faut désormais parler d'un dictateur qui a su frayé un chemin dans un pays déstabilisé.

L'ouverture des archives soviétiques lors de la chute de l'URSS  (fin des années 1990) nous montre un homme avide de pouvoir jusqu'à son ascension à la plus haute marche. Il fut habile et pervers pour éliminer tous ses camarades de combat, il réussit à élever son pays en tant qu grande puissance industrielle au prix de purges, de procès fleuves et de famine.

Ce récit nous montre la noirceur du personnage, l'avidité de pouvoir. L'idéal socialisme soviétique n'est plus.

 

 

Série : Ils ont fait l’histoire

 

Titre : Staline

 

Genre : Histoire

 

Scénario : Vincent Delmas – Nicolas Werth

 

Dessins : Fernando Proietti – Christophe Regnault

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344032527 



Publié le 28/11/2019.


Source : Bd-best


Sur une Rumba, Philippe Geluck et son chat. Danse avec les chats.  Le chat 22 – La rumba du chat

 

 

« - Tout ce qui est drôle ne fait pas forcément rire.

- Vous avez un exemple ?

- Une drôle d’odeur, par exemple.

- Ah oui, c’est drôle ! »

 

 

 

 

                 Philippe Geluck est un bienfaiteur de l’humanité. Avec un humour capable de sauver des dépressifs de la maladie, personne ne lui arrive à la cheville. Une dame lui a un jour écrit une lettre lui expliquant que le chat l’avait sortie du fond du trou, et ça, ça n’a pas de prix. Ce chat devrait être remboursé par la sécurité sociale.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

Dans ses fulgurances d’humour, Geluck essaye toujours d’amener le lecteur dans une direction qu’il n’attend pas. Faire ça en un à trois dessins et en une ou deux phrases, ça relève de l’exploit. Si l’on apprend que l’auteur a déjà fait 14 000 dessins de sa bestiole, on comprend que l’on a à faire à un génie, n’ayons pas peur des mots.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

Parmi les 260 000 albums du premier tirage de ce vingt-deuxième opus, 5 000 petits malins ont eu la chance d’avoir un album personnalisé avec leur nom et leur photo. L’événement a été rendu possible grâce à un procédé de fabrication spécifique. Pour un peu plus du double du prix de l’album classique, ceux qui se sont précipités sur la proposition ont reçu chez eux leur exemplaire unique. (Je le sais, je l’ai fait !)

 

Le Chat n’a pas fini de nous surprendre. Il va avoir d’ici 2023 un Musée dédié à Bruxelles. Dès 2020, une exposition de sculptures gigantesques va envahir les Champs-Elysées. Vingt statues du Chat de trois mètres de haut et pesant une tonne orneront la plus belle avenue du monde de début avril à mi-juin.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

En attendant, avec ce vingt-deuxième album, riez et dansez la rumba, la salsa, toutes les danses sans oublier le T’chat-T’chat.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le chat

 

Tome : 22 – La rumba du chat

 

Genre : Humour

 

Scénario & Dessins : Geluck

 

Couleurs : Dehaes

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203172678

 



Publié le 27/11/2019.


Source : Bd-best


Spirou au cœur de l’histoire par un auteur berlinois.  Spirou à Berlin

« - Sac à papier !!

- Une invitation au premier congrès international de mycologie !

- Après-demain, au Palasthotel de Berlin Est.

- Encore plus intéressant !

- Je n’ai jamais rencontré mes collègues vivant de l’autre côté du rideau de fer. Peut-être pourrais-je même y voir un Portabriris microcephalis.

- Qui ça ?

- Un champignon extrêmement rare, qui n’existe que là-bas et que personne n’a encore trouvé. Mais bon…

- Mais quoi ?

- Berlin Est ? Merci bien. Mais pas question ! »

 

 

 

 

1989. Le Comte de Champignac ne veut pas se rendre à Berlin. Et bien, il va y aller quand même. Le bougre de scientifique va se faire enlever et devinez qui c’est qui va partir à sa recherche. Spirou, Fantasio et Spip, pardi ! En pleine Allemagne qui se métamorphose, au cœur d’une RDA qui est prête à imploser, une course poursuite haletante est engagée pour tirer Champignac des griffes d’un ennemi que l’on connaît bien.

 

 

 

 

 

© Flix, Clifford, Marczinczila - Dupuis

 

 

Est-ce qu’un tel engagement politique aurait été possible dans la série traditionnelle de Spirou et Fantasio ? Evidemment non. Alors que Franquin et Greg nous embarquaient au Bretzelburg, pays (pseudo-)imaginaire, Flix utilise ici une époque, un décor, une politique encore frais dans les esprits. La chute du mur de Berlin, c’était hier à peine. Mais, me direz-vous, Fournier a bien fait L’Ankou, situé en bretagne et fichant une claque au nucléaire. Oui, c’est vrai, mais on connaît les conséquences que cet épisode a eu sur la suite. Aujourd’hui, avec les Spirou « vus par... », Dupuis possède l’écrin de choix pour intégrer ce genre de récit. Alors que des histoires comme Le tombeau des Champignac auraient très bien pu intégrer la série classique, Flix profite réellement du concept pour faire de son Spirou à Berlin un album atypique comme ce que la collection recherche.

 

 

 

 

 

© Flix, Clifford, Marczinczila - Dupuis


 

 

Graphiquement, Flix ne cherche à copier personne. Ses personnages sont bien à lui, dans un style inédit pour la série. Le dessinateur berlinois a un parcours européen depuis ses études puisqu’il a étudié en Allemagne et en Espagne dans des écoles d’art. Connu en Allemagne pour la série Verflixt, puis Held, autobiographie d’anticipation qui va jusqu’à sa mort, il a remporté pour cette dernière le prix Max-und-Moritz 2017, équivalent d’un Fauve d’or à Angoulême.

 

Le trait hyper-dynamique de Flix sert à merveille cette histoire speedée de Spirou. Preuve en est la couverture à 100 à l’heure qui semble bouger toute seule. Le découpage n’est pas conventionnel et la mise en page évolue en fonction des situations : un passage dans une conduite d’air, un ascenseur dont les portes se referment,… Flix s’est posé des défis avec lesquels il joue, d’une manière spécifique au média bande dessinée.

 

Cocasserie éditoriale : le pitch de départ de ce Spirou à Berlin est similaire à celui du Spirou chez les Soviets, de Fred Neidhardt et Fabrice Tarrin, qui est actuellement prépublié dans l’hebdomadaire Spirou.

 

 

 

 

© Flix, Clifford, Marczinczila - Dupuis



 

 

 

 

 

Spirou continue de se développer à l’étranger. Charel Cambré et Marc Legendre ont dessiné, il paraît, trois albums. Bien qu’apparemment plus sage, si cette reprise est aussi bonne que ce qu’ils ont fait avec Bob et Bobette sur Amphoria, on en attend la traduction avec impatience.

 

 

 

 

 

© Charel Cambré, Marc Legendre - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Spirou à Berlin

 

Genre : Aventure

 

Scénario & Dessins : Flix

 

Couleurs : Clifford & Marczinczila

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034747184

 

 

 



Publié le 26/11/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4259 -  27 Novembre 2019

 

 

 

Les Minions mettent le feu !

 

 

 

 

 

 

            Les Minions enflamment votre journal préféré. Au volant d’une Turbotraction new age, ils déboulent à toute allure. A l’intérieur, ils vont vous faire rigoler dans plusieurs gags.

 

            Pendant que Harmony tire sa révérence dans un suspens insoutenable, trois récits complets marquent ce numéro : un épisode des Magic 7 autour d’Hamelin, les Héroïco-médiévaux Kahl et Pörth à qui le plus long format va très bien, puis une histoire signée par deux jeunes auteurs, Thomas Bonis et Stéphane Godard, à la manière des Cartes Blanches d’autrefois. Pourquoi ne pas institutionnaliser ce genre de productions dans une rubrique dédiée ?

 

            Mention spéciale à Lerouge qui fournit une double-page-jeu aux milliers de détails. Jouissif.

 

Les abonnés vont pouvoir coller du Willy Woob sur leur frigo et la gamelle de leur toutou.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Moog, Bernstein - Dupuis 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Sur les traces du coupable

Harmony : Dies irae

Spirou chez les Soviets

 

 

Récits complets :

 

Chips, fantômes et vidéo (Bonis & Stéphane Godard)

Hamelin des Magic 7

Kahl & Pörth

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Femmes en blanc (Les)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley  (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bourhis

En direct du futur : Boule et Bill

Jeux : Panique à la rédac ! (Lerouge)

Oncle Pop (L’) : Banana

Spirou et moi : De Bonneval

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Willy Woob

 

 

En kiosques et librairies le 27 Novembre 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 26/11/2019.


Source : Bd-best


Soirée disco ? Non, journée bonheur  Boule & Bill 40 - Bill à facettes

« - ça va bien, mon Bill ?

- Qu’est-ce qu’elles ont, ses oreilles ?

- Je n’en sais rien ! Elles sont toutes rigides !

- Il n’a pas l’air de souffrir.

- Je vais voir si je trouve quelque chose sur les crampes des oreilles de cocker ! … Non, rien…

- Oh ! Il y en a une qui a bougé !

- Ce serait comme une sorte d’élongation ?! Ou un claquage !? »

 

 

 

 

Mais qu’arrive-t-il donc à Bill ? Il a un problème aux oreilles ? Mais non ! On vous rassure tout de suite. Il indique simplement l’heure à Boule qui n’est pas en avance pour son rendez-vous avec Pouf. Mais le petit garçon n’est pas en retard pour nous faire rire et sourire avec son coquin de cocker.

 

Quarantième salve de gags de Boule et Bill ! Enfin, trente-neuvième si on compte l’épisode où ils étaient globe-trotters. On n’a pas vu le temps passer. Ni vous, ni nous, ni eux. Ils sont toujours aussi intemporels. Ils ont quelque chose de magique, d’incompréhensible. Boule et Bill, c’est tout le savoir-faire de Roba repris de main de maître par Bastide et Cazenove. Quand on passe que Maurice Rosy a dû déployer les grands moyens pour réussir à faire accepter Jean Roba à Charles Dupuis qui ne voulait pas l’embaucher dans Spirou. Tout fut bien qui finit bien.

 

 

 

 

© Bastide, Cazenove - Dargaud

 

 

Christophe Cazenove a l’intelligence de préserver cette intemporalité si spécifique à la série. Pas d’internet ni de téléphone portable. Et pourtant, ça ne manque pas. L’univers ne fait absolument pas daté.

 

Jean Bastide n’a pas à rougir de la comparaison avec Roba et son successeur Verron. Juste une petite chose à corriger : on voit trop les yeux de Pouf.

Bastide étant par ailleurs coloriste sur d’autres séries, les observateurs remarqueront un clin d’œil aux Indes fourbes, un des événements BD de l’année auquel il a participé. Il remercie également Dav en glissant sur une affiche Monsieur Grumpf, son blaireau râleur.

 

 

 

 

© Bastide, Cazenove - Dargaud

 

 

Soixante ans après leur création, on peut célébrer l’année Boule et Bill. Outre ce quarantième album, nombre hautement symbolique, deux indispensables ouvrages marquent 2019 : L’avis de chien, recueil de nouvelles écrites par Yvan Delporte et illustrées par Roba, qui n’avaient jusqu’à présent été publiées que dans le journal de Spirou, et L’art de Roba, richement illustré, écrit par Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, dont nous vous avons déjà parlé dans ces colonnes. Ici

 

Comme un serpent qui se mord la queue, les personnages du dessin animé (Mon dieu, mais que Boule est moche !) font la bande annonce de ce nouvel album de BD !

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Boule & Bill

 

Tome : 40 - Bill à facettes

 

Genre : Humour

 

Scénario : Cazenove

 

Dessins : Bastide

 

Couleurs : Perdriset & Bastide

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782505075271

 



Publié le 25/11/2019.


Source : Bd-best


Une ligne claire d’une pureté exceptionnelle au service d’un scénario respectueux d’une œuvre du patrimoine.  Blake et Mortimer 26 – La vallée des immortels 2

« - Poursuivez les recherches, Sergent. Désolé, Capitaine. Toujours aucune trace du professeur Mortimer.

- C’est incroyable ! Je suis arrivé au Victoria Peak à peine une demie-heure après lui. L’aubergiste m’a assuré qu’il était sorti sur la terrasse avec ce Han-Dié…

- … Qui, on le sait, a menti au professeur en l’invitant à rencontrer son maître, le docteur Sun-Yi-Sun. Puisque dès son arrivée en bâteau à Hong-Kong, Han-Dié avait lui-même signalé à la police la disparition de son maître et de l’agent de sécurité de celui-ci, Miss Ylang Ti.

- Si ce Han-Dié et ses complices ont en effet enlevé Mortimer, ils ne peuvent pas avoir quitté le territoire britannique en si peu de temps !

- Dès votre appel, j’ai fait renforcer le contrôle aux postes-frontières. Tous les bateaux et véhicules suspects qui sortent de la Colonie sont fouillés. Gardons confiance. »

 

 

 

 

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

 

 

Aux bords des eaux de la baie de Hong-Kong, dans le quartier général de la police maritime, l’inspecteur principal Ian Flagson et le Capitaine Francis Blake s’inquiètent de la mystérieuse disparition du professeur Mortimer. Dans les griffes du général Xi-Li, qui veut mettre la main sur les preuves de son ascendance afin de créer un nouvel ordre mondial, Mortimer sème sur le chemin de son rapt des indices qui pourront permettre à son ami de le retrouver. Accompagné par l’archéologue nationaliste Han-Dié, le professeur apprend  l’origine des documents recherchés par Xi-Li. Alors que Blake se lance à sa recherche avec la belle Ylang-Ti, Mortimer retrouve un de ses amis en bien fâcheuse posture dans un camp de prisonniers. Le Colonel Olrik, lui, est encore et toujours prêt à tout pour en s’associant avec le mal. Tous reviendront-ils vivants de la vallée des immortels ?

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

 

 

Située entre Le Secret de l’Espadon et Le mystère de la grande pyramide, La vallée des immortels fait le lien entre les deux premiers récits d’Edgard-Pierre Jacobs. Il permet de faire la transition entre une histoire de guerre et un récit archéologique, tout en justifiant la présence et le rôle de Nasir, fidèle majordome, dans la suite des aventures de Blake et Mortimer.  Yves Sente, en véritable enquêteur, comble les trous dans l’œuvre du maître, avec la même grâce et la même finesse que lui. Comme quoi, respect, continuité et conformité peuvent rimer avec originalité.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

 

 

Les néerlandais Teun Berserik et Peter Van Dongen pratiquent une impeccable la ligne claire. Leur partage des planches est impossible à déceler. Les légers défauts du premier tome ont tous disparus. Sont-ce là des talents de faussaires ou l’utilisation de codes et de techniques utilisant un vocabulaire graphique précis ? Les deux, mon Capitaine… Blake ! Mais lorsque le talent des disciples arrive à la hauteur de celui de leur mentor, pourquoi se priver de leurs compétences ?

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

 

 

 

Mais c’est qui ce Tchang ? Après la couverture de la première partie, hommage appuyé au dieu Hergé, les auteurs multiplient les clins d’œil au père de la ligne claire. On décèle aisément des allusions à Coke en stock, L’île noire, L’oreille cassée, Le trésor de Rackham le rouge, évidemment encore Le lotus bleu, et on pourrait en trouver d'autres... 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

© Hergé – Casterman/Moulinsart

(L'île noire)

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

© Hergé – Casterman/Moulinsart

(Le lotus bleu)

 

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

© Hergé – Casterman/Moulinsart

(Coke en sock)

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

© Hergé – Casterman/Moulinsart

(L'oreille cassée)

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

© Hergé – Casterman/Moulinsart

(Le trésor de Rackham le rouge)

 

 

Les prochains Blake et Mortimer annoncés sont Huit heures à Berlin, dessiné par le talentueux Antoine Aubin sur scenario de Bocquet et Fromental, la suite de l’injustement controversée Onde Septimus de Jean Dufaux, un nouveau Berserik/Van Dongen mais cette fois-ci avec Van Hamme, ainsi qu’un nouveau Sente/Juillard dont l’action restera dans la perfide Albion.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer

 

 

Bande-annonce de l’album :

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blake et Mortimer

 

Tome : 26 – La vallée des immortels / Deuxième partie : Le millième bras du Mékong

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Sente

 

Dessins : Berserik & Van Dongen

 

Couleurs : Van Dongen

 

Éditeur : Blake et Mortimer

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782870972816

 



Publié le 24/11/2019.


Source : Bd-best


Baby Rebecca contre les microbes, sauf un !  Ernest et Rebecca 9 – Opération E.R.N.E.S.T.

« - T’en as mis du temps à donner de tes nouvelles ! J’commençais à m’inquiéter, moi…

- C’est que j’ai été pas mal occupé ces derniers temps…

- Alors ? Comment va la p’tite ?

- Plutôt pas mal… Elle me fait penser à toi à son âge… Elle est pleine de vie… Elle court partout. Je ne sais plus où donner de la tête !

- Tu veilles bien sur elle, j’espère ?!

- Bien sûr, qu’est-ce que tu crois ? Je la suis comme son ombre !

- Bien. Avec tous ces microbes…. Les gamins sont si vulnérables à cet âge-là... »

 

 

 

 

 

 

Bianco et Dalena nous offrent un voyage dans le temps et nous entraînent près de cinq ans plus tôt, dans la petite enfance de Rebecca. Ainsi donc Pépé Bestiole connaît Ernest depuis bien longtemps. Du fin fond de sa campagne, dans sa maison où sa femme le prend pour un doux dingue porté sur la bouteille, il veille à ce qu’Ernest s’occupe de Rebecca. La petite fille habite en ville avec ses parents. Mais elle ne va pas tarder à venir voir son Pépé. Papa a bien raison : « Rien de tel que l’air de la campagne pour rester en bonne santé ! ».

 

 

 

 

© Bianco, Dalena - Le Lombard

 

 

C’est une drôle d’impression que laisse la lecture de cet épisode d’Ernest et Rebecca. A la manière de Blue Retro racontant la rencontre entre Blutch et Chesterfield au dix-huitième album des Tuniques Bleues, on assiste ici aux premiers échanges entre le microbe et la gamine, dans la toute petite enfance de celle-ci. Rebecca a presque deux ans et demi. Elle passe un séjour chez Pépé Bestiole. C’est tendre et rigolo comme tout, avec une bande de microbes fort réussis et une scène d’anthologie dans des toilettes. Quand des microbes veulent s’en prendre à Rebecca, son ange gardien veille. Y’en a qui peuvent d’ores et déjà commencer à numéroter leurs abattis.

 

 

 

 

© Bianco, Dalena - Le Lombard

 

 

Puis, tout d’un coup, comme un cheveu sur la soupe, on a l’impression que les auteurs se sont dit : « Au fait, on n’a pas terminé l’histoire laissée en suspens dans le tome 8 ! ». Alors qu’on s’attendait à rentrer de plain-pied dans la suite directe de l’album précédent, il faut attendre la page 39 pour la retrouver et qu’elle soit expédiée en seulement huit planches. Si c’était pour faire ça, il suffisait de les rajouter à la fin de « Un jour pas comme les autres ». On pardonnera aux auteurs ce faux pas technique sur la forme. Sur le fond, Ernest et Rebecca reste une excellente série tous publics dans la plus pure tradition franco-belge classique.

 

 

 

 

© Bianco, Dalena - Le Lombard

 

 

Preuve du succès de la série, depuis cette année, Ernest et Rebecca se décline aussi en dessins animés.

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Ernest et Rebecca

 

Tome : 9 – Opération E.R.N.E.S.T.

 

Genre : Humour microbien

 

Scénario : Bianco

 

Dessins & Couleurs : Dalena

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803673124

 



Publié le 23/11/2019.


Source : Bd-best


Les quatre Lulus comme les mousquetaires. La guerre des Lulus Lucien

 

-          Dis … C’est quoi un macaroni ?

-          Ben … Les macaronis c’est comme les nouilles sauf que c’est en forme de tubes grands comme mon petit doigt.

-          Pourquoi les autres t’ont appelé comme cela ?

-          Ah ça c’est parce que mon père était Italien.

-          Ils n’aiment pas les Italiens ?

-          Ils aiment personnes.

 

 

 

 

 

 

Régis Hautière (scénariste) et Hardoc (dessinateur) nous propose la suite des aventures des petits Lulus, suivant le cheminement de chacun d’entre eux à la fin de la Première Guerre mondiale. Pour ce sixième tome, on retrouve Lucien, le plus âgé de la bande, dans un hôpital alors que l’armistice vient d’être signé. Il a perdu une jambe et entame sa rééducation.

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc – Casterman

 

 

 

C’est à cette occasion qu’il rencontre d’Adélaïde, une jeune infirmière à qui il va confier avec ses propres mots sa rencontre avec les trois autres Lulus dès son arrivée à l’orphelinat. Très vite, un capital sympathie et émotionnel, va se dégager entre nos deux protagonistes.

 

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc – Casterman

 

 

Lucien explique comment il a perdu l’entièreté de sa famille lors d’un incendie, sa rencontre avec Luig, les arrivées de Ludwig (abandonné par sa mère, alors qu’il était déjà enfant) et Lucas (abandonné dès sa naissance).

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc – Casterman

 

 

 

Ensemble, ils vont former la bande des Lulus pour se protéger d’Octave. Ce dernier, accompagné de ses amis, fait régner la terreur parmi les pensionnaires les plus faibles de l’orphelinat. Très vite, Lucien va prendre sous sa protection les trois autres enfants. Alors qu’un nouveau fléau fait son apparition (la grippe espagnole), Lucien quitte l’hôpital rejoint par L..., tous les deux partent à la recherche de Luigi.

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc – Casterman

 

 

 

En poursuivant l’aventure « la guerre des Lulus », Hautière et Hardoc continuent à nous émerveiller avec cette série réunissant l’amitié, la tendresse et la complicité liant de jeunes enfants face à une guerre qu’ils ont dû affronter seuls.

NB : le prochain album sera consacré à Luigi.

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : La guerre des Lulus

 

Tome : 6

 

Titre : Lucien

 

Genre : Jeunesse

 

Scénario : Hautière

 

Dessins : Hardoc

 

Couleurs: David Périmony

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782203159266 



Publié le 22/11/2019.


Source : Bd-best


Les vieilles fournelles.  Seconde partie de carrière

« - Mais qu’est-ce que vous foutiez ? Ça fait une heure que je me débats en plein surréalisme ! Pour résumer, on a : un casse dans une boutique de luxe, 250 000 euros de sacs et montres dérobés, un groupe de patients atteints d’Alzheimer, complices malgré eux, utilisés pour faire diversion, et un spectacle offert ensuite à ce même groupe dans un cabaret parisien.

- Il y avait aussi des hommes.

- Des hommes ?! Combien étaient-ils ? Décrivez-les moi !

- Ils étaient quatre. Grands, tatoués, bien bâtis.

- Oui c’est ça, quatre ! Et ils étaient nus.

- Nus ?! Qu’est-ce que c’est encore que ce délire ? »

 

 

 

 

 

Recueillir les témoignages de témoins troisième âge d’un braquage qui ont terminé la soirée avec un spectacle de Chippendales, ce n’est pas forcément évident, surtout quand on sait qu’elles sont dans l’unité Alzheimer de l’EHPAD Bernadette Chirac.

 

« La retraite de sa mère, elle ne l’avait pas calculée... » Camille est inspectrice à la brigade de répression du banditisme. Quand elle découvre que sa mère Sonia, ex-OAS, est le cerveau des opérations de hold-up, ou « old-up » comme on pourrait dire, ça fait désordre dans la famille… et au boulot.

 

 

 

 

© Peyraud, Périé - Futuropolis

 

 

A mi-chemin entre Les vieux fourneaux et La casa de papel, ce polar troisième âge n’est pas si improbable que ça. De même que chaque album mettant en scène un petit peuple est comparé aux Schtroumpfs, chaque album mettant des vieux au premier plan est forcément mis en réseau avec Les vieux fourneaux.

 

Serge Guérin, auteur du récit à l’origine du scénario, est sociologue spécialiste de la question des âges et de l’intergénération. Il forme les directeurs des établissements de santé. Il cherche à rajeunir le regard sur les anciens pour asseoir les fondations d’une société de la longévité réussie. Cet album y contribue fortement.

 

 

 

 

© Peyraud, Périé - Futuropolis

 

 

Philippe Perié s’est emparé de la thématique. Il met les vieux (appelons un chat un chat) en valeurs au détriment parfois des flics, mais toujours de ces animateurs télés insolents. qui prennent leur auditoire pour un ensemble de crétins.

 

C’est un Jean-Philippe Peyraud beaucoup plus dynamique qu’à l’accoutumée que l’on retrouve. C’est aussi pour lui une seconde partie de carrière. Les amoureux de son trait « Peynet » de ses débuts seront peut-être un peu décontenancés, mais le dynamisme assumé qu’il utilise ici sied à merveille au récit emballé et emballant. Seconde partie de carrière est de ces types de récits à 100 à l’heure que l’on ne peut refermer qu’une fois qu’on l’a terminé.

 

 

 

 

© Peyraud, Périé - Futuropolis

 

 

La couverture d’apparence simpliste est en fait très réussie. A la manière d’une affiche de cinéma, les personnages principaux sont présentés en « V ». Camille, flic sous médocs pour pouvoir résister aux pressions professionnelles et familiales, s’envoie un cacheton. Elle est adossée à sa mère qui, d’un regard malicieux, observe sa fille pour mieux la berner. En arrière plan, Pierre-François Vraif, animateur et producteur de l’émission Forever Young, apparaît arrogant et faux. De l’autre côté, deux ombres de mamies braqueuses montrent leur détermination masquée.

 

Seconde partie de carrière a la classe et le punch des grandes comédies cinématographiques.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Seconde partie de carrière

 

Genre : Polar décalé

 

Scénario : Périé

 

D’après un récit de : Serge Guérin

 

Dessins : Peyraud

 

Couleurs: Peyraud & De la Serna

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 2 1 €

 

ISBN : 9782754825016

 



Publié le 20/11/2019.


Source : Bd-best


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