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Le coup de coeur du Brüsel : Le royaume tome 3
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Le coup de coeur du Brüsel : Le royaume tome 3

"Le Royaume", avec son petit oiseau au-dessus du R du titre, est un bijou.
De drôlerie, de gaité, de pertinence.
Dans cet opus, la princesse Cécile est promise au prince Eric, hyper canon sur la photo (enfin, sa représentation picturale, on est au Moyen-Age ne l'oublions pas). Mais en vrai, c'est une autre paire de manches (brodées): le fils du Roi d'Arbédie est gros, fat et… furax d'avoir à se coltiner une princesse plus peste que preste à lui donner son premier baiser. Celui-ci, elle le réserve à… chut!, on ne vous le dit pas. Parce que nous, chroniqueurs, on n'est pas comme les oiseaux du Royaume, ces vilains petits cafteurs qui ne pensent qu'à semer la zizanie et mettent le foutoir ! L'un d'eux, revenu d'entre les morts, est néanmoins d'accord de jouer à l'espion pour le compte de sa sauveuse, la jolie Anne, qui, elle, n'en revient toujours pas d'avoir été éjectée du lit royal. Mais l'héroïne de la série, loin de se laisser abattre, transforme la maison que lui a donnée le roi (bon prince) en taverne que l'on qualifierait de nos jours de… bio ou "new age".

 

 

Parce que la série, et c'est ce qui en fait tout son sel, transpose au Moyen-Age les différents travers de notre société actuelle, et c'est: jubilatoire. Ce renvoi à notre époque nous fait non seulement rire mais aussi réfléchir. En s'aidant d'une galerie de personnages hauts en couleurs et tous, quelque soit leurs défauts, attachants, elle met en lumière de façon toujours sympathique les tares du monde dans lequel les lecteurs, petits et grands, vivent. En interrogeant le pouvoir de l'image, en remettant en cause le principe de la real politique, en se moquant gentiment des nouvelles technologies (ahlàlà, ces bilboquets auxquels les deux petits princes sont scotchés), en critiquant le comportement des dirigeants tout en voulant montrer les sursauts héroïques dont ils sont parfois capables, l'auteur place notre humanité au centre de son propos. Il évite tous les écueils, notamment celui du populisme, et nous offre l'occasion, si rare, de ne pas désespérer de l'être humain.



Publié le 15/04/2011.


Source : Corinne Jamar-Brüsel

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