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La guerre sur un plateau.  Echec épate 1 – Un pion c’est tout !

 

« - C’est de la folie, mon sire !

-   Tatata ! Ma décision est prise ! En tant que roi et chef des armées, aller sur le champ de bataille fait partie de mon travail ! Moi aussi, je suis un guerrier danguinaire, d’abord ! Humer le parfum de la poudre, la sueur des glaives, l’haleine épicée des canons, c’est indispensable pour préparer le prochain assaut ! Taïaut ! Taïaut !

-   Envoyez un espion humer pour vous ! Ils sont tous prêts à mourir pour leur souverain ! Vous êtes une cible trop facile pour les « noirs » ! »

 

 

 

 

 

 

 

Quand le roi blanc décide de déclencher l’attaque sur l’échiquier, il est bien décidé à y aller incognito. Echanger sa couronne contre un petit chapeau de pion, c’est bien. Y aller en chaise à porteur, est-ce vraiment discret ?

 

Jamais le monde des échecs n’aura été si délirant. Les pions font les fous. Les fous sont parfois cavaliers. Les chevaux voudraient bien passer leur tour. Les tours filent roi… euh… filent droit. Les Rois tentent des réussites tandis que les Reines placent leurs pions. Les auteurs tournent et détournent les pièces des jeux d’échecs pour en faire les protagonistes de gags qui feront rire les aficionados du jeu ainsi que les profanes.

 

 

 

 

 © Cazenove, Mic, Val, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

Christophe Cazenove a eu l’idée de la série il y a plus de vingt ans. Présenté sans succès à des magazines sur les échecs, le projet était resté dans un tiroir. Le scénariste humanise les pièces et soulève la question : au fond, les échecs, est-ce un jeu si sérieux que ça ? Comme il le dit, « Quand on passe ses journées, à très haut niveau, à faire avancer des petits chevaux sur un échiquier, c’est que l’on a quand même gardé une belle âme d’enfant. ». Dans les mains de Cazenove, les personnages noirs et blancs sont plus proches des Rigolus et des Tristus de Cézard que de l’armée napoléonienne.

 

 

 

 

 © Cazenove, Mic, Val, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

Mic et Val n’en sont pas à leur premier album commun. Après Lily et Doudoumonstre, ils continuent leur dessin à quatre mains sur Echec épate. Sous les couleurs universelles de Mirabelle et Amouriq, c’est frais, nouveau et tout publics. Les plus grands s’amuseront des détournements du jeu tandis que les plus jeunes y liront les délires de personnages foufous.

 

 

 

 

 © Cazenove, Mic, Val, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

Alors que la série Le jeu de la dame rencontre un grand succès télévisé, Echec épate s’apprête à « Mat- »-er l’univers du gag.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Echec épate

 

Tome : 1 – Un pion c’est tout ! 

 

Genre : Humour ludique

 

Scénario : Christophe Cazenove

 

Dessins : Mic & Val 

 

Couleurs : Alexandre Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818980057

 



Publié le 21/05/2021.


Source : Bd-best


Milou, Bill, Idéfix, Rantanplan ! La relève arrive !  Clebs ! 1 – Pas de chienchien pour sa Mémère

 

« - Ben, mon vieux, qu’est-ce qui t’est arrivé ?

-   C’est ma maîtresse, elle m’a corrigé alors que je voulais lui faire plaisir.

-   Comment ça ? C’est pas clair ton histoire !

-   Vu qu’elle n’arrêtait pas de me dire « Tu fais des crottes partout ! Tu es un vilain toutou ! », je me suis dit « Je vais l’épater. Je vais directement faire mes besoins dans un sac à caca ! »

-   Waouh ! La classe ! Ah, j’ai compris ! C’est parce que t’s fait à côté !

-   Ah, non ! Ah, non ! J’ai bien visé ! Mais c’était dans son sac à main ! »

 

 

 

 

 

 

 

                On ne fait pas caca dans le sac à main de sa maîtresse ! Tous les clebs devraient le savoir ! Manifestement, il y en a un qui l’ignorait. A côté de ça, un de ses camarades aurait bien besoin d’un ophtalmo. Il fait une déclaration d’amour à un pigeon. Un autre apprendra qu’il ne faut jamais toucher au fusil de chasse de son maître tandis que certains s’amuseront dans une soirée mousse. On découvrira aussi les dangers d’uriner contre un arbre et de péter dans l’espace. Et si certains ont des velléités pour manger du chewing-gum, ça va vite leur passer.

 

 

 

 

 © Supiot - Soleil

 

 

                Olivier Supiot nous présente toute une galerie canine de premier choix. Il y a Pat, le gnaqueur né, Blondie, la beauté fatale, Rex, le chienchien douanier, Lana, l’influenceuse, Aldo, le serial lover, le trio des gourmands Rourou, Foufou et Lili. Il y a aussi Kalinka, la chienne astronaute, Jon, le chien au poil, Scotty le chasseur, et bien d’autres. On croise même un poussin adepte de kung-fu et un chat qui veut faire sa loi dans le quartier.

 

 

 

 

 © Supiot - Soleil

 

 

                Les gags de Supiot rappellent le bon vieux temps pas si lointain que ça où on lisait Marie Frisson dans Tchô. Ils s’adressent à tous les lecteurs et plairont particulièrement aux plus jeunes d’entre eux. En 2019, ces chiens avaient fait l’objet d’un stripbook dans Spirou. Ils reviennent dans un album classique au sein de la fraîche collection Soleil Pop. Le mot ne pouvait pas être mieux trouvé pour qualifier le graphisme et les couleurs de leur auteur.

 

 

 

 

 © Supiot - Soleil

 

 

                On savait le chien meilleur ami de l’homme, on le sait maintenant meilleur ami du gag.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Clebs !

 

Tome : 1 – Pas de chienchien pour sa Mémère

 

Genre : Humour canin

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Olivier Supiot

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Soleil Pop

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782302093591

 



Publié le 20/05/2021.


Source : Bd-best


Tuer le ciel et conséquences.  Autobiographie d’une courgette

 

« - Tu peux m’expliquer ce qui est arrivé à ta maman ?

-   Ah ça… C’est à cause du ciel et des nuages.

-   Du ciel ?!

-   Ben oui, le ciel c’est rien que du malheur et les nuages ça emprisonne la tête des monsieurs. Comme celle de papa qui est parti avec une poule.

-   Ok. Mais maintenant, il est où ton papa ?

-   Je sais pas. Combien de temps ça prend de faire le tour du monde avec une poule ? »

 

 

 

 

 

 


Il voulait tuer le ciel et il a tué sa mère. Tout ça parce que sa maman disait toujours que la vie c’est pire que le ciel gris et que ces saloperies de nuages ne sont là que pour pisser du malheur. Icare, alias Courgette, s’était dit qu’en tuant le ciel gris les coups que lui portent sa mère cesseraient. Mais elle n’a pas compris qu’il faisait ça pour elle, et tout a mal fini. Elle est morte. Il ne la reverra plus. Elle est partie avec les anges. Il n’a aucune famille. L’enfant de neuf ans est placé en foyer. Il y rencontrera l’amitié et l’amourette. Mais lui, ce dont il rêve par-dessus tout, c’est d’être adopté par Raymond, le gendarme qui l’a trouvé lorsqu’il s’était réfugié dans le grenier après le drame.

 

 

 

 

© Chabbert, Camille K., Paris - Philéas

 

 

Lorsque Gilles Paris, attaché de presse dans l’édition, publie son deuxième livre en 2002, il était loin d’en imaginer le succès et les retentissements. Vendu à 300 000 exemplaires, il est adapté en téléfilm en 2006 sous le titre C’est mieux la vie quand on est grand, avec Daniel Russo, puis en dessin animé en stop motion long métrage en 2017, raflant deux Césars. Aujourd’hui, la bande dessinée s’empare de cette réflexion sur la délinquance et la misère sociale.

 

Après En attendant Bojangles, Ingrid Chabbert démontre que l’adaptation de romans en bande dessinée n’est pas un travail de tâcheron mais une démarche d’artiste. Extraire la substantifique moelle d’une écriture pour en dégager le découpage d’un album fidèle exige un certain savoir-faire qu’Ingrid Chabbert possède indéniablement, d’autant plus qu’elle le fait sur des romans psychologiquement puissants.

 

 

 

 

© Chabbert, Camille K., Paris - Philéas

 

 

Au dessin, Camille K. marche sur les pas de Michel Rabagliati. Dans un style cousin de l’auteur québécois de Paul, elle y met des couleurs pastels sombres. Ses planches alternent avec quelques dessins dans un style enfantin, comme si c’était Courgette qui les avait réalisés. L’effet est saisissant, bluffant, magique, incroyablement émouvant.

 

 

 

 

© Chabbert, Camille K., Paris - Philéas

 

 

Autobiographie d’une courgette est une tragique histoire d’innocence. C’est aussi un formidable message d’espoir, une lumière au bout du chemin.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Autobiographie d’une courgette 

 

Genre : Emotion 

 

Scénario : Ingrid Chabbert

 

Dessins & Couleurs : Camille K.

 

D’après : Gilles Paris 

 

Éditeur : Philéas

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782491467050

 



Publié le 18/05/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4336 -  19 Mai 2021

 

 

 

Pour un magazine en pleine forme, faites confiance au coaching Minions !   

 

 

 

 

 

 

             Spirou se fait les muscles sur la couverture de ce numéro truffé de gags des Minions. Les petits bonshommes jaunes s’occupent de sa remise en forme, et pas que de lui ! Imbattable, Black Squaw, Gretchen, Louca, Dad, Nelson, Harmony, Raowl et un Blork sont aussi dans la salle de sports. La superbe couverture de Renaud Collin réunit tant de héros qu’on dirait une couv’ d’un numéro spécial.  

 

            Côté récit complet, Cédric, pas très cool avec Lily, reçoit les conseils de son papy.

 

            Pour les abonnés, un panonceau de porte où Spirou est en visio chez une voyante avec Fantasio empêchera les gêneurs de rentrer dans leur antre quand ils travaillent.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Grossetête – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Scarface

Sœurs Grémillet (Les) : Les amours de Cassiopée

Tuniques bleues (Les) : Où est donc Arabesque ?

 

 

Récit complet :

 

Cédric

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Estampille

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Harry

Kid Paddle

Minions (Les)

Nelson

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Berth

En direct du futur : Un manuel à partager (Vehlmann)

Jeux : Les Minions intérim (Caritte)

Leçon de BD (La) : Dutreix

 

Supplément abonnés :

Panonceau de porte : Spirou (Grossetête)

 

 

En kiosques et librairies le 19 mai 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 18/05/2021.


Source : Bd-best


Pierrot et Colombine, une autre aventure.  Le canonnier de la Tour Eiffel

 

« - Dis Maman, c’est qui les trois goussets ? C’est un Monsieur avec trois montres ?

-   Non, petite ! Ce sont trois messieurs avec chacun une montre. Et c’est pas de trop pour commander au canonnier de la Tour.

-   Oooh ! un canonnier ? C’est quoi un canonnier ?

BAOUM

-   C’est celui qui vient de tirer le canon à midi pile.

-   C’est un pirate ? »

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 1900, tous les jours à midi, un coup de canon est tiré depuis le premier étage de la Tour Eiffel. Ça fait déjà cinq ans que le rythme des parisiens est scandé par ce rituel quotidien. Aujourd’hui, il y a un problème. Lantier, le canonnier en titre vient de faire un malaise. Il n’y a pas une minute à perdre, il faut le remplacer. Les regards se portent vers Camille, ancien artilleur de l’armée française, pour assurer le remplacement. Seulement voilà, il a rendez-vous avec Valentine, une porteuse de lait, au même moment. Prêts à tout pour qu’il accepte le poste, les responsables du canon font pression sur lui. Mais pas question pour autant qu’il renonce à son rendez-vous galant.

 

 

 

 

 

© Richez, Manini, Ratte - Bamboo

 

 

Après une fin de XIXème siècle meurtrie par la Commune, Paris passe le cap du siècle nouveau dans une insouciance et une poésie qui ne durera guère. Mais ça, les protagonistes du Canonnier de la Tour Eiffel ne le savent pas. Les mœurs se libèrent dans une capitale apportant à la jeunesse une part de libertés. Les amours se construisent à coups de lettres enflammées et d’invitations à des bals, de belles phrases et de jolies fleurs. C’est une de ces romances que raconte cet album, premier tome d’un concept autour de la Tour Eiffel. Chaque récit sera indépendant mais l’on retrouvera des personnages secondaires d’une histoire à l’autre.

 

Hervé Richez et Jack Manini n’utilisent pas Paris comme un simple décor. L’histoire ne pouvait se passer que là. Paris est la scène du théâtre dans lequel jouent Valentine, Camille et leurs acolytes. Si Camille sculpte des marionnettes pour le petit théâtre du parvis de la dame de fer, il est lui-même le pantin d’un destin qui veut s’imposer à lui. Réussira-t-il à s’en affranchir ? Il faudra attendre le twist final pour le savoir.

Pour gagner son pain, Camille ramasse les mégots pour en revendre le tabac. Valentine est marchande de lait ambulante. Ce ne sont que deux des petits métiers oubliés que l’on croise dans l’aventure. On y trouve un allumeur de réverbères, un chiffonnier, un arroseur public, ainsi que le Premier Ministre de la Mort, qui passait ses journées sur les tombes et entassait des vieilleries qu’il récupérait de droite ou de gauche.

 

 

 

 

© Richez, Manini, Ratte - Bamboo

 

 

Au dessin, David Ratte joue avec ses personnages et leurs sentiments, n’hésitant pas à accentuer certaines expressions, comme au théâtre. Ses rues de Paris ne sont jamais surchargées pour justement mettre en exergue les véritables héros. N’allez pas croire par-là que le dessinateur du Voyage des Pères néglige les décors. Ils sont bien là et finement représentés. Ratte a tout simplement l’art de diriger les regards dans une lisibilité exemplaire. Que dire de sa Tour Eiffel sinon qu’elle servira de référence à de nombreux dessinateurs qui passeront derrière lui ? On regrettera justement que la scène de couverture ne lui fasse pas une part plus belle.

 

 

 

 

© Richez, Manini, Ratte - Bamboo

 

 

Le canonnier de la Tour Eiffel met en scène des Pierrot et Colombine dans un théâtre de poche ainsi que dans la vraie vie. C’est une double histoire d’amour, celle entre Camille et Valentine, ainsi que celle entre Paris et la Tour Eiffel.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le canonnier de la Tour Eiffel 

 

Genre : Romance de Paris

 

Scénario : Hervé Richez & Jack Manini 

 

Dessins & Couleurs : David Ratte

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782818976869

 



Publié le 16/05/2021.


Source : Bd-best


  Derrière le masque … Philippe Jarbinet

 

 

Le 7 avril dernier sortait dans les kiosques et dans les bonnes librairies du pays « Airborne 44, t 9, Black Boys ». A cette occasion et afin également de souligner l’ouverture de la nouvelle Galerie-Librairie Brüsel à Waterloo (nous avions eu l’opportunité de vous offrir l’interview exclusive de Reynold en plusieurs épisodes), Philippe Jarbinet s’arrêtait dans la Cité du Lion pour une fort longue séance de dédicaces. Nous l’avons rencontré pour vous, histoire de prendre de ses nouvelles et de découvrir ensemble ce nouvel opus de sa série.

 

 

 

 

 

 

Voici donc ce petit entretien dans son intégralité et comme d’habitude, sans langue de bois … mais derrière le masque …

 

 

 

 

 

 

© Philippe Jarbinet - Casterman

 

 

Nous y avons notamment abordé très librement les thèmes suivants …

 

1) Philippe, qui es-tu en trois mots ?

 

2) L’importance des paysages …

 

3) Des époques de prédilection ?

 

 

 

 

 

© Philippe Jarbinet - Casterman

 

 

 

 

4) Pourquoi des diptyques ?

 

5) Le thème central de « Black Boys »

 

6) Une BD qui s’écoute également …

 

 

 

 

7) Et ton confinement ?

 

8) Tes 3 BD préférées …

 

9) Si tu pouvais, avec qui ?

 

 

 

 

 

 

© Philippe Jarbinet - Casterman

 

 

 

10) Ta démarche créatrice …

 

11) Qui es-tu quand tu crées ?

 

12) Et à la fin … raisin, orge ou houblon ?

 

13) Et si tu avais dû …

 

 

 

 

© Philippe Jarbinet - Casterman

 

 

 

 

 

 

Nous remercions à la fois Philippe par sa disponibilité et sa gentillesse, mais également Reynold pour nous avoir permis de réaliser cette capsule dans ses locaux.

 

Thierry Ligot

 

 

 



Publié le 14/05/2021.


Source : Bd-best


Rose, un conte entre polar fantastique et quête de soi  mystique

 

 


« Papa, quand tu m’as parlé tout à l’heure, tout à coup je n’étais plus dans moi ! Je te voyais et je me voyais aussi. J’étais deux Rose et que toi, tu n’en voyais qu’une « ! »

« Je lui ai dit que c’était normal, que cela arrivait parfois d’avoir l’impression d’être le spectateur de sa propre vie. »

 

 

 

 

Mais qu’as-tu Rose ? Que se passe-t-il ? Qui es-tu en réalité ? Quel secret cache-tu ? Discrète et renfermée ? Réellement ? A moins que ce ne soit que le poids à porter pour posséder un don si unique ? Mais quoiqu’il en soit, ce sera ta chance dans ton malheur !

Assise sur un banc le long des quais, tu te trouves pourtant dans la cuisine … et déambule à travers l’appartement sans que personne ne semble faire attention à toi, ni te voir !

Au bip bip de ton gsm, tu rejoins le banc … à travers les portes et murs …

 

 

 

 

© Albert – Lapière – Vernay – Dupuis

 

Mais toi, Rose, tu ne seras pas spectatrice de ta vie ! Et elle, elle ne va pas t’épargner en spectacle ! Car si tu t’es habituée à ton don d’ubiquité, il te sera bien utile pour trouver l’assassin de ton père détective. L’enquête sera difficile. Les indices se cachent là où tu ne s’y attends pas. Par ailleurs, tu te découvres des alliés que seul ton double voit : 3 fantômes coincés dans l’appartement de son défunt père … Wanda, Achille et Bob.

 

 

 

 

 

© Albert – Lapière – Vernay – Dupuis

 

Pourtant les mystères et les dangers vont venir s’accumuler autour de Rose … Elle devra reprendre les affaires et enquêtes non résolues de son père … mais également lutter contre une malédiction vieille de plus de 500 ans. Entre fantastique, douceur, mysticisme, enquêtes policières et secrets de famille, ce conte moderne joint l’originalité à un suspens intriguant. La quête d’identité de Rose nous plonge dans son questionnement sur sa filiation, sur ses tourments intérieurs. Un douce poésie enveloppe le tout grâce au dessin sublime et à la mise en lumière élégante de Valérie Vernay.

 

 

 

 

© Albert – Lapière – Vernay – Dupuis

 

 

Rien que la couverture résume parfaitement l’ambiance fantomatique de la série. Il faut avouer que l’idée géniale de Valérie Vernay de passer au noir et blanc lorsque Rose (qui elle, reste en couleur) se dédouble rend ses scènes encore plus troublantes.

 

 

 

 

 

© Albert – Lapière – Vernay – Dupuis

 

 

La délicieuse idée de Dupuis de réunir enfin les 3 tomes de ce polar surnaturel en un seul album permet de redécouvrir cette histoire envoûtante entremêlant nostalgie et intrigues. Bonus non négligeable : un riche dossier graphique de 14 pages. La chance de découvrir des croquis, esquisses, essais, versions de page non retenues et commentaires de Denis Lapière. Un nouvel éclairage sur son idée de départ ainsi que le cheminement de celle-ci ! Il est clair que le duo scénaristique Emilie Alibert / Denis Lapière doublé de la talentueuse Valérie Vernay nous ont offert ici une petite perle ayant sa place dans toute bibliothèque de bédéphile.

 

 

 

 

 

© Albert – Lapière – Vernay – Dupuis

 

 

 

Bref, une intégrale qui vaut le détour aussi bien pour celles et ceux qui connaissent déjà que pour de nouveaux lecteurs.

 

 

Thierry Ligot

 

 

Série : Rose

 

Tome : Intégrale 

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Émilie Albert – Denis Lapière

 

Dessins & Couleurs : Vernay Valérie

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Tous Publics

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 22,00 €

 

ISBN : 9791034759460



Publié le 14/05/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4335 -  12 Mai 2021

 

Les cavaliers de l’apocadispe au secours des petits animaux abandonnés

 

 

 

 

 

 

 

             Les cavaliers de l’apocadispe trouvent un ami : c’est Croustillette, un rat affamé trouvé sur le trottoir. Ils l’amènent à l’école mais il grignote tout, en particulier le portefeuille de Monsieur Dirac. Ça fait désordre… Chez Les femmes en blanc, c’est aussi un animal auquel vont avoir à faire les infirmières : un chien de chasse. Cette histoire nous permet d’avoir une pensée pour Raoul Cauvin à qui l’on souhaite le plus grand courage. Monsieur Cauvin, après tout ce que vous avez fait pour nous, si on peut faire quelque chose pour vous, on est là ! Forza Cauvin !

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Floris – Dupuis


 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Scarface

Sœurs Grémillet (Les) : Les amours de Cassiopée

Tuniques bleues (Les) : Où est donc Arabesque ?

 

 

Récits complets :

 

Cavaliers de l’apocadispe (Les) trouvent un ami

Femmes en blanc (Les)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Croquidou

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Estampille

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Harry

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Méthode Raowl (La)

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Terence & Bud

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Louise Darasse

En direct du futur : Les ados mènent l’enquête : La brigade des souvenirs (Carbone)

Interview : Libon

Jeux : Visite au Musée (Lavoine)

Spirou et moi : Noah Van Sciver

 

Supplément :

Autocollants : Capitaine Anchois

 

 

En kiosques et librairies le 12 mai 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 12/05/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque ... Alain Henriet Blacq Squaw T.2

 

 

Le 14 mai, sortira en librairie le tant attendu « Black Squaw 2 : Scarface ». A cette occasion, nous en avons profité pour nous intéresser d’un peu plus près à qui est derrière le masque, qui tient le crayon … Alain Henriet. Il a eu la gentillesse de répondre à 10 questions dont voici les réponses intégrales et sans langue de bois ! Un petit survol avant l’atterrissage de Scarface dans les rayons de vos librairies préférées.

 

 

 


 

1)      Comment est venue l’idée de cette série avec une héroïne aviatrice noire en pleine période de ségrégation raciale aux E-U ? Projet de Yann seulement ou idée murie ensemble ?

Yann m’a demandé si je ne voulais pas faire cette aventure avec lui lorsque je lui ai montré les 10 dernières planches du tome 3 de « Dent d’ours ».

Je me souviens de cette conversation, il me dit : « Tu n’as pas bâclé », je lui réponds : « Pourquoi je ferais ça ?!! ».

Et de là, il me parle de ce projet qu’il a en tête depuis longtemps.

Je lui dit « ok. Il est pour moi ce projet mais d’abord finir « Dent d’ours » » …  et c’est ce qu’on a fait.

 

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

 

2)      Au niveau du dessin, combien de temps mets-tu à réaliser un album comme celui-ci ? 

J’essaye de sortir un album par an ; même si les derniers mois, je ne quitte plus beaucoup mon bureau.

Ne pas dépasser une année par album. C’est un très gros boulot, il y a beaucoup de recherches niveau documentation, heureusement que je suis aidé pour cela.

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

3)      Le trio Yann – Henriet – Usagi n’en est pas à sa 1ère collaboration ? Nous pourrions même dire que c’est une équipe qui gagne. Comment se déroule cette collaboration ?

Très simplement, Yann m’envoie son scénario en texte. Je commence par faire un petit croquis de 1cm sur 2 à côté de chaque description de case.

Ensuite je fais un visuel de 2cm sur 3 de la page avec de toutes petites cases.

Après cela, je fais un découpage de 13,5 cm de haut sur 10 cm de large.

Cette dimension correspond parfaitement à la diagonale de mes pages : qui est de 32,5 de large sur 44 cm de haut, en faisant comme ça, j’ai un placement assez juste de ce que je vais dessiner par la suite.

De là, je dessine case par case. Et quand tout est dessiné et encré, les pages sont scannées et c’est là qu’intervient la coloriste.

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

4)      La mise en couleur est confiée à Usagi. J’imagine que vu le nombre d’albums où vous avez collaboré, vous vous comprenez parfaitement. Interviens-tu beaucoup dans le choix des couleurs, des teintes, des ambiances ?

Je n’interviens dans pas grand-chose. Je donne ma doc que j’utilise pour rester juste dans la réalité. J’indique si c’est le jour ou la nuit et le reste, mon coloriste connaît parfaitement son boulot. Je lui fais confiance de A à Z. Je n’interviens pas.

 

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

5)      De quand date ta passion pour le dessin « technique » … engins futuristes, bolides de course, avions, … ?

J’ai toujours aimé le dessin technique. Quand j’étais gamin, j’étais fan des véhicules militaires.

Et avec la BD, on aborde de tout.

6)      J’imagine que le tome 2 paraissant actuellement, le 3 est déjà en chantier ? Où en êtes-vous ?

Là, à la sortie de l’album, je vais commencer le crayonné de la 20e pages du tome 3. Je précise aucune n’est encré. J’ai 19 pages mais toutes sont encore à l’étape du crayonné.

 

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

7)      T’arrive-t-il d’intervenir dans le scénario car tu aurais envie d’y inclure telle ou telle scène dessinée, décors ou autres ?

Non, je laisse faire Yann. Il sait parfaitement où il va. Mettre en image ce qu’il décrit est déjà un gros boulot. Donc commencer à vouloir inclure des images juste pour mon plaisir, mais qui seront gratuites à l’arrivée, n’a pas beaucoup de sens. Autant déjà soigner celles qui sont à faire.

 

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

8)      Le choix des appareils présents te revient-il ou Yann est-il très précis sur les modèles voulus ? Idem pour les décors et paysages.

Yann me décrit les avions à dessiner. Mais il peut arriver qu’on en change parce que j’en préfère un autre. Ou que celui-ci est très difficile à trouver niveau documentation.

Yann décrit les choses avec peu de mots. Cependant, c’est très clair pour moi quand je le lis.

Le visuel, je mets les choses comme je veux ! C’est ma partie du boulot, le visuel, la mise en page, les placements des personnages. Et si, il m’arrive de changer la mise en place, c’est toujours sans jamais rien changer au scénario, ni encore moins aux dialogues.

 

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

9)      Lors de notre prise de contact pour ce petit questionnaire, tu m’as demandé mon avis sur la couverture. Es-tu souvent « inquiet » de tes choix créatifs ?

Bien sûr ! Tout le temps ! Ici avec « Black Squaw », on est parti vers une façon de faire différente de « Dent d’ours ». Une manière de se différencier de « Dent d’ours ». C’est une autre façon de penser, casser ses habitudes. Du coup, là, c’est comme si j’étais en terrain presque inconnu en proposant quelque chose de différent.

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

10)  Il t’arrive de glisser quelques clins d’œil « hommages » à certains grands de la BD dans tes albums (Blake et Mortimer dans « Dent d’Ours », si bonne mémoire). Est-ce à nouveau le cas dans ce tome 2 ?

Ici nous aurons Torpedo et son acolyte. Parce que la période est la même. Et un petit clin d’œil à Spirou et Fantasio. J’avais deux personnages à faire sur 3 cases et je me suis dit que ce serait rigolo de les dessiner.

 

 

 

 

 

 

© Alain Henriet

 

 

 

Un grand merci à Alain pour sa disponibilité et surtout le temps qu’il nous a consacré en plein lancement promotionnel de « Black Squaw 2 ». Par ailleurs, à la première occasion, … mais chut c’est encore en suspens … une surprise pour celles et ceux qui nous suivent …

 

Thierry Ligot



Publié le 12/05/2021.


Source : Bd-best


Le jeu de la vérité.  Fake news, l’info qui ne tourne pas rond

 

« - Nous, on n’est pas comme ces pourris de journalistes des Mainstream media. On veut nous faire passer pour des sans-cœurs, mais je n’insulte personne, je pose juste des questions. Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu des morts à Sandy Hook.

-   Mais j’ai vu les tombes des enfants ! J’ai rencontré les parents en deuil !

-   Avez-vous vu les corps ? Non ! Quant aux parents, ce sont de très bons acteurs. C’est la plus grande conspiration. Est-ce que vous êtes capable de me prouver scientifiquement que la Terre est ronde ?

-   Mais… Attendez… QUOI ?! »

 

 

 

 

 

 


 

Doan Bui est journaliste à L’Obs depuis 2003. Lauréate du prix Albert Londres en 2013, elle mène ses enquêtes en recueillant des témoignages de tous bords, de manière totalement objective. Dans Fake news, l’info qui ne tourne pas rond, elle a rencontré des platistes, des climatosceptiques, des trumpistes et tout un aréopage d’illuminés et d’illuminati dont elle démonte les arguments en reconstituant le trajet des Fake news, emmenant où elles trouvent leurs sources et montrant comment et pourquoi elles sont créées.

 

 

 

 

© Bui, Plée - Delcourt

 

 

Qu’est-ce qu’une fake news ? Littéralement, c’est une fausse information. Le mot-valise a été créé à partir d’information et d’intoxication. C’est une information mensongère délibérée répandue pour favoriser un parti politique au détriment d’un autre, pour salir une réputation ou pour contredire une vérité scientifique établie. Dans ce livre, les autrices ne vont pas aller à la recherche de fake news comme celle qui disait que Sheila était un homme. Elles s’intéressent aux informations internationales incroyablement développées. Leur ouvrage est un livre d’investigation, une plongée dans les méandres du mensonge mondial organisé.

 

 

 

 

© Bui, Plée - Delcourt

 

 

Plus qu’à Tintin, Doan Bui se compare à Alice au pays des merveilles. Pour elle, partir en reportage, c’est aussi bizarre qu’un trip de l’héroïne de Lewis Caroll. On y rencontre des personnages aussi déjantés que le chat de Chester, le lièvre de Mars ou le chapelier fou. Mais là où le voyage d’Alice était en apparence futile, celui de Doan Bui est parfois pathétique quand elle se trouve en face de personnes niant l’évidence. On interviewera avec elle des truthers niant des tueries de masse dans des écoles américaines, prétendant qu’elles n’ont jamais eu lieu et que les parents des enfants décédés sont des acteurs. Ils nient aussi les attentats du 11 septembre. On apprendra que pour certains la terre est plate. Ces gens-là tenteront de nous le prouver à coups d’arguments…implacables. Les climatosceptiques, Claude Allègre en tête, sont également de la fête. Plus concrètement, Doan Bui nous amène dans la jungle des algorithmes informatiques, jusqu’aux sources organisées de création de fake news dans le petit pays de la Macédoine du Nord. C’est ainsi que fut organisée l’élection de Donald Trump. Bref, tout y passe, du Deep State à la Redpill, du 4chan aux Qanon, jusqu’aux anti-vaccins.

 

Leslie Plée dessine les « aventures » de sa scénariste dans un style naïf accentuant la gravité du propos. Trump est ridiculement drôle. Les témoins et victimes de drames niés sont émouvants aux larmes. Le livre se lit, comme on dit parfois, comme un roman, tout simplement passionnant, dans tous les sens du terme, étymologique et contemporain.

 

 

 

 

© Bui, Plée - Delcourt

 

 

Après avoir lu Fake news, l’info qui ne tourne pas rond, vous ne recevrez plus les flux d’informations de la même façon. Doan Bui et Leslie Plée démontrent que la bande dessinée divertit mais apprend aussi à réfléchir. Indispensable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Fake news, l’info qui ne tourne pas rond 

 

Genre : Reportage

 

Scénario : Doan Bui

 

Dessins & Couleurs : Leslie Plée

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 168

 

Prix : 22,95 €

 

ISBN : 9782413028789

 



Publié le 10/05/2021.


Source : Bd-best


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