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Information générale concernant le monde de la BD
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Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 7 : Une biographie délicate  Les grands peintres : Tamara de Lempicka

« - Vous peignez, donc ? Le prince me disait que vous avez un don pour les nus féminins. Je brûle d’envie de les découvrir.

-          Je fais aussi des portraits. J’essaie d’aller au-delà de l’image. Je peins les gens comme ils sont mais surtout ce qu’ils ont dedans. J’utilise mon intuition pour capturer leur vraie personnalité.

-          Ce que vous me dites me plaît. Accepteriez-vous de faire mon portrait ?

-          C’est, Mme de La Salle, un défi que je ne peux refuser. »

 

Tamara de Lempicka fréquente le Tout Paris. Tamara de Lempicka a du talent et elle le sait. Tamara de Lempicka a du charme et elle en joue. Elle aime le luxe et se définit comme moderne.

Dans les années 20, être féministe est d’un courage avant-gardiste. L’artiste tient à sa liberté et rien ni personne ne pourra l’en empêcher. Ce n’est pas son mari Tadeusz qui décidera à sa place. Tamara choisit ses fréquentations. Hommes ou femmes, anonymes ou célébrités de l’époque (on croisera André Gide), la peintre a un pouvoir d’attraction hors du commun.

 

 

 

 

 

© Greiner - Collignon - Glénat

 

 

Virginie Greiner et Daphné Collignon signent un bel album, esthétique, mettant en valeur l’aura de Tamara de Lempicka, dont l’action résonne aujourd’hui comme un fondement parmi d’autres pour donner aux femmes une place égale aux hommes dans une société qui a encore du chemin à faire pour cette cause.

Les couleurs de la dessinatrice, dans une unité beige-dorée s’accordent avec le style Lempicka. Après celui de Vanna Vinci paru en 2015 chez Nouveau Monde Graphic, gageons que ce deuxième album consacré à la figure de proue de l’Art déco qu’est Tamara remettra son talent sur le devant de la scène et ses tableaux sur les murs des musées.

 

 

 

 © Greiner - Collignon - Glénat

 

Les éditions Glénat, bien qu’en ayant abandonné la maquette, poursuivent leur collection consacrée aux grands peintres. L’idée de génie de ce concept est d’avoir choisi de ne pas tomber dans la biographie fastidieuse de chacun d’entre eux mais de s’axer sur un fragment de vie ou sur la genèse d’un tableau. En l’occurrence, Tamara de Lempicka raconte la création de l’œuvre La belle Rafaëla, peinte en 1927.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Collection : Les grands peintres

Tome : Tamara de Lempicka

Genre : Biographie historique

Scénario : Greiner

Dessins & Couleurs : Collignon

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 56

Prix : 14,50 €

 ISBN : 9782344008263



Publié le 13/12/2017.


Source : Bd-best


Et en 2018 ? Albums prévus dans les prochaines semaines attendus avec impatience (Partie 2)

Aujourd'hui : La BD qui fait du bien

La BD qui fait du bien est le fruit de la rencontre entre les éditions Glénat et l’association « Imagine for Margo » qui mène des actions de sensibilisation et de collecte de fonds pour lutter contre le cancer des enfants.

Convaincues que dans les moments difficiles « la lecture est un refuge », les éditions Glénat ont sollicité 40 auteurs de bande dessinée jeunesse pour donner vie à un projet collectif rempli d’humour et de tendresse. C’est ainsi que des auteurs tels que Lewis Trondheim, Tebo, Keramidas, Julien Neel, Zep et bien d’autres ont accepté de mettre leur art au service de ce projet. Tous signent une histoire courte et indépendante qui délivre un message positif d’amour et de compassion à lire et relire pour se faire du bien, qu’on soit malade ou pas !

 

 

 

 

En librairie à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le cancer qui aura lieu le 4 février 2018, la vente des albums La BD qui fait du bien se fera au profit de l’association « Imagine for Margo ».

Avec : Artizarnal, Eric Buche, Christophe Bataillon, Thomas Bonis, Silvio Camboni, Thierry Coppée, Dab’s, Dav, Bérengère Delaporte, Mathilde Domecq, Raphael Drommelschlager, Paul Drouin, Ghislaine Dulier, David Evrard, Denis-Pierre Filippi, Olivier Frasier, Greg Guilhaumond, David Gilson, Nicolas Keramidas, Marc Lataste, Stéphane Lepuss, Lorien, Lylian, Ismael Meziane, Jean-David Morvan, Julien Neel, Nob, Ohm, Clémence Perrault, Olivier Supiot, Tebo, Tehem, Lewis Trondheim, Vince, Yomgui Dumont, Walter, Zep.

À paraître chez Glénat le 31 janvier 2018



Publié le 12/12/2017.


Source : Bd-best


Laurent Zimny réinvente les héros de la BD toujours plus pop et top : « Voir jusqu’où je peux aller dans la simplification tout en restant fidèle au personnage »

Véritable curiosité des réseaux sociaux et de plus en plus de salons, Laurent Zimny dépeint un monde de héros (pas que super, d’ailleurs, car il y en a pour tous les goûts) à sa façon et en dessin vectoriel totalement assumé. Réinventions haute en couleurs, les créations toutes personnelles de cet artiste sur le tard (mais qui n’a, au vu de ses oeuvres, pas à le rattraper, le retard) font leur chemin, entre vintage et futurisme, tout en nous ramenant en pleine face ces personnages mythiques de la BD, du cinéma ou, plus généralement, de la pop culture en pleine figure. Même pas mal ! Interview avec ce génie naissant lors de son passage à la Fête de la BD d’Andenne.  

 

 

 

 

 

 

 

© Jimmy Hublet

 

 

 

 

Popeye © Laurent Zimny

 

Bonjour Laurent, cela fait finalement très peu de temps qu’on vous voit souvent passer sur les réseaux sociaux avec vos relecture graphique de super-héros (et d’autres).

C’est vrai, ça fait un an et demi, deux ans. J’étais architecte, avant. Mais, quand j’étais jeune, je voulais faire de la BD, je devais avoir quinze ans, mes parents ont refusé.

Du coup, j’ai passé un bac technique, je l’ai raté avant de le repasser avec la certitude de ne pas rester dans ce milieu. J’ai donc opté pour un compromis : l’architecture. Ainsi, je pouvais dessiner et mes parents considéraient que c’était « un métier ». En tant qu’architecte, je me suis spécialisé dans la 3D et la perspective.

 

 

 

 

© Laurent Zimny

 

J’ai ensuite créé avec des amis plusieurs structures d’architecture et donc fait mon métier d’architecte jusqu’il y a quatre ans quand on a dû déposer le bilan. J’étais à vide, avec du temps, plus de boulot, pas d’argent mais plus rien à perdre et aucun manque du monde de l’architecture. Je suis retombé dans mes premiers amours. J’ai repris des encres, des acryliques et surtout le… dessin vectoriel.

En un mois, j’avais dessiné une trentaine de personnages et, notamment, un Surfeur d’Argent qui a fait mouche sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

Le surfeur d’argent © Laurent Zimny

 

À ce moment-là, les gens se son mis à me demander de dessiner des personnages. Sur ces mêmes réseaux, j’ai commencé à avoir des commentaires m’incitant à faire une exposition. Je n’en voyais pas l’intérêt à l’époque. Mais j’ai tenté l’expérience quand même et la première exposition a eu lieu au Caf&diskaire de Lille dont un des patrons est fan et lecteur de comics, ça tombait bien, j’adore leur programmation et leur bistrot ! L’expo devait rester accrochée durant deux semaines et qui ont finalement tenu trois mois. C’était super.

 

 

 

 

La guêpe © Laurent Zimny

 

Qu’est-ce qui fait votre culture BD ?

En franco-belge, Les Petits Hommes du regretté Pierre Seron. Je les ai lus et relus. Eslapion, ce fut ma première leçon d’architecture. Puis il y a eu les comics pocket en noir et blanc. Mes premiers comics furent des fumettis. Diabolik, aussi. Puis, Swamp Thing, la créature du marais, tellement étrange mais tellement fascinant. Après, j’ai arrêté d’en lire, parce que là où je vivais il n’y avait pas de magasin de BD. J’ai renoué avec la BD en VO chez ASTROCITY à Lille, à 18 ans, quand je suis arrivé à ecole d’architecture.

 

 

 

 

La créature du marais © Laurent Zimny

 

 

 

 

La créature du marais © Laurent Zimny

 

Mais comment avez-vous atterri si vite en Belgique, ici à Andenne ?

Andenne, c’était mon tout premier salon BD, grâce à Mauricet qui a vu un de mes dessins sur le net. C’est par lui que tout a commencé, il a parlé de moi à Tony d’Atomik Strip et boom, me voila en train de déguster une Caracole à Andenne! Mauricet m’a aussi fait l’honneur de faire la couverture d’une petite histoire que j’ai réalisé sur le Mister Miracle de Jack Kirby

 

 

 

 

 

Mister Miracle © Laurent Zimny

 

Mais diable, quelle est votre technique ?

Tous mes dessins sont des dessins vectoriels (comme Arthur De Pins et Alexandre Clerisse), c’est à dire qu’ils sont 100% numériques. Le dessin vectoriel ne génère aucun pixel , on crée des courbes et on tire sur des poignées pour dessiner, c’est assez particulier, il n y a pas vraiment de technique comparable dans le dessin traditionnel. Cela dit, je fais toujours un crayonné avant. Le vectoriel est l’outil idéal pour obtenir des belles courbes, avoir des aplats parfaits.

 

 

 

 

© Laurent Zimny

 

J’ai toujours été tétanisés par les couleurs. Du coup, au moment de dessiner, je ne sais jamais ce que je vais mettre, pour quel rendu je vais opter. Les couleurs que j’utilise sont assez uniques, je les crée pour mon dessin. La couleur appartient au dessin.

Si vous avez commencé sur les réseaux sociaux, aujourd’hui on touche vos dessins. Il y a même une sérigraphie, ici, à Andenne.

Quand j’étais architecte, j’adorais aller chez l’imprimeur pour la sortie des plans et des images de synthèse, c’est la que le travail de toute une équipe apparaissait enfin. Ce passage, j’en ai gardé la magie.

 

 

 

 

Batgirl © Laurent Zimny

 

Comment les choisissez-vous ces personnages que vous réinterprétez ?

Au coup de coeur ! On ne me paye pas, je n’ai pas de contrat, pas d’éditeur – je cherche du boulot d’ailleurs ! -, du coup, je m’amuse. Je prends ces dessins comme des cadeaux. Parfois, cela crée des rencontres. Comme celle avec Victor Santos à Andenne.

 

 

 

 

Polar © Laurent Zimny

 

Il y avait aussi ma rencontre avec Antonio Lapone. Nous avons été manger un bout au restaurant de Serge Tholomé, Itinérance gourmande, on a discuté de notre travail et, tout d’un coup, Antonio m’a demandé: « T’as de quoi dessiner? » et il ma proposé de faire une séance de dédicace avec lui. C’était totalement improvisé et génial de me retrouvé la avec ce grand monsieur.

Ces personnages, comme ce Spirou et ce Fantasio, ils n’ont parfois pas de bouche, pas de nez ?

Ce n’est pas toujours utile. C’est une des leçons apprises de mon métier d’architecte. Avec l’outil numérique, je pouvais mettre une variété de détails qui, au final, sur un projet, n’allaient pas servir. On perd parfois du temps à des choses qui n’aident pas. Avec mes dessins, je cherche la simplification, je veux voir jusqu’où je peux aller dans la simplification tout en restant fidèle au personnage. Je suis très heureux de voir que, dans un style si éloigné des modèles, les enfants sont capables de reconnaître les personnages que j’ai redessiné. Ça veut dire que ça fonctionne !

 

 

 

 

Spirou et Fantasio © Laurent Zimny
 

Combien de temps vous faut-il ?

J’ai fait un Batman, dix minutes de crobards et, en une heure, j’avais fini. Quand je suis chaud, je fais six dessins par jour. Je fais mes croquis dans le métro, le train, au café, bref quand je peux.

 

 

 

 

Croquis du géant de fer © Laurent Zimny


Ça dépend aussi des effets, des ombres. J’ai mis sept minutes chrono en main pour une Power Girl, un Shadow a par contre été beaucoup plus long à assembler.

 

 

 

 

Power Girl © Laurent Zimny

 

Vos maîtres ?

Celui qui m’a le plus étonné dans le domaine du dessin vectoriel, c’est Alexandre Clérisse, en plus il a une culture artistique indéniable qu il arrive a injecter das ses histoires. Après, inévitablement, Arthur de Pins. Lui, il a un truc. Je me demande toujours comment il fait !

Dans la Bd traditionnelle: le principal, c’est Darwyn Cooke. Puis, j’ai aussi des références artistiques surtout avec des artistes comme David Hockney , Hans Arp, le mouvement Cobra,

Parker de Darwyn Cooke ! Ça c’est ce que j’aurais aimé faire en traditionnel, franc du collier, direct, efficace.

 

 

 

 

Parker © Laurent Zimny

 

Et la BD en tant que telle, c’est pour bientôt ?

Je suis en transition. La bande dessinée, c’est un autre délire. C’est spécial. En théorie, je pense comprendre. La BD m’attire de plus en plus, en tout cas mais la j ai tout a apprendre d’où ce court hommage à Mister Miracle. C’est un petit exercice. Ce n’est pas mon personnage mais lui dédier un petit scénario m’a beaucoup plu. C’est ce qui me plaisait, en fait, dans l’architecture : pas construire en tant que tel mais mettre en forme des idées !

 

 

https://branchesculture.files.wordpress.com/2017/12/laurent-zimny-hommage-tarzan.jpg

 

 

Tarzan © Laurent Zimny

 

Que pourraient-elles raconter vos histoires ?

Par exemple, après une soirée Comixology au Comic Con de Paris, je me suis perdu dans la ville, mon téléphone était en rade. Un vrai Very Bad Trip. J’ai marché durant quatre heures et je suis arrivé à Saint Ouen. Je me suis dit que je raconterais bien cette histoire, mon périple et ces rencontres improbables dans la nuit. En dix minutes, j’avais découpé dix planches. J’ ai la chance d’avoir des pros comme Alain (Mauricet), Karl T. (Tollet) et Elsa Charretier qui me donne des conseils .

J’ai envie d’apprendre, je vais voir des dessinateurs qui savent y faire, je me prends trois baffes et je m y remet.

La BD, ça a toujours été un fantasme.

J’essaie de comprendre le business de la BD, des éditeurs, de la monétisation du dessin,des délais et, finalement, c’est très semblable au monde de l’architecture qui demande qu’on bosse de plus en plus, qu’on soit polyvalent, sans pour autant être payés plus et c’est rare qu’on vienne vous chercher. J’ai failli travailler avec Brian Michael Bendis juste avant qu’il parte de Marvel. J’ai réussi à le rencontrer au Comic Con de paris et il m’a donné des contacts et des conseils avant de partir chez DC. Mais ça m’énerve de ne pas avoir pu collaborer avec lui comme il en était question mais patience, j’ai encore du boulot et pas mal de choses à apprendre.

Comme on dit souvent, « a suivre »

Et on y compte bien ! En attendant, on peut vous retrouver sur votre Tumblr.

 

Propos recueillis par Alexis Seny



Publié le 12/12/2017.


Source : Bd-best


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 6 : Une bonne barre de rires  Les pompier 17

« - Mais où avez-vous été chercher que c’était une punition, Robert ?!? C’est terriblement enrichissant de suivre une formation, un stage, d’apprendre une spécialité, non ?!! Et ce n’est pas ça qui manque chez les pompiers entre le GRIMP, le CMIC, NRBC, SD, SSSM, CTA, CODIS… Arnold a montré de l’intérêt pour le sauvetage aquatique, Horace pour le Grimp, Lucie pour les interventions chimiques… Il ne manque que vous ! Alors ? Apprenez une spécialité ou je fais sauter vos repos jusqu’à la prochaine ère glaciaire !!! »

 

 

 

 

 

 

 


 

            © Cazenove - Stédo - Bamboo

 

Mais quelle est donc la spécialité qui pourrait bien intéresser Robert ? La réponse est dans « Les preuves du feu », le –déjà- dix-septième recueil des interventions des pompiers les plus marrants du monde. Et ils vont nous en faire voir, ainsi qu’aux victimes qu’ils vont aller secourir. Outre l’essai de nouvelles combinaisons qui semble très ludique pour nos soldats du feu, l’album tourne autour d’Arnold, bellâtre dont les neurones se sont arrêtés au niveau des biceps avant d’avoir pu atteindre le cerveau. A-t-il tout retenu de sa formation au sauvetage aquatique ? Noyez-vous pour le savoir ! Va-t-il remporter la célèbre émission de télévision Guerrier Warrior, parcours du combattant à travers des structures plus improbables les unes que les autres ? Branchez-vous sur la bonne chaîne pour le découvrir !

 

 

 

 

 

 

      © Cazenove - Stédo - Bamboo     

 

Stédo a le coup de crayon dynamique idéal pour faire vivre le monde est perpétuelle effervescence des pompiers. Dans la plus pure tradition du style franco-belge qui a fait les beaux jours de la maison Dupuis depuis les années 60, ce dessinateur est l’un des dignes héritiers du grand maître Franquin. Le lecteur avisé pourra même dénicher un petit clin d’œil à Zorglub dans l’une des planches de cet opus. Fait exprès ou acte manqué ?

 

Christophe Cazenove, quant à lui, s’installe définitivement comme le nouveau Raoul Cauvin. Il est de nos jours l’un des rares à pouvoir se vanter de réunir les générations. On rêve d’un scénario co-signé de ces deux rois du gag.

 

Dans l’histoire, ceux qui ont tout compris, ce sont les dirigeants des éditions Bamboo. S’engouffrant dans un créneau plutôt délaissé ou négligé par Dupuis, ils se sont constitué un catalogue qui, entre les collections Humour et Grand Angle, proposent un éventail de séries à qui il ne manque qu’une vitrine comme l’est Spirou pour l’éditeur de Marcinelle. Ils pourraient le créer sur les pousses de Bamboo Mag.

 

En attendant, comme les Profs ou les Gendarmes, les Pompiers sont une excellente série de gags.

 

Avec les Pompiers, vous ne ferez plus jamais du barbecue comme avant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les pompiers

Tome : 17 – Les preuves du feu

Genre : Humour

Scénario : Cazenove

Dessins : Stédo

Couleurs : Favrelle

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 46

Prix : 10,60 €

ISBN : 9782818943540



Publié le 12/12/2017.


Source : Bd-best


Et en 2018 ? Albums prévus dans les prochaines semaines attendus avec impatience (Partie 1)

Alors qu’il est de coutume de faire une rétrospective de l’année écoulée, je me permet d’aller à contresens en vous proposant la liste des livres que j’attends avec impatience dans les premières semaines de 2018.


Champagne, février 1357. Henri, évêque de Troyes, chevauche vers le lazaret de Lirey, pour tenter de convaincre sa cousine Lucie, dont il est amoureux, de renoncer à ses vœux religieux. Dans la chapelle où ils sont réunis, les moines font cet amer constat : les caisses sont vides, et les travaux de l’abbatiale, qui doit accueillir un morceau de la Vraie Croix, seront bientôt arrêtés, faute de moyens… « Nous avons fait le serment de bâtir une abbatiale qui accueillera la relique, et nous serons fidèles à notre parole, quoi qu’il en coûte », s’exclame Thomas, le prieur de la communauté. Les ressorts de la tragédie, tant amoureuse que religieuse, sont désormais en mouvement…

 

 

 

 

Le Suaire T.1 Lirey, 1357  par Gérard Mordillat, Jérôme Prieur et Éric Liberge

Parution : 4 janvier 2018

Nombre de pages : 80 pages

Prix : 17 €

Copyright : © Futuropolis, 2017



Publié le 11/12/2017.


Source : Alain Hubruge


Clément Oubrerie s’approprie Voltaire… amoureux : « C’était un personnage plein de couches, il fallait que je trouve son chemin »

Voltaire immortel, Voltaire philosophe mais Voltaire méconnu. Pour y remédier, Clément Oubrerie a traversé les siècles, des lumières et des autres, pour livrer sa vision d’un homme de lettres pas encore de noblesse et devant risquer le tout pour le tout, jouer des coudes et faire des pieds et des mains pour se voir publier. Le tout avec l’amour en tête, ce qui n’arrange rien. Interview.

 

 

 

 

 

 

 

© Clément Oubrerie

 

 

Bonjour Clément, je suis très content d’avoir lu votre Voltaire Amoureux. Au-delà du nom que tout un chacun doit avoir en référence, j’étais loin de connaître l’homme qui se cachait derrière le nom et l’oeuvre.

À vrai dire, moi non plus, je ne le connaissais vraiment pas bien. C’est après Charlie, après le Bataclan que les gens ont commencé à relire du Voltaire. J’ai fait comme eux et me suis intéressé à cet auteur. En lisant sa vie et ses écrits, j’ai découvert un personnage riche et surprenant, un vrai personnage de comédie. Très contradictoire, aussi car toujours traversé par l’envie de s’élever tout en critiquant la monarchie et en pensant l’état de droit.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Moi qui me suis pris de passion pour le 18ème siècle, ça m’enthousiasmait. J’ai découvert l’historienne Arlette Farge qui en se basant notamment sur les archives de la police d’époque a reconstitué tout ce qu’il se passait dans les rues de France, le bruit, le quotidien.

Vous, vous faites fort en terme d’immersion en parlant comme Voltaire. Vos mots, ce sont ceux du 18ème !

J’ai la chance d’être livre, de faire ce que je veux, ce dont j’ai envie. Donc, je le fais à fond. Notamment pour arriver à remettre ensemble les pièces du puzzle. Car outre le fait qu’il se plaint souvent de sa santé, on ne sait pas grand-chose de Voltaire. Il fallait que j’assemble les détails en ma possession que je trouvais dans les lettres à ses proches, notamment. Mais elles manquent tout de même de détails qui font qu’il est vivant.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Du coup, j’étais indécis, comment arriverais-je à inventer sa vie à Paris. D’autant plus qu’il part d’une situation assez compliquée, il considère qu’il devrait avoir une rente qui ne vient pas, il est sans le sou et sans relation. De surcroît, à chaque fois qu’il s’exprime, c’est pour s’opposer. C’est un personnage plein de couches, il fallait que je trouve son chemin.

C’est d’autant plus compliqué que malgré la manière dont il s’affirme, il se pose aussi plein de questions, y compris au moment du passage à l’acte.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Oui, il est très encombré de lui-même. L’acteur par excellence pour le jouer ? Woody Allen ! Voltaire, il parle et réfléchit tout le temps, en toute circonstance. Le tome 1 aborde son rapport aux femmes. La suite s’attardera sur son grand amour avec Émilie du Châtelet, une scientifique surdouée, une mathématicienne. Avec elle, il vivra quelque chose de très intense. Ils auront un type de relation très rare à cette époque : cette envie de vivre avec son alter-égo. C’est banal, de nos jours, mais pas dans les moeurs du 18ème siècle quand très peu de femmes étaient instruites.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Dans un autre registre, Voltaire va aussi être l’un des premiers à défendre les droits des animaux dans des contes, son genre de prédilection.

Aussi, à l’époque, il y a déjà du crowdfunding, des souscriptions.

D’autant plus que c’était la seule méthode possible pour publier un livre. Dans un contexte de censure très forte, publier un livre n’avait rien d’évident : il fallait une autorisation royale et pouvoir le financer soi-même, lever des fonds.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Comme il n’était par certains d’avoir une autorisation de vendre son livre en France, Voltaire va partir au Pays-Bas. Il va être émerveillé devant cette liberté d’entreprendre, les vertus du commerce et du libre-échange. Bon, ce n’était pas un ultra-libéral pour autant mais il faut bien se rendre compte qu’en France, on ne pouvait rien faire… du moins sans particule. Voltaire va donc contourner le système. Avec un clin d’oeil véridique pour les amateurs de BD, dès en ce temps-là, les dessinateurs sont… en retard. Alors notre auteur doit se fendre de belles lettres caressant les auteurs dans le sens du poil.

Cela dit, une fois que le livre paraissait, il avait toutes les chances d’être lu, non ? Ce qui n’est pas vraiment le cas, aujourd’hui ?

Le calcul est simple. À l’époque, peu de gens étaient lettrés. Parmi eux, il y avait peu d’écrivains parmi lesquelles, encore, très peu étaient publiés. Du coup, il y avait très peu de sorties par an. Mine de rien, je regrette un peu ce temps, l’époque des 34 nouveautés par an. Désormais, des nouveautés chassent sans cesse les autres nouveautés. C’est vrai, j’aimerais bien qu’il n’y ait que mes livres (il rit).

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Quand vous titrez Voltaire Amoureux, vous laissez le suspense. Amoureux de qui, de quoi, des femmes mais aussi de plein d’autres choses finalement.

Ah, ce n’est pas faux. C’est un passionné qui quand il s’empare d’un sujet, dépoussière le buste. Ce n’est pas un vieux sage qui défend ses passions depuis son château. Voltaire est du genre survolté. Tout comme Émilie du Châtelet qui est complètement folle. Et comme les deux font la paire, ils vont donner un couple tellement rocambolesque.

Mais combien de tomes sont prévus ?

Entre quatre et cinq, je ne sais pas encore. Je vois bien que quand je fais mon découpage, au final j’écris toujours plus long.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

C’est aussi la première fois, si ce n’est l’adaptation de Zazie dans le métro, que vous êtes aussi scénariste.

J’ai longtemps traîner les pieds et j’avais raison : c’est fatigant ! Mais je me suis lancé tout en étant très inquiet. Si je ratais, j’en serais le responsable de A à Z, je ne pourrais pas dire que c’est la faute du scénariste (rire). Cela dit, il était temps. J’adore travailler avec un scénariste, à deux, on a énormément d’idées mais c’est aussi intéressant de voir ce qu’il se passe quand on est seul, quand le travail de mise en scène coïncide avec le scénario.

Avec un grand format pour célébrer ça.

Oui, un « petit » cadeau en noir et blanc. Et pour tout dire, j’ai dû retravailler mes planches. Je dessine toujours pour les couleurs, les ambiances. Pour le noir et blanc, j’avais besoin de noir, de gris, de valeurs. Je ne pouvais pas passer les couleurs au gris, mais les adapter. Ça a demandé pas mal de boulot mais ça prouve qu’un album en noir et blanc n’est pas égal aux dessins moins les couleurs.

Le tome 2, que racontera-t-il ?

Vous voulez du spoiler, c’est ça ? (rires) Voltaire ne va pas changer radicalement mais ce deuxième opus abordera plus son ascension sociale. Mais aussi cette traversée de Paris surréaliste. Sauf qu’il n’aura pas des cochons dans le camion mais des livres qu’il veut faire rentrer clandestinement. Il y aura aussi une affaire qui va lui faire beaucoup de tort car il ne sait résolument pas tenir sa langue. On ne peut pas juste aller dans un dîner mondain et provoquer son monde. De sérieux ennuis vont arriver à celui qui est un peu de nos origines, de l’ADN de la laïcité.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Mine de rien, vous aimez vous intéressé aux grandes figures du monde des arts, de Pablo Picasso à Isadora Duncan en passant par Voltaire.

Sans jamais choisir des gens mièvres et inintéressants. Le point commun, c’est qu’ils sont à chaque fois venus de l’intérieur.

 

 

 

 

© Clément Oubrerie chez Les Arènes

 

Ce n’est pas un rejet mais je n’aime pas les bios qui sonnent comment scolaires et uniformes. Ce sont des repoussoirs, ça ne me fait pas rêver. Je suis plus dans l’esprit du portrait sans envie de tout raconter tout de A à Z, sans vouloir tout expliquer. Je veux donner un point de vue, interpréter, être subjectif. Je ne veux pas comparer mais voir en quoi ils ont un rapport avec nous, encore aujourd’hui, ce qu’ils racontent de nous. C’est de l’ordre du travail personnel : raconter quelque chose d’intime en utilisant un personnage historique. Mais je n’ai pas envie d’être enfermés, deux autres séries arrivent.

Justement, les projets ?

J’ai deux projets avec Julie Birmant. Le premier, c’est de l’aventure dans les pas d’archéologues des années 30 qui font des recherches sur l’invention de l’écriture, la Mésopotamie, Gilgamesh. L’histoire sera aussi policière.

Le second, c’est un sujet secret avec Julie et deux autres scénaristes dont un qui possède un poste stratégique dans ce domaine pointu dans lequel nous allons jouer les insiders. Une fiction de l’intérieur.

Les Royaumes du Nord, c’es fini, alors ?

Non, mais c’est Thomas Gilbert qui prend la relève.

Pour terminer, vous avez eu récemment le Grand Prix de l’affiche à Saint-Malo.

Oui, et il faut toujours que je trouve un moyen de ramener le Crayon Géant que j’ai reçu. Ça va me permettre de faire une nouvelle déco. C’est un grand festival, j’y vais très souvent.

On vous souhaite de trouver un assez gros plumier pour ranger tout ça, alors ! Merci et à bientôt !

 

Propos recueuillis par Alexis Seny

 

Série : Voltaire amoureux

Tome : 1

Scénario, dessin et couleurs : Clément Oubrerie (Page Fb)

Genre : Historique

Éditeur : Les Arènes

Nbre de pages : 108

Prix : 20€



Publié le 11/12/2017.


Source : Bd-best


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 5 : La mise en valeur du travail d’un grand dessinateur  Les Tuniques Bleues 61

 « - Où comptes-tu aller à présent ?

-          Je viens avec vous…

-          Pas question ! Il n’y a que des militaires chez nous !

-          Je sais !

-          Il vaudrait peut-être mieux qu’il nous suive, Sergent…

-          Je ne vois vraiment pas pourquoi !

-          Si on le laisse ici, les rebs finiront par lui remettre la main dessus et cette fois, il ne s’en sortira pas. Vous aurez sa mort sur la conscience !

-          C’est bon. On y va ! »

 

 

 

 

 

© Cauvin - Lambil - Dupuis

 

En convaincant Chesterfield de ramener sur le camp yankee l’homme noir qu’ils viennent de tirer des griffes des confédérés, Blutch intègre chez les bleus un soldat mystérieux qui n’est pas celui que l’on croit et que celui qu’on croira qu’il est n’est pas celui qu’il est vraiment. Tout le monde suit ? On ne peut en dire plus sur ce récit sans trop en dévoiler. Il est construit comme une partie de belote dans laquelle les cartes qui s’abattent sur la table au fur et à mesure dévoilent le jeu du principal protagoniste.

 

            Les albums des Tuniques semblent se succéder sans que plus personne n’y prenne garde. Et pourtant, les bougres sont bel et bien toujours là. Et en grande forme. Reboostés par l’hommage qui leur a été rendu l’année dernière dans l’album collectif, les bleus semblent avoir été dopés.

 

            Mais il carbure à quoi Willy Lambil ? Il a une forme graphique qui ne faiblit pas, un trait qui ne tremble pas. Son travail est mis en valeur dans ce bel album grand format en noir et blanc dont le tirage est limité à 2500 exemplaires.

 

 

 

 

 © Cauvin - Lambil - Dupuis

 

            Et Cauvin ? On ne sait pas quel âge à le canapé sur lequel il trouve ses idées, mais si la marque en était divulguée, il se vendrait comme des petits pains. Pour ce nouvel album, Raoul a encore dégotté une anecdote inédite. Le soldat Franklin a bel et bien existé. Le scénariste romance son histoire en mettant Blutch et Chesterfield sur sa route. Ce soixante-et-unième scénario est l’un des plus complets : humour, aventure et émotion sont les trois sommets d’un triangle à l’équilibre exemplaire.

 

La fantastique chevauchée des tuniques Bleues continue à grand galop.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Tuniques Bleues

Tome : 61– L’étrange soldat Franklin (Grand Format Noir et Blanc)

Genre : Aventure/Histoire/Humour

Scénario : Cauvin

Dessins : Lambil

Couleurs : Leonardo (pour la version couleurs)

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 96

Prix : 29 €



Publié le 11/12/2017.


Source : Bd-best


Kid Toussaint :  du tonnerre de dieu et de feu, de Nola à Londres en passant par le monde des Magic 7 #2

Holly Ann, souvenirs par retour de flammes

 

Résumé de l’éditeur : L’incendie d’une maison close à Storyville va bouleverser la vie des habitants de la Nouvelle-Orléans et confronter Holly Ann à son passé. Son enquête la plonge cette fois dans les méandres de l’organisation du quartier rouge de Nola et lève un coin du voile sur ses origines et son étrange don.

 

 

 

 

 

 

 

© Toussaint/Servain chez Casterman

 

Après un deuxième tome nettement supérieur au premier, Toussaint et Servain continuent sur leur lancée tout en négociant quelques subtils pas en arrière. Avec ce troisième tome dans la moiteur (qui ne s’est pas arrangée) incendiaire de New Orleans, les deux gringos saisissent l’occasion d’en savoir plus sur leur héroïne, de comprendre d’où elle vient et ce qui a bien pu forger son caractère bien trempé et sans concession. Il n’y a pas de fumée sans feu et un pyromane semble en vouloir à toutes les maisons closes de Storyville, le quartier où sont désormais regroupées toutes les activités borderline de la ville comme quinze années auparavant. Qui peut bien en vouloir aux prostituées au point de les carboniser ? Est-ce un geste fou ou purement raisonné ?

 

 

 

 

© Toussaint/Servain chez Casterman

 

L’histoire pourrait être banale mais l’angle d’attaque trouvé par Toussaint et Servain fait qu’il n’en est rien. Se méfiant comme de la peste des apparences, le tandem met le feu aux pistes pour mieux les brouiller et piéger le lecteur trop sûr de son intuition, sans en rester là. Il n’est pas dit qu’Holly Ann pardonne tout et les amitiés s’en trouvent froissées, irréparables. L’héroïne fait cavalier seule, sans besoin d’un Fantasio ou d’un Haddock et le réalisme de cette série aux thèmes pas si lointains (la condition humaine et celle de l’esclave) en sort grandi. Même si le feu ne cautérise pas toutes les plaies et que le destin d’Holly Ann va en être changé pour les prochains tomes.

 

Série : Holly Ann

Tome : 3 – Né dans le bayou

Scénario : Kid Toussaint

Dessin et couleurs : Stéphane Servain

Genre : Polar, Aventure

Éditeur : Casterman

Nbre de pages : 48

Prix : 13,95€



Publié le 08/12/2017.


Source : Alexis Seny


En panne d'idée cadeaux sous le sapin? Pourquoi pas puiser chez Urban Comics ?!!

Chaque fin d'année apporte son lot de questionnements quant à la nature du cadeau que nous pourrions offrir ou mieux, nous faire offrir. Un long moment de réflexion afin de trouver l'article idéal qui remplacera le sempiternel parfum ou la coutumière cravate ou pire, le présent faussement apprécié qui finira aux prémices de janvier sur les sites de ventes d'occasions spécialement conçu à cet effet.

Et si nous à la rédaction de BD Best nous vous proposions une idée originale ? Oui, pourquoi pas offrir quelque chose dans l'air du temps? Un comics de chez Urban...comics. En voila une idée qu'elle est bonne n'est ce pas? Notre équipe dans un élan enthousiaste à spécialement sélectionne pour vous quelques incontournables à mettre sous le sapin.

Commençons en fanfare avec Justice League Anthologie. Un magnifique pavé de 400 pages spécialement conçu pour la sortie du film que nous avons pu découvrir en novembre 2017.

Résumé de l'éditeur : Ils sont les plus grands super-héros de la Terre, rassemblés en une équipe surpuissante afin de repousser toutes les menaces qu'ils ne peuvent combattre seuls.

À partir de 1960, la Ligue de Justice a évolué depuis ses débuts où elle réunissait sept membres fondateurs : elle a ensuite évolué, est devenue internationale et s'est dissoute et reformée plusieurs fois. Pierre angulaire de l'Univers DC, sa série a été supervisée par les auteurs les plus célèbres. Cette anthologie propose onze récits complets évoquant les différentes versions et époques de la Ligue de Justice, réalisées par une multitude d'artistes légendaires.

 

 

 

 

Ce nouveau film de Zack Snyder était donc l'occasion idéale de réunir dans un bel ouvrage, les origines et la genèse de la Justice League où tout commence avec les débuts de Superman et Batman. Nous pourrions paraphraser de telle sorte : Au début vint la Ligue de Jutice d'Amérique qui ouvre solennellement le recueil après une préface des plus pertinente sur l'univers de cet associations de justiciers. Un véritable condensé de chapitres qui réunis pléthores de justiciers tels que Green Arrow, Green Lantern, Plastic Man, Le Limier Martien, Hawkman, Black Canary et bien d'autres dans une dizaine de d'histoires réalisée par d'emblématiques auteurs. Justice League Anthology est l'indispensable bible pour appréhender l'univers culte que DC comics à créé. Un must have pour tout fans digne de ce nom.


Titre : Justice League Anthologie

Scénaristes : Jurgens Dan, Fox Gardner, Abnett Dan, Johns Geoff, Collectif

Dessinateurs : Jurgens Dan, Pérez George, Collectif

Collection : DC Anthologie

Pagination : 400 pages

Prix : 25 €

EAN : 9791026811848

Contenu vo : _ « Starro, the Conqueror » (THE BRAVE AND THE BOLD #28, 1960) par Gardner FOX et Mike SEKOWSKY : La première apparition de la Ligue de Justice. _ « And So, My World Ends » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #71, 1969) par Dennis O'NEIL et Dick DILLIN : J'onn J'onzz demande l'aide de la Ligue pour sauver sa planète natale, Mars. _ « A League Divided » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA #200, 1982) par Gerry CONWAY et George PÉREZ, Pat BRODERICK, Jim APARO, Dick GIORDANO, Gil KANE, Carmine INFANTINO, Brian BOLLAND et Joe KUBERT : Les recrues de la Ligue affrontent les membres fondateurs, manipulés par les créatures d'Apellax. _ « The End of the Justice League » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA ANNUAL #2, 1984) par Gerry CONWAY et Chuck PATTON : Dissoute par Aquaman, la Ligue se reforme à Detroit et accepte de nouveaux membres. _ « Apokolips No ! » (DC RETROACTIVE: JUSTICE LEAGUE AMERICA – THE 1990s #1, 2011) par Keith GIFFEN, J.M. DeMATTEIS et Kevin MAGUIRE : La Ligue de Justice Internationale tente de sauver New York d'un de leurs ennemis modifié par une arme d'Apokolips. _ «Born Once Again » & « Pawns » (JUSTICE LEAGUE AMERICA #61-62, 1992) par Dan JURGENS, Rick BURCHETT et Jackson GUICE : Superman dirige une nouvelle Ligue de Justice qui fait face au Maître d'Armes. _ « The Bigger They Come... » (JLA #27, 1999) par Mark MILLAR et Mark PAJARILLO : La Ligue de Justice est en pleine période de recrutement quand elle est attaquée par Amazo, l'androïde surpuissant. _ « Two-Minute Warning » (JLA #61, 2002) par Joe KELLY et Doug MAHNKE : Après la disparition d'Aquaman, des créatures mythologiques apparaissent au large de l'Océan Atlantique. _ « Yesterday, Today, Tomorrow » (JUSTICE LEAGUE OF AMERICA V2 #0, 2006) par Brad MELTZER, Eric WIGHT, Ed BENES et Dick GIORDANO, Tony HARRIS, George PÉREZ, J.H. WILLIAMS III, Luke McDONNELL, Gene HA, Rags MORALES, Ethan VAN SCIVER, Kevin MAGUIRE, Adam KUBERT, Dan JURGENS, Jim LEE, Howard PORTER, Andy KUBERT et Phil JIMENEZ : l'histoire de la Ligue vue à travers les yeux de Batman, Superman et Wonder Woman. _ « First Impressions » (JUSTICE LEAGUE #51, 2016) par Dan ABNETT et Paul PELLETIER : Peu après les débuts de la Ligue de la Renaissance et son combat contre Darkseid, Batman présente à l'équipe son partenaire, Robin. _ « Legacy » (TITANS ANNUAL #1, 2017) par Dan ABNETT et Minkyu JUNG : Les héros de la Ligue de Justice et leurs anciens partenaires, les Titans, se retrouvent prisonniers d'un de leurs plus grands ennemis, l'occasion de se pencher sur leurs relations.

 

 

 

 

Autre idée cadeau et un des incontournables de l'année 2017, le All-Star Superman. Ici est relaté l'histoire du docteur Léo Quitom en pleine exploration de notre astre le soleil. Les choses se passent bien mais c'est sans compter sur un des suppôts de Lex Luthor sur lequel nous pouvons compter bien des péripéties funestes. Heureusement, Superman est là ! Oui mais sans y laisser quelques plumes....

Résumé de l'éditeur : Lex Luthor a commis l'impensable : condamner à mort Superman, via un empoisonnement.
Avec à peine quelques semaines à vivre, le héros décide de consacrer le temps qui lui reste à la réalisation de douze travaux surhumains, et de laisser un legs inédit à sa planète d'adoption.

 

 

 

 

Composé de douze chapitres, ce all-star relate les déconvenue d'un super-héros dur comme l'acier pas si invincible que cela finalement et nous vivrons au fil des pages sa chute funeste. Ce volume ne se cantonne pas à la simple succession de scènes de baston, avec des dialogues bien achalandés mettant à l’épreuve cependant, l'attention du lecteur. Quitely et Morrison sont parvenu à réunir le lectorat assidu que le néophyte dans cet univers du man of steel si bien dépeint.


Titre : All-Star Superman

Scénariste : Morrison Grant

Dessinateur : Quitely Frank

Collection : DC Essentiels
    
Pagination : 320 pages

Prix : 28 €
    
EAN : 9791026813590

 

 

 

 

Après l'homme d'acier, passons à l'homme chauve-souris comme le dit si bien le Joker. Passons au quatrième tome du Dark Knight 3... oui enfin on se comprend, le trois du quatre pour le lecteur lambda c'est un peu compliqué mais pour l’aficionado, cela à tout son sens surtout...avec cet héritage quelque peu torturé !

 

Résumé de l'éditeur : Bruce Wayne est mort.
Qui va pouvoir désormais protéger Gotham de l'invasion kryptonienne ? Carrie Kelley, l'héritière de Bruce encore novice ? Superman, son ancien ami, devenu un temps adversaire, et qui voit sa fille rejoindre le camp des envahisseurs ? Ou bien ses anciens alliés de la Ligue de Justice ? Une chose est sûre : cette bataille scellera à jamais le destin de l'humanité !

 

 

 

 

Miller et Azzarello constituent un tandem de scénaristes qui fonctionne à merveille. Rebondissements, dialogues et arc narratifs sont les ingrédients d'une recette menant au pur délice. Le découpage, digne des productions hollywoodiennes les plus pointues soulignent un dynamisme sans faille que tiennent de mains de maître les dessinateurs Andy Kubert et... oui aussi Frank miller qui tient la deux casquettes avec brio. On en vous divulguera pas la fin, pas de spoiler non mais elle en vaut la peine, croyez nous sur parole. Une conclusion de 4 tomes qui déménage, une vraie réussite.


Titre : Batman Dark Knight III

Tome : 4

Scénaristes : Azzarello Brian, Miller Frank

Dessinateurs : Kubert Andy, Miller Frank

Collection : DC Essentiels

Pagination : 160 pages

Prix : 15 €
    
EAN : 9791026811558

 

 

 

 

Tiens, nous citions le Joker plus haut, et qui dit Joker dit forcément... Harley Quinn. Le Little Black Book Un ouvrage qui 6 numéro de la mini-série.

Résumé de l'éditeur : Quand la plus délurée des criminelles d'Arkham rencontre les plus grands héros du monde, tout peut rapidement partir en vrille et personne n'est à l'abri.
Wonder Woman, Zatanna, Green Lantern, Superman et même Lobo : qu'ils soient déesse, magicienne, justicier sans peur ou chasseur de primes déjanté, tous doivent s'avouer vaincus devant la tornade Harley !

 

 

 

 

Avec au scénario la talentueuse Amanda Conner en duo avec Jimmy Palmiotti quoi de plus "valeur sure" pour cet opus qui envoie du lourd aussi scénaristiquement que graphiquement. Honnêtement ça claque. Cela part vite en sucette et souligne parfaitement le tempérament de cette chipie extrême. On ne s'ennuie pas un seul instant, tout fonctionne parfaitement. J'irais même jusqu'à dire que ce Little Black Book est une des meilleures surprises du moment. En tout cas je me suis régalé et je pense que je vais remettre le couvert souvent, même au coin du feu au risque d'exploser.



Titre : Harley Quinn - Little Black Book

Scénariste : Conner Amanda, Palmiotti Jimmy

Dessinateur : Conner Amanda, Collectif

Collection : DC Deluxe

Pagination : 256 pages
    
Prix : 22.50 €

EAN : 9791026813248

 

 

 

 

Pour terminer ces idées cadeaux pour clôturer cette étonnante année 2017 en terme de sorties, je vous conseillerais de vous attarder premièrement sur Seven to eternity tome 1

Le Maître des Murmures étend son emprise sur le royaume de Zhal, promettant à quiconque l'écoutera d'exaucer son vœu le plus cher en échange d'un accès total à ses yeux et à ses oreilles.

Refusant ce marché de dupe, transformant les victimes du tyran en véritables espions à sa solde, Zeb Osidis s'exila il y a des années, contraignant son clan à errer sur les terres inhospitalières de Zhal. À la mort de Zeb le patriarche, rattrapé par les assassins royaux, il revient désormais à Adam d'honorer la promesse faite à son père de ne jamais céder aux avances du Maître des Murmures. Devant la misère de la famille dont il a désormais la charge, sera-t-il seulement capable de résister ?

 

 

 

 

Un premier tome réalisé par Rick Remender (au scénario) et Opeña Jérôm (au dessin). Ce dernier nous offre un graphisme puissant et super bien léché. J'ai rarement été époustouflé par tant de maîtrise dans le trait. Cette nouvelle série dans le genre fantastique propose un récit hors des sentiers battus. Les combats sont très originaux et très prometteurs pour les tomes à venir. Le conseil de lecture du moment sans nul doute !

 

Titre : Seven to Eternity

Scénariste : REMENDER Rick

Dessinateur : OPEÑA Jérôme

Collection : Urban Indies

Pagination : 128 pages
    
Prix : 10 €

EAN : 9791026812111

 

 

 

 

Ensuite The Witcher avec La Malédiction des Corbeaux.
Personnage principal de l’univers créé par Andrzej SAPKOWSKI pour sa série de romans Wiedz´min (Le Sorceleur en français, The Witcher en anglais, 1990), la réputation de Geralt de Riv a, depuis la sortie du premier jeu PC The Witcher en 2007, dépassé les frontières de sa Pologne natale pour devenir aujourd’hui le héros de l’une des licences de fantasy les plus respectées au monde.

Résumé de l'éditeur : Après avoir survécu à la Chasse Sauvage et sauvé le monde d'un hiver éternel, Geralt de Riv poursuit la formation de sa protégée, Ciri, au rude métier de Sorceleur.
Sur la piste d'une strige terrorisant les environs de Novigrad, l'apprentie chasseuse de monstres cherche à en savoir toujours plus sur la créature. Au fil des haltes jusqu'à la capitale rédanienne, Geralt lui révèle les détails de sa dernière rencontre avec une strige du côté de Wyzima, un combat qui faillit lui coûter la vie.

 

 

 

 

Titre : The Witcher, La malédiction des Corbeaux

Scénariste : TOBIN Paul, PUGACZ-MURASZKIEWICZ Borys, STACHYRA Karolina

Dessinateur : Kowalski Piotr

Collection : URBAN GAMES

Pagination : 128 pages

Prix : 15 €
    
EAN : 9791026810025



Publié le 08/12/2017.


Source : Damien Caste


Dans ma hotte de Noël, il y a…  Episode 4 : Une digression autour d’un héros  Le Spirou de… Sente & Verron : Il s’appelait Ptirou

« - Tu es certain de ta décision, Ptirou ? Nous ne demandons pas mieux que de te garder avec nous…

-          Je le sais, Monsieur Marcoloni, et je vous remercie encore de votre proposition… Maman avait toujours rêvé de voir l’Amérique. Il paraît que là-bas, tout est possible, même pour un orphelin. C’est donc là que j’irai !

-          En ?!... En Amérique ?!

-          Vous avez toujours dit qu’il faut aller au bout de ses rêves, non ? »

 

Madly était acrobate de cirque, avec son fils Ptirou. A présent qu’une chute l’a envoyée ad patres, le jeune garçon n’a plus qu’une obsession : le rêve américain. C’est l’aventure que raconte l’Oncle Paul à ses neveux en cette veille de Noël 1959. Avec sa gouaille et sa verve, il va leur narrer l’histoire de celui qui deviendra groom sur un paquebot et inspirera à Robert Velter, dit Rob-Vel, le personnage de Spirou. Ptirou embarquera à bord d’un paquebot et changera le destin de Juliette de Sainteloi, fille du patron de la Compagnie générale transatlantique, souffrant d’insuffisance cardiaque.

 

 

 

© Sente / Verron - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Verron a quitté le confort douillet de Boule et Bill pour se lancer dans cette longue aventure au long cours de 76 planches sur l’Atlantique. Le jeu en valait la chandelle. Il signe un album détaillé et précis qui symbolisera très certainement un tournant dans sa carrière.

 

 

 

 

 

© Sente / Verron - Dupuis

 

 

Dans cet album atypique de la galaxie Spirou, Yves Sente a eu l’idée géniale de l’histoire d’une genèse. Ce n’est pas un album de Spirou, ni même tout à fait un « Spirou de… ». On connaissait Jack Dawson sur le Titanic ; on connaît à présent Ptirou, passager clandestin de L’Île-de-France, qui intégrera l’équipage. Ce récit est l’aventure d’une rencontre entre un groom et un Steward, entre le dénommé Ptirou et un certain Robert Velter, entre celui qui deviendra un des plus grands personnages de fiction de tous les temps et son créateur. En utilisant en plus l’Oncle Paul, personnage culte du journal de Spirou qui raconta des histoires aux lecteurs de 1951 à 1982, Sente orchestre une merveilleuse confusion organisée.

 

Spirou a-t-il existé ? Peut-être. Ptirou, c’est certain, même si le destin est largement romancé. Comme il est dit dans « L’homme qui tua Liberty Valance » de John Ford, « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Il s’appelait Ptirou

Collection : Le Spirou de…

Genre : Aventure

Scénario : Sente

Dessins & Couleurs : Verron

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 80

Prix : 16,50 €

ISBN : 9782800170695



Publié le 08/12/2017.


Source : Bd-best


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