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Ni un don, ni une malédiction...  Magic Seven 7 - Des mages et des rois

« - Mesdames et messieurs…. Le président Nathaniel Lang.

- Mes chers concitoyens, l’heure est grave. Après cette nouvelle attaque démoniaque sur notre som, l’heure est venue de dire : « Ça suffit! ». J’ai demandé les pleins pouvoirs au Sénat qui me les a accordés afin que nous ayons les mains libres pur nous permettre de nous défendre. Il est temps d’en finir avec la dictature infernale que la reine Farah a imposée à toute l’Europe Centrale.

- Monsieur le Président, une question qui ne concerne pas la défense mais l’affaiblissement des sols du à notre exploitation intensive.

- Hm… Oui, nous sommes au courant de cette invasion de criquets sur les terres agricoles du Sud… Et mon équipe cherche à l’endiguer.

- Y a-t-il un lien avec le Shaman ? Est-il responsable de cette… ?

- Plus de questions ! »

 

 

 

 

 

 

  Seize ans ont passé depuis que l’on a laissé Léo et ses compagnons. A présent jeunes adultes, certains des Magic 7 ont aujourd’hui abandonné leurs pouvoirs. Léo emporte le public avec son numéro de malle des Indes. Milo mène une existence de père de famille rangé. Fini pour lui la télépathie. Mais l’heure est grave. Nathaniel Lang a récupéré le pouvoir de la télépathie. Grâce à cela, il règne en maître absolu. Léo, l’ancien spirite, doit convaincre son père Nathaniel d’éviter une guerre contre les entités infernales. Une paix durable est toujours possible. Encore faut-il la vouloir…

 

  Pendant ce temps, au Japon, Lupe travaille sur des robots géants. En Amérique du Sud, Hamelin gouverne un Royaume où l’animal est souverain. La démoniste Farah siège au cœur de l’Europe centrale. Contrairement à leurs camarades, ces trois-là n’ont pas renoncé à leurs facultés.

 

  Il faut de la volonté pour s’y retrouver dans l’univers des Magic Seven. Mais lorsqu’on en fait l’effort, ça en vaut le coup. Tant du point de vu narratif qu’éditorial, Kid Toussaint construit une toile posant les fondements d’une mythologie moderne.

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Résumons-nous. Giuseppe Quattrocchi et Rosa La Barbera ont dessiné à quatre mains les trois premiers albums. Le quatrième était un collectif d’histoires courtes avec plusieurs dessinateurs parmi lesquels Kenny Ruiz a fait éclat. Ce dernier a illustré les tomes 5 et 6 avant de passer provisoirement la main sur ce tome 7 à Jheremy Raapack qui a lui aussi participé au collectif 4. Pourquoi ce tour de passe-passe ? Tout simplement parce que ce septième épisode n’est pas la suite directe de son prédécesseur mais se déroule seize ans plus tard. Ruiz étant occupé par Télémaque, le bond scénaristique permettait ce changement.

 

  Pour le volume 7 d’une série qui s’appelle Magic Seven, c’est ce qui s’appelle marquer le coup. Kid Toussaint envoie une boule de bowling dans son univers et fait un strike. Le scénariste fait appel à la culture des années 80-90 pour adresser des clins d’œil au lecteur. Ce sont des sortes de Men in Black qui viennent chercher Léo. Marty, petit stryge acolyte du héros, fait office de Fourreux. Don’t forget La quête. Le combat final semble voir s’affronter les troupes de Vega avec les robots du professeur Procyon. Remember Goldorak. Et une phrase tout droit sortie de Spiderman est assénée comme une sentence : « Ce que j’ai appris, c’est que nos pouvoirs ne sont ni un don ni une malédiction. ».

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Jhérémy Raapack fait honneur à la série.  Remplaçant de luxe de Kenny Ruiz, il permet au dessinateur de ne pas regretter d’avoir laissé les clefs. Les deux dernières planches signées par le dessinateur espagnol font office de post-générique ultra efficace.

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Magic Seven est une série univers à la Marvel à elle toute seule. Chacun des personnages est puissant, riche et possède un potentiel certain pour être tête de série indépendante. Il y aurait de quoi développer une quantité indénombrable de spin-offs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Magic Seven

 

Tome : 7 - Des mages et des rois

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Kid Toussaint

 

Dessins : Raapack & Ruiz

 

Couleurs : Elder & Noiry

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 62

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782800171715

 



Publié le 20/03/2019.


Source : Bd-best


Le choix du Roi. T.2 Manipulation de boudoir

 

-          Von Ribbentrop ! j’écoute …

-          Mais c’est aussi formidable qu’inattendu ma chère … Et vous dites qu’il s’agit de documents du War Office ? Je vous envoie mon chauffeur immédiatement !

-          Vous m’en voyer ravie mon cher Joachim… Je n’avais aucune envies encore à marcher sous cette pluie battante !!

-          Je ne pense pas que ni vous ni le führer serez déçus par cette nouvelle donation d’informations que je vous fais … mais il faut agir très vite !!

 

 

 

 

 

 

 

Seconde partie du diptyque consacré à Édouard VIII, plus particulièrement à sa liaison avec Wallis Simpson, une jeune femme divorcée, pour laquelle il va abdiquer du trône pour pouvoir ensuite l’épouser. Pour les Anglais, cet état civil était incompatible avec un éventuel statut de Reine. De plus, Wallis Simpson était la maîtresse de Joachim von Ribbentrop, l’ambassadeur d’Allemagne à Londres pendant la période entre 1936-1938. Le couple faisait partie des aristocrates britanniques qui voyaient d'un bon œil le régime nazi considéré comme un rempart contre la Russie communiste.

 

 

 

 

©  Bartoll – Morinière - Glenat

 

 

Les services secrets britanniques démontrèrent que Wallis Simpson avait des relations avec de nombreux hauts dignitaires nazis. Une crainte de plus pour le gouvernement britannique, la maîtresse du roi pouvant transmettre à Berlin, des documents confidentiels, détenus par le souverain, ce dernier n’ayant pas vraiment caché sa sympathie envers les nazis.

 

 

 

 

©  Bartoll – Morinière - Glenat

 

 

Selon la rumeur, la romance entre les deux individus a été exhibée comme une cause à la crise d’abdication d’Édouard VIII. Derrière cette histoire se cache probablement une manœuvre du gouvernement britannique pour écarter un couple qui avait beaucoup trop de sympathie pour l’Allemagne nazie.

 

 

 

 

 

©  Wikipedia

 

Histoire scénarisée par Jean-Claude Bartoll, ce dernier nous présente Wallis Simpson comme ayant envoûté le roi Britannique. Les illustrations laissées aux bons soins d’Aurélien Morinière nous font revivre ce pan de l’histoire de cet homme ayant régné moins de douze mois sur le Royaume-Uni. À découvrir ou redécouvrir pour les plus anciens.   

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Le choix du Roi

 

Tome : 2 – Manipulation de boudoir

 

Genre : Historique

 

Scénario :  Bartoll Jean-claude

 

Dessins : Morinière Aurélien

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344020531



Publié le 20/03/2019.


Source : Bd-best


Tout le monde peut devenir quelqu’un.  Moustik 2 - Fier

 

 

« - Hé gamin… Que fais-tu là ?

- Ohhh… Euh… Nelson ?

- Présente-moi ton nouvel ami, tu veux…

- Tu connais cet homme ?

- Nelllsssooon !!! Je vais péter les plombs… Ma vie est un véritable cauchemar. »

 

 

 

 

Théodore Deguerville, surnommé Moustik, s’est cru star du football et du lycée. Son mariage avec Natacha n’était qu’un rêve. Le garçon redescend sur terre. Question ballon rond, c’est plutôt un joueur qui raterait un tir dans des cages de 20 mètres de large. Question, love, Natacha en aime un autre. Bref, la roue tourne toujours du mauvais côté. Mais Nelson, un SDF pas comme les autres, va le prendre sous son aile. Le vieil homme lui fera traverser l’Atlantique pour qu’il se trouve.

 

 

 

 

© Arnal, Chair – YIL Edition

 

 

  Kris Arnal installe définitivement sa série comme une quête initiatique. Moustik est le prototype de l’adolescent qui cherche qui il est. Objets de toutes les moqueries et vexations, il doit s’affirmer par rapport à ses pairs.

  On fait ici la connaissance du père du héros, patron d’une société, figure sérieuse avec les pieds sur terre qui contrebalance avec la folie de sa mère. Surtout, Nelson prend une place prépondérante en se positionnant comme mentor de Théo. C’est Mickey Goldmill qui coache Rocky Balboa.

 

 

 

 

© Arnal, Chair – YIL Edition

 

 

  Alexandre Chair amène ses influences manga en Amérique, au pays du Comics. Ses dessins pêchent souvent par un vide dû à leurs tailles. Il y a des cases trop grandes qui manquent de ce fait de décors et trop de planches avec un seul dessin. Ça passe dans de « vrais » mangas au format adapté. Mais on est ici dans un look d’album à l’européenne.

 

Là où le dessinateur trouve sa force, c’est dans les compositions originales. Les double-pages mêlant des vues de New-York à ses dessins sont les plus abouties. C’est dans ce style qu’il faut creuser et par ce biais que le dessinateur aura l’occasion de se faire remarquer, pour se démarquer.

   La couverture est un autre des points forts et montre l’originalité et le potentiel qu’à Chair sous le coude.

 

  Comme dans le premier tome, la mise en couleurs, informatisée, est un peu froide. Elle gagnerait à être plus « naturelle ». Par exemple, la planche en noir et blanc est certainement la plus réussie de l’album.

 

 

 

 

© Arnal, Chair – YIL Edition

 

 

  Paru chez un tout petit éditeur, l’album est disponible sur les principales plateformes de commerce en ligne.

 

  L’album bénéficie d’une préface de Philippe Fenech, le dessinateur de Mes cop’s, chez Bamboo, qui nous offre sa version de Moustik.

 

  A ses débuts et jusqu’au milieu des années 80, le festival d’Angoulême accueillait pléthore de ces jeunes auteurs aux styles imparfaits mais ô combien amoureux de la bande dessinée et respectueux du média. Alexandre Chair et Kris Arnal rentrent dans cette catégorie. Leur série respire la sincérité et la passion. Il leur reste à densifier leur histoire en resserrant le découpage et à se caler sur un style.

  A découvrir et à développer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Moustik

 

Tome : 2 - Fier

 

Genre : Aventure initiatique

 

Scénario : Kris Arnal

 

Dessins & Couleurs : Alexandre Chair

 

Éditeur : YIL Edition

 

Nombre de pages : 40

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782374162898

 



Publié le 18/03/2019.


Source : Bd-best


A pisser de rire dans sa couche confiance.  Les Seignors 2 - Objectif l’urne

 

« - Patron ! Patron !

- Nous voici réunis autour de notre ami René ici présent dans « Dyson », notre urne de service, afin de lui rendre un dernier… ?

- J’ai trouvé ça en repeignant la chambre !

- M… Mais c’est le testament de René, ça ! « Je désire que mes cendres soient amenées à Lourdes pour y être dispersées… Et chacun des pensionnaires devra impérativement être présent à la cérémonie ! ». »

 

 

 

 

 

  Les pensionnaires de Hosannah, la maison de retraite déjà la plus célèbre de la BD ont une mission à accomplir : exaucer les dernières volontés de leur compagnon disparu en accompagnant ses cendres jusqu’à Lourdes.  En contrepartie, toute la fortune du défunt sera léguée à la maison de retraite. Et là, voyage en bus, arrêts pipi, erreur de GPS, visite de la grotte, miracle et retour au bercail. Ceci n’étant qu’une aventure au milieu de gags à mourir (mais pas trop quand même) de rire.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

  Les vieux ont le vent en poupe chez Bamboo. Mais les Papy-Boomers de Goulesque et Widenlocher font figure de gamins en culottes-courtes à côté des Seignors de Juan, Sti et Richez. L’humour troisième âge n’est plus un sujet tabou. Les vieux sont respectés. On ne rit pas d’eux, mais on rit avec eux. C’est rassurant sur notre avenir à tous. On peut s’amuser jusqu’au bout.

 

  Ancien militaire, cheminot retraité ou ex-fan des sixties, ce n’est pas le monte-escalier qui va leur faire-peur. Garder le fils de la femme de ménage ou recevoir la coiffeuse à domicile, pas de problème pour eux.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

  Sti et Richez rivalisent  d’ingéniosité pour proposer une série de gags au top niveau. Sti se fait sa place de scénariste chez Bamboo après avoir fait ses armes chez Paquet en tant qu’auteur complet (Les Rabbit, entre autres), et tout en continuant d’assurer des animations pour le journal Spirou. Richez applique la méthode Gendarmes sur les Seignors : créer un collectif de personnages attachants pour mieux s’amuser avec eux. Les membres de la maréchaussée apparaissent d’ailleurs en guest stars dans cet album.

  La sauce Bamboo consistant à associer des duos de scénaristes à des séries booste le laboratoire à idées. Ingénieux et efficace.

 

  Après une carrière dans l’animation, après plusieurs albums dont la série « Mes premières fois » déjà avec Sti, Juan, qui a débuté dans la BD comme assistant de Ptiluc sur la série Rat’s, trouve avec les Seignors la série qui le fera décoller comme cela est arrivé à Pica-Tranchand avec les Profs.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

  La palme d’or revient à la scène dans laquelle nos cinq compères assistent à un spectacle. Quand on est dans l’enseignement et qu’on travaille dans l’intergénérations, c’est du vécu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les Seignors

 

Tome : 2 - Objectif l’urne

 

Genre : Humour

 

Scénario :  Richez & Sti

 

Dessins : Juan

 

Couleurs : Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966181



Publié le 17/03/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4223 -  20 Mars 2019

 

Avec Raowl, gare au romantisme !

 

            Raowl est déjà de retour mais cette fois-ci pour une grande aventure à suivre. Ça va cogner au royaume ! Mais la brute est fleur bleue et possède un jardin enchanté…

 

 

 

 

 

            Lya et Mumu nous disent au revoir car Avant et Dans les yeux de Lya nous livrent leur dernier épisode. Elles nous laissent toutes les deux dans un suspens pour lequel il va falloir être patient.

 

            Côté récit complet, Les femmes en blanc nous apprend qu’il faut parfois se méfier des personnes qui nous sont les plus proches.

 

 

 

 

© Decaux – Dupuis 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Avant : Mumu la bâtarde

Dans les yeux de Lya : En quête de vérité

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

 

 

Récit complet :

 

Femmes en blanc (Les) : Méfiance méfiance

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cramés !

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Katz

Lapinot et le monstre photogénique

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Millborough (La pause-cartoon)

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Erre

En direct du futur : Les 48 heures BD

Interview : Tebo

Jeu : The Lucie Winter X Games (Joan)

Spirou et moi : Bataillon

 

 

Supplément abonnés :

Jeu de l’oie : Raowl sauveur de princesses (Decaux)

 

 

En kiosques et librairies le 20 mars 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 17/03/2019.


Source : Bd-best


Toujours plus haut, toujours plus fort, toujours Nelson.  Nelson 20 - Prince des desserts

 

 

                  « - Nelson ! Où est passé le poisson ?

                  - Parti par la fenêtre…

                  - Je savais pas que c’était un poisson volant !

                  - Lui non plus ! »

 

 

 

 

 

                  Quand Nelson traîne près d’un aquarium avec une fronde, l’habitant des lieux a de quoi se faire des écailles blanches.

 

                  Vingtième fournée des strips du perturbateur orange. Et on ne change pas une équipe qui gagne. Floyd est un chasseur toujours aussi redoutable… pour lui-même.  Julie passe des journées horribles au bureau. Hubert tombe dans les pièges de la société de consommation. Junior en prend plein la tête pour le plus grand bonheur de Nelson et le nôtre. Et le psy fait des progrès en dessin.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Le camp scout est au cœur de l’album. Nelson ne respectera pas toutes les consignes de sécurité en forêt, Floyd y découvrira les dangers à uriner contre un arbre et Hubert viendra s’y perdre pour une partie de chasse.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Des gags divers et variés complètent l’album. La machine à barres chocolatées est une des principales cibles du diablotin. Elle sera tour à tour envoyée dans l’espace et malmenée par un engin de chantier, Une série sur Noël clôt une fournée haut de gamme de strips tordants.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Bertschy est encore une fois en super forme. On se demande si le diablotin ce ne serait pas plutôt lui. Il casse les frontières entre BD et réalités dans certaines situations comme celle où Floyd met le feu à une case après avoir mangé de la pâté au tabasco, ou encore cette scène où les personnages se plaignent des yeux que leur a fait leur dessinateur, sans compter sur la voyante qui est au courant de tout car elle lit Spirou.

 

  L’auteur ose aussi des gags plus adultes. Pour preuve, la version canine de Secret Story intéresse beaucoup le labrador de la maison et les scouts lisent Playboy.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Allez, tout le monde a bien mérité une pause détente en lisant ce vingtième opus des diableries de Nelson tout en dégustant un délicieux Hot-Floyd.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Nelson

 

Tome : 20 - Prince des desserts

 

Genre : Humour diabolique

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Bertschy

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034732173

 



Publié le 16/03/2019.


Source : Bd-best


La boucle est bouclée...en direct sur votre écran.  L’art du crime 9 – Rudi

 

« - Rudi Boyd Fletcher ! Parloir !

- Bonjour Rudi. J’ai trouvé le titre pour l’émission ! Une heure au cœur du crime ! Qu’en dites-vous ? Peut-être que le titre vous embarrasse ?

- Non… J’ai tué.

- Bien… Dans votre lettre, vous parlez d’un entretien pour expliquer votre parcours. Ce qui a fait de vous un assassin. C’est intéressant. Mais je vous avertis, Rudi, il faudra jouer cartes sur table ! La vérité et rien d’autre !

- La vérité, Monsieur Sullivan… Je l’ai cherchée toute ma vie. »

 

 

 

 

  1973 : Rudi, l’assassin du milliardaire Art Blumenfeld, est invité à participer à un show télévisé. Son parcours est intriguant. L’homme a passé la majeure partie de sa vie à rechercher les cinq dernières planches d’une BD de Curtis Lowell parue dans les années 40. Quels étaient les rapports entre Blumenfeld et Lowell ? Pourquoi ces cinq planches et les autres récits en projet de Curtis ont-ils disparus ? Pour Rudi, l’heure est venue de faire éclater la vérité et de rendre à Nora, la fille de l’auteur, les clefs de l’œuvre de son père.

 

 

 

 

© Berlion, Omeyer, Favrelle - Glénat

 

 

  Marc Omeyer & Olivier Berlion terminent leur série concept sur le thème des arts, avec comme point d’orgue, un crime associé à chacun d’entre eux. L’aventure se clôt par le plus récent d’entre eux : les arts dits « médiatiques », l’histoire ayant pour point d’orgue une émission de télévision. Huit dessinateurs auront collaboré à la saga : Stalner, Mauro, Liberge, Karl T., Druet, Bourgne, Lejeune et Berlion lui-même qui, outre la co-écriture de l’ensemble, a illustré le premier et le dernier album.

 

 

 

 

© Berlion, Omeyer, Favrelle - Glénat

 

 

  On ne présente plus Olivier Berlion. Du Cadet des Soupetard à Agata, sa carrière parle pour lui. Il adopte ici un trait charbonneux, peut-être un poil trop.

 

  On connaît moins Marc Omeyer qui clôt ici sa première série de bandes dessinées. Le scénariste a eu plusieurs vies. Etudes de Lettres, installation au Brésil, coach en France,… Sa passion pour l’écriture l’amène à créer son site onecoffeeonescript.com. On y apprend, entre autres, la genèse du projet « L’Art du Crime » et ce qu’ont été les quatre années de travail qui lui ont été consacrées. On y lit également avec plaisir sa conception de l’écriture : « ouvrir des portes, mêler le contrôle et le désir viscéral de se perdre ». Nul doute que le scénariste a de nouvelles idées sous le coude et n’est pas du style à s’engouffrer dans un classicisme convenu.

 

 

 

 

© Berlion, Omeyer, Favrelle - Glénat

 

 

  La série L’art du crime aura été bouclée en quatre ans. Ce neuvième tome offre une vue d’ensemble et donne envie d’en reprendre la relecture sous son nouvel éclairage.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : L’art du crime

 

Titre : 9 – Rudi

 

Collection : Grafica

 

Genre : Polar

 

Scénario : Omeyer & Berlion

 

Dessins : Berlion

 

Couleurs : Favrelle

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344007846

 



Publié le 14/03/2019.


Source : Bd-best


La fille qu’on croise et qu’on n’regarde pas.  40 éléphants 3 - Dorothy la poinçonneuse

 

 

« - « Une seconde religieuse étranglée ». Oh non ! Pas ça !

- Oui, c’est cruel… Une pauvre nonne… Je ne m’attendais pas à ce que ça t’émeuve.

- Que ce soit Sainte Thérèse d’Avila en personne ou la comtesse Bathory qui se fasse percer la couenne ne m’émeut pas du tout. Mais que ça se passe à Elephant & Castle, ça, ça me fait chier par le nez !... Quand une fille comme nous y passe ici, ce n’est pas grave, c’est la norme. Mais une nonne, dans un quartier comme le nôtre, ce n’est pas bon pour les affaires. Il va falloir calmer Dorothy.

- Tu penses que…

- Qui d’autre, Florrie ? Qui d’autre ? »

 

 

 

 

 

  La guerre des gangs londoniens a vécu. Mais Queen Kate, reine des 40 éléphants, est inquiète. Son quartier est le théâtre de meurtres de bonnes sœurs. La coupable serait toute trouvée : il s’agirait de Dorothy, jeune fille de son propre groupe qui a vécu une enfance noire chez les religieuses. Ces dernières lui ont donné de la haine à en revendre. Qui plus est, la blonde semble bipolaire. Il faut la protéger contre elle-même. La police est sur les dents. Il ne faudrait pas que le gang des anglaises se retrouve dans l’œil des forces de l’ordre à cause de ça.

 

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

 

Kid Toussaint poursuit la saga multicéphale des truandes du Sud de Londres. Au gang des filles, il oppose cette fois-ci un groupe de policières déterminées qui ne va pas leur lâcher les baskets. On assiste à des courses poursuites dignes de la série Sherlock Holmes d’Hayao Miyazaki. C’est drôle, enlevé, dynamique, mais aussi dramatique, violent et plein de suspens. La solution à la problématique de départ ne sera pas aussi simple que cela.

 

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

La religion ou plutôt les religieuses en prennent pour leur grade. Les personnages dont le destin est raconté ici se sont bien moins marré dans leur jeunesse que les Filles des Oiseaux de Florence Cestac, même si ça n’a pas dû être drôle pour elles tous les jours non plus.

 

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

Virginie Augustin, avec son trait semi-réaliste de la famille de celui de Xavier Fourquemin, offre à la série une dimension étendue. Son découpage est dans l’ensemble plus classique que dans les tomes précédents. Elle nous gratifie cependant d’une superbe double planche de poursuite sur une carte des rues de Londres.

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

Il est agréable de trouver dans des seconds rôles des actrices qui étaient au premier plan dans les histoires précédentes. Avec 40 éléphants dans le groupe, les auteurs ont de la matière pour tout un tas d’histoires.

 

Deux couplets de la chanson de Sœur Sourire trouvent un écho dans les aventures de Dorothy la poinçonneuse :

 

« Chez Dominique et ses frères, 

Le pain s'en vint à manquer 

Et deux anges se présentèrent, 

Portant de grands pains dorés. 


  Dominique, mon bon Père, 

Garde-nous simples et gais 

Pour annoncer à nos frères, 

La vie et la vérité.  »

 

Vous relirez ces couplets après avoir lu l’album, vous ne verrez plus les deux anges avec les mêmes ailes.

 

 

 

 

© Toussaint, Augustin, Hubert - Bamboo

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : 40 éléphants

 

Tome : 3 - Dorothy la poinçonneuse

 

Collection :  Grand angle

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Kid Toussaint

 

Dessins : Augustin

 

Couleurs : Hubert

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818947210

 



Publié le 12/03/2019.


Source : Bd-best


Partir pour mieux se retrouver.  Sur l’autre rive.

 

 

« Ça fait des années que je rêve d’aller en Amérique Latine. D’une manière complètement fantasmée, d’ailleurs. Depuis des années, une carte gigantesque de l’Amérique du Sud me suit de déménagement en déménagement, et est toujours accrochée en évidence, mais en vrai, je ne sais pas ce que ça peut être. Je pars pour voyager, oui. Mais là, pendant cinq mois et demi je vais faire une bande dessinée documentaire sur une ONG qui s’appelle « Una Opcion mas ». »

 

 

 

Voyage en Equateur en six étapes, avec Sur l’autre rive, Isatis nous emporte dans ses bagages à l’autre bout du monde, à la rencontre de l’autre, à la rencontre de soi.

 

Volcans, Pacifique, Iles, Jungle, Banlieue Sud de Guayaquil, Andes sont autant d’endroits que de rencontres. Accueillie par l’organisation non gouvernementale franco-équatorienne Una Opcion Mas (Une option de plus), la dessinatrice débarque à Quito. Elle va sillonner le pays pendant six mois, allant à la visite de sept associations du réseau de l’ONG. Elle va rapidement se rendre compte qu’au-delà du centre ville, dès la banlieue, commence la vraie vie du pays, la misère, la violence et l’analphabétisme… Mais toujours, on entend la musique, la musique de la vie des locaux et la force d’y croire entretenue par les bénévoles des fondations qui travaillent au plus près du peuple, avec bien souvent les moyens du bord.

 

 

 

 

© Isatis– Des Ronds dans l’O

 

 

 

Les associations ont l’allure de super-héros. Futuro, improbable Ludothèque, apporte tout l’espoir aux enfants de Nueva Esperanza, quartier excentré de San Vicente. Un atelier sur les violences faites aux femmes, sur l’île de Muisne, montre les barrières machistes qui subsistent. L’association Patou Solidarité, qui a pour objectif de créer un refuge pour les femmes maltraitées, est l’une de leur lumière au bout du chemin.

 

Isatis signe son premier ouvrage. Influencée par Troub’s et Baudoin, à seulement 23 ans, l’autrice se positionne en digne successeuse de ces auteurs de renom. Des décors esquissés, des visages simplifiés, et on est embarqué dans le voyage. Des rues de Quito à la jungle feuillue,  des rivières boueuses aux contreforts des Andes, l’immersion est totale.

 

 

 

© Isatis– Des Ronds dans l’O

 

 

Les partis pris graphiques d’Isatis n’ont pas de logique. En couleurs ou en noir et blanc, dans de pleines pages ou des découpages classiques, l’autrice travaille sur le vif, à l’instinct. Quelques ratures témoignent de l’instantanéité des rencontres et des moments, ancrant un peu plus le récit dans une réalité. Et au milieu, improbable, une planche réalisée par des enfants équatoriens faite lors d’un atelier retranscrit la frayeur du terremoto (tremblement de terres dévastateur) sous les feutres des enfants.

 

Les rencontres sud-américaines sont nombreuses. Parfois trop courtes, on aurait aimé aller plus loin dans l’histoire des locaux à la tête d’associations au service des populations. Mais pour un premier album, on ne peut que saluer le rendu du périple d’Isatis qui nous en apprend beaucoup dans le domaine de l’humanitaire en Amérique du Sud.

 

 

 

© Isatis– Des Ronds dans l’O

 

 

 Bénéficiant d’une belle maquette soignée, avec une couverture à rabats, Sur l’autre rive témoigne du joli travail que font les éditions Des ronds dans l’O, en croyant en leurs auteurs et en les accompagnant du mieux qu’ils le peuvent sur le devant de la scène.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Sur l’autre rive

 

Genre : Carnet de voyage

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Isatis

 

Éditeur : Des Ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 90

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782374180656
 



Publié le 12/03/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4222 -  13 Mars 2019

 

Avec les compliments de Monsieur Choc

 

            Un numéro Choc avec une histoire courte de Choc, préambule à la troisième partie des Fantômes de Knightgrave, c’est un événement. Une interview des auteurs complète le dossier. Et Maltaite nous livre un petit scoop en fin d’entretien.

 

 

 

 

            Les deux meilleures séries de récits complets sont réunies dans ce même numéro : les déjantés cavaliers de l’apocadispe sont à quelques pages d’une approche particulière de l’art contemporain par Walter Appleduck. Doublement désopilant.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Maltaite, Colman – Dupuis 

 

 

Histoires à suivre :

 

Avant : Mumu la bâtarde

Dans les yeux de Lya : En quête de vérité

Six coups

 

 

Récits complets :

 

Cavaliers de l’Apocadispe (Les) : visitent le zoo

Choc : Avec les compliments de Monsieur Choc

Walter Appelduck : L’art, c’est comme un vide-grenier…mais avec des toasts

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Capitaine Anchois

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Page 12 bis

Spoirou & Fantasperge

The « mighty » Millborough (La pause-cartoon)

Willy Woob

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Jousselin

En direct du futur : Lécroart

Hommage : Sandron

Interview : Maltaite & Colman

Jeu : Les jeux du cirque (Caritte)

Leçon de BD (La) : Nix

 

 

 

Supplément abonnés :

Stripbook : Le dessous des cartes (Jousselin)

 

 

En kiosques et librairies le 13 mars 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 10/03/2019.


Source : Bd-best


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