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La mort vous va si bien.  Mort et déterré 1 - Un mort en cavale

 

 

« - Merde, merde, merde, merde, merde… Tu crois qu’il est mort ?

- Pas mon problème ! Il n’avait qu’à se mêler de ses affaires.

- Il faut appeler les secours !

- Faut rien faire du tout.

- On … va tout de même pas le laisser crever ?

- Ecoute-moi bien, Ducon. Si tu veux pas finir comme cet abruti, t’as intérêt à la boucler. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?

- Moi, je v… veux pas d’emmerdes.

- On décampe ! Y’a quelqu’un qui s’amène ! »

 

 

 

 

 

En s’interposant lors d’une rixe entre un dealer et son « client » dans un jardin public, Yan Faucher reçoit un coup de couteau fatal dans le ventre. A treize ans, voir sa vie stoppée nette, comme ça, si bêtement, c’est bien triste. L’ado avait plein de projets. Il avait prévu de réaliser un film de zombies avec son copain Nico. Sa mère était sur le point d’accoucher d’une petite sœur. Un drame. Sa famille est dévastée. Les obsèques se passent, le cercueil est inhumé. Mais, car il y a un « mais », son âme à décidé de ne pas quitter son cœur. Un an après, grâce au clairon qu’a glissé son petit frère Nathan près de son cadavre, Yan parvient à attirer l’attention de Nico qui vient fréquemment se recueillir sur la tombe. Il ne va pas en falloir plus à son camarade pour le déterrer. Reprendre une vie avec une face de mort-vivant, est-ce possible ? Comment vont réagir ses proches et Alice, la jeune fille qui lui a avoué son amour dans une lettre posthume ?

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

Couverture surprenante pour une toute nouvelle série. On n’est ni dans Zombillenium, ni dans le clip Thriller de Mickaël Jackson. Les auteurs québécois Jocelyn Boisvert et Pascal Colpron prennent le contre-pied de The Walking Dead pour parler de la mort avec légèreté.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

Dans un réalisme doux à la Magic 7, Colpron donne vie à la mort. Usagi, connue pour ses couleurs de Seul, a trouvé la bon ton pour le visage décharné de Yan.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

Avant d’être une BD, Mort et déterré était un roman pour ados. Mais alors que pour celui-ci, Boisvert s’était axé du côté de l’ado qui survit, il développe son concept en se plaçant du point de vue des parents souffrants d’avoir perdu un enfant.. La série télévisée Six feet under, mettant en scène une famille de fossoyeurs, fait partie de ses références. Le scénariste veut surprendre. La série a failli s’appeler Le Mort Survivant, titre qui aurait encore mieux sied, car Yan cherche à vivre une vie « normale », tout en étant traqué, en cachant sa condition et son faciès qui va avec.

 

 

 

 

© Boisvert, Colpron, Usagi - Dupuis

 

 

Sans être « à la mode » mais étant tout simplement dans l’air du temps, Mort et déterré a tout pour cartonner auprès du public ado. Sorti discrètement en plein mois d’août, il faut absolument que Dupuis profite d’Halloween pour le mettre en avant.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Mort et déterré

 

Tome : 1 - Un mort en cavale

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Boisvert

 

Dessins : Colpron

 

Couleurs : Usagi

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782800169927

 



Publié le 05/09/2019.


Source : Bd-best


Inauguration de Drakoo, une nouvelle branche de Bamboo.  Danthrakon 1 - Le grimoire glouton

 

 

 

« - Je vous présente ma dernière acquisition : Le Danthrakon.

- Le quoi ?

- Le vrai Danthrakon ?

- Le seul, l’unique exemplaire du plus grand grimoire magique. Plusieurs copistes ont tenté de le reproduire, tous sont devenus fous. Je suis sa trace depuis plus de trente ans. Il a changé six fois de mains mais personne n’est parvenu à le déchiffrer. »

 

 

 

 

 

Dans la cité de Kompiam, la belle Lerëh apprend à lire à Nuwan, apprenti marmiton du mage Waïwo. Alors que tout le monde dort, le novice profite du calme pour aller parfaire sa culture dans la bibliothèque. Mais on ne se méfie pas assez des grimoires. « Certains veulent se venger d’avoir servi à caler une armoire, et d’autres sont de vrais parasites. » Le livre choisi par Nuwan est magique. Son encre pénètre dans le corps du jeune homme et disparaît des pages de l’ouvrage.

 

 

 

 

© Arleston, Boiscommun, Guth - Drakoo/Bamboo

 

 

Alors que le mage pense que son livre a été volé et remplacé, Nuwan va devoir apprendre à vivre avec l’encre qui s’est mêlée à son sang et qui lui octroie des pouvoirs qu’il va falloir dompter.

 

Mais comment diable fait ce damné Arleston pour arriver à raconter encore de nouvelles aventures d’Heroïc-Fantasy ? Ça s’appelle le talent. Sans être révolutionnaire, cette nouvelle série réjouira les amateurs du genre. C’est à peine s’ils remarqueront que l’album ne paraît pas chez Soleil. En effet, Arleston est devenu directeur de la nouvelle branche d’édition chez Bamboo : Drakoo. Après Grand Angle et Doki Doki, Olivier Sulpice lance avec son complice  débauché de la maison toulonnaise une toute nouvelle collection dédiée à la fantasy, à la science-fiction et plus largement aux histoires fantastiques.

 

 

 

 

© Arleston, Boiscommun, Guth - Drakoo/Bamboo

 

 

 

Danthrakon, annoncée comme un trypique, inaugure avec deux autres titres le vaisseau Drakoo. Arleston y a glissé tous les poncifs de l’Heroïc-Fantasy, mais également tout ce qui a fait le succès de sa carrière : des dialogues à plusieurs degrés et des relations homme/femme truculentes dans lesquelles les dames font plus que tirer leur épingle du jeu. Arleston glisse un hommage plus qu’appuyé à la Quête de l’oiseau du temps, avec un Tinpuz qui n’est rien d’autre qu’un Fourreux en puissance.

 

Au dessin, on retrouve un Olivier Boiscommun qui s’éloigne de son style originel pour s’approcher de celui d’un Didier Tarquin. Le dessinateur s’en sort bien, mais on peut remarquer dans un encrage épais que le trait est parfois un peu forcé. Ses animaux humanisés sont  une vraie réussite, en particulier les reptiliens dont la plastique semble convenir parfaitement à l’auteur.

 

Les couleurs de Claude Guth rassureront également les fans de la première heure du monde de Troy. Elles prouvent au lecteur qu’il est en territoire familier.

 

 

 

 

© Arleston, Boiscommun, Guth - Drakoo/Bamboo

 

 

Deux autres séries accompagnement le lancement de Drakoo : La pierre du chaos, de Katz et Créty, barbare et punchy, scénarisée par un romancier, marquant la volonté d’Arleston d’amener du sang nouveau, des idées inédites et des univers forts et cohérents, ainsi que le plus original et osé Dragon et poisons, mené par un trio d’autrices : Bauthian, Morse et Kaori.

 

Drakoo est une vraie chance pour l’Heroïc-Fantasy, un nouveau départ peut lui permettre d’acquérir une vraie légitimité parfois ternie par des albums de mauvaise qualité qui ont pollué la surproduction dans les années 90-2000.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Danthrakon

 

Tome : 1 - Le grimoire glouton

 

Genre : Heroïc-Fantasy

 

Scénario : Arleston

 

Dessins : Boiscommun

 

Couleurs : Guth

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782490735020

 



Publié le 05/09/2019.


Source : Bd-best


Comment créer de la tension sans action.  To your eternity10

 

 

« - Bon, en route pour Renlil ?

- Kahaku, que fait-on pour les knockers ?

- J’ai chargé une tribu de les surveiller…

- Je vous rejoindrai à Renlil, mais je dois d’abord passer par Uralius…

- Pour quoi faire ?

- La reine de Renlil a accepté que nous collaborions, mais elle doute encore de nous… Dans quelques mois, lorsque les knockers attaqueront, nous aurons besoin de renforts…

- Autres que l’armée d’Uralius ou la garde ?

- Oui… L’idéal serait d’avoir d’autres immortels comme toi... »

 

 

 

 

 

 

Bonshen Nicoli La Tastypeach Uralius, prince du royaume d’Uralius cherche des compagnons pour aider Imm à combattre les knockers. Depuis que l’immortel lui a sauvé la vie, il a changé de look afin de se faire passer pour mort. Imm organise la protection de la ville de Renlil pour en faire le siège de la contre-attaque. Et puis il y a la jeune Fah, qu’Imm a également sauvée. Elle est muette et communique avec une jarre. Il est hors de question de l’abandonner.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

Yoshotoki Oima propose un tome contemplatif, dans lequel on pourrait penser qu’il ne se passe pas grand-chose. Or, comme dans une soirée avant un examen, ou bien comme dans un hall d’aéroport en attendant le départ, la tension monte crescendo. Le lecteur attend avec impatience l’attaque des knockers, mais sans vouloir qu’elle arrive de peur des conséquences. C’est un sentiment étrangement paradoxal. On est comme hypnotisé par cette « préparation » à un chaos qui arrivera dans le prochain tome.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

La délicate mangaka de A silent voice excelle une fois de plus dans un final percutant qui met en scène le personnage le plus poignant de la série. Mais ça, on vous le laisse découvrir par vous-même...

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : To your eternity

 

Tome : 10

 

Genre : Fantastique émouvant

 

Scénario & Dessins : Oima

 

Éditeur : Pika

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 6,95 €

 

ISBN : 9782811648855

 



Publié le 04/09/2019.


Source : Bd-best


« La lumière montre l’ombre et la vérité le mystère. » Proverbe latin médiéval.  Le Royaume de Blanche-Fleur : Le complot de la Reine

 

 

 

« - Berthe ! Cette fois, c’en est trop ! Je veux en finir une bonne fois pour toutes avec cette fille ! Anne doit disparaître !

- Mnng mng ?! Mggnnmgn ?...

- Non… Grands dieux, pas avec une de tes potions ! Elles ne fonctionnent jamais ! Je veux qu’Anne disparaisse pour toujours. Toi, tu serais fichue de lui donner des superpouvoirs en pensant l’empoisonner !

- Mgnn… ngn… mgnnng…

- Tu vas plutôt convoquer mes dames de cour ! Fais-les venir dans mes appartements ce soir ! Nous fomenterons un complot ! »

 

 

 

 

 

 

La Reine du Royaume est furieuse. Le Roi vient de lui faire un nouvel affront. Pour son mariage avec le Prince Eric d’Arbédie, la Princesse Cécile tient à ce que sa meilleure amie Anne, la tavernière, soit à ses côtés à la table d’honneur. Devant le refus de sa mère, qui déteste la roturière, Cécile s’adresse à son père qui lui octroie ce droit. C’en est trop pour la matriarche qui décide de tout faire pour rayer Anne de la carte. Pendant ce temps,  Anne reconstruit sa taverne. Elle ne se doute pas qu’elle va être embarquée au cœur d’une aventure qui lui dévoilera le secret de ses origines

 

 

 

 

© Feroumont, Princesse Barbare - Dupuis

 

 

Ça faisait quatre ans qu’on attendait le retour des oiseaux bavards. Quatre ans ! Il faut dire que Benoît Feroumont a été accaparé par son travail dans le monde du dessin animé, ainsi que par son épisode de Spirou. On lui pardonne. Que ne ferait-on pas pour la meilleure série moyenâgeuse après Johan et Pirlouit ?

 

 

 

 

© Feroumont, Princesse Barbare - Dupuis

 

 

Feroumont a promis à son personnage Anne qu’à la fin l’histoire serait bel et bien finie et qu’elle n’aurait plus à attendre mille ans pendant qu’il fait du cartoon. Cela voudrait-il donc dire que les portes du Royaume se ferment à jamais avec cet ultime (?) album. Ce serait dramatique tellement on tient là une pépite.

 

 

 

 

© Feroumont, Princesse Barbare - Dupuis

 

 

Ce qu’il est compliqué de comprendre, c’est pourquoi Dupuis « casse » la maquette de la série. Peut-être l’éditeur pense-t-il qu’après une si longue absence les lecteurs ont disparu, se sont égarés dans les limbes des sorties BD. Grave erreur, ils n’étaient pas perdus, ils attendaient. On l’a vu par le passé avec par exemple Gully dont un nouvel album était paru bien après les autres, sans numérotation, sans « collection », ce fut un échec retentissant. Il ne faudrait pas que le Royaume subisse le même sort.

 

 

 

 

© Feroumont, Princesse Barbare - Dupuis

 

 

Le Royaume est une excellente série. C’est le chaînon manquant entre les classiques de l’âge d’or et les pépites modernes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le Royaume

 

Tome : 7 - Le Royaume de Blanche-Fleur : Le complot de la Reine

 

Genre : Aventure humoristique

 

Scénario & Dessins : Feroumont

 

Couleurs : Princesse Barbare

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN : 9791034737437

 



Publié le 04/09/2019.


Source : Bd-best


Tarzan, intégrale Russ maning, digne successeur de Foster et Hoggarth

Cette intégrale est la deuxième d’une série de 4 volumes reprenant les strips quotidiens, les histoires complètes et les Sunday strips que Manning dessina de 1967 à 1979. Certains de ces strips ont déjà été publiée en français dans les intégrales Soleil ou d’autres publications. Mais c’est la première fois qu’on a la totalité dans son format original (en n&b ou en couleurs) dans une édition de grande facture.

Manning est le digne successeur de deux grands dessinateurs : Harold Foster (Prince Vaillant) qui dessina Tarzan de 1929 à 1939 et Burne Hoggarth de 1945 à 1950.

 

 

 

 

 

 

                                           

La fin des 60’s voient bien sur l’apparition de Woodstock et tous les mouvements de contestation mais aussi le déclin de Tarzan. Au rythme effréné de merchandising séries TV ou adaptations BD pas toujours de grande qualité (tout le monde ne peut être Foster ou Hoggarth !), Tarzan se banalise et perd de sa crédibilité et le bénéfice de la société Edgar Rice Burrough inc se raréfie. Mais cette société gérant les droits et les adaptations (sous quelque forme que ce soit) a le nez fin en débusquant Russ Manning, qui nourri dés son plus jeune âge par le Seigneur de la Jungle (Tarzan a été créé en 1912 !), ne demande à revenir aux fondamentaux des romans : la jungle et ses tribus perdues (en privilégiant donc le fantastique plus que la jungle urbaine).

Manning combina un graphisme d’une très grande qualité s’inspirant à la fois de l’ encrage d’Alex Raymond (Flash Gordon, Rip Kirby) et du mouvement de Hoggarth donnant une vivacité extraordinaire à notre héros. Et pourtant, les décors sont réduits à sa plus simple expression mais tous les lecteurs sont déjà imprégnés de l’imaginaire tarzanesque et ont tous un coin de jungle dans leur tête .

 

 

 

 

On y découvrira aussi Korak, le fils de Jane et Tarzan, qui ,  adolescent, vivra en parallèle les grandes questions que se posèrent les jeunes adultes de la fin des 60’s.

Je vous conseillerai aussi les 2 intégrales que Delirium vient de consacrer à Joe Kubert (Sergent Rock et l’éblouissant Fax de Sarajevo ).



Mais revenons à Tarzan ou plutôt son créateur : Edgar Rice Burrough dont la vie mériterait d’être adaptée en BD. Né en 1875 . Adolescent fugueur, il s’engagea dans le 7ème de cavalerie du célèbre Général Custer avant d’enchainer des petits boulots et de fonder famille. C’est lorsqu’il exerçait le noble métier de vendeurs de taille-crayons qu’il s’essaya à l’écriture avec John Carter (Le Cycle de Mars) et dans la foulée, Tarzan en 1912. Un succès quasi immédiat .

 

 

 

 

 Il achète un ranch en Californie et ira jusqu’à créer une ville en 1927 dans le nord de Los Angeles qu’il nomma Tarzana ! Il y fonda sa société et y rassembla des studios de cinémas comme des ateliers de BD ou autres. Mais ce n’est pas tout. Dés 1942 et Pearl Harbour, il s’engagea dans l’armée US comme correspondant de guerre (le plus agé) avant de décéder d’une crise cardiaque en 1950. Souvent taxé de raciste (à tort), il mixe en plus de son talent de romancier ceux d’ethnologue, anthropologue ou linguiste.

A (re)découvrir d’urgence !

 

 

Benoit Pire

 

Titre:  L’intégrale Russ Manning

Volume : 2 (1969-1971)

Scénario et Dessin : Russ Georges Manning

Genre : Aventures

Éditeur : Newspaper strips (Graph Zeppelin)

Nbre de pages : 276

ISBN : 978-2-490357-10-9

Prix : 40 €



Publié le 04/09/2019.


Source : Bd-best


 Quand un yakuza devenu « desperate houseman » vous invite à souper, retirez vos chaussures et faites preuve de déférence sous peine de le payer de votre vie !

Quand on voit toute l’application dont il fait preuve pour les corvées ménagères, je n’aurais jamais voulu être dans les mains de Tatsu l’Immortel quand il était aux ordres des triades.

 

Résumé: Ne sous-estimez jamais un homme au foyer. Tatsu l’immortel était le plus terrible des Yakuzas. Son nom est lié à de nombreuses histoires qui font date dans le société des malfaiteurs. Mais aujourd’hui, il a cessé cette activité pour devenir…Un homme au foyer accompli!!

 

 

 

 

Dans la voie du tablier, le lecteur partage la vie d’un ancien Yakuza, Tatsu L’immortel, non pas dans le milieu de la mafia mais bien dans son quotidien d’homme au foyer. Après avoir rencontré son épouse, il a décidé de changer et de s’occuper maintenant des tâches ménagères. On le voit faire les courses, les soldes ou bien les repas. Malgré son implication quasi obsessionnelle, les gaffes et les malentendus sont très nombreux et les situations bizarres et absurdes s’enchaînent. Suivez ce « Desperate Houseman » dans ses tribulations journalières.

 

 

 

 

On doit ce manga à l’imagination et au savoir faire de Kousuke Oono.

Graphiquement, Kousuke Oono fait le taf, le trait est fin et soigné. Les expressions des visages sont bien détaillées ce qui souligne les caractères des différents personnages. Sous son air ombrageux et son accoutrement de mafieux, on se rend vite compte que notre héros a de grosses difficultés dans « la vie normale ». L’ambiance est représentée de manière subtil et judicieuse grâce  à une trame bien exploitée et un découpage permettant de mettre un évidence certains angles très intéressants (un peu cinématographique).  Les décors extérieurs sont riches et très variés, on se plait à déambuler avec notre héros dans le centre-ville ou au supermarché.

 

 

 

 

Il est vrai qu’il faut d’emblée adhérer au concept mais dès qu’on y a goûté (comme les bentos), on ne peut plus s’en passer.  L’histoire repose sur différentes petites saynètes humoristiques. Le décalage est provoqué par le comportement ou l’allure de Tatsu. En effet, le voir en tablier en train d’apprendre à cuisiner ou sa manière de choisir un couteau de cuisine est juste tordant.  La transposition des comportements d’un yakuza dans sa sphère privée est  juste jouissive. Le scénario pourtant simple fonctionne à merveille grâce une belle mise en scène et aux situations très variées qui jalonnent le quotidien de notre ancien mafieux. Il n’y a pas non plus trop de stéréotypes qui viennent alourdir l’intrigue. Notre scénariste a voulu une oeuvre contemporaine et plausible. Un quotidien réel « affronté » par un dur à cuire, et c’est ça qui fait tout le charme.

 

 

 

 

Son originalité et sa qualité graphique en font sans conteste un très bon manga humoristique. On comprend qu’il cartonne au Japon. Les gags sont nombreux car toutes les situations anodines du quotidiennes vues à la façon yakuza prennent des proportions proches d’un affrontement entre bandes rivales… et tournent au fiasco. J’attends la suite avec impatience et j’ai hâte de voir comment Kousuke Oono va pouvoir développer son manga et continuer à nous faire rire. J’adore le travail d’impression des Editions Kana, que ce soit sur le choix des couleurs ou sur l’originalité des pages de couverture. En effet, l’une est couverte de bons de réduction et l’autre représente le manga préféré de la femme de Tatsu.

 

Alexis Seny

 

Titre: La voie du tablier

Tome: 1

Scénario et Dessin : Kousuke Oono

Genre: Seinen/Humour/Mafia

Traducteur: Rodolphe Gicquel

Éditeur: Kana

Nbre de pages: 160

Prix: 5,95€

Date de sortie: 6 juillet 2018



Publié le 04/09/2019.


Source : Bd-best


L'esprit de sacrifice... Les compagnons de la Libération T.3 Jean Moulin

 

 

Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi — et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé. Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses. Avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle — nos frères dans l'ordre de la Nuit… (Extrait du discours d’André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon).

 

 

 

 

 

Troisième volume de la collection consacrée aux compagnons de la Libération, ce nouvel épisode est consacré à Jean Moulin. Ce dernier fut envoyé en France occupée par le général Charles de Gaulle afin de tenter d’unifier les différents mouvements de résistance contre les nazis. Alors que le président Roosevelt n’avait aucune confiance en l’homme du 18 juin, Jean Moulin réussit à convaincre les responsables des différents mouvements de résistance de laisser en sommeil leurs orientations politiques afin de se consacrer plus particulièrement à la lutte contre les troupes nazies.

 

 

 

 

 

©  Mako – Holgado – Bouet – Bamboo Grand Angle.

 

Au nom de de Gaulle, Moulin crée le Conseil National de la Résistance. Il est arrêté le 21 juin 1943 à Caluire et Cuire (banlieue Lyonnaise) alors qu’il participe à une réunion avec sept dirigeants de la résistance.

 

 

 

 

©  Mako – Holgado – Bouet – Bamboo Grand Angle.

 

 

Torturé par le chef de la Gestapo de Lyon (Klaus Barbie), il garde le silence et décède en gare de Metz (8 juillet 1943) des suites de ses blessures dans le train l’emmenant en captivité. Le lendemain, le corps d’un ressortissant français décédé en territoire allemand (présumé être Jean Moulin) est rapatrié à Paris et immédiatement incinéré.

 

 

 

 

 

L’urne contenant les cendres est déposée au cimetière du Père Lachaise avec la mention « Inconnu incinéré le 9 juillet1943 ». C’est cette urne qui sera transférée au Panthéon le 19 décembre 1964.

 

 

 

 

 

La réalisation de cette nouvelle collection aux Éditions Grand Angle est un devoir de mémoire permettant à chacun d’entre nous de réaliser les sacrifices, parfois ultime, effectués par ces hommes afin que nous puissions vivre actuellement dans des contrées démocratiques.

Le découpage du scénario laissé à Jean-Yves Le Naour  (déjà scénariste pour Leclerc) est choix judicieux. Il révèle les difficultés rencontrées par Moulin afin d’accomplir la mission confiée par Charles de Gaulle. Très bonne initiative aussi de choisir différents dessinateurs afin d’illustrer la vie de ces compagnons de la libération.

 

 

 

 

 

©  Ina.fr

 

 

NB : A ce jour, seuls quatre compagnons de la libération (âgés de plus de 97 ans) sont toujours en vie. Il est prévu que le dernier compagnon à mourir soit inhumé dans la crypte du mémorial de la France combattante au mont Valérien.

 

 

Alain Haubruge

 

 

Série : Les compagnons de la Libération.

 

Tome : 3 Jean Moulin.

 

Genre : Historique.

 

Scénario : Jean Yves Le Naour & Thomas Rabino.

 

Dessins : Marko & Holgado.

 

Couleurs : Sébastien Bouet.

 

Éditeur : Bamboo.

 

Collection : Grand Angle.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782818967287



Publié le 03/09/2019.


Source : Bd-best


Comme un hommage à Hergé, Tardi et Bourgeon.  Aspic, détectives de l’étrange 7 - Le mystère de la momie blette

 

« - Quelle raison vous amène ici, tante Hélène ?! La famille n’a jamais été votre tasse de thé.

- J’ai besoin de vous, ma nièce. Du moins, de votre agence… Comme vous le savez, Flora, notre famille tire sa fortune du vin. J’occupe donc la demeure historique des Latour sur les quais de la capitale Gasconne. Je vis seule avec quelques domestiques.

- Vous parlez de Bordeaux ?

- Assurément mon brave. Mon logis a toujours été le siège de phénomènes inexpliqués. Mais cela ne me gênait pas. Je dirais même que cela m’arrangeait. »

 

 

 

 

 

Si la tante de Flora Vernet se résout à monter à Paris pour s’adresser à l’agence Aspic, c’est qu’elle a vraiment besoin de l’aide de sa nièce. Ancienne adepte des séances de spiritisme, la vieille dame voit son logis perturbé par des manifestations d’ectoplasmes agressives et dangereuses, tant et si bien que ses domestiques quittent leurs fonctions les uns à la suite des autres. Direction Bordeaux pour Hugo et Flora. Entre une momie facétieuse et la vengeance d’un malfrat, ils vont avoir fort à faire pour dénicher la clef du mystère.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

Pour le septième épisode de l’ « Agence Aspic », Thierry Gloris livre sa meilleure fournée. On savait que le scénariste était un dialoguiste méticuleux et un historien précis, il s’avère en plus devenir un très bon feuilletoniste. Avec cette série, il tient le filon pour développer un univers riche et l’imposer comme un classique de demain. Outre une histoire solide, aussi bien charpentée que la Tour Eiffel dont il est question en ouverture, il truffe son récit de clins d’œil.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

La tante emportée sur son fauteuil par un tourbillon au milieu de son salon fait inévitablement penser à Tryphon Tournesol en couverture des « 7 boules de cristal ». Le négoce triangulaire dont Gloris nous rappelle le principe est un hommage aux Passagers du vent. Mais comment traiter de ce sujet sans penser à ce chef-d’œuvre du 9ème art sorti au mi-temps des années 80, à l’adolescence du scénariste d’Aspic. Quant à elle, la momie logeant dans l’appartement girondin plairait beaucoup à Adèle Blanc-Sec.

 

Plus finement, le nom du bandit masqué poursuivi au début de l’histoire, Albert Dupuit, n’est pas sans rappeler celui de Charles Dupuis, fondateur des éditions du même nom, dont les responsables actuels sont incapables de mettre en valeur la série Bushido, de Gorobei et Gloris, qui a pourtant été primée à Angoulême. Est-ce là un petit pied de nez ?

 

Enfin, pour les initiés,  on appréciera le clin d’œil à Robert Charon, fondateur des estivales de la BD de Vendays-Montalivet, dont le nom est donné à l’un des protagonistes.

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

Emmanuel Despujols a la lourde tâche de représenter Bordeaux à la fin du XIXème siècle. Du port de la Lune à la Place de la Comédie, de la gare Saint-Jean au Pont de Pierre, les amateurs de reconstitutions d’époque qui connaissent les lieux, et même les autres d’ailleurs, seront séduits par son travail. Aux couleurs, Cyril Saint-Blancat donne du relief, avec un travail particulièrement soigné sur les éclairages des visages.

 

Comme dans tout bon feuilleton, alors que l’on pense le récit bouclé, un rebondissement de dernière minute capture le lecteur. Vite la suite !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Aspic, détectives de l’étrange

 

Tome : 7 - Le mystère de la momie blette

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Gloris

 

Dessins : Despujol

 

Couleurs : Saint-Blancat

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Quadrants

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302072541



Publié le 02/09/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4247 -  4 Septembre 2019

 

 

Jérôme flaire un mauvais coup !

 

 

 

 

 


 

            Le détective classique, ça marche toujours. Preuve en est avec Jérôme K.Jérôme Bloche dont les enquêtes sont racontés avec professionnalisme, précision et addiction par un Alain Dodier au meilleur de sa forme.

 

            Cédric, un des rescapés du catalogue Cauvin, explique « la façon de le dire… », pendant que les Nombrils livrent une salve de vacheries comme elles savent si bien le faire.

 

            Les abonnés sont gâtés avec un stripbook comme toujours sensible et épatant de Sergio Salma. Il nous livre cette fois-ci une double histoire de canaris : une histoire vraie et une fiction. Laquelle est vraie ?

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Salma - Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Boîte à musique (La) : A la recherche des origines

Jérôme K.Jérôme Bloche : Contrefaçons

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la Reine

Tif et Tondu : Mais où est Kiki ?

 

 

Récit complet :

 

Cédric : La façon de le dire…

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Nelson

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Vacheries des Nombrils (Les) (x5!)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Carbone

En direct du futur : Frnck 6

Interview : Dodier

Jeux : L’affaire du Solex (Cerq & Clémence)

Spirou et moi : Anne Simon

 

 

Supplément abonnés :

Stripbook : 2 histoires de canari (Salma)

 

 

En kiosques et librairies le 4 septembre 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 02/09/2019.


Source : Bd-best


Nos vies sans maîtres.  Comme des bêtes 1

 

 

 

« - Hé, y a un nouveau dans le square, on va le saluer ?

- Salut ! Moi, c’est Max, et toi ?

- Euh… Je sais plus…

- C’est dingue, ça… Même pas une petite idée ?

- Non, on m’appelle souvent « sale bête » ou « gros dégoûtant », mais c’est pas mon nom !

- Pourquoi tu regardes pas sur ta médaille ?

- Hé, bonne idée !... « Made in China »… Désolé, je vais m’isoler un peu, c’est rude de découvrir qu’on a un nom aussi pourri... »

 

 

 

 

 

 

Quand Max, le Jack Russel terrier, se promène dans le square municipal avec ses potes, toute occasion est bonne pour se faire de nouveaux amis. Mais les chiens de la ville ne sont pas tous des premiers prix d’université. Il y a pas mal de crétins. Les canidés n’ont pas l’apanage de la sottise. Les pigeons, ainsi que les chats, se débrouillent pas mal également. Et que dire de Pompon (Snowball en version originale), le so cute petit lapin blanc, et Ozone, le chat sans poil, dont leur bêtise n’a d’égal que leur méchanceté.

 

 

 

 

© Lapuss’, Goum - Dupuis/Universal Studio

 

 

Que font les animaux lorsque leurs maîtres sont absents ? Tel est le pitch de la bande dessinée et des films dont elle est issue. Pour autant, l’album n’est pas une adaptation des longs métrages animés mais une série de gags originaux.

 

 

 

 

© Lapuss’, Goum - Dupuis/Universal Studio

 

 

Lapuss’, déjà aux manettes des gags des Minions avec Renaud Collin au dessin, alterne les gags avec Max, Duke et leurs acolytes chiens, avec ceux mettant en scène les autres animaux, le cochon d’Inde Norman tirant son épingle du jeu.

 

Avec un graphisme en couleurs directes, sans traits de délimitation, Goum a un style proche de celui de Collin. C’est cartoon, c’est punchy, c’est fidèle aux films.

 

 

 

 

© Lapuss’, Goum - Dupuis/Universal Studio

 

 

Pas facile de faire une telle adaptation. Les studios Universal ont laissé une grande liberté aux auteurs, sans cahier des charges précis, mais avec des retours réguliers.

 

 

 

 

© Lapuss’, Goum - Dupuis/Universal Studio

 

 

Autant la recette marche sur les Minions, dont aucun des individus n’a une personnalité particulière, autant sur Comme des bêtes, c’est plus compliqué à cause du grand nombre de personnages. Certains apparaissent tellement peu qu’on a du mal à s’y attacher ou à les détester. Peut être aurait-il mieux valu sacrifier certains d’entre eux pour plus se focaliser sur d’autres. L’ensemble est quand même plaisant à lire, à le mérite d’être une vraie création, et les gags sont amusants, s’adressant aux lecteurs dès leur plus jeune âge.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Comme des bêtes

 

Tome : 1

 

Genre : Humour animalier

 

Scénario : Lapuss’

 

Dessins & Couleurs : Goum

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034738922

 



Publié le 01/09/2019.


Source : Bd-best


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