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Information générale concernant le monde de la BD
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Le Forum de la BD à Saint-Remy-de-Provence

Dans le cadre du festival d'Arelate, le Centre des Monuments Nationaux (Glanum) et la ville de Saint-Rémy-de-Provence (bibliothèque) s'associent pour vous offrir 3 jours d’animations et de rencontres-dédicaces autour de la bande dessinée et de l'Antiquité.

Au programme : Exposition "Le casque d'Agris"

Du lundi 15 au dimanche 21 août de 9h30 à 18h30

En exclusivité, Claire Bigard met à disposition, le temps du Forum, des planches originales du 4ème et dernier tome du Casque d’Agris, qui ne sortira en librairie qu’au mois de septembre.

Laurent Libessart présentera également quelques planches originales des 2 premiers tomes de la série.

Gratuit

Auteurs présents pour cette 2ème édition : André Amouriq, Alex Evang, Laurent Sieurac, Alain Genot, Vincent Pompetti et Tarek

Lieu : Site Archéologique de Glanum et bibliothèque municipale

Contact : Téléphone +33(0)4 32 64 60 05 e-mail jean-luc.thouvenin@monuments-nationaux.fr

Webwww.site-glanum.fr/


Pays : France

Date de l'événement : du 21/08/2017 au 23/08/2017.

Publié le 24/06/2017.


Source : Bd-best


Durs à suivre, les Vikings givrés et pourtant échaudés d’Ivan Brandon et Nic Klein

« Tu ne sais pas combattre. » « Non, Gyfl. La seule chose que je sache faire, c’est survivre. » Alors que nous parlions récemment (avec Fabienne Pigière, Rudi Miel et Paolo Grella) des pirates, parties intégrantes de l’ADN de la BD franco-belge depuis des décennies, on s’est rendu compte que les Vikings, féroces en diable, n’étaient pas en reste. Sans doute d’autant plus dangereux que complètement frappadingues (Odin n’y a pas été de main morte avec son marteau, se dit-on. Du moins, dans l’histoire concoctée par Ivan Brandon et Nic Klein, c’est le cas. Attention, ça éclabousse.

 

 

 

 

 

 

 

© Brandon/Klein chez Image Comics

 

Résumé de l’éditeur : Scandinavie, IXe siècle. Finn et Egil sont deux frères habitués aux sales combines : racket, vol et pillage en tout genre. Si l’un est mauvais, l’autre est encore pire. Derrière eux, ils ne laissent rien à part un sillage de mort. Mais si tout allait pour le mieux dans le pire des mondes, leur destin bascule lorsqu’ils décident de s’en prendre au roi Bram et à sa fille Annikki… Leur penchant pour la violence risque bien de se retourner contre eux.

 

 

 

 

© Brandon/Klein chez Image Comics

 

Avant toute chose, n’allez pas croire que ce recueil de comics est en lien avec la série télévisée du même nom qui est bien ultérieure au récit graphique proposé par Ivan Brandon et Nic Klein. En effet, les deux auteurs commettaient ce voyage givré en territoire scandinave, en 2009. Entre-temps, le duo a composé son space-opéra-post-apocalyptique avec Drifter et gagné les côtes européennes. C’est sans doute ce qui nous vaut cet assaut tardif des Vikings sans vergogne.

 

 

 

 

© Brandon/Klein chez Image Comics

 

Passé un début sans queue-ni-tête et difficile à suivre de par ses dialogues, on se laisse vite entraîner dans l’univers glacé et sanglant de ces Vikings décérébrés. Le dessin et les couleurs, c’est assez rare que pour le signaler dans un pays des comics où toutes les tâches sont soigneusement décortiquées, de Nic Klein ne sont pas pour rien dans l’emprise qu’exerce ce comics sur nous. Totalement imparfait mais imposant des ruptures graphiques, partant tantôt en véritables toiles et tantôt totalement en live dans les caricatures de têtes morbides, désarçonnées de leurs pauvres victimes. Ce trait, il fusionne avec toute cette tension qui émane de cette aventure désespérée. Cette tension entre la richesse et la famine, l’affrontement et la fuite, le deuil et la furie meurtrière, la folie et la raison.

 

 

 

 

© Brandon/Klein chez Image Comics

 

Pourtant, tout se gâte, car le scénario reste inextricable et c’est en soupirant qu’on assiste aux passations de pouvoir de ces héros qui ne jure que par l’ulfberht et les giclées de sang. L’histoire vacille, incompréhensible, pour se retrouver être à l’image de ses héros, brouillons et bipolaires sur les bords (de planches et de cases), un peu trop fous que pour qu’on parvienne à les suivre dans ce délire hard-boiled où les drakkars se font rares. On ne s’étonne finalement pas de rester plus de glace que de feu. Pas étonnant qu’au bout de cinq épisodes et un cycle, les Vikings s’en soient allés mouillés ailleurs que dans le monde éditorial du comics.

 

Alexis Seny

 

Titre : Viking

Sous-titre : Un long feu de glace

Récit complet

Scénario : Ivan Brandon

Dessin et couleurs : Nic Klein

Traduction: Alex Nikolavitch

Genre : Aventure

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 144

Prix : 19,95€



Publié le 24/06/2017.


Source : Bd-best


Petit Vampire, et si les nouvelles aventures étaient les premières ?

Résumé de l’éditeur : Avoir 10 ans éternellement, c’est vraiment dément !!! Sauf qu’en vivant enfermé dans une grande villa, même entouré d’une joyeuse bande de monstres, de pirates et de morts-vivants, au bout de trois cents ans, on commence à s’ennuyer ! Petit Vampire rêve de découvrir le monde. Mais quand il décide de partir explorer la ville, d’obscures forces se réveillent… Et si les vampires pouvaient finalement être morts-morts ? Petit Vampire aurait-il mis toute sa famille en danger ?

 

 

 

 

 

 

 

© Sandrina Jardel/Joann Sfar/Brigitte Findakly chez Rue de Sèvres

 

Si l’encéphalogramme d’un vampire doit être résolument plat, cela faisait un moment que nous n’avions plus eu de nouvelles de Petit Vampire, et ça nous inquiétait. Sa lumière dans ce monde de brutes aux dents longues nous manquait. À Joann Sfar aussi: il l’a avoué. Et douze ans après sa dernière apparition, voilà que Petit Vampire volette vers de nouvelles aventures. Enfin, nouvelles… Entendons-nous, ce que Joann Sfar propose, c’est un prequel, un retour en arrière reprenant quelques éléments de la rencontre de Michel et de son nouveau copain spécial. Mais fouillant le passé et la légende de ce vampire miniature et plus attachant que Dracula et autres Nosferatu.

En effet, jamais, Joann Sfar n’avait levé le voile sur le mystère des origines de ce petit bonhomme vampirisé. Il aurait pu ne pas le faire et laisser planer de doute, les histoires d’origines (dont sont adeptes les super-héros) pouvant parfois tourner court. C‘était sans compter… Joann Sfar ! Joann Sfar que la poésie de l’univers créé il y a près de vingt ans ne semble pas avoir lâché d’une semelle. Peut-être même s’est-elle renforcée. Toujours est-il que Sfar (accompagné de Sandrina Jardel au scénario et de Brigitte Findalky aux couleurs marquant si bien la fantasmagorie de ce récit tout public) est allé voir ailleurs, larguant les amarres pour ramener de ces envies une histoire de pirates (des figures mythiques de l’histoire de la BD que l’auteur n’avait abordées jusqu’ici que dans son roman Le plus grand philosophe de France ou, plus loin encore, dans le livre illustré de la collection « J’aime Lire » L’île aux pirates).

 

 

 

 

© Sandrina Jardel/Joann Sfar/Brigitte Findakly chez Rue de Sèvres

 

Bref, c’est une première pour l’auteur qui a déjà navigué dans bien des genres, et la confrontation entre ces marins des airs sans pitié et la famille vampire (au coeur de laquelle se retrouve un Michel un peu déboussolé) tient toutes ses promesses. Pour le plaisir (et quel plaisir !) du lecteur, nous ne vous dirons rien du pourquoi du comment. Si ce n’est que la bagarre de monstres à laquelle se livrent les turbulents enfants monstrueux, sous le regard décontenancé de Pandora qui essaie d’asseoir sa légitimité pourtant naturelle, pourrait bien passer du jeu à la réalité. Dans les 60 premières pages de ce qui devrait être un triptyque, on retrouve tous les ingrédients qui nous ont fait aimer Petit Vampire et en ont fait un formidable compagnon de vie : de l’aventure, des bons sentiments pas trop dégoulinants, de la poésie et surtout un énorme capital sympathie qu’on n’avait jamais éprouvé pour un vampire.

 

 

 

 

© Sandrina Jardel/Joann Sfar/Brigitte Findakly chez Rue de Sèvres

 

Des vampires d’autant plus séduisants qu’un réel enjeu de vie et de mort pèse sur eux, comme une épée de Damoclès, en dépit de l’insouciance de Petit Vampire. Et comme si le bonheur n’était pas déjà à son comble, le petit héros connaîtra bientôt des aventures sur grand écran.

 

Alexis Seny

 

Série : Petit Vampire (Nouvelles aventures)

Tome : 1/3 – Le Serment des pirates

Scénario : Sandrina Jardel & Joann Sfar

Dessin : Joann Sfar 

Couleurs : Brigitte Findakly

Genre : Aventure, Fantastique

Éditeur : Rue de Sèvres

Nbre de pages : 68

Prix : 13€



Publié le 22/06/2017.


Source : Bd-best


Les auteurs BD dédicacent à la 40ème édition de la Brocante de Temploux

40ème Brocante de Temploux avec son traditionnel espace réservé à la BD.

Pour les dédicaces il y aura la participation de Batem - Ingrid De Vuyst - Di Sano - Ersel - Kox - Malik - Mezzomo - Pâques Olivier - Reculé Henri - Renaud - Surzhenko - Swolfs - Toublanc - Vittorio - Weyland - Etienne Willem.

Lieu : Place du 150ème Anniversaire

Contact : Téléphone +32 (0)81.56.73.17 e-mail festivalbd@temploux.be

Web : www.temploux.be

 

Affiche réalisée par Etienne Willems

 

 


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 20/08/2017 au 20/08/2017.

Publié le 22/06/2017.


Source : Bd-best


Kid Toussaint :  Magic 7 tiendra en dix tomes mais ses droits ont été achetés pour une série animée

Ces derniers temps, vous n’avez pu passer à côté d’une des séries les plus ambitieuses du Journal Spirou : Magic 7. Se dévoilant d’album en album, la série qui suit sept nouveaux mages devant s’unir contre des forces maléfiques et énigmatiques prend un nouveau tour (de magie, bien sûr), en s’engouffrant dans la genèse de ces dons dont les super-héros DC et Marvel ne voudraient sans doute pas. S’alliant à quelques dessinateurs emblématiques du neuvième art, en Europe comme outre-Atlantique, Kid Toussaint met à mal ses héros. Interview avec un auteur namurois qui entend bien offrir plus que du spectacle.

 

 

 

 

 

 

 

 

©Toussaint/Raapack/Villarrubia chez Dupuis





Bonjour Kid ! Avant toute chose, quelle est la genèse de Magic 7 ?

J’avais une envie d’épique, de vraies aventures avec des super-pouvoirs. Mais pas comme ceux des grands héros de comics. Je voulais donner à mes personnages des pouvoirs qui ne soient pas terribles. Parler aux fantômes, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux quand certains peuvent voler ou ont une force incroyable. Mais bon, avoir Houdini comme ami, ça peut aider quand vous vous faites enfermer dans un casier de votre école par une bande de vauriens.

 

 

 

 

Un extrait du tome 5 © Toussaint/Ruiz/Noiry à paraître chez Dupuis

 

Ça c’était le pitch du premier tome. Nous en sommes déjà au quatrième avec une flopée de dessinateurs de premier plan qui font leur entrée dans cette aventure.

Kid Toussaint : C’est vrai, j’épuise plein de dessinateurs sur cette série (rires). Rien que dans ce quatrième tome, huit nouveaux dessinateurs interviennent.

Ce quatrième tome compile donc des histoires courtes mises en lien dans la continuité des trois tomes précédents. L’histoire se poursuit mais on se permet des flash-backs lointains qui vont aider à mieux comprendre l’histoire. Chacun des dessinateurs invités intervient donc sur quelques planches.

 

 

 

 

Une recherche de personnage par Chris Evenhuis

 

Ces histoires courtes sont donc reliées entre elles. Ce qui ne fait pas de cet album un simple recueil. Vous prévoyiez ça d’emblée ?

Tout à fait. Cela fait un moment que j’ai en tête les dix albums de la série. Je n’irai pas plus loin, j’aurais l’impression de me mentir à moi-même. Puis, si je connais la trame des épisodes, je me réserve des surprises. Par contre, je connais la dernière phrase, celle qui mettra un point final à tout ça. Mais, il est vrai que je prévoyais Magic 7 en sept tomes et… trois hors-séries. Ce quatrième album devait être le premier hors-série, tout comme le septième et le dixième. L’éditeur m’en a dissuadé. Apparemment, quand un album est vendu en hors-série, les lecteurs ont tendance à passer à côté, pensant que ce ne sont que des bonus, pas nécessaires pour comprendre le reste de l’histoire. Donc ces hors-séries ont été intégré dans la série régulière.

Dans ce quatrième opus, le mécanisme est différent et le fil rouge va nous emmener dans sept récits dans le récit.

 

 

 

 

© Toussaint/Beroy chez Dupuis

 

Avec un casting ambitieux, européen mais aussi américain. Avec Clarke, Raapack, Denis Bodart…

Pour le casting, bien sûr, j’avais des idées. Je n’ai pas pu avoir tout le monde. Mais j’ai Je n’ai pas vu ça tellement en termes de grands noms, mais plutôt en termes de gens avec qui je voulais collaborer. Pas tellement des idoles, car ce n’est pas si productif que cela. Il y a un rapport de soumission, de l’intimidation. Ce n’est pas évident à gérer.

Bref, tout ce petit monde a reçu la proposition par l’éditeur, sans a priori, sans savoir à quoi ressemblerait la série : le tome 1 était en chantier, rien n’était sorti. Mais tous ont réussi à apporter leur pierre à l’édifice.

Benoît Ers m’a demandé de la doc.

 

 

 

 

© Toussaint/Ers chez Dupuis

 

Raapack a tiré son trait vers l’horreur : j’avais oublié à quel point il aimait les monstres. Et, au final, ses planches font bien plus peur que je ne l’avais imaginé. Cela dit, je pense que le jeune lecteur a déjà vu pire et que le média BD impose plus de recul que les images vivantes. On ne fait pas de cauchemar avec des BD’s.

 

 

 

 

© Toussaint/Raapack/Villarubia chez Dupuis

 

Clarke, lui, je n’ai pas eu le temps de discuter avec lui, il a respecté à la lettre mon découpage.

 

 

 

 

© Clarke

 

Et pourtant, on y décèle tout ce qui fait son originalité, sa noirceur, sa vision des choses. Puis, outre les dessinateurs invités, il y en a un autre qui va s’installer durablement : Kenny Ruiz qui dessine ici toute la partie contemporaine.

Oui, jusqu’ici, nous travaillions avec deux auteurs italiens, Giuseppe Quattrocchi et Rosa La Barbera mais on ne se comprenait pas. Du coup, on a changé. Et ce tome 4 fait charnière. Ils ont passé le relais à Kenny Ruiz. Lui a très bien chopé le scénario, les personnages. Mieux, ils se permettaient des gags, nourrissaient l’avant- et l’arrière-plan. Il y avait des allers-retours entre nous. Il devient donc le dessinateur officiel, avec Noiry aux couleurs.
Case extraite du tome 5 © Toussaint/Ruiz/Noiry à paraître chez Dupuis

 

 

 

 

© Kid Toussaint/Kenny Ruiz


 

Puis qu’est-ce qu’il va vite ! Il vient de la même région que José Luis Munuera et à mon avis dans leur coin, il doit y avoir quelque chose dans l’eau. Ce n’est pas possible autrement.

La vitesse, c’est une des caractéristiques de la série. En même pas un an, quatre albums sont sortis. Et ce n’est pas près de s’atténuer. Toujours est-il que, dès le départ, la série était ambitieuse et se prévoyait sur le long cours. Un pari ?

Oui, et ça a bien pris. La série est bien reçue, puis tous les week-ends, je suis en festivals. J’ai fait le tour de la France, j’en connais les moindres recoins. D’ailleurs, Google Maps a enregistré mes déplacements, quand je suis tombé dessus, j’ai halluciné. Si j’avais su, j’aurais pris mon vélo et mis un maillot jaune. J’ai dû faire trente étapes, de Metz à Antibes en passant par St Malo et Narbonne.

Puis, autre bonne nouvelle, une boîte de production en animation a acquis les droits de Magic 7 pour l’adapter en série animée. Le pilote est en route. Naturellement, il ne faut pas être pressé, ça prend du temps. J’ai écrit la BD, j’étais prêt à m’investir dans la série mais ils n’ont pas voulu. Cela dit, il y a une charte à respecter.

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis

 

 

Si une telle série est un pari, je ne sais pas. Depuis plus de dix ans que je suis dans le milieu, j’ai tout entendu : que je devais faire un one-shot, ou alors un diptyque ou encore une série. Le diptyque, je l’ai fait avec À l’ombre du convoi, c’était une erreur. On ne peut pas faire deux albums avec un one-shot même si les éditeurs pensent, si ça marche, pouvoir vendre deux fois la même histoire, le même bouquin. Cela dit, je pense que tout dépend du moment et de l’éditeur, de la tendance.

Avec Magic 7, je voulais que ça aille vite aussi parce que les lecteurs grandissent vite. À cet âge, on passe vite à autre chose.

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis

 

Il y a le risque que tout s’arrête avant la conclusion, non ?

Je ne regarde plus de série télé. Et quand j’en regarde, je vois toutes les ficelles, de toute façon. Cela dit, je suis frustré à chaque fois. Bien des séries posent des questions auxquelles elles ne répondront jamais. Je ne voulais pas que ça arrive à Magic 7. Et s’il devait y avoir une fin prématurée, j’avais calculé, vu les délais de parution rapprochés, qu’elle n’interviendrait pas avant le quatrième tome. Du coup, j’avais prévu des portes de sortie aux tomes 4, 7 et 10, forcément. Cela dit, chez Dupuis, on ne m’a jamais parlé dans ces termes : « Si ça ne marche pas, on arrêtera ». Il y avait de la confiance. Quant à savoir si les sorties ne sont pas trop rapprochées et si ce n’est pas demander aux lecteurs de dépenser beaucoup en très peu de temps, je pense que la demande va dans le sens de la rapidité.

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis dans le tome 5 à paraître chez Dupuis

 

Si Magic 7 s’adresse avant tout aux enfants, les parents ne sont pas en reste. Et la relation entre les deux joue aussi son rôle.

C’est le but. En séances de rencontres-dédicaces, j’adore voir les enfants arriver. Ils ont souvent des questions intelligentes, les enfants. Je me souviens d’un petit bonhomme, il semblait faire la gueule. Du coup, je pensais que son papa l’avait traîné là pour avoir son exemplaire dédicacé. La discussion s’est engagé et je me suis rendu compte qu’il en connaissait un bout sur Magic 7. Et notamment sur les fantômes célèbres auxquels parle Léo. Des fantômes connus, d’Errol Flynn à Tesla en passant par Sugar Ray Robinson. Des célébrités passées que le papa ne connaissait pas. Ce petit garçon avait bossé les biographies de ces fantômes sur Wikipédia.

 

 

 

 

© Toussaint/Quattrocchi/La Barbera

 

Et dieu sait à quel point il est important ce réflexe à l’heure où on a trop tendance à prendre pour argent comptant ce que donne le web, sans creuser.

Ces fantômes, ce sont des portes ouvertes pour les gamins curieux. Un peu comme celui que j’étais et qui avais piqué le dico des noms propres. Je me familiarisais avec Houdini, Sugar Ray Robinson, Nikola Tesla. Des gens à qui je voulais consacrer des biopics, fut un temps. Bon, ça n’a pas pris, je les ai rappelés maintenant !

Il y a des Pokémon, aussi, et de la place pour l’histoire.

Oui je suis un fan d’histoire. Et finalement, ce quatrième album, sous des dehors fantastiques, retrace l’épidémie de la peste au Moyen Âge. Mais j’ai conçu Magic 7 de manière bien plus vaste, avec des sujets entiers comme l’héritage, la responsabilité. Tout en interrogeant l’enfant, le jeune qui lit cette BD sur ce qu’il veut et va faire de sa vie. « Si tu avais un pouvoir, qu’en ferais-tu ? » Tout est une question de choix. Et cette thématique était déjà à l’oeuvre dans À l’ombre du convoi, entre les Allemands destinés à faire des Nazis, des Belges devenant résistants et les autres.

 

 

 

 

© Toussaint/Upchurch chez Dupuis

 

Une obsession ?

Une réflexion qui m’intéresse. M le Maudit de Fritz Lang m’a pas mal marqué quand je l’ai vu. Pendant le plus clair de notre temps, on en veut à ce tueur en série qui tue des enfants. On veut sa peau. Puis, à la fin, ce serial killer devient la proie et là le spectateur est en empathie avec lui. Je mets un point d’orgue, dans mes oeuvres, à ne pas mettre que du noir ou que du blanc.

Vous aimez parler aux enfants à travers vos livres. À côté de la BD, il y a aussi eu des livres pour enfants.

Je n’en ferai plus. C’est un autre monde dans lequel j’ai l’impression qu’on infantilise encore plus le très jeune lecteur. Les éditeurs requièrent qu’on parle toujours au présent. Jamais au passé simple. Car… « L’enfant ne comprendra pas. » Ça m’est insupportable. Il ne faut pas prendre l’enfant pour plus bête qu’il ne l’est. D’autant plus qu’il est capable de reconnaître les terminaisons, le futur, l’imparfait. Même s’il accommode parfois les mots à sa sauce, qu’il invente leur orthographe, il a compris la règle.

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis

 

À côté de Magic 7, il y a de nouvelles séries populaires comme FRNCK, dans le Journal de Spirou. Vous êtes rivaux ?

On essaie de ne pas se sentir concurrents et Dupuis arrive très bien à instaurer un climat de famille plus que de compétition. Ça s’en ressent sur les salons où nous allons. Par exemple à Puteaux, Magic 7 et FRNCK ont fini derrière Mystery de Ced et Stivo. On connait bien Ced, qui signe les strips Kahl&Pörth avec Ztnarf dans Spirou. Du coup, on était tous contents pour eux. Bon, après, j’ai poussé Ced dans les escaliers, faut pas déconner non plus.

Des prix, Magic 7 en a eu aussi, non ?

Oui, trois jusqu’ici. Dont deux le même week-end à deux endroits différents : les prix jeunesse à Anzin-st Aubin et à Bulles d’océan à Rochefort. Puis, avant, il y avait eu un prix à Rouan. Mais ça ne rapporte jamais de l’argent (Rires). Mais ma fierté, c’est que ce sont des prix donnés par le public, pour lesquelles les lecteurs ont voté. C’est valorisant.

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis dans le tome 5 à paraître chez Dupuis

 

Plus qu’une bonne critique d’un journaliste ?

Ça, c’est très comique. Avec ce tome 4, vu que des auteurs qui ont la carte y ont contribué, les critiques se sont intéressés à la série. Ainsi, on m’appelle plus souvent pour me poser des questions. Puis quand je lis des critiques, je vois que « Magic 7 franchit un nouveau palier ». Ce n’est peut-être pas faux mais moi, je n’en ai pas l’impression.

Un album-charnière quand même ?

Dans le sens où il répond à énormément de questions, peut-être. Mais il en pose plein d’autres.

 

 

 

 

Recherches pour un des récits du tome 4 © Beroy

 

Que nous promet la suite, du coup ?

Le tome 5, en octobre, le 6 au printemps. Léo rentre de vacances qui, nous l’avons vu dans le 4, ne se sont pas très bien passées et avec un élément neuf qui lui fait remettre en cause la nécessité et le but des Magic 7. Leur association tient-elle encore debout ? Quelle va être leur réaction ?

 

 

 

 

© Toussaint/Ruiz/Noiry chez Dupuis dans le tome 5 à paraître chez Dupuis

 

Dans le reste de l’actu, j’ai pas mal d’autres choses à venir. En septembre, le troisième tome de Holly Ann, avec Stéphane Servain. Nous sommes partis sur cinq tomes, au moins.

 

 

 

 

© Toussaint/Servain chez Casterman

 

En novembre puis mai, il y aura le diptyque 40 Éléphants chez Grand Angle avec Virginie Augustin, avec qui je suis tellement heureux de collaborer. Nous nous retrouverons dans le Londres des années 20 en compagnie du premier gang de femmes, adepte des braquages et des vols, qui s’était donné le nom des Forty Elephants, en référence aux Quarante voleurs. Nous allons remettre cela dans ce contexte de sortie de la guerre. Les femmes ont pris la place des hommes et quand les hommes reviennent, ils comptent bien reprendre leur vie comme avant. Les femmes, elles ne l’entendent pas de cette oreille. C’est l’occasion d’aborder des thèmes comme les suffragettes, l’émancipation des femmes…

 

 

 

 

© Toussaint/Augustin


 

Il y aura aussi Brûlez Moscou qui est en préparation avec Stéphane Perger qui est, je le confirme, une machine de guerre. Nous nous immiscerons dans le climat de la prise de Moscou par Napoléon sans traiter ça du point de vue de l’Histoire pure et dure. Nous sommes curieux de voir les réactions.

 

 

 

 

© Stéphane Perger


 

Enfin, comme Kenny Ruiz est arrivé sur Magic 7, série en cours, je vais lui offrir sa série avec Télémaque. Fan de l’Odyssée et de l’Illiade, je n’ai jamais retrouvé tout ce que j’aimais dans les adaptations jusqu’ici. Du coup, je fais ma propre adaptation de la vie du fils d’Ulysse. Avec du respect mais aussi de l’humour, des surprises. Un peu Game of thrones, m’a-t-on dit. Je ne sais pas, je ne regarde pas ! Ce sera une série jeunesse.

Que de projets prometteurs. Merci Kid !

 

Propos recueillis par Alexis Seny



Publié le 22/06/2017.


Source : Bd-best


Très beau succès pour la 5e vente Bande dessinée et Illustration avec un montant total de 2 098 280 €

Le samedi 17 juin dernier, Daniel Maghen et Christie’s Paris présentaient leur 5e vente consacrée à la Bande dessinée et à l’Illustration. Avec un chiffre d’affaire de 2 098 280 € TTC, 74% des lots vendus et 84% en valeur, cette vacation est un véritable succès.

Les classiques de la bande dessinée franco-belge comptent parmi les meilleures ventes. Le record revient à Albert Uderzo, dont la superbe planche issue d’Astérix et le chaudron fut adjugée à 251 000 € TTC

L’illustration au fusain d'André Franquin mettant en scène Gaston grimé en pompier s’envole à 71 200 € TTC, tandis que la demie-planche publicitaire annonçant la parution du 7e album de la série atteint 28 600 € TTC.
La très belle planche d’Edgar P. Jacobs issue du Mystère de la grande Pyramide trouve acquéreur pour 139 400 € TTC

Le catalogue dédié à l’œuvre de Grzegorz Rosinki a séduit les collectionneurs dès l’ouverture de la vente : 28 lots ont trouvé acquéreur pour un montant total de 614 900 € TTC. Le record de cette section revient à la planche n°31 des Archers, vendue à 49 400 € TTC. Le lot 23, la planche n°53 du Grand Pouvoir du Chninkel, atteint le très beau prix de 42 900 € TTC.

 

 

 

 

« Après le catalogue spécial dédié à Gibrat lors de la vente de novembre dernier, le succès du catalogue Rosinski confirme la position de la galerie Daniel Maghen et de Christie’s comme promoteurs des artistes contemporains du neuvième art. »   

Daniel Maghen


L’œuvre de Vance s’est particulièrement démarquée lors de cette vente : l’intégralité des lots présentés au catalogue ont été vendus pour un montant total de 172 620 € TTC.

Le lot 34, une superbe gouache utilisée en 4e de couverture des albums de XIII, trouve preneur à 108 400 € TTC – un nouveau record mondial.

Estimée entre 30 0000 et 35 000 €, la planche de Pratt issue des Celtiques affiche le très beau prix de 39 000 € TTC.

Les quatre œuvres de Moebius ont toutes été vendues. Notons le superbe résultat obtenu pour la planche n°33 du premier album de L’Incal, qui atteint 36 400 € TTC.

L’illustration d’Astroboy par Tezuka s’envole à 22 100 €  TTC.

Les artistes contemporains représentés par la Galerie Daniel Maghen – Bonhomme, Gibrat, Graffet, Lepage, Mirallès, Mallié, Meyer, Pellé, Pellerin, Prugne, Schwartz et Vance – ont vu toutes leurs œuvres trouver preneur. Ainsi la superbe couverture du 13e tome de Djinn par Ana Mirallès atteint 22 100 € TTC, tandis que ses deux planches issues des tomes 10 et 13 ont été vendues 9 100 € et 11 700 € TTC.

L’ensemble des œuvres de Jean-Pierre Gibrat a été adjugé, dont la magnifique illustration intitulée Lamarck-Caulaincourt (32 500 € TTC). Patrice Pellerin établit un nouveau record du monde avec la couverture du 8e album de L’Épervier vendue à 16 900 € TTC. Les œuvres de Patrick Prugne (lot 96) et Emmanuel Lepage (lot 114) ont été adjugées à 8 450 € et 11 700 € TTC. Enfin, Renovatio, l’œuvre steampunk du peintre Didier Graffet atteint 24 700 € TTC




Publié le 21/06/2017.


Source : Bd-best


Nicolas Finet, Angoulême, et après... L'ancien programmateur Asie du Festival redéploie ses activités dans la BD

De toutes les sensibilités de la bande dessinée européenne aux expressions les plus diverses du manga, du manhwa et du manhua, Nicolas Finet entretient depuis près de trente ans un compagnonnage assidu avec le 9e art, qui s'est très souvent entrecroisé avec un goût de toujours pour l'Asie orientale, sillonnée en tous sens au cours de trois décennies de voyages et de reportages.


Cette passion conjuguée pour le 9e art et l'Asie trouve à s'incarner une fois encore au seuil de l'été 2017, à travers un « Spécial Japon » que Nicolas publie début juin sur son blog http://nicolasfinet.net/. Au terme d'un séjour de printemps à Tokyo, il propose notamment un entretien vidéo inédit avec le mangaka Furuya Usamaru ainsi qu'une rencontre vidéo avec Ahmed Agne, fondateur des éditions Ki-oon, sans oublier une large série d'articles et de chroniques consacrées à l'univers du manga.


Cette initiative enrichit ainsi le média électronique entièrement dédié à la bande dessinée sous toutes ses formes que Nicolas Finet a lancé en janvier 2017,  après avoir été brutalement renvoyé fin octobre 2016 de l'équipe organisatrice du Festival d'Angoulême par le délégué général de cette organisation, au terme d'un grave conflit éthique et malgré dix-sept ans d'engagement passionné au service de cet événement.

Renouant avec les réflexes du journalisme, intensément pratiqué pendant plus de vingt ans avec de très nombreux articles pour près d'une centaine de publications jusqu'au seuil des années 2000, Nicolas Finet propose chaque mois sur http://nicolasfinet.net/ une dizaine de sujets, traités à la fois sous forme vidéo et rédactionnelle.


Outre cette production éditoriale soutenue, Nicolas Finet, bien connu du monde de l'édition, a entrepris de redéployer ses activités dans de multiples directions, mais toujours dans un rapport étroit à la fois avec la bande dessinée, l'Asie et le voyage en général. Il développe notamment, en tant qu'éditeur free lance, une relation privilégiée avec deux maisons d'édition indépendantes : d'une part la maison d'édition généraliste Rue de l'échiquier, qui le charge de développer un domaine bande dessinée inspiré par les thématiques de son catalogue, et d'autre part les éditions de bande dessinée Petit à Petit, qui prévoient de lui confier la direction d'ouvrages dédiés à de grandes destinations touristiques internationales.


Auteur de plusieurs films sur à la bande dessinée, dont le documentaire Dans les pas de Jirô Taniguchi, l'homme qui marche tourné au Japon et coréalisé avec Nicolas Albert, Nicolas Finet, persuadé que l'audiovisuel figure nécessairement à l'horizon du 9e art, travaille actuellement à plusieurs tournages et projets de films en ce sens, également d'inspiration internationale (États-Unis, Asie).


Enfin, dans le prolongement de sa bibliographie (une vingtaine de livres de référence sur la bande dessinée et/ou sa région de prédilection, l'Asie), et à l'occasion du 40e anniversaire annoncé de l'un des plus célèbres magazines de l'histoire récente de la bande dessinée, le mensuel (À Suivre) né en janvier 1978, Nicolas proposera en fin d'année chez PLG, dans une version revue et augmentée, une nouvelle édition du livre qu'il a consacré en 2004 à l'histoire de ce magazine, dont il fut l'un des protagonistes attitrés entre 1986 et 1997. Le livre sera présenté sous un nouveau titre : L'Aventure (À Suivre).


Découvrez  une viédo en direct du blog ici :  http://nicolasfinet.net/dans-les-pas-de-jiro-taniguchi-lhomme-qui-marche/



Publié le 21/06/2017.


Source : Bd-best


Les 20 indispensables de l’été 2017 selectionné par l'ACBD

Toute l’année, les journalistes de l’ACBD, spécialisés en bande dessinée, ont la chance de lire des milliers d’albums... et souhaitent faciliter l’orientation des lecteurs parmi la masse des nouveautés. Pour vous aider à choisir les BD que vous emporterez en vacances, voici par ordre alphabétique les 20 titres qui ont le plus retenu leur attention ces derniers mois :

-  Charlie Chan Hock Chye : une vie dessinée de Sonny Liew, éditions Urban Comics

-  Le Château des étoiles T3 : Les Chevaliers de Mars d’Alex Alice, éditions Rue de Sèvres

-  Le Coup de Prague de Jean-Luc Fromental et Miles Hyman, éditions Dupuis

-  Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent T2 de Pénélope Bagieu, éditions Gallimard

-  Gérard : cinq années dans les pattes de Depardieu de Mathieu Sapin, éditions Dargaud

-  Gus T4 : Happy Clem de Christophe Blain, éditions Dargaud

-  Imbattable T1 : Justice et légumes frais de Pascal Jousselin, éditions Dupuis

-  Jacques Prévert n’est pas un poète d’Hervé Bourhis et Christian Cailleaux, éditions Dupuis

-  Jean Doux et le mystère de la disquette molle de Philippe Valette, éditions Delcourt

-  Jolly Jumper ne répond plus de Guillaume Bouzard, éditions Lucky Comics

-  Katanga T1 : Diamants de Fabien Nury et Sylvain Vallée, éditions Dargaud

-  Louis parmi les spectres de Fanny Britt et Isabelle Arsenault, éditions de la Pastèque

-  Mazzeru de Jules Stromboni, éditions Casterman

-  Mickey Mouse : Café « Zombo » de Régis Loisel, éditions Glénat Disney

-  Monet : nomade de la lumière de Salva Rubio et Efa, éditions Le Lombard

-  Paiement accepté de Ugo Bienvenu, éditions Denoël Graphic

-  Scalp : la funèbre chevauchée de John Glanton et de ses compagnons de carnage de Hugues Micol, éditions Futuropolis

-  La Terre des fils de Gipi, éditions Futuropolis

-  Ter T1 : L’Étranger de Rodolphe et Christophe Dubois, éditions Daniel Maghen

-  Une sœur de Bastien Vivès, éditions Casterman


À partir de la liste de toutes les nouveautés bandes dessinées parues entre le 1er novembre 2016 et le 6 juin 2017 (2 386 titres), les 89 membres actifs de l’ACBD ont choisi, chacun, 10 albums qui leur ont semblé incontournables ; ceci afin de sélectionner 20 titres que l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée met en avant pour l’été. Cette liste est le résultat de leur vote.



Publié le 21/06/2017.


Source : Bd-best


Enrico Marini s’empare de Batman ! Dargaud et DC Entertainment co-publieront une bande dessinée inédite par le célèbre auteur européen

Le célèbre auteur européen de bande dessinée Enrico Marini écrira
et dessinera une histoire originale de Batman, publiée en deux tomes.
Le premier album est programmé pour le 3 novembre 2017.
Le second suivra au printemps 2018. Le titre demeure top secret à ce jour.

Enrico Marini, co-auteur du Scorpion (2 millions d’albums vendus dans le monde) et créateur des Aigles de Rome (plus de 500 000 exemplaires vendus dans le monde) est l’un des artistes majeurs de la bande dessinée franco-belge. Son style flamboyant, son approche narrative et ses découpages cinématographiques ont révolutionné
la bande dessinée. Qu’un artiste européen de cette envergure apporte sa vision personnelle et étourdissante au monde de l’iconique chevalier noir représente un évènement sans précédent sur le marché européen de bande dessinée.

« Je suis très fier de prendre part à ce projet incroyable », a déclaré Enrico Marini.
« Batman est mon super-héros favori depuis mon enfance. C’est un immense privilège de pouvoir réinterpréter son univers et d’y ajouter ma patte. »

Editeur de DC Entertainment et légendaire auteur de comics, Jim Lee se réjouit du projet :
« Nous sommes ravis qu’Enrico Marini apporte sa vision et son talent exceptionnel à ce projet qui proposera une histoire originale à un large public européen fan de DC comics ».

 



Publié le 20/06/2017.


Source : Bd-best


Caméléon, Emmanuel Reuzé rentre dans le lard et dans l’art (plus si) invisible qu’est le Neuvième Art

Coco, cocotte, tu pensais tout savoir sur la bande dessinée depuis les célèbres romans graphiques et documentaires de Scott McCloud. Tssssss, minute papillon. Parce que l’art n’a rien d’invisible, le cousin de Scott, Scott McCrawd, s’associe à l’excellent Emmanuel Reuzé pour visiter la partie moins visible de l’iceberg et explorer les sujets qui fâchent au pays des phylactères. D’un Tintin la tchole à l’air en passant par l’anatomie des héros et un concours de dessin en apnée opposant Trondheim et Sfar. Sans oublier de parler en long et en large de tous ceux qui font du mal à la BD.

 

 

 

 

 

 

 

© Emmanuel Reuzé chez Fluide Glacial

 

Résumé de l’éditeur : L’Art du 9e Art est l’ouvrage de référence pour apprendre tout ce qu’il faut savoir (ou pas) sur la bande dessinée : dessiner avec un Boeing, réaliser une BD en apnée comme Joann Sfar, étudier l’anatomie de Gros Dégueulasse de Reiser ou réussir une BD autobiographique de fille. Tous les libraires BD connaissent le fameux livre L’Art de la BD de Duc ainsi que les best-sellers de Scott McCloud. Autant d’opuscules insignifiants comparés à l’ambitieux L’Art du 9e Art de l’immense Reuzé !

 

 

 

 

© Emmanuel Reuzé chez Fluide Glacial

 

Mine de rien, Emmanuel Reuzé a bien creusé son sillon, au-delà des chemins faciles et balisés. Si bien qu’après quinze années d’une bibliographie intéressante à plus d’un titre et toujours en quête de nouveautés, Reuzé est toujours imprévisible. Et l’arrivée de l’auteur chez Fluide Glacial semble lui avoir donné des ailes et des envies de creuser sa veine corrosive et un cynisme appréciable. Avec de l’esprit… du mauvais esprit.

 

 

 

 

© Emmanuel Reuzé chez Fluide Glacial

 

Et quand le défi s’est matérialisé dans une parole de Scott (ersatz bedonnant et alcoolisé, pavé de mauvaises intentions, de l’autre Scott), « De qui pourrait-on dire du mal?« , Reuzé ne s’est pas fait prier pour livrer une bible de 130 pages qui oublie en chemin le pompeux si souvent à l’oeuvre dans de telles entreprises. Non ici, le B de Bible est aussi celui de Blague et Reuzé nous fait naviguer à vue mais aussi à l’aventure dans l’Histoire de la Bande dessinée des temps anciens à nos jours, de la tapisserie de Bagieu au Lookbook de Salch.

 

 

 

 

© Emmanuel Reuzé chez Fluide Glacial

 

Fort d’une connaissance impeccable (dans l’art du foutage de gueule, surtout), Reuzé se fait ainsi caméléon pour choper les styles de divers auteurs, se les approprier et les amener là où on ne les attendait pas. Un cocasse pastiche qui ne fera pourtant pas se retourner les auteurs dans leurs tombes tant Reuzé met dans cet exercice de style la passion et le plus grand des respects. C’est un travail de dingue auquel s’est adonné l’auteur qui ferait rougir de jalousie les maudits marchands qui tentent de vendre sur Ebay ou 2ème main des faux Hergé ou Uderzo à la pelle et en toute vulgarité. Ici, c’est du travail d’orfèvre qui prouve que Reuzé pourrait reprendre Corto Maltese comme Pif et Hercule (mis à contribution dans une leçon tripante variant sur « comment faire une critique de BD totalement vide de sens ») ou encore Blake et Mortimer. Sans compter qu’il n’a pas son pareil pour s’immiscer dans le monde des blogs… autobiographiques.

 

 

 

 

© Emmanuel Reuzé chez Fluide Glacial

 

Mais l’usage de tous ses héros classiques n’a rien de gratuit et sert à propulser les chapitres concoctés par Reuzé et… McCrawd. Des chapitres qui mettent tout le monde à contribution (plus loin que Jean-Luc Coudray, Vincent Haudiquet, Pascal Fioretto venus en renfort sur certaines parties) et égratignent… tout le monde. Des lecteurs aux chroniques, des méchants aux gentils et des éditeurs aux auteurs qu’ils soient jeunes ou vieux, en manque d’inspiration et en mode « recyclage » (et donc populaires) ou dans une démarche plus auteuriste (et donc moins populaire). Au-delà des raccourcis faussement innocents, L’art du Neuvième Art est comme la bière, se déguste avec sagesse tout en sachant ne pas se prendre toujours au sérieux.

 

 

 

 

© Emmanuel Reuzé chez Fluide Glacial

 

Pourtant, dans cet album, rien n’est anodin et tout nous ramène à ce monde en mutation qu’est la bande dessinée en 2017, entre les succès faciles et d’autres plus fragile, sans oublier les projets ambitieux et pourtant refusés. Entre ceux qui en vivent et ceux qui en crèvent. Et en conservateur totalement impliqué de son musée de la BD qui n’appartient qu’à lui, Reuzé fait éclater un peu plus son talent, impertinent et pourtant tellement pertinent.

 

Alexis Seny

 

Titre : L’art du Neuvième Art

Récit complet

Textes, dessin et couleurs : Emmanuel Reuzé

Genre : Parodie, Pastiche, Humour, Essai

Éditeur : Fluide Glacial

Nbre de pages : 128

Prix : 18,90€



Publié le 20/06/2017.


Source : Bd-best


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