En images et en bulles
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Un malabar petit, mais costaud !  Petit Poilu 23 – Duel de bulles

 

« Il est petit, il est poilu. C’est Petit Poilu ! Le v’là parti de bon matin. Le v’là parti et tout va bien. Mais ?... Que se passe-t-il ? ça se bouscule et tout bascule ! »

 

 

 

 

 

 


                Tel un bernard-l’hermite dans une coquille qui n’est pas la sienne, à l’intérieur de celle d’un escargot, Petit Poilu se trouve emporté dans un nouvel univers. Accueilli par le carrosse-cargot, un carrosse gastéropode, il est amené dans un palais baveux où l’accueille celle qui semble être la reine : la diva Kary Cole. Un duel de bulles commence alors entre eux. Qui fera la plus grosse ?

 

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Comme toujours, un thème de discussion ressort de la lecture de l’histoire de Petit Poilu. Ici, c’est l’esprit de compétition qui est au cœur du récit. Concourir, c’est bien. Vouloir gagner, c’est légitime. Mais est-ce si grave de perdre du moment que tout le monde est resté fair-play et que l’on progresse ?

 

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Céline Fraipont et Pierre Bailly ont compris depuis le début que les enfants aiment qu’on leur raconte des histoires et que celles-ci aient une structure répétitive. Les « grands » pourraient reprocher aux aventures de Petit Poilu d’être toujours les mêmes. C’est qu’ils ne les ont pas comprises.

 

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Petit Poilu a déjà treize ans. Mais comme ses lecteurs il restera toujours un enfant. Ses aventures ont commencé en 2007. Il est depuis devenu une gloire de la BD pour tous petits, mais aussi du dessin animé. C’est d’ailleurs la seule série de feu la collection Puceron qui subsiste. Depuis quelques albums, Dupuis a l’intelligence d’éditer ses aventures sous deux formes différentes : celle d’un album classique et une autre en petit format. Les enfants peuvent ainsi l’amener partout.

 

                Si vous passez à côté d’une série comme celle-ci, c’est que vous êtes malheureusement devenus adultes. Et ça, c’est grave parce que ça ne se soigne pas.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=4P4HZOadAjc

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Petit Poilu

 

Tome : 23 – Duel de bulles

 

Collection : Première BD

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Céline Fraipont 

 

Dessins & Couleurs : Pierre Bailly 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782800171586

 



Publié le 04/10/2020.


Source : Bd-best


Un labyrinthe de facéties.  Les petits mythos 11 - Crète party

« - Je vous fais visiter, Sire ?

- Le principe est tout bête ! Tous les couloirs sont résolument identiques…

- Un coup à droite, un coup à gauche et on est perdu, huhu !

- La prison parfaite ! Jamais le Minotaure ne parviendra à en sortir ! M… Mais au fait… C’… C’est vrai, ça… Comment est-ce qu’on va faire pour sortir, nous ? Tout se ressemble ! Nous sommes piégés comme le premier Minotaure venu !!! Je n’ai même pas pensé à emprunter la bobine de fil de ma fille Ariane !... J’en aurais fait un feu pour appeler à l’aide ! »

 

 

 

 

 

 

 

                A Cnossos, pour enfermer Astérion le Minotaure, dit Totor, fruit des amours de son épouse la Reine avec le taureau de Poséidon, Minos demande à Dédale d’imaginer une prison où le monstre pourrait rester enfermé. L’architecte construit alors pour lui le fameux labyrinthe.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Les gags de cette onzième fournée des Petits Mythos tournent pour partie autour ou à l’intérieur du labyrinthe. L’autre moitié met en scène nos héros dans des situations diverses et variées. Le trident de Poséidon et l’éclair de Zeus en feront voir des vertes et des pas mûres à leurs possesseurs et à ceux qui s’en emparent. Hercule a toujours un travail à terminer et Ulysse une quête à accomplir.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                En quelques années, Les petits mythos est passée de statut de série de bande dessinée à concept beaucoup plus large. Un supplément instructif sur la mythologie complète l’album. Le guide La mythologie expliquée par les petits mythos vient de bénéficier d’une nouvelle édition enrichie. Dans une toute autre dimension, les petits mythos deviennent les héros d’une expo : Le resto des petits mythos. A déguster en famille, elle est visible jusqu’en avril 2021 et fait partie intégrante de l’exposition Dans les cuisines d’Alésia qui présente les us et coutumes alimentaires des Gaulois et des Romains.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Christophe Cazenove est le Raoul Cauvin des éditions Bamboo. L’homme aux plus de 160 albums est l’un des piliers fondateurs de l’humour maison. Il a entre autres à son actif Les gendarmes, Les pompiers, Les fondus, Les sisters, Cath et son chat, tous des succès considérables.

 

                Philippe Larbier a le trait rond et drôle qui s’adresse aux enfants dès le plus jeune âge. Le duo ne parle pas à des idiots. Huit pages bonus accès sur la Crète et un gigantesque labyrinthe en pages de garde élargies finalisent l’album.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Amusants et instructifs, les gags des petits mythos permettent d’apprendre en rigolant. Que demander de plus ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


 

Série : Les petits mythos

 

Tome : 11 – Crète party

 

Genre : Humour

 

Scénario :  Christophe Cazenove

 

Dessins : Philippe Larbier

 

Couleurs : Alexandre Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818947081

 



Publié le 04/10/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4303 -  30 Septembre 2020

 

 

 

Le Marsupilami réinventé !

 

 

 

 

 

 

 

            Le Marsupilami, quand il n’y en a plus, il y en a encore. Pour fêter la parution imminente de La bête en album, le journal Spirou dégaine un numéro spécial. Frank Pé nous dit tout sur la façon dont il s’est approprié le personnage.

 

            Deux récits complets du Marsupilami sont signés chacun par un auteur maison que l’on aimerait lire plus souvent dans des séries qui ne seraient qu’à eux : Pau et Dav.

 

            Après un été Houba Houba, les abonnés vont pouvoir ranger leurs huit petits fascicules du Marsupilami dans un magnifique étui signé Frank Pé, fresque splendide.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Frank Pé, Zidrou – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Boîte à musique (La) : La mystérieuse disparition

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

 

 

Récits complets :

 

Marsu : Kwerk ! (Dav)

Marsu : La conquista del paraiso (Pau)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cartoon Johan de Moor (La pause-cartoon)

Cartoon Sti (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Marsu : Le docteur m’a reçu (Bercovici & Bernstein)

Marsu : Qu’est-ce qui est jaune et noir… ? (Mab)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Zidrou

En direct du futur : Midam, le kid de Bruxelles

Frank Pé raconte la création de son Marsupilami

Jeux : Le retour du Marsu !

Oncle Pop (L’) : La jungle

Spirou et moi : Kid Toussaint

 

 

Supplément abonnés :

Etui : Le Marsupilami – La bêete

 

 

 

En kiosques et librairies le 30 septembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 30/09/2020.


Source : Bd-best


Les adieux d’une idole de l’âge d’or.  Valhardi Intégrale 6 - 1981-1984

« - Bonjour, Monsieur ! Nous ne nous sommes plus revus depuis l’affaire du dossier X ! Que devenez-vous ?

- Rien, Valhardi ! Et bientôt moins que rien… Je suis fichu… ruiné… lessivé !

- Mais votre compagnie d’assurances, Monsieur ?

- J’aurais dû prendre une assurance contre les assurances ! Maintenant, il est trop tard…

- Je vous offre un café au bistrot du coin et vous me raconterez tout... »

 

 

 

 

 


 

                Enquêteur dans le domaine des assurances, Jean Valhardi reprend du service. On le retrouve ici dans ses deux dernières grandes aventures. En ce début des années 80, l’un des héros emblématiques de la maison Dupuis s’apprête à tirer sa révérence.

 

                Dans "Le naufrageur aux yeux vides", Valhardi est aux prises avec une bande de « pirates » modernes dirigés par un chef aveugle, cupide et sadique. Vouloir crever les yeux de ses prisonniers avec un diamant, ce n’est pas très sympa. Valhardi va devoir déjouer une arnaque à l’assurance qui prend des proportions internationales.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                "Un Gosse à abattre" est une chasse à l’homme. Un gamin amateur de plongée assiste à une scène qu’il ne devait pas voir. Devenir la cible de tueurs acharnés, Valhardi le prend sous son aile dans une ville en proie à des inondations d’une ampleur hors du commun.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                Ce sixième opus de l’Intégrale Valhardi a une saveur bien particulière. Follet et Duchâteau nous ont quitté cette année. Ils ne verront pas la concrétisation de cet hommage à leur collaboration. Les deux auteurs ont repris ensemble en 1981 le héros mythique de Jijé qui était inexploité depuis plus de quinze ans. Avec Le naufrageur aux yeux vides", Duchâteau écrit un polar aventurier économique. Valhardi, agent pour une compagnie d’assurances, est un enquêteur au poing assuré, un Schwarzenegger européen. Entre OSS117 et le Gorille, celui qui vous salue bien, il est un héros au charme old school. On tremble pour lui-même si on sait qu’il s’en sortira.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                C’est Jacques Stoquart qui prend le relais sur "Un Gosse à abattre". Aventure à 100 à l’heure, Valhardi ne souffle pas un instant. Dans un décor original noyé sous les eaux, Follet y est magistral. La scène du tigre sur quatre planches est une merveille. Cette histoire sera malheureusement le chant du cygne de Valhardi. Le problème de ce scénario est que Valhardi n’y a plus son âme. Il aurait pu être remplacé par Jacques Le Gall ou des membres de La patrouille des Castors sans problème.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                Ces aventures raviront les amateurs de BD de l’âge d’or, même si elles n’en faisaient déjà plus partie. Elles ont malheureusement perdu l’essence même de la série. Elles brillent par l’absence de Gégène, alter ego de Valhardi. Pourtant, dans chacune des histoires de cette compilation, Valhardi est accompagné d’un personnage qui, sans trop modifier le cours du récit, pourrait être Gégène. Est-ce que Dupuis a sabordé sa série en demandant aux auteurs de la « moderniser », comme ils le feront plus tard avec Tif et Tondu ? C’était en tout cas une grave erreur qui, dans une situation comme dans l’autre, a sonné le glas des héros.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                René Follet était un maestro de la bande dessinée. Sans quitter la scène, il n’a jamais eu la série qui faisait la notoriété des auteurs à une époque où toutes les « stars » avaient la leur. Les Zingari, avec Yvan Delporte, ou bien Ivan Zourine, avec Jacques Stoquart, auraient pu être cette clef. Ça n’a malheureusement pas été le cas. Sa reprise de Valhardi dut trop courte, un feu follet qui aurait mérité de brûler plus longtemps.

 

 

 

 

© Follet, Duchâteau, Stoquart - Dupuis

 

 

                Comme dans tous les albums de la merveilleuse collection Dupuis Patrimoine, un riche dossier introductif complète le livre. Il est signé pour ce volume des noms moins merveilleux Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault qui, en quelques années, sont devenues les références dans le domaine de l’histoire de la bande dessinée en général et des éditions Dupuis en particulier. Dossier X, un court récit galop d’essai pour Follet, et une nouvelle d’Alain De Kuyssche intitulée Le 8e Indice finissent de démontrer tout l’intérêt des collections intégrales.

 

                Valhardi, héros de la première heure créé par Jean Doisy et Jijé, a souffert de sa publication anarchique en albums. Les histoires de Jijé, de Paape et de Follet se sont mélangées sans aucune logique, ni d’auteurs, ni chronologique. Ça a certainement contribué à la disparition de cette série qui, plus que toute autre, fait partie du patrimoine.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Valhardi

 

Tome : Intégrale 6 - 1981-1984

 

Collection : Dupuis Patrimoine

 

Genre : Aventure/Policier 

 

Scénario : André-Paul Duchâteau & Jacques Stoquart 

 

Dessins : René Follet

 

Dossier introductif : Christelle & Bertrand Pissavy-Yvernault 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9791034747757

 



Publié le 30/09/2020.


Source : Bd-best


Après Le train des orphelins, la fourmilière des immigrés.  Ellis Island 1 - Bienvenue en Amérique !

« - Êtes-vous marié ?

- Votre âge ?

- Pourquoi venez-vous aux Etats-Unis ?

- Avez-vous de la famille qui vous attend ?

- Avez-vous de l’argent ?

- Qui a payé votre traversée ?

- Comment vous appelez-vous ?

- Votre métier ?

- Êtes-vous polygame ?

- Êtes-vous anarchiste ?

- Venez-vous pour nuire aux Etats-Unis d’Amérique ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Au large de New-York, Ellis Island est le point de passage obligé des immigrés en provenance d’Europe. Pour les boiteux, les goitreux, les cardiaques, les malvoyants, les vieillards et les déficients mentaux, c’est le seul endroit qu’ils connaîtront de l’Amérique avant de faire le voyage retour. Pour d’autres, Ellis Island va être soit un rapide lieu de transit, soit un purgatoire de quelques jours qui leur octroiera, ou pas, un laissez-passer définitif pour le Nouveau Monde.

 

 

 

 

© Charlot, Miras - Bamboo

 

 

                A travers le destin de trois migrants, Philippe Charlot raconte un pan de l’Histoire de l’Amérique. Un sicilien, un italien, une russe, Tonio, Giuseppe, Nadia. Les voyageurs ont pour ambition de se construire une nouvelle vie. Tonio est cultivé et instruit. Les habitants de son village ont financé son trajet et comptent bien avoir des retombées. Giuseppe le maçon est venu travailler avec son oncle installé sur place. Après avoir échappé à la révolution russe, Nadia débarque avec son bébé pour devenir préceptrice des enfants d’une riche famille. En la personne de Vitto, les nouveaux arrivants vont croire trouver l’ange gardien qui les aidera à franchir les embûches administratives. Mais on n’a rien sans rien. Il est facile de mettre le doigt dans un engrenage, il est plus complexe de l’y ôter.

 

 

 

 

© Charlot, Miras - Bamboo

 

 

                Miras est un dessinateur polonais qui vit en Angleterre. Après Harmonijka paru chez Glénat, il retrouve Philippe Charlot. Des villages italiens au grand hall d’enregistrement de l’île, les auteurs racontent l’espoir de ces gens qui tentent de gagner une vie digne de ce nom alors qu’ils n’avaient rien. Dans des couleurs teintées du rouge de l’incertitude, ils leur ouvrent les porte d’une Amérique qui est déjà une jungle urbaine.

 

                Riche de sens, la couverture de l’album est exceptionnelle. Telle une barrière vers une vie nouvelle, l’ombre du bras de la Statue de la Liberté bloque la route d’une colonne d’arrivants attendant leur sésame pour fouler le sol américain.

 

 

 

 

© Charlot, Miras - Bamboo

 

 

                Ellis Island est l’un des meilleurs incipit de séries de l’année. Annoncé en deux volumes, on ne peut imaginer que les auteurs et l’éditeur en restent là. Si Charlot et Miras poursuivent et réussissent à garder l’île comme véritable héroïne de l’histoire, on peut d’ores et déjà prédire à Ellis Island, le même succès et la même longévité que Le train des orphelins.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ellis Island

 

Tome : 1 - Bienvenue en Amérique !

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Philippe Charlot 

 

Dessins & Couleurs : Miras

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818967843 

 



Publié le 28/09/2020.


Source : Bd-best


La saveur des premières gorgées de bière.  Faites la tête avec Patrice Leconte

« - Tu oublies tout, tu te trompes tout le temps, tu vas à gauche quand il fautaller à droite, tu vas promener un chien que nous n’avons pas, mais ça m’est égal, je t’aime comme tu es, et c’est même pour ça que je t’ai aimé.

- Pour ça quoi ?

- Je t’ai aimé pour tes étourderies, parce que je les ai trouvées originales, inattendues et charmantes. La seule chose que je ne voudrais pas que tu oublies, c’est moi. Je ne veux pas que tu m’oublies.

- Mais tu es folle, bien sûr que je ne t’oublierai jamais, Marie-Christine. »

 

 

 

 

 

 


 

                Jean-François Linotte est une véritable tête en l’air. Il oublie tout, tout, tout, jusqu’au prénom de sa femme. Il l’appelle Marie-Christine sauf qu’elle ne s’appelle pas ainsi. Jean-François Linotte est l’un des huit personnages, l’une des huit têtes dont Patrice Leconte nous dresse le portrait.

 

 

 

 

© Leconte - Flammarion

 

 

                Outre cet étourdi de Jean-François Linotte, l’auteur nous invite à faire connaissance avec Victor Carabas, dit Tête de lit, dont l’adage est « Pour vivre heureux, vivons couchés », ou encore Tête de clou, le malheur des coiffeurs. Leconte portraitise ainsi huit Têtes dans des nouvelles que n’aurait pas renié Philippe Delerm. Il nous raconte leurs vies, leurs joies et leurs peines. Luigi Scampi Fritti réussira-t-il à devenir gondolier et ainsi Tête de gondole ? Tête de gland trouvera-t-il le chapeau qui lui sied ? Tête de nœud s’intéressera-t-il un jour à autre chose qu’aux nœuds ?

 

                Il n’est pas commun sur BD-Best de chroniquer des romans ou des nouvelles. Mais ce livre-ci est quand même signé d’un type, d’une tête, qui a démarré dans la bande dessinée  avant de faire carrière dans le cinéma avec le succès que l’on sait. Leconte a débuté dans Pilote. Il a également un peu travaillé pour Fluide Glacial. On retrouve ici son graphisme rond et épais. Il se contente de gros plans sur les visages particuliers des personnages qu’il décrit. Pour chacun d’entre eux, il les représente sous trois ou quatre angles, variant parfois seulement par leurs pensées.

 

 

 

 

© Leconte - Flammarion

 

 

                On retrouve dans les histoires de Patrice Leconte toute la verve qui le caractérise. Faites la tête avec Patrice Leconte n’est pas un titre choisi au hasard. Le livre ne s’appelle pas Faites la tête, mais bien Faites la tête avec Patrice Leconte. Le lecteur est avec lui tout du long. A chaque phrase lue, on entend sa voix. C’est bien écrit, c’est drôle, c’est tout public.

 

                La quatrième de couverture fait des promesses qui sont tenues. « Patrice Leconte raconte et illustre les histoires  peu banales de huit drôles de têtes pour s’amuser sans se prendre la tête! » On ne peut résumer mieux l’ouvrage qui, on l’espère, n’est que le premier de ce qui serait une collection. Il y a tant d’autres « têtes » à décrire de rire.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=e5z1W9moSZE

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Faites la tête avec Patrice Leconte 

 

Genre : Nouvelles illustrées

 

Texte & Dessins : Patrice Leconte

 

Éditeur : Flammarion

 

Nombre de pages : 124 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782081511811 

 



Publié le 28/09/2020.


Source : Bd-best


“L’égoïsme et la haine ont seuls une patrie ; la fraternité n’en a pas !”, Jean-Paul II.  La patrie des frères Werner

« - A ton avis, pourquoi les huiles du parti n’évoquent jamais le sort des juifs quand ils parlent des crimes nazis ?

- Enfin, arrête Andreas.. Tu le sais très bien. Le socialisme refuse toute distinction entre les citoyens. Le parti défend le genre humain. Nous sommes égaux. C’est la raison qui doit primer sur le sentiment.

- C’est parce qu’elle était juive que maman est morte ici. On réduit les crimes nazis à la seule terreur SS contre les résistants communistes, et on oublie exprès le massacre systématique des juifs !... Mais nos parents étaient juifs, Konrad ! Toi et moi on est juifs ! C’est aussi notre identité, et j’aime pas faire comme si ça n’existait pas. Ça ne te dérange pas toi que l’idéologie balaye notre mémoire ?

- Juif, pas juif… Tous ces particularismes nous divisent. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Berlin, 8 mai 1945. Dans une Allemagne exsangue, Konrad et Andreas Werner, deux enfants fuient l’invasion russe sous les tirs ennemis. Leurs parents ont disparu depuis des mois. Ils décident de quitter la capitale pour Leipzig. Huit ans plus tard, Konrad est arrêté en volant des médicaments pour son petit frère malade. Pour prix de sa liberté, la Stasi, service de police politique de RDA, lui propose de travailler pour eux et de combattre le fascisme. En 1961, leurs routes vont se séparer. Konrad part à l’Ouest comme taupe infiltrée. Andreas est envoyé à Kiev pour suivre une formation de kinésithérapeute du sport afin d’intégrer l’équipe est-allemande d’athlétisme. Les deux frères se reverront en 1974 à l’occasion de la coupe du monde de football à Hambourg lors d’un match fratricide entre les deux Allemagne. Mais les lignes de vies de Konrad et Andreas ne sont plus parallèles.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis

 

 

                Après avoir montré une jeunesse otage de la machine nazie dans Le voyage de Marcel Grob, Collin et Goethals racontent comment le communisme a récupéré et façonné cette jeunesse européenne perdue. Cet album n’est pas une suite mais est la conséquence des cicatrices du précédent. Même maquette, dessin de couverture en écho, Gob et les Werner sont des témoins et des acteurs de la Marche de l’Histoire.

 

                Vous détestez le foot ? Ne vous inquiétez pas. Si vous aimez l’Histoire, si vous aimez les histoires, vous adorerez ce livre. A la manière de son émission dominicale sur France Inter « L’œil du tigre », Philippe Collin utilise le sport pour raconter l’évolution du monde. Ici, le match entre la RFA et la RDA n’est qu’un prétexte pour faire se croiser la route des deux frères. Comme à la radio, on comprend dans les récits de Philippe Collin toute la dimension politique du sport, les tenants et les aboutissants des compétitions, ainsi que les conséquences des résultats.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis

 

 

                Sébastien Goethals a assoupli son dessin tout en gardant le réalisme voulu. Il attache beaucoup d’importance au cadrage, créant des pleins et des vides. Dans des scènes monochromes, il récréé l’ambiance guerre froide dans un pays divisé entre un Ouest moins libre qu’il n’y paraît et un Est qui a peut-être retenu plus de leçons des années de guerre. Goethals a un don particulier pour les regards. On peut voir toute l’étendue de ses possibilités dans la scène de la construction du mur de Berlin quand la petite fille change de « côté ».

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis

 

 

                Un dossier historique signé Fabien Archambault, historien maître de conférences à l’université de Limoges, raconte une histoire de l’Allemagne, de 1945 à 1974, de la chute du nazisme à ce fameux match de football, climax de l’histoire.

 

                Après les 120000 exemplaires du Voyage de Marcel Grob, la barre était haute pour Collin et Goethals. Il fallait en avoir du courage et des capacités pour relever le challenge d’une nouvelle aventure après un tel succès. Avec La patrie des Frères Werner, ils réalisent ce qui s’appelle en sport un doublé gagnant, qui se transformera peut-être en triplé.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=lnOwksH3p9c

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=g-fEeAGJNIM

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=EL5NjiVnZss

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La patrie des frères Werner 

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Philippe Collin & Sébastien Goethals 

 

Dessins : Sébastien Goethals

 

Couleurs : Sébastien Goethals & Horne Perreard 

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 152

 

Prix : 23 €

 

ISBN : 9782754828246 

 



Publié le 27/09/2020.


Source : Bd-best


Le professeur Raoult peut aller se rhabiller, l’humour a son gourou.  L’humour légendaire du professeur Bernstein 3 - L’humour légendaire du facétieux professeur Bernstein

 

 

« - … et là je lui dis : « Vas-y, tire sur mon doigt ! » Ah ah, quelle hilarité, mes amis, quelle poilade !

- Excellent ! Et vous connaissez celle de Toto qui va chez le boucher, la bite à la main et les couilles à l’air ?

- Ça me fait penser à la blague du Juif, de l’Arabe et du Chrétien qui rentrent dans un bar. »

 

 

 

 

 

 

 

                La première réunion des ministres du gag au sommet européen de Bruxelles en 1923 était une franche réussite. Les choses drôles doivent se débattre sérieusement. L’humour n’est pas affaire du petit peuple. Il faut une certaine classe pour analyser ces récits comiques qui sont d’un niveau sociétal important. Et ça, comme c’était le cas de ces politiciens en 1923, le professeur Bernstein l’a très bien compris en 2020.

 

 

 

 

© Bernstein - Rouquemoute

 

 

                Après avoir été truculent et célèbre, c’est facétieux que nous revient le professeur Bernstein pour le troisième volume de son anthologie de l’humour. Vous aurez évidemment déjà compris qu’on n’est pas là pour se prendre au sérieux, mais bien pour se payer une bonne séance de relaxation des zygomatiques. Jorge Bernstein, car tel est le petit nom de ce désormais célèbre professeur, détourne des photos, tout simplement en rajoutant des bulles et une légende, pour en faire des situations bidonnantes. A la manière de Philippe Geluck qui fait la même chose avec des gravures de livres anciens, le professeur Bernstein détourne le sens original de chacune des situations dans cette technique du Picture Telling.

 

 

 

 

© Bernstein - Rouquemoute

 

 

                Pas moins de 123 photos nous instruisent et nous amènent à la réflexion dans ce recueil. Pêle-mêle, vous y verrez le cerf-volant de ce gros frimeur de Jean-Julien, une classe de 3°B du collège de Mexicos-sur-Seine en colère, la technique particulière de la chasse aux flamands roses, un orchestre philarmonique qui n’y met pas du sien, Chewbacca sans la barbe, Guillaume Bouzard à la cueillette aux champignons, Jean-François Bond qui ne souhaite pas figurer dans ce livre, Didier dentiste de rue, des paresseux s’habillant bien le dimanche, Bernard-Henri Lévy s’interrogeant sur son style et sur sa vie, Tarzan côté ville, l’armée qui joue à 1, 2, 3 soleil, le casting de « Ma sorcière bien-aimée », et bien d’autres saynètes.

 

 

 

 

© Bernstein - Rouquemoute

 

 

                On connaissait les BD-photos de Bruno Léandri qui ont fait les beaux-jours de Fluide Glacial, histoires courtes mettant en scène en photos les auteurs du journal. Les photos-gags de Jorge Bernstein font désormais les lendemains chantants, ou plutôt marrants, des éditions Rouquemoute.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=tdT8sHe5X9c

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’humour légendaire du professeur Bernstein 

 

One shot : 3 - L’humour légendaire du facétieux professeur Bernstein 

 

Genre : Humour

 

Textes & Photos : Jorge Bernstein

 

Éditeur : Rouquemoute

 

Nombre de pages : 132 

 

Prix : 10 €

 

ISBN : 9791096708482 

 



Publié le 27/09/2020.


Source : Bd-best


Une femme, un enfant, une ombre et un pilote.  Martin Milan, pilote d’avion-taxi Intégrale 3

« - Bonjour, Papa N’Boulay !... Puis-je m’asseoir quelques instants à tes côtés ?

- Mêler la fumée de sa pipe à celle d’un ami est l’un des plus grands plaisirs de l’existence, Martin. Sois le bienvenu à l’ombre de mon arbre.

- As-tu vu de belles choses, aujourd’hui, Papa N’Boulay ?

- Le monde regorge de merveilles, Martin.

- Dis-moi, s’il te plaît, dis-moi les merveilles que tu as vues ! »

 

 

 

 

 

 

 


                Martin Milan discute avec un vieux sage africain, au pied d’un arbre, au milieu de la savane. Si l’ancien en a vu des merveilles, Martin a lui-même bien des choses à raconter. Ce troisième volume de l’intégrale Martin Milan, comme le précédent, réunit six aventures de Martin : trois grands récits, ainsi que trois histoires courtes.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Dans Adeline du bout de la nuit, Martin Milan doit convoyer un colis un peu spécial. Ce colis hurle et semble complètement hystérique. C’est une jeune femme, elle s’appelle Adeline Sanderson. Sa famille veut la faire interner. D’après la police, elle est folle à lier, ratant des tentatives de meurtre lors de crises de démence. Dans sa jeunesse, Martin a connu une Adeline qui avait aussi très mauvais caractère. Aujourd’hui, Martin est adulte. Enfant, il avait laissé son amie se faire enfermer. Hors de question pour lui que la même chose se reproduise.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Dans L’enfant à la horde, Martin accompagne une meneuse de revue fraîchement divorcée qui, pour changer d’air, vient en Afrique. Brigitte Guinguett se rend au fin fond de la brousse pour un safari en compagnie du chevalier Dorgeleickx, un grand chasseur. Vous vous doutez bien que la chasse à l’éléphant, ce n’est pas vraiment la passion de Martin. Ça aurait même le don de l’irriter quelque peu. Mais notre pilote perclus de dettes est contraint d’accepter la mission. De surcroît, les intentions de la star sont plus pernicieuses qu’en apparence. Miss Guinguett veut capturer l’enfant-loup.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Une ombre est passée amène Martin en Transylvaquie, sur les terres du comte Krapula. Frère Ronehald Fouillegras a rendez-vous avec lui… pour opérer. Et il y a cette ombre furtive qui erre dans les ruines d’un vieux château en chantant tristement une mélodie d’autrefois. 

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

                Trois courts récits complètent ce troisième opus de l’intégrale de Martin Milan. A la grande époque où les hebdomadaires BD connaissaient le succès, de nombreuses séries proposaient des histoires courtes, soit pour des numéros spéciaux, soit pour faire patienter les lecteurs entre deux aventures de longue haleine. Martin Milan est de celles-ci. Pourtant, grâce à son auteur, la série Martin Milan se distingue en tous points des autres dans ce procédé. Sa force est que c’est la seule et unique série dont les récits courts sont d’une qualité et d’un intérêt aussi important que les 46 planches. Ainsi, Tant qu’un chien t’attendra, Le visiteur et Comme un bruit d’ailes au fond du cœur, ce dernier étant inédit jusqu’à ce jour en album, font partie de ces petites pépites, ces joyaux discrets dont l’éclat éblouit à la lecture.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

                Le dossier introductif de Patrick Gaumer revient sur les années Pilote de Christian Godard avant d’aborder la suite de Martin Milan et le tournant des années 80. Passionnant.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Pour en savoir plus sur l’œuvre de Christian Godard et sur Martin Milan en particulier, n’hésitez pas à lire ou relire le Feuilleton Godard que lui a consacré BD-Best au printemps dernier, et notamment le deuxième épisode sur : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-2-martin-milan-news-11113.html

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Martin Milan

 

Tome : Intégrale 3

 

Genre : Aventures 

 

Scénario & Dessins : Christian Godard 

 

Dossier introductif : Patrick Gaumer 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 29 €

 

ISBN : 9782803675586

 



Publié le 26/09/2020.


Source : Bd-best


Comme dans ces merveilleux contes d’antan...  Vagabondage en contrées légendaires 1 - Tracnar & Faribol

« - J’en ai assez, je perds tout le temps.

- Si vous le souhaitez, je peux vous proposer un autre jeu…

- Est-il drôle au moins ?

- Assurément, c’est une expérience unique, vous ne le regretterez pas. Suivez-moi et profitons du calme de la nuit… Voilà l’endroit est idéal.

- J’ai un peu froid, j’aurais dû prendre un manteau.

- Regardez l’immensité du ciel ! N’avez-vous jamais rêvé de prendre votre élan et de vous envoler ?

- C’est un désir commun, il me semble… Qui n’aimerait pas ?

- Ce vœu est accessible grâce à une petite liqueur de ma fabrication. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Perfidy, la nouvelle épouse du Roi, propose une expérience nouvelle à la princesse Félicity. Une potion permet de séparer son corps et son esprit. Ainsi, l’esprit peut folâtrer pendant que le corps se repose. La princesse se laisse tenter, mais son esprit se fait aussitôt capturer par la fourbe Reine. En effet, cette dernière veut écarter celle que le Roi a décidé d’ériger en héritière du Royaume, sa fille. Le plan de Perfidy semblait parfaitement huilé sauf qu’allaient se dresser sur sa route un renard chapardeur et facétieux nommé Faribol et un loup brigand de grands chemins appelé Tracnar.

 

 

 

 

 © Du Peloux - Bamboo

 

 

                On connaissait Benoît du Peloux, spécialiste de la bande dessinée chevaline humoristique, quinze albums de Triple Galop au compteur, de bonne facture, classique et propre. Qui aurait pu imaginer qu’il soit capable d’être l’auteur d’un album comme celui-ci ? Hommage au Roman de Renart, à Grimm, Perrault, Rabelais, Molière et à Disney, ce vagabondage en contrées légendaires résulte de nobles influences imprégnées dans un imaginaire collectif. Depuis la magnifique relecture de Robin des Bois par les studios Disney, le Moyen-Âge est un cadre privilégié pour des récits animaliers. De Macherot à Guarnido, on pensait que tout avait été fait en bande dessinée de ce genre. Du Peloux a osé s’attaquer à ces monuments et s’en sort avec brio.

 

 

 

 

 © Du Peloux - Bamboo

 

 

                L’histoire, somme toute relativement classique, est rondement menée. L’auteur présente son univers, expose l’argument principal de l’intrigue, et ne présente qu’ensuite les deux personnages principaux. Niveau efficacité, le procédé est payant. La narration est fluide, rapide. Il n’y a aucune longueur. Graphiquement, Benoît du Peloux fait encore plus fort. Il s’invente et s’invite en Bruegel l’ancien faisant de l’animalier dans le neuvième art avec des couleurs directes maîtrisées.

 

 

 

 

 © Du Peloux - Bamboo

 

 

                Il y a des albums qui sont attendus, qui sont des merveilles, mais dont on pouvait prédire le succès d’avance. Et puis il y a ceux qu’on n’avait pas vu poindre et qui sont d’excellentes surprises : Tracnar et Faribol se classe dans cette seconde catégorie.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Vagabondage en contrées légendaires

 

Tome : 1 - Tracnar & Faribol

 

Genre : Conte médiéval 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Benoît du Peloux

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782413019848

 



Publié le 26/09/2020.


Source : Bd-best


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