En images et en bulles
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Obéir c’est trahir, désobéir c’est servir !   -   Les enfants de la résistance T.6 Désobéir

 

Le dégoût du S.T.O avait fait changer l’opinion de la population. Elle entrait de plus en plus en sympathie avec la résistance… Et s’écartait davantage de Pétain. Même si nous avions gagné du terrain, il était primordial que chacun continue à désobéir. Désobéir malgré les risques. Désobéir en âme et conscience. Même si c’était parfois fou ! Désobéir à sa peur pour certains ! Désobéir pour ne pas devenir un esclave dans les usines d’Hitler. Continuer à désobéir surtout lorsque les lois sont inhumaines ou injustes. Plus que jamais, la désobéissance civile était nécessaire. À tous niveaux, c’était un rôle essentiel de la résistance que de l’encourager. Et partout, en France, elle s’activait à ça, encore et toujours.

 

 

 

 

 

 

Dix-neuf février 1943, la triple écluse située près du village de Ponchartrain l’Écluse a été bombardée par l’aviation anglaise la nuit précédente. Elle faisait partie d’une des nombreuses cibles stratégiques relevées par les alliés. La veille, en réponse à la défaite allemande face à Stalingrad, Goebbels prononçait à Berlin un discours appelant l’ensemble des Allemands à la guerre totale. En France, le gouvernement Pétain de Vichy met en place le S.T.O (service du travail obligatoire) pour les hommes âgés de 20 à 22 ans.

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

C’est avec plaisir que l’on retrouve nos amis Lisa, Eusèbe et François continuant à résister contre l’occupant sous le pseudo du « Lynx ». Lisa fait tourner le cœur de nos deux garçons. Rapidement, François s’aperçoit de la liaison existante entre Lisa et Eusèbe, tenant à les rassurer afin que cette dernière n’influence en rien les opérations effectuées par le « Lynx ».

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

Ensemble, nos amis vont mettre en place la distribution d’un trac tiré à 150 exemplaires exhortant les jeunes gens appelés au S.T.0 à refuser cette situation tout en les encourageants à fuir et rejoindre le maquis avec l’aide de la population. Grace à un ingénieux stratagème, ils vont assurer cette action sans prendre des risques inconsidérés.

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

Pour sa part, Eusèbe découvre que ses parents font partie d’un réseau d’évasion mis en place afin d’évacuer des enfants juifs vers des contrées plus sécurisantes. Le livre aborde aussi les Zazou, des jeunes affichant une attitude insouciante par rapport à la guerre, défiant les autorités (française et allemande) en adoptant un mode vestimentaire américain, écoutant du jazz et portant les cheveux longs en opposition aux souhaits de Vichy. En réaction aux lois raciales de Vichy obligeant le port de l’étoile jaune aux Juifs, ces derniers s’affichèrent avec une étoile jaune marquée Zazou, une façon pour eux de manifester leur esprit de contradiction, mais aussi une attitude de défi.

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard

 

 

 

Une fois de plus, pari  à nouveau relevé haut la main par l’équipe Dugomier-Ers qui nous gratifient d’une BD agréable à lire par tous, mais aussi avec un côté didactique destiné aux plus jeunes lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Les enfants de la résistance

 

Tome : 6 - Désobéir

 

Genre : Jeunesse

 

Scénario : Vincent Dugomier

 

Dessins : Benoît Ers

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803675579 

 

 



Publié le 23/01/2020.


Source : Bd-best


L’étendard sanglant est levé.  Ric Hochet 4 - Tombé pour la France

« - Chic ! Une descente de police !

- Oh ! Non… Mon dieu ! Pas encore !

- Un mandat d’amener ? Aurait-on « par hasard » découvert, cette fois, que ma mère et Mata Hari ne faisaient qu’une seule et même personne ?

- Bonsoir de bonsoir ! Vous n’allez tout de même pas arrêter ce brave garçon parce que son père a eu maille à partir avec la justice !

- Ce n’est pas pour cette raison que nous l’arrêtons, en fait, mais… pour désertion ! »

 

 

 

 

 

Ric Hochet n’aurait peut-être pas dû envoyer la saucière à la figure de son hôte lors de ce repas à la Tour Eiffel. Il faut dire que demander à un journaliste de la trempe de Ric de ne pas remuer les eaux troubles du passé de la cinquième République, c’est comme demander à un chien de ne pas toucher à son nonos. Ce à quoi Ric ne s’attendait pas, c’est le retour du bâton. Sa filiation avec Richard Hochet, malfrat notoire, est dévoilée dans toute la presse. Lui qui avait échappé au service militaire grâce à sa condition d’orphelin, le voilà rattrapé par la Grande Muette. C’est parti pour seize mois pour les drapeaux, jusqu’à ce qu’un macchabée dans la caserne ne change le cours de la conscription.

 

 

 

 

© Zidrou, Van Liemt, Cerminaro - Le Lombard

 

 

Zidrou et Van Liemt signent leur quatrième épisode des nouvelles aventures de Ric Hochet. En choisissant d’ancrer les histoires du journaliste-détective dans les sixties, les auteurs jouent à la fois sur le front de la nostalgie et de l’originalité. Ric Hochet se distingue de ses contemporains enquêtant dans un présent avec toute la modernité que cela implique, et séduit également les amateurs de l’âge d’or. On aurait presque l’impression que ce sont des histoires du journal de Tintin de l’époque qui auraient été oubliées et que l’on retrouve pour notre plus grand plaisir. La seule différence est que le Ric de Zidrou et Van Liemt est un poil plus dévergondé. Ce qui était jadis sous-jacent avec Nadine est carrément explicite. Le Ric des années 2010 vit avec son temps dans les années 60.

 

 

 

 

© Zidrou, Van Liemt, Cerminaro - Le Lombard

 

 

Simon Van Liemt n’a jamais cherché à copier Tibet. Et pourtant, son trait s’intègre parfaitement aux aventures de Ric. On ressent le plaisir qu’il a à s’approprier Bourdon, Nadine et compagnie, et on ressent le plaisir qu’ont les personnages à prendre vie sous ses crayons. On semble partis pour une lonnnngggguuuuue série.

 

 

 

 

© Zidrou, Van Liemt - Le Lombard

 

 

Il n’a pas dû être simple pour André-Paul Duchâteau de laisser filer son fils adoptif à demi-orphelin. Cela fait déjà dix ans que Tibet nous a quitté. Il aurait été fier de ce qu’ont fait les repreneurs de sa série fétiche. Zidrou y insuffle un humour avéré sans jamais tomber dans le ridicule. L’histoire reste sérieuse. C’est un concept similaire à Jérôme K.Jérôme Bloche.

 

Ric tombe pour la France, pendant que les lecteurs tombent pour lui. Un exemple de reprise idéale.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Les nouvelles aventures de Ric Hochet

 

Tome : 4 - Tombé pour la France

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Zidrou 

 

Dessins : Simon Van Liemt

 

D’après : Tibet & Duchâteau 

 

Couleurs : Cerminaro 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803674435

 



Publié le 22/01/2020.


Source : Bd-best


Le savoir-faire Ă©gyptien Dethan.  Le roi de paille 1 - La fille de pharaon

« - Je venais t’annoncer que je partais. Cette nuit. Je suis monté te dire au revoir.

- Je ne comprends pas.

- Je suis le 10ème fils de Pharaon, et ma mère n’est qu’une concubine, comme la tienne. Je n’ai aucune chance de régner un jour. Nos demi-frères plus âgés occupent tous les postes importants. J’ai déjà 18 ans. Je ne veux pas végéter au palais, à servir de porte-ombrelle à notre frère aîné ! Tu parles d’une destinée ! Non, moi, je veux voir les pays que l’Egypte a soumis, ceux avec qui elle traite, et puis tous les autres !

- Tu plaisantes, là ?

- Je suis très sérieux. Mon bagage est fait. Je compte partir ce soir, pendant que tous s’enivrent à la fête : personne ne me cherchera.

- Emmène-moi avec toi Sennedj’!

- Neith ! Hors ces murs, c’est un monde violent qui m’attend ! Sans gardes du corps, sans serviteurs, où l’on se ride au soleil, où l’on se bat pour manger ! Où les femmes sont des proies ou des victimes !

- Tu crois que je vais être quoi dans le lit de notre père ? »

 

 

 

 

 

 

Neith et Sennedjem ont décidé de prendre leurs destins en mains. Ensemble, ils quittent le Palais, mais vont tomber dans les griffes de Nabù-kudduri-usur, le roi de Babylone. Leur hôte veut faire de Sennedjem son roi de paille, un double lui permettant de se cacher des dieux, d’absorber la charge négative pendant qu’il se refait une conduite. Le destin d’un roi de paille est d’être sacrifié afin de conjurer le mauvais sort. Neith va devoir tout mettre en œuvre pour tirer son frère de ce bien mauvais pas.

 

 

 

 

© Dethan - Dargaud

 

 

Après Sur les terres d’Horus et Khéti, fils du Nil, Isabelle Dethan, réputée pour la justesse avec laquelle elle retranscrit dans des fictions la vie antique des égyptiens, revient avec un diptyque sur un sujet peu connu de l’Histoire de cette civilisation. Pour éviter que leur roi ne soit accablé par des mauvais présages, les babyloniens le cachent pendant qu’ils intronisent un leurre, ce fameux roi de paille. Ce dernier vit la vie du monarque jusqu’au jour funeste du sacrifice rituel l’emmenant à la mort avec tous les malheurs accumulés sur sa personne. Ainsi, le royaume est revivifié.

 

 

 

 

© Dethan - Dargaud

 

 

Alors que Sur les terres d’Horus était un polar antique, Le roi de paille s’apparente à la tragédie classique. Le lecteur s’angoisse pour les personnages, ce frère et cette sœur, qui tombent de Charybde en Scylla. Nabù-kudduri-usur est d’une cruauté sans nom. Sans pitié, sans sentiment, il veut imposer ses lois à tout un peuple, y compris à son fils à qui il veut imposer une épouse mais qui, ayant déjà des enfants, ne l’entend pas de cette oreille.

 

 

 

 

© Dethan - Dargaud

 

 

En bande dessinée, il y a de beaux albums avec des scenarii plats. A l’inverse, des livres au graphisme moyen racontent de belles histoires. Alors, lorsqu’Isabelle Dethan nous propose une histoire passionnante dans des décors fascinants, que demander de plus ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Le roi de paille

 

Tome : 1 - La fille de pharaon

 

Genre : Drame égyptien 

 

Scénario, Dessins et couleurs : Isabelle Dethan 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782505080848

 



Publié le 22/01/2020.


Source : Bd-best


Comment trouver en soi les clés pour s’aimer et s’affirmer  - La Bd qui t'aide à avoir confiance en toi.

 

 

 

«  Chaque fois qu'il y a un truc qui cloche dans ma vie, on me dit : Si tu avais confiance en toi, cela se passerait mieux. Ce qui est sûr, c'est que c'est HYPER IMPORTANT d'avoir confiance en soi !

 

 

 

 

 

 

Plus particulièrement adressée à un public pré-adolescent (8 à 12 ans), cette BD partage avec eux les questions qu’ils se posent eux-mêmes sans oser les aborder avec les autres. En compagnie de Gigi, Tom, Sarah, Lise, Charlie et du chat Oscar, nos héros vont trouver les clefs de la confiance en soi.

 

 

 

© Bindi – Barman - Casterman

 

 

 

 

 

Guide élémentaire de la confiance en soi, le livre va emprunter quatre axes principaux :.

 

1) Apprendre à se connaître : reconnaître ses points forts et ses points faibles, ne surtout pas se comparer aux autres et reconnaître ses capacités.

 

2) Se regarder avec sympathie : tu es parfait comme tu es, fais de ton mieux à chaque instant, ne te sent pas coupable et sois patient avec toi-même.

 

3) Être à l’écoute de soi-même : écoute tes émotions et ton corps, ne marche pas la tête basse et le dos voûté, écoute tes besoins et tes rêves.

 

4) Sois ton meilleur supporter : encourage-toi à réaliser des petites actions qui vont te rendre content de toi, félicite toi, récompense toi et cesse d’avoir peur (tout le temps)que les autres te critiquent.

 

 

 

© Bindi – Barman - Casterman

 

 

 

 

 

Les illustrations sont l’œuvre d’Adrienne Barman, le tout étant scénarisé par Géraldine Bildi, déjà croisée sur « Le cœur des amazones » parue chez le même éditeur.

 

 

Haubruge Alain


 

Titre : La Bd qui t'aide à avoir confiance en toi

 

Genre : Documentaire

 

Dessins : Adrienne Barman

 

Scénario : Géraldine Bindi

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782203194823



Publié le 22/01/2020.


Source : Bd-best


Réunir les amateurs de SF et d’archéologie est chose faite.  Oliver Page & les tueurs du temps 1

« - Les marches mènent à une porte, Oliver. Les signes ne laissent pas de doute. C’est l’entrée d’une tombe.

- Sir Prown est le patron des fouilles. C’est lui qui finance tout, Beatriz… Et il a formellement interdit qu’on entre dans la tombe avant qu’il n’arrive de Téhéran avec les journalistes.

- Si nous attendons Prown, nous nous ferons voler notre découverte…

- Ce qui serait injuste pour vous qui méritez bien la réussite officielle.

- Et pour vous Oliver. La publicité des journaux fera reconnaître l’homme remarquable que je vois déjà en vous. »

 

 

 

 

 

 

En 2544, un homme et une femme, Bogdan et Wynn, parcourent une ville abandonnée. L’air est acide, la pluie est brûlante. Il pourchassent un monstre, abominable tueur. Attaqué par une amibe, Bogdan se trouve zombifié et se dirige vers un fauteuil qui semble l’amener dans un autre espace-temps. Essayant de le retenir, Wynn échoue et voit sa main arrachée.

670 ans plus tôt, en 1874, centre de la Perse. Oliver Page et Beatriz Bentham-Rose sont à deux doigts de faire une découverte archéologique majeure. Persuadés d’être sur la piste du mausolée d’Alexandre le Grand, ils découvrent un trône étrange, le fauteuil sur lequel s’assiera Bogdan. Mais ça, ils ne le savent pas encore.

 

 

 

 

© Griffo, Desberg, Felideus - Glénat

 

 

Oliver Page et les tueurs de temps est un diptyque dont le premier volet mêle  les époques et les mystères. L’archéologue se trouve dans une enquête dont le mystère n’a pas sa résolution dans un lieu mais dans le temps.

 

Stephen Desberg signe un scénario qui pourrait sembler complexe, mais son savoir faire de vieux briscard lui permet de ne jamais perdre le lecteur. A la croisée des chemins de Stargate, la porte des étoiles, de Jack l’éventreur, de Prometheus et de La momie, il fallait réussir à développer un récit aux sources et influences si diverses. Des anneaux mystérieux, des chiens mystérieusement enragés, des voyages dans le temps, Desberg prouve que l’on peut écrire une histoire fluide aux entrelacs multiples. Le seul bémol que l’on pourrait faire réside dans le fait que le narrateur soit parfois Oliver Page, parfois extérieur et omniscient.

 

 

 

 

© Griffo, Desberg, Felideus - Glénat

 

 

Griffo est un stakhanoviste du dessin, le Lucky Luke des dessinateurs des années 2000. Si on peut lui reprocher d’avoir eu un trait un peu trop jeté dans certains albums, il réalise celui-ci avec l’application et le talent qui ont fait son succès. Certains visages ressemblent à du Jean-Marc Stalner, autre dessinateur rapide, populaire et doué. Griffo est aussi à l’aise dans les décors antiques que victoriens. Les ambiances futuristes sont plus évanescentes mais l’ensemble fonctionne.

 

 

 

 

© Griffo, Desberg, Felideus - Glénat

 

 

Cerise sur le gâteau, la fin du récit paraît dès le mois prochain. Les diptyques express, voilà un concept novateur et dans l’air du temps.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Oliver Page & les tueurs du temps

 

Tome : 1

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario : Stephen Desberg 

 

Dessins : Griffo 

 

Couleurs : Felideus 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782344026885

 



Publié le 21/01/2020.


Source : Bd-best


Un Musée, une maison, des flèches et une poupée.  Tif et Tondu Intégrale 4 : 1964-1965

« - Nous les tenons tous les deux ! Très bien.

- Lui !

- Alors la petite famille est au complet.

- Monsieur Choc !

- Oui, messieurs Tif et Tondu, Monsieur Choc, qui, depuis votre arrivée dans cette région, se joue de vous comme le chat de la souris.

- Vous voulez dire que cette invitation ne servait qu’à nous attirer dans cet endroit…

- Mais pourquoi tout cela ? Simplement pour le plaisir de nous revoir ? »

 

 

 

 


                Si Monsieur Choc ne semble pas bouder son plaisir de retrouver Tif et Tondu, en cette année 1964, les lecteurs ne boudent pas le leur de les retrouver dans les mains d’auteurs qui les avaient abandonnés six ans plus tôt.

 

                Après une parenthèse professionnelle pour l’un et pour l’autre, retour aux affaires pour Will et Rosy.  Les deux auteurs reprennent Tif et Tondu des mains de Marcel Denis qui a assuré l’intérim avec humour. Will revient donc du Lombard où il occupait la fonction de directeur artistique du journal Tintin pendant que Rosy faisait de même mais en étant resté à la maison, chez Dupuis. Ce quatrième tome de la splendide intégrale bénéficie d’une introduction passionnante, précise et abondamment illustrée de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Quatre épisodes mythiques sont rassemblés ici dans leur ordre chronologique, contrairement à leurs publications en album dans laquelle le deuxième épisode précédait le premier. Deux histoires avec Choc, deux autres sans lui... ou pas, mais toujours la même grâce qui touche ces aventures de l’âge d’or, le vrai, l’unique.

 

                Outre le retour de Will et Rosy, Choc au Louvre voit également le retour du meilleur ennemi de Tif et Tondu, l’homme au heaume et au fume-cigare : Monsieur Choc. Tif et Tondu assistent à un étrange accident de voiture dans lequel le blessé est rapidement pris en charge par des services de secours. Il s’agit en fait d’un enlèvement déguisé. Mais ce que n’avaient pas prévu les ravisseurs, c’est que Tondu avait récupéré la mallette de la victime, contenant des plans d’installations électriques, que les kidnappeurs vont rapidement s’empresser d’essayer de récupérer. L’équipe de malfrats est au service de Choc dont l’ambition est de subtiliser des œuvres exposées au Louvre, puis de les rendre contre des rançons, mais, Choc oblige, de façon spectaculaire.

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                La villa du Long-Cri amène nos détectives amateurs dans la chaleur du midi de la France. Afin qu’ils puissent écrire leurs mémoires en toute tranquillité, un admirateur a mis sa demeure à leur disposition. A leur arrivée, le propriétaire est absent. Atmosphère étrange, plusieurs mannequins-automates, dont un de Monsieur Choc, occupent une chambre. Au fil des jours, alors que les automates disparaissent, il semble que quelqu’un veuille faire passer Tif et Tondu pour des malfaiteurs. Avoir la police sur le dos et faire face à un ennemi invisible, les compères se voient embarqués dans un impitoyable jeu de faux-semblants. Comme dans l’aventure précédente, l’inspecteur Allumette endosse son rôle de policier droit et intègre.

                Cet épisode avait eu l’honneur d’intégrer en 2014 la sublime collection 50/60 en noir et blanc commentée par Hugues Dayez et dirigée par Frédéric Niffle. On peut dès ce mi-ci profiter de L’ombre sans corps dans le même format.

 

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Sur la route du retour de leur villégiature moins calme qu’ils n’auraient pensé, Tif et Tondu vont se trouver mêlés à l’étrange affaire des Flèches de nulle part. C’est le premier scénario de la série avec une base de fond historique que l’on retrouvera dans des albums comme Swastika. Des scientifiques qui travaillaient pendant la guerre sur un super-carburant essayaient de retarder les projets des nazis auxquels ils étaient soumis. Ils sont aujourd’hui pris en otage par l’un d’entre eux qui veut développer leurs découvertes pour le mal.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                La poupée ridicule entraîne le duo dans une aventure autour du monde. Une poupée contenant des microfilms est l’objet de toutes les convoitises.  Réminiscences ou hommage avéré, le scénario de Rosy est truffé de références à Tintin. On peut y déceler des clins d’œil à L’oreille cassée, Le crabe aux pinces d’or, L’affaire Tournesol, et d’autres allusions comme à la Syldavie et la Bordurie, deux états voisins ennemis.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Compte tenu du haut potentiel de la série, on espère que la reprise de Blutch va marquer un réel retour des deux compères. Quant à Choc, le frein mis par les ayant-droits de Rosy à Maltaite et Colman gâche un travail exceptionnel fait par le fils de Will et son co-scénariste. Ils travaillaient en effet à un quatrième album qui aurait dû s’appeler Plein gaz, comme le septième album de Tif et Tondu, mais on leur interdit de poursuivre l’exploitation du personnage.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Tif et Tondu est, reste et restera une série incontournable du catalogue des éditions Dupuis.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Tif et Tondu

 

Tomes : Intégrale 4 - 1964-1965 

 

Genre : Aventures 

 

Scénario : Rosy 

 

Dessins : Will 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 264

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9791034737291

 



Publié le 20/01/2020.


Source : Bd-best


Dans l’espace, personne ne vous entendra crier...de rire.  Ratafia delirium 1 - Le mal blanc

« - Capsule Jolly Roger à Kouklamoon ! Ici Romuald ! Nous sommes en approche… Nous revenons avec deux malades à bord ! Préparez la mise en quarantaine, risque de contagion !

- Roger, Jolly Roger ! Qu’est-ce qui leur arrive ? Ils ont mangé des fruits de mer ?

- Non, ils ont bu de l’eau croupie.

- Ne jamais boire de l’eau à la source sur des planètes en voie de développement. Article H2o du guide touristique intergalactique. »

 

 

 

 

 

 

Si Gaspard n’avait pas bu une soi-disant eau de jouvence, il ne se serait pas transformé en une sorte de zombie tout blanc. Et Padchock qu’il a touché s’est lui aussi vu atteint par le même symptôme. Romuald et le reste de l’équipage du Kouklamoon rejoignent leur vaisseau spatial avec les victimes avec lesquelles ils prennent soin de ne pas entrer en contact direct. Il faut alerter le Capitaine. Saura-t-il quoi faire pour guérir ses hommes du mal blanc avant que le virus ne se propage?

 

 

 

 

© Pothier, Salsedo, Laupêtre - Vents d’Ouest

 

 

Nicolas Pothier, à la manière d’Arleston avec Lanfeust des étoiles, transforme son petit monde en pirates de l’espace. Le bateau de Ratafia à laissé place à un vaisseau spatial digne de l’Atlantis d’Albator. Mais l’équipage du Kouklamoon est plutôt un ramassis de bras cassés. Seul Romuald, le second, est capable de prendre tant bien que mal les choses en main. Pothier multiplie les références et les clins d’œil. Un pinailleur digne de ce nom pourrait s’amuser à les recenser : Star Wars, 2001, La planète des singes, Planète interdite, Mars Attack,… La liste est longue. Des aliens à la Valérian peuplent également l’espace. Pothier utilise toutes les formes de comique : comique de situation et dialogues marrants alternent tout au long de l’album. L’humour de Pothier est potache et juvénile. C’est frais et dynamique.

 

 

 

 

© Pothier, Salsedo, Laupêtre - Vents d’Ouest

 

 

Côté dessin, on ne va pas se voiler la face. Mais où est passé Frédérik Salsedo ? Il est étrange qu’il ait simplifié son graphisme à ce point. A-t-il eu des ennuis de santé ? Est-ce un choix délibéré ? Ça aurait mérité des explications. On a l’impression que c’est le premier jet des dessins qui a été publié. Les afficionados de la première heure de Ratafia vont rester circonspects par ces dessins plus proches du fanzinat, agréables certes, mais pas à la hauteur du talent de leur auteur.

 

Heureusement que le scénario justifie la promesse du titre. Il faut absolument que le Delirium annoncé figure aussi dans le dessin pour la suite. Salsedo l’a déjà démontré dans la série d’origine.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Ratafia delirium

 

Tome : 1 - Le mal blanc

 

Genre : Pirate spatial 

 

Scénario : Nicolas Pothier 

 

Dessins : Frédérik Salsedo 

 

Couleurs : Sylvain Laupêtre 

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 11,50 €

 

ISBN : 9782749308661

 



Publié le 20/01/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4267 -  22 janvier 2020

 

 

 

 

Apocadispe à Angoulême !

 

 

 

 

 

 

            « Faites comme si tout était normal… » suggèrent les cavaliers de l’apocadispe en couverture de ce Spirou spécial Angoulême. Les chasseurs de dédicaces courent dans tous les sens.

            Cette semaine, Spirou décrit le festival d’Angoulême en long en large et en travers. Hormis nos Cavaliers qui visitent le festival avec leur classe, tout le monde s’y met : l’oncle Pop, l’Edito, Willy Woob et la Pause-cartoon.

            Des auteurs invités donnent leurs points de vue : Fabien Toulmé, Dutto, Alfred et Gleason signent des pages spéciales

 

            Les yeux de Lya se ferment jusqu’au prochain épisode et les rêves d’Olive se terminent également.

 

            Pour les abonnés, des autocollants Nelson viennent mettre le bronx.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Sur les traces du coupable

Frnck : Dinosaures

Olive : Une lune bleue dans la tête

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

 

 

Récits complets :

 

Carnet d’Angoulême (Toulmé)

Cavaliers de l’apocadispe (Les) : découvrent les grands classiques

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Angoulême ou on la quitte (La pause-cartoon)

Angoulême : Concertino Disegnado (Alfred)

Angoulême : Souvenir d’Angoulême – La remise des prix… (Gleason)

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Rêves dessinés (Les) (Dutto)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Schuiten

En direct du futur : Et Spirou s’anima

Jeux : Le festival des microbes (Bataillon)

Oncle Pop (L’) : FIBD Angoulême

Spirou et moi : Henriet

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Nelson

 

 

En kiosques et librairies le 22 Janvier 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 19/01/2020.


Source : Bd-best


Les jeux sont faits, rien ne va plus !  Kid Lucky 5 – Kid ou double

« - Quand je serai grand, je serai Lucky Luke ! Je serai le plus grand héros de l’Ouest… Je me battrai contre les éléments… Je me battrai contre les indiens hostiles… Je me battrai contre des grizzlis… Je me battrai contre les pires pistoleros… Je me battrai contre les plus grands voleurs des 2tats-Unis de l’Ouest du monde entier !

- KID ! Ça fait une heure que je t’appelle pour venir dîner ! Tu rappliques fissa !!!

- On ne se bat pas contre sa mère... »

 

 

 

 

 

On a beau être le futur justicier de l’Ouest, le combat le plus dur à faire reste celui contre sa famille. Kid Lucky n’a pas les armes pour se battre contre sa mère, et encore moins contre sa tante Martha qui l’élève.

 

 

 

 

© Achdé, Mel - Lucky Comics

 

 

Kid Lucky repose sur le même concept que le Petit Spirou. Mais là où le second a des préoccupations qui ne sont déjà plus celles d’un enfant, ayant une puberté plus que précoce, le premier est resté beaucoup plus candide. Il ne manque cependant pas de courage et va au front, même s’il sait qu’il finira souvent dans le mur.

 

 

 

 

© Achdé, Mel - Lucky Comics

 

 

La construction de l’album est aussi semblable à ceux du petit groom. Il commence par une tendre récit complet dans lequel Lucky Luke escorte un hors-la-loi, comme il le faisait déjà petit, rendant justice là où il n’y en avait pas forcément. Le passé viendra se rappeler à lui.

 

La suite de l’album est composée de gags en une planche de Kid Lucky, tous conclus par une anecdote authentique d’époque. Le jeune cow-boy est courageux mais naïf, tête brûlé mais maladroit. Entouré de copains de son âge, il utilisera l’ancêtre du téléphone portable avec Joannie Molson, goûtera du cactus avec Petit Cactus, son Yakari, et refera le portrait d’un outlaw recherché avec Dopey et Paquito.

 

 

 

 

© Achdé, Mel - Lucky Comics

 

 

Avec Kid Lucky, Achdé s’offre une récréation jubilatoire avec laquelle il semble prendre autant de plaisir qu’il en donne. Poilant !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Kid Lucky

 

Tome : 5 – Kid ou double

 

Genre : Western humoristique 

 

Scénario & Dessins : Achdé 

 

D’après : Morris 

 

Couleurs : Mel 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782884714549

 



Publié le 19/01/2020.


Source : Bd-best


Si Charles Bronson avait été cow-boy, il aurait été celui-ci. Lonesome 2 – Les ruffians

«  - Je vous rends vos colts et la carabine… Très efficace… Je l’aurais bien gardée, mais je crois que vous en aurez plus l’usage que moi !... Ceci dit, à votre place, je ne jouerais pas trop avec ma chance !... Je pars pour l’Oregon et Lucy m’accompagne… Vous lui avez fait forte impression !...

- Le Marshal doit porter sur lui une liasse de mille dollars… Le prix que Harper l’a payé pour me descendre… Prenez-les pour Lucy et vous… Et veillez sur elle…

- Mais bon sang, pourquoi s’obstiner à traquer cette ordure ?!

- Laissez-le patauger dans la fange… Faites comme-moi, offrez-vous un nouveau départ. Dans un pays neuf où l’or nous attend au fond des rivières, où les forêts, les chevaux sauvages, les prairies vierges n’attendent que nous… Et le ranch que je rêve d’y construire !...

- Je vous souhaite de réaliser ce rêve et de trouver la paix… mais en ce qui me concerne, je n’y ai pas droit ! »

 

 

 

 

 

 

               

                Le cow-boy solitaire n’a pas droit au rêve et à la paix. Meurtri dans son enfance, les cicatrices qu’il garde en son âme pourront-elles un jour se refermer ? Plus que le chemin de la vengeance, c’est celui de la justice qu’il recherche. Le prêcheur qu’il traque et ses sbires peuvent numéroter leurs abattis.

 

 

 

 

© Swolfs, Swolfs - Le Lombard

 

 

                Yves Swolfs n’a pas créé un énième western. Il ne raconte pas les aventures d’un justicier solitaire qui dessoude les outlaws et défend corps et âme la veuve et l’orphelin. Il ne cherche pas à entraîner le lecteur sur une piste dont il ne connaît pas les issues. Le scénariste offre au dessinateur, son autre lui-même, une histoire sur mesure dans un domaine dont il est le spécialiste.

 

                Lonesome glisse du pur western vers un conflit mafieux. Les ennemis que doit affronter le cavalier sont bien plus dangereux que de simples tueurs sans foi ni loi. Là est l’originalité du concept. La politique vient se mêler, non pas à la justice, mais à l’injustice. Certains l’apprendront à leurs dépens.

                Petit à petit, l’auteur donne les clefs. Il justifie ses choix et ceux de son personnage. Rien n’est innocent. On apprend pourquoi il ne nomme pas son héros. Le lecteur découvre des informations en même temps que certains acteurs du récit.

 

 

 

 

© Swolfs, Swolfs - Le Lombard

 

 

                Swolfs travaille en famille. Les couleurs de sa fille Sophie accompagnent une histoire qui change de décors.

 

                En donnant des indices, Swolfs installe une tension et un suspens inquiétants. A cause de (ou grâce à) cela, il n’est plus concevable de laisser autant de temps entre deux albums. Dix-mois ont séparé la parution des tomes 1 et 2.

                En grand professionnel de la BD, en vieux briscard du neuvième art, Yves Swolfs construit sa nouvelle série de façon maline à la manière des séries télévisées. Il faut en assumer le rythme sous peine de perdre du monde en route. Question de génération.

 

 

 

 

© Swolfs, Swolfs - Le Lombard

 

 

Les éditions du Lombard publient en parallèle une belle édition en noir et blanc qui permet d’apprécier le trait souple et précis d’Yves Swolfs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Lonesome

 

Tome : 2 – Les ruffians

 

Genre : Western 

 

Scénario & Dessins : Yves Swolfs 

 

Couleurs : Julie Swolfs 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,45 €

 

ISBN : 9782803672868

 



Publié le 19/01/2020.


Source : Bd-best


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