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Spirou 4212 -  2 Janvier 2019

 

 

En piste pour Dessous Marins.

 

            L’équipage d’un sous-marin soviétique envahit les pages de Spirou. Bruno Madaule va-t-il enfin connaître le succès qu’il mérite avec cette nouvelle série ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça fait plus de dix ans que l’auteur des Givrés, des Cramés et de Autour d’Odile fréquente les pages du meilleur magazine du monde sans que l’essai ne soit transformé en de beaux albums maisons. (On peut cependant lire Givrés chez Sandawe et Odile chez Bamboo)

 

 

 

© Madaule – Dupuis

 

 

            Clap de fin pour Natacha et Kid Noize. Espérons qu’on n’attendra pas 4 ans pour revoir l’hôtesse de l’air. L’homme a tête de singe, quant à lui, a confirmé en 7 semaines sa place de série qui va faire parler d’elle en 2019. Rob, le robot philosophe, fait quant à lui ses adieux.

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Madaule – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

 

 

Récits complets :

 

Dessous marins : Bienvenue à Bérézine

Rob

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Capitaine Anchois

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Harry

Katz

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Nelson

Petite Lucie (La)

Roger et ses humains

Zeu Bestioles

 

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Madaule

En direct de la Rédac

Jeux : Les mondes engloutis (Garouste)

 

 

 

En kiosques et librairies le 2 Janvier.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 31/12/2018.


Source : Bd-best


Gru-mo la mésange, le petit truc qui dérange, et le Loup en slip, aux pouvoirs élastiques, font la paire pour prendre le rejet à revers

Si les Vieux Fourneaux se sont fait la belle à Paris; c’est dans un décor toujours aussi boisé et peuplé que Le loup en slip (qui donne son nom au célèbre théâtre) continue de se battre contre les apparences… qui jouent parfois contre nous, contre vous. Comme les anti-héros du troisième (voire du quatrième) âge avec lesquels il participe à créer un tout, à portée des grands comme des petits.

 

 

 

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : La forêt est en ébullition : la course annuelle « Rapide & Furieux ! » va bientôt commencer ! Pourtant, quelqu’un ne semble pas partager cette allégresse générale. Toutes les affiches de la course sont vandalisées ! Les habitants ne comprennent pas. Car enfin, faire la course, c’est super cool, n’est-ce pas ? La compétition, la sélection, c’est génial, non ? Le loup en slip mène l’enquête, et découvre que le responsable des dégradations n’est pas la bête féroce que l’on pense.

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Pour les deux premiers tomes du héros des aventures à poil (et à poilade) de Lupano et Itoïz (avec la participation amicale de Cauuet, toujours), je vous avais fourni une critique à chaud de mon expérience de lecture en solitaire et avec mon regard de grand (mais néanmoins enfant). Pour le troisième tome, j’ai profité du séjour de mon neveu à la maison, pour découvrir ensemble cette aventure vrombissante. À nos époques speedées, les parents ne prennent parfois pas le temps de lire ou raconter des histoires à leurs têtes blondes. C’est dommage, il y a tant à apprendre des uns des autres autour de quelques pages et dessins. Je suis même convaincu que l’adulte prend parfois encore plus de plaisir que l’enfant, ne fût-ce qu’à l’entendre rire à gorge déployée, devant une histoire bien faite. Et moi, je n’ai pas été déçu.

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Parce qu’entre lire pour moi dans mon coin et lire pour quelqu’un, il y a un monde… à inventer que Lupano et Itoïz habitent sans rien laisser au hasard et en incarnant de toutes leurs forces fictionnelles leurs personnages. Dans cette course-contre-la-montre, tant dans l’enquête que dans l’événement « Rapide et furieux » en lui-même, les deux auteurs multiplient les animaux bien typés et forts en gueule et en gouaille. Les noms sont hilarants et les attitudes terriblement désopilantes. Mais entre les mots et les dessins, qui vont dans le même sens, se ressemblent et s’assemblent, il y a de la place pour la voix du narrateur. Les voix, de surcroît.

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Dans ce troisième album, les dialogues sont tellement bien troussés et personnalisés que le lecteur a tout le loisir de se projeter et de varier les intonations, les accents et les mélodies (sur fond de rap, si si la mifa) pour donner vie à ces animaux du bois et provoquer quelques fous rires généreux. Encore plus, quand Gru-Mo, la mésange handicapée et rejetée entre dans la danse mais n’arrive pas à prendre son envol. C’est fun…

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

… mais c’est aussi utile et inspirant qu’on soit grand, gros, mince, costaud, fragile ou rikiki. Notre société est à l’image de ce monde animal mais tellement humain et a besoin de tout le monde. Sans exception. Et l’extrémisme, la graine de racaille a parfois ses raisons que la raison de la norme préfère parfois ignorer. Désarmant le harcèlement pour faire force de la différence (et d’un slip qui est décidément un super super-pouvoir sous des allures grotesques), Lupano et Itoïz frappent de nouveau juste. Testé, approuvé et rigolé à deux, avant que le petit neveu ne s’endorme du repos du juste, chargé d’ondes positives et de jolis messages guère stéréotypés ou démagogiques. Nous aimons vivre au fond des bois, encore plus avec ce fameux loup !

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

En prime, pour prolonger le plaisir et occuper la jeunesse lors des congés, Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz ont conçu avec leurs mimines et leurs esprits fulgurants un cahier d’activités psycho-ludo-slipo-pédadogiques et… jeux idiots autour de leur fameux héros qui a des grandes dents, mère grand. Un livre on ne peut plus divertissant et barge, où se mêlent mots croisés, rébus, jeu d’imagination, labyrinthe et une bonne dose d’humour comme Lupano et sa bande en ont le talent. Il y a même des stickers.

 

Alexis Seny

 

Série : Le loup en slip

Tome : 3 – Slip hip hip !

Scénario : Wilfrid Lupano

Illustrations et couleurs : Mayana Itoïz (Page Facebook)

Avec la participation de : Paul Cauuet

Genre : Fable, Humour, Jeunesse

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 40

Prix : 9,99€



Publié le 31/12/2018.


Source : Bd-best


Sexysun tome 2, un album inondé de soleil et de bonne humeur

En cette fin d'année, il est toujours temps de se faire plaisir avec un album original sorti ce dernier trimestre 2018. Il vous accompagnera très bien aussi pendant toute l'année 2019 à venir et ravira les amateurs d'inédits et de planches rares.

 

Il s'agit également du deuxième tome d'un album de Pin up par Di Sano.

 

Une compilation de divers travaux d'où sont issues certaines planches des séries Alys et Vicky.

Retrouvez au fil des 32 pages contenues dans ce deuxième opus les fameuses Blagues Coquines, des extraits de cartes de vœux, ex-libris et autres illustrations en bonus.

 

 

 

 

 

 

A découvrir également une très jolie collaboration avec François Walthery dont nous vous réservons la surprise.

 

Une splendide colorisation de Fred Levy sur une somptueuse pin up de Di Sano ouvre le bal.

Les textes sont signés Mythic et Di sano et un concours additionnel de F. Briyaye, R. Mangeat et O. Dekeyser pour la colorisation.

 

Sexysun tome 2 est le recueil d'un joli matériel sélectionnés sur ces 30 dernières années.

 

Disponible en contactant l'auteur sur BD Labo.

 

 



Publié le 30/12/2018.


Source : Bd-best


Des sapins qu’ont du look, si t’y mets des artbooks #3: Une vie à schtroumpfer, et retrouver l’odeur de la salsepareille et de la magie inépuisable

Sous le sapin, des livres à foison. Et la BD n’est pas en reste au gré de rééditions augmentées et festives mais aussi d’albums faisant la part belle aux coulisses et au making-of. Des artbooks qui invitent à prolonger l’expérience d’un album trop vite dévoré, par exemple, à découvrir un artiste autrement. Dans cette revue, nous en évoquerons quelques schtroumpfs. Et c’est ainsi qu’arrive un incontournable un must-see et read : Une vie à schtroumpfer, nouvelle prouesse de Vincent Odin et fabuleux hommage au travail d’un génie de la BD.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Peyo

 

Résumé de l’éditeur : Les Schtroumpfs ont 60 ans ! Une Vie à schtroumpfer est la biographie en images d’un géant de la bande dessinée franco-belge, créateur de trois grandes séries d’humour et d’aventure, et qui fut également, à partir des années 1970, au centre d’un phénomène de société unique dans la BD européenne : le succès planétaire des Schtroumpfs, grâce aux dessins animés, au merchandising et aux super-productions hollywoodiennes.

 

 

 

 

© Peyo

   

 

(…) Le langage schtroumpf pose pas mal de problèmes, il faut savoir l’utiliser  pour qu’on y comprenne quelque chose. Si je vous dis, par exemple : « J’ai un schtroumpf », cela ne signifie rien. Mais si je dis: « Il ne fait pas chaud, je crois que j’ai attrapé un schtroumpf », tout devient clair. (Peyo)

 

 

 

 

 

© Peyo

 

Seule exception à la règle ? « Une vie à Schtroumpfer ». Quel beau titre pour, sans équivoque, dire beaucoup de chose. Un talentueux fourre-tout qui peut signifier : une vie à créer, à rire et à chanter, à positiver dans un monde de brutes, à dynamiter les cases, à animer, à s’aventurer, à rêver et à rerêver. Une vie à Schtroumpfer, quoi ! Pour, en 368 pages d’une biographie en images comme seules les Éditions Daniel Maghen (et Vincent Odin, le chef d’orchestre) savent les faire, approcher le mythe Peyo et une histoire de petits hommes bleus, de chevaliers, de petit gamin fort comme un bodybuilder ou d’autres chats domestiques qui a marqué le Neuvième Art à nul autre pareil. Et bien plus encore.

 

 

 

 

© Peyo

 

L’histoire a commencé comme pour tous les gamins qui dessinent dans les marges de leurs cahiers scolaires et qui se font rappeler à l’ordre par leurs instituteurs qui n’y comprennent rien. Monsieur Mine, en l’occurrence, qui tenta bien de balayer les premiers exploits du jeune Pierre Culliford (oui oui, un descendant de pirate !) d’un sardonique : « Culliford, vous n’avez aucun avenir pour le dessin ». La rengaine est connue et toutes les chansons ne sont pas bonnes à chanter. C’est ainsi que celui qui ne s’appelait pas encore Peyo (Pierrot mâché par un cousin) allait persévérer. Sous influence, d’abord, de Disney et de Hergé. Avec des cowboys, des pirates, les aventures d’un Tintin qui avait pris le costume de Nestor et face à un savant déjà fou. L’épopée des premières esquisses avant une marge de progression dingue, une explosion de talent qui allait bousculer le Moyen-Âge fantastique mais aussi Vivejoie-la-grande, les pages du Journal de Spirou, la vie de millions de petits et grands enfants… et la vie de plusieurs héritiers considérés, dans un atelier d’un nouveau genre, comme des stagiaires de plus ou moins longue durée plutôt que comme des esclaves poussés au stakhanovisme. Walthéry, Francis, De Gieter… Dans et au-delà des planches, Peyo est incontournable.

 

 

 

 

© Peyo

 

 

 

 

© Peyo

 

Et ce papier, vieilli et tellement enrichi, accrocheur, nostalgique et vivifiant, lui rend tellement hommage. Au fil des pages et des nombreux trésors, Peyo se raconte, à la première personne. Un témoignage de première schtroumpf qui donne encore plus d’authenticité à cet ouvrage remarquable. Les anecdotes filent, lacunaires (Peyo ne s’est pas beaucoup prêté au jeu des interviews) pour mieux laisser le lecteur imaginer… une nouvelle fois. Chronologiquement, il fait le voyage d’une oeuvre, porté par le courant d’un fleuve de créativité intarissable, inestimable.

 

 

 

 

© Peyo

 

 

 

 

© Peyo

 

Peyo l’avoue, il s’est pris pour le Père Noël, faisant croire à des enfants que les Schtroumpfs existaient vraiment. Dans cet atelier qui fait ses portes ouvertes sur près de 400 pages, qui n’y croiraient pas. À tel point que, comme souvent quand un personnage devient incontournable, Peyo ne croyait pas plus que ça à ses petits hommes bleus et facétieux. Le choix fut cornélien et l’auteur fut obligé, prisonnier volontaire et tout de même content, de se consacrer au village schtroumpfois qui résiste encore et toujours au Gargamel-envahisseur. Quand l’amour du lecteur pour un personnage est encore plus fort que celui de son auteur !

 

 

 

 

© Peyo

 

Véritable ouvrage somme qui n’oublie rien et laisse planer l’odeur de la salsepareille, Une vie à Schtroumpfer va de l’amont à l’aval, fourmillant de dessins, de crayonnés sommaires aux planches monumentales et travaillées sans oublier quelques calques qui permettent au lecteur de schtroumpfer son bonheur et de faire de la magie en faisant apparaître les couleurs sur les schtroumpfs. Comme par enchantement. Et Peyo, c’est ça, comme l’on dit d’autres que moi, un enchanteur, un formidable créateur, honnête et fidèle, pas présomptueux et modeste. Un adorable schtroumpf parti beaucoup trop tôt. Mais, c’est grâce à ce genre d’ouvrage que le rêve continue.

 

 

 

 

© Peyo

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Une vie à schtroumpfer

Beau-livre

Réalisation : Vincent Odin (avec la collaboration de Walthéry et José Grandmont)

Genre : Artbook, biographie

Éditeur : Daniel Maghen

Collection : Biographie en images

Nbre de pages : 367

Prix : 59€



Publié le 29/12/2018.


Source : Bd-best


Les beaux étés, même en hiver, Zidrou et Jordi Lafebre sont toutes saisons et éclairent un peu plus notre Noël

Vous avez passé un bon réveillon, une joyeuse journée de Noël ? Oui, tant mieux, on vous souhaite plein de bonnes choses. Et l’une des meilleures qui pourraient vous arriver, c’est le nouveau tome hors-série et moins estival que jamais des Beaux Étés. Faisant une infidélité au principe directeur des aventures de la famille Faldérault, Zidrou et Jordi Lafebre changent de saison et s’emmitouflent pour prendre la route des vacances dans le froid et en privilégiant le soleil intérieur sous la pluie qui ne rendra pas ce Noël blanc. Un conte d’époque malgré tout.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud
 

 

Résumé de l’éditeur: La fin de l’année 1979 approche doucement. Les Faldérault ne peuvent pas dire qu’ils en gardent un bon souvenir : Madeleine déteste aussi bien son travail de vendeuse de chaussures que la femme qui l’a engagée, cette pingre de Delmotte, et Garin a proposé à Pierre de reprendre la série « Zagor », celle-là même que Pierre ne peut décidément plus voir en peinture ! Bref, il est vraiment temps que l’année se termine ! Pour se changer les idées, les Faldérault décident de fêter Noël au soleil ! Néanmoins, toute la petite famille ne sera pas de la partie puisque Julie-Jolie reste à la maison pour préparer ses examens. Ce n’est pas non plus du goût de Louis qui avait prévu d’assister au concert de Pink Floyd à Londres et dont les plans sont bouleversés à la dernière seconde. Les voilà donc partis pour des vacances qui s’annoncent mouvementées… surtout lorsque Louis décide de fuguer en cours de route…

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Tous et tout de vert vêtus, la Famille Faldérault fait le sapin sur la jaquette de la première édition de cet album. En dessous, en soulevant délicatement (pas comme vous avez ouvert les emballages de vos cadeaux, hein!) cette jaquette, sur la couverture originale, c’est la ruée vers on ne sait trop quoi. Vers l’ivresse des départs en vacances même quand l’été est un lointain souvenir vu de notre Belgique qui a mis ses habits de grisaille. Et il y a de la route jusqu’au soleil. Ni une ni deux, les bagages sont vite prêts et le moteur reconnaissable entre mille de la rutilante 4L de la famille vrombit.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Mais, à l’approche de Dijon, la moutarde monte au nez de Louis. « We don’t need no education, We don’t need no thought control… » … Et Louis n’a pas besoin de vacances non plus, juste d’une permission pour aller voir Pink Floyd à Londres ! Et résolu à n’en faire qu’à sa tête puisqu’il a tout de même son entrée, Louis fait le mur et prend la poudre d’escampette. « Leave our kids alone ».

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Portrait de la famille éphémère et recomposée comme Noël en a le secret, ce cinquième tome un brin hors-série cultive une nouvelle fois l’amour des portraits des personnages typés et attachants dont la rencontre est provoquée par le hasard. En plus de l’alchimie entre les mots de Zidrou et le trait si vivant et plus vrai que nature de Jordi Lafebre.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Il y a là des parties de cartes, des portions de frites, un homme et son chien, des piliers de comptoir, un homme et ses chiens, une camionneuse rêveuse et des douaniers un rien festifs, du multiculturalisme et le choc des cultures entre Patrick Hernandez et Roger Waters. Après le dessert, ça se mange sans faim, voilà un délicieux moment à partager sans relâche. On ne vous parlera jamais assez du pouvoir effervescent et si plein d’amour de cette série tellement généreuse qu’elle fait oublier tous les soucis.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Les beaux étés

Tome : 5 – La fugue (1979)

Scénario : Zidrou

Dessin : Jordi Lafebre

Couleurs : Jordi Lafebre et Mado Peña

Genre : Chronique familiale, Humour, Feel Good

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 48 (+ 6 pages de conte illustré pour la première édition)

Prix : 14€



Publié le 28/12/2018.


Source : Bd-best


Finir l'année 2018 avec des BD sexy, c'est par ici que ça se passe !

Pourquoi bouder son plaisir en cette fin d'année? La rédaction vous conseille de vous offrir les masters séries parues chez Graph Zeppelin et consacrées à Vampirella. Le volume suivant est dédié à James Robinson, un scénariste de BD britannique connu pour sa participation à la série Justice Sociéty et le personnage de Starman co-créé avec Tony Harris of américa et Joe Jusko, un dessinateur américain, illustrateur de couverture pour Heavy Metal, Marvel et DC.

 

Tout commence par une histoire d'amour contre nature entre une vampire et un humain : Vampirella et Adam Van Helsing. Après avoir été brutalement assassinée par Maîtresse Nyx, pour cet amour interdit, Vampirella renaît avec une nouvelle mission : traquer tous les vampires et tuer ses semblables pour expier sa faute. Mais arrivera-t-elle à accomplir sa mission ? Arrivera-t-elle à faire un choix entre son amour pour un humain et son désir de sang ? Porté par le scénario de James Robinson et le dessin incroyablement réaliste de Joe Jusko, cet album est le deuxième volume de la nouvelle collection de Graph Zeppelin dédiée au personnage charismatique Vampirella.

 

James Robinson, est un scénariste britannique de bandes dessinées connu pour son intérêt pour les objets de collection et souvenirs vintage. Il est connu pour sa participation à la série Justice Society of America (La société de justice d'Amérique), en particulier pour le personnage de Starman qu'il a co-créé avec Tony Harris. Joe Jusko, peintre et dessinateur est un artiste américain talentueux connu pour son style de peinture réaliste. Après avoir étudié à la High School of Art and Design, il devient assistant de Howard Chaykin. A 18 ans il illustre la couverture du magazine Heavy Metal. Très inspiré par l'art de John Buscema, il a réalisé de nombreuses couvertures pour Marvel et DC.

 

Cet ouvrage regroupe les épisodes Vampirella / Dracula: The Centennial (1997) OGN SC, Vampirella: 25th Anniversary Special (1996) OGN SC, Vampirella: Blood Lust (1997) #1 soit en français: Soif de sang, Si Différents et Vampirella contre Draculla.

 

Vampirella est un personnage créé en 1969 par Forrest J. Ackerman et Frank Frazetta, issu d'un autre monde, à la fois vampire et protectrice des humains, icône féministe. Elle fut très célèbre dans la France des années 70 et précurseur d'un genre nouveau d'héroïne de BD, littérature et cinématographique.

 

La préface est signée James Robinson datant de juillet 1997 (préface de l'édition originale).

 

Vous trouverez donc dans cet album en bonus, la confrontation entre Dracula et Vampirella et deux aventures dessinée par Ray Largo et Rick Mays avec James Robinson au scénario.

 

Vampirella par James Robinson Master Series (VF)

Scénario : James Robinson

Dessin : Joe Jusko

Édité par :  Graph Zeppelin

Prix :  16 €

 

 

 

 

 

 

 

Continuons avec ce tome 2 de la Belle et la bête "L'ultime pétale". L'éditeur à entreprit cette parution suite au succès de Cendrillon et Blanche neige.

 

Résumé : Mirabelle, perdue en forêt, a été recueillie par le seigneur d'un château isolé frappé d'une terrible malédiction. La Belle, en fréquentant la Bête, s'en éprend et va tout tenter pour le libérer de son sort. La Belle et la Bête, un des plus beaux contes, raconté par le scénariste et dessinateur Trif, passé maître dans la réadaptation de contes pour les grands.

 

Trif est une dessinateur-scénariste vivant à Rome et sortit de la Scuola Romana del fumetto. Après cendrillon et blanche neige réalisés pour Tabou édition, il entreprend de nous donner sa version à l'érotisme léger de la Belle et la bête. Son graphisme est soigné, le découpage et la mise en scène précise agrémentée des couleurs chatoyantes d'Andrea Celestini. Nous restons donc dans une adaptation ou la morale de l'histoire originale est bien gardée, point de prétexte ici à une gaudriole effrénée. l'ensemble est très plaisant et respecte bien les codes. Un choix et un coup de cœur de la rédaction.

 

Titre : La Belle et la Bête Tome 2 - L'ultime pétale

Auteur : Trif

Coloriste : Andrea Celestini"

Éditeur : Tabou Éditions

Prix : 19 €

EAN : 9782359541359



Publié le 28/12/2018.


Source : Damien Caste


Des sapins qu’ont du look, si t’y mets des artbooks #2: Vintage and badass, original et frontal; le cinéma des méchants, les vrais !

Sous le sapin, des livres à foison. Et la BD n’est pas en reste au gré de rééditions augmentées et festives mais aussi d’albums faisant la part belle aux coulisses et au making-of. Des artbooks qui invitent à prolonger l’expérience d’un album trop vite dévoré, par exemple, à découvrir un artiste autrement. Dans ce passage en revue, nous en évoquerons quelques-uns. Après avoir exploré le fantastique, on retourne dans l’esprit polar, noir comme jamais, fort de café et d’insomnie, pour s’immiscer dans l’imaginaire de Tyler Cross, ou plutôt celui, touffu et de longue haleine, qui a mené à la création de ce héros pour un public averti, cinéphile ou en voie de l’être.


 

 

 

 

 

 

 

© Nury/Brüno chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Chaque Tyler Cross puise une large partie de son imagerie dans une poignée de films qui traitent de l’univers précis dans lequel ils se déroulent. Fabien Nury et Brüno réunissent dans ce superbe livre toutes les inspirations scénaristiques et iconographiques qui ont procédé à la création de leur gangster. 76 chroniques illustrées qui dessinent en creux une certaine vision de l’Amérique et de ses mythologies, mais surtout une véritable déclaration d’amour au genre noir.

 

 

 

 

© Nury/Brüno chez Dargaud

 

À l’heure où je suis convaincu que la Culture nous sauvera et nous éduquera plus que l’Économie, les politiques et le populisme aux lois mortifères et appauvrissantes (intellectuellement); je plaide pour qu’un quota de jours de congés universels soit mis à disposition de tout un chacun en vue de se cultiver au fil d’oeuvres fondamentales et incontournables dans tous les domaines, les formats, les médias et les genres. Deux ans de vacances, par exemple, ce ne serait pas de trop. On pourrait ainsi, comme la télévision publique belge, faire dresser des listes des films, livres, spectacles à voir absolument. Au niveau des films noirs et des polars, Fabien Nury et Brüno ont fait leur part du travail. Et ma proposition ci-dessus n’est pas innocente : c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour engloutir la sélection drastique et pourtant bien fournie que proposent ces deux passionnés de ligne noire, sanglante mais aussi sociétale.

 

 

 

 

© Nury/Brüno chez Dargaud

 

Alors que Brüno est coutumier du fait, après avoir donné vie au numéro de la petite BDTK des savoirs dédié au Nouvel Hollywood; pas de bis repetita : le tandem explore un cinéma bien plus sombre et profond, amoral et incisif, fait de chefs-d’oeuvre oubliés et datés et pourtant intemporel et inoubliable. Tellement que Tyler Cross leur doit beaucoup et que la maestria des deux auteurs est d’autant plus spectaculaire qu’elle est nourrie par ses aînés, sans gêne d’adapter le génie des précurseurs à une bande dessinée on ne peut plus cinématographique (visez la couverture de cet album hors-série).

 

 

 

 

© Nury/Brüno chez Dargaud

 

Ainsi, dans les 200 pages vintages and badass, Fabien Nury, et son sens si particulier, poivré et salé, de la formule (jusqu’à un épilogue complètement fou), nous entraîne dans un monde que les moins de quarante ans peuvent ne pas connaître. Dans le Neuvième Art tel que conçu par des cinéastes qui en avaient, les Sturges, Wise, Powell, Argento, Chabrol, Sautet ou encore le Mann de la grande époque, et incarné par des héros (parfois malgré eux) auxquels Humphrey Bogart, Lee Marvin, Lino Ventura,  Paul Newman ou Charles Bronson ont prêté leurs légendaires traits.

 

 

 

 

© Nury/Brüno chez Dargaud

 

Et tant qu’à parler de trait, dans ce parcours d’artistes de papier et cette récréation, Brüno en appelle à ses souvenirs et ses émois de grand écran pour réinventer un monde fait de guns, de bolides, de tronches cassées et de suspense. C’est d’autant plus appréciable dans un format qui gagne en surface par rapport au volume de la BDTK (cette nouvelle incursion dans le  savoir cinéphile est quasiment quatre fois plus grande), Brüno a les moyens de ses ambitions et de cette collision d’univers. Dans des affiches revisitées, des double-planches qui tuent, des images chocs qui choquent, le dessinateur fait ce qu’il fait de mieux : son dessin lorgne vers la sérigraphie qui percute et vise droit nos rétines, tantôt en noir et blanc mais aussi en couleurs tranchantes et punchy. C’est du gros calibre. Et quitte à passer outre le cran d’arrêt de la technologie, on verrait bien toutes ses images faire un fameux quiz à la manière des jeux de logo qui faisaient fureur il y a quelques années sur les smartphones. Après Logorama, c’est un peu Polarorama, et ça a de la gueule !

 

 

 

 

© Nury/Brüno chez Dargaud

 

Et en osmose, comme un poisson dans une mare de sang, Fabien Nury n’est pas une petite frappe et profite des élans graphiques de son compagnon pour imager son écriture et raconter les films sans trop en dire. C’est fleuve, écrit comme on parle, pertinent et percutant. Mais, surtout, cet album n’est pas un produit dérivé de Tyler Cross. Non, ça participe à sa légende, lui qui est bien trop taiseux que pour dire d’où il vient. Cette somme de films, c’est son corps, ça le nourrit, ça fait de lui un être au physique emprunté et à la mémoire tortueuse, schizophrénique tant il doit à bien des illustres prédécesseurs. À l’heure où, dans tous les domaines, on crie au plagiat, Nury et Brüno rient au nez de ceux qui leur feraient un procès d’intention : bien sûr que Tyler Cross, en son âme et conscience mais aussi dans ses décors et ses contextes, ressemblent à d’autres. Mais c’est dans l’association de toutes ses inspirations, férues et pointues, totalement digérées, que Tyler Cross devient quelqu’un (pas quelqu’un de bien), original et frontal, une anomalie au XXIe siècle.

 

 

 

 

© Nury/Brüno chez Dargaud

 

Avec une telle liste de films à voir, à s’enivrer, on n’est pas sorti de l’auberge et du traquenard. De quoi augurer de nombreuses et infinies soirées dans une ambiance qui n’a plus cours. Pas tellement celle des héros, des vrais; mais des mauvais, les vrais.

 

Alexis Seny

 

Titre : Vintage and badass

Sous-titre : Le cinéma de Tyler Cross

Textes : Fabien Nury

Dessin et couleurs: Brüno

Genre : Anthologie, Artbook, Cinéma

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 184

Prix : 29,99€



Publié le 27/12/2018.


Source : Bd-best


 Des sapins qu’ont du look, si t’y mets des artbooks #1: ça va darder et ça t’en boucq un coin

Sous le sapin, des livres à foison. Et la BD n’est pas en reste au gré de rééditions augmentées et festives mais aussi d’albums faisant la part belle aux coulisses et au making-of. Des artbooks qui invitent à prolonger l’expérience d’un album trop vite dévoré, par exemple, à découvrir un artiste autrement. Dans cette revue, nous en évoquerons quelques-uns. On commence avec un artBoucq au pays de Frédéric Dard.

 

Résumé de l’éditeur : Un beau-livre conçu dans les règles de l’art présentant l’ensemble des 103 originaux réalisés à l’aquarelle par François Boucq pour les nouvelles couvertures des romans de San-Antonio écrits par Frédéric Dard, le créateur du mythe. Chaque original étant reproduit à un format lui rendant hommage.

 

 

 

 

© Boucq

 

 

 

 

© Boucq

 

En septembre, Dupuis annonçait l’acquisition des Éditions Champaka, issues des galeries du même nom. Une nouvelle aventure éditoriale qui, couplée à la trentenaire collection Aire Libre, entendait proposer une expérience de la BD sortant des planches et invitant à parcourir une véritable galerie d’art au fil des pages de ces ouvrages de luxe sans pour autant être hors de prix. Le prix à payer pour entrer dans l’intimité de l’auteur, découvrir son talent sous d’autres facettes et contempler des oeuvres inédites qu’on n’aurait pas toujours su s’acheter. Très vite, des noms et des premiers titres ont été annoncés et, à quelques semaines de Noël, Dupuis a ouvert le bal.

 

 

 

 

© Boucq

 

 

 

 

Le projet refusé © Boucq

 

Et quel bal quand c’est Bérurier qui mène la danse. Avec plus de graisse que de grâce et une bonhommie que le cinéma n’a jamais réussi à incarner avec authenticité. Cette authenticité et cette intensité sans temps mort, c’est François Boucq qui l’a trouvée, l’a campée et a fait date de son dessin si expressif et protéiforme. Parce que cet auteur sacré est pointu et renseigné, ne prend pas les expériences qu’on lui propose par-dessus la jambe. C’est ainsi qu’il y a près de vingt ans, le papa de Jérôme Moucherot s’est vu proposer l’illustration et l’incarnation des aventures de San Antonio, nouvelles et anciennes de Dard père et fils, par le biais de couvertures. Ne laissant rien au hasard, le dessinateur s’était ainsi lancé dans la lecture de ces romans rocambolesques pour mieux y adapter son art. Mission impossible quand on voit la pléthore d’enquêtes qu’ont connues San Antonio et son fidèle Bérurier. Mais l’implication et la volonté y étaient. Des deux côtés, à en croire Patrice Dard qui explique ainsi que si les écrits ont, forcément influencé Boucq; l’auteur BD et sa manière de voir les choses ont aussi pesé dans la balance au moment où Patrice voulait se lancer dans de nouvelles péripéties. Cet Artbook est ainsi nourri d’éclairages bien utiles, comme cette interview de Frédéric Dard par Antoine de Caunes.

 

 

 

 

© Boucq

 

Il y a dix ans, le travail avait ainsi été exposé pour les soixante ans de ce héros iconique des polars déviants à la française. Et à moins d’avoir dans sa bibliothèque la collection complète ou presque de ces aventures farfelues ou d’avoir mis la main sur l’artbook sorti à cette époque, il était bien difficile de faire la somme de tout le travail accompli par Boucq sur cette saga. Cet album avec jaquette et soigné (Bérurier n’a pas encore eu le temps de tout saloper, profitez-en) le permet, nous baladant dans des intrigues incroyables qu’un seul dessin essaie de résumer. Le défi est là et, avec toute la maestria qu’on lui connaît, Boucq s’en acquitte avec brio. Sans Antonio est effacé, Bérurier est dans tous ses états et ça marche du tonnerre. L’aquarelle suit le mouvement, ne le lésinant pas sur le « haut en couleur » et les déguisements. Le dessin est entraîné par les titres décapants et gonflés des Dard’s et ça a mille saveurs ! On n’a pas encore le texte, mais on a le son et lumière.

 

 

 

 

Couverture de la version collector © Boucq

 

Alexis Seny

 

Titre :San-Antonio

Artbook

Auteur : Boucq

Genre : Recueil

Éditeur : Dupuis

Collection : Aire Libre/Champaka Brussels

Nbre de pages : 200

Prix : 28,95€



Publié le 25/12/2018.


Source : Bd-best


Spirou 4211 -   26 Décembre 2018

Cédric : Bonne année 2019 !

 

            Alors que Cédric  fait une boum en couverture pour fêter la Saint-Sylvestre, on va apprendre comment se sont passées les premières années de la vie de couple de ses parents.

 

 

 

 

 

 


            Hugo, l’humain de Roger, fait une conférence, et les ménagères d’Isa défendent leur cause. Hilarant…comme d’hab !

            Pendant ce temps, Boni et ses compatriotes, pour la bonne année, se baladent dans les marges du journal.

S’il y a des numéros à ne pas manquer, celui-ci en fait partie car il contient le traditionnel et magnifique calendrier.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

 

 

Récits complets :

 

Cédric : Tous pareil

Ménagères (Les) : La cause des ménagères

Roger et ses humains : La conférence

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Agent 212 (L’)

Boni

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Nelson

Rob

Zeu Bestioles

 

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Laudec et Cauvin

En direct de la Rédac

Jeux : Saint-Sylvestre à la rédac’

 

 

 

© Fortin – Dupuis 

 

 

 

En kiosques et librairies le 26 Décembre.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 22/12/2018.


Source : Bd-best


Très courageux de jouer les chevaliers, mais à un moment, il faut tirer !  Texas Jack

 

            « - Bienvenue… Bienvenue, mesdames, messieurs et mesdemoiselles, petits et grands enfants. Bienvenue dans l’Ouest sauvage !! Alors, accrochez-vous à vos bancs, à vos voisins, à vos voisines, à tout ce à quoi vous pouvez vous accrocher, car le spectacle commence ! Car le spectacle a commencééééééééééé !! »

 

 

 

 

 

 

 

            Texas Jack, Amy O’hara, Wild Ryan Greed et Kwakengoo sont en piste sous le grand chapiteau. Les gradins sont combles d’un public familial excité d’assister à un spectacle de professionnels de la gâchette.

             A l’extérieur, la situation est moins attrayante. Le Wyoming  est gravement menacé par une bande de pillards commandée par un certain « Gunsmoke ». Des familles entières de colons sont décimées. Tueries, pillages, incendies parsèment le parcours de la horde mortelle. Le perfide gouverneur Archie Roy Passendale a joué à un jeu dont il a perdu le contrôle.

            Texas Jack serait-il l’homme de la situation pour barrer la route de Gunsmoke ?

 

 

 

 

 

© Dubois, Armand – Le Lombard

 

 

 

            Pierre Dubois aime les histoires cruelles. Spécialiste des elfes, trolls et autres petits peuples, l’homme livre ici un récit réel et violent. L’absence de fantastique le rend encore plus effrayant. Une bonne histoire se reconnaît à un bon méchant. Gunsmoke est redoutable, irrécupérable, pathétique, sans peur et sans reproche.

            Le récit est dense et fourni, mais souffre de quelques longueurs. La méthode Van Hamme qui consiste à raccourcir en une planche une séquence de cinq n’a pas été appliquée. On aurait pu y gagner en efficacité.

 

 

 

 

 

© Dubois, Armand – Le Lombard

 

 

 

            L’idée de retrouver dans un prequel le Marshall Sykes aux trousses de Gunsmoke est un écho au one shot précédent des mêmes auteurs.

            La conclusion est en deux temps. Là aussi, la question de l’efficacité se pose. Il est impossible d’en dire plus sans trop en dévoiler, mais le mot fin inscrit plus tôt, avec un second final en guise de post-scriptum aurait eu plus d’impact, comme un bonus poétique d’après-générique.

 

 

 

 

 

© Dubois, Armand – Le Lombard

 

 

 

            Dimitri Armand est plus que légitime dans le domaine du western. Dubois lui offre l’opportunité d’étaler son talent dans des scènes d’action et des paysages contemplatifs. Le dessinateur n’a pas peur de faire pétarader les colts et de montrer du sang. Il fait entrer Texas Jack dans une aventure tarantinesque. La tuerie d’Eagletown étalée sur une double page semble tout droit sortie d’un film du réalisateur de Django Unchained

 

 

 

 

 

© Dubois, Armand – Le Lombard

 

 

 

            Texas Jack est un cousin de Buffalo Bill. C’est un petit garçon dans un monde de brute, un Frodon qui possède la clef pour libérer un monde. Au milieu d’une boucherie innommable, jusqu’où cet homme innocent mais lucide aura-t-il la force de mener la mission qu’on lui a confié ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Texas Jack

 

Genre : Western 

 

Scénario : Dubois

 

Dessins & Couleurs : Armand

 

Éditeur : Le Lombard

 

Collection : Signé

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 20,50 €

 

ISBN : 9782803671700

 

 



Publié le 18/12/2018.


Source : Bd-best


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