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Piqûres fatales.  Les enquêtes de Victor Legris 1 - Mystère Rue des Saints-Pères

 

«  - Je vous préviens, Bonnet, encore un article de cet acabit et…

- Dites-donc, Inspecteur, la liberté de presse est en vigueur depuis huit ans, si je ne m’abuse.

- Vous voulez saboter l’expo ? Le dessin de première page est répugnant !

- Ce n’est pas l’avis du public. Savez-vous combien d’exemplaires nous avons vendus ce matin et combien nous en vendrons ce soir, demain, après-demain ?

- Vous avez monté en épingle un banal fait divers ! Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que le décès de la femme Patinot est suspect ?

- Je n’affirme rien, je m’interroge. Mais, soyons sérieux inspecteur ! Si cette femme a succombé à un arrêt respiratoire, pourquoi vous a-t-on confié l’enquête… ? »

 

 

 

 

 

 

                Paris, juin 1889. L’exposition universelle internationale présente la Tour Eiffel. Adulée par les uns, décriée par les autres, elle est l’écrin nouveau où le Tout-Paris doit se donner rendez-vous. Lorsqu’une femme meurt mystérieusement alors qu’elle était en visite avec ses neveux, la rédaction du quotidien Le passe-partout se pose des questions. D’autant plus qu’elle n’est pas la seule victime fatale de ce qui serait en apparence une piqûre d’abeille. Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, va tenter de percer le mystère de ces morts suspectes.

 

 

 

 

© Morvan, Bazile, Sauvêtre - Philéas

 

 

Jean-David Morvan, supporté par Eloïse de la Maison, adapte la série de romans de Claude Izner, duo d’écrivaines bouquinistes parisiennes. Elles signent ces enquêtes situées dans la capitale à la fin du XIXème siècle. Le voyage dans le temps et dans les lieux est envoûtant. Il y a du Jules Verne et de l’Eugène Sue dans cet épisode aux couleurs de l’Exposition Universelle lors de laquelle fut présentée la prétendue éphémère Tour Eiffel. Morvan insuffle le rythme dynamique et le suspens bas de page nécessaire à toute bonne adaptation.

Les personnages secondaires se taillent une place de choix qui ne demande qu’à être développée dans les prochains épisodes, que ce soit Kenji Mori, associé et père adoptif de Victor, ou encore l’artiste peintre Tasha.

 

 

 

 

 

© Morvan, Bazile, Sauvêtre - Philéas

 

Bruno Bazile quitte les automobiles vintages auxquelles il est habitué pour les carrosses et les voitures de cochets, ainsi que les tramways électriques des rues pavées de la capitale. Les couleurs proches du sépia d’Annelise Sauvêtre & Thomas Lergenmuller contribuent au voyage dans le temps. Bazile adopte un trait plus jeté qu’à l’habitude, privilégiant le dynamisme à parfois la finesse du trait. Comme c’est le cas pour Luc Brahy sur Les enquêtes de Sharko et Hennebelle, on eut apprécié que l’auteur ait plus de temps pour réaliser son album afin de fignoler certaines planches. L’ensemble reste fort agréable et ne décevra pas les lecteurs.

                La couverture a un appréciable côté « roman de gare » avec tout le respect que l’on doit à ce genre.

 

 

 

 

© Morvan, Bazile, Sauvêtre - Philéas

 

 

Les enquêtes de Victor Legris comptent déjà 700 000 lecteurs et douze romans parus chez 10/18 dans la collection « Grands détectives ». Les adaptateurs en bande dessinée sont déjà au travail sur un deuxième épisode : « La disparue du Père-Lachaise ».

 

 

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les enquêtes de Victor Legris  

 

Titre : 1 - Mystère Rue des Saints-Pères 

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Jean-David Morvan, supporté par Eloïse de la Maison

 

D’après : Claude Izner 

 

Dessins : Bruno Bazile 

 

Couleurs : Annelise Sauvêtre & Thomas Lergenmuller 

 

Éditeur : Philéas

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9782491467036

 

 

 



Publié le 24/11/2021.


Source : Bd-best


Un coupable idéal mais pas d’accord.  Commando Barbare 1 - Burrato le vertueux

 

« - Je vous dis d’arrêter ! Ce procès ne sert à rien. Je suis déshonoré, tuez-moi.

- Donc, vous avouez votre crime ?

- Pas du tout. Je n’ai rien fait. J’ai été bête, c’est tout. Mais si je n’avais pas manqué de vigilance, le trésor serait encore là.

- Mesdames et messieurs les jurés, gardez en mémoire que nous parlons d’un trésor symbolique. Il n’est question que d’une semaine de recettes de la compagnie des remonte-pentes. Si j’en crois la déclaration du coupable, on est en train de faire un drame pour moins de quatre livres de pièces d’argent et peut-être une dizaine de gemmes.

- Et un meurtre ! »

 

 

 

 

 

 

 

                An 83 de l'ère du Bien, le nain Burrato est accusé d’avoir volé de l’or. Le procès tourne en mascarade. Le nain se rebelle et s’enfuit en sautant par la fenêtre. Il n’a qu’une idée en tête : retrouver son cousin Mozzarello, véritable auteur du larcin. Au cœur d’une forêt sombre et impénétrable, bravant mille dangers, Burrato cherche à retrouver le responsable de ses avanies. Au gré de ses rencontres, il constitue son commando. Mais attention, le chaos est aux portes de l’empire du bien.

 

 

 

 

© Sfar, Keramidas, Walter - Glénat

 

 

                Il a suffit d’un post innocent, un dessin de barbare de Nicolas Keramidas sur le net pour qu’une conversation s’engage entre Joan Sfar et lui. Très vite, les deux compères s’engagèrent dans la création d’une nouvelle histoire d’Heroïc-Faantasy. Le challenge était de taille. Le genre étant depuis des années surexploité pour le meilleur et pour le pire, il fallait arriver à se démarquer. Burrato est une sorte de Conan. Il n’a aucune pitié mais est également sensible à une certaine justice. Il est capable de s’émouvoir. Il protègera les plus faibles mais sera intransigeant avec ses ennemis. On ne réfléchit pas quand il faut tuer !

 

                Loin de A cœur ouvert, ouvrage exceptionnel, intime mais pas intimiste, dans lequel Keramidas se confiait sur sa maladie cardiaque, le dessinateur méritait bien une récréation. Avec Commando Barbare, il s’en donne à cœur joie. Dans un trait plus épais que celui qu’on lui connaît habituellement, Keramidas démarre une saga à la « Livre dont vous êtes le héros ». De nombreuses cases pleines pages chapitrent le récit, comme des couvertures de Comics.

 

 

 

 

© Sfar, Keramidas, Walter - Glénat

 

 

                Pour ceux qui penseraient ou désireraient lire une nouvelle version de Donjon, ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Ni dans le ton, ni dans la forme, l’histoire n’y ressemble. Outre la diversité des thèmes abordés, allant de l’exclusion à la tolérance, Sfar adopte un style de narration qui est assez inédit et déroutant au départ. La voix off de Burrato est déconcertante au début et il faut plusieurs pages pour s’y habituer. Une fois le principe assimilé, on accepte facilement cette « règle du jeu ». Avec Affikoman le ver de farine, Sfar joue avec le lecteur comme s’il le voyait ce qui vaut quelques dialogues hilarants.

 

                Quand Sfar s’engage dans un nouveau projet, il ne fait pas les choses à moitié. C’est à croire que le scénariste ne sait pas écrire de simples scénarii sans créer d’immenses univers. Celui de Commando Barbare débute avec cet album, se complète avec un roman illustré autour du cousin Mozzarello et se poursuivra par un jeu de rôles.

 

 

 

 

© Sfar, Keramidas, Walter - Glénat

 

 

                L’album se clôt par l’explication du concept de la série, des interviews des auteurs, ainsi que les coulisses de la création. Le Commando Barbare n’a pas fini de nous éclabousser de giclées d’aventures.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Commando Barbare

 

Tome : 1 - Burrato le vertueux

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Joann Sfar 

 

Dessins : Nicolas Keramidas 

 

Couleurs : Walter

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 128 

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN :  9782344041277

 

 

 



Publié le 24/11/2021.


Source : Bd-best


Inside Sir Arthur Conan Doyle.  Dans la tête de Sherlock Holmes 2– L’affaire du ticket scandaleux 2/2

 

« - Bonjour, Dr Watson. Sherlock ! Je vois qu’il nous reste au mieux sept heures pour épargner aux éminences du Royaume le drame dont tu vas m’entretenir.

-   Comment Diable … ?

-   Même sans le lire, le ticket dans votre main en dit long, Docteur. Cher frère, ton influence permettra d’établir la liste des invités, parmi lesquels figureront les prochaines victimes d’enlèvement.

-   Très bien… Je vais faire traduire ces idéogrammes immédiatement. »

 

 

 

 

 

 

 

                Holmes et Watson se rendent au foreign office afin de recueillir des indices sur un couteau qu’ils viennent de trouver en poursuivant un malfrat. Il est gravé d’une devise, celle du soixantième régiment des King’s Royal Rifles. Acteurs d’un scandale qui eut lieu en Chine en 1860 en marge de la bataille de Taku Forts, des mutins évitèrent de peu le peloton d’exécution, du fait d’une sanction indigne. Leur sergent fut torturé et scarifié afin de lui « donner l’air d’un chinois ». Pour Holmes, il faut creuser cette piste. Le magicien chinois Wu-Jing qui se produit au Royal Albert Hall trame un complot bien plus vaste que ce que le résident de Baker Street aurait pu imaginer.

 

 

 

 

© Liéron, Dahan - Ankama

 

 

                Cyril Liéron signe un scénario méthodique que n’aurait certainement pas renié Sir Arthur Conan Doyle. Loin d’une enquête conventionnelle, les différents rebonds font du mystère une impressionnante toile dont le scénariste grâce à une grande rigueur, se tire avec brio. L’ambiance londonienne, brouillard du soir et lune éblouissante, immerge le lecteur dans ce polar fin XIXème. Holmes y est dépeint sans concession, avec les failles qu’on lui connaît concernant la consommation de stupéfiants. Watson, la tête sur les épaules, suit son modèle qu’il idolâtre.

 

 

 

 

© Liéron, Dahan - Ankama

 

 

                Le graphisme anguleux de Benoît Dahan rappelle l’époque cinématographique dans laquelle le personnage était incarné par le grand Basil Rathbone. L’homme qui endossa onze fois le trench coat du détective, plus une douzième avec la voix de Basil détective privé dans le dessin animé des studios Disney, restera à jamais le meilleur interprète du résident de Baker Street. Sans vouloir copier ses traits, Dahan donne à son personnage l’âme de l’acteur. Les décors minutieux de la capitale anglaise sont aussi fins et précis que l’est l’enquête d’Holmes.

 

                Outre un scénario en béton et un dessin pointilleux, c’est par un remarquable découpage hors du commun que se distingue cette série. Tout est dit dans le titre : Dans la tête de Sherlock Holmes. Ce n’est pas une métaphore. Quand Sherlock réfléchit, le personnage navigue de case en case dans une planche cadrée dans sa tête. La collecte des informations se fait dans son esprit comme s’il était une machine dans laquelle on entre des données qui en ressortent une fois analysées.

 

 

 

 

© Liéron, Dahan - Ankama

 

 

                Aucune planche ne ressemble à une autre. Les mises en scène mettent en avant les indices que trouve le détective et à partir desquels est construite toute l’architecture de la double page. Les déplacements dans les différents quartiers s’effectuent sur fond de cartes de la ville. Des jeux de pliage de pages ou de transparences donnent des indices supplémentaires aux lecteurs. Il fallait pour ça un travail d’édition et d’impression irréprochables. C’est le cas.

                Un seul petit bémol : plus de deux ans entre les deux parties d’une même enquête, c’est beaucoup trop long. Les auteurs nous promettent une histoire complète pour le volume suivant.

 

                Sherlock Holmes est un héros qui vit des éternels retours. Mais les auteurs prouvent qu’il est encore possible d’étonner avec un personnage et un thème battus et rebattus, tout cela grâce à un traitement complètement inédit du genre. Elémentaire !

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Dans la tête de Sherlock Holmes

 

Tome : 2– L’affaire du ticket scandaleux 2/2

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Cyril Liéron & Benoît Dahan 

 

Dessins & Couleurs : Benoît Dahan 

  

D’après : Conan Doyle

 

Éditeur : Ankama

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,90 €

 

 ISBN : 9791033512547

 

 

 



Publié le 24/11/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4363 -  24 Novembre 2021

 

 

H.O.M.E. : frites, Nasa et disparitions

 

 

 

 

 

 

            Le numéro de cette semaine est marqué par la fin (définitive ou pas) de Harmony. Le magazine se démarque cette semaine par sa richesse en récits complets. H.O.M.E., que l’on connaît bien et qui va bientôt devenir un classique, une drôle d’histoire de portraits, et surtout le prix Atomium Spirou 2021 avec une belle histoire animalière de conquistadors par le lauréat Thomas Bidault.

 

Les abonnés poursuivent leur collection de chapitres de l’étonnant manga signé Kenny Ruiz et regroupant les personnages de Tezuka.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Ruiz– Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Harmony : In fine

Louca : Game over

Mort et déterré : Les derniers jours d’un zombie.

 

 

Récits complets :

 

Comment osez-vous ? (Bidault) / Prix Atomium Spirou 2021

H.O.M.E. : Double fugue

Que diantre, c’est juste une photo ! (Yuna Park & Boriau)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Méthode Raowl (La)

Millborough (La pause-cartoon)

Pernille

Poulettes (Les)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tamara

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Toulmé

En direct du futur : Marsu Houba Gags (Batem)

Interview : Bourhis & Spiessert

Jeux : H.O.M.E. Sweet Home (Garouste)

Leçon de BD (La) : Colpron

 

 

Supplément abonnés :

Manga : Team Phoenix, par Kenny Ruiz (4/7)

 

 

En kiosques et librairies le 24 Novembre 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 24/11/2021.


Source : Bd-best


 

 

Lien chronique Bd Best "Les juges Intègres"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jacques Martin – François Corteggiani - Christophe Alvès – Casterman

 

 

 

Quatrième épisode du centième anniversaire de la naissance de Jacques Martin, nous recevons François Cortéggiani & Christophe Alvès pour le trente- deuxième tome des aventures de Lefranc, « Les juges Intègres». La suite ci-dessous

 

 

 

 

 

 

Remerciements à Casterman

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements à la Galerie Huberty & Breyne

 

 

 

 

 

 

Galerie Huberty & Breyne

Pl. du Châtelain 33

1050 Brussel

+32 2 893 90 30

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 



Publié le 23/11/2021.


Source : Bd-best


 

 

 

À Rome, Servilia, la mère de Brutus mais aussi une des maitresses de Jules César se meure à petit feu, empoisonnée par un bijou offert par ce dernier. César persuadé qu'il était la cible de l’empoisonnement, lance Brutus et ses amis Alix et Enak sur les traces du marchand grec qui lui a vendu cette perle après son triomphe gaulois. Débute alors une haletante course poursuite en mer Méditerranée. L'enquête mènera notre trio jusqu’en Crète au cœur du labyrinthe sacré du monstrueux Minotaure.

 

 

 

 

 

 

 

Troisième épisode du centième anniversaire de la naissance de Jacques Martin, nous recevons Valèrie Mangin & Chrys Millien pour le quarantième tome des aventures d’Alix, « L’œil du Minotaure ». La suite ci-dessous

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jacques Martin –  Valérie Mangin -Chrys Millien – Casterman

 

 

Remerciements aux Éditions Casterman

 

 

 

 

 

Remerciements à la Galerie Hubert & Breyne

 

 

 

 

 

Galerie Huberty & Breyne

Pl. du Châtelain 33

1050 Brussel

+32 2 893 90 30

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 



Publié le 22/11/2021.


Source : Bd-best


 

 

 

Alors qu’il se rend chez Graccus,  on trouve sur Astorix (le papa d’Alix) une fiole de poison ainsi que de l’or helvète. Pour sa part, Alix se remet d’une lourde chute chez son oncle Omnios,  lorsqu’il échappe à une tentative d’assassinat.  Omnios est averti par les hommes du papa d’Alix que des romains incendient la ferme familiale. Devant tant de mystère, Alix va tenter de découvrir les responsables de ce complot afin d’innocenter son papa.

 

 

 

 

 

 

©  Marc Bourgne - Laurent Libessart - Jacques Martin – Casterman

 

Comme promis précédemment, voici la première capsule spéciale « 100 ans naissance de Jacques Martin » consacrée à Laurent Libessart pour « Alix origines T.2 Le peuple du feu ».

 

 

 

 

 

Remerciements aux Éditions Casterman

 

 

 

 

Remerciements à la Galerie Huberty & Breyne

 

 

 

 

 

Galerie Huberty & Breyne

Pl. du Châtelain 33

1050 Brussel

+32 2 893 90 30

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen



Publié le 22/11/2021.


Source : Bd-best


100e anniversaire de la naissance de Jacques Martin

 

Jacques Martin voit le jour en septembre 2021 dans la ville de Strasbourg. Sortie de seconde Guerre mondiale, il entre en service à l’hebdomadaire Tintin. En 1948, Il crée pour ce journal le personnage d’Alix, le faisant évoluer dans la Rome Antique. En 1952, il met en scène un jeune reporter nommé Lefranc. Il crée ensuite les personnages de Jhen, Arno, Orion, Kéos et Loïs.

 

 

 

 

 

 

Dès 1948, Il a côtoyé pendant de nombreuses années des célébrités comme Hergé et E.P Jacobs, collaborant à l’équipe du journal Tintin pendant dix-neuf années. Fin des années 80, atteint d’une dégénérescence oculaire qui le rend presque aveugle, il va faire appel à plusieurs collaborateurs afin de poursuivre son œuvre.

 

 

 

 

© Jacques Martin – Le Lombard - Casterman

 

 

Alors qu’il était ministre de la Culture, Frédéric  Miterrand  déclare à son propos : "Avec lui, des générations ont appris à aimer l'Histoire et à s'y plonger. Ce grand amateur d'Histoire était depuis longtemps entré dans celle du neuvième art, aux côtés des grandes figures de l'Ecole de Bruxelles, des maîtres de la ligne claire, Edgar P. Jacobs et, bien sûr, Hergé. Il aura donné vie à de merveilleux héros, qui de longtemps ne cesseront de nous captiver" ajoutant que "pour les jeunes auteurs et dessinateurs qui se lancent dans l'exigeante carrière de la bande dessinée, Jacques Martin a toujours été un modèle et que pour chacun, il restera un maître".

Avec 12 séries à son actif, Jacques Martin a vendu plus de 20 millions d’albums traduits dans de nombreuses langues étrangères.

 

 

 

 

 

 

© Jacques Martin – Le Lombard - Casterman

 

 

À l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, les Éditions Casterman ont choisi de lui rendre hommage à travers la publication de plusieurs livres mais aussi avec une exposition se tenant actuellement à la galerie d’art Huberty & Breyne (Bruxelles) jusqu’au 4 décembre 2021.

L’équipe de Bd Best y était présente et vous propose de partager dans les prochains jours diverses capsules tournées lors du vernissage de cette dernière.

 

 

 

 

 

 

Remerciements aux Éditions Casterman

 

 

 

 

Remerciements à la Galerie Huberty & Breyne

 

 

 

 

 

Galerie Huberty & Breyne

Pl. du Châtelain 33

1050 Brussel

+32 2 893 90 30

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen



Publié le 22/11/2021.


Source : Bd-best


Un gamer dans la peau.  Kid Paddle 17 - Tatoo compris

 

« - Alors Kid, explique-nous un peu ce que tu fais ?

- Alors, aujourd’hui nous serons sur un Zblorgll plutonien en quatre préparations ! Je vais d’abord sortir les filets… Tout en préservant le cerveau et le foie pour faire un petit bouillon… pour donner un petit kick en starting. Les dents sont concassées et j’utilise la poudre pour paner les filets… L’œil du Zblorgll une fois évidé peut faire un joli récipient pour le bouillon ! Je récupère le pus des pustules pour ma mayo… La langue coupée en lamelles et cuites au four feront d’excellentes chips ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Quand Kid Paddle prépare une délicieuse recette - Miammm ! - devant le jury de Top Chef, nul doute qu’il va passer l’épreuve haut la main, même en rêve… Quand Kid imaginera son père en plein front, dans les tranchées, ce n’est pas parce que ce dernier est un ancien combattant héros de la Grande Guerre, c’est parce qu’il le voit en héros face aux balles explosives interdites par la conférence de La Haye en 1899. En fait, papa s’est juste planté une épine de rose en jardinant. On vit les dangers que l’on peut… Dans un autre ordre d’idées, ce n’est pas innocent si c’est Neil Armstrong qui a été choisi pour poser le premier le pied sur la lune. Neil Armstrong, Neil A., à l’envers, ça fait Alien. Drôle de coïncidence.

 

 

 

 

© Midam, Dairin, Patelin, Gof, Angèle – Dupuis

 

 

Loin de s’être fait vampiriser par son spin off Game Over, Kid Paddle profite de la situation et du succès du petit barbare pour se donner un coup de pied au derrière. Comme pour Game Over, Midam s’entoure de plusieurs collaborateurs, non seulement au scénario, mais aussi au dessin. Ce serait juste bien que leurs noms figurent sur la couverture. Comme dans l’album précédent, Ian Dairin l’épaule. Le dessinateur ne décevra pas les fans de Midam, d’autant plus qu’il n’est pas un simple encreur. Dairin dessine, Midam apporte d’éventuelles corrections. Quand bien même Ian Dairin montre de plus en plus sa patte. Pour un dessinateur de chat, Katz, ce n’est pas banal.

 

 

 

 

© Midam, Dairin, Patelin, Gof, Angèle – Dupuis

 

 

On retrouvera les poncifs auxquels on est habitués. Ils sont tous au programme de ce « Tatoo ». Le petit barbare et la princesse, non propriété exclusive de Game Over, contribueront aux échecs ludiques de Kid. La salle de jeu de Mirador sera le théâtre de combats d’arcade. Kid et Horace tenteront encore et comme toujours d’aller au cinéma pour voir des films qui ne sont pas censés être de leur âge.

 

 

 

 

© Midam, Dairin, Patelin, Gof, Angèle – Dupuis

 

 

Si « Tatoo compris », alors t’as tout pour te bidonner avec ce nouvel album de Kid Paddle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Kid Paddle

 

Tome : 17 - Tatoo compris

 

Genre : Humour geek

 

Scénario : Midam, Patelin & Gof

 

Dessins : Midam & Dairin

 

Couleurs : Angèle 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034754410

 

 

 



Publié le 18/11/2021.


Source : Bd-best


L’amour au-delà de la mort.  Blake & Mortimer - La fiancée du Dr Septimus

 

"- C'est un rapport confidentiel du MI5 relatif aux agissements de ce diable de Septimus. Ton oncle Francis a obtenu l’autorisation de me le transmettre.

- Mais, Philip, je pensais que vous n’aviez plus grand-chose à apprendre sur cette affaire de la Marque Jaune.

- Je me replonge dans cette histoire en vue du rendez-vous qui nous attend, mon ami… Quel mystère que cet homme, le docteur Septimus… L’humiliation que, pensait-il, le monde scientifique lui avait infligée en avait fait l’être le plus méfiant et du coup le plus secret qui soit. »

 

 

 

 

 

 


 

                On a beau avoir été un savant fou ayant terrorisé jadis la perfide Albion et en particulier sa capitale, on n’en a pas moins eu un cœur. Le Docteur Septimus, celui-là même qui tirait les ficelles de la tristement célèbre Marque Jaune, avait une collaboratrice en la personne d’Ursula Phelps. Cette biologiste semble avoir eu des liens intimes avec Septimus. Si elle ne s’est pas manifestée à la disparition de celui-ci, une voix féminine menace aujourd’hui James Whale, réalisateur de cinéma, qui prépare un film sur la « Marque Jaune ». De son côté, Richard, neveu de Francis Blake, vient de lire un article signé Phelps dans une revue scientifique. Il n’en fallait pas moins au professeur Mortimer pour aiguiser sa curiosité et l’amener à tenter de résoudre ce mystère autour de cette énigmatique Madame Phelps.

 

 

 

 

© Rivière, Harambat, Merlet - Dargaud

 

 

                Depuis Albany, on savait que François Rivière était le plus british des auteurs francophones. Qui plus-est, le scénariste romancier est un exégète de l’œuvre d’Edgar P. Jacobs. Il en a été le plus grand interviewer, réalisant un entretien du maître pour les Cahiers de la Bande Dessinée en 1976. Alors qu’il ne l’avait jamais fait en BD pure, Rivière s’empare de Blake et Mortimer pour une nouvelle illustrée. On retrouve dans sa prose des phrases similaires à celles qu’aurait écrit le propriétaire de la maison du Bois des Pauvres.

                Les cinéphiles apprécieront l’implication dans le récit de James Whale, véritable réalisateur hollywoodien, célèbre entre autres pour Frankenstein (1931) ou L’homme invisible (1933). Sans en dire plus, Rivière offre un final romanesque à la vraie vie du cinéaste.

 

 

 

 

 

© Rivière, Harambat, Merlet - Dargaud

 

 

                Au dessin, Jean Harambat pénètre avec délicatesse et sobriété dans l’univers jacobsien. Comme par timidité, il montre peu de visages. Les personnages sont très souvent de dos ou de trois-quart dos. Au niveau des décors et des ambiances, Harambat s’approche peut-être plus du Jacobs illustrateur de La guerre des Mondes d’H-G Wells. Wells-Whale, il est des coïncidences qui dépassent la compréhension de la création.

 

 

 

 

© Rivière, Harambat, Merlet - Dargaud

 

 

                Après L’aventure immobile de Convard et Juillard paru il y a fort longtemps (1998 !), La fiancée du Dr Septimus est le deuxième livre de cette collection. Blake et Mortimer, par son ADN littéraire, est peut-être la série qui se prête le mieux à ce genre d’exercices. Rivière et Harambat s’y adonnent avec une classe toute british.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Blake & Mortimer

 

Tome : La fiancée du Dr Septimus

 

Genre : Polar 

 

Scénario : François Rivière 

 

Dessins : Jean Harambat

 

D’après : Edgar P. Jacobs 

 

Couleurs : Isabelle Merlet

 

Éditeur : Dargaud

 

Collection : Le nouveau chapitre 

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN :  9782870972939 

 

 

 



Publié le 18/11/2021.


Source : Bd-best


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