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Trop beau pour être vrai ?  Walking Dead 30 – Nouvel ordre mondial.

 

 

            « - Je m’appelle Lance Hornsby. Je gère toutes les entrées dans la communauté. Pour commencer, vous allez me donner vos noms et m’indiquer la zone géographique d’où vous venez.

-          Je veux parler à Stéphanie.

-          Nous aimons les nouveaux. Nous avons besoin de nouveaux. Nous adorons les nouveaux. Les nouveaux sont le sang qui fait battre le cœur de notre communauté. Mais je ne mettrai jamais en danger ce que nous avons construit, juste pour vous mettre à l’aise. Je préfèrerais encore demander à un de mes chers collègues de vous tirer une balle dans la tête. Alors nous allons faire les choses dans l’ordre. Pas de précipitation. Ai-je été bien clair ? »

 

 

 

 

 

Michonne et ses acolytes rencontrent les membres d’une nouvelle communauté. Et, comme d’habitude, ils ne savent pas où ils mettent les pieds. Amis ou ennemis ? Enfer ou paradis ? Dans un monde où des zombies peuvent surgir n’importe où n’importe comment, au détour d’un bosquet ou au coin d’une rue, on ne peut faire confiance à personne.

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

 

Les survivants débarquent dans la société qui abrite Stéphanie, avec qui Eugène a discuté par radio. Mais ce sont de drôles de stromtroopers armés qui les accueillent. Princesse se demandent à quoi peut bien servir une telle combinaison. « Les zombies attaquent direct la zigounette ? ». L’accueil est rigide, encadré, et voilà nos amis conduits au cœur de ville aux 50000 rescapés. Ce « phare dans la nuit » est dirigé par Pamela Milton. La gouverneuse les invite dans leur monde sorti des cendres, qui a mis de l’ordre dans le chaos mondial. Mais est-ce bien ce dont ils ont rêvé, toujours espéré retrouver un jour ? Est-ce bien la civilisation ?

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

Les auteurs ont depuis quelques épisodes étoffé leur équipe afin de garder le rythme régulier et soutenu de la série depuis sa création. Ainsi, Charlie Adlard est épaulé par Gaudiano et Rathburn pour l’encrage, les trames et les niveaux de gris, une organisation à la mangaka. Le lecteur n’y verra que du feu.

Robert Kirkman donne la part belle à Michonne dont le passé lui revient en pleine figure.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

Le scénariste donne un coup de pied à la politique. L’ère Donald Trump passe aussi par Walking Dead. Lorsque Pamela visite la communauté de Rick, celle-ci s’interroge sur le fonctionnement de leur société. Et oui. Rick a la même maison que tout le monde, fait les mêmes corvées, le même travail, avec la même rémunération. Tous sont égaux ici. Pour Pamela, ça n’a aucun sens…

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

En faisant des allusions à l’actualité politique mondiale, et en particulier américaine, Walking Dead reste une série d’intérêt qui amène à la réflexion sur la nature humaine, celle du peuple et de ses dirigeants…qui ne sont pas les mêmes.

Alors, sont-ce les zombies les plus dangereux ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Walking Dead

 

Tome : 30 – Nouvel ordre mondial

 

Genre : Thriller zombiesque

 

Scénario : Kirkman

 

Dessins : Adlard

 

Encrage : Gaudiano

 

Trames et niveaux de gris : Rathburn

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Contrebande

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782756093512

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


Au Garfield des jours…  Garfield 67 – Garfield voyage léger.

 

 

            « - Garfield ! Odie ! Venez là ! On va prendre une photo pour la carte de vœux… Et on veut que tout le monde soit dessus !... Le livreur de pizzas ?

Il fait partie de la famille. »

 

 

 

 

 

Lorsque Jon et sa fiancée Liz demandent aux animaux de les rejoindre sur le canapé pour une photo de famille, il va de soi que le livreur de pizzas est convié.

Oui, Garfield voyage léger, mais en fonction de ce qu’il a l’habitude de trimballer. C’est ainsi qu’il ne partira pas sans ses croquettes, sa télévision et la télécommande qui va avec, sa canne pêche, toutes sortes de choses…et son pote le chien Odie. Autant dire que le félin ne va jamais beaucoup plus loin que le bout de son jardin.

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

Entre strips quotidiens et planches dominicales, le nouveau recueil de Garfield est d’un excellent cru. Et si le chat perd ses poils, il garde sa répartie et son humour.

 

            67 albums au compteur, autant de tonnes de croquettes avalés, de millions de parts de pizzas englouties, de milliers de plats de lasagnes ingurgités et de giga-milliards de poils perdus. Mais Garfield est toujours aussi en forme.

            Drôles, universels, classiques, efficaces, les strips et gags du chat le plus flemmard de la galaxie sont un plaisir pour les lecteurs et une leçon de mécanique pour les auteurs d’humour en devenir. Cela mérite un retour sur la genèse et l’histoire de la série.

 

 

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

            Après avoir été refusée par le King Features Syndicate et le Chicago Tribune-New-York Daily News, Jim Davis signe sa série chez United Feature Syndicate en 1978. Le succès prend feu comme une trainée de poudre. La même année, ce sont 41 journaux qui publient Garfield. En 1981, 850 journaux accueillent le chat dans le monde entier. Jim Davis créé une société Paws, Inc pour en gérer les droits. En 2002, Garfield devient la bande dessinée la plus diffusée au monde. Deux ans plus tard, le chat fédère près de 265 millions de lecteurs dans plus de 2600 journaux et dans 111 pays.

            Aujourd’hui, Jim Davis scénarise et réalise des croquis, mais encrage, colorisation et lettrage sont confiés à des collaborateurs.

 

            Garfield doit son nom au grand-père acariâtre de son créateur. Le patronyme de Jon lui vient d’une marque de café des années 50. Odie dérive d’une publicité radiophonique pour Oldsmobile-Cadillac. Notons qu’au départ le chien avait son propriétaire, mais le personnage a disparu.

            Au fil des années, Garfield s’est physiquement humanisé pour effectuer des actions basiques qu’un quadrupède ne peut pas concrètement réaliser.

 

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

 

            Le site officiel US de Garfield https://garfield.com/comic est un vrai petit supermarché : Applis, goodies, livres, merchandising de toutes sortes... Plus intéressant, l’onglet comics propose des strips en version originale. Facilement traduisibles, les fans peuvent vivre au jour le jour la carrière américaine du greffier.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Garfield

 

Tome : 67 – Garfield voyage léger

 

Genre : Humour félin

 

Scénario & Dessins : Jim Davis

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034731152

 



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Sommaire Spirou 4206 du 21 novembre 2018

 

Kid Noize : Une série qui va faire du bruit

 

            Une série-concept inédite débarque cette semaine. Le personnage principal se confond avec l’un des co-scénaristes : Kid Noize, l’homme à tête de singe, le DJ masqué, arrive de son monde parallèle. L’autre Kid (Toussaint) apporte son savoir-faire de scénariste professionnel. Qui d’autre que le créateur de Magic 7 et de Télémaque pouvait le faire mieux ? Un jeune dessinateur fait ses premiers pas : Otocto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Super-Groom revient avec la première partie d’un nouveau chapitre. Spirou, façon Comics, ça marche aussi. Autre temps fort : Un hypnotiseur vient montrer ses compétences dans l’hôpital des Femmes en blanc.

 

 

 

 

Histoires à suivre :

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

Super-Groom : Duel au sommet !

Tuniques bleues (Les) : Sallie

 

Récits complets & Gags :

Boni

Cramés !

Crapule

Femmes en blanc (Les) : Hypnose… Vous avez dit hypnose ?

Game Over

Kahl & Pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Rob

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Kid Noize

En direct de la Rédac

Jeux : Zani-Mots (Caritte)

 

 

En kiosques et librairies le 21 novembre.

 

 

Prix: 2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Juste Célib’, juste happy ?  Didier, la cinquième roue du tracteur.

 

 

            « - Docteur… Il me reste combien de temps ? Je vais mourir… Je vais mourir et cela sans même avoir connu l’amour… Je ne parle pas de coups tirés à la va-vite, d’amourettes dans les prés, de saillies dans les foins, non… Je parle du grand amour, celui qui aide à vous lever le matin et vous donne envie de vous coucher le soir… Celui qui rafraîchit les journées et réchauffe les nuits… Celui qui rend beau… qui rend bon…

-          Vous pouvez vous rhabiller… »

 

 

 

 

 

 

 

            Didier, 45 ans, Bretagne. Bonne hygiène, surtout le samedi. Cherche le grand amour de 35 à 55 ans. Silhouette forte, cheveux gris, pas d’enfant, romantique persévérant, non-fumeur, sort pour faire les courses, fait du sport à la télé.

            Ainsi se définit l’agriculteur sur le profil Meetic que lui a conseillé d’ouvrir son médecin, avant que sa sœur Soazic, qui vit avec lui, n’enrobe la description. Dans la Bretagne profonde, la propriété des deux célibataires accueille Régis, un fermier voisin dont l’exploitation vient d’être liquidée aux enchères.

 

 

 

© Rabaté, Ravard - Futuropolis

 

 

            Les trois compères vont devenir les acteurs d’une tragi-comédie campagnarde où, pas seulement Didier, mais chacun d’entre eux, est à la recherche de l’amour. Les conséquences de l’annonce sur le réseau social vont donner un coup de pied dans la fourmilière d’une vie trop pépère dont on ne mesure pas le bonheur.

 

            Avec Didier, Pascal Rabaté remet « Les pieds dans le plat », du nom de la série qui l’a lancé chez Vents d’Ouest dans les années 90. L’auteur aime la France profonde, celle du Tour de France et de la fête des labours.

Sous une apparente moquerie, Rabaté raconte l’histoire de gens qu’il aime. Il a de l’empathie pour ces héros du quotidien, pour ces chevaliers du banal, pour ces combattants au jour le jour. Il ne manque qu’Aimé Lacapelle, le paysan de Jean-Yves Ferri, qui pourrait surgir sur son tracteur au détour d’un virage.

 

 

 

 

© Rabaté, Ravard - Futuropolis.

 

            François Ravard, dessinateur du délicat et drôlissime Pas un jour sans soleil, illustre ce récit avec humour et grand respect pour leurs acteurs.

            Dans sa mise en couleurs, l’album revêt un habillage pas si classique que ça. Une dominante violet-rose est mise en exergue, accentuant l’ambiance bienveillante de l’axe pris pour raconter l’histoire tout en surlignant la problématique : Didier va-t-il trouver l’amour ?

            La couverture est une petite pépite qui résume en un dessin l’ensemble du récit et sur laquelle on découvre à chaque vision un détail que l’on n’a pas vu en première lecture.

 

 

 

 

 

 

© Rabaté, Ravard - Futuropolis.

 

            Didier aurait pu être candidat à « L’amour est dans le pré », mais le personnage a une certaine indépendance. Alors, au lieu de subir la dictature d’un monde où il faut être comme ci ou comme ça, où il faut vivre ainsi ou « ainsa », l’agriculteur nous fait méditer cet adage : A quoi bon vouloir forcer le destin ?

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Didier, la cinquième roue du tracteur.

 

Genre : Farce campagnarde.

 

Dessins & Couleurs : Ravard.

 

Scénario : Rabaté.

 

Éditeur : Futuropolis.

 

Nombre de pages : 80.

 

Prix : 17,00 €.

 

ISBN : 9782754823845

 



Publié le 18/11/2018.


Source : Bd-best


Comment sabbat ?  Zombillenium 4 – La fille de l’air.

          « - C’est quoi cette histoire de reconversion ? Behemoth, tu nous expliques ?

-          Ce n’est pas pour Halphas que je cherche, mais pour moi. Je vends Zombillenium. 1 milliard de chiffre d’affaires, 2 millions de visiteurs par an, dont 0.01 % qui rejoignent le côté obscur, soit à ce jour 10000 âmes. Allez-y, battez-vous.

-          A moi !

-          J’achète !

-          Ça me revient de droit !

-          Ordure !

-          C’est à moi !

-          A vrai dire, je ne vais pas le vendre… Je vais le jouer. »

 

 

 

 

 

Coup de théâtre pour le grand retour de Zombillenium : le parc est à vendre…ou plutôt à jouer, comme l’annonce Behemoth à la grande réunion des démons. Chacun d’entre eux pourra faire un pari. Il sera le bookmaker dans une course millénaire, un sabbat de sorcières.

 

 

 

© De Pins - Dupuis.

 

Pendant ce temps, près de la voie ferrée, Gretchen tente de sauver la mise à un zombie soumis   à une rupture de contrat de travail pour clause abusive. Mais le danger ne vient pas toujours du côté où on l’attend. Il lui faudra la force d’Aurélien pour faire face à une sorcière surfant dans les airs. Zombillenium meet Charlotte Hawkins, the mighty monster hunter from Louisiane.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis.

 

            Après cinq ans d’absence dus à la réalisation du dessin animé, Arthur de Pins retrouve ses personnages dans leur version BD. D’un film avec des dizaines de collaborateurs, il se retrouve seul aux commandes. Réalisé avec le logiciel Illustrator, son graphisme garde une unité et une fluidité certaines.

 

            De Pins utilise intelligemment toutes les possibilités numériques pour offrir des scènes dynamiques dans lesquelles on a la sensation que ce sont des mouvements de dessins animés qui intègrent la BD.

 

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis.

 

            Parodie du monde de l’entreprise, satire de la finance, Zombillenium est plus qu’un divertissement, c’est un message envoyé au faux monde du divertissement. Public, vous vous amusez peut-être, mais vous dépensez surtout votre pognon pour le plus grand bonheur des banquiers aux cœurs glacés dont le but unique est de gonfler leurs bourses.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Zombillenium.

 

Tome : 4 – La fille de l’air.

 

Genre : Attraction terrifiante.

 

Scénario, Dessins & Couleurs : De Pins.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 68

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9792800161068

 



Publié le 14/11/2018.


Source : Bd-best


Une guerre, y a pas mieux pour faire disparaître des gens.  Violette Morris, à abattre par tous les moyens 1- Première comparution.

           « - La cause du décès de chacune des victimes est certaine et évidente : multiples impacts de balles, y compris pour les enfants. La mort a dû être immédiate.

-          Pardonnez-moi, Docteur, mais… il y a six cadavres.

-          J’allais y venir : le sixième et dernier corps présente une… une particularité.

-          C’est-à-dire ?

-          Eh bien, il s’agit d’une personne de sexe féminin d’environ cinquante ans, mais dont la carrure, la corpulence et même les vêtements la rapprochant bien plus d’un homme sacrément charpenté… En outre, pour une femme, il lui manque un élément essentiel : elle n’a pas de poitrine.

-          Ce « détail » signe plus que tout autre l’identité de la victime. Il s’agit de Violette Morris. »

 

 

 

 

 

 

12 septembre 1945, département de l’Eure. Un charnier est découvert dans une ancienne mare. Lucie Blumenthal était avocate. Depuis la libération, elle a ouvert une « officine pour recherche de personnes disparues ». La voilà sur les traces de Violette Morris, qu’elle a côtoyé en pension. Mais leurs destins se sont séparés. Si l’une a choisi la justice, l’autre a servi pour la gestapo. Aujourd’hui, c’est un cadavre que découvre la privée.

Lucie n’a qu’un objectif en tête : découvrir ce qu’il s’est passé lorsque Violette Morris a pris la direction d’Evreux au volant de sa 15 CV Citroën en avril 1944.

 

 

 

 

© Rey, Kris, Galic - Futuropolis.

 

 

 

            L’histoire navigue entre les recherches « présentes » de Lucie et la vie de son opposée. Très jeune, Violette s’avère être une compétitrice dans l’âme. Colérique, elle ne supporte pas d’être devancée. Et lorsqu’une religieuse de sa pension lui fait une remarque qu’elle pense injuste, elle n’hésite pas à tenir face à elle des propos blasphématoires. L’enfant difficile va se transformer au fil des années en sportive déterminée, avant de basculer du côté obscur.

 

            Après Un maillot pour l’Algérie, le duo Kris/Galic se reforme pour raconter la vie de l’une des personnalités les plus complexes du XXème siècle. Ils ont choisi de partir d’une « fin » pour remonter aux sources du dossier. Le scenario propulse immédiatement le lecteur dans un questionnement, un besoin et une envie de comprendre : une leçon. Il n’y a pas un temps mort.

 

 

 

 

© Rey, Kris, Galic - Futuropolis.

 

 

            Javi Rey retrouve ses complices du « maillot ». Le dessinateur avait déjà signé une histoire de guerre napoléonienne en Espagne avec le diptyque Adelante dans la collection Secrets sur scénario du regretté Frank Giroud. Rey revient dans une histoire de guerre mais dans des lieux et sous une approche totalement différente. Dans les deux cas, il s’agit pourtant de destins qui sombrent.

 

 

 

 

            Dans ce genre de récit sur des personnalités controversées, il ne faut pas tomber dans le sentimentalisme. Transformer un bourreau en quelqu’un de sympathique, tomber dans une sorte de syndrome de Stockholm, les auteurs évitent les pièges. L’album est une des bonnes surprises de cette fin d’année et s’inscrit directement dans la short-list des indispensables de 2018.

 

 

 

© Rey, Kris, Galic - Futuropolis.

 

            Marie-Jo Bonnet clôture l’album avec un dossier historique passionnant sur l’enfance de Violette Morris en Normandie jusqu’à ses 26 ans et sa participation aux championnats de France d’athlétisme en 1919. L’historienne maîtrise son sujet ; elle a publié Violette Morris, Histoire d’une scandaleuse en 2011.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : Violette Morris, à abattre par tous les moyens.

 

Tome : 1- Première comparution.

 

Genre : Polar historique.

 

Scénario : Kris & Galic.

 

Dessins & Couleurs : Rey.

 

Dossier historique : Bonnet.

 

Éditeur : Futuropolis.

 

Nombre de pages : 72.

 

Prix : 16 €.

 

ISBN : 9782754821650

 



Publié le 14/11/2018.


Source : Bd-best


Voyez la vie en jaune.  Les Minions 3 – Viva le boss !

            « - Miam !

                 PAF !

-          Groink Groink !

ZIP

GAW

-          Gruiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

-          Miam ! »

 

 

 

 

 


Un langage universel, une aura internationale. Les Minions reviennent pour une troisième fournée de gags visuels déjantés et hilarants.

Le ridicule ne tue pas, sinon, ces nabots jaunes seraient occis depuis belle lurette. Mais les fourbes s’en tirent toujours par des pirouettes. Et si l’un de leurs camarades s’en prend plein la tête, les autres ne se laissent pas abattre. S’il n’en reste qu’un, je serai celui-là. Voilà leur philosophie, bon pied, bon œil, qu’il y en ait un ou deux (d’yeux).

 

 

 

 

© Collin, Lapuss – Dupuis.

 

 

 

En accord avec Universal Studios, Renaud et Lapuss surfent sur le succès des sbires de Gru (Moi, Moche et Méchant). On n’avait pas vu un tel succès pour un petit peuple depuis les lutins bleus, vous savez, ceux avec un chapeau blanc poursuivi par un sorcier.

 

Dans ce nouvel album, les mangeurs de bananes se baladent au fil des temps : préhistoire, Egypte antique, western,… Les époques défilent et explosent. Les Minions s’amusent et détonnent.

 

 

 

 

© Collin, Lapuss – Dupuis.

 

 

 

Ce n’est pas à Lapuss’ qu’il faut apprendre à faire du gag visuel. Il a astiqué les zygomatiques des lecteurs de Spirou avec Le Piou pendant des années.

 

Le dessin de Renaud est somptueux. Le dessinateur de l’excellente série Le monde selon François n’a pas galvaudé son style. Il ne pénètre pas dans le monde des Minions, mais il les fait entrer dans le sien. Et ça fonctionne à merveille.

De grands dessins fourmillent de détails. On ne se lasse pas de les regarder, d’en explorer tous les coins. Qui plus est, ils seraient idéaux pour servir de modèles à des puzzles. Tiens, Messieurs Legain et Benef, de chez Dupuis, ça ne vous dirait pas de vous lancer dans ce business ?

 

 

 

 

 

© Collin, Lapuss – Dupuis.

 

 

 

            Que l’on soit fan de l’univers du film ou non, cet album est une lecture adaptée au public de 3 à 333 ans.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Minions.

 

Tome : 3 – Viva le boss !

 

Genre : Humour jaune.

 

Scénario : Lapuss’

 

Dessins & Couleurs : Renaud Collin.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034731152



Publié le 13/11/2018.


Source : Bd-best


Crapule 2. Le retour ...

Crapule est un chat, un vrai. Le genre qui porte bien son nom. Une catastrophe sur pattes, mais tellement mignon qu'on lui pardonne tout. Il a d'ailleurs un succès fou, au point que Jean-Luc Deglin lui a consacré un nouveau tome pour ses péripéties félines : câlins griffus, accidents de litière, bêtises en pagaille... Mais comment Crapule réagira-t-il face au nouveau compagnon de sa maîtresse ?

 

 

 

 

 

 

Retour de Jean-Luc Deglin  mais surtout de Crapule ! Oui, vous vous souvenez de ce petit chat noir qui était entré presque par hasard dans la vie d’une jeune femme célibataire ? Une année est passée et  Crapule (c’est ainsi qu’on l’appelle) en fait toujours voir de toutes les couleurs à sa maîtresse. De plus, l’arrivée d’un compagnon (allergique aux poils de chat) dans la vie de cette dernière ne sera pas vraiment vue d’un bon œil par notre petit poilu !

 

 

 

 

 

© Deglin – Dupuis.

 

 

Toute personne propriétaire d’un chat se reconnaîtra aisément au travers des illustrations humoristiques créées par le dessinateur. Au travers de Crapule, Jean-Luc Deglin décrit parfaitement bien les diverses attitudes de nos félidés domestiques.

 

 

 

 

 

© Deglin – Dupuis.

 

Un album convenant pour l’ensemble des amoureux des félidés domestiques livrant, au fil de ces cent vingt-six pages, les péripéties de nos poilus à quatre pattes.  Destiné à toute la famille (à partir de six ans), cet album est a placé sans hésitation sous l’arbre de Noël !

 

 

 

 

 

© Deglin – Dupuis.

 

 

 

Haubruge Alain

 

Titre : Crapule 2.


Genre : Aventure féline.


Scénario : Jean-Luc Deglin.


Dessins : Jean-Luc Deglin.


Couleurs : Jean-Luc Deglin.


Éditeur : Dupuis.


Collection : Tous publics.


Nombre de pages : 128.


Prix : 14,50 €.


ISBN : 9791034733576.



Publié le 12/11/2018.


Source : Bd-best


A l'affiche du Spirou 4205  14 novembre 2018.

Les Nombrils : Nous ne sommes pas plus celles que vous croyez


            Le seul moyen de décider qui nous serons demain, ce sont les choix que nous faisons aujourd’hui. Pour les Nombrils, rien ne sera jamais plus comme avant, à cause des ex, de la drague et du Rock’n roll.

            Natacha est de retour après 4 ans. Elle se replonge dans le journal de bord de sa grand-mère pour repartir sur les traces du bateau L’épervier Bleu. Le rare et talentueux Walthéry nous offre la deuxième partie de cet épisode basé sur une histoire de Sirius.

            Sa et Sti, deux des auteurs les plus drôles et décalés du journal, signent un mini-récit aquatique : La moule et le crabe. Nemo, tiens-toi bien !

 

 

 

 


 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Nombrils (Les) : L’heure des choix

Pebble’s Adventures

Boîte à musique (La) : Le secret de Cyprien

Tuniques bleues (Les) : Sallie

 

Récits complets & Gags :

Boni

Cédric : L’argent ne fait pas le bonheur

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Petite Lucie (La)

Rob

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Delaf et Dubuc

En direct de la Rédac

Jeux : Quand l’art voyage… (Antoine & Morin)

 

Supplément :

Mini-Récit : La moule et le crabe (Isa & Sti)

 

 

En kiosques et librairies à partir du 14 novembre.

 

Prix: 2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade



Publié le 12/11/2018.


Source : Bd-best


14-18 dans les yeux d’une enfant de 2018. La petite fille qui voulait voir la guerre.



    « - Oh ! Ma petite Clémence, ça me fait bien plaisir de te voir.
-    Bonjour, Pépé.
-    Tu sais, la guerre de 1914 a été une hécatombe. Il y a eu des morts dans toutes les familles. Malheureusement, je n’ai pas grand-chose à te dire. Ma mère était une femme qui taisait ses chagrins. Elle travaillait dur et parlait peu. La seule chose dont je me souvienne, c’est un portrait de son père, qu’elle avait dans sa chambre, et qu’on allait tous les 11 novembre au monument aux morts.
-    Je pensais faire mon exposé sur ce soldat mort à la guerre. »

 

 

 

 

 

Clémence est une enfant d’aujourd’hui, une écolière du XXIème siècle. Elle habite à Charnay-Lès-Mâcon. En passant devant le monument aux morts de sa commune, une amie lui fait remarquer que son nom y est inscrit. Comment cela se fait-il ? Quel passionnant sujet pour un exposé !
Du haut de ses 10 ans, Clémence va revivre la vie de son arrière-grand-mère en trouvant dans le grenier de ses grands-parents des lettres de son aïeule datant de 14-18. Elle s’appelait aussi Clémence et a vu son père partir au front.

 

 

 

 

 

© Le Naour, Galland, Cordurié - Bamboo

 

 

 

Jean-Yves Le Naour, avant d’être scénariste de bandes dessinées est un historien spécialiste de la Première Guerre Mondiale.
Des albums sur la guerre, il y en a des tas. De l’excellente série 14-18 de Le Roux et Corbeyran au rigolo Les poilus frisent le burn-out de Bouzard, du témoignage Paroles de poilus aux Godillots de Marko et Olier, toutes les approches possibles semblaient avoir été réalisées. L’originalité du scénario de Le Naour est de s’adresser aux enfants par l’intermédiaire de quelqu’un de leur âge et de leur époque. Il les touche en plein cœur en mettant ainsi en évidence ce qu’ont vécu leurs ancêtres enfants de la guerre par rapport aux préoccupations futiles du siècle présent. Pourquoi futile ? Parce que comparé aux drames vécus par les acteurs du conflit, tout paraît futile. Alors, quand les parents de Clémence 2018 se disputent, ils feraient mieux de penser à la famille qu’ils forment et à la famille que Clémence 1914 aurait bien aimé connaître dans son foyer.

 

 

 

 

 

© Le Naour, Galland, Cordurié - Bamboo

 

Le scénariste délivre également des indications utiles pour qui veut retrouver le parcours d’un membre de sa famille disparu en 14. Le site Mémoire des hommes est une mine impressionnante de renseignements sur chacun des soldats morts pour la France pendant la Grande Guerre. Le Ministère de la Défense a numérisé toutes leurs fiches. Clémence y apprend des informations sur le père de son arrière-grand-mère. Elle se rend également aux archives départementales pour son enquête.
L’histoire a également la particularité de mettre à l’honneur le rôle des femmes restées dans les villages alors que leurs maris étaient sur les champs de bataille.

 

 

 

 

 

 

© Le Naour, Galland, Cordurié - Bamboo

 

Pour mettre en images cette émouvante transmission épistolaire entre deux jeunes filles de cent ans d’écart, quoi de mieux que le regard d’une femme. Christelle Galland le fait avec justesse et émotion.
La couverture met l’accent sur la Clémence d’aujourd’hui au milieu d’une troupe de poilus, personnage en couleurs au milieu de soldats du passé. Ainsi, est mise en évidence l’immersion d’une génération dans un passé qu’il est nécessaire et indispensable de ne pas oublier.

 

 

 

 

 

© Le Naour, Galland, Cordurié - Bamboo

 

L’album, qui devrait se trouver dans toutes les classes de CM2, se clôt par un dossier didactique sur le 134ème RI de Mâcon dans la grande guerre, la vie à l’arrière et les grandes figures locales, ainsi que ce qu’il en reste aujourd’hui.

La petite fille qui voulait voir la guerre est une œuvre d’utilité publique.

 

 

Laurent Lafourcade.

 


One shot : La petite fille qui voulait voir la guerre.


Genre : Témoignage historique.


Scénario : Le Naour.


Dessins : Galland.


Couleurs : Cordurié.


Éditeur : Bamboo.


Collection : Grand angle.


Nombre de pages : 48.


Prix : 14,50 €.


ISBN : 9782818947128



Publié le 11/11/2018.


Source : Bd-best


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