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Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 6 : Une bonne barre de rires  Les pompier 17

« - Mais où avez-vous été chercher que c’était une punition, Robert ?!? C’est terriblement enrichissant de suivre une formation, un stage, d’apprendre une spécialité, non ?!! Et ce n’est pas ça qui manque chez les pompiers entre le GRIMP, le CMIC, NRBC, SD, SSSM, CTA, CODIS… Arnold a montré de l’intérêt pour le sauvetage aquatique, Horace pour le Grimp, Lucie pour les interventions chimiques… Il ne manque que vous ! Alors ? Apprenez une spécialité ou je fais sauter vos repos jusqu’à la prochaine ère glaciaire !!! »

 

 

 

 

 

 

 


 

            © Cazenove - Stédo - Bamboo

 

Mais quelle est donc la spécialité qui pourrait bien intéresser Robert ? La réponse est dans « Les preuves du feu », le –déjà- dix-septième recueil des interventions des pompiers les plus marrants du monde. Et ils vont nous en faire voir, ainsi qu’aux victimes qu’ils vont aller secourir. Outre l’essai de nouvelles combinaisons qui semble très ludique pour nos soldats du feu, l’album tourne autour d’Arnold, bellâtre dont les neurones se sont arrêtés au niveau des biceps avant d’avoir pu atteindre le cerveau. A-t-il tout retenu de sa formation au sauvetage aquatique ? Noyez-vous pour le savoir ! Va-t-il remporter la célèbre émission de télévision Guerrier Warrior, parcours du combattant à travers des structures plus improbables les unes que les autres ? Branchez-vous sur la bonne chaîne pour le découvrir !

 

 

 

 

 

 

      © Cazenove - Stédo - Bamboo     

 

Stédo a le coup de crayon dynamique idéal pour faire vivre le monde est perpétuelle effervescence des pompiers. Dans la plus pure tradition du style franco-belge qui a fait les beaux jours de la maison Dupuis depuis les années 60, ce dessinateur est l’un des dignes héritiers du grand maître Franquin. Le lecteur avisé pourra même dénicher un petit clin d’œil à Zorglub dans l’une des planches de cet opus. Fait exprès ou acte manqué ?

 

Christophe Cazenove, quant à lui, s’installe définitivement comme le nouveau Raoul Cauvin. Il est de nos jours l’un des rares à pouvoir se vanter de réunir les générations. On rêve d’un scénario co-signé de ces deux rois du gag.

 

Dans l’histoire, ceux qui ont tout compris, ce sont les dirigeants des éditions Bamboo. S’engouffrant dans un créneau plutôt délaissé ou négligé par Dupuis, ils se sont constitué un catalogue qui, entre les collections Humour et Grand Angle, proposent un éventail de séries à qui il ne manque qu’une vitrine comme l’est Spirou pour l’éditeur de Marcinelle. Ils pourraient le créer sur les pousses de Bamboo Mag.

 

En attendant, comme les Profs ou les Gendarmes, les Pompiers sont une excellente série de gags.

 

Avec les Pompiers, vous ne ferez plus jamais du barbecue comme avant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les pompiers

Tome : 17 – Les preuves du feu

Genre : Humour

Scénario : Cazenove

Dessins : Stédo

Couleurs : Favrelle

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 46

Prix : 10,60 €

ISBN : 9782818943540



Publié le 12/12/2017.


Source : Bd-best


Clément Oubrerie s’approprie Voltaire… amoureux : « C’était un personnage plein de couches, il fallait que je trouve son chemin »

Voltaire immortel, Voltaire philosophe mais Voltaire méconnu. Pour y remédier, Clément Oubrerie a traversé les siècles, des lumières et des autres, pour livrer sa vision d’un homme de lettres pas encore de noblesse et devant risquer le tout pour le tout, jouer des coudes et faire des pieds et des mains pour se voir publier. Le tout avec l’amour en tête, ce qui n’arrange rien. Interview.

 

 

 

 

 

 

 

© Clément Oubrerie

 

 

Bonjour Clément, je suis très content d’avoir lu votre Voltaire Amoureux. Au-delà du nom que tout un chacun doit avoir en référence, j’étais loin de connaître l’homme qui se cachait derrière le nom et l’oeuvre.

À vrai dire, moi non plus, je ne le connaissais vraiment pas bien. C’est après Charlie, après le Bataclan que les gens ont commencé à relire du Voltaire. J’ai fait comme eux et me suis intéressé à cet auteur. En lisant sa vie et ses écrits, j’ai découvert un personnage riche et surprenant, un vrai personnage de comédie. Très contradictoire, aussi car toujours traversé par l’envie de s’élever tout en critiquant la monarchie et en pensant l’état de droit.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Moi qui me suis pris de passion pour le 18ème siècle, ça m’enthousiasmait. J’ai découvert l’historienne Arlette Farge qui en se basant notamment sur les archives de la police d’époque a reconstitué tout ce qu’il se passait dans les rues de France, le bruit, le quotidien.

Vous, vous faites fort en terme d’immersion en parlant comme Voltaire. Vos mots, ce sont ceux du 18ème !

J’ai la chance d’être livre, de faire ce que je veux, ce dont j’ai envie. Donc, je le fais à fond. Notamment pour arriver à remettre ensemble les pièces du puzzle. Car outre le fait qu’il se plaint souvent de sa santé, on ne sait pas grand-chose de Voltaire. Il fallait que j’assemble les détails en ma possession que je trouvais dans les lettres à ses proches, notamment. Mais elles manquent tout de même de détails qui font qu’il est vivant.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Du coup, j’étais indécis, comment arriverais-je à inventer sa vie à Paris. D’autant plus qu’il part d’une situation assez compliquée, il considère qu’il devrait avoir une rente qui ne vient pas, il est sans le sou et sans relation. De surcroît, à chaque fois qu’il s’exprime, c’est pour s’opposer. C’est un personnage plein de couches, il fallait que je trouve son chemin.

C’est d’autant plus compliqué que malgré la manière dont il s’affirme, il se pose aussi plein de questions, y compris au moment du passage à l’acte.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Oui, il est très encombré de lui-même. L’acteur par excellence pour le jouer ? Woody Allen ! Voltaire, il parle et réfléchit tout le temps, en toute circonstance. Le tome 1 aborde son rapport aux femmes. La suite s’attardera sur son grand amour avec Émilie du Châtelet, une scientifique surdouée, une mathématicienne. Avec elle, il vivra quelque chose de très intense. Ils auront un type de relation très rare à cette époque : cette envie de vivre avec son alter-égo. C’est banal, de nos jours, mais pas dans les moeurs du 18ème siècle quand très peu de femmes étaient instruites.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Dans un autre registre, Voltaire va aussi être l’un des premiers à défendre les droits des animaux dans des contes, son genre de prédilection.

Aussi, à l’époque, il y a déjà du crowdfunding, des souscriptions.

D’autant plus que c’était la seule méthode possible pour publier un livre. Dans un contexte de censure très forte, publier un livre n’avait rien d’évident : il fallait une autorisation royale et pouvoir le financer soi-même, lever des fonds.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Comme il n’était par certains d’avoir une autorisation de vendre son livre en France, Voltaire va partir au Pays-Bas. Il va être émerveillé devant cette liberté d’entreprendre, les vertus du commerce et du libre-échange. Bon, ce n’était pas un ultra-libéral pour autant mais il faut bien se rendre compte qu’en France, on ne pouvait rien faire… du moins sans particule. Voltaire va donc contourner le système. Avec un clin d’oeil véridique pour les amateurs de BD, dès en ce temps-là, les dessinateurs sont… en retard. Alors notre auteur doit se fendre de belles lettres caressant les auteurs dans le sens du poil.

Cela dit, une fois que le livre paraissait, il avait toutes les chances d’être lu, non ? Ce qui n’est pas vraiment le cas, aujourd’hui ?

Le calcul est simple. À l’époque, peu de gens étaient lettrés. Parmi eux, il y avait peu d’écrivains parmi lesquelles, encore, très peu étaient publiés. Du coup, il y avait très peu de sorties par an. Mine de rien, je regrette un peu ce temps, l’époque des 34 nouveautés par an. Désormais, des nouveautés chassent sans cesse les autres nouveautés. C’est vrai, j’aimerais bien qu’il n’y ait que mes livres (il rit).

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Quand vous titrez Voltaire Amoureux, vous laissez le suspense. Amoureux de qui, de quoi, des femmes mais aussi de plein d’autres choses finalement.

Ah, ce n’est pas faux. C’est un passionné qui quand il s’empare d’un sujet, dépoussière le buste. Ce n’est pas un vieux sage qui défend ses passions depuis son château. Voltaire est du genre survolté. Tout comme Émilie du Châtelet qui est complètement folle. Et comme les deux font la paire, ils vont donner un couple tellement rocambolesque.

Mais combien de tomes sont prévus ?

Entre quatre et cinq, je ne sais pas encore. Je vois bien que quand je fais mon découpage, au final j’écris toujours plus long.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

C’est aussi la première fois, si ce n’est l’adaptation de Zazie dans le métro, que vous êtes aussi scénariste.

J’ai longtemps traîner les pieds et j’avais raison : c’est fatigant ! Mais je me suis lancé tout en étant très inquiet. Si je ratais, j’en serais le responsable de A à Z, je ne pourrais pas dire que c’est la faute du scénariste (rire). Cela dit, il était temps. J’adore travailler avec un scénariste, à deux, on a énormément d’idées mais c’est aussi intéressant de voir ce qu’il se passe quand on est seul, quand le travail de mise en scène coïncide avec le scénario.

Avec un grand format pour célébrer ça.

Oui, un « petit » cadeau en noir et blanc. Et pour tout dire, j’ai dû retravailler mes planches. Je dessine toujours pour les couleurs, les ambiances. Pour le noir et blanc, j’avais besoin de noir, de gris, de valeurs. Je ne pouvais pas passer les couleurs au gris, mais les adapter. Ça a demandé pas mal de boulot mais ça prouve qu’un album en noir et blanc n’est pas égal aux dessins moins les couleurs.

Le tome 2, que racontera-t-il ?

Vous voulez du spoiler, c’est ça ? (rires) Voltaire ne va pas changer radicalement mais ce deuxième opus abordera plus son ascension sociale. Mais aussi cette traversée de Paris surréaliste. Sauf qu’il n’aura pas des cochons dans le camion mais des livres qu’il veut faire rentrer clandestinement. Il y aura aussi une affaire qui va lui faire beaucoup de tort car il ne sait résolument pas tenir sa langue. On ne peut pas juste aller dans un dîner mondain et provoquer son monde. De sérieux ennuis vont arriver à celui qui est un peu de nos origines, de l’ADN de la laïcité.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Mine de rien, vous aimez vous intéressé aux grandes figures du monde des arts, de Pablo Picasso à Isadora Duncan en passant par Voltaire.

Sans jamais choisir des gens mièvres et inintéressants. Le point commun, c’est qu’ils sont à chaque fois venus de l’intérieur.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Ce n’est pas un rejet mais je n’aime pas les bios qui sonnent comment scolaires et uniformes. Ce sont des repoussoirs, ça ne me fait pas rêver. Je suis plus dans l’esprit du portrait sans envie de tout raconter tout de A à Z, sans vouloir tout expliquer. Je veux donner un point de vue, interpréter, être subjectif. Je ne veux pas comparer mais voir en quoi ils ont un rapport avec nous, encore aujourd’hui, ce qu’ils racontent de nous. C’est de l’ordre du travail personnel : raconter quelque chose d’intime en utilisant un personnage historique. Mais je n’ai pas envie d’être enfermés, deux autres séries arrivent.

Justement, les projets ?

J’ai deux projets avec Julie Birmant. Le premier, c’est de l’aventure dans les pas d’archéologues des années 30 qui font des recherches sur l’invention de l’écriture, la Mésopotamie, Gilgamesh. L’histoire sera aussi policière.

Le second, c’est un sujet secret avec Julie et deux autres scénaristes dont un qui possède un poste stratégique dans ce domaine pointu dans lequel nous allons jouer les insiders. Une fiction de l’intérieur.

Les Royaumes du Nord, c’es fini, alors ?

Non, mais c’est Thomas Gilbert qui prend la relève.

Pour terminer, vous avez eu récemment le Grand Prix de l’affiche à Saint-Malo.

Oui, et il faut toujours que je trouve un moyen de ramener le Crayon Géant que j’ai reçu. Ça va me permettre de faire une nouvelle déco. C’est un grand festival, j’y vais très souvent.

On vous souhaite de trouver un assez gros plumier pour ranger tout ça, alors ! Merci et à bientôt !

 

Propos recueuillis par Alexis Seny

 

Série : Voltaire amoureux

Tome : 1

Scénario, dessin et couleurs : Clément Oubrerie (Page Fb)

Genre : Historique

Éditeur : Les Arènes

Nbre de pages : 108

Prix : 20€



Publié le 11/12/2017.


Source : Bd-best


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 5 : La mise en valeur du travail d’un grand dessinateur  Les Tuniques Bleues 61

 « - Où comptes-tu aller à présent ?

-          Je viens avec vous…

-          Pas question ! Il n’y a que des militaires chez nous !

-          Je sais !

-          Il vaudrait peut-être mieux qu’il nous suive, Sergent…

-          Je ne vois vraiment pas pourquoi !

-          Si on le laisse ici, les rebs finiront par lui remettre la main dessus et cette fois, il ne s’en sortira pas. Vous aurez sa mort sur la conscience !

-          C’est bon. On y va ! »

 

 

 

 

 

© Cauvin - Lambil - Dupuis

 

En convaincant Chesterfield de ramener sur le camp yankee l’homme noir qu’ils viennent de tirer des griffes des confédérés, Blutch intègre chez les bleus un soldat mystérieux qui n’est pas celui que l’on croit et que celui qu’on croira qu’il est n’est pas celui qu’il est vraiment. Tout le monde suit ? On ne peut en dire plus sur ce récit sans trop en dévoiler. Il est construit comme une partie de belote dans laquelle les cartes qui s’abattent sur la table au fur et à mesure dévoilent le jeu du principal protagoniste.

 

            Les albums des Tuniques semblent se succéder sans que plus personne n’y prenne garde. Et pourtant, les bougres sont bel et bien toujours là. Et en grande forme. Reboostés par l’hommage qui leur a été rendu l’année dernière dans l’album collectif, les bleus semblent avoir été dopés.

 

            Mais il carbure à quoi Willy Lambil ? Il a une forme graphique qui ne faiblit pas, un trait qui ne tremble pas. Son travail est mis en valeur dans ce bel album grand format en noir et blanc dont le tirage est limité à 2500 exemplaires.

 

 

 

 

 © Cauvin - Lambil - Dupuis

 

            Et Cauvin ? On ne sait pas quel âge à le canapé sur lequel il trouve ses idées, mais si la marque en était divulguée, il se vendrait comme des petits pains. Pour ce nouvel album, Raoul a encore dégotté une anecdote inédite. Le soldat Franklin a bel et bien existé. Le scénariste romance son histoire en mettant Blutch et Chesterfield sur sa route. Ce soixante-et-unième scénario est l’un des plus complets : humour, aventure et émotion sont les trois sommets d’un triangle à l’équilibre exemplaire.

 

La fantastique chevauchée des tuniques Bleues continue à grand galop.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Tuniques Bleues

Tome : 61– L’étrange soldat Franklin (Grand Format Noir et Blanc)

Genre : Aventure/Histoire/Humour

Scénario : Cauvin

Dessins : Lambil

Couleurs : Leonardo (pour la version couleurs)

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 96

Prix : 29 €



Publié le 11/12/2017.


Source : Bd-best


En panne d'idée cadeaux sous le sapin? Pourquoi pas puiser chez Urban Comics ?!!

Chaque fin d'année apporte son lot de questionnements quant à la nature du cadeau que nous pourrions offrir ou mieux, nous faire offrir. Un long moment de réflexion afin de trouver l'article idéal qui remplacera le sempiternel parfum ou la coutumière cravate ou pire, le présent faussement apprécié qui finira aux prémices de janvier sur les sites de ventes d'occasions spécialement conçu à cet effet.

Et si nous à la rédaction de BD Best nous vous proposions une idée originale ? Oui, pourquoi pas offrir quelque chose dans l'air du temps? Un comics de chez Urban...comics. En voila une idée qu'elle est bonne n'est ce pas? Notre équipe dans un élan enthousiaste à spécialement sélectionne pour vous quelques incontournables à mettre sous le sapin.

Commençons en fanfare avec Justice League Anthologie. Un magnifique pavé de 400 pages spécialement conçu pour la sortie du film que nous avons pu découvrir en novembre 2017.

Résumé de l'éditeur : Ils sont les plus grands super-héros de la Terre, rassemblés en une équipe surpuissante afin de repousser toutes les menaces qu'ils ne peuvent combattre seuls.

À partir de 1960, la Ligue de Justice a évolué depuis ses débuts où elle réunissait sept membres fondateurs : elle a ensuite évolué, est devenue internationale et s'est dissoute et reformée plusieurs fois. Pierre angulaire de l'Univers DC, sa série a été supervisée par les auteurs les plus célèbres. Cette anthologie propose onze récits complets évoquant les différentes versions et époques de la Ligue de Justice, réalisées par une multitude d'artistes légendaires.

 

 

 

 

Ce nouveau film de Zack Snyder était donc l'occasion idéale de réunir dans un bel ouvrage, les origines et la genèse de la Justice League où tout commence avec les débuts de Superman et Batman. Nous pourrions paraphraser de telle sorte : Au début vint la Ligue de Jutice d'Amérique qui ouvre solennellement le recueil après une préface des plus pertinente sur l'univers de cet associations de justiciers. Un véritable condensé de chapitres qui réunis pléthores de justiciers tels que Green Arrow, Green Lantern, Plastic Man, Le Limier Martien, Hawkman, Black Canary et bien d'autres dans une dizaine de d'histoires réalisée par d'emblématiques auteurs. Justice League Anthology est l'indispensable bible pour appréhender l'univers culte que DC comics à créé. Un must have pour tout fans digne de ce nom.


Titre : Justice League Anthologie

Scénaristes : Jurgens Dan, Fox Gardner, Abnett Dan, Johns Geoff, Collectif

Dessinateurs : Jurgens Dan, Pérez George, Collectif

Collection : DC Anthologie

Pagination : 400 pages

Prix : 25 €

EAN : 9791026811848

Contenu vo : _ « Starro, the Conqueror » (THE BRAVE AND THE BOLD #28, 1960) par Gardner FOX et Mike SEKOWSKY : La première apparition de la Ligue de Justice. _ « And So, My World Ends » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #71, 1969) par Dennis O'NEIL et Dick DILLIN : J'onn J'onzz demande l'aide de la Ligue pour sauver sa planète natale, Mars. _ « A League Divided » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #200, 1982) par Gerry CONWAY et George PÉREZ, Pat BRODERICK, Jim APARO, Dick GIORDANO, Gil KANE, Carmine INFANTINO, Brian BOLLAND et Joe KUBERT : Les recrues de la Ligue affrontent les membres fondateurs, manipulés par les créatures d'Apellax. _ « The End of the Justice League » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA ANNUAL #2, 1984) par Gerry CONWAY et Chuck PATTON : Dissoute par Aquaman, la Ligue se reforme à Detroit et accepte de nouveaux membres. _ « Apokolips No ! » (DC RETROACTIVE: JUSTICE LEAGUE AMERICA – THE 1990s #1, 2011) par Keith GIFFEN, J.M. DeMATTEIS et Kevin MAGUIRE : La Ligue de Justice Internationale tente de sauver New York d'un de leurs ennemis modifié par une arme d'Apokolips. _ «Born Once Again » & « Pawns » (JUSTICE LEAGUE AMERICA #61-62, 1992) par Dan JURGENS, Rick BURCHETT et Jackson GUICE : Superman dirige une nouvelle Ligue de Justice qui fait face au Maître d'Armes. _ « The Bigger They Come... » (JLA #27, 1999) par Mark MILLAR et Mark PAJARILLO : La Ligue de Justice est en pleine période de recrutement quand elle est attaquée par Amazo, l'androïde surpuissant. _ « Two-Minute Warning » (JLA #61, 2002) par Joe KELLY et Doug MAHNKE : Après la disparition d'Aquaman, des créatures mythologiques apparaissent au large de l'Océan Atlantique. _ « Yesterday, Today, Tomorrow » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA V2 #0, 2006) par Brad MELTZER, Eric WIGHT, Ed BENES et Dick GIORDANO, Tony HARRIS, George PÉREZ, J.H. WILLIAMS III, Luke McDONNELL, Gene HA, Rags MORALES, Ethan VAN SCIVER, Kevin MAGUIRE, Adam KUBERT, Dan JURGENS, Jim LEE, Howard PORTER, Andy KUBERT et Phil JIMENEZ : l'histoire de la Ligue vue à travers les yeux de Batman, Superman et Wonder Woman. _ « First Impressions » (JUSTICE LEAGUE #51, 2016) par Dan ABNETT et Paul PELLETIER : Peu après les débuts de la Ligue de la Renaissance et son combat contre Darkseid, Batman présente à l'équipe son partenaire, Robin. _ « Legacy » (TITANS ANNUAL #1, 2017) par Dan ABNETT et Minkyu JUNG : Les héros de la Ligue de Justice et leurs anciens partenaires, les Titans, se retrouvent prisonniers d'un de leurs plus grands ennemis, l'occasion de se pencher sur leurs relations.

 

 

 

 

Autre idée cadeau et un des incontournables de l'année 2017, le All-Star Superman. Ici est relaté l'histoire du docteur Léo Quitom en pleine exploration de notre astre le soleil. Les choses se passent bien mais c'est sans compter sur un des suppôts de Lex Luthor sur lequel nous pouvons compter bien des péripéties funestes. Heureusement, Superman est là ! Oui mais sans y laisser quelques plumes....

Résumé de l'éditeur : Lex Luthor a commis l'impensable : condamner à mort Superman, via un empoisonnement.
Avec à peine quelques semaines à vivre, le héros décide de consacrer le temps qui lui reste à la réalisation de douze travaux surhumains, et de laisser un legs inédit à sa planète d'adoption.

 

 

 

 

Composé de douze chapitres, ce all-star relate les déconvenue d'un super-héros dur comme l'acier pas si invincible que cela finalement et nous vivrons au fil des pages sa chute funeste. Ce volume ne se cantonne pas à la simple succession de scènes de baston, avec des dialogues bien achalandés mettant à l’épreuve cependant, l'attention du lecteur. Quitely et Morrison sont parvenu à réunir le lectorat assidu que le néophyte dans cet univers du man of steel si bien dépeint.


Titre : All-Star Superman

Scénariste : Morrison Grant

Dessinateur : Quitely Frank

Collection : DC Essentiels
    
Pagination : 320 pages

Prix : 28 €
    
EAN : 9791026813590

 

 

 

 

Après l'homme d'acier, passons à l'homme chauve-souris comme le dit si bien le Joker. Passons au quatrième tome du Dark Knight 3... oui enfin on se comprend, le trois du quatre pour le lecteur lambda c'est un peu compliqué mais pour l’aficionado, cela à tout son sens surtout...avec cet héritage quelque peu torturé !

 

Résumé de l'éditeur : Bruce Wayne est mort.
Qui va pouvoir désormais protéger Gotham de l'invasion kryptonienne ? Carrie Kelley, l'héritière de Bruce encore novice ? Superman, son ancien ami, devenu un temps adversaire, et qui voit sa fille rejoindre le camp des envahisseurs ? Ou bien ses anciens alliés de la Ligue de Justice ? Une chose est sûre : cette bataille scellera à jamais le destin de l'humanité !

 

 

 

 

Miller et Azzarello constituent un tandem de scénaristes qui fonctionne à merveille. Rebondissements, dialogues et arc narratifs sont les ingrédients d'une recette menant au pur délice. Le découpage, digne des productions hollywoodiennes les plus pointues soulignent un dynamisme sans faille que tiennent de mains de maître les dessinateurs Andy Kubert et... oui aussi Frank miller qui tient la deux casquettes avec brio. On en vous divulguera pas la fin, pas de spoiler non mais elle en vaut la peine, croyez nous sur parole. Une conclusion de 4 tomes qui déménage, une vraie réussite.


Titre : Batman Dark Knight III

Tome : 4

Scénaristes : Azzarello Brian, Miller Frank

Dessinateurs : Kubert Andy, Miller Frank

Collection : DC Essentiels

Pagination : 160 pages

Prix : 15 €
    
EAN : 9791026811558

 

 

 

 

Tiens, nous citions le Joker plus haut, et qui dit Joker dit forcément... Harley Quinn. Le Little Black Book Un ouvrage qui 6 numéro de la mini-série.

Résumé de l'éditeur : Quand la plus délurée des criminelles d'Arkham rencontre les plus grands héros du monde, tout peut rapidement partir en vrille et personne n'est à l'abri.
Wonder Woman, Zatanna, Green Lantern, Superman et même Lobo : qu'ils soient déesse, magicienne, justicier sans peur ou chasseur de primes déjanté, tous doivent s'avouer vaincus devant la tornade Harley !

 

 

 

 

Avec au scénario la talentueuse Amanda Conner en duo avec Jimmy Palmiotti quoi de plus "valeur sure" pour cet opus qui envoie du lourd aussi scénaristiquement que graphiquement. Honnêtement ça claque. Cela part vite en sucette et souligne parfaitement le tempérament de cette chipie extrême. On ne s'ennuie pas un seul instant, tout fonctionne parfaitement. J'irais même jusqu'à dire que ce Little Black Book est une des meilleures surprises du moment. En tout cas je me suis régalé et je pense que je vais remettre le couvert souvent, même au coin du feu au risque d'exploser.



Titre : Harley Quinn - Little Black Book

Scénariste : Conner Amanda, Palmiotti Jimmy

Dessinateur : Conner Amanda, Collectif

Collection : DC Deluxe

Pagination : 256 pages
    
Prix : 22.50 €

EAN : 9791026813248

 

 

 

 

Pour terminer ces idées cadeaux pour clôturer cette étonnante année 2017 en terme de sorties, je vous conseillerais de vous attarder premièrement sur Seven to eternity tome 1

Le Maître des Murmures étend son emprise sur le royaume de Zhal, promettant à quiconque l'écoutera d'exaucer son vœu le plus cher en échange d'un accès total à ses yeux et à ses oreilles.

Refusant ce marché de dupe, transformant les victimes du tyran en véritables espions à sa solde, Zeb Osidis s'exila il y a des années, contraignant son clan à errer sur les terres inhospitalières de Zhal. À la mort de Zeb le patriarche, rattrapé par les assassins royaux, il revient désormais à Adam d'honorer la promesse faite à son père de ne jamais céder aux avances du Maître des Murmures. Devant la misère de la famille dont il a désormais la charge, sera-t-il seulement capable de résister ?

 

 

 

 

Un premier tome réalisé par Rick Remender (au scénario) et Opeña Jérôm (au dessin). Ce dernier nous offre un graphisme puissant et super bien léché. J'ai rarement été époustouflé par tant de maîtrise dans le trait. Cette nouvelle série dans le genre fantastique propose un récit hors des sentiers battus. Les combats sont très originaux et très prometteurs pour les tomes à venir. Le conseil de lecture du moment sans nul doute !

 

Titre : Seven to Eternity

Scénariste : REMENDER Rick

Dessinateur : OPEÑA Jérôme

Collection : Urban Indies

Pagination : 128 pages
    
Prix : 10 €

EAN : 9791026812111

 

 

 

 

Ensuite The Witcher avec La Malédiction des Corbeaux.
Personnage principal de l’univers créé par Andrzej SAPKOWSKI pour sa série de romans Wiedz´min (Le Sorceleur en français, The Witcher en anglais, 1990), la réputation de Geralt de Riv a, depuis la sortie du premier jeu PC The Witcher en 2007, dépassé les frontières de sa Pologne natale pour devenir aujourd’hui le héros de l’une des licences de fantasy les plus respectées au monde.

Résumé de l'éditeur : Après avoir survécu à la Chasse Sauvage et sauvé le monde d'un hiver éternel, Geralt de Riv poursuit la formation de sa protégée, Ciri, au rude métier de Sorceleur.
Sur la piste d'une strige terrorisant les environs de Novigrad, l'apprentie chasseuse de monstres cherche à en savoir toujours plus sur la créature. Au fil des haltes jusqu'à la capitale rédanienne, Geralt lui révèle les détails de sa dernière rencontre avec une strige du côté de Wyzima, un combat qui faillit lui coûter la vie.

 

 

 

 

Titre : The Witcher, La malédiction des Corbeaux

Scénariste : TOBIN Paul, PUGACZ-MURASZKIEWICZ Borys, STACHYRA Karolina

Dessinateur : Kowalski Piotr

Collection : URBAN GAMES

Pagination : 128 pages

Prix : 15 €
    
EAN : 9791026810025



Publié le 08/12/2017.


Source : Damien Caste


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 4 : Une digression autour d’un héros  Le Spirou de… Sente & Verron : Il s’appelait Ptirou

« - Tu es certain de ta décision, Ptirou ? Nous ne demandons pas mieux que de te garder avec nous…

-          Je le sais, Monsieur Marcoloni, et je vous remercie encore de votre proposition… Maman avait toujours rêvé de voir l’Amérique. Il paraît que là-bas, tout est possible, même pour un orphelin. C’est donc là que j’irai !

-          En ?!... En Amérique ?!

-          Vous avez toujours dit qu’il faut aller au bout de ses rêves, non ? »

 

Madly était acrobate de cirque, avec son fils Ptirou. A présent qu’une chute l’a envoyée ad patres, le jeune garçon n’a plus qu’une obsession : le rêve américain. C’est l’aventure que raconte l’Oncle Paul à ses neveux en cette veille de Noël 1959. Avec sa gouaille et sa verve, il va leur narrer l’histoire de celui qui deviendra groom sur un paquebot et inspirera à Robert Velter, dit Rob-Vel, le personnage de Spirou. Ptirou embarquera à bord d’un paquebot et changera le destin de Juliette de Sainteloi, fille du patron de la Compagnie générale transatlantique, souffrant d’insuffisance cardiaque.

 

 

 

© Sente / Verron - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Verron a quitté le confort douillet de Boule et Bill pour se lancer dans cette longue aventure au long cours de 76 planches sur l’Atlantique. Le jeu en valait la chandelle. Il signe un album détaillé et précis qui symbolisera très certainement un tournant dans sa carrière.

 

 

 

 

 

© Sente / Verron - Dupuis

 

 

Dans cet album atypique de la galaxie Spirou, Yves Sente a eu l’idée géniale de l’histoire d’une genèse. Ce n’est pas un album de Spirou, ni même tout à fait un « Spirou de… ». On connaissait Jack Dawson sur le Titanic ; on connaît à présent Ptirou, passager clandestin de L’Île-de-France, qui intégrera l’équipage. Ce récit est l’aventure d’une rencontre entre un groom et un Steward, entre le dénommé Ptirou et un certain Robert Velter, entre celui qui deviendra un des plus grands personnages de fiction de tous les temps et son créateur. En utilisant en plus l’Oncle Paul, personnage culte du journal de Spirou qui raconta des histoires aux lecteurs de 1951 à 1982, Sente orchestre une merveilleuse confusion organisée.

 

Spirou a-t-il existé ? Peut-être. Ptirou, c’est certain, même si le destin est largement romancé. Comme il est dit dans « L’homme qui tua Liberty Valance » de John Ford, « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Il s’appelait Ptirou

Collection : Le Spirou de…

Genre : Aventure

Scénario : Sente

Dessins & Couleurs : Verron

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 80

Prix : 16,50 €

ISBN : 9782800170695



Publié le 08/12/2017.


Source : Bd-best


Mondrian,  une évocation subtile de l'art abstrait par Lapone et Peyraud

Mondrian, l'un des premiers peintre abstrait avec sa représentation transcendantale de l'image, épure radicale du tableau effaçant toutes références du naturel visible. Rigoureux, méthodique, son néoplasticisme en font l'un des instigateurs du cubisme. Avec le concours des auteurs Lapone et Peyraud, les éditions Glénat nous dressent un portrait romancé et un hommage à cet artiste amoureux de la beauté dans une réalité particulière.

Résumé de l'éditeur : À l’origine, il y avait cette même photo que Jean-Philippe Peyraud et Antonio Lapone avaient au-dessus de leur table à dessin. Celle d’une fleur en plastique dans l’atelier de Mondrian, seul rappel du végétal dans l’univers à la géométrie implacable du peintre. C’est l’histoire de cette fleur que les auteurs ont décidé d'imaginer pour raconter Mondrian, figure majeure de l’art abstrait, dont on connaît peu de choses, si ce n’est qu’il vivait au cœur du Montparnasse des années folles et qu’il était un inconditionnel de la danse de salon...

 

 

 

® Peyraud, Lapone - Glénat Treize étrange

 

 

Mondrian est l'économe des moyens s’appuyant sur la construction d'une composition équilibrée. Figure emblématique du 20è siècle, il donne ses lettres de noblesses à l'art moderne et édulcore le monde du design et de l'architecture. L'éditeur nous propose un format assez inhabituel (28,9 x 36,8 cm) permettant d'apprécier à sa juste valeur le trait et le découpage d'Antonio Lapone. Son style caractéristique, fidèle au 30 glorieuses, s'accorde parfaitement à l'ambiance volontairement choisie par le scénariste Jean-Philippe Peyraud à qui l'ont doit déjà La trilogie "Le Désespoir du Singe" chez Delcourt ou encore  "Mise en bouche" chez Futuropolis.

 

 

 

® Peyraud, Lapone - Glénat Treize étrange

 

 

Les auteurs s'imaginent donc ce peintre dans une histoire romancée, démarrant la narration par une espèce de tir au tableau (à l'arme à feu) à défaut d'autre cible. S’enchaînant sur une sorte de métaphore de sa propre vie faite d'abstraction, de romance, de danse et de petit travaux alimentaires. Peyraud et Lapone ont fait le choix d'un récit se focalisant sur les tranches de vie du peintre menant, petit à petit , à la découverte de l'artiste tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Cet opus est scindé en deux parties, dévoilant à la 49ème page, un large sketchbook d'une quarantaine de pages du dessinateur contenant études de personnages, esquisses de planches et diverses photographies. Il se découvre comme on visite une galerie d'art, avec délectation et admiration.

 

 

 

 

La Fleur dans l'atelier de Mondrian est autant une évocation subtile de l'art abstrait qu'un magnifique album servi par le graphisme élégant d’Antonio Lapone et le scénario d’une incroyable poésie de Jean-Philippe Peyraud.

A noter jusqu'au 7 janvier 2018, l'exposition se situant rue Ernest Allard au numéro 27 à 1000 Bruxelles.

 

Titre : La Fleur dans l'atelier de Mondrian

Auteurs : Jean-Philippe Peyraud / Antonio Lapone

Nbr de pages : 88

Éditeur : Glénat

Collection : Treize étrange

Prix : 19.50 €

ISBN : 9782344008256


 



Publié le 07/12/2017.


Source : Damien Caste


Passez les fêtes sous le charme des productions de Graph Zeppelin et de Tabou éditions

Une fois n'est pas coutume, nous vous proposons de passer les fêtes de fin d'année 2017 sous le signe de l'érotisme, du charme et des formes généreuses avec les productions des éditeurs Graph Zeppelin et Tabou éditions. Faites plaisir ou faites-vous plaisir avec les cinq albums que nous allons vous détailler ci-dessous et qui donneront une touche originale à vos cadeaux de noël et/ou du nouvel an.

Commençons avec une héroïne charismatique : Red Sonja avec le titre "Le Trône du Faucon" chez Graph Zeppelin.

Résumé de l'éditeur :  À travers les plaines d'Hyrkania, une nouvelle se répand au son des cornes, cloches et cris : le Roi se meurt ! Red Sonja décide de porter secours au Roi mourant pour le protéger des tentations de sédition des peuples hyborien toujours prêt à guerroyer. À cette occasion, Red Sonja revient sur les terres qui l'ont vu naître et où le sang de ses parents a coulé de nombreuses années auparavant... Red Sonja (à prononcer Red Sonia, Sonia la Rousse), la diablesse à l'épée revient pour une aventure qui la renvoie aux sources de son existence ! Un temps partenaire de Conan dans le monde imaginaire hyborien, Sonja, la rousse guerrière d'Hyrkania, est archétype de la belle et fière femme barbare, qui trace son chemin seule et combat les méchants et les monstres propres à l'univers de héroïc-fantaisy.

 

 

 

© Bennett Marguerite / Aneke / Galindo Diego - Graph Zeppelin

 

 

Originellement créé par Barry Windsor-Smith et Roy Thomas dans Conan le Barbare, l'éditeur nous propose son retour sous la plume aiguisée de Marguerite Bennet et le pinceau affûté d'Aneke et Diego Galindo. Le récit nous relate le décès du Roi et le retour de l’héroïne en Hykranie. La diablesse de l'épée est dépeinte différemment par les auteurs et nous révèle des moments de son passé. Le découpage ainsi que la mise en scène sont dynamiques déservent bien le caractère du personnage. Sa plastique est soignée et envoûte comme auparavant. Sa combativité reste de mise avec des scènes mouvementées au moyen d'une mise en couleurs peut-être un peu trop photoshopée mais cela reste une question de goût personnel. Les fans en auront cependant pour leur compte et retrouveront la Red Sonja qu'ils ont souhaité revoir depuis longtemps. Un retour plutôt réussi par un trio d'auteurs confirmés.


Titre : RED SONJA ; LE TRÔNE DU FAUCON

Auteurs : Bennett Marguerite / Aneke / Galindo Diego

Nbr de pages : 160

Éditeur : Graph Zeppelin

Prix : 16 €

ISBN :  9791094169124

 

 

 

 

Poursuivons avec un autre album édité chez Graph Zeppelin avec le titre : Le Plastique c'est Fantastique.

Résumé de l'éditeur : Le plastique c'est fantastique et Oh Daniela, la, la, la... ça vous dit quelque chose ? Alors c'est que le groupe Elmer Food Beat a bercé vos coquines années ! Après 1 million de disques vendus, des disques d'or et de platine, l'Olympia à guichets fermés, une Victoire de la Musique, plus de 900 concerts (jusqu'à 20 000 personnes), le groupe Elmer Food Beat vous offre leurs meilleures chansons en bande dessinée ! Porté par le dessin tout en rondeur et humoristique de Katia Even et soutenu par les couleurs vives d'Hélène Lenoble, cet album est un must pour tous les fans du groupe et les férus de BD humoristiques. - Les traversées sont solitaires. - Daniela. - Ridy Oh. - Le plastique c'est fantastique. - Martine à la plage.

 

 

 

 

 

© Elmer Food Beat / Even / Lenoble - Graph Zeppelin

 

 

Il s'agit d'un projet qui fut comme le souligne en préface l'auteure Katia Even, engendré suite à un moment passé dans un restaurant ou elle fut prise d'une envie folle à réaliser en BD les chansons du groupe Elmer Food Beat. Elle nous invite à suivre (ou chanter) les paroles des chansons illustrées de planches réalisées par ses soins au graphisme manga hybride. Nous dirons ici qu'il s'agit d'un érotisme kawai (mignon) qui accompagne sans vulgarité avec les couleurs pétillantes d'Hélène Lenoble, les textes des dites chansons. Une sorte de karaoké graphique ma foi bien amusant et agréable à lire surtout quand...la plastique est fantastique.


Titre : Le Plastique c'est Fantastique

Auteurs : Elmer Food Beat / Even / Lenoble

Nbr de pages : 48

Éditeur : Graph Zeppelin

Prix : 10 €

ISBN : 9791094169155

 

 

 

 

Passons chez Tabou avec un autre album signé Katia Even. Après sa collaboration avec NEPHYLA sur les albums, La Déesse, volumes 1 et 2, elle revient avec un nouveau scénario et s'associe à une jeune illustratrice/coloriste : SOKIE

Résumé de l'éditeur : Dans une ambiance très fleurie, où les fleurs parsèment les pages de façon symbolique, Sama se pose beaucoup de questions sur sa sexualité : elle prend con science que ce n'est pas sa moitié qu'elle recherche, mais peut-être simplement son double. À travers le style semi-réaliste tout en finesse de SOKIE porté par le scénario de Katia Even, cet album nous plonge dans le déni de notre propre tendance sexuelle : qui aime-t-on sincèrement ?

 

 

 

 

© Even / Sokie - Tabou

 

Narcisse est le fils de la nymphe Liriope et du fleuve Céphise dans la mythologie grecque. Il est d'une beauté rare, digne d'être aimé des nymphes. Il fait naître le désir et pourtant personne ne peut s'en approcher. Voici donc le titre éponyme pour ce récit d'un personnage en proie à ses désirs compliqués, ses doutes et ses aspirations. Avec une narration à l'érotisme léger, la scénariste titille les sens du lecteur l’entraînant dans un récit tout aussi feutré qu'haletant. Le graphisme de Sokie est délicieusement féminin et non dénué de charme. Il est agrémenté par les couleurs de Marina Duclos pour un trio d'auteur donc 100 % féminin. Vous vous laisserez entraîner facilement dans cet opus qui relate qu'un coup de foudre s'avère souvent la trouvaille d'un bon miroir renvoyant un reflet satisfaisant de nous-même dixit la quatrieme de couverture.


Titre : Narcisse

Auteurs : Even / Sokie  

Nbr de pages : 48

Éditeur : Tabou

Prix : 14.25 €

ISBN : 9782359541120

 

 

 

 

Enchaînons directement avec une nouvelle adaptation de la Belle et la Bête, toujours chez Tabou éditions.

Résumé de l'éditeur : A 18 ans, la jolie Mirabelle habite encore avec sa mère et ses deux chenapans de frères (jumeaux) dans un petit village. Elle ne l’a jamais quitté et elle est assurément la plus mignonne de toutes les filles du patelin. Aussi, lorsqu’un courrier de son oncle Albert lui propose de passer l’été à la ville, ses yeux s’illuminent. Quelques semaines plus tard, Albert est bien au rendez-vous. Il l’emmène à l’arrière de sa charrette, dans laquelle Mirabelle finit par s’endormir. Elle se réveille en sursaut parce que des brigands les dépouillent. Sans scrupule, ils poignardent Albert et ordonnent à Mirabelle de se dévêtir. Ils lui conseillent de se laisser faire lors du viol en groupe qui va s’ensuivre… mais un peu plus loin du chemin, bien profondément dans la forêt. Mirabelle doit ainsi marcher nue pendant plus d’une heure, humiliée et terrorisée. Ils s’arrêtent dans une clairière et s’apprêtent à passer à l’acte, lorsqu’un individu caché sous une large cape rouge à capuche sort du bois et leur demande d’une voix caverneuse de la laisser tranquille. Mirabelle entend un bref combat, puis la fuite de ses agresseurs. Quand elle se retourne, l’individu s’éloigne sans un mot. Seule et perdue, elle décide de suivre sons sauveur. Mais celui-ci traverse très vite la forêt, jusqu’à un splendide château bordant un lac.

 

 

 

 

© Triff - Tabou

 

 

Ce n'est pas la première adaptation dans le genre par l'auteur. Après Blanche Neige et Cendrillon, voici donc la version érotique du conte de Gabrielle Suzanne de Villeneuve par Trif, italien autodidacte de son état. Ne vous attendez pas à un récit à la Disney ni à un graphisme du même genre ou encore moins à la ligne narrative que nous connaissons tous. En effet, la surprise est totale et c'est très bien comme ça ! Le lecteur sera agréablement surpris par des rebondissements auquel il ne s'attend pas, surtout si il est familier aux contes que l'on nous sert habituellement au fil des décennies précédentes. Rassurez-vous, la morale est préservée et l'histoire d'amour intacte, même si au fil des pages, les scènes sont parfois explicites. Dans l'ensemble c'est un premier tome très satisfaisant, au graphisme clair, fin et aux couleurs lumineuses d'Andrea Celestini. Ma mise en scène est efficace. La château des mille roses est l'agréable surprise de cette fin d'année 2017 et constitue le cadeau idéal sous le sapin.


Titre : La Belle et la Bête "Le château des mille roses"
 
Auteur : Triff

Nbr de pages : 48

Éditeur : Tabou

Prix : 14,25 €

ISBN : 9782359541168

 

 

 

 

Terminons par vous conseiller un album plus osé si vous êtes amateur du genre.

Hellina est la juge de paix des Enfers. Nul ne peut perturber l’entente entre les anges, les humains et les démons sans
lui rendre des comptes…

Hellina est une belle et sexy jeune femme qui fait un pacte avec Lucifer pour obtenir des pouvoirs surnaturels afin de ne plus subir la loi des mâles à qui elle fait, malgré elle, tourner la tête. Mais comme c’est toujours le cas, pactiser avec le Diable n’est pas anodin et elle se met dorénavant à devoir gérer les créatures de l’Enfer…

Voici une bande dessinée qui nous vient tout droit des USA. Et comme c’est souvent le cas, elle abrite monstres, super-héros, jolies poupées et bagarres. Avec Hellina les amateurs du genre ne seront pas déçus car bien servie par la nature, elle ne rechigne pas à exhiber son anatomie sculpturale, à en user et en abuser.

D’un érotisme sexy et action permanente, ce comics est le premier d’une série qui deviendra rapidement un must.

Titre : Hellina

Auteur : Jay Nitz

Nbr de pages : 240

Prix : 18,05 €

ISBN : 9782359541267



Publié le 07/12/2017.


Source : Michel D.


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 3 : Une valeur sûre  La quête de l’oiseau du temps : Avant la quête 5 – L’emprise

« - Pas elle ! Pas elle ! Pas ma chose à moi !! Vous l’avez tuée ! Comment je vais faire maintenant ? Qui va s’occuper de moi ?

-          Tu vas nous faire croire que cette furie était ta femme ? Un vieux débris comme toi !

-          Si si, elle faisait tout ce que je voulais ! Tout !

-          Tout ? Fraiment tout ?

-          Bougre de crétin ! Si t’avais mon pouvoir, tu ferais la même chose ! (…)

-          Oh, toi, tu nous intéresses avec ton pouvoir. Tu vas venir avec nous.

-          Non ! Non ! Lâchez-moi !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

© Le Tendre, Loisel , Etien - Dargaud

 

 

 

Ce malingre vieillard, haut comme trois pommes, possède la faculté de mettre sous son emprise quiconque croise son regard. Tue ! Tue ! Tue ! Sous ses ordres, une force de la nature peut se transformer en machine à tuer. Qui donc en fera les frais ?

Dans la vallée des Basses Combes, Bulrog fait combattre Bragon, lutteur masqué, afin de gagner quelques pièces leur permettant de s’acheter de quoi manger, ainsi que des lopvents afin de rejoindre la ferme de la mère du chevalier. Mais aux abords de la marche des Roches Pourpres, un grain de sable va s’immiscer dans les rouages du destin.

 

 

 

 

 

© Le Tendre, Loisel , Etien - Dargaud

 

 

 

Après Lidwine, Aouamri et Mallié, Etien est le quatrième auteur en cinq albums à se confronter, à affronter, à se surpasser sur le monde de La Quête de l’Oiseau du Temps. Comme pour ses prédécesseurs, le travail du dessinateur des « Quatre de Baker Street » est impressionnant de mimétisme. On peut mettre au défi les néophytes de trouver une quelconque discontinuité dans l’univers graphique de la série. Aiguillé par Loisel sur la direction graphique, Etien entre dans la cour des grands. Espérons qu’il y aura pris autant de plaisir que le lecteur et restera capitaine de ce vaisseau-amiral.

 

Loisel & Le Tendre ont concocté un scénario fantastique dans tous les sens du terme. Même si les albums précédents étaient bons, avec ce cinquième tome, le cycle « Avant la Quête » arrive enfin au niveau de la série mère. On accroche le lecteur, on l’empêche de refermer le bouquin, on le tient jusqu’au final, on conclue avec classe et majesté.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La quête de l’oiseau du temps : Avant la quête

Tome : 5 – L’emprise

Genre : Heroic-Fantasy

Scénario : Le Tendre & Loisel

Dessins : Etien

Couleurs : Tatti

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 64

Prix : 13,99 €



Publié le 07/12/2017.


Source : Bd-best


Biographie d'un Gaffeur, une réédition qui compile soigneusement tout l'humour de la BD franco-belge

Gaston Lagaffe est votre anti-héro préféré? Vous collectionnez le moindre atome ou la moindre particule se référant au gaffeur le plus connu de toute la planète? Alors cet album est fait pour vous.

 

Résumé de l'éditeur : C'est en 1965 que la série Gag de poche, qui compile soigneusement tout l'humour de la BD franco-belge au format poche, accueille Gaston, biographie d'un gaffeur, signé par Franquin et Jidéhem. Ce numéro spécial reprenait le mythique "numéro 0" de la série éponyme, déjà considéré comme un classique du dessin d'humour et d'aventure, ainsi que le stipulait l'en-tête de la collection.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Franquin - Dupuis

 

 

Plus de 50 ans après, à l'occasion de l'année Gaston qui célèbre les 60 ans du héros flegmatique au pull vert et en hommage à Jean De Mesmaeker qui inspira le personnage du même nom, les Éditions Dupuis rééditent cet album dans son format originel. Ces 128 pages d'humour et de fantaisie toute "gastonienne" ne manqueront pas de vous (re)plonger dans son univers d'extravagance et de joyeuses catastrophes.

 

 

 

 

© Franquin - Dupuis

 

 

 

Un petit livre pour de grandes émotions !

 

Il n'était pas aisé de retrouver l'original. Parfois au détour d'une recherche sur les sites d'enchères, il était encore possible d'en dégotter un. Tantôt en bonne état, tantôt quelques-peu délabré par l'usure du temps et des manipulations voir d'un long séjour au grenier de maman. Dupuis à donc pensé à vous en remastérisant le contenu et en vous le proposant en cartonné avec une sublime couverture sobre et lumineuse.

 

AU fil des pages, nous nous plongeons dans l'ère Fantasio. En effet, en plein milieu des années soixante, tous les personnages que nous connaissons n'étaient pas encore tous présents. Cette période est particulièrement fraîche et très amusante. Elle reflète l'état d'esprit des sixties ou légèreté et insouciance étaient de mise du moins dans le monde de la BD.

 

Il s'agit donc ici d'un concentré de gags fournit par Franquin qui en redessinât pour l'occasion de ce format de poche originel, certains et en rajouta d'autres avec le concours de ses amis Delporte et Jidéhem. Une véritable petite pépite qui tombe admirablement bien pour la période des fêtes 2017, s'inscrivant parfaitement dans la mouvance de la collection Patrimoine chez Dupuis. Les fans en sont ravis et en redemandent !!! Et moi aussi, tiens... m'enfin !

 

Titre : Gaston, Biographie d'un Gaffeur

Auteurs : Franquin, Jidéhem, Delporte

Éditeur : Dupuis

Collection : Patrimoine

Genre : humour

Nombre de pages : 128

Prix : 28 €

ISBN : 9782800157085



Publié le 06/12/2017.


Source : Michel D.


Kid Toussaint : du tonnerre de dieu et de feu, de Nola à Londres en passant par le monde des Magic 7  #1

Parmi les auteurs BD qui « marchent » du tonnerre, Kid Toussaint a une place de choix. La preuve, depuis le début de la rentrée littéraire, celui qui est entré et s’est encré dans le monde des bulles par la voie de la traduction a publié trois albums très différents. Deux ambiances déjà connues, entre la splendeur et la décadence de la Nouvelle-Orléans et le décor pop et frénétique d’une ville où les choses sont décidément bizarres depuis que sept mages se sont révélés, et une nouvelle qui plonge dans le Londres des femmes sans peur et sans reproche mais avec le magot. Dans tous les cas, ça pète des flammes.

 

 

 

 

 

 

 

© Toussaint/Servain chez Casterman
 

 

Résumé de l’éditeur : Rien ne va plus entre les sept enfants : Léo, le Spirite, file le parfait amour avec Ophélie et semble éviter ses anciens amis. Il faut dire que suite aux révélations de la bibliothèque de son père, Léo est persuadé que l’alliance des sept mages ne peut qu’être une menace pour le monde. Milo, quant à lui, a carrément disparu, enfermé dans un silo à grains par ses propres parents qui veulent l’empêcher ainsi de les manipuler par ses dons de télépathe. Quant à Farah, elle a été emmenée par ses parents chez un exorciste qui doit extraire le démon qui l’habite. Mais l’enlèvement d’Alice par des mafieux va forcer Léo à renouer avec Fabrice, l’Enchanteur, capable de donner vie à ses monstres dessinés qui vont être bien utiles pour libérer la benjamine du groupe…


 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis

 

Après s’être acquis les services de quelques pointures du Neuvième Art, Magic 7 profite de cet élan pour installer confortablement son nouveau dessinateur Kenny Ruiz et établir toute sa puissance. Dès la couverture, le ton est donné et les 48 planches de ce cinquième épisode ne la trahissent pas : la qualité graphique est revenue et bien revenue, loin des flottements de plus en plus présents au fil des trois premiers épisodes fagotés par Giuseppe Quattrocchi et Rosa La Barbera. La mise en scène y gagne en amplitude et la furie speedée et frénétique domine quasi l’intégralité de ce tome haut en couleurs pop et chaudes.

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis

 

Et si Kid Toussaint et son équipe se font plaisir en agrémentant cette histoire (qui fouine et s’insère dans un club mafieux que ne renierait pas Al Pacino) de véritable Kaïjus impressionnants, l’histoire continue de se tenir et d’avancer au pas de charge dans un bon compromis entre humour (une planche avec Buster Keaton irrésistible) et action. On continue d’adorer.

 

Série : Magic 7

Tome : 5 – La séparation

Scénario : Kid Toussaint

Dessin : Kenny Ruiz 

Couleurs : Noiry

Genre : Fantastique, Aventure

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 48

Prix : 9,90€



Publié le 06/12/2017.


Source : Alexis Seny


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