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L’étoile Sirius brille encore.  Natacha 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu.

 

            « - Bonne nouvelle, mes amis, la météo annonce que les chutes de neige cesseront dans deux jours… Les pistes seront dégagées ! Dans trois jours, on décolle ! J’ai déjà vu ça.

-          Ben, nous, on va en profiter pour aller photographier Manhattan sous la neige !

-          Bon ça ! Je viens avec vous !

-          Moi, je reste ici, je connais assez cette ville !

-          C’est bien, Walter ! Prenez un bon café… Moi, je vais continuer à vous lire le journal de Grand-Maman… Si vous voulez et si cela ne vous fait pas trop mal à la tête… Hm ?... »

 

 

 

 

Le commandant Turbo l’a annoncé, l’équipage a quelques jours devant lui avant de pouvoir s’envoler de New-York enneigée. Alors, si certains vont en profiter pour flâner dans les rues blanches de la Grosse Pomme, d’autres vont se replonger dans la lecture du carnet de voyage d’une aventurière du siècle passé.

            Au milieu du Pacifique, la grand-mère de Natacha et son Walter de l’époque font face à Blackmoon, pirate moderne des mers du Sud. Ils sont accompagnés de Jane, jeune femme en difficultés, et du petit Chacha, gamin malin.

Le cupide Blackmoon a tué le frère de Jane. Pas de quartier pour mettre la main sur des perles. C’est aussi la philosophie de l’ignoble Lee Kong et de son fidèle serviteur, dans leur casemate de l’île de Tuatupuri.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

François Walthéry livre le deuxième tome de ce diptyque après quatre longues années. Mais vu la qualité du résultat, ça valait le coup de prendre son mal en patience.

La première partie de l’histoire était essentiellement maritime. Celle-ci nous entraîne dans les tréfonds de la jungle de Nouvelle-Calédonie. Walthéry est aussi performant dans chacun des décors. C’est un dessinateur à la fois aérien (on le savait), maritime et végétal.

 

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Quelques cases font écho à Vol 714 pour Sidney, que ce soit lorsque les protagonistes déambulent dans la jungle luxuriante ou quand un avion survole une plage isolée sur une île de truands.

 

Avant tout, L’Epervier Bleu et sa suite sont une manière de remettre sur le devant de la scène l’homme à l’origine du scénario, Max Mayeu, dit Sirius. Sirius était un auteur complet qui a fait les beaux jours des éditions Dupuis et du journal de Spirou avec des séries comme Bouldaldar, Timour ou encore l’Epervier Bleu, sorte de cousin de Bob Morane, parcourant le globe, vivant des aventures hors du commun.

 

 

 

© Sirius – Dupuis.

 

Avec ce double album, Walthéry réalise un rêve de gosse et fait un remake de « L’île aux perles », aventure datant de 1950 du héros l’Epervier Bleu, qui donne ici son nom à un bateau. Il l’adapte à la sauce Natacha, par le biais de la grand-mère de l’hôtesse de l’air la plus célèbre du 9ème art, sur le même principe que dans L’hôtesse et Monna Lisa, Le grand pari et Les culottes de fer. Les héros de l’Epervier Eric et Larsen sont transposés en Natacha et Walter. Sheba est devenu Chacha, si bien qu’on a l’impression que le jeune hindou et le p’tit bout d’chique n’ont toujours fait qu’un.

 

 

 

 

© Walthéry, Sirius, Cerise - Dupuis.

 

 

Natacha est l’une de ses héroïnes à qui tout aventure va. Que ce soit elle ou sa grand-mère, elles restent crédibles dans toutes les situations.

 

Ce qui est rare est cher. Natacha est une héroïne rare et chère. Chère Natacha, il nous est impossible de nous passer de vous. Revenez vite faire escale pour de nouvelles aventures.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Natacha

 

Tome : 23 – Sur les traces de l’Epervier Bleu

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Sirius & Walthéry

 

Dessins : Walthéry

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800169613

 

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Aventure en jaune et êtres innommables, mais dans…  Blake et Mortimer 25 – La vallée des immortels 1.

            « - Il se trouve, Colonel Olrik, que je tiens de mes ancêtres un testament écrit il y a de nombreux siècles par mon aïeule Lu-Tah. Elle y parle d’un fils qu’elle aurait eu avec un certain Gong Shou, l’héritier désigné de l’Empereur Shi Huangdi… Si ce texte dit vrai, je suis le dernier descendant de ce Gong Shou… et donc l’héritier du premier Empereur ! Peut-on se prévaloir d’une meilleure ascendance lorsqu’on a pour ambition de s’emparer de la Chine ?! Mais ce seul document écrit par une pauvre inconnue, convaincra-t-il le peuple chinois ? Malheureusement non, on m’accusera de manipulation…

-          D’où l’intérêt, si j’ai bien compris, du manuscrit de ce Sho qui mentionne Gong Shou et accrédite cette histoire d’« héritage ».

-          Exactement ! J’ai une équipe à Londres, chargée de récupérer la lettre d’introduction de Sho et les analyses des experts britanniques. Un autre de mes agents est infiltré auprès du Docteur Sun-Yi-Sun. Il lui volera la première moitié du texte qu’il apportera à Hong-Kong. »

 

Le général Xi-Li s’associe au maléfique Colonel Olrik pour mettre la main sur les preuves de son ascendance afin de créer un nouvel Empire, un nouvel ordre mondial.

De l’autre côté de la planète, à Londres, le professeur Philip Mortimer commence à enquêter sur le rôle crucial d’une petite invention technologique dans l’Histoire de la Chine.

Le Capitaine Francis Blake, quant à lui, est en charge de la protection de Hong Kong, colonie britannique esseulée aux portes de l’Empire du Milieu.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

 

            On avait eu droit au prequel du Secret de l’Espadon, avec Le bâton de Plutarque, voici le sequel. Yves Sente est comme dans des chaussons dans le monde d’Edgar P. Jacobs. Avec cette Vallée des immortels, le scénariste créé le chaînon manquant entre les intrigues d’espionnage et les aventures archéologiques de nos deux compères. Cette histoire est une synthèse réussie des poncifs de la série et a le mérite de réunir les amateurs de l’un et de l’autre genre pratiqués par Jacobs. Des ailes volantes et des parchemins retrouvés, un mécanisme d’arme de guerre empirique et une base secrète, Sente ravit l’afficionado. Des redites et du verbiage ? Certes, mais cela fait partie de la charte Jacobs.

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

            L’ex-directeur éditorial du Lombard adresse un petit clin d’œil à des poulains de son ancienne écurie en donnant un petit rôle au Père Odilon Verjus, héros au fort caractère créé par Yann et Verron dans les années 90.

 

 

 

 

© Verron, Yann – Le Lombard.

 

 

 

            Deux nouveaux venus tiennent les rênes graphiques du navire. Les néerlandais Teun Berserik et Peter Van Dongen se positionnent en princes de la ligne claire. Dans la digne descendance de Theo van Den Boogaard (Léon-la-Terreur), ils réalisent un travail minutieux et presque parfait. Seules deux ou trois attitudes de personnages sont perfectibles.

 

 

 

 

© Sente, Berserik, Van Dongen – Blake et Mortimer.

 

 

            Leur couverture est un hommage appuyé au dieu Hergé. Dans une case du Lotus Bleu, Tintin est transporté en pousse-pousse dans une scène similaire.

 

 

 

 

 

© Hergé – Casterman, pour l’extrait du lotus bleu.

 

 

            Dans les interviews des auteurs, on a la surprise d’apprendre qu’ils se sont partagés les planches. Le mimétisme entre eux est impressionnant. Impossible de faire la différence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Porté par l’élan de nostalgie, Blake et Mortimer ont encore de beaux jours devant eux. La deuxième partie de ce diptyque en est évidemment la première pierre. Jean Van Hamme vient d’annoncer qu’il va en écrire un nouveau scénario et la suite de l’injustement controversée Onde Septimus de Jean Dufaux verra bien, semble-t-il, le jour un jour.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blake et Mortimer

 

Tome : 25 – La vallée des immortels / Première partie : Menace sur Hong-Kong

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Sente

 

Dessins : Berserik & Van Dongen

 

Couleurs : Van Dongen

 

Éditeur : Blake et Mortimer

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782870972441

 

 

 



Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Sans Jacquouille mais avec Tomcrouz, Sacha prend un portoloin et joue les visiteurs dans le Versaille de Louis XV et c’est génial, messire !

Imaginez un peu cette étrange situation : à chacun de vos éternuements, pour peu que vous touchiez un objet vintage (ou plus si aspérité), vous risqueriez un voyage dans le temps  dont vous nous direz des nouvelles. C’est ballot, non ! Et, pourtant, ce petit super-pouvoir à la Benoît Brise-l’âgede-fer, c’est celui de Sacha… ou plutôt de son chihuahua. Mais comme l’un ne va pas sans l’autre, les voilà qui partagent des aventures tout aussi divertissantes que dangereuses et enrichissantes. Un deuxième album vient de sortir, toujours aussi frais et inventif, décalé.

 

 

 

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 



Résumé de l’éditeur : Pour ses dix ans, Sacha rêvait d’un rat méga intelligent, mais à la place, sa mère lui a offert un chihuahua qu’il a baptisé Tomcrouz. Et depuis, un phénomène étrange se produit : à chaque fois que Tomcrouz éternue sur un objet ancien, tous deux se retrouvent transportés à travers l’Histoire et le temps… Comme tous les ans, la mère de Sacha a organisé une escapade au Breiz Manège. À peine le jeu de la course à la cuillère est-il lancé que sa mère s’extasie : incroyable, une cuillère du grand couvert royal ! Et lorsque Tomcrouz éternue dessus, le duo se retrouve transporté à Versailles, à la cour du roi Louis XV, où Sacha va découvrir le rituel des dîners, l’hygiène, la médecine d’antan, et peut-être même un indice autour de la disparition de son père…

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Avant de le retrouver dans le prochain film d’animation… Astérix, Tom Cruise est partout. Et la BD n’y échappement, phonétiquement et avec quelques arrangements orthographiques. Alors que la plage bretonne profite d’une inespérée météo sèche, la voilà assaillie par quelques enfants turbulents pour un anniversaire. Au fil des disgressions, l’incollable maman de Sacha voit son regard attiré, telle une pie, par la cuillère de Taran, l’insupportable (d’autant plus qu’il convoite la même fille que Sacha) gamin dont c’est l’anniversaire. Un vieillerie d’un autre temps, témoin des fastes dînatoires du Roy de France. Quand celui-ci invitait « à sa table » quelques représentants de la plèbe pour le regarder manger. Tout un programme indigeste quand on sait que la succession de mets était quasiment sans fin.

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Tout un programme digeste et intrépide quand Sacha et son chien s’emparent du sujet et jouent les visiteurs au temps du Roi-Soleil.  Problème: la cuillère qui est un peu leur portoloin (pour les fans d’Harry Potter) a vite fait d’éveiller les convoitises et la course-poursuite dans ce siècle des lumières tamisées et disjonctées a vite fait de s’orchestrer. Avec ce qu’il faut de bravoure, de fantastique, d’informations historiques utiles mais pas rédhibitoires et aucun temps mort.

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

Le soin apporté à la couverture n’est pas un miroir aux alouettes, Anaïs Halard et Bastien Quignon tiennent le bon bout de la lorgnette et livrent un album jeunesse qui n’exclut pas les grands enfants et utilise de manière folle les potentialités de la BD. Avec une gestion de couleur qui finit de nous faire tourner la tête et de nous envoyer dans les méandres du temps. Heureusement, Sacha et Tomcrouz connaissent leur chemin, peu importe les détours grisants qu’il nous font prendre. Un deuxième album aussi génialement loufoque que le premier. On mise sur la série plus qu’un Louis !

 

 

 

 

© Halard/Quignon chez Soleil

 

 

Alexis Seny

 

Série : Sacha et Tomcrouz

Tome : 2 – La cour du roi

Scénario : Anaïs Halard

Dessin et couleurs : Bastien Quignon

Genre : Aventure, Fantastique, Histoire

Éditeur : Soleil

Collection : Métamorphose

Nbre de pages : 88

Prix : 16,95€



Publié le 26/11/2018.


Source : Bd-best


Il doit bien y avoir un moyen de s’échapper de cet enfer…  The promised neverland 4

 

            « - Et pour couronner le tout, Norman va se faire livrer demain ! Elle a confisqué nos cordes… Emma a la jambe brisée… Pour ce qui est de l’évasion, y’a pas de raison, on fera en sorte de la mener à bien ! La jambe d’Emma va se rétablir. Pour les cordes, ce n’est pas un problème, on en refera. Mais qu’est-ce qu’on va faire maintenant… !? On était censés inspecter les alentours pour pouvoir nous évader au plus tôt… »

 

 

 

            Les orphelins de Grace Field House sont en plein désarroi. Leur si gentille « Maman » a déjoué leurs plans et s’est débarrassée de Sister Krone. A présent, c’est au tour de Norman de quitter le domaine et de se faire livrer aux monstres assoiffés de chair fraîche. Alors, s’il n’est pas possible de quitter les lieux en groupe, l’urgence est de le faire évader.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

            Kaiu Shirai arrive à maintenir la tension de ce « survival » à son paroxysme. La situation des orphelins reste critique. Les cartes sont rebattues entre eux et leur nounou chérie puisqu’à présent chacun connaît les intentions des autres. Cet opus nous en apprend plus en particulier sur la configuration et les plans des lieux de l’intrigue.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

 

            Posuka Demizu glisse l’horreur sous les sourires. L’hypocrisie des personnages traverse leurs visages menteurs, que ce soient ceux des enfants, niant leurs stratégies d’évasion, ou celui de Mama, qui œuvre pour leur « bien ». Et lorsque l’on découvre un cadavre avec une fleur sortant du cœur au détour d’une page, c’est au milieu d’un décor théâtral, comme pour mieux semer le trouble entre ce qui pourrait se passer et ce qu’il faudrait éviter.

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

            « Il doit bien y avoir un moyen de s’échapper de cet enfer… Il y en a sûrement un, en dehors du sommeil et des rêves… » Orphelins de Grace Field House, méditez cette citation d’Hugo Pratt dans Corto Maltese. La lumière est au bout du chemin…

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : The promised neverland

Tome : 4

Genre : Survival

Scénario : Shirai

Dessins: Demizu

Éditeur : Kazé

Nombre de pages : 192

Prix : 6,79 €

ISBN : 9782820332844

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Sommaire Spirou 4207 du 28 novembre 2018

Les récits de Natacha : Sur les traces de l’Epervier Bleu

 

            Enfin une couverture signée Walthéry ! On attendait ça depuis 4 ans. Ça fait trois semaines que Natacha est revenue nous raconter les aventures de sa grand-mère au plus profond de la jungle de Nouvelle-Calédonie. Qu’est-ce que ça fait du bien. Il faut dire qu’avec Yoko Tsuno, elle est la dernière héroïne survivante des années 70. Dans une interview, le maître Walthéry raconte sa rencontre avec Sirius, créateur de la série l’Epervier Bleu.

 

 

 

 

 

            Les humains de Roger officialisent leur rupture dans un récit complet, pendant que le pépé de Cédric pique une crise et que Kid Noize fait écouter du bon son à son bougon de chien. On ne saurait que trop vous recommander d’aller voir sur le net les clips de l’homme à tête de singe.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis

 

 

 

            Avec Inukshuks, l’esprit de Noël arrive dans Spirou, préfigurant le numéro spécial annoncé pour la semaine prochaine.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

Super-Groom : Duel au sommet !

 

Récits complets & Gags :

Boni

Capitaine Anchois

Cédric

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Inukshuks

Kahl & Pörth

Katz

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Rob

Roger et ses humains : La rupture

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Walthéry

En direct de la Rédac

Jeux : Teampunk City (Lavoine)

 

Supplément abonnés :

Autocollants Zombillenium

 

 

En kiosques et librairies le 28 novembre.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Y’a pas à dire, prof, c’est un métier, quand même…  Le prof en 100 tweets.

 

 « - Je ferais cours jusqu’à mon dernier souffle !!

 
-          On fait un goûter.

 
-          On regarde un film.

 
-          On fait un jeu. »

 

 

 

 

 

 
Quand, jusqu’à fin juin début juillet, on doit résister aux assauts des élèves qui, déterminés comme des zombies cherchant leurs proies, n’ont pas envie de travailler, il faut être un prof bien formé, solide et fier de l’être.

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 
Fabrice Erre sait de quoi il parle. Il est issu du moule pédagogique. (Comprenez, il est prof)
Quel prof n’a jamais pensé au mythe de Sisyphe lorsque, découvrant comme tous les 4 ou 5 ans de nouveaux programmes, il pousse à bouts de bras cet amas de compétences à faire acquérir aux élèves ? Quelques années après, le rocher pédagogique retombera du haut de la falaise. Et il faudra recommencer, avec de nouvelles idées miraculeuses qui transformeront en petits génies des collégiens et lycéens modernes.
Dès la pré-rentrée, le prof est sous tension. Son premier adversaire n’est ni son inspecteur, ni un élève, mais bien le collègue squatteur de photocopieur qui pense que la machine est son bien propre. Il était là avant ! Il ne la lâchera pas ! Il a du travail, lui !
Mais très vite, le prof planifiera son année pour en envisager rapidement la fin. Sa deuxième tâche après avoir fait la rentrée est de finir le programme, contre vents et marées, contre élèves n’étudiant pas leurs leçons et parents préoccupés par le bien-être de leurs chères têtes blondes.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

            Entre les préparations de cours qui prennent cinq heures et peuvent être démolies en cinq minutes par une question niveau CP, les corrections de bac blanc plus ardues que la traversée de l’Atlantique à la voile, et l’application « à la mode » d’une bienveillance à tout bout de champ, l’année du prof sera semblable à celle du garde-chiourme qui, dans la galère, frappe le rythme sur son immense tambour.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

            Faire sa rentrée, enseigner, tenir la classe, corriger, orienter, passer le bac, partir en vacances, l’auteur n’a rien oublié. Il conclue l’album de re-tweets auxquels on a failli échapper. Il nous gratifie même de pages vierges sur lesquelles on peut rajouter des tweets de profs.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

 

            Après Boucq et les pathétiquement drôles tweets de Donald Trump, le deuxième livre de cette collection est hilarant. Fabrice Erre rend humoristique des moments à peine caricaturés. On rigole en se demandant parfois s’il ne vaudrait pas mieux pleurer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Le prof en 100 tweets



Genre : Comédie réaliste



Scénario & Dessins : Erre



Éditeur : i-éditions



Nombre de pages : 128



Prix : 9,90 €



ISBN : 9782376500308

 

 

          

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Vous reprendrez bien une tranche de l’art ?  Trolls de Troy 23 – Art brut.

 

            « - Ce qu’il nous faut, c’est un grand événement.

-          J’aime les artistes. Organisons un concours de peinture ouvert à tous. J’épouserai le gagnant. Ou la gagnante.

-          On pourrait faire une exposition en même temps, ça ramènerait du monde !

-          Une grande exposition !

-          Et pourquoi pas… une exposition universelle ! »

 

 

 

 

 

 

 

Le Khalif Hopeïdemerfeil souhaite un peu plus de renommée pour sa cité de Hogdad, surgie des sables du Delpont en quelques années. L’idée est lancée. Ce sera une exposition, assortie du mariage de sa fille. Mais pour le concours, il faut choisir un thème. Pour la princesse Petypoï, il est tout trouvé : les trolls !

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil

 

 

Du conservatoire d’Eckmül à la cour du Shä de Xingdu, dans chacune des soixante-dix-sept baronnies, des hérauts en font l’annonce. Les candidats sont nombreux. Il va juste falloir que les trolls soient conciliants pour servir de modèles. Et ça, sans dévoiler l’intrigue, c’est pas gagné d’avance.

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

 

Jean-Louis Mourier a tout donné. Aux 46 planches fouillées, fourmillant de détails, s’ajoute un long supplément de perspectives picturales. On y retrouve des expressions artistiques de diverses provenances recueillies à l’occasion de l’Exposition Universelle de Hogdad. Bien que certaines œuvres soient dues au pinceau de célèbres artistes et d’autres à des modèles velus, c’est bien Mourier qui est l’origine de tout ça. Mais, chut ! Faut pas l’dire ! Ainsi, Picasso, Warhol, De Vinci, Le Douanier Rousseau et beaucoup d’autres grands peintres sont pastichés à la sauce troll. Un exercice de style épatant. Mention spéciale pour la Cène dans laquelle Jésus n’a pas la même place que sur le tableau d’origine.

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

 

Christophe Arleston signe un des meilleurs albums de la série. Au bout de vingt-trois titres, c’est remarquable. Pas un temps mort. Un exemple. Une scène de boule à neige restera dans les annales du monde de Troy, voire même de la bande dessinée.

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

Même s’il y a un petit côté trash original, Trolls de Troy est une série digne descendante d’Astérix. Les clins d’œil sont nombreux. Le banquet final est là, même s’il se trouve (déjà) en planche 7. L’humour d’Arleston, entre situations drolatiques et jeux de mots facétieux, ne fait rêver que d’une chose : le retrouver au scénario des aventures du gaulois.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Trolls de Troy

 

Tome : 23 – Art brut

 

Genre : Heroic Fantasy

 

Scénario : Arleston

 

Dessins : Mourier

 

Couleurs : Guth

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782302062979

 

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


A mourir de rire.  Pan ! T’es mort !

« - Vous êtes son fils ? Il vous a réclamé toute la journée.

-          Teuh Teuh !

-          Papa, papa ! Ne t’en fais pas, je suis là maintenant.

-          I… il faut que je te dise quelque chose. Je… Je ne suis pas ton père…

-          Quoi ?? Mais qui ? Maman ?

-          Elle n’est pas ta mère.

-          J’ai été adopté, c’est ça ??

                                            -          Non… Tu t’es juste trompé de chambre, mon gars. »

 

 

 

 

 

Vous aimez l’humour noir ? Passez votre chemin. Ici, l’humour est noirissime. C’est pas un petit noir servi sur le zinc du comptoir, c’est du serré bien tassé, si tassé que ça se lit comme on boirait de l’encre de Chine…. Mais qu’est-ce qu’on se marre !

 

Mourir, de toute façon, il faudra tous y passer. Alors, autant attendre ça dans la bonne humeur…et s’en moquer. C’est un peu le but de cet album au concept, oui on peut le dire, philosophique.

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

 

Du patient qui parie à son docteur pessimiste pour sa santé qu’il l’enterrera au gamin qui se plaint parce que ses parents massacrés ont laissé le frigo vide, du tortionnaire qui confond le temps de cuisson des œufs avec celui permettant de plonger la tête d’une victime dans une bassine sans qu’elle se noie au fiston qui apprend à trier les déchets, tous croiseront la mort au bout du chemin, qu’ils la donnent ou qu’ils la prennent.

La mort, on peut la retarder, mais on ne peut pas l’éviter. C’est ce qu’apprendra Kennedy dans la courte uchronie où la balle de Lee Harvey Oswald le rate.

 

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

Hamlet, Marat, Alien, et même le fameux slogan « omar m’a tuer » ont droit à leurs clins d’œil.

On a même droit à un sujet de réflexion sur l’immortalité pour clôturer l’album.

 

Guillaume Guerse et Terreur Graphique se jouent de la mort dans des strips carrés en quatre cases, ou parfois sur quelques pages. Le format est court, percutant.

Les saynètes de Terreur Graphique sont drôlissimes. Le trait un peu crasseux de Guerse, à la Relom, ne laisse aucune place au sérieux.

 

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

 

 

Les auteurs inaugurent Pataquès, la nouvelle collection d’humour des éditions Delcourt dirigée par James. On peut en voir une présentation ci-dessous.  

 

 

 

 

 

Pan ! T’es mort ! Depuis les Idées noires de Franquin, le bouchon n’avait pas été poussé si loin. A mourir de rire.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Pan ! T’es mort !

 

Genre : Humour noir de chez noir

 

Scénario : Terreur graphique

 

Dessins & Couleurs : Guerse

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782413007760

 



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


Ne pas se fier aux apparences… L'art de mourir

            « - Désolée de t’avoir fait attendre, Philippe.

 
-          Vingt-cinq ans, ce n’est pas si long.

 
-          Tu as l’air meurtri, comme si je t’avais manqué.

 
-          Tu te trompes.

 
-          Si tu le dis… Depuis que tu as appris que je vivais à Barcelone, tu t’y rends chaque année. Peut-être dans l’espoir de m’y croiser… On peut en parler, tu sais. Tu veux savoir pourquoi je t’ai quitté ?

 
                                            -          J’aimerais plutôt savoir pourquoi tu m’as fait venir de Paris. »

 

 

 

 

 

 
Sophie a demandé à Philippe son ex-mari, flic parisien, de venir dans la capitale catalane. Leur fille, dont il apprend en même temps l’existence, vient de se suicider. Comme lui, elle adorait Jacques Brel et le chocolat blanc. Elle aurait aimé lui dire tant de choses. Mais en se penchant sur la vie de sa fille, Philippe Martin va découvrir que l’affaire n’est pas celle d’une simple disparition.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Le trait de Berthet, c’est l’élégance incarnée. Depuis ses débuts et une certaine « Couleur café », le dessinateur porte un trait qui a de la classe. Si le Sean Connery de James Bond était une BD, il serait un album de Berthet.
 
            Là où Berthet réussi une œuvre cohérente, c’est qu’il semble mettre son âme à l’intérieur de ses personnages, comme un acteur incarne les rôles qu’il joue. Le privé d’Hollywood, c’est lui, il lui ressemble. Philippe Martin, héros de cet « art de mourir », c’est lui ; ils ont le même prénom. Même Dottie, dans Pin-Up, ce doit être lui.

 

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
Avec la collection Ligne Noire, Berthet reproduit le principe de collection qu’il avait chez Dupuis au milieu des années 80, mais avec une thématique précise, celle du polar noir. Raule, scénariste de Jazz Maynard, propose à son dessinateur un scénario sur mesure.
L’histoire a pour originalité de partir d’une situation finale et d’essayer de comprendre comment on a pu en arriver là. Comme son nom l’indique, « L’art de mourir » est une histoire de mort, mais aussi une histoire d’art. Emma, la victime, était sur le point de décrocher un doctorat en histoire de l’art avec une thèse sur le suicide dans l’histoire de l’art. La boucle est bouclée.
En laissant dissimulé le visage de Sophie tout au long des planches dans lesquelles elle apparaît, les auteurs ajoutent au mystère du triangle familial entre la fille décédée et ses parents séparés.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Qui mieux que Dominique David peut comprendre le trait de son compagnon pour l’envelopper de couleurs en osmose ? Personne. La coloriste est indissociable de l’œuvre du dessinateur.
 
            Si mourir est un art, en découvrir la cause en est un autre beaucoup plus complexe.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L'art de mourir

 

Genre : Polar

 

Scénario : Raule

 

Dessins : Berthet

 

Couleurs : David

 

Éditeur : Dargaud

 

Collection : Ligne noire

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505070399

 

 



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


Vivre, aimer, respirer, l’art de la nature, la nature de l’art.  Les grands espaces.

 

 

            « Longtemps j’ai rêvé d’avoir dans mon appartement parisien une porte spéciale qui s’ouvrirait directement sur les prés. Je l’emprunterais à chaque saison, en un rien de temps en un coup de crayon. J’irais faire des provisions de paysages, d’odeurs, de silence… Peut-être que je m’attarderais un peu. Récitation. »

 

 

 

 

 

 

 

            Catherine Meurisse a grandi à la campagne. Ses parents ont choisi ce cadre pour les élever, sa sœur et elle. La campagne sera leur chance : 200 habitants, de nouveaux amis, des animaux et une ferme en ruine : leur nouvelle maison.

 

            C’est ainsi que démarre une nouvelle vie, où les valeurs sont redéfinies, où deux petites filles ouvrent les yeux sur un monde nouveau.

 

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

Quand les deux sœurs trouvent une fleur de lys gravée sur une pierre, marque de maçon, elles imaginent Louis XIV, celui-ci apparaît au fond du jardin, témoin improbable des siècles écoulés.

 

            Les gamines adoptent la campagne, l’apprivoisent et l’honorent. A la manière de Pierre Loti, elles créent un Musée où elles conservent tout ce qu’elles peuvent dénicher, jusqu’aux crottes des animaux. « Tant qu’on chie, on vit. », clame un agriculteur. Dans Le roman d’un enfant, Loti regrette plus tard d’avoir collectionné tant de trésors…puisque tout finit en cendres et aux vers, « à quoi bon » ? « Tout finit…ou tout commence ? » répond la Catherine enfant à sa sœur qui lui raconte cela.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

Cette scène a un écho particulier après ce qu’il s’est passé le 7 janvier 2015. Pour la petite fille, la mort appartenait aux guerres 14-18 et 39-45. La mort des hommes, elle ne voyait pas bien, mais celle des animaux, elle connaissait. Elle avait tripoté des types réduits en poussière dans des tombes, mais ce n’était pour elle que des vestiges. On est dans « La légèreté » quand on sait le drame que vivra Catherine lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Autre écho, lorsque la famille visite le Louvre, les deux sœurs dissertent sur le romantisme. Alors que Catherine définit le peintre romantique comme quelqu’un qui cherche à retrouver un paradis perdu, sa sœur lui demande ce qu’elle a perdu, elle. « Ben, rien. » répond la future dessinatrice. Une phrase d’anticipation poignante.

 

Marcel Proust est un autre ami de la famille. Catherine baptise un platane Swann, pour mieux aller se reposer de son côté.  Les mots de l’écrivain se posent dans le jardin fleuri de la petite famille.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

L’album alterne entre futilité et gravité, entre amusement et dénonciation. Monsanto, les pesticides, le remembrement, les politiciens qui organisent des vins d’honneur pour mieux apprivoiser l’électeur de la cambrousse, tout de qui abîme, pollue ou désertifie la campagne en prend pour son grade.

 

            Isabelle Merlet a tout compris du monde de Meurisse. Sa mise en couleur volète comme les ailes d’un papillon, reçoit les rayons de soleil de fin d’après-midi d’été et sublime tant les fleurs des champs que les feuilles des grands arbres aux verts multiples.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

 

            La légèreté ne trouverait-elle pas sa source dans ces grands espaces ? « Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit, ce n’est pas moins de rêve, mais plus de rêve » dit Proust. Rêver, c’est devenir, mais c’est aussi se souvenir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les grands espaces

 

Genre : Chronique de vie

 

Scénario & Dessins : Meurisse

 

Couleurs : Merlet

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 92

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782205074505

 

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


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