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Interview

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

©  Van Hamme – Berthet – Dupuis

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 



Publié le 24/04/2022.


Source : Bd-best


Une recette qui se transmet ... Au nom du pain T.1 Pain noir

 

 

 

 

1940. Quelque part dans un petit village en France occupée Le lieutenant Feldberg déguste le pain fabriqué dans la boulangerie Martineau en compagnie de Marguerite. L’officier allemand ne manque pas d’éloge pour exprimer sa satisfaction concernant la qualité du pain fabriqué par rapport à la boulangerie Durand  (concurrence). Il demande même à pouvoir emporter le reste du pain avec lui lorsque …

 

Flashback … retour en 1938 avec l’arrivée des Martineau et de leurs enfants venu pour  ouvrir une seconde boulangerie non sous l’œil inquiet de la première établie dans le village depuis de nombreuses années. Une concurrence va naître entre ancienne et nouvelle enseigne. Septembre 1939, le père Martineau est mobilisé, laissant Marguerite, sa femme et ses enfants derrière les fourneaux.

 

 

 

 

 

©  Jean-Charles Gaudin – Steven Lejeune – Glénat

 

 

 

 

En juin 1940, Marguerite apprend le décès de son époux tué lors de l’invasion allemande. La vie continue sous l’occupation nazie, Marguerite et son fils Marcelin luttant contre les nazis en mettant en place un système permettant à la résistance de communiquer.  Ils cachent les messages de ces derniers dans le pain. Malgré les risques, Marguerite fera tout pour faire fuir l’ennemi et venger son mari disparu au combat.

 

 

 

 

©  Jean-Charles Gaudin – Steven Lejeune – Glénat

 

 

Une histoire construite autour de la fabrication du pain, qui n’est pas sans rappeler l’aventure des « maîtres de l’orge ». Jean - Charles Gaudin (scénariste) commence son récit lors de la Seconde Guerre Mondiale introduisant ensuite un flashback  dans lequel il décrit la vie familiale des Martineau lors de leur arrivée en ville. Dans les dernières pages de l’album, on revient à l’époque du début avec l’épilogue d’une scène qui va alimenter la suite de l’histoire. Prévue sur quatre albums, les lecteurs vont avoir la possibilité de suivre cette saga couvrant  trente années d’Histoire de France.

 

 

 

 

©  Jean-Charles Gaudin – Steven Lejeune – Glénat

 

En résumé, un très bon récit ponctué par une fin percutante qui nous donne l’envie de lire le second tome sans attendre.

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

 

Titre : Pain noir

 

Série : Au nom du pain

 

Tome : 1

 

Genre : Histoire -action

 

Éditeur : Glénat

 

Scénario : Jean-Charles Gaudin 

 

Dessin : Steven Lejeune 

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,00 € 

 

ISBN : 9782344044018

 



Publié le 24/04/2022.


Source : Bd-best


Waterloo Bd Festival 2022 Les Nemos & les nominés

 

 

 

Fabrication des « Nemos de la BD »  & présentation des nominés pour les 3 catégories retenues des "Nemos de la BD" au 1er Waterloo BD festival.

Et vous, pour qui voteriez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Publié le 23/04/2022.


Source : Bd-best


Le début de la fin ... Chez Adolf T.3 1943

 

 

 

« … les derniers combattants héroïque de Stalingrad ont bravé la mort et salué, bras levé, en entonnant notre hymne national. Je vous le dit : une nation qui a la force de survivre et de surpasser un tel désastre et même d’en retirer des forces additionnelles est invincible … »  

 

 

 

 

 

 


 

Premier trimestre 1943, les allemands connaissent leurs premiers revers militaires. Le 2 février 1943, le maréchal Paulus, commandant de la 6e armée allemande capitule à Stalingrad : 95000 soldats allemands dont 2500 officiers et 24 généraux sont faits prisonniers.

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt

 

 

 

 

 

 

Alors que la vie des allemands n’est plus que restrictions, inquiétudes et ruines, la solidarité entre les habitants s'organise. Les mieux lotis viennent en aide aux plus démunis, ceux qui le peuvent, hébergeant les malheureux jetés à la rue par les destructions dues à la guerre.  C’est ainsi  que Karl accueille chez lui Mona et sa mère. Avec le décès de cette dernière, une histoire d’amour va naitre entre Karl et Mona.

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt

 

Les habitants des villes allemandes subissent de plein fouet les bombardements nocturnes effectués par la R.A.F. La situation des camps d’internement commence à transpirer parmi la population. Le retour des blessés du front de l’est ainsi que leurs états mentaux font preuve de l’âpreté et des horreurs des combats.

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt

 

 

 

C’est dans cet état d’esprit que le 18 février 1943, Joseph Goebbels prend la parole devant 14000 personnes au palais des sports de Berlin. Dans son discours, il appelle le peuple a exercer une « guerre totale » alors que la seconde guerre basculait en défaveur des forces de l’Axe. Ce discours est la première affirmation publique des sérieux dangers auxquels était confrontée l’Allemagne.

 

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt

 

 

C’est également l’époque où la directive sur le bombardement de zone du 14 février 1942 émise par le ministère de l’Air du gouvernement britannique ordonne aux bombardiers de la RAF de s'attaquer à l'industrie allemande et de miner le moral du peuple allemand en bombardant les villes avec leurs habitants.

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt

 

 

En résumé, Rodolphe & Marcos nous font vivre la montée du nazisme en suivant le parcours des habitants d'un immeuble d’une ville Allemande. Comme le chante si bien le trio « Frédérics Goldman – Jones » … Et nous, qu’aurions-nous fait à partir de 1933 si nous avions été Allemands ?

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

 

 

Titre : Chez Adolf  1943

 

Série : Chez Adolf 

 

Tome : 3 

 

Genre : Bd historique 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Histoire & histoires 

 

Scenario : Rodolphe 

 

Dessin : Ramon Marcos

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,00 € 

 

ISBN : 9782413041689



Publié le 22/04/2022.


Source : Bd-best


Chronique de quartier.  Mémé dans les orties

 

« - T’as vu, Daisy, y’a l’autre qui nous épie encore…

- Et la galanterie ??? Vous connaissez ? On tient la porte aux dames…

- Vous ne faites aucun effort pour vivre en communauté, ça va aller mal Monsieur Brun… Très mal, moi j’vous le dis ! Plus rien ne m’étonne de lui,  Madame Berger !

- Ce n’est plus possible, on n’est plus tranquilles ici... »

 

 

 

 

 


 

                Au 8 rue Bonaparte, la résidence est sans histoire. Sans histoire, presque… Il n’y avait plus que des vieilles dames jusqu’à ce que n’emménage Ferdinand Brun, un octogénaire au passé mystérieux, et Daisy, son chien, un grand chien gris. L’immeuble est gardé par Madame Suarez, concierge depuis plus de trente ans. Entre elle et Ferdinand, c’est la guerre froide. Dans la résidence, il y a aussi Béatrice, une mamie nostalgique de ses voyages autour du monde. Le jour où Daisy va disparaître, Ferdinand va voir sa vie bouleversée. Sa fille habite et travaille à Singapour. C’est loin. D’où pourrait venir le réconfort ? Ne serait-ce pas de cette gamine qui vient d’emménager au-dessus avec ses parents ?

 

 

 

 

 

 © Grisseaux, Davenier - Michel Lafon

 

 

                On ne présente plus Aurélie Valognes. Avec des autrices comme Raphaëlle Giordano ou Virginie Grimaldi, elle pratique la feel-good littérature. Dès 6 ans, elle annonçait à sa grand-mère : « Mémé, quand je serai grande, je serai écrivain ! ». Est-ce pour cette raison que son premier roman paru en 2014 s’intitule Mémé dans les orties ? Toujours est-il qu’il s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires et qu’il a été traduit dans plus de quinze pays. Les romans d’Aurélie Valognes font partie de ces livres où il ne se passe rien mais où il se dit tout. Ils parlent à tout un chacun car tout le monde peut s’y retrouver. Ils racontent une vie de tous les jours avec ses joies et ses peines, ses rires et ses pleurs.

 

 

 

 

 © Grisseaux, Davenier - Michel Lafon

 

 

                Véronique Grisseaux s’empare du roman originel pour l’adapter en bande dessinée. La transformation est trop saccadée en mini-chapitres, chacun ayant pour titre une expression populaire : Avoir une dent contre quelqu’un, C’est le bouquet !, Jeux de mains, jeux de vilains,… Après un début un peu poussif, ne sachant pas trop sur quel pied danser entre des cases (sans bords) dialoguées et de nombreux encarts narratifs, on se laisse peu à peu prendre par les relations entre les personnages et l’émotion suscitée par la rencontre entre Ferdinand et la petite Juliette. Au départ, on ne trouve pas trop d’intérêt ou d’objectif à la vie dans cette résidence. Puis, en apprenant à connaître les résidents, on en fait comme par magie ses propres voisins. On écoute aux portes et on regarde par les judas. C’est là que la magie Valognes opère. Son histoire fait du lecteur un habitant discret du 8 rue Bonaparte. Aux dessins et aux couleurs, Christine Davenier signe son premier album. Les images se succèdent et s’enchaînent comme des journées de vie dans un graphisme aquarellé. Il y a une simplicité à la Sempé, mais sans vraiment y ressembler, chez Davenier.

 

 

 

 

 © Grisseaux, Davenier - Michel Lafon

 

 

                On a beau avoir poussé Mémé dans les orties, on a pour autant beaucoup d’amour pour elle, comme on en a pour Ferdinand, Juliette et leurs co-locataires.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mémé dans les orties 

 

Genre : Chronique de quartier

 

Scénario : Véronique Grisseaux 

 

Dessins & Couleurs : Christine Davenier

 

D’après : Aurélie Valognes 

 

Éditeur : Michel Lafon

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 21,95 €

 

ISBN : 9782749945590

 

 

 



Publié le 22/04/2022.


Source : Bd-best


Polar psychédélique.  Saint-Elme 2 - L’avenir de la famille

 

« - Ok. Donc, si je résume, Morba fume tout le monde, part avec la fille, et tu restes bloqué dans la camionnette…

- Jusqu’à l’arrivée de ce type. C’est lui qui m’a ouvert. Il s’appelle Franck. C’est un privé. Payé par ma mère pour me ramener… Enfin, c’est ce qu’il m’a dit… J’ai cogné un peu fort, mais il respire.

- Puutaiiin ! Tout marchait trop bien, c’est ça ?! »

 

 

 

 

 

 

 

Franck Sangaré, enquêteur privé, est dans de sales draps.  Arno Cavaliéri, le jeune homme qu’il était chargé de retrouver pour sa mère, vient de lui cogner dessus un peu trop fort. M’enfin, il n’est pas mort. Madame Dombre, qui mène l’enquête avec Sangaré à Saint-Elme, poursuit les recherches avec son furet et la jambe en vrac. Philippe, le frère de Franck, pourra-t-il lui venir en aide ? La famille Sax se prend pour une famille Corleone locale. Stan a encore merdé. Tania suit les indications pour reprendre les choses en main sous le contrôle de son grand-père qui semble tirer toutes les ficelles.

 

 

 

 

© Lehman, Peeters - Delcourt

 

 

Avec Saint-Elme, Serge Lehman et Frederik Peeters inventent le polar psychédélique et mettent la ville en vedette. Au-delà des personnages interlopes qui y gravitent, c’est bien Saint-Elme qui tient le premier rôle. Ce n’est pas la première fois que ça arrive en fiction. Jean-Pierre Mocky l’a fait au cinéma en 1992 avec Ville à vendre, film dans lequel Tom Novembre débarque à Moussin où se produit une série de meurtres. En BD, et plus spécifiquement en Comics, Sin City de Frank Miller montrait une ville ou sexe et violence faisaient la loi. La série a également été adaptée au cinéma par Robert Rodriguez et Miller lui-même. On pourrait trouver d’autres exemples. Toujours est-il que Saint-Elme entre dans le club.

 

 

 

 

© Lehman, Peeters - Delcourt

 

 

Avec ce deuxième tome, Lehman met ses personnages dans des situations inextricables. Franck ne va pas être à la fête. Il commence dans un salle état et, sans spoiler, la scène de torture finale ne va pas arranger les choses pour lui. Peeters la met en scène dans un découpage exceptionnel et une mise en couleurs tout ce qu’il y a de plus osé et exceptionnel. Les auteurs redistribuent les codes du polar en bande dessinée dans une œuvre en quatre épisode, façon série télévisée, qui marquera les années 2020.

 

 

 

 

© Lehman, Peeters - Delcourt

 

 

Entre pourris et salauds, tous les coups sont permis. Saint-Elme est la ville de l’eau minérale, mais il n’y a pas beaucoup de monde qui en boit dans cette histoire.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Saint-Elme

 

Tome : 2 - L’avenir de la famille  

 

Genre : Thriller

 

Scénario : Serge Lehman

 

Dessins & Couleurs : Frederik Peeters

  

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 16,95 €

 

ISBN : 9782413043096

 

 

 



Publié le 22/04/2022.


Source : Bd-best


Spécial planches dominicales.  Garfield – De mauvais poil

 

« - Les dimanches pluvieux sont toujours les mêmes… La pluie qui tambourine contre le toit… Le ronron réconfortant de la chaudière à la cave… Le son de l’eau qui circule dans la gouttière et le tuyau de descente fluviale… Jon qui crie de tous ses poumons…

- Garfield, ouvre cette porte immédiatement !

- Ah, le voici ! »

 

 

 

 

 

 

 

Odie le chien est somnambule. Si vous êtes un chat. Prenez garde à vous. L’ensommeillé risque de vous prendre pour un os et d’aller vous enterrer au jardin. Garfield le chat est si glouton que lorsqu’il vide sa gamelle, il atteint les profondeurs, bien plus que les profondeurs. Odie et Garfield s’entendent comme chien et chat. L’un sert de punching ball à l’autre. L’autre voudrait bien parfois câliner l’un, mais les atomes ne sont jamais crochus au bon moment. Garfield n’aime pas être provoqué mais il aime provoquer. Un panneau Interdit de marcher sur la pelouse va avoir sur lui un effet dévastateur. Ça incite à y aller. Mais quand c’est lui qui taquine un molosse enchaîné, il devrait se rappeler que certains chiens ont le bras, ou plutôt la patte longue.

 

 

 

 

© 2021 Davis – Presses aventures

© 2021 PAWNS

 

 

Pour Jon, vivre avec Garfield n’est pas une partie de plaisir quotidienne. La lecture du journal, par exemple, c’est un parcours du combattant lorsqu’il y a un greffier dessus, capable de laisser sa place après avoir lacéré le quotidien. Et lorsque Jon part en pique-nique avec Liz, un après-midi bucolique peut se terminer au fast-food. Se prélasser dans sa piscine gonflable, c’est sympa...sauf quand son chat l’a fait avant soi et qu’il y a plus de poils que d’eau dans le bassin. Même problème s’il y a ce bestiau entre un ventilateur et soi-même.

 

 

 

 

© 2021 Davis – Presses aventures

© 2021 PAWNS

 

 

Jim Davis n’a plus rien à prouver avec Garfield. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, les séries de strips quotidiennes laissent la place à une planche complète le dimanche. L’éditeur québécois Presses Aventure regroupe une sélection de ces pages montrant un Jim Davis drôle, mais aussi tendre et poète. Pour preuve, cette planche où Liz et Jon s’endorment avec à leur chevet un cadre-photo de l’autre. La souris et l’araignée ont une photo de leurs dames, Garfield celle de son doudou et Odie de sa baballe. Ce sont des instants suspendus comme seul les grands auteurs savent le faire. Ce n’est pas parce que Garfield est une série populaire qu’elle n’en est pas moins remarquable.

 

 

 

 

© 2021 Davis – Presses aventures

© 2021 PAWNS

 

 

Comme dans les Garfield Poids lourd, les gros volumes entrecoupés de devinettes avec de grands dessins de Garfield, cet album laisse place à des Garfield présente. On apprendra ainsi quelques faits amusants sur les animaux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Garfield

 

Tome : De mauvais poil

 

Genre : Humour félin 

 

Scénario & Dessins : Jim Davis 

 

Éditeur : Presses aventure

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782897518851  

 

 

 



Publié le 22/04/2022.


Source : Bd-best


Nettoyage à sec

 

 

 

Voilà 17 ans que François, chauffeur dans la même blanchisserie, fait constamment le même boulot. Sans la moindre valorisation, ni augmentation, ni reconnaissance ! A côté de cela, une fois par semaine jouer au Loto ou aller boire une pinte au bistrot Monico ! Il y a bien Maryvonne qu’il y croise régulièrement ! Ah Maryvonne, une relation plus intime avec elle pimenterait sa vie ! Mais encore faudrait-il qu’il ose !

 

 

 

 

 

 

Bref, dans les routines de son quotidien, son hier est son aujourd’hui et sera son demain. Jusqu’au jour où … dans une tournée, il débarque dans une maison pleine de cadavres ! Une bonne dizaine … autour d’un petit sac de transport rempli de billets de banque !

Et pour une fois, il ose … et le prend …

Mais ce qui devait lui changer enfin sa vie, va surtout lui apporte le piment de vie dont il se passerait bien ! Pas celui qu’il espérait ! On ne laisse pas des cadavres sans conséquence.

 

 

 

 

 

© Joris Mertens – Rue de Sèvres

 

 

Voici donc Joris Mertens qui récidive après son phénoménal « Béatrice » ! Dans la même veine, avec un héros aussi banal et insipide que l’était Béatrice, voilà que le hasard, à nouveau, d’un sac va bouleverser sa vie ! Contenu différent, incidences et conséquences différentes ! Un héros paumé mais dans une ville toujours aussi vivante, bouillante de couleurs et d’ambiance ! Atmosphère, vous disiez ? Atmosphère à nouveau qui transcende chaque planche, chaque case.

 

 

 

 

 

© Joris Mertens – Rue de Sèvres

 

 

Joris Mertens persévère dans ce style si propre à Béatrice. Il le peaufine plus, son trait devient plus fin, moins crayonné. Si le scénario peut apparaître comme « classique » et « télégraphié » au premier abord, c’est avant tout par son graphisme et cette extraordinaire palette de couleur que Joris nous offre ici une nouvelle perle du quotidien !

 

 

 

 

 

© Joris Mertens – Rue de Sèvres

 

 

 

Et, à y regarder de plus près, le sublime se retrouve encore plus dans les détails de ses cases ! Quelle saveur que ces noms de magasins, ces enseignes lumineuses, ses inscriptions sur ce camion ou ce bistrot !!!! Allusions et hommages sont cachés, disséminés ici et là au point de rendre la lecture surprenante à chaque instant … Franchement rafraîchissant et désopilant … au point de rire malgré le karma sournois de ce pauvre François.

S’agirait-il de la même ville que celle de Béatrice ? Qu’importe, la ville de Joris est à la fois Bruxelles, Paris, Anvers ou n’importe quelle métropole ayant une âme, une histoire, une vie nocturne … Loin de nos villes aseptisées actuelles !

 

 

 

 

 

© Joris Mertens – Rue de Sèvres

 

 

En le lisant, on entend la pluie, on sent le vent frôler notre visage, les vapeurs d’essence ou d’alcool, les odeurs du bistrot … et de la peur.

Et s’il nous valait un fond musical, le Grand Jacques ferait idéalement l’affaire.

Sorti quasi simultanément en version originale néerlandaise et en français, soulignons également le remarquable travail de traduction, respectant l’humour et la saveur des dialogues.

 

 

 

 

© Joris Mertens – Rue de Sèvres

 

Bref, un second album justifiant amplement tout le bien que nous avions pensé de « Béatrice » et répondant largement à l’attente du second suscitée par ce premier

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Nettoyage à sec 

 

Genre : Bd Polar

 

Éditeur : Rue de Sèvres 

 

Scénario : Joris Mertens

 

Dessin : Joris Mertens

 

Nombre de pages : 152 

 

Prix : 25,00 €

 

ISBN : 9782810201709 



Publié le 22/04/2022.


Source : Bd-best


Drôle de guerre … Chez Adolf T.2 1939

 

 

 

1er mars 1935 : la Sarre redevient allemande

7 mars 1936 : remilitarisation et occupation de la Rhénanie

12 mars 1938 : les troupes de la Werhmacht entrent en Autriche. 99% des autrichiens consultés par référendum se déclarent favorables au rattachement de leur pays au Reich.

30 septembre 1938 : au terme de la conférence de Munich, l’Allemagne s’empare des provinces des Sudètes. Depuis janvier 1933, l’Allemagne a gagné près de 120000 Km2 de superficie et treize millions de concitoyens sans avoir tirer un seul coup de fusil.

 

 

 

 

 

 

La liste établie ci-dessus énonce une partie des faits marquants s’étant produit depuis 1933, date à laquelle nous avons quitté les personnages fréquentant l’établissement « Chez Adolf ». Six années ont passés et jusqu’à présent, notre professeur de littérature, Karl Stieg, a plus ou moins réussi à ne pas s’impliquer dans les exactions commises par le troisième Reich. Dans son immeuble, ses voisins, la famille Albo, a déménagé car désormais, juifs et aryens ne peuvent plus vivre sous le même toit.

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt 

 

 

Une semaine après la signature du pacte Molotov – Ribbentrop, le premier septembre 1939 l’Allemagne envahit la Pologne en réaction de l’attaque  effectuée par cette dernière à l’encontre d’un poste radio émetteur situé à Gleiwitz. Pour sa part, Karl reçoit une lettre d’une amie internée dans un camp d’internement lui avouant ses sentiments vis- à-vis de sa personne. Il réceptionne également par hasard une série de photographies, confiées à la sauvette par un ami pasteur, représentant la vie des prisonniers dans les camps d’internement le forçant à sortir de sa léthargie.

 

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt 

 

 

C’est également l’époque où il ressent une sorte de désenchantement personnel : « 45 ans, célibataire, début de calvitie, petit salaire »… Rosa s'est éloignée de lui et s'affiche avec d'autres hommes et son meilleur ami décède dans un accident de voiture.

 

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt 

 

 

 

Le 3 septembre 1939, en application des accords signés avec la Pologne, la Grande-Bretagne et France déclarent la guerre à l’Allemagne. Le récit est illustré par divers documents : des actualités de propagande projetées au cinéma, un bulletin d'informations à la radio illustré par une carte pleine page et une reprise de photos d'époque et également le discours de déclaration de guerre d'Hitler

 

 

 

 

© Rodolphe – Ramon Marcos - Delcourt 

 

 

Comme signalé lors du premier tome, le scénario signé par Rodolphe tient parfaitement la route. Les dessins de Marcos sont bien adaptés au récit. On ressent l’ambiguïté des nombreux Allemands ayant adhéré au parti nazi plus par opportunité que par conviction.

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Titre : Chez Adolf 1939

 

Série : Chez Adolf

 

Tome : 2              

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Histoire et histoires

 

Genre : Historique

 

Scénario : Rodolphe

 

Dessins : Ramon Marcos

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,00 € 

 

ISBN : 9782413022541



Publié le 21/04/2022.


Source : Bd-best


Témoignage poignant.  Le coup de cafard

 

« Dors petite, dors maintenant,

Ou le croquemitaine va te manger,

Dors mon enfant, dors mon amour,

Dors mon petit trésor,

Pense que cet enfer va bientôt finir,

Et quand le jour se lèvera,

Rien ne sera plus pareil. »

 

 

 

 

 

 


 

                Argentine, dans un quartier de Buenos Aires, la jeune Lucia vit avec sa maman, son frère, sa mamie Chana et Alberto… son papa. Les matinées, mamie et elle, elles sont seules à la maison. Lucia, que tout le monde appelle Lucy, essaie de s’occuper. Elle cherche de bonnes cachettes. On en a toujours besoin. Sa préférée, c’est derrière le matelas où dorment ses parents. Ici, ils ne la trouvent jamais. Ah ! Et autre chose… Dans la maison, il y a des fantômes. Lucia est la seule à le savoir. Elle n’arrive jamais à les attraper. Un jour, elle y arrivera. 

 

 

 

 

 © Fernandez - iLatina

 

 

                Mamie est hyper catho et ne supporte pas sa bru, n’hésitant pas à la dénigrer devant sa petite fille. « C’est une vraie salope. » Pourtant, Lucy les aime les deux. Elle ne sait pas pourquoi il y a tant d’animosité. Le grand-frère de Lucy est très protecteur. Ils s’amusent souvent ensemble et il n’hésite pas à faire diversion avec de la musique pour éviter à sa petite sœur d’entendre les insultes entre leurs parents. Maman vient parfois se réfugier dans leur chambre. Quant à Papa, il aime faire des bisous à sa fille, trop, trop près, trop fort, et plus encore…

 

 

 

 

 © Fernandez - iLatina

 

 

                Inceste, violences conjugales, ce coup de cafard n’est malheureusement pas une fiction. L’autrice argentine Gato Fernandez dénonce les abus sexuels intrafamiliaux dont elle fut victime. Au fil des jours, tout au long des semaines, elle montre comment elle s’est forgée une cuirasse onirique lui permettant d’affronter le cafard qui abuse d’elle. Elle se construit un imaginaire qui l’aide et discute avec Dieu dans la salle de bains. L’album arrache des larmes, terrifie, mais démontre aussi que chaque victime peut trouver au fond de soi la force nécessaire pour sortir de l’enfer. La dessinatrice adopte un graphisme jeunesse, comme si elle enfermait l’enfance dans un cocon protecteur. Or, quoi de plus vulnérable qu’un cocon ? Là est tout le fil sur lequel marche Lucia, ténu, prêt à casser… Il lui en faudra de la force pour ne pas qu’il rompe.

 

 

 

 

 © Fernandez - iLatina

 

 

                Dans la maison, il y a des fantômes. Dans la maison, il y a un cafard. Dans la maison, il y a la nuit, mais il ne faut pas oublier qu’il y a un instant où le jour se lève. C’est là qu’il faut le cueillir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

One shot : Le coup de cafard 

 

Genre : Drame familial

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Gato Fernandez

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Novela Grafica

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 22 €

 

ISBN : 9782491042073

 

 

 



Publié le 20/04/2022.


Source : Bd-best


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