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Information générale concernant le monde de la BD
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Chaumont Comix 2017, une édition dédiée aux comics et aux super-héros

L’association L’Antre de la Folie organise la troisième édition de la convention CHAUMONT COMIX, dédiée aux comics et aux super-héros,à Chaumont.

Au programme : Cosplay, Concours de dessins, exposants, exposition et séance de dédicaces.

Auteurs présents : Mitton, Roux, Malgrain, Bessadi, Martino, Verma, Robertson, Hudson, Cécile Morvan, Arden, Van Elslande, Millet, Saber, Sebba, Poulat, Czek, Alrik, Billard, Gondy, Grivaud, Fernandes, Lucky Star, Mlle Clé Art, Michonet, Rottier, Kerdel.

Entrée gratuite

Horaires :

Vendredi 13 Octobre : 14h-18h
Samedi 14 Octobre : 10h-19h
Dimanche 15 Octobre : 10h-18h

Lieu : Salle des fêtes de Chaumont.

Contact : par tél +33(0)698141956  par mail luc@lantredelafolie.fr

Web : http://chaumont-comix.com/


Pays : France

Date de l'événement : du 13/10/2017 au 15/10/2017.

Publié le 12/10/2017.


Source : Bd-best


Inguinis, l'Esclave du Panthéon, de la machination politique dans la Rome antique

Voici un nouveau duo d'auteurs de charmes aux éditions Taboo. Le tandem Katia Even (Lol Story, Pyraths, Vanadis) & Nicolas Guenet (Yiu, Chroniques de la Lune Noire, Atlantis) nous propose une intrigue teintée d'érotisme profond. Prévue en deux tomes, cette première partie met en place les personnages dans des positions acrobatiques si vous nous permettez le terme. En effet les scènes de certaines planches sont très explicites et réservées à un public averti.

 

Résumé de l'éditeur : Artémis, jeune sculptrice qui fréquente les orgies du Dominus Claudius vient d'hériter de l'atelier de son père Nicomède. Le célèbre sculpteur est retrouvé mort alors qu'il vient d'obtenir une importante commande d'Agrippa pour le Panthéon de Rome en construction. Il s'avère que ce meurtre cache une machination politique...

 

 

 

 

 

 

 

 

© Even - Guenet - Taboo éditions

 

 

Cependant mis à part le côté coquin de quelques planches (l'album commence d'emblée avec une scène torride dès la première page et nous pouvons même dire que cela y va franchement), les éléments et les personnages se mettent progressivement en place et ce avec cohérence. Nous découvrons la jeune sculptrice reprenant les affaires de son père, Nicomède, après sa mort qui réalise une statue sur la base d'un modèle d'un ancien gladiateur affranchi. Le rapprochement entre les deux protagonistes est on ne peut plus serré, si vous voyez ce que je veux dire. Et vous constaterez au fil des pages que le tempérament de la belle ne s'arrête pas à ce bellâtre.

 

 

 

 

 

© Even - Guenet - Taboo éditions

 

 

Cela dit, l'histoire nous raconte qu'en vérité, le père d'Artémis n'aurait pas trépassé d'une mort accidentelle lors d'une baguarre mais bel et bien assassiné. Qui est donc derrière ce méfait et la ruine de l'atelier du maître? C'est ce que nous sommes invité à découvrir dans ce premier tome qui nous laissera sur notre faim pour nous amener subtilement vers le second tome. En somme, une très belle pirouette scénaristique orchestrée par Katia Even.

 

 

 

 

 

© Even - Guenet - Taboo éditions

 

Le dessin de Nicolas Guenet est de bonne facture et il relève son travail par ses couleurs chaudes qui mettent bien en valeur l'anatomie des personnages.

La couverture est efficace et les décors sont bien réussi. Il s'agit là d'un premier opus bien ficelé qui ravira les amateurs du genre érotico-antique.

 

Damien Caste


Série : Inguinis

Tome : 1 – L’escalve du panthéon

Scénario : Katia Even

Dessin : Nicolas Guenet

Couleurs : Nicolas Guenet

Genre : Erotique, intrigue

Éditeur : Taboo Éditions

Nbre de pages : 48

Prix : 15 €

ISBN : 978-2-35954-118-2



Publié le 12/10/2017.


Source : Bd-best


Alwida, Naissance d'une Walkyrie par Mitton, un tryptique chez Original Watts

Derrière toute légende se cachent des vérités historiques, politiques et sociologiques. Celle d’Alwilda nous vient du Vème siècle, du fond de la mer Baltique, alors que les Vikings ne peuplent que de petits royaumes portuaires tels que l’île de Gotland. La loi du Norglaw, inspirée par les dieux nordiques et contrôlée par les chamanes, règne sur ces populations de marins. Une loi très sévère qui interdit tout héritage paternel aux cadets et aux filles. Seul le fils aîné hérite de son père, sans partage. Alwilda est le récit d’une jeune fille qui se dresse contre le Norglaw.

Le premier acte de révolte armée d’un groupe de femmes connu dans l’Histoire humaine. Devenue femme libre sous le nom de Walkyrie, elle évitera l’exil dans les montagnes hostiles de la Scandinavie pour gagner la mer et se livrer au piratage afin de survivre et trouver enfin un havre de paix. Son épopée guerrière finira dans la légende, celle d’Alwilda.
Un combat pour la liberté de la femme, contre une oppression toujours d’actualité, hélas…

Après la réédition d’ouvrages en tirages limités, OW! se lance dans l’édition de la nouvelle série de JeanYves Mitton avec Alwilda ! Découvrez “Naissance d’une Walkyrie”, premier livre d’une grande aventure sous forme de triptyque.
Alors que sont rééditées par ailleurs les intégrales des séries historiques mythiques de Mitton (Vae Victis, Chroniques Barbares) voilà une nouveauté à proposer d’urgence à tous ces lecteurs et lectrices.

Série en 3 tomes ; “Naissance d’une Walkyrie”, “La Pirate de la Baltique” et “La Légende” (à paraître en 2018).

Découvrez aussi Alwilda de Mitton chez Original Watts, dans la collection Artiste Édition avec le livre 1er “L’École des guerriers” numérotés et signés à 200 exemplaires.

 

 

 

 

Alwilda - Livre 1 “Naissance d’une Walkyrie”

Collection Aventure : Viking - ORIGINAL WATTS

Auteur : Jean-Yves Mitton

Format : Cartonné - 23 cm X 32 cm - 64 pages couleurs

Papier : Qualité offset 140 grammes

Tirage : 1500 exemplaires

Caractéristiques : Livre 1 “Naissance d’une Walkyrie” en 3 chapitres suivie d’une annexe (crayonnés et recherches de personnages).

Prix : 18 euros

ISBN : 979-10-93063-32-4 EAN : 9791093063324






Publié le 11/10/2017.


Source : Bd-best


Foire du livre de Francfort 2017 sous le signe de l'hospitalité

L’invitation prestigieuse en 2017 à la Foire du livre de Francfort s’inscrit dans le plus important rendez-vous du livre destiné aux professionnels du livre et de l’édition du monde entier. Dans ce cadre, c’est la langue française qui sera mise à l’honneur sous le signe de cette hospitalité « où le plaisir d’habiter la langue de l’autre est compensé par le plaisir de recevoir chez soi, dans sa propre demeure d’accueil, la parole de l’étranger » (Paul Ricœur).

Une large part de cette Foire du Livre est consacrée à la BD et au Roman Graphique

Longtemps considérée comme un art mineur, la bande dessinée a réussi à s'imposer comme une forme d'expression artistique à part entière. Les auteurs et acteurs du neuvième art ont ouvert la voie à un décloisonnement artistique sans précédent de la bande dessinée.

Elle est entrée dans les musées et s'y fait sujet d'exposition, outil de médiation, et support de création. Ses auteurs prennent une parole désormais intégrée à la programmation des plus grandes institutions culturelles. Elle s'est faite outil de reportage et s'est emparée du réel. Son regard sur le monde traverse les thèmes et les sujets, l'histoire et l'actualité, pour toucher un large public avide de ces regards décalés, innovants, personnels. Elle s'est mêlée aux arts de la scène où le geste dessiné et projeté à l'écran se conjugue à d'autres disciplines artistiques et invente de nouvelles formes scéniques. Elle est enfin un outil trans­générationnel sans équivalent, capable de réunir 3 générations de lecteurs autour d'un seul et même livre.

Auteurs et éditeurs réinventent aujourd'hui les contours de ce support au moment où l'auteur s'empare des outils numériques pour réinventer sa manière de créer. Parce que nous sommes nombreux, depuis longtemps, à croire dans les possibles infinis de cet art en perpétuel renouvellement, de cette littérature à part entière, l'invitation " La France à Francfort " fera une large place au neuvième art, à ses auteurs, à ses acteurs.

Elle proposera un programme ambitieux pendant la foire du livre de Francfort et plus largement à travers l'Allemagne et durant toute l'année 2017, s'efforçant de montrer la bande dessinée au-delà de ses clichés, pour ce qu'elle est, et pour tout ce qu'elle s'apprête à devenir.

ZOOM

• Une co-création franco-allemande en bande dessinée : des auteurs des deux pays seront invités à proposer des hommages en bande dessinée à des œuvres littéraires d'expression française. Diffusés en allemand et en français sur le site Francfort2017.com ces hommages seront accompagnés de récits d'échanges et de " notes " venant commenter, illustrer, raconter l'invitation " Francfort en français " (Projet produit par Lyon BD Festival)

• Le Concours Francomics : à destination d'un public scolaire, ce concours propose à des milliers d'élèves à travers l'Allemagne de découvrir trois bandes dessinées grâce à la plateforme numérique Culturethèque et de tourner une courte vidéo pour présenter leur préférée. La bande dessinée gagnante sera publiée en allemand et les meilleures vidéos récompensées.

• Des rencontres de formats variés : tout au long de l'année des auteurs et illustrateurs de BD seront invités aussi bien dans le cadre de Festivals que pour des tournées (Catherine Meurisse, Guy Delisle, Zeïna Abirached, Riad Sattouf...). Des rencontres transdisciplinaires (concerts ou lectures dessinées par exemple), des spectacles auront également lieu.

• Des expositions : plusieurs expositions, ponctuelles ou itinérantes permettront de découvrir la diversité et la richesse du neuvième art (Rétrospective Marc Antoine Mathieu, rétrospective Olivier Schwartz autour de Spirou, projet " Héro(ïne)s ", " Tête à tête ", " BD et immigration(s) ")

En France plusieurs évènements viendront offrir une réciprocité à l'invitation " La France à Francfort " en mettant en avant la bande dessinée allemande, ses créateurs, ses acteurs.

• Exposition : " La bande dessinée d'expression française aujourd'hui " L'exposition, d'une superficie de 300m2, prendra place dans le Pavillon d'honneur de la Foire du Livre de Francfort. A travers dix modules thématiques et un espace de lecture, elle aborde les tendances actuelles de la bande dessinée de langue française. Une soixantaine d'œuvres originales y seront présentées et proposeront un large panorama du neuvième art depuis l'an 2000 jusqu'à nos jours. (Produite par la Cité Internationale de la Bande Dessinée d'Angoulême).

• Rencontres : " La Bande dessinée dans toutes ses facettes " : À travers le pavillon d'honneur, la foire du livre et plus largement dans toute la ville, le public et les professionnels sont invités à rencontrer les auteurs invités autour de spectacles, performances, échanges et expositions. A l'image d'une bande dessinée vivante et en prise avec le monde, les auteurs s'empareront de l'événement et proposeront leurs croquis, carnets, et reportages diffusés au fil de l’événement.

 

Web : francfort2017.com



Publié le 11/10/2017.


Source : Bd-best


Largo Winch revient à l’ère de la vitesse, propulsé par Philippe Francq et Éric Giacometti : « L’économie ? Des success story formidables comme des saloperies infinies »

De New-York au Yucatan en passant par cette bonne vieille Europe, le monde bédéphile ne peut ignorer le millionnaire à la main sur le coeur, Largo Winch. Trois ans après sa dernière aventure scénarisée par Jean Van Hamme, l’aventurier n’a diablement pas dit son dernier mot et revient dans une histoire menée tambour battant et Dow Jones trébuchant. Nous avons rencontré Éric Giacometti (en quelque sorte, « l’héritier ») et Philippe Francq.



Bonjour à tous les deux, c’est un plaisir de voir Largo Winch revenir en si bonne forme. Et, mine de rien, ce tome 21, on en parle depuis très longtemps. Ça vous a mis la pression ?

Philippe Francq : Pas le moins du monde. Quand j’ai proposé à Éric de reprendre la suite de Largo Winch, il y avait des petites choses à éclaircir. Notamment, cette fameuse histoire du tome 20, cet attentat à Londres, qui se terminait sur un mystère, une fin non-élucidée. Jean Van Hamme terminait en dévoilant l’identité de celui qui avait perpétré l’attentat à Londres mais on restait sur notre faim par rapport aux réelles motivations du Russe. J’étais impatient de répondre à ces questions.

Les réponses, les aviez-vous, Éric ?

Éric : Non, j’ai pris six mois pour écrire ce scénario, beaucoup de temps. Un luxe que je pouvais me permettre parce que je suis, par ailleurs, romancier et que je m’étais pris de la marge. Ça m’a demandé beaucoup de temps parce qu’il fallait trouver une nouvelle histoire pour ce personnage si fort qu’est Largo Winch. En soi, il y avait déjà cette pression. Puis, en plus, il fallait que je trouve une solution à un problème que je n’avais pas initié. Ça a pris du temps.

 

 

 

 

Photo © Chloé Vollmer

 

Pourtant, à l’inverse du temps que vous avez pu prendre pour concevoir cet album, je trouve que Largo est ici confronté, avant tout, à la vitesse, à l’ère de la rapidité. La vitesse à laquelle la bourse et le Dow Jones peuvent s’écrouler. Mais aussi la vitesse des réseaux qui peuvent répandre très vite une photo du milliardaire en mauvaise posture face à des manifestants. Peut-être n’y était-il pas si habitué que ça, à cette vitesse. Si habitué que nous, en tout cas, hommes modernes que nous sommes.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Philippe Francq : Cet album est voulu comme un reflet plus exact de notre réalité quotidienne.

Éric : L’irruption de la technologie, qu’elle soit quotidienne ou haute-technologie, dans le monde de Largo, c’est véritablement cette ère de la vitesse. Puis, vous savez, maintenant, il y a les séries télé, elles sont rapides, tout va très vite. Je ne veux pas faire du 24h chrono, mais oui, c’est intentionnel, parmi d’autres choses.

Philippe Francq : C’est ce que j’avais laissé sous-entendre, il y a trois ans, quand Jean avait annoncé sa volonté d’arrêter la bande dessinée pour se consacrer au théâtre. J’avais laissé sous-entendre qu’on ferait rentrer Largo dans le XXIème siècle. C’est chose faite !

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Est-ce facile de faire rentrer un héros qu’on a l’impression de connaître depuis toujours dans une époque plus moderne ?

Éric : Oui ! Parce que ce héros créé il y a quelques décennies, il est terriblement moderne. Par rapport à d’autres héros défraîchis, Largo est toujours en plein coeur de l’actualité. C’est ça qui est génial dans ce qu’a fait Van Hamme avec ses personnages. Parce que c’est un chef d’entreprise, un grand patron… pétri de contradictions, il a des valeurs éthiques, par-dessus tout. Et ça, c’est plus que jamais d’actualité.

Quand il dit qu’il ne veut pas délocaliser, qu’il veut se refiscaliser et payer ses impôts – il y a eu les Panama Papers entre-temps, tous ces scandales sur les paradis fiscaux -. On peut donc le faire évoluer dans cette modernité. Il n’est pas figé dans le temps. Quand on le fait se balader dans l’univers de la haute technologie, de la finance ou de la bourse, c’est tout à fait cohérent : son groupe n’a jamais été coté en bourse, il se croyait protégé mais non, pas du tout, on peut maintenant être vulnérable. Pour un scénariste, c’est un personnage presque éternel, parce que le monde financier, le monde économique ne va cesser de bouger au fil des décennies.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Cela dit, le monde de la finance, de l’économie, ne va-t-il pas plus vite que le temps de création d’un album ?

Philippe : Ça, c’est sûr ! Quand Éric a écrit le scénario, il y a deux ans, le Dow Jones était à 16 000, 17 000 points, et au moment de clôturer la couleur de l’album, on m’a appelé pour me dire qu’il fallait réactualiser les chiffres. Depuis la victoire de Trump aux élections, le Dow Jones avait gagné 3000 points, nous étions donc dans les sphères de 19 000 à 20 600. J’ai rectifié le tir pour que l’album, à sa sortie, soit le plus proche d’une réalité du… moment, qui peut évidemment être très vite dépassée par une nouvelle actualité.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

D’autant plus qu’avec L’étoile du Matin, vous revenez à un propos économique costaud. Ce n’est pas la bande dessinée qu’on lit avant de dormir et sur laquelle on va s’endormir après dix planches. Il faut s’installer et être concentré.

Éric : Je me suis inspiré de ce qu’avait fait Van Hamme. L’ADN de Largo est dans des albums comme O.P.A. avec des planches entières sur les techniques d’O.P.A. C’est un album qui alterne des temps de lecture différents.  Certains plus courts, d’autres qui demandent de se poser un peu. Une sorte d’alchimie. On ne peut pas faire que de la pédagogie ou que de l’action. C’est un dosage qui fait que, tous les X pages, on va proposer de raconter quelque chose sur le monde qui nous entoure. Ou du moins, une certaine vision de l’univers économique.

Vous, Éric, comment êtes-vous tombé dans ce monde de l’économie que vous avez intégré que ce soit en tant que journaliste ou romancier ?

Éric : J’ai été journaliste dans la presse grand public, j’ai fait plusieurs domaines : dans l’investigation en matière de scandale en santé publique, des sujets de société puis, les dernières années, j’ai été au service économique – je n’étais pas économiste de formation – comme chef de service, je travaillais avec d’autres journalistes, et j’ai découvert un univers extrêmement riche. C’est ce qui m’a fasciné, loin de certaines caricatures. L’économie, ça peut être très conflictuel, ça peut être dur mais des choses incroyables s’y passent également. Des success story formidables comme des saloperies infinies aussi.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Cette richesse-là profite au scénario. Ainsi, dans l’album, on commence par un flash-crash, le Dow Jones chute et puis rebondit. Ça, je l’ai vécu en direct le 6 mai 2010. À l’époque, l’information officielle voulait qu’un trader fou qui a confondu billion et million. Tout le monde a gobé ça avant qu’on ne se rende compte que le coupable était le trading à haute-fréquence, des algorithmes, ce qui n’a fait que témoigner de la puissance des ordinateurs qui avaient pris le pouvoir dans ce milieu. Ordinateurs qui travaillent d’eux-mêmes, avec toutes sortes d’intelligences artificielles. Bref, c’était un fantastique sujet qui a fait son chemin jusqu’au présent album.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Par rapport à vos précédents albums et romans; avoir le personnage de Largo Winch en mains vous permet-il de lâcher du lest, de pouvoir aborder n’importe quel sujet économique, ou de manière plus précise, parce que le lecteur sait à quoi s’attendre ?

Éric : Depuis 2012, je ne suis plus journaliste, je suis désormais auteur de thriller. Avec Jacques Ravenne, nous avons déjà utilisé des thèmes comme les zones de hautes-technologies, de manipulation… Je m’en suis toujours servi et nourri mes romans avec de l’économie. Nos romans sont publiés dans dix-huit pays et mon co-auteur vient de partir au Japon, on lui a fait tout un article prouvant qu’ils ont, là-bas, les mêmes préoccupations que nous. On se nourrit donc en permanence de l’actualité.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

La seule différence étant que mes thrillers sont plutôt ésotériques et technologiques tandis qu’avec Largo, on est dans le domaine économique. Mais, le cheminement de pensée, l’extraction d’une réalité économique vers la fiction, c’est le même processus.

Et vous Philippe, dans cet album, au-delà de la première séquence saisissante, le spectaculaire et l’action en tant que tels n’arrivent véritablement que plus tard dans l’album. Avant ça, c’est dans la chute du Dow Jones, au coeur de la Bourse, que le spectacle et la tension se font. Comment avez-vous appréhendé cette séquence ?

Philippe : (Il sourit) C’est avant tout de l’observation. La représentation que je peux m’en faire, les films que j’ai pu voir… et un ancien trader libanais qui est à la retraite – enfin, c’est un grand mot quand on a trente ans – et s’est reconverti dans la production de confitures de luxe. Parce qu’il avait fait le tour du monde du trading et que c’est une activité épuisante, 24h/24. Il nous a donc amenés, très gentiment, à Londres et nous a permis de visiter certains étages de banques où le trading à l’ancienne est encore d’actualité, les ordinateurs, les écrans et toute l’imagerie d’Épinal qui est générée et que tout le monde a en tête. Le reste, c’est évidemment un travail d’imagination. Je greffe là-dessus mon action.

Notez que ce jour-là, nous sommes arrivés vers midi, assez tard finalement, on m’a par exemple expliqué que l’ambiance n’était pas extraordinaire entre les traders encore présents sur le plateau parce que la moitié des traders s’étaient fait dégager et avaient repris leurs cartons, comme on voit dans les films. Nous serions arrivés un peu plus tôt, nous les aurions croisés dans les ascenseurs.

 

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Pensez-vous que Largo Winch a éveillé des passions, des envies de travailler dans ces mondes qu’ils traversent ?

Éric : C’est la première fois qu’on parle de trading dans Largo Winch. Ce côté finance à l’état pur, on l’a vu évoluer au début avant que Jean n’emmène le personnage vers d’autres sphères : l’aéronautique, la marine marchande… Là où ça devient fascinant, c’est ce côté glamour que Largo a revêtu, lié à la lourde responsabilité de Philippe.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Philippe : On a évidemment une connaissance des lecteurs à travers les chiffres que communique l’éditeur mais on a rarement l’occasion de les rencontrer, si ce n’est lors des séances de dédicaces. C’est un de ces jours-là, il y a très longtemps, qu’a choisi un lecteur pour venir me parler. Il m’a dit : « Je vous dois mon avancement et une situation professionnelle extraordinaire grâce à la lecture de L’Héritier, du Groupe W. » Je l’ai regardé éberlué: « Comment? » Il m’a expliqué être désormais inspecteur des impôts après avoir longtemps été dans un petit bureau sombre de Bercy où il faisait de l’inspection d’entreprise. Et, un jour, après avoir lu les premiers Largo Winch, il s’est intéressé au cas de quelques sociétés à Levallois-Perret qui, apparemment, avaient une fiscalité douteuse avec des comptes offshores aux Îles Caïman. Il les a redressées avec un taux de réussite et de rendement plus important que ses collègues.

Peu après, devant son petit bureau, le directeur de Bercy s’est pointé en le félicitant pour ses chiffres étonnants, qui l’avaient mis en valeur, et en lui proposant de travailler avec l’IRS à l’international. Il n’a pas dit non. Un exemple bien concret d’un lecteur qui a changé son destin grâce à Largo.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

À l’heure où la bande dessinée raconte de plus en plus de choses sur le monde qui l’entoure, que ce soit en documentaires, en reportages ou en ouvrages historiques ou autobiographiques, cette sorte de docu-fiction qu’est Largo Winch ne fait-elle pas office de précurseuse ?

Philippe : Jean Van Hamme a été précurseur de beaucoup de choses en bande dessinée, non ? C’est vrai qu’après les tout premiers Largo, il y a eu une sorte de renouveau du Neuvième Art. Beaucoup de scénaristes se sont engouffrés dans cette veine, en se rendant compte qu’on pouvait raconter autre chose que des histoires historiques ou futuristes et on a vu fleurir un certain nombre de séries aux préoccupations très contemporaines.

Tous les deux, quels albums vous ont marqué ?

Éric : J’ai biberonné, quand j’étais gamin, à Spirou. Après quoi, je suis passé aux comics américains ainsi qu’aux tout grands que tout le monde connaît : Blake et Mortimer, etc. Récemment, je me suis remis sur le tard sur d’autres séries de Van Hamme, notamment. Le jour du soleil noir, le premier des XIII, par exemple. C’était il y a dix-huit ans et ça m’a redonné le goût à la BD. J’apprécie de tout mais j’ai tendance à relire des classiques, avec une passion particulière pour tout ce que fait Alan Moore, ça n’a rien à voir avec l’économie et l’univers de Largo. J’ai aussi récemment découvert une excellente BD, dans le style docu-fiction, sur mon ancien métier de journaliste : La machine à influencer de Brook Gladstone qui décrit les pratiques journalistiques, l’évolution… J’ai appris plein de chose sur mon métier.

 

 

 

 

© Gladstone/ Neufeld chez Ça et là

 

Je suis assez éclectique mais je dois admettre que je suis très sensible au dessin. Si le dessin ne me plaît pas, je suis incapable de rentrer dans l’album. Et peut-être ai-je un peu de mal avec certains romans graphiques où le dessin est très elliptique. Moi, j’ai besoin que le dessin soit, si pas sophistiqué, travaillé. Parce que quand votre imaginaire a été façonné par des grands noms de la BD, des Pratt, des Hergé ou Kirby; venir après avec un dessin un peu à l’emporte-pièce, même si le scénario est excellent et qu’une nouvelle génération en a fait sa marque de fabrique, ce n’est pas évident. Quand je suis revenu à XIII, un des éléments qui l’expliquaient, c’était le dessin de Vance, j’avais lu Bruno Brazil avant. C’est ce qui m’a amené aux scénarii imparable de Van Hamme. Je suis peut-être old school et je sais que tout le monde ne partagera pas mon avis, mais le dessin, c’est ma porte d’entrée vers un album.

Philippe : De mon côté, plein de choses, très hétéroclites, également. Manu Larcenet, tous les classique de Cossey, Hermann, Hergé… J’ai lu énormément de choses quand j’étais jeune, tout et même n’importe quoi. Ce qui permet de se faire une culture BD vaste et large. Je dis toujours : on n’apprend plus de choses en lisant des mauvais albums qu’en lisant des très très bonnes. De la même manière qu’on voit plus facilement les défauts d’un mauvais film que dans un chef-d’oeuvre. Pour évoluer dans ce métier, il faut s’inspirer de tout.

Éric : En y réfléchissant, ce que je vous ai cité est un peu vieux, mais j’ai dévoré récemment L’Arabe du futur de Riad Sattouf. J’ai plus appris sur la Syrie avec ce bouquin que dans les reportages, parole d’ancien journaliste. Vraiment, j’ai été bluffé. Comme avec Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle. Effectivement, le dessin n’est pas à comparer à celui de Philippe mais il y a autre chose, un vrai contenu. Puis, en matière économique – il n’y a pas tant de BD que ça consacrées à ce champ -, j’ai beaucoup aimé IRS, c’est bien fait.

 

 

 

 

© Riad Sattouf chez Allary Éditions

 

Vous, Philippe, je lisais que vous aviez une structure, une grammaire que vous avez imposée à Éric : pas plus de 10-11 cases par page, un nombre maximum de lignes de texte… Comment êtes-vous arrivé à ces règles ?

Philippe : C’est un encombrement juste physique : après onze images, la douzième, je ne saurais pas où la caser. C’est vrai qu’en moyenne, une planche normale contient entre sept et huit images. On peut aller jusqu’à onze. Pareil pour le nombre de caractères. Il faut se limiter à un certain nombre de lignes. Ce qui est plus difficile, finalement, c’est de caser la totalité d’une histoire en 46 planches. Une approche sans doute plus difficile pour Éric, plus habitué aux romans où le découpage n’est pas déterminé à l’avance. En BD, le nombre de pages détermine le prix qui lui-même détermine le nombre de planches. Et si on ne veut pas augmenter le prix de l’album d’un quart ou un tiers, il faut se tenir à trois cahiers de 16 pages. Sous peine de vendre l’album plus cher et de perdre une partie des lecteurs.

Il y a quand même une double-planche quasiment muette dans cet album. Enfin muette… l’action parle pour elle, au pied du temple, Largo doit fuir une horde de manifestants.

Philippe : Je vois laquelle ! Il y a des moments comme ça où j’aime surprendre le lecteur et amener de la tension. Une scène de poursuite, ça s’y prête bien à côté de planches beaucoup plus plan-plan où le dessin compte moins que ce qui est expliqué.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Donc, je préfère ne pas trop distraire mon lecteur et le garder dans un plan très classique et monotone. Peut-être que beaucoup de gens confèrent beaucoup d’importance au dessin en bande dessinée, à tort, parce que ce qu’on lit en tout premier lieu dans une case, c’est le texte tandis que l’oeil balaye très rapidement l’image. On attaque le texte avant tout, et à la deuxième case, rebelote. On lit une BD de manière pas si différente qu’un roman. Avec juste un balayage rapide. Ce n’est qu’à la deuxième lecture, quand on connait l’histoire, qu’on commence à s’intéresser au dessin. Une méconnaissance de ce fonctionnement serait dommageable pour l’histoire, la fiction en elle-même. Si je ne respectais pas cette mécanique, il aurait peut-être plus de mal à finir l’album. La place du texte est primordiale.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

Pour terminer, je lisais que Largo pourrait encore plus rentrer dans l’actualité avec Facebook, Google… C’est le menu des prochains épisodes ?

Philippe : C’est prévu, on va réorganiser quelque peu l’organigramme du groupe Winch. Regardez ne fût-ce qu’aux côtés du pétrole qui est une vieille source d’énergie. On devrait peut-être y rajouter certaines subdivisions. Se priver de certaines et en faire rentrer d’autres, comme des start-up. Effectivement, certaines pourraient avoir des airs d’Amazon, Facebook ou Google. Plus moderne, quoi ?

 

 

 

 

© Van Hamme/Francq chez Dupuis

 

Et vous, Éric, ce premier tome (peut-être refondateur tout en restant dans la continuité) vous a-t-il libéré. Les prochains tomes seront-ils plus faciles à écrire ?

Éric : Quand j’ai planché sur ce nouvel album, j’ai décrypté le précédent avec l’oeil du professionnel. Il faut savoir que, pour devenir scénariste, j’ai fait des formations (au cinéma aussi). Et je me suis aperçu que les mécanismes de narration de Van Hamme sont redoutables et diaboliques. Complet et simple, à la fois. Un véritable savoir-faire qu’il faudra continuer de faire valoir quitte à l’intégrer à d’autres univers. Mais ça va demander du boulot. Ce challenge à relever m’a pris plus de temps que prévu. Quand j’écris un roman, si j’ai besoin de cinquante pages de plus, ce n’est pas un problème, l’éditeur n’ira pas contre. Avec Largo, tout doit rentrer dans deux fois quarante-six planches. La mécanique est là, il faut y mettre la rigueur et une hyper-créativité pour ne pas refaire ce qu’a fait Van Hamme. L’exercice de style n’était pas si simple. Comme je ne suis pas un génie, ça me prend du temps.

 

 

 

 

© Giacometti/Francq/Guillo chez Dupuis

 

 

Merci beaucoup à tous les deux et merci d’avoir emmener Largo là où on ne l’attendait peut-être plus !



Propos recueillis par Alexis Seny

 

Série : Largo Winch

Tome : 21 – L’étoile du matin

Scénario : Éric Giacometti

Dessin : Philippe Francq

Couleurs : Philippe Francq et Yoann Guillo

Genre : Aventure, Thriller, Économie

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 48

Prix : 13,95€



Publié le 11/10/2017.


Source : Bd-best


Bourse BD et Disques de collection à Hautvillers

Le dimanche 5 novembre 2017, à Hautvillers, se déroulera la traditionnelle Bourse BD-Disques de l'association BD-Bulles (association à l'origine du Festival BD d'Hautvillers chaque année en Avril).

Pour l'occasion la Salle des fêtes d'Hautvillers affichera complet. Professionnels et particuliers proposerons vinyles et bandes dessinées de collection de 9h à 18h. L'entrée est gratuite.

Pol Dodu, DJ, animateur du webzine vivonzeureux assurera l'animation musicale du lieu. De la petite restauration sera disponible sur place au profit de l'association.

 

Contact du président de BD-Bulles : 
laurent.couesnon@gmail.com

Pays : France

Publié le 11/10/2017.


Source : Bd-best


Astérix et la Transitalique, une course folle au coeur de la péninsule

La prochaine aventure du plus emblématique des Gaulois se déroulera au sein de l'Empire romain. Elle prendra la forme d'une course au travers de la péninsule, sorte de fast & furious antique.

Aux commandes le duo Ferri-Conrad, qui nous avait emmenés il y a deux ans chez les Pictes,  remet le couvert sous les félicitations d'Albert Uderzo. Ce dernier a confié par le biais d'une vidéo sa passion pour la course automobile et sa joie d'enfin la voir transposée dans un album de la série la plus célèbre de sa carrière.

Après de 60 ans d’existence et un 37ième albums qui promet de couper le souffle, les auteurs ont confié qu'ils souhaitaient le livre dynamique et moins conventionnel au niveau de la couverture.

 

 

 

 

Ils nous promettent de l'humour, des clins d’œils et un méchant de service répondant au nom de Coronavirus. Nous y retrouverons nos compères Astérix, Obélix et le non moins célèbre Idéfix dans une course folle qui devrait ravir les fans selon les propres propos des responsables de communication de la journée de presse organisée ce 9 octobre dernier. Tout un programme !

« Astérix et la Transitalique », titre du prochain opus à sortir ce 19 octobre 2017 sera tiré à deux millions d'exemplaires en langue française et également disponible dans 16 langues différentes, portant le tirage total à 5 millions de copies.



Publié le 11/10/2017.


Source : Bd-best


À côté du désert du Streamliner de ‘Fane, Mario Kart et Fast & Furious c’est du bac à sable

Vous l’entendez cette douce mélodie ? Vous avez bien la musique dans les oreilles ? Oui ? C’est parfait alors, vous pouvez enclencher le mode « repeat » et vous projeter corps et âmes, moteurs ébouillantés aussi, dans la deuxième partie et conclusion du Streamliner de ‘Fane. À vue de nez, il y a bien plus que cinq cents connards sur la ligne de départ. Bon, ils sont 40, mais leur envie de vaincre les décuple, les démultiplie. Et comme tous les coups sont permis, ça risque d’être le carnage. Sortez les civières, prenez le pop-corn, ça va vrombir, toutes mécaniques dehors.

 

 

 

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres



Résumé de l’éditeur : Parmi les quarante enragés alignés au départ : Billy Joe, le chef du gang des Red Noses ; Nikky ‘The Head’ le miraculé ; Calamity, l’extravagante star du rock ; les mystérieux frères Jarret ; William Boney dit ‘le Kid’ ; la sulfureuse Sue, du gang des Black Panties ; et enfin, au volant de la mythique Black Widow, la jeune Cristal… Tous sont prêts à en découdre… Les médias se sont emparés de l’événement, les autorités, dépassées, n’ont pu contenir le flux de centaines de curieux venus assister au run du siècle. Tout le monde est là, les yeux rivés sur les drapeaux. Les moteurs chauffent, la tension monte… Le vieil O’Neil a parié : la station Lisa Dora est en jeu…

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Ça y est, le drapeau à damier est levé, la course peut s’engager, coute que coute et sang pour sang. Après nous avoir trimbalés de petits groupes en petits groupes, prenant le temps d’installer l’ambiance consciencieusement et sans se presser (mais en restant passionnant), de livrer les gueules au regard du lecteur; ‘Fane entre dans le feu de l’action sur ses machines de rêves et ses créatures de cauchemar.

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Tous les coups bas sont permis et les héros bodybuildés de Fast & Furious peuvent retourner à leur bac à sable. Le désert continental, bordé par une route 666 qui n’ose s’y aventurer, c’est tout de même quelque chose. Un théâtre sans triche, plein de trappes et de dangers, dont le plus fort ne sortira pas forcément gagnant et sur lequel les autorités veille à ce que tout reste politiquement correct. Ils se mettent le doigt dans l’oeil. Ici, il faut une petite part de chance et une grosse de folie, « de fureur et d’acier ».

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Dans ce deuxième épisode frénétique et affolant, ‘Fane n’épargne pas ses personnages, qu’ils soient sur quatre ou deux roues, entre fusillades, explosion et tellement peu de bons sentiments. C’est la folie emmenée à un rythme d’enfer, à force de traits de vitesse et de couleurs vintage et martyrisées par la course folle (du bel ouvrage d’Isabelle Rabarot), de véhicules chahutés par le décor, vers un final sans concession. C’est presque un jeu vidéo qui ferait de l’ombre à Mario Kart, de la haute voltige amorale et testostéronée avec une grande place réservée aux héroïnes, plus badass que pin-up, et même une chanson créée pour l’occasion. C’est dingue.

 

 

 

 

 

© ‘Fane/Rabarot chez Rue de Sèvres

 

Cerise sur le gâteau ? Ce cahier graphique façon fanzine qui conclut cette aventure intrépide de la meilleure des façons.

 

 

 

 

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Streamliner

Tome : 2/2 – All-in Day

Scénario et dessin : ‘Fane

Couleurs : Isabelle Rabarot

Graphisme additionnel et pub vintage : Vangogo

Genre : Aventure, Action, Sport

Éditeur : Rue de Sèvres/ Comix Buro

Nbre de pages : 136 (+ 24 pages de cahier bonus)



Publié le 10/10/2017.


Source : Bd-best


Les auteurs Glénat Comics présents au Paris Comic Con

À l’occasion du Paris Comic Con, Glénat et Bandai s’associent pour revenir sur la licence Power Rangers (2 volumes parus) et mettre en avant le personnage Power Rangers Pink. Situés côte à côte, les deux stands vous permettront de découvrir d’une part, les figurines et jouets distribués par Bandai, sur le thème des anciennes saisons Power Rangers ainsi que du film, et d’autre part, le large catalogue de comics et de romans graphiques Glénat, indé ou mainstream.
 
À l’occasion de la sortie le 4 octobre du comics Power Rangers Pink scénarisé par Brenden Fletcher et Kelly Thompson, Glénat Comics organise des séances de dédicaces avec les dessinateurs Daniele Di Nicuolo et Elsa Charretier, pour la variant cover.


Une offre spéciale entre Glénat et Bandai vous présentera la figurine exclusive Mighty Morphin Pink en 80 exemplaires uniquement, dans une offre regroupant figurine, comics et goodies exclusivement réalisés à l’occasion de PCC. Retrouvez aussi d’autres modèles de figurines exclusives avec les 120 coffrets supplémentaires.

Cette année et dans la continuité du mouvement #VisibleWomen orchestré par Kelly Sue DeConnick, nous tenons à mettre en avant nos talents et nos héroïnes au moyen d’une conférence qui reviendra sur les personnages féminins dans la pop culture.
 
L’équipe Glénat Comics vous propose cette année de rencontrer les auteurs suivants :


Thomas Day et Aurélien Police pour la sortie du one shot Juste un peu de cendres. Ian Bertram et Peter Tomasi pour le one shot Dans l’antre de la pénitence. Mais également, Joe Benitez (Lady Mechanika), Pierrick Colinet (The Infinite Loop), Djet et Mathieu Salvia (Croquemitaines). Daniele Di Nicuolo et Elsa Charretier pour Power Rangers Pink.



Publié le 10/10/2017.


Source : Bd-best


Après-midi Batman en présence d’Enrico Marini à Bruxelles

Le dimanche 5 novembre, les éditions Dargaud et la librairie Flagey vous donnent rendez-vous au Café Belga pour un événement exceptionnel : rencontrer Enrico Marini dans le cadre de la sortie du premier tome de son Batman, The Dark Prince Charming.

Scénariste, dessinateur et coloriste pour ce projet, Enrico Marini est par ailleurs le premier auteur complet de la bande dessinée dite « franco-belge » à s’approprier le personnage de Batman et à en proposer sa propre vision.
Publié aux États-Unis par DC Comics et en France, Belgique et Suisse par Dargaud, le premier volume du diptyque The Dark Prince Charming paraîtra le 3 novembre 2017.

Au programme de cet après-midi dominical spécial...

- Séance de signatures par Enrico Marini de 15h à 18h (achat de l’album sur place obligatoire).
- Ex-libris réalisé exclusivement pour l’événement offert pour tout achat de l'album
- Goûter aux couleurs de Batman
- Atelier masque Batman et Harley Quinn pour les enfants
- Quelques autres surprises de la plus célèbre des chauves-souris…

 

 

 

 

ET UN CONCOURS EXCEPTIONNEL :

Six exemplaires dédicacés du Batman de Marini seront mis en jeu durant l’événement.
Pour participer, il suffit d'apporter au Café Belga (le 5 novembre après-midi uniquement) votre version dessinée de Batman. Nous répartirons les dessins reçus en deux catégories : les enfants (jusqu’à 16 ans) et les adultes (sans limite d’âge).
Six dessins (3 par catégorie) seront choisis par Enrico Marini lui-même : ils remporteront la bande dessinée dédicacée en question ainsi qu’un partage de leur dessin sur les réseaux sociaux de Dargaud et d’Enrico Marini.


L’entrée au Belga est évidemment gratuite.
 
Café Belga
Place Eugène Flagey 18, 1050 Ixelles


Pays : Belgique

Publié le 10/10/2017.


Source : Bd-best


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