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Chacun cherche son chat.  Une terrifiante aventure de Mickey Mouse - Horrifikland

 

 

            « - Si vous m’expliquiez ce qui vous amène, Madame Gravier… Un vol ? Un mystère ? Une filature ?

-          J’ai perdu mon chat.

-          Ah… Un chat ? Euh… Nous sommes les spécialistes pour retrouver les chats !

-          Parfait…. Il traîne souvent dans le vieux parc Horrifikland. Vous l’y trouverez certainement. »

 

 

 

 

 

 

L’agence de détectives associés Mickey-Dingo-Donald a du pain sur la planche. Nos amis vont devoir retrouver le greffier fugueur d’une pauvre mamie désœuvrée. Mais le hic est que l’animal traîne ses guêtres dans un parc d’attraction terrifiant abandonné. Brrrrr……

 

 

 

 

© Trondheim, Nesme, Disney - Glénat

 

 

 

Pour ce huitième opus de la série de créations originales Disney et le troisième dont il signe le scénario, Lewis Trondheim frappe fort. Il met en scène les trois personnages phares Disney ensemble, chose qui a rarement été faite. On pense à quelques courts métrages comme celui où les compères sont nettoyeurs d’horloge, ou plus encore Les revenants solitaires, datant de 1937. Le trio va si bien ensemble.

 

 

 

 

© Trondheim, Nesme, Disney - Glénat

 

 

Trondheim touche à la corde sensible en faisant dans la nostalgie, mais pas dans le regret. Mickey et ses amis vont avoir affaire avec le vrai Pat Hibulaire, celui à la jambe de bois, avec son acolyte l’historique Maître Ratineau. On assiste également au retour du Mad Doctor, méchant du dessin animé éponyme de 1933 réalisé par Dave Hand.

 

 

 

 

© Disney

 

 

Mickey est sûr de lui et déterminé. Donald est pleutre et couard. Dingo est hilarant. En particulier, la scène dans laquelle ce dernier se déguise en vieille dame et qu’il croît que personne ne va le reconnaître est un grand grand moment.

 

Alexis Nesme, dans un graphisme hors d’âge, offre un écrin sur mesure à cette histoire horrifiquement drôle. Il apporte une patte très personnelle au graphisme des personnages tout en respectant les codes de leurs personnalités et de leurs attributs. Les décors touffus donnent à voir dans tous les coins faisant de l’album un livre qui peut se lire et se relire sans lassitude. Là est la richesse du média bande-dessinée. Les en-têtes chapitrant l’histoire nous invitent dans les années 30 comme dans les plus beaux cinémas-théâtres de l’époque.

 

 

 

 

© Trondheim, Nesme, Disney - Glénat

 

 

Nesme place des clins d’œil au reste de l’univers Disney. Du poisson dragon des abysses aperçu dans Nemo aux arbres cauchemardesques de Blanche-Neige, des clowns du parc d’attraction de Pinocchio aux crocodiles cousins du Tic-Tac de Peter Pan, voulues ou impromptues, les références sont multiples.

 

            Entrez dans le parc Horrifikland. Quand vous en sortirez, vous n’aurez qu’une seule envie, reprendre un ticket.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Mickey Mouse 

 

Tome : Horrifikland 

 

Collection : Disney créations originales

 

Genre : Aventure humoristique 

 

Scénario : Trondheim 

 

Dessins & Couleurs : Nesme 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782344024638

 

 



Publié le 10/01/2019.


Source : Bd-best


Vice, scandale, corruption, bière et fräulein au cœur de Weïmar.  Babylon Berlin

 

 

            « - Si tu veux faire ton chemin, ici, faut pas hésiter !

-          Mon chemin ? Aux mœurs ?

-          Oh, pardon ! Môssieur a des visées plus mabitieuses ?! On est pas si mal que ça, nous ! On se trimballe la nuit dans les boîtes de la ville la plus dépravée du monde, on entre gratuitement dans les maisons les plus chics et on a le meilleur café de l’Alexanderplatz ! »

 

 

 

 

 

            Berlin 1929, grâce à un coup de pouce et aux connaissances de son père, Gereon Rath a intégré la Préfecture de police, dans la brigade des mœurs. Son patron, Bruno Wolter, dit « Tonton », le guide dans ses premiers pas dans la ville du péché, au milieu des meurtres, des filles et de la nuit. Pas évident de se faire une place dans ce milieu où les relations entre les uns et les autres sont plus que troubles.

 

 

 

 

© Jysch, Kutscher – Glénat

 

 

Babylon Berlin est l’adaptation de romans de l’auteur allemand Volker Kutscher. Né en 1962, l’historien de Cologne a créé le personnage du commissaire Gereon Rath, héros de trois enquêtes : Le Poisson mouillé, La Mort muette et Goldstein, parus en France entre 2011 et 2013 aux éditions du Seuil. La BD s’axe essentiellement sur le premier volume.


            Arne Jysch, issu du milieu du cinéma, publie son deuxième album. En adaptant Kutscher, il nous plonge dans une Allemagne en crise morale dans laquelle la politique amène le pays sur une pente dangereuse. Du communisme à l’extrême-droite, nous sommes dans une ère qui s’apprête à mettre le nazisme sur un piédestal.

 

 

 

 

© Jysch, Kutscher – Glénat

 

 

Avec un graphisme réaliste proche de celui de Gérard Goffaux dans la série Max Faccioni, Jysch montre la ville dans des courses poursuites faisant la part belle aux vues sur Berlin. Tout en niveaux de gris, l’empreinte de l’album immerge dans une époque représentée dans les images d’alors dans ces tons.

 

 Comme l’a dit Holger Kreitling, journaliste à Die Welt, l’équivalent allemand du journal Le Monde, à propos du roman d’origine, « Ce livre marie intelligemment fiction et faits historiques sans tomber dans les travers de l‘érudition. »

 

 

 

 

© Jysch, Kutscher – Glénat

 

 

Babylon Berlin, c’est aussi une série télévisée.

En voici la bande annonce :

 

 

Babylone fut le prestige de la Mésopotamie au début de notre ère, avant de connaître le déclin, la chute et l’abandon. Berlin, fin des années 20, est le prestige du monde germanique. The place to be. Tout le monde sait aujourd’hui que viendront ensuite le déclin et la chute.

 

            Babylon Berlin, les plus pourris ne sont pas toujours ceux à qui l’on pense.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Babylon Berlin

 

Genre : Polar historique

 

Scénario & Dessins : Arne Jysch

 

D’après : Volker Kutscher

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 216

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344033104

 



Publié le 09/01/2019.


Source : Bd-best


Intrigues de cour et jalousies d’amours.  Alix Senator 8 – La cité des poisons

 

            « - Garde tes belles paroles pour d’autres, Sénateur Alix. Je sais que tu n’es pas venu ici juste pour renforcer les liens d’amitié entre Rome et mon royaume. Non, tu es venu aider Syllaios à s’emparer du trône ! Mon mari le considère comme son frère mais moi, je vois clair dans son jeu… C’est un sale serpent ! D’ailleurs, il mordra la main d’Auguste dès qu’il n’aura plus besoin de lui !

-          Votre ministre est déjà venu plusieurs fois au palatin, ô Reine. L’empereur sait très bien à qui il a affaire…et moi aussi. »

 

 

 

 

 

 

Alix et ses compagnons ont atteint la cité de Pétra, capitale cachée du royaume de Nabatène. Entre intrigues et séduction, on ne peut pas dire que la vie y soit un long fleuve tranquille. Syllaios, ministre opportuniste, cherche à s’emparer du trône. L’empereur Auguste est prêt à valider cette accession au pouvoir, en lieu et place d’Obodas, s’il lui divulgue les routes commerciales secrètes vers l’Inde et l’Arabie. Syllaios refuse et propose un autre échange en réponse à cet éventuel soutien. Mais la Reine Hagirû tente de déjouer les manigances en ralliant Alix à sa cause. Titus, quant à lui, se trouvera face à un rival de premier plan : Alexandre, le bellâtre fils de Syllaios, qui cherche à faire tomber la belle Camma sous son charme.

 

 

 

 

© Mangin, Démarez, Chagnaud - Casterman

 

 

            Huit albums et toujours la même puissance.  On a dit maintes fois qu’Alix Senator était un modèle de reprise réussie. On le confirme. Les auteurs évitent les pièges, séduisent de nouveaux lecteurs et parlent aux fans de Martin de la première heure. Le choix de placer l’action, avec un Alix dans la force de l’âge, plusieurs années après l’époque traitée par le créateur de la série a été un coup de génie.

 

 

 

 

© Mangin, Démarez, Chagnaud - Casterman

 

 

            Valérie Mangin mêle intrigues de cour et histoire d’amour dans un décor magnifique dépeint avec maestria par Thierry Démarez.

 

            Le graphisme, celui des personnages en particulier, n’est pas tout à fait dans la veine de Martin. On est dans un réalisme plus pur. Mais les attitudes sont marquées par l’empreinte Martin. C’est là un des tours de magie de cette série séquelle. Par exemple, quand Titus, Enak et leurs compatriotes sont observés par une ombre légèrement penchée aperçue derrière un rocher, on pourrait croire qu’Arbacès serait de retour avec son rire sardonique. Un bonheur de lecture.

 

 

 

 

© Mangin, Démarez, Chagnaud - Casterman

 

 

            Visitez la cité des poisons. Comme d’autres, vous n’en reviendrez pas.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Alix Senator

 

Tome : 8 – La cité des poisons

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Mangin

 

Dessins : Démarez

 

Couleurs : Chagnaud 

 

D’après : Jacques Martin 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782203159198

 



Publié le 09/01/2019.


Source : Bd-best


Chicago Empire, seul l’argent est roi, seules les armes sont loi.  Agata 1 – Le syndicat du crime

 

 

            « - Votre nom ?

-          Je m’appelle Agata.

-          J’ai dit, votre nom !

-          Ha… pardon ! Letewski. Agata Letewski.

-          Nationalité ?

-          Polonaise.

-          Vous n’avez pas d’antécédents criminels ? Pas de sympathies communistes, ni fascistes ?

-          Non.

-          Quelle est la raison de votre venue aux Etats-Unis ?

-          J’ai un oncle qui habite à Chicago. Il me propose du travail. J’ai une lettre de sa part. »

 

 

 

 

 

 

Avril 1931. La Statue de la Liberté brandit sa flamme au-dessus de la baie de l’Hudson. Un bateau s’approche d’Ellis Island avec un flot d’immigrés, parmi eux, Agata, une jeune polonaise de 19 ans. L’accueil au centre fédéral de l’immigration n’est pas des plus chaleureux, mais la belle blonde franchit le contrôle.

Agata a quitté Varsovie après un avortement clandestin. Elle rejoint son oncle Césary à Chicago qui va lui trouver un travail dans un bar de la ville.

 

 

 

 

© Berlion – Glénat

 

 

Mais la cité n’est pas des plus calmes. Des bandes rivales s’affrontent dans une guerre des clans, dont celle de Lucky Luciano, le chef de la mafia italienne. Agata intègre cet échiquier impitoyable dans lequel la musique sera sa lueur au milieu des balles.

Et pendant ce temps, Franklin Delano Roosevelt proclame le « New deal ».

 

            Olivier Berlion nous plonge dans l’Amérique des années 30 avec une série d’époque. La chose n’est pas aisée tant la période a été traitée dans tous les domaines et avec grand succès : au cinéma avec par exemple Les sentiers de la perdition et Il était une fois en Amérique, à la télévision avec Boardwalk Empire et les Incorruptibles, en bande dessinée avec De silence et de sang, qui a fait les beaux jours de la collection Vécu, et, dans un autre style, Sammy.

            Berlion tire son épingle du jeu et trouve son originalité avec le concept du chien dans un jeu de quilles.

 

 

 

 

 

© Berlion – Glénat

 

 

            On ne peut pas reprocher à Olivier Berlion de s’endormir dans une routine. L’auteur se remet sans cesse en question dans des séries aussi diverses que variées. Il a tout essayé plusieurs fois : le one shot (Lie-de-vin), la série concept (L’art du crime), la série policière avec héros récurrent (Tony Corso), la série jeunesse (Le cadet des Soupetard). Il se lance à présent dans la fresque historique avec une série très documentée.

 

Pour mieux se plonger dans l’atmosphère de la prohibition et la réalité de l’ambiance retranscrite, Berlion fait évoluer son trait vers un réalisme plus pur, avec un encrage détachant les personnages et les rendant plus « photographiques ». Dans la plus pure tradition des Incorruptibles, il fait se côtoyer des personnages de l’Histoire de l’Amérique avec des héros de fiction. Les décors sont précis, soignés, avec des vues étourdissantes sur les immeubles de Windy City, Chicago la ville des vents et du crime.

 

 

 

 

© Berlion – Glénat

 

 

Un cahier graphique complète l’album et permet d’apprécier les recherches du dessinateur sur cette série qu’il a muri pendant trois ans.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Agata

 

Tome : 1 – Le syndicat du crime

 

Genre : Polar historique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Berlion 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344025338

 



Publié le 07/01/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4213 -  9 Janvier 2019

 

Télémaque nous ensorcelle.

 

            C’est une magnifique couverture qu’offre Kenny Ruiz pour ce deuxième numéro de l’année à l’occasion du retour de Télémaque. On retrouve notre héros sur l’île de Circé en compagnie de ses compagnons d’aventure : Polycaste, Zéphyr et Personne.

 

 

 

 

 

 

            Depuis les années Will, le conte est une des forces de la revue. Cette semaine, Vincent Zabus et Clément Lefèvre racontent l’histoire d’Odilon Folichon, le garçon au grand nez.

 

            Les abonnés pourront empêcher les habitants de l’hexomonde à pénétrer dans leur chambre grâce à un joli panonceau de porte.

 

 

© Gijé, Carbone – Dupuis

 


            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Pebble’s Adventures

Télémaque : Aux portes de l’enfer

 

 

Récits complets :

 

Odilon Folichon (Lefèvre & Zabus)

Soupir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Crapule

Dessous marins

Entretien d’ébauche

Femmes en blanc (Les)

Game Over

Millborough

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Tash et Trash

Zeu Bestioles

 

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Toussaint et Ruiz

En direct de la Rédac

Joue avec le Capitaine Anchois

 

 

 

En kiosques et librairies le 9 Janvier.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 06/01/2019.


Source : Bd-best


Vous @vez un mess@ge : Thriller fantastique sous haute tension.  Texto maudit 1- Le défi

 

 

            « - Je rigole pas. Des gens ont disparu à cause d’un simple SMS. Vous ne connaissez pas la légende du texto maudit ?

-          Vas-y Stephen King, fais-nous peur…

-          C’est mon oncle qui me l’a racontée.

-          Voici donc l’histoire vraie du texto maudit et l’invocation de spectre noir. »

 

 

 

 

 

Quand une bande de potes s’amuse à se faire peur en soirée et que l’un d’entre eux se met à raconter une légende urbaine qui n’a pas l’air si urbaine que ça, la situation peut vite dégénérer. Sacha propose à ses amis d’invoquer Düü et de l’envoyer au numéro interdit : le nombre de personnes présentes lors de l’invocation, suivi de 9696. Le Spectre Noir répond aussitôt à ceux qui deviendront sa proie. Il les hantera jour et nuit, saura tout d’eux, où ils sont, ce qu’ils font, jusqu’à les faire disparaître… Quatre, c’est le nombre de jeunes gens présents lors de l’expérience, mais c’est aussi le nombre de jours qu’ils ont pour annihiler la malédiction.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Tanguy Ferrand maintient une tension constante dans ce scénario moins violent mais digne des slashers movies qui ont décimé des bandes entières de jeunes gens dans le cinéma hollywoodien. La recette est reprise : de grands adolescents qui ont le chic pour se mettre dans des situations les plus improbables et dangereuses possibles, des parents spectateurs impuissants ou victimes. La mère d’Alice est peut-être un peu too much, mais cela fait partie des poncifs du genre.

On pense également à Stranger Things et à ses passages vers des mondes parallèles, mais plus marqué années 2010 que 1980.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Renz a un style semi-réaliste permettant de jouer avec les différentes phases de suspens. En un album, il propose trois styles de découpage de planches : classique, éclaté ou découpage dynamique induisant des rythmes de lecture accélérés.

 

            Encore plus que dans d’autres réalisations, la coloriste Drac est indissociable de l’intérêt que l’on peut porter à cette nouvelle série. Ses couleurs sont et font l’action, dans des tons originaux et parfois surprenants. Mais ça marche, comme ce rouge lie-de-vin d’un ciel électrisé, ou les éclairages des smartphones semblant illuminer les scènes de divers tons.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Si certaines couvertures donnent envie d’ouvrir les livres, celle de Texto Maudit en fait partie. Cinématographique, sombre, inquiétante, la composition de Renz, rehaussée par les couleurs complémentaires de Drac offre une efficace porte d’entrée à ce thriller fantastique sous haute tension.

 

            Texto maudit s’avère être une très bonne série pour ados à ranger à côté de la Brigade des cauchemars, chez le même éditeur, qui fait depuis un peu plus d’un an un bon travail qui est à souligner.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Lisez Texto Maudit. « Ne commettez pas l’erreur de faire comme si vous aviez le choix. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Texto maudit

 

Tome : 1- Le défi

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Ferrand

 

Dessins : Renz 

 

Couleurs : Drac

 

Éditeur : Jungle !

 

Collection : Jungle Frissons

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782822225953

 



Publié le 05/01/2019.


Source : Bd-best


Les seigneurs de la quête des étoiles.  UCC Dolores 1 – La trace des nouveaux pionniers

 

 

            « - Et tu comptes faire quoi avec cette antiquité ?

-          Je ne sais pas trop. C’est encore flou. J’avais pensé faire de l’humanitaire.

-          Prfha ha ha ! De l’humanitaire ?! Avec un vaisseau de guerre !!! Ha ha !

-          Eh bien oui, justement ! Il est peut-être temps pour ce vaisseau de réparer ce qu’il a détruit, de redonner de l’espoir et de la joir, là où il a semé la mort et la désolation.»

 

 

 

 

 

            Mony, 18 ans, quitte le couvent qui l’a recueillie pour prendre possession de son héritage : un vaisseau de guerre croiseur de l’espace. Aidée par l’ancien militaire Tash, elle partira dans la galaxie aux commandes du navire.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

Une orpheline aux origines mystérieuses, une succession qui lui tombe sur les bras, un baroudeur aux gros bras, un mystérieux passager clandestin s’avérant être un pilote mécano et des méchants impitoyables qui veulent récupérer le Glaive de Tassili, le plus gros trésor qui ait jamais existé : on mélange le tout dans un shaker et on confie le bébé à l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération, qui en a créé le scénario avec son épouse. L’ensemble donne un space-opera qui risque de faire parler de lui.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Tarquin prouve qu’il n’a pas besoin d’Arleston pour faire vivre une série. Avec UCC Dolores, il créé sa mythologie à la Star Wars, son seigneur des anneaux de l’espace. L’essai est plus que réussi. La série démarre sur les chapeaux de roues. Bien sûr, l’album souffre de quelques petits défauts inhérents à toute présentation d’un nouveau monde. 48 planches pour présenter tous les personnages, leur passé et leurs objectifs, c’est court. Mais Tarquin, épaulé par son épouse Lyse, n’est jamais rébarbatif.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Graphiquement, Didier et Lyse Tarquin en donnent plus que jamais aux lecteurs. Chaque planche d’UCC Dolores est minutieuse, fourmille de détails précis, encore plus que dans Lanfeust. On pourrait lui reprocher d’avoir donné à Mony une grande chevelure rousse bouclé à la Pelisse, mais on lui pardonne. La quête de l’oiseau du temps fait partie des ingrédients ingérés par les auteurs. Lorsque le mécano Tork se mêle au combat, il a comme un petit air de Fourreux mâtiné de Wolverine. On peut aussi citer les Cosmocats auxquels les Rasseths semblent apparentés.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Albator fait également partie des références de Tarquin. U.C.C. signifie Unité Cosmo Corsaire ; Albator est le corsaire de l’espace. Le vaisseau héritage de Mony, vu de face, a un petit air de l’Atlantis, vaisseau du célèbre borgne.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Voici la bande-annonce fort efficace de l’album 

 

 

 

 

 

            Dans quelques années, on se rappellera que 2019 aura été le lancement d’UCC Dolores.

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

 

 Laurent Lafourcade

 

 

Série : UCC Dolores

 

Tome : 1 - La trace des nouveaux pionniers

 

Genre : Space-Opera  

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Lyse & Didier Tarquin 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344017722

 



Publié le 04/01/2019.


Source : Bd-best


Tous les codes sont permis.  Champignac - Enigma

 

« - Bonjour Mademoiselle ! Pourriez-vous m’indiquer où se trouve le manoir de Bletchley ?

-          Bien sûr ! Je m’y rends justement ! Allons-y ensemble !

-          Je ne me suis pas présentée : Pacôme de Champignac !

-          Enchantée ! Blair Mackenzie !

-          Vous aussi avez été contactée par un message codé ?

-          Non, j’ai été recrutée après avoir gagné un concours de mots croisés organisé par le journal « Le Daily Telegraph »…

-          Sabre de bois ! Tout cela est vraiment très étrange ! »

 

 

 

 

 

 

Comment un belge et une écossaise se retrouvent-ils dans une gare à quelques kilomètres de Londres ? En pleine Seconde Guerre Mondiale, les services secrets ont besoin de ces deux cerveaux d’exception pour décoder les communications ennemies et ainsi vaincre l’armée nazie. Le professeur Black leur présente la machine Enigma dont se sert l’armée allemande pour crypter ses messages.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

Encore une histoire dans l’univers de Spirou ! Encore pendant la guerre de 39-45 ! Mais on a déjà lu ça plusieurs fois. On va croiser un ingénu qui essaye de garder l’espoir malgré tout ou bien un groom vert-de-gris. Pas du tout. Ce spin-off autour d’un Champignac fringant est une belle réussite.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

Champignac se trouve dans un rôle à la Alan Turing, mathématicien anglais qui a réussi à décoder la machine Enigma allemande lors de la Seconde Guerre Mondiale. Crypter un document revient à le rendre incompréhensible pour celui qui ne possède pas la clef du codage. Décrypter consiste à rendre sa forme initiale au document.

 

Le couple Beka continue le virage entamé avec Le jour où… Les spécialistes du rugby et de la danse ont décidé de surfer dans la cour des grands. Sans dénigrer leur travail en humour qui est de grande qualité, le duo prend une voie dans laquelle ils excellent. Ils font de la jeunesse, enfin de l’âge adulte, de Champignac un album passionnant qu’on ne peut pas lâcher une fois commencé.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

La couverture, avec la croix nazie codée en décor qui ne se voit pas forcément du premier coup d’œil, est en parfaite cohérence avec le thème de l’histoire.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, la pièce de théâtre La machine de Turing avec Benoit Soles et Amaury de Crayencour se joue au théâtre Michel à Paris jusqu’au 31 mars 2019.

 

 

 

La bande-annonce de l’album :

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Champignac - Enigma

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Beka

 

Dessins & Couleurs : Etien

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782800174785

 



Publié le 03/01/2019.


Source : Bd-best


Lovely Faces, la beauté est parfaite au naturel

Résumé de l’éditeur : Un beau-livre Champaka Brussels, conçu dans les règles de l’art, présentant +/- 80 illustrations réalisées, ces dix dernières années, par Walter Minus. Il y a longtemps que les illustrations et les tableaux de cet artiste français incarnent la quintessence de la féminité. Sans vulgarité, toujours avec grâce. Connu pour ses visages de femmes fatales à la chevelure souvent vaporeuse, le dessinateur excelle dans l’art du cadrage, volontiers resserré, proche parfois d’une certaine forme d’abstraction. Toujours en recherche du geste parfait, l’artiste saisit les détails de la féminité : lèvres, yeux, cheveux. En les assemblant à l’aide de quelques traits pour laisser de plus en plus de place au blanc, il abolit les limites de l’espace et rend ces visages immortels. Volutes, arabesques et courbes forment une écriture entrelacée. Unique, reconnaissable entre toutes. Et pourtant toujours en évolution.

 

 

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Instantané de velours ou de dentelles, de charmes toujours autant. À la faveur des yeux perçants, qui ensorcellent nos nuits et d’un train qui va du crépuscule aux aurores, Walter Minus file de pages en pages à mesure que ces tableaux, souvent minimalistes, prennent vie sous le souffle que leur conférera le lecteur. Ses héroïnes, l’auteur ne les surprend jamais dans leur intimité, elles semblent avoir prévu le coup, le moment où sonnerait leur heure de gloire.

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Au lit ou dans un décor qu’elles supplantent, ces dames qui damneraient votre âme vous attendent ou vous congédient, semblent à portée de main mais sont en réalité à des années-lumière, séductrices, manipulatrices mais inatteignable. D’autant plus que l’auteur aime à assortir ses natures vivantes d’une phrase ou de quelques mots, en anglais ou en français, qui accompagne chaque portrait et lui fait cultiver ainsi l’énigmatisme d’un monde intime à s’inventer, d’une intrigue dont on a loupé le début et dont on n’aura pas la fin. La belle aventure comme porte ouverte à l’inspiration. Complexe au-delà de l’apparente simplicité de ces beautés qui s’échappent bien plus loin que l’écrin du papier glacé.

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Page après page, un monde de courbes s’anime, d’audace et de sensualité, où le naturel triomphe face à trop d’héroïnes stéréotypées et aseptisées. Si Walter Minus combine des allures d’affichistes et de publicistes, il n’est pas fétichiste et il donne de l’âme à ses créatures qui ne lui appartiennent déjà plus et s’en vont flirter avec la Ligne Claire, Mondrian, le Pop Art ou encore le polar, l’espionnage et même Batman. Lovely Faces, c’est un clair-obscur objet du désir au pouvoir de fascination incroyable. Ce n’est pas que du papier !

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Alexis Seny

 

Titre : Lovely faces

Artbook

Auteur : Walter Minus

Genre : Beau Livre, Recueil

Éditeur : Champaka Brussels/Dupuis

Nbre de pages : 120

Prix : 45€



Publié le 03/01/2019.


Source : Bd-best


Le charme désuet de la bonhommie.  Monsieur Poche

 

 

            « - Un paquet recommandé pour vous, Madame Prune.

-          Dites-moi, Madame l’hôtesse, vous l’attendiez ce paquet ?

-          Ma foi, non, Monsieur Poche.

-           Attendez pour l’ouvrir ! Pas d’imprudences, Madame Prune ! Répondez-moi franchement, vous connaissez-vous des ennemis ? Etes-vous certaine que personne ne veut votre perte ?

-          Vous me faites peur, Monsieur Poche ! »

 

 

 

 

 

Quand on a des amis comme Monsieur Poche, pas besoin d’ennemi. Sa dame de maison, Madame Prune, si elle ne s’en était pas rendu compte avant, en prendra conscience lorsqu’elle recevra ce paquet qui, vous vous en doutez, s’avèrera anodin. Sacré, Monsieur Poche. Le bonhomme est « bonhomme ». Gaffeur, il n’est pas très futé. Sûr de lui, il est hautain. En un mot, il est con, au sens noble du terme, celui de la chanson et du temps de Georges Brassens.

 

            Monsieur Poche est le prototype du célibataire quinquagénaire urbain. Un beau jour, il reçoit par la poste un énorme cadeau de son oncle d’Océanie : un kangourou bien plus fin que lui qui sera baptisé Salsifis. Le petit monde de Monsieur Poche est balisé de personnages secondaires au premier rang desquels on trouve Ratafia, jeune garçon des rues auquel le lecteur peut aisément s’identifier. Son pendant féminin est Kiti, permettant aux petites lectrices de se sentir également concernées.

 

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

            Les gags de Poche sont à remettre dans leur contexte historique. La bande dessinée en est à ses balbutiements et peu de publications s’adressent directement à la jeunesse. Il est donc complexe mais nécessaire de se mettre dans l’esprit d’un enfant de l’entre-deux-guerres pour lire la série. Pour le lecteur d’aujourd’hui, les situations sont souvent simplettes et rarement drôles. Poche part à la chasse. Il a pensé à tout, sauf qu’on était lundi, jour de fermeture des marchands de gibier. Ratafia se moque de Poche qui rate sa boule au croquet. Ce dernier lui colle une gifle, lui demandant si celle-là il l’avait manqué. Ouaf ! Ouaf ! Pourtant, il y a dans cette collection de gags des années 30 une magie incompréhensible qui en rend la lecture fluide et agréable.

 

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

            En octobre 1934, Monsieur Poche succède à Zig et Puce dans les pages de l’hebdomadaire Dimanche illustré. Hachette en extraira quatre albums en fin de décennie.

            Avec Poche, Alain Saint-Ogan se moque du petit bourgeois casanier se complaisant dans sa situation de privilégié dans la société.

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

 

            Qu’aurait été Hergé sans Alain Saint-Ogan ? L’homme qui a donné son nom à la première récompense du festival d’Angoulême, les statuettes étant nommées des Alfred du nom du pingouin de Zig et Puce, chose qui n’aurait jamais dû s’arrêter, est aujourd’hui un peu trop oublié. Et pourtant, il fait partie des auteurs de la grammaire du 9ème art. Si l’auteur est écarté des radars, c’est certainement parce que son humour est désuet. Mais quel charme ! Et si l’on parle encore de Zig et Puce, seuls les férus de l’histoire de la bande dessinée connaissent Monsieur Poche.

 

Les éditions Revival rendent hommage à ce personnage qui n’a aucun rapport avec le Docteur du même nom créé par Wasterlain. L’album est composé de 157 planches issues non seulement des albums Hachette mais aussi de planches parues dans la presse de l’époque et numérisées par le musée de la bande dessinée d’Angoulême. Les pages sont en bichromie : noir et rouge. Une préface de Julien Baudry présente l’auteur et la série. En postface, on peut lire un texte de Greg rendant hommage à son mentor. On ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de penser à Achille Talon en lisant Poche.

 

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

La maquette de la collection dans laquelle on trouve diverses productions aussi diverses que variées tant au niveau des époques de parutions que du genre des récits n’est pas des plus originales. Le contenu des livres l’est tellement qu’on aurait aimé qu’elle le soit plus.

 

Poche méritait amplement d’être remis ainsi sur le devant de la scène. Au fait, le bougre ne serait-il pas le tout premier anti-héros de la bande dessinée ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : M.Poche

 

Genre : Humour désuet 

 

Scénario & Dessins : Saint-Ogan

 

Éditeur : Revival

 

Nombre de pages : 174

 

Prix : 29 €

 

ISBN : 9791096119073

 



Publié le 02/01/2019.


Source : Bd-best


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