En images et en bulles
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La bĂȘte et la fille en peau de bĂȘte.  Raowl 2 - Peau d’ñne, la princesse qui pue

 

«  - Salut l’ami ! Tu peux nous mettre ce poulet dans un sachet ?

- C’est pour emporter, huhu !

- Bon, les gars, je vais être sympa, je vous laisse fuir.

- Il doute de rien, lui !

- Hé, mec ! Réveille-toi ! On est des brigands !

- On va te tuer et manger ton poulet.

- Ne me forcez pas à me lever, les gars… Sinon, je vais mélanger vos tronches avec mon poing.

- Stop ! Nul ne détrousse une honnête personne dans mon bois ! Je suis Peau d’âne, défenseuse des faibles et des opprimés. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors qu’il s’apprêtait à dézinguer deux trolls venus le détrousser de son repas, Raowl voit débarquer d’entre la forêt profonde une petite princesse, haute comme trois pommes, vêtue d’une peau d’âne, et bien décidée à faire régner la justice sur son territoire. Inutile de préciser que les deux barbares vont pouvoir numéroter leurs abattis. Peau d’âne, puisque c’est ainsi qu’elle se nomme, propose alors à Raowl d’aller sauver une nouvelle princesse en détresse retenue par un troll des cavernes. Mais ce que notre héros ignore encore, c’est que la tête de sa nouvelle camarade a été mise à prix par le roi, son père. Des chasseurs de prime sont sur ses traces… Le souverain a une nouvelle fiancée, Briguite, qui ne veut plus de gens sales dans le Royaume. « Donc, on les élimine... »

 

 

 

 

© Tebo – Dupuis

 

 

Tebo dynamite une nouvelle fois le monde moyenâgeux des contes de fées. Alors que l’on pouvait penser le genre éculé, il propose une nouvelle variation, une symphonie jubilatoire de 7 à 77 ans. Selon les codes que possèdera le lecteur en fonction de son âge, il appréciera le récit à diverses valeurs, mais dans tous les cas y trouvera son compte et son conte. Le troll Olrikiki n’a qu’à bien se tenir. Quant à la peau d’âne qui se trouve sur le dos de la princesse, ne serait-ce pas celle du compagnon de Shrek ? Symboliquement, avec tout le respect qu’on lui doit, l’ogre grossier est renvoyé dans ses retranchements.

 

 

 

 

© Tebo – Dupuis

 

 

Jacques Demy doit se retourner de bonheur dans sa tombe. On croyait qu’après lui plus personne n’aurait pu toucher à Peau d’âne. Le cinéaste avait transcendé l’histoire avec une Catherine Deneuve au sommet de sa carrière et un Jean Marais déjà caricatural. Demy avait osé une fin surréaliste, après laquelle on ne voyait pas comment une nouvelle lecture serait possible.

 

Le dessinateur de Captain Biceps s’éclate dans des dessins gigantesques. Des cases prennent une planche entière, voire une double. Ça rappelle les dessins que rajoutait Hergé dans des albums comme Le crabe aux pinces d’or quand il les a recomposés. Tebo offre aux yeux des lecteurs des souvenirs impérissables.

 

 

 

 

© Tebo – Dupuis

 

 

Plus de cinquante ans après, le cake d’amour peut à nouveau se déguster. Même s’il ne l’utilise pas, Tebo en a trouvé une nouvelle recette.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Raowl

 

Tome : 2 - Peau d’âne, la princesse qui pue

 

Genre : Aventures humoristiques moyenâgeuses

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tebo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034747801

 



Publié le 28/01/2021.


Source : Bd-best


Un conte de la réalité.  Piments zoizos, les enfants oubliés de la Réunion

 

«  - Bonjour, madame ! Les affaires des enfants sont prêtes ?

- Bonjour madame ! Oui, elles sont dans la case, je vais les chercher !

- Ah ah ! T’en as un drôle de chapeau, toi !

- Donnez-moi tout ça, on va les mettre à l’arrière, avec eux ! Vous êtes tout beaux, dites donc ! Vous allez en voir plein, des enfants, là où on va, ne vous inquiétez pas ! Vous allez vous faire plein d’amis… et apprendre beaucoup de choses ! »

 

 

 

 

 

 

 

La Réunion 1965. Jean et sa petite sœur, comme de nombreux autres enfants, sont enlevés à leur famille. Alors que Didi est confiée à des religieuses dans la pension des « Filles de Marie », Jean est envoyé en France pour vivre une vie meilleure. De foyers en familles d’accueils, Jean le déraciné n’aura de cesse de retrouver ses sources, jusqu’à revenir plus de quarante après sur son île. Mais après le passage d’un rouleau compresseur administratif ayant tout dévasté sur son passage, réécrire son histoire et retrouver les siens va s’avérer fort complexe. Qui plus est, le temps est passé par là. Le destin lui donnera-t-il un p’tit coup de pouce ?

 

 

 

 

© Tehem - Steinkis

 

 

De 1962 à 1984, ils furent ainsi autour de 2000 enfants arrachés à leurs familles et envoyés en métropole, essentiellement en Creuse, soi disant pour leur bien, soi disant pour lutter contre la misère sociale gangrénant l’île de la Réunion. Réparer la misère en creusant des cicatrices dans les cœurs, était-ce la solution ? Tehem ne tente pas de répondre à la question mais se contente de relater des faits, de façon romancée certes, mais objective. Epaulé par Gilles Gauvin, historien membre de la commission d’information sur les enfants dits de la Creuse, le dessinateur, lui-même d’origine réunionnaise et y ayant longtemps habité, rend un hommage poignant à ces enfants sacrifiés. Tehem ne fait pas un reportage. Il raconte une histoire dans un cadre historique plausible. Et comme dans toute bonne histoire, il faut un bon méchant. Ici, le monstre s’appelle l’Aide sociale dont les plaies des dysfonctionnements administratifs sont encore béantes aujourd’hui.

 

 

 

 

 

© Tehem - Steinkis

 


L’album s’ouvre par l’arrivée d’un adulte à l’aéroport Roland Garros à la Réunion. Cet homme, c’est Jean. Il vient retrouver l’enfant qu’il était. Tehem navigue tout au long du récit entre les époques marquées par des tons de couleurs. Entre chaque chapitre, une page intitulée La gazette de la Réunion donne des clefs historiques permettant de comprendre la situation vécue par les principaux protagonistes de l’histoire.

 

 

 

 

© Tehem - Steinkis

 

 

Les enfants oubliés de Piments zoizos ne sont au final pas si éloignés que ça des enfants perdus de Peter Pan. Les contes prennent souvent leurs sources dans des drames. Piments zoizos n’est au final qu’un conte de la réalité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Piments zoizos, les enfants oubliés de la Réunion

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario & Dessins : Tehem

 

Supervision historique : Gilles Gauvin

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782368463260

 



Publié le 28/01/2021.


Source : Bd-best


« Par la guerre, tout peut ĂȘtre perdu ! »   Pie XII T.1/2 Face au nazisme

 

 

Eugenio Pacelli, pour la plupart d’entre nous, ce nom n’évoque personne. Et pourtant, cet homme est devenu le pape le plus décrié du siècle dernier, plus connu sous le nom de Pie XII. Fortement critiqué pour sa passivité et son attitude vis-à-vis des persécutions subies par les populations juives durant la Seconde Guerre mondiale, le pape François vient de rendre accessibles (début mars 2020 (NB : la sortie de cette bande dessinée ayant été reportée depuis cette date à aujourd’hui pour cause de Corona virus)) les archives vaticanes concernant la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement le pontificat de Pie XII.

 

 

 

 

 

Paris, 12 décembre 1963, Rachel, une jeune femme juive assiste à une pièce de théâtre : « Le Vicaire ». Née en 1942, elle a échappé avec sa mère à une rafle, les autres membres de sa famille ayant été déportés et assassinés par les nazis. « Le Vicaire » présente Pie XII complice de l’horreur vécue par la communauté juive de l’époque. En pleine représentation, la pièce est  interrompue par des extrémistes catholiques faisant éclater leur colère contre la pièce : « sacrilège », « caricature », « interdiction » et même un terrifiant « sales juifs » ! Bouleversée, Rachel s’enfuit du théâtre. C’est à cette occasion qu’elle rencontre Miriam, une italienne, fille d’Israel Zolli, le grand rabbin de Rome qui s’est converti en 1945 au catholicisme et a pris Eugenio comme nom de baptême en hommage au pape.

 

 

 

© Rozjman – Juszezak – Glénat

 

 

 

Issu d’une famille de la noblesse pontificale, le jeune Eugenio Pacelli progresse dans la curie en tant que juriste pour la diplomatie vaticane. Lors de la Première Guerre mondiale, il est Nonce apostolique en Bavière et ensuite en Allemagne, où il assiste aux révoltes communistes et à la naissance du parti nazi. Négociateur de plusieurs concordats, il devient en 1929 secrétaire d'État et est ensuite nommé cardinal par le pape Pie XI. Travaillant quotidiennement avec lui, plus particulièrement  sur les relations avec l'Allemagne, il négocie un concordat avec Franz Von Papen lors de l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Il participe ensuite, pour Pie XI, à la lettre de condamnation du nazisme : "Mit brennender Sorge". Ses capacités de diplomate et la confiance de Pie XI, qui meurt en 1939, en font le favori du conclave qui l'élit peu avant le début de la guerre.

 

 

 

© Rozjman – Juszezak – Glénat

 

 

 

Au travers les yeux de ces deux femmes de confession juives, ce premier tome propose de retracer le parcours d’Eugenio Pacelli, de son enfance érudite à Rome jusqu’au conclave de 1939, l’appelant à la plus haute fonction de l’Église catholique.

 

 

 

© Rozjman – Juszezak – Glénat

 

 

 

Théa Rojzman (scénariste) & Erik Juszezak (dessinateur) ont choisi de se placer au plus près de l’homme, devenu pape malgré lui. De cette façon, ils tentent de déjouer les parti-pris idéologiques de tous bords qui se disputent encore une vérité difficile à établir au sujet d’une des polémiques les plus sensibles de notre histoire ! Théa Rozjman scénarise habilement cette biographie, nous décrivant la période jeunesse de Pacelli juste avant qu’il accepte la fonction de pape. Pour sa part, Erik Juszezak se démarque en nous proposant des illustrations attrayantes, collant parfaitement aux nombreux dialogues nécessaires distillés au cours du récit. A signaler, la présence en fin d’album d’un dossier documenté par le conseiller historique Bernard Lecomte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain


 

Série : Un pape dans l’histoire

 

Titre : Pie XII T.1/2 Face au nazisme  


Genre : Historique

 

Scénario : Théa Rozjman

 

Dessins : Erik Juszezak  

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56 


Prix : 14,95 € 


ISBN : 9782344031131



Publié le 28/01/2021.


Source : Bd-best


Castafarinelli.  La Castafiore

 

Et si la Castafiore n’était pas une femme ? La cantatrice qui accueille Tintin en 1939 dans sa voiture au beau milieu du Sceptre d’Ottokar serait-elle un homme ? Albert Algoud pose ce postulat de départ : la diva est un divo. Tintin aurait rencontré le dernier castrat.

 

 

 

 

 

 

 

 

                En 2006,  Algoud publiait déjà une biographie non autorisée de la Castafiore. Aujourd’hui, il la complète et l’étaye en apportant des preuves supplémentaires, tout en restant évidemment, non autorisée. On ne change pas une équipe qui gagne. Un préambule historico-musicologique sur le rôle des castrats dans l’histoire de la musique précède le parcours de vie du Rossignol milanais.

 

 

 

 

© Algoud, Bouldouyre - Le Cherche Midi

 

 

                De sa naissance en 1892 à son ultime apparition en 2020 (quelle santé !), on parcourt la vie de la cantatrice. Elle a rencontré les plus grands hommes du siècle, fréquentables (Joséphine Baker, Charles de Gaulle) ou pas (Tito). On apprendra qu’elle rencontra Hergé alors âgé de 15 ans en 1922 et qu’elle rejoignit les rangs de la résistance lors de la seconde guerre mondiale.

 

Albert Algoud est l’un des plus fins connaisseurs de l’univers Tintin. Si Philippe Goddin signe les meilleurs ouvrages sérieux concernant le monde d’Hergé, Algoud signe ceux qui sont à la fois les plus décalés et drôles, mais pour autant tout aussi respectueux.

 

 

 

 

© Algoud, Bouldouyre - Le Cherche Midi

 

 

Si son Haddock illustré et son Tournesol du même acabit, tout comme Tintinôlatrie, sont parus sous la bannière officielle et validée de Casterman, il n’en est pas de même pour les ouvrages suivants d’Algoud. En 1997, le torchon a brûlé entre l’auteur et Nick Rodwell, garant de l’œuvre d’Hergé chez Moulinsart. Le journaliste et d’autres individus comme Benoît Peeters ont reproché au gardien du temple d’empêcher l’utilisation de dessins d’Hergé pour leurs livres et de privilégier le merchandising. Les bouquins suivants d’Albert paraîtront sans aucune illustration d’Hergé. Qu’à cela ne tienne, des auteurs prestigieux illustreront Le Dupondt sans peine. Les dessins d’Alain Bouldouyre parsèment cette réédition enrichie et toujours non autorisée de la biographie de la Castafiore.

 

 

 

 

© Algoud, Bouldouyre - Le Cherche Midi

 

 

Et si tout ça était vrai ? L’enquête minutieuse ne laisse pas de doute. Casta, castrat, castrafiore !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Titre : La Castafiore 

 

Genre : Biographie non autorisée

 

Auteur : Albert Algoud

 

Illustrateur : Alain Bouldouyre

 

Éditeur : Le Cherche Midi

 

Nombre de pages : 240 

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782749165035

 



Publié le 27/01/2021.


Source : Bd-best


Retour en citĂ© assyrienne.  Alix Senator 11 - L’esclave de Khorsabad

 

« - Alors Sénateur, ça va mieux ? Dépêche-toi de te réveiller ! Le Seigneur Barzapharnès n’aime pas attendre !

- Tu étais au théâtre !

­- Oui. J’ai déclenché la bagarre avec mes hommes pour pouvoir t’enlever tranquillement ! C’est tellement facile de berner un romain ! »

 

 

 

 

 

 

 


                Alors qu’il assistait à une simple représentation théâtrale, Alix se trouve mêlé à une rixe entre spectateurs. Il s’avère que tout n’était qu’un prétexte pour l’enlever. Le Sénateur est mené devant Osacès, eunuque au service du Seigneur parthe Barzapharnès. L’homme parle au nom de son maître, impassible sur son trône derrière une tenture. Le Seigneur a besoin d’or, de beaucoup d’or, pour lever une gigantesque armée afin de combattre Rome. Et seul Alix peut le lui trouver !

 

 

 

 

 © Démarez, Mangin, Chagnaud – Casterman

 

 

                Qu’il doit être fier de Valérie Mangin, Jacques Martin, là où il est ! Alors que la série mère a encore du mal à se stabiliser, les albums du duo Jailloux/Bréda redorant quand même son blason, Alix Senator frappe encore très fort. Valérie Mangin n’est pas tendre avec ses personnages qui, au cœur du danger et contrairement à ce qu’il se passe dans des séries « classiques », ne sont pas épargnés par la cruauté du monde Antique. (Mais le monde moderne est-il moins cruel ?)

 

 

 

 

 © Démarez, Mangin, Chagnaud – Casterman

 

 

                Dans une scène introductive mémorable, Mangin récupère les réfractaires du Senator (s’il en existe encore) en montrant Alix adolescent combattant auprès de son père Astorix (l’hommage à Uderzo est très finement placé) et devenir esclave à Khorsabad, face à une armée de statues de soldats à faire pâlir de jalousie Qin Shi Huang. En la personne de Monasès, la scénariste semble introduire un nouvel Enak, troublant Alix dans un jeu de dupes par un physique étonnamment ressemblant à son ancien compagnon d’aventures. Et comme souvent dans les aventures d’Alix, la folie des hommes est au centre des embûches qui se mettent sur son chemin.

 

                Thierry Démarez ne cherche pas à faire du Martin. Il reste fidèle à son style qui, aidé par les couleurs de Jean-Jacques Chagnaud, donne en particulier aux décors un ton de réalité immergeant le lecteur dans une Antiquité que l’on imagine très fidèle à la réalité. Démarez va loin dans la violence quitte à infliger aux lecteurs des scènes tranchantes.

 

 

 

 

 © Démarez, Mangin, Chagnaud – Casterman

 

 

                Le formidable site dédié à la série apporte un éclairage culturel et ludique. Visitez http://www.alixsenator.com/accueil.html et jouez au vrai/faux sur la mythologie romaine, apprenez en plus sur les personnages, les lieux, l’Histoire avec un grand H, la mythologie, les auteurs.

 

A noter qu’il existe une version de luxe à dos toilé de ce onzième volet des aventures du sénateur Alix. Tirage limité à 3000 exemplaires.  (18,95 €)

 

                Alix Senator, le mystère, la folie et la grandeur de tout le bassin méditerranéen sont ta source, ton danger et ta force.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Alix Senator

 

Tome : 11 - L’esclave de Khorsabad

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Valérie Mangin

 

Dessins : Thierry Démarez

 

Couleurs : Jean-Jacques Chagnaud

 

D’après : Jacques Martin

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782203208292

 



Publié le 27/01/2021.


Source : Bd-best


Jurassiques gags.  Les nouvelles aventures apeupréhistoriques de Nabuchodinosaure 4

 

« - Pauvre petite bête !... J’ai bien peur qu’elle ne puisse pas s’en sortir !... Ce serpent va la suivre dans son terrier et la dévorer toute crue ! La loi de la nature est cruelle. Ce sont les plus faibles qui se font dévorer par les plus forts !

-   Ne crois pas ça !... La vie sur terre est beaucoup plus surprenante que ce que l’on croit ! En fait, il faut imaginer la chaîne alimentaire comme un vaste labyrinthe !... Eh bien, ce seront les plus malins et plus rusés qui arriveront à s’en sortir pour survivre ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’apeupréhistoire de Nab, ce n’est pas nécessairement le plus fort qui s’en sortira le mieux. Quand un souriceau est poursuivi par un cruel serpent jusqu’aux tréfonds de son terrier, le boa ne se doute pas que c’est lui qui n’en sortira pas. Mais parfois, être costaud, ça peut quand même être utile. Si Nab a quelquefois besoin de son ami le sorcier Noudino pour lui administrer un complément alimentaire, notre héros doit penser qu’il n’a pas l’exclusivité des services de la médecine.

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Gille - Bamboo

 

 

Nab vit dans une préhistoire absurde parodie d’une époque plus tard dominée par les hommes. Les sauriens ne sont en fait que des prequels de l’image humaine. Nab et les siens sont les acteurs de situations parfois ubuesques comme on pourrait en connaître. La justice, le machisme, la médecine ou encore la religion sont tout autant de thèmes adaptés à la sauce Nab.

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Gille - Bamboo

 

 

La série n’en n’est pas qu’à son quatrième album, mais bien au dix-huitième si l’on compte la première série scénarisée par Herlé parue chez Dargaud. Depuis sa résurrection chez Bamboo, le dessinateur Roger Widenlocher s’est adjoint les services du scénariste Patrick Goulesque. Si à ses débuts, la série jouait dans le Tex Avery en puissance, elle a gardé ce côté délirant mais lorgne plus vers les gags théatraux. Preuve en est au sens premier du terme avec la série de gags où Nab fait répéter une troupe d’acteurs sur scène et où tout ne se passe pas comme prévu. Les meilleures situations restent celles de pure poésie comme le duel de flûtistes.

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Gille - Bamboo

 

 

Bienvenue dans la série à Anne Gille qui colorise son tout premier album dans le plus pur respect de la série et avec tout autant de talent que ses prédécesseurs. Avec des couleurs de dinosaures improbables, il aurait été facile de glisser dans des tons criards. Il n’en est rien. Tout semble apeupréhistoriquement conforme.

 

 Le slogan de Jurassic Park était « Il a fallu 65 millions d’années pour que cette aventure devienne possible. ». C’est aussi le temps qu’a mis Nab pour venir de son époque pour nous faire marrer !

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les nouvelles aventures apeupréhistoriques de Nabuchodinosaure

 

Tome : 4

 

Genre : Humour préhistorique

 

Scénario : Patrick Goulesque & Roger Widenlocher

 

Dessins : Roger Widenlocher

 

Couleurs : Anne Gille

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818977088

 



Publié le 27/01/2021.


Source : Bd-best


Pas tous les jours facile d’ĂȘtre la fille d’une rockeuse et d’un dĂ©mon.  Zombillenium 5 – Vendredi noir

 

« - Gretchen… Ton père est venu nous rendre visite. Il… Il est venu te chercher.

- Qu’est-ce que voulez ? M’emmener en enfer ?

- Non, Gretchen. J’ai besoin de toi pour un stage d’observation dans ma nouvelle entreprise du nord de la France.

- Votre parc qui embauche des pauvres gens pour l’éternité afin d’amuser les touristes ? Ça ne m’intéresse pas !

- Tu n’as pas vraiment le choix. Tu vas devenir une chasseuse de têtes, débusquer le monstre dans chaque être humain et l’embaucher dans mon parc. Tu as été formée pour ça. Tu es douée pour ça. Tu es née pour ça. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Chanteuse dans un groupe de Heavy Metal, la maman de Gretchen, une rebelle, a signé un pacte avec le diable, lui cédant corps et âme en échange du génie musical. Les conséquences seront plus importantes qu’elle ne le croyait. Sa fille ne sera pas comme les autres… Aujourd’hui, Gretchen n’est plus une enfant. Son démon de père se présente à elle. Mais ce qu’il lui propose n’est pas de son goût, ni de celui de sa mère. Alors que cette dernière finit en « galères », en haut, c’est le « vendredi noir », ce grand soir mythique où les monstres tuent les visiteurs. Tiens ? Cette fois-ci, les vilains ont l’air de se prendre une dérouillée.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis

 

 

Arthur de Pins revisite le mythe d’Orphée et d’Eurydice en envoyant Gretchen sauver sa mère des Enfers. Après un tome précédent très économique marchant sur les pieds de la finance de Largo Winch, l’auteur revient au basique : des monstres et un parc. Vendredi noir est une histoire qui va de l’avant en dévoilant des pans du passé. Ainsi, Gretchen fait vraiment partie de la famille de chacun des lecteurs.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis

 

 

Avec son traitement tout en informatique, le dessinateur parvient à annihiler la froideur de l’outil pour aboutir à un résultat vivant et tout en profondeurs. De quoi se réconcilier avec les adeptes du stylet.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis

 

 

Alors que de Pins pensait conclure sa saga, la fin est ouverte. De plus, il nous annonce un tome 0 reliant la série au film animé afin qu’il ne manque aucune pièce au puzzle. Lecteurs, rassurez-vous, le parc n’a pas encore fermé ses portes.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Zombillenium

 

Tome : 5 – Vendredi noir 

 

Genre : Attraction terrifiante 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : De Pins 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034737000

 



Publié le 27/01/2021.


Source : Bd-best


Le taureau par les cornes.  CĂ©dric 34 – CouchĂ©, sale bĂȘte !

 

« - Papa, comment tu t’y es pris pour avouer à Maman que tu l’aimais, la toute première fois ?

- Ben… A vrai dire, j’ai pas pu…

- Hihihi… Je le vois encore… Visiblement, il avait quelque chose à me dire… Mais il restait là, tout pâle… Il s’est même mis à transpirer à tel point qu’à un moment, il s’est trouvé mal…

- C’est vrai. Ce jour-là, je n’ai rien pu dire… La toute première fois, c’est toujours le plus difficile, mais après les mots viennent tout seuls. »

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ce qui se conçoit clairement s’énonce clairement. » Le proverbe n’est pas toujours vrai, surtout quand il s’agit d’amour. Alors, quand Cédric se renseigne auprès de ses parents pour savoir comment ils ont fait pour conclure, il pense apprendre comment séduire Chen, mais il n’aura pas forcément la recette magique ou la réponse qu’il souhaitait. Toujours est-il que dans cet album, le gamin va devoir prendre le taureau par les cornes, au figuré, comme au propre. Il va devoir vérifier si les vaches rejettent du CO2. Il va assumer, ou pas, un rôle pour le spectacle de l’école. Pépé, quant à lui, va lui donner la recette des scènes de ménage, lui apprendre comment il a séduit sa grand-mère et lui prouver que les médailles ne sont pas réservées aux hommes, loin de là...

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

Laudec créé ses scènes comme dans un théâtre de marionnettes. Les décors sont dépouillés. Une fois les scènes installées, l’attention du lecteur est ainsi portée sur les relations entre les personnages et leurs attitudes. C’était un principe revendiqué par Morris qui fonctionne à merveille et qui est toujours d’actualité.

 

Au bout de trente-quatre albums, on pourrait se sentir lassés des joutes verbales entre Cédric et son grand-père et des tentatives du gamin de séduire sa petite chinoise, il n’en est rien. Les auteurs instillent régulièrement des petites nouveautés, des personnages secondaires qui prendront ou pas de l’ampleur, comme ici la fille de tante Julie, petite peste insupportable qui s’empêtre dans sa prétention et sa logorrhée.

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

                Peut-on être un jour se rendra-t-on compte que Raoul Cauvin fait partie des fondations de la bande dessinée, a contribué à l’écriture de sa grammaire et est un personnage éminent de l’humour franco-belge ? Alors, pourquoi le scénariste n’est-il pas reconnu à sa juste valeur ? Pourquoi ses albums ne font-ils jamais (ou rarement) partie des sélections officielles ? Mais tout simplement, parce qu’il est populaire. N’est-ce pas là la véritable reconnaissance et la clef du bonheur ? Oui.

                Les séries de Raoul Cauvin, lorsqu’on les a abordées dès le plus jeune âge de lecteur, et c’est possible, reviennent comme des madeleines de Proust qu’il est toujours rassurant de croquer tout au long de sa vie.

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

 

                Cédric, c’est un bon moment de complicité avec une série familiale dans laquelle il y a un peu de chacun d’entre nous et d’entre les nôtres. Comme Pépé, pour tout l’or du monde, on ne raterait pas un seul de ses spectacles.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Cédric

 

Tome : 34 – Couché, sale bête ! 

 

Genre : Humour familial 

 

Scénario : Cauvin 

 

Dessins : Laudec 

 

Couleurs : Leonardo  

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034747955

 



Publié le 26/01/2021.


Source : Bd-best


Good Doctor.  Chloro King

 

« - Un nouvel adversaire ose se dresser face à moi. L’appel du Géné… du Président me fait craindre un exode des villes vers les campagnes. Ne commettons pas les mêmes erreurs qu’en 40. une panique populaire provoquerait plus de morts que le coronavirus. Il faut rassurer les français. L’occupation du pays par l’ennemi ne doit pas s’éterniser. La chloroquine et l’azithromicine sont nos seules armes. La restriction de la chloro ne doit pas freiner la résistance. Le réseau prendra le maquis cette nuit. Infiltrons le marché noir. Soignons coûte que coûte malgré le rationnement. »

 

 

 

 

 

 

 


 

                Le professeur Raoult, en véritable va-t-en-guerre, s’érige en principal rempart contre le coronavirus et contre les ennemis de sa thérapie. Distribuer des cachetons, éliminer des clusters, Raoult a bien l’intention de niquer sa race au virus. C’est lui-même qui le dit. En jogging et la casquette à l’envers, le sauveur de l’humanité suit les infos sur son smartphone, allongé sur un banc de la cité. Très vite, il prend conscience que la  situation est bien plus grave qu’il ne l’imaginait. Il doit agir. Il y a non-assistance à pays en danger.

 

 

 

 

 © Dadou - Fixila

 

 

                Le covid est-il vegan ? Les français sont-ils hypocondriaques ? Est-il nécessaire de faire mal son job pour faire de la politique ? La chloroquine peut-elle faire des miracles en sport ? Et cette chloro, comment ça pousse ? A ces questions et à beaucoup d’autres, MC Raoult, maître des quartiers Nord, va nous apporter des réponses.

 

                Dadou est parti d’un dessin humoristique qu’il a réalisé pour les réseaux sociaux sur lequel Raoult, en dealer de banlieue  marseillaise, demande à un Macron flippé s’il recherche de la chloroquine. Il n’en fallait pas plus pour déceler en ce personnage la puissance d’un héros comique de bande dessinée. En fin de confinement, l’album est écrit. Il est dessiné dans la foulée. En sept mois, un dessin d’actu a donné naissance à une BD décalée, marrante, dans l’air pas très pur du temps, bref, un album historique en quelque sorte, témoignage d’une année chahutée. Dadou a récemment rencontré Raoult. Le médecin l’a remercié pour cette merveilleuse idée.

 

 

 

 

 © Dadou - Fixila

 

 

                Au-delà du professeur, Dadou rend hommage au tout Marseille. Soprano, Jul, René Malleville et d’autres font office de figurants de luxe. Les clins d’œil à la cité phocéenne sont pléthore. Nul besoin d’être du cru pour les apprécier, même si les locaux en verront certainement beaucoup plus que les autres. Les politiques nationales et internationales en prennent également pour leurs grades. Bolsonaro, Trump et Johnson n’ont rien à envier à Macron et sa team.

 

 

 

 

 © Dadou - Fixila

 

 

                On est encore loin d’être sortis de la crise. Les tests antigéniques et PCR n’ont pas fini de faire partie de notre quotidien. Si le vrai Professeur Raoult n’a pas dit son dernier mot, espérons que le Chloro King de Dadou non plus. Alors, pendant un confinement 3 et en attendant un vaccin 1, réclamons tous un Chloro King 2.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Chloro King

 

Genre : Actualité médicale

 

Scénario & Dessins : Dadou

 

Couleurs : Marie Favantines & Bulba

 

Éditeur : Fixila productions

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13 €

 

ISBN : 9782957409402

 



Publié le 26/01/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4320 -  27 Janvier 2021

 

 Coup d’éclat au gala !

 

 

 

 

 

 

 

 

            C’est le dénouement dans les yeux de Lya. La jeune stagiaire de notaire confondra-t-elle le responsable de son accident ?

            Fred Bernard et Thomas Baas proposent une belle et instructive ballade en forêt pour Objectif Terre.

            Et un livret Imbattable est offert aux abonnés dans un récit mettant le gendarme Jean-Pierre en vedette.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Jousselin – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Un coupable intouchable

Créatures : La grande nuit

Louca : Foutu pour foutu

Super Groom : Chapitre 5

 

 

Récit complet :

 

Objectif Terre : Le professeur Bernard raconte (Bernard & Baas)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Femmes en blanc (Les)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Léon & Lena

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : David Etien

En direct du futur : La couverture selon Lucy (Mazel)

Interview : Cunha & Carbone

Jeux : Lya mène l’enquête ! (Buru)

Spirou & moi : Colpron

 

Supplément abonnés :

Livret : Imbattable, Opération Jean-Pierre

 

 

En kiosques et librairies le 27 janvier 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 26/01/2021.


Source : Bd-best


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