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Nouvelles relatives à la bande-dessinée ou au graphisme
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All Star Batman, La tête du Dark Knight mise à prix et un Double Face avec plus d'un tour dans son sac

Fans et amateurs de Batman, Préparez-vous à encaisser du lourd avec le retour de votre héro favoris sous la houlette de Scott Snyder, John Romita et Declan Shalvey. Voici une nouvelle version qui décoiffe et envoie du métal. Avec un premier tome d'une nouvelle série qui nous promet encore plus de dynamisme, d'action et de violence, cette nouvelle équipe à prit le pari de moderniser l'homme chauve-souris.

Résumé de l'éditeur : Batman est chargé de transporter Double-Face hors de Gotham City mais le criminel a plus d'un atout dans sa manche.
En mettant un prix sur la tête du justicier, il lance à leurs trousses tous les assassins et chasseurs de primes du pays, sans compter les citoyens ordinaires ! Menottés l'un à l'autre, Batman et Double-Face n'ont plus qu'un objectif : survivre à ce « road trip » en enfer !

 


 

 

 

 

© Scott, Romita & Declan - Urban Comics - DC Comics

 

DC Rebirth est une collection qui propose un nouveau point d'entrée pour découvrir les super-héros, comme l'annonce l'éditeur avec un héritage retrouvé de DC Comics. Ce premier opus mets donc en scène Batman chargé de convoyer Harvey Dent pourchassé de toutes part par une horde de super-vilains. Double Face dispose de moyens terribles pour mettre à mal le Dark Knigth.  Le côté sombre des personnages est ici poussé à son paroxysme. Le basculement d'une partie non négligeable de protagonistes dans les côtés les plus sombres de l'âme humaine se déroulent ici avec une déconcertante facilité.

 

 

 

 

© Scott, Romita & Declan - Urban Comics - DC Comics

 

 

A noter aussi certains passages croustillants via des dialogues tels que Batman s'adressant au super-héro de noir et jaune vêtu : "Duke essaie d'être un peu plus rock and roll, que diable..." permettant ainsi au lecteur de découvrir ce dernier face à une quête de lui-même. Ce All Star ne laisse pas de temps mort, il ne fait pas dans la dentelle. Il apporte cependant des éclaircissements sur les rapports antérieurs entre Wayne et Harvey.

 

 

 

 

© Scott, Romita & Declan - Urban Comics - DC Comics

 

Le graphisme est clair et très lisible tout comme le découpage et la mise en scène. Les scènes d'actions sont un délice visuel. Scott Snyder à donné à son scénario un subtil mélange de cascades et baston, de gadgets nombreux et de flashback. La recette fonctionne très bien et l'humour n'est pas en reste.
Un premier tome très prometteur pour une série qui devrait en toute logique avoir un bel avenir devant elle.

Damien Caste



Titre : All Star Batman

Tome : 1

Collection : DC Rebirth

Scénario : Scott Snyder

Dessin : Romita Jr John & Shalvey Declan

Genre : Aventure

Éditeur : Urban Comics

Nbre de pages : 200

Prix : 17,50 €

ISBN : 9791026811831



Publié le 19/10/2017.


Source : Bd-best


Changer de vie pour changer le monde

Les seigneurs de la terre T.3 Graines d'espoir (résumé éditeur)

Dégoûté de son expérience agricole, Florian a tout quitté, femme, fille et ferme, pour partir en Inde sur les traces de sa mère. De leur côté, Anne et la petite Lou tentent de se reconstruire après cet abandon... Sur place, Florian découvre que, bien que la culture indienne prône l’harmonie avec la nature, le "sous-continent" n'est pas épargné par les méfaits de l’agriculture intensive, notamment les OGM. En enquêtant sur sa mère, il apprend surtout que, animée du même feu humaniste que lui, elle s'était impliquée dans la défense locale de l'environnement. « Les chiens ne font pas des chats », dit-on. Et c’est peut-être en partant de l’autre côté du monde que Florian retrouvera la vocation...

 

 

 

Après lecture, il y a des livres dont on ne sort pas indemne. Pour moi, non écologiste, la série « Les seigneurs de la terre » fait partie de cette catégorie. Indépendamment de la suite des aventures de Florian, d’Anne et de la petite Lou, ce troisième tome préfacé par Vandana Shiva (docteur en philosophie des sciences et Prix Nobel alternatif 1993) nous met en garde contre les multiples dangers utilisés sournoisement par les multinationales face à l’agriculture mondiale et aux paysans ayant pour mission de nourrir la terre.

 

 

 

 

Selon Vandana Shiva, les choses changent mais dans la mauvaise direction car ce changement est confisqué par les multinationales qui transforment tout en marché et en produit. Il n’y a plus de gens, plus de nature ni de culture sans compter la perte des valeurs. Le changement attendu est celui qui nous fera réaliser que si nous continuons sur la voie actuelle, l’humanité va détruire ce qui lui permet de vivre sur terre. Nous devons reconnaitre que sans la nature, nous ne serions pas en vie. Il faut arrêter de percevoir la nature comme sauvage et extérieure pour réaliser qu’elle est nécessaire à la vie sur terre. Par où commencer pour se reconnecter avec la nature ? Avec la nourriture ! Premièrement savoir d’où elle vient et s’assurer que la nature n’a pas été pillée par l’avidité des multinationales qui profitent de ces bienfaits et les ravagent avec des pesticides et le génie génétique. La nourriture naturelle est bonne pour la santé. Tout le monde peut être relié à la nature. (Film "En Quête de Sens")

 

 

 

 

 

Que dire de Coca-Cola qui, en 2004, a construit une immense usine dans le sud de l'Inde. L'entreprise a obtenu l'autorisation de produire 561000 litres de soda par jour. Sachant qu'il faut 3,8 litres d'eau pour produire 1 litre de Coca …L’entreprise a promis des emplois et les gens ont vendu leurs terres. Mais les nappes phréatiques ont été polluées ou asséchées à des dizaines de kilomètres alentour, des maladies sont apparues et les terres sont devenues stériles. Il a fallu deux ans pour que le gouvernement, face à l'indignation générale, ordonne la fermeture de cette usine. 100000 manifestants se sont ensuite réunis pour faire reconnaître le libre accès à l'eau comme un droit inaliénable.

 

 

 

 

Pour contrer les grandes multinationales, Vandana Shiva a créer le réseau Navdanya (des banques de graines) afin que les paysans disposent de semences gratuites échangeables et reproductibles. Aujourd’hui, 85% des paysans dans le monde utilisent des semences paysannes. Elles s’adaptent aux changements climatiques, aux terroirs, sont réutilisables et non brevetées. Mais n’oublions pas que les semences paysannes sont menacées par les grandes entreprises semencières qui proposent des semences qui ne peuvent pas être ressemées d’une année sur l’autre car elles sont brevetées et rendues inopérantes la deuxième année. De plus, elles sont sélectionnées pour être vendues avec des engrais et produits chimiques de synthèse qui polluent les sols, la biodiversité, empoisonne et endette les agriculteurs, les emprisonnant dans un modèle captif.


Les défis relevés par les semences paysannes :
- Autonomie: affirmer l’indépendance des agriculteurs vis-à-vis des entreprises semencières.
- Conserver le patrimoine variétal des céréales du terroir et alimenter les banques de semences paysannes.
- Biodiversité: développer la diversité des plantes et des techniques sans limite de choix.
- Environnement: encourager un mode d’agriculture biologique, durable et respectueux de la nature.
- Nourrir sainement la population avec une alimentation saine et en circuit court.
- Sensibiliser le grand public, les écoles, les médias, les décideurs à la diversité des céréales, leurs goûts, leurs formes, leurs couleurs, leurs histoires et leurs usages.
En conclusion, un superbe travail de recherche et de mise en page effectué par le scénariste Fabien Rodhain, le tout ponctué par la grande qualité des illustrations signées par Luca Malisan. Une BD classée dans mon top 10 de cette année 2017. Un livre didactique à placer entre toutes les mains, pouvant être prolongé en débat sur les défis à relever dans le futur pour notre planète

Les seigneurs de la terre T.3 Graines d'espoir

Glenat Grafica 

48 pages

13,90€

Coup de coeur Alain Haubruge.


 

 

 

 

 

 



Publié le 15/09/2017.


Source : Bd Best


Retour inattendu de Jean Louis Tripp avec

Du jamais vu en BD où si aujourd’hui le dernier continent à explorer était celui de l’intime !

Avec "Extases" son dernier livre, Jean-Louis Tripp, co-auteur avec Régis Loisel de la série « Magasin Général », franchit une étape que beaucoup d'entre nous préfère garder secrètement enfouie dans leur jardin intime. Il nous fait découvrir graphiquement la partie la plus secrète de son existence : les relations amoureuses et sentimentales expérimentées depuis son enfance.
Avec une sincérité totale, il nous dévoile l’intimité de sa vie sexuelle en nous décrivant ses premiers sentiments amoureux vis à vis des filles mais aussi avec la découverte des différentes transformations connue par son corps passant de l 'état d'enfant à celui d'adolescent. 

 

 

 

 

 

 

Tout y passe, de l 'exploration du sexe de celle face à lui (d’où le titre de l'ouvrage) aux premiers frissons amoureux et  jeux sexuels, des sentiments éprouvés lors du mélange des corps aux différentes expériences testées par l'auteur au cours de son existence. C'est ainsi qu'il expérimente aussi bien une relation physique à trois personnes, qu'une fellation accompagnée d'une sodomie mutuelle sans pour cela verser dans une relation homosexuelle.

 

 

 

 

 

L'auteur a choisi de traiter son autobiographie de façon humoristique tout en gardant les représentations de ses différentes pratiques sexuelles conforme à la réalité. Il n'oublie pas de représenter ses états d’âme, ses émotions, ses sentiments et sensations au moyen de cases cartographiées. En conclusion, un livre destiné plus particulièrement à un public adulte averti présentant le témoignage illustré d'un homme sur son propre parcours sexuel.

 

En librairie le 6 septembre 2017

Couverture couleur souple à rabats

272 pages noir et blanc - 22 €

CASTERMAN

 



Publié le 30/08/2017.


Source : Bd-best


Coup de coeur : Dark Museum... dernière la toile, le sang et l'horreur.

Auteurs prolifiques et créatifs, Gihef et Alcante nous on concocté une nouvelle surprise et non des moindres. A peine remis de nos émotions avec Starfucker, les voici qui enchainent avec un genre diamétralement opposé et au concept pour le moins original.

Résumé de l'éditeur : Pour entrer au Dark Museum, une toile doit provoquer chez son observateur une impression morbide que seule une origine mystérieuse semble pouvoir expliquer. L’austère American Gothic de Wood y tient une place de choix…

1930, Iowa. Les effets de la crise sont terribles dans cette partie de l’Amérique.

Avec la misère, l’égoïsme prévaut. L’installation d’un cirque en pleine sécheresse finit d’échauffer les esprits. Alors que Lazarus Henkel désespère de pouvoir nourrir sa famille, un accident de voiture se produit près de sa ferme. L’odeur du corps du conducteur en train de brûler lui inspire une macabre solution…

 

 

 

 

 

 

Américan Gothic, le tableau de Grant Wood faisant partie de la collection de l'Institut d'art de Chicago. L'artiste fut inspiré par un chalet conçu dans le style néogothique. Il peignait le genre de personne qu'il imaginait vivre dans cette maison. Il n'en fallait pas plus à Gihef et Alcante pour creuser le sujet et imaginer à leur tour une genèse horrifique à ces personnages qui déjà en l'état et sur toile n'inspirent pas le plus élémentaire des confiances... et pour cause !

 

 

 

 

 

 

Nous sommes dans l'Iowa des années 30 et nous découvrons Epiphany et Lazarus Henkel. Ces protagnonsites vivent dans un endroit miséreux et où la faim taraude les estomacs les plus serrés tandis que le maire lui ne pense qu'au bien être de son compte en banque en acceptant, sur les terrains de sa localité qu'un cirque s'installe et pompe l'or bleu qui fait tellement défaut à la population locale. (procédure vénale qui tant à devenir de plus en plus d'actualité à notre époque).

 

Les paysans grondent, la colère monte et le manque de moyen fait commettre les actions les plus inavouable au risque de finir son existence sur un sort funeste et sanglant. Si vous avez vu la série tv Dexter, sachez qu'à côté de cet album cette dernière est une véritable promenade de santé. Nous vous laisserons découvrir (si vous achetez l'album) les scènes bien fournie en hémoglobine et les découpages anatomiques pour ne pas vous gâcher le plaisir... rassurez-vous, vous ne serez pas déçu si vous aimez le genre. On ne vous montre donc ici sur cette page que les premières planches histoire de vous titiller la curiosité et croyez bien qu'elle sera comblée (surtout pour les aficionados de bain de sang et de membres désossés).

 

 

 

 

 

 

Mais Dark muséum n'est pas qu'une accumulation d'horreur, ce serait trop facile. Il est aussi un enchainement de dialogues croustillants, d'effrois avec un dessin et des couleurs de Stéphane Perger qui catalyse à merveille le récit du duo d'enfer Alcante-Gihef (ces complices qui décidément n'en finissent pas de nous étonner, au risque de me répéter). Ces touche-à-tout font à chaque fois mouche et ce n'est pas ce présent opus qui dérogera à cette règle. Que dire de plus sans gâcher l'effet de surprise? Rien en fait, je vous laisse plutôt le découvrir vous-même, ce plat rouge sang admirablement bien réussi dont on aimerait plus souvent en déguster les pages...si je puis dire.

 

Damien Caste

 

Série : Dark Museum

Tome : 1 – American Gothic

Scénario : Gihef et Alcante

Dessin et couleurs : Stéphane Perger

Genre : Horreur

Éditeur : Delcourt

Collection : Machination

Nbre de pages : 56

Prix : 14,95€



Publié le 16/02/2017.


Source : Bd-best


La Guerre des Mondes, un récit apocalyptique, une adaptation BD fidèle au roman.

Seconde thème abordé dans la série H.G. Wells initiée par les éditions Glénat. Cette fois, il s'agit de la Guerre des Mondes. Le 7eme art s'est abondamment inspiré de ce roman qui figure parmi les plus emblématique de la science-fiction. N'oublions non pas non plus la célèbre adaptation radiophonique, orchestrée par Orson Welles et qui provoqua la panique parmi la population en ce 30 octobre 1938. Avec son émission, il causa un vent de panique envers des dizaines de milliers d'auditeurs qui crurent à un véritable bulletin d'information relatant une invasion extra-terrestre. Nous avons droit par conséquent à une adaptation en bande dessinée d'un roman non seulement classique mais absolument mythique.

 

 

 

 

 

 

 

© Dobbs - Cifuentes - Glénat

 

Résumé de l'éditeur : Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d'Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal à croire à la théorie d'une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu'un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu'être l'œuvre d'une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n'a pas véritablement d'intentions pacifiques. De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d'autres, semant le chaos et la destruction. L'extermination ne fait que commencer...

 

 

 

© Dobbs - Cifuentes - Glénat

 

 

Voila un bien bel hommage rendu par les auteurs Dobbs et Vincent Cifuentes. En effet, le scénariste nous propose une narration efficace, plus actuelle tout en respectant les codes du roman original. Via le personnage de l'apprenti astronome, il nous offre une autre vision du récit et un fil rouge bien constant tout au long de l'album. Cela dit certains seront un peu partagé sur la représentation des tripodes qui feront penser immanquablement au dernier film en dates sortit au milieu de la première décennies de notre siècle. Mais cela n'entrave en rien toute la dynamique de l'histoire et ce n'est qu'un détail qui ne dérangera point le lecteur averti et/ou fan de la Guerre des Mondes.

 

 

 

 

© Dobbs - Cifuentes - Glénat

 

Graphiquement, Vincente Cifuentes s'en tire très bien. Il rend très bien l'ambiance d'impuissance des soldats d'époque et de leur technologies grandement insuffisante fasse à la rage destructrice d'une "civilisation" extra-terrestre bien plus avancée et bien déterminée à rayer de la terre, les humains jusqu'aux derniers. Le coloriste Matteo Vatani agrémente les flux de rayons de ses plus beaux effets pyrotechniques. En résumé, cette nouvelle collection tient toutes ses promesses. La Guerre des mondes est déclinée en deux tomes et je me permets de revenir sur la qualité de la finition de l'album qui non seulement profite d'une maquette du plus bel effet mais d'un pelliculage très classe et fort agréable au touché. le genre d'album qui redonne envie de tenir entre ses mains, une vraie BD et non pas se cantonner à la mode du tout au numérique. Une belle réussite, qui respecte décidément bien l'œuvre originale.

 

Tyler Craig

 

Titre : La Guerre des Mondes

 

D’après le roman d'H.G. Wells

Scénario : Dobbs

Dessin : Vicente Cifuentes

Couleurs : Matteo Vattani

Genre : Science-Fiction

Éditeur: Glénat

Nbre de pages : 56

Prix : 14,50 €



Publié le 08/02/2017.


Source : Bd-best


Dobss et Moreau ouvrent la collection HG Wells chez Glénat avec une oeuvre magistrale

Les voyages dans le temps ont toujours fasciné l'humanité. De l'enfance à l'âge adulte, nombres de gens se passionnent pour ce thème largement usité en science-fiction. Cette fois, il ne s'agit pas d'une nouvelle histoire mais plutôt d'une autre adaptation du roman ô combien célèbre d'H.G. Wells.
Ce roman qui a inspiré plus d'un réalisateur de cinéma, de série TV ou encore de jeux vidéo  se voit ici déclinée en BD avec une toute nouvelle collection chez Glénat intitulée "H.G. Wells collection".

Résumé de l'éditeur : Londres, fin du XIXe siècle. Un groupe d'amis écoute les aventures de celui qui prétend être le premier voyageur du temps. Son récit débute en l'an 802 701. La Terre est alors habitée par les Éloïs, descendants des hommes vivant en harmonie, passant leur temps à jouer et à manger des fruits dans un immense jardin d'Éden. Mais derrière ce paradis se cache un terrible secret... Car une autre espèce vit dans les profondeurs de la Terre : les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière du jour à force de vivre dans l'obscurité. La nuit, ils remontent à la surface pour kidnapper et se nourrir des Eloïs...

 

 

 

 

 

Cette collection se décline pour ce premier cycle avec "la machine à explorer le temps", "la Guerre des Mondes", "L'homme Invisible" et "L'île du Docteur Moreau".
Dans le premier album qui nous intéresse présentement, le scénariste Dobbs (auteur notamment de Scotland Yard ou encore d'Allan Quatermain et les Mines du Roi Salomon chez Soleil) à été judicieusement choisit pour cette œuvre magnifiquement adaptée en BD. Il ne dénature absolument pas l'œuvre originale et propose un dynamisme régulier et intéressant et une lecture fascinante du récit. L'action et l'intrigue s'enchainent très adroitement et passionnera le lecteur au fil des pages. Les dialogues sont quant à eux, fidèles au language élégant de l'époque Victorienne.

 

 

 

 

 

Nous partons à la découverte du voyage dans le temps, et à l'instar du roman, des Morlocks et des Élois dans un monde étrange le tout dans un bond de plus de 800 000 ans dans le futur. Action...certes mais aussi narration bien orchestrée font toute la saveur de ce one-shot délicieux qui se termine sur une note légèrement dramatique qui pourrait, qui sait, déboucher sur un tome 2, Wells see (si je puis me permettre le petit jeu de mots enfantin).

Le graphisme et le dessin est confié à Mathieu Moreau, connu pour le cycle de Nibiru paru chez Glénat également. Il nous plonge dans une ambiance absolument fidèle à l'original (ceux qui l'ont déjà lu se rendront vite compte de la justesse de ce que l'ont peut découvrir dans le présent opus). Ce fabuleux technicien s'occupe donc aussi de la colorisation et ce avec une maîtrise qui frise la perfection. La machine à explorer le temps elle-même vous fascinera elle aussi même si, elle est en quelque sorte plutôt discrète, préférant une mise en avant plus prononcée des protagonistes. Les "effets spéciaux " sont adroitement agencé pour un résultat magnifique qui nous intègre parfaitement au récit.

 

 

 

 

L'album est de très bonne facture. La couverture est soignée et d'une grande classe. La texture est originale et donne l'impression au touché d'un tissu précieux, comme les livres anciens. Une très bonne idée par conséquent qui ajoute encore plus de valeur ajoutée au concept. Ce premier album du cycle est une totale réussite. Je vous invite à vous le procurer sans tarder et de découvrir si vous ne les connaissez pas encore sous cet angle, les œuvres du grand Herbert Georges Wells.

Damien Caste

 

Titre : La Machine à explorer le Temps

One Shot

Scénario : Dobss

Dessin et couleurs : Mathieu Moreau

Genre : Science-Fiction

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 56

Référence : 9782344012727

Prix : 14.50 €

 



Publié le 24/01/2017.


Source : Bd-best


Le Juge, Le dernier shérif est mort sans que justice soit faite

Le 3 juillet 1975, à Lyon, le juge Renaud, qui enquêtait sur des dossiers, est assassiné de trois balles. Malgré les enquêtes, les soupçons, les théories parfois extravagantes, ce meurtre reste sans explication officielle depuis plus de quarante ans ! Grâce à un travail colossal de documentation et à l'aide du fils du juge Renaud ainsi que celle d'autres protagonistes, Olivier Berlion raconte dans cette passionnante trilogie les liens qui unissaient le milieu à certains hommes politiques. Cette histoire est aussi, tout simplement, celle de la faillite d'une justice restée sans réponse face à ce scandale. Le Juge se lit comme un polar implacable d'une très grande tenue.

 

 

 

 

 

 

 

Oubliée par les plus âgés, non connue des plus jeunes, Olivier Berlion nous propose un retour sur une affaire datant du milieu des années soixante-dix en nous faisant partager les derniers mois de la vie du juge François Renaud, premier juge d'instruction de Lyon. Le 3 juillet 1975 alors qu’il enquêtait sur le gang des Lyonnais, le juge Renaud fut froidement exécuté de trois balles dans la tête lors de son retour à son domicile. Un juge d'instruction assassiné en France, c'était la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et pas n'importe quel juge : le shérif, un juge flamboyant qui s'était mis à dos la pègre lyonnaise.

 

 

Sa dernière affaire fut celle du gang des Lyonnais. Cette bande dirigée par Edmond Vidal était soupçonnée de plusieurs braquages, dont celui de la poste centrale de Strasbourg le 30 juin 1971. Le gang aurait dérobé ce jour-là 11 680 000 francs, le casse du siècle pour les médias de l’époque.

 

 


Malgré la promesse faite par le garde des Sceaux (Jean Lecanuet) lors des obsèques, alors que les assassins du juge avaient été identifiés, leur inculpation n’a jamais été prononcée car elle se basait essentiellement sur des témoignages d'indicateurs, la justice n’a jamais été rendue. Selon un de ses fils, une collusion entre le Service d'action civique (SAC) et une partie du milieu serait à l'origine du meurtre de son père. Après dix-sept ans d'enquête qui ont vu se succéder six juges d'instruction, le magistrat Georges Fenech signa  une ordonnance de non-lieu le 17 septembre 1992, et la prescription fut prononcée en 2004.

 

 

 

 

Armé d’une solide documentation, Olivier Berlion présente son travail en trois albums, n’hésitant aucunement à charger les phylactères d’informations précieuses pour la bonne compréhension  de l’histoire. En 1974, à l’époque ou le juge Renaud enquête sur le gang des Lyonnais, il n’existe pas en France de loi régissant le financement des partis politiques. On soupçonne alors une organisation parallèle appelée le SAC de financer les campagnes électorales du Parti gaulliste, l’UDR. A signaler l’excellent dossier de plusieurs pages présenté par Berlion en fin du troisième tome. Une BD destinée à un public à partir de 16 ans qui plaira aussi aux amateurs d’histoire et de banditisme.



Haubruge Alain


Juge (Le), la République assassinée

Tome : 3

Scénario et dessin : Berlion (Olivier)  

Éditeur : DARGAUD

Nombre de pages : 68

Prix : 13.99 euros

ISBN :  9782205076066



Publié le 16/01/2017.


Source : Bd-best


Infinity 8, un space opéra à la sauce Trondheim

En publication depuis l'automne 2016, la série infinty 8 éditée par Rue de Sèvres se décline en 6 format comics souple et agrafés. Cette mini-série s'offre les services de grands noms tels que Zep, Vehlmann, Kris, Dominique Bertail, Lewis Trondheim, Olivier Vatine, Olvier Balez,  Emmanuel Guibert, Franck Biancarelli, Killofer ou encore David Mourier. Aux commandes des scénarios un Lewis Trondheim au top de sa forme.

Le tome 1, "Romance et Macchabées" s'offre les services de ce dernier avec la complicité de Bertail et de Zep. L'histoire se passe dans un vaisseau gigantesque qui parcours le fin fond de l'espace. S'y trouve plusieurs centaines d'aliens aux vies et mœurs absolument étonnantes et surprenantes. L'héroïne, aussi sexy que dangereuse à la délicate mission d'étudier les origines d'artéfacts extra-terrestre accompagnée malgré elle d'une race porté sur la dégustation prononcée de cadavres. Voila donc le ton donné par un scénariste connu pour ses idées très décalées qui ont toujours fait son succès.

 

 

 

 

Ajoutez à cela un assaisonnement plutôt coquin et acide complétant  tous les ingrédients d'une histoire ô combien dynamique et au découpage efficace.

Le tome 2 s'enclenche avec l'agent Yoko (l'agent sexy cité plus haut) et le vaisseau Infinity qui file vers la galaxie Andromède. Le fourbe nécrophage est toujours de la partie et les dialogues tout aussi truculents. Zep et Bertail se chargent toujours de la partie graphique pour ce second opus. Les rapports entre le nécro et Yoko sont de plus en plus tendu si je puis dire. Les amateurs de bidoche pourrie et d'hémoglobine seront ravis du stock proposé dans ces pages. On peut dire que cela gicle pas mal si vous me permettez l'expression.

 

 

 

 

Le cycle 1 se conclu avec le tome 3, "suspens en apesanteur" qui donne la mission à l'agent de neutraliser quelques centaines de nécros qui menacent de détruire l'Infinity. Cet opus nous donne droit à 8 pages de bonus graphiques des plus délicieux
De source sûr, ce mois de janvier 2017 voit la réunion de ces trois tomes au format cartonné à la taille d'impression classique franco-belge.

 

 

 

Le deuxième cycle s'ouvre avec un titre qui en ferait peut-être grincer des dents certains et en amuser follement d'autres.
Retour vers le Führer plonge cette fois un autre agent sexy répondant au doux nom de Moonkicker. Dans ce récit, des néo-nazis récupèrent dans le cosmos la tête d'Adolf Hitler conservée précieusement dans le formol (logique me direz-vous). La partie graphique est cette fois confiée à Olivier Vatine. On change de registre au niveau du dessin mais il est tout aussi beau et efficace à regarder. Le talent de Vatine est indiscutablement superbe. L'auteur se fait montre d'une aisance déconcertante dans le domaine de la science-fiction. Le scénariste se gausse avec malice du nazisme futuriste qui vous surprendra par ses motivations inattendues.

 

 

 

 

Le deuxième tome sous titré "Hitler va-t-il passer du côté obscur???" nous offre un cerveau d'Hitler réactivé. Greffé dans un robot il ourdi le plan de s'approprier l'Infinity et de faire renaître le Reich à son bord. Les dialogues dans ce cinquième épisode de la saga Infinty sont toujours aussi drôles et ravira les amateurs du genre et les conspirationnistes amusés. Le sixième tome ferme la marche avec l"Affrontement final" ou l'agent Moonkicker tentera d'empêcher le reboot fomenté par un Hitler qui par le truchement d'un bug informatique (ho le vilain) tente de mettre son plan à exécution. Cette série B est vraiment un moment extatique à passer, tant aussi bien du niveau de lecture que du plaisir graphique. La suite est promise par Velhmann et Balez prévue pour le second trimestre 2017.
Un gage d'encore plus de surprises à découvrir, une série originale qui dépoussière le genre !

 

Damien Caste


Titre: Infinity 8

Tomes : 1 à 6

Scénario: Lewis Trondheim

Dessin et couleurs: Dominique Bertail, Zep, Olivier Vatine

Genre: Science-Fiction

Éditeur: Rue de Sèvres

Nbre de pages par tome : 36

Prix par tome : 3,50€




Publié le 10/01/2017.


Source : Bd-best


L'Armée de l'Ombre tome 4, Speltens nous entraîne aux côtés de ces combattants face à l’horreur

Août 1944. Les troupes allemandes sont repoussées vers l'Allemagne. Les ventres sont vides, les corps sont fatigués. Les longues colonnes de soldats sont impitoyablement massacrées par l'aviation soviétique maitresse des cieux. La politique de la terre brûlée n'a eu pour d'autres effets que de décupler la haine de l'ennemi.

Février 1945. Dans une dernière tentative pour arrêter les russes, les allemands font sauter les ponts sur l'Oder, distant seulement de 90 km de Berlin. Le fanatisme de la SS pousse le peuple jusqu'a l'ultime sacrifice : les enfants sont enrôlés dans les troupes combattantes ! Le jeune Kessler a depuis longtemps perdu toute illusion concernant le sort de l’Allemagne. Les soldats sont face à un choix difficile : combattre les bolchéviques qui menacent Berlin et y trouver une mort certaine ou tenter de gagner le front ouest dans l'espoir de se rendre aux anglo-américains.

 

 

 

 

 

 

Oliver Speltens nous délivre le dernier tome de cette formidable série (plus de 75000 exemplaires déjà vendus) qu’est « L’armée de l’Ombre ». Contrairement à ce que certaines personnes pensaient au début de celle-ci, l’auteur ne fait en rien l’apologie du nazisme mais explique habilement le cheminement de ces jeunes hommes ayant choisi de faire allégeance à l’idéologie prônée par Hitler.

 

 

 

 

 

 

Pour ce dernier récit, les troupes soviétiques contre-attaquent vigoureusement les armées d’un ordre censé être au pouvoir durant un millénaire. Cependant, en mars 1945, à l’est de l’Oder, les régiments allemands vont causer d’énormes pertes aux troupes soviétiques, cédant le terrain, maison par maison, à ces derniers. Kessler et ses amis en sont réduits à faire un choix : soit combattre Ivan dans les faubourgs de Berlin ou gagner le front ouest pour se rendre aux troupes américaines.

A l’aide de ses illustrations, d’une solide documentation concernant les véhicules et uniformes et d’un choix de couleurs particulièrement judicieux, Speltens nous entraîne aux côtés de ces combattants, partageant leurs sentiments, doutes et regrets face à l’horreur d’une doctrine dont ils ont été abreuvés depuis leurs naissances.

 

 

 

 

 

 

Une série dont je ne peux que conseiller la lecture aux jeunes (à partir de quatorze ans) afin de conscientiser la génération montante des dangers d’un système dont certains relents se font cruellement ressentir à l’heure actuelle.

 

Alain Haubruge

 

L’armée de l’Ombre. Tome 4 : nous étions des hommes» Olivier Speltens

Collection mémoire 1939-1945. Éditions Paquet, 48 pages

 

 

 

Olivier Speltens à la galerie 9art

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Publié le 09/12/2016.


Source : Bd-best


Les cercles de lumières: les crop circles ne sont pas faits pour tourner en rond mais pour aller plus loin

Finis les aliens, place aux zombies. Cela n’empêche pas quelques exceptions (qui a cité Stranger Things?) et ne boudons pas notre plaisir, replongeons dans les crop circles qui servait de cœur à l’histoire développée par Makyo et Laval NG: Les cercles de lumière. Une triste histoire puisqu’elle ne fut pas finie. Delcourt publia le premier tome avant de s’en aller voir d’autres horizons et de laisser le récit incomplet. Dans son malheur, voilà que, quatre ans plus tard, les Éditions du Long Bec bouclent la boucle et publie l’intégralité du diptyque dans une intégrale qui vaut le détour.

Résumé de l’éditeur: Depuis plusieurs décennies, des figures géométriques complexes apparaissent dans des champs cultivés partout dans le monde, sans que l’on sache de manière irréfutable s’il s’agit de canulars ou de phénomènes paranormaux… Ces signes seraient-ils porteurs de messages provenant d’une « supra-intelligence » ? Gabrielle, membre d’un groupe de recherche sur ces mystérieux « agroglyphes », et sa sœur Murielle, après la mort de leur père, vont s’approcher au plus près des mystères de ces « crop circles »… Et Julia la fille de Gabrielle, semble être directement concernée…

 

 

 

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À force de témérité et de passion, bien plus que de calcul des risques et d’hésitations entre « je le fais – je le fais pas », la cigogne a des principes. Et elle fait bien de s’y tenir. En témoigne cette intégrale qui donne le fin mot de cette histoire restée incomplète avec 58 planches. Une histoire qui, de notre avis, aurait d’ailleurs dû sortir en un one-shot plutôt que de la diviser en deux. Soit, il a fallu du temps, mais voilà, nous pouvons enfin (re)découvrir le travail de Makyo et Laval NG (qui avaient déjà travaillé ensemble sur plusieurs tomes de Balade au bout du monde) dans son intégralité. Et ça vaut le détour.

Ainsi, nous entrons en premier contact avec Gabrielle et Murielle, deux sœurs. Murielle, écrivaine à ses heures, se nourrit des personnes qu’elle croise dans la réalité pour de potentiels romans. Cash, la jeune femme n’hésite pas à classer tous ceux qui l’entourent en deux catégories, les « ganglieux » et les généreux. Généreuse, Gabrielle l’est d’ailleurs sans aucun doute, professeure de math avenante, souriante et exaltée dès qu’on lui parle d’agroglyphes, ces dessins bizarres et intrigants qui prennent possession des champs sans que rien ne puisse expliquer leur apparition. Et si les deux sœurs sont complètement différentes, le lourd secret que renferme leur papa, fraîchement sorti d’un inextricable coma et qui se met à peindre des toiles qui en disent long sur le monde de demain, va les unir un peu plus, au présent comme pour les générations futures. La métamorphose de leur existence est en marche.

 

 

 

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Comment critiquer cette bande dessinée sans en dire de trop? En vous disant avant tout que la surprise est de taille et que les chemins balisés par les films et documentaires sur les crop circles ne sont pas vraiment employés ici. Notre monde est fait de trop de territoires inconnus que pour aller voir du côté du ciel et des vaisseaux spatiaux, même si Makyo laisse la porte entrouverte.

 

 

 

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Mais le scénariste frappe fort par son indéniable talent à faire du neuf en amenant des thèmes nouveaux et des enjeux actuels sur un thème vieux comme le monde. On flirte avec l’ésotérisme et le thriller, un peu avec l’héritage maya, beaucoup avec le drame familial, mais il est aussi plus que jamais question du lien humain et de l’importance de jouer collectif. Le dessin de Laval NG répond bien au scénario de Makyo, acquis à sa cause, onirique et bien ajusté. Un ouvrage aussi déroutant qu’essentiel.

 

Alexy Seny

 

Titre: Les cercles de lumière

Scénario: Makyo

Dessin: Laval NG (Fb)

Couleurs: Laval NG et Vincent Wagner

Genre: Fantastique, Thriller, Drame

Éditeur: Éditions du Long Bec (FB)

Nbre de pages: 128 (dont un dossier de contextualisation de 14 pages)

Prix: 23,50€



Publié le 27/10/2016.


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