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Illustrateur et auteur de bande dessinée, Olivier Weinberg rencontre Jacques Martin en 2008, qui lui propose de travailler sur « Les Voyages de Lefranc ». Le premier album résultant de cette collaboration est « Les Reportages de Lefranc - Le Mur de l’Atlantique », paru en 2011.

 

 

 

 

 

 

Nouvel épisode du centième anniversaire de la naissance de Jacques Martin, nous recevons Olivier Weinberg pour sa contribution dans différents albums « Les Reportages de Lefranc ». La suite ci-dessous:

 

 

 

 

 

 

Remerciements au Bivouwag Waterloo

 

 

 

 

Bivouwag Waterloo

Chaussée de Bruxelles, 216

1410 Waterloo

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen



Publié le 30/11/2021.


Source : Bd-best


Osez Joséphine ! …  Joséphine Baker

 

 

 

Que dire de cette dame qui ce jour (30 novembre2021) deviendra la sixième femme mais aussi la première de couleur noire à faire son entrée au Panthéon à Paris ? Vedette de music-hall, militante antiraciste, résistante de la première heure, femme libre aux multiples relations conjugales mais aussi mère d’une tribu « arc-en-ciel » comme elle aimait le déclarer. Catel Muller et José-Louis Bocquet ont choisi de nous raconter en BD l’incroyable histoire de Joséphine Baker.

 

 

 

 

 

Saint-Louis, Missouri, le 3 juin 1906, naissance de Joséphine Baker d’une mère célibataire et d’un père inconnu. D’origine afro-américaine, amérindienne et espagnole, elle alterne entre son éducation scolaire et les ménages effectués dans des familles riches pour subvenir aux besoins de sa fratrie, dont elle est l'aînée. Un premier mariage à 13 ans, suivi d’un second à l’âge de 15 ans.

 

 

 

 

 

 

Adolescente, elle rêve de Broadway et monte à New York. Après deux ans de seconds rôles, on la remarque et on lui propose de venir à Paris pour monter la Revue Nègre, dont elle sera l'héroïne. Elle a alors 18 ans.

 

 

 

 

© Boquet – Catel - Casterman 

 

 

Paris, après la première Guerre mondiale, émerge de la ville de lumière un goût certain pour l'"art nègre", cher à Picasso et aux surréalistes. Faisant l'objet d'une exposition en 1919, il s'affiche comme porteur de modernité. Le jazz, débarqué avec les soldats américains de la Grande Guerre, rivalise avec la musique classique de la Vieille Europe. Cet art est perçu comme révolutionnaire. Dans un tel contexte, Joséphine trouve sa place. Quasiment nue, vêtue d’un simple pagne, elle danse le charleston dans un tableau de la Revue nègre, intitulé "La danse sauvage". Le succès est immédiat, prêtant parfois à confusion.

Caricature de la femme noire ou retour du préjugé raciste à son expéditeur ?  De cette époque, elle précisera dans ses Mémoires: « Il s’agit bien ici de se moquer des blancs et de leur manière de gérer les colonies car la France, bien que moins raciste que les Etats-Unis, a tout de même des progrès à faire concernant les gens de couleurs et leur insertion dans la société ! ».

 

 

 

 

© Boquet – Catel - Casterman 

 

 

 

Une centaine de représentations plus tard, Joséphine veut mener seule sa barque et signe un contrat avec le théâtre des Folies Bergères pour une revue dont elle est la star, "La folie du jour". Elle s'y produit avec un léopard en laisse et sa fameuse ceinture de bananes en peluche.

 

 

 

 

 

© Boquet – Catel - Casterman 

 

Joséphine devient une figure des Années folles, fascinant aussi bien les cubistes, les fauvistes et les surréalistes. Elle pose pour Picasso, Man Ray et Jean Cocteau. Elle devient également la muse de créateurs de mode tels que Christian Dior ou Pierre Balmain. Elle tourne quelques films pour le cinéma, dont "Zouzou" avec Jean Gabin. En 1931, elle rencontre un succès mondial avec sa chanson "J'ai deux amours". En 1937, elle épouse Jean Lion (un industriel juif ayant souffert de persécutions antisémites), acquérant ainsi la nationalité française.

 

 

 

 

Lorsque survient la seconde Guerre mondiale, le contre-espionnage français cherche des correspondants pouvant fournir des renseignements sur les activités allemandes sans éveiller les soupçons. Joséphine, voulant servir sa patrie, se porte volontaire. C'est en tant qu'artiste que Joséphine Baker va œuvrer comme espionne, en passant sur des partitions de musique des renseignements à l'écriture cryptée et à l'encre invisible. Sa visibilité extraordinaire est sa meilleure couverture. Au Château des Milandes, qu'elle loue depuis 1937, elle fait preuve d'un immense sang-froid lorsque les Allemands viennent perquisitionner sa demeure, la soupçonnant de cacher des résistants. En juin 1941, elle tombe gravement malade mais poursuit son activité depuis sa chambre d'hôpital qui devient lieu d'échanges d'informations secrètes. Trop surveillée en France, elle poursuit ses activités depuis le Maroc. Le 23 mai 1944, officiellement engagée dans l'armée de l'air, elle devient sous-lieutenant, rédactrice première classe, échelon officier de propagande. En octobre 1944, elle revient à Marseille. Elle sera décorée de la Légion d’honneur et de la Médaille de la Résistance à la Libération pour ses actions effectuées pendant cette période.

 

 

 

Refusant de se produire dans des théâtres où règne la ségrégation raciale, séjournant dans de somptueux hôtels et partageant les tables des restaurants les plus prestigieux, Joséphine n'a cessé de montrer que la couleur ne devait induire aucune différence de traitement et que l'aisance matérielle n'était pas un privilège de peau. Le 28 août 1963, elle participe à la Marche pour les droits civiques à Washington où elle s’adresse à une foule de 250.000 personnes aux côtés de Martin Luther King et de Daisy Bates. Elle parle, notamment, de la liberté dont elle a pu jouir en France : « La Tour Eiffel est très différente de la Statue de la Liberté, mais qu'importe? A quoi bon avoir la statue sans la liberté, la liberté d'aller où l'on veut si on est retenu par sa couleur? Non, je préfère la Tour Eiffel, qui ne fait aucune promesse ».

 

 

 

 

 

© Boquet – Catel - Casterman 

 

En 1947, elle achète le Château des Milandes, dont elle est locataire depuis plus de dix ans, afin d’y installer sa "tribu arc-en-ciel", les douze enfants qu'elle a adoptés au fil de ses voyages. Elle fait de cette propriété un complexe touristique appelé "village universel" ouvert à toutes les cultures du monde. Mais en 1964, suite à une gestion désastreuse, la demeure est mise aux enchères. Malgré l'intervention de Brigitte Bardot qui lance un appel aux Français lui valant un cours répit, le château est vendu pour une bouchée de pain en 1968.

 

 

 

 

 

Joséphine Baker à Bobino le 26 mars 1975, deux semaines avant son décès.

 © Pierre Guillaud - AFP

 

 

C'est une immense déception pour Joséphine Baker, la fin de son utopie universelle et le début d'une fin de carrière difficile, où pour payer ses dettes elle devra continuer à chanter et à se produire un peu partout dans le monde, même si Jean-Claude Brialy, et Grace de Monaco, veilleront sur son confort. Ces derniers lui offriront, en 1975, un dernier tour de piste à Bobino, quelques jours avant son décès.

 

 

 

 

 

© Boquet – Catel - Casterman 

 

 

Les quelques lignes évoquées ci-dessus ne retracent qu’une infime partie de la vie de Joséphine Baker. Catel Muller (dessinatrice) et José-Louis Bocquet (scénariste) nous racontent plus en détail la vie de cette grande dame. Ils nous remémorent les événements marquant le 20ème siècle, entre les lois Jim Crow, la déségrégation avec M.L. King mais aussi les progrès technologiques, l’essor de la fée électricité dans les foyers, l’arrivée du cinéma parlant, le développement des avancées technologiques sur les voitures....On y côtoie les personnalités croisées par Joséphine : Charles De Gaulle, Grace Kelly, Brigitte Bardot, Sidney Bechet, Jean Gabin, Jean-Claude Brialy, … Plus de 500 pages ...  (accompagnées d’une mini biographie sur chacune des personnalités rencontrées) qui se lisent d'une traite ! Un must à déposer absolument au pied du sapin.

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

Titre : Joséphine Baker

 

Collection : Écritures

 

Genre : Biographie – Roman graphique

 

Éditeur : Casterman

 

Scénariste : José-Louis Boquet

 

Dessinateur : Catel Muller

 

Nombre de pages : 568

 

Prix : 30,00 €

 

ISBN : 9782203232297

 

 

 

 



Publié le 30/11/2021.


Source : Bd-best


Bd Best y est pour vous … « Expo Jean-Claude Servais » Surprise

 

 

 

 

Le dessinateur gaumais Jean-Claude Servais dédicace pendant 2 jours la version en couleurs (2 tomes) et pour la première fois la version en noir et blanc (version intégrale) de sa dernière bande dessinée "Le Loup m'a dit". Il plante une grande partie de cette histoire dans le village de Muno : beaucoup de maisons du village et des environs (Watrinsart, Pérensart,.. ..) y sont dessinées, de même que la géologiquement célèbre "Roche à l'Appel". De nombreuses cases des albums seront agrandies et exposées, et beaucoup d'entre elles pourront être achetées par vous.

 

 

 

 

 

 

Rencontre impromptue avec Julie Jonart et Michel, la "Task Force Servais" de Dupuis. Samedi 27 novembre 2021.

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Claude Servais – Aire Libre – Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Claude Servais – Aire Libre – Dupuis

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 

 

 

 

 

 




Publié le 28/11/2021.


Source : Bd-best


Une œuvre du patrimoine commentée.       Spirou et les petits formats

 

 « - Hé, le voilà qui remonte vers le château… Qu’a-t-il trouvé là ?... Marsupilami !

- Houba Ha ! Ha !

- Mais vas-tu obéir, mille tonnerres !... Viens ici ! Que caches-tu là ? Donne ! Mais ?... Que… Qu’est-ce que ?! Une statuette représentant Fantasio !!!

- Houba ! Houba ! Ha ha  ha ! »

 

 

 

 

 

 

 

Spirou et Fantasio passent quelques jours à Champignac-en-Cambrousse. Fantasio a déniché un sujet hors-série de reportage. Pas question pour lui que Spirou l’accompagne. Il lira l’article dans Le Moustique. En attendant, le Marsupilami ayant bousillé les pellicules pour son appareil photo, Fantasio se rend dans la toute nouvelle boutique du photographe qui vient de s’installer à la place d’un bar. Le lendemain, au château du Comte, Spirou s’aperçoit que Fantasio n’est pas rentré de la nuit. Son camarade a disparu. Après quelques recherches, le Marsupilami trouve une statuette représentant le reporter évaporé. Ce petit format, serait-ce Fantasio lui-même réduit à dix ou douze centimètres de haut ?

 

 

 

 

© Franquin, Roba, Jannin - Dupuis

 

 

Edité en album en seconde partie de Spirou et les hommes-bulles, Spirou et les petits formats est mis en lumière par Christelle & Bertrand Pissavy-Yvernault dans la merveilleuse collection d’albums commentés de Dupuis-Patrimoine. L’histoire fait partie des trois récits créés en exclusivité pour le Parisien Libéré, avec Tembo Tabou et le déjà cité Spirou et les hommes-bulles à l’aube des années 60. Débordé de travail, Franquin s’était adjoint les services du jeune et prometteur Jean Roba.

 

 

 

 

© Franquin, Roba, Jannin - Dupuis

 

 

Ce livre présente l’histoire sous trois versions. La classique, celle qui figure dans l’album n°17 de la série Spirou et Fantasio, mais qui ne respecte pas le découpage des planches avec chutes de bas de pages comme elles ont été conçues, est recolorisée par Frédéric Jannin selon les indications d’origine de Franquin. On peut la comparer ensuite avec la version publiée en noir et blanc avec trames de gris telle qu’elle fut publiée dans Le Parisien Libéré en vingt planches de six strips. Enfin, les planches originales de Franquin et Roba, lorsqu’elles ont été retrouvées ,sont toutes reproduites par demi-planches et accompagnent les commentaires replaçant l’histoire dans le contexte de sa création. Les Pissavy-Yvernault ont mené un minutieux travail d’enquêteurs et nous font pénétrer avec passion dans les coulisses de la création. Quand ils nous parlent d’une réunion chez Peyo avec Morris, Jijé, Hubinon, Tillieux, MiTacq et Jidéhem, dans laquelle Franquin a rencontré Roba, on a l’impression (et l’on rêve) d’y être. On apprend que Dupuis lança en 1960 une série de figurines en latex à armatures métalliques, mais le caoutchouc de mauvaise qualité se désagrégeait à l’air et à la lumière. On découvre que la réalisation de planches en six strips, format atypique, résultait du compromis entre la rédaction du Parisien qui souhaitait que la publication n’excède pas vingt semaines et Franquin qui voyait mal comment développer une intrigue en si peu de planches. L’auteur obtint donc un équivalent de trente planches format magazine Spirou.

 

 

 

 

© Franquin, Roba, Jannin - Dupuis

 

 

                Depuis La véritable histoire de Spirou, Christelle & Bertrand Pissavy-Yvernault ont acquis le statut de dieux-vivants historiens de la bande dessinée. Aux côtés de Hugues Dayez, Henri Filippini, Patrick Gaumer, Didier Pasamonik, Gilles Ratier et quelques autres, ils forment la dream team des biographes BD, la quintessence des raconteurs de l’âge d’or.

 

                Ça fait plus d’un an que cet album est prêt à sortir. Les éditions Dupuis devraient encore plus croire en leur potentiel patrimonial. Elles ont les plus belles œuvres. Elles ont les meilleurs historiens. Spirou et les petits formats est une œuvre prestigieuse dans un écrin de choix.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Spirou & Fantasio

 

Tome : Spirou et les petits formats 

 

Genre : Aventure

 

Scénario : André Franquin

 

Dessins : André Franquin & Roba

 

Couleurs : Frédéric Jannin

 

Commentaires : Christelle & Bertrand Pissavy-Yvernault

 

Collection : Dupuis Patrimoine

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 28,95 €

 

ISBN : 9782800154114

 

 

 



Publié le 26/11/2021.


Source : Bd-best


Abysses spirituelles.  Carthago 13 - Abzu est notre seul dieu

 

« - La femelle mégalodon mortellement touchée allait mettre bas. C’était une forme de miracle en captivité… Nous nous sommes interposés, mais il était trop tard. C’est une véritable infortune. Aussi, le grand conseil a décidé qu’il était temps de libérer la horde. Dakhan ! L’assemblée souhaite vous confier la charge du convoyage du banc de mégalodons jusqu’à la fosse de Milwaukee, la plus profonde de tout l’Océan Atlantique ! Vous aviez raison, Dakhan… Vous m’aviez alerté et je suis resté sourd à vos recommandations. J’en porte l’entière responsabilité et je vous présente mes excuses. Acceptez-vous cette mission ? »

 

 

 

 

 

 

Mer de Béring à 4700 mètres de profondeur. Il est temps de libérer la horde ! Le grand gouverneur l’a dit. Et c’est Lou Melville, Dakhan, la fille de Kane, l’homme aux branchies, qui va mener les troupes, avec l’espoir de retrouver son père. Elle est persuadée qu’il n’a pas pu rejoindre le sanctuaire mais qu’il est toujours vivant. Elle voudrait également savoir si Donovan London a survécu. Mais attention, pour ne pas mettre en danger les grands squales, l’expédition ne devra jamais remonter à plus de trois cents mètres de la surface. Ce sera une longue traversée jusqu’à la fosse de Milwaukee.

 

 

 

 

© Bec, Bufi, Meloni – Les Humanoïdes Associés

 

 

Après le cycle de l’Albinos, voici celui du Bagarreur. Christophe Bec signe un nouveau diptyque mettant à l’honneur un requin géant. Bien évidemment, la curiosité et l’imprudence de Lou vont l’amener au-delà de la où elle devait aller. Elle va être recueillie sur une ancienne plateforme pétrolière par un groupe de moines exilés, organisés en communauté autonome après la destruction de leur monastère. Les serviteurs de Dieu vénèrent Abzu. Mais qui est ce seul Dieu ? Le scénariste développe la dimension théologique de sa série. L’histoire reste parfaitement compréhensible par les lecteurs qui découvriraient l’univers. Les aficionados apprécieront les échos aux personnages récurrents.

 

 

 

 

© Bec, Bufi, Meloni – Les Humanoïdes Associés

 

 

Aidé par les couleurs d’Andrea Meloni, Ennio Bufi est un créateur d’ambiances. Sous l’eau, on a l’impression d’être en apnée ou de respirer avec des branchies. On a envie, et on y arrive, à ralentir la lecture entouré de mégalodons dans les profondeurs sous-marines. On entend le silence. C’est magique. C’est merveilleux.

Sur la plate-forme, le dessinateur resserre les cadrages pour participer à un climat d’abord rassurant, puis qui devient petit à petit angoissant.

La couverture sublime rappelle les meilleures affiches de cinéma, avec des tons rougeâtres tranchant avec le bleu-vert de l’océan.

 

 

 

 

© Bec, Bufi, Meloni – Les Humanoïdes Associés

 

 

Par son ambiance spécifique, ce tome 13 de Carthago rejoint Neige de Gine et Convard. On rêverait d’un cross-over entre les deux séries dans, pourquoi pas, un Carthago Adventures.

L’alchimie entre Bec, Buffi et Meloni, trio immuable depuis L’héritière des Carpates, le tome 6, démontre son efficacité. La série débutée en 2007 est l’une des têtes d’affiches du catalogue des Humanoïdes Associés. On peut affirmer de la manière la plus objective qui soit que la poésie maritime et fable écologique Carthago est entrée dans la grande famille des séries « classiques » de la bande dessinée.

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Carthago

 

Titre : 13 - Abzu est notre seul dieu 

 

Genre : Aventure sous-marine 

 

Scénario : Christophe Bec 

 

Dessins : Ennio Bufi 

 

Couleurs : Andrea Meloni 

 

Éditeur : Les Humanoïdes Associés

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782731674576 

 

 

 



Publié le 26/11/2021.


Source : Bd-best


Le « faux Soir » : un acte de résistance, mais aussi une formidable blague ! ... Lapière - Couvreur - Durieux

 

 

 

9 novembre 1943, un grand éclat de rire parcourt Bruxelles, la capitale belge, occupée par les nazis. La résistance belge ( Front de l’indépendance) vient de réussir le coup le plus audacieux de l’histoire de la presse clandestine en diffusant, au nez et à la barbe de l’occupant nazi, une contrefaçon du « Soir volé », le quotidien belge confisqué à ses propriétaires par la Propaganda Abteilung dès le  18 mai 1940.

 

 

 

 

La rédaction du quotidien officiel ayant été remplacée par des journalistes à la solde des envahisseurs, le journal était quand même tiré à plus de 300000 exemplaires. Le 9 novembre 1943, pas moins de 50000 exemplaires furent distribués dans les différents kiosques de Bruxelles. Il fut aussi vendu plus tard dans les circuits clandestins à 10 francs pièce afin de financer le Front d’Indépendance.

 

 

 

 

 

© Denis Lapière – Daniel Couvreur – Christian Durieux - Futuropolis

 

 

 

A la base de cette opération, l’audace d’une série de personnes voulant commémorer le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice signé à Rotonde, le 11 novembre 1918.

 

 

 

 

© Denis Lapière – Daniel Couvreur – Christian Durieux - Futuropolis

 

 

Sans rien détruire et ni faire aucune victime, cet acte de bravoure et de résistance valut malheureusement la mort ou la prison à ses auteurs.

 

 

 

 

 

© Denis Lapière – Daniel Couvreur – Christian Durieux - Futuropolis

 

Les Éditions Futuropolis vous présentent le récit de la conception de ce « Faux Soir » sous la forme d’un roman graphique. Denis Lapière scénarise cette histoire avec l’aide de Daniel Couvreur à la documentation et Christian Durieux aux illustrations. A signaler, l’insertion d’un fac-similé  à l’intérieur de l’album. Un livre a placer sous le sapin !

 

 

 

 

 

 

Faux Soir fichier pdf

 

 

 

Alain Haubruge



Publié le 26/11/2021.


Source : Bd-best


Reporter international ... Tintin c'est l'aventure T.10

 

 

 

Il est des constantes qui ne changent pas … c’est le principe même de la constante ! Et des vérités qui ont la peau dure …

Si vous demandez autour de vous, quels sont les héros BD franco-belge qui symbolisent le plus l’aventure, dans votre tiercé gagnant, vous obtiendrez, toute génération confondue, un nom qui revient : celui de Tintin !

 

 

 

 

 

 

 

Traversant les décennies, comme certains traversent l’univers, Tintin est et reste le héros type de l’aventurier qui n‘en a pas l’air.

Il n’est plus utile ici de refaire la xième biographie ou étude du célèbre reporter du petit XXe.

En 1972, Claude Lelouche sortait un film « culte » avec une brochette d’acteurs incroyable, Lino Ventura, Charles Denner, Jacques Brel, Aldo Maccione, Charles Gérard, Nicoles Courcel, Alexandre Mnouchkine, Yves Robert, et même un passage d’un jeune chanteur à succès, un certain Johnny Hallyday, …

Mais si vous interrogez les jeunes aujourd’hui, pour la plupart, pour ne pas dire tous, ces noms sont désormais de « dignes » inconnus (et personnellement, je trouve cela réellement regrettable !).

 

 

 

 

 

© Claude Lelouch – Les films 13

 

 

Donc oui, le seul qui symbolise universellement l’aventure est bien Tintin.

Symbole et rêve à la fois pour les lecteurs/lectrices …

Hergé l’avait bien compris en offrant à son héros une planète comme terrain de jeu !

L’aventure pour Tintin est partout, en montagne, en ville, sur Terre ou sur la Lune, mais aussi en mer ! D’ailleurs, qui n’associerait pas la mer et les océans à la notion d’aventure ?

 

 

 

 

© HERGE – MOULINSART 2021

 

 

 

 

 

Combien de mers, d’océans, de ports, de bateaux, … Tintin n’a-t-il pas croisés au fur et à mesure de ses histoires ? D’un demi-sarcophage transformé en radeau de survie aux paquebots les plus luxueux, Tintin a navigué sur tout ce qui pouvait (et parfois pas) flotter ! Dès « Les Cigares du Pharaons », la mer deviendra lieu de périples.

Son plus fidèle ami n’est-il pas marin ? Rappelez-vous sa rencontre avec le Capitaine Haddock dans « Le Crabe aux pinces d’or » !

Et justement, nous fêtons cette année, le 80e anniversaire de la création de cet album. Une occasion pour le relire et de le redécouvrir.

L’occasion aussi pour Géo et les Editions Moulinsart, en collaboration avec Ouest-France, de proposer un numéro spécial « Tintin c’est l’aventure » consacré à la mer avec à la barre évidemment le Capitaine Haddock.

 

 

 

© HERGE – MOULINSART 2021

 

 

 

En 150 pages passionnantes, variées, riches en enquête sur la mer, ses enjeux notamment écologiques, rencontres, découvertes, voyages, ... nous nous embarquons pour une croisière exceptionnelle dans l’univers marin.

Cartographies, exploits marins, chasseurs de trésors, aventuriers des mers, 8 pages BD exclusives de Jean-Yves Delitte, une nouvelle immersion dans les archives d’Hergé, une rencontre avec le surprenant Zep pour son « Carnet intime », véritable ode aux voyages grâce à ses croquis d’après nature (Editions Gallimard BD, 2011), ou encore l’interview de Jean-Charles Kraehn, scénariste des nouvelles aventures de Barbe-Rouge (nous avions rencontré il y a peu son dessinateur, Stefano Carloni, pour une capsule de « Derrière le masque »), il y en a pour tous les marins ou amoureux de la mer !

 

 

 

 

 

© HERGE – MOULINSART 2021

 

 

 

Bonus ou plutôt plaisir supplémentaire ! La revue est superbe, agréable au toucher avec sa couverture légèrement en relief.

Géo et les Editions Moulinsart ont réellement soigné présentation, jaquette et intérieur en en faisant plus qu’une simple « revue », un objet à laisser « traîner » sur sa table de salon pour ses invités, une pièce indispensable dans sa bibliothèque tintinophile.

 

 

 

 

© HERGE – MOULINSART 2021

 

 

Pour les impatients, le 11e numéro sera plutôt « animalier », mais nous vous en reparlerons en temps utile. En attendant, n’hésitez franchement pas à vous plonger dans ce 10e numéro (nov. 2021 – jan. 2022) de leur collection « Tintin c’est l’aventure », un petit bijou qui aura largement sa place sous le sapin cette année !

 

Thierry Ligot

 

 



Publié le 25/11/2021.


Source : Graphivore


Les aventuriers d’un monde nouveau.  Tarzan 2 - Au centre de la Terre

 

« - Je suis le roi des Waziris ! Que faites-vous sur notre territoire ?

- Lord Greystoke !!?

- Tarzan !!

- L’homme-blanc, seigneur de la jungle !

- Ici, dans la jungle, mon nom est Tarzan !

- Alors, la fortune m’a été propice, car je suis venu de Californie pour vous trouver !... Je m’appelle Jason Gridley.

- Venez au village, n’ayez crainte. Vous m’expliquerez la raison de votre présence au fin fond de cette jungle... »

 

 

 

 

 

 

                Un poste avancé de l’archipel du Svalbard a reçu un appel de détresse. L’expédition Porter, partie à la découverte d’un passage au Pôle Nord jusqu’à la terre creuse, a disparu. Jason Gridley, qui a participé aux préparatifs et au financement, apprend à Tarzan qu’ils ont trouvé l’ouverture vers un monde au centre de la Terre, baptisé « Pellucidar ». Les membres seraient retenus par un peuple appelé les Kingars. Le sang de Tarzan, qui a retrouvé la vie sauvage après une tentative d’adaptation à la civilisation, ne va faire qu’un tour quand il va apprendre que Jane faisait partie de l’expédition. Il va tout mettre en œuvre pour la tirer, ainsi que ses congères, de ce bien mauvais pas.

 

 

 

 

© Bec, de la Torre, Raffaele, Stewart - Soleil

 

 

                L’adaptation de Christophe Bec est segmentée en parties distinctes. Le scénariste chevronné débute son récit par une scène mettant Tarzan en bien fâcheuse posture. S’ensuit un long flashback pour savoir comment l’homme-singe en est arrivé là, sauf que là, ce n’est pas au centre de la Terre, il n’y ira qu’après, dans la deuxième et passionnante partie de l’histoire.

 

 

 

 

© Bec, de la Torre, Raffaele, Stewart - Soleil

 

 

                Il semble que les éditions Soleil adoptent pour Tarzan une méthode similaire à celle des éditions Glénat pour Conan le Cimmérien, à la différence près que Bec semble parti pour se charger lui-même des adaptations de chacun des romans d’Edgar Rice Burroughs. Au dessin, Stevan Subic laisse ses pinceaux à Rob de la Torre et Stefano Raffaele qui se succèdent au générique de ce tome 2 sans que le lecteur, emporté par l’action, ne le remarque. Tous deux sont de chevronnés dessinateurs de Comics. Une seconde lecture permet d’analyser que le trait de De la Torre rappelle celui de Victor de la Fuente. Il est plus fin et un brin plus anguleux que celui de Raffaele, ce dernier se rattrapant dans des scènes grandiloquentes où l’univers de Carthago rencontrerait celui de Jurassic Park.

 

 

 

 

© Bec, de la Torre, Raffaele, Stewart - Soleil

 

 

                Même si des esprits chagrins pourraient trouver énormes les ficelles de l’histoire, on ne peut qu’être bluffés par l’audace de celle-ci, surtout si on la replace à l’époque où elle a été écrite, à savoir en 1930, sous le titre Tarzan au cœur de la Terre. La preuve de son efficacité est qu’elle se lit d’une traite et que l’on finit épuisés par tout ce qu’ont vécu les personnages.

 

                Plus proche des grandes histoires de monstres que d’aventures dans la jungle, Tarzan au centre de la Terre est à ranger à côté de The Kong Crew, la série explosive d’Eric Herenguel chez Ankama.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Tarzan

 

Tome : 2 - Au centre de la Terre

 

Genre : Aventure  

 

Scénario : Christophe Bec 

 

D’après : Edgar Rice Burroughs 

 

Dessins : Rob de la Torre & Stefano Raffaele

 

Couleurs : Dave Stewart

 

Couverture : Eric Bourgier 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16,95 €

 

ISBN : 9782302094178

 

 

 

 



Publié le 25/11/2021.


Source : Bd-best


Wonder Woman, prend garde à toi !  Lola presque super 1 - Amis pour la vie !

 

« - Bonjour, Lola ! Ça n’a pas l’air d’être la grande forme… C’est ton exposé qui t’inquiète ?

- Bonjour, Madame Lépine ! J’avoue que ce n’est pas la grande forme. Mais ça n’a rien à voir avec mon exposé !

- Que t’arrive-t-il ?

- Je n’ai ni copains, ni copines… Les autres enfants ne sont pas très gentils avec moi !

- Laisse-leur le temps de te connaître ! Je suis sure que tu vas les éblouir avec ton talent !

- Oui, c’est aussi ce que m’a dit Monsieur Rêve !

- Il a raison, ce Monsieur Rêve ! Avec ton imagination, tu n’auras aucun soucis à te faire des amis ! »

 

 

 

 

 


                Lola est une petite fille à l’imagination débordante, tant et si bien qu’on ne sait jamais où sont les frontières de ses rêves. Elle doit parler de son talent devant la classe. Elle est un peu inquiète. Monsieur Rêve lui conseille d’exposer ses multiples talents… Sa seule limite est donc celle de son imagination. Voilà Lola rassurée. Elle se persuade de ses compétences et part à l’école confiante et sûre d’elle. Tout le monde ne va pas être gentil avec elle, mais elle saura avoir la répartie nécessaire et s’entourer d’amis méritants.

 

 

 

 

© Casters, Emeriau – Kennes

 

 

                Lola « presque » super, tout est dit dans le titre. Est-elle réellement invisible quand elle monte dans le bus et que tout le monde l’ignore ? Vraisemblablement non. Les autres la trouvent bizarre et ne la regardent pas. Comprend-elle vraiment son chien Nonosse quand il parle… enfin, quand il aboie ? Là, on se pose plus facilement des questions.

                Lola prend de l’assurance. Elle trouve sa place sans rendre la monnaie de leurs pièces à ceux qui se moquent d’elle. Si Lola devient Super, c’est bien dans son esprit.

 

 

 

 

© Casters, Emeriau – Kennes

 

 

                Tony Emeriau écrit un album à la portée de tous. Traitant en filigrane du sujet sensible du harcèlement, Emeriau dédramatise la chose sans négliger son impact. Il prend le contrepied des réactions qui pourraient être naturelles en donnant à Lola, et à ses lecteurs, des clefs pour trouver sa place.

                Après La bande à Julio et Papi Génial et sa bulle qui va partout, Emeriau dégaine une troisième série pour enfants chez Kennes. Chacune des trois a un but bien précis. Aucune des trois ne ressemble à une autre. Lola est une gamine très XXIème siècle. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère. Sa maîtresse est encourageante. La palme d’or revient à la psychologue scolaire qui est beaucoup moins fictionnelle que les autres personnages. Avec son look hippie et ses bougies parfumées, à mille pieds dans les airs, elle a tout de celles que l’on peut souvent rencontrer dans les écoles.

 

 

 

 

© Casters, Emeriau – Kennes

 

 

                Pauline Casters enveloppe les gags de son trait rond, épais et rassurant. La série est recommandée par Manon, magazine de référence pour les gamines édité par Milan. Que la série ne leur soit pas réservée. Le héros aurait très bien être un petit garçon.

                On pourrait enlever le « presque » et le titre qualifierait la série. Lola presque super est à mettre en particulier dans toutes les salles de classe de primaire, du CE au CM. Les éditions Kennes proposent d’ailleurs sur leur site un dossier pédagogique avec des fiches toutes prêtes à utiliser pour les enseignants.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Lola presque super

 

Tomes : 1 - Amis pour la vie !

 

Genre : Enfance 

 

Scénario : Tony Emeriau 

 

Dessins & Couleurs : Pauline Casters

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782380752281

 

 

 

 



Publié le 25/11/2021.


Source : Bd-best


La bière n’est pas forcément le dernier écrin.  Donjon Monsters 14 - La bière supérieure

 

« - Vous ne m’en voulez pas pour le coup de couteau ?

- Je l’avais bien mérité… Toubib, recousez-moi ! Non, ce qui est précieux, c’est votre envie de quitter notre bourg. Aucun de mes employés n’accepte de voyager ! Résultat : aucun moyen d’exporter notre bière. Je vous nomme représentante officielle de la Kirsch de Zautamauxime. »

 

 

 

 

 

 


 

                Bonnie Mallory est serveuse dans une brasserie. La lapine, en conflit avec son patron raciste et violent, démissionne. Elle souhaite quitter le village et « se tirer au bout du monde ». Son ancien patron lui propose un nouveau contrat : dix pièces d’or par mois, quinze pourcents sur chaque contrat et un attelage de fonction, tout ça pour répandre à travers les contrées l’art de vivre de la bière. La mission ne sera pas de tout repos pour Bonnie.  Le syndicat des brasseurs envoie un tueur à ses trousses pour éliminer cette concurrence.

 

 

 

 

 © Quignon, Trondheim, Sfar – Delcourt

 

 

                Après Mazan, Menu, Andréas, Blanquet, Vermot-Desroches, Yoann, Blutch, Nine, Killoffer, Bézian, Stanislas, Keramidas et David B., Bastien Quignon rejoint la grande famille de Donjon Monsters. Le dessinateur de Sacha et Tomcrouz, chez Soleil, entre dans l’univers avec une histoire, comme toutes celles de Donjon, plus profonde qu’il n’y paraît. Le dessinateur n’hésite  pas à montrer les couteaux qui se plantent et les épées qui tranchent. On est comme dans un épisode de Canardo au Moyen-Age. Les décors sont crasseux et soignés comme il faut, notamment les abords de Poissonville semblant tous droits sortis d’un tripot de l’attraction Pirates des Caraïbes.

                Grâce à l’application de réalité augmentée Delcourt Soleil +, on peut scanner chaque page pour en découvrir le scénario dessiné et voir comment Quignon s’en est emparé et se l’est approprié, montrant la grande souplesse des scénaristes à l’égard de leurs metteurs en scène.

 

 

 

 

 © Quignon, Trondheim, Sfar – Delcourt

 

 

                Sfar et Trondheim poursuivent leur jubilatoire exploration de la galaxie Donjon. Chaque Donjon Monster tourne autour d’un personnage différent. On suit ici les aventures d’une lapine qui, contrairement à celles que l’ont connaît égéries de magazines masculins, prône une indépendance et une assurance de soi bien déterminées. Le #MeToo est passé par là, n’en déplaise à son patron Maître Kirsch. Les scénaristes ajoutent également leur pincée de sel sur le sort des migrants.

 

 

 

 

 © Quignon, Trondheim, Sfar – Delcourt

 

 

                Tout peut se passer dans l’univers Donjon. C’est pour cela que chaque album apporte sa pierre à un édifice aux fondations solides et qui se renouvèle sans jamais lasser.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Donjon Monsters

 

Tome :  14 - La bière supérieure

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim

 

Dessins & Couleurs : Bastien Quignon

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782413037682

 

 

 



Publié le 25/11/2021.


Source : Bd-best


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