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Lire, relire Tintin, toujours découvrir et apprendre.  Les coulisses d’Hergé

 

Quand Patrick Mérand était petit, il n’avait pas le droit d’amener d’illustrés à l’école. « Les BD, c’est pour les cancres ! » Il y a pourtant tant à apprendre dans les albums de Tintin. Non seulement on visite le monde de long en large avec lui, mais on découvre d’innombrables informations sur les différentes civilisations qu’il rencontre, les technologies employées et les références historiques ou contemporaines à la création de chacune des histoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Hergé était un documentaliste exceptionnel. Et ce, sans internet, sans informatique, et même sans télévision pour une bonne partie de sa carrière. Avec ce bel ouvrage, l’adulte Patrick Mérand parle à l’enfant Patrick Mérand et lui explique tout ce qu’il y a à découvrir, d’apparent ou de sous-jacent, dans les aventures de Tintin. Son livre n’est pas une exégèse savante de la série, mais une sorte de passe-partout qui ouvre des portes dans chacune des histoires pour apprendre une foultitude de choses.

 

 

 

 

© Mérand - Sépia

 

 

Après une introduction sur les premières influences artistiques d’Hergé, Patrick Mérand décortique les albums les uns à la suite des autres, chacun sur une bonne dizaine de pages, voire plus. Les noms des momies dans Les cigares du Pharaon sont des clins d’œil dissimulés. Les pattes du dragon du Lotus bleu ne comportent que quatre doigts. Ce n’est donc pas l’emblème de l’empereur dont le dragon a cinq doigts sur les pattes. Le fameux fauteuil club de Tintin est un mobilier art déco créé en 1925. Dans Coke en stock, le tableau d’Alfred Sisley : Le canal sur le Loing dans le hall du château de Moulinsart doit être une copie car l’original est au musée d’Orsay, à moins que ce ne soit l’inverse...

 

 

 

 

© Mérand - Sépia

 

 

Mérand relève même quelques erreurs. Par exemple, dans Tintin au Congo, Milou croit voir un boa alors qu’il n’y en a pas en Afrique. Dans Tintin en Amérique, Tintin est désarmé, on lui ôte son arme et sa ceinture. Il retrouve comme par magie sa ceinture, mais sans arme quelques cases plus tard.

 

Stanislas, le dessinateur de la biographie dessinée d’Hergé, signe une couverture où il montre le maître ouvrant un rideau vers les secrets de son travail. Serge Lauret s’est chargé de la conception graphique de l’album pour en faire une encyclopédie richement illustrée et fort agréable à feuilleter et à lire.

 

 

 

 

© Mérand - Sépia

 

 

Patrick Mérand est diplômé de Sciences Po Paris. Tintinophile avéré, il n’en est pas à son coup d’essai avec ces « coulisses d’Hergé ». C’est son onzième livre consacré à l’œuvre de l’auteur belge. La série « ...dans l’œuvre d’Hergé » compte huit volumes : Les costumes, la mode et les uniformes, Les moyens de transport et de communication, Les langues étrangères, Les arts et les sciences, La géographie et l’histoire, La faune et la flore, Architecture, habitations et monuments, ainsi que Les armes, les guerres et la violence. Ajoutez à cela La tintinophilie en 300 questions et le passionnant Le lotus bleu décrypté. Il n’y a aucun dessin signé Hergé dans les livres de Patrick Mérand car ils ne sont pas labellisés Moulinsart. Curieusement, ça ne manque absolument pas tellement les vignettes de Tintin sont ancrées dans les esprits des lecteurs intéressés par ce genre de livres. C’est un indice indéniable qui montre que l’œuvre d’Hergé est d’une force unique.

 

 

 

 

© Mérand - Sépia

 

 

Les coulisses d’Hergé est un livre qui peut se lire comme un roman ou se picorer au hasard des pages. On peut le dévorer de A à Z ou le consulter au fil des relectures aléatoires des albums de Tintin.

 

Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les coulisses d’Hergé 

 

Genre : Analyse d’oeuvre

 

Auteur : Patrick Mérand

 

Éditeur : Sépia

 

Nombre de pages : 266 

 

Prix : 26,90 €

 

ISBN : 9791033401926

 



Publié le 23/01/2021.


Source : Bd-best


Attila empale son linge sale en famille.  Le club des huns 2 – Un pour tous, tous pour huns !

« - Madame Vralouk ! Pourriez-vous me dire ce qui se passe dans ce village ?

-   Vous n’êtes pas au courant ? On vous a coupé l’herbe sous le pied !

-   Hein ? Quelle herbe ?

-   Je veux dire que des barbares ont envahi le village avant vous !

-   Qui ça ?

-   Une armée de nains menés par une sorte de monstre blond et difforme ! »

 

 

 

 

 

 


Attila, le chef barbare, celui à cause de qui partout où il passe l’herbe ne repousse jamais, s’est fait doubler. Le village qu’il comptait envahir a déjà été la cible d’un clan adverse. Mais qui est donc ce monstre blond difforme à la tête d’une horde de barbares, ou plutôt d’autres barbares ? Et bien, c’est tout simplement sa propre sœur Blédina. Attention, celui qui osera essayer d’arnaquer la farouche guerrière sera envoyé au lit avec un suppositoire de cheval. Pour la première fois, Attila fait face à un adversaire à sa taille ; Normal, ils ont les mêmes gênes.

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

On retrouve le chef des huns dans un conflit familial de conquête de territoire. Les choses ne vont pas être simples. Il va y avoir du duel dans l’air. A part ça et avant ça, Attila s’est évadé de la geôle dans laquelle on l’avait laissé. Il a retrouvé son clan de barbares, tous plus crétins les Huns que les autres. Heureusement que Madame Vralouk, la femme de ménage, remet de l’ordre. Mais gare à qui ne s’essuira pas les pieds !

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Dab’s signe un album de gags désopilant. Souvent, alors qu’au cinéma on rit, c’est beaucoup plus rare en BD. On sourit, on est amusé, mais rire de bon cœur, c’est somme toute relativement rare. Avec Le club des Huns, c’est l’esclaffade ! Dab’s manie le comique de situation et d’attitude comme peu de monde. On le savait depuis Tony & Alberto, l’auteur est le roi de l’ellipse que précède une chute, dans tous les sens du terme, que l’on voit parfois venir et qui fait rigoler.

 

 

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Des coups de balai de Madame Vralouk aux coups de maillet de Zsambor, les Huns ne font que « bosse-er ». Par ailleurs, on ne mangera plus jamais les prunes de la même façon après avoir lu ce livre.

Un pour tous, tous pour Huns ! est un album d’humour qui pourrait bien figurer dans les meilleurs albums de l’année toutes catégories confondues.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le club des huns

 

Tome : 2 – Un pour tous, tous pour huns !

 

Genre : Humour belliqueux 

 

Scénario & Dessins : Dab’s 

 

Couleurs : Gom 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976234



Publié le 23/01/2021.


Source : Bd-best


Walking Seuls.  Créatures 1 - La ville qui ne dort jamais

«  - Je vais t’offrir un secret ! Lors de mes sorties, j’ai constaté que le brouillard surnaturel perdait en intensité. J’ai même de bonnes raisons de penser que ce qui s’y cache est mortel et à l’agonie !

- Et qu’est-ce qui te fait dire ça ?

- Tu n’as pas remarqué que beaucoup de baveurs quittaient le territoire maudit de la pointe de Manhattan ces derniers temps ? - Tu n’as pas remarqué que les marées de brume devenaient imprévisibles comme si cette belle mécanique de flux et de reflux était cassée ? Tout est dans l’observation, la science et les livres ! Et c’est la jugeote qui fait le reste ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Dans un New-York en ruines, prisonnier d’un « gros taré » dont la bibliothèque est un trésor, La Taupe se voit proposer un marché : la liberté et la moitié de quelque chose de précieux contre de la nourriture. Pendant ce temps, Chief le pisteur indien et La Crado espionnent une famille bien étrange depuis la bordure d’un étage d’immeuble. Arrivés là dans le but de voler la nourriture embarquée par la jeune fille de la famille, ils découvrent qu’elle vit avec une mère hagarde et un petit frère albinos aux pouvoirs étranges.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder - Dupuis

 

 

                Un groupe d’enfants dans une ville à demie-dévastée et quasi-détruite : c’est une pincée de Seuls. Des espèces de zombies affamés : c’est une once de Walking Dead. Un enfant aux pouvoirs surnaturels : c’est un soupçon d’Harmony. Avec Créatures, le duo de Liaisons dangereuses préliminaires Betbeder/Djief synthétise les meilleures séries du moment. Mais s’ils en reprennent des ingrédients, la recette n’est pas la même. On ne va pas reprocher à un chef 3 étoiles de faire un plat à base de pommes de terre si son collègue du resto d’à côté a fait de même.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder - Dupuis

 

 

                Stéphane Betbeder prend pour principaux protagonistes de la série des personnages issus de minorités ethniques différentes. C’est le grand melting pot de l’Amérique. Le scénariste ne s’embarrasse pas de clichés de grand héros blanc invincible ou presque. Il met dans sa BD la mixité sociale de la rue.

                Pas d’introduction explicative non plus. Les personnages sont directement en action et ce n’est que petit à petit au travers de dialogues que l’on en apprendra un peu plus sur chacun. Le procédé est efficace.

 

 

 

 

© Djief, Betbeder - Dupuis

 

 

                Le dessinateur québécois Djief retranscrit dans son trait toute l’inquiétude et la détermination des personnages. Il peint un New-York crasseux, à l’agonie. Il met aussi un petit goût de Mondes engloutis avec des « méchants » légèrement azimutés. Ses personnages sont à mi-chemin entre ceux de Gazzotti et ceux de Yomgui Dumont dans La brigade des cauchemars. Les jeunes lecteurs prendront plaisir à s’assimiler à ses héros qui risquent tout en toute autonomie.

 

                Une brume étrange se déploie sur la ville. Prenez garde, vous risquez d’être contaminés...

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Créatures

 

Tome : 1 - La ville qui ne dort jamais 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Betbeder 

 

Dessins & Couleurs : Djief 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034738205

 



Publié le 21/01/2021.


Source : Bd-best


Fin du voyage.  Le train des orphelins Cycle 4 - Etui Tomes 7 & 8

« - On a tout oublié de ceux qui sont enterrés ! (…) Je viens quand je peux… Tous ces gens qui n’intéressent plus personne, ça me touche. Vous aussi, apparemment.

- J’arrive à un âge où on fréquente ces cimetières par obligation…puis on se met à y prendre goût.

- Vous avez un caveau de famille ?

- Euh…Oui…Sans doute, quelque part en Irlande… »

 

 

 

 

 

 

 

                Si l’histoire principale de Lisa, Joey, Harvey, Jim et Anna est close, il y a encore des pans de l’histoire de Cowpoke Canyon à raconter. Alors que Coleman brigue la mairie de la ville, Lisa décide de transformer son saloon en école. Soixante-dix ans plus tard, suite à une conversation de radio-amateur avec Louisa, une petite fille gaélique de neuf ans et demi, Joey décide de partir en Irlande. Mais la route est longue et les cimetières sont peuplés de fantômes.

A soixante-dix ans d’intervalle, les chemins des protagonistes du « Train des orphelins » continuent à se tracer, écrivant une histoire dans l’Histoire. Années 20 en Amérique : Lee tente de séduire Lisa et a pour projet de construire une maison des orphelins. Années 90 en Europe : Louisa rencontre enfin Joey avec qui elle communiquait par radio.

 

 

 

 

© Charlot, Fourquemin, Scarlett - Bamboo 

 

 

Clap de fin pour « Le train des orphelins ». Cette excellente série voit ici sa conclusion. Décryptant un pan de l’histoire de l’Amérique peu connu, elle forme en huit volumes un récit émouvant, poignant, passionnant.

 

Xavier Fourquemin est l’un des meilleurs dessinateurs semi-réalistes du moment. Il y a un petit goût de Loisel dans son coup de patte. Par ailleurs, ce diptyque est remarquable par la diversité des paysages représentés : la ville de l’ouest, la route américaine perdue, les cimetières, le port et la mer, ou encore les paysages irlandais, que Fourquemin retrouve après les avoir sublimés dans « La légende du Changelling ».

 

 

 

 

© Charlot, Fourquemin, Scarlett - Bamboo 

 

 

                Philippe Charlot n’arrive pas à abandonner ses personnages…et c’est tant mieux. Il y a tant à raconter encore dans l’histoire de la ville américaine. Harvey, quant à lui, a de nombreuses questions à résoudre pour combler les trous de son histoire personnelle.

 

Les auteurs signent un des fleurons des éditions Bamboo qui, à côté de séries comme « L’envolée sauvage », deviendra un des classiques de demain. Faire prendre conscience de l’Histoire, faire aimer l’Histoire, voilà une des missions accomplies. Même si ce n’est peut-être pas le but premier, c’est avec des albums comme ceux-ci que se déclenchent chez les jeunes lecteurs (et chez les autres) des passions qui les forgeront.

 

 

 

 

© Charlot, Fourquemin, Scarlett - Bamboo 

 

 

Compostez vos billets pour le train des orphelins, vous n’en reviendrez pas indemnes, vous en reviendrez riches d’un récit épatant.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Le train des orphelins

Tome : Cycle 4 - Etui Tomes 7 & 8 

Genre : Drame historique 

Scénario : Philippe Charlot 

Dessins : Xavier Fourquemin

Couleurs : Scarlett Smulkowski 

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 96

Prix : 29 €

ISBN : 9782818983812

 



Publié le 20/01/2021.


Source : Bd-best


Portail spatio-temporel pour le tubercule.  Superpatate 10 - Voyage au Moyen Ă‚ge

« - Voici le problème : nous avons envoyé la professeure Cation au Moyen Âge, et elle n’est toujours pas revenue… La professeur Cation s’est portée volontaire pour y aller. Elle vait très envie de voir les châteaux et les armures… Nous sommes un peu inquiets, cela fait déjà des jours qu’elle est partie…

- Bon, c’est d’accord… Je vais la chercher !

- La science aura de nouveau une dette envers vous !

- Vous devriez être plus prudents avec vos inventions ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Alors qu’il venait au centre de recherches ultra-avancées à cause d’un problème de muscles disparus, Superpatate apprend par le professeur Rose qu’une scientifique est bloquée au Moyen Âge. Bien qu’il ne soit plus une Supersuperpatate, c’est bien une mission pour Superpatate. Allez, go par le portail spatio-temporel pour se rendre 1000 ans auparavant.  Mais dès son arrivée, notre pomme de terre préférée rencontre Maximilien, un chevalier transformé en serpent qui n’aspire qu’à retrouver sa forme originelle. C’est donc une double tâche que va devoir accomplir Superpatate.

 

 

 

 

© Laperla - Bang ediciones

 

 

                Artur Laperla poursuit les aventures foldingues du héros qui a la frite. Il le fait cette fois-ci voyager dans le temps et met face à lui un super méchant comme on aime les détester. Le ridicule et grandiloquent mage Malévolus et son acolyte Ursule, homme debout… euh… non… de boue, mix d’un Minion et du célèbre Cookie Monster de Sesame Street, vont se trouver sur la route de notre héros.

 

 

 

 

© Laperla - Bang ediciones

 

 

                Côté couleur, c’est pop et frais. Superpatate est drôle pour tous. La série est réellement accessible dès six ans. Grandes cases, gros lettrage, ça peut être la première BD en lecture autonome pour les enfants. Les plus grands y retrouveront un goût d’enfance et se régaleront de références. Ça se lit vite mais ça s’apprécie longtemps.

 

 

 

 

© Laperla - Bang ediciones

 

 

                Avec la collection Mamut, la petite maison Bang ediciones fait le travail que ne font pas les grands éditeurs. Et c’est tant mieux pour eux. Ces premières BD sont en outre écologiques. Elles sont recyclables et n’ont pas un gramme de plastique.

 

                Superpatate donne la superpêche. De la veine des Super Nanas, ce super-héros ferait un malheur en dessin animé.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Super Patate

 

Tome : 10 - Voyage au Moyen Âge 

 

Genre : Super-héros dès 6 ans 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Artur Laperla 

 

Éditeur : Bang ediciones

 

Collection : Mamut

 

Nombre de pages : 62

 

Prix : 11 €

 

ISBN : 9788418101236 

 

 



Publié le 20/01/2021.


Source : Bd-best


Inside Tintin en Amérique.  Hergé, Tintin et les américains

« - Nous voici arrivés à Chicago, Milou. Allons d’abord à l’hôtel.

- Chicago, prends garde !... Milou est là !...

- Taxi, Sir ?...

- A l’hôtel Osborne !

- Et voilà… Les volets sont fermés, l’oiseau est pris !... »

 

 

 

 

 

 

 


Tintin vient juste d’arriver à Chicago qu’il se fait kidnapper par le chauffeur de taxi censé l’amener à son hôtel. Il faut dire que la ville de l’Illinois, si elle n’est pas la capitale de l’Etat, est celle du crime. Les bandits de toutes espèces règnent en maîtres. Lorsqu’ils apprennent que le célèbre reporter Tintin vient pour les combattre, ils décident aussitôt de tout mettre en œuvre pour ne pas laisser le mécanisme de leur organisation se voir gripper par ce grain de sable. Cet adversaire redoutable a fait échouer le plan conçu par Al Capone pour contrôler la production de diamant au Congo. Le plus grand bandit de l’Amérique lance le mot d’ordre à ses troupes : « Il ne faut pas que Tintin reste un seul jour à Chicago ! »

 

 

 

 

© Hergé/Moulinsart 2021

 

 

Après les Soviets et le Congo, l’Amérique est la troisième destination du reporter à la houppe. Tintin va devoir faire face à la pègre avant de prendre la route vers le Far West, se trouver confronté aux indiens et se rendre compte que les cow-boys sont peut-être plus dangereux.

 

 

 

 

 

© Hergé/Moulinsart 2021

 

 

Philippe Goddin est certainement le plus grand spécialiste de l’œuvre de Hergé. Secrétaire général pendant dix ans de la Fondation Hergé, président de l’association Les amis de Hergé, il est entre autres l’auteur de Hergé - Lignes de Vie, la plus objective et complète biographie du maître. Avec Hergé, Tintin et les américains, Goddin nous invite à une relecture approfondie de Tintin en Amérique. On y remonte aux sources de la création de l’œuvre en pointant tout ce qui, dans la vie Georges Rémi pas encore Hergé a pu l’amener à la conception de cet épisode. Des premiers westerns muets sur les genoux de sa mère à Bruxelles aux épreuves de tir à l’arc chez les scouts de Saint-Boniface, les éléments s’imbriquaient déjà dans le cerveau du créateur pour envoyer son imaginaire de l’autre côté de l’Atlantique, chose qu’il fera bien avant Tintin, avec Totor, chef de patrouille des Hannetons, qui débarquera à New-York dès 1926.

 

 

 

 

© Hergé/Moulinsart 2021

 

 

Goddin multiplie les anecdotes et les informations. Chaque page apporte son détail oublié ou son secret de fabrication. Il a réalisé un minutieux travail de fourmi qu’il retranscrit dans un style savoureux faisant qu’on peut lire l’ouvrage comme un roman ou y picorer des instants. On apprendra par exemple comment Le petit Vingtième joua la carte du vrai-faux avant même le démarrage de Tintin en Amérique lorsque le figurant jouant le rôle de Tintin à la gare de Bruxelles lors de son retour du Congo laissa entendre qu’il partirait pour Chicago. On verra aussi qu’avant Tintin, et outre Totor, Hergé a amené Tim l’écureuil au Far-West, et qu’après, Popol et Virginie y iront à leur tour.

 

 

 

 

© Hergé/Moulinsart 2021

 

 

Le cœur de l’album propose, en français, la version intermédiaire parue en feuilleton en néerlandais dans le quotidien belge Het Laatste Nieuws en 1941-1942. Quelle merveilleuse idée. Plutôt que de reproduire la version classique que l’on trouve partout et surtout que tout le public intéressé par le livre de Philippe Goddin possède déjà, l’auteur aiguise là encore la curiosité du lecteur.

 

 

 

 

© Hergé/Moulinsart 2021

 

 

Et ce n’est pas fini ! Dans une troisième partie, la vie de Tintin en Amérique après sa publication : exportation de l’œuvre, illustrations dérivées, rapports avec la marche du monde, notes d’Hergé datées de 1957 sur le développement d’un éventuel futur scénario codé « Peaux-rouges »,... Goddin termine sur les rapports de Tintin et Hergé avec l’Amérique : Warhol, Spielberg, Lichtenstein, pour ne citer qu’eux, sont au générique.

 

Le sous-titre de Hergé, Tintin et les américains explique le concept : monographie de Philippe Goddin. Alors que le genre est plus habituellement réservé à des auteurs, il est ici consacré à un album. Sons la plume de Monsieur Goddin, la chose est faite avec respect, passion et amour de l’œuvre. Il est nullement nécessaire d’être un tintinophile pour se trouver envouté par ce livre indispensable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

© Hergé/Moulinsart 2021

 

 

 

 

Série : Tintin

 

Tome : Hergé, Tintin et les américains

 

Genre : Monographie 

 

Scénario & Dessins : Hergé 

 

Une monographie de : Philippe Goddin 

 

Éditeur : Moulinsart

 

Nombre de pages : 240 

 

Prix : 29,50 €

 

ISBN : 9782874244827

 



Publié le 19/01/2021.


Source : Bd-best


Rewind.  Terence Trolley 2 - Le dernier chaînon

 

« - Est-ce qu’on doit encore avoir peur de la Panaklay, Amanda ? C’est à cause de nous qu’ils ont tué grand-père ? On est des monstres ?

- Repose-toi ma chérie, tu es à bout de forces.

- Non, Lilly, c’est eux les monstres, pas nous ! On se laissera pas faire. »

 

 

 

 

 

 


                Orphelins de leur grand-père, Lily et Neway ont été recueillis par Terence Trolley, sa femme et son assistante. La Panaklay, entreprise multinationale aux intentions pas très claires veut mettre la main sur ces enfants aux super pouvoirs. Ces derniers ont développé des facultés ahurissantes. Lilly contrôle la végétation tandis que Neway peut s’introduire dans les pensées d’autrui. La Panaklay a une monnaie d’échange : elle détient la famille de Greg, l’associé de Terence. Et ce troisième enfant pas comme les autres qui a disparu dans la nature ? Où est-il passé ?

 

 

 

 

© Boutin-Gagné, Le Tendre, F. Kaori - Bamboo

 

 

                Fin du diptyque pour Terence Trolley. Serge Le Tendre a signé une histoire forte, à la fois complexe et captivante. Le recit n’est une énième resucée de mystères autour d’enfants aux pouvoirs extraordinaires. Terence Trolley n’est pas un héros musclé invincible. Trolley n’est pas John McClane. Il ne se sort pas indemne de toutes les situations et, dans son entourage, personne n’est immortel. C’est peut-être ça qui fait sa force. En seulement deux tomes, Le Tendre fait passer son personnage principal d’un rôle externe à un rôle interne à la problématique. Le final imprévisible le prouve.

 

 

 

 

© Boutin-Gagné, Le Tendre, F. Kaori - Bamboo

 

 

                Le dessinateur québécois Patrick Boutin-Gagné insuffle à la BD la force cinématographique des blockbusters américains. Le dessinateur n’hésite pas à mettre le paquet dans les fusillades, lorgnant plus du côté de Tarantino que de James Bond. Le découpage hyper dynamique n’hésite pas à emprunter au manga pour certaines décompositions. Boutin-Gagné, c’est du Gine 2.0. Si après ce diptyque introductif, Terence Trolley poursuit sa carrière, cette série pourrait être son Neige.

 

 

 

 

© Boutin-Gagné, Le Tendre, F. Kaori - Bamboo

 

 

                Avec Danthrakon et Terence Trolley dont les premières histoires sont à présent terminées, Drakoo a démontré que son lancement est une réussite. Grâce à cette collection, Bamboo étend une fois de plus son savoir-faire et se positionne définitivement que la même marche que les dinosaures Dupuis-Dargaud-Casterman-Glénat-Delcourt.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Terence Trolley

 

Titre : 2 - Le dernier chaînon

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario : Serge Le tendre 

 

Dessins : Patrick Boutin-Gagné 

 

Couleurs : Aurélie F. Kaori

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782490735310

 



Publié le 19/01/2021.


Source : Bd-best


Le clown qui peut faire trembler le pouvoir.  Le président

« - Avez-vous envie de participer à cette mission, Julien ? Avez-vous envie que je vous convie la mission la plus importante pour Havas et pour moi en ce moment ?

-          Oui ! Oui, je… Je suis prêt !

-          Que veulent dire pour vous les lettres TPMP ?

-          TPMP ?... Euh… Le trésor public ? Je vais à Bercy ?

-          TPMP, Julien ! TPMP !!! « Touche pas à mon poste »… C8…

-          Séwit ?

-          Vous allez aider un homme exceptionnel ! Un grand homme de télévision… Un grand artiste… Cyril Hanouna ! »

 

 

 

 

 

 

 

Julien, jeune diplômé de Sciences Po, rencontre l’homme d’affaires Vincent Bolloré. Le magnat lui propose de s’occuper de l’image d’une des stars montantes de la télévision : l’animateur-producteur de l’émission populaire Touche pas à mon poste. L’homme est aux manettes d’un programme qui cartonne en audience. Très populaire, Hanouna est une personnalité parfois clivante. Julien va donc travailler avec lui. Ça ne va pas être facile tous les jours, et en particulier lorsque Cyril Hanouna se mêle de politique.

 

 

 

 

© Moreau Chevrolet, Navarro – Les arènes

 

 

Philippe Moreau Chevrolet écrit une uchronie pas si improbable que cela. Donald Trump a bien été animateur de télé-réalité avant de devenir président de la première puissance mondiale. Le comique ukrainien Volodymyr Zelensky a accédé au pouvoir. En Italie, le parti de l’humoriste Beppe Grillo rencontre un franc succès. Alors, pourquoi ça n’arriverait-il pas à Cyril Hanouna ? L’homme n’hésite pas à interpeler les ministres ou le président lui-même. Marlène Schiappa est une habituée de son plateau. Dans l’imaginaire du scénariste, Macron en mal de popularité accepte de venir sur le plateau de Touche pas à mon poste sur lequel Hanouna l’humilie en direct. Commence alors la campagne Hanouna Président. Comment cela va-t-il se terminer ?

 

 

 

 

© Moreau Chevrolet, Navarro – Les arènes

 

 

Moreau Chevrolet a decelé en Cyril Hanouna un véritable homme politique. Il a à la fois soutenu Macron et donné la parole aux Gilets Jaunes. L’époque n’est plus la même que celle de Coluche où la France était séparée en deux simples partis de gauche et de droite classiques. La montée des partis extrémistes a tout chamboulé. Hanouna est populaire mais pas populiste. On le voit à la façon dont il respecte son public et dont il compose sa future équipe. « Le président » est une histoire à la fois drôle, politiquement inquiétante sur certains points, mais aussi émouvante. L’animateur surexcité apparaît en philanthrope.

 

 

 

 

© Moreau Chevrolet, Navarro – Les arènes

 

 

Morgan Navarro caricature le jeu dangereux que mènent conjointement le pouvoir et la télévision. Son trait humoristique contrebalance avec le propos faussement comique du récit. Après avoir dépeint le monde de l’entreprise dans l’excellent Stop Work, il poursuit de façon cohérente dans le domaine politico-économique.

 

Pour qui voterez-vous en 2022 ? Pour Hanouna ? Et si c’était vrai ? On verra bien si les auteurs du Président ont une bonne boule de cristal… En attendant, c’est un album on ne peut plus d’actualité qu’ils nous proposent.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le président

 

Genre : Politique fiction

 

Scénario : Philippe Moreau Chevrolet 

 

Dessins : Morgan Navarro

 

Couleurs : Christian Lerolle

 

Éditeur : Les arènes

 

Nombre de pages : 152 

 

Prix : 22 €

 

ISBN : 9791037502599

 



Publié le 18/01/2021.


Source : Bd-best


Autant en emporte le vent...  Lucky Luke 9 – Un cow-boy dans le coton

« - Monsieur Luke Lucky ?

- Lucky Luke, oui !

- Bonjour, je suis le notaire de la ville ! Je viens de recevoir un courrier à votre attention… Cela provient de la Nouvelle-Orléans… J’ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes l’un des hommes les plus riches de Louisiane.

- Bass, vieux filou, c’est une de tes plaisanteries ?

- Jamais de la vie !

- C’est très sérieux, Monsieur… Suite au décès de Madame Constance Pinkwater et en l’absence d’héritiers directs, nous devons nous en tenir à l’exécution stricte de son testament…. Cette dame a exprimé dans ces dernières volonté l’admiration qu’elle vous portait, collectionnait les récits de vos aventures rapportées dans la presse. Elle a donc tenu à faire de vous son unique héritier… En conséquence de quoi, vous êtes désormais propriétaire de la plus grande plantation de coton de Louisiane ! »

 

 

 

 

 

 

 

Lucky Luke n’est pas du tout intéressé par l’argent. Alors, lorsque le gardien de troupeau hérite d’une plantation de coton, il souhaite décliner l’offre. Or, s’il refuse, c’est la ruine assurée pour la plantation. Des familles entières vont se retrouver jetées à la rue. Le cow-boy n’a pas d’autre choix que d’accepter ce cadeau empoisonné. Dans le Sud, l’or est blanc. Dans le Sud, l’or, c’est le coton. Lucky Luke se rend sur place afin de voir ce qu’il va bien pouvoir faire de l’exploitation.

 

 

 

 

© Achdé, Jul, Mel Acryl’Ink - Lucky Comics

 

 

Achdé et Jul ne font pas vraiment un cadeau à leur poor lonesome cow-boy. Lui qui ne rêve que de liberté (sauf pour les Dalton) et de grands espaces, le voici pieds et poings liés avec un bien dont il ne sait que faire. Ha, si ! Une idée lui vient à l’esprit. Mais il n’est pas sûr qu’elle soit du goût de ses nouveaux voisins grands propriétaires.

 

 

 

 

© Achdé, Jul, Mel Acryl’Ink - Lucky Comics

 

 

Jul aborde le sujet de l’esclavage, bien longtemps après que Raoul Cauvin et Willy Lambil ne l’aient fait avec Black Face. Le traitement en est cependant fort différent. Les esclaves ont tout de suite confiance en Lucky Luke qu’ils accueillent comme le sauveur. Les racistes et le Ku-Klux-Klan sont les ennemis qui avancent démasqués… ou presque. On voit le chemin parcouru depuis cette époque. Bien que la route soit encore longue à faire, non seulement en Amérique, mais aussi dans le monde, Jul apporte sa pierre pour faire évoluer les mentalités dans le bon sens. Le scénario est dense, presque à l’étroit dans le carcan des quarante-quatre planches, mais c’est la loi de la série et ça a au moins le mérite d’éviter des longueurs.

Comme l’a fait souvent Goscinny, le scénariste intègre un personnage réel en la personne du premier marshall adjoint noir  nommé en 1875 : Bass Reeves. Il fut un mythique héros justicier de l’Ouest. On croisera aussi furtivement deux gamins que connaît bien Mark Twain.

 

 

 

 

© Achdé, Jul, Mel Acryl’Ink - Lucky Comics

 

 

Achdé honore l’univers de Morris tout en prenant des libertés graphiques justifiées. Les tableaux représentant Lucky Luke à des âges divers dans la demeure de Louisiane rendent un hommage émouvant à la carrière d’un des personnages les plus emblématiques du Neuvième Art, tandis que les Dalton prennent de plus en plus de l’ADN d’Achdé ce qui leur donne une bouffée de vie. Enfin, le dessinateur casse les codes du découpage classique pour un final ébouriffant.

 

Presque soixante ans après avoir remonté le Mississippi dans l’un des meilleurs albums de la série, le cow-boy retrouve la route du Sud pour une aventure qui ravira les afficionados comme les nouveaux lecteurs.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Lucky Luke

 

Tome : 9 – Un cow-boy dans le coton

 

Genre : Western humoristique 

 

Scénario : Jul 

 

Dessins : Achdé 

 

D’après : Morris 

 

Couleurs : Mel Acryl’Ink 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782884714655

 



Publié le 16/01/2021.


Source : Bd-best


Un rêve, un océan et un bayou : voyages à Rêverose.  Olivier Rameau Intégrale 4

« - Encore un coin charmant de Rêverose que je ne connaissais pas… C’est à croire qu’il n’y a pas de limite à ce pays merveilleux qui semble se renouveler sans cesse pour nous enchanger à l’infini…

-   Les limites de Rêverose sont celles de ton imagination, Olivier… Et tu as beaucoup d’imagination, mon chéri… Dans tous les domaines… »

 

 

 

 

 

 

 

                Olivier Rameau et Colombe Tiredaile se baladent dans la merveilleuse campagne du si beau pays de Rêverose. Accompagnés par Maître Pertinent, ils profitent d’une magnifique journée ensoleillée. C’est alors qu’aux abords d’un étang, ils sont interpelés par un batracien qui prétend être un prince charmant. Il lui faut un baiser pour reprendre sa forme initiale. Colombe s’exécute et voilà le nobliau qui leur raconte comment il s’est fait spolier sa tendre et douce fiancée. Cette histoire représente la première des sept portes de l’album Le rêve aux sept portes. Six autres courts récits complètent la série dans laquelle on croisera pêle-mêle un magicien et son assistante, des sportifs olympiques, un gardien de pont, un gouffre cauchemardesque, une soucoupe volante avec son pilote, et surtout une splendide Colombe habillée de fleurs.

 

 

 

 

© Dany, Greg – Kennes

 

 

                Monsieur Pertinent signale aux trois Ziroboudons que l’inventaire des réserves du pays fait apparaître un petit début d’épuisement de sel de l’existence. Il va falloir aller s’approvionner. Pour cela, direction L’océan sans surface où Olivier Rameau et ses compagnons vont trouver un royaume sous-marin en proie à certaines convoitises.

 

 

 

 

© Dany, Greg – Kennes

 

 

                Ce bon Pazunbrin pêche pacifiquement sans hameçon des poissons qu’il relâche quand soudain il aperçoit le nain Kolossal, flottant inanimé sur la rivière. Le petit bonhomme est couvert d’algues. Kolossal était parti en promenade le matin même avec Colombe et Monsieur Pertinent. Le grand-pas-sage Ebouriffon est formel. Il n’a aucun doute sur l’origine des verdasseries nauséeuses qui recouvrent le nain. Il faut retrouver d’urgence Les disparus du Bayou Plalah.

 

 

 

 

© Dany, Greg – Kennes

 

 

                Les éditions Kennes terminent la réédition de l’intégrale d’une des plus merveilleuses séries des années 70-80. Olivier Rameau a fait les beaux jours du journal Tintin. Les auteurs ont su allier l’aventure et la poésie comme personne d’autre, à part peut être Fournier avec Bizu.

 

                Dans ce dernier volume, Greg passe la main. Il scénarise L’océan sans surface. A part un court récit scénarisé par Bob de Groot, Dany a signé seul les autres histoires avec le même talent que Greg, étant aussi à l’aise sur les courts que sur les longs formats. Avec le récit muet Connaissez-vous une Super Nana ?, réalisé pour un numéro trimestriel thématique de Super Tintin, Colombe Tiredaile s’inscrit définitivement comme une icône pour toute une génération de lectrices et surtout de lecteurs.

 

 

 

 

© Dany, Greg – Kennes

 

 

                Dany a depuis longtemps un scénario tout prêt à dessiner : Le pays des 1001 ennuis. Espérons qu’il s’y mette après son Spirou. L’univers de Rêverose manque terriblement. Il y a tant à y rêver.

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Olivier Rameau

 

Tome : Intégrale 4 

 

Genre : Aventures poétiques 

 

Scénario : Greg & Dany 

 

Dessins : Dany 

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN : 9782380751871

 



Publié le 15/01/2021.


Source : Bd-best


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