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Do you do you do you...  Soyons fous 1

« - Bouge pas, sale vendeuse !!! Allez, tu me colles tous les tubes de peinture à l’huile dans ce sac !! Et ne t’avise pas de me fourguer de l’aquarelle… Allez hop ! Vite ! Vite ! Grouille !

- Pas un geste, damné enculeur de mamans !!

- Ooooh ! Le gendarme de Saint-Tropez !!

- Pour te servir, same petite crapule… Ooh… Van Gogh !

- Aaarh, mais chef, ce ne sont que des tubes de peinture, bordel… C’est pasque j’ai pas un rond pour les payer... »

 

 

 

 

            Pauvre Van Gogh ! Alors qu’il cherche simplement à libérer la palette chromatique, voilà ti pas qu’il est arrêté en plein larcin par le Gendarme de Saint-Tropez. Heureusement que son frère Théo, plein aux as, est là pour payer la caution.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Van Gogh n’est pas la seule star dont l’histoire est racontée dans Soyons fous. On y croise également Conan le barbare, Peter Pan et Toulouse-Lautrec. En outre, l’album est bourré de scientifiques, d’espions, de lutins, de bouchers. Il y a même des profs d’histoire-géo et des maçons. Des ours aussi ! Oui, oui, il y a des ours ! C’est dire si on en a pour son argent !

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Dans Soyons fous, les vieux ne se laissent pas castagner par les voyous et les grands mages délivrent leurs secrets. On assiste même au tournage du Crabe aux Pinces d’Or, avec des vrais morceaux de Tintin et de Capitaine Haddock dedans.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Vous l’aurez compris, c’est le joyeux bordel. Par chance, le véritable, l’unique, le seul gendarme, celui-là même de Saint-Tropez est là pour veiller à l’ordre.

 

            Soyons fous est la réédition du premier album de Manu Larcenet. Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans connaissent tout juste. Mais en 1999, encore au berceau, ils ne lisaient peut-être pas Fluide Glacial. C’était un temps où le magazine n’avait pas encore gagné ses couleurs et n’avait pas encore perdu son âme.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            A la sortie de l’album, Gaudelette et Larcenet dédicaçaient côte à côte à Angoulême et s’échangeaient leurs albums. C’était le bon vieux temps de la dédicace plaisir, zen et fun.

 

            Huit histoires courtes composent cet album. Exemples d’humour, elles sont toutes plus efficaces les unes que les autres. L’auteur développe sur cinq à six planches un non-sense à la Gary Larson. La Far Side Gallery de Larcenet est un asile à ciel ouvert. C’est à croire que ceux qui sont enfermés ne sont pas les plus fous. Il en reste en liberté.

 

 

 

 

© Larcenet - Fluide Glacial

 

 

            Dès ses débuts, le dessinateur a montré sa propension à maîtriser le noir et blanc et les niveaux de gris, talent qu’il dynamitera plus tard dans son chef-d’œuvre Blast.

 

            Soyons fous est un album pour tous ceux qui sont encore des Peter Pan, tous ceux qui ont gardé leur humour sale gosse et ont des étoiles dans les yeux. Soyons fous, nous vivrons mieux !

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Soyons fous

 

Tome : 1

 

Genre : Policier/Humour 

 

Scénario & Dessins : Larcenet 

 

Éditeur : Fluide Glacial

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782378782542

 



Publié le 29/03/2019.


Source : Bd-best


Une série qui redéfinit la notion de super-héros.  Irena 4 - Je suis fier de toi

 

« - Je ne reconnais plus ma grande fille.

- Tant mieux ! Depuis que les allemands se sont rendus compte  que j’avais échappé à l’exécution, je n’ai pas le choix ! Il faut que je sorte déguisée. Ils me traquent… C’est pour ça que je reviens rarement dormir ici, hélas.

- Ne t’étonne donc pas que je me sois levée pour te dire au revoir.

- Je comprends. Et je t’avoue que ça me fait plaisir que tu aies désobéi. Je vais voir Antoni pour la première fois depuis mon évasion. Je lui confierai la garde de Shepsi pour quelque temps. »

 

 

 

 

            Varsovie, février 1944. Après son évasion, Irena a trouvé refuge chez sa mère. Aujourd’hui, après trois mois d’enfermement, la résistante a hâte de reprendre les affaires. Mais dans la clandestinité, ça va être encore plus compliqué. Le fidèle Antoni est toujours là pour lui donner un coup de main. Ensemble, ils ravitaillent les juifs cachés dans les endroits les plus improbables comme le zoo de Varsovie ou les sous-sols des bars. Irena croisera d’autres héros comme le jeune Martin, qu’elle soigne dans un hôpital de fortune, et qui a bravé tous les dangers, pris tous les risques pour vivre et survivre en se lançant dans un trafic de marché noir pour faire rentrer de la nourriture dans le ghetto.

 

            Parallèlement, en 1983, Irena raconte sa vie au mémorial de la Shoah à Yad Vashem à Jérusalem, dans l’allée des Justes.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

David Evrad varie les découpages comme jamais. On y trouve un dessin de Varsovie bombardée sur une double page, incrusté de plans rapprochés. Il y a deux planches se faisant face dont l’une est composée uniquement de cases horizontales et l’autre de cases verticales. Leur écho est puissant. On profite même d’images pleines pages. Le tout est mis en scène dans le graphisme rond et enfantin de David Evrard qui, contre toute attente depuis le début de l’aventure, a décuplé l’impact émotionnel d’un scénario comme celui-ci.

 

Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël nous immergent dans la Pologne de 1944, au plus près d’Irena, de son courage, de ses craintes, de ses peurs, de ses doutes. Irena est altruiste et philanthrope. Dans cet épisodes, les scénaristes creusent un peu plus ses sentiments. Irena y parle pour la première fois de la dépression, de la culpabilité de survivre jusqu’à l’acceptation d’avoir survécu.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

La série redéfinit la notion de super-héros. Ce n’est pas avec des super-pouvoirs que l’on sauve le monde, mais avec une âme.

 

Walter colore l’horreur dans des tons sombres. Dès que vient une respiration comme les animaux d’un zoo ou une collecte de nourriture dans une campagne bucolique, les couleurs vives apparaissent, comme dans les doux souvenirs d’enfance d’Irena ou le présent éclairé d’un monde libéré. Parmi tout cela, les âmes disparues accompagnent les vivants dans un bleu évanescent.

 

Il reste un tome au quatuor pour clore le destin d’Irena Sendlerowa et on appréhende déjà de la quitter bientôt. Mais ce qu’elle ne quittera plus jamais c’est le cœur de tous les lecteurs qui l’auront découverte grâce à cette adaptation de sa vie.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

« Je suis fier de toi. » murmure le fantôme du père à sa fille Irena. « Nous sommes fiers de vous. » pouvons nous murmurer aux auteurs de cette indispensable biographie dessinée à ranger à côté du Maus d’Art Spiegelman.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Irena

 

Tome : 4 - Je suis fier de toi

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Morvan & Tréfouël 

 

Dessins : Evrard 

 

Couleurs : Walter 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344031117



Publié le 27/03/2019.


Source : Bd-best


Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?  Valois 2 - Si deus pro nobis, quis contra nos ?

« - Le raffinement, c’est italien ! Qui a redécouvert l’art et les techniques de l’Antiquité ?! Qui a les peintres les plus talentueux ?! Les architectes les plus doués ?! Les…

- Oui. Vos villes sont belles.

- Belles ?! Mais elles sont magnifiques ! Nous sommes le phare de l’Occident !!

- Joli tableau. Mais la culture n’est pas tout. Vous êtes faibles, incapables de vous défendre sans aide extérieure.

- Porca miseria ! Pourquoi m’insulter dans ma demeure, Carlo ?! T’ai-je vexé ?!

- Vous pouvez m’appeler Charles, ou mieux encore : Majesté. Pas Carlo ! Apprenez à me nommer avant de m’adresser la parole. En France, celui qui a le dernier mot n’est pas celui qui parle le plus fort, mais celui qui possède le plus de canons ! »

 

 

 

 

  Quand Ludovico Sforza reçoit le roi Charles VIII, le More de Milan tient à en mettre plein la vue à son hôte. Mais quand ce dernier lui remet les points sur les « i » et les barres aux « t », il faut toute la diplomatie du cardinal de La Rovere pour apaiser l’ambiance.

 

  Pour joindre Naples, l’armée française traverse les états pontificaux de part en part. Henri Guivre de Tersac et Blasco de Vilallonga font partie des troupes du roi qui traverse l’Italie pour rencontrer le pape Borgia Alexandre VI.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Thierry Gloris se positionne en véritable maître de jeu. L’historien joue avec les personnages de l’Histoire comme avec des pions sur un échiquier. Il respecte cependant scrupuleusement  les événements. Son fin travail sur les dialogues fait croire qu’il a été le témoin direct des discussions de l’époque. Il utilise des personnages secondaires historiques de luxe comme Machiavel ou Louis d’Orléans qui font office de guests stars assoyant la crédibilité du récit.

 

  Jaime Calderon travaille avec précision. Le combat naval en mer Ligure est l’un des grands moments de l’album dans lequel le dessinateur montre la finesse de son travail avec un plaisir explosif et cinématographique. La scène de la descente du carrosse de Lucrèce Borgia est d’une puissance montrant la place importante des femmes dans l’Histoire. De la manière dont Borgia regarde Blasco de Villalonga de haut à la façon dont elle se laisse attraper par les bras d’Henri Guivre de Tersac, Calderon joue sur les attitudes des corps et les expressions des visages pour imposer les caractères.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Le dessinateur met le Pape et le Roi face à face dans une solide composition de couverture faisant écho à celle du tome 1. Leurs regards en disent long sur leurs déterminations et les érigent tous deux en souverains inflexibles. Les semi-sourires de Lucrèce Borgia et Giulia Farnese montrent qu’elles comptent bien abattre leurs cartes. Henri et Blasco y sont en retrait pour laisser leurs places aux acteurs dont la rencontre est le but du voyage. Ils sont positionnés en tant qu’observateurs au service de leur pays.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? En questionnant sur le rôle de l’Eglise dans l’Histoire du XVème siècle, Gloris raconte avec aventure et intérêt  une période riche, touffue et souvent mal explicitée qu’il était grand temps de débroussailler.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Valois

 

Tome : 2 - Si deus pro nobis, quis contra nos ?

 

Genre : Histoire

 

Scénario : Gloris

 

Dessins : Calderon

 

Couleurs : Felideus

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413005353

 



Publié le 26/03/2019.


Source : Bd-best


New-York - Paris. Itinéraire d'un ingénieur novateur. A comme Eiffel.

 

-          Les bons élèves ne sont que des ânes. L’école sert à former des troupeaux de moutons. Deviens un mouton, mais un mouton noir.  Si tu es trop scolaire Gustave, tu passeras toute ta vie dans une sombre classe d’école. Tu ne vas quand même pas finir instituteur, raté, minable, à corriger des copies d’élèves ! Ne te limite pas aux quatre murs d’une salle de classe. Tu as beau être un enfant, tu es loin d’être un idiot et tu possèdes un libre arbitre.

-          Un libre arbitre ?

-          Oui, ce fut un des enseignements de mon ami Robespierre « Pense par toi-même Mollerat.»

-          Robespierre, le révolutionnaire ?

 

 

 

 

 

Amoureux de sa cousine Alice dès sa tendre enfance, Gustave Eiffel fait face au refus de sa mère ne cautionnant pas une telle relation. Cette dernière a de grandes ambitions pour son fils unique. Élève rêveur et dissipé lors de son enfance, à seize ans il est envoyé pour étudier à Paris. C’est là qu’il se passionne pour les progrès techniques et les grands projets d’infrastructure. C’est l’époque où le chemin de fer révolutionne les moyens de transport. C’est aussi une époque où l’on a besoin d’un grand nombre d’ingénieurs pour construire les gares, les ponts et les viaducs nécessaires à ce type de communication.

 

 

 

 

©  Coste – Trystram – Casterman.

 

 

Après avoir travaillé sur plusieurs grands projets en France et en Europe, Gustave participe à la construction du viaduc de Saïgon en 1875. Forcé par sa mère d’épouser la fille d’un brasseur pour laquelle il n’a aucun sentiment, Eiffel délaisse sa famille pour s’impliquer dans des projets pharaoniques.

En 1876, il termine la construction de la Statue de la liberté, un monument offert par la France aux États-Unis à l’occasion du centenaire de la déclaration d’indépendance de 1776. Forcé de rester en France pour les obsèques de sa mère, Eiffel n’assistera pas à  l’inauguration de sa statue.

 

 

 

La tenue de l’exposition universelle de 1889 commémorant le centenaire de la Révolution française lui permet de proposer un monument à la gloire du progrès technique : une tour en fer culminant à une hauteur de 312 mètres (324 mètres avec antenne).

 

 

 

 

 

Au moyen de l’inclusion de plusieurs coupures de presse d’époque, le scénariste (Martin Trystram) nous fait suivre les différentes réalisations mais aussi les déboires rencontrés par Gustave Eiffel. Lors de la construction de la Tour Eiffel, de nombreux artistes et écrivains (Émile Zola, Guy de Maupassant, Huysmans, etc) signèrent une tribune dans la revue « Le temps » du 14 février 1887 soulignant l’inutilité et la monstruosité de cette dernière. Alors qu’elle aurait dû être démontée vingt ans plus tard, elle est devenue le symbole phare de la capitale française. Avec ses sept millions de visiteurs annuels, elle est le second monument français le plus visité.

 

 

 

 

 

Quelques mois plus tard, le nom d’Eiffel est associé à celui de Ferdinand de Lesseps dans un projet se révélant être un gouffre financier : le creusement du Canal de Panama devant relier les océans Atlantique et Pacifique. Á l’inverse d’Eiffel qui se serait enrichi, de nombreux petits épargnants français ayant investi dans l’aventure se sont retrouvés ruinés. Victime d’antisémitisme, attaqué par la presse, il est condamné à deux ans de prison et vingt mille francs d’amende pour escroquerie. Emprisonné à la Conciergerie, il sera libéré quelque temps plus tard, par contre sa personnalité en restera blessée à jamais.

 

 

 

 

©  Coste – Trystram – Casterman.

 

 

 

Xavier Coste (dessinateur) et Martin Trystram (scénariste) nous proposent un roman graphique sur la vie de Gustave Eiffel. Basé sur l’amour porté par ce dernier vis- à- vis de sa cousine Alice, ils nous font découvrir à travers sa vie intime, les différentes réalisations proposées par ce génie des défis techniques. Selon nos deux compères, la forme en « A » de la tour Eiffel aurait à voir avec l’amour de Gustave pour Alice… De nombreuses couleurs alternant ambiances chaudes et froides ont été utilisées par Xavier Coste pour évoquer la vie d’Eiffel. A ne surtout pas manquer, les dernières pages de l’ouvrage évoquant les retrouvailles entre Gustave et Alice, tous deux passés sur l’autre rive ...

 

 

Haubruge Alain.

 

 

 

Titre : A comme Eiffel

 

Tome : One shot

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Martin Tystram 

 

Dessins : Xavier Coste

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 130

 

Prix : 21,00 €

 

ISBN : 9782203164383



Publié le 26/03/2019.


Source : Bd-best


Réduire, rajeunir, plonger et disparaître.  Les Petits Hommes Intégrale 10 - 2000-2003

 

« - Renaud, avoue, je t’ai fait peur ?

- Cédille ?! T’es malade, ça te prend souvent ? J’étais sur les traces d’un rossignol, et par ta faute, il s’est sauvé, sotte !

- Avec des cêpes et mijotée au vin rouge, la chair du roitelet est meilleure…

- Cédille, tu dis n’importe quoi ! Ça te dérange en quoi que j’observe et étudie le comportement animal dans son habitat naturel, hein ?! Casse-pieds ! »

 

 

 

 

  Si vous croyez que Renaud va passer ses aventures à observer les animaux dans la nature et à baguenauder dans les pâturages, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Chez les petits hommes, l’aventure est à la sortie de la grotte, quand elle n’est pas à l’intérieur.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans cette intégrale regroupant quatre aventures publiées entre 2000 et 2003, Renaud et ses camarades vont vivre des aventures dont le chef de la sécurité d’Eslapion ne va pas toujours ressortir indemne.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans Bingo, un petit homme ado turbulent portant le nom d’un jeu de hasard récupère un fragment de la météorite qui les a réduit pour aller faire le fou-fou dans le monde des grands. Mais lorsqu’un grand malintentionné cherche à savoir le secret de leur petite taille, les choses dégénèrent rapidement.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans Miss Persil, les petits hommes décident de renvoyer dans le monde des grands Aurore, une adolescente attardée, afin que, grâce à un élixir de jouvence concocté par le Docteur Hondegger, elle s’intègre à une vie « normale » en retrouvant un physique correspondant à son âge mental. Tout est prévu pour que l’ « agrandissement » de la gamine et de ses parents se passent bien. Un seul bémol : l’effet secondaire de l’élixir agit sur la couleur des cheveux, d’où le surnom de la jeune fille. Ainsi, Aurore aux cheveux verts devient Miss Persil et intègre l’école et la classe de Cédric et Chen, avec leur maîtresse Mademoiselle Nelly. Mais des moqueries de camarades vont inciter la gamine à employer...les grands moyens. Renaud fera partie des victimes collatérales et finira l’album dans un drôle d’état.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Dans Les fourmicrabes, les petits hommes récupèrent un dauphin à l’aileron passablement amoché. Comment s’est-il blessé ? Après quelques jours de convalescence, le mammifère est rendu à la mer. Le vétérinaire d’Eslapion disparaît dans l’eau. En essayant de retrouver sa trace, Renaud découvre dans les fonds marins un élevage d’œufs fluorescents dont s’occupent des humains qui lui demandent de l’aide. Le mystère est complet si l’on rajoute les géants de fer qui débarquent sur une plage...

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Chiche commence comme une affaire Dominici. En pleine cambrouse, la petite Margot s’échappe de chez son oncle qui veut la supprimer. Les petits hommes la sortent in extremis des griffes du vieux fou assassin de touristes allemands. Qui plus est, le paysan fait du trafic de chiens avec une bande de malfrats dont les intentions sont plus que malveillantes.. Renaud  a quant à lui retrouvé sa taille normale, mais les effets secondaires du remède l’ont rendu… transparent.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Pourquoi lorsqu’un dessinateur comme Fabrice Tarrin fait du Franquin on crie au génie et lorsque Seron le faisait on l’accusait de piller l’œuvre du maître ? Oui, Renaud ressemble physiquement à Gaston. Et alors ?  Seron dessinait quasiment aussi bien que Franquin. Point. Peu d’auteurs peuvent s’en targuer.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Seron a créé un monde et une œuvre personnelle, inventive, originale, précurseuse. Il a destructuré le 44 planches classiques en faisant pivoter le format à l’italienne (La planète Ranxerox), il a osé la dominante blanche sur la majorité d’un album (Le trou blanc), il a réalisé un des premiers cross-over (avec la Scrameustache : Le pickpocket/Kromoks en folie), a tué tous ses personnages (Le dernier des petits hommes), introduit Renaud dans un univers de jeux vidéos bien avant Ralph et ses mondes (Melting-Pot). Et ce ne sont que quelques exemples...

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

  Seron nous a quitté en 2017. Il a fait les beaux jours du journal Spirou et des éditions Dupuis. Ils lui rendent honneur avec cette belle intégrale dont il reste encore un volume à paraître, et dans lequel on verra que les dernières années de l’auteur dans les pages de l’hebdomadaire ne l’ont pas vraiment mis à l’honneur.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Petits Hommes

 

Tome : Intégrale 10 - 2000-2003

 

Genre : Aventures

 

Scénario & Dessins : Seron

 

Couleurs : Leonardo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 240

 

Prix : 28,95 €

 

ISBN : 9782800174525

 



Publié le 25/03/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4224 -  27 Mars 2019

 

 

Frnck revient et il est très attendu !

 

 

 

 

 

 


            Mais quel retour fracassant ! Avec Cannibales, Frnck démarre sa cinquième aventure.  Brice Cossu est au meilleur de sa forme. Il est même encore plus fort que d’habitude. Depuis le début, on aura vraiment assisté dans Spirou à la naissance d’un futur très grand artiste de la BD. De plus, Cossu gratifie les abonnés d’un superbe poster.

 

            Deux récits complets sont au rendez-vous : Les femmes en blanc, qui sont souvent là ces temps-ci et c’est tant mieux, ainsi qu’une délicate et sensible histoire sur le mémoire signée Aurélien Maury dans un graphisme à mi-chemin entre Bravo et Floc’h.

 

 

 

© Cossu, Bocquet, Guillo – Dupuis 


 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

 

 

Récits complets :

 

Brume (Maury)

Femmes en blanc (Les) : Les gentiles et les autres

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Capitaine Anchois

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Millborough (La pause-cartoon)

Willy Woob

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Aventure sur commande (L’) : Nicoby

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Ruiz

En direct du futur : DePins

Interview : Cossu

Leçon de BD (La) : Jouvray

Jeu : Préhistoire de fou (Aucomte)

Spirou et moi : Bataillon

 

 

Supplément abonnés :

Poster Frnck

 

 

En kiosques et librairies le 27 mars 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 24/03/2019.


Source : Bd-best


Comme un vol de sterne au-dessus de la ville, le croque-mort observe…  Stern 3 – L’Ouest, le vrai

 

« - Merci à tous d’être venus, et merci à Monsieur Cobb de passer par notre petite ville pour nous présenter ses mémoires. Je l’avoue, j’étais un peu sceptique à l’idée de recevoir un personnage précédé par sa réputation, voyou, séducteur, justicier, tout et son contraire. Mais j’ai lu son histoire et, vu la résolution pacifique de sa rencontre avec Monsieur Gladwell, je peux le dire : Colorado Cobb est un homme d’action doublé d’un gentleman, et il n’y a rien de plus américain. Et pour cette occasion unique nous vous proposons des prix imbattables sur les selles, bottes, éperons et ceinturons et, pour une Winchester achetée, vingt cartouches offertes. »

 

 

 

 

 

1856, à Morrison, petite ville tranquille du Far West, le ver pénètre dans le fruit. L’auteur de « Guns and Women, Women and guns » vient dédicacer ses mémoires. Colorado Cobb et le sheriff se regardent en chiens de faïence. Mais il y a plus embêtant, le père d’une des femmes qui a croisé la route de l’écrivain a une vengeance à assouvir. Et pour cause…

 

Pour Stern, la problématique est tout autre. Son contrat de croque-mort de la ville va-t-il être reconduit ?

 

 

 

 

© Maffre, Maffre– Dargaud

 

 

Le monde du western en bande dessinée est exploité, surexploité, supra-exploité. Et pourtant, ça marche. Le genre se prête à merveille au média. Ces dernières années, les nouvelles séries de l’Ouest ont surgi par poignées : Dust, Sykes, Lonesome, Walter Appleduck,…

 

Depuis Lucky Luke, le croque-mort est l’un des personnages mythiques. Tout d’un coup, la profession s’est vue mise en exergue par deux têtes d’affiche : Jonas Crow, l’undertaker, d’un côté, Stern de l’autre. Si l’un est un héros, impassible et froid, certes, mais un héros, l’autre, celui qui nous intéresse ici, Elijah Stern, se rapproche plus de l’anti-héros. Il n’en est pas totalement un, mais si on devait faire pencher la balance, elle le ferait en ce sens. Stern est un observateur. Il subit. Quand il agit, il n’a pas toutes les cartes en main. Il aspire à la tranquillité et ne recherche pas à occuper le devant de la scène.

 

 

 

 

© Maffre, Maffre– Dargaud

 

 

Pour autant, il y a tant de personnages dans la série qu’on ne s’y ennuie pas une seconde. Les frères Maffre créent le western chorale. Par moments, on se croirait à Wood-City. A mi-chemin entre Chick Bill, pour la vie de village, et Comanche, pour le recul qu’on les personnages face aux événements, Stern fait figure de concept hybride.

 

 

 

 

© Maffre, Maffre– Dargaud

 

 

L’Ouest, le vrai. Le titre résonne comme une mise en garde. L’Ouest, tu voulais y être, fossoyeur, tu y es. Voilà comment c’est.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Stern

 

Tome : 3 – L’Ouest, le vrai

 

Genre : Western

 

Scénario : Frédéric Maffre

 

Dessins & Couleurs : Julien Maffre

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505079265

 



Publié le 24/03/2019.


Source : Bd-best


18, v’là les soldats du feu !  Les pompiers 18 - Sacré numéro

« - Ce serait possible que l’on se revoie un de ces jours ?

- Carrément ! Je vais vous laisser mon tél !

- Là, tu vois, Arnold, c’est une vraie énigme pour moi !

- Quoi donc, Carême ?

- A chaque intervention, je te vois donner ton numéro à des filles sublimes… et tu es toujours célibataire. Tu es trop sélectif, c’est ça ?

- Mais même pas ! C’est juste qu’y en a jamais une qui me rappelle ! Jamais !

- Naaan ! Tu es sûr de donner le bon numéro ?

- Bah, oui… Le 18, c’est pas compliqué à retenir ! Mais pas une ne m’a téléphoné ! Jamais ! »

 

 

 

 

Chez les pompiers, Arnold, c’est le joli-cœur. Atteint de « bogossitude », il fait craquer les jeunes filles, provoque des syncopes chez les bimbos en pamoison, fait s’évanouir les midinettes qu’il est appelé à réanimer. Mais voilà ! Arnold n’est pas non plus le plus futé des secouristes, et il collectionne les ex en bien plus grand nombre que ses interventions.

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

A part ça, la vie à la caserne suit son cours. Arnold n’est pas le seul à essayer de se caser. Ses collègues féminines cherchent aussi à se changer les idées, les JSP s’éclatent à la caserne, le chef s’apprête à prendre sa retraite, Sylvain brigue le poste de Commandant, et surtout, un snack consacré à l’univers des pompiers vient d’ouvrir. Comment s’appelle-t-il ? Le 18, ça va de soi !

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

On l’a déjà dit dans ces colonnes : Bamboo s’est engouffré dans la zone laissée presque en friche par Dupuis. Ils profitent ainsi de ce qui a fait le succès de la maison de Marcinelle : l’humour Gros Nez. Avec Christophe Cazenove, ils tiennent leur Raoul Cauvin. Les pompiers font ainsi figure de porte-étendard du genre, avec les gendarmes et les profs.

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

Cazenove manie l’humour familial avec brio. On retrouve chaque année ses personnages avec plaisir, comme un tonton que l’on n’a pas vu depuis plusieurs mois, comme un cousin qui vient nous raconter les dernières choses qui lui sont arrivées. En faisant évoluer ses personnages, comme ci la préparation au départ à la retraite du Commandant, Cazenove permet à d’autres de prendre leur envol ou de faire de la place pour des petits nouveaux. On évite ainsi une routine qui pourrait facilement s’installer. C’est comme si on gardait ses chaussons mais qu’on allait jouer dehors.

 

 

 

 

© Cazenove, Stédo, Favrelle - Bamboo

 

 

Stédo est l’un des meilleurs dessinateurs dans le style, digne héritier de Franquin, Seron, Bédu ou Janry.  Efficace, dynamique, enlevé, son trait va aussi vite que l’intervention d’une patrouille. On rêverait de le voir sur de la grande aventure en 44 planches.

 

The place to be : le snack des pompiers ! The book to read : ce « sacré numéro » !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les pompiers

 

Tome : 18 - Sacré numéro

 

Genre : Humour

 

Scénario :  Cazenove

 

Dessins : Stédo

 

Couleurs : Favrelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818947067

 



Publié le 23/03/2019.


Source : Bd-best


Quand une rave se transforme en cauchemar.  Léo Loden 26 - Fugue en rave mineure

 

 « - Nous sommes inquiets à propos de notre fils.

- Nous n’avons aucune nouvelle de Mattéo depuis quelques jours. Il ne répond ni sur son téléphone, ni sur les réseaux sociaux.

- Il a quel âge ?

- 15 ans.

- Et quand a-t-il disparu exactement ?

- C’est la question... »

 

 

 

 

 

  Les parents de Mattéo ont fait appel à Léo loden. Ils chargent le privé d’enquêter sur la disparition de leur fils. Ils sont séparés. La mère de l’adolescent est chirurgienne en cardio à la Timone, le père dirige la chaîne « La farigoule provençale ». Il n’y a pour l’instant pas de demande de rançon. Mais très rapidement, Léo va s’apercevoir que l’affaire n’est pas celle d’un simple enlèvement.

 

 

 

 

© Carrère, Nicoloff, Cerise - Soleil

 

 

  Premier album de Léo Loden sans Christophe Arleston. Nicoloff est seul au scénario, mais l’homme a été à bonne école puisque ça fait une dizaine d’années qu’il cosignait les histoires avec son mentor. Le résultat est tellement bluffant que les afficionados ne remarqueront même pas l’absence du Roi de Soleil.

 

 

 

 

© Carrère, Nicoloff, Cerise - Soleil

 

 

  Après l’original épisode précédent dans lequel on était plongé dans la Gaule antique à Massilia, on ne boude pas notre plaisir à retrouver le Marseille contemporain. De la banlieue au centre ville, les quartiers de la cité phocéenne sont parcourus par nos héros pour le plus grand plaisir du lecteur, qu’on habite la région ou non.

 

  On savait que Buddy Longway et Thorgal vieillissaient. Léo Loden est peut être la première série semi-réaliste, voire humoristique, où ça arrive. On ne le voit pas sur son visage, mais il se retrouve père de jumeaux, ce qui transforme Tonton en nounou.

 

  Serge Carrère est aux manettes d’une des dernières séries classiques et de la seule chez Soleil.  Il est l’as des vues sur les Bouches-du-Rhône. Il est le roi des Gros Nez de Marseille. 26 albums et pas une faiblesse ou une diminution de la qualité de son trait.

 

 

 

© Carrère, Nicoloff, Cerise - Soleil

 

 

  L’album souffre d’un défaut et d’un regret. Pour le défaut, son titre en dit trop. On sait avant que le problème ne soit posé qu’il est d’un autre ordre que celui annoncé.  Pour le regret, la rave party est quasiment éludée. Elle n’est pas du tout exploitée.

 

  Il n’en reste pas moins que cette fugue est un album tout public agréable qui reste dans la plus pure tradition franco-belge de la grande époque.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Léo Loden

 

Tome : 26 - Fugue en Rave mineure

 

Genre : Policier/Humour

 

Scénario : Nicoloff

 

Dessins : Carrère

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782302075832

 



Publié le 22/03/2019.


Source : Bd-best


Ni un don, ni une malédiction...  Magic Seven 7 - Des mages et des rois

« - Mesdames et messieurs…. Le président Nathaniel Lang.

- Mes chers concitoyens, l’heure est grave. Après cette nouvelle attaque démoniaque sur notre som, l’heure est venue de dire : « Ça suffit! ». J’ai demandé les pleins pouvoirs au Sénat qui me les a accordés afin que nous ayons les mains libres pur nous permettre de nous défendre. Il est temps d’en finir avec la dictature infernale que la reine Farah a imposée à toute l’Europe Centrale.

- Monsieur le Président, une question qui ne concerne pas la défense mais l’affaiblissement des sols du à notre exploitation intensive.

- Hm… Oui, nous sommes au courant de cette invasion de criquets sur les terres agricoles du Sud… Et mon équipe cherche à l’endiguer.

- Y a-t-il un lien avec le Shaman ? Est-il responsable de cette… ?

- Plus de questions ! »

 

 

 

 

 

 

  Seize ans ont passé depuis que l’on a laissé Léo et ses compagnons. A présent jeunes adultes, certains des Magic 7 ont aujourd’hui abandonné leurs pouvoirs. Léo emporte le public avec son numéro de malle des Indes. Milo mène une existence de père de famille rangé. Fini pour lui la télépathie. Mais l’heure est grave. Nathaniel Lang a récupéré le pouvoir de la télépathie. Grâce à cela, il règne en maître absolu. Léo, l’ancien spirite, doit convaincre son père Nathaniel d’éviter une guerre contre les entités infernales. Une paix durable est toujours possible. Encore faut-il la vouloir…

 

  Pendant ce temps, au Japon, Lupe travaille sur des robots géants. En Amérique du Sud, Hamelin gouverne un Royaume où l’animal est souverain. La démoniste Farah siège au cœur de l’Europe centrale. Contrairement à leurs camarades, ces trois-là n’ont pas renoncé à leurs facultés.

 

  Il faut de la volonté pour s’y retrouver dans l’univers des Magic Seven. Mais lorsqu’on en fait l’effort, ça en vaut le coup. Tant du point de vu narratif qu’éditorial, Kid Toussaint construit une toile posant les fondements d’une mythologie moderne.

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Résumons-nous. Giuseppe Quattrocchi et Rosa La Barbera ont dessiné à quatre mains les trois premiers albums. Le quatrième était un collectif d’histoires courtes avec plusieurs dessinateurs parmi lesquels Kenny Ruiz a fait éclat. Ce dernier a illustré les tomes 5 et 6 avant de passer provisoirement la main sur ce tome 7 à Jheremy Raapack qui a lui aussi participé au collectif 4. Pourquoi ce tour de passe-passe ? Tout simplement parce que ce septième épisode n’est pas la suite directe de son prédécesseur mais se déroule seize ans plus tard. Ruiz étant occupé par Télémaque, le bond scénaristique permettait ce changement.

 

  Pour le volume 7 d’une série qui s’appelle Magic Seven, c’est ce qui s’appelle marquer le coup. Kid Toussaint envoie une boule de bowling dans son univers et fait un strike. Le scénariste fait appel à la culture des années 80-90 pour adresser des clins d’œil au lecteur. Ce sont des sortes de Men in Black qui viennent chercher Léo. Marty, petit stryge acolyte du héros, fait office de Fourreux. Don’t forget La quête. Le combat final semble voir s’affronter les troupes de Vega avec les robots du professeur Procyon. Remember Goldorak. Et une phrase tout droit sortie de Spiderman est assénée comme une sentence : « Ce que j’ai appris, c’est que nos pouvoirs ne sont ni un don ni une malédiction. ».

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Jhérémy Raapack fait honneur à la série.  Remplaçant de luxe de Kenny Ruiz, il permet au dessinateur de ne pas regretter d’avoir laissé les clefs. Les deux dernières planches signées par le dessinateur espagnol font office de post-générique ultra efficace.

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Magic Seven est une série univers à la Marvel à elle toute seule. Chacun des personnages est puissant, riche et possède un potentiel certain pour être tête de série indépendante. Il y aurait de quoi développer une quantité indénombrable de spin-offs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Magic Seven

 

Tome : 7 - Des mages et des rois

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Kid Toussaint

 

Dessins : Raapack & Ruiz

 

Couleurs : Elder & Noiry

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 62

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782800171715

 



Publié le 20/03/2019.


Source : Bd-best


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