En images et en bulles
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Opération Frequent Wind   L'homme de l'année 1975

 

 

Saïgon, 30 avril 1975. Il est 7h53 lorsque le dernier hélicoptère décolle du toit de l’ambassade des États-Unis, laissant des milliers de candidats à l’exil dans les jardins. Cette dernière manœuvre clôture l’opération « Frequent Wind », assurant l’évacuation de plus de 7000 personnes (1373 Américains et 5595 Sud-Vietnamiens) vers les quatre portes- avions américains au large. À 10 h 24, le président du Sud-Viêt Nam annonce la capitulation du pays, une heure plus tard les chars nord-vietnamiens détruisent les portes du palais présidentiel, le drapeau Viêt Công est hissé sur le toit du palais mettant fin à un conflit de plus de 30 ans.

 

 

 

 

Pour ce 17e album « l’homme de l’année », les Éditions Delcourt ont choisi de nous faire revivre cette aventure à travers la vision de Mo, l’homme aux commandes du dernier hélicoptère quittant le toit de l’ambassade US à Saïgon.  Mo a construit une partie de sa vie à Saïgon, un pays qu’il aime et dans lequel il a de nombreux amis.

 

 

 

© Pécau – Fabiani – Fernandez – Delcourt

 

 

Il travaille pour une entreprise de transports privée convoyant aussi bien des marchandises en tout genre, que les commissionnaires chargés par l’ONU de surveiller l’application des cessez-le-feu signés par les belligérants Vietnamiens.

 

 

 

© Pécau – Fabiani – Fernandez – Delcourt

 

Jean-Pierre Pécau nous délivre les derniers instants avant la défaite et l’évacuation désordonnée des civils présents dans les jardins de l’ambassade US à Saïgon. Il nous présente  la vie des allochtones, les restos typiques, les bars de nuit.  Daniele Fabiani  nous restitue graphiquement l’ambiance de confusion régnant sur place, tel un reporter international pour une chaine de télévision.

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : L’homme de l’année

  

Tome : 17 

 

Genre : Actualité 

 

Scénario : Jean-Pierre Pécau

 

Dessins : Daniele Fabiani

 

Couleurs : Jean-Paul Fernandez 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Histoire & histoires

 

Nombre de pages : 64

 

Prix :  15,50 €

 

ISBN : 9782413013655

 



Publié le 30/03/2021.


Source : Bd-best


Il n’y a pas que Hodges qui se prend une météorite.  Les nouvelles aventures de Lapinot 5 – L’apocalypse joyeuse

 

« - Bonjour, je suis Richard.

-          Elodie Malot de TV Montvalois. C’est un expert en météorites qui m’a alertée sur ce qui vous est arrivé… Il va nous rejoindre. Mais j’ai un cousin qui est spécialiste aussi et je lui ai demandé de venir pour un deuxième avis… Charles, on va s’installer sur la terrasse en bas pour l’interview. D’ici là, fais  quelques plans larges pour les plans de coupe.

-          Ok.

-          Bonjour, j’étais avec Richard sur le parking.

-          Vous avez vu l’impact ?

-          Oui.

-          Parfait… On a une photo mais ce serait bien de montrer la météorite en vrai. Vous l’avez ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Lapinot ayant besoin de s’aérer la tête, il part quelques jours se mettre au vert à la campagne avec Richard chez Titi. Ce qui aurait dû être un séjour reposant va se transformer en tout autre chose après qu’un fragment de météorite tombe sur leur voiture de location sur le parking du supermarché où ils s’étaient arrêtés pour faire quelques courses. A peine arrivés chez leur ami, la télévision locale débarque, rapidement suivie par tout un tas d’experts, de spécialistes, de spéculateurs, de profiteurs et diverses autres sortes de malfaisants.

 

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - L’association

 

 

                Mais comment fait Lewis Trondheim ? Chaque album de Lapinot est une nouvelle surprise, ne ressemble à aucun autre et est meilleur que le précédent. Ici, l’auteur s’attaque aux conséquences du hasard. Il en faut une sacrée dose pour être la victime d’une météorite. Le 30 novembre 1954, à 12h45, à Sylacauga, en Alabama, Ann Elisabeth Hodges se repose sur le canapé du salon. C’est alors qu’un fragment de météorite traverse le toit, vient cogner le poste de radio et heurte Mrs Hodges, endormie, avant de rouler sur le sol après une course. (Lire La météorite de Hodges qui vient de paraître chez Delcourt). Richard et Lapinot, eux, l’ont reçu sur le capot de leur voiture de location. Dans un cas, comme dans l’autre, Ann étant locataire de sa maison, les propriétaires réclament leur part, même le directeur du supermarché pour Lapinot.

 

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - L’association

 

 

                La collapsologie est au cœur de cette apocalypse joyeuse. Emma, la voisine de Titi, est collapsiste. Ce mouvement prévoit un effondrement de la société ultracapitaliste dans les vingt ans à venir. Avec l’aide d’artistes, la collapsologie veut apporter une vision « joyeuse » du post-effondrement en privilégiant l’entraide, pour impacter positivement l’avenir. Cette histoire de météorite rend les gens fous, incontrôlables, dangereux. Une sorte d’apocalypse est inévitable et si les éléments s’en mêlent, il faudra bien se relever. Autant que ce soit joyeusement…

 

 

 

 

© Trondheim, Findlaky - L’association

 

 

                L’ombre de la pandémie plane également sur cet album. Trondheim s’en sert pour apporter un épilogue à son récit. D’apparence futile, Lapinot est une série définitivement philosophique au cœur du temps présent.

               

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les nouvelles aventures de Lapinot

 

Tome : 5 – L’apocalypse joyeuse 

 

Genre : Chronique du temps présent

 

Scénario & Dessins : Lewis Trondheim 

 

Couleurs : Brigitte Findlaky

 

Éditeur : L’association

 

Collection : 48 cc

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13 €

 

ISBN : 9782844148070

 



Publié le 29/03/2021.


Source : Bd-best


L’odyssée de tous les dangers. Seidou, en quête d’asile

 

« - Ça y est ! Tout est organisé ! J’ai tes papiers ! Regarde… Ils ont l’air plus vrai que les vrais. Tu as bien ton argent avec toi ?

-   Oui mais… Ils sont vraiment certains que je ne peux pas prendre la ligne régulière ? Là, ça me coûte quand même deux fois plus cher.

-   Ils me l’ont répété… Si tu essayes de passer par la gare routière, tu vas te faire repérer. Alors oui, c’est cher… mais c’est le prix du risque. »

 

 

 

 

 


 

 

                Préfecture du Nord, juin 2018, Seidou attend la réponse de sa demande d’asile en France. Deux ans et demi plus tôt, il quittait Conakry en Guinée. Leader d’un mouvement anti-gouvernemental luttant contre les persécutions envers les peuls, il pensait se mettre au vert au Burkina Faso. La situation devenant dangereuse à Bamako et le pays s’enflammant, Seidou décide de partir pour l’Europe. Entre douanes et barrages militaires, toutes les occasions sont bonnes pour racketer les migrants. La route est longue et périlleuse et tous les boats people n’arrivent pas à destination.

 

 

 

 

© Bétaucourt, Vidal - Steinkis 

 

 

               Le scénariste Xavier Bétaucourt est journaliste. Il raconte l’histoire vraie de Seidou. Si l’on est tous sensibilisés à la cause des migrants et si l’on sait d’où ils viennent, on connaît peu les causes qui les ont amenés à partir et peu aussi les difficultés du parcours. Dès le départ, on sait que Seidou atteindra la France. Dans cette histoire, peu importe le but. Ce que Bétaucourt veut nous montrer, c’est la route. En commençant par la (presque) fin, il nous débarrasse d’un poids et nous permet de nous concentrer sur le trajet. Seul subsiste le suspens de la naturalisation de Seidou ou de son renvoi. On n’imagine pas tout ce que ces gens subissent. On ne quitte pas son pays, sa famille, son travail pour le plaisir. Ceux qui le font, c’est parce que la situation est totalement insupportable. L’auteur dit tout des révolutions, des dictatures, des abus des militaires, des escroqueries envers ses fuyants, car ce sont plus des fuyants que des migrants, qui ont déjà presque tout perdu et à qui on l’on demande les derniers billets qu’ils possèdent, sous prétexte de taxes et de droits de passages.

 

 

 

 

© Bétaucourt, Vidal - Steinkis

 

 

                Virginie Vidal aborde le sujet dans un graphisme de la famille d’un Emmanuel Moynot. L’ensemble reste dans des niveaux de gris avec juste quelques petites touches bleutées en Europe et rouge-orangées en Afrique. La tentative de départ puis le départ en bateaux surpeuplés sont un double moment poignant que la dessinatrice retranscrit avec beaucoup d’émotion, de respect et également de courage.

 

 

 

 

© Bétaucourt, Vidal - Steinkis

 


                L’histoire de Seidou, guinéen en quête d’asile, est racontée comme un roman dans lequel les auteurs éclaircissent des points peu ou pas médiatisés sur un problème qui doit être traité, non pas à l’échelle des pays d’où viennent les migrants, mais sur un plan international. Seidou aide à la prise de conscience.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Seidou, en quête d’asile 

 

Genre : Biopic 

 

Scénario : Xavier Bétaucourt 

 

Dessins & Couleurs : Virginie Vidal

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 126

 

Prix :  18 €

 

ISBN : 978236861839

 



Publié le 28/03/2021.


Source : Bd-best


Pimpin au Congo.  Lipanda Tome 1

 

« - Mon petit Pimpin, je n’irai pas par quatre chemins. Votre reportage en Union Soviétique fut remarquable, cela va sans dire. La distinction dont le Roi vous décora fut un honneur autant pour vous que pour le journal. Elle récompensa votre courage ainsi que votre talent journalistique. Mais voyez-vous… Ces derniers temps, vos articles sont… Comment dire ? Fades. Que se passe-t-il ?

-          Ben je sais pas trop. Il est vrai qu’en ce moment je n’ai plus vraiment la foi.

-          Je pense qu’il serait temps pour vous de prendre des vacances.

-          Mais…

-          Taratata. Vous avez été beaucoup sollicité ces derniers mois, du repos vous fera le plus grand bien. Connaissez-vous le Congo ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Pimpin le reporter et son chien Mildiou se reposent quelques jours au Congo où le climat politique est … capricieux. Pimpin y rencontre un certain Jan Van Deweren. Ce spécialiste de l’Afrique est correspondant pour différents journaux européens. Ça fait vingt ans qu’il parcourt ce qu’il appelle le continent nègre. La situation au Congo se détériore dangereusement. Les vélléités d’indépendance sont de plus en plus fortes. Des groupuscules s’arment et s’organisent. Pris en otage, Pimpin est enrôlé de force afin d’écrire des articles pour révéler au monde entier la réalité du combat indépendantiste.

 

 

 

 

© Bazil - Bang

 

 

                Après American Dream, hilarant album relevant les clichés et les poncifs de l’Amérique profonde, Bazil est de retour pour une nouvelle aventure parodique tout aussi réjouissante, cette fois-ci en territoire africain. Ici, Bazil pousse le curseur un cran plus loin en parodiant l’intouchable Tintin. Outre Pimpin et Mildiou, on y retrouve De Smeek et Duchmol deux flics à moustaches et au chapeau melon. Ça vous dit quelque chose ?

 

 

 

 

© Bazil - Bang

 

 

                En posant les pieds sur ce foutu continent, Pimpin ne se doutait pas qu’il ne lui arriverait que des problèmes. Quand une autochtone lui fait remarquer que jusqu’à présent les emmerdes venaient des blancs, il répond que les hôpitaux, les écoles, les chemins de fers, les avions, les frites et les bières sont arrivés grâce à eux. Quand cette même autochtone lui rappelle que les blancs ont également apporté l’esclavage, les déportations, les viols, la déforestation, le christiannisme, Pimpin rétorque qu’elle chipote et que ce sont des détails. On le voit, Bazil dépasse les bornes, mais s’il le fait ainsi, c’est pour le bien de la dénonciation des exactions qu’il y eut au temps béni des colonies, comme dirait Michel Sardou.

 

 

 

 

© Bazil - Bang

 

 

                Lipanda signifie « Indépendance » en lingata. Sur un ton décalé, Bazil met en évidence les problématiques liées au colonialisme. Quand on peut dénoncer et faire rire, que demander de plus ? A part peut-être que Moulinsart rigole aussi.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Lipanda

  

Tome : Tome 1 

 

Genre : Aventure parodique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Bazil 

 

Éditeur : Bang éditions

 

Collection : Caos

 

Nombre de pages : 156

 

Prix :  20 €

 

ISBN : 9788418101182

 



Publié le 28/03/2021.


Source : Bd-best


Balade en capitale.  On ne peut vivre qu’à Paris

 

 

« - Je n’ai jamais pu savoir ce que être veut dire… sauf parfois en des moments profondément non-philosophiques. »

 

 

 

 

 

 


 

                Cioran lançait des aphorismes « comme on lance des gifles » et les considérait comme « de petits comprimés qui font de l’effet. ». « Je ne peux vivre qu’à Paris et j’envie tous ceux qui n’y vivent pas. » En lançant cette sentence paradoxale, Cioran ne se doutait pas qu’elle serait tant d’actualité en 2020/2021 à cause d’un fichu virus venu de l’autre bout du monde.

 

 

 

 

© Reytier, Cioran, Piot - Rivages

 


                Emil Cioran est né en 1911 en Autriche-Hongrie, aujourd’hui Roumanie. Philosophe, poète et écrivain, il est banni par le régime communiste et devient apatride. Il se réfugie en France où il avait fait une partie de ses études. Il y vécut jusqu’à son décès en 1995. Son œuvre est empreinte de scepticisme et de pessimisme comme le prouvent ses pensées et ses aphorismes.

 

 

 

 

 

© Reytier, Cioran, Piot - Rivages

 

 

                Dans une ligne claire à la Floc’h, Patrice Reytier s’empare des maximes efficaces et abruptes de Cioran. Sous forme de strips, il les met en scène dans la bouche de l’auteur arpentant les rues de la capitale. C’est si précis et méticuleux qu’on a l’impression que ces phrases étaient conçues pour ce mode d’expression. On ira ainsi du Père Lachaise au jardin des Tuileries, de la place de la Concorde aux quais de Seine. Dans une carte postale parisienne, les considérations métaphysiques et théologiques amènent à la réflexion sur le sens de la vie, ou, pour Cioran, son non-sens.

 

 

 

 

© Reytier, Cioran, Piot - Rivages

 

 

                Ceux qui croyaient tout connaître de Cioran trouveront en ce petit album un recueil de rares curiosités de celui que l’on pourrait appeler le philosophe de l’humour noir. En effet, Patrice Reytier propose des aphorismes méconnus de l’auteur. Quelques-uns lui ont été confiés par le peintre Pierre Alechinsky, la plupart sont issus des Archives du Centre national du livre qui lui ont été ouvertes.

 

                Si on ne peut vivre qu’à Paris, c’est avec un recueil signé Cioran dessiné par Patrice Reytier.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : On ne peut vivre qu’à Paris 

 

Genre : Aphorismes 

 

Textes : Cioran 

 

Dessins : Patrice Reytier

 

Couleurs : Chantal Piot

 

Éditeur : Bibliothèques Rivages

 

Nombre de pages : 64

 

Prix :  13,90 €

 

ISBN : 9782743652326

 



Publié le 26/03/2021.


Source : Bd-best


Tombée du ciel…  La météorite de Hodges

 

« - Nous revoilà pour ce jeu où nous révélerons le secret de nos invités très sympathiques qu’ils vont naturellement essayer de cacher à notre panel. Maintenant, accueillons notre premier participant. Rejoignez-nous ! Prenez place et dites-nous votre nom et d’où vous venez.

-   Mrs. Hulitt Hodges de Sylacauga, Alabama.

-   Maintenant Mrs. Hodges, vous allez me dire à l’oreille votre secret et les téléspectateurs pourront le lire à l’écran. »

 

 

 

 

 

 


 

                Le 30 novembre 1954, à 12h45, à Sylacauga, en Alabama, Ann Elisabeth Hodges se repose sur le canapé du salon. C’est alors qu’un fragment de météorite traverse le toit, vient cogner le poste de radio et heurte Mrs Hodges, endormie, avant de rouler sur le sol après une course. A trente-quatre ans, la vie de l’américaine ne va plus jamais être la même, non pas à cause de sa blessure qui, somme toute, s’avèrera bégnine, mais en raison de tout le déchaînement médiatique qui va s’ensuivre.

 

 

 

 

© Roché - Delcourt

 

 

                Quand on parle des difficultés des héros de la téléréalité découvrant une notoriété soudaine parfois difficile à assumer, surtout pour les premiers d’entre eux, on ne pense pas que, dans un autre genre, une femme a connu ce phénomène dans les années 50 aux Etats-Unis. Cette femme, c’est Ann Elisabeth Hodges, sauf qu’elle, elle ne l’avait aucunement choisi. Elle se prendra néanmoins au jeu en participant à des shows télévisés et en répondant aux sollicitations diverses et variées.

                Fabien Roché réalise le biopic d’une inconnue à qui il est arrivé un événement incroyable. Il raconte comment la vie de cette américaine tout ce qu’il y a de plus ordinaire est devenue par la force des choses extraordinaire. On verra comment la météorite lui apportera plus de tracas que de gloire. Entre convoitises et sensationnalisme, le fragment de roche va devenir pour elle un poids bien lourd à (sup)porter.

 

 

 

 

© Roché - Delcourt

 

 

                Présenté dans un grand format avec des planches aux cases minimalistes allant jusqu’à trente-cinq sur une même page, l’album est un bel objet éditorial. Le ton reportage traité en ligne claire dans le côté froid et distant qu’elle peut avoir parfois pose le lecteur en position de spectateur. Comme dans une émission alternant témoignages et séquences didactiques, l’auteur dévoile les informations au rythme dont ont dû les recevoir les spectateurs de l’époque. La couverture présentant Ann Elisabeth Hodges la tête à l’envers dans les étoiles avec en contre bas sa maison isolée cible de la roche et aujourd’hui de Roché est une belle synthèse du point de vue adopté par l’auteur.

 

 

 

 

© Roché - Delcourt

 

 

                S’il est indéniable que des météorites traversent le ciel, en terme de BD, celle de Hodges est un OVNI comme on en lit rarement.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=R-TGmc4CZUU 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La météorite de Hodges 

 

Genre : Biopic 

 

Scénario & Dessins : Fabien Roché 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 64

 

Prix :  18,95 €

 

ISBN : 9782413013259

 



Publié le 25/03/2021.


Source : Bd-best


Une revisite du mythe de la maison hantée.  Hella & les Hellboyz 1 – Tout droit en enfer

 

« - C’est la meilleure cachette !

-   Non, Kieran !

-   Allez ! J’parie que t’as jamais fait ça dansune maison hantée !

-   Tu ne pourras pas entrer, les portes et fenêtres sont murés !

-   Ben, on dirait qu’aucune porte ne résiste à Kieran !

-   De toute façon, je n’irai pas !

-   Allez, viens ! Tu vas te faire repérer. AAAAAAAAAArgh !

-   Arrête de jouer au con, Kieran !Et sors de là ! OK, j’me casse ! »

 

 

 

 

 

 


 

 

                Hella et Kieran sont deux lycéens rebelles. Après avoir callaissé en pleine nuit la Porsche Cayenne de leur prof de maths dont l’alarme se déclenche, ils se réfugient dans le parc d’une maison qui serait hanté. Le jeune homme décide d’entrer dans la bâtisse alors que sa copine préfère partir. Le lendemain, Kieran n’est pas en classe. Hella prend son courage à deux mains et décide d’aller au 21 rue Duroc pour tenter de le retrouver.

 

 

 

 

© Toussaint, Russo, Battistuta - Bamboo

 

 

                Depuis Amityville : la maison du Diable jusqu’à la série The haunting of Hill House, le mythe de la maison hantée terrifie et passionne des générations de spectateurs. En bande dessinée, le thème est plus rare et les quelques tentatives n’ont pas laissé des souvenirs impérissables. Peut-être parce qu’il est beaucoup plus difficile de faire peur en BD que sur écran. Kid Toussaint profite de la brêche pour tenter sa chance dans le thème.

 

 

 

 

© Toussaint, Russo, Battistuta - Bamboo

 

 

                Digne de American Horror Story, la scène d’ouverture montre un père bien sous tous rapports achevant de massacrer sa famille en 1898. Au fil des ans, trois adolescents ont disparu, un journaliste est mort en 1997 en réalisant un reportage et un pompier y resté lors de l’incendie de la maison en 1988. Toussaint l’explique à la manière de vidéos posté sur le net par un jeune passionné, comme on peut le voir dans certains slashers movies. En pénétrant dans la maison, Hella va découvrir qu’elle est la seule à pouvoir en ressortir. Elle va y rencontrer de mystérieux personnages, morts ou maudits, comme les trois Hellboyz qui pourraient bien lui être d’un grand secours.

 

                La dessinatrice italienne Luisa Russo illustre cette histoire en oscillant entre un réalisme classique et un monde parallèle déjanté. Son enfer à l’intérieur de la maison hantée a l’aspect d’une fête foraine, comme un serpent qui se mord la queue. S’érigeant en maître de jeu, un terrifiant lapin blanc aux yeux rouges rappelle à la fois le côté psychédélique de celui d’Alice au pays des Merveilles et le mystère inquiétant des grands personnages qui dansaient aux côtés de Chantal Goya. Petit clin d’œil également aux Avengers avec un gant qui n’est pas sans rappeler celui de Thanos. (Dommage qu’il passe de main droite à main gauche d’une planche à l’autre)

 

 

 

 

© Toussaint, Russo, Battistuta - Bamboo

 

 

                Les auteurs jouent avec nos peurs d’enfants comme pour nous aider à les exorciser. Et regardez les pages de garde qui, l’air de rien, synthétisent le cœur du scénario. Plus que de vouloir terrifier les lecteurs, Toussaint et Russo proposent une relecture du classique de la maison hantée dont le thème plus profond est l’affrontement des peurs pour passer de l’adolescence à l’âge adulte.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Hella & les Hellboyz

 

Tome : 1 – Tout droit en enfer

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins : Luisa Russo 

 

Couleurs : Aretha Battistuta

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782490735280

 



Publié le 24/03/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4328 -  24 Mars 2021

 

Comme un air de printemps

 

 

            Sous une magnifique couverture de Nob, souffle comme un air de printemps dans le beau journal de Spirou. Outre quelques gags spéciaux, on retrouve avec un plaisir incommensurable un personnage mythique du journal : Broussaille. En deux trop courtes pages, Le printemps de Broussaille assène un uppercut de poésie.

 

Fin de partie pour Créatures et Dans les yeux de Lya. La première série se termine en plein cliffhanger, la deuxième clôt un triptyque et une jolie série de Carbone et Cunha.

 

Les maisons des abonnés seront fleuries avec les poptastics façon cocottes des Fleurs du printemps.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Mathieu – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Un coupable intouchable

Créatures : La grande nuit

Louca : E-Sport

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

 

 

Récit complet :

 

Objectif Terre : Le professeur Bernard raconte Le faucon crécerelle (Bernard & Baas)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Allô Dab’s ?

Brandon Spring (Bernstein & Bercovici)

Broussaille : Le printemps de Broussaille

Cavaliers de l’apocadispe (Les) en hauts de pages

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Méthode Raowl (La)

Nelson

Petit Spirou (Le)

Printemps (Le) (Bianco)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Dino

En direct du futur : Un petit Royaume (Feroumont)

Jeux : On fête le printemps en famille avec Spirou (Garouste)

Leçon de Bd (La) : Colpron

 

 

Supplément abonnés :

Poptastic : Les fleurs du printemps

 

 

En kiosques et librairies le 24 mars 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 23/03/2021.


Source : Bd-best


Un autre espoir malgré tout.  Les grandes grandes vacances 3 – Des temps difficiles

« - Bonjour ! René, Emilie… J’ai du courrier pour vous !

-   C’est l’écriture de Robert… Direction du service des prisonniers de guerre…

-   Papa est prisonnier des allemands ?

-   Mes chers enfants, j’espère que vous recevrez cette lettre. Ne vous inquiétez pas. Je suis en bonne santé. J’espère que vous aussi. Pour l’essentiel, mes journées se résument à travailler dans les fermes autour du camp…

-   Mais alors, il rentrera quand, papa ?

-   Quand la guerre sera finie…

-   Mais elle EST finie ! Pas vrai, Mamili ? »

 

 

 

 

 

 


 

                A l’aube de la Seconde guerre mondiale, Colette et Ernest ont été envoyé en vacances chez leurs grands-parents Papili et Mamili, en Normandie. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que ces vacances allaient durer jusqu’à août 1944. Nous sommes à présent en Mars 1941. Les enfants viennent de recevoir une lettre de leur père prisonnier de guerre. Ils décident de lui envoyer un colis en retour. En ces temps difficiles, il n’est pas facile de constituer le paquet, surtout quand l’épicier du village magouille avec l’ennemi pour se faire de l’argent. Dans une deuxième partie, Colette, Ernest et leurs copains d’école aident un aviateur anglais blessé caché en forêt.

 

 

 

 

© Bravo, Hédelin, Boulet – BD Kids

 

 

                Les grandes vacances est une série de dessins animés en dix épisodes diffusée en 2015, avec une bible graphique signée Emile Bravo. Gwenaëlle Boulet l’adapte en bande dessinée en mettant en cases et en bulles les images tout droit sorties des dessins animés. Si le procédé peut sembler apporter de la distance ou bien décevoir les fans d’Emile Bravo qui auraient préféré un album 100 % inédit et dessiné par l’auteur, on l’oublie vite tellement l’émotion se dégage du monde créé par Delphine Maury.

 

 

 

 

© Bravo, Hédelin, Boulet – BD Kids

 

 

                Au fil des épisodes, Colette et Ernest découvrent la vie de campagne dans les affres de la guerre. Les auteurs ne leurrent pas les enfants lecteurs. Loin d’être iddylique, ils montrent la vraie vie de l’époque. Il se passe des événements graves, très graves. Le danger est au tournant du chemin. Certains ne connaîtront pas la libération. Inutile de le cacher. C’est arrivé hier.

 

                En fin d’album, la chronique « C’est arrivé en vrai… » réalisée par la journaliste Pascale Hédelin est un complément documentaire pour découvrir et comprendre l’Histoire de France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Avec des articles courts et précis, c’est un petit supplément très instructif très utile, en particulier pour les enseignants.

 

 

 

 

© Bravo, Hédelin, Boulet – BD Kids

 

 

                En parallèle à Spirou – L’espoir malgré tout, Emile Bravo raconte la guerre à travers des yeux innocents. Se rappeler, se souvenir, c’est éviter de refaire les erreurs de l’Histoire. Des Enfants de la Résistance à La guerre des Lulus, du Réseau Papillon aux Grandes vacances, les enfants démontrent qu’ils sont peut-être plus adultes que ceux qui se prétendent l’être.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les grandes vacances

 

Tome : 3 – Des temps difficiles

 

Genre : Histoire 

 

Scénario : Gwenaëlle Boulet 

 

Dessins : tirés du Dessin animé, d’après Emile Bravo

 

Dossier complémentaire : Pascale Hédelin 

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9791036314872

 

 



Publié le 23/03/2021.


Source : Bd-best


Des papillons dans les cœurs.  Love Love Love 1 – Yeah Yeah Yeah

 

« - Vous… Vous n’étiez pas obligée de prendre ma défense… de… d’avoir pitié de moi.

-   Je n’ai pas pitié de toi… Et si quelqu’un doit inspirer la pitié ces temps-ci… c’est plutôt moi.

-   Pourquoi ? Que vous arrive-t-il ?

-   « Tu ». J’ai dû quitter mon appartement le mois dernier pour rachat, j’ai été plaquée par mon copain la semaine dernière et virée de mon boulot aujourd’hui… On dirait que plus personne ne me supporte.

-   Je peine à le croire. Une personne aussi charmante que vous…

-   C’est du sarcasme ou de la drague ?

-   Je ne vous connais pas assez… ni pour l’un, ni pour l’autre. Alors, disons… que c’est de la politesse. »

 

 

 

 

 

 


                Dans un Paris futuriste, humains et robots cohabitent dans une société pas très égalitaire. Si certains ont des droits, d’autres ont plutôt des devoirs. Karel, robot à forme humaine, vient de rencontrer Elle, une humaine dont la roue de la vie ne tourne pas trop dans le bon sens en ce moment. Elle était serveuse, dans un café dégueulasse comme elle dit. Elle retrouvera certainement un autre boulot mal payé avec des horaires pourris. Karel a fait des études de journalisme jusqu’à ce qu’on l’accuse de ne pas vérifier ses informations et de chercher le buzz… comme les humains. A présent, il est confesseur encourageant. Il écoute des gens se plaindre et réponds ce qu’ils veulent entendre. Entre Elle et lui, ça va être différent… parce qu’il y aurait comme une petite étincelle.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martin - Dupuis

 

 

Depuis le visionnaire Metropolis de Fritz Lang en 1927 jusqu’à Zoé, film Netflix avec Ewan McGregor, Léa Seydoux et Christina Aguilera, le cinéma et la littérature ont exploré les relations entre les hommes et les robots. Isaac Asimov a transcendé le concept avec ses nombreux romans et nouvelles et ses trois lois fondamentales protégeant les humains des robots.

 

Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » (Karel y fait d’ailleurs allusion dans cet album) ;

Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;

Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martin - Dupuis

 

 

                Andrès Garrido, professeur de dessin espagnol, signe son premier album. Ouvert à tous les styles, il puise ses influences aussi bien dans le manga (Karel a une légère ressemblance avec Astro Boy d’Osamu Tezuka) que le franco belge, tout en s’autorisant des découpages lorgnant parfois vers le comics. Il insuffle de la vie et de l’amour dans cette histoire qui en dégage tant. Garrido a vu Quand Harry rencontre Sally, Ghost, Eternal sunshine of the spotless mind et La belle et le clochard. Sans jamais nommer la ville, il pose des indices montrant que l’histoire se passe dans un Paris futuriste. On y voit une cathédrale sur une île, comme un vestige de Notre-Dame-de-Paris et on aperçoit une Tour Eiffel bardée d’antennes satellites étouffée par des immeubles qui l’entourent.

                Plus que des couleurs, le dessinateur pose des ambiances, chaque séquence ayant un ton bien déterminé, les rouges-bleus de nuit dominant l’ensemble.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martin - Dupuis

 

 

                Dans la KidToussaint Mania du moment (sept albums en deux mois, tous très bons dans leurs genres), et surfant sur les traces d’œuvres comme le film A. I ou la série Real Humans, Love Love Love se détache du lot. Pourquoi ? Parce qu’on ne sort pas de sa lecture comme on était avant d’y entrer. Il est impossible de ne pas être amoureux après l’avoir lu, peu importe de qui, mais cette histoire met des papillons dans les cœurs.

 

                Trois mots suffisent à résumer l’histoire et les ressentis à la lecture de cet album : ce sont Love, Love et Love.  

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Love Love Love

 

Tome : 1 – Yeah Yeah Yeah

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins & Couleurs : Andrès Garrido Martin  

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034733569

 



Publié le 22/03/2021.


Source : Bd-best


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