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Information générale concernant le monde de la BD
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Henri Reculé dédicace Jack Wolfgang chez Paradise BD

De 14h à 18h, séance de dédicaces avec Henri Reculé pour Jack Wolfgang.

Résumé : Depuis le moyen âge, les hommes et les animaux ont appris à se parler. Et depuis l'invention du super méga tofu, les herbivores et les carnivores ont appris à ne plus se manger.
Jack Wolfgang, célèbre critique gastronomique, et par ailleurs un des meilleurs espions de la CIA, parcourt un monde dangereux, où la paix est aussi fragile que ses talents de loup sont redoutables.

 

Paradise BD, 316, avenue de Jette, 1090 Bruxelles

Contact : Téléphone +32 (0)2 420 28 14 e-mail bdparadise@yahoo.fr

Webwww.paradisebd.com


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 01/07/2017 au 01/07/2017.

Publié le 20/06/2017.


Source : Bd-best


Le camion qui bulle au tour de France

Du 8 juillet au 1er août, un camion décoré aux couleurs de héros de BD se lancera sur les routes de France. Véritable bibliothèque ambulante, ce camion proposera toute une gamme d’animations : des dédicaces, des rencontres avec les auteurs, des concours de dessin, des ateliers, des quizz...

Sans oublier, bien entendu, la lecture gratuite d’albums !
Rejoignez dès aujourd’hui la page Facebook "Le Camion qui Bulle"pour être tenu au courant de toutes les suprises qui vous attendent lors de cette tournée !

 



Publié le 20/06/2017.


Source : Bd-best


Hibakusha de Barboni et Cinna :  Amener la poésie face à l’horreur de la bombe atomique

Ils ne s’étaient jamais rencontrés avant. Autour de l’album, mais aussi en son coeur. Hibakusha, c’est l’histoire de Thilde Barboni dont la nouvelle (plutôt ancienne) « Fin de transmission » a trouvé l’univers et les inspirations poétiques et oniriques d’Olivier Cinna. Mais c’est aussi l’histoire, au fil des pages et des rougeoyantes, d’un jeune traducteur employé par la machine nazie envoyé à Hiroshima et qui va y rencontrer une Japonaise. Ils s’aimeront d’un amour court et long à la fois, indivisible surtout. Même si une bombe nucléaire traverse leur ciel. Hibakusha, c’est l’histoire d’un survivant insoupçonné, là où le flash nucléaire à graver des instants de vie et de mort à jamais. Nous avons rencontré Thilde et Olivier autour de cette oeuvre intense.

Bonjour Thilde, bonjour Olivier. Hibakusha, c’est encore une fois et avant tout une histoire de nouvelle publiée, il y a plus de trente ans ! Thilde, après Les Anges Visiteurs, vous en êtes coutumière, non ?

Thilde : Oui, c’est même ma toute première nouvelle. J’étais très jeune et, adolescente, j’avais été frappée par ses corps marqués dans la pierre à Hiroshima par l’intensité du flash atomique. J’ai réalisé que cette ville était une vraie chambre noire avec des murs servant de pellicules. J’ai alors eu l’idée de ressusciter un de ces personnages, d’en faire un Hibakusha, un survivant. Et quelques années plus tard, dans l’envie de collaborer avec Olivier Cinna, il a choisi cette nouvelle pour l’adapter en BD.

Olivier : Il y avait dans cette nouvelle quelque chose de différent, un côté fantastique qui m’évoquait la Quatrième Dimension. La nouvelle était encore plus fantastique que ce que la BD ne l’est, on percevait toute la sensation de cette pierre irradiée.

 

 

 

 

© Barboni/Cinna chez Dupuis

 

Puis, Hiroshima, ça me parlait. J’avais dû faire un travail au collège. J’avais été marqué par cette pierre, ces murs qui ont enregistré, telle des brûlures, les corps humains et les objets qui ont été pris dans l’explosion. Nous voulions être dans la continuité, y amener la poésie face à l’horreur.

Et finalement, quoi de plus normal pour un récit qui parle de l’image, de la trace laissée…

Olivier : Tout en étant très inspiré par la peinture japonaise, les geishas. J’aime l’érotisme, dessiner les corps des femmes. Quand Thilde parlait de la rencontre avec cette femme dans son histoire, je voyais des images. Puis, quand Thilde voyait mes dessins, ils lui inspiraient des scènes. La symbiose était totale.

 

 

 

 

Recherche © Cinna

 

Trente ans sont passés, des choses ont changé dans cette histoire ?

Thilde : On y a ajouté tout ce qui n’y était pas, il y a trente ans. Et, notamment, le côté émotionnel, celui qui vient avec l’expérience d’une vie. Puis, est venue aussi la réflexion autour du personnage, de son métier : la traduction. Et le fait qu’il va réaliser qu’il n’est au font qu’une simple courroie de transmission, qu’il se doit d’être neutre.

Olivier : L’ombre est quand même permanente, comme la trace de l’horreur dont sont capables les humains… même s’ils s’en sont parfois défendus. Comme, lorsqu’après Hiroshima, les Américains ont usé de propagande pour dire que la bombe atomique était inoffensive, qu’on n’en gardait aucune séquelle. Tout comme ce gâteau « bombe atomique » que les Américains, le vice-amiral Blandy de l’U.S. Navy et le contre-amiral Lowry, se partageront plus tard sur une photo célèbre en hommage à la bombe de Bikini.

Thilde : Adapter cette histoire en BD, voir mes mots acquérir une identité visuelle dans l’interprétation qu’en fait Olivier, c’est un travail très excitant. D’ailleurs, dans la BD, il y a un nouveau personnage. La Japonaise n’était pas dans la nouvelle mais Olivier y a mis toute son expérience, lui qui dessine des geishas depuis longtemps déjà.

 

 

 

 

 

© Olivier Cinna
 

 

Olivier : Disons que dans la peinture chinoise et les estampes japonaises, on a comme l’impression que le trait danse sur le papier, le geste est très important. Comme j’ai fait 16 ans de danse classique dans mon adolescence, ça doit en partie venir de là. Peut-être d’une frustration de ne plus faire de danse. Après, le corps féminin est idéal pour la ligne. Et je ne me lasse pas des geishas.

Avez-vous pour autant été directive, Thilde ?

Thilde : Dès la lecture, Olivier voyait les images lui venir. Entre nous deux, ce fut une grosse collaboration, une écriture en sillages dont Olivier a assuré la mise en scène. Son dessin dégage un tel charme. Puis, il tenait absolument à terminer sur le drapeau japonais. Du coup, on s’est arrangés pour y converger. Notamment, aussi, par le travail des couleurs.

 

 

 

 

© Barboni/Cinna

 

Olivier :  En fait, j’avais déjà cette inspiration japonaise mais pas l’histoire qu’il fallait. Avec la nouvelle de Thilde, je l’avais trouvée. Ce traducteur qui se décoince petit à petit, je me suis plu à le marquer par l’intermédiaire des grosses lunettes qu’ils portent, qui rendent son regard imperceptible au début puis qui glissent pour qu’on les aperçoive petit à petit.

Qu’est-ce qui vous a tellement plu dans cette histoire ?

Thilde : C’est une histoire qui va de l’avant mais qui met en lumière ces événements là où les Japonais sont très pudiques, on l’a vu après Fukushima.

 

 

 

 

© Barboni/Cinna chez Dupuis

 

Olivier, c’était aussi l’occasion de revenir aux couleurs pour vous qui avez souvent publié en noir et blanc.

Olivier : La couleur me manquait car, en règle générale, l’image, je la pense tout de suite en couleurs. De manière narrative autant que symbolique. En filigrane de cet album, il y a la couleur rouge. Comme sur cette robe que porte la femme, qui peut signifier la violence mais aussi le fantasme. Le rouge se déplace ainsi au fil de l’album, dans les petites touches sur le kimono pour symboliser l’amour puis pour arriver au drapeau final.

 

 

 

 

La jaquette de l’édition de luxe

 

Je voulais rester dans une gamme de couleurs restreinte et pouvoir faire ressortir certains éléments. Passer de la grisaille allemande, puis effleurer l’amour. En fait, j’ai essayé d’avoir une bonne idée narrative, graphique, pour chaque séquence.

Et entre celles-ci aussi, entre les cases.

Olivier : Oui, c’est important, il y a de la vie au-delà de la page et de la narration entre les cases, des ellipses tout aussi importantes que ce qui est mis en cases. Will Eisner l’avait bien compris en pensant son récit dans son ensemble. Et, de sa vision globale, il tirait un schéma page par page. À ce niveau, la BD japonaise prend plus le lecteur par la main.

 

 

 

 

Étude de personnage © Cinna

 

 

Thilde, finalement, au fil de vos oeuvres, on vous sent voyageuse, non ?

Thilde : … dans mon bureau. (rires). Je suis très sédentaire, je voyage vraiment dans ma tête en fait. C’est un peu fantasmagorique. La culture japonaise, je ne la connais pas vraiment. Au contraire d’Olivier et des geishas et femmes japonaises qu’il dessinait depuis un certain temps. C’est un hasard heureux que nous nous soyons rencontrés.

Justement, comme cela s’est-il fait ?

Thilde : C’est grâce à un ami commun, l’auteur Gérard Goffaux, qui est très intuitif qui trouvait que nous avions un imaginaire en commun. On ne pouvait pas lui donner tort.

 

 

 

 

© Barboni/Cinna

 

Puis, il y a Aire Libre, la collection qui vous accueille, cette fois encore ?

Thilde : Aire Libre et ses directeurs de collections, Sergio Honorez et José Louis Bocquet. Ce sont des créateurs eux-mêmes, ils nous laissent toute latitude.

Des projets ?

Thilde : Oui, très différent, poétique. Dans d’autres décors. Mais il est bien trop tôt pour en parler.

 

Propos recueuillis par Alexis Seny



Publié le 20/06/2017.


Source : Bd-best


Auxerre Galactic Days 2017 accueille Crisse, Nemo Tral et Stayly Dompierre

Cette année les Auxerre Galactic Days ouvriront leurs portes pour la troisième fois les 21 et 22 octobre prochain au complexe René Yves AUBIN.

Pour cette édition de la convention sur la science fiction il y aura une ambiance un peu plus rétro avec la diffusion de vieux film dans une salle dédiée. La convention accueillera CRISSE dans le cadre de la sortie de son dernier album ainsi que Nemo TRAL et Stayly DOMPIERRE.

Seront organisés, pour la première fois, des conférences sur le thème de la SF et un concours de costumes. Les habitués pourront retrouver le jeu de rôle grandeur nature ouvert à tous ainsi que les initiations au sabre laser.

 

Page facebook : https://www.facebook.com/auxerregalacticdays/


Pays : France

Date de l'événement : du 21/10/2017 au 22/10/2017.

Publié le 16/06/2017.


Source : Bd-best


Les cahiers de la BD, opération 10 heures pétantes

1 dessin original ou 1 édition rare dédicacée à vendre chaque jour à partir de 10 heures  pendant 30 jours ! En contrepartie de la collecte des Cahiers  de la BD lancée sur le site KissKissBankBank,  le rédacteur en chef du journal Vincent  Bernière met en vente sa collection.

Au programme : des originaux d’Hugo Pratt, Lewis Trondheim, Joann Sfar, Killoffer, Glen Baxter, Reiser, Willem… des éditions numérotées et signées de Chris Ware, Daniel Clowes, Jose Muñoz, Alberto Breccia, Lorenzo Mattotti, Will Eisner… des éditions originales dédicacées par Enki Bilal, Christophe Blain, Milo Manara, Moebius, David B., Jiro Taniguchi…

Les prix ? de 150 à 4500 euros.  Il n’y en aura pas pour tout le monde...



Publié le 16/06/2017.


Source : Bd-best


Tout tout tout, vous saurez tout sur le bébé, aussi extra-terrestre soit-il et en BD, s’il vous plait !

Dur dur d’être un bébé. Mais être parents, ce n’est pas plus facile. Car si les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, selon la formule bien connue de John Gray, d’où peut bien venir ce petit habitant tout juste libéré de sa matrice dans un cri ? Véritable extraterrestre que ce nouvel arrivant dont on ne sait encore rien, et dont on a autant de choses à apprendre que lui en a de nous. Peut-être vient-il de Saturne, selon l’hypothèse de Sylvia Douyé et Giorgio Sommacal (et d’autres bien avant eux) qui signent un guide de vulgarisation drôlement documenté et bien fichu, un manuel de survie quand on a un bébé dans les bras (ou pas encore, mais c’est en approche) et qu’on n’y comprend résolument rien.

 

 

 

 

 

 

 

© Sylvia Douyé/Giorgio Sommacal chez Vents d’ouest

 

Résumé de l’éditeur : Pourquoi la maman d’un nourrisson ne doit pas changer de coiffure au cours de la journée ? Quel est le vêtement mode qui fait fureur chez les nouveau-nés ? Un bébé peut reconnaître un objet qu’il n’a jamais vu ! Comment est-ce possible ? Si les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, alors il n’y a aucun doute : les bébés viennent de Saturne ! Car sinon, comment expliquer que ce petit être fraîchement débarqué sur Terre soit capable dès son plus jeune âge de compter, parler plusieurs langues, tirer des conclusions, prévoir des événements futurs, chercher des explications et même faire des expériences ?

 

 

 

 

© Sylvia Douyé/Giorgio Sommacal chez Vents d’ouest

 

Par où commencer quand bébé pointe le bout de son nez ? Sans doute, la question n’a-t-elle pas lieu d’être posée car vous n’aurez le temps de faire uniquement ce que vous pourrez… c’est à dire improviser. Alors, histoire de préparer le terrain avant le grand saut, il y a ce petit bouquin qui vient de sortir chez Vents d’Ouest. Pas question de gâcher le plaisir mais de tordre le cou aux idées (fausses) reçues et de donner des pistes pour vous épanouir, vous et la relation que vous nourrirez avec ce petit être qui risque bien de vous faire passer par toutes les couleurs.

 

 

 

 

© Sylvia Douyé/Giorgio Sommacal chez Vents d’ouest

 

Véritable objet de dédramatisation et de vulgarisation scientifique, … et les bébés viennent de Saturne se propose de compiler quelques « saviez-vous? » mais aussi des questions fréquemment posées par des parents en détresse ou simplement avide d’en savoir plus sur le mystère « bébé » et une ligne de temps sur laquelle sont décortiquées les différentes caractéristiques que l’enfant va développer au fil des mois. Et mine de rien, il faut vous accrocher car ça évolue très très vite ces affaires-là !

 

 

 

 

© Sylvia Douyé/Giorgio Sommacal chez Vents d’ouest

 

Cette bande dessinée, c’est finalement une invitation à se mettre à la place du petit d’homme/d’femme et de comprendre un peu mieux comment il arrive à se situer dans l’espace, ce à quoi il fait attention pour reconnaître quelqu’un, comment il perçoit la manière dont vous lui parlez (et pour être optimale, celle-ci doit-elle être gagatisée ou pas ?), de quelles performances est capable sa mémoire. Ainsi, on y apprend que des scientifiques d’Harvard ont découvert que si bébé crie la nuit, c’est l’expression d’un instinct de survie primaire et une garantie que papa et maman ne feront pas l’amour et ne lui donneront pas un petit-frère ou une petite-soeur de sitôt. Pas bête, le mioche.

 

 

 

 

© Sylvia Douyé/Giorgio Sommacal chez Vents d’ouest

 

Au fil des pages, il y a bien d’autres choses et astuces (parfois très bêtes mais auxquelles on est loin de penser) pour mettre toutes les chances de son côté pour bien vivre les premiers mois du petit bout de chou. Par exemple, si maman habitue le futur-bébé à entendre une berceuse fréquemment dans les dernières semaines avant le terme, il se pourrait bien qu’une fois à l’air libre et au coeur d’un gros chagrin, le retour de cette berceuse (même si ce n’est pas forcément maman qui la chante) le calme immédiatement et lui ramène la sérénité.

 

 

 

 

© Sylvia Douyé/Giorgio Sommacal chez Vents d’ouest

 

Et si cet album évite de ressembler à un texte scientifique bien assommant, il multiplie les sources pour étoffer son propos et nous dresser l’historique de quelques expériences, sur les 150 dernières années, qui ont permis de mieux connaître et comprendre Monsieur Bébé. Côté dessin, Giorgio Sommacal agit en illustrateur, n’hésitant pas à s’éloigner du texte pour réussir à mieux le rendre percutant… et amusant, surtout. Le propos est tout ce qu’il y a de plus sérieux et recoupé mais le dessin y amène une touche d’humour métaphorique bienvenue. De quoi décomplexer les plus terribles appréhensions face à un petit être pas plus haut que trois pommes mais qui risque bien de vous en faire baver… autant que lui.

 

Alexis Seny

 

Titre : … et les bébés viennent de Saturne (Page FB)

Récit complet

Scénario : Sylvia Douyé

Dessin et couleurs : Giorgio Sommacal

Genre : Vulgarisation scientifique, Humour, Documentaire

Éditeur : Vents d’Ouest

Nbre de pages : 144

Prix : 15€

 



Publié le 16/06/2017.


Source : Bd-best


Millon Belgique, la Bande Dessinée décolle

Ce dimanche 11 juin, MILLON Belgique enregistrait un beau succès pour sa seconde vente de Bande Dessinée de la saison qui dispersait un large ensemble de planches et dessins originaux, d’albums et d’objets dérivés.

Dans une salle comble et sur internet, les amoureux du 9ème Art se sont livrés à des batailles d’enchères donnant lieu à de beaux coups de marteau. 90% des lots ont trouvé acquéreurs, certains décuplant leur estimation, totalisant un produit global de 811 991€.

Un succès pour Millon Belgique, fruit de la fusion de Millon Bruxelles et Banque DessinÉe. L’association de ces deux sociétés, complémentaires dans leur savoir-faire renforce et confirme la présence de la première maison de vente indépendante franco-belge sur le territoire belge.



Publié le 16/06/2017.


Source : Bd-best


Cobalt : Papi ne fait plus seulement de la résistance mais se retrouve au coeur de la lutte

Oui, on sait, en ces temps wolveriniens, ça fait un moment que l’adamantium est tendance. Mais il ne faudrait pas négliger les autres métaux pour autant. Et en l’occurrence le cobalt, qui donne son nom au héros créé par les deux Argentins Pablo De Santis et Juan Saenz Valiente. Ou comment un pharmacien vieillissant va se retrouver mêlé à un complot dans les hautes sphères, où s’entrecroisent magnifiquement espionnage et fantastique.

 

 

 

 

 

 

 

© De Santis/Saenz chez Michel Lafon

 

Résumé de l’éditeur : M. Cobalt, un pharmacien sexagénaire, est en réalité un agent « endormi » depuis longtemps. M. Cuivre, une vieille connaissance, se rend à la pharmacie et lui demande de réaliser une toute dernière mission, éliminer quatre personnes ! Cobalt n’a aucune envie de reprendre du service mais il comprend vite qu’il n’a pas le choix car la situation est désespérée…

 

 

 

 

© De Santis/Saenz chez Michel Lafon

 

Encore un héros vieillissant et ayant fait le deuil de ses « années de service » qui se retrouve à devoir le reprendre de gré ou de force. C’est vrai, signe des temps qui changent et d’un vieillissement de la population qui va toujours plus fort, les jeunots n’ont plus le monopole de l’action et des combats. Les Expendables, Harry Brown, The Last Contract, Impitoyable, Au fil de l’eau et autres Vieux Fourneaux sont venus prouver que Papi ne fait plus seulement de la résistance mais se retrouve au coeur de la lutte. Et, ici, avec M. Cobalt, ça ne manque pas.

 

 

 

 

© De Santis/Saenz chez Michel Lafon

 

Le règne des ténèbres approche, la ville est de plus en plus obscure et voilà que son ancien employeur, Zinc, a décidé de rappeler Cobalt à l’ordre pour faire la clarté sur ces sinistres événements. Comme s’il n’y avait pas de sang neuf disponible, on lui demande à lui, sexagénaire aussi méthodique et flamboyant soit-il, de rempiler une dernière fois. Pour quatre contrats, ni plus ni moins. Et selon Zinc, son domaine de prédilection, la pharmacologie, pourrait bien aider l’ancien tueur à gage pour vaincre le mal qui semble ronger la cité.

 

 

 

 

 

© De Santis/Saenz chez Michel Lafon

 

Baraqué en diable, Cobalt pourrait très bien être joué au cinéma par l’impressionnant chanteur Rover. Mais comme on est en bande dessinée, les deux auteurs jouent des codes de celle-ci pour offrir un fantastique album, lancinant et obstinément magnétique. Un monde en sépia, presque, au charme vintage pour mieux figer la temporalité. Quand cette histoire se passe-t-elle ? Hier ou avant-hier ? Et où ? Le doute et le mystère planent pourtant l’histoire inventée par Pablo De Santis fait vite sons chemin jusqu’à nos esprits et notre imagination, jurant que le lecteur n’a pas besoin d’en savoir de trop. C’est d’ailleurs ce qui crée l’effet de surprise, imbibé de fantastique. Quant au dessin de Juan Saenz Valiente, si on y croise l’esthétique qui fait la luxuosité d’un Brüno ou d’un Victor Santos, il est assez particulier que pour n’appartenir qu’à lui. Architectural, vif, inventif, lorgnant vers les jeux vidéo et leurs boss à toute épreuve. De quoi graver dans le marbre ce bien joli univers tragique et mélancolique, dans lequel la quête de la jeunesse éternelle n’est pas loin. C’est désespéré, ni rose ni noir, éprouvant et émouvant à la fois, mémorable.

 

Alexis Seny

 

Titre : Cobalt

Récit complet

Scénario : Pablo De Santis

Dessin et couleurs : Juan Saenz Valiente

Genre : Polar, Espionnage, Fantastique

Éditeur : Michel Lafon

Nbre de pages : 56

Prix : 13,95€



Publié le 16/06/2017.


Source : Bd-best


L'affiche 2018 du Festival du Film Fantastique de Bruxelles

En avant première, découvrez ci-dessous la prochaine affiche de l'édition 2018 du BIFFF (Brussels Internationl Fantastic Film Festival) qui se déroulera au Bozar (Ville de Bruxelles).

Elle est réalisée par René Follet.

Biographie :

René Follet est né à Bruxelles, le 10 avril 1931. Il n'a guère plus de 14 ans lorsqu'il réalise ses premières images : une série de chromos illustrant le roman de R. Stevenson, L'Ile au Trésor, pour une grande marque de chocolat ! Il dessine en outre pour la revue des Scouts de France, Plein Jeu. À 18 ans, il collabore au journal Spirou : il y illustre des contes et récits, ainsi que diverses rubriques. En 1950, toujours pour Spirou, il réalise ses premières bandes dessinées en mettant en images quelques Belles Histoires de l'Oncle Paul. C'est la même année qu'il entame une collaboration avec les Editions du Lombard et le Journal Tintin. Il y poursuit d'abord l'illustration commencée par P. Cuvelier, d'un feuilleton-western, puis y met en images quelques Récits authentiques en quatre planches. En 1956, tout en produisant de multiples illustrations pour divers éditeurs de livres et de revues, tout en continuant aussi de collaborer à Spirou et Tintin, il crée Peggy, petit Oiseau sans Ailes, une BD pour La Semaine de Suzette. En 1967, sur des scénarios de M. Tillieux, il dessine S.O.S. Bagarreur pour Spirou. En 1970, avec le scénariste Y. Delporte, il crée Les Zingari pour Le Journal de Mickey. Mais, en 1974, c'est Tintin qui publie sa première série réaliste à suivre, Ivan Zourine, scénarisée par J. Stoquart. Celui-ci adapte également pour lui L'Iliaded'Homère en BD (2 albums chez Glénat). À partir de 1978, René Follet anime les aventures de Steve Severin dans le magazine hollandais Eppo (3 albums chez Glénat). Dans les années 1980, pour Spirou, il reprend, avec J. Stoquart et A.P. Duchâteau aux sénarios, la mythique série Jean Valhardicréée par Jijé et Doisy. Il entame ensuite une collaboration avec les Editions Lefrancq où il illustre les romans d'Henri Vernes Bob Morane et de J. Flanders (alias J. Ray) Edmund Bell. Scénarisées par Lodewijk, les aventures d'Edmund Bell donneront lieu à une BD dont il dessinera 4 albums. En 1990, Loup Durand adapte son roman Daddy et lui confie la mise en images (2 albums). Sa carrière volontairement discrète et surtout vouée à l'illustration de supports publicitaires, d'ouvrages documentaires et de romans, fera de René Follet le plus «célèbre méconnu» des grands maîtres du 9e Art. Épisodiquement, la passion de la BD le reprend cependant. Ainsi, lorsque A.P. Duchâteau lui demande d'illustrer la couverture de son livre Les Masques de Cire sur la fameuse Mme Tussaud (Ed. Casterman), l'histoire le fascine tellement qu'il presse son auteur de l'adapter en bandes dessinées. Il en résultera Terreur, un diptyque d'une rare beauté qui honorera la collection «Signé» du Lombard de deux nouvelles signatures prestigieuses : Follet - Duchâteau. Le premier tome de cette splendide BD réalisée en couleurs directes paraît en novembre 2002... En septembre 2003, le Chambre belge des Experts en Bande Dessinée a attribué à René Follet le Grand Prix du Dessin pour "Terreur". Avec Jéromine Pasteur, écrivain de renom et bien connue pour ses nombreux best-sellers édités chez Laffont, il réalise en 2005 Shelena chez Casterman, toujours en couleurs directes... En 2007 paraît son dernier album de bande dessinée : L'étoile du soldat en collaboration avec Christophe De Ponfilly.

 

L'affiche en question :

 

 

Photo par Claire Béaino 



Publié le 16/06/2017.


Source : Bd-best


Tizombi : si mignon qu’on lui ferait des free hugs mais attention, il met les… dents !

Le genre fantastique n’a de cesse d’être partie intégrante de la BD depuis ses premières heures, oscillant entre l’horreur pure et dure ou l’humour ensanglanté (ou pas d’ailleurs), arrivant à marier les deux parfois. Et si les Croquemitaines nous sont revenus en pleine poire comme un uppercut visuel et que les Walking Dead squattent pour encore quelques années nos TV (ils font même un caméo réjouissant dans l’un des albums présentés, ici), d’autres créatures n’ont pas fini de nous emmener au pays des rêves ou des cauchemars.

Résumé de l’éditeur : Même s’il est le plus mignon de tous, Tizombi n’en reste pas moins un zombie à l’appétit insatiable. Véritable trou sans fond, il dévore, avale, gobe et croque tout ce qui passe à portée de sa dentition acérée. Tout, sauf la jeune Margotik qui écrit un livre sur lui : elle est fascinée par celui qui reste le seul zombie à être né zombie !!!

Bon, des sorcières et des vampires attachants, passe encore, mais des zombies… Voyez-vous ça. Outre quelques exceptions notoires, surtout au cinéma (le décalé et tellement génial Le zombie au vélo, Warm Bodies pas mal du tout dans son genre), les zombies tels qu’on les connaît dans leur acceptation la plus commune ont plus tendance à nous faire rebrousser chemin qu’à nous jeter sur eux pour leur faire des free hugs. Puis, Tizombi est arrivé, comme un cheveu dans la bouillie de cervelle, et tout a changé.

 

 

 

 

© William Maury

 

Tizombi, c’est ce nouveau (enfin, il est né de l’imagination de William Maury il y a plus de huit ans et avait même fait l’objet d’un premier album auto-édité sur lequel on espère mettre un jour la main) héros qui prend un peu plus vie sous l’inspiration de Christophe Cazenove, William et Élodie Jacquemoire. Un héros tout « mimi » mais que son estomac perpétuellement dans les talons pousse au crime. Inexorablement et plusieurs fois par jours.

 

 

 

 

© Christophe Cazenove/William Maury/Élodie Jacquemoire chez Bamboo

 

Si les cimetières font office de planque de luxe pour la lie de la société, devant celui de Tizombi, mieux vaut passer son chemin ou y pénétrer à ses risques et périls. Résolument, il ne fait pas bon être motard, livreur de pizza ou autre âme en peine aux abords de ce cimetière maudit, sous peine de passer de vie à trépas en un coup de mâchoire bien senti. Une seule humaine est tolérée dans le domaine des morts. Exaspérée par les disputes incessantes de ces deux parents qui n’ont même pas remarqué qu’elle avait fugué depuis plusieurs jours, la jeune fille s’est fait de nouveaux amis avec ces morts-vivants parfois bien décérébrés.

 

 

 

 

© Tizombi dans son premier album autoproduit

 

Le casting est bien trouvé et on sent tout le plaisir des auteurs qui non contents de trouver des gags plus gore les uns que les autres (dans une série qui parle tout de même aux enfants, à l’heure qu’il est ils en ont vu d’autres !) tout en mouillant la chemise de certains de leurs collègues dans des caméos très drôles. Ainsi Stédo, Fenech mais aussi Hulk, des personnages de Retour vers le futur font les frais des sinistres appétits de cette bande de mange-sans-faim.

 

 

 

 

© William Maury

 

Dans cette horreur mortifère, le charme opère mine de rien et lève très vite les appréhensions qu’on aurait pu avoir face à une série qui de loin pouvait ressembler à un cross-over entre Walking Dead et Pierre Tombal. Cazenove fait preuve de jugeote et troque le gloss des séries à gags belles mais sans identité contre la poésie du gore. La maîtrise de William et ses trouvailles graphico-caustiques font le reste, augmentés par Élodie Jacquemoire qui réussit, de ses couleurs, à faire ressortir les personnages de l’ambiance poisseuse de ce cimetière maudit.

 

 

 

 

© Christophe Cazenove/William Maury/Élodie Jacquemoire chez Bamboo

 

Pas question de gribouillage, donc, les monstres humoristiques de ces planches ne feraient pas tache dans un album nettement plus sérieux, et vice-versa. Le décalage est maître et au bout de 44 planches, on se retrouve comme Tizombi à ne pas être rassasiés, tant la série a du potentiel.

 

Alexis Seny

 

Série : Tizombi

Tome : 1 – Toujours affamé

Scénario : Christophe Cazenove

Dessin : William (Maury)

Couleurs : Élodie Jacquemoire

Genre : Gag, Humour, Horreur, Fantastique

Éditeur : Bamboo

Nbre de pages : 46

Prix : 10,60€



Publié le 14/06/2017.


Source : Bd-best


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