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Comment ça, pas un Chat dans les musées? Il y a même Les Bidochons…

N’en déplaise à Madame qu’on la délaisse (de toute façon, pas sûr que les musées visités lui survivraient). Cela ne veut pas dire que les chats, et surtout un en particulier, n’ont pas de tenue. Bon, c’est vrai, ce n’est peut-être pas le cas de Raymonde et Robert Bidochon mais ils s’accrochent et entament leur quatrième jour au Musée. Vous l’aurez compris, ce sont deux figures de proue de Casterman et Fluide Glacial qui s’en vont tâter de l’art, du vrai.

 

 

 

 

 

 

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© Geluck chez Casterman


Cadeau de Noël oblige et comme il n’en avait pas eu assez dans les mirettes (de Miro?), Le Chat remet ça. Après avoir commencé l’année au musée (au propre comme au figuré puisqu’en même temps que la sortie du livre, commençait l’exposition « L’Art et le Chat » au Musée en Herbe), c’est aussi là que l’anti-héros de Philippe Geluck va finir son année dans une édition augmentée avec huit pages et 36% de gags en plus, dixit le sticker sur la couverture. Certains collectionneurs crient au scandale (ou au « chat »crilège), on peut les comprendre, mais la réédition est une technique commerciale qui ne date pas d’hier et le lecteur qui aurait raté la première salve peut ainsi s’inscrire en rattrapages!

 

 

 

© Geluck chez Casterman

 

 

© Geluck chez Casterman

 

« Il n’y a rien à faire mais chez Vermeer et Geluck la lumière fait tout », il ne croit pas si bien dire le Chat. Et à la lumière du présent, voilà qu’il a laissé ses traces partout, pointant son museau près des muses de Léonard De Vinci, de Lichtenstein ou encore Botero, dans l’étrangeté d’un Basquiat ou d’un Alechinsky, dans l’art comprimé de César etc. Le Chat revisite ainsi, toujours avec les bons mots qu’on lui connaît, quelques-uns des plus grands artistes que l’art ait comptés, dans tous les genres. Les explications de Sylvie Girardet, la directrice du Musée en herbe (où l’exposition se terminera le 3 janvier) ne sont pas en reste sans pour autant nous noyer de théorie. Dans l’art comme avec Le Chat, tout est affaire d’équilibre à respecter.

 

 

 

© Geluck chez Casterman

 

 

© Geluck chez Casterman

 

« Il ne suffit pas de connaître un tableau pour savoir en parler! » « Pourquoi? Y’en a bien qui le font! » On quitte le félin le plus bedonnant de l’ouest pour retrouver deux autres bedonnants. C’est vrai, Raymonde et Robert n’ont peut-être pas le bagage pour nous faire un exposé mais c’est tout feu tout flamme qu’ils nous convient à une visite pas comme les autres baignée d’ignorance gentillette qui en fait le sel. Une excellente porte d’entrée, donc, sachant que l’enrichissement « Seurat » plus que ne sera pas.

 

 

 

© Binet/Ramade/Lacôte chez Fluide Glacial

 

 

© Binet/Ramade/Lacôte chez Fluide Glacial



Ainsi, c’est un grand voyage en quelques tableaux que Binet nous propose main dans la main avec les deux spécialistes et conservateurs Patrick Ramade et Pierre Lacôte. Parce que s’il faut compter sur Raymonde et Robert, c’est mal bar’. Mais ils sont de bonnes volontés… si on leur laisse faire leurs petites réflexions. Pour le reste, l’aventure entre le Louvre, le Metropolitan, Orsay ou le Moma est passionnante et éclectique, de Bosch à Ingres en passant par Van Eyck, Caravage et même Hopper, Modigliani et Daumier, maître à penser de bien des caricaturistes d’aujourd’hui.

 

 

 

© Binet/Ramade/Lacôte chez Casterman

 

 

© Binet/Ramade/Lacôte chez Casterman

 

Le ton est décontracté mais rien ne dit que, la prochaine fois que nous foulerons les premiers mètres d’un musée, ce sera avec une autre attention à toutes les merveilles qu’il contient. D’ailleurs, ces deux livres ne sont que des invitations à être prolongés par le biais d’expériences personnelles. Tous au musée!

 

Alexis Seny

 

Série: Le chat

Tome: Hors-Série L’art et le chat

Gags et dessins: Philippe Geluck (et sur FB)

Commentaires: Sylvie Girardet

Genre: Humour, Documentaire

Éditeur: Casterman

Nbre de pages: 80

Prix: 14,95 €



Publié le 09/12/2016.


Source : Bd-best


Le temps des sauvages: Goethals croise Gunzig et le loup est plus que jamais un homme pour le loup

Demain, c’est déjà aujourd’hui, et le monde tel que Thomas Gunzig l’imagine ne fait pas forcément envie: des hommes mutants, une loi du marché (façon Stéphane Brizé) encore un peu plus renforcée et un déferlement de violence à peine croyable. Dans Manuel de survie à l’usage des incapables, l’homme était déjà un loup pour l’homme (ou peut-être serait-il plus juste de dire « Le loup est un homme pour le loup« ?), c’est on ne peut plus vrai dans l’adaptation en roman graphique qu’en a fait Sébastien Goethals qui porte le doux nom « Le temps des sauvages »! Un cri spectaculaire, une

 

 

 

 

 

©Goethals chez Futuropolis

 

©Goethals chez Futuropolis

 

Jean a-t-il vraiment choisi son métier? Sans doute pas, il a pris ce qui venait et ce qui pouvait lui permettre de gagner sa vie tout en gardant son couple en équilibre. Sa femme est carriériste, alors il se contente de son job pas bandant pour un sou. D’autant qu’ici, le moindre profit compte et chaque perte même infinitésimale est à proscrire. Alors, Paul vaque à ses occupations d’agent de sécurité, laissant l’humain au vestiaire pour mieux trimbaler sa méfiance dans les rayons du supermarché qui l’engage ou derrière les caméras de… surveillance, étudiant l’efficacité des troupes mobilisées aux caisses. Et il fait bien, on ne peut pas dire que Martine soit au top de sa forme: le temps c’est de l’argent et elle ne va pas assez vite. En plus, aussi incroyable que cela puisse paraître, elle fricote avec… Jacques Chirac, le colosse du rayon-primeur.

 

 

 

©Goethals chez Futuropolis

 

 

©Goethals chez Futuropolis

 

Il n’en faut pas plus pour les virer vite-fait mais rien n’est aussi facile et rien ne va se passer comme prévu. Martine meurt par accident de la main de Jean. Et voilà que les quatre fils de cette caissière, des hommes-loups dont la violence n’est plus à prouver, et est justement exaltée par un récent cambriolage, se lancent à la poursuite de Jean et ses proches. Pendant ce temps, le commerce continue de tourner!

Tourner, Thomas Gunzig le fait bien aussi, mais rarement dans le vide. Passé des nouvelles au roman, de la page à la planche, sans oublier le grand écran (il avait signé le succulent scénario du Tout nouveau testament de Jaco Van Dormael qui n’en finit plus de faire des étincelles dans les festivals internationaux) et la radio. Le temps d’avaler un café serré et le voilà désormais mis en case par la force de caractère de Sébastien Goethals. Car il en faut pour s’atteler à un tel pari. Manuel de survie à l’usage des incapables (récent Prix triennal du roman de la Fédération Wallonie-Bruxelles, trois ans après sa parution) est loin d’être le roman le plus facile de Gunzig. Débordant de bonnes idées sans pour autant oublier l’action, trouvant les bons concepts pour alimenter cette critique corrosive d’une certaine société de consommation… qui est la nôtre.

 

 

 

©Goethals chez Futuropolis

 

 

©Goethals chez Futuropolis

 

Ainsi, dans le monde réanimé (bon, le roman n’est pas vieux, hein) par Sébastien Goethals, la richesse de Thomas Gunzig a trouvé un bon placement. Rien n’est trahi et, en 266 planches, l’auteur de bande dessinée réussit à intégrer parfaitement et avec un excellent tempo les thèmes développés par le Bruxellois: le désespoir, les racines des hommes, la course aux bénéfices, les apprentis sorciers et leurs petits jeux avec les génomes en vue d’obtenir des hommes plus résistants, plus animaux.

 

 

 

©Goethals chez Futuropolis

 

 

©Goethals chez Futuropolis

 

Le temps des sauvages est un livre dense dans lequel le noir (et l’humour qui y est associé) et le blanc s’imposent entre la vivacité des actions musclées et des dialogues passionnants. Dans le dessin de Sébastien Goethals, tour à tour brutal et fort en ambiance, on retrouve toute l’inventivité de Thomas Gunzig, la férocité aussi. Conscient et à cheval sur ce qu’il a lu, Goethals livre une oeuvre intègre avec l’original et la renforçant par un dessin audacieux et prenant. Et si, dans les premières planches, le dessinateur se permet même un générique « plus cinématographique tu meurs », force est de constater qu’au vu du talent du garçon, le cinéma aurait été bien en peine de faire mieux que cette adaptation mortelle. Car oui, pas sûr que les héros seront toujours en vie à la fin! À vous de voir qui de l’homme ou le loup est le plus dangereux.

 

Alexis Seny

 

Titre: Le temps des sauvages

D’après le roman de Thomas Gunzig « Manuel de survie à l’usage des incapables »

Scénario et dessin: Sébastien Goethals

Noir et blanc

Genre: Thriller, Social, Anticipation

Éditeur: Futuropolis

Nbre de pages: 272

Prix: 26€



Publié le 07/12/2016.


Source : Bd-best


13/11, reconstitution d’un attentat: relire l’Histoire pour ne pas la revivre

C’est un euphémisme, les attentats de ces derniers mois, de ces dernières années même (on peut remonter au 11 septembre 2001) ont marqué tout un chacun. Les vivants et les morts, les témoins proches comme ceux qui étaient derrières leurs écrans, les victimes physiques comme les victimes morales, les journalistes comme les lecteurs et les spectateurs. Des milliers de ressentis, de larmes, d’explications à fournir, de mots à mettre sur les drames. Certains ont fait leur chemin intérieur pour en sortir, d’autres ont abordé de manière plus ou moins frontale les événements tels qu’ils se sont passés, sur le moment ou dans les jours qui ont suivi. Au plus près des tragiques événements de novembre 2015, Anne Giudicelli (fondatrice du cabinet de conseil Terr(o)risc et spécialiste du monde arabe et musulman) a entraîné Luc Brahy dans une chronologie au scalpel de cet innommable bain de sang.

 

 

 

© Luc Brahy

 

 

© Luc Brahy

 

Résumé de l’éditeur: La nuit du 13/11/2015, la France fait face à l’attentat le plus sanglant commis sur son sol depuis la Seconde Guerre mondiale. Au Stade de France, au Bataclan, aux terrasses de cafés, plus de 130 personnes succombent.

Il nous était impossible pour nous de résumer l’irrésumable. La déflagration de l’ignoble dans notre confortable cocon d’européen avait été bien trop forte. Puis, des artistes se sont exprimés, autour de Charlie, de Bruxelles, des événements de novembre 2015 aussi. Il y a eu Luz, Catherine Meurisse, Serge Lehman et Gess et bien d’autres. Pour vaincre la sinistrose, un premier pas pour éliminer le terrorisme, sans doute nous appartient-il de mettre des mots, peu importe qu’ils soient frontaux. Et toute aide est bonne à prendre.

 

 

 

©Giudicelli/Brahy chez Delcourt

 

 

©Giudicelli/Brahy chez Delcourt

 

Ainsi sans états d’âme, sans jugement, Anne Giudicelli et Luc Brahy se sont glissés dans le feu de l’action, reconstituant les faits et gestes de ces semeurs de pleurs et de balles aveugles qui s’avèrent bien moins être des foudres de guerre qu’il n’y paraissait dans les médias. Dans ce récit conçu comme un polar énergique et incisif, noir sur blanc, rien ne semble arrêter ces fous d’Allah (ou de je-ne-sais-quoi, surtout) et, pourtant, Brahy a dosé toute leur folie dans leur seul regard, terrifiant. Ici, si la violence explose de manière spectaculaire, que le sang coule bel et bien, le souci du réalisme amène aussi et paradoxalement à garder les pieds sur terre, à rétablir la vérité et à chasser les élucubrations et faits disproportionnés tels que relatés dans certains médias ou même sites visant clairement à manipuler les esprits moins critiques.

 

 

 

©Giudicelli/Brahy chez Delcourt

 

 

©Giudicelli/Brahy chez Delcourt

 

C’est sûr, à l’annonce de ce documentaire en bd, on s’attendait plus à un coup marketing malodorant, il n’en est rien. 13/11 – Reconstitution d’un attentat, comic book nerveux, se révèle frontal mais réservé, lucide tout en poursuivant la guérison, notre guérison. Ce qui ne tue pas nous rend plus fort, ça n’a jamais été aussi vrai. Puis, ne dit-on pas que: qui ignore l’histoire est condamné à la revivre? Alors, autant la revivre une bonne fois pour toutes!

 

Alexis Seny

 

Titre: 13/11

Sous-titre: Reconstitution d’un attentat: Paris, 13 novembre 2015

Scénario: Anne Giudicelli

Dessin: Luc Brahy

Noir et blanc

Genre: Documentaire

Éditeur: Delcourt

Collection: Encrages

Nbre de pages: 126

Prix: 15,50€



Publié le 07/12/2016.


Source : Bd-best


Le maître des tapis: un tapis volant de mille et une nuits au pays du Père Noël

Un conte, ça vous dit? L’hiver arrive à grands pas, le poêle à bois fonctionne déjà depuis plusieurs semaines et tout doucement vient le temps de parler de neige, de sapin, de cadeaux et de Noël par-dessus tout. Et ça tombe bien, on vous a déniché un album grand format, un conte forgé dans la plus pure des traditions mais pour le moins original. Ça s’intitule Le maître des tapis, c’est imaginé par l’écrivain Olivier Bleys et mis en image et en lumière superbe par Alexis Nesme. Avec quelques flocons de neige et de quoi ravir tout le monde!

 

 

 

 

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© Bleys/Nesme chez Delcourt

 

Résumé de l’éditeur: Fedor n’est pas un simple marchand de tapis. Il connaît le moyen de transformer un banal rectangle de tissu en un formidable véhicule capable de l’emporter à travers les airs. Ce pouvoir, il l’a reçu et il doit le transmettre à son tour avant de disparaître. Mais qui s’intéresse encore aux tapis de nos jours… Et pourquoi pas Danil, ce jeune braconnier qu’il vient de sauver des soldats du boyard ?

 

 

 

 

 

© Bleys/Nesme chez Delcourt

 

Carpette ou tapis, le « pépé » de Cédric a intérêt à bien se tenir à moins de se trouver fort surpris, car Fédor n’est pas un vendeur comme les autres. Écumant les petits villages, soufflant la buée d’un hiver trop rigoureux et tentant en vain de se réchauffer sous le poids de ses tapis dont plus personne ne veut (la faute au parquet), Fédor cherche un nouvel élan et quelqu’un à qui il pourrait passer le flambeau et enseigner les rudiments de son art… et sa magie! Et si l’heureux élu était ce braconnier poursuivi sans relâche par les sbires du boyard duquel il a tué le lévrier favori? Le duo s’entend d’ailleurs bien vite même si le tapis a un peu de mal à décoller: l’initiation prend du temps. Et si celui-ci passe, il n’en va pas de même pour le boyard qui a la rancune tenace. Et le destin sonne toujours deux fois.

 

 

 

 

 

© Bleys/Nesme chez Delcourt

 

C’est dans un pays imaginaire qu’Olivier Bleys et Alexis Nesme nous emmène, dans des décors qui évoquent la Russie mais aussi la Scandinavie. Alexis Nesme (déjà prodigieux pour donner un peu plus vie aux Enfants du Capitaine Grant) s’en donne à cœur-joie, envoûtant chaque case pour en faire un trésor. Le grand-format de cette oeuvre courte (27 pages mais une vraie belle surprise en fin d’album: un pop-up pour matérialiser un peu plus cet univers) lui va d’ailleurs vraiment bien, donnant un peu plus de force à cette histoire aussi jolie que sans concession. Ici, tout n’est pas mignon et les bas instincts humains ne sont jamais bien loin. Tour à tour splendide, cruel, aventureux, fantastique, Le maître des tapis vole très haut, à la force de sa propre imagination.

 

Alexis Seny

 

Titre: Le maître des tapis

Scénario: Olivier Bleys

Dessin et couleurs: Alexis Nesme

Genre: Conte, Fantastique

Éditeur: Delcourt

Collection: Les enfants gâtés

Nbre de pages: 28

Prix: 14,50€



Publié le 06/12/2016.


Source : Bd-best


Que mettre au pied du sapin ? Episode 1 : Garfield 63 : Aaagh !

 « - Tous les cubes de mimolette ont disparu ! Et je parie que je sais où… Garfield ! Montre-moi tes pattes ! Elles sont déjà orange… »

            « - Le crime parfait ! »

 

Une fois de plus, il va en commettre, l’ami Garfield, des crimes parfaits, dans ce soixante-troisième recueil de strips et de gags hebdomadaires de ses exploits. Outre la mimolette, donuts et araignées vont également faire partie des turpitudes du chat tigré.

Odie est toujours aussi sot. Garfield l’imite et se rend compte du bonheur de sa propre condition de chat. Mais il n’est pas le seul canidé pour une fois. Un chien mystérieux, en 3D premium, habite dans un jardin près de chez nos amis. Personnage au fort potentiel comique il gagnerait à être développé dans la galaxie Garfield.

 

 

 

 

A part ça, Jon est amoureux fou de Liz, mais il a fort à apprendre pour devenir un as de la séduction. Garfield aussi n’est pas insensible au charme de certaines de ses compatriotes, surtout avec un parfum au thon périmé.

Le félin s’avère en outre être un inventeur hors pair. Tiens-toi bien, Léonard, et vient découvrir la machine à voyager dans le temps.

Mais attention, un mystère demeure. Qui, chez Dargaud, a pu choisir un titre aussi crétin pour cet album ?

En bref, Garfield regarde le monde et le monde regarde Garfield. Jim Davis, au même titre que Charles M.Schultz et Mike Peters (respectivement Snoopy et Grimmy), a installé un animal qui dépasse le cadre de la simple bande dessinée pour faire partie  au jour le jour de la famille de chacun de ses lecteurs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Garfield

Tomes : 63 – Aaagh !

Genre : Humour

Scénario & Dessins : Jim Davis

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 48

Prix : 10,60 €

ISBN : 9782205075427
 

 



Publié le 05/12/2016.


Source : Bd-best


Les bulles et les cases des Arènes au porte-à-porte de l’Histoire

Ce n’est pas la plus ancienne des maisons d’éditions. Que du contraire. Depuis quelques mois, nous avons déjà eu l’occasion de vous en parler à travers nos chroniques (avec La Présidente 1 et 2 ou Forçats ces derniers mois), Les Arènes n’ont eu de cesse d’investir le champ de la bande dessinée avec brio et qualité au rendez-vous. Dans différents genres et notamment un qui nous intéresse aujourd’hui: l’Histoire de la France. Plus ou moins lointaine, celle qui dit que si Paris ne s’est pas faite en un jour, certains événements l’ont détruite et mise à feu et à sang surtout à sang. Et comme pour marquer l’histoire, l’imprimer, il faut des auteurs de taille et de poids, Les Arènes a convié la crème de la crème. De quoi bien garnir les pieds des sapins de Noël.

 

 

 

 

© Douay

 

© Douay

 

Saint-Barthélemy, t.1: Paris saigne-t-il?

Procédons chronologiquement et remontons le temps de quelques siècles pour nous retrouver il y a près de 450 ans, époque où les guerres de religions déchirent le pays, entre les Huguenots, ces protestants prétendument « hérétiques » et les fervents « papistes ». Des hommes obnubilés par un fanatisme dément et une eau de bénitier imbibée de cette violence pour se transformer en lacs de sang. Des torrents qui couleront jusqu’à ce qu’une religion triomphe, s’il en faut une.

 

 

 

©Boisserie/Stalner chez Les Arènes

 

 

©Boisserie/Stalner chez Les Arènes

 

Et c’est cette folie guerrière qui va venir chercher Elie de Sauveterre, jeune protestant et fils d’un fidèle partenaire d’arme de l’Amiral de Coligny, vivant dans l’insouciance du domaine de Sauveterre jusqu’à ce que de sinistres mercenaires viennent tendre un piège à lui et ses gens. Le frère et la soeur d’Élie sont enlevés et le garçon déjà rendu trop adulte à la vue du massacre n’aura de cesse de vouloir les retrouver. Quitte à s’engager dans l’Armée du prince de Condé. Une quête qui n’aboutira pas jusqu’à ce que ce jour de joie, de liesse et de mariage entre le roi de Navarre Henri III et Marguerite de France (alias la reine Margot). Une union entre deux extrêmes visant à calmer les tensions qui ne va pourtant faire que les exacerber un peu plus, sous les coups de fer et de pistolets ordonnés par ce fou de Guise qui entend venger, même aveuglément, la mort de son frère. Rien ne va plus et le roi Charles IX assiégé de toute part ne peut qu’accéder à cette demande sanguinaire. Au prix des de milliers d’innocents.

 

 

 

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©Boisserie/Stalner chez Les Arènes

 

Échelonnant leur histoire à plusieurs degrés avant de se recentrer sur leur personnage principal, histoire de bien saisir le séisme de cette tragédie historique, Pierre Boisserie (La Croix de Cazenac, La Banque, Dantès) et Éric Stalner (Ils étaient dix, La Croix de Cazenac) réussissent ici un grand thriller historique brillant par sa volonté de s’émancipé des faits purs et durs pour suivre un héros de fiction auquel le lecteur (on aurait même tendance à dire « le spectateur ») s’identifie. D’ailleurs, voilà un récit qui fait perdre l’haleine autant aux héros qu’aux lecteurs. Au fil des pages, c’est une ville endolorie et suintant l’ignominie, du Louvre à l’Île, des fastes aux derniers soupirs, que nous parcourons la peur et l’horreur dans le dos mais aussi en face. Ce premier tome bien amené, éducatif sans être plombé par de trop longs textes, est frontal, glaçant, transperçant.

 

Alexis Seny

 

Série: Saint-Barthélemy

Tome: 1 – Sauveterre

Scénario: Pierre Boisserie et Éric Stalner

Dessinateur: Éric Stalner

Couleurs: Florence Fantini

Genre: Histoire, Drame, De cape et d’épée

Éditeur: Les Arènes

Nbre de pages: 56 (+ dossier de 5 pages par Olivier Poncet)

Prix: 15€



Publié le 02/12/2016.


Source : Bd-best


Polar : la gâchette, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !

Peu de temps après la parution du premier tome de Furious  en français, qui renouvelait pas mal la figure de super-héroïne au coeur de la violence, son dessinateur Victor Santos revenait dans une aventure solitaire qui ravive la flamme d’un polar aujourd’hui disparu (à peu de choses près) mais qui n’a rien perdu de sa candeur et de sa vigueur et qui ne s’est sans doute jamais aussi bien prêté à la force graphique d’un auteur comme Santos.



 

 

 

 

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Résumé de l’éditeur: Tuer ou être tué ? Telle est la question. Black Kaiser a la réponse. Sorti de force de sa retraite, le plus grand espion de la planète – l’ex-agent connu sous le nom de « Black Kaiser » – est à présent menacé de mort. Dans un affrontement sans merci contre son ancien employeur, l’agence « Damoclès », Black Kaiser va devoir faire face à un expert de la torture psychotique ou à une tueuse rousse aussi belle que fatale. Sa mission ne s’achèvera que s’il meurt ou s’il tue tous ceux qui se mettront en travers de son chemin… et mourir n’est pas dans ses habitudes.

 

 

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polar-venu-du-froid-t-1-santos-affiche

 

Il pensait être tranquille, retraité au calme, il n’en a jamais été aussi peu question pourtant. Black Kaiser est recherché, mis à prix, plutôt mort que vif. Et derrière ce contrat qui motive et met sur sa piste des dizaines d’hommes surentraînés; il n’y a rien d’autre que Damoclès, l’une des nombreuses anciennes agences de Black Kaiser. Et Damoclès n’est pas du genre à retenir son épée tranchante longtemps au-dessus de la tête de ses victimes.

 

 

 

©Santos chez Glénat Comics

 

 

©Santos chez Glénat Comics

 

Sauf que cette fois, l’adversaire est coriace. Et si on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, le papy flingueur qu’est Black Kaiser n’a pas oublié comment on faisait jouer la gâchette. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas, et en roue libre, Black Kaiser est encore meilleur tireur et assassin. Et quand on doit se méfier de tout, des corps qu’on enlace, des pin-ups vénéneuse en passant par les intrus de dernière minute et toujours bien armés, c’est sans doute le meilleur des atouts. Mais cela suffira-t-il à garder Black Kaiser en vie?

 

 

 

©Santos chez Glénat Comics

 

 

©Santos chez Glénat Comics

 

Véritable et hallucinante plongée dans l’univers du polar hard-boiled, brut et incisif, le récit de Victor Santos se vit comme une aventure graphique fulgurante qui ressuscite tous les crédos d’un genre qui a (plus que) bien vécu mais dont on peine à trouver des héritiers aujourd’hui (peut-être dans Sin City, tant dans le cinéma, que la bande dessinée. Cela ne fait bien sûr que renforcer le plaisir de lecture de Polar. Et s’il joue sur du velours, ce récit presque muet se transcende dans ce que Santos en fait graphiquement, en noir et blanc majoritaire mais avec de judicieuses couleurs. On pense d’abord aux affiches, celles des grands films noirs des années 60; des Tontons Flingueurs aux films de gangsters avec Bogart (comme le Faucon Maltais), et on en passe, beaucoup.
Hommage à Alain Delon et au Samouraï ©Santos

Mais l’inventivité ne s’arrête pas là, elle y débute. Poussée sur un format à l’italienne, elle ne fait que gagner en envergure dans de grands tableaux souvent ultra-violents. On se ballade pas très loin de Franck Miller ou de Mignola, on voit au loin la ligne claire d’un Chaland et on s’attend à voir se pointer la caméra de Tarantino qui donnerait des conseils à Santos pour faire gicler le sang. Car en effet, il gicle en gerbes noires, et c’en est jouissif. Si la trame du récit se résume en une ligne, l’intérêt n’est évidemment pas là mais dans la fulgurance du trait du dessinateur survolté, dans sa rapidité, son efficacité à entraîner ce Black Kaiser, cet agent outdated, dans une course-contre-la-montre infernale.

 

 

 

 

 

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©Santos

 

On regrette cependant le choix du dessinateur d’ « encaser » moult petits détails au fil des pages, alors que le format à l’italienne ne leur fait pas hommage et les rend difficilement visibles. Pour le reste, Polar a tout ce qu’il faut là où il faut pour devenir un classique, magnétique, désespéré et totalement enivrant de violence. Bon allez, dans cet hiver de la vengeance, on se rassure: comme nous, le public n’est pas resté de glace, Glénat Comics se prépare à publier le deuxième tome « Oeil pour oeil » du Black Kaiser en janvier (preview en fin d’article) et Victor Santos a bouclé sa trilogie, aux States, par un volume 3 « No mercy for sister Anna » qui nous fait déjà saliver.

 

Alexis Seny

 

Titre : Polar – Venu du froid

Scénario, dessin et couleurs : Victor Santos

Traduction :
Jérôme Wicky

Genre: Polar, Action

Éditeur VO :
 Dark Horse Comics

Éditeur VF :
Glénat Comics

Nbre de pages :
 176p.

Prix: 15,95€



Publié le 02/12/2016.


Source : Bd-best


Le travail d’«ombre-fèvre» de Vincent Wagner et ses « Bandits » magnifiques

Toute histoire est faite d’ombre et de lumière. Et vous ne croyez pas si bien dire et lire quand vous vous attaquez à l’oeuvre de Vincent Wagner. Comme le soleil, le Strasbourgeois décline ses histoires par la narrativité des ombres. Des ombres pour laisser le lecteur imaginer plus nettement les héros, pour une esthétique originale et pour magnifier les actions. D’autant plus quand c’est de Bandits qu’il s’agit. Forcément, ça bouge dans tous les coins (de pages).

 

 

 

 

 

 

© Vincent Wagner aux Éditions du Long Bec

 

© Vincent Wagner aux Éditions du Long Bec

 

Résumé de l’éditeur: Trois histoires sans paroles de bandits et de voleurs, de cow-boys et de pirates, pleines de péripéties et d’aventures. Une bande dessinée tout en ombres chinoises où petits et grands trouveront leur « conte ».


Des pirates, des indiens, des cow-boys bons et méchants et même des esquimaux, voilà tout le petit monde qui peuple le nouvel album de Vincent Wagner. Bon, n’espérez pas entendre le son de leurs voix, ici tout est muet… et pourtant tout est sonore. Le pouvoir est à l’imagination et qu’il soit question d’une bouteille à la mer, du coffre au trésor d’un pirateau (ben oui, comment appelle-t-on un gamin pirate!) ou d’un méchant bandit comme le Far West en façonne les pires, il n’y a aucune bulle à l’horizon.

 

 

 

 

 

© Vincent Wagner aux Éditions du Long Bec

 

 

© Vincent Wagner aux Éditions du Long Bec

 

Allez, peut-être une bulle d’air qui permet au lecteur de prendre appui au formidable et vivant support offert par Vincent Wagner. On se prend au jeu, et on se rend compte que cette histoire en dit plus qu’elle n’y paraît, elle en dit long même, soufflant l’aventure rocambolesque, de l’action sans temps mort et quelques thèmes comme les enfants en raffolent. Vincent Wagner n’est pas un orfèvre, c’est un « ombre-fèvre » et tant mieux, car ça, ça ne court pas les rues. Ses histoires ont beau être en 2D, dès qu’on tourne la page, elles s’impriment en 3D. Unique et magique.

 

Alexis Seny

 

Titre: Bandits

Recueil d’histoires courtes

Scénario, dessin et couleurs: Vincent Wagner

Genre: Aventure, Enfant

Éditeur: Les éditions du Long-Bec

Nbre de pages: 48

Prix: 12,5€



Publié le 02/12/2016.


Source : Bd-best


La violence virtuose de Dead Body Road a de quoi faire de l’ombre à Mad Max

Alors là, c’est du lourd! Mettez à fond la musique du dernier Mad Max et embarquez tout de suite à bord d’un bolide emmené à un train d’enfer aux frontières de la violence et aux confins de l’inhumanité. Dead body road, c’est un revenge-road-comics complètement halluciné, un voyage sans retour mais carrément tripant. Ah oui, préparez les pansements!

Résumé de l’éditeur: Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime.

 

 

 

© Jordan/Scalera/Dinisio chez Image Comics

 

 

© Jordan/Scalera/Dinisio chez Image Comics

 

Un braquage qui tourne mal, une erreur de parcours et voilà qu’a coulé le sang des innocents et que, en plus, le plus phénoménal magot de l’histoire s’est envolé dans les bras d’un hacker sans envergure, à la blondeur naturelle et au visage lisse. Ça ne fait pas un pli par rapport aux brutes sanguinaires qui sont désormais lancées à sa poursuite dans un western impitoyable qui soulève la poussière et les haut-le-coeur. Sauf qu’il y a un os dans ce désert ensanglanté, et il a un nom: Orson Gage. Un ex-policier ripou mais repenti dont la femme vient de périr dans ce hold-up. Un homme brisé qui n’a trouvé comme seule et irrémédiable solution que de répondre au carnage par le carnage.

 

 

 

© Jordan/Scalera/Dinisio chez Image Comics

 

 

© Jordan/Scalera/Dinisio chez Image Comics

 

Si Dead Body Road est vendu comme une histoire entre Banshee et Tarantino, on ne peut, pour une fois, pas donner tort à la réclame. Forgé (et même peut-être plus) dans le même fer que les récents Polar, Damned ou Big Man Plans, cette aventure mortelle (dans tous les sens du terme) imaginée par Justin Jordan et dessiné de manière virtuose par Matteo Scalera est un polar fait avec les règles de l’art dont rien ne laisse présager la fin.

 

 

 

© Jordan/Scalera/Dinisio chez Image Comics

 

 

© Jordan/Scalera/Dinisio chez Image Comics

 

Sorte de Bon, la Brute et le Truand puissance 10 (ben oui, il y a une horde de motards aux trousses) avec plus de Truands que de Bons et en version Faster (le film de George Tillman Jr. avec les gueules de The Rock et de Billy Bob Thornton); Dead Body Road est un plaisir coupable et totalement assumé, où la violence gicle à tous les coups (bien aidées par les couleurs de Moreno Dinisio). Face à une telle narration et un tel déferlement, le cinéma serait bien impuissant, et ce comic book prouve tous les avantages indéniables que le Neuvième Art offre par rapport au Septième. Une claque qui vous scotche la gueule sur le bitume.

 

Alexis Seny

 

Titre: Dead Body Road

Récit complet

Scénario: Justin Jordan

Dessin: Matteo Scalera

Couleurs: Moreno Dinisio

Traduction: Benjamin Rivière

Genre: Revenge, Road Comics, Polar, Action

Éditeur: Delcourt

Collection: Contrebande

Nbre de pages: 128

Prix: 15,95€



Publié le 30/11/2016.


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Musnet: un voyage sensoriel et grandeur souris dans le Giverny de Monet

N’en déplaise à Madame, pas de jaloux, on fait aussi la part belle aux souris. Dans l’air du printemps dernier, nous vous présentions une petite souris de bande dessinée bien inspirée: Musnet. Après un premier album intrigant et passant dans l’oeuvre de Monet, l’auteur énigmatique Kickliy n’a pas perdu de temps pour donner deux suites, ces derniers mois. Ça parle de peinture, de dangers de la nature, d’aventure et d’apparences trompeuses. Dans ce jardin de Giverny, on s’y sent décidément comme chez soi.

 

 

 

 

Musnet t.3 ©Kickliy chez Dargaud

 

 

Musnet t.3 ©Kickliy chez Dargaud

 

Ici, écosystème et égo-système vont de pair, d’abord. Car pour apprendre à peindre comme un maître, Mus doit se farcir les cours de l’écureuil bougon, Rémi. Et ça, même si l’animal est un sacré peintre, c’est quand même une sacrée paire de manche que d’avoir à le fréquenter. Mais si Rémi cachait en fait des démons intérieurs

 

 

 

 

Musnet t.3 ©Kickliy chez Dargaud

 

 

Musnet t.3 ©Kickliy chez Dargaud

 

Parce que les ennuis s’enchaînent: Mus ne trouve pas de boulot, les souris chez qui il se tape l’incruste risquent de se faire déloger tyranniser par un rat sans pitié puis, il y a de drôles de bêtes à Giverny. Un serpent, un hibou aux yeux rouges et pire encore: une petite bête poilue qui monte et qui descend sur les murs de la chambre de notre héros et qui fait des toiles… à sa manière. Une araignée qui tétanie Mus. Combien de temps avant qu’elle ne le mange… ou qu’ils deviennent amis inséparables.

 

 

 

Musnet t.3 ©Kickliy chez Dargaud

 

 

Musnet t.2 ©Kickliy chez Dargaud

 

Dans « Les impressions du Maître » comme « Les feux de la rampe », l’intrigue est riche et sensorielle. Si vous avez souvent dit vouloir être une petite souris pour épier telle ou telle chose, voilà votre rêve exaucé. Bon, on n’a pas choisi l’endroit mais on prend vite goût à ce Giverny grandeur nature (ou plutôt souris) et recelant bien des surprises. Après trois tomes, le lecteur n’en est d’ailleurs pas au bout.

 

 

 

Musnet t.2 ©Kickliy chez Dargaud

 

 

Musnet t.2 ©Kickliy chez Dargaud

 

Avec un graphisme qui plaira tant aux petits qu’aux grands, Kickliy reste dans l’ombre de Monet sans se laisser parasiter par des envies d’analyse ou de documentaire. Il y a bien assez d’ouvrages qui lui sont consacrés que pour remettre le couvert. Et c’est tout à son honneur, en réinventant l’univers de Monet, Kickliy apporte un regard neuf tout en frayant à travers quelques sujets universels bien amenés. Pas question de manichéisme, la peinture animalière (et sociale) pratiquée par l’auteur (toujours aussi anonyme) est faite de nuances. Comme les grands maîtres. En émotion et en aventure, Musnet continue de séduire et de fasciner. Nom d’un gouda!

Alexis Seny

 

Série: Musnet

Tome: 2 – Les impressions du maître

Scénario, dessin et couleurs: Kickliy

Traduction: Nora Bouazzouni

Éditeur: Dargaud

Genre: Animalier, Aventure

Nbre de pages: 56

Prix: 12,99€



Publié le 29/11/2016.


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