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Souris, puisque c’est grave… Mais elle n’a peur de rien.  Les nouvelles aventures de Sibylline 2 – Le vampire de la lune rousse.

            « - Vous en êtes certain ? ça va vous coûter une poignée de noisettes en plus, vous savez.

-          Le prix importe peu… Il faut absolument que je rentre chez moi et j’ai complètement oublié où c’est… Je ne me souviens que du nom…

-          Le royaume de Ratapiniata… Une des rares choses que je me rappelle, c’est que c’est de là que je viens. Mais je ne sais plus comment y retourner.

-          Il va falloir contacter cette personne.

-          Cette souris ?

-          Oui… Son nom est Sibylline. »

 

 

 

Madame Kivouatou est formelle. Si la chauve-souris Kirovol veut retrouver le chemin de chez elle, il lui faudra mettre la main sur La Lune Rousse illustrée, le grimoire de Sibylline, qui sait tout sur tout. Heureusement pour l’amnésique, notre petite souris internationale va prendre les choses en main et aider le « XIII » ailé à rejoindre son royaume, dans les entrailles de la terre, plus loin que la lande de Gutaperka.

 

 

 

© Netch, Corteggiani, Cookielie - Casterman.

 

 

François Corteggiani signe son troisième scénario des aventures de Sibylline. Le premier était pour André Taymans aux éditions Flouzemaker. Celui-ci est le deuxième pour Netch et le deuxième des nouvelles aventures de Sibylline aux éditions Casterman. Le scénariste a tout compris de l’univers bucolique et impitoyable de Raymond Macherot. Pas de sentiments au Bosquet Joyeux. L’araignée Karabobosse est d’une méchanceté digne de Burokratz, Croque-Monsieur ou autre vilain avec qui Sibylline, Taboum et leurs compagnons ont déjà eu maille à partir.

 

 

 

 

© Netch, Corteggiani, Cookielie - Casterman.

 

 

Le scénariste conforte Sibylline dans son rôle de souris déterminée, sûre d’elle et forte, qui pourrait être un emblème des féministes d’aujourd’hui. C’est là qu’on voit que son créateur était en avance sur son temps.

 

Netch redonne ses lettres de noblesse à la bande dessinée animalière dans tout ce qu’elle a de merveilleux, de magique, mais aussi de cruel. Véritable satire de la société, ce genre faussement naïf mérite une place bien plus importante que ce qu’elle occupe.

Avec l’aide de Cookielie, le dessinateur habille son trait d’aplats de couleurs très années 80 qui rassurent le jeune lecteur et font remonter aux plus anciens un goût de madeleine de Proust.

 

 

 

© Netch, Corteggiani, Cookielie - Casterman.

 

 

 

Netch confirme son talent à entrer dans les chaussons de Raymond Macherot, l’un des plus grands auteurs de la deuxième moitié du siècle passé. Outre des planches classiques et parfaites, Netch signe une magnifique couverture et un quatrième plat tout simplement somptueux.

 

            Vivement de nouvelles aventures au Bosquet Joyeux.

 

 

Laurent Lafourcade     

 

 

Série : Les nouvelles aventures de Sibylline.

 

Tomes : 2 – Le vampire de la lune rousse.

 

Genre : Aventure animalière.

 

Dessins : Netch.

 

Scénario : Corteggiani.


Couleurs : Netch & Cookielie.

 

D’après : Macherot.

 

Éditeur : Casterman.

 

Nombre de pages : 32.

 

Prix : 9,90 €.

 

ISBN : 9782203109582

 

 



Publié le 10/11/2018.


Source : Bd-best


La minute Belge. Ceci explique cela ! ou presque.

 

 

 

Entre Belges et Français, c'est souvent une grande histoire d'amour et d'incompréhension ! C'est qu'ils ont tout un tas d'expressions bien de chez eux qui, de l'autre côté de la frontière, ont le don de déconcerter ou d'amuser.

 


 

 

 

 

Enfin ! Un manuel à destination de nos voisins du sud avec lequel ceux-ci pourront comprendre une multitude de nos expressions typiquement belges. Entre ceux qui vont à guindaille sans personne pour faire le Bob et qui se prennent une douffe ; ceux qui jouent avec les pieds des policiers et finissent la nuit à l'amigo ; ceux qui rappliquent volle petrol auprès de leur amoureux tellement ils en sont bleus et bien d’autres situations précises, ce livre entraîne les lecteurs vers le bilinguisme « belgo-français ».

 

 

 

 

© Dewalle - Armand – Ryelandt.

 

L’ensemble de  ces belgicismes, décortiqués avec humour et facétie par Fabrice Armand et Dimitri Ryelandt, ont été ingénieusement illustrés par Medhi Dewalle, ce dernier utilisant de nombreuses anecdotes sur la Belgique pour aider les lecteurs à mieux comprendre leurs voisins nordiques.

 

 

 

 

© Dewalle - Armand – Ryelandt.

 

 

En résumé, un ouvrage truffé de situations drôles et cocasses nous éclaircissant sur un grand nombre des caractéristiques linguistiques de nos amis situés au dessus des « Hauts de France » !  À placer sans attendre sous l’arbre de Noël.

 

 

 

 

 

© Dewalle - Armand – Ryelandt.

 

 

Haubruge Alain.

 

Série : La minute Belge.



Tome : Saison 1.



Genre : Humour.



Scénario : Fabrice Armand & Dimitri Ryelandt.



Dessins & Couleurs : Medhi Dewalle



Éditeur : Dupuis.



Nombre de pages : 52.



Prix : 14,50 €.



ISBN : 9791034734467



Publié le 10/11/2018.


Source : Bd-best


Perdy… pour gagner : du cas des colts et des décolletés aux dégâts des salauds

Qui a dit qu’il n’y avait plus de légende de l’Ouest ? À l’heure où Lucky Luke est parti à Paris, les sourires dansent. Changeant totalement de longitude, l’énigmatique Kickiy laisse Musnet à Giverny et monnaie son extradition au pays des cowboys avec une nouvelle héroïne tonitruante, à des lieues de ce qu’on voit habituellement. Un premier galop pour une oeuvre à nouveau inclassable, dans la veine de Gus. Si Perdy vous siffle, ne la laissez pas le faire trois fois. Ça va barder.


 

 

 

 

 

 

 

© Kickliy chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Perdy est une femme forte. Très forte. Elle aime faire deux choses : l’amour et braquer des banques. Sans ordre particulier. À sa sortie de 15 ans de prison, elle a tout perdu, à commencer par sa prime jeunesse. Seule solution : retrouver Rose, et monter un dernier gros coup avec elle. Mais cette dernière a refait sa vie, et ne veut pas entendre parler de Perdy. Les relations entre les deux femmes prennent alors un tour qui ne ressemble pas du tout à un concours de broderie.

 

 

 

 

© Kickliy chez Dargaud

 

What the fuck ! Je n’ai pas l’habitude d’être malpoli dans une chronique (et même dans la vie réelle, hein) mais face à Perdy, on est bien obligé de montrer son pedigree, de dégainer quelques insanités pour montrer de quel cuir on est fait et qu’on mérite sa place dans cette Ouest complètement à l’Est. Mais, prêtez l’oreille, n’est-ce pas l’orage qui arrive, à coup de cataclop, cataclop, cataclop et de plop, plop, plop (il faut dire que Perdy est poumonnée et manque de maintien, dans tous les sens du terme). Ça va secouer. Ça secoue déjà, d’ailleurs.


 

 

 

© Kickliy chez Dargaud

 

Dans les pas d’un Maître des nénuphars, Kickliy ne s’en laissait pas compter; il n’y avait pas de raison que le Western ait sa peau et le goudronne, le cloue sur place. Dès la couverture de ce premier volume (nettement plus épais que ceux de Musnet – 158 planches- et ramené à un format comics mais cartonné), le ton est donné, ce sera sale, pas très propre, taché. Vous avez déjà vu des truands faire des casses en dentelle ? Ici, on y pète allègrement et on se rit du politiquement correct, du communément accepté. Ici, c’est une zone de non-droit dans laquelle Perdy vient de gagner sa liberté, totale, imprévisible et follement furieuse. Parce qu’elle ne va pas se ranger, que du contraire. Le brin est semé.

Dès les premières planches, on aurait pu être décontenancé et perdu dans ce trait que l’auteur préfère ne pas soigner. Aussi, les traits sont parfois grossiers, la précision galvaudée, mais étonnamment ça nous plaît. Beaucoup plus que si la netteté avait fait son oeuvre. Parce que ce dessin négligé contribue mieux à la sensation de 3D de la saleté et l’incongruité de ce monde burlesque et néanmoins sanglant (y’a des bourre-pifs qui se promènent et des balles qui volent, des lits qui grincent aussi). Et bruyant ! Et qu’on sent tout à fait à quel point Kickliy a été entraîné par l’élan, la fuite en avant de son personnage remuant. Pris de vitesse dans le feu de l’action. Perdi, on ne la lâche pas facilement.  « La propreté nous rapproche de Dieu », est-il d’ailleurs dit à un moment, ici, on fait route avec la diablesse incarnée. Tout s’explique.


 

© Kickliy chez Dargaud

 

Et si Perdy revient au pays pour retrouver sa fille,  Pétunia, ce n’est pas pour former la petite maison dans la prairie de Petiteville. Non, non, Pétunia est devenue Rose et en changeant de prénom, elle a voulu chasser son passé et les horreurs de sa mère. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on. Et maman revient, donc, à la charge et entend bien dévergonder sa progéniture. Pas seulement avec de l’amour à revendre… ou alors uniquement physique (et c’est physique, avec Perdy !) Ajoutez une dose de magie, un docteur so frenchy-charmant, des piliers de comptoirs de la pire engeance et le mot… à suivre !? Mon petit doigt me dit qu’on n’est pas au bout de nos peines. Ça promet. Cataclop, cataclop, plop, plop, plop.

 

Alexis Seny

 

Série : Perdy

Tome : 1 – Fleurs. Sexe. Braquages.

Scénario, dessin et couleurs : Kickliy

Traductrice : Nora Bouazzani

Genre : Aventure, Humour, Western

Éditeur VO : Image Comics

Éditeur VF : Dargaud

Nbre de pages : 160

Prix : 19,99€

 

 

Publié le 09/11/2018.


Source : Bd-best


Comme Alice, retour de l’autre côté du miroir.  La boîte à musique 2 – Le secret de Cyprien.

            « - Igor ! Andréa ! Trop contente de vous voir !

-          On te manquait déjà ?

-          Oh, tu portes mon écharpe !

-          Oui, toujours !

-          J’ai plein de questions à vous poser !

-          Ne restons pas là !

-          Tu as raison, il y a beaucoup trop de monde ! Et trop de curieux ! »

 

 

 

 

 

 

Nola est de retour à Pandorient, dans l’hexomonde. Elle a profité de la première sortie de son père pour actionner de nouveau la boîte à musique. Débarquant en pleine fête nationale, la gamine retrouve Igor et Andréa. Les enfants partent chercher une poudre de camouflage chez Anton, mais l’herboriste a un problème : des plantes qu’il cultive disparaissent. Ne serait-ce pas ce petit faune encapuchonné qui commettrait les larcins ? Quelle est sa motivation ?

 

 

 


© Carbone, Gijé - Dupuis.

 

 

Carbone est frappée par la grâce de Lewis Caroll. La magie opère. La scénariste a créé un monde loufoque et mystérieux, un monde dans lequel on rêverait d’habiter, bucolique et merveilleux. Sous le couvert d’un monde féérique, Carbone traite du sérieux sujet du racket. Si en lisant entre les cases, un seul gamin trouve une solution à ce problème auquel il pourrait se trouver confronté, à l’école ou ailleurs, le pari sera gagné.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis.

 

 

Gijé peint ses planches comme autant de tableaux. Les lumières des forêts sont magnifiques. Preuve en est la magique couverture de Spirou.

Les cases sont touffues, sans bordures. Gijé réalise de nombreuses images à fonds perdus, comme pour mieux immerger le lecteur dans le monde féérique et forestier de Pandorient. Dans les scènes en ville, le phénomène fonctionne dans une autre dimension, donnant au lecteur l’impression oppressante des rues envahies par la foule.

Big Bidilune et sa bande semblent tout droit issus du monde Jim Henson. Ils ne dépareilleraient pas dans Fraggle Rock.

 

 

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis.

 

 

Il est encore trop tôt pour présager de l’avenir de la série, mais cette Boîte à musique est d’ores et déjà dans la courte liste des séries les plus poétiques qui ont émaillé la vie du journal de Spirou aux côtés de Bizu, Les centaures, Gully, Zowie ou autres Bogros.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : La boîte à musique.



Tome : 2 – Le secret de Cyprien.



Genre : Aventure fantastique.



Scénario : Carbone.



Dessins & Couleurs : Gijé.



Éditeur : Dupuis.



Nombre de pages : 56.



Prix : 12,50 €.



ISBN : 9791034731459
 



Publié le 07/11/2018.


Source : Bd-best


Quatre pattes pour un bleu, le meilleur ami de l’homme.  Les Tuniques Bleues 62– Sallie.

            « - D’où venez-vous ?

-          De Pennsylvanie, Sergent. On fait partie du onzième régiment d’infanterie. Grant nous a envoyés ici… Paraît que bientôt vous allez avoir besoin de renfort. On est là pour vous donner un coup de main.

-          … Pas au courant !... C’est quoi, ça ?

-          Ah ! Ah ! Ah ! Jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’un chien !

-          Vous le baladez avec vous ?

-          Ouais, il ne nous quitte pas !

-          Comment se fait-il ?

-          Oh, c’est toute une histoire ! »

 

 

 

 

 

 

C’est un drôle de compagnon qui fait partie du régiment d’infanterie qui arrive au campement. Le Sergent Cornélius Chesterfield n’en croit pas ses yeux : une chienne. Un type en civil la leur a porté dans un panier puis s’en est allé. La petite bull-terrier a été baptisée Sallie, du nom d’une jolie fille qui habitait non loin du camp. Depuis, elle ne les a jamais quittés et a déjà participé à un tas de campagnes : Bull Run, Antietam, Fredericksburg, Chancellorsville, Gettysburg,… Elle déteste les confédérés. Chesterfield ne pouvait pas trouver meilleure complice pour s’approcher des lignes ennemies et ramener un prisonnier qui leur permettrait de savoir comment sont déployées leurs troupes.

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

Raoul Cauvin a encore réussi à dégotter une anecdote authentique pour asseoir les fondements de ce nouvel épisode des Tuniques Bleues, celle de la présence d’animaux sur des champs de bataille.

As du dialogue, le scénariste assure des joutes oratoires habituelles entre les deux plus célèbres soldats de l’armée américaine, que l’on attend comme des marronniers. Qui plus est, Blutch et Chesterfield vont retrouver leur plus fidèle ennemi.

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

 

Willy Lambil reste un dessinateur hors pair. Il varie les cadrages ce qui fait que le lecteur n’a pas l’impression de voir deux fois la même case, même dans une scène qui pourrait paraître statique.

Le dessinateur le dit, il aime la spontanéité du premier jet du dessin. Lorsqu’il se trouve confronté à une difficulté, il se met devant un miroir et prend la pose ou l’attitude du personnage qu’il a à dessiner. Ainsi, ces protagonistes incarnés semblent encore plus « vivants ».

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

            Les Tuniques Bleues ont encore de belles années devant elles. On ne voit pas ce qui pourrait arrêter la charge de leur cavalerie.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : Les Tuniques Bleues.

 

Tome : 62– Sallie.

 

Genre : Aventure/Histoire/Humour.

 

Scénario : Cauvin.

 

Dessins : Lambil.

 

Couleurs : Leonardo.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 46.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782800174389

 



Publié le 07/11/2018.


Source : Bd-best


Les Editions du Lombard au centre de l'actualité. -->  La petite Bédéthèque des savoirs.

 

 

Les commémorations prochaines du 10 décembre pour le septantième anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme, ainsi que le septantième anniversaire de la création de l’état d’Israël, nous incitent à attirer votre attention  sur deux bandes dessinées didactiques parues dans « La petite Bédéthèque  des savoirs », une collection éditée aux Édition du Lombard.

 

 

 

 

 

Les droits de l’Homme. Une idéologie moderne, le philosophe François de Smet et le dessinateur Thierry Bouüaert signent un ouvrage illustré qui nous explique l’histoire de cette équipe qui a couché sur papier un rêve commun : un monde dans lequel l’homme ne serait plus une proie pour l’homme.

En 1948, dans la foulée de la guerre et de la découverte de la Shoah, un comité de rédaction exceptionnel dirigé par Eleanor Roosevelt et René Cassin tentait de rédiger la toute première déclaration des droits de l'homme à vocation universelle. Cet évènement s'avérera être une confrontation constante entre plusieurs visions du monde : Orientaux et Occidentaux, Américains et Européens, Nord et Sud..

 

 

 

 

© François De Smet - Thierry Bouüaert - Le Lombard.

 

 

Le conflit israélo-palestinien. Deux peuples condamnés à cohabiter ! Philosophe et pacifiste Vladimir Grigorieff (décédé en août 2017) et Abdel de Bruxelles signent un ouvrage illustré qui nous explique et met en lumière toute la complexité de la question « l’histoire prendra-t-elle enfin la voie de compromis raisonnables ? »

Le peuple judéo-israélien a réussi la restauration de son indépendance nationale qui met fin à deux mille ans d'exil, d'impuissance et à l'inimaginable Shoah (catastrophe en hébreu). Le peuple palestinien, autochtone, est entré dès le début en résistance devant la menace du sionisme politique. La Nakba (catastrophe en arabe) scella son destin et l'impossible retour en ses foyers. L'Histoire, toujours imprévisible et pour l'heure inachevée, prendra-t-elle enfin la voie de compromis raisonnables ?

 

 

 

 

 

© Vladimir Grigorieff - Abdel de Bruxelles - Le Lombard.


Deux bandes dessinées à lire et à placer sous le sapin pour mieux appréhender l’actualité de ces derniers mois.

 

Série : La petite bédéthèque des savoirs.

 

Édition : Le Lombard.

 

Prix : 10,00 €

 




Publié le 07/11/2018.


Source : Bd-best


Des vies avec mon ennemi.  To your eternity 7

 

 

            « - Je t’ai enfin trouvé, Imm ! Ravie de te rencontrer, je suis Hisame ! Tu as bien connu ma grand-mère Hayase, n’est-ce pas ?

-          Tu es la petite fille d’Hayase ?

-          Oui ! Exactement ! Je l’ai remplacée à la tête de la garde chargée de te protéger. Alors, je suis venue me présenter.

-          Attends un peu, comment m’as-tu trouvé ? »

 

 

 

 

 


 

Depuis des années, endeuillé par la mort de Piolan, Imm s’est isolé sur une île déserte. Mais cet exil n’est pas fortuit. Il cherche à éloigner les knockers des humains, ces entités polymorphes et parasites, sources du mal et de la destruction.

Et voilà que la descendante de l’une de ses pires ennemies apparaît. Ajoutant à cela l’attaque d’un village voisin par ces fameux knockers, il n’en faudra pas plus pour sortir Imm de sa retraite.

 

 

 

 

© Oima – Pika

 

Yoshotoki Oima poursuit avec élégance ce manga à la forte puissance spirituelle. Cet épisode s’étale sur de nombreuses années et voit se succéder des générations de personnages, principe totalement inédit de matérialisation du temps qui passe, mais en aucun cas, n’efface. Les compagnons disparus d’Imm continuent de vivre en lui, dans son souvenir et dans ses métamorphoses.

 

 

 

© Oima – Pika

 

En fin de volume, l’apparition d’un nouveau personnage, extravagant, excentrique, loufoque, fantasque, azimuté et furieux, relance une intrigue qui semblait se tarir. Le prince du royaume d’Uralius, Bonshen Nicoli La Tastypeach Uralius entrave la route de l’immortel avec la folie et l’inconscience d’un tyran, ridicule enfant gâté. Ça promet.

 

 

 

© Oima – Pika

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : To your eternity.

 

Tome : 7.

 

Genre : Fantastique émouvant.

 

Scénario & Dessins : Oima.

 

Éditeur : Pika.

 

Nombre de pages : 192.

 

Prix : 6,95 €.

 

 

ISBN : 9782811644192

 



Publié le 06/11/2018.


Source : Bd-best


Lucky Luke, un cow-boy à Paris: je flinguerai ton nom, liberté, et plus vite que ton ombre !

Ça y est, la fin d’année approche et, comme toujours, entre saint Nicolas et le Père Noël, elle apporte ses chocs de héros. Comme toujours certains font l’impasse, d’autres reviennent à la charge. C’est le cas du bisannuel Lucky Luke qu’on aurait très bien pu croiser au… Parc Astérix (Astérix qui fixe rendez-vous dans les salles obscures avec Le secret de la potion magique mais aussi dans un album illustré adapté du film par Fabrice Tarrin, mais revenons à nos chevaux) parce que le cowboy de moins en moins solitaire fait escale… à Paris dans son nouvel album, à nouveau scénarisé par Jul et dessiné par l’indécrotable (indésellable, même) Achdé, depuis 15 ans. Un album qui sort le cowboy de sa zone de confort et de ses terres de western pour faire la part belle à la Ville-Lumière mais, surtout, à une grande dame enflammée, la statue de la liberté.

 

 

 

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Le sculpteur français Auguste Bartholdi fait une tournée spectaculaire aux États-Unis pour lever des fonds qui lui permettront d’achever la future Statue de la liberté. Mais plusieurs incidents visent la statue et même directement Bartholdi. Lucky Luke est missionné pour escorter le Français, et ce, jusqu’à Paris. C’est un choc culturel pour le cowboy qui, non content de traverser l’Atlantique pour la première fois, découvre la splendeur de la ville lumière, et le mode de vie de ses autochtones, les parisiens.

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Un titre qui joue les références cinéphiles; un album qui commence par la fin; des Dalton qui jouent les figurants de luxe avant qu’un gigantesque cornet de glace, le bras de la Statue de la liberté tenant sa légendaire torche (décidément multifonctionnel puisqu’elle fera aussi un nid-de-pie tout trouvé), ne leur vole la vedette (à Averell, surtout); des Indiens furax et ayant le scalp facile; Lucky Luke, dont le chemin sera encore bien long pour regagner sa maison, qui doit jouer de la gâchette; c’est clair ce huitième tome ne gâche rien et part dans tous les sens. Mais, pour l’heure, c’est encore le désert (avec un seul « s », Averell) et jouer les Gene Kelly, ça se mérite. Hein, Luke ?

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Mélangeant habilement l’Histoire et la fantaisie humoristique, Jul retrace le périple des morceaux de La liberté éclairant le monde, emmené à travers l’Ouest à la rencontre des peuples pour lever des fonds. Un véritable crowdfunding avant l’heure dans un univers où les hommes passent allègrement du bon au mauvais côté de la Loi. C’est le cas du directeur du pénitencier de Cross Junction, où justement les Dalton ont atterri, qui avait des vues sur Oyster Island (ou Bedloe’s Island), pour y implanter sa prison. Justement là où Bartholdi verrait bien sa monumentale statue. Alors, cet îlot rocheux sera-t-il l’île de la liberté ou celle de la captivité ? Les bagnards ont choisi leurs camps (sur fond d’une chanson bien connue de La reine des neiges) et le bras-de-fer est engagé et tous les (six-)coups (et plus si affinités) sont permis.

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Finalement, le héros à la brindille ne verra Paris que le temps de vingt planches, de quoi nous laisser sur notre faim ? Sans doute. Pourtant, ce tome qui accumule les bons mots et les références détournées est un excellent cru. Après une Terre Promise agréable mais sans plus, Jul perpétue beaucoup mieux l’identité du lonesome cowboy et s’autorise des disgressions caustiques, dans la voie de Goscinny. Mettant à mal le nouveau héros de son catalogue en lui faisant prendre l’eau et la nausée, Jul intensifie la drôlerie une fois sur le plancher des vaches bleu-blanc-… rouge qui ne regardent pas les trains passer puisque les cheminots sont forcément en grève. Pique et pique et collé-vanne, Jul a trouvé le moyen de flinguer plus vite que son ombre et tout y passe : l’ère sécuritaire dans laquelle nous vivons, la folie des parcs d’attraction et des fresques autour des héros de BD ou encore… les pourboires dans les restaurants que les « bouseux de Bruxelles » oublient trop souvent.

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Alors que Mel ne trahit pas l’identité picturale de la série (et réussit de beau compromis dans la nuit et alors que Lucky Luke tente de voler la vedette au Spiderman français en escaladant la statue); l’humour graphique n’est pas en reste et nous fait des french kiff. S’offrant l’oxygène et la pureté de Paris (kof kof), Achdé s’en donne à coeur-joie dans des décors nouveaux pour notre justicier. Bref, un très chouette album qui écrit en filigrane, ton nom, liberté qui, elle, guide le peuple. Ou tente de le guider, car apparemment elle a trumpé les Américains et grugé les Brésiliens. Peut-être faudrait-il la récurer un bon coup pour qu’elle éclaire à nouveau le monde ? Du moment qu’il nous reste l’humour, tout n’est pas perdu. Et ce nouvel album de la légende de l’Ouest est bon comme du pain… français, forcément.

 

 

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Alexis Seny

 

Série: Les aventures de Lucky Luke d’après Morris

Tome: 8 – Un cow-boy à Paris

Scénario: Jul

Dessin: Achdé

Couleurs: Mel

Genre: Aventure, Humour, Western

Éditeur: Lucky Comics

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60€



Publié le 04/11/2018.


Source : Bd-best


Spirou 4203  31 octobre 2018  Crapule : 50 % insupportable, 50 % irrésistible, 100 % chat.

 

 

 

            On dit que les chats noirs portent malheur. On ne peut pas vérifier aisément cet adage. Ce que l’on peut dire en tous cas c’est que lorsqu’il s’agit d’une petite « Crapule » on ne risque pas de s’ennuyer à la maison. Entre catastrophes programmées et vie de chat chez qui l’on habite, Crapule raconte la vraie vie d’un vrai chat.

 

 

 

 

 

 

 

            Là où ça rigole beaucoup moins, c’est chez Roger et ses humains où la vie de famille va connaître un sérieux coup de théâtre. Heureusement que le PaperToy (réservé aux abonnés) est là pour détendre l’atmosphère.

 

 

 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

Louca : Confrontations

Pebble’s Adventures

Boîte à musique (La) : Le secret de Cyprien

Tuniques bleues (Les) : Sallie

 

Récits complets & Gags :

Boni

Capitaine Anchois

Cédric

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Kahl & pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Nombrils (Les)

Page 2 (La)

Petite Lucie (La)

Rob

Roger et ses humains : La dispute

Tash & Trash

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Deglin

En direct de la Rédac

Jeux : Une teuf monstre ! (Antoine & Morin)

 

Supplément abonnés :

PaperToy Roger

 

Laurent Lafourcade

 

En kiosques et librairies le: 31 octobre.

 

Prix: 2,50 €.

 

 

Laurent Lafourcade



Publié le 29/10/2018.


Source : Bd-best


A barbare, barbare et demi.  Conan le cimmérien 3 – Au-delà de la rivière noire

 

 

            « - Conan ! Tu as quitté le fort peu avant l’aube… Je commençais à craindre que les pictes ne t’aient finalement capturé.

-          Le jour où ils fumeront ma tête, on entendra les femmes pictes se lamenter et pleurer leurs morts bien au-delà de la colonie… J’étais parti en exploration. Je n’arrivais pas à dormir, j’écoutais les tambours sur l’autre rive…

-          Ils parlent chaque nuit, désormais… depuis que Zogar est reparti. »

 

 

 

 

 

 

Province de Conajohara, les meilleures terres des pictes sont colonisées. Les soldats sont retranchés dans un fort et contrôlent la région. Mais c’est sans compter la vengeance de Zogar Sag, un sorcier picte, prisonnier évadé qui sème la mort aux alentours de la garnison. Conan, qui connaît la région comme sa poche, compte bien contrôler la situation. Il est le seul à être allé de l’autre côté de la rivière noire. Sa mission, s’il l’accepte, est d’y retourner, de tuer le sorcier et envoyer ainsi un message clair aux pictes. Il sera accompagné dans sa tâche par Balthus, jeune voyageur envers qui il jouera un rôle de précepteur.

 

 

 

 

© Gabella, Jean, Howard - Glénat

 

 

            Cet épisode de Conan a 84 ans. Ecrit par Robert E.Howard en 1934, il est considéré par les fans comme l’un des meilleurs épisodes de la saga. On y retrouve Conan, en véritable héros, Schwarzenegger de la jungle affrontant le Predator, que rien ne semble pouvoir faire plier. Tel Davy Crockett défendant Fort Alamo, le cimmérien joue le rôle d’ange gardien pour les soldats de Fort Tuscelan. La mort ne lui fait pas peur. Il accomplira sa mission coûte que coûte.

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Le duo de La Licorne s’est reformé à l’occasion de cette adaptation. Mathieu Gabella et Anthony Jean succèdent ainsi aux paires Pierre Alary/Jean-David Morvan et Vincent Brugeas/Ronan Toulhoat. Les auteurs restent dans la logique de la collection tout en gardant leurs personnalités.

 

 

 

 

 

© Gabella, Jean, Howard - Glénat

 

Gabella, scénariste du Bourreau, respecte la prose d’Howard. Il intègre des récitatifs sans en abuser, mais apportant la dimension littéraire de l’œuvre.

 

Balthus est un personnage idéal pour que le lecteur puisse s’assimiler à l’un des protagonistes. En effet, Conan est presque trop puissant, avec un passé marqué et lourd, pour endosser ce rôle.

 

Jean fait naviguer son crayon dans la jungle hostile et impitoyable. Les visages cauchemardesques des pictes espionnent dans le fleuve des soldats en pirogues. Le sorcier aux yeux vides commande un supplice avec une haine exceptionnelle. Avec grandiloquence, le serpent géant, Kraken de ce monde, est un majestueux messager de la mort.

 

            Un cahier complémentaire clôture d’album. On y trouve un texte explicatif sur la genèse de l’histoire d’Howard, des croquis et dessins d’Anthony Jean, ainsi que 5 grandes illustrations hommages de dessinateurs maîtrisant le sujet.

 

 

 

 

© Gabella, Jean, Howard - Glénat

 

            Cette histoire apporte deux messages. L’un est plutôt pessimiste : « La barbarie finira toujours par triompher. » L’autre se veut rassurant pour tout un chacun qui n’est pas né avec une cuilère en argent dans la bouche : « Il n’y a pas moins libre qu’un roi. »

 

Troisième opus de Conan le Cimmérien, loin d’être une série bête et bourrin, ce parti pris du retour aux origines est une réelle réussite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Conan le cimmérien.

 

Tome : 3 – Au-delà de la rivière noire.

 

Genre : Aventure.

 

Scénario : Gabella.

 

Dessins & Couleurs : Jean.

 

D’après : Howard.

 

Éditeur : Glénat.

 

Nombre de pages : 64.

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344012581

 

 



Publié le 29/10/2018.


Source : Bd-best


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