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Maîtresse, oh, ma maîtresse.  Le pré derrière l’église 2 - Miss Kelly Penny

 

« - Finis ta pinte, Brendan, c’est l’heure !

- L’heure de quoi ? Bloody Hell ! Pourquoi tu es sapé comme un milord ?

- Je te rappelle que c’est la nuit de Noël ! Tout le monde est déjà à l’église ! Il faut aller les rejoindre !

- Ça ne justifie pas de s’habiller comme un pingouin.

- Tu n’as jamais vu de pingouin, tu ne sais pas à quoi ça ressemble ! » 

 

 

 

 

 

 

Il neige à Killkenny en ce soir de Noël. A la messe, le curé a une grande nouvelle à annoncer. Ce cher instituteur, Mister O’Grady, qui a quitté le village pour raisons de santé et à cause de son âge avancé, est remplacé. La remplaçante est là. Elle vient tout droit de Dublin. Elle s’appelle Miss Kelly Penny. La jolie rousse est accueillie à bras ouverts par les rombières du bourg. Pour Brendan, il n’y a pas de quoi s’exciter pour un jupon qui vient de la ville. Mais… ?! D’où viennent ces traces de pas qui apparaissent au beau milieu de la neige ?

 

 

 

 

© Crisse, Paty - Soleil

 

 

Didier Crisse retrouve le petit monde irlandais de Killkenny pour un conte de Noël mystérieux. Il renouvelle le concept du tome 1 qui met en parallèle les habitants du village avec les animaux sauvages et des champs. Padraig, un petit agneau est « engagé » dans la crèche vivante. Il en revient comme touché par la grâce. Il voit des choses. La plus belle nuit étoilée de l’année semble l’avoir éberlué. Il a des visions, il voit des choses comme quand on rêve mais qui ont l’air vrai. Pour le hibou Sir Doyle et l’écureuil Glenn, les moutons sont repartis dans une crise mystique. Côté humains, la nouvelle institutrice, visitant l’église avec le prêtre, découvre une crypte secrète dont même le serviteur de Dieu ignorait l’existence. Elle adore les histoires de fantômes et elle n’est pas la première jeune femme venant d’un lointain comté qui débarque à Killkenny.

 

 

 

 

© Crisse, Paty - Soleil

 

 

Christian Paty est le dessinateur idéal pour cette merveilleuse série. Il allie avec fluidité les scènes avec les animaux et celles avec les humains. Il y a du Disney dans son trait, mais juste ce qu’il faut, pas trop. Il garde son originalité. Les décors et paysages sont somptueux. Les cadrages, avec notamment les survols de Sir Doyle, sont souvent d’originales prises de risque dont il se sort avec brio. Sa mise en couleur insuffle de la vie dans tous les personnages ainsi que sur chaque poutre ou pierre.

 

 

 

 

© Crisse, Paty - Soleil

 

 

Le pré derrière l’église est une série de one shots de comédies dramatiques rurales prenant place dans le même village irlandais de Killkenny, celui où le pub est collé à l’église. Crisse et Paty inventent le concept de contes humano-animaliers. Aussi original que merveilleux. 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le pré derrière l’église

 

Tome : 2 - Miss Kelly Penny

 

Genre : Comédie dramatique

 

Scénario : Didier Crisse 

 

Dessins & Couleurs : Christian Paty 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302094376

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


Post-Mortem Aventure.  Les Antres 1 - L’homme sans poids

 

« - Mais enfin, qu’est-ce que c’est que cet olibrius !? Bon, montez à bord, gamin, et tenez-vous tranquille !

- Help !

- C’est pas vrai… Il faut vous nourrir, jeune homme, vous ne pesez rien !

- Attachez-moi au bateau. »

 

 

 

 

 

 


                Un voilier fait naufrage. Un rescapé, ou ce que l’on croit en être un, est recueilli par un pêcheur qui le hisse sur son petit bateau. Mais voilà qu’un coup de vent embarque le miraculé dans le ciel. Le voilà embarqué dans un monde surréaliste où un jardinier déplore le bombardement de ses plantations, où Napoléon repart à l’assaut et où un grand sorcier, je cite : « beau black, genre bien sapé, tranquillement groovy », clarifie les sortilèges. Cet invité impromptu qui vient d’arriver s’appelle Anton. L’endroit où il vient d’atterrir est le monde des morts, composé de trois lieux : le paradis, l’enfer et les antres.

 

 

 

 

© Puybaret – Delcourt

 

 

                Lorsque l’on meurt, un passeur arrive en bateau, que l’on soit dans l’eau, sur terre (le bateau a des roues) ou dans les airs (le bateau est muni d’une hélice comme un hélicoptère). Le conducteur prend le corps en charge, trace dans la main du défunt une ligne P.M., autrement dit Post-Mortem. C’est comme une ligne de vie, sauf que c’est une ligne de mort. Ensuite, c’est le départ pour le monde des défunts. Arrivé sur place, direction l’un des trois endroits cités précédemment : le paradis, l’enfer ou les antres. Sauf qu’avec Anton, il y a un problème : il n’a pas de ligne P.M.

 

 

 

 

© Puybaret – Delcourt

 

 

Le monde des morts d’Eric Puybaret n’est ni glauque, ni sombre, ni triste. En feuilletant l’album, on est loin d’imaginer qu’on va lire une histoire sur ce sujet. L’ambiance est plutôt déjantée, à la manière d’Alice au Pays des Merveilles, de Lewis Caroll, ou du merveilleux et trop oublié Le 35 Mai d’Erich Kästner. Anton enchaîne les rencontres et les situations surréalistes, que ce soit avec un Napoléon, toujours aussi belliqueux, des frères Montgolfier pas au point ou encore, entre autres, un Orson Welles fort affairé. Vers la fin, une scène de violence inattendue provoque un léger malaise, heureusement contrebalancé par la douceur de la dernière séquence. Puybaret signe cette histoire qui ne ressemble à aucune autre dans des couleurs directes et un style proche des albums de contes illustrés et des albums jeunesse, comme le best-seller Puff le dragon qu’il a dessiné sur un texte de Peter Yarrow. C’est beau, tout simplement.

 

 

 

 

© Puybaret – Delcourt

 

 

Le corps d’Anton trouvera-t-il le poids qui lui permettra de se poser ? On le saura à la fin de cette trilogie annoncée. L’univers à la croisée du Petit Prince et du Roi et l'Oiseau que ne renierait pas Roald Dahl, imaginé par le talentueux Eric Puybaret, plaira autant aux jeunes lecteurs aguerris qu’aux adultes rêveurs et interrogateurs sur ce qui peut arriver de l’autre côté.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les Antres

 

Tome : 1 - L’homme sans poids 

 

Genre : Fantastique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Eric Puybaret

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782413022794

 

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


6 x 7 = Ducobu.  Ducobu 26 - Votez Ducobu

 

« - C’est comme ça depuis le jour de la rentrée scolaire, il y a plus d’une semaine !... Mon fiston refuse obstinément de sortir de son lit !!

- Ce n’est qu’un combat, continuons le début !

- J’ai tout essayé : les promesses, les menaces, les supplications… Rien n’y a fait !

- Seriez-vous indisposé, Ducobu ?

- Indisposé, oui… Par l’école ! »

 

 

 

 

 

 

 

Ducobu n’est pas en forme. Il est indisposé par l’école. Il n’a aucune envie d’y aller. Le seul compagnon de classe, ou plutôt de prison, qui lui manque, c’est Néness, son frère de coin, le squelette, mais ils restent en contact via Flits Time en visio. La directrice et son maître, l’instit Latouche, viennent jusqu’à le chercher chez lui. S’il ne se bouge pas, il se verra collé un zéro pointé. Léonie Gratin, sa voisine de classe, la détentrice du savoir absolu, celle à cause de qui l’œil de Ducobu part en vrille à force de zyeuter sur les copies, réussira-t-elle à le convaincre de revenir en classe ?

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

Zidrou et Godi reviennent en grande forme pour cette nouvelle fournée de gags du cancre préféré de milliers de lecteurs. Ducobu n’a toujours pas l’intention de se mettre au travail et c’est tant mieux. Léonie n’a toujours pas l’intention de faire des efforts pour lui donner les réponses en évaluation et c’est tant mieux. Et si Ducobu pousse le bouchon un peu trop loin, il risque de changer de place avec Paul Haverkéhokuré, mais pas sûr que la première de la classe y gagne au change.

On apprend dans cet album que Ducobu, Néness et son chien Rotule ne sont pas les seuls hôtes du coin. Il y a de nombreux autres habitants comme la famille Montesouris. Les aficionados de la pédagogie reconnaîtront là l’allusion à la méthode pédagogique Montessouri permettant aux élèves de gérer eux-mêmes leurs apprentissages...ou pas.

La légende de Cancrillon est à mourir de rire. Cendrillon est remplacée par un ersatz de Ducobu dans une parodie où le fameux carrosse est un cartable et la pantoufle de verre un bonnet d’âne. Poilant.

 

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

Rotule nous présente ses puces à lui, de l’époque où il avait des poils. Elles sont toutes là, de Jojo Ratafia, roi de la spéléo à Elvis Maracas, danseur sans Tralala, en passant par Nézir le fakir qui dresse les poils et les aspire ou encore les sœurs Duplicata, toujours ensemble au même endroit. Si vous avez un chien, plus jamais vous ne leur enlèverez les puces comme avant. Ici, elles sont signées Falzar, le compagnon de route des débuts de Zidrou.

L’album s’achève par une révolte des cartables, autre moment exceptionnel, avant que La gazette de Saint-Potache présente en supplément le film Ducobu président, quatrième film du cancre, qui sort sur les écrans en parallèle à l’album. Précisons que, bien que les titres de la BD et du long métrage soient voisins, l’album n’en est pas du tout l’adaptation.

 

 

 

© Godi, Zidrou, Godi - Le Lombard

 

 

 

Arriver à faire autant rire, à se renouveler ainsi, dans une série de gags classiques comme Ducobu, c’est assez remarquable. Votons Zidrou ! Votons Godi ! Votons Ducobu !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

 

 

 

  

 

Série : Ducobu

 

Tome : 26 - Votez Ducobu

 

Genre : Humour scolaire 

 

Scénario : Zidrou 

 

Dessins : Godi 

 

Couleurs : Laure Godi 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803680276

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


Affaires de famille.  Les 7 vies de l’épervier 3ème époque 3 - Le fils d’Ariane

 

« - Monsieur, vous avez laissé choir votre mouchoir…

- Ce n’est point un simple mouchoir, mon mignon. Il y a là deux trous pour dégager les yeux…

- Une sorte de masque ?! Et rouge, qui plus est… Un peu comme celui du fameux hors-la-loi, justicier cagoulé, qui m’avait fait bander dans mes vertes années !?!?

- Justement, Jean-Baptiste. Tu as bonne mémoire car l’oiseau s’est envolé avant tes cinq ans et n’est plus jamais reparu dans sa tenue assez particulière. »

 

 

 

 

 

 

 

                Paris, décembre 1642. Il est minuit. Les bonnes gens dorment en paix. Le guet veille. Ils ne dorment pas tous, non. Le vieux Léonard Langue Agile, sa chèvre et ses oiseaux hantent les rues de la capitale. Oracle, prédicateur ou influenceur ? Mythe ou réalité ? Le vagabond forge les destins dont celui d’un certain Jean-Baptiste. Pendant ce temps, Richelieu se meurt tandis que dans un salon mondain de la rue des Tournelles, Ariane de Troïl rencontre Madame la Marquise Coëffier-Ruzé, Maréchale d’Effiat, avec qui elle souhaite mettre au clair une histoire de substitution de bébé. Ariane est persuadée que le fils qu’elle a eut avec le roi de France n’est pas mort. Aidée de Beau-Ténébreux son mari et de Gabriel de Troïl, le chevalier Condor, son père, elle est bien décidée à le retrouver.

 

 

 

 

© Jovanovic, Cothias - Dargaud

 

 

                On savait Patrick Cothias et André Juillard en désaccord quant aux orientations de la série, notamment concernant le côté onirique. Les mains libres avec un nouveau dessinateur, Milan Jovanovic, Cothias reprend la main sans pour autant abuser. Il reste dans l’ADN des 7 vies. Léonard/Patrick, Patrick/Léonard, le créateur et son personnage ne seraient-ils pas une seule et même personne ? Cette mise en abime apporte un côté théâtral qui donne une impulsion dramatique, au sens tragédie du terme. On retrouve enfin ce sentiment de fresque romanesque du premier cycle.

 

 

 

 

© Jovanovic, Cothias - Dargaud

 

 

 

                Jovanovic réalise un travail impeccable. Sans copier Juillard mais en restant dans le style du co-créateur de la série, le dessinateur serbe s’installe en maître des combats à l’épée. Et Dieu sait, ou plutôt Léonard sait, s’ils sont nombreux dans cet épisode. Jovanovic a notamment réalisé au préalable la série Ars Magna avec Alcante, et trois épisodes de Carthago avec Bec. Il fait partie de ces stakhanovistes du dessin sur lesquels on peut compter, comme ici après que Juillard a jeté l’éponge.

 

 

 

 

 

© Jovanovic, Cothias - Dargaud

 

 

                Le fils d’Ariane, le fil d’Ariane. L’héroïne trouvera-t-elle le chemin jusqu’à sa progéniture ? Cothias se joue du lecteur et de ses personnages jusque dans le titre de l’épisode. Dans un twist final, Léonard Langue Agile reprend encore une fois la main et redistribue les cartes en véritable maître de jeu, annonçant un grand final dans lequel les acteurs tenteront de tirer la couverture à eux pour tenir le premier rôle.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les 7 vies de l’épervier 3ème époque

 

Tome : 3 - Le fils d’Ariane 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Patrick Cothias 

 

Dessins & Couleurs : Milan Jovanovic

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782205084795

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


Un super-héros de légende.  Superino

 

« - Mais d’où que le crime naisse, je surgirai pour le combattre car je suis une… Crotte ! Le voyant s’est éteint !! Mon magnétophone portatif n’a plus de piles. Pfff… Pour une fois que je trouvais un ton naturel et simple pour commencer mon autobiographie…

- Hiiiiiiiiiii !

- Ah ! Un travail pour Superino ! »

 

 

 

 

 

 

 

Sur les toits de New Napoli, un justicier masqué veille sur la quiétude de la ville. Prêt à bondir à la moindre alerte, il est le protecteur de la veuve et de l’orphelin, de l’opprimé et de l’agressé. Alors, lorsqu’un brigand détrousse une faible femme, le justicier bondit. Ce justicier, ce super-héros, c’est Superino. Comme tout bon super-héros, il a une identité secrète. On ne tardera pas à l’apprendre. Il ne fait qu’un avec l’archimilliardaire Dino Dimarco. Il vit avec sa maman chérie, qui ne sait rien de son identité cachée, dans une splendide villa et personne ne sait qui il est réellement. Superino va avoir fort à faire face à un ennemi aux ramifications… tentaculaires : Poulpino.

 

 

 

 

© Keramidas, Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

C’est en flânant dans une brocante que Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas ont trouvé une caisse de vieux magazines italiens en mauvais état mais aux dessins attirants. Parmi tout ça, ils découvrent Superino, un personnage dessiné dans les années 60 par Daniele Bianco. Ce héros de fumetti aujourd’hui oublié semblait avoir un potentiel encore à exploiter. Pour en savoir plus, il leur fallait contacter Alfredo Paperone, historien de la BD italienne. Ce spécialiste leur fournit tout un tas de documentation, d’archives, permettant de mieux comprendre et connaître le personnage. Alors que nos deux auteurs français avaient proposé leurs versions disneyennes de Donald et Mickey, Superino leur offrait la possibilité de poursuivre dans un graphisme proche de cet univers. Mieux, ils pourraient se permettre plus de folie, sans le contrôle du géant américain.

 

 

 

 

© Keramidas, Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

L’enquête permit ensuite à Trondheim et Keramidas de découvrir que Superino avait intéressé les éditions Dupuis dans les années 60, sous la rédaction en chef d’Yvan Delporte. Tous les voyants leur indiquaient qu’il était temps de redonner vie au vengeur masqué, à mi-chemin entre Batman et Soda, véritable condensé de BD franco-belge, américaine et italienne bien sûr. Pourtant, un mystère reste en suspend : comment se fait-il que l’on ne trouve aucune trace de la carrière passée de Superino sur le net ? Pourquoi un tel nom ne dit-il rien aux spécialistes modernes de la BD ? Tout simplement parce que c’est une légende, créé de toutes pièces par ces farceurs de Keramidas et Trondheim. Ce dernier n’en est pas à son coup d’essai. Souvenez-vous de Frantico.

 

 

 

 

 

© Keramidas, Trondheim, Findlaky - Dupuis

 

 

Quand la légende est plus belle que la réalité, racontez la légende. Sa création est une supercherie mais Superino reste néanmoins une chouette aventure de super-héros, drôle, parodique, dynamique, et que les auteurs ont pu traiter en toute liberté.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Superino

  

Genre : Humour super-héroïque 

 

Scénario : Lewis Trondheim 

 

Dessins : Nicolas Keramidas 

 

Couleurs : Brigitte Findlaky 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9791034765751

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


Pas de quartier pour les cauchemars.  Oneira 1 & 2

 

« - A… Alors ?

- C’est terminé. J’ai occis la créature.

- C’est bien beau, mais comment qu’on sait que z’avez fait votre travail, hein ?

- Parce que je vous le dis. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Vildegaard, seigneur des Brunes-Landes, ordonne à tous les bourgmestres de s’acquitter des services rendus par les lettres de change parvenues à leurs banques respectives à l’épeire mandaté par le Saint-Siège, la prestigieuse Arane. Celle-ci vient d’occire une créature ténébreuse, mais on ne semble pas vouloir lui donner son dû. Tant pis pour les commanditaires, ils le regretteront amèrement sous sa lame. Arane Heos est traqueuse de cauchemars. A l’Est, on l’appelle le « croquemitaine ». Accompagné par Bastione, son page, un grand gaillard qui jadis avait une belle et dense chevelure, Arane parcourt le pays en affrontant les pires démons diaboliques.

 

 

 

 

© 2022 Federica Di Meo (Arancia Studio) - Cab - KANA

 

 

Federica Di Meo et Cab signent un manga de Dark Fantasy qui ne déplaira pas aux fans de cape et d’épée. Sous son air de Lady Oscar, Arane cache une âme à la Ripley, d’Alien, en cela qu’aucune créature monstrueuse ne la fera reculer. A la différence de Ripley, Arane n’attend pas le danger et va le déranger dans les moindres recoins dans lequel il se trouve, comme le Klappern qui a conduit son vaisseau dans une crypte où il s’est terré entouré de cadavres. Ses missions ne sont pas toujours auréolées de succès, mais elle ne restera jamais sur un échec.

 

 

 

 

© 2022 Federica Di Meo (Arancia Studio) - Cab - KANA

 

 

La dessinatrice et son scénariste mettent tout de suite dans l’ambiance avec une scène mystérieuse et sanglante dont on n’a pas toutes les cartes en main. Au fil du récit, les zones d’ombre se dévoilent et les personnages d’Arane et de Bastione se font connaître en profondeur, notamment dans un long flashback racontant leur rencontre. C’est sur ce point que le lecteur peut se perdre un peu en route, les auteurs faisant presque oublier l’intrigue principale pour se concentrer sur le passé des personnages dans un chapitre, certes fort intéressant, mais qui casse le rythme. On aura tôt fait de retomber sur nos pieds grâce à la relance de l’action dans le temps présent qui introduit un troisième personnage stratégique.

 

 

 

 

© 2022 Federica Di Meo (Arancia Studio) - Cab - KANA

 

 

« Les cauchemars recherchent des lieux où leurs liens aux vaisseaux seront renforcés. » Arane est prête à les chasser pour vous ! Prend garde à toi, Freddy Kruger !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Oneira

 

Tome : 1 & 2

 

Genre : Dark Fantasy 

 

Scénario : Cab 

 

Dessins : Federica Di Meo 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 7,55 €

 

ISBN : 9782505086307 / 9782505086314

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


Des castors aux faucons.  La patrouille du Faucon 2 - Drame en Dordogne

 

« - Nous allons arriver à Limeuil. C’est ici que La Vézère rejoint la Dordogne.

- Le temps se couvre dangereusement. J’ai peur que nous n’y échappons pas.

- Le lieu de bivouac est là. Pourquoi Christophe est-il accompagné des gendarmes ?

- C’est vous le responsable du camp ?

- Oui tout à fait. Il y a un problème ?

- Nous attendons de très fortes précipitations dans les heures qui viennent. Le préfet a déclenché l’alerte inondations. »

 

 

 

 

 

 


                Léo et ses camarades scouts de la patrouille du Faucon voient leur descente de la Dordogne en radeau interrompue par des gendarmes. Une alerte météo est en cours. Il est non seulement trop dangereux de poursuivre la navigation, mais il faut également se mettre à l’abri. La mairie d’à côté a mis un gymnase à disposition. Un abat d’eau est annoncé. Mais pas question pour les scouts de rester à l’abri pendant que des gens sont en danger. Charlie, qui vient juste de participer à sa veillée de promesse, ne va pas tarder à la mettre en œuvre : Le scout est fait pour servir et sauver son prochain.

 

 

 

 

© Vivier, Gleyse, Costes - Plein vent

 

 

                Plusieurs patrouilles de scouts ont déjà été à l’honneur en bande dessinée. Il y a eu la patrouille des astucieux par Berck, l’irrévérencieuse patrouille des libellules par Yann et Hardy, le drôlissime Hamster Jovial et ses louveteaux par Gotlib, et surtout, de 1954 à 1993, la patrouille des castors, créée par MiTacq et Charlier pour le journal Spirou. On y retrouvait un groupe de scouts dans des aventures réalistes dont un justement s’appelait Faucon. Sur un scénario de Wasterlain, les scouts de MiTacq ont eux-mêmes eu à faire avec une rivière en crue dans Torrents sur Mesin, leur vingt-neuvième album paru en 1990. Depuis cette série, personne ne les avait plus véritablement mis à l’honneur. C’est chose réparée grâce aux personnages de Jean-François Vivier et Romuald Gleyse.

 

 

 

 

© Vivier, Gleyse, Costes - Plein vent

 

 

                Ode au scoutisme, La patrouille du Faucon immerge le lecteur au cœur d’une communauté saine et loyale, où l’aventure est dans la nature, déconnectée des parasites numériques qui nous entourent. A l’heure d’une ultra violence qui dépasse le cadre des banlieues, lire une histoire de jeunes gens au service d’autrui fait du bien. Les dix items de la loi scoute le rappellent en pages de gardes. Ces principes démontrent que le scout est loyal, courtois, obéissant, maître de lui-même, pur, aime la nature et les animaux. Jean-François Vivier divise son scénario en deux parties distinctes. La première démontre les valeurs su scoutisme. La seconde, qui arrive peut-être un peu tardivement, est axée sur l’aventure. On l’aurait souhaitée plus développée. Le dessinateur Romuald Gleyse est dans une pure ligne claire classique. C’est propre, c’est net, c’est scout.

 

 

 

 

© Vivier, Gleyse, Costes - Plein vent

 

 

                Avec La patrouille du Faucon, l’ambiance Signe de piste est de retour dans nos bibliothèques. Scouts, toujours prêts !

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : La patrouille du Faucon

 

Tome : 2 - Drame en Dordogne 

 

Genre : Aventure scoute  

 

Scénario : Jean-François Vivier 

 

Dessins : Romuald Gleyse 

 

Couleurs : Joël Costes

 

Éditeur : Plein vent

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782492547430

 



Publié le 28/10/2022.


Source : Boulevard BD


Deux flics Ă  Boca Nueva

 

 

Les vacances approchant, avec son beau temps d’arrière-saison et l’envie de fraîcheur ou de chaleur, voici un album qui tombe à pic. Paru en juin, c’est toujours l’occasion de le découvrir. Voici enfin le dénouement de cette enquête débutée il y a déjà 4 ans et dont seulement les 2 premiers tomes étaient disponibles ! Une trilogie dont nous n’espérions plus la fin et que Casterman publie en intégral … L’occasion donc de se replonger dans les 2 premiers tomes avant de découvrir cette fin tant attendue !

 

 

 

 

 

 

 

 

Revenons donc au début de l’histoire. Bienvenue à Boca Nueva. La cité-état ancestrale était, il y a 1 siècle encore, un petit royaume. Une petite révolution chasse le roi et installe un conseil de 8 magistrats, secondé d’un Sénat, à sa place. Bâtie dans une cuvette rocheuse qui lui offre une protection naturelle, elle est une plaque tournante du commerce et de l’immigration.

 

 

 

 

© Benchaied – Almeida - Casterman

 

 

 

Mais elle est gangrénée par une corruption touchant tous les niveaux du pouvoir, jusque dans la police et son chef, le lieutenant Donga.

Riggs, policier à la crim’, perd son coéquipier, ami et mentor, lors d’une inspection sur le port. Inspection non autorisée et programmée visiblement que Donga, a bien des difficultés à l’expliquer à Marat Orlov, second de la pègre, aux ordres de ...

Ese Kululu, lui, arrive en ville pour rejoindre son cousin, Fernando, fonctionnaire aux archives de la police. Ce dernier lui a trouvé une place dans son service. Mais dès son 1er jour, le voilà changé d’affectation par Dongo ! A son grand désarroi, il devient le nouveau partenaire de Riggs.

Loin de se voir sur le terrain, il est néanmoins contraint d’accepter. Le voilà lancé dans une enquête criminelle avec l’agent Riggs, avide de vengeance. Leur enquête les mènera dans les tréfonds des bas-quartiers de Boca Nueva, et notamment la citerne quartier Ressac.

 

 

 

 

 

© Benchaied – Almeida - Casterman

 

 

Entre complots et trafics en tout genre, la cité dévoile sa face sombre à un Ese, pas si naïf et crédule que cela. Son esprit logique et rationnel complétant parfaitement le côté plus viril et physique de Riggs, la paire qui dans un premier temps ne semblait pas faite pour fonctionner ensemble va s’harmoniser à gré des embûches à surmonter. Un cerveau et quelques muscles … en somme !

 

Leur enquête va mette en lumière le haut degré de corruption de la ville, impliquant jusqu’aux magistrats eux-mêmes ! Sans oublier quelques malfrats, boucaniers, espions infiltrés, et montres golems, « Soufre », « Salpêtre » et « Charbon » sont une trilogie multifacette explosive. D’ailleurs ces 3 éléments ne sont-ils pas à la base de la composition de la poudre à canon ?

 

 

 

 

© Benchaied – Almeida - Casterman

 

 

 

Jonglant habilement avec des éléments du polar, humoristiques, fantastiques, voici une enquête à rebondissements rondement menée par nos 2 héros dans un monde anthropomorphique idéalement réfléchi pour certains protagonistes. Agréable à lire, nous nous laissons rapidement prendre dans un graphisme divertissant, à l’image de l’intrigue somme toute.

Un duo original qui sort ici sa première série. A voir pour la suite …

 

 

 

 

© Benchaied – Almeida - Casterman

 

 

 

Petite parenthèse, le nom choisi pour une des protagonistes, Vesper, faisant penser à une autre série que nous apprécions tout particulièrement. Cependant rien à voir entre les deux et très probablement un pur hasard !

 

Bref une brique de quasi 400 pages, idéale pour ces longues journées de Toussaint à la météo changeante.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Deux flics à Boca Nueva

 

Genre : Aventure, policier

 

Éditeur : Casterman

 

Scénario : Youness Benchaied – Sylvain Almeida

 

Dessin : Youness Benchaied – Sylvain Almeida

 

Nombre de pages : 400

 

Prix : 29,00 €

 

ISBN: 9782203162884

 

 

 



Publié le 22/10/2022.


Source : Bd-best


Les super-héros n’ont pas attendu Marvel.  L’institutrice 1 - Ne fais pas à autrui… / 2 - Les enfants de Surcouf

 

« - Jacques, viens avec moi, j’ai une course à te faire faire.

- ?!

- Va te cacher au grenier. C’est peut-être une fausse alerte. Mais je préfère en être sûre. »

 

 

 

 

 

 

 

                Ploménéac, centre Bretagne, vendredi 23 juin 1944. dans la petite école intégrée à la Mairie du village, l’institutrice est en train d’expliquer aux élèves les exercices qu’ils vont devoir faire lorsqu’elle aperçoit un véhicule avec des hommes en uniformes. La priorité est de cacher Jacques Le Gall, le seul élève juif de la classe. La suite est de demander à Guénolé, élève modèle, de surveiller la classe pour pouvoir aller voir ce qu’il se passe dans la partie Mairie du bâtiment. Des soldats allemands et des autonomistes extrémistes bretons malmènent le Maire. Il sont en fait à la recherche du petit Jacques, qui ne s’appelle pas Le Gall, mais Rosenthal. Afin que l’enfant ne soit pas « raflé », la maîtresse renvoie une partie des élèves chez eux et part en sortie scolaire en forêt avec les autres dont Jacques. Très vite, ils vont devenir le gibier de chasseurs prêts à tout pour les retrouver… surtout Jacques.

 

 

 

 

© Maurel, Lavandier – Albin Michel

 

 

                Yves Lavandier signe son premier scénario de bande dessiné et réussit un coup de maître. En pour cause, l’homme est cinéaste, pédagogue et essayiste. Il est l’auteur d’une bible de l’écriture de scénario. Autant dire que la dramaturgie, ça le connaît. Avec le diptyque L’institutrice, il écrit une histoire de haute tension en hommage à tous ces héros du quotidien qui ont sauvé les autres pendant les années de guerre. Il met en avant le rôle prépondérant des enseignants, des instituteurs et institutrices qui ont non seulement véhiculé des messages d’espoir, mais ont également mouillé leurs blouses de maîtres et maîtresses pour extraire les enfants juifs de l’enfer auquel ils étaient destinés.

 

 

 

 

© Maurel, Lavandier – Albin Michel

 

 

                Carole Maurel dessine l’histoire de Marie-Noëlle Moënner avec la sensibilité qui lui est propre. Celle qui se dirige pour dans quelques années vers un grand prix à Angoulême est devenue une dessinatrice indispensable. Qui mieux qu’elle aurait pu transcrire en dessin le destin de cette classe de petits bretons ? On voit mal qui. Tout est dit dans chacune des couvertures de ces deux albums. Dans le premier, l’institutrice fait barrage entre la milice et les élèves. Dans le second, on voit juste sa main qui tire un enfant hors de l’eau. Maurel arrive à rendre des scènes poignantes jusqu’à en extraire des larmes comme la séquence du puits dans le tome 2.

 

 

 

 

© Maurel, Lavandier – Albin Michel

 

 

                La Seconde Guerre Mondiale est le décor privilégié de bon nombre d’albums d’exception ces dernières années. L’institutrice fait partie de ceux-là. Incontestablement l’un des chocs de l’année.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’institutrice

 

Tomes : 1 - Ne fais pas à autrui… / 2 - Les enfants de Surcouf

 

Genre : Résistance

 

Scénario : Yves Lavandier

 

Dessins & Couleurs : Carole Maurel

 

Éditeur : Albin Michel

 

Nombre de pages : 100 / 104

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782226453990 / 9782226477002

 



Publié le 20/10/2022.


Source : Boulevard BD


En sortiront-ils vivants ?  Game Over 21 – Rap Incident

 

                La princesse a les pieds pris dans la glace de la banquise. Le petit barbare arrive pour la délivrer. Il veut briser la glace mais n’y arrive pas avec sa massue. Il part chercher un piolet. Pendant ce temps, la glace s’est fendue mais la princesse a gardé les pieds scellés. Comme les icebergs, elle fera la douloureuse expérience que la partie la plus importante est immergée. Game over. 

 

 

 

 

 

 


                Inlassablement, pendant plus de quarante planches, le petit barbare et/ou la princesse vont mourir ou s’apprêter à mourir dans des situations aussi abracadabrantes que sordides, aussi burlesques que dramatiques.

 

 

 

 

 © Midam, Adam, Benz, Ben BK - Dupuis

 

 

 

                Nos deux amis vont faire les amères expériences qu’il est inutile de se réfugier dans un arbre lorsqu’un Blork vient faire uriner son chien à cet endroit, qu’il est dangereux de laisser son portable sur vibreur, qu’il vaut mieux se laver sous les aisselles, qu’il faut éviter d’avaler de l’hélium, qu’il faut bien tenir son parapluie par grand vent, ou encore, qu’il ne faut jamais se précipiter quand on est en fauteuil roulant.

 

 

 

 

 © Midam, Adam, Benz, Ben BK - Dupuis

 

 

 

                Mieux que tout ça. Game over apprend à se méfier de tous les types de potions magiques que l’on peut dénicher dans la nature. On peut se trouver transformer en bâton abrasif, en fakir lévitant, en être microscopique plus petit qu’un microbe, en paire de ciseaux, en clef, en fleur, en squelette, en cactus ou en force de la nature. Attention aux effets secondaires : ils peuvent être redoutablement mortels.

 

 

 

 

 © Midam, Adam, Benz, Ben BK - Dupuis

 

 

 

                Midam et Adam sont toujours aux manettes question dessin. Le créateur Midam retrouve Benz, son co-scénariste du quatorzième album. L’alternance de ces scénaristes invités est le meilleur moyen pour garder le dynamisme et apporter du sang frais, du moment que ce n’est pas celui des héros-victimes de la série. En fin d’album, une double page montre la genèse d’une planche et de la couverture. C’est court mais percutant. On peut compléter ces coulisses grâce au QR code à flasher au début du livre et qui nous invite dans les coulisses du travail de Midam.

 

                C’est maintenant un rituel, la maquette de la couverture est un joli travail d’édition. Le petit barbare invite la princesse à prendre un toboggan. Celui-ci se termine façon râpe à fromage, pour le plus grand malheur, on le suppose, de la dame. Le toboggan est gris métallisé brillant et les picots de la râpe sont en léger relief.

 

                Les héros meurent et on se marre. Mais ce n’est pour autant pas malsain pour deux sous.

 

   

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Game over

 

Tome : 21 – Rap Incident

 

Genre : Humour geek

 

Dessins : Midam & Adam

 

Scénario : Midam & Benz

 

Couleurs : Ben BK

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,90 €

 

ISBN : 9791034762965

 

 

 



Publié le 20/10/2022.


Source : Boulevard BD


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