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Trois sœurs, une mère, un secret.  Les sœurs Grémillet 1 - Le rêve de Sarah

« - Quelle est la mission ?

- Nous allons mener l’enquête sur le passé de maman… Nous ne savons rien ! On commence par cette pièce!

- Pourquoi tu dois toujours tout décider ?

- Parce que c’est moi l’aînée. Allez, au boulot ! Cherchez des documents sur la jeunesse de maman ! »

 

 

 

 

 

 


                Les trois sœurs Grémillet fouillent le passé de leur mère. Qui est-elle ? Elles le savent. Que cache-t-elle ? Elles l’ignorent. Dans un décor de grande ville semblant issue d’une époque à la fois moderne et ancienne, du magasin des beaux-arts au jardin botanique, les filles mènent leur enquête entourées de chats errants et de rêves de méduses.

 

 

 

 

 © Di Gregorio, Barbucci - Dupuis

 


                Le dessinateur de Skydoll et la scénariste de Monster Allergy unissent leurs talents pour cette nouvelle série. Il y a du Miyazaki dans l’histoire des sœurs Grémillet, autant dans son traitement scénaristique que dans son approche graphique. Féminine, avec une vision d’auteurs masculins, cette nouvelle série met en scène Sarah, Cassiopée et Lucille, trois sœurs qui découvrent que leur mère avait un secret. Magda ne leur a pas tout dit sur sa vie passée. Les trois jeunes filles, comme les définit Di Gregorio, sont à la fois simples et extraordinaires. Sarah visite dans ses rêves une forêt de méduses. Lucille parle à son chat de manière insaisissable. Cassiopée vit dans son monde d’amour et de princes charmants.

 

 

 

 

 © Di Gregorio, Barbucci - Dupuis

 

 

                Giovanni Di Gregorio s’est inspiré de ses trois petites sœurs pour créer ses héroïnes. La série est une véritable ode à la famille, aux secrets qu’elle peut cacher, aux non-dits qu’on peut fouiller, aux liens familiaux que l’on peut renforcer.

 

                Alessandro Barbucci a eu un coup de foudre pour L’histoire sans fin. Aujourd’hui fan d’Harry Potter, il fait passer de puissants messages à travers le filtre du fantastique, sans jamais être moralisateur pour autant. Les lumières des différents moments de la journée jouent également un rôle prépondérant dans la beauté de ses planches.

 

 

 

 

 © Di Gregorio, Barbucci - Dupuis

 

 

                Participant au renouveau prometteur du catalogue de fond des éditions Dupuis, les aventures des Sœurs Grémillet trouveront aisément leur place à côté de l’excellente Boîte à musique.

 

 

 

 

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les sœurs Grémillet

 

Tome : 1 - Le rêve de Sarah

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Giovanni Di Gregorio & Alessandro Barbucci

 

Dessins & Couleurs : Alessandro Barbucci

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9791034736973

 



Publié le 13/06/2020.


Source : Bd-best


Un espoir vers l’impossible.  Le culte de mars

« - T’es qui ? Si tu m’embêtes, j’appelle ma maman pour qu’elle te tue.

- Je ne veux pas t’embêter.

- Alors tu veux quoi ?

- Juste voir ton vélo de plus près. Je peux ? Je suis désolé de t’avoir fait peur.

- J’ai pas eu peur.

- Je m’appelle Hermès. Je peux te montrer quelque chose ?

- Oh ! C’est quoi ?

- Est-ce que tu sais lire ?

- Violette ! A qui tu parles ?

- À Hermès ! Il faut pas le tuer, m’man. Il veut juste voir mon vé…

- Violette !! Prosterne-toi !... C’est le messager de Mars !! »

 

 

 

 

 

 

 

                Dans un futur indéterminé, Hermès est le gardien du savoir. Il consigne dans un livre qu’il écrit toutes les connaissances du monde « d’avant » qu’il retrouve au fil de ses pérégrinations. Tandis que certains de ses compatriotes vouent un culte à Mars jusqu’à faire des sacrifices humains comme le faisaient les Mayas, Hermès parcourt le monde pour tenter de consigner et de ré-apprendre le savoir oublié des anciens. Mais il est des cendres dont il est bien difficile de renaître. Hermès ne sait pas du tout, et il a le droit de ne pas tout savoir.

 

 

 

 

© Mobidic - Delcourt

 

 

                Après le choc « Roi ours », son premier album événement paru il y a déjà cinq ans, Mobidic est de retour pour un récit d’anticipation original. Ici, pas de robots géants, pas de savants fous ni d’envahisseurs aliens. L’autrice franco-mexicaine nous invite sur une Terre presque post-apocalyptique, dans laquelle la nature a petit à petit repris ses droits après que les ressources naturelles ont été épuisées. Si certains humains sont partis sur Mars (soit disant, on ne saura jamais s’ils y sont arrivés), les rescapés de la planète bleue s’organisent pour tenter l’expédition. Mais les hommes ne disposent plus des usines et des technologies d’antan. Tout est à recommencer.

 

 

 

 

© Mobidic - Delcourt

 

 

                Plus qu’une fable écologique, Mobidic propose une histoire où elle pose une question cruciale. Serions-nous capable de tout recommencer ? Pourrions-nous, sans les outils mais en connaissant des techniques, refaire tout le parcours de l’évolution industrielle ? En outre, Mobidic met les humains face à leurs travers. Peuvent-ils rester solidaires en toutes circonstances ? Et si tout cela arrivait ? Qu’est-ce qui prouve que nous ne retournerions pas à un état tribal semi-sauvage ?

 

 

 

 

© Mobidic - Delcourt

 

 

                Dans un graphisme réaliste souple et des couleurs oscillant entre le marron et le vert chapitrant les séquences, Mobidic montre l’étendue de son talent. Il y a peu d’autrices aussi complètes. Son nom est à se rappeler.

 

                « Mais où sont les neiges d’antan ? » La Ballade des dames du temps jadis de François Villon rythme le parcours d’Hermès. On a beau vouloir décrocher la lune, ou bien comme ici atteindre Mars, « qui beauté eut trop plus qu’humaine » ?

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le culte de Mars

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Mobidic

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 3

 

Prix :  18,95 €

 

ISBN : 9782756099217

 



Publié le 11/06/2020.


Source : Bd-best


Impérial à tous points de vue.  Charlotte impératrice 2 – L’empire

« - Bazaine n’est qu’une brute. Il se trompe du tout au tout. Si nous voulons que notre règne dure, c’est très simple, il faut que le peuple nous aime.

- Je suis d’accord.

- Il ne me respecte pas. Mais je leur montrerai à tous ce dont un Habsbourg est capable. Je… Je ne vous ai pas assez remerciée d’avoir soutenu ma décision de relever ce défi. Conquérir le Mexique ! Quelle grande idée ! C’est un peu à vous que je dois cet empire. Et si d’une façon ou d’une autre il m’était possible de vous exprimer ma gratitude…

- Mon cher époux, il n’y a pas que le cœur des mexicains que vous devez conquérir : il y a aussi le mien.

- J’essayerai. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                L’Empereur Maximilien d’Autriche est installé à Veracruz, au Mexique, avec sa jeune épouse Charlotte. Ils trouvent un pays miséreux dont la population est divisée en deux castes : une haute société flagorneuse et ironique vis-à-vis d’un envahisseur qu’ils jugent faussement salutaire, et une foule de loqueteux vivant dans la fange et considérés comme tel. Les rebelles Juaristes n’entendent pas laisser leur pays sans agir. Il va falloir user de diplomatie pour se faire respecter.

                Alors que Maximilien ne cherche qu’à trouver le bon mot qui le fera entrer dans la postérité, parcourant le pays et ses filles de joie, sa femme s’émancipe fatalement en cherchant des réponses réelles aux problèmes locaux, bien loin des radicales solutions napoléoniennes.

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme, Merlet - Dargaud

 

 

                Après un premier tome introductif remarquable, la suite des « aventures » de Charlotte impératrice continue à surprendre, émouvoir et indigner. Bien que romancée, procédé que revendique Fabien Nury en préambule, cette histoire d’une vie conserve la vérité sur lles rapports entre les époux impériaux et sur les relations diplomatiques internationales. Le rôle primordial du clergé dans un siècle religieux démontre que l’esprit de l’époque est encore plus proche de celui des croisades qu’on ne pourrait le penser.

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme, Merlet - Dargaud

 

 

                Il aura fallu presque deux ans pour lire cette suite, mais l’album compte soixante-dix planches. Et quand on voit la qualité du travail de Mathieu Bonhomme, on ne peut que se réjouir. C’est tout simplement fabuleux. Découpage, personnages décors, gros plans, chaque case est minutieusement pensée. Les ors de l’Empire côtoient la fange des pueblos d’une planche sur l’autre avec autant de grâce que de crasse, dans les moindres détails. Charlotte est sublime. Sa beauté n’a d’égal que la force de ses actions.

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme, Merlet - Dargaud

 

 

                Les couleurs de Delphine Chedru donnent une dominante sable poussiéreuse. Les nuits sont bleues-vertes ou rouge torrides. Quelques pointes de rose rehaussent discrètement quelques images. Chedru maîtrise son sujet et démontre, comme beaucoup de ses collègues, que coloriste est un métier de création au même titre que le scénariste et le dessinateur. Elle aurait mérité son nom sur cette magnifique couverture où Charlotte impose son aura devant un soleil éblouissant moins qu’elle.

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme, Merlet - Dargaud

 

 

                Maximilien réussira-t-il à faire de cette terre sauvage l’immense jardin dont il rêve ? Rien n’est moins sûr. Mais ce que l’on peut prédire, c’est que Mathieu Bonhomme décrochera un de ses jours le Grand Prix d’Angoulême.

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

Série : Charlotte impératrice

 

Tome : 2 - L’empire

 

Genre : Histoire 

 

Scénario : Fabien Nury 

 

Dessins : Mathieu Bonhomme 

 

Couleurs : Delphine Chedru 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 68 

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782205079562

 



Publié le 10/06/2020.


Source : Bd-best


Noirs desseins pour noir destin.  Dans mon village, on mangeait des chats

« - Tiens, le petit Pujol ! C’est ta mère qui t’envoie chercher la saucisse ? Parce qu’elle aime la saucisse, ta mère, pas vrai ? De la poitrine de porc ? Hum… Elle en manque pas de poitrine pourtant !

- Hi hi hi !

- Ça fait longtemps que je l’ai pas vue, ta mère ! Faudra que je passe la voir quand ton père sera sur la route !

- Mmmpf… Fffff…

- Et bé ? Tu  la veux ou pas, cette poitrine ?

- Miaou ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si le jeune Jacques miaule en s’adressant à Monsieur Charon, boucher et maire du village, c’est pour lui montrer qu’il a découvert son secret. Le commerçant zigouille des chats et les met dans son pâté. Mais pour celui-ci, ce petit con de Jacques ne perd rien pour attendre. Va s’engager entre tous les deux un jeu de « chat » et de souris dont tout le monde ne va pas sortir indemne. Ajoutons à cela une mère disons plutôt ouverte et un père camionneur souvent absent et ultraviolent. La seule éclaircie dans le ciel du gamin, c’est Lily, sa petite sœur. Dans son village, on mangeait des chats. Lui, goûtera à de la vache enragée.

 

 

 

 

© Pelaez, Porcel - Bamboo

 

 

Philippe Pelaez signe un récit sombre, violent et réaliste. Jacques Pujol se trouve embringué dans des actes répréhensibles malgré lui. Les actes qu’il commet s’avèrent être des fatalités. Jamais il n’usera de violence gratuite. En faisant de lui le narrateur de l’histoire, Pelaez lui permet de se justifier, sans s’excuser parce qu’il est bien trop fier pour cela. C’est de l’empathie pour cet anti-héros qui se dégage par ce procédé. En trois actes : l’incipit, la « maison d’éducation », puis la vie de truand comme dans un film de Verneuil, Pelaez assène un destin inéluctable au témoin des exactions de Charon la charogne.

 

 

 

 

© Pelaez, Porcel - Bamboo

 

 

Francis Porcel illustre ce scénario à la Moynot dans un graphisme proche de celui-ci. La crasse des âmes se lit dans les regards. La détresse des individus suinte des images. Jacques et ses compagnons sont des enfants perdus. Ils pourraient être ceux que rencontrent Wendy et ses frères en accompagnant Peter Pan au pays imaginaire. Sauf que ce pays là est bien réel. Les enfants apprendront à survivre, puis à vivre, en prenant les adultes à leurs propres pièges. Le scénario de Pelaez est mine de rien très littéraire. Il n’est pas aisé de dessiner un album avec de nombreux récitatifs. Porcel s’en sort très bien en évitant d’être redondant et en faisant souvent des échos particuliers entre ce texte et ses images.

 

 

 

 

© Pelaez, Porcel - Bamboo

 

 

On ne parle jamais assez des couvertures des albums. C’est pourtant la chose qui fait ouvrir ou pas le livre. Celle-ci est une totale réussite. Elle est marquante. On y voit la détermination de Jacques face à une ombre menaçante qui veut l’effrayer mais ne lui fait pas peur. Elle en dit beaucoup sans en dire trop. Elle montre la voie en gardant le mystère. Un exemple à suivre.

 

Pelaez et Porcel sont déjà en train de travailler sur une deuxième collaboration, Pinard de guerre, prévue chez le même éditeur. « Dans mon village, on mangeait des chats » contribue à faire de Grand Angle une collection prestigieuse, au même titre qu’Aire Libre chez Dupuis ou Signé au Lombard.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Dans mon village, on mangeait des chats 

  

Genre : Chronique d’un quotidien sombre 

 

Scénario : Philippe Pelaez 

 

Dessins & Couleurs : Francis Porcel 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818975633

 



Publié le 08/06/2020.


Source : Bd-best


On ne change pas une équipe qui clashe !  Les p’tits diables 29 - Ma très chère sœur !

« - Ah, c’est le printemps ! Quelle belle saison ! C’est une période de transformation. L’herbe reverdit… Les insectes réapparaissent… Les oiseaux se remettent à chanter… Les fleurs ressortent leurs pétales colorés et leurs doux parfums… Une saison de bien-être et de joie !

- Oui, il n’y a qu’une chose qui ne change pas avec le printemps. Malgré le beau temps, les microbes restent toujours aussi nuisibles, alors, occupez-vous d’eux !!! Ah, c’est le printemps ! Les bosses ressurgissent… Et les sœurs retrouvent le sourire. Quelle belle saison ! »

 

 

 

 

 

 

 

Alors que le printemps ne revient qu’une fois par an, de même que le Père Noël, les grandes vacances ou son anniversaire, les P’tits diables, eux nous donnent rendez-vous deux fois chaque année. Et cela avec toujours le même plaisir, surtout le nôtre, car pour Tom et Nina, il faut supporter sa sœur pour l’un et son frère pour l’autre.

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Plongeant dans une colline de pièces à la manière d’un Balthazar Picsou dans son coffre-fort, Nina, la très chère sœur, présente ses tarifs pour se faire une cagnotte. « Nous ne battons pas nos frères pour le plaisir, mais parce que c’est notre boulot de sœur. Alors, à la caisse, frérots !!! » S’il veut des bosses, Tom devra payer. Dès qu’il sera puni, Tom devra payer. Les punitions certifiées 100 % Nina flirtent avec la double puni. Tu es blessé ou sanctionné, mais tu payes en plus.  Comme elle le dit, avoir une sœur, ça a un prix.

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Cet album permettra de retrouver tout le petit monde qui gravite autour des deux garnements : Grippy la tirelire à cookies, Kafard et ses bons conseils, Solange la meilleure copine, Francis le plus horrible cousin que la terre ait porté, le cerveau de Tom et ses aventures, ainsi que Papa et Maman évidemment.

 

 

 

 

© Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Olivier Dutto et Benoît Bekaert forment un duo auteur/coloriste indissociable. Dutto a un graphisme acidulé alors que Ben BK a des couleurs rondes, et vice versa.

 

Les p’tits diables font figure de grand classique. La série est pour la génération de nos enfants ce que Boule et Bill était à la précédente : une bonbonnière sans fond de moments de vie souriants, avec un côté universel et rassurant.

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 29 - Ma très chère sœur !

 

Genre : Humour fraternel

 

Scénario & Dessins : Olivier Dutto

 

Couleurs : Benoît Bekaert

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302081734

 



Publié le 08/06/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4287 -  10 Juin 2020

 

 

Diabolique bucolique Nelson

 

 

 

 

 

 

 

            Le diablotin de Bertschy est à l’honneur dans ce numéro qui sent bon le déconfinement. Cerise sur le gâteau pour les aficionados, il y a une apparition de Jimmy Brocoli.

            On en apprend plus sur la famille de H.O.M.E. dans le premier chapitre de ce qui s’annonce comme une grande aventure à suivre. Quant à Cédric, on n’est jamais déçu. Les scénarii de Cauvin sont de plus en plus tendres et émouvants.

 

            Les abonnés sont gatés avec un magnifique carnet de voyage signé Joan, qui a senti le vent du confinement à l’autre bout de la planète.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Joan – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Prisonniers

H.O.M.E. : Ma correspondante venue  d’ailleurs

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

Olive : Allô la Terre ?

Spirou : Pacific Palace

 

 

Récit complet :

 

Cédric

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Family Life

Fifiches du professeur (les) (La pause-cartoon)

Game over

Givrés !

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Erre

En direct du futur : Midam, pour Kid Paddle

Jeux : Les sept péchés capitaux de Nelson (Caritte)

Spirou et moi : Dav

 

 

 

Supplément abonnés :

Carnet de voyage : Joan en Indonésie

 

 

En kiosques et librairies le 10 juin 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 07/06/2020.


Source : Bd-best


Trois femmes Ă  la mer !  La promesse de la tortue 1

« - Un navire ! Un bateau, là !!!

- Faites qu’il aille en France ! En France, par pitié !

- Quelle que soit la destination de ce bateau, on n’a pas fini d’en baver. C’est un miracle qu’on se soit tirées saines et sauves de cette tempête.

- Tu parles rudement bien pour une putain du châtelet, toi… Et qu’est-ce que tu essaies de nous dire avec tes jolis mots ?

- Qu’on est fortes ensemble.

- Si on ne se serre pas les coudes, on va y laisser notre peau. Même toi, Louise.

- On prend soin les unes des autres. On partage le mauvais et le bon. On ne se lâche pas. Jamais.

- Jamais.

- Jamais. »

 

 

 

 

 

 

 

 

1642. En pleine mer, accrochées à un ballot de fortune, trois jeunes femmes viennent de se jurer cohésion. Ejectées d’un bateau en pleine tempête, la malchance s’acharne sur elles. Le même navire les récupère, celui qui les amène sur l’île de la Tortue, territoire de Saint-Domingue colonisé par la France, pour devenir les épouses de flibustiers. Voleuses ou prostituées, telle est leur destinée. Vendues comme du bétail, leurs destins vont les séparer. Leur serment résistera-t-il à leurs nouvelles vies ?

 

 

 

 

© Piatzszek, Tieko - Bamboo

 

 

Apolline, Quitterie et Louise, la brune, la blonde et la rousse, ça commence comme une histoire drôle, mais ça ne l’est pas tellement. Devenues propriétés respectives d’un indigène, d’un pirate qui souhaite se sédentariser et du gouverneur de l’île, elles vont découvrir un monde rude et impitoyable qui pourrait leur faire regretter la prison du Châtelet. Mais la différence entre ces femmes et les autres, c’est qu’elles sont couillues.

 

 

 

 

© Piatzszek, Tieko - Bamboo

 

 

En mettant des femmes au centre de son récit, Stéphane Piatzszek s’écarte des standards machistes des histoires de pirates. Le  scénariste du remarqué Les oubliés de Prémontré pour Jean-Denis Pendanx signe un récit féministe avant l’heure. Alors que ce monde semblait exclure les femmes, il les intègre en s’appuyant sur un fait réel. En 1640, François Levasseur devient gouverneur de l’île pour le roi de France Louis XIII. Il fera venir des centaines de prostituées européennes pour mettre fin aux unions homosexuelles, dérivées du « matelotage », une tradition au sein des pirates et boucaniers.

 

 

 

© Piatzszek, Tieko - Bamboo

 

 

Dans une sobriété à la « Vécu », TieKo rappelle les belles années où la bande dessinée historique était à la mode. Dans la droite descendance d’un Yves Swolfs, le dessinateur fait le job avec application tant dans les décors (le bateau est bien réussi) que dans les personnages. Son trait manque juste un peu de personnalité, ou de particularité. Mais il vaut mieux un graphisme classique bien fait qu’un dessin original avec des défauts.

 

Jack Sparrow, méfie-toi ! Si tu avais à faire à des filles comme celles-là, tu devrais prendre garde à toi !

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La promesse de la tortue

  

Tome : 1 

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Stéphane Piatzszek 

 

Dessins & Couleurs : TieKo 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818968413

 



Publié le 06/06/2020.


Source : Bd-best


« Toute œuvre d’art est l’enfant de son époque et, bien souvent, la mère de nos émotions. »  Les aventures de Munich dans Marcel Duchamp

« - Duchamp ! Venez avec nous à l’atelier ! Vaches, pâtures, filles… Quelques loufoqueries locales, bien sûr, mais assez plaisantes. Et à la fin de la journée, nous avons un petit rituel à nous. Mais vous n’y participerez que si vous le désirez. Nous y voilà, l’atelier de Haimhausen. Figurations animales et humaines. Et je crois déduire que ce soir ce sont les secondes qui vont nous occuper. Messieurs… et madame ! Laissez-moi vous présenter Marcel Duchamp, un ami qui nous vient de Paris, peintre, cela va sans dire, de renommée modeste mais sulfureuse.

- Installez-vous. Nous sommes prêts à commences, n’est-ce pas ? Oui. Bien , alors… Faites de l’art. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1912, Marcel Duchamp arrive à Munich chez Max Bergmann, le « peintre des vaches », compagnon de quelques unes, de ses nuits parisiennes. Ce séjour bavarois sera un véritable tournant dans la vie de l’artiste, l’amenant des questions de la création aux réponses de la conception d’une œuvre artistique.

 

 

 

 

© Muradov – Dargaud

 

 

                Après le recueil d’histoires « Aujourd’hui, demain, hier » paru en 2016 chez le même éditeur, Roman Muradov revient avec, plus qu’un album, une œuvre d’art. D’origine russe, il habite à San Francisco. Il travaille pour des magazines aussi divers que, entre autres,  ‘The New Yorker', ‘New York Times', ‘Wall Street Journal', ‘Random House', ‘Vogue' ou encore ‘Washington Post'. Son site  https://www.bluebed.net donne un aperçu de la diversité de ses talents graphiques.

 

 

 

 

© Muradov – Dargaud

 

 

                Dans Les aventures de Munich dans Marcel Duchamp, tout est dit dans le titre. L’inversion syntaxique n’est pas innocente. Ambitieuse, onirique et déstructurée, la narration du récit invite à un voyage au cœur de l’art. Peu de choses ont été dites sur cet épisode de la vie de Duchamp, alors Muradov invente et ne s’en cache pas. Il imagine que l’artiste a volontairement perdu un bras afin de rechercher l’aide d’autrui et prolonger son séjour allemand. Il compare cette mutilation à celle de l’oreille de Van Gogh, qui lui permet d’exacerber son art. Bien sûr, pour que tout reste crédible, Duchamp se fait mettre une prothèse afin que personne ne remarque l’absence de membre. Cette image concrète posée sur un socle fragile, comme la définit Muradov, lui permet de romancer sa vie jusqu’à l’invention des célèbres « ready-made ».

 

 

 

 

© Muradov – Dargaud

 

 

                L’album ne ressemble à aucun autre. Les personnages esquissés sur un décor deviné dansent en peu de traits dans des noirs-grisés lorgnant vers un sépia sans jamais l’atteindre. Roman Muradov se cherche, propose et impose un art et une technique graphique et narrative comme s’il s’imbriquait dans le personnage dont il raconte la vie.

 

« Le grand ennemi de l’art, c’est le bon goût. » disait Marcel Duchamp. Pourtant, cet album a bon goût et est ami du neuvième. Pour ceux qui en douteraient encore, il est la meilleure preuve que la bande dessinée est un art à part entière, indépendant, ayant ses spécificités, et n’étant semblable à aucun autre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les aventures de Munich dans Marcel Duchamp 

 

Genre : Art-historis-tique

 

Scénario & Dessins : Roman Muradov

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 120 

 

Prix : 22,50 €

 

ISBN : 9782205084894

 



Publié le 06/06/2020.


Source : Bd-best


Le sens de la vie, la voie de la mort.  Mortel

 

 « - Mireille, veuillez organiser un rendez-vous demain matin avec Bouchard, pour que je lui annonce son licenciement. Qu’est-ce q… Je vais mourir aujourd’hui, c’est ça ? Wow… Eh bien, ça remet des choses sous une toute autre perspective… Mireille, veuillez avancer mon rendez-vous avec Bouchard à dans 10 minutes, merci. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Un chef d’entreprise vient de voir apparaître la Mort et sa faux dans son bureau. C’est signe pour lui que se dernière heure vient d’arriver. Son emploi du temps s’en trouve tout chamboulé.

 

 

 

 

© Martin, Dubuisson – Delcourt

 

 

                Elle va en chambouler des emplois du temps, la Mort, dans la centaine de strips carrés que constitue ce petit album rouge dehors mais noir dedans. Automobiliste ou skieur, Prêtre ou ramasseur de champignons, parachutiste ou simple passant, riche ou pauvre, on est tous égaux devant elle. Mais attention ! La victime n’est pas toujours celui ou celle que l’on croît.

 

                Après Pan, t’es mort ! de Guillaume Guerse et Terreur Graphique paru l’an dernier dans la même collection Pataquès, la grande faucheuse est de nouveau à l’honneur, ou plutôt à l’horreur.

 

 

 

 

© Martin, Dubuisson – Delcourt

 

 

                Pour la plupart du temps en gags métronomés en quatre cases, parfois en cartoon unique, les situations morbides sont à mourir...de rire. Marc Dubuisson tient le bon tempo. « Le sens de la vie » des Monty Python n’est pas loin. La religion, Donald Trump, les flics et les chasseurs entre autres en prennent pour leur grade. On dit qu’on s’habitue à tout sauf à l’idée de la Mort. Le scénariste en fait une fonctionnaire comme une autre qu’on finit même par trouver sympathique. Preuve en est la dernière série de gags de l’album intitulée « In bed with death » dans laquelle la dame en noir est une respectueuse mère de famille rentrant chez elle retrouver sa famille après une journée de boulot. Elle a un mari, une fille prénommée Agonie, mais aussi des états d’âme, ce qui prouverait qu’on en a une.

 

 

 

 

© Martin, Dubuisson – Delcourt

 

 

                Thierry Martin traîne ses guêtres depuis un bon petit moment maintenant dans le milieu de la BD. Il a réalisé de nombreux courts récits dans Spirou mais n’a pas encore réalisé la série qui fera son succès. Son graphisme semi-réalistes à mi-chemin entre Marcinelle et Fluide est parfait pour ces petites situations d’humour noir.

 

                Mortel est un album qui fait bien rigoler, ce qui prouve qu’on est encore vivant.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mortel

 

Genre : Humour noir de chez noir 

 

Scénario : Marc Dubuisson

 

Dessins & Couleurs : Thierry Martin 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782413008941

 



Publié le 05/06/2020.


Source : Bd-best


Happy Lycée to you !  Les profs - L’album des 20 ans

« - Madame la proviseure ! Nous détenons cinq otages ! Appelez le ministre de l’Education Nationale ! Tout de suite !

- Vous bluffez !

- Ils bluffent pas !

- C’est toi, le bluffon !

- D’accord, d’accord ! Et je lui dis quoi ?

- On veut le bac ! On l’a raté je sais pas combien de fois à cause que les profs sont nuls !

- J’ai pas compris… Ils ne veulent pas un hélicoptère et des millions ?

- Non non, juste des diplômes, je crois ! »

 

 

 

 

 


 

                Opération Fanfaron ! Pour les vingt ans du lycée, l’administration a mis les petits plats dans les grands. Mais les agapes vont vite prendre un ton de blues (agapes the blues) lorsqu’un trio de bras cassés va faire une prise d’otages dans la salle des profs. Les rebelles sous-diplômés n’ont qu’une revendication : qu’on leur donne le bac.

 

 

 

 

 © Léturgie, Erroc, Sti, Pica - Bamboo

 

 

                C’est par ce grand récit de vingt pages que commence cet album anniversaire des profs. Il n’est pas dessiné par Pica, ni par Léturgie, enfin, il l’est, mais pas que. Sur un scénario de Sti et Erroc, chaque planche a été confiée à un auteur maison de chez Bamboo pour un résultat qui nous colle plus fort qu’un élève pris la main dans le sac.

 

 

 

 

 © Léturgie, Erroc, Sti, Pica - Bamboo

 

 

Après cette aventure, Bamboo nous invite à remonter le temps en nous racontant la genèse de la série. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur la série depuis sa première planche parue en 1997 dans le journal de Mickey alors que personne n’y croyait. Puis vint le million d’albums, les produits dérivés, une série spin off (Boulard), les films. Une véritable success story.

 

 

 

 

 

 Et ce n’est pas fini ! Quelques uns des meilleurs gags sont commentés par leurs auteurs. Et, nouveauté, les profs se mettent à la narration sous forme de strips.

 

                Voilà vingt ans qu’est paru le premier album des Profs. Vingt ans qu’on écoute les campagnes napoléoniennes de Polochon. Vingt ans qu’on bave devant la prof de français. Vingt ans qu’on dort dans les cours de philo et qu’on met du bazar en espagnol. Vingt ans que Gladys hurle sur tout ce qui bouge et que Tirocul tire au flanc. Bamboo n’a pas hésité à mettre les petits plats dans les grands pour nous présenter un bel album de 88 planches au prix d’un 48. Il y a de l’historique, il y a de l’inédit. Un travail éditorial parfait.

 

 

 

 

 © Léturgie, Erroc, Sti, Pica - Bamboo

 

 

Rendez-vous dans dix ans pour fêter les trente ans de la série. Il y a fort à parier que d’ici là Boulard n’aura toujours pas eu son bac.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les profs

 

Tome : L’album des 20 ans

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Erroc & Sti 

 

Dessins : Léturgie, Pica & Co 

 

Couleurs : Guénard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818977309



Publié le 04/06/2020.


Source : Bd-best


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