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Une histoire de la fin de l’Âge d’Or  Benoît Brisefer    Intégrale 3 – 1975-1978

 « - Voilà ! Il y a en ce moment au Musée une grande exposition des trésors d’art africain !

-          Oh, oui ! On l’a visitée avec l’école, y’a des trucs terribles et qui font peur ! On dit que des voleurs ont essayé de s’introduire dans le Musée, mais ils n’y sont pas parvenus. Je crois que c’est bien gardé, hein ?

-          Dans cette exposition, il y a un petit objet sans aucune valeur que j’aimerais tant avoir. Hélas ! Le conservateur ne veut absolument pas me le vendre, alors nous avons pensé à vous… »

 

Démonia est bien crédule. La vamp au fume-cigare pense que Benoît pourrait défoncer les portes, assommer les gardiens et chiper le fétiche ? Mais ce serait un vol ! Le garçonnet n’est pas aussi facilement manipulable. Zlip et Molleton, les hommes de main de Démonia, vont alors tout faire pour que Benoît s’enrhume et, qu’ainsi affaiblit, il soit à leur merci. Mais une fois l’enfant malade, il perd sa force. Comment faire pour qu’il collabore ? Nos bandits vont devoir redoubler d’ingéniosité pour convaincre Benoît de récupérer la poupée.

 

 

 

 

 

 

© Peyo, Blesteau - Dupuis

 

Le fétiche est le dernier épisode de Benoît Brisefer supervisé par Peyo. Publié à la fin des années 70, il marque la fin de l’âge d’Or de la bande dessinée franco-belge. Bien que souffrant d’une fin un peu abrupte, il conserve de la magie du génie Peyo, magie qui sera moins présente dans les histoires qui seront éditées bien des années plus tard au Lombard.

 

Blesteau co-scénarise Le fétiche avec Peyo, qui en a eu l’idée originale. La naïveté de Benoît ne l’empêche pas de faire montre de lucidité. Les méchants sont plus bêtes que dangereux. L’intrigue est divisée en trois parties : l’enrhumage, l’enfumage, la prise de conscience.

 

 

 

© Peyo, Blesteau - Dupuis

 

 

 

 

Blesteau est un pur élève de l’école de Marcinelle. Ses personnages sont des purs produits des studios Peyo. Il est généreux dans les décors, trouvant le parfait équilibre, sans surcharge. L’intérieur de chez Madame Tapotrin est le merveilleux témoin d’une époque. Cet album sera la seule aventure de Benoît Brisefer que Blesteau signa. Il se consacra ensuite à Wofi, l’une des meilleures séries animalières de l’époque (Cf. sur ce site la chronique Case à part consacrée à Wofi : https://www.bd-best.com/case-a-part-wofi-news-8029.html ), qui ne trouva malheureusement pas son public. Il créa ensuite Toupet avec Christian Godard, qui connut un beau succès.

 

 

 

 

© Peyo, Blesteau - Dupuis

 

 

 

Cette intégrale est introduite par un dossier complet de Patrick Gaumer et complétée, entre autres, par un incunable, une pépite oubliée de Peyo : Pierrot et la lampe, ou encore les délicieuses planches publicitaires avec Benco, la boisson chocolatée qui donne des forces.

 

Benoît Brisefer a encore du potentiel. On n’a plus eu de ses nouvelles depuis Sur les traces du gorille blanc, paru en 2015 à l’occasion de la sortie du film Les taxis rouges. Il serait temps que Le Lombard s’occupe d’un sérieux revival de ce petit garçon, ainsi que de celui d’un certain page et du nain qui l’accompagne.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Benoît Brisefer   

Tome : Intégrale 3 – 1975-1978

Genre : Aventure humoristique

Scénario & Dessins : Blesteau & Peyo

Éditeur : Le Lombard

Nombre de pages : 224

Prix : 25,50 €

ISBN : 9782803671809



Publié le 05/04/2018.


Source : Bd-best


Aventure d’Heroïc-Fantasy ou thriller politique ?  Ralph Azham 11 – L’engrenage

 « - ça s’est bien passé apparemment avec Tilda Pönns…

-          Apparemment.

-          Je ne suis quand même pas à l’aise du fait qu’elle ait fondé la Réfutation qui met à mal toutes mes croyances en les quatre Dieux.

-          Bâh… Moi, je n’y crois pas en tes quatre Dieux…

-          Oui, mais vous ne vous y opposez pas frontalement.

-          Et avec les Grands Prêtres qui s’opposent à moi, quel camp vas-tu choisir, Yassou ?

-          Celui de la conciliation.

-          Ça s’appelle aussi le camp de l’utopie. »

 

Ralph Azham est bien philosophe. Il cherche à nouer des alliances pour renforcer sa position. L’arc de Tilda Pönns ne lui fait plus peur. Est-ce depuis sa rupture avec Zania qu’il pense qu’il y a bien plus grave ?

Par ailleurs, sa sœur Rose lui apprend que, d’après les archives de la police, tout un village de Wal aurait perdu la mémoire. Elle voudrait y aller afin de savoir s’il y a un lien avec son amnésie. Ralph décide de l’y accompagner. On ne peut pas dire que les habitants les accueilleront à bras ouverts.

 

C’est déjà le onzième épisode des aventures de Ralph Azham. Son auteur, Lewis Trondheim, conçoit le récit comme un tout depuis la première page. Pour preuve, la numérotation des planches se poursuit sans remise à zéro du compteur depuis le tome 1. Avec celui-ci, Lewis dépasse les 500 planches de son Lapinot et les carottes de Patagonie.

 

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

 

 

Le caractère de Ralph Azham s’affirme. Même si le personnage est en proie à des doutes, quand il sait ce qu’il veut, il ne faut pas l’embêter. On pourrait comparer la série à un billard français dont le héros est la boule principale. Il rebondit sur les coins de la table, représentés par les différents protagonistes satellitaires. Chaque fois qu’il rencontre l’un d’entre eux, notre héros ricoche pour se repositionner au centre de la table. Trondheim tient la canne et fait vivre au canard bleu des péripéties plus ou moins dangereuses.

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

 

Les personnages secondaires du royaume d’Astolia forment une famille solide et bien installée : de Rose à Amélie, de Tilda Pönns à Markel ou de Maude à Zania, on retrouve chacun d’eux avec plaisir. Il faut juste se remettre leur historique en tête à chaque épisode tellement la mythologie de la série commence à être touffue.

 

Plus que jamais, Ralph Azham, ses amis et ses ennemis sont pris dans l’engrenage d’une aventure d’Heroïc-Fantasy qui se transforme en thriller politique.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Ralph Azham

Tome : 11 – L’engrenage

Genre : Heroïc-Fantasy

Scénario & Dessins : Trondheim

Couleurs : Findakly

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 12 €

ISBN : 9782800174068



Publié le 04/04/2018.


Source : Bd-best


Mais que fait la police ?! Elle investit le neuvième art #1 | Sanlaville sort San-Antonio du sanatorium, Dard d’art (et du grand!)

Membre de la génération-phénomène, jeune et branchée (mais pas que), celle des prodigieux Last Man, Michael Sanlaville s’attaque à un héros d’un autre temps mais qui n’a en rien perdu de sa prestance caustique quand on sait bien s’en servir: San-Antonio. Une sorte de monstres du Loch Ness dont les aventures littéraires, arrêtées en 2001(après 175 tomes et 52 ans d’activité) que des adaptations (souvent de seconde zone) ont tenté de rendre dans d’autres domaines d’expression. La dernière fois, c’était sur grand écran avec double ration de Gérard (Depardieu – qui a un petit rôle dans cet album – et Lanvin) et de navet. On pouvait craindre le pire, mais Michael Sanlaville tient le bon bout et met la gomme sans rien effacer des aspirations totalement décalées de ces héros malgré eux que sont San-Antonio et Bérurier !

 

 

 

 

© Sanlaville chez Casterman

 

Résumé de l’éditeur : Si Bérurier joue les maîtres d’école en plein Beaujolais, ce n’est pas par vocation pédagogique : deux élèves ont disparu et un professeur a été assassiné ! Le commissaire San-Antonio est convaincu que seul un travail d’infiltration permettra de démasquer les coupables…

 

 

 

 

© Sanlaville chez Casterman

 

Grangognant-au-Mont-d’Or, si un tel nom de village ne fait pas planer le pittoresque, on ne sait pas ce qu’il vous faut. Pas loin de Lyon, le village n’a pas de vue sur la Ville-lumière puisqu’elle abrite aussi son lion en cage, mais avec de quoi boire (et ce n’est pas de l’eau), dans la prison que peut être une école. Quoi de plus normal pour donner un coup de fouet et de jeunesse à cette vieille série, que de la ramener sur les bancs d’une classe turbulente. Un homme est mort, un professeur et depuis, c’est Bérurier qui assure les cours… à sa façon. C’est-à-dire en tapant la carte, en gueulant des expressions que lui seul comprend et en initiant les gones au plaisir du p’tit rouge. Bref, c’est le chambard, promu par la gouaille formidable de ce professeur particulier, très particulier. Qui va d’ailleurs s’attirer les foudres (très vite éteintes dans une empoignade) d’un inspecteur scolaire aux allures d’un Zemmour. Attendez de voir quel rôle de composition s’est octroyé un DSK à l’air plus vicelard que jamais.

 

 

 

 

© Sanlaville chez Casterman

 

 

 

 

© Sanlaville chez Casterman

 

Pendant huit planches, Sanlaville donne le ton, dans la fureur et le chaos jubilatoires. C’est du bonus, un prologue qui ne dit rien de l’enquête qui va suivre mais dont cet album (qui compte 96 pages et laisse donc le luxe et l’espace à son auteur de broder du sur-mesure et de camper le décor) n’aurait pu se passer. De la BD-saucisson en quelque sorte, avec quelques amuse-gueules – et quelles gueules! – avant le plat principal. Et quand on est pas loin des Bouchons, on a de quoi saliver. Bérurier voit sa carrière d’instituteur déjà compromise et San-Antonio surgit.

 

 

 

 

© Sanlaville chez Casterman

 

L’heure est grave, même si elle ne le paraît pas. Certes, on a retrouvé une photo de cul dans la sacoche d’une tête blonde mais ce n’est pas le pire. Des enfants ont disparu et un prof a été assassiné. C’est la débâcle au pays des cartables (encore plus quand une grenade vous tombe dessus et empêche le commissaire de conclure avec la jolie Rosette – il faut bien parer au plus urgent) et le petit monde de la luxure, situé à deux pas de là n’est pas en reste.

 

 

 

 

© Sanlaville chez Casterman

 

Revenu de son roman du début des années 60, c’est tout un petit monde de santons de province, un peu dégénérés et portés sur la chose mine de rien, qui s’anime. Ils sont déjà hauts en couleur mais Sanlaville ne se prive pas de leur donner un surplus de peps et de pop pour provoquer la frénésie. Les moteurs vrombissent, les courbes des routes et des corps ne se font pas attendre et San-Antonio (re?)trouve toute sa flamboyance.

 

 

 

 

© Sanlaville chez Casterman

 

« L’adaptation fidèle au poil de cul près, je sais pas faire et j’y crois pas! », et il fait bien, Sanlaville. On (res)sent toute la ferveur de celui qui a oeuvré comme storyboarder et animateur, dans la maestria du découpage qui s’accouple avec la précipitation d’un San-Antonio ou avec la saoulerie de son acolyte alcoolique. C’est direct, décapant et décadent, juteux et tranchant. Ça y est, on est ivre d’aventure pittoresque, et qu’est-ce que ça fait du bien. Charmeur, sexy et charmant.

 

Alexis Seny

 

Série : San Antonio

Tome : 1 – San Antonio chez les gones

D’après l’univers et le roman de Frédéric Dard paru en 1962 chez Fleuve

Scénario, dessin et couleurs: Michael Sanlaville

Genre: Humour, Polar, Action

Éditeur: Casterman

Nbre de pages: 96

Prix: 16€



Publié le 04/04/2018.


Source : Bd-best


Un chef-d’œuvre enfin réédité.  Marc Jaguar : Le lac de l’homme mort

 « - C’est mon assommeur !... Le type qui a volé mon film !!!

-          Du calme, petit !... On va te le rendre, ton film !... Et à la place, tu nous donneras celui qui a servi à photographier le lac.

-          Vous vous intéressez à la photo ?

-          Ecoute, mon vieux ! On n’est pas ici pour tenir une conférence… Voici le film… passe-nous l’autre !

-          Donne-leur le film, Marc !

-          Une seconde ! Cette propriété vous appartient ?

-          Le film… Et au trot… Ou, comme le disait si bien ton copain, les ennuis vont te dégringoler dessus. »

 

Marc Jaguar est photographe pour le journal La Haute-Vienne. A chaque fois qu’il tente de photographier le lac de l’homme mort, les photos sont ratées. Et lorsqu’il s’entête à renouveler les clichés, accompagné d’un détective privé, une bande de malfrats vient lui chercher des ennuis. Que cache ce lac ? Pourquoi Saint-Ange, l’homme au cigare, tient-il tant à le racheter à l’Etat ?

 

 

 

 

© Tillieux – Dupuis

 

 

 

Cette histoire de Marc Jaguar est rééditée pour la première depuis 1987 et sa dernière publication dans le sixième tome de la première intégrale consacrée à Gil Jourdan. On y retrouve tous les poncifs des scenarii de Tillieux : des poursuites en bagnole, des flics qui passent pour des crétins et un enquêteur accompagné d’un faire-valoir humoristique. Gil Jourdan avait Libellule, Félix avait Allume-Gaz, le compagnon de Marc Jaguar, étrangement, ne porte pas de nom. Autre curiosité ou effet de titre : on n’apprendra rien ni ne nous poserons jamais de question sur l’homme mort en question.

             

            Marc Jaguar intègre à présent la magnifique collection Dupuis Patrimoine. José-Louis Bocquet s’est chargé du dossier introductif. Les 46 planches du Lac de l’homme mort sont accompagnées des huit planches des Camions du diable, récit suivant inachevé. La série ayant des problèmes avec la censure en France, Tillieux abonna alors le journaliste Marc Jaguar au profit du privé Gil Jourdan.

 

 

 

 

© Tillieux – Dupuis

 

 

            Maurice Tillieux était le roi du polar et a livré les plus grands récits du genre de la bande dessinée franco-belge des années 50 à 70. Sa disparition dans un accident de voiture en revenant du festival d’Angoulême en 1978 a laissé un vide à jamais béant.

 

Notons qu’Etienne Borgers a terminé le scénario des Camions du diable. Dessiné par Jean-Luc Delvaux, l’album, supervisé par Walthéry, devrait sortir dans quelques mois.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Marc Jaguar : Le lac de l’homme mort

Collection : Dupuis Patrimoine

Genre : Polar

Scénario & Dessins : Tillieux

Commentaires :  Bocquet

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 52

Prix : 24 €

ISBN : 9782800152172
 
 



Publié le 03/04/2018.


Source : Bd-best


Frank Le Gall retrouve son héros après une très (trop) longue absence  Théodore Poussin 13- Le dernier voyage de l’Amok

« - Notre voyage nous conduira jusqu’à une île qui ne se trouve pas à plus d’une journée d’ici…

-          Il s’agit d’une croisière, Capitaine ? (…)

-          Nous allons combattre des pirates - des vrais. S’en sortiront les plus malins, ceux qui me feront confiance et m’obéiront sans discuter. Pour quoi, enfin ? Pour les dollars de votre engagement, plus une belle prime à l’arrivée. Quand à ceux qui croient encore aux trésors des pirates, ils pourront toujours se partager celui du Capitaine Crabb… »

 

            1934, à Singapour, Théodore Poussin constitue un équipage de marins afin de faire main basse sur le trésor du Capitaine Cabb. Ce dernier a chassé Poussin et ses compagnons de leur île. La vengeance est un plat qui se mange froid. A force de fréquenter des milieux interlopes, l’ancien comptable de Dunkerque n’a plus de scrupules. Il garde sa dignité mais n’hésite pas à mettre tout en œuvre pour arriver à ses fins, préférant parfois que ce soit les autres qui se salissent les mains à sa place.

 

 

 

© Le Gall, Le Gall - Dupuis

 

 

 

 

            Frank Le Gall retrouve Théodore Poussin après une très (trop) longue absence comme s’ils s’étaient quittés la veille. Le résultat est toujours aussi exotique. Ce dernier voyage, qui espérons-le ne sera pas le dernier, est la rencontre entre Jack London et Lewis Milestone, l’auteur de Fils du soleil et le réalisateur des Révoltés du Bounty et de L’inconnu de Las Vegas, ou bien entre Herman Melville et Bruce Boxleitner, l’auteur de Moby Dick ou de Taïpi et le héros de la série Frank, chasseur de fauves.

 

            Aux côtés du héros, Novembre garde toujours sa part de mystère, Crabb est tout aussi impulsif et cruel que précédemment et de nouveaux personnages viennent compléter la galerie. Autrefois incarné par le noir de Novembre, le mal est dorénavant l’apanage blanc de Colombe, tueur à la solde de Crabb. L’équipage de l’Amok est constitué de personnalités bien campées avec, entre autres, Chandelle, le petit bonhomme au double jeu, Mickymos, géant à la poigne de fer, ou encore André Lhenri, dit Harmonie, qui doit son nom au Capitaine Steene. On appréciera là le clin d’œil au tout premier album de la série.

 

 

 

© Le Gall, Le Gall - Dupuis

 

 

 

 

            A l’heure où il faut aller tout de suite à l’essentiel, Théodore Poussin est une série qui prend encore son temps. Le Gall y développe ses talents de dialoguiste dans des scènes transitoires où les personnages font le point ou exposent leurs états d’âmes. Pour couronner le tout, un final sans concession assène un coup de poing aussi bien au lecteur qu’à Théodore Poussin.

 

 

 

© Le Gall, Le Gall - Dupuis

 

 

 

 

            Les couleurs en à-plats de Robin Le Gall contribuent à faire de Théodore Poussin un grand classique de la ligne claire, dans la plus pure tradition de Hergé et Chaland.     

 

            Le titre de travail de l’album était « Coco Nucifera Island ». Le côté exotique seyait mieux à cette histoire. Mais comme il faut que le consommateur de base comprenne sans réfléchir ce qu’il achète, un intitulé plus classique lui a été préféré.

 

            Ce treizième album de Théodore Poussin aura été attendu pendant treize ans. Pourvu qu’on ne patiente pas quatorze ans pour lire le tome suivant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Théodore Poussin

Tome : 13- Le dernier voyage de l’Amok

Genre : Aventure

Scénario & Dessins : Frank Le Gall

Couleurs : Robin Le Gall

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 64

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782800167572



Publié le 02/04/2018.


Source : Bd-best


Vatican Miracle Examiner, La série événement tirée des romans à succès sur les enquêteurs du Vatican

Nouveauté ! Voici la première chronique de notre partenaire, la librairie Archibald & co située Rue de la Bruyère, 3 à 1370 Jodoigne, Belgique (https://www.archibaldandco.be)

 

Il existe au sein du Vatican une institution spéciale appelée “Le Siège des Saints”. Cette dernière est chargée d'enquêter et d'authentifier les miracles. Nous allons suivre les aventures de deux de ses meilleurs membres : Le père Nicholas, expert en vieux manuscrits et en crypto analyse, et le père Hiraga, un scientifique pragmatique qui cherche une explication scientifique aux soi-disant miracles.


Vatican Miracle Examiner, La série événement tirée des romans à succès sur les enquêteurs du Vatican

Ils vont être envoyés en Amérique à l'église Saint Rosario pour un cas d'Immaculée Conception qui remettrait en cause les principes de la religion chrétienne ! Mais très vite, les ténèbres vont s'épaissir. Un prêtre y est assassiné selon un rituel satanique et la Vierge Marie y fait même son apparition ! Quelque chose d'inquiétant rôde autour de cette église et les pères Hiraga et Nicholas vont se retrouver face à une terrible menace !!

 

 

 

 

© Hino Anju,  Fujiki Rin - Komikku

 

 

 Cette série événement est tirée des romans de Rin Fujiki « Vatican Kiseki Chousakan » et a donc été adaptée en manga et pré-publiée en 2016 dans le magazine Comic Gene de Media Factory, le titre compte pour l’heure trois volumes reliés parus au Japon
il a ensuite été adapté  en animé en 2017. La série a rencontré un énorme succès au Japon grâce la richesse de son récit et à son duo d'enquêteurs. La voici maintenant qui arrive chez nous.


Ici le thème de fond est bien réel puisque le Vatican possède effectivement une unité chargée d'enquêter sur d'éventuels miracles. Le 70ème miracle de Lourdes a d’ailleurs été reconnu par l’Eglise en février de cette année après de nombreuses années d’analyses.

 

 

 

© Hino Anju,  Fujiki Rin - Komikku

 

 

Rin Fujiki, auteur du roman et scénariste du manga et Anju Hino, le dessinateur, ajoutent ici une dose de suspense et de fantastique avec leurs personnages et les situations inquiétantes dans lesquelles ils se retrouvent. Devant ces experts en mathématiques, en manuscrits et en crypto analyse, on pense bien évidemment au fameux Robert Langdon, héros des romans de Dan Brown comme le Da Vinci Code. Les deux pères forment un duo de choc à la Mulder et Scully de X-Files avec leurs deux approches bien différentes.


On se passionne pour ces mystères, mais également pour le caractère sombre des évènements qui surviennent dès le début de la série dans cette mystérieuse église. L'enquête s'agrémente de nombreux éléments de suspense et le caractère diabolique de certains personnages ou situations n'est pas sans rappeler l'Exorciste.


Vatican Miracle Examiner est donc une série intrigante et palpitante avec un univers très riche et très documenté qui vous passionnera de bout en bout !

Y’a pas de miracle ici, c’est un manga à lire religieusement, pourquoi pas en sirotant un petit vin de messe ??

 

Archibald & co

 

Série : Vatican Miracle Examiner

Tome : 1 

Genre : Manga

Auteurs : Hino Anju,  Fujiki Rin

Éditeur : Komikku

Nombre de pages : 154

Prix : 7,90 €

ISBN :  9782372873840



Publié le 30/03/2018.


Source : Bd-best


Le French Droopy s’engage… à nous faire marrer.  Les nouvelles aventures de Gai-Luron 2 – Gai-Luron passe à l’attaque

 « - Ah, c’est toi, entre. C’est affreux ! ça fait deux jours qu’une lettre de belle-Lurette me tourmente.

-          Ah bon ? Et que dit-elle ?

-          Je ne sais pas, je ne l’ai pas encore ouverte…

-          Mon dieu, Belle-Lurette s’est engagée comme infirmière dans l’armée ! « Je me sens si seule… Ma vie me semble si vide… » me dit-elle. « …Et je veux me sentir utile ! ». Je suis totalement anéanti. »

 

Pauvre Gai-Luron. Sa douce et tendre est partie sous les drapeaux. Mais il ne restera pas anéanti longtemps. Il va passer à l’attaque ! Le titre le dit de lui-même. Après quelques gags « classiques », pour les beaux yeux de sa Belle-Lurette, le cabot ne va pas hésiter à lui emboîter le pas. Tant pis pour les militaires !

 

 

 

 

© Pixel Vengeur, Felder – Fluide glacial

 

Gai-Luron est le seul être qui réussit à rendre un psy dépressif. Mais l’amour lui donne des ailes. Il suffit d’une seule phrase de Jujube pour qu’il suive sa belle au cœur de la Grande Muette. Elle l’a intégrée comme infirmière, il y sera trouffion. Jujube, dommage collatéral d’un malheureux pronom employé mal à propos - « nous » au lieu de « tu » -, est contraint d’accompagner son camarade canin dans son engagement. Mais la vie d’artiste en vert, ce n’est pas la vie de baladin.

 

Tout le monde en prend pour son grade, du général à l’ancien combattant. Ce dernier est d’ailleurs un clin d’œil appuyé au pervers pépère dont il emprunte le look et la gabardine. Gai-Luron, Belle-Lurette et Jujube apprendront parfois à leurs dépens qu’il est des bêtises contre lesquelles il est vain de lutter.

 

Pixel Vengeur est dans les chaussons du créateur de Gai-Luron. Il donne des couleurs à son monde dans tous les sens du terme.

 

 

 

 

© Pixel Vengeur, Felder – Fluide glacial

 

Après Fabcaro, c’est Felder qui co-signe le scénario des nouvelles aventures de Gai-Luron avec Pixel Vengeur. L’essai est transformé. Ce passage à l’attaque est aussi drôle que les albums du dieu Gotlib. Les auteurs peuvent être fiers d’eux.

 

Gai-Luron fait de gais lecteurs. Il y avait belle lurette que l’on attendait ça. Encore !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série :Les nouvelles aventures de Gai-Luron

Titre : 2 – Gai-Luron passe à l’attaque

Genre : Humour canin

Scénario : Felder

Dessins & Couleurs : Pixel Vengeur

Éditeur : Fluide glacial

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782352079712



Publié le 30/03/2018.


Source : Bd-best


« Ils auront la France mais n'auront pas la Culture française ». S. Guitry

Janvier 1939. Sacha Guitry s’apprête à se marier pour la quatrième fois tout en préparant son prochain film : Ils étaient neuf célibataires. Élu à l’Académie Goncourt la même année, l’artiste connait une période bénie. Mais très vite, la guerre éclate et la France capitule. En traitement à Dax au moment de l’armistice, Guitry veut à tout prix remonter sur Paris pour « sauver la culture française »... Pour combattre les Nazis, il utilisera son art et son sens de la provocation légendaire. Mais entre le sous-texte antiallemand de ses pièces et les relations mondaines qu’il entretient avec l’occupant, Sacha joue à un jeu dangereux. Cette forme de connivence avec l’ennemi n’est pas du goût de tous. Et à la libération, beaucoup le lui reprocheront...

 

 

 

 

 

 

© Simsolo – Martinello Glénat

 

 

 


Deuxième partie de la biographie en bande dessinée consacrée à Sacha Guitry,  « Le mal aimé » traite la période débutant juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes en 1939, nouvellement élu à l’académie Goncourt, Sacha Guitry vient de terminer le tournage du film « Ils étaient neuf célibataires ». Sur arrière-plan de mariage blanc, le film traite du racisme et de la xénophobie. Lorsque la guerre éclate, Guitry se trouve en cure thermale à Dax. La France s’écroule et les autorités allemandes souhaitent son retour à Paris.

 

 

 

© Simsolo – Martinello Glénat

 

 

 

 

Il accepte, mais présente des œuvres à la limite de la censure pouvant être interprétées à double sens. Face à la jalousie, il est dénoncé comme étant juif aux autorités de Vichy et va devoir prouver le contraire. Il refuse aussi de travailler pour la Continental allemande, prétextant un contrat signé antérieurement avec une compagnie française. Malgré tout, son nom figure sur la liste de Life des français pros allemands à assassiner. Le scénariste (Noël Simsolo) va parfaitement décrire cette période trouble concernant les années sombres. À la libération, inculpé pour « intelligence avec l'ennemi », il répliquera : « je crois, en effet, n'en avoir pas manqué ». Emprisonné, il sera libéré le 24 octobre 1944 obtenant trop tardivement en 1947 un non-lieu. Pour Sacha Guitry, les années 50 vont être une synthèse des deux décennies écoulées.

 

 

 

© Simsolo – Martinello Glénat

 

 

 

 

Il rédige plusieurs scénarios, la reconnaissance venant avec de grosses productions historiques (Si Versailles m’était conté, Napoléon, Si Paris nous était conté). Affaibli par la maladie, Sacha Guitry s’éteint le 24 juillet 1957 à Paris. Il repose au cimetière de Montmartre,  auprès de sa dernière épouse Lana Marconi. Tout au long de sa vie, il a écrit 124 pièces et 36 films dont 17 adaptations de ses pièces. C’est la vie de cet artiste en avance sur son temps, amoureux des femmes et des mots qu’il pouvait associer afin d’en faire des phrases assassines mais tellement humoristiques que nous fait découvrir Noël Simsolo accompagné des dessins épurés de Paolo Martinello.

 

Haubruge Alain.

 

Série : Sacha Guitry

Tome : 2

Titre : Le Mal-aimé

Dessins : Paolo Martinello

Scénario : Noël Simsolo

Editeur : Glénat

Collection : Hors Collection

Genre : Autobiographie historique

Nombre de pages : 72

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782344017326

 





Publié le 29/03/2018.


Source : Bd-best


L’amitié a-t-elle des frontières ?  Mon traître



            « - Tu nous as dit : « J’ai été compromis à une période délicate de ma vie. » ça veut dire quoi ?

-          Je ne veux pas m’en expliquer.

-          Il le faudra bien. Il faut que nous sachions.

-          J’étais fatigué.

-          On n’oblige personne à se battre, Tyrone. Tu n’étais pas obligé de trahir pour laisser tomber.

-           Pourquoi as-tu trahi ?

-          La pression.

-          Les Britanniques t’ont fait chanter ? Ils te tenaient, Tyrone ?

-          Quelque chose comme ça.

-          Explique.

-          Je ne peux pas. »

 

Tyrone Meehan est interrogé par l’IRA, l’armée républicaine irlandaise. Nous sommes en 2006. Comment ce vétéran de l’IRA se trouve-t-il dans cette situation paradoxale ? Arrêté une première fois en 1979 par les Britanniques, libéré en 1981, l’homme a été « retourné ». Jusqu’au dépôt des armes par les rebelles d’Irlande du Nord en 1994, Tyrone fournit des informations aux anglais.

 

 

 

 

© Alary, Chalandon– Rue de Sèvres

 

 

Mon traître est l’histoire de l’amitié entre ce « patriote » irlandais et Tony, un violoniste français, attiré et passionné par ce pays à l’identité bien marquée.

 

            Pierre Alary surprend. Il revient avec un style de récit dans lequel on ne l’attendait pas, aux antipodes des Belladone, Silas Corey ou autre SinBad. Pour autant, il reste fidèle à son style de graphisme. Il adapte le roman de Sorj Chalandon en utilisant relativement peu de bulles, privilégiant les cartouches narratifs.

Alary utilise pour cet album une palette de couleurs restreinte avec des dominantes, grises, jaunes, orangées. Il applique des trames, comme les mangakas, procédé encore peu employé en Europe.

 

            Chalandon, journaliste à Libération, a obtenu le prix Albert Londres en 1988. Il a réalisé plusieurs reportages sur l’Irlande du Nord. En 2008, Mon traître, roman publié chez Grasset, lui rapporte pas moins de six prix littéraires : Prix Jean-Freustié, Prix Joseph Kessel, Prix Marguerite Puhl-Demange, Prix Simenon, Prix Gabrielle d’Estrées et Prix Lettres Frontière. Ce roman est largement inspiré de sa vie. Le luthier Tony est le représentant du journaliste Sorj. L’irlandais Tyrone Meehan est l’acteur jouant son ami Denis Donaldson.

 

 

 

© Alary, Chalandon– Rue de Sèvres

 

 

 

 

            En 2011, Sorj Chalandon écrit Retour à Killybegs, racontant la même histoire vue sous l’angle du « traître ». Sera-t-il à son tour adapté en BD ?

            En attendant, pour lire un autre de ses romans transposé en bande dessinée, on peut se diriger vers Le quatrième mur, adapté par Horne et Corbeyran en 2016 chez Marabulles, ou vers Profession du père, signé Sébastien Gnaedig paru début Mars chez Futuropolis.

 

            On dit habituellement qu’adapter, c’est trahir. Alary est-il le « traître » de Chalandon ? Il offre en tout cas à son roman une nouvelle version émouvante et pragmatique où la chaleur de l’amitié s’efface derrière le ciel grisâtre de l’Eire, Miss Eire, misère.

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Mon traître

Genre : Chronique irlandaise

Scénario, Dessins & Couleurs : Alary

D’après : Sorj Chalandon

Éditeur : Rue de Sèvres

Nombre de pages : 148

Prix : 20 €

ISBN : 9782369814740



Publié le 29/03/2018.


Source : Bd-best


Le monde est entre de bonnes mains.  Super Mimi 1 – Il pleut des vaches !

   « - Allez, Mimi, ça suffit les émissions débiles, au dodo !
-          Attends, éteins pas ! On apprend plein de trucs sur les extraterrestres.
-          Ton père a raison, chéri. Les extraterrestres, ça n’existe pas. Pas plus que les vaisseaux spatiaux et les super-héros. »
 
T’as qu’à croire ! Les parents de Mimi vont tomber de haut ! Leur rejeton a été visé par le laser ultra-puissant d’un groupe d’extra-terrestres qui l’ont missionné pour sauver l’humanité. Mais ils attendent du gamin qu’il soit responsable et qu’il fasse son boulot. Mais le môme n’est qu’un enfant (ça va de soi). Il ne sait même pas faire ses lacets tout seul. Alors, être le héros de l’univers, c’est encore plus difficile à maîtriser. Les petits hommes verts, ou plutôt les grands hommes violets, vont lui coller un coach en la personne de Bobby. La masse difforme va prendre l’apparence de Will Smith dans Men in Black pour passer inaperçu… Hum…

 

 

 

© Phlippon, Malec - Jungle.

 

 

 

 
Super Mimi est une super BD. Après Les enfants du bayou, la collection Jungle jeunesse s’orne d’une nouvelle pépite pour les petits. Simples mais drôles, speedés mais rassurants, les gags de Super Mimi sont autant de saynètes dans lesquelles les enfants, et pourquoi pas les plus grands, peuvent rêver de revêtir le costume de ce Superman en culottes courtes.
 
Les auteurs rendent un hommage marqué aux dessins animés Hanna-Barbera et japonais. Les intitulés « Super Mimi dans… » suivis du titre du gag rappellent des génériques de Scoubidou, Capitaine Caverne ou Goldorak. Dès la lecture de ces titres, le voyage commence. Le monde peut s’écrouler, on ne décollera pas les yeux de l’écran…euh…des cases.

 

 

 

© Phlippon, Malec - Jungle.

 

 

 

 
Malec a le trait rigolo. Rondouillard, épais et net, son graphisme est d’une lisibilité toute prête à être adaptée en dessin animé. Le dessinateur vient de ce monde puisqu’il a travaillé sur Wakfu, Caliméro et Casper.

 

 

 

 

© Phlippon, Malec - Jungle.

 

 

 
Benoît Philippon est le co-réalisateur du joli dessin animé Mune, le gardien de la lune. Il arrive pour la première fois dans le monde de la bande dessiné, signant le scénario de cette succession de gags où Super Mimi apprend ses pouvoirs, cohabite avec des aliens d’un côté, et sa famille de l’autre. Sa petite sœur ne sera pas en reste. Soyons rassurés, la Terre est entre de bonnes mains.
 

            En préface, les auteurs dédicacent ce livre à tous les mini super-héros et toutes les mini super-héroïnes qui ont des devoirs d’école à faire pour demain. Mais le rêve n’est-il pas plus important que la réalité ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Super Mimi

Titre : 1 – Il pleut des vaches !

Genre : Humour super-héroïque

Scénario : Philippon

Dessins & Couleurs : Malec

Éditeur : Jungle jeunesse

Nombre de pages :32

Prix : 9,95 €

ISBN : 9782822222174



Publié le 28/03/2018.


Source : Bd-best


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