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Bloody Words : et si le sort de la guerre froide ne tenait qu’aux… cauchemars d’un enfant

Dans un esprit rétro, la guerre froide que se sont menés les USA et l’URSS, et par conséquent la CIA et le KGB, reste encore dans toutes les mémoires et continue de nourrir bien des imaginaires. De près ou de loin. Mais qui aurait pu croire que le sort de cette guerre sans coup de feu (ou quasiment) pourrait se jouer quelque part dans un coin perdu de l’Amérique de 50’s, à Jackson Hole dans le Wyoming ? Dans Bloody Words, Frédéric Marniquet, Jean-Blaise Djian, Alain Paillou et Tatiana Domas nous emmènent dans une histoire aux frontières du réel.

 

 

 

 

 

 

 

© Djian/Marniquet/Paillou/Domas chez Cerises et Coquelicots

 

Résumé de l’éditeur : Automne 1958 aux Etats-Unis, quelques années après le maccarthysme. Après plus de 2000 miles en voiture, Stan Coleman, chroniqueur littéraire pour un magazine newyorkais, arrive enfin à Jackson Hole dans le Wyoming.  Il vient interviewer Jim Norton, un romancier populaire à succès, qui vit près de la Snake River, dans le parc national du Grand Teton. Norton est un homme secret et c’est la première fois qu’un journaliste parvient à l’approcher d’aussi près…

 

 

 

 

© Djian/Marniquet/Paillou/Domas chez Cerises et Coquelicots

 

Mais qu’est-ce qu’un obscur journaliste et un écrivain, aussi en vue soit-il malgré l’intérêt tout relatif de la littérature de gare qu’il produit, viennent faire entre KGB et CIA. Passé une couverture pas si loin de Stranger Things et fracassante (on ne voudrait pas être à la place des deux passagers de la voiture qui vole en éclat dans le ravin), tous les doutes sont permis. Dieu que tout cela est bien mystérieux. Et Dieu qu’il est difficile de vous faire passer l’envie sans vous en dire trop.

 

 

 

 

© Djian/Marniquet/Paillou/Domas chez Cerises et Coquelicots

 

Il faut dire que l’interview banale et néanmoins valorisante Stan Coleman va vite tourner court (plus secret que Jim Norton, tu meurs) mais se parer d’un tout autre enjeu. Jim Norton cache quelque chose, et même s’il doit se grimer et prolonger son séjour dans ce trou perdu, Stan compte bien enquêter et rapporter du croustillant à la rédaction de son journal. Pourquoi Jim a-t-il choisi de se retrancher dans une maison encore plus loin que Jackson Hole, seul au monde et avec sa famille. Une famille protégée à tel point que personne ne sait que Jim et son épouse ont en fait… un fils, Eddy, que personne n’a jamais vu. Sauf Stan, et ce « scoop » qui l’amène à approcher le gamin lors de parties de chasse, alors que son père est parti pour un de ses étranges déplacements, va mettre la vie du journaliste en danger. Mais le secret en vaut la peine.

 

 

 

 

© Djian/Marniquet/Paillou/Domas chez Cerises et Coquelicots

 

Évoquant un peu le Charly de Lapière et Magda mais aussi Harmony de Mathieu Reynes, Eddy et Bloody Words s’en éloignent très vite pour développer une histoire aussi intrigante qu’original. Mêlant drame familial, pratiques d’agents secrets, mystère ambiant et une petite dose de fantastique, l’intrigue établie par Frédéric Marniquet et Jean-Blaise Djian tient bien mieux la route que la voiture cabossée de la couverture. Tant mieux, on n’en attendait pas moins. D’autant que si le suspense s’épaissit, les auteurs prennent leur temps pour le résoudre, en étalant l’histoire sur deux tomes. Cauchemars en est le premier, même si, aux premiers abords, on a du mal à croire à ce titre anxiogène tant on est séduit par ce mélange de chutes d’eau et de nature à perte de vue. Un décor sans histoire que la cruauté humaine et les enjeux politico-militaires viennent rattraper et faire sombrer.

 

 

 

© Djian/Marniquet/Paillou/Domas chez Cerises et Coquelicots

 

Sans esbroufe et en accord avec l’ambiance des 50’s américaine, Alain Paillou donne vie à ce suspense, travaillant les ombres sur les visages de ses héros, dans une tradition héritée des Jacobs et consorts qui va bien à cet ouvrage très diversifié qui fait le son entre les avions de chasse, les bureaux de la CIA et la nature contemplative et abrupte dès qu’il s’agit d’escalader les rocs du Parc National du Grand Teton. Précis et documenté, le dessinateur se fait aussi sec dès qu’il s’agit d’instiguer l’action et un parfum de sang et de meurtre. L’ensemble, rehaussé par les couleurs de Tatiana Domas sous la pluie drue ou dans le feu des explosions spectaculaires, se tient bien. Ces auteurs-là ne sont pas des novices, et toute leur expérience fait foi dans ce suspense inédit et bien senti.

 

Alexis Seny

 

Titre : Bloody Words

Tome : 1/2 – Cauchemars

Scénario : Frédéric Marniquet et Jean-Blaise Djian

Dessin : Alain Paillou

Couleurs : Tatiana Domas

Genre : Suspense, Mystère, Politique

Éditeur : Cerises et Coquelicots

Nbre de pages : 48

Prix : 15€



Publié le 08/03/2017.


Source : Bd-best


Palombie secrète,  un message de tolérance, de paix et de respect

 « Terre de légendes ancestrales mêlées de traditions séculaires, entre un désert rocailleux hérissé de cactus et une vaste savane herbeuse dominée par d’impressionnants massifs montagneux, sanctuaires du mystérieux lac Harum-Bayac, la RDDP (République dictatoriale démocratique de Palombie) est principalement recouverte d’une extraordinaire jungle millénaire.(…) Le Marsupilamus Franquini est sans conteste le roi de cette jungle humide. »

 

 

 

 

 

 

 

La tribu des Chahutas est en conflit avec celle des Kouyonés afin de savoir à qui appartient la terre sacrée. Pour savoir qui la possédera, le Marsupilami combat Tousshôzabrih, colosse à la musculature inversement proportionnelle au poids de ses neurones.

En même temps, aux quatre coins de la Palombie, toutes les races de Marsupilamis se lancent dans un long voyage qui les réunira aux sources de leurs origines.

Pour fêter dignement les trente ans aux commandes de la série du Marsupilami, Luc Batem a souhaité une histoire hors du commun, un récit original qui marquerait la série. Stéphan Colman lui a concocté une histoire sur mesure. Palombie secrète présente pour la première fois différentes races de Marsupilamis dans une cohérence qu’on aurait pu croire complexe à tenir : des gros, des tigrés, un tout vieux,… Telle une madeleine de Proust, le stupide chasseur Bring M.Backalive n’est pas oublié et vient faire son caméo. Ce onzième récit scénarisé par Colman à forte puissance écologique offre un message de tolérance, de paix et de respect. Plus qu’un personnage, le Marsupilami est un emblème.

 

 

 

 

Avec ce trentième album, Batem s’inscrit définitivement dans le club fermé des meilleurs dessinateurs issus de l’école de Marcinelle. Non seulement, il (quasi-)égalise le talent de son maître André Franquin, mais il maîtrise également les décors comme pouvait le faire Will.

Palombie secrète, plus qu’une aventure du Marsupilami, est un bel album contemplatif à ranger à côté de Cœur d’étoile, le vingt-septième album de la série.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Le Marsupilami

Tomes : 30 - Palombie secrète

Genre : Aventure exotique

Scénario : Colman

Dessins : Batem

Couleurs : Cerise

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782800167213



Publié le 08/03/2017.


Source : Bd-best


L’amour est une haine comme les autres : une folle amitié « contre-nature » coincée entre être et paraître

C’est un fait même si les philosophes se sont parfois battus à ce sujet, on ne peut donner tort à Aristote quand il disait que « l’être humain est un animal social ». Une citation qu’on peut naturellement retourner dans tous les sens mais à laquelle on ne peut ôter l’essentiel. Nous ne pouvons vivre seul bien longtemps et devons nourrir des amitiés. Envers et contre tout, même, au-delà de ce qui est proscrit par les pouvoirs et mentalité en place, quel qu’en soit le prix. L’homme est capable du pire, mais aussi du meilleur, et souvent les deux se mêlent. L’amour est une haine comme les autres le confirme et offre un superbe morceau d’amitié dans la Louisiane raciste d’il n’y a pas si longtemps, imaginé par un Stéphane Louis, que l’on ne s’imaginait pas croiser dans ce registre-là, en compagnie de Lionel Marty et Vera Daviet.

 

 

 

 

 

 

© Louis/Marty

 

© Louis/Marty

 

Résumé de l’éditeur : William est un enfant peu doué. À l’inverse, Abelard a des capacités intellectuelles hors normes. Mais il ne peut aller à l’école : les Noirs n’y sont pas acceptés. Entre les deux enfants, un pacte est scellé. Abe aidera William pour ses devoirs, et ce dernier lui trouvera toujours du travail. William gravit ainsi tous les échelons de la société locale, fondant sa propre entreprise dans laquelle Abe, l’homme à tout faire, prend les décisions dans l’ombre. William se décidera-t-il à donner à Abe la place qui lui revient, à placer un « nègre » dans son fauteuil ? Une amitié d’enfant, si forte soit elle, peut-elle survivre à de telles tensions ?

 

 

© Louis/Marty/Daviet chez Grand Angle

 

 

© Louis/Marty/Daviet chez Grand Angle

 

Si l’amour n’est pas dans le pré, c’est qu’il n’est pas loin du bayou, ou presque. Du coucher de soleil dans la clairière qui appelle à ouvrir l’album et à y cheminer, on ne s’attendait sans doute pas à se retrouver dans une histoire aussi forte. Dès les premières pages, on se heurte d’ailleurs à la violence et au sang qui giclent. Mais, déjà, il est temps de repartir en arrière pour mieux comprendre comment on a pu en arriver là.

Il faut dire que malgré ses muscles et son coffre, William n’est pas un foudre de guerre même s’il est appelé à prendre la place de son père à la tête de l’usine familiale et prospère. De l’autre côté, il y a Abelard, le même âge que William, surdoué mais qui ne pourra sans doute jamais donner libre cours à son intelligence : il est noir. Et quand on est noir, on travaille, on ne va pas à l’école. Que voulez-vous, les puissants éructent des modes de vie abscons auquel il faut se tenir sous peine de représailles. C’est sans compter la curiosité et les caprices enfantins. Le courage aussi. Car William peut avoir tous les défauts, son courage est démesuré et bravant les peurs qu’on a brandi autour de lui, il va sauver Abelard d’un bien mauvais pas (superbe idée graphique à l’appui). Des cicatrices, jaillit l’amitié. Mais est-ce tenable sur les chemins de travers(e) de la vie ?

 

 

© Louis/Marty

 

 

© Louis/Marty

 

N’en déplaisent à Trump, Marine et les autres, L’amour est une haine comme les autres est le genre de livre dont on raffole par les temps qui courent. De ceux qui avec simplicité et bonnes idées démontrent que la haine ne tient à rien pour mieux la contrecarrer. L’histoire est universelle et se répètent, des histoires comme ça il y en a déjà eu (Le garçon au pyjama rayé, par exemple) mais pourvu qu’il y en ait encore. Car si les bases restent les mêmes, Stéphane Louis épate dans sa manière de dérouler son histoire, avec la place pour se demander si cela va bien ou mal finir. En attendant, Martin Luther King n’est pas encore passé et il faut se méfier de tout, à commencer par ses proches. C’est valable pour William, dont le père organise des piKKKnics et la mère joue du martinet, mais aussi pour Abe, dont la mère ne se réjouit pas vraiment de cette amitié contre-nature. L’amour maternel est prêt à mourir pour les idéaux fabriqués de toutes pièces par des tyrans.

 

 

© Louis/Marty/Daviet chez Grand Angle

 

 

© Louis/Marty/Daviet chez Grand Angle

 

Montant son récit à rebours, multipliant audacieusement les flash-backs (et même parfois les flash-backs dans les flash-backs) générateur de tension entre être et paraître, Stéphane Louis prouve ici toute sa maturité scénaristique car mine de rien, dans ce genre d’exercice, il s’agit de ne pas se louper au risque de perdre le lecteur dans l’une ou l’autre faille temporelle. Rien de tout ça ici, la mécanique est autant bien huilée que le dessin de Lionel Marty, capable de toutes les nuances, plus sombres, mais aussi plus claires, au bord de l’eau ou de torrents de sang. Et des expressions émaillant les visages des personnages on ne peut plus justes, grâce à des cadrages très performants (un gros plan sur les dents, ce n’est pas forcément ragoutant, mais quelle force graphique). Le travail de Vera Daviet aux couleurs finit de composer cette fresque d’un vingtième siècle pas si éloigné, dans le gris, la pluie mais aussi le soleil d’une belle journée insouciante. L’amour est une haine comme les autres, voilà un beau cadeau pour « l’ami noir » mais aussi pour l’ami raciste, pour tout le monde, en fait. Sans modération.

 

Alexis Seny

 

Titre : L’amour est une haine comme les autres

Récit complet

Scénario : Stéphane Louis

Dessin : Lionel Marty

Couleurs : Vera Daviet

Genre : Drame

Éditeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

Nbre de pages : 72

Prix : 16,90€



Publié le 08/03/2017.


Source : Bd-best


 Nelson est comme le bon vin : plus il vieillit, plus il s’améliore.

  « - C’est vraiment ce terrien qu’on va emmener sur notre planète ? »

            « - Ho ! Une soucoupe volante ! C’est quoi ces boutons ? »

            « - Hé ! Ne cochonne pas tout le cockpit ! »

            « - Essayons d’en trouver un autre ! »

 

Même pour des extra-terrestres débarquant sur terre, se trouver confronté à Nelson n’est pas chose simple. Le diablotin orange réussit à désespérer les aliens. Ces espèces de cornichons de l’espace sont les héros bien malgré eux de la première partie de ce dix-septième opus des strips de Nelson. Ils apportent une fraîcheur inédite, un regard extérieur original.

 

 

 

 

La suite replace Nelson dans sa vie de tous les jours. Julie se fait virer de son job et en cherche un nouveau. Après un bref passage comme pervenche, elle va se retrouver vendeuse dans un magasin de hi-fi en période de Noël. Hubert, le voisin de bureau, est perturbé par son poids et par sa mère. Et Floyd le labrador est toujours aussi candide, victime fatale et, on se le demande, consentante.

Le mini-site http://nelson.spirou.com/ est rigolo : un strip du jour, la présentation des albums et des personnages principaux de la série, une boutique ainsi qu’un jeu en fond un espace complet et efficace.

 

 

 

 

Comme deux fois par an, avec une régularité de métronome, le diable orange est de retour. Nelson est comme le bon vin : plus il vieillit, plus il s’améliore.

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Nelson

Tomes : 17 – Crétin intergalactique

Genre : Humour

Scénario, dessins & couleurs : Bertschy

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782800159003



Publié le 06/03/2017.


Source : Bd-best


Hypnos, entre anarchistes et hautes sphères politiques, l’aventure à portée de regard

Y’a pas à dire, cette couverture-là, elle nous obsédait depuis un moment. Ses lettres dorées, cette calligraphie, sa couleur qui pète et ce peu de traits si habiles à former un énigmatique visage… Bref, avant même de l’avoir touché, de l’avoir ouvert, Hypnos de Laurent Galandon, Attila Futaki et Greg Guilhaumond avait non seulement attiré notre regard, mais l’avait aussi glissé dans sa poche. Un argument pour un récit (et une série, au bout du suspense) qui entend suivre une hypnotiseuse dans le Paris des années 20.

 

 

 

 

 

 

© Galandon/Futaki/Guilhaumond chez Le Lombard

 

© Galandon/Futaki/Guilhaumond chez Le Lombard

 

Dans la vie, il y a toujours le choix… en théorie. En pratique, face à l’impasse, il faut parfois parer au plus urgent. Et si ces dernières années, les faillites se sont succédé, le Paris de 1919 n’était pas triste non plus. Demandez à Camille. Comme une malpropre, elle vient de perdre son boulot à l’usine qui l’employait, plus assez de commandes. Et s’il lui reste un second boulot, elle ne gagne plus assez que pour assurer les soins de sa petite fille dont la tuberculose s’aggrave. Mais si elle n’a plus rien à perdre, Camille n’en est pas encore au stade où elle mettrait en jeu sa vertu, assouvissant les désirs des hommes, dans la rue. Non, elle est rusée, Camille, et si elle choisit d’y passer, c’est pour mieux contourner la chose et faire preuve de son talent refoulé depuis un bail : l’hypnose. Faire le coup parfait et laisser sa victime sans aucun souvenir, c’est tentant mais ça ne s’improvise pas. Et un indice va faire chuter Camille, faisant de son calvaire un enfer, du couvent où elle se retrouve prisonnière à une cellule anarchiste pro-active.

 

 

© Galandon/Futaki/Guilhaumond chez Le Lombard

 

 

© Galandon/Futaki/Guilhaumond chez Le Lombard

 

Messmer fait le prime sur TF1, les Insaisissables ont sorti des millions de spectateurs de leur chapeau et on ne compte plus les spectacles où la magie revient à l’honneur.  L’illusion, la magie et le rêve semblent avoir retrouvés une jolie place dans le coeur des gens. Comme une réponse dans un monde qui s’est sévèrement heurté à une réalité anxiogène et mortifère ?

Peut-être. Et, dans cette mouvance, Hypnos arrive pile-poil au bon moment. Débarquant dans une époque qu’il connait plus ou moins pour l’avoir exploré, il y a quelques mois, en compagnie de Frédéric Blier avec « La parole du muet« . Dans un design, un graphisme et des ambiances qui n’en sont pas éloignés, à bon escient, c’est avec Attila Futaki que Laurent Galandon initie donc Hypnos, une nouvelle série qui cultive le mystère et a bien appris des grands maîtres de l’illusion.

 

 

© Galandon/Futaki

 

 

© Galandon/Futaki

 

« Hop, regardez par-là si je n’y suis pas, ho mais voyez donc ce qui a surgi de l’autre côté ! » C’est un peu de cette manière qu’on pourrait résumer L’apprentie. Comme un tour de passe-passe, un piège dans lequel on tombe d’autant plus volontiers qu’il booste l’intrigue et la rend intéressante. Tout comme cette héroïne, et son don, chopée à un moment, sans savoir grand-chose de sa vie antérieure. Pourtant, loin d’être un jeu sans conséquence, Hypnos intègre aussi quelques éléments géopolitiques, donnant sa vision fictive des faits mais aussi un peu plus de crédibilité à son récit.

Avec en prime, la révélation qu’est incontestablement Attila Futaki (on a appris entre-temps qu’il avait dessiné la déclinaison en BD de Percy Jackson et qu’il savait aussi user d’un trait plus manga) qui sort le grand jeu, auquel les couleurs de Greg Guilhaumond ajoutent tension et une dimension de polar qui viennent renforcer le climat de cette histoire qui semble encore attendre un peu avant de rentrer dans le vif du sujet. La suite risque bien d’être encore plus surprenante.

 

Alexis Seny

 

Série : Hypnos

Tome : 1 – L’apprentie

Scénario : Laurent Galandon

Dessin : Attila Futaki

Couleurs : Greg Guilhaumond

Genre : Thriller politique, Espionnage

Éditeur : Le Lombard

Nbre de pages : 56

Prix : 13,99€



Publié le 06/03/2017.


Source : Bd-best


Frnck 1, avec cette série, Bocquet offre à Dupuis une série d’un genre nouveau

 « - Tu fugues et tu ne dis même pas au revoir à ton vieux pote jardinier ? »

            « - Allez, vas-y, fais-moi ton sketch habituel. ˝ Je parie que tu ne tiens pas une semaine. ˝, ˝On se voit demain au petit-déj. ˝, ˝N’oublie pas de me ramener un souvenir. ˝ Tu peux penser ce que tu veux, mais cette fois je ne reviendrai pas, c’est certain ! »

            « - Qu’est-ce que tu t’es fait à la main ? »

            « - Oh, rien. J’ai juste traversé la verrière du bureau de la directrice. »

            « - Montre-moi ça. »

 

Alors que Franck s’apprête à fuguer de l’orphelinat où un énième couple propose de l’adopter, sa rencontre avec le jardinier du domaine va changer le cours de son destin. Pourquoi a-t-il été abandonné ? Ses parents sont-ils vivants ? Quel est ce mystérieux pendentif qu’il portait à sa naissance ?

C’est dans une vallée perdue, dans laquelle il ne manquerait que Bob Morane, que va se retrouver Franck, au milieu de tribus ennemies où il va jouer le rôle d’un chien au milieu d’un jeu de quilles.

 

 

 

 

 

Les influences des auteurs sont pléthores.

Brice Cossu est de la famille graphique de Mathieu Reynès. Il faut y rajouter une dose de Totally Spies dans les attitudes des personnages.

Avec cette série, Bocquet offre à Dupuis une série d’un genre nouveau. Au début, on aurait pu penser à un Zowie 2.0. Cette série d’aventures de gosses issues d’un orphelinat au début des années 80 était signée Bosse et Darasse. Avec également une bonne dose de fantastique, Bocquet modernise et dynamite le concept. Un seul enfant quitte l’orphelinat pour se retrouver dans une vallée préhistorique imaginaire. On pourrait alors se retrouver dans une nouvelle version de « La vallée des dinosaures », dessin animé estampillé Hannah Barbera de 1979. Que Nenni. Frnck reste une série originale. Franck se trouvera confronté à des autochtones ne prononçant pas les voyelles. Et comme par magie, on comprendra (presque) tout.

 
Frnck est à ranger entre Harmony et Magic Seven dans les belles surprises apportées à Spirou par Frédéric Niffle pendant ce renouveau qu’il impulse depuis qu’il en est rédac ’chef.

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Frnck

Tomes : 1 - Le début du commencement

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Bocquet

Dessins : Cossu

Couleurs : Guilio

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 9,90 €

ISBN : 9782800167435



Publié le 03/03/2017.


Source : Bd-best


La mémoire des pierres, un scénario sur mesure, un conte émouvant

  « Grandissant paisiblement dans ce noyau familial empreint d’amour et de tendresse, mon grand-père Marcellin Legrand chérit sa grand-mère et elle le lui rend bien ! Tandis qu’il sculpte de petits personnages en bois, elle lui conte des légendes et des histoires auxquelles elle croit dur comme fer ! Ainsi cette croyance ancienne qui veut que les grenouilles et les crapauds naissent d’une pierre. C’est que, ensevelie par accident dans un agglomérat de vase et de cailloux, une grenouille survit parfois pendant de longues années dans une espèce de coma, de léthargie arrêtant toutes ses fonctions vitales ! »

 
Voici l’histoire qu’Isabelle va nous raconter. La vie de son grand-père va se trouver bouleversée par cette légende qui tintera dans sa vie et marquera son destin. Marcellin a décidé de quitter sa bien-aimée pour rejoindre les compagnons et apprendre à sublimer la sculpture des pierres. Choisir, c’est renoncer, mais il est impossible d’échapper à sa destinée.


            Nathalie Troquette, épouse d’Hausman, et Robert Reuchamps, ami de l’auteur, ont offert au verviétois un scénario sur mesure, un conte émouvant où un événement fantastique dans une ambiance milieu de siècle transforme la vie d’une famille. On y lit également entre les cases tous les dégâts qu’a pu causer la guerre sur les âmes, tous les bouleversements qu’on subit les moindres villages.

 

 

 

 

 

Seules sept planches ont été finalisées, mais l’ensemble du découpage, colorisé, a été montré à l’éditeur en guise de document de présentation. C’est tout ce story board qui est exposé dans ce livre. Les textes manuscrits ont été réécrits par Philippe Glogowski, lettreur attitré d’Hausman, en vis-à-vis des pages de cahier sur lesquelles René a jeté ses esquisses, dessins déjà d’une grande beauté.

En 2015, René Hausman accordait à BD-Best une longue interview sur l’ensemble de sa carrière. La première question définissait bien ce magicien du pinceau.

 

Monsieur Hausman, êtes-vous un peintre, un illustrateur ou un dessinateur ?

Je ne sais pas très bien comment établir les frontières entre tout cela. Lorsque l'on pense illustration, jusqu'à une époque relativement récente, les peintres ne faisaient rien d'autre que de l'illustration forcément. Après, des mouvements artistiques sont intervenus qui ont permis à la peinture de vivre sa propre vie.

Sinon, qu'elle était la différence entre le Caravage, qui représente Marcus, ou Rembrandt, avec la Ronde de nuit, et une illustration d'un fait soit historique, soit mythologique… Je ne vois pas très bien ou se situe la frontière, je l'avoue.

Alors, en ce qui me concerne, je sais bien que je ne suis pas vraiment un dessinateur de bandes dessinés ; je serais plutôt illustrateur, et peut être un peintre refoulé.

Toujours est-il que ce poète animalier représentait de façon inégalée le monde enchanteur et féérique, réaliste ou fantastique de la forêt, des champs et des sous-bois. Mais comment le festival international de la BD d’Angoulême a-t-il pu passer à côté de ce maître en la matière ? Il restera à jamais un grand prix oublié.

La mémoire des pierres est à Hausman ce que l’Alph’Art est à Hergé : une œuvre grandiose inachevée sublimant le talent d’un artiste. Le message qui y est délivré résonne comme une note d’éternité : L’amour est plus fort que la mort. L’année dernière, René, vous avez rejoint pour toujours elfes, fées et lutins. Nul doute qu’ils dansent pour vous. Merci pour tout ce que vous nous avez laissé ici.

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : La mémoire des pierres

Genre : Conte

Scénario : Troquette & Reuchamps

Dessins & couleurs : Hausman

Collection : Aire libre

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 136

Prix : 32 €

ISBN : 9782800169668



Publié le 03/03/2017.


Source : Bd-best


Sortilèges et méchanteries et La mémoire des pierres : il était une fois René Hausman, infiniment et à jamais

Il s’appelait Hausman, sans coquetterie, un seul « s », un seul « n », et pourtant René était un architecte qui a visé bien plus loin que n’importe quel monument tant l’oeuvre qu’il nous laisse comptera à jamais. Le géant, l’ogre bienveillant nous a quittés, le printemps dernier, sans prévenir, laissant la nature (réelle mais aussi fantasmée, celle qui fourmille d’être fantaisiste) muette d’émotion. Un an après, on pense toujours et indéniablement à ce magicien du dessin. Dupuis lui consacre une intégrale mais aussi la parution de son dernier livre, inachevé et laissé majoritairement à l’état de story-board. De quoi prolonger l’enchantement.

 

 

 

 

© Philippe Graton

 

 

© Philippe Graton

 

 

Sortilèges et méchanteries : il était… deux fois

Avec Sortilèges et méchanteries, c’est un petit bon dans la mare du temps que la collection Aire libre nous fait faire. À cheval sur la fin des années 90 et le début des années 2000, René Hausman associe son talent à celui d’un autre raconteur, Yann. Tous d’eux ouvrent leur veine noire et aborde les quatre petits mots que sont « il était une fois » pour en exploité l’ombre. Car loin de l’image galvaudée par les Disney et les reprises enfantines des contes d’Andersen, des Grimm et des autres, rien n’est jamais rose. Et Yann et René nous le rappelaient, avec l’art et la manière.

 

 

 

 

 

© Yann/Hausman chez Dupuis

 

 

© Yann/Hausman chez Dupuis

 

Ainsi, Sortilèges et méchanteries regroupe, dans le format si luxueux de la collection Aire Libre, les deux histoires commises par les deux amis : Les trois cheveux blancs et Le prince des écureuils. Deux contes noirs issus de leur imagination, mêlant forêts sauvages et incursions humaines, dans une atmosphère féodale. À chaque pas, rien n’est moins sûr et la magie peut surgir à tous moments. Comme l’agile et tornade rousse Vaïva (quelque part entre Laïyna et Pélisse) qui, au milieu des renards et sous la coupe de Mamyté, ne sera pas insensible aux lumières du château tout proche. Pourtant, la vie de château a un prix, celui d’une effroyable et sanguinaire malédiction.

 

 

© Yann/Hausman chez Dupuis

 

 

© Yann/Hausman chez Dupuis

 

Comme, aussi, Roufol, le petit écureuil sans beaucoup de défense qui, par un ingénieux charme et les hasards magiques du destin, va se métamorphoser en un jeune garçon riche et plein de ressources. Et comme il pouvait désormais dire « Je suis le seigneur du château« , ses dents étaient devenues longues et criaient vengeance par-dessus tout.

 

 

© Yann/Hausman chez Dupuis

 

 

© Yann/Hausman chez Dupuis

 

De ces deux histoires trempées dans l’encre des contes qu’on n’oublie pas de sitôt, Yann offrait à René Hausman un territoire parfait pour exprimer son génie animalier et lui faire rencontrer un sens magistral de la composition (cette scène de banquet, par exemple, ou ce champ de bataille abandonné). Dans ces deux histoires où résiste le fil tendu entre l’humainement acceptable et le monstrueusement inacceptable, René Hausman fait sens et spectacle, dans sa violence, son insouciance et, au-delà, dans la force qu’il met à faire vivre tout ça toujours plus fort.

 

Alexis Seny

 

 

© Yann/Hausman chez Dupuis

 

 

 

 

Titre : Sortilèges et méchanteries

Intégrale

Scénario : Yann

Dessin et couleurs : René Hausman

Genre : Fantastique, Conte

Éditeur : Dupuis

Collection : Aire Libre

Nbre de pages : 112

Prix : 24€



Publié le 01/03/2017.


Source : Bd-best


D-Gray-Man tome 25, la saga gothique de Katsura Hoshino est enfin de retour

« - Notre mère Catherina nous a baptisés Mana D. Campbell et Néah D. Campbell lorsque nous étions bébés. On se ressemblait comme deux gouttes d’eau. On nous a donc élevés comme des frères jumeaux. Mais nous n’étions pas jumeaux ! Notre mère n’était pas notre vraie mère ! En sept mille ans d’existence, le comte millénaire a disparu une seule fois de ce monde. Un jour sans crier gare. Il ne restait plus à sa place…que le vent et… »

Néah, ayant pris possession du corps d’Allen, affronte le double Comte millénaire, dont le clown qu’il donne à voir ne serait qu’une carapace. Ils nous amènent aux tréfonds de leurs âmes et dévoilent leurs origines, ou plutôt leur origine.

Deux ans et demi après le volume précédent, la saga gothique de Katsura Hoshino est enfin de retour. Apparemment, la mangaka a été fortement épaulée par un ou une assistante qu’elle remercie dans la préface : « A la personne qui a dessiné ce tome avec moi,. Merci pour les fabuleux paysages que tu as créés. Merci pour tous ces bons souvenirs ! Il nous reste encore plusieurs projets de mangas à deux… Nous les réaliserons un jour, c’est promis. Et quand ils seront terminés, je t’en attribuerai tout le mérite. Alors patience ! ». On n’en saura guère plus sur cette collaboration. Toujours est-il qu’Hoshino propose un manga au graphisme maîtrisé, de grande qualité, un retour au top de sa forme, à la fois lyrique et punchy.

 

 

 

 

Parallèlement, une deuxième série d’animes vient d’être diffusée au Japon : D-Gray-Man Hallow, 13 épisodes reprenant la trame des tomes  17 à 23 de la série dessinée.

Espérons que le tome 26 ne se fera pas autant attendre que celui-ci, tant les promesses faites aux lecteurs dans l’épilogue de celui-ci invitent au dévoilement de bien des mystères.

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

Série : D-Gray-Man

Tome : 25-Il a oublié l’amour

Genre : Fantastique

Scénario & Dessins : Hoshino

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 212

Prix : 6,90 €

ISBN : 978-2-344-01987-0



Publié le 28/02/2017.


Source : Bd-best


Jorun de la forge : un héros badass qui donne aux nains un visage plus que jamais… humain

Après cinq premiers tomes visitant le territoire des Nains et en posant les bases, la série prolonge le plaisir et Nicolas Jarry, Pierre-Denis Goux reprennent là où ils avaient laissé le premier tome, en pays forgeron, pour suivre les aventures de la progéniture de Redwin, le premier héros de la série. Une chose est sûre : le temps a passé. Mais les sempiternels et universels thèmes reviennent, mangé à une autre sauce toujours aussi épique. Mais pas que.



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© Jarry/Goux/Digikore Studios chez Soleil
© Jarry/Goux/Digikore Studios chez Soleil

Résumé de l’éditeur : Alors qu’il a quatre ans, Jorun, le fils cadet de Redwin, se renverse du métal en fusion sur le visage… Marqué pour le reste de sa vie et jalousant le talent de son frère aîné, Jorun est dévoré par la colère. Si Ulrog, son frère aîné, a hérité du don de leur père pour la forge, Jorun, lui, a hérité seulement de sa rage… Incapable de contrôler ce fils de plus en plus rebelle, Redwin le confie à un recruteur de la légion de Fer, une compagnie de mercenaires regroupant les courtards qui fuient le poids de la tradition naine, le déshonneur ou la justice…

 

 

 

 

 

 

© Jarry/Goux/Digikore Studios chez Soleil

 


© Jarry/Goux

 

Les fictions, qu’elles soient de fantasy ou d’ailleurs, sont comme la vie, ainsi l’histoire peut-elle se répéter. C’est le cas, là-bas, du côté des Forges. Le temps a passé, l’impitoyable Redwin a changé, du téméraire héros d’hier ne reste plus qu’un nain traité comme un lâche pour n’avoir pas anéanti une bonne fois pour toute les mages noirs. Comme les sportifs, mieux vaut savoir s’arrêter au sommet de son art ? Peut-être.

 

 

© Jarry/Goux

 

 

© Jarry/Goux/Digikore Studios chez Soleil

 

Alors loin des démons du monde et des guerre, Redwin a toujours le coeur sur la main mais vit retranché dans sa forge avec sa femme, ses deux fils, Jorun et Ulrog, et sa fille, Préa. Le temps a passé, mais l’héritage génétique a fait son oeuvre, lourd à porter pour certains. Jorun et Ulrog ont hérité chacun de traits de caractère de leur père… bien différents. Tête brûlée dans tous les sens du terme, en rupture totale avec son père, Jorun a vite fait figure de vilain petit canard. Et puisqu’il ne se plie pas aux règles, c’est logiquement sur les champs de bataille que Redwin a envoyé son fils paître, dans la terrible Légion de Fer. Où il semble pourtant bien difficile de se défaire de l’ombre de son géniteur.

 

 

© Jarry/Goux/Digikore Studios chez Soleil

 

 

© Jarry/Goux

 

Quitte ou double ? C’est un peu l’éternelle question qui se pose au moment d’aborder le second cycle d’une telle série (qui a pour grande sœur, « Elfe » qui cumule déjà 16 albums, quand même). La suite tiendrait-elle toutes les promesses amenées jusqu’ici ou pas? Oui, et un grand oui. On ne change pas une équipe qui gagne, ni même les thèmes pertinents et actuels soulevés dans le premier cycle (qui, rappelons-le, pour ceux qui prendraient le train en marche, se proposait de brosser le portrait de cinq héros issus de différents clans et de voir du pays dans des tomes totalement indépendants) : encore une fois, c’est dans des relations familiales qui marquent la chair que les deux auteurs émancipent leur histoire.

 

 

© Jarry/Goux

 

 

© Jarry/Goux

 

Et Jorun, en dépit de son opposition à son père, va marcher dans ses dignes traces et faire les mêmes erreurs, perpétuant la même colère et les mêmes idées tronquées et faussées. Même si avec son look bien badass et son cigare à la bouche (comme quoi Wolverine, n’a pas le monopole de cette coquetterie), Jorun semble n’avoir peur de rien. À moins qu’il ait peur de tout? « Tout ce qu’on peut faire, c’est essayer de tenir sur nos deux guibolles jusqu’au bout… même si parfois, face à la vie, on est bien obligé de plier le genou. »

 

 

© Jarry/Goux

 

 

Une planche dantesque © Jarry/Goux

 

Et s’il a le glaive à la main (celui dont il n’a toujours pas maîtrisé les runes et qui lui sauve la vie autant de fois qu’il lui martyrise les pognes), il n’y a pas tous les éléments pour comprendre et juger Redwin. Tout est bien plus compliqué qu’une question de courage ou de lâcheté, d’autant plus quand la brume tombe sur la vallée ensanglantée. Nous ramenant aux horreurs des guerres plus humaines que naines (même si quelques monstres titanesques viennent faire vaciller l’aventure du côté obscur de la force, les abominables charniers rappellent bel et bien notre histoire), loin de nos contrées et pourtant si proches, Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux, sans oublier l’excellent travail des Digikore Studios, réalisent un album flamboyant, brutal.

 

 

Une planche dantesque © Jarry/Goux

 

 

© Jarry/Goux/Digikore Studios chez Soleil

 

Avec des tripes, du sang mais aussi des larmes. Aussi fantasy soient les réflexes et ambiances de cet album, on peut le dire, le monde des Nains n’a jamais eu autant visage humain. Quelle réussite, quelle puissance, quelle profondeur !

 

Alexis Seny

 

Série : Nains

Tome : 6 – Jorun de la forge

Scénario : Nicolas Jarry

Dessin : Pierre-Denis Goux

Couleurs : Digikore Studios

Genre : Fantasy, Guerre

Éditeur : Soleil

Collection : Heroic Fantasy

Nbre de pages : 68

Prix : 15,50€



Publié le 27/02/2017.


Source : Bd-best


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